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"Vous sous-estimez la violence de l'oligarchie médiatique !"

Acrimed et @si, c'est une vieille histoire. Depuis près de quinze ans, nous faisons le même travail, chacun à sa manière. Eux en militants, nous en journalistes. Aussi incroyable que cela puisse paraître, nous ne nous étions jamais rencontrés, n'avions jamais débattu. L'oubli est réparé avec cette émission. Entre Bourdieu, Internet, Mélenchon, les médias associatifs, l'argent, le linge sale et les grands principes, tout y est passé.

Derniers commentaires

Plus de 5 ans plus tard cela reste une excellente émission qui montre bien la complémentarité d'acrimed et d'asi.

Le chef avait bien raison de parler de l'influence croissante de la critique de l'oligarchie médiatique et donc financière, toute une génération de citoyens c'est éveillé grâce aux sites d'information et de critiques indépendants !

Le problème maintenant est par contre celui de l'espionnage d'État des citoyens sur internet et celui de la censure désormais possible sans jugement !
citer bourdieux en queshua?
Henri Maler et son sourire assassin, Daniel Schneidermann d'abord affable mais rapidement susceptible, prêt à surgir en embuscade à tout moment, l'invité qui convoque avec malice les vieux dossiers, l'hôte qui parfois ne le laisse pas terminer ses phrases, chacun fait la leçon à l'autre, feignant le mépris, la distance, toujours observant celui qui lui fait face : cette rencontre tient à la fois du duel et de la parade nuptiale. Et le débat, pour heurté qu'il soit (était-il indispensable d'entrecouper si souvent les propos de Maler de dénis outragés lorsque l'honneur du taulier était en cause ?), n'en est pas moins passionnant, et ce non seulement par ce qui s'y dit, mais également par ce qui s'y joue.

A ce titre, Daniel Schneidermann n'a pas tort de rappeler que sa position est inconfortable : à la fois animateur et partie prenante du débat, on le sent parfois sur la défensive, au début craignant sans doute que l'air entendu et sarcastique de Maler ne cache quelque noir dessein, puis défendant son territoire avec pugnacité : on est habitués à trouver à @si des secrets d'arrière-boutique de la fabrication de l'information, mais là nous sommes au stade supérieur : la mise en cause de la critique des médias en direct par deux factions bien distinctes de la critique des médias.

Ce qui est précieux dans ce match sans gagnant, c'est précisément que la discussion existe. Malgré l'aspect bac à sable pour anciens combattants, il y a un réel respect des deux gladiateurs - quel courage, Anne-Sophe Jacques ! - chacun reconnaissant à l'autre en définitive sa valeur et mettant de côté les vieilles querelles, quelques petites piques mises à part. Il est singulier qu'un PDG de média accepte d'être mis en cause sur son propre plateau. Il est singulier qu'un membre d'Acrimed vienne au casse-pipe confronter sa propre critique des médias à une autre dans un débat immédiatement contradictoire. Et il est singulièrement agréable d'avoir un débat de 2h15 que l'on aimerait voir durer le double entre deux écoles dont on craignait qu'elles ne puissent cohabiter.

La prochaine étape : inviter Pierre Carles ?

Longue vie à @si et Acrimed
En réponse à gondalah:

En fait, je pense m'être mal explliqué via un mauvais usage des termes "explication" et "critique" qui détourne complètement - et par ma faute - mon propos.

Je voulais surtout dire que j'ai l'impression dans beaucoup d'émissions récentes d'Arret sur images, nottament récentes, de na pas vraiment "apprendre" beaucoup de choses et que cela semble être du au fait que l'emission passe trop de temps à expliquer les "bases" sur l'objet et n'en à alors plus assez pour tenter une analyse plus poussée. Je n'en arrive donc même pas au problème d'une critique militante ou objective qui en effet peut-être indécidable. J'ai juste l'impression que dans beaucoup d'emissions d'asi, les intervenants pourraient aller bien plus loin dans leurs idées et rendre ainsi bien plus interessante l'emission mais qu'un "soucis" de pédagogie - qui prend donc du temps - les bride. Au point que j'ai souvent l'impression de ne pas avoir appris grand chose, sans pour autant être spécialement cultivé dans ces domaines.

J'aime beaucoup le côté "desuet" d'Henri Maler! Quant à l'internet... je ne commenterais pas ^^
Trop de critique ou pas assez...

La question que vous soulevez, c'est celle d'une critique militante ou d'une critique objective.
Vous avez l'impression que les médias véhiculent un message. Eux trouvent ce message objectif, neutre, vous non. Sont ils militants, l'êtes vous?
C'est inextricable, lassant... En plus, regardez Henri Maler... Seul, mal habillé, pas vraiment télégénique... Alors que internet, c'est frais, c'est fun et on se fâche avec personne!!!
Une des meilleures emissions selon moi et, dit avec un peu de tristesse, une des rares de critique de médias.
J'ai l'impression de pouvoir avoir ici droit à un débat plus poussé que ne peuvent parfois l'être certains touchant par exemple aux nouvelles technologies. Quand on en écoute une parlant de celles-ci, on sent en effet un certain manque de connaissance - malgrés je dois l'avouer une curiosité qui fait plaisir à voir - qui ammène malheuresement plus à une émission "pédagogique" que "critique". Ce n''est pas en soit un problème mais ne correspond pas forcément à ce que j'attendais de ce site. Le vrai problème étant alors que ce besoin "d'expliquer" ces nouvelles notions prend alors le pas sur la critique des médias qui est peut-être trop souvent "superficielle", ou en tout cas qui pourrait je pense être poussée plus loin.

Dans celle-ci, j'y vois en plus de l'interêt et la curosité de Danlel et Anne-Sophie une vraie reflexion justement due à leur connaissance du millieu; J'aime par ailleurs beaucoup Henri Maler à qui je trouve une vraie élégance dans la parole et dont j'apprécie les idées. En fait, j'ai aussi l'impression que l'envie de prendre part à la discussion à un peu pris le dessus sur le "faux" besoin de pédagogie que souhaite daniel sur tous les sujets. Il est bien évidement important d'expliquer le pourquoi du comment a l'auditeur mais j'ai peur que ceci soit au détriment de reflexions plus pousées sur les sujets. J'avoue ne pas avoir de solution miracle à ca mais pourquoi par exemple ne pas ajouter des précisions en dessous de la vidéo, quand décidement l'explication de la notion pourrait-être trop long, au point de ne plus avoir le temps de méditer dessus..?
une question au rapport indirect, quoique ....

comment expliquer que les journaux français sont 3 à 5 fois plus cher que les allemands/anglais/japonais/américains ?

sans parler du prix au kg -)
http://blog.actuvisu.fr/prix-de-la-presse-au-kg-la-presse-francaise-bien-plus-chere-que-la-presse-etrangere/

l'oligarchie n'est-elle pas largement sur-rémunérée ?
Bonjour,
pas sûr que ce soit bien visible ici, mais avant de polluer des discussions plus récentes mais moins appropriées :
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=194641.html

Sortie le 11/01/12 presque nulle part...
Rhha Lovely!

sans avoir lu les différents posts: l'émission de 1996 d'ASI avec Bourdieu : http://blip.tv/file/2905720

Question subsidiaire : je n'ai pas l'impression qu'Henri Maler, ou un autre représentant d'Acrimed, soit revenu depuis. La brouille continue malgré cette superbe mise à plat? De quel coté ça coince?
Faut-il renoncer à voir un jour naitre l'alliance entre sociologie critique et journalisme raisonné?

Ju
AA, vous avez fait là un travail ENORME! mais je dois avouer que devant cette avalanche d'informations
et de réflexions je n'ai pas le bagage culturel ou spécialisé suffisant pour tout saisir et donc pouvoir me faire véritablement une opinion.
Par contre d'autres, plus calés sur le sujet, vont être fortement intéressés.

Comme pour d'autres "forumeurs" qui font des textes longs ou, comme c'est le cas ici, très longs, je vous conseille fortement
d'en rendre la lecture plus aisée sur écran, p.ex.

- en aérant le texte
- en faisant des paragraphes
- en n'écrivant pas jusqu'en fin de ligne
- en modifiant l'écriture
- ou la l'épaisseur
- ou la [large]taille[/large]
- ou à la limite la couleur
- ou [large]tout à la fois[/large]
- etc. etc.

En tous cas MERCI!
[Attention, contribution longue pour un forum, mais on a bien le droit de prendre le temps, nous aussi... .]

Désolé de perturber le rythme d'apparition/disparition des « unes » du site en "réveillant" ce forum "vieux" de six mois. Mais l'actualité d'hier ne fait-elle pas celle d'aujourd'hui, celle d'aujourd'hui ne fera-t-elle pas celle de demain?
D'autant que le moment est peut-être mal choisi pour « faire de l'audience » (comme disent certains "supporters" d'@si – puisqu'il paraît qu'il y avait match!), au moment où le « peuple » exprime sa « contestation » contre « l'oligarchie » dans l'espace-temps qui lui est propre, la vie concrète, c'est-à-dire la rue, l'usine, le service, le bureau, et que ça prend du temps (et j'espère que beaucoup d'@sinautes ont délaissé le non-temps d'Internet, mais qui en prend quand même, pour « consommer de la contestation » vraiment). En ce sens, les forumeurs des sites d'opinion sont plus sûrement des consommateurs d'indignation que de contestation, car « si le monde social m'est supportable, c'est que je peux m'indigner » Pierre Bourdieu (entretien avec A. Spire).
« À l'acceptation béate de ce qui existe peut aussi se joindre comme une même chose la révolte purement spectaculaire: ceci traduit ce simple fait que l'insatisfaction elle-même est devenue une marchandise dès que l'abondance économique s'est trouvé capable d'étendre sa production jusqu'au traitement d'une telle matière première. » Guy Debord (La société du spectacle, 1967)

- Où l'on voit que Daniel Schneidermann est un « vrai » journaliste, et qu'il n'est pas simple pour Henri Maler de se « positionner » comme critique radical dans « l'espace médiatique ».

ou

@si – Acrimed: complémentaires? Foutaise!

Je commencerai par situer globalement le « monde social » tel qu'il se donne à voir, en rapport avec le sujet évidemment.
La situation actuelle du bavardage médiatique (la basse-cour) m'évoque irrésistiblement le film « Ridicule » de Patrice Leconte (1996). La pratique de la joute verbale, de la recherche du bon mot, de la répartie qui tue ou projette sur le devant de la scène, dans cet univers de courtisans (« Quels êtres que ceux dont l'âme tout entière n'est occupée que du cérémonial; dont les rêves et les efforts durant des années ne visent que les moyens de gagner un siège vers le haut bout de la table... », Goethe, 1774) dont Norbert Elias a fait la genèse (La dynamique de l'Occident, 1939) en montrant comment la curialisation était pour le roi « à la fois un instrument d'asservissement et d'entretien de la noblesse ». Dépossédés de tout pouvoir politique, les nobles en sont réduits à des batailles de mots et à des jeux de séduction pour plaire au Roi et se faire une réputation, donc se voir attribuer une "charge" (lever ou coucher du roi, maître des jardins,...) plus lucrative. Car le monarque absolu doit tout régenter: « rien ne caractérise mieux une monarchie forte que cette nécessité de surveiller tout ce qui se passe dans la sphère du maître central. » Pour asseoir son pouvoir, « le roi centralise les recettes fiscales du pays et redistribue les sommes encaissées selon son bon plaisir et dans l'intérêt de sa domination, si bien qu'un nombre sans cesse grandissant de personnes dépend directement de sa faveur ou des versements de l'administration royale des finances. » Avec l'argent des pauvres (aujourd'hui les basses classes moyennes en voie de paupérisation) qui seuls payent l'impôt! C'est curieux, ça me rappelle quelque chose... Aujourd'hui, les moyens technologiques de la domination se sont généralisés et avec eux la "démocratisation" de la vulgarité de la vie de cour, curseurs de notre dépossession.

Pour ordonner la discussion confuse qui nous occupe entre Henri Maler (HM), Anne-Sophie Jacques (ASJ), et Daniel Schneidermann (DS), faisons d'abord le ménage et tentons de faire un peu de rangement. Ttravail forcément subjectif mais en essayant de rester au plus près de ce qui a été dit, et sans que la dominante retenue soit exclusive. Par exemple: DS peut revendiquer l'objectivité sans nier sa subjectivité. Le rangement est un exercice normatif. Les corrections sont les bienvenues:


ACRiMED/ @SI
Débat: Public/ Médiatique
Dispositif: Égalitaire/ Asymétrique
Conditions: Nous choisissons les conditions/ Honnêteté dans la gestion du dispositif
Présentation de soi: Propagande/ Journalisme
Statut: Association/ Entreprise de presse en ligne
Membres: Adhérents, militants/ Abonnés, esprits critiques
Représentant: Porte-parole occasionnel/ Patron
Objectif: Transformation de l'espace médiatique et de ses structures/ Se positionner sur le marché des nouveaux médias
Intention: Faire sentir la nécessité urgente de l'objectif. Stimuler des mobilisations/ Aider les gens à recevoir autrement, à consommer autrement l'information qui leur est servie. Que les gens soient plus informés pour prendre leurs décisions.
Praxis: Conflit - prendre position/ Contradictions - Se positionner
Méthode: Débat public/ On va là où est l'information
Rapport à l'information: Mise en perspective pour mobiliser l'acteur de changement social/ Décryptage pour éclairer l'électeur
Norme: Qualitatif/ Quantitatif
Évaluation: Mobilisation/ Visibilité - Reprise d'info par les "grands médias"
Développement: Influence/ Impact
Finalité: Appropriation associative-coopérative/ Servir de modèle pour les nouvelles structures d'informations
Moyens: Forces militantes/ Journalistes professionnels
Ressources: Cotisations et soutiens, Subventions (?), Savoirs militants, professionnels, chercheurs, universitaires/ Abonnements, Aides spécifiques de l'État à la presse (?), Informations venues d'autres médias, experts, forum
Motivation personnelle (d'après ASJ): Foi/ Salaire
Phrase clé: « Vous sous-estimez la violence de l'oligarchie médiatique »/ « L. Joffrin me laisse écrire dans Libération sauf quand il me censure »
Difficultés avec le microcosme des médias: On se heurte à un mur: hors-champ, insultés/ Ignorés. On n'est pas repris

Public visé: Protagonistes d'une action collective sur la question des médias; « acteurs ». Ceux qui payent l'abonnement. Spectateurs critiques


Relevons quelques concepts non précisés dans la discussion (méfions-nous de ce qui nous apparaît évident):

Qu'est-ce qu'un débat (public, médiatique)?
Qu'est-ce qu'un dispositif?
Qu'est-ce qu'une information?
Qu'est-ce qu'une opinion (se faire une opinion) vs une position (prendre position)?
Qu'est-ce qu'un(e) militant(e)?
Qu'est-ce qu'un média? Qu'est-ce qu'un espace médiatique vs public?
Qu'est-ce qu'un conflit? Une contradiction?
Qu'est-ce que l'honnêteté? La transparence? L'objectivité?

Voilà, nous sommes prêts à nous jeter dans les grandes eaux.

Me voilà donc en présence « médiatisée » d'un « débat »: l'écran de l'ordinateur, le matériel de gestion interne à la machine, la connexion téléphonique, le serveur internet, les caméras et la disposition du plateau -. Consultant de la page Web, je ne suis en présence ni dans l'espace ni dans le temps avec les "acteurs". Je ne suis en présence que de leur "image" sur laquelle je peux projeter mes affects identificatoires, que je sois ou non partisan, sans que cela ai le moindre effet sur eux. Je peux leur « cracher à la gueule » comme dit Apathie, cela ne salit que mon écran. - Je serais dans la salle, ça ne changerait pas grand chose. Le « dispositif » s'imposerait à moi: une entreprise organisatrice (décidant du thème, du lieu, de l'heure, des invitations) d'une rencontre entre des personnes qui sont à une table avec le droit de parole distribué par un animateur(trice), les spectateurs assis à bonne distance sans droit à la parole. Si j'interviens, je « casse le dispositif », et si je pousse le bouchon trop loin (leur cracher à la gueule "en vrai") je constaterais le lien direct entre le droit de propriété (et « la propriété, c'est le vol »!) et le monopole de la force rétrocédé par l'État à des entreprises de vigiles privés. Mon seul choix est d'y assister ou pas.
« Le spectacle n'est pas un ensemble d'images, mais un rapport social entre des personnes, médiatisé par des images. » (Guy Debord)

Les protagonistes de ce « débat » sont: le patron d'une PME de presse en ligne "indépendante", animateur et débatteur de l'émission (« position inconfortable » (sic!)), DS; flanqué d'une de ses salariés chroniqueuse ayant une fonction flou (« j'aime bien être le déséquilibre » (resic!)), ASJ; et d'un invité, co-animateur d'une association loi 1901 (sans but lucratif), dont il est le porte-voix pour l'occasion. [Curieuse, la présentation de DS: « Sur le plateau, nous recevons donc l'un des co-animateurs du site d'Acrimed, Henri Maler. Il est accompagné (!!!) de notre chroniqueuse, Anne-Sophie Jacques. »]
Donc, en plus de l'asymétrie du nombre, il y a l'asymétrie des statuts des personnes. L'un est représentant d'un collectif à qui il devra rendre des comptes. Si je suis adhérent actif d'Acrimed, je pourrai « contester » les prises de position de HM si j'estime qu'il a trahi ce que nous avons élaboré en commun. Les deux autres sont des professionnels ayant un lien de subordination en tant que patron et salariée, qui n'ont de compte à rendre qu'au résultat escompté de leur « efficacité » en terme d'audience quelle que soit leur implication personnelle dans la discussion. En tant qu'abonné d'@si, je peux soit me désabonner si je suis insatisfait, soit exprimer mon mécontentement ou ma satisfaction sur le forum sans pouvoir en mesurer la prise en compte par les gestionnaires d'@si, soit encore porter la « contradiction » sur tel ou tel point, sans que, là non plus, j'en maîtrise la prise en compte puisque les gestionnaires décident « en leur âme et conscience ».
Peut-on alors apprécier (évaluer?) la parole de l'un et des autres sur les mêmes critères? L'un va devoir gérer sa liberté d'expression à l'aune de ses engagements vis à vis du collectif (d'où l'impression de dogmatisme que donnent souvent les porte-parole), les autres vont essayer d'être performants dans leur travail - l'une en tâchant de ne pas déplaire au patron (voir l'échange sur le temps passé à modérer un forum); l'autre en évitant de paraître patron autoritaire et en réussissant "son" émission -.
En acceptant ces conditions, HM sait qu'en plus d'être brillant - condition dans l'espace médiatique pour avoir une chance de faire entendre ses arguments -, il va devoir gérer à la fois la correspondance de ces propos avec les positions de son collectif (qu'il ait participé à les élaborer ou non) et le dispositif médiatique comprenant l'idéologie journalistique de ses interlocuteurs. C'est ce à quoi sont confrontés les porte-parole(s) ouvriers quand ils sont interviewés au JT de 20H par des "lecteurs de prompteur". Il est alors facile pour certain(e)s (voir forum) d'interpréter les hésitations dans la formulation de la pensée ou des revendications comme de la suffisance ou de l'hypocrisie.

C'est dans ce cadre et ces rapports surdéterminés que l'on nous propose un « débat ».
Le dictionnaire nous dit que débattre c'est « examiner contradictoirement avec un ou plusieurs interlocuteurs » une question ou le prix dune vache à la foire, en soulignant que le préfixe dé indique l'éloignement, la séparation, la privation ».
Débat: discuter, agiter, traiter, altercation, contestation, controverse, démêlé, différend, disputer, quereller, contredire, polémiquer, échanger, confronter.
Quel est le thème de ce débat? Il apparaît en fait double: - pour les protagonistes: « Est-ce qu'il y a toujours des désaccords entre-nous? » suite à une longue et ancienne « attention mutuelle pas forcément bienveillante » ayant son origine dans un « conflit » à propos d'une émission avec Pierre Bourdieu datant de 1996. Ce qui justifie « le match » annoncé de manière racoleuse qui devrait passionner les supporters des deux camps.
- Plus largement (pour le public "éclairé" donc?): à partir des « différences sensibles » entre Acrimed et @si, traiter de la question de « la conception du débat public », s'appuyant sur l'actualité: « il y a de plus en plus de critiques des médias dans les médias de la part notamment de personnalités politiques ».
Acrimed le formule ainsi sur son site: « Cette émission devait avoir pour thème central la critique politique des médias, avec pour points de départ « l’affaire Peillon » et « l’affaire Mélenchon », ASI se réservant de préparer d’autres questions (que nous ne connaissions pas). Or que s’est-il passé ? Après deux séquences préparées par ASI (une séquence sur « L’objet du scandale » dont nous étions prévenu et une autre sur notre critique du Monde dont nous ne savions rien), la logique de la discussion a bouleversé l’ordonnancement prévu par ASI (sans remords ni plaintes de part et d’autre…) : d’où le caractère décousu d’une discussion/confrontation (d’une durée exceptionnelle : 2h16) qui aborde les thèmes au gré des relances ou des questions des présents sur le plateau. ».
Mais « critique politique des médias » est-il à entendre comme « critique par les hommes/femmes politiques des médias » ou « critique, à partir d'un point de vue politique, des médias »? Nous ne le saurons pas.

Quel est l'enjeu du débat?
Suite à une proposition d'Acrimed et « faute de trouver un accord sur cette offre, nous avons accepté une confrontation dans un espace médiatique qui, de surcroît n’est pas le nôtre: une confrontation forcément asymétrique, sur le plateau d’ Arrêt sur images, avec un seul d’entre nous, pour ne pas créer l’illusion d’un débat "à armes égales" ». (site Acrimed)
Pourquoi avoir accepté cette confrontation ? « Pour clarifier, sans rien oublier des désaccords, voire des affrontements d’hier, l’état actuel des convergences, différences et divergences entre Arrêt sur images et Acrimed. »
Mais pourquoi y a-t-il besoin de "clarifier" les différences et divergences entre Arrêt sur images et Acrimed. »? Je n'ai pas trouvé d'éléments de réponse à cette question. Comme le dit xyl (forum): « les implicites des positions respectives sont restés... implicites ».
Donc, je spécule. Reformulons la question: Quel est l'intérêt pour Acrimed de venir « clarifier » dans un dispositif qu'ils analysent eux-mêmes comme construit pour justement empêcher la clarté sur les positions de fond? Réponse logique: pour donner une visibilité médiatique à Acrimed qui a besoin de sous (20000E c'est pas rien). Ce qui n'a rien de honteux. Pour ça, il faut passer à la télé et vu qu'Acrimed se « heurte à un mur » de la part des médias, la rencontre avec @si fournit l'occasion. Ce qui explique, d'après moi, le choix d'Acrimed que HM soit seul ainsi que sa posture ambigüe: je joue le jeu mais sans illusion sur le résultat. Le débat aurait duré 2h de plus que ça n'aurait pas changé grand chose.
Nous nous trouvons donc dans la situation classique du « débat dans l'espace médiatique » pour discuter contradictoirement « des différences et convergences entre @si et Acrimed ». Ce qui fait que nous restons sur notre faim, comme d'habitude, avec des réactions mitigées (forum). Pour finir globalement sur une position d'équilibre: @si et Acrimed sont COM-PLÉ-MEN-TAIRES. (Bravo ASJ, pour le déséquilibre, c'est réussi!). Ce que confirme Anthropia (forum): « L'impression que vos différences sont finalement des complémentarités, et qu'à pointer les différences, on construisait en pointillé un paysage d'intervention grand angle sur les médias et leur critique ». Nous savons tous que c'est cela le véritable enjeu des « débats dans l'espace médiatique »: annuler les divergences et que le spectacle continue. Réduire la critique sociale radicale à une opinion comme une autre (une opinion ça s'indigne, ça ne conteste pas), circulez, y'a rien à voir, « aujourd'hui, quand il y a une grève en France, plus personne ne la voit », non seulement parce qu'on la montre le moins possible, mais aussi parce que l'on noie ces bribes dans le brouhaha cacophonique d'infos les rendant inaudibles. Mission accomplie, chef. « Quand on lui donne la parole, c'est pour la lui reprendre aussitôt » HM.

L'alternative "démocratique" soutenue par Acrimed est le « débat public ». Le débat EN public, pas AVEC un public. Ce qui suppose de poser à priori que les personnes y participant (tous les présents) sont parties prenantes. « John Dewey, nous dit Irène Pereira, définit le public comme "ceux qui sont indirectement et sérieusement affectés en bien ou en mal, formant un groupe suffisamment distinctif pour requérir une reconnaissance et un nom". Le public pour Dewey se caractérise par le fait qu’il ne s’agit pas de personnes directement affectées par un problème, mais qu’il s’agit d’une communauté plus vaste. (…) Le public va se constituer à partir d’un problème qui dépasse la sphère privée par ses conséquences. Par exemple, une grève est amenée à rentrer dans la sphère publique si le problème contre lequel elle est menée porte sur une situation qui a des conséquences au-delà de l’entreprise. » Et non des auditeurs écoutant des gens débattre en posant quelques questions à la fin, ce qui est malheureusement la forme majoritaire des débats dits publics.
Et pour cause. Le débat public est affaire d'État. C'est-à-dire, aujourd'hui, de la Communauté des États d'Europe. Mais aussi de la planète. Par exemple: note de synthèse de l'OCDE sur la gestion publique (juillet 2001) - Impliquer les citoyens: l'information, la consultation et la participation du public dans le processus de prise de décision. Sous le sous-titre: « Retirer les bénéfices » (sic!): « Investir (resic!) dans une politique de renforcement des relations entre les administrations et les citoyens permet d'améliorer la qualité de la prise de décision. C'est un élément central de bonne gouvernance. Il permet de capter de nouveaux courants d'idées pertinents et des informations utiles tant pour la prise de décision que pour la mise en œuvre de politiques publiques. Il contribue également au renforcement du sens civique et de la confiance du public dans l'administration ainsi qu'à la qualité de la démocratie. De tels efforts aident à consolider la démocratie représentative au sein de laquelle les parlements jouent un rôle central. (…) ..le but de telles mesures doit être d'améliorer la qualité, la crédibilité et la légitimité des décisions des pouvoirs publics... ».
Bref, le débat public concerne « toute instance ou procédure de mise en discussion publique des choix collectifs », résume très largement Serge Rui (La démocratie en débat, 2003).
Certes, cette préoccupation des pouvoirs publics n'est pas nouvelle puisque l'enquête d'utilité publique a son origine sous la IIIème République. Mais elle s'est développée à partir des années soixante-et-dix et à pris ses caractéristiques modernes avec une directive européenne du 27 juin 1985.
C'est que l'État libéral triomphant commençait à avoir chaud aux fesses: « À l'heure où le périmètre des pouvoirs publics est chahuté, la légitimité de l'élu controversée, les certitudes scientifiques ébranlées, le modèle technocratique discrédité, imaginer de nouvelles articulations entre savoir scientifique et décision politique, connaissances techniques et action publique, relève de l'état de nécessité civique. La réforme de l'État ne saurait faire aujourd'hui l'économie d'un changement de paradigme politique, et la rénovation du contrat républicain passe de toute évidence par l'apprentissage collectif d'un nouveau rapport entre la représentation populaire et la participation démocratique. Le regain de la régulation publique est à ce prix. (…) La culture du débat public s'est enracinée au fil de l'eau, servie, il est vrai, par le climat des crises sanitaires à répétition sur fond de dysfonctionnement public (amiante, farines animales, OGM, déchets nucléaires, sang contaminé). » C'est Maître Lionel Brard, avocat à la cour, membre du Conseil économique et social et de la Commission nationale du débat public qui le dit (in Revue d'Étude et d'Information publiée par l'Association du Corps Préfectoral et des Hauts Fonctionnaires du Ministère de l'Intérieur, 2001).
Et nous pouvons ajouter, depuis les années soixante: les résistances à l'aménagement touristique du Bas Languedoc, la lutte des paysans du Larzac contre l'extension du camp militaire, les luttes contre les projets d'autoroutes, de TGV, de centrales nucléaires, etc.
Mais aussi les expériences de démocratie municipale portées par la nouvelle classe moyenne qui voulait sa place au soleil des spots de la cour, dont la plus emblématique était celle de Grenoble avec le futur ministre Dubedout, qui ont préparé l'arrivée de la gauche au pouvoir en 1981.
Alors que le monde réel est dirigé (gouvernance) par des bureaucrates opaques inféodés aux puissances financières mondiales, il faut amener le « peuple » à participer aux queues de cerise des décisions en gommant ses rouspétances.
Vont donc fleurir dans les années quatre-vingt un ensemble de termes plus ou moins interchangeables dans les rapports, les discours, les colloques (sur les colloques, voir Franck Lepage): démocratie participative – démocratie de proximité – démocratie continue – approfondissement de la démocratie – complément de la démocratie représentative - réforme de l'État – participation du public – société civile – diagnostic partagé - authenticité – transparence – proximité – autonomie – pluralisme -subsidiarité – solidarité – responsabilité – acteurs – projets...
Avec la promotion de la figure du « citoyen » (contribuable, assujetti, redevable, allocataire, résident, justiciable, administré, usager, client, électeur...).
Monsieur Hubert Blanc, préfet honoraire, ancien président de la Commission nationale du débat public, donne une définition: « La démocratie participative n'est ni l'art de la communication, ni le suivisme aveugle. Elle est la discipline nécessaire qui doit amener le décideur public à ne pas prendre la décision avant d'avoir soumis son projet à l'épreuve de la transparence, de la contradiction et de l'échange public (c'est moi qui souligne). (…) La finalité du débat, c'est de recueillir, de la manière la plus large possible, les réactions, contre-propositions, expertises et bien entendu les explications du maître de l'ouvrage sur les intentions et sur les alternatives éventuellement possibles. (…) La conclusion du débat ne doit pas être un avis ou une "position" de la commission; ce serait fausser le débat et organiser autour de lui un rapport de force que d'en attendre un avis qui absoudrait ou condamnerait le projet. Toute liberté doit être laissée, à chacun d'en tirer les conclusions qu'il assumera. (…) La démocratie participative devient alors un moyen d'arriver à de meilleures décisions publiques. »
Pascal Nicolas-Le Strat (L'implication, une nouvelle base de l'intervention sociale,1996) traduit: « Nous assistons à l’émergence d’un modèle d’action qui s’appuie sur l’implication de l’usager pour se développer, pour préserver sa productivité et garantir la qualité de sa prestation. Il n’y a pas co-production par l’usager de l’intervention, ce qui supposerait une distance critique et délibérative, mais inclusion de l’implication de l’usager dans la production de l’intervention. Dans une action en “implication optimale”, l’usager n’est pas considéré comme co-producteur mais, par contre, sa compétence est mobilisée pour atteindre une meilleure productivité de l’action. L’implication est plus proche d’une technologie de la production (un gage d’efficacité) que d’une technologie de la participation; elle relève sans doute plus concrètement d’une socio-économie de l’intervention administrative que d’une socio-politique de l’activité politique. »

Mais voilà, avec le temps les belles idées se dégradent, les fleurs fanent. Pierre Zemor, conseiller d'État, président de la Commission nationale du débat public, s'en désole: « Cette notion de transparence est galvaudée quand elle correspond à l'ouverture des vannes à des flots d'informations qui noient les profanes sous... l'apparence. » Jean-Marc Fiorese (forum) confirme « Pour assoir sa puissance, l'autorité de cette nouvelle oligarchie [d'internet] ne se fonde pas, comme dans l'ancienne, sur la censure mais bien au contraire sur l'abondance et les priorités ».
Loïc Blondiaux et Yves Sintomer, sociologues, constatent que les dispositifs délibératifs sont en fait de « simples techniques managériales de gestion des conflits sociaux ». Ce qui nous permet de revenir à notre petit microcosme (avec la redondance, il est vraiment tout petit).
(A suivre...)
hop hop hop

après la bataille, tentant de donner une opinion si peu intéressante soit elle. Menfin toujours est -il qu'après un an au pays des soviets latinoaméricains, e qui m'avait donné l'occasion de fameuse joute verbale sur le cas honduras, (qui m'a valu le qualificatif sarcastique et affectueux de chaviste hondurassien) dont certains se souviennent, je revient au pays et découvre cette émission.

Elle confirme toutes mes objections quand à @si (je suis aussi adhérent Acrimed, on ne se refait pas). Mais alors que j'avais abandonné le site, cela m'a poussé à me réabonner. Surtout qu'une émission avec Daniel Mermet et Pierre Pica sur Chomsky ... non décidément, "je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites mais je me battrais pour que vous puissiez le dire"

et je reviens foutre le bonxon sur le forum :)

et sur l'aspect "militant" d'acrimed, pour avoir eu l'occasion de les rencontrer, ils se contentent pas de leurs billets "explicatifs" sur leur site, mais sont bien impliqué au quotidien (enfin de manière hebdomadaire si vous voulez) dans le combat. Leurs conférences débats valent largement le coup et contrairement à e qu'on pourrait penser, les "gens" ouvrent la voix et n'ont pas peur de parler. Car justement, il ne s'agit pas d'un espace "médiatique"

A quand les jeudis d'@si ? en débat public ? gnagna je chipote je sais. ;)
Article qui illustre parfaitement le rôle idéologique et répressif de "l'oligarchie médiatique" :

http://www.legrandsoir.info/Sombre-avenir.html
super émission
j'irai dorénavant aussi sur acrimed (je ne connaissais pas)
dommage que M. Schneiderman soit autant sur la défensive
et merci pour le lien car j'ai enfin pu voir l'émission avec M. Bourdieu
A lire sur Pierre Bourdieu : "Célébration du génie colérique " de Michel Onfray, Ed Galilée, 14.50 Euros
Très pertinent et rare ce débat...A mon avis, Acrimed et asi sont complémentaires, mais les piques d'Acrimed sur asi sont salutaires à mon sens...Entendre Bourdieu cité intelligemment dans une émission fait du bien aussi...Attention à ne pas être plus critique avec Acrimed qu'avec vos ennemis cependant...

Rare dans les médias, un débat qui vole si haut ceci- dit!

Merci!

Caroline
Je viens de regarder pour la première fois l'émission d'@si avec Bourdieu (grâce à l'article d'acrimed sur @si :http://www.acrimed.org/article3369.html) :
http://www.mefeedia.com/watch/29257869

Je n'ai pas suivi la polémique, ça m'avait complètement échappé. J'étais surement trop jeune à l'époque pour m'y intéresser.

Quelques réflexions :
-Le dispositif actuel d'@si est meilleur que celui que j'ai vu, ça me fait par exemple bizarre de voir DS à côté de Durand. Cependant je trouve que la forme de l'émission n'a pas beaucoup changé (par exemple on voit un écran derrière).
-J'ai trouvé que Cavada et Durand sont sacrément arrogants dans cette émission.
-Je comprends que Bourdieu s'est senti piéger, je le sens mal à l'aise pendant l'émission. Il a en face deux grands communicants de la communication. De plus, je ne crois pas que pendant l'émission comme sous-titre vous avez dit qui était Cavada (patron de la cinquième).
-L'émission est vraiment courte pour 3 invités de poids. Je pense que Durand était en trop (facile d'attaquer TF1).
-Je pense que Bourdieu a "gagné" le débat mais vu le peu d'estime que j'ai pour ces deux présentateurs, c'est pas simple d'être objectif.
2 ème fois que je la regarde. Vu que vous avez discuter d'un ou deux sujets sur les 6 voulu... emission à renouveler ! ! !
L'article d'Acrimed du 5 mai 2010 au sujet de cette émission : http://www.acrimed.org/article3369.html
Merci à tous deux, Arrêts sur image et Acrimed, d'exister.
Vous êtes vraiment des respirations vitales dans ce monde de brutes !
Suis pas une "adoratrice" mais très heureuse de vous avoir.
L'honnêteté ça paye !
Continuez.
Annie
Dans le débat, un point de litige fut le terme d'"explication".
Acrimed serait un lieu d'explication faisant intervenir la sociologie comme trame de décryptage.
A Asi, ce coté explicatif ferait défaut selon Maler.
Il est vrai qu'un apport scientifique au décryptage d'Asi serait pertinent.
Mais doit-on obligatoirement prendre Bourdieu comme seule trame possible de décryptage ?
Face à la sociologie, une autre approche scientifique, plus cognitive, pourrait apporter beaucoup. C'était le rôle de S.Bohler (je vous conseille d'ailleurs son livre : 150 petites expériences de psychologie des médias).

D'un coté (Acrimed) la sociologie des médias où le décryptage des médias repose sur les propriétés du groupe (microcosme) et où tout est question de rapports entre groupes sociologiques.

D'un autre coté (Asi), la psychologie (sociale) des médias où le décryptage des médias repose sur le fonctionnement cognitif de chaque acteur (locuteur, récepteur) en tenant compte des influences externes à l'individu et notamment des effets de groupe.

A quand l'intégration d'une équipe de psychologues sociaux dans l'équipe d'Asi ?
Quelle déception.

Je n'avais pas jusqu'à maintenant eu le temps de regarder l'émission. C'est désormais chose faite.
J'ai eu l'impression d'avoir vu Daniel Schneidermann, honnête, mesuré, respectueux, tenter de comparer deux démarches dont les similitudes sont moins importantes que les points de divergence, et en face Henri Malher, lui répondre avec un incroyable dédain, voire du mépris, déguisé sous une bonne dose d'humour acide.

Attitude totalement puérile étant donné l'excellence des travaux menés par l'association - et l'excellence du travail d'@si, qui se réinvente perpétuellement et mène un effort de remise en question sans précédent pour un média.

Pour résumer je dirais que Malher jouait à qui pisse le plus loin tandis que Daniel était, (chose rare), sur la défensive, tout en tentant de reprendre la main. Cerise sur le gâteau, Malher se foutait complètement de ce qu'Anne-Sophie racontait, ce qui a eu le don de me plonger dans une colère noire, et pas qu'une seule fois. J'ai même hurlé "ta gueule" à mon ordinateur. Ah ah.

Bon, j'aime beaucoup lire la production d'Acrimed, mais la côté "quand j'ouvre la bouche c'est parole d'évangile" ça m'a vraiment couru sur le haricot.

Bravo à @si pour la question finale au sujet des adhérents. La réaction est intéressante.
1er "clivage" : l'information en soi est-elle suffisante ou doit-elle être prolongée par une mobilisation ? Et (en filigrane), être bien informé pour voter avec le plus de clarté et d'indépendance possible tous les ? années est-il désormais l'horizon indépassable de l'expression citoyenne ?

2e clivage : forum vs débat public
Ce ne sont évidemment pas les mêmes outils, ils ne permettent pas la même chose. Chacun a ses atouts (réactivité et souplesse pour le forum, pédagogie et réflexion partagée pour le débat...) et ses lacunes (congrégation d'expressions individuelles pour le forum, possibles difficultés de prise de parole ou d'expression pour le débat, entre autres).
Point de vue personnel : plus qu'un modérateur, un forum a besoin d'animateur(s) qui prennent en compte la parole des internautes (écoute et réassurance, mais oui, un peu de reconnaissance, les internautes en ont besoin...), rebondissent sur ces propos, créent du lien entre les différents membres du forum, transforment autant que possible l'agrégat d'expressions individuelles en conversations (au pluriel).

3e clivage : qu'est-ce qui fait un journaliste professionnel ?
La carte de presse ? C'est l'argument favori du clownesque Alain Weil sur France Inter, qui le sort à chaque fois qu'il peut vilipender les amateurs du Web et des blogs (lui, un vrai pro? ce fétichiste de la petite phrase et de la controverse de comptoir ? Il l'a trouvée où sa carte, dans une boîte de corn-flakes ?)
DS a une vision très pure, très noble, de la carte de presse. Mais tous les détenteurs de cette carte de presse sont-ils vraiment des journalistes au sens où il l'entend ? D'après ce que j'en sais non.
"Non, moi je ne ferai pas de la promo, mais de la propagande"

En brandissant Sur la télévision : "Une image qu'on a jamais vue à la télévision !"

Très bon.

Où il est question des Pierres : Bourdieu, Carles... Belle émission, merci @si.
LE PLAN B S'ARRETE !!!

MAIS LA SARDONIE EST IMPERISSABLE... JEAN-FOUTRES !!!!
Il a été question dans l'émission de la façon dont est généralement perçu Acrimed et la « critique radicale des médias » par les médias de masse ou leurs porte-paroles. Le bouquin de Joffrin était une référence, mais il a aussi été fait mention de deux émissions d'Élisabeth Lévy sur France Culture. La détestation (opposée à un simple « mépris » qu'inspirerait ASI) et les accusations de complotisme (ou de paranoïa) sont effectivement récurrentes ; il peut être intéressant de se pencher sur un cas d'école. Qui intéressera peut-être d'ailleurs Daniel Schneidermann qui disait ne pas avoir écouté les émissions en question.

Celle que je vous propose date du 6 novembre 2004 et dure 50 minutes. Il s'agit de feu « le premier pouvoir » de France Culture, qui était programmée le samedi matin (juste avant Finkielkraut).

Pour télécharger l'émission au format Ogg Vorbis (taille : 9,08 Mo) :

http://dl.free.fr/cfTpimdpU

Les intervenants sont les suivants :

- Élisabeth Lévy (France Culture)
- Gilles Casanova (que « les auditeurs connaissent bien »)
- Laurent Joffrin (Nouvel Observateur)
- Philippe Val (Charlie Hebdo)
- Philippe Cohen (Marianne)
- Bernard Cassen (Monde diplo)

Le site d'Acrimed l'a traitée, vous y trouverez les articles suivants :

« Le Premier pouvoir » : Analyse d’un non passage à l’antenne (1) : http://www.acrimed.org/article1816.html
« Le Premier pouvoir » : Analyse d’un non passage à l’antenne (2) : http://www.acrimed.org/article1817.html
« Le Premier pouvoir » : Transcription intégrale d’une émission exemplaire (.pdf) : http://www.acrimed.org/article1815.html

Citation de l'ouverture :


Ils sont les impitoyables procureurs des médias, les adversaires déclarés de ce qu’ils appellent “l’ordre médiatique existant”. Traquant sans relâche connivences et dépendances, recensant sans indulgence bévues et dérapages, dénonçant sans nuances les “chiens de garde de l’ordre médiatique”, ils affirment défendre contre toutes les censures une information qui serait livrée en bloc aux forces obscures de l’argent et des idées dominantes.
Ils parlent des médias, mais refusent par principe, de parler aux médias. Les auteurs de cette critique qualifiée de radicale ne s’expriment que dans leur propre réseau.
Une fois n’est pas coutume, cet après-midi, ils joindront pourtant leurs forces à celles des nombreuses associations, partis et syndicats qui ont appelé “tous les cerveaux non disponibles” à manifester devant le ministère de la Culture pour une information libre, de qualité et pluraliste.
Reste à savoir si cette critique militante qui s’estime la seule authentique est l’indispensable poil à gratter d’une corporation peu versée dans l’autocritique ou si elle finit par légitimer en actes ce qu’elle prétend combattre.
Nous en parlerons avec Bernard Cassen, directeur du Monde diplomatique et ancien président d’Attac. Nous avons également interrogé Laurent Joffrin, directeur de la rédaction du Nouvel Observateur, qui est fréquemment la cible des attaques de nos justiciers.
Parfois passionnant, mais trop souvent laborieux, trop long (quand DS évoque une hypothèse de "cinq heures", quelle connerie! pensez à ceux qui vous écoutent, il n'y a pas que des retraités!), truffé de digressions narcissiques de salon. DS sur une défense agressive, susceptible, nombrilique, et votre collaboratrice si rarement pertinente avec son petit capital d'inexpérience....Votre invité Henri Maler a eu beaucoup de mérite à résister à vos tirs croisés pour l'interrompre sans arrêt.... Quant à votre prétention à revendiquer votre qualité de journaliste, je veux bien, mais pourquoi alors défense bec et ongles votre animateur Guy Birenbaum, non journaliste, et qui n'est pas à sa place???!
Ah ! Une autre question qui me turlupine. Les participants au forum ont voté pour que cette émission soit d'utilité publique. Or, elle n'a été accessible gratuitement que 24 heures à peine. J'ai du mal à croire que les forumeurs aient pu faire d'autres choix aussi rapidement. Y-aurait pas de l'entourloupe avec les votes dans l'air ?
Vu l'émission. Intéressante. Cela me confirme en asiste. Je trouve un peu chelou l'opération 20 000 euros pour acrimed. Les objectifs ne sont pas dits clairement. Même sur le site on évite de parler du sujet en faisant une pirouette humoristique en carricaturant. Je trouve dommage cette opacité. Comme de ne pas dire le nombre de ses adhérents. Comme ne pas mettre en ligne des forums (contrairement à ce qu'on peut dire par ci par là, le travail de modération n'est pas si contraignant, la modération peut être a priori, les messages étant bloqués avant validation, une bonne répartition entre contributeurs peut permettre une validation rapide). Tout cela fait bcp...

Enfin c'est très honorable à asi de donner un petit coup de pub à des entreprises en difficultés (siné, acrimed...) et en profiter pour oublier les petites vexations du passé.
Où peut-on trouver et si possible gratuitement l'émission d'asi avec bourdieu en intégralité sur le net?
Les forums feraient la différence... Il est permis d'en douter!
Si j'ai bien capté : sur France5 vous étiez suspect d'être les derniers gardes suisses si ce n'est les derniers chiens de garde du Spectacle. Internet en brisant (au moins techniquement) le monopole de la parole publique vous a permis de rebondir mais votre critique des médias est du coup homéopathique.

Bon, arrêtez d'inviter Éric Naulleau pour discuter de choses sérieuses et on en reparle...
J'ai mis un peu de temps à voir l'émission.
En 2 temps, à vrai dire.
Ce qui est terrible avec mr Maler, c'est qu'on peu accepter son raisonnement sur le fond, et le trouver...disons...suffisant ..sur la forme.
Ce qui es terrible aussi, c'est que finalement, on n'en sait pas plus à la fin qu'au début, et qu'au milieu, on peut se dire que c'est brillant.Une fois qu'on a calibré la "police et les organisateurs", OK, c'est une logique.. mais somme toute un peu redondante, on se prend malencontreusement à se demander à quoi toute cette argumention-intéressante, certes- sert.
Militants, OK.Je comprends.
Derrière le clavier, interventionniste sans intervenir concrètement,de fait, je comprends moins.
Il n'en reste pas moins, qu'en parole, c'est une super émission.
En parole..., monsieur Maler.
avant de tomber sur l'émission je venais de souscrire à acrimed et je n'est pas été déçu.les questions que je me poser sur les différents entre DS et acrimed ont été évoqué .l'émission super et surtout sans complaisance
Très appréciable de voir et entendre Henri Maler (HM), le porte-voix principal d'Acrimed. Première chose frappante : sa ressemblance, son mimétisme même parfois, avec Bourdieu. Cela tient à une façon de parler, à des mimiques, des gestes (on pense à certains vieux couples qui à force de vivre ensemble finissent par se ressembler). HM a du être étudiant puis collègue de Bourdieu sans doute ? A se demander même s'il n'y a pas quelque lien de parenté (par le sang) entre les deux. Enfin c'est assez hallucinant, et en particulier lorsque l'image de Bourdieu apparait soudain sur un écran derrière HM - à 1'35 de la vidéo 6.

Dans la même vidéo 6, à partir de 2'40, on apprécie la charge de HM contre le bouquin de Joffrin. Et on se dit que ça, @si ne fait pas. Sur ce bouquin Daniel Schneidermann (DS) dit : "on n'en a pas parlé parce qu'on ne l'a pas trouvé intéressant" (à 7'05 de la vidéo 6). Je trouve ça un peu court ! Cette phrase de HM me paraît mieux : "["l'oligarchie médiatique"], il faut l'agresser avec une certaine fermeté" (à 8'30 de la vidéo 6).

Le 20H de TF1 non plus ce n'est pas intéressant (en termes de contenu). Mais il est très intéressant, il est nécessaire, d'analyser et critiquer le 20H de TF1 (en tant qu'outil de création d'une même "réalité formatée" chez les téléspectateurs, en tant que vecteur d'un certain "somnambulisme collectif" (terme créé par Peillon), en tant aussi que moyen d'occultation gigantesque - ce qui caractériserait tel JT, ce serait peut-être d'abord ce qu'il ne dit pas, ce qu'il choisit de ne pas dire, de ne pas montrer).

Ce travail d'analyse et de critique, @si devrait s'en charger (@si a des moyens que Acrimed n'a pas). Au lancement du site @si, il était question que tous les JT soient enregistrés si je me rappelle bien : or on ne voit pas ressortir grand chose en termes d'analyse de JT (choix, durée et ordre des sujets, telles phrases ou mots prononcés à l'antenne, tels faits tus alors qu'ils sont disponibles ici ou là etc.). Signaler en parallèle tels sujets non traités ou à peine effleurés (comme fait Le Plan B avec la presse écrite), serait extrêmement instructif (et aussi amusant parfois).

Cette phrase d'un forumeur ici me semble résumer assez bien la situation :

"De ce que j'en vois, pour moi @si fait essentiellement du complément d'information, pas de la critique."
(Djac Baweur 13:16 le 25/04/2010)

Or @si sur France 5 était perçue comme une émission de "critique de télé" ! Force est de constater que @si sur le net semble avoir opéré un glissement vers quelque chose qui serait plus une "entreprise de presse" classique (comme Rue89 Mediapart etc.).

Bref il faut que @si revienne un peu à ses fondamentaux, s'oriente (ou se réoriente) davantage vers la CRITIQUE de médias (avec pour commencer l'analyse détaillée, patiente et réitérée, des plus néfastes outils de propagande et d'abrutissement que sont les principaux JT, par lesquels "s'informent" encore une majorité de gens).

@si ne doit pas même reculer devant la critique du travail de certains journalistes. Comme le faisait remarquer HM, tous les corps de métier sont soumis à la critique, à "évaluation", sauf les journalistes et les médias !

"toutes les professions, toutes les institutions sont soumises à une critique publique"
"vous avez une profession [les journalistes] qui détient le quasi monopole de l'information, de la critique et de la discussion sur les médias"

(HM, vidéo 6, à partir de 11'38)

Du strict point de vue de la critique de médias (et y compris des journalistes), on se dit qu'un type comme Bruno Roger-Petit sur LePost.fr en fait plus à lui seul que tout @si... Je pense que @si devrait pour commencer créer un laboratoire d'observation des JT (disons TF1 et F2).

PS. Je propose une adhésion massive à Acrimed (pour ce qui me concerne ça va pas tarder), vue premièrement comme cotisation de soutien à une œuvre d'utilité publique effectuée - avec les moyens du bord comme l'a fait remarquer HM - par des bénévoles.
Oui, très bonne émission. A l'égal de celles avec Lordon ou Mélenchon, le temps en plus. Henri Maler a quelque chose d'hypnotisant.
On sent en tous les cas que DS respecte beaucoup l'intelligence du travail d'Acrimed, et quelque part le craint.
J'ai revu l'émission avec Bourdieu. Pas de doute, le sociologue s'en était très bien tiré. Et la remarque de DS n'est pas fausse: c'est peut-être la confrontation qui l'a rendu aussi percutant (et touchant par rapport à l'assurance de Cavada et Durand, ce qui fait que le téléspectateur aura tendance à plutôt s'identifier à lui).
Ceci dit, je me demande encore si DS a bien compris la teneur des critiques qui autrefois l'avaient touché à propose du principe du débat dit "démocratique". Je me doute que Pierre Carles ne doit pas être en odeur de sainteté chez @si, et y'a de quoi, mais dans son film "Enfin pris", il y a un passage essentiel avec Halimi et Chomsky.
Devant le principe que tout passage à l'antenne doit être contradictoire, Halimi se demandait pourquoi lui devait avoir à affronter des contradicteurs pour exposer sa pensée, les rares fois où on lui en donnait la possibilité, quand un Duhamel (entre autres nombreux) se retrouvait tous les matins à faire sa chronique néo-libérale sans aucun contradicteur. Mais c'est Chomsky, comme le rappelait Halimi, qui avait eu les propos les plus lucides à ce sujet. Dire que "Kadafi est un terroriste", le fait que c'est admis par le public comme vrai signifie qu'aucune démonstration n'est nécessaire et que les trois secondes pour le dire suffisent à faire croire que l'on dit là la vérité. Mais dire "les présidents US des cinquante dernières années ont été les pires terroristes", si ne suit pas une longue argumentation sans interruptions incessantes, les gens vont vous prendre pour un fou. On voyait notamment un extrait d'émission où Chomsky donnait des exemples des violences au Guatemala et son contradicteur (véhicule de la pensée orthodoxe) se contentant de le traiter de menteur juste avant le générique de fin: on imagine ce que va croire le téléspectateur après cet échange, assailli de propagande sur le régime en place au Guatemala allié des US.
C'est toute l'inégalité entre une pensée orthodoxe (entendue partout et dont quelques litanies suffisent à donner la substance - essentiellement creuse) et une pensée hétérodoxe qui exige de longues explications tant elle met à mal les préjugés et a priori.
Mais après tout, peut-être la leçon a-t-elle été entendue par Schneidermann, comme semble l'indiquer l'émission avec Lordon.
Ce serait quand même sympathique de retrouver @si sur la cinquième (ah ces dimanches matin avec Frédéric Ferney pour son émission littéraire suivi de DS et @si - avec en agapes Petitrenaud!...)
On sent qu'il y a un différent entres les deux hommes qui ne date pas d'aujourd'hui et cela parasite le débat du début à la fin. DS cherche à piéger constamment HM, ou à lui faire admettre ceci et cela.

C'est toute la limite de ce type de confrontation où l'un des deux est à la fois animateur arbitre, et duelliste impliqué.

Un débat d'une grande violence oligarchique médiatique.
Larousse ou petit robert? Lequel des deux sied le mieux à ASI? Il serait de bon ton d'éviter les échanges de bons mots sans que ceci ne soit bien défini.
Je suis attaché au langage (pa forssément à l'aurtografe) et cela suppose que ce site établisse son propre dictionnaire auquel chaque asinaute devra se plier.
Comment parler de "journaliste", de "médias", d'"information", de "censure", de "forum", sans que les termes usité n'est de consensus. On se comprend par l'alphabet pourquoi pas sur les mots?
J'ai trouvé cette émission que trop peu mélodique, bataillant en substance à trouver les bons mots sur lesquels poser de belles pensées. L'accord trouvé en fin d'émission laissé auguré un bon accord sur les mots, comme une corde de guitare qui donne le bon ton. Malheureusement, le "on arrête là" venait sonner le La de cette guitare enfin accordé qui n'a produit aucune mélodie.
J'invite les administrateurs de cette PME fort utile à ne pas faire seulement payer des abonnées pour que ceux ci est l'illusion de chanter juste en s'exprimant mais qu'ensemble nous fredonnions l'air de la vigilance. Ceci en établissant un glossaire collaboratif de mots sur lesquels nous puissions au moins être d'accord.
Lecteur, c'est peut-être la haine que tu veux que j'invoque dans la fin de ce message! Qui te dit que tu n'en renifleras pas, baigné dans d'innombrables voluptés, tant que tu voudras, avec tes narines orgueilleuses, larges et maigres, en te renversant de ventre, pareil à un requin, dans l'air beau et noir, comme si tu comprenais l'importance de cet acte et l'importance non moindre de ton appétit légitime, lentement et majestueusement, les rouges émanations?
La fameuse émission avec Bourdieu est en totalité sur le site de D. Mermet : LBSJS.free.fr
sisi on veut bien voir cette émission de Bourdieu, il n'y a que qq extraits sur le docu de Pierre Carles
Bonjour

Serait il possible d'avoir la fameuse emission avec Bourdieu sur le plateau d'ASI ainsi que les articles et tribunes la concernant disponible sur le site afin de complementer le dossier?
Internet n’est pas une simple évolution technologique : c’est une révolution. En terme de médias, internet représente à grande échelle ce que représentaient il y a quelques décennies l’arrivée de la radio, c’est à dire la possibilité pour tout un chacun, ou presque, d’exprimer ses opinions sur un canal capable de toucher un vaste public.

Source : « Internet et la révolution », par calebirrin 31 mars 2010, http://calebirri.unblog.fr/2010/03/31/internet-et-la-revolution/ ( repris le 13 avril 2010 par Michel Collon sur son blog http://www.michelcollon.info/index.php?option=com_content&view=article&id=2690:internet-et-la-revolution&catid=7:attention-medias-&Itemid=12 )

Extrait :

On le voit bien aujourd’hui, les « buzzs » font l’actualité, et il n’est pas rare de trouver les dernières nouvelles sur internet avant de les voir figurer en une de tous les journaux, ce qui peut s’avérer plus qu’embarrassant pour les élites qui nous dirigent.

L'auteur ne parle pas de TOUS les « buzzs » mais l'affirmation selon laquelle « il n’est pas rare de trouver les dernières nouvelles sur internet avant de les voir figurer en une de tous les journaux » est-elle avérée ? L'Internet ( sous mon clavier au sens de l'outil numérique, le réseau des réseaux ) ne crée pas l'information, c'est un relais, un amplificateur, mais existe-t-il vraiment des exemples probants de « buzzs » ou vrais scandales ayant été dévoilés uniquement sur Internet ? Si l'auteur en parlant de l'Internet fait référence implicite aux réseaux sociaux et autres blogs, moi personnellement j'ai du mal à trouver un exemple ( peut-être à part LA rumeur, et encore ). Si par extension l'Internet désigne les organes de presse uniquement en ligne ( Mediapart en tête, ACRIMED et @si dans une moindre mesure d'après moi ) alors là oui pourquoi pas, l'affaire de la Régie Publicitaire de France Télévisions est un cas d'école récent.

Pour moi c'est l'exercice, dans ce qu'il a de plus noble, du journalisme qui crée l'information; l'Internet au mieux amplifie cette information et ainsi va créer le « buzz », le cas échéant.

P.S. : et Michel Collon, on l'invite quand ?

Acrimed et @si, c'est une vieille histoire. Depuis près de quinze ans, nous faisons le même travail, chacun à sa manière. Eux en militants, nous en journalistes. Aussi incroyable que cela puisse paraître, nous ne nous étions jamais rencontrés, n'avions jamais débattu. L'oubli est réparé avec cette émission. Entre Bourdieu, Internet, Mélenchon, les médias associatifs, l'argent, le linge sale et les grands principes, tout y est passé.... > Lire l'intégralité du texte
Cette émission était passionante ,très belle partie de ping pong .les gens d'acrimed semble être sur la défensive .J'ai pris la peine d'aller Acrimed .les texte sont intéréssant ,bien écrit,fluide.Même si je ne suis pas toujours d'accord avec ce qu'ils disent .
La mise au point sur l'affaire Pierre Bourdieu est pour moi importante ,car j'ignorais les raisons de l'ire du sociologue a l'égard de Daniel Schneiderman .Je croyais que le problème etait liée a l'émisssion.une bonne émission ouverte et franche
MR M le post .fr ;-)
Daniel ;

Je vous ai trouve d'une patience angelique face a un grand donneur de lecons.

Remarque : ca ne fait pas de mal de vous voir pousse dans vos retranchements, pour une fois. Vous etes si souvent dans une position confortable, mine de rien.

Cela dit, le faite qu'Acrimed rechigne tant a donner ses chiffres n'est pas un bon signe, me semble-t-il. Ou ceux-ci sont ridicules (option favorisee), ou l'association a tendance a glisser dans une theorie du complot bien partagee a l'heure actuelle.

Amities
Laure
Bonjour aux asinotes,

très bonne émission, qui m'a donné l'envie de voir une ancienne émission d'ASI avec Bourdieu Cavada et Duran :
ASI 20 janvier 1996

Je ne connais pas ce site, mais il y a toute la vidéo, c'est la quatrième.

Bonne continuation
Le debat final sur le forum est tres interessant. Acrimed n'arrive pas a comprendre le glissement dans la consommation des médias qu'Internet introduit.
Bravo pour ce débat ou pour une fois je ne savais pour qui "rouler". Faut pas rêver votre ton, votre façon d'analyser les faits politiques et médiatiques ne vous ouvriront jamais les portes d'une reprise de vos travaux pour alimenter une info sur quelques médias de grande audiences que ce soit ensuite, bravo à Anne Sophie qui a s'imposer tant bien que mal face aux "2 squatteurs de micro".
Encore plein d'autres émissions comme ça!
Grosso modo je garde de cette émission là vive sensation qu'il faudrait ajouter une nouvelle série à vos émissions: toutes les deux semaines Acrimed Asi et d'autres décrypeurs se réuniraient et, en public s'il le faut, confronteraient leurs visions. Je crois que cette idée est intéressante même si hors de propos puisque je me permets d'imaginer qu'en terme de personnes et de moyens rien ne concours à cette idée. N'empêche ça pourrait être le nouveau Droit de Réponse que j'attends toujours voir ressurgir, plus que toute autre émission!)
Super belle émission, mes compliments, c'est une des plus intéressantes et des plus fraiches. Merci encore.
J'ai enfin réussi à finir l'émission ! La lenteur n'est pas tant due à la longueur de l'émission (regardée par épisodes) qu'à la puanteur de votre invité philosophe universitaire. Dès les premières minutes, on sent qu'il y a une tension inavouée, qu'il domine le plateau et que DS se couche un peu devant. Il faut attendre la suite pour que les griffes sortent.

Les oppositions de l'invité sont schématiques. Il ne pratique aucune remise en cause, est sans cesse sûr de son bon droit, et ne simule même pas la remise en cause, ne serait-ce que pour légitimer le propos d'en face et y trouver un moyen de s'enrichir. Cet hermétisme intellectuel, associé à un ton puant d'universitaire sententiaire et hautain, m'a exaspéré.

En revanche, sur la relativité du métier de journaliste, il n'a pas tort, et sur ce coup, ASI a eu l'air de se ranger dans un corporatisme bien peu glorieux. Mais globalement, la démarche de l'invité était de vouloir vous apprendre à faire mieux que ce que vous faites. Ce n'était pas constructif, et l'émission n'avance pas car tout le monde est plus ou moins sur la retenue, et que l'enjeu n'est pas de traiter un thème mais de prétendre, sinon à une réconcialiation, du moins à une compréhension mutuelle et ce faisant à une reconnaissance de la légitimité de chacun.
je ne vois pas trop ce que le droit vient faire là dedans.
je ne comprends pas non plus pourquoi les gens détestent les personnes cultivées et intelligentes, ce que tu reproches à Maler, on peut le reprocher aussi à Bourdieu quand on voit son l'émission de 96, on peut aussi le reprocher à Lordon, à Jorion, et pratiquement à tous les gens brillants qui ont du mal à exprimer une pensée qu'il faut développer pendant plusieurs minutes pour la faire comprendre. Il n'y a rien de plus énervant que de voir rejeter une démonstration que l'on a pas pu achever. ces gens là peuvent accepter la contradiction mais uniquement si elle vient de quelqu'un qui a compris leur propos, lequel propos devant d'abord pouvoir être tenu intégralement.

celui qui détient le savoir, la capacité de raisonnement n'a plus rien d'énervant lorsqu'on accepte de l'écouter avec modestie, je respecte la plupart des universitaires et ils ne m'irritent pas parce que je trouve qu'il ont raison d'avoir la grosse tête, il y a de quoi.Et quand ils parlent je fais abstraction de la forme pour essayer avidement de saisir le fond...combien de fois depuis le début d'@si on a vu des @sinautes crtiquer tel ou tel invité prétendument puant sans finalement jamais vraiment parler du fond de leur propos...les types sont hors jeu sur la forme.

je me dois de vous rappeler la fable du petit oisillon
Je n'ai jamais parlé de droit, tout au plus de légitimité, ce qui n'a rien à voir.

Il existe moult personnes aussi intelligentes et fines que les universitaires, et qui ne sont pas à la fac, et qui s'expriment sans pédanterie. La forme est fondamentale dans la manière d'envisager le dialogue. Et l'invité adoptait une position méprisante, faite de tacles et de rectifications systématiques de ce que disait DS, comme si tout ce qu'il disait n'était pas correctement dit. Par ailleurs, ce qui se conçoit clairement s'énonce clairement. Le langage pompeux n'est qu'artifice. On peut développer une pensée extrêmement complexe avec des mots simples. Mais ma critique ne portait pas tant sur cette forme en elle-même que ce qu'elle révèle de la posture conflictuelle et hiérarchique adoptée par l'invité, laquelle posture est plutôt typique de certains universitaires.

On rentre alors dans le champs du rapport interpersonnel, et votre choix d'ignorer la forme pour axer sur le fond est très louable. Il passe cependant sous silence le message implicite contenu dans l'attitude, qui conditionne l'articulation de la conversation. La logique de l'invité n'était pas celle de l'échange horizontal, mais obéissait à une verticalité. Il y avait un systématisme dans l'objectif poursuivi par ses réponses : démontrer qu'il agit bien et qu'ASI procède mal.

Je répète que sur certains points, il n'avait pas tort. Mais, dans le fond du fond, il répondait à une logique de pouvoir, et non une logique intellectuelle.

J'étais ado en 1996, et n'ai jamais visionné ladite émission. J'espérais qu'ASI en passerait quelques extraits...

Je n'ai jamais parlé de droit,


tu t'es relu? tu as écrit: "Les oppositions de l'invité sont schématiques. Il ne pratique aucune remise en cause, est sans cesse sûr de son bon droit" et le mot droit est renforcé par l'épithète "bon"

pour l'émission de 96 le lien figure plusieurs fois sur le forum.

pour ce qui est des "puants" et des "pédants" rassure toi tu penses comme la majorité c'est moi qui ne doit pas être normal. La meilleure façon que j'aie d'expliquer le fond de ma pensée c'est l'analogie que j'ai cité avec le plombier.

un plombier qui prétend savoir mieux souder 2 tuyaux qu'un journaliste, ça surprend personne personne ne dira qu'il est pédant.
un maitre de conférence qui prétend mieux connaitre sa spécialité qu'un journaliste on dira qu'il est pédant. Donc je repose la question c'est quoi votre problème à tous avec les universitaires? il n'est au fond pas question de finesse et d'intelligence mais de spécialité universitaire.

en fait je ne parle pas tant de maler que de tous les autres invités qui se sont fait fracasser sur le forum pour leur pédanterie, et il a donné la même impression sur le plateau d'asi.

on pourrait par exemple citer l'émission sur le climategate ou cette fois c'est le journaliste Sylvestre Huet qui passait pour le pédant face au scientifique, oui mais voilà un journaliste qui lit les publications scientifiques sur le climat depuis 10 ans est certainemet plus compétent qu'un chercheur en sciences physiques pour parler des connaissances scientifiques sur le climat.

jorion face à woerth, et hop Jorion passe pour le pédant de service parce qu'il rappelle qu'il a prédit sur 300 pages dans les détails la crise des subprimes et pourtant il l'a prédit alors ou est la pédanterie?

finkie ce fut pareil et dieu sait que je suis souvent en désaccord avec lui

pour la fameuse émission d'asi de 96 avec Bourdieu s'il n'y avait pas Cavada pour rappeler régulièrement que Bourdieu était un sceintifique extrêmement fin, extrêmement compétent et intelligent avec une parole précieuse etc ce qui serait ressorti aurait été identique et au fond c'est là que je voulais en venir, quand je repense à guy face à Sylvestre Huet par exemple et Cavada face à Bourdieu je me dis que quelque part le journaliste doit rappeler la compétence de la personne qui parle mais pour cela il doit en avoir conscience.

je précise que pour l'instant je n'ai visionné que les 4 premiers actes d'acrimed versus asi, mais une chose est certaine les piques permanentes doivent rajouter cette impression de puanteur qui entrave tes narines.

parfois j'ai face à moi des élèves de 6° qui doutent de am compétence et sont persuadés d'avoir raison, ils doivent penser que je me la pète et que leur opinion vaut bien la mienne.
je vais essayer de faire court

ce qui m'as gêné dans l'(attitude de H Maler, c'est pas une forme de pédanterie, il cherchait a utiliser les bon mots, et pour ça c'est remarquable, rien a redire.., il est trés intelligent et ça se voit, pas de souci non plus, non ce qui m'as géné c'est une certaine volonté d'en découdre que n'avait pas DS, alors qu'Acrimed est probablement trés critiquable ..

J'ai posté derriére votre sujet parce que vous dites me semble trés important, voire même le plus important, en fait quand on est amené a débattre ou a assister a ce genre de débat avec des personnes trés intelligentes on en vient rapidement a dénigrer cette intelligence parce que justement on est parfois obligé de réfléchir pour comprendre ce qui est dit, parce que ça ne coule pas de source, au lieu d'essayer de comprendre on se dit qu'ils sont "pédants". Cette forme de refus d'intelligence c'est précisément ce que veulent les gouvernements, et c'est pas moins ce que fait Sarkozy en moquant la princesse de cléves, il vaux mieux de l'ignorance crasse que des gens un peu cultivés et conscients...

Bourdieu en parle dans le film de Pierre Carle qui s'appelle "La sociologie est un sport de combat" a un moment donné du film dans une cité ou il se fait chahuter parce qu'il représente l'intelligence a fuir, il explique a des jeunes tout cela, moent trés intéressant, surtout quand ils sortent et ou quelques personnes de la cité viennent entamer le dialogue, et d'ailleurs si je me souviens bien Bourdieu parle de la violence et sa légitimité et son utiilité, je t'encourage a regarder.

Enfin pris, n'a que peu d'intérêt, voire pas du tout, c'est un règlement de compte avec DS, et Pierre Carles a fait beaucoup mieux que ça, la c'est vain et virulent, mais finalement enfin surotut pour moi ça m'a convaincu de devoir faire faire confiance a Ds malgré ses petites casseroles ...
ok je crois que là on comprend mieux ton point de vue. Mais il y a quand même beaucoup d'asinautes qui sont sur la position que je dénonce. Et puis je vais me mater les films de pierre Carle car tu n'es pas le premier à me conseiller de le faire et j'en déduis que je vais certainement me régaler !

Citation:
Je n'ai jamais parlé de droit,



tu t'es relu? tu as écrit: "Les oppositions de l'invité sont schématiques. Il ne pratique aucune remise en cause, est sans cesse sûr de son bon droit" et le mot droit est renforcé par l'épithète "bon"

pour ce qui est des "puants" et des "pédants" rassure toi tu penses comme la majorité c'est moi qui ne doit pas être normal. La meilleure façon que j'aie d'expliquer le fond de ma pensée c'est l'analogie que j'ai cité avec le plombier.

un maitre de conférence qui prétend mieux connaitre sa spécialité qu'un journaliste on dira qu'il est pédant. Donc je repose la question c'est quoi votre problème à tous avec les universitaires? il n'est au fond pas question de finesse et d'intelligence mais de spécialité universitaire.

parfois j'ai face à moi des élèves de 6° qui doutent de am compétence et sont persuadés d'avoir raison, ils doivent penser que je me la pète et que leur opinion vaut bien la mienne.



Modifié 1 fois. Dernière modification le 01:41 le 27/04/2010 par Fred B.


Le bon droit mentionné est une expression, et ne touche pas au juridique. Un jeu sur les mots bien superflu.
Un MCF en philo n'est pas forcément spécialiste des médias ; en cela il n'est pas plus spécialiste que DS, il a un autre point de vue.

Quant à ton message et aux suivants, le fait est que j'ai compris ce que ce monsieur disait : je lis moi-même maintes thèses, d'anthropologie, de sociologie, d'histoire voire de philo pour mes propres recherches. Je ne suis donc pas dans un refus d'intelligence. Jusqu'alors, je n'ai critiqué que la forme du dialogue, pas le fond.

Le problème n'est pas la complexité sémantique, c'est la posture intellectuelle dominatrice et sententiaire, et les circonvolutions. Merci de ne pas penser hâtivement que ceux qui refusent la pédanterie sont des crétins qui blâment les intellectuels. C'est oublier un peu vite qu'ils en sont parfois eux-mêmes.
Je ne critique que la forme, ok, la forme.
Il a le droit d'être intelligent, le respect avec.
Merci donc de ne pas prendre les coforumers pour des crétins ne sachant pas reconnaître le talent où il est.
Monsieur baron connait son isidore Ducasse.
Et alors ?
Quel à propos ?
Quel rapport avec ce problème (pertinent) de lexique ou de consensuelle langue de bois dans cette assez laborieuse émission ?
car il faut bien reconnaître qu'auditrice assidue et motivée, j'ai souffert pour suivre ces deux heures de joute, de match incohérent et décousu ; deux métiers , deux stratégies, deux personnalités dont l'une écrase l'autre en s'en excusant. Touchant...."comme la rencontre fortuite sur une table de dissection d'une machine à coudre et d'un parapluie". (Lautréamont.Toujours)

ET ON MET DES GUILLEMETS, quand on cite un auteur, lexique ou pas.
Personnellement, je n'ai à aucun moment trouvé que le langage de Maler était pompeux, il n'y avait aucun mot compliqué dans ses propos mais en revanche la volonté d'utiliser des mots précis.
Pour ma part, je trouve ça remarquable.
S'il reprend DS, c'est qu'il le juge utile et j'ai trouvé que pour l'essentiel, ses formulations apportaient une nuance ou un éclairage nécessaire.

Trop de journalistes ont le melon et se voient en vedettes avant toute chose, c'est un problème majeur de cette profession qui explique, à mon sens, bien de ses dérives.

Je pense que les reproches qui ont été fait à une certaine époque à DS relève un peu de cela.

Personnellement, je n'ai à aucun moment trouvé que le langage de Maler était pompeux, il n'y avait aucun mot compliqué dans ses propos mais en revanche la volonté d'utiliser des mots précis.

il semblerait qu'un mot simple pour les uns soit compliqué pour d'autres et que ceux qui trouvent les mots compliqués pensent que ceux qui les emploient sont pédants....ce qui montre parfaitement le ridicule de la situation. Pardon si j'ai oublié l'auteur de la maxime suivante:"il n'y a pas de manière simple d'expliquer les choses compliquées"
imaginons un instant Albert Einstein en train de démontrer la théorie de la relativité générale (une démonstration fort compliquée) imagine-t-on quelqu'un dire"houlala c'est compliqué , albert il se la pète, il se fait mousser".....vraiment ridicule non?
Je continuerai donc à écouter les universitaires en essayant d'assimiler le savoir qu'ils tentent de nous faire passer en prenant la parole ici ou là.
pourquoi faudrait-il cacher ses talents intellectuels ou sa culture pourquoi faudrait-il refuser de s'en servir alors que c'est justement leur spécialité, imagine-t-on un maçon cacher qu'il sait monter un mur, un chirurgien cacher qu'il sait opérer une appendicite, un plombier cacher qu'il sait souder des tuyaux.....Les uns et les autres continuent à dire que les universitaires et plus généralement les profs sont prétentieux sans répondre à cette question que je pose pour la troisième fois....alors quoi? elle est débile ma question? elle est hors sujet? elle est gênante?
Je ne comprends ni leur oint de vue ni leur refus de répondre à cette question pourtant simple.
Henri Maler a été plus tôt intéréssant ,l'émission était compréhensible ,

J'ai enfin réussi à finir l'émission ! La lenteur n'est pas tant due à la longueur de l'émission (regardée par épisodes) qu'à la puanteur de votre invité philosophe universitaire.


Je vois que le fils de Daniel Schneidemann est à bonne école (si c'est toujours lui qui fait office de censeur sur le forum). Ainsi donc, on a le droit de traiter Henri Maler de puant, mais il est impossible de répondre... Comme on dit, les participants au forum jugeront...
Je ne vois pas en quoi il est possible de dresser une filiation, étant donné que je critique DS assez souvent...
Et les réponses à cet égard ne se sont pas faites attendre, si vous regardez ci-dessus : Maler a quelques soutiens chez ASI.
Je critique la forme, et pas nécessairement le fond, je l'ai déjà dit. Mais bon, on peut toujours restreindre le regard sur ce qui est affirmé.
Je ne vois pas en quoi il est possible de dresser une filiation, étant donné que je critique DS assez souvent...
Et les réponses à cet égard ne se sont pas faites attendre, si vous regardez ci-dessus : Maler a quelques soutiens chez ASI.
Je critique la forme, et pas nécessairement le fond, je l'ai déjà dit. Mais bon, on peut toujours restreindre le regard sur ce qui est affirmé.

C'est en fait l'attaque frontale formelle qui vous dérange. Dans un débat, la cordialité et l'horizontalité sont les fondements d'un échange. Ce n'était pas ici le cas. On sentait dès les premières minutes une tension partagée et une suffisance de l'invité.

Je ne vois pas en quoi il est possible de dresser une filiation, étant donné que je critique DS assez souvent...

Et les réponses à cet égard ne se sont pas faites attendre, si vous regardez ci-dessus : Maler a quelques soutiens chez ASI.

Je critique la forme, et pas nécessairement le fond, je l'ai déjà dit. Mais bon, on peut toujours restreindre le regard sur ce qui est affirmé.



C'est en fait l'attaque frontale formelle qui vous dérange. Dans un débat, la cordialité et l'horizontalité sont les fondements d'un échange. Ce n'était pas ici le cas. On sentait dès les premières minutes une tension partagée et une suffisance de l'invité.


C'est vous qui osez parler de cordialité dans les échanges après avoir parlé de la puanteur d'Henri Maler ?

Ce que je reproche au fils Schneidermann (si c'est toujours lui le censeur officiel du forum) c'est d'avoir censuré la réponse à votre ignominie. On n'a le droit sur ce forum de traiter Maler de puant, mais on n'a pas le droit de réagir, même de façon modérée, à cette insanité. Et il faudrait qu'Acrimed ouvre un forum ? Pour être confronté à ce genre de saloperies ? C'est sûr que ça fait avancer le schmilblic !!!

Ce que je reproche au fils Schneidermann (si c'est toujours lui le censeur officiel du forum) c'est d'avoir censuré la réponse à votre ignominie. On n'a le droit sur ce forum de traiter Maler de puant, mais on n'a pas le droit de réagir, même de façon modérée, à cette insanité. Et il faudrait qu'Acrimed ouvre un forum ? Pour être confronté à ce genre de saloperies ? C'est sûr que ça fait avancer le schmilblic !!!


moi ce que je lui reproche c'est de laisser un post dans lequel je me fais traiter d'imbécile, post pour lequel je l'ai pourtant alerté, ainsi que toute une série de Jean François Launay et de Pat 40 qui insultent à tour de bras.
+1 pour l'incohérence de mon propos, lui-même agressif à l'égard de l'invité. Ceci étant, on a le droit de dire qu'on trouve répréhensible l'attitude de quelqu'un, quand bien même cela ne fasse pas avancer l'affaire... Par ailleurs, je n'étais pas tant dans l'insulte que dans la condamnation d'une attitude. La frontière est ténue, mais avérée, car sur le fond, je ne désapprouve pas l'invité sur tout. Mon avis était certes véhément, certes un tantinet agressif, mais vous avez à ce point rebondi dessus que l'envie d'aborder le fond m'a passé. Je n'ai moi-même certes pas manié la forme, ce que je reproche à Maler.

J'aurais bien lu la réponse censurée.

Soit dit en passant, je n'ai insulté personne. Je ne sais si votre propos me concerne, mais j'anticipe au cas où.
J'ai en revanche moi-même eu l'impression d'être pris pour l'imbécile de base, trop crétin pour comprendre les sphères intellectuelles que d'autres entendent à merveille, et ce faisant bassement anti-intellectuels et rejetant la réflexion.


Soit dit en passant, je n'ai insulté personne. Je ne sais si votre propos me concerne, mais j'anticipe au cas où.



En plus, vous n'assumez même pas, Il y en a d'autres que vous qui ont traité Maler de puant ?


Soit dit en passant, je n'ai insulté personne. Je ne sais si votre propos me concerne, mais j'anticipe au cas où.



En plus, vous n'assumez même pas. Je ne vois personne d'autre que vous qui a traité Maler de puant.
Ok, je parlais des forumers, et avais d'emblée écarté l'invité.

Merci donc de ne pas conclure hâtivement. On frise le terrorisme intellectuel : d'une on a le droit de penser que quelqu'un est puant et de l'affirmer même s'il y a derrière cela une primitivité un peu inutile qui n'apporte pas grand chose ; de deux, je le trouve en effet ainsi, en même temps que brillant, les deux caractères n'ayant pour moi aucune incompatibilité.

En plus, vous n'assumez même pas. Je ne vois personne d'autre que vous qui a traité Maler de puant.


je crois qu'EM en toute bonne foi ne se souvient pas bien de ce qu'il a écrit alors voici: c'était à 19h10 le 26/04

"Les oppositions de l'invité sont schématiques. Il ne pratique aucune remise en cause, est sans cesse sûr de son bon droit, et ne simule même pas la remise en cause, ne serait-ce que pour légitimer le propos d'en face et y trouver un moyen de s'enrichir. Cet hermétisme intellectuel, associé à un ton puant d'universitaire sententiaire et hautain, m'a exaspéré. "

pour sa défense (à EM) il ne dit pas que Maler est puant, il parle de son ton puant d'universitaire" c'est pourquoi dans ma propre réponse j'ai plutôt réagi à cet aspect des choses : le ton des universitaires est en général puant. Pour moi EM a précisé depuis le fond de sa pensée et je comprends mieux sa position, parfois on est de bonne foi mais on s'exprime souvent très vite sur un forum et on se souvient bien mieux de ce qu'on voulait dire que de ce qu'on a réellement écrit.
Vous pouvez parler avec un ton puant tout en sentant très bon vous même.

Je pinaille encore ... désolé! Je retourne à mon match...allez Barça!
Merci de ce message nuancé.

Vous soulevez à juste titre le fait que le terme a retenu tous le monde, et que quand bien même ce terme était répréhensible aux yeux de certains, il avait des fondements autour desquels on aurait pu utilement discuter.

@ JREM : Affirmer ce que j'ai affirmé - et la façon dont je l'ai fait - fait de moi un puant, ce n'est pas faux.

J'ai été frappé des réactions qui ont vu le jour sur ce forum. Je ne suis pas prêt d'intervenir à nouveau. Ce qui devrait vous réjouir.
Mon post ne vous était pas adressé, il voulait exprimer une généralité.
Et je trouve, comme vous, qu'il y a des forumeurs à la susceptibilité exacerbée. (c'est
aussi une généralité).

Mon post ne vous était pas adressé, il voulait exprimer une généralité.



je t'ai connu plus inspiré, le foot avait du anesthésier tes neurones sur ce coup :p
Exact!
Et la disqualification du Barça me fait devenir un flatliner!
au moins tu as répondu aux reproches, tu as discuté alors que certains ont émis le même genre de sentence et ne sont pas repassés depuis, de sorte qu'on peut se demander si leur but n'était pas simplement de discréditer l'émetteur pour nous détourner de son message parce que ce message les dérange ou nuit leurs intérêts. Certaines personnes qui nous parlent ici défendent des intérêts, sans citer de nom certains syndicalistes de la CFDT , critiquent sud ou la CGT en espérant ramener des ouialles vers leur appareil syndical, certains chefs d'entreprise mènent leur lutte des classes pour voir leur impot personnel diminué quitte à réduire l'accès de tous à l'éducation, à la santé, à la retraite , d'autres sont encartés et même candidats dans un parti politique, PS, Modem, ou même UMP, ils viennent jusqu'ici militer pour discréditer les voix discordantes, les idées originales et parfois même @si lui même. ces gens là avancent masqués.
Mais il y en a d'autres qui viennent ici discuter et livrer leurs opinions avec sincérité et sans arrière pensée, pour moi tu fais partie de cette dernière catégorie. et tant mieux si on n'est pas d'accord, ça permet justement d'avoir de vraies discussions....Moi si y avait que des vincent Bottreau je trouve que ça serait chiant, je serais presque tout le temps d'accord avec tout le monde...

Citation:
En plus, vous n'assumez même pas. Je ne vois personne d'autre que vous qui a traité Maler de puant.

je crois qu'EM en toute bonne foi ne se souvient pas bien de ce qu'il a écrit alors voici: c'était à 19h10 le 26/04

"Les oppositions de l'invité sont schématiques. Il ne pratique aucune remise en cause, est sans cesse sûr de son bon droit, et ne simule même pas la remise en cause, ne serait-ce que pour légitimer le propos d'en face et y trouver un moyen de s'enrichir. Cet hermétisme intellectuel, associé à un ton puant d'universitaire sententiaire et hautain, m'a exaspéré. "

pour sa défense (à EM) il ne dit pas que Maler est puant, il parle de son ton puant d'universitaire" c'est pourquoi dans ma propre réponse j'ai plutôt réagi à cet aspect des choses : le ton des universitaires est en général puant. Pour moi EM a précisé depuis le fond de sa pensée et je comprends mieux sa position, parfois on est de bonne foi mais on s'exprime souvent très vite sur un forum et on se souvient bien mieux de ce qu'on voulait dire que de ce qu'on a réellement écrit.


C'est gentil (pour lui) de prendre la défense d'EM. Mais contrairement à ce que vous dites, il ne s'est pas contenté de parler, à propos de Maler, de son "ton puant d'universitaire".

[quote=EM (26/04/2010 à 19:10] "La lenteur n'est pas tant due à la longueur de l'émission (regardée par épisodes) qu'à la puanteur de votre invité philosophe universitaire".

Pour qui sait lire, il ne s'agit pas de "ton puant", c'est l'homme qui pue. Et c'est ma réponse à ce message qui a été censurée. Je trouve ça indigne pour ma part qu'on ne puisse répondre à ce genre de saloperie. Mais je ne suis pas surpris. C'est tellement gros qu'on pourrait s'interroger sur le choix du censeur d'ASI de laisser passer ce genre de propos tout en effaçant une réponse plus mesurée que le propos lui-même ? Est-ce que le passage de Maler à ASI aurait été mal digéré ? Je n'ose penser que cette saloperie d'EM est partagée...

PS : vous penchez toujours pour le manque de mémoire alors que par deux fois il était question de puanteur dans les propos de ce triste sire ?
Je fais déjà une entorse à mon principe de non-ingérence et réponds à la fois à M. Godin et Fred B.

@JREM : désolé, je me suis trompé de manip' pour répondre.^^

En y réfléchissant, cet épisode de discussion illustre à sa manière l'emballement médiatique = Un mot trop haut, assumé > Le politiquement correct qui le refuse, pas forcément à tort (la forme que je défends tant, je l'ai moi-même transgressée)> Mea culpa et explications nuancées sur le fait que je traitais de la forme (et plusieurs posts évoquent aussi un comportement sentencieux et tacleur) > Décrédibilisation de l'insultant, trop bête pour comprendre l'intellectuel et bassement caricatural > Pinaillement (?) sur les mots pour savoir si le ton ou l'homme est visé (en l'occurrence, il me paraît difficile de dissocier les deux : Maler n'est sans doute pas ainsi, mais l'attitude déployée en a donné l'impression selon moi) > Fondements de cette appréciation impolie, agressive et exagérée (?) ignorés > simplification et "cabale" : il faut condamner le terme infamant malgré explications et argumentations (et reconnaissance du "tort" : le débat est vraiment sur la morale) > Pas de discussion sur le fond, tant on était pris dans autre chose > Victoire des "censeurs", à la fois juges et victimes d'injustice (?) puisqu'ASI a lui-même censuré (pour des motifs inconnus - et contestables ?). Ma synthèse peut être remise en cause, mais c'est en tout cas ainsi que j'ai perçu les choses. La logique d'étouffement médiatique est reproduite, sur un forum visant à la déconstruire.

Si "l'erreur" formelle était mienne, la suite n'en est que plus révélatrice.

Ah..., si j'étais vache, je titillerais le terme de "saloperie" utilisé à mon endroit. Il ne désigne que mes écrits. Et par extension la personne ??? ^^

Ah..., si j'étais vache, je titillerais le terme de "saloperie" utilisé à mon endroit. Il ne désigne que mes écrits. Et par extension la personne ??? ^^
Modifié 1 fois. Dernière modification le 11:20 le 29/04/2010 par EM.


C'est bon, je vois que vous n'avez toujours pas compris la différence entre les écrits et la personne. Allez, basta en ce qui vous concerne, contre la connerie et la mauvaise foi il n'y a pas d'armes...
Vous avez beau vous tortiller comme un ver, faire semblant de vous excuser, proférer de gros mensonges en reconnaissant avoir "tort" (avec des guillemets) tout en disant que vous n'avez écrit tout à fait ce que vous avez écrit, vous n'êtes pas crédible. Allez au diable.

Mais bon, on trouve encore pire que votre attitude, c'est celle du censeur d'ASI (le fils Schneidermann ? Schneidermann lui-même ?) qui, à la nuit tombée vient faire son sale boulot. Lui, il rase les murs, lâchement, ça lui viendrait pas à l'esprit de venir s'expliquer.,
Mais vous êtes littéralement odieux (en plus de vulgaire : un partout) ! Je reconnais certes avoir été excessif. Je reconnais qu'attaquer la personne n'est pas attaquer l'écrit (ceci étant, on peu se demander dans quelle mesure les deux s'articulent, a fortiori dans la sphère médiatique où l'on ne voit que ce qui est montré). Pour autant, je revendique le droit de penser ce que je pense. Et de revenir dessus après réflexion et contestations. J'ai effectivement manqué de prudence en parlant de l'homme et non seulement de l'image qu'il véhiculait, et que j'ai ressenti d'une certaine manière. Les guillemets étaient là non pas pour nier le tort, mais pour le relativiser, étant donné que vous voyez du tort là où je vois un excès de langage (i.e. le poids du subjectif), et sur lequel je suis sincèrement revenu, quoique vous en dites.

J'ai l'impression que votre objectif est de montrer mon tort. Dont acte. Et après ? Dois-je vous faire envoyer une photo de ma potence ?
Stop! L'incident est clos. A mes yeux, du moins.

Henri Maler
Mille mercis pour cette intervention à notre nouvel aide-webmaster (que cet incident ne va sans doute pas réconcilier avec la pratique des forums).

Pour info, le message de Dominique Godin que j'ai moi, moi-même en personne supprimé, était une aimable bluette de trois lignes à base de sphincters, de charogne, et de puanteurs diverses, qui a chatouillé mes narines (je les ai délicates).
Je m'immisce 30 secondes.
Juste pour préciser qu'il serait dommage de penser que les incidents sur un forum le réduisent à cela. Une pratique de baffes rendues coups pour coups. Ce qui serait très réducteur, donc inexact.
Suffit de voir le nombre fois où le modérateur n'intervient pas. Il faut croire que partout ailleurs, ça se passe bien :-).
Même si vous trouvez que le forum est parfois "injuste" avec vous (entendu dans l'émission).

Du reste, que pensez-vous du nouveau forum évoqué par jeanphi, pour Acrimed, Daniel et Henri (l'un après l'autre, ne vous bousculez pas) ?
Avez-vous aussi un nouveau regard sur le forum, après lecture (que j'imagine attentive) de celui-ci; celui de l'émission, monsieur Maler ?

FdC
... enfin, évidemment, si ces questions sont jugées suffisamment pertinentes.
Je sais.
Si Henri Maler doit communiquer à ce sujet, il le fera selon toute logique dans le cadre d'@crimed, puisque seuls ceux qui y vont régulièrement, ainsi que les associés, seront potentiellement intéressés par la réponse. Et c'est normal d'ailleurs.

Je ne m'attendais pas, de toutes façons, à une réponse, même succinte, de Daniel Schneidermann.

J'imagine que les critères de sélection, pour en obtenir une, même sur un sujet qui ramène à un point de l'émission, sont très sélectifs.
J'ai toujours en tête mes interrogations où j'ai tenté d'attirer l'attention avec certaines questions dans le forum; elles ont pourtant été lues, car dans certains des fora concernés, il a répondu à d'autres. Et rappelons que la rédaction est aussi "constamment fourrée " dans les forums.
(on m'avait même cité, sans me nommer contrairement à l'usage, sur un billet évoquant les états généraux de la presse. Une broutille.)
N'oublions pas que l'@sinaute est "injuste": il faut donc le traiter en conséquence :-)

J'ai bien conscience de la virulence éhontée de ma question ci-dessus, remarque.
Je sais que je vais trop loin parfois.

Encore chapeau pour le non-forum, sinon. J'y retourne dès qu'il n'est plus en maintenance, voir un peu l'évolution.

Mille mercis pour cette intervention à notre nouvel aide-webmaster (que cet incident ne va sans doute pas réconcilier avec la pratique des forums).



Pour info, le message de Dominique Godin que j'ai moi, moi-même en personne supprimé, était une aimable bluette de trois lignes à base de sphincters, de charogne, et de puanteurs diverses, qui a chatouillé mes narines (je les ai délicates).


Délicates sauf lorsque ça concerne votre invité qu'on peut traiter de puant sans que ça vous dérange. Maintenant basta puisque Maler lui-même a clos la discussion.
soit! je n'en parlerai donc plus.
Une affiche de rêve : le "derby" de la crème du journalisme ! :-)

Adhérent/lecteur de ASI et d'Acrimed depuis 10 ans, ça fait plaisir de les frères ennemis se parlent à nouveau.

Ce qui se révèle un tout petit pas dans le bon sens, tant le ton demeure malheureusement cassant et défensif de chaque côté.

Dommage car j'aurais préféré assister à des éclairages croisés plus détendus et célébrant une réunification des forces dans le même sens.
Remarquable débat très pédagogique. Il m'a semblé que Henri Maler dominait . Il y avait du fond dans son propos.
J'ai apprécié qu'il revienne dès l'ouverture sur l'émission consacrée à Pierre Bourdieu, qui reste quand même une tache sur ASI.Par ailleurs, il est toujours resté très soft dans les flèches qu'il décochait à DS. Il aurait pu être plus précis et le mettre en difficulté. Il était l'invité et s'est comporté comme tel !
Quant à faire un parallèle entre ACRIMED et ASI, comme a voulu le faire DS en préambule, je crois que c'est impossible : le second est quand même plus "paillettes", traitant des sujets plus legers ( les humoristes, le film Avatar, etc ). Certes il faut intéresser, mais aussi divertir l'abonné.
En résumé, très bonne émission.
Bonjour,
J'attendais cette émission depuis la naissance d'arrêt sur images version internet... Enfin, la voilà!!!
Ceci dit, Il aurait fallu inviter Pierre Carles et/ou Serge Halimi, pour couronner le tout. Vous pouvez toujours le faire lors d'une prochaine émission...

Bien à vous.
Au sujet des forums chez @SI et ACriMed, Daniel S. a raison sur l'aspect importance des forums MAIS ... ce qu'il oublie de dire, c'est que la critique, et le débat n'ont pas forcément à avoir lieu sur LE site de l'association, de la société, donc sur l'hébergement. Sur internet l'information et sa contre-information, le fait et sa critique peuvent être désolidarisés physiquement et numériquement : cela ne les empêche pas d'exister.
Mal placé.
Je viens enfin de pourvoir suivre une émission dans son ensemble... car réglé le problème technique.
Merci à Hanri Maler pour ce long entretien et cette capacité à résister à un comportement que je n'attendais pas de Daniel. Pourquoi se sent-il systématiquement "attaqué" dès qu'une explication, que des exemples, qu'une réponse étaient esquissés par son invité. En tout cas, un vrai bonheur intellectuel d'être confrontée à une personne de cette qualité. MERCI
Réfléchissez également Daniel au si peu de place laissée à votre collègue journaliste dans ce débat?
Hanri Maler était il obligé d'être aussi imbuvable ?
Émission de qualité, particulièrement longue et instructive à bien des égards, où étaient notamment en présence 2 conceptions de l'acceptation de la critique et de l'autocritique.
Article publié sur http://www.acturevue.com

La question se pose souvent. A l’occasion d’une émission telle que Les infiltrés. A l’occasion des critiques acerbes lancées par Mélenchon contre les journalistes. A l’occasion des multiples confusions que certains médias que l’on dit journalistiques font. Ainsi se pose souvent, à ces occasions, la question de la qualification de ce métier. Ne faut-il pas un autre nom pour qualifier ce qui fait honte au journalisme ?

L’infiltration du voyeurisme

Le voyeurisme se propage peu à peu, un peu partout. D’abord par la petite serrure de la télé-réalité, pour enfoncer la grande porte du journalisme. L’émission Les infiltrés a été l’occasion de polémiques. Fallait-il que les journalistes de l’agence CAPA dénoncent 23 pédophiles interviewés ? A l’évidence, il est impensable que ces journalistes ne disent mots face à des viols qui vont, à coup sûr, avoir lieu. L’idée même de protéger ses sources ne se pose même pas.

Mais une question plus importante apparaît.
L’émission Les infiltrés relève-t-elle du journalisme ?
Le programme est en effet un mélange d’enquête (sur les forums pour ados et les modérateurs, les chiffres liés à la pédophilie sur internet, la cellule rattachée à la police qui surveille le net) et… des interviews de pédophiles notoires. Lorsque l’on regarde cette émission, l’on s’aperçoit très vite que les interviews des pédophiles n’apportent aucune information. Le fait de savoir de quelle façon le prédateur s’y prend pour violer un enfant ne relève pas du journalisme.
Là est la question. Comment doit-on qualifier le travail de personnes qui dissimulent sur internet leur identité en se faisant passer pour des filles de 12 ans (la police utilise le même procédé) pour trouver des pédophiles? Qui les rencontrent puis les interrogent de la même manière que des policiers. Pour enfin, les dénoncer, de la même manière qu’un policier.
Enfin quelle est la différence entre ce programme et l’émission qui existe aux Etats-Unis dans laquelle un présentateur aidé du public, traque des pédophiles, les piège pour ensuite filmer l’arrestation de la police ? Aucune !
L’opinion publique paraît désabusée face aux contestations du Syndicat National des Journalistes (SNJ) qui a critiqué les dénonciations et d'un collectif. Le débat ne se situe pourtant pas là. Bien sûr qu’il fallait les dénoncer. Mais le journaliste digne de ce nom ne doit pas se prêter au montage d’une telle émission. Fabriquée par et pour le buzz.

Le Buzz : Fléau de la profession

Cette volonté de créer le buzz, se retrouve partout. La rumeur qui devient peu à peu une affaire d’Etat sur le soi-disant double adultère du couple Sarkozy en est l’exemple parfait.
En effet, la presse internationale puis, France 24, et I télé, ont relégué cette fausse information à partir d’une source : Un blog hébergé par le JDD.fr. Et ce blog en question avait pour but, selon son concepteur, de « faire du clic », comme l’a rappelé Mediapart. Ainsi, le JDD qui vient de déposer une plainte pour savoir qui était à l’origine de la rumeur, nie dans le même temps qu’il a tout fait pour que des abus de la sorte se produisent (en motivant le buzz et le scandale).

Hélas, les exemples d’une presse poubelle sont légions

Les exemples qui salissent l’image de la presse ne manquent pas.
Lors du crash de l' A 330, la presse a l’interdiction d’approcher les familles des victimes qui sont regroupées dans un hôtel et toujours dans l’attente de nouvelles. Pourtant, une équipe d’Europe 1 n’hésite pas à usurper son identité pour rapporter l’interview d‘une famille en pleurs.
Les fausses vidéos du même crash de l' A 330, le traitement médiatique des émeutes de banlieues avec les voitures calcinées… ne sont que trop d’illustrations de la perversité d’un mélange. Celui de la volonté de faire de l’information avec celle de l’audimat.
Le journalisme devient ainsi un prête-nom que l’on attribue à tous les déchets médiatiques.

Au risque de nous répéter, nous pensons qu’il faut inventer deux choses :
Il faut d’abord trouver un nom. Un nom pour qualifier cet entre-deux que nous proposent aujourd’hui certains médias. Mix entre l’information et la télé-réalité, entre le voyeurisme et le sensationnalisme, entre le spectacle et la réalité. Comme le dit très bien Daniel Schneidermann : « Encore faut-il trouver un nom à cette pratique, qui se situe quelque part entre le travail de police et le reportage animalier » parlant de l’émission Les Infiltrés.

Ensuite, il faut une instance capable d’orienter, limiter et questionner le métier de journalisme. Un organe qui représente, face à ce quatrième pouvoir qu’est la presse, un contre-pouvoir.
Un organe qui puisse dire clairement que non, l’émission d’Arlette Chabot, directrice de l’information de France 2 sur l’identité nationale, ne relève pas du journalisme. C’est au pire le relai d’un piteux débat gouvernemental, au mieux un documentaire sur le cher et tendre ministre Eric Besson.
Un organe qui puisse mettre un holà à la contre-information ou à l’ambigüité de l’information (faux reportages de M6, ou fausses vidéos de TF1 et France 2 sur la Guerre Israélienne) et condamner la propagation de rumeurs non vérifiées.

Il n’y a qu’un exemple de cette idée de contre-pouvoir ou plutôt de critique de ce pouvoir : c’est l’émission animée par le journaliste Daniel Schneidermann, sur France 5 : Arrêt sur images.
Emission qui avait pour habitude de relever les incohérences, les mensonges ou erreurs des médias.
Cette émission n’a pas résisté au système télévisuel puisqu’elle a été déprogrammée suite à un conflit avec, Arlette Chabot (qui avait visionné avant diffusion, l’émission consacrée au couple Borloo Schönberg).
Cela traduit bien l’idée selon laquelle, celui qui s’aventure à vouloir imposer une éthique, mettre en lumière certaines dérives et faire un travail journalistique, n’a pas sa place au sein même de ce système.

Il faut donc lutter contre les pratiques qui dénaturent le métier de journaliste. Ce à quoi nous nous essayons sur Acturevue. Les émissions telles que les infiltrés, ont peut-être leur place à la télévision, mais sous un autre nom que celui de journalisme d’investigation.
Certains journalistes d’investigation, les vrais, sont actuellement en prison ou pris en otage.
Arrêtons les comparaisons hâtives et honteuses et trouvons un nom à ce qui n’est pas du journalisme.

D.Perrotin



Article publié sur http://www.acturevue.com
après 136mn et 56 secondes je ne connaît toujours pas acrimed........
et monsieur maler apporte un quelconque crédit à rue 89........!!!!!!. j'en suis bouversifié

attention , j'ai rien contre acrimed, mais pas de forum, dire que si les gens ne viennent pas c'est leur problème, mais quel mépris monsieur maler!!!! pourquoi ne viennent ils pas?

Daniel a raison, il faut chercher le débat, et le provoquer même, j'ai pas dis racolér!!!!, c'est sain!

pour terminer, moi qui suis un citoyen lambda, je connaît très peu bourdieu, j'ai eu l'impression d'assister à une conversation d'anciens combattants, devenus anciens ennemis? férus, et paradoxalement du 'copinage' 'jai lu tel livre sans le citer, conversation de salon, '
et Daniel a raison, même si meluche sur le fond a raison, on ne parle pas comme cela lorsque l'on est un personnage rompu au dialogue politique , surtout qu'après, melenchon vas se donner en spectacle à voici, j'allais dire un autre mot, mais la politesse me l'interdit.
et enfin, la presse à part @si et encore!!!!!! il y a belle lurette que je ne crois plus aux journaleux!,

j'aime @si parce que ds et ses collègues et amis ne nous impose rien, il décortique la presse, la dissèque, point parre, certes il et les autres journalistes ont leurs opinions, mais je n'attends pas d'eux qu'il me la délivre, je pense être assez grand pour me la faire,.. ds n'est pas mon gourou pas pus qu@asi

maler parle de psychanalyse je crois, assez parano le gars..., ds en revanche j'ose le dire brille par son honnêteté intélectuelle

merci encore Daniel pour cette bonne émission et merci à la dame dont j'ai mangé le prénom
J'ai eu du mal à ne pas éteindre mon ordinateur. C'était un concours d'égo, une guéguerre entre gosses.
Emission très "private". Mais j'ai enfin compris le malaise qui me saisit parfois sur ce site : DS nous explique que @si est moins une émission de "décryptage" que "d'information". CQFD… Ce Qu'il Fallait Dire (avant !)…
Trés bonne émission qui m'a fait m'abonner aprés temps d'année de retrait (par rapport à l'époque télévisuelle de ASI) moi membre d'un forum geostrategique.net.

Un retour en arrière nécessaire qui prend toute sa perspective à "notre époque". En effet reste t'il des émissions politiques ou de critiques des médias toutes tendances confondues à la TV? Non pas beaucoup.
Du coup il faut rappeler qu'au delà du statut, qu'ACRIMED se place dans une autre tradition; qui est un dialogue direct entre les hommes dans la vie en face à face.

C'est le débat entre un professionnel qui cherche à étre intégre (la critique de l'amateur étant de dire toujours partisan)
et un amateur sans moyen (qui cherche à étre aussi rigoureux en recommençant le BABA donc revenir à la source d'une profession)

Cela ne veut que dire qu'il y a recherche d'un chemin commun vers la vérité.
Bonsoir
Mais pourquoi cette émission devait elle durer beaucoup plus longtemps que les autres ?
S'agissait il d'un sujet si grave ?
J'ai surtout eu l'impression de règlement de compte entre deux vieux voisins plus ou moins amis - ennemis qui étaient tout les 2 passionnés .
Pour moi , abonné de base ces querelles sémiologique m'épuisent .
Le seul moment interressant m'a paru la fin de l'émission ou le monsieur d'acrimed aprés avoir passé son temps à faire la leçon sans la faire s'est mis a bafouiller sur le nombre de ses abonnés . Ca faisait 2 heures qu'il pronait une nouvelle rigueur dans la vérité .
Pitié ne refaites pas un pareil débat .
Bouh Diou ! Que de réactions ...

Merci à vous pour cette émission jubilatoire.

Je ne savais rien du "passif" entre les deux principaux protagonistes, rien à gagner d'un côté, rien à perdre de l'autre, nous autres @sinautes récoltons les fruits !
Querelles de chapelle, revanche à prendre ?
Quelle importance et on s'en fout !, merci pour le débat qui nous force à prendre du recul.
Voilà pourquoi je n'ai pas la télévision.
Je file découvrir l'émission de 1994 dont il est question dans le débat, ça fait très longtemps que je n'ai pas la télé ...

Bon vent.

PS : pour la bonne mesure, je fais un "copié-collé" de ce message chez Acrimed ...
J'ai une question : pourquoi est-ce que c'est péjoratif de parler de "PME de journalistes" ?

Suite à cette émission, si je n'étais déjà abonnée je le ferais de suite des deux mains. C'est bien la partie informative sans prise de position qui m'intéresse chez @si. Leur rôle d'analyse technique qui éclaire les informations d'un nouveau jour.

Merci à @si de nous laisser notre libre arbitre face à l'information.
Merci aussi de nous proposer des positionnements dans les chroniques.

Daniel,vous étiez en pleine forme, vous ne passez rien à votre invité ;-)
Bonne émission, Je connaissais acrimed et quelques parutions donc rien à dire sur Maler (ceux qui trouvent qu'il se la raconte... faudrait expliquer).

Sinon, sur le format, c'est très bien. Je pense qu'il ne faut pas rester bloqué sur le 52 mn. Comme vous le dites on est sur internet donc 2h ou + d'émission c'est bien. J'ai parcouru quelques réaction et je suis pas le seul à le dire.

Bonne soirée.
Je me suis abonnée il y a quelques jours. Et je ne le regrette pas : 2 h de débat très éclairantes. Ma conclusion? Asi est très utile, mais Acrimed est indispensable.
Après 20mn, on a tout compris : Acrimed soutient l'action de chômeurs et intermittents sur le plateau de "L'objet du scandale", Daniel Schneidermann renvoie aux "chroniques" personnelles qui, pour l'instant, n'en disent rien... Autre exemple : Acrimed prend à partie la meute qui s'est déchaînée contre Mélenchon. DS dit qu'Asi a fait la même chose. Il suffit de comparer l'article d'Acrimed avec toutes les infos d'Asi (peu analysées) et la seule prise de position, (faussement équilibrée) de DS. Qu'en pensez-vous?
j'ai rarement entendu quelqu'un qui "se la pète" comme Henri Maler
Autant l'émission m'a paru vraiment géniale, autant je reste dubitative.
J'aimerais bien savoir quelles étaient les motivations de ce M. Maler pour venir à une émission d'@si;

Quelqu'un d'aussi retors et aussi imbu de lui-même et de sa critique des médias ne venait pas pour débattre. N'avait-il pas un autre objectif ?
Je n'ai aucune idée de cette visée, mais je m'interroge. En tout cas, s'il voulait prouver qu'il ne pourrait pas s'exprimer exactement comme il le voudrait, c'est raté.

Quant aux motivations de DS, j'espère que c'était pour avoir un intervenant de tendance bourdieusienne dans les prochaines émissions, ce qui manquait cruellement, parce que s'il a dû en prendre plein la tête comme cela, il faut que ça serve à quelque chose. Le plus risible était quand HM lui disait "Mais il ne faut pas mal le prendre", alors qu'après il pleurait parce que Joffrin, qui est attaqué en permanence par Acrimed et le plan B, a riposté par un bouquin où il les traite de paranos.

Mais le dialogue, véritable, a vraiment permis à chacun de s'exprimer, avec des explications très fondées. Tellement bien que ça a failli tourner vinaigre entre DS et HM au début. Par chance, Anne-Sophie est intervenue et ça a été plus facile pour tout le monde. Et DS a vraiment pu s'expliquer

Mais franchement, ce bourdieusien m'a énervée, avec son sourire en coin et ses manières supérieures. Tout-à-fait typique de l'extrême-gauche. Je sais, j'ai fait des études, je fais des analyses très détaillées avec mes potes qui pensent et analysent comme moi. Et je comprends ce que racontait Bourdieu. Alleluia ! Je fais semblant de vouloir diffuser mes idées, mais au bout de presque quinze ans, des tonnes de papier et de discussions stériles, nous en sommes toujours au même point, à discuter avec ces mecs de la CGT et de SUD qui voient tous leur acquis sociaux partir en lambeaux les uns après les autres sans pouvoir rien faire. Sans parler de tous ces chômeurs qui crient famine. L'analyse du dispositif médiatique, ça leur fait une belle jambe, à tous.

Je ne souhaite pas discréditer le combat d'Acrimed, mais faire le fier pour ça, et prendre des attitudes supérieures, ce n'est pas très pertinent. Quand la grande révolution prolétarienne aura eu lieu, il pourra la ramener. La dernière phrase, c'est pour rigoler, évidemment.

Par ailleurs, moi je trouve que dans Bourdieu, il y a Dieu, mais il y a aussi bourde. Pour moi, ça règle le problème définitivement.

Je voudrais revenir sur le fait de consommer de la contestation. Cette façon de présenter les choses est assez satisfaisante, d'après moi. Je me considère comme une consommatrice de contestation. Tout simplement parce que je vis dans le monde réel, celui qui est très influencé par la télévision et par le dispositif médiatique. Je dois bosser pour moi et ma famille jour après jour, pour bouffer et pour faire des choses dont j'ai envie, je dois faire avec. Je regarde les actualités à la télé pour pouvoir savoir de quoi parlent mes collègues à la cantine. Forcément, je suis confrontée à ce monde-là. Et jour après jour, il m'influence, je me laisse aller à la facilité de penser comme tout le monde.
Si je ne faisais pas partie de ces personnes qui sont des consommateurs du segment des produits de contestation, livres, journaux, Internet, et j'en passe, je ne serais pas en mesure de continuer à penser comme je pense. Et d'entretenir ma réflexion et la maintenir toujours en alerte. Sinon, le système médiatique m'aurait engloutie depuis longtemps dans le consensus mou. Je serais passée à autre chose. Peut-être militante au PS. Non, je rigole.

Lorsque mon fils sera élevé et ma santé meilleure, je me tournerai de nouveau vers le militantisme. De néo-zapatiste que j'étais, je me tournerai sans doute vers une association genre RESF. Mais en attendant, il faut bien entretenir la flamme.
J'espère seulement que d'ici là, Acrimed aura permis de faire disparaître entièrement lémédias tels qu'ils sont aujourd'hui, que le grand soir sera arrivé, parce que devoir me trouver de nouveau en face de ces mecs qui soi-disant veulent l'égalité et n'ont jamais réfléchi, même une seule seconde, à leurs pratiques de pouvoir (ne faites pas de psychanalyse !) et à leurs motivations profondes, et s'enferment dans leurs comportements sectaires (Non ! Ne parlez pas de Dieu pour Bourdieu !!! Sauf que les gens crient où ça fait mal ) sans même sans rendre compte, ça me débecte. Ce qui est le plus dur, dans le militantisme, c'est de devoir se faire suer avec des cons pleins de soi-disant bonnes intentions et surtout avec leurs querelles de chapelle. Leur sens de la tactique, ils l'emploient contre leurs amis potentiels, ils y gâchent leur énergie, et après, l'objet de leur combat, ils sont trop épuisés pour y réfléchir sainement.

Bon ! Mais quand il faut, il faut !

Quant à l'outil internet, ses potentialités sont évidentes et colossales. C'est le village global dont parlait Mac Luhan. Le tout est d'y organiser l'agora. Mais il ne faut pas s'imaginer que tout nous sera donné dans le bec uniquement parce que nous avons bien compris Marx, Marcuse et Bourdieu. Il faut aussi construire et DS s'y emploie admirablement. D'ailleurs, je ne connaitrais pas Acrimed sans @SI.
Ou peut on trouver la liste des livres?
J'ai adoré l'émission, bien évidement, y'a de quoi creuser et je n'en dirai pas plus avant de l'avoir revue, voir re-revue, même pas sûr que j'ai quelque chose à en dire. mais merci pour ce moment d'inspiration profonde et de franc parlé.

et sinon merci aussi à Mr Maller d'avoir clarifié les choses concernant le métier de journaliste (1h09)

HM : le critère de la professionalisation, c'est être payé par un média, qui est un média professionnel, ce n'est absolument pas, et ce n'est pas forcement un mal, ce n'est absolument pas de faire preuve d'un compétence particulière .... d'accord ?"

(Silence de 3 secondes)

DS : ah y'a pas d'examen oui .. non, non y'a pas d'examen"

C'est un soucis non ? Je ne dis pas qu'il faudrait un examen, mais je m'interroge comme Acrimed l'à déjà fait dans un article consacré à l'accès à la profession de journaliste aux états unis, il semblerai qu'une des conditions pour accéder au statut de journaliste là bas soit en premier lieu le pognon. je reposte le lien pour ceux que ça interesse. :

Acrimed - Les coûts de l’accès à la profession de journaliste

Donc je repose la question, et en France ? comment se passe un parcours pré-journalistique ? Les écoles sont elles payantes ? comment se passent les stages, les premières piges ... etc.

Sinon je vais sans doute revisionner l'emission avec des proches mais il est vrai que je vais devoir souvent faire pause pour expliquer ou montrer les vidéos dont vous débatez au long de l'émission, c'était quand même une emission pour les @sinautes assidus avant tout.

Et comme j'en suis un, je le redis, j'ai adoré cette émission. Merci encore.
Ouf!
Une émission fatigante. Intéressante, mais fatigante. J'imagine que DS devait être épuisé après ces 2 heures. J'admire la sincérité dont il a fait preuve pendant cet exercice.
Cela dit, cette émission montre l'intérêt d'inviter des théoriciens des médias.
A ce propos, en tant qu'hondurassien assumé, je signale qu'actuellement Michel Collon est en tournée de conférence en France. Peut-être accepterait-il une invitation d'@si pour évoquer le traitement médiatique de l'actualité en Amérique latine? Ou celui du Proche-Orient (ses conférences s'intitulent "Israël : comment en parler?")
ACRIMED mérite des sous. Au vu de ce qu'apporte l'association, il est injuste qu'acrimed paie le prix de sa gratuité... Pour ceux qui en ont les moyens et qui ne leur ont jamais donné comme moi jusqu'à il y a peu, un rattrapage s'impose.

Un grand MERCI pour ce qu'ils font.
impression générale: j'aurai aimé que Daniel Schneiderman coupe moins la parole à Henri Maller et se sente moins "mis en procès" par la moindre de ses réflexions. On est assez grand pour faire nous mêmes les restrictions mentales à ce que dit Henri Maller.
. Un truc qui me surprend, c'est qu'Acrimed n'accepte pas les forums. Pour une assoc essayant de briser le silence médiatique sur les médias, je trouve ça fort de café!.....Les réunions publiques favorisent par exemple ceux qui prennent facilement la parole en public évidemment (et Bourdieu a souvent évoqué cet effet d' auto censure par la parole en public qui frappe souvent les "petites gens")
Les réactions sur les forums donnent l'occasion à des gens timides qui ne s'exprimeraient pas aussi bien en réunion publique de s'exprimer. Bien sur, dans les deux cas (en public ou sur les forums), la condition implicite est la capacité à s'exprimer correctement, par écrit ou par oral. Ce n'est donc pas l'idéal, mais au moins les forums limitent-ils un peu ce monopole de la parole par les "grandes gueules" qui revient en boucle dans les réunions publiques.
Vu une première partie de l'émission (jusqu'à 01h10 ~)...
.. elle porte bien son nom: "le match" :-)
D'entrée de jeu, Henri Maler évoque Bourdieu dès les 3 premières minutes...
Daniel Schneidermann se paie un round d'observation d'environ 25 minutes, et après c'est parti, et dans le bon sens.

L'une des meilleurs émissions d'@si que j'ai vues depuis mon abonnement, j'invite vraiment le plus d'@sinautes possible à la voter d'utilité publique, afin qu'elle soit visible au maximum. (si ça se trouve elle l'est déjà, je n'ai pas vérifié hors-connexion).

Les refondations du décryptage sont nettoyées en profondeur, et je penche davantage comme DS quand il évoque le complément des deux sites, que lorsque HM pose la situation en terme de conflit (qu'il oppose au consensus).

Bravo Anne-Sophie pour les interventions "right time at the right place", et j'ai été impressionné par la fluidité avec laquelle vous vous êtes glissée dans la peau de co-animatrice après avoir temporairement suspendu celle de chroniqueuse.
Vous et DS formez vraiment un très bon duo, j'ai envie de dire: Raahh lovely, avec tout le flegme qui me caractérise à cette heure tardive.

Henri Maler, quant à lui, est extrêmement précis, ce qui est une de mes qualités favorites en expression orale et écrite.
Aucun amalgame, aucun malentendu réellement possible, il est redoutable, c'est une machine de guerre ce type ;-)
Il est l'une des raisons pour lesquelles j'ai adhéré à l'association ainsi qu'au soutien d'Acrimed l'an dernier, et que je le serai également l'an prochain, sauf couac sérieux du site ou de mes finances.

Il faut vraiment que des sites de cette trempe puissent se mettre en phase, sur une sorte de ligne effective de contre-pouvoir médiatique conséquent, face au danger et aux estafilades que subit constamment la démocratie de l'information, réellement depuis Sarkozy, un autocrate comme la France n'en a pas connu depuis plusieurs décennies. Et n'en déplaise à Tocqueville. Les faits sont les faits, et l'émission prise en citation, de Guillaume Durand est en effet un parfait exemple de parodie de libre-expression.
[large]@[/large]si a choisi, comme le rappelle DS, de laisser la lecture des faits à la libre-interprétation des observateurs-acteurs que nous sommes (le nombre de personnes que je connais personnellement et professionnellement qui se foutent, voire ignorent totalement le problème, m'accable autant qu'au premier jour où je m'en suis rendu compte).
Depuis des années que l'opposition se mord le nœud à se décrypter elle-même plutôt que s'unir face à un rouleau compresseur, dont on se demande s'il ne s'octroie pas des pauses extra-syndicales afin d'admirer le spectacle avant de poursuivre son travail de sape...
...
Quels que furent les "contentieux" @si-Acrimed, j'espère que les dossiers extirpés durant cette première moitié d'émission que j'ai visionnée ce soir (plus de 4h de chargement, je suis ravi de ne pas avoir eu de coupure de ligne quand je suis arrivé à 98% !) ont été classés, et qu'on puisse enfin passer à autre chose, et regarder tous aux mêmes endroits: les fissures et autres brèches dans lesquelles s'infiltrent les séides de l'actuel pouvoir *, métaphoriquement parlant.

J'ai envoyé un message la nuit dernière, en mail-réponse du même tonneau, à Acrimed.


Bon, il me reste la seconde partie à visionner, donc sous réserve que je ne parte pas en live dans un second commentaire à la suite de celui-ci :-)

Et au passage, je prends le pari que la suite ne me décevra pas.
(le seul vœu direct que j'ai à formuler sur ce forum, je ne le ferai qu'une fois, c'est que Djac Baweur continue de poster ses précieux commentaires - mais ce n'est pas moi qui commande).

@ suivre...

Je m'en vâ de ce pas m'adonner à mon jeu en ligne préféré avant la nuitée (Nadeo pour ceux qui connaissent).



* Formule épique dont j'ai le secret
J'ai réussi - même si ce n'est pas forcément un exploit - à regarder l'acte I hier soir.
Ça commençait mal. Les premières paroles de Maler pour dire qu'il est heureux d'être là seul et pas face à Cavada et je ne sais plus qui encore, histoire d'évoquer LE crime impardonnable pour tout "Acrimedien" de DS de n'avoir pas reçu Bourdieu comme un pape. DS, qui quelques années plus tard aggrava son cas, en invitant seul Messier pour lui servir évidemment la soupe. Le JMM s'était plutôt montré sous un jour ridicule, mais qu'importe, l'acte infâme était constitué - il avait été reçu seul lui.
Même si je suis d'accord avec un autre asinaute qui dit (en gros) plus haut que l'objectivité est une chimère qu'il est vain de chercher à atteindre (peut-elle seulement exister ?), je ne viens pas sur asi pour du prêt à penser. Il y a tout un monde quand même entre le militantisme éhonté, et la façon dont on peut présenter le plus objectivement possible une information, en étant conscient de ses limites.
Sur ce site, j'aime les émissions et les chroniques, mais je n'aimerai pas qu'il n'y ait que ça : les chroniques ...
DS face aux critiques s'est senti obligé à une époque de remettre en ligne l'émission avec Bourdieu, où personnellement, je n'ai pas vu matière à la violence verbale qui s'est déchainée dans les forums d'alors. Il n'y a pas eu de "crime", du moins je ne l'ai pas vu. Allez savoir, je suis peut-être une malvoyante ...
En tout cas, si ce qui est dit est loin (très loin même) d'être inintéressant, ce Monsieur Maler laisse entrevoir un bon potentiel de personnage insupportable. Anne-Sophie arrive. Ses yeux vont-ils jeter des éclairs ?
Et désormais, une autre question me taraude : DS poussera-t-il le masochisme un jour jusqu'à inviter Pierre Carle ?
Emission vraiment très intéressante pour ce que j'ai pu en écouter car je ne suis pas encore allée jusqu'au bout... il faut dire que je suis allée faire un tour du côté de l'émission d'ASI de 96.... Il est maintenant un peu tard... Un peu de repos nécessaire pour écouter avec attention la suite... et probablement tout reprendre à tête reposée à un autre moment.
Tout cela est très enrichissant. Un grand merci.
Grande classe de Mr maler qui m'as convaicu d'aller chez acrimed
schnedeirman et sa chroniqueuse sont sympas mais que sympas a cote
L'etrange sentiment d'une realite a front renverser , les pros(asi) donne l'impression de jouer aux billes
, les non-pros( acrimed ) font "le poids" , la difference......
Finalement tout ceci est tres revelateur de qui est schnedeirman---un gamin megalo , ça a un certain charme
Yaurait-y moyen d'inviter a diner sa delicieuse chroniqueuse.....?
"Acrimed et @si, c'est une vieille histoire."
C'est bien pourquoi cela a donné l'émission d'ASI la plus somnifère dont j'ai mémoire....
OK l'abcès est crevé, on passe à la suite...
Cette opposition entre les principes fondamentaux d'@si et d'Acrimed constitue pour moi le cœur du débat. Ainsi Maler souligne-t-il, dans la première partie de l'émission, la posture éditoriale d'@si (tenter de décrire des faits, être objectif, etc) pour mieux la dénoncer.
Cette critique de Maler porte en fait sur la question de "l'objectivité" journalistique, prise dans le sens d'une relative neutralité politique. Ce que Maler reproche chez @si, c'est une certaine "mollesse" politique et un travail qui ne serait pas aussi militant que celui d'Acrimed. Maler réprouve donc cette retenue dans la ligne éditoriale d'@si car elle lui apparaît comme une faiblesse, une manière de ménager la chèvre et le chou et qui conduit à être, au nom d'une certaine "objectivité", bien moins critique et bien plus jésuite. Maler estime qu'Acrimed est bien plus affûtée qu'@si dans le travail de critique des médias. Sa prétention voilée est là et en un sens, sa critique porte.

De nombreuses critiques des contenus d'@si ont eu lieu sur les fameux forums. Citons pêle-mêle : le manque de traitement des problèmes sud américains dont le fameux Honduras et les @sinautes catalogués "Chavistes", le traitement critique d'une actualité médiatique souvent stupide ou complaisante (de l'enfant de Rachida Dati en passant par Domenech ou encore les plateaux de journalistes éditocrates défendant la politesse dont Peillon n'aurait pas su faire preuve).
Bref, tous ces sujets traités ou non traités par @si et fortement critiqués dans les forums l'ont été dans des termes proches de ceux de Maler. En gros : "vous êtes trop mou dans la dénonciation de l'establishment journalistique et à force de calquer vos sujets sur le contenu effectif de l'actualité médiatique, vous en êtes parfois réduit à propager la vacuité ambiante et l'occupation de l'espace par des non-sujets". Le refus du militantisme condamnerait-il au conformisme ? C'est en tout cas l'opinion que je prête à Maler et la critique qu'il formule selon moi ici.

Quelle est donc la ligne de défense de Daniel dans cette affaire ? Elle réside selon moi dans la volonté de transmettre un message le plus objectif possible et de considérer qu'@si n'est pas un organe politique. Pour la faire courte, il dirait en substance :"Je vous donne les armes et les faits, faites-vous votre opinion par vous-même !"

Si on s'en tenait là, je donnerais volontiers raison à Maler. La recherche de l'objectivité et l'idée défendue par DS, que l'@sinaute doit se faire sa propre opinion à la lumière de faits dont @si serait un simple "rapporteur" relativement objectif, est à bien des égards un leurre. La neutralité n'existe pas, l'objectivité journalistique non plus. Même en tentant d'être factuels et argumentés, les contenus d'@si correspondent toujours à un choix éditorial, par exemple : pourquoi parler de l'enfant de Dati et pas du Honduras ? Là, quoi qu'on dise, il s'agit d'un choix, d'une opinion qui marque bien la limite, même quand on est de bonne foi, de l'exercice d'objectivité journalistique. La subjectivité de l'équipe et de son capitaine sont inéliminables des contenus du site. Ce que l'on peut résumer en disant que tout contenu est toujours un contenu militant, ne serait-ce que par omission de sujets considérés comme secondaires. "Secondaires et pourquoi donc ?", vous demandent les chavistes énervés sur les forums.

Nous pouvons marquer une étape et considérer à la lumière de ces exemples, tant la subjectivité des contenus du site s'y révèle en pleine lumière, que le refus du militantisme est impossible.

Donc @si est, à sa manière, un organe militant. A l'instar du 20h00 de Pujadas, qui est également un organe militant, même s'il va dans le sens du conformisme de l'époque. (Voir à ce propos les chroniques de Judith sur les fameux JT : http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=2276
http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=2332)

Dans ce contexte, la position de DS, qui consiste à faire croire que le site ne ferait que donner des faits pour que chacun puisse se faire son opinion, me semble intenable. @si aussi est militant, qu'on le veuille ou non.

Cependant cette posture "professionnelle" défendue par DS provoque des dommages collatéraux. A force de ne pas assumer la part militante du travail journalistique, @si se refrène, limite ses champs d'investigation, n'invite pas certains sociologues ou philosophes politiques dont les propos engagés, s'ils venaient à se répéter dans les émissions, nuiraient à ce souci d'objectivité dans les contenus du site.

Il est pourtant significatif à cet égard, et soi dit en passant, de constater que les forums les plus actifs sont souvent ceux de Judith qui, justement, donne une opinion tranchée et assumée, parfois provocatrice, sur les sujets qu'elle traite.

Mais là où je ne suis plus du tout Maler et où DS me semble bien plus juste, c'est dans le rapport à la critique participative telle qu'elle s'exprime dans les forums d'@si ou dans les questionnements honnêtes que DS soumet régulièrement à la foule des @sinautes. A mon sens, DS a raison de voir dans le débat libre, entre interlocuteurs non choisis, un dispositif qui permet de faire émerger des opinions, des analyses, des nouveautés. Là où, a contrario, Maler me semble avoir une vision un peu dogmatique, cherchant à plaquer sur des réalités sociales mouvantes une grille de lecture théorique toujours dangereuse et dans laquelle il n'y a que peu de place pour la nouveauté ou les avis contraires. L'action politique et militante dont Acrimed s'enorgueillit est peut-être là, sur les forums d'@si, manifestant dans le site même, une ouverture fondamentale à la critique et au débat.

Cette ouverture de DS non seulement à la critique mais à l'auto-critique m'apparaît comme une capacité fondamentale. Elle conditionne l'étonnement, le fait de se laisser surprendre, bien loin du ton parfois pontifiant de Maler.

J'ai réfléchi récemment au sens que prenait pour moi le paiement d'un abonnement à @si. Quand certains @sinautes réclament des contenus ou font du chantage à l'abonnement (auquel vous vous soumettez parfois en vous guidant à l'audimat), je préfère payer pour vous donner une liberté de ton, pour que vous puissiez assumer une subjectivité éditoriale plus grande et remplacer avantageusement cette illusoire objectivité par une honnêteté journalistique bien plus réaliste et dont vous êtes déjà bien pourvus.
Comme le signalait Djac plus haut.
Djac qui, selon moi, a tort de ne pas se réabonner.
Intéressante émission , je vous suis quand vous parlez "d'influence" plutôt que "d'impact" médiatique.
D'accord Daniel, le net est le prochain vecteur, la preuve, les livres dont vous avez parlé qui seraient restés sous le manteau et qui maintenant ont "windows" sur rue.
Sommes-nous les graines ?
Ok, régler les comptes, solder les vieilles querelles, c'est bien.
Mais, Asi, pourriez vous expliquer à Acrimed qu'une campagne de don via paypal c'est un peu plus prometteur que ça:
http://www.acrimed.org/article3349.html
Voilà qui serait particulièrement magnanime. Limite militant, il est vrai.
Ça y est, émission vue entièrement...
Merci à tous, le temps de digérer tout ça, maintenant.

Des émissions de long format comme ça, j'en veux bien d'autres...
@Daniel

Vous évoquiez durant l'émission la prochaine publication des comptes d'@si, et l'équipe : 1 Capitaine, 4 journalistes + 4 chroniqueur(e)s, 1 déco-réalisateur, 1 webmaster, 1 documentaliste ( j'espère n'avoir oublié personne ).

En l'état actuel du nombre d'@sinautes, et des phynances du site, estimeriez-vous « raisonnable » de recruter un ou plusieurs nouveaux matelots ?

À combien évaluez-vous l'augmentation du montant de l'abonnement, à nombre d'@sinautes constant ( nous espérons tous que notre navire s'agrandisse ), pour recruter 1 ou 2 personnes supplémentaires ? Personnellement je serais prêt à accepter une augmentation de 33,33% ( i.e. 2 euros / mois ) pour développer tel ou tel axe, par exemple des enquêtes au long cours, nécessitant une attention particulière et focalisée.

Se poserait alors, ou plutôt au préalable, la question de savoir quel profil recruter et pour faire quoi ? Le fait de travailler plus en profondeur les sujets économiques aurait ma préférence mais on peut imaginer bien d'autres pistes tout aussi intéressantes.

J'imagine que vous vous posez ces questions tous les jours ( en vous rasant ;-).

Souhaiteriez-vous nous faire part de vos réflexions à ce sujet ? Pourrions-nous en discuter collectivement ?

J'invite les @sinautes à nous faire part de leur avis sur le développement du site.

Moussaillons, souquons ferme !
2h1/4 pour pas grand chose.Les "je pourrais vous dire, mais je ne vous dirais pas" c'est réellement insuportable.

Vous aviez décidé de ne pas parler du livre de Joffrin sur ce site car vous l'aviez jugé ininterressant,ok,mais alors
pourquoi avoir invité cette personne?
Un soupçon d'Acrimed dans de l'@si, c'est pas désagréable.

On a besoin et des intellectuels militants d'Acrimed et d'un bon vulgarisateur au sens noble du terme comme @si pour nous aider à rester éveillés et A.-S. J. est une excellente diplomate.
Bon oui, y'a pas de forum chez Acrimed alors je poste ici ;-)
Concernant l'émission de Durand je viens de lire ce témoignage sur Acrimed http://www.acrimed.org/article3364.html
Il y a deux lignes que je ne comprends pas :
- un permittent coûte deux fois moins cher qu’un CDI ;
et
- les jours de congé et de maladie sont entièrement pris en charge par les Assédics.
Je me demande comment un "permittent" peux coûter deux fois moins cher, perso avec mon asso quand je salarie un musicien ou un technicien ça me coûte au contraire plus cher en cotisations.
De plus je ne vois pas ce qu'il veut dire avec les congés et les maladies, puisque l'employeur cotise 14,70% (contre 10% pour les salariés classiques) aux "congés spectacles" qui rémunèrent le salarié en congé et que pour la maladie c'est la sécu comme tout le monde, et c'est aussi plus cher pour l'employeur en cotisations. Je vois pas ce que vient faire l'Assedic là-dedans.
Pour moi le seul avantage pour l'employeur de truander la législation avec ce genre de contrat, c'est la possibilité de jeter le salarié à chaque fin de contrat, et rien d'autre.
Ou alors il y a un truc qui m'échappe, bref, si quelqu'un peut m'expliquer je suis preneur.
Bouh, plus de deux heures d'émission, un sujet alléchant, un forum qui confirme et un écran qui reste noir. J'ai abandonné l'idée de regarder en version longue - pas moyen de démarrer et de sélectionner le SD. Là je viens péniblement d'accrocher l'acte 1, qui a démarré au bout d'une éternité, et qui se traine, que j'ose même pas lancer le machin, avant que la jauge ait parcouru les trois quarts du chemin. Et en plus il y en a huit. A bas le pseudo haut débit des iles lointaines ! Mais on ne va pas se laisser abattre. J'y mettrais le temps qu'il faut, mais cette émission, je la verrai de bout en bout ;-)
J'ai comme idée que ce forum va battre un record, au moins en nombre de messages. Pour le reste, en général, asi vs acrimed, ça part en sucette. Ça pourrait changer ?