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"Les reporters du Petit journal se croient tout permis !"

A mi-chemin entre le divertissement et l'information, le Petit Journal de Canal+ est devenu un acteur majeur et ambigu de la communication politique en France. Il est pris très au sérieux par les responsables politiques, au point que certains n'hésitent pas à lui adresser des reproches habituellement réservés aux médias traditionnels. Par exemple celui de faire des montages d'images mensongers, ou de réaliser des interviews manipulatoires. Ces reproches sont-ils justifiés ? Le Petit Journal doit-il être considéré par les politiques et par le public comme un média comme les autres ?Pour répondre à ces questions, Eric Coquerel, conseiller spécial de Jean-Luc Mélenchon, qui a refusé l'accès à une réunion avec des chômeurs à l'équipe du Petit Journal, et s'est fendu d'une tribune sur Mediapart (Il parle de notre émission, sur le site du Front de gauche.) ; Damien Lempereur, conseiller de Nicolas Dupont-Aignan, très moqué aussi par le Petit Journal ; et François Ollier, secrétaire général du Syndicat national du journalisme (SNJ) qui revient sur la polémique suite à notre interview d'Eric Marquis, délégué SNJ et président de la Commission de la carte de presse , qui s'interrogeait sur l'opportunité de renouveler la carte de presse des reporters de l'émission.

Derniers commentaires

Moi qui avais à l'origine des sympathies pour Mélanchon, cette histoire avec le petit journal m'a vite fait déchanter et je ne pense pas être le seul. Le Petit journal est satyrique, il se moque avant tout des situations tout en donnant de bons éléments d'analyse, archives caméra derrière la caméra,etc... J'y vois comme j'ai dit ailleurs une parenté avec la canard en plus télévisuel. Il doit prendre quelquefois quelques raccourcis mais de là à l'ostraciser...

Ce qui est problématique quand même, c'est que Mélanchon soit le seul à réagir ainsi. Heureusement que Clémentine est montée un peu au créneau mais le mal a été fait et encore plus dernièrement en traitant l'envoyé du petit journal de facho... Phrase bien malheureuse...
http://www.acrimed.org/article3789.html
Comme certains disent, la méthode canal plus est de vendre, c'est du tf1 bis, finis les débuts de canal,

donc tout est encadré, le public visé, on le voit, les guys du grand journal en costards, enfin, c'est du Paris Première bis,

les types qui bougent les manettes, viennent de tf1, bref, c'est ça la réponse,

c'est simple, je ne là regarde plus, depuis une dizaine d'année, alors on diras que je suis gauchiste, et donc ça voudrait dire que canal plus, dans sont ensemble, c'est embourgeoisé et balance à droite.

Mélenchon, il a eut bien raison de leurs faire un pieds de nez, faut pas déconner, ils se servent du p.j à des fin sois disant humoristique, en tapant sur ceux qui n'ont pas de poids en France, j'ai l'impression que la droite médiatique utilise les outils laissé à canal plus, à leurs propre dessin, et c'est vérifier, on a viré les âmes des émissions, on a gardé le titre et on a changé de cible.

on presse encore l'image d'avant, d'une chaine soit disant libre, mais canal plus est mort, vide, c'est tf1plus, mais j’espère que beaucoup de gens on comprit, sauf bien sur, les petits bourgeois, qui se sentent rassuré que le pouvoir médiatique sera toujours là, de leurs côté, pour faire passé, les dérangeants, les opposants au pouvoir en place, pour des arriérés ou d'autres choses.
Ce soir, le Petit Journal m'a une nouvelle fois fait bondir de mon canapé.
Ils ont donc décidé de répondre à chaque fois que le Front de Gauche leur semblait dire "n'importe quoi". Alors, Barthès a diffusé un extrait de Eric Coquerel qui était ce matin sur Europe 1 et qui confirmait que certains journalistes de France 3 auraient écrit pour se plaindre du comportement du petit journal à Metz. Pour tenter de contrer cette information, l'équipe de Barthès aurait appelé Cyril Destracque, journaliste et rédac chef de France 3 Metz. Celui-ci dit qu'il n'est au courant de rien et qu'il n'a jamais entendu parler de plainte contre le Petit Journal. Pourtant, peu de temps après l'émission, Cyril Destracque réagit sur Twitter:
"Si les gens du @grand_journal sont aussi malhonnêtes avec JL Mélenchon qu'avec moi, je comprends pourquoi ils sont interdits de meeting!".
Il ajoute:
"Enregistré à mon insu pour la guéguerre Petit Journal vs Mélenchon...".
Un autre commentaire indique que l'enregistrement aurait été "un petit peu remixé".
Alors, nouveau bidonnage ou pas ?

http://www.canalplus.fr/c-divertissement/pid3351-c-le-petit-journal.html?vid=595397
L'électeur type de Mélenchon est un fonctionnaire parigot de plus de 50 ans. Et l'@sinaute-type?
Je pense également que les bouffons font partie du système.
On ne plus s'indigner devant quelque chose qui nous a fait rire (Finkelkraut,que je n'admire pas tu tout, avait dit quelque chose de ce genre au sujet des guignols)
Bonjour, j'ai apprécié cette émission, bien que je n'aie jamais été intéressé par le Petit journal. Cette émission est peut-être du divertissement mais beaucoup de gens que je côtoie ont l'impression de remplir leur devoir civique en regardant ce condensé de buzzs et de dérapages, dont certains provoqués. En ce sens, je pense que vous pourriez aller un peu plus loin dans la déconstruction de l'émission. Cette mode Canal Plus qui s'adresse d'abord au bobo parisien feignant de culture obéit à des codes. Un langage semi châtié ou pseudo djeun's, de la désinvolture dans la gestuelle, la coiffure, la tenue vestimentaire, tout en étant à la dernière mode. Vous pourriez tout passer en revue, la structure de l'émission, l'habillage graphique, les gimmicks de présentation, etc… Mais surtout, et je trouve que vous n'en parlez pas assez : le montage ! Et oui, c'est le nerf de la guerre, c'est à ce moment que tout se décide, et que le ton "Petit Journal" est donné. Vous n'en avez pas dit assez sur ce sujet, le simple fait d'aller interviewer dix partisans, de garder au montage les deux plus nigauds, et de créer une association mentale entre le partisan paumé et le programme du politique en meeting qu'on entendra finalement jamais, ça c'est très malhonnête. Vous faites du bon boulot, mais de manière générale vous éludez souvent les procédés de montage dans votre analyse, pourtant c'est dans le raccord que se trouvent les liens invisibles qui font se répondre les images et trahissent l'idéologie.
Je constate que le PJ à quelque peu modifié sa ligne "éditoriale", c'est amusant.

Vexé comme un poux, Barthès aura bien mis une à deux bonnes semaines à revenir sur Mélenchon. J'ai vu hier un "reportage" assez caricatural, certes, sur JLM mais pas plus ni moins que pour les autres et le "reportage" (je ne sais pas trop comment nommer le procédé) était enfin axé sur la COMMUNICATION de Mélenchon et non sur sa personne comme à l'accoutumée.
Comme quoi en refusant de se prêter à l'injonction médiatique du PJ, on peut réussir à faire bouger un peu les lignes....c'est plutôt réconfortant, on verra si ça dure...
Canal Plus Jus de Média : quitte à réfléchir à la question de la carte de presse pour les reporters du "Petit Journal", on pourrait commencer par évoquer celles de l'équipe du "Grand Journal", ..
Avec ses réactions de vierge effarouchée, le Front de gauche, hélas, se prive d'un public ironique et réactif, jeune de surcroit, qui n'est sûrement pas imperméable à ses thèses. Détends-toi, Jean-Luc…
J'ai cessé d'apprecier Melenchon au moment où j'ai entendu chez Yann Bathès sa remarque sur le " dernier gauchiste " !
pour ceux qui ne l'auraient pas vu :

http://www.lemonde.fr/m/article/2012/01/27/yann-barthes-l-interview_1634766_1575563.html#xtor=EPR-32280229-[NL_Titresdujour]-20120131-[blocLoisirsMag]
Ce qui est marrant dans cette histoire c'est que la question finale n'est pas posée : Est-ce que le Petit Journal a une influence sur le vote des français ? A près tout, ya quelques hurluberlus qui ont pensé que si Chirac avait été élu c'est à cause de sa marionnette des guignols si sympathique à l'époque... #wtf

Donc. Si le FdG réagit aussi violemment dans une posture morale concrètement très mal défendue mais théoriquement défendable, c'est que en perspective il y a l''impact de l'image, donc (nous sommes en période présidentielle) l'impact sur le vote.

Est-ce qu'on se rend compte (j'ai vu le mot "idéologie" passer tellement de fois ds ce forum) que c'est du très très grand n'importe quoi ?! Le Petit Journal a 2 millions de téléspectateurs, combien sont majeurs ? Combien prennent tout ceci vraiment au sérieux ?

Et si on remettait les choses à leur place, le Petit journal a un impact certes mais relativement éphémère et très restreint

Très sincèrement, quel est l'intérêt de s'énerver après le Petit Journal alors que de toute manière, ses téléspectateurs, ce n'est pas l'électorat du FdG ? Ou quasiment pas puisque je le rappelle Canal Plus est une chaîne de merde acquise au grand capital de bobos de merde sociaux démocrates et non pas de vrais amis du peuple ? Comme moi, tiens, par exemple

J'espère que le Petit Journal conservera ses cartes de presse. Je prends cette émission avec du recul, je ne la regarde pas tous les jours mais j'y apprends régulièrement des trucs sur la com politique. Et le FdG à force de cracher sur les journalistes-laquais (celle-là je l'ai adoré ^^) on se demande franchement pourquoi ils donnent encore des interviews.

On peut pas accuser de bidonner et bidonner derrière (mensonge du bus complet et mensonge du refus d'entrée) en se drapant dans une posture morale. S'ils assumaient ils l'auraient dit clairement dès le départ (voir mon com ds l'autre sujet du forum consacré au Petit Journal)

Une belle hypocrisie qui vaut le bidonnage du Petit Journal. Je les mets sur le même plan tiens... Je n'en prends aucun des deux au sérieux.
un exemple de reprise ... qui ne voit pas une parodie mais une info .... le contexte ...sans doute


http://lesmoutonsenrages.fr/2012/01/30/liberte-de-la-presse-melanchon-rassurant/
Daniel, vous vous êtes fait piqué votre rôle et par un gros naze en plus : François Ollier qui occupe toute la place en ne laissant jamais Eric Coquerel s'exprimer sans l'interrompre par des phrases très courtes mais qui cassent le fil de son raisonnement. Un véritable travail de sape. J'ai eu l'impression de voir le petit roquet à sa mèmère qui aboie sans cesse en cherchant à vous mordiller les chevilles. L'envie de lui envoyer un grand coup de latte pour qu'il ferme sa gueule, oui "gueule" car les chiens ont une gueule, était constante. En plus, à un moment, il se permet de dire que votre question à Eric Coquerel n'est pas la bonne et d'imposer SA question car je pense qu'il se croit plus intelligent que vous. En s'adressant à E. Coquerelle après que vous ayez posé vous même une question à ce même E. Coquerel, l'aboyeur assène : "Non la question c'est pas ça, la question c'est que..." Mais p... de m... ferme ta gueule !! A la niche !!
Bonjour à tous,

Je viens de regarder l'émission (merci c'est toujours aussi intéressant!) et parcourir le forum en diagonale et je suis étonné que ne soit pas débattu la question de savoir si il est moralement normal de se donner le droit de dénoncer la dimension mensongère de la communication politique en utilisant le mensonge.
Bien sûr que c'est 33!

22 pour 10 objets, on en rajoute 5 donc la moitié de ce qu'on avait, soit 11, 22+11=33.
Même pas besoin de règle de trois, juste un peu de bon sens!

Ça m'étonnerait quand même qu'il se soit trompé, il a dû le vérifier avant de coincer un ministre. Il courait à un ridicule majeur si le ministre, calculant un peu lentement, (ou muni d'une oreillette) était retombé ensuite sur ses pattes
Premier post d'un jeune @sinaute, j'en profite pour remercier toute l'équipe d'ASI pour leurs excellentes émissions.

Finalement seul M. Lempereur, conseiller de NDA, tient une position cohérente. Il considère Le Petit Journal comme un divertissement et accepte sans broncher que ses équipes filment tous les déplacements et meetings du candidat. Toute publicité étant bonne à prendre, on ne se passe pas de l'audience du Petit Journal même si au final M. Dupont Aignan est ridiculisé de manière mensongère.
Je ne suis pas du tout un sympathisant de Debout la République, mais je ne peux qu'être choqué par les méthodes de Barthès :
- Modification de la chronologie des événements (le micro trotoir qui passe de avant à après).
- Informations non divulguées et pourtant indispensables à la bonne compréhension du sujet (le fait que les militants présents dans la salle soient des UMP et non pas des sympathisants de NDA).

Même en tant que divertissement qui userait de la caricature, je trouve ça discutable. Personnellement je ne vois pas où est la caricature ici, je n'y vois que du mensonge par omission. Mais bon admettons, tant que c'est du divertissement.

Ce qui me pose problème, c'est que Yann Barthès se considère comme un journaliste. Merci à Arno Nigga pour son lien vers son interview du Monde qui est une véritable perle, j'en copie colle ici deux extraits (chronologiquement dans l'ordre ;-) ) :
Le Monde : Comment définiriez-vous votre travail ? Croiseur d'infos ? Sémiologue ? Clown ? Décrypteur de médias ?
Yann Barthès : Journaliste.
Et je n'imagine pas qu'en mars, un mois avant les élections, on puisse nous retirer nos cartes de presse, nous interdire les meetings et les conférences de presse, comme menace de le faire la Commission de la carte...

Le Monde : "Le Petit journal" est-il soumis lui aussi, durant la campagne, aux règles d'égalité du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) ?
Yann Barthès : Evidemment, comme en 2007. J'ai hâte ! C'est toujours un moment génial. On va appliquer les règles du CSA à la lettre pour montrer leur -absurdité. Puisqu'il ne précise pas que les phrases des politiques comptabilisées sur le temps de parole doivent être intelligibles et formées, on va monter leurs phrases à l'envers. Ou faire défiler les noms de tous les candidats - puisque à partir d'une certaine date on doit tous les citer également - sur une musique idiote. Bref, on va jouer.


En gros pour M. Barthès, être journaliste, c'est jouer. Y a-t-il vraiment quelque chose à rajouter ? Je constate avec satisfaction que des journalistes participent à cette discussion, je pense qu'ils n'ont pas tout à fait la même vision de leur profession.

La cerise sur le gâteau, c'est le positionnement de François Ollier du SNJ qui m'a extrèmement déçu. Lui qui est supposé défendre la Charte d'éthique (cf la lecture de Coquerel : "Vous tenez la véracité pour l'un des piliers de l'action journalistique. Vous condamnez la déformation des faits, le détournement d'image, la manipulation...") arrive à défendre le PJ sous prétexte qu'il s'agit d'un divertissement, tout en défendant le fait qu'ils puissent posséder une carte de presse... Ca en dit long sur l'état du journalisme actuel.


Le Front de Gauche dont je soutiens la démarche aurait du aller plus loin : Considérant que le Petit Journal ne répond pas aux exigences déontologiques du journalisme, il aurait également fallu lui priver l'accès de la conférence de presse (tout en lui autorisant bien entendu la présence aux débats publics). Pour le mensonge sur les places qui restaient dans le bus, comme l'a dit un @sinaute, Eric Coquerel aurait du assumer jusqu'au bout en disant que c'était pour les emmerder. "Le Petit Journal se croit tout permi ? Eh bien nous ne manquerons pas de faire de même". Quitte à aller au conflit, autant y aller frontalement en mettant un coup de pied dans la fourmilière. Politiquement il y avait un coup à jouer, en parfaite cohérence avec un Mélenchon qui "rend les coups".


Je crains de devoir contredire Didier Porte que j'aime bien, mais on ne peut pas demander à des téléspectateurs, aussi intelligents soient-ils, de déceler le vrai du faux dans ces conditions. A partir du moment où il y a bidonnage, le doute est permis partout. Prenons la convention thématique UMP évoquée dans l'émission, où les questions et les réponses sont écrites à l'avance. Une anecdote croustillante pour moi, sympathisant de gauche.
Et si le document brandi par Barthès (le "programme de la soirée") était en réalité un compte rendu complet d'après réunion ?
Je pense que non, mais désormais j'ai un doute.

Je m'arrête là, ChrisToulon a parfaitement bien résumé ma pensée.
Le représentant des journalistes défend le petit journal et ce type de "journaleux" qui se livrent à du petit trafic d'informations bidonées pour faire de l'audience. Il est triste que la profession ne s'élève pas avec plus de vigueur contre ces petits malfrats. Je crois que ça fait du tort à toute la profession, en montrant que, peut-être, le critère des journalistes d'aujourd'hui dans les centres de formation a bien évolué, et la déontologie avec.... A une époque, le petit raporteur de Jacques Martin avait l'honnêteté de ne pas se prendre pour une émission d'information. Sans aucune honte, la bande de crapules du petit journal nous le fait croire ! La confusion des genres porte atteinte à la qualité de la presse. Qu'est- ce qu'ils attendent pour leur retirer leur carte profesionnelle (i y a de l'usurpation dans l'air) et les inscrire sur la liste des intermittents du spectacle ?
Je commence à peine l'émission... hiérarchie de l'info... le public comprend que c'est pas la réalité... bah, ils t'ont fait des propositions et tu leur passes la brosse à reluire?

Il me semble que tu travailles différemment et que, précisément, on ne peut pas se tromper. Quand tu informes, c'est de l'info, quand tu caricatures, on sait que c'est faux. Le petit journal joue au contraire sur cette ambiguïté, info ou intox? Quand il touche aux politiques que je n'aime pas, ça me fait quand même rigoler, et je me fous de savoir si c'est vrai ou faux, je veux bien tout avaler, mais justement, c'est pas correct.

Autre chose: un procédé que je connais bien parce qu'il est utilisé dans mon entourage pour empêcher toute discussion sérieuse: celui qui commence une telle discussion, on lui coupe la parole avec une vanne qui fait marrer tout le monde, et après ça, impossible d'être pris au sérieux. Une fois de temps en temps, c'est bien, ça peut détendre l'atmosphère et couper court à un conflit.

Mais quand c'est tout le temps, c'est du décervelage.
Hors sujet, mais puisque la question du journalisme est posée :
Une grève générale s'annonce pour demain lundi 30 janvier en Belgique.
Exemple de traitement du sujet par par exemple la Libre Belgique, qui présente son dossier de cette manière (et encore, il faut dérouler la page pendant longtemps pour tomber dessus) :

La grève générale de lundi est-elle légitime ?
VIDEO les trois grandes organisations ont appelé à une grève générale ce lundi 30 janvier. Elle fait cependant l'objet de critiques. Alors, la grève générale est-elle légitime ? Entretiens croisés.

- SONDAGE: Participerez-vous à la grève de ce lundi ?
- La grève : "une image de chaos"
- Les patrons déplorent la grève de lundi
- Van Quickenborne : "La grève ne servira à rien "


En dehors de cet article d'Erik Lambot, publié sur le site de Paul Jorion, qui débute par La manière dont vous, les médias, présentez à la population la grève de lundi n’est pas digne de votre vocation de journaliste ; vous trahissez la responsabilité qui est la vôtre dans le décodage et la transmission de l’information. Il n’y a chez vous, ni analyse de fond, ni explications sur l’origine profonde de la crise actuelle du système financier..
http://www.pauljorion.com/blog/?p=33215%3Fp%3D%3Cb%3E%C3%80+MESDAMES+ET+MESSIEURS+LES+JOURNALISTES%2C+%C3%80+PROPOS+DE+LA+GR%C3%88VE+G%C3%89N%C3%89RALE+EN+BELGIQUE+DE+CE+LUNDI+30+JANVIER%3C%2Fb%3E%2C+par+%C3%89rik+Lambot
... aucun article tentant une analyse, nulle part.

Stupéfiant.
Assez violent lynchage des syndicats, culpabilisation à propos du coût de la grève pour l'économie de la nation, aucune nuance nulle part (par exemple "combien de Belges grévistes non-syndiqués"?).
Et, hélas hélas, pas d'ASI belge à l'horizon.
Dans le cas où un de mes compatriotes - ou non - passant par ici aurait repéré une publication de fond, merci de faire suivre...
(Difficile de ne pas soupçonner (euh...) la presse au minimum de connivence...)
Un spécial pour Maja:
si dix pommes (?, je ne me rappelle plus de l'article) coûtent 22 euros, alors 5 pommes en coûtent 11. Et donc, 15 pommes en coûtent 33.
Farewell of slavianska ? Une musique néo-stalinienne ? Ce qu'il faut pas entendre comme bêtise ! Front de gauche tu me déçois beaucoup là.
Ridicule (Yann Barthès)

Je suis lassé par le cynisme, c'était drôle quand on était cynique avec les intolérants, désormais on est cynique avec la facilité de la suffisance.
C'est le règne des bons mots, on peut être discrédité parce qu'on nous a vu sous un angle ridicule...


J'ai 35 ans, je viens du fond du bocal, je suis de la génération Bébête Show, Guignols de l'info, chroniqueurs satyriques et autres clasheurs, je n'ai pas appris à m'informer mais a me divertir, les informations télévisées c'est la lucarne de réalité morbide qui me confortais dans le simplicisme, je regardais ces gens portant des banderoles aux slogans qui me paraissaient naïf (notez bien ce mot) comme des gens pratiquant la lutte, plus par tradition corporatiste...

Montrez un prétendant au fonctions présidentielles sous un mauvais éclairage et voyez s'il reste à sa place au regard de ma génération ...

Je n'avais pas ma carte d'élécteur en 2007 mais j'aurais voté Sarkozy parce que Ségolène Royale s'est ridiculisée lors du dernier débat télévisé. aujourd'hui je voterai Front de Gauche.

Philippe Poutou a été invité par Laurent Ruquier à un "dîner de con", ils se sont dit on va se faire Poutou, on voit tout ces gens mondains comme des élites quand ce sont d'infames opportuniste qui se font sur des bulles médiatiques, chaque fois que quelqu'un vient sur un plateau télévisé maintenant c'est pour vendre un bouquin ou bien si c'est gratuit c'est pour faire le buzz.

Évidemment quand Eric Zemmour dit qu'il n'y a que des noirs et des arabes en prison la pompe à jus fonctionne, au même titre que Mélenchon, les bons mots toujours, laché comme des morceaux de viande a des bêtes en cage, idéologique cette fois-ci.

Tout ce torchon me gonfle et pourtant j'ai un cruel besoin de politique pour ne pas céder à l'anarchisme le plus radical, alors je décode en permanence, et on comprend mieux quand on a le bon traducteur, je n'ai pas encore vu les Nouveaux chiens de garde pour cause de faim de moi difficile (le jeu de mot est voulu) mais j'encourage tout ceux qui ne l'ont pas encore vu à le voir avant de mettre n'importe quoi dans l'urne...
Excellente émission de décryptage, merci @si !

J'étais déjà convaincue de la bonne attitude du FdG et de Mélenchon face au petit journal lors de cette journée. Et à vrai dire, je savais que ça arriverait, mais je me demandais quand. Voilà qui est fait et bien fait !

Jean-Luc Mélenchon avait déjà expliqué sur son blog, il y a quelques semaines, le harcèlement dont il était la cible de la part de cette équipe d'amuseurs publics qui se prennent pour des journalistes, et son ras le bol aussi. Et ce, bien avant cette "fameuse" émission !

Plusieurs intervenants lui avait proposé (comme DS aussi dans ce débat) que son équipe du FdG joue à l'"arroseur arrosé", en filmant l'équipe du PJ qui le flimait. Pourquoi pas ?

On voit bien, dans ce que dit Coquerel, que le FdG, cherche la meilleure attitude à adopter pour éviter cette manipulation. Mais ça n'a pas l'air d'être si simple. Existe-t-il une solution idéale ? En cas de refus d'accréditation, certains s'en donneraient à coeur joie. On voit très vite ce que ça pourrait donner, déjà que même en la leur donnant, le FdG est taxé d'attenter à la liberté de la presse...non, pas fastoche...

Ces méthodes (au même titre que "les petites phrases" auxquelles la plupart des journalistes sont abonnés) brouillent le message politique. Les élections Présidentielles, c'est du sérieux, on ne devrait pas jouer avec ça. Et c'est ce qu'ont voulu signifier le FdG et Mélenchon par cette action ou quand on le voit ne pas tenir compte des interpellations de la pseudo-journaliste du PJ. dans l'escalier. A ce moment-là, faire comme si elle n'existait était le meilleur moyen.

Et puis, ça a l'air de se calmer, mais souvenez-vous, en début de campagne, l'image que les médias renvoyaient de Mélenchon (homme agressif, désobligeant, imbu de sa personne, etc...). Sachant évidemment que c'est un homme de caractère (moi j'aime bien), ils sont à l'affût de la moindre "erreur" de sa part. D'ailleurs, savez-vous qu'à chaque fois que le FdG propose un(e) autre représentant(e), les médias refusent...ils veulent du Mélenchon ou rien.

Autre chose : comment DS peut-il comparer l'histoire des "petites fiches" de Hollande avec ce qu'on voit ensuite sur l'image des drapeaux rouges, de la musique à la soviet, accompagnée d'une voix des années 30 ? Le but recherché n'est pas le même. Dans un cas, on se moque simplement d'un candidat (ok, c'est pas terrible mais pas si méchant), et dans l'autre on s'attaque à l'idéologie d'un mouvement tout entier en lui donnant des connotations plutôt dégueulasses. Circulez, y a rien à voir !

Je ne suis pas sure non plus, que comme le dit Didier Porte, "les télespectateurs savent faire la différence"...Ce serait génial, mais je n'y crois absolument pas. N'oublions pas que cette émission est suivie par beaucoup de jeunes qui sont, pour la plupart, dépolitisés et surtout, à qui on n'a pas appris à décrypter l'info. Pour eux, c'est du divertissement, ok...ce qui n'empêche pas que la notion de "tous les mêmes !" ou bien "qu'ils sont drôles (ou chiants, c'est selon) ces politiques !" est une réaction que j'ai beaucoup entendue, moi qui travaille avec des jeunes. Ce n'est pas pour rien qu'il existe, dans certains Collèges, Lycées ou Universités, des cours d'"éducation aux médias". Moi-même qui les pratique, je peux vous dire qu'on est loin du compte. Vouloir croire que tout le monde est capable de faire la différence, c'est gentil pour les télespectateurs, c'est s'illusionner.
Bonne émission, bien menée, qui à le mérite il me semble de remettre cette petite histoire au niveau qui est le sien, celui d'un incident de communication électorale qui amène à s'interroger sur les pratiques et l'idéologie d'une émission dont je ne mesure visiblement pas l'impact (il n'y que sur @si que j'en entends parler). Autre mérite: celui de faire un sort à ce flicage à la carte de presse un peu déplaisant, tant le "chacun a ses raisons" semble la conclusion de ce pataquès microcosmique.
Il est sain que les bidouillages "journalistiques" soient dénoncés (autant que l'enfumage communicationnel des politiques) et je suppose que la polémique forcera le Petit Journal à faire gaffe, ce qui est sans doute très bien. Ou très mal d'ailleurs, puisque si je comprends bien tout serait parfait dans le meilleur des mondes si l'émission se contentait de se foutre de la gueule des politiques sans manip' apparente.
Le rappel du gars de Dupont-Aignan sur les vrais ennemis de la pensée alternative était salutaire; venait à l'esprit que Mélenchon ne pouvait se permettre aujourd'hui d'attaquer frontalement ces chiens de garde-là, autrement plus influents, (il a même roucoulé devant Laurence Ferrari)...
Je trouve le Grand Journal dans son ensemble vraiment affreux, et toute son équipe répugnante (j'ai le dégoût facile, pardon). Je ne comprends pas que journalistes et politiques la regardent avec une telle attention.
Mais pourquoi Éric Coquerel n'ose pas dire : "on voulait les emmerder, au Petit Journal" ? Ça, on doit pouvoir l'assumer.
Voilà une belle séquence de décryptage.Une question peut se poser sur la position d'Ollier. Quant au petit journal,il a un terrible défaut....Depuis septembre il n'est plus drôle du tout.
Très bonne émission sur les rapports politique -medias dans la campagne présidentielle.

Ce qui ne doit pas vous dispenser d'aller voir le film "les nouveaux chiens de garde", qui joue aussi un rôlle de salubrité publique en pointant les conflits d'intérêts de nombre de grands journalistes avec les puissances économiques et financières. J'y pensais encore ce matin en écoutant l'économie en question sur France Culture. le débat était intéressant mais il aurait été beaucoup plus clair et compréhensible si on avait annoncé les liens des différents économistes présents avec les grandes institutions économiques et bancaires...

Pour revenir à l'émission, il me semble que contrairement à ce que dit le représentant du SNJ, il n'y a pas de règle qui dirait que l'accès des journalistes est toujours libre lors des manifestations publiques, notamment aux cameramen. Pour le dernier meeting de Hollande par exemple AUCUNE caméra n'est entrée dans la salle, l'équipe de Hollande souhaitant maitriser totalement les images du meeting. Idem si je me souviens bien pour les images des meetings de Sarkozy lors de la campagne de 2007. Les journalistes ont-ils protesté ?

Cette émission m'a aussi permis de découvrir Bourdin. J'ai compris pourquoi c'est un bon interviewer.
Pour asi, il y a encore débat sur la question de savoir si le PJ (et beaucoup d'autres) c'est de la merde ? 1h20 d'émission pour se poser la question ? Merci asi, j'avais déjà la réponse, perso.
On peut résilier son abonnement à asi ?
Une info d'@Emlemoine de France 2 sur Twitter ce jour : "Le magazine #13h15 de @France2tv boycotté par le #FdG à l'instar du #PetitJournal? Pas d'accès aux images du meeting #Mélenchon de Besançon" qui accrédite la parano du FDG en ce moment vis-à-vis des médias. Peur du jeu démocratique ? Volonté de verrouillage de leur comm' ?
Bonjour
On peut discuter des heures sur le mélange des genres entre le journalisme et le divertissement.
Par contre on ne peut pas transiger entre la réalité et la tromperie.
Comment un péquin moyen peut faire la distinction dans le cours du petit journal entre des images vraies et bidonnées au montage… j'aimerai bien que quelqu'un me l'explique.
Du moment qu'ils ont été pris en flagrant délit de bidonnage, le doute est dorénavant permis.
Comme le prouve les images (à 56:00 de votre émission), la "journaliste" du petit journal, que l'on aperçoit en arrière plan, est très très éloignée de son caméraman et, surtout, de Mélenchon quand elle fait semblant de vouloir l'interpeler lors de son meeting ; il ne peut pas l'entendre. On peut même se demander si sa voix n'est pas ajoutée au montage.
Un Robin des bois malhonnête, ça fait mauvais genre... Ca fait penser au vengeur masqué de Ludwig von 88 qui "vole au riches pour donner aux pauvres, pour voler aux pauvres pour garder tout pour lui" !

Le petit journal est drôle et j'y ai parfois trouvé trouvé de l'information, comme en écoutant les guignols. Mais ce n'est pas de l'information, encore moins du journalisme.
Je comprends les politiques qui refusent d'y participer. Le jour où je serai président, je ne leur adresserai pas la parole. En attendant, je regarde.
Le Petit Journal, parfois, "On ne demande qu'à en rire" et parfois, on se croirait à un "diner de con" : de qui se moque-t-on ?
Les Guignols de l'Info ont la même construction d'humour.
dans l'espace politique comme ailleurs des règles déontologiques sont nécessaires: soit ce sont des comiques et alors ok pour la dérision soit ce sont des journalistes et qui dit journalisme dit investigation alors ils ont eux seul l'habilitation à la carte de presse.

A ce jour il n' y a plus de règles c'est comme si une infirmière décidait de m'opérer sur la base qu'elle travaille dans un hôpital
la liberté de la presse c'est d'informer la liberté des caricaturistes c'est de caricaturer .
cessons d'entretenir la confusion en distribuant des cartes comme des identités usurpées.
J'ai envoyé imméditement un mail au SNJ parce que le bidonnage n'est pas acceptable pour un journaliste et que la position de François Ollier me semblait parfaitement contestable.
Je leur ai dit que si Barthès voulait faire une rubrique bidonnée, il suffisait qu'il prévienne avant. Mais que le mieux était de lui retirer la carte de presse parce qu'il ne connaissait pas le rôle d'un journaliste. J'ai réagi un peu vivement car je m'étais fait avoir par le sujet sur Eva Joly et ça m'avait beaucoup énervée que Mélenchon ne lui serre pas la main en public.

Le SNJ a répondu à mon mail rappelant sa charte de déontologie: "Le journalisme consiste à rechercher, vérifier, situer dans son contexte, hiérarchiser, mettre en forme, commenter et publier une information de qualité". Anthony Bellanger, Premier Secrétaire Général du SNJ, m'a, par ailleurs, indiqué que "le droit à la caricature est un élément fondamental de notre démocratie. Mais où commence-t-il ? Où se termine-t-il?". Il a dit que la Commission de a carte était libre de ses choix et que le SNJ ne s'érigerait pas en "donneur de leçons et en censeur".

Je le remercie, tout d'abord, d'avoir répondu si promptement à mon mail (je ne suis pas journaliste). Je pense que si les "caricaturistes" du Petit Journal sont syndiqués au SNJ (syndicat majoritaire), qu'ils y restent. Dans le cas contraire, je leur conseille de prendre la carte et de voter pour le SNJ: ils n'auront jamais meilleur avocat. Je pense, par contre que si l'on prend les termes mêmes de la carte de déontologie, rien ne s'applique au Petit Journal.

Ensuite, j'ai cherché des infos sur cette Commission de la carte (http://www.ccijp.net/article-5-sa-composition.html) mais comme le site ne me semble pas clair, j'ai cherché les articles de loi. Je constate que cette commission est paritaire: 8 représentants des employeurs; 8 représentants des journalistes professionnels. Les décisions sont prises à la majorité absolue des présents (si tous les membres sont présents, il faut 9 voix pour prendre la décision). Je constate aussi que seul le journaliste qui serait insatisfait de la décision peut faire appel. Il est NULLE MENTION ici de la SOCIETE CIVILE, ni du PARLEMENT. DOMMAGE! Il faudrait probablement réfléchir pour changer cela et avoir des représentants de la société civile dans cette commission, de façon à ce que lorsque les journalistes nous disent qu'on a les médias qu'on mérite, ce soit un peu plus vrai qu'aujourd'hui!
NOUS, SOCIETE CIVILE, SAISISSONS NOUS AUSSI DE LA QUESTION DES MEDIAS ET OBLIGEONS LES CANDIDATS A SE POSITIONNER ET A INSCRIRE CE SUJET DANS LEUR PROGRAMME!

Un conseil: ALLEZ TOUS VOIR "LES NOUVEAUX CHIENS DE GARDE" de Gilles Balbastre et Yannick Kergoat dans toutes les bonnes salles de ciné (Bande annonce: http://www.youtube.com/watch?v=j4uGHVh6MqM&feature=player_embedded).
Un autre lien intéressant: http://www.acrimed.org/

Article R7111-18
La commission chargée d'attribuer la carte d'identité des journalistes professionnels est paritaire. Elle comprend : 1° Huit représentants des employeurs, dont : a) Sept au titre des directeurs de journaux et agences de presse ; b) Un au titre des entreprises de communication audiovisuelle ; 2° Huit représentants des journalistes professionnels.

Article R7111-19
Les membres de la commission justifient de l'exercice de leur profession pendant deux ans au moins durant les cinq années précédant leur désignation ou leur élection. Ils ne doivent avoir fait l'objet d'aucune interdiction, déchéance ou incapacité relative à leurs droits civiques.

Article R7111-20
Le mandat des membres désignés et des membres élus de la commission est de trois ans, renouvelable. Il expire en même temps pour les deux catégories.

Article R7111-21
Les représentants des employeurs sont désignés par les organisations représentatives des directeurs de journaux et agences de presse et des entreprises de communication audiovisuelle. En cas de désaccord, le siège en litige est pourvu par arrêté du ministre chargé de la communication.

Article R7111-22
Les représentants des journalistes professionnels sont élus par les journalistes titulaires de la carte d'identité professionnelle. Leur élection a lieu à bulletin secret au scrutin de liste à deux tours, à la représentation proportionnelle suivant la règle de la plus forte moyenne, avec vote préférentiel et sans panachage. Les listes peuvent comporter un nombre de candidats inférieur à celui des sièges à pourvoir.

Article R7111-23
Au premier tour de scrutin de l'élection des représentants des journalistes professionnels, chaque liste est établie par les organisations de salariés représentatives au niveau national. Lorsque le nombre de votants est inférieur à la moitié des électeurs inscrits, il est procédé, dans un délai d'un mois, à un second tour de scrutin. Pour le second tour, les électeurs peuvent voter pour des listes autres que celles qui sont présentées par les organisations précédemment mentionnées. Les modalités techniques du scrutin sont précisées par le protocole d'accord électoral ou, à défaut, le règlement intérieur de la commission.

Article R7111-24
Des membres suppléants, en nombre égal à celui des représentants des employeurs et des journalistes professionnels, sont désignés et élus simultanément et dans les mêmes conditions que les membres titulaires. Un des suppléants des représentants des employeurs est désigné au titre des entreprises de communication audiovisuelle du secteur privé par les organisations professionnelles représentatives de ces entreprises. En cas de désaccord entre les organisations mentionnées au premier alinéa de l'article R. 7111-21 , le siège en litige est pourvu par arrêté du ministre chargé de la communication. Ces représentants suppléent les membres titulaires absents et remplacent, entre deux renouvellements, les membres décédés, démissionnaires ou qui cessent de faire partie de la commission par suite de décès ou de toute autre cause. Les membres suppléants qui ne remplacent pas un membre titulaire peuvent être entendus par la commission, avant que celle-ci ne délibère.

Article R7111-25
Dans les régions délimitées par le règlement intérieur de la commission un représentant et un remplaçant de chaque catégorie sont désignés en qualité de correspondants. Dans chaque région, le représentant et le remplaçant des employeurs sont désignés par l'organisation la plus représentative des directeurs de journaux, agences de presse et entreprises de communication audiovisuelle. Le représentant et le remplaçant des journalistes professionnels sont élus par les journalistes titulaires de la carte d'identité professionnelle. Les correspondants peuvent être entendus par la commission, avant que celle-ci ne délibère.

Article R7111-26
Le président de la commission de la carte d'identité des journalistes professionnels est alternativement un représentant des employeurs et un représentant des journalistes professionnels. Le sort détermine celui qui préside la commission la première fois.

Article R7111-27
La commission de la carte d'identité des journalistes professionnels établit son règlement intérieur. La commission ne peut délibérer que lorsqu'au moins cinq représentants des employeurs et cinq représentants des journalistes professionnels sont présents et participent au vote. Lorsque, au cours d'une séance, l'une des deux catégories a plus de membres présents que l'autre, le nombre de ses représentants autorisés à prendre part au vote est ramené au nombre des présents de l'autre catégorie, dans des conditions déterminées par le règlement intérieur de la commission.

Article R7111-28
Les décisions de la commission de la carte d'identité des journalistes professionnels, notamment celles qui comportent délivrance, renouvellement ou annulation de la carte, sont prises à la majorité absolue des représentants présents.

Article R7111-29
Toute décision de la commission de la carte d'identité des journalistes professionnels peut faire l'objet d'une réclamation, par l'intéressé, devant la commission supérieure mentionnée à l'article R. 7111-32.
J'ai passé un pur moment de plaisir en voyant le béjaune de DeboutlaRépu se démener...
bonne émission, je trouve ! avec plein de vrais arrêts sur image dedans :)

m'a fait réfléchir sur la position du FG dans cette affaire : ne pas laisser des militants se faire "griller" par des déclarations forcées au micro, ou ridiculiser comme sait le faire le petit journal, ça me semble un choix pour le moins respectable.
Didier Porte , j'étais complétement addict a ses matinalles sur inter . Mais Depuis quelque temps il devient franchement médiocre . Sur Asi des bonnes chroniques de sa part ça se compte sur les doigts d'une main (et d'un pied on va dire car ça arrive que je me bidonne quand même) , aujourd'hui il est invité a discuter d'un sujet qui le concerne (les humoristes dans la presse) mais il a un rdv urgent qui l'empèche de participer a une émission entière (1 fois par an ....).

J'éspère que c'est pour bosser sur son prochain spectacle (que je ne téléchargerais pas sur megaupload c'est promis)
je le savais que les terroristes d'al qaida sont des sunites car je suis bagagiste et leurs premiers attentats ils les faisaient dans des valises piégées, des samsunites.
Enfin une émission d'asi dont la réalisation rapelle les temps de France 5, rythmée, spontannée, avec en plus des controverses inattendues, interventions passionnées et intéressantes, et surtout un point de vue plus global pour le spectateur, bravo!
Si l'émission avait de nouveau été diffusé sur France5 avec le même sujet, certainement c'est Barthez et Mélanchon qui se serait expliqués eux-mêmes sur le plateau, c'est à dire les concernés et pas leurs remplaçants - mais est ce que le débat aurait été aussi intéressant ?
le téléspectateur est libre de son choix et celui ci c'est lire entre les images ,un téléspectateur de TF1 vous ne l'obligerez pas à regarder ARTE alors liberté l'homme internaute et téléspectateur est maître de son intellect alors OK pour le petit journal et au droit de réponse en cas d’incompréhension mais vive l'humour même engagé mieux si c'est pas le même que le mien vive l'opposition vive la confrontation le débat d'idée et surtout en rire.
Merci pour cette emission qui a permis à Eric Coquerel de citer par deux fois "Les nouveaux chiens de garde", excellent film dont le titre pour la première fois est évoqué sur @SI.

http://www.lesnouveauxchiensdegarde.com/
M. Ollier défend de façon très bizarre le Petit journal et étant totalement incohérent dans ses arguments. Il ne peut pas dire en même temps qu'on a à faire à des journalistes parce qu'ils ont la carte de presse et, quand on lui lit la charte déontologique que le Petit Journal ne respecte manifestement pas, que ce n'est pas grave parce que c'est du divertissement. L'alternative est simple, soit du journalisme ou du divertissement. Si c'est du journalisme, il y a eu des manquements graves à la déontologie des journalistes. Si c'est du divertissement, il n'y a pas droit à la carte de presse.

Tant qu'à Daniel, mettre sur le même plan un caméra cachée qui cherche à montrer l'existence de discrimination et une caméra caché ou un journaliste demande à un confrère si un car est vide est un peu grossier. Ce qui justifie la caméra cachée, ce n'est pas qu'elle permet de dénoncer un mensonge ; c'est aussi et surtout que l'information ne serait pas accessible si la caméra n'était pas cachée. Si maintenant, on pense qu'un car entier de journalistes français refuseraient de dire qu'un car était vide à un confrère sans caméra caché, ça pose franchement question, soit sur l'ensemble du journalisme français, soit sur la relation entre les journalistes et les personnes du petit journal qui, du coups, ne seraient donc pas reconnus comme tels par la profession ?
Remarquable questionnement, remarquable travail.

Il me semble que la position qui consiste à dire que le PJ peut tout se permettre puisqu'ils sont dans le divertissement et la caricature est très fausse: un caricaturiste (Plantu par ex pour reprendre une exemple cité dans l'émission) ne truque pas des images, par exemple en inversant la chronologie, contrairement au PJ (mensonge sur le temps: ex des militants interrogés avant un meeting alors qu'au montage on fait croire que c'est après) . On sait que ce que dessine Plantu n'existe pas (c'est un dessin! ex le dessin où Mélechon est représenté en tribun "populiste" à côté de Marine Le Pen) mais ça fait rire parce que ça évoque quand même une réalité. Alors que bidonner la chronologie ou filmer une réunion DLR en faisant croire au téléspectateur que c'est une réunion UMP (mensonge sur le lieu), c'est le contraire, ça s'appelle de la fraude, c'est digne du Commissariat aux Archives. On rigole bien; mais si on savait la vérité, ce ne serait plus drôle...

Et je suis d'accord avec Joss pour avoir quelques ados en stock à la maison: ils sont incapables de voir la manip, évidemment; d'ailleurs moi non plus: dans les deux exemples cités plus haut, qui peut le savoir à part ceux qui ont participé à l'évènement?

Je n'aurais pas dit ça avant de voir l'émission d'ASI (puisque je n'avais pas conscience de ces manipulations de la vérité) , mais il me semble incompréhensible que les "journalistes" du PJ aient une carte de presse, sauf si on admet qu'un journaliste peut truquer l'information.

En revanche que Yann Barthès se mette un entonnoir sur la tête pour imiter Bayrou, ça ne me gêne pas, là on est bien dans la caricature et clairement dans le divertissement comme avec Gerra ou Canteloup.
Hé, la direction !
Il va falloir investir dans une nouvelle table pour pouvoir mettre encore plus de gens autour.
Ça fera certainement de meilleurs émissions.
Continuez !
Personnellement, je supporte mal ce qui prétend être de la caricature et qui n'est rien d'autre qu'une banalisation des sujets.
La caricature, en plus de nous faire rire devrait servir à élever le débat.
Au petit journal, rien d'autre qu'une polémique stérile, le détournement de l'information et la banalisation des idées.
Aucune réflexion, sinon celle qui sert les auteurs d'une émission faussement provocante.
Il y a d'autres moyens heureusement de confondre le travail de la presse et des journalistes pour rester informé et garder son libre arbitre.
Quand au rire, il en existe également de plus fins qui eux font vraiment rire.
g.
Patrick Sébastien "j'y suis pour rien" ; ensuite Didier Porte dit que Patrick Sébastien dit qu'il y est pour quelque chose. Forcément, on tape pas sur un homme politique mais le procédé est exactement le même.
Est-ce que quelqu'un a remarqué que le titre de l'émission du Petit journal du 26/01 était appelée sur Internet: "Montage, manipulation et bidonnage" ? (http://www.canalplus.fr/c-divertissement/pid3351-c-le-petit-journal.html?vid=581912)

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Emission confuse mais interressante. C'est dommage de ne pas avoir invité Henri Maler, il aurait eu un point de vue intéressant sur la question je pense.
Je viens de m'abonner à @asi, ce que j'aurais dû faire depuis longtemps.
Merci pour votre emission, un travail salutaire ! Un retour sur la TNT prévu après le 6 Mai ?
Cette émission m'a fait plonger dans un abîme de perplexité ! Je suis une adepte du petit journal, que je consomme comme une friandise le soir sur internet en replay. C'est pour moi clairement un divertissement.
La question de la carte de presse je ne me l'étais jamais posée, d'ailleurs si on m'avait demandé si ils étaient journalistes j'aurai bien eu de la peine à répondre.
Cependant si je suis honnête, certes je classe le petit journal comme une émission de divertissement, pourtant je trouve savoureux les moments de "journalisme" poil à gratter qui filme ce que les autres ne filme pas, l'envers du décor etc... et là je prend ça pour argent comptant, exemple la "non-rencontre" mélenchon/joly, je n'ai pas douté de la véracité de cette séquence.
Votre émission me fait prendre conscience de l'aspect très ambigu de ce type de divertissement et soulève des questions qui font je pense que je ne le regarderai plus ou peu.

Souvent j'ai été génée par le traitement infligé au communs des mortel ( "elle est très distinguée"...), cette façon de clouer au pilori un "anonyme" me laisse perplexe, de la m^me manière je doute de la pertinence de pointer du doigt Sarko ou d'autres qui font trois fois le m^me discours, en fait je vois vraiment pas où est le problème...alors qu'il y en a tant d'autres plus pertinents sur le fond...
Souvent j'ai été ravie de la façon dont ils moquent le traitement de l'affaire DSK par les chaines d'infos en direct live pendant des heures, vides vides vides...où dont ils débusquent les travers de "com" ou que sais-je encore...
Bref je croyais avoir malgrè tout gardé mon esprit critique en veille...

MAIS cette émission et cette "affaire" melenchon/petitjournal me fait vraiment réflechir sur l'ensemble de cette pratique et leur réaction ne fait que renforcer la thèse du front de gauche...
(Je dois dire aussi que j'aime beaucoup la capture d'écran qui a été choisie pour illustrer l'émission, dans la fenêtre "émissions de la semaine".)
Je ne sais pas ce qui est le plus étrange :

- Le fait que la réaction la plus intelligente vienne du soutien à Dupont-Aignon.

- Le fait que l'on ne soit pas tellement surpris.
L'aspect insaisissable du petit journal vient certainement du fait que justement, cette émission est capable de n'importe quoi
(et "c'est en faisant n'importe quoi que l'on devient n'importe qui") donc aussi bien de perles que de bouses.
On pourrait le voir comme un générateur aléatoire d'images, de sons, de montages, de prises, etc..n'importe quoi pourvu que ça mousse et
au milieu, parfois ça donne du bon, mais par hasard.

Il y a aussi 2 méthodes de productions de programme :

1) la reprise et le montage d'émissions et de reportages non tournés par eux. C'est plutôt là dedans que l'on trouve des choses intéressantes
(et je pense que c'est ce qui biaise l'analyse de Didier Porte)

2) les reportages tournés et montés par eux, et c'est plutôt là que ça coince (et donc que l'on pourrait mettre en doute leur accréditation presse)

Or les 2 étant mélangés au gré des émissions, on ne sait sur quel pied danser, la confusion règne et la discussion peut alors partir dans tous les sens pour essayer d'en trouver (du sens). Hélas, au final, le rare que l'on pourrait voir émerger est in fine politique (pas au sens politicien mais véhiculant un courant d'idées déterminées)

Je me demande aussi si je n'étais pas au même endroit que Joss Toulon (message à 22:33 le 26/01/2012) car je fus témoin d'une scène
identique (Joss, n'étais-tu pas à Grenoble cet été ? je me permet le tutoiement de manière arbitraire mais respectueuse hein)

Plus largement, l'un des problèmes qui émergent des formats télévisuels (brièveté et montage) est d'avoir rendu le "porte-parolat" quasiment professionnel, même en dehors de la politique (voir les formations en entraînement-média dans tous les domaines d'activité publiques comme dans des professions aussi ambiguës que pompier). Dans le domaine de l'électronique (donc physique), ce phénomène est modélisé et utilisé et s'appelle le "filtre adapté" qui permet de transmettre des informations à travers un "canal adapté" (traitement du signal/transmissions numériques), et que sans cela, pas de communications électroniques à haut débit.

Enfin, pour les asinautes qui se sentent encerclés par les adeptes de la secte de JLM, je dirais qu'il n'est pas étonnant que des personnes qui ont quelques notions de Gramsci, Boudieu, (voir même de Machiavel) etc.. se retrouvent à lire, écouter et écrire sur un site qui fait quasiment de l'éducation populaire aux médias (acrimed est un excellent complément) et donc au véhicule de l'idéologie dominante (quelqu'elle serait).
Le bon journalisme, en France, c'est être faible avec les forts et fort avec les faibles.
C'est la seule voie de promotion dans ce métier ; ça devrait donc être la condition principale pour obtenir la carte de presse. (Bizarrement, parce les choses sont compliquées - statuts précaires etc - c'est souvent le cas, malgré la bonne volonté des gens de la commission...)
Le Petit Journal est taquin avec les forts, impitoyable avec les faibles.
Est-ce suffisant ?

;-)



PS/ Je suis tout de même surpris de ne trouver ici aucune remarque sur les "reportages" du PJ effectués auprès des "gens de la rue" (entrées de concerts, micro-trottoirs etc.) C'est là qu'il révèle toute sa perversité en s'attaquant de façon extrêmement violente à des gens qui n'ont pas les moyens de se défendre. La pauvre "fan" de Céline Dion qui trouvait sa chanteuse préférée "très distinguée" a été littéralement sacrifiée sur l'autel de l'humour Canal et du mépris de classe élevé au rang de Bible du rire. Jean-Luc Mélenchon l'a très bien compris quand il a interdit à l'équipe de filmer la rencontre avec les chômeurs. Lui, il peut se défendre, malgré tout. D'autres n'ont pas cette chance. Et quand on réalise ce à quoi ils sont prêts pour le beauf moyen fan de Canal se fende la poire devant son poste tout en se rassurant sur sa propre position sociale, on imagine ce que ça aurait pu donner. C'est sur ce terrain que j'aimerais les entendre se justifier, et pas sur celui, plus politique, des petits candidats. Après tout, NDA n'est pas beaucoup mieux traité ailleurs (cf Denisot...)
Emission très intéressante, et à regarder jusqu'au bout. La séquence sur les "journalistes" qui coursent Mélenchon alors qu'ils auraient pu lui poser une question pendant la conférence de presse est significative. Pourquoi la journaliste du Petit journal ne demande-t-elle pas à Mélenchon pendant la conférence de presse, les raisons du boycott dont elle a été la cible pour la première réunion publique ? Pourquoi, dans la séance du car, filmer les journalistes en caméra cachée alors qu'ils auraient probablement accepté d'être filmés à visage découvert ? On ne cherche pas à rendre compte du réel, dans ces cas là, mais à inventer un scénario, une fiction. Les journalistes, et j'en suis un, sont là pour rendre compte de la réalité, comme ils peuvent, avec leur subjectivité, etc, mais quand même. Là, nous avons à faire à une équipe qui invente un scénario de fiction.Je comprends assez l'attitude de l'équipe de Mélenchon, au bout du compte. Le Petit journal a sorti pas mal d'info depuis sa création, mais son équipe devrait s'interroger sur ses pratiques professionnelles qui, dans plusieurs cas récents, ne relèvent plus du journalisme, ni même de la caricature, mais de la manipulation sous prétexte d'humour.
Auront-ils cette lucidité, ou préfèreront-ils se draper dans une arrogance camouflée par de "l'humour" ?
Christian Le Meut (journaliste)
Tiens, il n'y a toujours pas de version longue de Aux Sources en ligne.
Un problème ?
Quelques point obscurs et angles morts dans le décryptage du Petit Journal :
- Sa durée par exemple : cette émission (certes pas à coûts constants) est passée de 8 minutes à 20 minutes cette année. Et cela change tout. Avant, son mode de production consistait, pour la partie politique, à placer des caméras là où les autres n'en mettent pas, à aller fouiller un peu dans les coulisses, à poser des questions moins "cadrées", bref, à chercher un angle, une scorie, un petit dérapage et à le capter... Désormais pour cracher 20 minutes chaque soir, il est certainement hors de question qu'une équipe en déplacement sur un meeting ou une conf de presse revienne avec quasiment rien de grain à moudre. Faut être rentable... faut être logique. Mélanchon, sur son blog il y a quelques semaines se plaignait sur quelques lignes du fait que le Petit Journal qui auparavant se contentait de capter les petits dérapages, tentais désormais de les provoquer lui-même afin d'avoir de l'image à monter et que leur comportement devenait clairement envahissant et même dérangeant. Dans ses "Chroniques de la haine ordinaire", Desproges évoquait ses début à l'Aurore (pas sa rubrique En Bref. Il y avait fait des stages des années auparavant). Comme une boutade, il dit d'abord que pour tenir une rubrique des "chiens écrasés" quotidienne, il lui arrivait de devoir écraser les chiens lui-même... mais ensuite, il raconte il anecdote et sur un ton beaucoup moins badin, précise que l'anecdote qu'il va évoquer est la stricte vérité. Stagiaire auprès d'un vieux rubricard du journal, il accompagne celui-ci, appareil photo en main, pour couvrir une sombre affaire d'enfant martyr battu et enfermé.... bref... lorsqu'ils arrivent sur les lieux, le bambin, gavé de bonbons et de caresses par une voisine compatissante au coeur tendre, est tout sourire, rayonnant dans le salon de celle-ci. Une image qui cadre fort mal avec le titre déjà choisi "EN LARMES ET COUVERT DE PLAIES, LE PETIT XXXX " etc... Desproges conclut à son amertume face à une certaine façon de faire du journalisme en évoquant ceci : pointant le manque de cohérence entre le rédactionnel déjà prévu et la photo qu'ils vont faire du gamin, il entend son vieux routier de confrère lui répondre : "Y'a qu'à y casser la gueule", et c'est ce qu'il fit. En larme, l'enfant à fournit une photo en phase avec le journal : l'info était sauve !

Dans une certaine mesure, le Petit journal, pour des raisons de remplissage et de rentabilité écrase désormais ses chiens lui-même. Mélanchon est éruptif : collons-lui au train, provoquons-le, il en sortira toujours quelque chose...

- Deuxièmement, les réseaux sociaux (dommage que vous ne soyez pas allé y regarder d'un peu plus près), depuis plusieurs mois maintenant, pointent que les anciens adeptes (dont j'étais) du décryptage somme toute assez gai et débridé quoiqu'éclairant du Petit Journal d'antan se détourne massivement de l'émission, assez dégoûté de la façon dont aujourd'hui, l'équipe de Barthès tourne en ridicule les faibles là où l'an dernier, ils mettaient les forts en boîte. Dans le fond comme dans la forme. Même si Barthès se moquait des groupies de Bieber ou des Tokyo Hotel, on avait toujours l'impression d'une certaine tendresse... on riait AVEC les gens... Aujourd'hui, on rit DES gens... avec une aigreur nouvelle qui, moi, finit par ne plus m'amuser... Ce passage de la petite émission maline, foutraque et rigolote, souvent très éclairante sur le décryptage de la com politique au stade quasi industriel leur a fait perdre leur âme en chemin me semble-t-il... et cette obligation de résultat qui les oblige, quand il n'y a pas grand chose à pointer sur un sujet, à bidonner pour tourner en dérision des militants, des syndicalistes ou des gamins, est délétère. Ca pue un peu sous les bras. Ca grince un peu dans les rouages.

- Enfin, Barthès lui même a changé de ton : ses interviews sont absolument minables. Elle ne sont pas audacieuses et impertinentes comme il se plaît à le laisser penser, mais bien souvent scandaleuses : le dispositif de l'émission fait que la personne reçue, pour peu qu'elle veuille corriger une contrevérité ou rétablir un fait ne pourra pas le faire. Deux minutes maxi, un public acquis d'avance à Barthès, un ton "rigolo" imposé, et on démarre... et Barthès déforme tout, et la dialectique petitjournalienne développe son rouleau compresseur... Alors certes, une fois, ce fut du caviar : avec ce cher patron du Nouvel Obs. Mais la plupart du temps, c'est soit inutile, soit carrément "irregardable".
Franchement, le représentant du Frond de Gauche m'a vraiment énervé. Déjà, il a répété le même argument toute l'émission, monopolisé la parole, coupé tout le monde.... pour des arguments franchement limites.

"Protéger les chômeurs" justifierait de couper l'accès à l'équipe du Petit Journal, car ils se moqueraient d'eux... c'est n'importe quoi! Dans ce cas, il aurait fallu leur interdire d'entrer aux meetings avec les agriculteurs, pour les protéger de la dérision ravageuse du PJ (et se priver de la superposition des discours de Sarko); leur interdire les micro-trottoirs, pour protéger les passants (dont certains d'entre eux sont chômeurs en plus), leur interdire les sorties de concert (pour protéger les fans de Dorothée - qui ont en bien besoin) etc...

Evidemment, tout est maîtrisé, décidé, préparé... le buzz orchestré d'une main de maître. Les messages passent: protéger l'individu (le chômeur) contre le système (le Petit Journal), grâce à la pugnacité et la résistance (JLM). Je trouve dommage de ne pas avoir l'hônnéteté de le reconnaître et de se retrancher derrière un argument bancal. Le représentant de Debout la République le dit avec tant de facilité: oui on se moque de nous, mais on y gagne en visibilité et notoriété.

Une dernière chose: sans le Petit Journal, qui a habitué tout le monde à la communication très particulière de JLM en la rendant habituelle et prise sur le ton de la rigolade, une phrase comme celle qu'il a prononcée en traitant un militant de con aurait pu être montée en mayonnaise comme le "pauvre con" de NS.
Présenter comme une caricature (où tous les codes sont donnés ! Vous rêvez ou quoi D.S. ?) une émission qui est l'une des principales sources d'informations d'une jeunesse écervelée, je trouve que c'est poser le débat de la pire des façons. Demandez donc à ces jeunes moutons s'ils pensent que c'est une caricature ! (J'avoue que, moi-même, je ne l'ai pas fait : je ne peux pas blairer les jeunes de maintenant...) Mais je doute fort qu'ils vous parlent de caricature !

Je suis moi aussi très déçu par Didier Porte qui semble s'être laissé berner par le crédit accordé au P.J. grâce à quelques réussites (qui ne changeront rien à la campagne de toute façon). Le fait que le P.J. s'en soit pris à Sarkozy semble avoir affecté quelque peu sa lucidité : reprends-toi Didier ! Quant à Lempereur qui prend la défense de gens qui ridiculisent son candidat juste parce que, au moins, ça permet de faire parler d'eux, c'est tout simplement pathétique à en pleurer.
Pour moi, des gens qui aiment qu'on les prenne pour des crétins du moment qu'on parle d'eux ne peuvent être que des crétins.

Ces faux journalistes du P.J. ne valent pas mieux qu'un groupe d'adolescent qui se moquent lâchement d'un camarade : aucun honneur, aucun sens de la dignité. Ils me font penser à ces jeunes qui demandent du respect mais qui ne savent même pas ce que ce mot signifie.
Peut-être que si le P.J. marche aussi bien, c'est parce qu'il ressemble justement à notre époque, et plus particulièrement à sa jeunesse : individualiste, méprisant, arrogant, sans-gêne, malhonnête et sans scrupules etc.

Ces petits cons (parce qu'à un moment il faut appeler les choses par leur nom) nous prennent pour des cons, et il faudrait leur facilité le travail ? Et dire merci en plus ?
François Ollier, votre corporatisme est odieux : ces fumiers sont indéfendables !
Alors, parce qu'on a une carte de presse, on peut tout se permettre y compris se comporter comme le pire des connards ?

Avec le P.J., on est là pour se moquer, de tout et surtout de n'importe qui ! N'oublions pas que c'est le but premier de ces minables à la mentalité prépubère. Si on ne comprend pas ça, on n'a rien compris (mais je crois que tout le monde l'a compris, non ? Même les jeunes moutons qui adorent cette émission, puisque c'est bien pour cela qu'ils l'adorent...)

C'est donc sensé être drôle... Cela pose un vrai problème : quand il y a bidonnage, cela semble moins grave que si c'était un "vrai" journal, puisque ce n'est que du divertissement. Le résultat, c'est que ça leur donne encore plus de liberté, et d'autant plus qu'il est très difficile de démentir leur coupables méfaits quand on est qu'un "petit" candidat.

Ainsi, la situation actuelle était largement prévisible. Logique, puisqu'en fin de compte, le comportement extrême de ces bouffons ne pouvait que déboucher sur une réponse extrême, à savoir : l'exclusion.
Mais ne nous voilons pas la face : devenir persona non grata était un objectif qu'ils poursuivaient à chaque instant (avec Mélenchon tout du moins). Pour faire du buzz, quoi de mieux que de le provoquer ?
Et quand Barthèz dit : " (...) soit ils nous prennent pour des cons et veulent créer le buzz pour que l'on parle d'eux." Là on est dans l'hypocrisie la plus parfaite telle que savent si bien la manier les capitaistes : é-coeu-rant...

Pour résumé, et pour être tout à fait franc, honnête et appeler les choses par leur nom :
Ces petits cons font de la merde, et comme ils ne savent faire pratiquement que ça, ils l'étalent sans vergogne, et d'autant mieux qu'ils servent de bouffons de garde du capitalisme le plus barbare.
Personne n'a relevé que Hollande n'a pas menti en fait.

"20 minutes sans regarder ses fiches..." voilà ce qu'il a dit. Le petit journal parle de lui consultant les fiches entre es pubs qui sont séparés de plus de 20 minutes d'intervalles.
Du coup le petit journal nous a fait croire grace au montage que Hollande a menti....
Qu'un humoriste fasse rire, c'est normal, c'est son boulot. Quand il informe son public, c'est encore mieux, on peut l'en féliciter. Mais de là à lui donner une carte de presse, il y a un grand pas à franchir... Ce serait comme filer un brevet de natation à un type qui a marché dans une flaque d'eau.
Le problème réside dans l'attribution de cette carte de presse, qui fait de son possesseur un journaliste de facto, mais qui, visiblement, ne garantit ni les compétences, ni le respect de la déontologie de son détenteur.

Merci à @si pour cette émission éclairante. Ca au moins, c'est du journalisme.
Je n'ai pour ma part pas dû regarder le "petit journal" plus qu'une paire de fois... et pour moi qui limite fortement ma consommation TV c'est déjà un exploit tant cette émission concentre tout ce que je peux détester dans l'humour Canal :
- un parti pris systématique de ridiculiser le débat politique
- la volonté de montrer non le débat des idées mais l'insignifiant pour le monter en épingle et lui donner une importance démesurée
- une idéologie affirmée du "ils (les politiques) nous prennent tous pour des cons mais on est pas dupes"
- une complicité feinte avec le télespectateur supposée donner à ce dernier l'illusion d'être dans la confidence
- une tendance systématique à faire non de l'enquête mais "du buzz"... (l'équipe sait déjà ce qu'elle veut mettre dans la boite et s'emploiera par tous les moyens à arriver à ses fins)

Le hasard a voulu que je vois travailler une équipe du petit journal.
Un militant est trouvé, il s'agit de lui faire dire absolument que "son candidat a changé"... première question d'une fille au micro... le type répond que non le candidat n'a pas changé, qu'il est resté authentique... re-je te pose la question... re je te livre la même réponse.... re -re-re je te pose la question... (je fais court, les insistances de l'équipe du petit journal ont duré 5 minutes sur le même militant (et je tire mon chapeau au type qui avait la tête sur les épaules et qui n'a pas changé d'opinion entre temps (tant il est vrai que lorsque quelqu'un insiste lourdement on peut être tenté de lui donner la réponse qu'il attend pour s'en débarrasser).

Je m'adresse alors gentiement et avec curiosité à la fille (je n'appelle pas ça journaliste) (c'est OFF... apparemment) : "Pourquoi vous faites ça ? Ce sont quoi vos méthodes ? Pourquoi vouloir extorquer une réponse qui vous convienne plutôt que d'écouter la réponse ? Où avez vous appris votre métier ?".
La fille tombe des nues, elle ne comprend pas. Tout est normal dans ses pratiques... consternant. Le peu que je discute avec elle montre qu'elle a une iidée très abstraite de ce qu'est le journalisme. On sent qu'elle veut faire des images, vite fait mal fait.
Quoi ? écouter, analyser, lire, étudier ? Non... on ne vient pas là pour faire avancer le débat d'idées.
Il s'agit simplement de chopper des gens, de créer des situations ridicules, conflictuelles, absurdes... bref faire du spectacle à n'importe quel prix.

J'avais plus d'estime pour John Paul Lepers qui avait le mérite de suivre les candidats en leurs posants des questions génantes certes mais qui étaient plus respectueuses de la déontologie du journalisme.

Le petit journal est réellement une émission poujadiste, fossoyeur de l'esprit de la démocratie et de l'action politique qui nous conccerne tous. En inspirant un esprit de connivence malsain, en écartant la politique du débat des idées pour la placer sur le terrain du buzz, du spectacle, on dévalorise l'esprit même du débat démocratique.
In fine on crée non des citoyens mais une masse d'ignorants qui en croyant se moquer des politiques qu'elle regarde contemple son propre reflet dans le poste. On se plongera avec délice dans le livre de Bourdieu sur la Télévision... tout est dit (et on peut ajouter Chomsky aussi).

Inutile de dire que je ne suis donc pas d'accord avec Didier Porte : je n'attends rien de la "maturité" d'un public qui peut accepter de perdre son temps et son intelligence devant cette émission... Il n'y a là que dédain du peuple, de l'espace démocratique...
Yann Barthes - P. Sébastien même néant idéologique...

Un seul remède : éteindre son poste !
Au risque de lasser, je reviens sur la comparaison avec Jon Stewart et Stephen Colbert. Ce qui me frappe, c'est l'effet miroir:

Colbert notamment, tout récemment, fait un bidonnage énorme, annoncé comme tel: il se lance en campagne et fait monter un superPAC par son compère Stewart. mais c'est en menant la farce sur la longueur qu'il finit par donner des vraies informations sur comment ces trucs-là marchent, en vrai. Par exemple, il invite un vrai avocat pour lui demander comment monter son truc en toute légalité.

Tout ça en n'étant pas journalistes, justement parce qu'ils ne sont pas journalistes: c'est ce qui leur permet de jouer des rôles.
Dieudonné
Siné
Guillon
Porte
A votre écoute coûte que coûte
Le Petit Journal...

ç'a l'air dangereux humoriste comme métier, ces dernières années.

Super émission!
Bonne émission, quoique passablement cacophonique et au débit de paroles cahotant dans la première moitié. Faut vous détendre les gars...


Pour quelqu'un qui a l'injonction de cohérence facile (et TRES répétitive), François Ollier n'est lui-même pas très cohérent : il n'a cessé de répéter et de reprocher à M. Coquerel d'avoir accrédité les journalistes pour ensuite ne les laisser entrer un endroit et pas à un autre, et dans un peu après dans cette même émission M. Ollier rappelle que dans une réunion publique il n'est pas permis de ne pas laisser entrer un journaliste.
Comme la réunion avec les chômeurs précaires était privée et que la conférence de presse et le meeting étaient publics, il n'y a donc pas d'incohérence dans la gestion de M. Coquerel, considérée comme incohérente par M. Ollier, suivant les principes rappelés par... M. Ollier.
M. Ollier a raté sa vocation : clown.

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Sur M. Coquerel, dans ces explications, au niveau de la cohérence, il y a néanmoins bien quelque chose qui ne va pas : au début/milieu de l'émission, au moment de parler du bus plein pas si plein, il s'embrouille mais il m'a semblé comprendre que l'équipe du Front de Gauche a souhaité interdire le Petit Journal de bus car c'était un moment de rencontre entre M. Mélenchon et les journalistes, informel.
Et à la toute fin de l'émission, après la chronique de Maja, il dit que ce n'était pas un trajet conçu pour un échange entre M. Mélenchon et les journalistes...
Allez comprendre.

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Sur l'épisode du "gauchiste", rapidement évoqué notamment par Laure Daussy, qui semble ne pas y voir de manipulation, il m'a semblé le jour où je l'ai vu qu'il y avait quand même bel et bien une manipulation, ou alors une erreur par méconnaissance, de la part de Yann Barthès.
En effet, juste après la séquence, au retour plateau, il dit avec un sourire en coin entendu comme "Le président du front de gauche qui n'a pas envie de croiser des gauchistes, elle est vraiment bien cette mélenchonite" (c'est à la toute fin de cette vidéo).
Ainsi Yann Barthès dit, soutenu par le mécanisme même de son émission (à savoir dénoncer les faux semblants politiques), que M. Mélenchon serait un menteur de ses convictions affichées, que ce serait un homme qui se prétend de gauche mais qui n'aime pas croiser des gens de gauche, puisqu'il les traite de gauchistes.

Sauf qu'il suffit de lire la fiche wikipédia sur "gauchiste" pour comprendre que ce n'est pas du tout anormal que l'usage de ce terme par M. Mélenchon, homme de gauche :
"Le terme a [...] une connotation critique entre mouvements de gauche, où il sert à reprocher à un autre groupe le caractère contre-productif de sa stratégie."
Bien sûr, ce texte a été inséré sur wikipédia bien avant cette émission du Petit Journal (entre 15 mars 2011 à 07:12 et 26 avril 2011 à 22:21 me dit la recherche dichotomique de l'ami wiki).

Il y a donc bien manipulation du petit journal y compris sur cette séquence, non pas de la séquence qui elle est bien réelle, mais du sens à en donner, qui est fallacieux : c'est le sens de gauchiste tel qu'utilisé par la droite que M . Barthès met dans la bouche de M. Mélenchon, alors que celui-ci a utilisé le sens tel qu'il convient à sa nature d'homme de gauche, et très à propos par rapport au cas présent.

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Ce qu'a dit Damien Lempereur, notamment sur le fait que le caractère caricatural du Petit Journal adoucissait la gravité des bidonnages effectués par rapport à la gravité des manipulations des "journalistes" sérieux était très intéressant.
Iil me fait douter de mon opinion, qui était bien plus celle de M. Coquerel : il ne faut rien laisser passer, et encore moins laisser la confusion des genres mener à un "tout est permis" très préjudiciable à tout le monde (politiques, citoyens lambda, journalistes respectables).
C'est dommage qu'il n'ait pas exprimé plus ses points de vue par la suite... et peu courtois que personne parmis les autres invités n'ait semblé se rappeler de son nom pendant toute l'émission.

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Dites Laure Daussy, faut le dire si la chronique de M'sieu Porte ne vous intéresse pas ! :-)
Je suis au milieu de l'émission. Je sais pas si ce point sera évoqué après, mais j'ai peur d'oublier alors je poste maintenant.

Admettons que tous les spectateurs regardent le petit journal intelligement, qu'il s'agisse bien d'une émission de divertissement et qu'ils ont plus ou moins le droit de déformer la réalité pour nous faire rire.

Ok ...

Mais pourquoi, Yann Barthes tient-il autant à défendre son émission et à prouver que non il ne bidonne pas. C'est arrivé un paquet de fois ce type de réponse à Bayrou et Mélenchon par exemple. Je trouve que ça change tout, comme s'il fallait absolument pas que le petit journal perde son label "Tout ceci est vrai !". Si c'était que de la déconne ils pourraient très bien ignorer ou assumer ? A moins que ... ils fassent semblant de se défendre légitimement pour nous faire rire ... Ok la c'est trop compliqué.

Voilà s'ils ne rentraient pas régulièrement dans des bastons Bidon/Pas bidon, ça me génerait pas plus que ça. Mais avec cet élément j'ai tendance à plus trop supporter l'émission. Surtout quand il s'agit de passer 7 minutes à se vanger de Melenchon, ça fait un peu de la peine.
Merci pour cette super émission, débat très intéressant, d'utilité publique!
Cool, une emission Jeudi et une autre Vendredi. Quoi non!?
Laurent Bon qui ne veut pas "théoriser", c'est déjà un aveu que Le Petit Journal c'est le règne du n'importe quoi pour faire rire. Il est loin le temps où l'humour politique était réfléchi, pertinent, engagé. Le Petit Journal c'est le vide, on ne sait plus pourquoi il faut rire ni de qui on doit rire, on rit par ce qu'il faut rire et que c'est trop marrant de rire.
Merci à Didier Porte de dire que, même s'il a une idéologie (ce dont je doute), Yann Barthès a le droit de caricaturer (même en bidonnant) car les téléspectateurs ne sont pas cons!

P.S.: je connais plein d'humoristes qui ne me font pas rire, et certains qui me font rire souvent...
Le problème c'est justement que le Petit Journal n'a aucune idéologie ! L'une des croyances les plus stupides et les plus dangereuses du XXIème siècle, c'est celle qui dit que pour être drôle l'humour doit être "dégagé". Or c'est tout le contraire car sans engagement l'humour perd toute sa sève, toute son acuité. Il est réduit au statut de simple divertissement, alors que l'humour digne de ce nom est une forme de philosophie et de poésie.
Complètement d'accord. C'est la stratégie du plus petit commun dénominateur : en dire le moins possible pour insatisfaire le moins de monde possible... Alors forcément c'est insipide.
Le grand tour de force de l'idéologie dominante c'est précisément c'est précisément que l'on ne l'identifie plus comme telle.
Cependant un certain nombre de faits me font dire qu'ils sont bien fondus dans l'idéologie dominante :
- le militant passe régulièrement pour un abruti, tous partis confondus : pour les jeunes le message est clair, l'engagement en politique est un aveuglement
- les manifs sont traitées avec mépris (en se faisant le relais des chiffres de la police, en posant des questions à la con), bref : les manifs ça sert à rien
- ... (bon je vais pas énumérer des points que Chris Toulon a très bien expliqué)

Le regard objectif absolu complètement libéré de toute idéologie n'existe pas, j'en suis convaincu.
Il faut aussi se rappeler la façon dont ils parlaient du Modem : Barthès se mettait un entonnoir sur la tête et ils remplaçaient la voie des interviewés par des bruitages ridicules. Abject, j'ai arrêté de regarder à partir de là (et pourtant je suis pas de ce bord politique).
Bah moi c'était mon préféré : "bienvenue dans le monde du modem !" C'était excellent ! Surtout à un moment où le modem n'avait pas vraiment de raison d'être (pourquoi est-ce que je parle au passé d'ailleurs ?).
C'est drôle ! Ce n'est pas de l'information dans ce cas, mais c'est drôle !
Ne pas oublier qu'il n'y a pas que ça dans le petit journal : on a également toutes ces petites mains derrière, des stagiaires sans doute très mal ou pas payés, qui se matent toute la journée des vidéos pour noter un détail (le coup du stylo volé), pour repérer que le discours prononcé est le même que celui de l'année précédente.
Qui d'autre peut nous choper la phrase atroce, ou atrocement drôle d'un vieux meeting dans les Vosges ?

- le militant passe régulièrement pour un abruti, tous partis confondus : pour les jeunes le message est clair, l'engagement en politique est un aveuglement


Le militant est un abruti. Les hautes instances décident d'un choix et le militant est formaté pour le répéter. Si l'instance dirigeante change d'avis, le militant change de disque. Il ne s'agit que d'un groupe de petites mains qui va aller coller des affiches ou harranger les foules pour prêcher la bonne parole du moment (eh oui elle peut changer à tout moment).

J'aime le petit journal car il tourne tout en dérision (je préfèrerais la mention "réalisé avec trucages" quand il y a des manipulations mais contrairement à ce que dit le représentant PG, ça reste assez rare).

Sur un forum où on analyse tout, je pensais que les gens ne se laissaient pas avoir par les discours politiques faits pour obtenir de précieuses voix pour garantir un bon revenu aux politiques (tous bords confondus)...
"Abrutis", "Formatés", "Girouettes" (Si l'instance dirigeante change d'avis, le militant change de disque), "petites mains colleuses d'affiches"... eh ben, ce n'est pas avec vous qu'on risque d'avancer. Si à travers le monde les militants de l'abolition de l'esclavage, de la ségrégation raciale, de la peine de mort, et j'en passe ; si les militants du droit de vote des femmes, du salaire minimum, du droit à la retraite, du droit d'être défendu par des syndicats, du droit aux congés payés, de la liberté d'opinion, de la liberté de culte et j'en passe ; si ces militants donc étaient ce que vous dites, je ne pense pas que ces idées qu'ils ont vaillamment défendues par convictions personnelle et en prenant des risques seraient restées des "idées du moment."

Vous êtes insultant. Et pour le prendre à la rigolade, puisque vous êtes convaincu que les idées des militants, notamment ceux de gauche puisque c'est d'eux qu'il est question ici, peuvent changer à tout moment en fonction du vent, méfiez vous avec votre pseudo "Black cat" car l'idée que les chats noirs ne sont pas des créatures sataniques mais des chats comme tous les autres pourrait n'être qu'une idée du moment et nous pourrions bien revenir à la chasse aux chats noirs comme au moyen-âge... et d'ailleurs le vent tourne, votre intervention amène une odeur de souffre. Bizarre bizarre...

"Abrutis", "Formatés", "Girouettes" (Si l'instance dirigeante change d'avis, le militant change de disque), "petites mains colleuses d'affiches"... eh ben, ce n'est pas avec vous qu'on risque d'avancer. Si à travers le monde les militants de l'abolition de l'esclavage, de la ségrégation raciale, de la peine de mort, et j'en passe ; si les militants du droit de vote des femmes, du salaire minimum, du droit à la retraite, du droit d'être défendu par des syndicats, du droit aux congés payés, de la liberté d'opinion, de la liberté de culte et j'en passe ; si ces militants donc étaient ce que vous dites, je ne pense pas que ces idées qu'ils ont vaillamment défendues par convictions personnelle et en prenant des risques seraient restées des "idées du moment."

Modifié 1 fois. Dernière modification le 22:59 le 17/02/2012 par Jean-Marc FIORESE.


Vous mélangez tout. Les grandes causes ont été défendues par des groupes de personnes au delà des sectarismes politiques. Je parle des militants de tous les partis (tous bords confondus) qui prêchent la bonne parole dans les médias sans réflexion. Je suis désolé si je vous ai choqué, peut-être êtes-vous vous-même un militant d'un parti.
Prenons un exemple à droite pour ne pas vous froisser davantage. A une époque sarko rejette la tva sociale, les militants vous expliquent donc que c'est une très mauvaise mesure qui va ruiner le pays (rien que ça). Puis les instances dirigeantes changent d'avis. Sarko veut la mettre en place, à partir de ce moment là, les militants vont vous expliquer que cette mesure va sauver le pays.
Vous pouvez trouver facilement des miliers d'exemples dans tous les partis. Les dirigeants politiques étudient le marché (comme en marketing) et cherchent à maximiser leurs parts. Une fois qu'une idée est créée, il faut développer un argumentaire qui la justifie puis transmettre aux militants le texte pour qu'ils le diffusent. Comme dans toute stratégie marketing, il y a des changements dans l'argumentaire pour mieux cibler le marché visé. On transmet alors au militant la modification pour qu'il change de discours.
Le militant est en fait un média supplémentaire qui sert à diffuser l'information sans réflexion.
Sauf que vous avez commencé par "les militants" sans distinguo en les mélangeant tous.

Mais avez-vous seulement pratiqué le militantisme ? Je ne crois pas et vous confondez militant avec sympathisant. Le sympathisant ne s'engage pas dans la construction des argumentaires, il est clair avec lui-même et avec les autres : il adhère à des idées et aide parfois et même souvent à les diffuser. Un sympathisant est volatile mais cela ne signifie nullement qu'il ne réfléchit pas. Si il est volatile c'est précisément parce qu'il est capable de ne plus adhérer aux idées de ce qu'il soutenait dès l'instant où elles ne correspondent plus à ses opinions soit parce qu'il en a changé soit parce que le mouvement dont il était sympathisant a changé de cap.

Vous confondez également le militant avec le bon petit soldat qui n'a rien à voir non plus avec le sympathisant. Des bons petits soldats vous en avez effectivement partout, à droite comme à gauche. Pour ma part dans les mouvements que je défends ils me gènent car comme vous le dites ils se contentent d'anoner ce qu'ils entendent sans réfléchir et les contradicteurs n'ont pas de mal à les faire trébucher. Ce sont ceux là que les médias mettent en avant ou alors quand ils ont affaire à un militant c'est à 99% dans des cortèges de manifestations dont le but est de marteler des slogans aux phrases courtes généralistes essentiellement destinées à pointer du doigt un problème et à convaincre tout le monde qu'il faut s'y intéresser de très près et tout de suite. Dans ce contexte, je vois mal un militant répondre en moins de dix secondes à une question du genre "selon vous qui est responsable de la crise ?" Ce ne sont pas les militants qui sont idiots mais les journalistes qui se comportent comme des snipers. Des salopards, comme Aphatie par exemple, ont beau jeu ensuite de ridiculiser les militants (de gauche essentiellement) en les faisant passer pour ce que vous en avez dit d'une manière générale, "les militants."

Le militant, contrairement à ce que vous croyez, construit l'argumentaire et est très vigilant aux changements de cap de son mouvement. Et là effectivement il y a des girouettes et il y a surtout des inflexibles à droite comme à gauche. Les enjeux sont importants, les militants ne jouent pas. A droite comme à gauche il consacrent beaucoup de temps et d'énergie bénévolement. Nombreux, à droite comme à gauche, amènent des réflexions qui pourraient se rémunérer très cher dans des cabinets d'expertise. A droite les militants défendent des intérêts économiques et une conception libérale. En se plaçant du point de vue d'un investisseur dont le but est de faire du profit, ce qui n'est pas condamnable puisque c'est son métier, ces militants sont très forts et leurs adversaire ont à craindre d'eux. Il en va de même à gauche où les militants défendent l'intérêt commun et veulent remettre en cause la propriété telle qu'elle organise le monde libéral. Du point de vue de ceux qui veulent rompre avec le libéralisme, ces militants de gauche sont très forts et sont craints de leurs adversaires.

Construire un argumentaire sur un sujet ne se fait pas en cinq minutes. Ca peut prendre des années et de très longues discussions internes entre la perception d'un problème, son analyse, l'interprétation des causes, les solutions à proposer et au final le cap à prendre. Les militants se voient alors confrontés à une double difficulté : pendant ces années les choses évoluent car le fait même que des militants, même peu nombreux, se saisissent d'un problème en fait bouger certains de ses aspects selon les enjeux. Par ailleurs quand un problème sérieux est identifié les militant alertent immédiatement l'opinion publique, ensuite ce qu'ils ont à dire de ce problème évolue dans le temps en fonction de tout ce travail de construction d'argumentaires. Pendant ce travail, rien n'est définitif, les militants peuvent se tromper sur certains aspect du problème qu'ils traitent, ils doivent alors corriger, reprendre, remettre en question leurs certitudes voire abandonner certaines idées qui se révèlent fondées sur des erreurs. Pendant ce temps donc, le public peut avoir le sentiment d'un navire instable mais quand le travail est terminé c'est sans concession. Si l'adversaire veut passer il ne pourra le faire qu'en force et contre l'avis majoritaire.

Des exemples vous en avez plusieurs dans les dix dernières années par exemple et pour ceux qui m'ont le plus marqué :
- 1998 -1999 L'AMI (Accord Multilatéral sur l'Investissement), plus d'un an de travail et d'alerte produit à travers notamment le Canada et l'Europe par des dizaines de miliers de militants très actifs. Résultat, à Seattle l'OMC à renoncé à l'AMI. Pour passer en force l'OMC distille ses accords par petits bouts.
- 2004-2005 le TCE (Traité Constitutionnel Européen) un an et demi de travail sur ce texte dans toute l'Europe et notamment en France où les militants du "Non" ont dû batailler ferme contre les médias (tous ou presque) acquis au "Oui." De simple militants qui dans des conférences publiques anéantissaient les raisonnements des "experts" officiels qui à bout d'argument n'avaient pour échappatoire que l'invective. Résultat le "Non" l'a remporté et Sarkosy a dû passer en force avec le Traité de Lisbonne puis plus récemment avec le MES.

Autre exemple plus restreint : L'intervention des entreprises en milieu scolaire. Une bataille qu'on a mené ardemment à une petite dizaine pendant cinq ans en allant chercher partout tant en France qu'à la Commission Européenne les informations et les textes qui nous donnaient raison. L'association n'a pas suivi ou trop peu. Résultat : ce que nous voyions venir est arrivé alors qu'on nous assurait du contraire. Seul un politique nous a soutenu et a agit concrètement, C'est Jean-Luc Mélenchon quand il était ministre délégué à l'enseignement professionnel. Mais lui aussi était seul car il s'opposait sans concession à ce qu'avait instauré Jack Lang et que nous condamnions. Il a agit dans son domaine mais ça n'a pas suffit. Dans son programme et dans le cadre de la laïcité, il remet à l'ordre du jour le sujet des interventions des entreprises en milieu scolaire.

Voilà, tout ça pour vous dire que certes, les choses bougent par l'action de groupes de personnes essentiellement en milieu associatif mais au final l'action est politique et proposée par un parti dont les militants se sont emparés à leur tour du problème que les associatifs leurs ont soumis, le travail se poursuit alors en commun. Ce n'est pas une question de marché ni de marketing mais d'intérêts. Les convictions des militant politiques ce n'est pas à la télé ni à la radio que vous les verrez mais au sein de leur mouvement et vous verrez qu'à droite comme à gauche le cap est fixé depuis longtemps et qu'il ne varie pas. Le markéting que vous percevez est une stratégie de communication. La droite et le PS l'affectionnent mais d'autres jouent la carte de la franchise et ne sont pas à mettre dans le même sac.
Je suis militant, et je ne suis pas dutout comme tu nous décris à coup de généralisations.
J'en connais des gens comme ça, des girouettes, mais ils sont rarement du côté du front de gauche, je les ai connu quand j'étais au PS par exemple, un jour critiquant Hollande comme si c'était la pire des ordures, le lendemain lui trouvant les plus grandes qualités, un jour défendant la révolution contre le capitalisme, le suivant essayant de trouver toutes les excuses possibles pour justifier les compromissions avec la droite et le capitalisme financier.

Du côté du front de gauche les gens sont plus caractérisés par leur force de conviction et leur côté rebelle.

Sachant que les partis politiques sont des associations de gens bénévoles à la base, et donc que les relations entre les gens sont de la coopération et non pas de la domination hiérarchique, il me semble donc que si un parti politique en venait à devenir une organisation aussi hiérarchique que vous le décrivez c'est plus une dérive que la norme.

Maintenant il est clair que les militants d'un parti politique discutant constamment entre eux, ils s'influencent les uns les autres.
Et il y a surement des personnes plus influentes que d'autres, parce qu'elles sont plus convaincantes tout simplement.
Mais cela me semble plutôt normal.
Vous êtes surement vous aussi pas mal influencés par certains de vos congénères non ?
Reste à savoir si vous gardez un esprit critique et si vous avez l'esprit ouvert, ou si vous êtes dans l'aveuglement et le dogme.
Il me semble que la question se pose pour n'importe quelle personne, pas seulement les militants.
[quote=Lucas Taïeb]le Petit Journal n'a aucune idéologie !

Je suis de ceux qui pensent qu'il n'est pas possible de n'avoir aucune idéologie. Une simple blague porte un message, nous le savons bien. Avoir une idéologie mouvante et capricieuse, c'est comme courir en zig zag pour dérouter l'adversaire, on a bel et bien un but pourtant, mais on essaie de le masquer.

Nous avons tous une manière de voir le monde. Certains, dont la manière de penser a dominé ces dernières années ont tenté de nous faire croire que leur manière de penser le monde (du fric, du fric, du fric) n'était PAS une idéologie. Et naïvement, certains d'entre nous les ont crus. Jusqu'à ce que plus personne ou presque ne puisse nier l'évidence du chaos qui s'installe, nous avons été ainsi amputés de notre capacité à voir le monde et à penser son avenir.

Il me semble que le petit journal actuel essaie de maintenir cette confusion.

Quant à sa carte de presse, ma foi, nous en avons d'autres qui ne la méritent pas, et qui ne sont même pas drôles.
Vous voulez-dire que Barthès ne pense qu'au fric ? ^^

Bien d'accord sur l'impossibilité d'informer ou même de faire rire hors d'une (ou plusieurs) idéologie(s).
Tout à fait d'accord. Ceux qui prétendent n'avoir pas d'idéologie, c'est juste qu'ils n'en ont pas conscience. Ils croient que leur manière de voir les choses est "naturelle", alors qu'elle est construite par l'éducation, l'école,l'entreprise, la pub, les medias ....
une idéologie c'est un ensemble d'idées cohérentes entre elles, j'espère sincèrement que tout le monde a des idéologies, parce que j'imagine même pas la vie que cela peut être pour une personne qui n'a que des idées incohérentes entre elles
je pense qu'ils confondent avec le mot doctrine
D'accord pour les humoristes, mais par contre je connais plein de téléspectateurs qui sont vraiment cons.

Merci à Didier Porte de dire que, même s'il a une idéologie (ce dont je doute), Yann Barthès a le droit de caricaturer (même en bidonnant) car les téléspectateurs ne sont pas cons!
P.S.: je connais plein d'humoristes qui ne me font pas rire, et certains qui me font rire souvent...


Je crois que Didier Porte n'a pas pigé que Le Petit journal a changé de nature. Porte a dit que le solde est positif à ce jour parce que Le Petit Journal a fait un certain boulot de décryptage et permis de mieux comprendre les manipulations et les éléments de langage des politiques. Oui, mais c'était hier. C'était surtout vrai quand le Petit journal occupait une portion congrue du Grand journal et DURAIT 10 MINUTES. Mais ce boulot de décryptage, on peut trouver qu'il ne le fait plus de la même manière dès lors que l'émission a pris une autre place dans le Grand journal, plus institutionnelle, ET DOIT TENIR 20 MINUTES. Pour tenir la durée, le Petit journal est obligé de délayer et même de fabriquer des mises en scène pour pallier au manque d'éléments percutants donnant matière à décryptage.
Tout juste Auguste (heu, Dominique)
Tout à fait d'accord avec vous Dominique. Cette nouvelle version du petit journal (que j'appréciais avant) brasse de l'air, c'est complètement vide.
La comparaison va être cruelle mais j'ai déjà vu des "bouts" du Daily Show, émission dans laquelle l'animateur John Stewart prend position et argumente avec talent et drôlerie (généralement, il tire à boulet rouge sur la droite US, à travers Fox News et autres).

Au fait, un @sinaute peut-il m'indiquer comment regarder le Daily Show en VOST sur internet? Désolée pour cette digression mais la question me titille depuis un moment!

D'avance, merci :-)
Normalement le site du Daily Show devrait indiquer ou regarder les emission selon chaque pays :

>< Ici * En general redirection sur le site de la television qui retransmet l'emission" ><
Merci LPR :-) et pour les sous titres, on fait comment?
Ça semblait passer sur Canal+ un temps, mais encore un truc à blâmer sur le Petit Journal il semble, puisqu'à la suite de sa création en 2009, la chaîne en a arrêté la diffusion. J'ai vu quelques brèves tentatives de "fansub" rapidement avortées -- c'est quand même 4 émissions par semaine et pas simples à traduire. Il semble donc que la meilleure solution soit d'apprendre l'anglais.
je connais l'anglais mais je ne comprends pas pourquoi je n'arrive pas à comprendre oralement ce que racontent les américains il doit me manquer une technique ou peut être un problème de manque de vocabulaire
Les vocabulaires anglais et américains sont extrêmement similaires, mis à part quelques exceptions. Et ni Jon Stewart ni Stephen Colbert ne parlent avec des accents texans ou écossais, inintelligibles pour moi.

Je dois dire que je bloque sur une partie de ce qu'ils disent. Je ne le chiffre pas en pourcents, c'est juste que des mots m'échappent, des jeux de mots, des trucs qui font rire et que je ne comprends pas pourquoi. Mais c'est lié à leur culture aussi, aux spécificités américaines, aux marques, aux coutumes, à des tournures de langage que je n'ai pas apprises à l'école, des références récentes aussi, à des films ou autres.

On a la même chose ici, en France, la langue bouge, s'adapte, se banalise, s'enrichit des fois, il m'arrive, moi qui ne regarde plus la télé ni n'écoute la radio et qui travaille chez moi, de ne pas comprendre une allusion, quelque chose qui s'est répandu comme une trainée de poudre, à la suite d'une émission de la veille ou d'un film que "tout le monde" a vu -- ou du moins, sa bande d'annonce, ou qui en en entendu parler.

Mais je n'éprouve pas de difficulté, avec mon anglais scolaire*, à comprendre globalement The Daily Show ou The Colbert Report. Pas tout, soit, je ne suis pas là pour ça. Je suis là avant tout pour me marrer, mais aussi pour suivre l'évolution de la politique américaine, ces deux courtes émissions en étant à mon sens des baromètres plus que pertinents, qui me font souvent aller chercher des informations complémentaires -- ce qui me permet de temps en temps de comprendre des choses qui me font rire après coup.

C'est peut-être juste une habitude à prendre, d'écouter avec une oreille détendue -- bien sûr, pour ceux qui ont quelques rudiments d'anglais.

* Entre autres, je me suis beaucoup formé tout seul en écoutant et ré-ré-ré-ré-écoutant les Marx Brothers avec un dico, bonne école.
Ceci dit, Colbert est plus facile, Stewart moins avec parfois ses cris aigus et ses accélérations.

Pour s'entraîner, bonne idée les Marx, commencer par Harpo.
Effectivement apres renseignements, Canal + a arrete la diffusion du Daily Show lorsqu'ils ont commence le Petit Journal

Et il semble qu'aucune chaine francaise ne retransmette le Daily Show. Donc, pas de chance pour voir des versions sous-titrees en francais.
Sur mégaupload ?
Je doute que vous trouviez les émissions sous-titrées en français, à moins qu'une télévision s'y soit collée. Toutes sont visibles en V.O. dès le lendemain gratuitement (quoiqu'avec parfois de la pub -- française -- si vous n'avez pas un ad-blocker adéquat).

Je conseille aussi The Colbert Report qui, personnellement, me fait souvent plus rire -- un ex-intervenant du Daily Show. YMMV.
Ils le passent sur canal, mais je ne sais pas s'il est en accès libre sur le site...
Ces humoristes ont-ils des cartes de presse, et crient-ils à une atteinte à la liberté de la presse quand on leur refuse l'entrée à une réunion privée ?
Mélenchon a encore menti.
Sur Twitter il annonçait la diffusion pour demain !
Tu me rassures, je croyais qu'on était vendredi, j'ai regardé 2 fois l'heure sur mon ordi !
Une émission supplémentaire, chouette;-)...
fausse joie.
gamma
Vous chamboulez la chronologie là..Sachez que j'avais autre chose à faire ce soir..Non mais euh
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