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"En thérapie" : "Les traumas nationaux entrent dans l'intimité"

Une fois par semaine sur Arte, nous sommes tous en thérapie grâce à une série qui, bien qu’elle fasse écho aux attentats de Paris en 2015, a trouvé sa place dans un autre contexte déprimant, celui du Covid, du confinement et de nos solitudes. Cette série, c’est "En thérapie", dont les chefs d'orchestre sont les producteurs et réalisateurs Eric Toledano et Olivier Nakache. Cette série attire de très nombreux téléspectateurs et internautes. Sommes-nous les patients, sommes-nous le psy ? Peu importe, nous avons trouvé un lieu qui à la fois exprime et guérit nos angoisses. Comment la série israélienne d'origine, "Be Tipul" adaptée dans 19 pays, a-t-elle été transposée dans un contexte français ? Comment cette version française a-t-elle été fabriquée ? Nos invités ne sont nuls autres que trois des cinq scénaristes de la série, dont les deux chefs scénaristes, David Elkaïm et Vincent Poymiro, accompagnés de Pauline Guéna - les deux autres scénaristes sont Alexandre Manneville et Nacim Mehtar.

Commentaires préférés des abonnés

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Je n'ai pas encore regardé l'émission mais je ne résiste pas à partager avec vous cette perle lu dans Télérama cette semaine au sujet de cette série.


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Je savais pas que je regardais post-pop ! In Treatment et The Affair très bonnes séries. Mais par contre l'émission.... La France pas interventionniste, j'ai bien rit. Les scénaristes qui nous explique qu'ils relisent les scénars des autres pour pas merder la série : j'ai bien rit. Déjà que la bande annonce montrait toute la série si en plus on en voit de nouveaux extraits... Mais Emmanuelle Walter, êtes-vous journaliste ou juste fan de série de parisiens ?
Aucune perspective, sur les attentats, la relation avec la police (puisque vous ne vous êtes intéressé qu'à Reda Kateb), le milieu des séries pendant le confinement, on a quand même effleuré le sujet des scénaristes pas contents sans trop comprendre pourquoi en plein milieu d'émission. C'est bien ça change du virus mais faut essayer de faire une vraie émission arrêt sur images la prochaine fois !

J'ai regardé la série suite à l'émission pour me faire ma propre idée. Les personnages sont excellents, j'ai beaucoup aimé leur évolution et tous leurs petits travers. Mais j'ai la sensation que les scénaristes ont trop voulu casser l'image du psy parfait qui saurait tout et ferait tout très bien, et c'est dommage (mais sa relation avec sa "contrôleuse" jouée par Carole Bouquet est détonante). Ca me semble trop manichéen (peut-être ai-je tort?).


Belle surprise avec le personnage du mari (la thérapie de couple) et la jeune nageuse (qui ressemble à certains égards à Laure Manaudou à 17 ans aux JO). 

Je voudrais juste remercier particulièrement Pauline Guéna et Reda Kateb pour le personnage qui m'a le plus bouleversé, Chibane. Extraordinaire de vérité. Merci.

Magnifique analyse de Hassina Mechaï sur orientXXI de  la série en thérapie : 


"si les quatre autres personnages en analyse sont des êtres individualisés portés par une trajectoire de souffrance singulière , Chibane est avant tout un être sociologique." Elle parle de la grille culturaliste , de la vision manichéenne et dépolitisée, le retour de "l'homme arabe" , l'éternel suspect ... etc... 

 

 A  lire .

C'est la première fois depuis le paléolithique que j'abandonne une émission encours de route.

Je dirai même plus : “une belle opération de promotion”. J'attendais un peu plus de recul critique… Je n’ai pas regardé jusqu’au bout.

Je rêve où l'on mélange allègrement la psychologie et la psychanalyse ? Surtout que la série n'a pas l'air de traiter de psychanalyse dans le fait, mais en utilise le nom.
Ça aurait quand même été intéressant de creuser ce point non ?

Depuis qu'Emmanuelle Walter a pris le pouvoir, les émissions ne m'intéressent plus. Les thèmes Bobos de Paris ont remplacé les analyses et les discussions entre personnes compétentes. Cher Daniel, pourriez-vous vous inspirer d'Emmanuel Taddeï? Sinon, j'aurai le regret de me désabonner.

Je vois que de nombreux commentaires sont durs. Eh oui, l'exigence de critique est haute chez les asinautes. Et je rejoins globalement les critiques sur l'émission, on a l'impression d'un moment d'autosatisfaction et de promotion, sans aucun recul. 


Sur la série, elle se regarde bien, notamment grâce à des dialogues travaillés et d'excellents acteurs. Mais une fois le visionnage achevé, on ne peut s'empêcher de constater qu'on a regardé une série bourgeoise et consensuelle, une série époque Hollande I. On aurait pu voir Hollande et Gayet sur ce canapé. Enfin, tout ça était quand même prévisible au vu de la production.


Sur la "fronde" des scénaristes, ah ben oui. Mais le problème, c'est toujours la production, c'est eux qui ont l'argent, c'est eux qui décident. Et eux vont te dire que c'est ou le public qui décide, ou le "regard de l'auteur", mais un auteur bien choisi bien sûr. Ça me rappelle Carrère (oui, Carrère!) qui se plaignait d'avoir été foutu dehors lorsqu'il bossait au scénario de "Revenants", au profit de jeunes loups ambitieux qui ont ôté tout intérêt à la série. Frédéric Pierrot est d'ailleurs au casting, coïncidence.


Dès la présentation des "invités" (les scénaristes, en toute objectivité !), j'ai su que je ne pouvais pas m'attendre à un point de vue critique qui m'éclaire sur mes propres réserves : une psychanalyse c'est autre chose ; un psychanalyste c'est autre chose... Une bonne série (si ça existe) c'est autre chose !

On aurait pu s’attendre à ce qu’un travail préparatoire à une émission 

où il va être question des « névroses traumatiques » (c’est ainsi que

 se nomment les troubles qui surgissent lorsqu' on est soumis aux violences

 d’une guerre,  d’un attentat, d’un accident), soit établi, pour qu’on

 ne vienne pas parler de psychanalyse à ce propos.

 

Qu’une série de télévision face le choix de l’amalgame entre : 

Psychothérapie, expertise, psychanalyse, cela ne me choque pas, 

vu la place réservée à cette dernière depuis quelques décennies. 

Venir titiller le spectateur sur le plan des affects cela est « de bonne guerre », 

mais comme l’a montré une « Asinaute » ( benedicte vidaillet ),

Cela n’a aucun rapport avec la psychanalyse.


De grâce essayez d’imaginer autre chose, essayez de penser 

que l’être humain n’est pas  juste constitué d’un moi,

 toujours prêt à « maîtriser » nos actes, nos affects, notre paraître.

 Mais qu’il se débrouille aussi avec un inconscient

 (les 9/10 ème  de son être pensait Freud),

 et que ça, c’est sa richesse, l’essence de sa singularité.


Une série de télé ne peut absolument pas en tenir compte, 

des journalistes eux ne devraient-ils pas se demander pourquoi ! 

Pourquoi une patiente demande à Freud 

qu’il se taise, pourquoi il fait le choix de privilégier la voix au regard ?

Pourquoi on peut avoir besoin de soins, de toutes sortes de soins, d’une part,

et d’une expérience (une aventure)  autre, dans un autre registre ?

             Les psychanalystes ne sont pas tous des médecins !

Pour revenir au sujet,  j'étais de mon côté contente de voir une émission sur un sujet" plus "léger" et je trouve que d'avoir choisi comme angle la fabrication de la série est un bon exercice de décryptage. Intéressant de connaître le rôle des scénaristes dans les séries (j'avais en effet davantage entendu parler de Nakache et Toledano pour En thérapie) et de voir toute la réflexion sur l'adaptation par rapport à celle d'origine.


Mais je reste quand même un peu sur ma faim, je ne sais pas pourquoi. J'ai peut-être simplement été influencée par les commentaires que j'avais parcourus avant de regarder l'émission... 

Comme d'autres commentaires, le peu de prises de parole de Pauline Guéna m'a un peu gênée et m'a fait penser à ce vieil article du Monde, qui je trouve est important à lire, que l'on soit un homme ou une femme : 


https://www.lemonde.fr/societe/article/2017/03/02/manterrupting-sexisme-sur-la-voix-publique_5088231_3224.html

Chaud.... J'en suis à la bande annonce, j'ai juste envie de quitter.... Ca sent tellement le réchauffé, le revu et resucé mille fois... Bon, allez j'essaie.


Beinh, fatigué des neurones, je mate sur Härte (chaine du repentir) Replay -Miss Patricia- quelques épisodes de la scierie.


Premier réflexe, je cherche l'âge de Mélanie Thierry et je me marre : 39 ans la ouin ouin ! Ça ne colle pas.


Après quelques "28 minutes" d'analyses en souffrance, je me lasse et me casse. 


Vu "Bè Tipoul" et me suis laissé piéger par "In Treatment". Rien à voir avec le Traitement français.

Et sur beaucoup de point.


Et entièrement d'accord avec Camille Bolivard sur le remplacement d'un militaire par un policier  de la BRI. 


Sur ce, je vais m'auto-suicider. 

A lundi si le coeur vous en dit !


Deux hommes scénaristes (David Elkaïm et Vincent Poymiro) dénoncent la personnalisation médiatique de deux hommes réalisateurs (Eric Toledano et Olivier Nakache) qui invisibilise leur travail.


Et que se passe-t-il avec la troisième invitée, Pauline Guéna, femme scénariste ?


Au vu des plans larges, elle a plein de choses à dire mais on ne lui donne la parole que pour moins de 1% du temps de l'émission (6 minutes 10 secondes sur 76 minutes).


Même dans une émission de décryptage des médias, animée par une femme journaliste, le réflexe médiatique de la personnalisation masculine des rôles prime sur une parole plurielle et collective.


Quel dommage...

Bonjour,

je fais partie des amateurs de la série que je trouve excellente. Je regrette que vous n'ayez pas pointé le question de la sous-représentation des femmes parmi les auteurs: une seule parmi les sept scénaristes et aucune réalisatrice sur cinq! En 2021, c'est extravagant, surtout pour une série qui parle de la vie et de ses drames, des fantasmes, des rêves, des parents et des enfances. Pendant l'émission, la parole de la scénariste n'a pas été suffisamment sollicitée par Emmanuelle Walter qui a beaucoup privilégié les deux hommes dans l'adresse de ses questions: d'ailleurs le temps de parole de Pauline Guéna est assez faible et de manière significative, quand elle s'exprimait de manière passionnante, elle semblait chercher dans le regard de son comparse sur le plateau comme une approbation de ses propos. Il n'en faisait pas de même bien sûr. Il y a du chemin à parcourir pour atteindre la parité. Et à ce titre, nous sommes tous perdants. 

Dans une émission traitant d'une série qui à pour principal objet la psychothérapie, pas une/un psy... Dommage.

"on pense à l'identification du spectateur constamment. On ne pense qu'à ça".

 

Une façon bien élégante de parler de l'audimat.


On sent bien l'objectif d'atteindre le public le plus large : parité genrée parfaite, équilibre des âges (une ado, une majorité d'adultes, deux ou trois séniors). On sent juste la difficulté à toucher le "populo", mais le flic un peu bas du front d'origine maghrébine est là pour faire le job.


Je dirais, pour faire court, que les ficelles sont un peu grosses. Cela dit, si je recommande cette série, c'est moins pour ce qu'on y apprend sur la psychothérapie, que pour le jeu des acteurs. Ils sont tous excellents !

Super émission, merci ! ça faisait un peu longtemps que je n'avais pas retrouvé cela sur ASI. Bravo !

Joyeuse Saint-Valentin à toutes et à tous !


J'ai beaucoup aimé le regard de Pauline Guéna sur le jeu des comédiens lors des passages d'extraits. On sent qu'elle adhère. Si la série était une merde, on la plaindrait, mais c'est une excellente série que je regarde avec beaucoup de plaisir.

Beaucoup d'"asinautes" n'ont pas aimé, mais il faut reconnaitre que cette série et cette émission ont au moins l'avantage (et l'inconvénient) de les forcer à utiliser beaucoup de mots pour dire leur déception et leur savoir. Trop.


Bon, j'ai pas lu tous les commentaires et au risque de répéter...

Pourquoi sort-on de cette emission comme si on avait assister à une emission de promotion ? A part la séquence très courte sur le conflit des scénaristes...Ben on apprend pas grand chose...Pas de distance...pas de mise en perspective.

J'aime cette série, je suis en train de la regarder...

Mais du coup, j'attendais que l'on invite un psy, un flic ou des gens qui puissent nous faire une analyse de cette série dans ce qu'elle dénonce sur le monde, sur l'actualité...pas les scénaristes (très très bons soit dit en passant) 

Bref, on pourrait soupconner ASI d'avoir invité leurs potes !!! Ce qui peut arriver mais dans ce cas on s'assure que leurs propos ou leur savoir va nous permettre de prendre du recul sur les choses...pas qu'ils nous racontent que c'était super de faire cette série, qu'ils ont pris plaisir et qu'ils sont trop contents que les gens aiment bien...Vous pouvez laisser les chaines Cinéma et autres émissions culturelles le faire!!!

Non?


Je retiens la force du travail collectif, et j'aime la revendication des scénaristes d'une plus grande reconnaissance. Sinon, désolé, je n'ai pas tenu jusqu'au bout de cette promotion de la série, tout comme je me suis arrêté à l'épisode 5,  c'était bien mais j'ai l'impression d'avoir déjà fait le tour et je me suis endormi alors dans ces cas-là, j'écoute mon corps !

Bonjour,

J'ai regardé l'émission d'Arrêt sur Images et, comme plusieurs personnes d'après les commentaires lus, j'ai vraiment été très surpris qu'elle ait été si complaisante et que le choix ait été fait d'inviter trois des scénaristes. On avait, oui, l'impression d'une nouvelle promotion de la série ("Attention chef d'œuvre" ne craint pas d'écrire Télérama en conclusion de sa critique.) 

On peut avoir pourtant de vraies réserves par rapport à cette série, qui paraît souvent bien invraisemblable (la façon dont les séances se passent, la façon dont les personnages s'adressent à l'analyste -s'il s'agit bien d'une analyse (dans le premier épisode, l'analysante est d'abord allongée sur un divan). J'imaginais qu'ASI poserait des questions à ce sujet. Mais cela n'a pas été du tout l'approche de l'émission. Il me semble que c'est dommage.

Très cordialement

 

Normal.

Cette série est à la psychanalyse ce qu’Agatha Christie est à la police judiciaire…

En même temps, vu que la psychanalyse est bidon, la série est quand même très sympa vis à vis d'une théorie complètement discréditée.

Hé, hé…

…Vais-je être en mesure de résister aux sirènes délétères de la provoc ?


Bon, on va faire comme ça :

Dites-moi ce que vous croyez savoir de la psychanalyse, je vous dirai si c’est bidon ou pas.

OK, voici 3 affirmations sur la psychanalyse, dites moi "si c’est bidon ou pas."


1) La psychanalyse (au moins dans sa version lacanienne) considère de l'autisme est causé par un trouble de la relation mère-enfant, théorie que l'on sait pourtant fausse


2) Aucun concept-clef de la psychanalyse n'a pu être prouvé scientifiquement (et la plupart sont tout simplement infalsifiables)


3) Quel que soit la pathologie mentale, il existe toujours au moins autre une méthode thérapeutique qui donne statistiquement de meilleurs résultats (ou au moins égaux) que la psychanalyse

Michel Onfrey est le seul homme sur terre à ne pas avoir d'inconscient

Je reprends les 3 points :


1) Il ne me semble pas que Lacan se soit exprimé sur l’autisme.

Ce qui est en revanche certain, c’est que si Lacan a beaucoup philosophé sur la psychanalyse, ça reste de la philosophie, non de la psychanalyse.


2) Concernant la nature de la psychanalyse, si elle n’est ni système ni philosophie, elle ne peut pas être une science (La science exige système) 

Ce constat énoncé par Freud a été vérifié avec justesse par Karl Popper.


3) Le plus grand malentendu concernant la psychanalyse, c’est qu’elle n’est pas faite pour soigner, mais pour comprendre. 

Avec en résultat collatéral non garanti, que la compréhension permettant de mieux affronter la réalité, la souffrance en est parfois soulagée. 

La mienne seule, pas celle du monde. Pour la souffrance du monde, la réalité veut que je n'y puisse pas grand-chose...


Je ne connais qu’un seul et unique lieu pour découvrir la psychanalyse, c’est le canapé, où l’on se retrouve seul face à soi-même, dans la réalité singulière et unique de ce que l’on est, soi et pas les autres. 

Tout le reste n’est que discours. C’est autre chose, ça n’a rien à voir. 

Je ne critique pas, mais ça n’est pas de psychanalyse.


La série télévisée en question suggère la possibilité d’une analyse par procuration, en projection sur des acteurs qui rejoueraient des traumas qui ne sont ni les leurs, ni les miens, ni même ceux des victimes réelles. 

C’est naturellement impossible. 

C’est peut-être divertissant, mais mensonger. 


Donc oui, c’est bidon.

Deux types auxquels on s'attaque régulièrement : Freud (qui n'était qu'un homme avec ses failles) et Albert Einstein (physicien faisant un seul trou dans une boite de lait concentré et la secouant ...).


Manque de chance pour les attaquants de la Division perdue, la théorie de la relativité continue à coexister avec la théorie quantique. Dieu joue aux dés aussi.

De Freud, il reste les bases. Aux psychiatres psychanalystes de ne pas s'enfermer dans une unique doctrine. 

En plus Onfray n'a rien pigé de l'humour stoïque de Sigismond. 

Lorsque la Gestapo le libéra, elle lui "demanda" une lettre de bonne conduite à son égard.

Freud l'écrivit sans problème "La Gestapo m'a bien traité et je la recommande à tous"

Hilarant mais cela fait froid dans le dos, non ?


Le seul truc lisible de Lacan, perso, c'est "De la psychose paranoïaque dans ses rapports avec la personnalité". En fait sa thèse de doctorat en médecine légale (1932 réédité 1975)  

Il me semble que c'est dans cette thèse qu'il donne la recette de la tête de cheval aux haricots rouges.


Mais, ce n'est pas sûr.

Non erreur totale !

C'est "La Demi coupe du poulet vue de l'intérieure en tant que intrusion sur la vie en couple"


Et Ça, Moi, j'en suis Sur Moi !

Oui, bien vu !...


Il n’y a pas de « dogme » ou de « théorie » psychanalytique, ça n’existe pas. 

Toute l’œuvre de Freud doit être comprise comme une longue auto-analyse sur lui-même, dont le lecteur ne peut tirer profit que s’il la met en regard avec son propre trajet à lui.

En le lisant, on se dit « tiens, c’est comme ça qu’il voit les choses… C’est marrant, moi ça n’a pas du tout été ça, plutôt ça… »

C’est pourquoi Freud n’a aucun intérêt dans une analyse, ce que l’analyste ne manque pas de rappeler à son patient lorsqu’il l’évoque : « Laissons cela, ça n’a aucune importance… Revenons plutôt à vous. »


Freud est certainement le seul penseur qui vient après la pensée de celui qui pense et non avant, jamais comme un guide ainsi qu’il est d’usage en philosophie.

Le lecteur de Freud se place donc en analyste de Freud et non comme son patient. 

Il y a beaucoup de bonheur à débroussailler les errements de Freud, à plus d’un siècle de distance, c’est la poursuite logique du canapé. 


Lire Freud comme un philosophe est nécessairement un complet contresens.

Le but d’une analyse, ça n’est pas Freud, c’est le patient et lui seul, toujours, sans exception aucune. 

Mais bon, comme nous ne parviendrons pas en convaincre le philosophe, laissons-le tenter de systématiser et rationaliser ce qui ne peut par nature pas l’être. 

Nous n’y pouvons rien.

Et pile le point de bascule : la philosophie !


Quand mon cousin, le psychiatre/thérapeute maboul -qui me jugeait très justement maboul-, m'a annoncé le début de ses études de philo (à plus 50 ans) ...


-Hé mon cousin, t'es sérieux là ?

-Bien sûr, pourquoi ?

-Parce que primo c'est ta mère qui rêvait de faire ces études-là et que la guerre  l'a stoppée net. Secundo dans ta pratique ...

-Tu délires mon cousin !


C'était* un super prescripteur mais je ne lui aurais jamais adressé un patient pour une thérapie.


*Il est mort y a pas longtemps et un chagrin épouvantable s'est abattu.

 

"La Gestapo m'a bien traité et je la recommande à tous"

Freud(e) bei der Gestapo

Attention, sur l'inefficacité des psychanalyses ou des thérapies d'inspiration psychanalytiques, le consensus scientifique n'est pas si marqué que vous semblez l'indiquer. Par exemple : https://www.apa.org/pubs/journals/releases/amp-65-2-98.pdf


Pour le reste, j'ai quand même l'impression que beaucoup de gens en France fantasment un peu ce qu'est une séance ou un travail de psychanalyse. Qu'importe la cuisine interne du thérapeute, il ne va presque presque jamais vous parler des concepts freudiens (castration, transfert, œdipe, etc.) mais simplement vous relancer en vous proposant des angles d'attaques, que vous êtes libre d'accepter ou non. Dans les faits, du point de vue du patient, il ne fait pas un travail fondamentalement différent d'un psychologue. Ce que la série montre bien d'ailleurs, le psy fait quasiment toujours des remarques simples, élémentaires, que même l'adolescente n'a aucun mal à comprendre.


Après, ça n'empêche pas de remettre en question profondément les concepts de la psychanalyse ou de questionner la validité de concepts infalsifiables, ou de s'inquiéter sur des cas spécifiques comme l'autisme, mais ce mouvement de résistance venu du monde anglo-saxon tient aussi à un certain rejet de toute idée d'inconscient, en faveur de thérapies ultra-pragmatiques (purement médicamenteuse, comportementaliste - qui si utilisées sans l'accompagnement d'une introspection s'assimile à du dressage...) qui témoignent d'une conception du patient tout aussi préoccupante.

Oui !

Psy OK = Pas de dogme coincé et se sert de tous les moyens à sa disposition.


Avec les américains, fini les maniaco-dépressifs, voilà les bipolaires et tous schizophrènes -> médocs vite !

J'ai été très déçu par l'épisode 1 de la série et je ne pousserai pas plus loin. Elle concentre tous les travers bourgeois de la fiction française, ça m'a semblé déconnecté de (ma ?) réalité.


Dès le début, on perd toute crédibilité avec cette jeune fille d'environ 25 ans qu'on est censés croire chirurgienne. Bon, pourquoi pas... puis on commence à aborder le trauma du Bataclan par le biais du personnel soignant, ouf, ça va devenir pertinent. Mais on dévie très rapidement sur des problèmes de couple banals, OK pourquoi pas, c'est de la fiction française, on est habitués... 

Puis ils m'ont perdu dès que *SPOILER ALERT* la jeune fille déclare son amour à son psy (qui a environ 60-70 balais) et mes yeux se sont retournés puissance mille dans mes orbites, je jette l'éponge.


Personnellement je n'en peux plus de ces thèmes chers au cinéma français bourgeois depuis des décennies : problèmes de couple déconnectés des réalités sociales, relations pseudo-incestueuses fantasmées entre des jeunes filles "perdues" et des hommes mûrs "mentors", l'adultère comme injonction à la jouissance/liberté, le tout servi par des monologues verbeux...


Il aurait peut-être fallu oublier cette idée des attentats du Bataclan, j'ai trouvé ça indécent d'utiliser ce traumatisme comme fil conducteur pour parler, au final, de problèmes de cul.

Au diable la justesse, la représentation du réel. 

C'est verbeux, je sens des scénaristes qui ont voulu entendre leur mots dans la bouche d'acteurs connus. C'est pas très bien incarné, par ailleurs. Je ne crois pas aux personnages, et les intrigues peinent à concerner. 


Une émission à oublier. 

Je n'ai pas encore regardé l'émission, mais est-ce qu'on y trouve (un peu) une analyse critique de la psychanalyse, discipline qui date du 19ème siècle, et qui est aujourd'hui considérée comme une pseudo-science un peu partout (hormis quelques pays comme la France ou l'Argentine) ?

Avec des concepts aujourd'hui complètement moisis comme les petites filles qui rêveraient d'avoir un pénis, ce questionnement me semble pertinent.

Emission très décevante, qui adopte l'unanimisme sans recul des medias mainstreams, de Télérama, à France Culture, en passant par le Monde, Libé et compagnie. En invitant 3 scénaristes, on pouvait difficilement éviter de tomber dans l'autosatisfaction sans nuances (tout le monde étant forcément génial : les réalisateurs, les scénaristes, le concepteur israélien de la série d'origine, les comédiens, etc.). Et quand en plus, ils sont interviewés par une Emmanuelle Walter acquise à la cause, fière de nous avouer combien elle s'est identifiée à certains personnages, et béate devant la série, on est sûr d'assister à une belle opération de promotion.

Pourquoi n'avez-vous pas invité un analyste justement ? Qui aurait expliqué pourquoi, même si la série permet de parler de la parole, de l'intime, de certains concepts psychanalytiques comme le transfert, ou de l'association libre, elle passe à côté de ce qui se joue véritablement dans une analyse. Le dispositif narratif de la série, décrit par un des scénaristes, ne convient pas à celui de la séance analytique. Ainsi, il explique que chaque épisode est structuré par un conflit, par des "objectifs" (selon ses termes) différents entre le psy et le patient, ce qui crée une tension, censée se résoudre plus ou moins pendant la séance et laisser ouvert un suspens jusqu'au suivant. Or une séance d'analyse n'est absolument pas structurée ainsi. Elle apaise souvent, là où la série hystérise les rapports aussi bien entre patients et analyste, qu'entre l'analyste et l'analyste avec qui il est en contrôle. Surtout, l'analyste n'occupe jamais cette place de confrontation quasi directe avec le patient, il n'est pas dans un rapport imaginaire avec ses patients comme c'est montré ici, ce qui entretient une agressivité permanente dans la série. Ses interventions sont beaucoup plus subtiles que dans le film, où il interprète de manière directe,  assez brutale, plus proche en cela de certaines pratiques du début de l'histoire de la psychanalyse ou de pratiques anglo-saxonnes, que de la pratique "lacanienne" pourtant revendiquée dans la série, qui s'appuie sur la scansion, sur l'équivoque, sur le silence. Souvent, il se met dans la série dans la posture du maître, de celui qui sait vraiment, ce dont l'autre souffre, ce qui lui arrive, plutôt que de rester ouvert à ce qui cloche, à la surprise produite par l'inconscient. L'analyste doit se garder de "trop comprendre" enseignait Lacan.
Quant aux patients, eux aussi manquent singulièrement de subtilité dans la série. Reçus en cabinet (c'est différent en institution psychiatrique, lorsqu'on reçoit des patients psychotiques), les patients sont beaucoup plus réservés, intimidés. Aucun ne se comporte comme le policier, agressif avec le psy dès la première séance, allant écarter le rideau, jouant avec les places, s'asseyant, se levant. La souffrance est généralement exprimée de manière beaucoup plus contenue, pudique ; et la résistance de manière plus feutrée, par exemple par l'ironie plutôt que par l'attaque. Quant à l'adolescente, qui demande au psy de prendre sa place, si cette demande peut en effet s'entendre, il est pour le moins étrange que l'analyste accède, dans la réalité, à celle-ci, plutôt que de questionner la jeune fille sur celle-ci. Idem pour la patiente amoureuse de l'analyste : si ce type d'affects peut intervenir dans le cadre du transfert, les patients l'expriment de manière infiniment plus subtile, discrète, en faisant des détours, parce qu'ils sont gênés d'en parler.

Vous auriez pu aussi inviter un historien du cinéma pour remettre cette série en perspective avec les films ayant mis en scène la psychanalyse (beaucoup de films des années 70, les films de Woody Allen, le film de Cronenberg sur Sabina Spielrein, ou encore Beyond therapy, film déjanté de Robert Altman).
Bref, on aurait aimé profiter de cette émission pour prendre du recul sur cette série, et malheureusement on n'a eu que le sourire béat d'Emmanuelle Walter et le discours d'auto-promotion des scénaristes.

Pourquoi ne pas avoir présenté, si ce n'est parlé, du couple en thérapie (aucune image ou presque)? Ils sont, eux et la jeune fille, plus proches du public que les 2 autres patients. C'est aussi injuste pour les 2 acteurs qui les incarnent et qui sont, comme toujours excellents...

J'ai été très déçu par cette émission. Peut-être parce que la série est excellente et que donc on pouvait attendre que l'émission soit à la hauteur. Pourquoi ? Sans doute parce que les raisons du succès ont été mal analysées, il manquait sûrement un professionnel de la psychothérapie, et peut-être un sociologue. En focalisant le discours sur les scénaristes, on réduisait le débat à la génèse de l'oeuvre, et à son rapport aux autres versions, ce qui est assez limité et pour tout dire pas très intéressant. En outre, quand on fait trop de place aux revendications et ragnagnas corporatistes, là ça devient franchement inintéressant. Cette remarque vaut pour une ou deux autres émissions récentes, qui elles aussi avaient ce même défaut.

Dommage car il y a sûrement moyen de faire une très bonne émission sur ce sujet, dans le contexte actuel.

J’ai regardé la série en 4 où 5 séances. Très addictif. Après coup je me suis dit qu’ils sont tous trop jeunes et trop beaux pour que ce soit vraiment crédible. Ils auraient pu faire une place aux moins jeunes, avec des problèmes d’embonpoint et souffrant de solitude. 

Au préalable , l’équipe est très sympathique  comme dirait Todd . J’adore Arte . J’ai côtoyé des divans .


J’ai adoré in treatment la version américaine  et j’ai adoré the affair de Hagai levi?


Et je n’ai pas du tout aimé cette série .


Alors pourquoi  je me suis emmerdée en regardant cette série?


D’abord le contexte des attentats qui biaise tout ! 

Comme si la vie des gens ne devenait dramatiquement intéressante qu’en miroir avec un drame national franco français, comme si aller voir un psy ne pouvait s’envisager qu’après un drame national reconnu comme tel par tous, que dis-je par le monde entier. 

Les attentats , ils ont pas trouvé mieux pour donner de la puissance à la série sur la psychanalyse en France.


Les attentats emportent tout sur leur passage.


En France, dans les séries ,  on est incapable de promouvoir un rôle de héros ou d’anti héros à un militaire au Mali, on préfère adapter le truc avec un flic de la BRI  présent au bataclan, à qui on fait dire des trucs anti psy intello pour que les français anti psy intello s’y retrouvent. On est incapable de promouvoir les difficultés professionnelles d’une soignante sauf si elle était  au boulot le soir de l’attentat . 

Que dire des apports théoriques blablabla. Ah la France et c’est petites leçons de tout.


Surtout ne  pas bousculer  les français qu’ils  imaginent qu’on est . C’est à dire  des gens qui pensent comme des scénaristes et que seul un attentat a mis en situation de se questionner  sur leur façon de penser et de vivre.


Et puis ces clichés sur les attendus des goûts français , mais oui , c’est pour ça que je  déteste les séries françaises , elles débordent de clichés , de prêts à penser, des personnages réduits à des caricatures sans  complexité.

Cette hégémonie culturelle plombent tout ce petit milieu de scénaristes , auteurs , et réalisateurs.


Vivement que dans ce milieu , ça change aussi .



Emission très intéressante qui répond à certaines questions que je m'étais justement posées à propos de  l'adaptation de l'original dans un contexte français.  

Au passage, comme je ne connais pas grand chose à l'histoire de la psychanalyse, j'ai fais des recherches sur Sabina Spielrein, dans Wikipedia d'abord, puis sur plusieurs sites spécialisés, et dans aucune biographie (même détaillée comme celle sur  cairn.info) il n'est fait mention d'un passage même court au Goulag (bien que ses 3 frères furent effectivement fusillés pendant les Grandes Purge Staliniennes de 37-38). Je serais curieux de savoir quelles sont les sources des scénaristes sur ce point.

je n'ai pas encore regarde l’émission mais je garde un excellent souvenir de l'adaptation americaine "in treatment" et tout particulièrement de la performance de Gabriel Byrne que j'avais deja trouve incroyable dans miller's crossing et évidemment usual suspects.


Moi j'ai bingé à fond et c'est en effet hard !! Acteurs extraordinaires... Avec mention spéciale Kateb, Pierrot et Brunnquell !

J'ai vu les 35 épisodes de cette série remarquable .Je n'en suis pas sorti intact .Les acteurs /Trices sont exceptionnel/les .Céleste Brunnquell  est prodigieuse .Si vous souhaitez la regarder ,regardez-là à raison de 5 ou 6 épisodes maximum .La fin est déchirante .Je ne spoil en aucun cas .Merci pour cette émission ,même si la lutte scénaristes VS autres ,est peu intéressante pour nous  .J'ai cru comprendre qu'une seconde saison était en préparation en rapport avec le Covid et tant mieux !

Je n'ai pas encore regardé l'émission mais je ne résiste pas à partager avec vous cette perle lu dans Télérama cette semaine au sujet de cette série.


Interview avec l'un des scénaristes français, ils parlent des différences entre la série originale et la française : 


Nous avons eu tout les quatre une discussion à propos du personnage du soldat, se souvient David Elkaim. Dans la version israelienne, il s'agit d'un pilote de chasse qui bombarde un hopital en Cisjordanie; dans l'américaine, d'un militaire qui prend pour cible une école coranique en Irak: Mais on s'est rendu compte que cette figure très pertinente pour raconter Israël et les Etats Unis, disait beaucoup moins de choses chez nous." Les auteurs ont alors opté pour un choix chargé de sens : transformer le soldat en flic de la BRI d'origine nord-africaine, que sa hiérarchie envoie consulter après qu'il a pris part à l'assaut du Bataclan.


Un choix "chargé de sens" en effet ! Mais quel courage de nos artistes français ! Bien sur des soldats qui commettent des bavures dans la lutte contre le terrorisme ça n'existe pas en France ! Des bombes qui tombent sur des mariages au Mali ? Des jeunes filles mineures violées en Centre Afrique ? Mais non enfin où vous allez chercher ça ??? On vous dit que ce n'est pas "pertinent" en France. Ça ne leur parle pas aux français. D'ailleurs on ne leur en parle pas. CQFD.


Pas étonnant que la France n'ait toujours pas réalisé son film sur la guerre d'Algérie 50 ans après, avec des scenaristes d'une telle bravoure c'est pas près d'arriver. Critiquer la politique étrangère de nos pays même par la bande, même de travers non surtout pas. Il faut tout de suite modifier ces thèmes impies qui feraient peur au spectateur français et risquerait de le déboussoler.  


C'est beaucoup mieux de pousser le consensus jusqu'au bout avec un brave policier issue de la diversité, aidé par une hiérarchie bienveillante qui l'envoie chez le psy. Vous imaginez une série qui parlerait de nos soldats complices de crimes contre l'humanité en Afrique puis laissé dans la dépression et le syndrome post traumatique par une hiérarchie de crapules en uniformes qui les abandonne à la misère, la criminalité et la folie comme de vieux kleenex ? 


J'ai vu la série américaine, elle est très bien. C'est une bonne idée et ça change des séries habituelles, j'étais même interessé par cette adaptation française mais quand j'ai lu cette interview j'ai tout de suite compris que ce serait sans audace sans ambition et sans interet. Je sais que la dénonciation de la guerre n'est pas le message principal de cette série, ni des autres versions d'ailleurs, mais au moins les américains et les israeliens ont eu le courage d'en parler, même superficiellement. Ca ne laisse rien envisager de bon sur le reste de l'histoire en général.


Pour ceux qui ne savent pas quoi faire de leur temps je recommande donc plutôt la lecture de l'excellent livre de Justine Brabant "Mauvaise troupe" sur les soldats français et les conséquences psychologiques et sociales de leur engagement. Ce sera sans doute une meilleure occupation de votre temps que cette série à la mords-moi-le-noeud. D'ailleurs ça aurait aussi surement fait de meilleures invitées et une meilleure émission. 


quel dommage de ne pas avoir "analyser" et questionner les intervenants sur les correspondances entre le dispositif narratif du huit clos avec la claustration forcée que nous vivons aujourd'hui ?

Il se trouve que, lors de l’avant-dernière séance avec mon psy, j’ai déterré le fait qu’à 19 ans (j’en ai bientôt 42) je voulais être scénariste.
La boucle est bouclée !


Je n’ai pas vu la série En thérapie. À vrai dire, je n’en avais même pas entendu parler. Mais cette émission m’a passionnée, je l’ai trouvée beaucoup trop courte et m’a donné envie de regarder la série. (Et a probablement confirmé ma future reconversion.)

 J ai beaucoup aimé cette série que j'ai vu en quatre fois. Pendant l'émission vous donnez beaucoup d importance  sur le rapport qu il y a entre le dedans et le dehors d une séance, tout en l'articulant sur la spécificité d une culture France.

De Rennes le Bataclan a fait une onde de choc plus diluée. Il y a aussi les autres évènements traumatiques à travers le monde et il n'y a pas un jour ou il ne se passe quelques chose qui nous rapproche du chaos. 

On reproche a cette psychanalyse d'être "has- been" aux profit des thérapies cognitives et autres. On reproche aussi a Freud de ne pas avoir pris assez en compte le politique, mais le réel l'a rattrapé , nous a rattrapé.

Plus basique, j' y ai vu au delà des champs théoriques (indispensable certes) la force et la puissance d un cadre. la formidable nécessité des mots, de l'écoute (parfois flottante...), de l'empathie. De la nécessaire singularité engagée et responsable entre un analysant et son analyste. Je me suis régalé de la force et de la faiblesse humaine. De la ruse que déploie le psychisme et ses mécanismes pour résister aux peurs qui pourraient nous engloutir. Il faut le l'accompagnement, du temps, de la confiance, du doute de la croyance... "En thérapie" nous soumet tout cela.


Excellente série, remarquable choix d'acteurs.

Même s'il s'agit d'une adaptation, pouvoir se réjouir de la qualité d'une série française n'est pas si courant.

Eh bien j'avoue que j'ai regardé le 1er... et au bout de 10 mn, j'en avais marre...  Je ne dois pas correspondre à la cible d'Arte TV... je trouve ça (normal) trop bavard ! Voire chiant. 


"..En attendant, toujours aucune émission sur les dix ans des printemps arabes. Il y aurait matière à s'intéresser aux images, documentaires, fictions, qui en ont été tirés depuis.. 


Dit un internaute.


On ne voit pas le rapport.


"..Comment la série israélienne d'origine, "Be Tipul" adaptée dans 19 pays, a-t-elle été transposée dans un contexte français .."


En réaction à cette phrase?


Alors là tout va mal. 


Il faudrait y préférer le jargon des bandes urbaines ? Bon,  il est vrai que la masturbation met en scène les paradoxes des  soliloques. Et alors?


 L'imagination, toujours et tout le temps  se fait chair, et comme l'écrit Shakespeare, l'imagination est souvent accouchée..   


On confondrait semence et sémantique? alors parfait, 


Il y a bien longtemps qu'une  télévision n'avait proposé une série aussi passionnante.


Des acteurs incroyablement au bon endroit "dans" le rôle" d'une vie avalée à reculons ou de vie engloutie.


Beaucoup de véracité (et non de vraisemblable) dans cet énorme fiction, mais en psychanalyse, qui est fiction et qui ne l'est pas? Qui invente en mensonge. ? Nous.


  

Qui est analysant? qui est analysé? 


Et là qui est acteur dans la série? tous?. toutes?. Qui agit?


 Impossible de conclure, qui est roseau,  qui est chêne, qui est chaîne qui a les clés du cadenas.



Il est dommage qu'Arrêt sur images tombe dans la promotion de cette série blockbuster d'Arte, compatible JT de France 2, 20 minutes, "coup de coeur" de Nicolas Demorand, s'adressant à la même cible sociodémographique que ceux qui en font la promotion (les journalistes parisiens qui raffolent de cette série comme visible sur Twitter et ce qui explique le choix du sujet).


Cette série représente la forme la plus conventionnelle et consensuelle qui se fait aujourd'hui. Donner la parole aux scénaristes montre d'ailleurs bien que l'on intéresse ici avant tout au contenu de la série plutôt qu'à sa forme propre qui reste audiovisuelle – et en même temps même votre émission de critiques de films fait souvent l'impasse sur l'analyse formelle et l'analyse économique (quelles conditions de production aboutissent à quelle forme ?) et ne regarde pas ce qui peut se faire dans le documentaire de création où il y a à la fois des contre-formes et des contre-discours. 


En attendant, toujours aucune émission sur les dix ans des printemps arabes. Il y aurait matière à s'intéresser aux images, documentaires, fictions, qui en ont été tirés depuis. Arrêt sur images gagnerait à garder sa promesse initiale, à savoir proposer une contre-programmation éditoriale (gage de découverte y compris culturelle) et de traitement alternatif de l'actualité en grossissant certains sujets comme ne le font pas d'autres médias (ex. Navalny la semaine dernière, c'était pas mal).


PS : Le masque est devenu facultatif sur les lieux de travail ? Avez-vous entendu parler de la diffusion du virus par aérosol dans les lieux clos ? 

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