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Commentaires

Néoréacs : "Avant, ils avaient honte de leurs pulsions"

"Populisme, islamophobie, misogynie, xénophobie, homophobie, antisémitisme ou racisme : de plus en plus bruyamment, des idéologues mènent une offensive pour imposer les pulsions les plus mauvaises dans l’espace public." Parue il y a quelques semaines dans Le Monde, cette tribune n'en finit pas de troubler les intellectuels français et les journalistes ou producteurs qui détiennent les clés de l'espace public. Ce constat est-il exact ? Comment en est-on arrivé là ? Que peut-on faire ? Nous en débattons avec nos deux invités : l'écrivain Edouard Louis (En finir avec Eddy Bellegueule, Seuil, 2014), coauteur de cette tribune avec le sociologue Geoffroy de Lagasnerie, et la journaliste Aude Lancelin, directrice adjointe de la rédaction de l'Obs et animatrice avec Alain Badiou de "Contre-courant" sur Mediapart.

Derniers commentaires

C'est rare mais j'ai arrêté l'émission avant la fin. J'avais l'impression de me retrouver dans un cours de morale publique, avec des intellectuels parisiens m'expliquant (non en fait ne m'expliquant pas, car incapable de parler du fond), décrétant plutôt qui sont les intellectuels recommandables et ceux qui ne le sont pas, décrétant qui est un intellectuel ou qui ne l'est pas, etc. Mon Dieu quelle émission horrible après seulement un jour de réabonnement. J'espère que ASI va vraiment redresser la barre et ne pas tomber dans le gauchisme bête et méchant de Mediapart.
Ressaisissez-vous ASI, stop à l'entre soi idéologique !
Il y a un article de Pierre Rimbert dans Le Diplo du mois qui explique comment néo-réacs et éditocrates dansent la bourrée ensemble.
Il y a une réponse de Chevénement à propos de cette folie de dénonciation de réacs plus ou moins imaginaires dans le MARIANNE de cette semaine...
Mais donner le pouvoir politique à un petit groupe de personnes choisies pour leurs soit disant compétences, c'est typiquement ce qu'on appelle une aristocratie.

sauf que j'ai jamais dis ça (si ça a de l'importance)
Ça vient du CNRS, ça sort juste et c'est dans le sujet: analyse du ou des discours néo-réactionnaires.
http://www.cnrseditions.fr/sociologie/7186-le-discours-neo-reactionnaire.html
Je suis un @sinaute fidèle et passionné depuis plusieurs années, mais je m’abstiens d'habitude, n'en n'éprouvant pas la nécessité, de tout commentaire. Mais là je ne peux me retenir ! Je suis abasourdi par ce non débat, par cette hallali sonnée, sans peur du ridicule, par un lilliputien de la pensée comme Édouard Louis (au fait, sa renommée dépasse-t-elle le 3ieme arrondissement ?). Celui-ci n'hésite pas à exécuter collectivement des intellectuels qui n'ont rien à voir les uns avec les autres et qui, quoi qu'en laisse penser l'émission ont une œuvre considérable, je pense notamment à Régis Debray, qui je pense dépasse de très loin les capacités intellectuelles des soi-disant débatteur que rien, en définitive, n'opposait. Non décidément le débat ce n'est pas cela ! Il ne manquait que BHL citant Botule et insultant Péguy ! L'Obs + le bobo de service, c'est trop. En espérant des jours meilleurs sur "arrêt sur image".
Cordialement.
JP DEMANGE
http://nos-medias.fr/video/hillary-clinton-la-reine-du-chaos-entretien-avec-diana-johnstone-et-jean-bricmont



hillary Clinton ne dit jamais rien de ce qu'on reproche a nos nouveaux réactionnaire ,pas de petit mot raciste,pas de petit mots antisémite .propre sur elle ..

personne ne lui reproche ses valeurs, on ne se pose pas de question sur la pertinence de lui faire barrage a son ascension politique .

on s'en pose au sujet des nouveaux réactionnaires.

pourtant, sa nuisance réelle est incomparable avec celle de Zemour ou je ne sais quel pantin des médias .
plus de 700 commentaires avec convolutions et circonvolutions sur les nouveaux reacs de gauche et les nouveaux imprécateurs de "gauche"!

la coupe est très remplie .
Tout ça pour éviter de parler franchement. Les gens anciennement à gauche et dans l'expectative attendent qu'on leur parle, qu'on débatte , qu'on s'écharpe même sur les thèmes obstinément dans l'ombre et qui peuvent constituer un espoir.

Sur l'Euro, sur l'Europe et sur le chômage.Sur l'OTAN, sur le TAFTA. Sur la guerre , sur le moyen-Orient et la Russie et sur les migrants: comment on peut freiner, arrêter tout ça. Sur la domination mondiale des multinationales et le capitalisme financier, sur l'hégémonie américaine. Sur le souverainisme et la capacité à résister des nations appuyées sur leurs peuples. Sur les régulations des flux de marchandise et de fric. Sur la régulation des entrants dans un pays donné aussi.

Les gens vont vers le FN car à défaut de solutions ils évoquent ces QUESTIONS . Les autres ; partis, médias,économistes, intellos pratiquent plutôt l'évitement.
ASI , on veut vous entendre la dessus , ça urge.
Cette émission a l'immense mérite de poser obstinément, sans recherche de faux-fuyants, la question " qu'est-ce qu'un intellectuel", et donc " qu'est-ce qu'un intellectuel frelaté". Nietzsche, pour qui j'ai une certaine estime, constatait le triomphe du journaliste, " maître de l'instant", sur le penseur " établi pour toujours" ( Cinq conférences bâloises sur l'avenir de nos établissements d'enseignement). Bien des noms inconnus du grand public, comme Jean-Luc Nancy ou Giorgo Agamben, n'ont pas été cités aux côtés d'Alain Badiou et les grands disparus Foucault-Barthes-Derrida tralala. Ces trous noirs contrastent avec l'omniprésence médiatique d' un Onfray ou d'un BHL. Ce contraste nous met-il sur la voie ? Comment prouver à un néophyte que Mozart est plus intéressant que Tartempion ? Est-ce à la démocratie de parler ? L'audimat ou le lectorat ont-ils son onction ? Je penche personnellement vers les positions de Lordon ( les medias pourrissent tout, ils sont conçus pour) ou celles de Mélanchon, pour qui j'ai une certaine estime ( seule la provocation peut percer la seconde peau du système)
l'omniprésence médiatique d' un Onfray ou d'un BHL

Pourquoi vous obstinez-vous à juxtaposer ces deux patronymes ? Ces deux individus n'ont rien en commun. Et leur "omniprésence médiatique" n'est pas de même nature.
Michel Onfray est un provinvial isolé, sans réseau, un ancien petit prof pauvre, qui s'est fait tout seul, qui ne fait pas grand chose pour apparaitre à la une des magazines (dans lesquels, généralement, il se fait démolir).
BHL est un bourge pété de thune, un activiste forcené de la promo, qui passe ses journées (lui ou les attachéés de presse de ses éditeurs) accroché à son téléphone pour proposer des participations à des émissions et des interviews (Pierre Bourdieu, d'ailleurs, dans une vielille interview que je vous laisse retrouver sur Youtube, s'amuse à souligner qu'il n'a jamais voulu rencontrer BHL alors que celui-ci l'a sollicité des dizaines de fois pour apparaitre à ses côtés).
Michel Onfray sait évidemment que ses tirages bénéficient de ses passages en télévision, mais il n'a pas attendu cela pour vendre. Ne confondons pas les causes et les effets. C'est parce qu'il est populaire que les médias le sollicitent. J'ai lu son Traité d'athéologie alors qu'il était pratiquement inconnu.
qui ne fait pas grand chose pour apparaitre à la une des magazines

je ne m'associe pas à la deferlante d'adjectif négatif au sujet d'Onfray mais il me semble qu'il se trouve très bien dans son rôle de philosophe de plateau de télévision.
il aime ça,ça se voit .
Il est en effet assez à l'aise sur les plateaux de télé.
Notons que son agilité verbale le dessert parfois. Il ne peut pas toujours éviter de produire les mêmes arguments (l'étudiant contraint de vendre des pizzas pour payer ses études, la fille qui se prostitue pour la même raison, etc...). Parfois, on a envie que cesse cette onfraymania qu'il ne contrôle pas toujours.

P.S. : Ah! Voila ! J'ai retouvé une vidéo où Bourdieu nous parle de notre ami BHL.
Exclusif : Jacques Vergès nous dit tout sur les armes de desctruction massive irakiennes.
Merci pour le lien.

Opinion
On flirtouille avec le "complot juif" ... mais certains éléments méritent de ne pas être oubliés.

Rigolo de revoir Heckel et Jeckel :)
question :

examinons les deux opinions suivante
1- que le cahos dans la région profite a la politique extérieur d'israel puisque cela l'autorise à renforcer l'hostilité avec ses voisins et reculer le processus de paix qui l'obligerai a negocier des frontières définitives et un statut égale pour ses citoyens arabes et juifs .
2 -Bhl semble totalement dévoué à Israel et il est tout a fait envisageable que par sa campagne pro interventionnisme ,il serve intentionellement les intérêts israelien .

quel lien faire entre -ces deux opinions - et le complot juif ?
BHL n'est selon moi pas "totalement" dévoué à israel ... quand bien même le voudrait-il.
Il est français, aussi.

Sa campagne pro-interventionniste, a peut-être servi israel, au "summum" de l'empire, américain (on est TOUS dedans, plus ou moins).

Cela n'est plus le cas.

Je préfère voir ses compétences plus contraintes et mise au service de la paix, plutôt que bêtement "anéanties".

Accepter la main tendue d'un ex-adepte de la paix par les armes est une règle de survie.
(j'ai toujours été limite au niveau des droits d'auteurs ;)


Pour le premier point, il faudrait se lancer dans la politique militaire d'israel depuis sa naissance (en tant qu'état moderne).
Aucune stratégie militaire ... jamais que de la tactique et des aveuglements (dont on peut penser qu'ils sont légitimes / stress limite permanent).

Le judaïsme est une religion de pacifisme ... les pacifistes morflent toujours en temps de crise ... poussés dans un camps ou dans l'autre ... servant de "variables d'ajustement".

Israel et Palestine vont virer à gauche dans l'hiver, comme tout le monde ...
Ceux qui s'y sont préparés le vivront mieux.

Espérons que cela se joue "à la portugaise", avec de la masse et des fleurs ... plutôt qu'avec des minoritaires enragés.
excuse moi mais je ne te demandais pas de commenter ses deux opinions (qui ne sont pas tout a fait les miennes d'ailleurs ) meme si tes remarques sont intéressantes .(cela dit je ne vois pas ce que vient faire le judaisme la dedans ,à moins que tu penses que les actions d'israel soient dictées par la bible ..)
mais serait il possible de retourner vers ma question (sans te commander hein?)

je voulais comprendre par quel mécanisme précis ,tu arrives à trouver les dire de Verges et Dumas flirtant avec la "théorie du complot juif.

donc
quel lien faire entre -ces deux opinions (dans mon message juste au dessus)- et le complot juif ?
Yep.
Je ne cherchais à t'amalgamer aux opinions que tu présentais, ni même julo à ses liens.
Je contextualise en précisant que j'ai un profond respect pour Vergès et que je connais peu la pensée de Dumas.

J'ai essayé dans mon commentaire d'être léger et non accusateur.
Juste une opinion difficile à analyser.
Je ne cherchais pas à disqualifier.

Un effort ... le "ton" peut-être ... une "forme" d'entre-soi qui fini par ne plus voir son propre complotisme.
Judaïsme et Israël sont des concepts non identiques mais suffisamment imbriqués pour "tirer un fil", me semble-t'il.
un fil très dangereux qui inexorablement entraine toute critique d'Israël vers la critique du judaisme et en tirant un peu plus le fil ,vers une critique des juifs..
On voit bien que vous êtes relativement nouveau sur les forums d'@si. D'innombrables fils ont été tirés ici sur de thèmes voisins. Lisez-en quelques uns avant de vous aventurer.
Ou non.
C'est l'occasion de sortir des ornières mécaniques et de revenir avec spontanéité et sans a priori vers un sujet casse-gueule.
oui tout à fait .

s'il n'y à pas de méthode pour aboutir à la preuve qu'untel croit au complot juif ,ou est antisémite raciste ,anti laïque ,homophobe ,ma question est alors comment en arrive t-on a une telle conclusion?

et si il y a une méthode,pourquoi ne pas l'écrire noir sur blanc.*


*merci de ne pas voir de racisme dans cette expression :-)
Le complot juif n'existe pas.
Des groupes de gens parlent entre eux et essaient d'influencer la marche du monde.
Personne n'a le dessus, même si le groupe "américain" domine fortement, encore.

Prendre conscience que l'on porte tous en nous la "peur de l'autre" ... est déjà un dépassement.
Que celui qui se lève vite ne soit pas trop brutal pour ceux qui ont le réveil plus lent.
(je dose parfois mal avec le "bâton de réveil" ;)
mais ...

pour la troisième fois


saisis tu la différence entre s'interroger sur l'existence d'un complot juif (ce qui n'est pas mon cas)
et s'interroger sur le cheminement de pensée qui aboutit à :untel croit au complot juif?
Je pense oui.
Le second ne peut se faire, sans poser le premier en hypothèse heuristique.
C'est à dire qu'il faut accepter de "croire" en le complot juif ... pour se mettre dans la grille de lecture de ce qui nourri cette thèse.
En démontant certains éléments, on fini par toucher du doigt, que le moteur sous-jacent est la peur de l'autre.

L'intime conviction que l'autre est aussi moi, permet de démonter l'hypothèse heuristique.

Je ne pousse pas plus loin l'analyse ... je propose mes pistes de réflexion.
En démontant certains éléments, on fini par toucher du doigt, que le moteur sous-jacent est la peur de l'autre.

L'intime conviction que l'autre est aussi moi, permet de démonter l'hypothèse heuristique.

Je ne pousse pas plus loin l'analyse ... je propose mes pistes de réflexion.


mais on est d'accord la dessus mais c'est pas le sujet ..
je ne vais pas le reformuler une quatrième fois .. tant pi -:)
"saisis tu la différence entre s'interroger sur l'existence d'un complot juif (ce qui n'est pas mon cas)
et s'interroger sur le cheminement de pensée qui aboutit à :untel croit au complot juif?"

OUI (j'avais déjà répondu).
Tu dis oui avec une main et non avec l'autre .

Bref

Laissons tombé . Tu as dis " complot juif " mais tu ne voulais pas les soupçonner, les deux bolides .. ( tu aurais d'ailleurs parfaitement le droit de le faire , je questionnais juste le processus , pas l'aspect morale de la situation )et depuis tu ne cesses de répéter que l'antissemitisme est une mauvaise chose , ce que tout le monde sait ici
Bon bref je ne te suis pas
Oublions cette histoire ..
Mon côté normand ;)
Je me suis lancé un peu vite sur un sujet trop complexe sans bien contextualiser je vous le concède jeanbat.
Aucun souci!

C'est un sujet qui remplie des page et des pages sans que personnes n'explique clairement ce qui fait qu'on peut désigné untel comme antisemite .

C'est troublant et ça se vérifie a chaque fois .
Les gens adorent parler de ce sujet , sans en parler ..
mon centre d'intérêt n'est pas l'antisémitisme de ses 4 là mais -qu'est ce qui donne a une opinion la valeur de "flirt avec le complot juif"

tu as répondu:" le "ton" peut-être ... une "forme" d'entre-soi qui fini par ne plus voir son propre complotisme."

je pense qu'il faut peut être éviter de jeter du soufre sur les propos de ces deux là puisque les éléments qui ramènent a "complot juif" sont quand même extrêmement ténus et surtout subjectif .

et je rappel qu'on parle de propos (complot juif) qui tombent sous le coup de la loi,et qui sont parfois employés pour écarter untel et untel (voir les émission de Caroline Fourest sur le complotisme , Michel Collon est désigné comme complotiste par ex.

il me semble qu'on ne badine pas avec de tel propos .(sans vouloir être trop rigoriste).
Jeanbat,

mon propos tentait de tirer un fil entre Israël et le judaïsme, tout en coupant un "éventuel" fil relié au "complot juif".

Je vous remercie vous et Robert de me faire remarquer que ma démarche est "casse-gueule" ... n'ayant que peu de recul sur ce forum.

Mon objectif n'était pas de jeter du souffre, mais bien de l'eau.
Je ne prétend pas détenir la vérité.
J'entends bien
Je me demande pourquoi certains propos tombent systématiquement sous le label de l'antisémitisme,
Je pense que pour une grande part,cela s'explique par la volonté d'écarter toute critique du sionisme et d'Israël .par culpabilisation .
Mais c'est une sensation , une intuition .
Du coup , quand quelqu'un va dans ce sens,trouver des propos "complot juif " j'essaie de comprendre le mécanisme , le cheminement de sa pensée .
Le problème c'est que je n'ai jamais eu de réponse car - se poser la question est déjà tres largement dépasser la ligne autorisée .
Mais tu ne me sembles pas marcher au pas dans se ploton là .
Peut être une certaine liberte de ton me fait dire cela .
Du coup je saute sur l'occasion .

Qu'est ce qu'un "ton" complot juif?


Il y en a un qui a été ministre des affaires étrangère et l'autre avocat de Klause Barbi .
Donc sous entendre qu'ils sont complotistes tendance antisemite n'est pas anodin .
Il ne s'agit pas de Soral ou dieudonne , il dégage un peu plus de sérieux il me semble .
Et
Comment sous entendre qu'ils flirt avec le complot juif permet de mettre de l'eau sur le feu ?
J'avoue ne pas bien te suivre sur ce point .
Encore une fois je cherche a comprendre .
L’antisémitisme est une saloperie de mécanique sophiste qui nuit autant aux juifs qu'au non-juifs.
Je m'étonne que cela n'est pas fait l'objet du même démontage que "race" concernant l'être humain.

Je ne sous-entendais pas qu'"ils flirtaient avec le complot juif".
J'ai trouvé l'"ambiance entre-soi" plus propice à l'exclusion qu'à l'ouverture d'esprit ...

Encore une fois, je ne les disqualifie en rien.
Je n'enferme pas les personnes dans un moment et ne prétend pas être dans leur tête à ce moment.
J'ai l'opinion que ces deux hommes ont été beaucoup plus beaux dans d'autres moments que celui-là.
Tu pourrais être precis svp ?

Qu'est ce qui est laid ?
Quel entre soi ?
C'est du domaine du sensible.
Ce moment "vibre" exclusion ; je n'ai pas de mots.

Du coup, j'aurais mieux fais de me taire :)
Hé hé, Julot, bravo! On fourre une petite quenelle enloucedé au nez et à la barbe du peu vigilant modo?
Parce qu'entre nous, votre lien là, sur Vergès, il est un peu pourri, non?
Parce qu'entre nous, le posteur de la vidéo, là, zetounlerat, il est un peu pourri, non?
Parce qu'entre nous, zetounlerat, ce qu'il balance sur sa "chaine" Youtube, c'est un peu pourri, non?
Parce qu'entre nous, zetounlerat c'est un peu un gros pourri lui-même, non?
Des exemples?
Voici voilà:

Kassovitz persiste sur le 11 septembre 2001
de zetounlerat

Verges parle de BHL
de zetounlerat (lien que vous avez posté)

La banque _ comment Goldman Sachs dirige le monde
de zetounlerat

Alain Soral - La face cachée de Cohn Bendit
de zetounlerat

Roger Holeindre - Jack Lang - Luc Ferry - Pédocriminalité - CORAL - Maroc- enfant - pédophile
de zetounlerat

etc. etc.

Alors de deux choses l'une:
- soit vous passez votre temps chez zetounlerat pour dénicher des "perles" comme celle de Vergès, et vous êtes vous-même un peu pourri... Mais c'est une hypothèse que je ne saurais envisager!
- soit vous vous êtes fait abuser par ce crypto-soralien, et vous allez nous rassurer, en condamnant fermement zetounlerat et ses vidéos toutes pourries. C'est l'hypothèse que je retiens, vous vous en doutez.
De plus vous éviterez ainsi à notre ami jeanbat (car c'est bien votre ami aussi, non?) de se compromettre à l'insu de son plein gré, pauvre âme innocente, avec un complotiste avéré, lui qui est très sourcilleux sur sujet.

Edit: pour des raisons de salubrité je n'ai pas mis les vidéos en lien.
et vous allez nous rassurer, en condamnant fermement ...
Je ne sais pas de quoi on parle précisément, en revanche je reconnais la méthode...
Ça circule dans les messages privés, dirait-on
??????
De quelle méthode parlez-vous?
Qu'est-ce qui circule en MP?
saleté de complot judéo-maçonnique !
Sans compter la CIA
Et les bien pensants
attention Mélenchon emploie se mot,ne le salissez pas ,de grâce (Mélenchon,pas le mot) ...
Oh qu'il est beau celui la .. Tout y est .

La sommation de se conformer expressément Au deste du soldat Lemar
Vomis la ou on te dit de vomir ! Juliot !!
Non l là tu vomis à côté !!
Ton vomis n'a pas la bonne odeur juliot !! Il va falloir me changer cela au plus vite !!

La culpabilite indirecte .

Tu n'est pas responsable du contenu du post que tu publies mais du contenu des post qu'à publié celui dont tu publies le post ...

Tres fort !
"Ton vomis n'a pas la bonne odeur"
C'est exactement ça camarade jeanbat.
Bravo: l'image est un peu rude mais pertinente.
Merci pour cet appui inattendu! :-D
Je ne me préocupe pas de savoir qui place les vidéos sur Youtube. Il m'a d'ailleurs fallu un moment pour comprendre le sens de votre message. Vous êtes en plein délire.
J'ai découvert ce dialogue entre Dumas et Vergès un peu par hasard (par les effets des algoritmes de Youtube, je suppose, auxquels ne le peux rien), et il m'a amusé parce que BHL y est présenté de manière ridicule. Rien de plus.
Vous y voyez une quenelle. J'y vois plutôt une nième tarte à la crême sur la figure de BHL, qui n'en déguste jamais trop.
Et si cette tarte peut alimenter vos soupçons obsessionnels d'antisémitisme, je vous souhaite bon appétit.
Ah ! Ces gens qui s'obsèdent pour des riens, pour des détails de l'histoire...
C'est pas gentil de traiter BHL de " rien " et de " détail de l'histoire " ...
Bon, et bien puisqu'il faut mettre les points sur les "i", allons-y:

1. "J'ai découvert ce dialogue entre Dumas et Vergès un peu par hasard (par les effets des algoritmes de Youtube, je suppose". Une simple recherche Google sur les termes "Dumas Verges" donne deux ou trois occurrences renvoyant à la vidéo que vous postez. Aucune, sur les trois premières pages de résultats ne mentionne le post de zetounlerat. De la même manière, la même recherche sur Youtube renvoie aux mêmes occurrences. zetounlerat n’apparaît toujours pas. Bref, on ne tombe pas sur les vidéos de zetounlerat par hasard. A mon avis.

2. "il m'a amusé parce que BHL y est présenté de manière ridicule" . BHL ,n'est pas présenté de "manière ridicule" : il est présenté comme "Monsieur Levy" qui "pisse" dans les fioles supposées contenir des extraits liquides des armes de destruction massive irakiennes, ou qui parle de ne plus faire de "pipes aux dictateurs arabes" à une télévision américaine. Il est juste présenté de manière odieuse. En définitive ce n'est pas BHL qui est ridicule, mais bien les deux vieux chnoques, piètres avatars de Statler et Waldorf. Mais le journaliste qui ponctue en voix off les interventions de nos deux rigolos en disant au sujet de BHL "Il est partout", vient soudain rappeler que les deux vieux chnoques sont les indignes représentants d'un passé qui sent fortement le rance et le rassis.

3. "J'y vois plutôt une nième tarte à la crême sur la figure de BHL". Non, là il ne s'agit plus d'une tarte à la crème, mais bien d'une volonté d'avilir et de réduire le bonhomme à ce "Monsieur Levy" qui en dit long sur l'antisémitisme, par ailleurs avéré, des deux vieillards. Et si ça vous ne le voyez pas, Julot, c'est soit dommage, soit coupable. Mais je n'ose y croire tant vos dénégations semblent par ailleurs sincères...

4. "Et si cette tarte peut alimenter vos soupçons obsessionnels d'antisémitisme, je vous souhaite bon appétit." Si mes soupçons vous semblent "obsessionnels", c'est peut-être parce vous leur prêtez assez souvent, et insidieusement, le flanc (extrème) droit. Ou que ma sensibilité sur le sujet est particulièrement vigilante: même les paranoïaques ont des ennemis disait Woody Allen.

Ah! J'oubliais: ne venez pas me tartiner (ou m'entarter) avec BHL. Le type me gonfle prodigieusement, le philosophe me fait rire et l’intégriste sioniste me les brise menu. Pour autant je n'en fais pas une "obsession" et si j'ai à combattre ses idées, ce n'est pas ici que je le ferais (et le fais d'ailleurs).
Dire" monsieur Lévyc'est la preuve qu'on est antisemite ?
Cool

C'est tellement ridicule votre histoire ..
Comment ne voyez vous pas les écarts a toutes notion de justice ?
Comme dit juliot
C'est de la "pensée magique "
Vos points sur les i ne montre que vos limites , vos difficulté de compréhension d'une situation , la pauvreté de vos analyses .
Oui, effectivement je ne vous montre que mes limites.
Parce que si vous saviez ce que j'ai envie de vous montrer, des fois!....
en attendant entrainez vous devant la glace de votre armoire normande ..
je vous imagine tellement ..
Une glace sur une armoire normande... ça le fait moyen.

--
sauf si on a mauvais gout .
Bonjour Sebastien,
l'"anti-sémitisme" est un concept retord, sale.
"S'intéresser" à ce concept peut ne pas être vu comme "être" sale.

Il y'a des "gens" qui creusent des trous dans la rue, parfois pour déboucher des canalisations.
Ils travaillent à la propreté de notre eau.
Ils ne sont pas sales.
Bonjour Christophe,
Je ne suis pas tout à fait d'accord pour qualifier l’antisémitisme de "concept", au sens usuel de "représentation mentale abstraite et générale, objective, stable, munie d'un support verbal'.
J'aurais plutôt tendance à penser qu'il s'agit d'un "courant d'opinion", comme le qualifia Sartre, d'une doctrine qui manifeste pour le moins une hostilité avérée à l'égard des juifs, voire qui vise à les ostraciser et plus si (pas)affinités. Dans ce sens ce courant d'opinion peut effectivement être considéré comme sale et retord. Voire plus si (pas)affinités.

Alors, maintenant si "s'intéresser" à cette doctrine c'est comme creuser des trous dans la rue pour déboucher des canalisations, pourquoi pas. Mais quand on travaille sur des canalisations, vaut mieux couper l'eau d'abord. Sinon on court le risque de voir la rue inondée avec de l'eau pas propre. C'est exactement ce que je reproche aux zozos ci-dessus: ils percent les canalisations sans couper l'eau, et comme c'est l'eau des chiottes, ça pue partout sur le forum. En cela on pourrait dire qu'ils sont "sales".
Après ils disent"c'est pas ma faute, M'sieur, j'savais pas que zetounlerat c'était un gros pourri, c'est pas moi, M'sieur".
Et ils en rajoutent dans le style "ouais, même pas juste, j'voulais juste m'intéresser à Lévy et tout ça, et Lemar c'est un obsédé, tout ça, et j'suis même pas antisémite ".
Mais vous noterez, si vous êtes attentif, que je ne n'ai jamais qualifié qui que ce soit ici d'être antisémite.
Non, juste je trouve qu'avant de percer les tuyaux faut fermer l'eau. Ou pas toucher aux tuyaux. C'est bien aussi.
Sinon, bienvenue chez les plombiers.
SL
Votre analogie de "couper" l'eau est selon moi très pertinente.
On revient sur ce que l'on peut appeler un "curseur catharsis / engrenage".

Je n'ai pas suffisamment de visibilité sur le forum pour savoir jusqu'où il est pertinent de "réfléchir à voix haute" ici.

Pour défendre julot, que j'ai l'impression d'avoir mis en difficulté sans le vouloir.
Il aurait dû couper le "lien" ... le stocké "à part" ... en "zone neutre" (?)
Juste, si quelqu'un retrouve le lien : ceux qui veulent l'accuser quoiqu'il arrive en referont un argument d'attaque.

"anti-sémite" est pire "que anti-juif".

Vous avez raison sur l'utilisation de "concept", qui est plus qu'hasardeuse.
Ne répond pas au critère d'objectivité.
Un piège de cette "construction de pensées" ... difficilement attaquable : l'objectivité peut se débattre à l'infini.

"Démonter" l'anti-sémitisme est peut-être la limite de ce forum.
Qui n'en reste pas moins constructif, je trouve :)
Julot se défend très bien tout seul, et manie le sophisme comme personne.
Et puisque vous semblez "nouveau" ici, voici, pour vous éclairer et vous aider à avoir une meilleure visibilité, un petit rappel d'échanges un peu vifs entre Julot et un ami (à moi) aujourd'hui éloigné des forums, et dont le talent de plombier ne s'est jamais démenti: il a souvent coupé l'eau un peu crade que d'aucuns déversaient sans vergogne ici, avec toujours un engagement sans faille ni dissimulation.
Maintenant on peut ne pas aimer: c'est fort et ça pique un peu les yeux...
Yep.
Vous faites bien de prévenir pour les yeux qui piquent ... du coup bien préparé cela m'a plutôt fait sourire.

Connais pas Julot, mais m'a tout l'air d'être prêt à "défendre" tout le monde ... un truc un peu risqué mais honorable.
Une argumentation peut toujours "avoir l'air à géométrie variable" difficile de trancher sur des propos.

A ce stade, sur internet, je ne prétend "connaitre" personne, en tout cas pas suffisamment pour avoir d'avis "tranché" sur les personnes.

Si vous et / ou Julot êtes prêts à "philosopher" sur un comptoir parisien, en mettant les préjugés négatifs sous le mouchoir, l'espace d'un moment ... ça peut m’intéresser ... ça peut se gérer en mp.
Non merci.
Désolé, mais je ne suis plus assez jeune pour philosopher et pas assez vieux pour me passer de mes préjugés.
That's life.
J'aimerais savoir, moi, quel poids pèseraient réellement les préjugés s'ils n'étaient assortis de la crainte d'être banni du "clan".
Quel "clan" ?
Celui des extra-lucides.
Il ne vous est jamais venu à l'esprit que certaines personnes puissent avoir des opinions, des jugements convergents, sans nécessairement constituer un clan ?
Si.
Mais il y en a par ici qui "récitent du chef de meute" sans prendre tellement la peine d'exercer leur propre entendement.
Ou alors c'est très bien imité.
Quel mépris pour les lumières.
D'où l'usage des guillemets..
"plus assez jeune pour philosopher"
"personne ne peut vivre heureux, ni même de façon tolérable, sans zèle pour la sagesse"
Sénèque (lettres à Lucilius)
Donc selon Lemar

Juliot aurait poster cette vidéo , non pas pour informer sur ce qu'elle contient mais pour offrir aux apprentis antisemite du forum , un accès vers les productions d'un certain zetoun , qui , selon Lemar ,est un antissemite patenté , (ce qui ,au passage ,est la preuve que le dit Lemar a visionné les dites vidéos , ce qui toujours selon lui , constitue une preuve accablante ) .
Vidéo montrant " deux antisemites patentés " -par qui par quoi , on ne sait pas .. Tout ça parce qu'il dise mr Lévy .
Parce qu'évidemment , appeler un juif par son nom , c'est le réduire à sa juddéitée ...

Wahou
N'importe quoi.

Le fait qu'il visionne des vidéos de ses adversaires politiques me semble plutôt sain, sinon comment pourrait-il affirmer qu'ils sont ses adversaires politiques ?

Ensuite qu'il poste cette vidéo, il est bien obligé s'il veut faire la preuve de ce qu'il affirme face à des professionnels du déni comme vous.

Et même quand il fournit ce genre de preuve, vous trouvez le moyen de continuer votre déni.
ecxellent ...t'as compris de traviolle ,du coup tu defends la personne que tu voulais combattre ...

ca fuse aujourd'hui..
donc reprenons ..

QUI prouve QUOI et COMMENT .



serait il possible que quelqu'un se dévoue pour répondre a ça simplement ,sans détour ,sans les mots "nauséabond",les expression du type "on voie très bien se qui ce cache derrière tout ça ".

une démonstration CALME et RATIONNEL .

non?
vous n'avez pas peur que les lecteurs ,en voyant que vous êtes incapables de démontrer quoi que se soit ,ne vous accordent aucun credit?
Mais vous noterez, si vous êtes attentif, que je ne n'ai jamais qualifié qui que ce soit ici d'être antisémite.
Vous avez juste demandé de manière courtoise à Julot s'il avait prêté attention à qui héberge l'extrait de CultureClub.
Parce que votre motivation est, c'est évident, de débattre avec Julot.

Et toujours ces numéros de " coq(s) imbécile(s) et prétentieux " lalala...
"Parce que votre motivation est, c'est évident, de débattre avec Julot. "

Non,pourquoi?
oui ça aussi c'est assez rigolo

votre motivation c'est de couper l'eau .
alors que quand vous vous pointez pour "coupez l'eau" ,systématiquement , ça fait des files à rallonge sur ces thème..

cherchez l'erreur ...
Le problème avec les nauséabonds, c'est que quand ils ont senti mauvais une fois, ils restent toujours des nauséabonds.
valable pour la république et son passé raciste et colonialiste ?
C'est vrai, M. Strumfenberg, vous avez raison, BHL sent mauvais depuis longtemps, et j'ai peur que ça dure ...
Oui; Et même bien cachés au fin fond du 860ème commentaire d'un forum d'@si, les nauséabonds empestent encore et toujours.

Et en l'absence de Fan, bien obligé de jouer le déodorant. Pour ce que ça m'amuse, en même temps!...
si vous aviez un minimum de respect pour les victimes de ce que vous appelez la pensée nauseabond,vous n'associeriez pas leur clavaire à tout et n'importe quoi .

ça c'est un acte puant à souhait .
Merci pour le lien.
On y voit clairement la puissance de réflexion de Bourdieu.

Sans refaire l'histoire ... si ces 2 là avaient été en mesure d'échanger, même avec virulence mais en prenant le temps de redescendre ...
Peut-être BHL aurait mis sa "force de frappe" au service de causes moins aveugles.

J'ai un immense respect pour Bourdieu, mais je m'autorise à voir dans cette séquence, une certaine forme de peur, à nourrir la pensée d'un autre en débattant.

Un peu de "freeride" et de la coopération produisent autant de performance que la compétition aveugle.
ou,i il a peur parce que face au sophiste,l'intellectuel est désarmé .
Merci pour le lien.
Débat intéressant.
Je n'ai trouver personne désarmé.
Faire avancer des idées au sein du débat est plus productif que de "gagner" un débat ... après ... si certains estiment que l'on est pas apte au débat ... faut "insister" ;) ... produire un effort afin d'être légitime si l'on est amené à demander aux "autres" d'en produire un.
Comment prouver à un néophyte que Mozart est plus intéressant que Tartempion ?
la qualité de la musique ne se prouve pas,elle s'éprouve .
on ne sait pas que mozart est plus intéressant que tartempion ..on le sent .et pas tous de la même façon .
que diriez vous a glenn gould qui avoue détester Mozart ?

et que diriez vous a un maitre de târ iranien qui joue une musique qui remonte au néolithique s'il ne comprend pas la musique de Mozart?
qu'il a tord de préférer la musique de tartempion?
La 20 octobre 2015, France Culture recevait Michel Onfray.
On peut réécouter l'interview (en deux parties) ici : : 1- Première partie; 2 - Deuxième partie.
Concernant Michel Onfray, j'ai toujours la crainte qu'il ne perde son calme et qu'il se conduise comme il l'a fait récemment chez Ruquier en face de Moix et Salamé, c'est-à-dire qu'il devienne la caricature que ses adversaires décrivent.
Cette belle interview de Franc-Culture est plutôt rassurante, car Michel Onfray a manifestement pris conscience du piège qui qui est tendu et semble décidé à prendre du recul et à rester dans sa région pour bosser. L'interview, bienveillante et sereine, que je me permets de recommander à ceux qui l'aiment comme à ceux qui ne l'aiment pas, est d'ailleurs réalisée en duplex depuis les studios de France-Bleu Normandie à Caen.
ce jeune intello pedant et parisianiste crache sur onfray!qui represente t'il ce blondinnet si content de lui?quel misere d'avoir ce genre d'olibrius sur le plateau! et puis la jeune journaliste de l"OBS obsedée par alain finkenkrault qui tourne a vide pendant 10mn.nul emission nul,intervenants nuls.FUCK PUTAIN.
Interrogé par DS sur les aveuglements de notre époque, Marc Ferro répond que nous ne voulons pas voir le projet islamiste de domination du monde. Ce à quoi DS réplique franco dans les gencives "Vous n'avez pas peur de passer pour un islamophobe ?".

Mais dans l'émission sur les néoréacs, foin de cette franche virilité ! Face aux sottises proférées avec impudence par les deux invités (je n'en rajoute pas, je pense que tout a été dit avant moi), changement de ton, profil bas. Il me semble avoir décelé l'esquisse d'une gêne dans un sourire de DS, me laissant imaginer que, peut-être, l'animateur ne partageait pas l'intégralité de ces énormités.

Si bien qu'on a envie de poser à DS la même question que celui-ci posait à Marc Ferro : dans cette émission, n'avez-vous pas eu peur de passer pour un homophobe ? Peur de passer pour un misogyne ? Peur de passer pour un néoréac ?
Genial l'idée faire une emission 1 Avril au mois d'Octobre!
Au debut, j'ai cru que c'était une emission normale avec Porte, mais apres j'ai vite vu que c'était une emission deconne.

L'idée d'inviter deux personnes du meme avis qui veulent lutter contre le FN en imposant un dictature de la pensée était bonne pour faire une emission anti-ASI.
DS a eu du mal a jouer le jeu ; normallement, il laisse rien passe des approximations et demande des faits, mais là rien : silence, pas de demande de faits pour dire Onfray=facho, et justifier les amalgames à tous les étages sans jamais parler des causes. Tout ca sans broncher, chapeau.
Et le coup du proces stalinien entre potes parisiens, hors-sol qui decident le bien et le mal, en se referant au peuple sans vouloir lui parler. Tres fort.
Bien sur, il y avait des faiblesses (meme les sketches des inconnus avait leurs ratés), mais etant abonné depuis 2007, je suis bon public.

Faire quand meme attention avec le second degré et les invités 'diner de cons' sur les sujets graves, ca peut accrediter l'idée que le petit monde médiatique ne comprend rien à rien, meme a ASI et que ceux qui y sont villipendés meritent qu'on les ecoute.

Conseil : Pour la prochaine emission pastiche, mettre un avertissement.
Je regarde.

Ces gens sont intelligents. Il y a constamment des choses à grappiller dans ce qu'ils racontent.

Néanmoins. Néanmoins quand j'ai fait mes études d'art, j'ai eu une prof de couleur. A un certain moment elle donne un exemple tiré de son travail, un de ces horribles silos multicolores et flashy en plein milieu de la campagne française. Et je me suis dit alors "mince, c'est elle. Elle fait partie de ces gens dont on regarde les monstrueuses tours à nuage de la défense, que pas une âme croisée sur cette terre n'aime même un peu, elle fait ces silos qui deviennent d'instantanés symboles de la laideur moderne, et elle n'est ni incompétente, ni mal intentionnée. C'est juste l'école de pensée qui prédispose à son activité qui est en faillite complète".

Je l'aimais bien. J'ai appris des choses avec elle. Mais hors cours, son "œuvre" comportant un certain nombre d'attentat contre l'avis général, et même l'avis quasi intégral. Elle et ses collègues vivaient sur une île.

Et me voici trente minutes dedans cette émission et la sensation tenace de voir de près le même genre de confrérie de loosers, la bande qui a pris jalousement la charge du projet enfin juste, enfin égalitaire, enfin progressiste de gauche pour qu'il leur coule des mains et qu'on en soit réduit, comme alternative, aux projets effectivement déprimants d'une bande d'intellectuel centrés sur la réaction. Je crois volontiers qu'ils sont bien intentionnés, comme ma prof de couleur. Mais je leur en veux, oh, je leur en veux un peu.

Edouard Louis qui se plaint de ne pas avoir de tribune et qui l'explique dans le Monde. Aude Lancelin, directrice adjointe de l'Obs qui opine discrètement du chef. On croit réver. Donnez le même espace à une ou un parmi une moitié des commentateurs de ce fil, et je vous garantis qu'il se passera autre chose de plus vif.

Edouard Louis qui parle de renommée internationale, mais plus personne n'en a en France au niveau universitaire. Edouard Louis qui égraine comme des évidences que Marguerite Duras c'est quelque chose, alors que justement pour ces gens Marguerite Duras, c'est déjà un objet de critique. Il y a dans cette séquence le motif central de tout ce qui ne marche pas dans cette gauche foncièrement anti débat. "cet argument est raciste, nous n'allons donc pas le traiter" "cet argument est jalous de Dumas-qui-est-une-géante-puisque-j'vous-l'dis, nous n'allons donc pas le traiter" "cette invitation à débattre repose sur un dispositif qui ne permet pas de proposer une pensée, je n'y participerai donc pas".

Mais mon petit bonhomme, et Dieu sait que je n'aime pas Houellebecq, mais il a démontré brillamment que le dispositif, on le mettait à ses pieds quand on voulait. Usage des silences, et tout le château de carte du dispositif de plateau s'effondre. Houellebecq ne dira rien de lumineux dans un passage, mais il aura intrigué, tiré à son livre l'audience captive du plateau de télé, ou du moins la partie qu'il peut atteindre. Zemmour n'est certes pas un universitaire étudié, mais à la télé, il est brillant, et on n'a jamais pu aligner en face quelqu'un qui lui faisait de l'ombre, en tous cas dans le camp de la "vraie" gauche.

En face, on a soit des coquets comme Lordon, des gens avec une vraie puissance dans l'oral (quand il ne s'enferme pas dans un show plus pédant qu'intelligent) qui snobe les plateaux, montrant clairement que son militantisme est une activité de loisir, sois des gens qui n'ont tout simplement pas la talent nécessaire pour porter une contradiction efficace. Et pour cause, puisque culturellement ce camp n'apprend pas à débattre, mais à disqualifier le débat. Alors toute ces brutes du débat, les Onfray, les Zemmour, à l'heure où les choses vont assez mal pour que le débat ne soit pas une option, ça fait peur. Si on est des mauvais (comme les gens sur ce plateau), on fait les passif agressifs, les victimes. Enregistrés, diffusés, oubliés, on ne pèse pas une miette mais on a réussi à l'exercice qui semble parfois être le seul sincère dans ses milieux: sauver les apparences . Quand d'aventure quelqu'un manifeste le type de talent dont le groupe à besoin, il peut être bien sur d'avoir des caciques contre lui, parfois des tout petits caciques mais dans ces micro organisations, des gens avec un levier manifeste. Ce milieu semble dévorer et détruire tout ce qui pourrait produire une contestation véritable, coincée entre un vivier intellectuel à fort potentiel incontestablement présent... et un fessier solidement collé à ce qui sont généralement des Fauteuils de Fonctionnaires aux Idées Intéressantes.

Quoiqu'il en soit.

Si vous avez une émotion sincère face à ces migrants, si vous voulez qu'ils trouvent ici l'accueil et la douceur que vous voulez leur donner, la démarche est autre, mais simple. Elle implique juste de désapprendre un code qui dit en creux que la démocratie est un masque à porter mais une réalité à combattre. A considérer que l'état naturel de la démocratie est le désaccord et que rien n'est plus normal, si vous avez un projet, que d'essayer d'en convaincre les gens.

Fini de dire "il faut accueillir les malheureux migrants, parce que c'est raciste". Il faut expliquer pourquoi il faut les accueillir, quel bien précisément on accomplit, être prêt à s'entendre répondre qu'on aurait mieux fait de se soucier que les maisons de ces gens ne soient pas détruites ni menacées en combattant le parti de la guerre (ce qui certes demande un autre courage que de publier une tribune contre les réacs dans le quotidien de référence - il est clair que ce n'est pas pour tout le monde). Avoir une réponse à ça où être prêt à reconnaitre une erreur sans abdiquer son droit de proposition pour la suite.

Fini de dire "nous avons le monopole du projet progressiste". Il faut expliquer en quoi celui ci est forcément cloué au déterminisme d'une famille précise de pensée, et être prêt à se faire démonter et abandonner l'argument parce que franchement, il n'y a aucune chance que ça tienne dans un débat. Par contre ça peut être l'occasion de réfléchir vraiment à ce que serait vraiment un projet progressiste susceptible d'être aussi lisible et populaire que les réactions d'Eric Zemmour. On en aurait bien besoin.

Fini de ne rien dire sur le projet de la guerre et la politique impérialiste qui exacerbe la misère humaine des migrants qui vous bouleverse. Ils sont là, mais c'est un peu votre faute. Ou était votre manifeste il y a deux ans ? Quand Fabius vous a donné une occasion en or de l'attaquer avec une position très facile à défendre en disant "qu'Al Nosrah faisait du bon boulot", où étiez vous ? Ah, c'est sur, il fallait être paré à être accusé de soutenir la partie opposée à celle qu'on critiquait, vieille rhétorique du pouvoir que vous prétendez combattre. Il fallait payer un peu de respectabilité et d'apparence au profit de ce qui était aussi juste qu'urgent face au malheur humain produit jour après jour. Vous ne l'avez pas fait. Le malheur humain a été produit - il l'est encore - et seulement alors qu'il passe du prédictible au visible vous vous en souciez - et vous n'avez pas fini de voir apparaitre les victimes de ce qu'a produit votre passivité.

Zemmour, lui, il est réac et je ne lui confierait pas de projet de société. Mais il a dit, en temps et en heure, que ça allait amener où on en est. Il a eu raison devant une foule de témoin. Il vous colle la raclée, mais c'est le jeu. Vous avez loupé une manché, vous payez au score. La question est de savoir ce que vous allez faire dans les autres manches. Pour l'instant, c'est la chougne et toujours pas la queue du courage à taper du point sur la table assez fort pour perturber vos voisins. Il n'est pas trop tard pour déciller, ou mieux, laisser la place dans vos rangs à ceux qui veulent vraiment mener ce combat.

Enfin, si vous n'avez pas découragé toute les bonnes volontés.
Pas compris le passage sur Onfray. Vous avez coupé la séquence juste au moment où il allait répondre sur le fond à son interlocutrice dont on a vu, elle, toute l'intervention.

On saisit d'autant moins ce dont il s'agit que les deux invités refusent de commenter l'extrait...
Je n'avais jamais lu un seul livre de philo (ayant fait des études courtes), jusqu'à ce que je tombe par hasard sur un des livres de Michel Onfray, "La puissance d'exister". J'ai réalisé que j'étais capable de lire de la philosophie, de la comprendre, et d'en tirer des réponses dans mon quotidien et mon travail. J'ai donc poursuivi la découverte de cet auteur, et j'ai lu "les sagesses antiques", le premier tome de la contre histoire de la philosophie. Je n'avais pas le courage de me faire les huit tomes donc je me suis procuré le livre sur Albert Camus "L'ordre libertaire", ce qui a été une véritable révélation, je me suis mis à lire dans la foulée, la peste, l'étranger, la chute, les justes, Caligula, l'homme révolté, découvrant Albert Camus et ses idées. Puis "Cosmos" est sorti, un gros pavé, mais agréable à lire, et j'ai trouvé que malgré quelques longueurs et approximations, ça m'a une nouvelle fois enrichi et cela m'a donné envie de poursuivre avec le "traité d'athéologie", qui me semble être un livre indispensable à notre époque, puis enfin celui sur Freud (qui me parait nécessaire pour tous ceux qui, comme moi, travaille dans le social, des milieux professionnels particulièrement touchés par l'idéologie de la psychanalyse).
Je ne débattrais jamais sur le fait que Michel Onfray soit ou non un néoréac, car il suffit pour cela de le lire pour avoir la réponse.
Je précise que j'avais lu le livre d'Edouard Louis "en finir avec Eddy Bellegueule" lors de sa parution. La lecture m'a été assez pénible et j'ai mis plusieurs mois à le terminer, alors même que c'est un livre très court, qui peut se lire sur un après-midi. Je dirais quand même que c'est un beau livre, triste et rempli de souffrance, mais en rien cet ouvrage ne m'a apporté autant que les livres de Michel Onfray. Peut être parce que je côtoie déjà la misère tous les jours dans mon travail, et que je n'ai donc rien appris de bien nouveau malheureusement.
Bilan: émission chiante, interlocuteur arrogant, un bon point à A.Ancelin toujours impec,
forum verbeux et tout aussi chiant à suivre!
Je vais donc continuer à me rendre le plus souvent possible à l'Université populaire de Caen,
et persister à lire assidument les bouquins de M.Onfray qui doit être un parfait crétin puisque
l'un des plus vendus en librairie et lu par des centaines de milliers de Français abrutis et,
bien entendu, profondémént réactionnaires!
Je file, j'ai encore le dernier E.Todd à finir!
J'aimerais faire trois remarques :
Premièrement, il me semble curieux qu'un intellectuel comme Edouard Louis, normalien de son actif, puisse à la fois passer son temps à soutenir des thèse basés et argumentés par l'émotion, le sentiment, le ressenti sans jamais justifier une telle démarche puis taxer d'autres intellectuels d'escrocs sous prétexte qu'ils abordent certains sujet alors même que ceux ci les abordent de manière analytique. Par exemple, l'extrait de l'article au début parle du "mal" que soutiendrai ces "faux intellectuels"sans le justifier (on croirai entendre un discours de Bush sur l'Irak) puis un peu plus tard, sur le même sujet (le racisme en l'occurence), une insistance sur le fait que les "intellectuels escrocs' devrait être méprisé lorsqu'ils veulent en parler et que le sujet doit être évité et donc absolument pas analysé. Il me semble que Edouard Louis a laissé son diplôme lui monter à la tête au point de croire qu'il n'a plus besoin de penser pour connaitre la vérité.
Deuxièmement, Onfray. Il est mis dans le paniers des réactionnaires sans jamais en justifier la raison. Lorsque la rédaction de l'émission fait le montage des questions de Léa Salamé sur "Vous êtes la pensée majoritaire", il est mis dans la suite de Houellebecq, Zemmour et Finkelkraut alors que la question portait sur l'idéologie réactionnaire pour ces trois derniers et le libéralisme économique pour Onfray. Remarque amusante, depuis que Valls a lancé l'idée que Onfray serait le nouveau idéologue d'extrème droite, le monde, l'Obs, libération, ONPC et maintenant Arrêt sur Image reprennent mot pour mot cette thèse bancale, donc messieurs d'arrêt sur image : avez vous réellement creusé le sujet ? Non parce qu'il suffit de le lire pour comprendre que cette thèse est absurde ! Encore faut il prendre le temps de le faire..
Troisièmement, petite remarque amusante qui d'ailleurs a été reprise par la journaliste sans que Schneiderman ne le reprenne, l'idée montré par le dernier extrait que les émissions parlent toujours des sujets sans leurs acteurs principaux est terriblement bien représenté par ce plateau monstrueusement consensuel. Non monsieur Shneiderman : On ne parlait pas seulement de la parité homme/femme sur les plateaux, merci de mettre les choses en perspective.
En résumé, émission ridicule car malhonnête intellectuellement avec une absence totale de respect pour la logique formelle la plus élémentaire et un manque de rigueur suspect. Où voulez vous en venir ?????
"Soumission", de Michel Houellebecq, est paru aux Etats-Unis le mardi 20/10/2015. La presse américaine ne le trouve pas islamophobe. Plus globalement, "La France n'a pas bien compris le bouquin"
J'ai lu quelque part dans ce forum 2 contributions qui pointent une fois de plus la nécessité de préciser les termes qu'on utilise.Par exemple le terme "chochotte"ou celui d'islamophobie. Chochotte est employé très fréquemment et sans rapport avec l'homosexualité,ça fait plutôt conclusion au "t'es pas cap!" des cours de récréation.Un internaute propose de définir l'islamophobie comme ce racisme spécial qui s'en prend à "la dernière vague d'immigration". Je vois bien ce qu'il veut dire mais c'est,de mon point de vue,inadéquat.ISLAMOPHOBE serait ainsi celui qui se proposait de virer Pierre Rabhi ou les chrétiens d'orient de notre beau pays ou encore le correcteur de Charlie hebdo (avant son assassinat bien sûr).Des islamophobes sans Islam ça rappelle le slogan d'une limonade "dry"...
Je m'arrête à la 54' pour écouter du "Queen" --> ça détend et ça rassure. L'actualité de la société est devenue tellement anxiogène... je dois faire des pauses quand je regarde des émissions avec des sujets aussi graves, intéressants et surtout vrais.
Envie de serrer Edouard Louis dans mes bras; sa voix tremble un peu et ça m'émeut!
« La mauvaise monnaie chasse la bonne »: la loi de Gresham sévit également, sinon davantage, dans le domaine de la pensée que dans celui de la monnaie. La diffusion d'une production d'esprit est fonction de sa facilité d'absorption et non de sa teneur en pensée. D'où le succès des livres de second ordre, et le cortège d'articles qui leur sont consacrés: de plus grand tirage encore que ces ouvrages et leur offrant ce battage auquel critiques, chroniqueurs, débatteurs trouvent leur propre avantage et mesurent leur pouvoir d'influence sur l'opinion. Il faut s'étonner quil faille perpétuellement le rappeler, comme cela s'avère devoir l'être de nouveau s'agissant du succès de ces tardifs avatars de "la nouvelle philosophie" que sont nos bateleurs de pensées d'aujourd'hui.

De même donc qu'à la loi de Gresham ne peut être opposé que l'échange sans monnaie, car il ne saurait exister de "bonne monnaie", de même, à la diffusion des faciles pensées ne faut-il opposer, sans mépris mais avec pitié, qu'un aussi instruit que pur et simple désintérêt.
Mettre M. Onfray dans le même "quarteron" ne me semble pas d'une grande honnêteté. Si je ne lis ni n'écoute les autres, la pensée journalistique dominante que dénonce M. Onfray n'est-elle pas, par exemple, celle qui a porté unanimement le projet constitutionnel européen ou qui a fait bloc contre Syriza ?...et qui encense quotidiennement le libéralisme.
J'ai abandonné (pour la première fois) très vite l'écoute.
"Je ne vais pas à telle émission, parce qu'on y pose les mauvaises questions..." (Louis)
En substance - tout est là.
Un Onfray, lui, ne me semble pas être vite déstabilisé par des questions de nature a priori hostiles, triviales ou juste pas celles qu'il voudrait aborder.
Quelqu'un qui a quelque chose à dire, se fraie (sans jeu de mot douteux) son chemin.
(Le cadre général de nos media, ou cirque, est un sujet à part, c'est pas Onfray qui, plus ou moins qu'un autre, en crée les termes.)
En passant, une discussion entre ce Monsieur Louis et un Onfray serait savoureux... Un carnage annoncé, surtout au sujet de personnages comme Sartre par exemple.

Je ne défends pas Onfray en bloc. Sur Robespierre et Mélenchon il me semble très à côté de la plaque, ou sa vue sur Chavez par exemple. Mais le mettre sans arrêt (sur image, hein? et donc aussi ici) sur la ligne, dans la corbeille, au mur avec les autres est désobligeant, bête et en dit tellement plus sur les trieurs, amalgamants, "juges" que sur les "condamnés".
La présentation dans le courriel sur l'émission me semblait tout droit sorti du "Monde", de "L'Obs", de "Libé", de..., de...
Peut-être encore que Daniel se mélange bien les pinceaux entre ce site-ci et ses contributions pour son cher journal?

Je rejoins ce qui a largement déjà - aussi - été dit ici. "Débat" indigent, sans contradiction, sans intérêt, sinon peut-être la confirmation de l'état déplorable des échanges d'idées, des débats, du discours.

Onfray était hier chez Erner l'invité du matin:
http://www.franceculture.fr/emission-l-invite-des-matins-le-fond-de-l-air-onfray-2015-10-20
(la 2. partie est visible en cliquant sur le calendrier - tu parles d'un pratique...)
C'est tout à fait ce que dit Daniel, ils vieillissent et deviennent donc des vieux cons, parallélement à la fin de la suprématie "naturelle " de l'homme blanc. dur à gére rpour ces petites natures. Normal qu'ils se débattent mais c'est plié...
Cette émission est intéressante mais elle me laisse un peu sur ma faim. Il est dommage que le phénomène de droitisation du débat public ait été abordé par le petit bout de la lorgnette : les nouveaux philosophes, Finkielkraut, Onfray, le magazine Apostrophes... Le glissement vers la droite et l'extrême droite n'est pas propre à la France. On le trouve dans de nombreux pays d'Europe et aux Etats-Unis depuis des décennies. Il est dommage que M. Louis et, dans une moindre mesure, Mme Ancelin, aient beaucoup parlé de la France et très peu des autres pays. C'est d'autant plus étrange que M. Louis ne se sent pas français et qu'il aime voyager à l'étranger.
Alain Finkielkraut déblatère sur les capacités d'intégration des musulmans: c'est bien, il dit courageusement ce qu'il pense, c'est la liberté d'expression.
Aude Lancelin exprime des doutes sur l'intérêt de l'oeuvre de Finkie et lui reproche sa xénophobie: c'est mal, c'est du lynchage, c'est de la bien-pensance de gauche, de l'insensibilité à la question sociale.

Le venin que l'extrême-droite a injecté dans le débat public, c'est ça. Normalisation, victimisation. Dédiabolisation.
On en sort quand?
Entièrement d'accord sur Enthoven, qui présente la philosophie comme un commercial.
Étrange émission... Évidemment, on suffoque tous d'entendre à longueur d'antennes les élucubrations de Finkielkraut, Onfray, Zemmour et consorts, alors une tribune de deux "jeunes" appelant à se ressaisir, ça fait d'abord du bien. Sauf que rapidement, on s'aperçoit que la relève auto-proclamée est un peu pédante, un peu compassée, complètement gouvernée par un fétichisme obtus et étrangement nostalgique des Derrida-Foucault-et-compagnie. J'avais eu un sentiment voisin avec les débats soporifiques de Lancelin-Badiou sur Mediapart, me disant qu'une vieille chaussette normalienne, fût-elle gauchiste et auréolée de quelques glorieux travaux passés, ne faisait guère plus espérer en l'avenir que le lot commun de la pensée médiatique. C'est plus gênant avec quelqu'un de la jeune génération, de sentir déjà la vieille chaussette...

Alors comment fait-on quand on n'en peut plus des réacs télégéniques, mais qu'on ne met aucune confiance et aucun espoir dans des personnes comme Edouard Louis ? Ce que je regrette dans cette émission, c'est que le problème soit assez mal ciblé.

Il est vrai qu'autrefois les réacs avaient un peu honte de l'être. Mais il n'est pas pour autant vrai à l'inverse qu'aujourd'hui, les intellectuels (= ceux dont le métier est de réfléchir sur des sujets précis) de gauche aient honte de l'être, ni que notre époque n'en génère plus. Le problème est seulement de savoir pourquoi les médias fabriquent de toutes pièces ces néoréacs. Et je trouve que cette question n'est pas suffisamment posée.

Car :
1. Les intellectuels de gauche sont légion : pourquoi ne les expose-t-on pas davantage au public ?
2. Les intellectuels réactionnaires ou médiatiques sont également légion : comment se fait-il que le système médiatique en choisissent seulement certains pour les ériger en penseurs incontournables (ex : Raphaël Enthoven pourrait à merveille jouer le Finkielfraut ou l'Onfray de secours : belle geule, parle bien, à l'air intelligent, mais méchant comme une teigne et rampant comme une idée lepéniste ; or s'il a pignon sur rue, il n'a pas la notoriété grand public d'un Zemmour / Un Philippe Val pourrait jouer le même rôle : pourquoi n'est-il pas utilisé par les médias ?).

@si étant une émission sur les médias, je trouve qu'il aurait été plus convaincant d'inviter un ou plusieurs chercheurs du domaine, pour tenter d'élucider pourquoi le système médiatique est atteint de cette vérole réactionnaire. Qu'est-ce qui le détermine (l'audimat, le petit frisson érogène de la transgression droitière, la simplification télégénique du discours, certes, mais ça ne peut pas se résumer à cela, si ?), qu'est-ce qu'il y gagne, dans quelle mesure se comporte-t-il sciemment ainsi ou à son ainsu ? Etc.

Peut-être serait-on conduit à y voir plus clair, et par la même occasion à penser que les Finkielkonfray sont dans un même mouvement d'odieux diffuseurs d'idées dangereuses, et les victimes aveuglées d'un système qui les a enfermés dans sa spirale réactionnaire ?
Voilà ce que Alain Finkielkraut laisse dire dans son émission de France Culture
http://oumma.com/221787/france-culture-laffirme-francais-musulmans-antisemite
J'appelle réacs les antisociaux qui, par intérêt ou par bêtise, fraient un chemin à l'extrême-droite libérale sous couvert de dire ce que le peuple pense vraiment. Je leur reproche d'accaparer et de déplacer le débat public, pas par leur présence, mais par leurs outrances. Quant à l'absence de ténors de l'idée sociale dans les médias, c'était un des sujets de la discussion. J'y ajouterais que l'idée sociale n'a plus tellement la cote actuellement dans la société non plus. La tendance est à se détourner de la politique et des ses conflits.
Le parasitisme des "intellectuels" (judicieusement rebaptisés essayistes par un intervenant) réactionnaires n'est donc plus une évidence sur un forum comme celui d' @si, non plus que leur façon d'accaparer le débat public et de le déplacer vers la droite. C'est vrai que Nizan a publié ses Chiens de garde en 1932, et que ça commence à dater. Mais quand même...Pendant que les chiens d'aujourd'hui crient, la caravane ultra-libérale passe.
Peut-être n'y a-t-il pas de gauche solide sans bouquets-mystères. Les Rothschild, les deux-cents familles, Finkielkraut...Entre une gauche inculte et fière de l'être, et une droite qui se donne la chance - en tout cas une frange de la droite- de prendre le risque vital de la pensée, mon choix est fait, cornegidouille. Mais s'il y a ( et il y a) une gauche qui pense, n'étant pas maso, j'y plonge.
Je ne comprends pas ce que vous êtes devenus.

Je ne comprends pas le choix des invités, les termes du débat, les questions qu'on fait semblant de poser alors qu'elles contiennent leurs réponses. Je ne comprends pas les têtes qui s'inclinent exprimant leur accord, je ne comprends pas que l'on traite A.F. de raciste, qu'on dise de lui qu'il n'a jamais rien produit, rien écrit, qu'il n'a jamais travaillé. C'est non seulement la preuve de la plus grande ignorance mais aussi une forme de malveillance, un mensonge pur et simple, une bande annonce avec, en plans ultra rapides, la succession des portraits de Finkielkraut, Onfray, Zemmour (au secours, quel rapport avec les deux précédents) et, oh mon Dieu, Biraben.
Et Lancelin, "oh, on pourrait leur laisser une chance de se reprendre", comme si elle possédait le pouvoir de décerner des certificats de blancheur morale. Et cette haine de la culture, complètement démente, qui dégueule de partout, et ce libéralisme infect planqué, jamais exprimé. Et les constats de Daniel, jugeant que les intellectuels examinés "s'embourgeoisent", un manque de respect incroyable, alors que Finkielkraut écrit sur la culture, la République, l'école et l'intégration rigoureusement la même chose depuis 30 ans, et que c'est essentiellement et surtout le monde qui a changé autour de lui. Et l'insulte : "Ils savent qu'ils ne sont pas Duras et Derrida", alors qu'il n'est que vermisseau, tout jeune, le coeur plein d'amour pour les pauvres, dont l'apparence et la diction indiquent qu'il les a fréquentés longtemps. Ah non, en fait il a vu des gens pleurer sur le "terrain", c'est à dire dans les librairies, après les signatures. Pitié. C'est dégueulasse.
@Daniel Schneidermann


Vous avez laissé votre invité proférer des accusations graves sans réagir, malgré l'absurdité évidente de celles-ci. Celui-ci en appelle au boycott des personnes visées en "redistribuant la honte contre eux" et en les désignant comme des "falsificateurs" avec qui il ne faut pas parler.

Pourquoi ? Néoréacs car homophobes.

La lecture des sources ( voir plus haut ) discrédite totalement l'auteur de ces accusations et par là-même jette une ombre sur le sérieux de ce qui peut se dire sur votre plateau.

Une mise au point sur ce point serait la bienvenue.
Bonjour Martin,

Je crois qu'on sera d'accord sur l'essentiel.

Je pinaille un tout petit peu sur le vocabulaire ... le terme "mondialisation" a été galvaudé c'est vrai.
Il signifie juste la "marche du monde" ... que l'on peut penser de façons diverses (assez proche des altermondialistes pour ma part).

"globalisation" ou "globalization" est cette façon unique de penser le monde à travers le libéralisme extrême ... que je suis prêt à "combattre" avec vous.


ps : (pas vraiment pour vous Martin, d'autres qui vont se reconnaître ;)

La liberté ne peut exister sans la contrainte.
On vient tous de la toute puissance infantile ... on "veut" tous être libre ...
Normalement, en vieillissant, tout adulte intègre la contrainte (et en fait même une liberté au sens de Rousseau).

Le libéralisme tire les adultes vers la toute puissance infantile ... pas étonnant qu'il soit poussé par une civilisation américaine, à peine adolescente.
J'ai craqué dès le début de votre émission...
En lisant en diagonal le forum il me semble que les avis sont très opposés.
Pour ma part c'est pas sur le fond, car je ne l'ai pas regardé, mais ce sont les intervenants qui m'ont fait fuire et notamment quand ils mesurent la qualité des autres intelos sur leur degré de mondialisation.
AH ! AH !

Mondialisation qui n'est en fait qu'une uniformisation du monde et la perte de socio-diversité et de culturo-diveristé.
Uniformisation qui détruit tous les autres écosystèmes et socio-systèmes et donc toutes possibités de s'adapter à la finitude du Monde.

Mondialisation, Uniformisation, dont la seule résistance possible est le retour à l'échelle du petit térritoir, car l'Etat et l'Europe sont devnus des outils aux mains des multinationales qui se nourrissent de cette uniformisation. Où la science économique est remplacée par le dogme libéral, où les sciences dures sont remplacées par le scientisme, où les intellectuels sont remplacés par les clones de votre émissions, qui ne développent pas des idées, mais une nécessité de confomité, de soumission à la mondialisation.

Toute résistance à cette mondialisation, uniformisation, étant diabolisée, traitée d'extrême droite, de populisme, etc.

J'ai souvent le sentiment que depuis que le libéralisme à gagné, il se comporte exactement comme le socialisme, même dogmatisme, même bourrage de crane, même pauvreté de la pensée. Il suffit d'écouter le discour des commissaires européens pour s'en rendre compte, il suffit d'écouter les arguments pour les accords de libre échange. Et surtout quand on les confronte à l'évidence des dégâts occasionnés par leur idéologie, leur égal aveuglement que les socialistes et la même réponse, c'est qu'on est pas encore allé assez loin dans l'idéologie, que les gens font preuves de défaitisme voir pire, de néoréacs...
Les pauvres peuvent se suicider dans le silence , les civiles mourir sous les bombes .
Personne ne fait écho a leurs soufrances .
Ce qui préoccupe la gauche , c'est de commenter la dernière petite phrase ambiguë sortie dans un talk show parisien .
C'est ce que signifie régis debray dans son allusion au marais .
Absolument rien d'ommophobe la dedan .
Magnifique, magnifique émission ! Merci à l’équipe d’@si d’avoir permis cela, des paroles fortes, pleines d’intelligence, des références qu’on n’entend plus nulle part, un recadrage salutaire, bref, encore !!
Toutes les personnes que ça a l’air de gratouiller fort sur le forum devraient se demander si par hasard elles ne sont pas hommes-hétéros-cis-blanches (et pas pauvres) et un peu vexées que pour une fois on pointe du doigt un problème où ils auraient une part de responsabilité moins involontaire que ce qu’on veut bien dire.
merde... l'aristicratie parisienne essaye de nous expliquer ce que c'est d'être intellectuel... la prochaine fois, abstenez vous. Les aristoreacs sont sur le plateau et c'est une catastrophe ... un des gros soucis actuel.
c'est une blague?
consternant un pédant qui ne pense pas!

ce qu'on a préfèré ce sont vos têtes, dommage que la caméra n' était pas souvent sur vous.
nous on aurait été violent ou bien on se serait marré.

ridicule, irrémissiblement ridicule.

et vive hors-série!!!!

ps alors quand on ne pense pas comme le pouvoir ou comme les journalistes on n'est des néoréacs. et ben mince ou heureusement nous le sommes.
Merci pour ces invités de qualité.
Cela dit, Aude Lancelin devrait jeter un œil à la dernière saison de The Walking Dead.
Elle y perdrait sûrement ses dernières illusions. La rivière sans retour...
Communautarisme et prosélytisme à l'IUT de Saint-Denis ?
Un sujet digne d'intérêt pour une prochaine émission d'@si.
Le temps, pour inviter son directeur, qu'il sorte de l'hôpital.
pourquoi en rajouter et faire la promo des cons? c'est mieux de diffuser les messages de personnes interessantes plutot que de seniles precoces.
La remarque de Makno est parfaitement intégrée dans les milieux où il y a un look de gauche,des magasins de gauche,des loisirs de gauche et pour sucrer son café du sucre de gauche...
On voit bien qu'avec l'utilisation de ces etiquettes "gauche" et "droite" etc.... qu'on n'est pas dans le domaine des idees, mais dans le domaine des etiquettes, de la posture ramenant a une vision manicheenne, il faut d'abord decider qui est gentil ou qui est mechant, avant de commencer a avoir un debut de reflexion sur le contenu.
Il en va de meme avec le terme neo-reactionnaire, qui semble dans l'emission ramener a cet usage, et vu le peu de temps passé a le definir, la confusion operee sur des gens qui malgres les desaccords qu'on peut avoir avec eux, ont une reflexion/critique sur la societe qui ne se confondt pas.

Ce qui est aussi etonnant c'est de voir un discours sur le plateau de E louis, critique de la violence et du pulsionnel, alors que son discours en a toute l'apparence.
j'aimerais d'ailleurs avoir plus qu'un sentiment, mais des elements sourcés pour chacune des critiques formulés, comme l'homophobie de Debray.

Comme l'ont dit d'autres asinautes, il y'a un debat au sein des courants socialistes qui date pas d'aujourd'hui et qui a commencé avec la question internationale et locale, sur le plan strategique, l'apport des structuralistes a quelque peu deplacé le debat sur cette question de l'articulation entre lutte que je qualifierais de global et lutte specifique.
Ce n'est pas vraiment sur l'aspect "theorique" que cela pose un probleme, mais sur l'aspect strategique et son instrument l'organisation.

On a des mouvements politiques qui n'ont plus grand rapport avec le socialisme, et je rejoins un constat que font d'autres, le cycle politique amené par le socialisme est entrain de se terminer, les forces populaires qui supportent le projet socialistes et ce que ca impliquait sont en voie d'extinction.
Parallèlement la pensée socialiste a ete petit a peit substituer par un courant de pensé plus preoccupé par des luttes specifiques, renoncant a une approche globale et qui va vers l'acceptation de plus en plus affiché du systeme capitaliste. Aujourd'hui etre de gauche cette etiquette fourre-tout prend toute son importance, quelque chose qui a en fait rien d'identifiable en terme d'alternative sociétale, etre de gauche c'est avant tout une posture, du bien contre le mal.

Au debut du XXeme siecle; alors que la gauche (republicain) est en passe de gagner definitivement contre les monarchistes correspond aussi a la monté en force du socialisme sur la scene politique, ce qui a fait apparaitre un nouveau clivage divisant cette gauche entre ceux qui ont rejoins/rapprocher le courant socialiste, et la gauche "opportuniste" (la bourgeoisie liberale republicaine) se rebaptise "progressiste".
Aujourd'hui hasard de l'histoire avec le declin du socialisme reapparait en force une gauche "progressiste".
Ouf, ça fait du bien. Enfin! du côté des progressistes, les vrais, pas ces modernes décatis et croulants qui n'ont, effectivement même plus honte de leurs préjugés, de leurs peurs, de leur manque d'imagination et de leur adhésion totale à ce qui a toujours existé (le pire, évidemment), des gens qui osent parler sans avoir peur d'en dire trop, d'avoir l'air trop... progressistes, justement. Ouf! Y en a marre de recevoir des vessies qualifiées de lanternes, des réacs renommés modernistes. De l'air, enfin!
Et, contrairement à un certain nombre de réactions, ben oui! Vive les Bourdieu, Derrida, Barthes, Foucault and cie parce que, qu'on les aime ou non, qu'on soit d'accord totalement ou partiellement (pas du tout, hum!), ces gens là pensaient et proposaient. Il n'étalaient pas sur la table leurs diarrhées de profiteurs cherchant une étiquette prestigieuse à vendre au mieux, ils réfléchissaient, travaillaient, imaginaient, s'indignaient, aussi, mais de l'injustice pas de savoir qui couche avec qui, qui mange quoi sinon pour en tirer une analyse de l'homme et du monde. Et ils étaient du côté des dominés, des exclus simplement parce qu'ils nous rappelaient que la domination et l'exclusion ne sont pas une nécessité naturelle, mais une création pitoyable.
Ouf, ouf, ouf! Ça fait du bien. Merci.
"Pulsions".
On a progressé : on n'est plus dans les années 30 mais dans l'après guerre et le stalinisme triomphant.
Intrigué par les accusations d'homophobie proférés par Edouard Louis envers Régis Debray ( ""La révolution se fait maintenant dans les lits du Marais" ) et Marcel Gauchet ( "Les lacanailleries de Lacan" ) , jai recherché ( et trouvé ) les sources que je copie/colle en intégralité afin que chacun puisse se faire son jugement.

Régis Debray dans Le Monde daté du 31 août 2014

Rebelle, impossible métier

La venue de Marcel Gauchet aux Rendez-vous de l'histoire de Blois fait polémique.
répond aux indignés

L'appel à boycotter les prochains Rendez-vous de l'histoire consacrés aux " rebelles ", signé par une pléiade de vrais dressés contre un présumé faux, Marcel Gauchet, nous fait mesurer le passage des saisons. Qui ne se disait pas révolutionnaire en 1960 ne pouvait être premier de la classe ; le contestataire, moins compromettant, grimpa ensuite sur le podium ; le dissident suivit, le goulag aidant.

Et voilà de retour le rebelle, la marque en dispute, la cocarde en haut du mât. Le sens des mots-clés change plus vite hélas que le cœur d'un mortel. Il faut pister le rebelle dans les coins, soit. Mais comment séparer l'original de la copie ?

Les signataires auraient hier refusé de s'asseoir à côté du Che, qui envoyait les homos en camp de travail et ne s'indignait pas trop du non-partage des tâches ménagères. Ils auraient mis au piquet André Breton, qui excommuniait pour " ignominie morale " le peintre Roberto Matta pour avoir couché avec l'épouse d'un affilié. Ils auraient claqué la porte à Lénine et Trotski, ces petits cousins, dans le privé, de la reine Victoria. Le chassé-croisé des avant-gardes est un lieu commun.

Les esprits avancés qui ont lutté contre l'exploitation des prolétaires et le joug colonial étaient le plus souvent retardataires, voire franchement réacs, en matière de culture et de mœurs. Et l'extorsion de la plus-value, travail des enfants et semaine de cinquante heures ne troublaient pas trop les mutins de l'ordre patriarcal et pudibond. Je ne me souviens pas avoir vu hier au premier rang de la lutte pour la légalisation de l'avortement les ouvriers cégétistes. C'était des militants communistes, pas encore des rebelles. Un train de retard. Tempus fugit.

La rébellion, ce vieux service public, s'est privatisée avec le temps, tout comme le Crédit lyonnais, et demain les hôpitaux. La pointe avancée a quitté la sphère du travail pour celle des loisirs, Billancourt pour le Marais, la chaîne pour le lit. Extension du domaine de la lutte, diraient les nouveaux entrants, qui placent la " dé-ghettoïsation des questions sexuelles " au premier plan des luttes contre " les mécanismes cachés de domination ". Extension de l'embourgeoisement des lignes de fuite, répondra le sortant, qui peinera à voir dans les prostitués, les femmes battues, les transgenres et les intraitables de la plume les bataillons de fer du combat anticapitaliste. Si l'on ose suggérer une suspension du feu entre les enfants de Marx-Engels et ceux de Bourdieu-Foucault, c'est pour une raison factuelle, et assez triste. Le " total rebelle ", l'insurgé intégral, le révolté tous azimuts, je ne l'ai jamais rencontré.

Rimbaud lui-même fut un assez vilain colonialiste en Abyssinie, et Jean Genet, la figure la plus proche de l'idéal type, eut parfois les yeux de Chimène pour de beaux SS. Limite et finitude, c'est le destin. Nos rébellions, comme nos revendications, sont irrémédiablement catégorielles, et nous sommes tous parcellaires, lamentablement incomplets dans le choix que nous faisons des peuples opprimés, des misères à secourir, des ennemis à combattre. Il serait vain de vouloir fondre dans un même défilé Bastille-Nation tous les anti, celui qui pourchasse de son ire fumeurs, chasseurs et bigotes de sacristie et celui qu'exaspèrent homophobes et opposants au mariage pour tous.

M'est avis qu'on pourrait au moins envisager un pacte de non-agression entre l'avant-garde du château arrière, visant la lutte des classes, et celle du gaillard d'avant, visant nos conduites en société, sans se porter partie civile pour port illégal de décoration. Constatant une certaine hybridation des sujets de mécontentement et un nombre croissant de sang-mêlé parmi boudeurs et grognons — au nombre desquels je dois me ranger, la mort dans l'âme —, je plaiderais volontiers, quoique la tolérance nuise à l'image de l'insurgé, pour ce spécimen improbable, le rebelle modeste, petit-neveu de l'intellectuel spécifique, sociétal certes mais sociable. Le " qui n'est pas avec moi est contre moi " semble malheureusement sévir du côté des nouveaux opprimés.

M. Gauchet, à ma connaissance, s'il a pu évoquer certains dérapages du féminisme et de l'antiracisme, s'il ne s'est pas montré très allant sur les revendications LGBT, n'a jamais demandé l'interdiction de la Techno Parade ni des rave parties, la fermeture de Paris Plages et l'abolition du pacs. Il a excellemment décrit le devenir des démocraties occidentales.

Peut-on être bon partout et en tout ? Moi-même, partisan de la nationalisation des moyens de production et d'échange, d'une généreuse naturalisation des sans-papiers et des guerres d'indépendance des humiliés du Sud, j'avoue avoir été assez mou du genou sur la nécessaire féminisation des noms de métier.

Le fait que j'aie montré plus d'intérêt pour le point-virgule et la chronologie dans les manuels d'histoire que pour le congé paternité et la légalisation du cannabis n'autorise personne, j'ose l'espérer, à m'expédier dans la préhistoire machiste et répressive duSapiens sapiens. Pas plus que le silence qu'observent nos récalcitrants sur les bonus du CAC 40, les fileuses surexploitées du Bangladesh et les impositions du Fonds monétaire international ne m'autorise à voir en eux des suppôts de la gauche Wall Street. Personne ne pouvant cocher toutes les cases dans la liste des points de résistance recommandés, essayons au moins de résister à l'" envie de pénal " et aux requêtes du " département fusion-inquisition ".

Tant d'âcretés trahissent une certaine difficulté d'être. Sur l'échiquier intellectuel, la case " rebelle " offre à tout coup la position gagnante, mais c'est aussi la plus difficile à tenir. La bonne société rattrape le hors-la-loi au tournant, avec un chèque, des prix et un créneau sur Canal+. Nos purgatoires ont une fâcheuse tendance à raccourcir. La trouée surréaliste a mis trente ans pour faire l'unanimité chez les étalagistes, sur les Grands Boulevards.

C'est le temps qu'il a fallu à l'institution muséale pour phagocyter l'urinoir de Duchamp et transformer l'art brut de Dubuffet en fin du fin d'une collection. L'ex-anarchiste allemand qui horrifiait les bien-pensants de 1968, Cohn-Bendit, est la coqueluche de l'Europe néolibérale que se disputent les médias bien-pensants. Rothschild n'a pas trop tardé à remplacer Sartre à Libération, la BNF rachète à prix d'or les manuscrits de Guy Debord. Dure époque pour les séparatistes : les dominants tout sourire leur ouvrent les bras illico. Le non-conformisme est la clé du succès, le jeu s'est renversé.

Qui ne dérange pas déroge, qui ne scandalise pas ne vend pas, coming out et best-sellers fusionnent (Catherine M., Mme Angot, Eddy Bellegueule ne démentiront pas ce point). Lassée des ducs et des maréchaux, l'Académie française elle-même jette ses filets du côté des lépreux d'antan — femmes, Noirs, Arabes, juifs, homos. Et chacun connaît le profil imbattable du candidat à un poste envié : la jeune et jolie personne de couleur, gay, légèrement handicapée et récemment convertie au judaïsme libéral ou au bouddhisme tibétain.

A inversion néobourgeoise des ex-hiérarchies bourgeoises, inversion et demie. Dans un monde où les PDG se rendent en jeans, col ouvert et blouson de cuir à l'Opéra, la rébellion, c'est la cravate. Comme c'est le plan séquence et l'interview en longueur là où règnent le montage cardiaque et l'entretien stroboscopique. Quand le tutoiement se généralise, avec, à la radio, l'usage du prénom comme à la maternelle (Luc nous appelle — Bonjour Gérard), la dissidence réside dans le vouvoiement et le nom de famille. Et quand le culte bêtifiant du nouveau, qui lèche le cul de la jeunesse, a pour envers le rejet du septuagénaire, quoi de plus séant que de montrer ses rides, ses bleus et son latin ? Retournons nos cartes, les amis. Sic transit gloria mundi.

Roger Stéphane opposait jadis le militant à l'aventurier. Le rebelle est du côté de l'aventurier. Accrochant encore le reflet du soleil couchant, c'en est la version automnale et pudique. Le conseil général du Loir-et-Cher sait jusqu'où ne pas aller trop loin. Et prendre pour thème étant toujours statufier, il se trouvera sans doute quelqu'un pour dire qu'on célèbre à Blois les rebelles parce qu'il n'y en a plus ailleurs. Je parlerais plutôt d'une dépolitisation, d'une esthétisation du maquisard, en mode d'être et non de faire. La dissolution des croyances tant religieuses que politiques est celle des groupes solidaires et actifs. Elle fait émerger du sable gris de l'humanité l'individu souverain, " le fruit suprême de la vie ", la pépite exemplaire qui n'est plus le génie (trop artiste), le saint (trop angélique), le surhomme (trop dangereux), mais le rebelle, passe-partout sans danger.

Ne sommes-nous pas tous libérés des institutions androcentriques et contraignantes qu'étaient l'Eglise et l'armée, où les fortes têtes prenaient de vrais risques, enfer ou Biribi, sans parler de l'école où les cancres n'ont plus droit à une retenue, et bientôt même plus à une mauvaise note ? Le militant s'adosse à une collectivité ; le rebelle n'en a pas besoin. Cela tombe bien : il n'y en a plus. C'est un soldat sans armée, une grenade jamais dégoupillée, comme peut en susciter un âge où être une personne, c'est n'être à personne, où le moi fait loi, qui n'a plus en commun que le non-commun et où chacun est à même de recréer les mots de la tribu à sa propre image et convenance. M. Edouard Louis a qualifié son intervention dans la presse d'insurrection - M. Louis a cosigné une tribune dans Libération accusant Marcel Gauchet d'être un " militant de la réaction " - ; un autre intransigeant, écrivain également, se dit " tortionnaire de la syntaxe " et manie les mots comme des armes. Le préfet de police, dit-on, s'en est alarmé. On croit pouvoir le rassurer. C'est l'avantage, sur les hautes terres du Refus, du dernier cri sur les précédents, plus laborieux : un certain allégement des enjeux, qui permet aux risque-tout d'aller jeter leurs cocktails Molotov dans des Salons du livre au bord de la mer. Qui s'en plaindra ? Le progrès n'est pas trop chien.

**
Régis Debray


https://groups.google.com/forum/m/#!topic/paris8philo/5DPYwBJbcsA



Marcel Gauchet répond au Nouvel Obs à la question "Quel bilan feriez-vous de la période schématiquement qualifiée de « structuraliste » ?


Rien en général, structuraliste ou non, ne me paraît destiné à survivre du contenu des démonstrations ou des doctrines, et beaucoup de l'esprit qui a présidé à leur élaboration. Les livres de Foucault me semblent intégralement faux. Le type d'ouverture de la philosophie sur l'histoire qu'il a réalisé demeurera en revanche un acquis fécond et une voie à suivre. Pour aller au plus détestable, on ne peut que souhaiter une prompte et définitive dissolution des lacaneries et lacanailleries qui perpétuent l'imposture du « Maître ». Lacan n'en restera pas moins celui qui a dévoilé l'appartenance de la découverte freudienne à la culture philosophi- que et théorique de son temps. On ne reviendra pas sur l'exigence de décentrement introduite par la prise en compte des autres cultures, même si le relativisme radical au nom duquel elle s'est opérée est, lui, à rejeter (pour la pre- mière raison qu'il interdit de faire véritable- ment droit à l'autre). La méthode structurale de lecture des mythes et des oeuvres est un échec complet — une machine qui tourne à vide —, l'attention à la totalité des facteurs de significa- tion et l'impératif de mise en relation qu'elle a promus resteront indépassables. On reconnaît là, à bien des égards, les symptômes d'une maladie infantile. La naïveté et le dogmatisme
des réalisations ont fini par recouvrir et mas- quer ce qu'il y avait de force de renouvellement dans l'inspiration.
C'est tout de même curieux, cette manie faire des listes d'infréquentables.

Celle de Patrick Cohen comporte quatre noms.

Celle-ci en comporte cinq.

Le progressiste fait des listes. C'est à cela qu'on le reconnait ?
un sentiment bizarre en lisant la majorité de ces commentaires ! une incompréhension totale de la majorité des intervenants, enferme dans des cadres psychologiques et intellectuels ( ? ) d' une autre époque

désabonnez vous rapidement et gavez vous des débats d' i-télé, lci ou bfm !!

moi j' ai apprécié des échanges de haut niveau qui rassurent
Les émissions de radio ou de télé sont toujours préparées. Vous allez dire ceci et puis cela. Ceci avant cela?Le contraire plutôt? Je vais vous poser la question qui fait le buzz d'emblée ou bien j'attends un peu qu'on parle aussi de vos amis,de votre passé,de votre bouquin...? Bien entendu on ne peut pas inviter un taiseux,l'audience en souffrirait,et il faut une gueule.C'est pourquoi on invite toujours les mêmes et qu'on leur pose les mêmes questions,on les enferme,nolens volens,dans un rôle.C'est ainsi que Zemmour est un bon rôle de misogyne,Finkielkraut d'antimusulman et Onfray de contempteur de la gauche de gouvernement...Mais il est bizarre d'en faire une catégorie à part,celle des NEOREAC,ils n'ont pas grand chose en commun!Je ne comprends pas encore où on veut en venir avec cette catégorisation mais ça sent la magouille.
Aude lancelin : ".....je vous félicitais pour la composition de votre plateau...ah!ah!ah!...."

il y a des traits d'humour qui en disent tant .

Ce message a été supprimé suite à la suppression du compte de son auteur

Pfoouarf... Mais que nous fait asi cette semaine ???

Papoter du "néo conservatisme" avec des "analystes" meanstream, sans débat parce qu'ils s'accordent pour raconter les mêmes choses... Quel intérêt d'avoir 2 intervenants s'il n'y a aucun débat entre eux ?

Pour commencer, il aurait fallu définir le "néo conservatisme", puisque les éléments évoqués (sexisme, homophobie et xénophobie) relèvent de logiques différentes, et sont d'ailleurs traités différemment. Ainsi, on voit l'islamophobie portée par la droite de gouvernement (ainsi que l'épisode charlie hebdo l'a illustré), alors que l'homophobie est condamnée par celle-ci... Quant au féminisme, c'est une thématique clivée : ça peut être une thématique de gauche si on se préoccupe des femmes au bas de l'échelle sociale: les intérimaires, les abonnées au CDD, les employées à mi temps payées au smic.. Mais ce que l'on voit à l'oeuvre, c'est une version de droite du féminisme, qui se préoccupe d'assurer qu'au niveau de l'oligarchie, la parité soit respectée, entre ministres, députés, chefs d'entreprise, trader....

On voit donc que ces thématiques ne sont pas marquées à gauche, si on garde présent à l'esprit que la gauche, c'est ce qui se préoccupe de défendre les intérêts du salariat contre l'emprise de la finance, et non des innovations sociétales...

Il a fallu 30 minutes pour que la fille du nouvel obs rappelle cet enjeu, pour dire que l'homophobie ou le sexisme vise à détourner le débat vers d'autres termes... Seulement voilà, ça marche dans les 2 sens ; qu'a fait d'autre l'actuel gouvernement de droite avec son "mariage pour tous les homosexuels", si ce n'est tenter de détourner l'attention de sa politique de droite dure en agitant des thématiques sociétales ???

Du coup la confusion sur la thématique entraîne la confusion sur les personnes incriminées ; franchement, mettre Zemour, Finkelkraut, Houelbeq, Onfray ou Michéa (j'imagine qu'il doit être classé comme tel) dans le même sac, ça relève plus du gloubi boulga qu'autre chose..

Et personne ne viendra apporter la contradiction, en opposant ce point de vue à leurs délires sociétaux, aux bavasseurs de cette semaine, qui voudraient que leurs revendications communautaristes soit classées à gauche (au nom de quoi ???).

La réalité, c'est que la droite néo libérale a envahi depuis 30 ans l'espace politique et qu'elle utilise les questions sociétales pour entretenir un simulacre de clivage politique: on a une droite sociale démocrate, libérale-libertaire, qui professe le libéralisme et les questions sociétales (revendications homosexuelles, "féminisme", évidemment de droite, à destination des classes supérieures, mais aussi dépénalisation de la drogue), qui fait semblant de s'opposer à une droite classique, qui professe le libéralisme et un modèle sociétal plus traditionaliste.

La classification "néo conservatiste" des bavards de cette semaine amalgame :
- les intervenants de droite traditionaliste, qui alimentent l'erzat de débat avec la droite libérale libertaire en opposant leurs valeurs traditionalistes aux valeurs libertaires de gouvernement,
- les intellectuels de gauche qui rejettent l'orientation de cette droite.

Pouah.

Je suis allé me laver la tête en visionnant la dernière vidéo mise en ligne sur les-crises.fr.
La définition du "néoréac" est peut-être incomplète mais elle est donnée par D.S. au début de l'émission.Pour ce qui est des "vrais intellectuels" il faut s'en tenir aux listes que nous fournira la lecture du NOUVEL OBS. C'est mouvant parce que la roche tarpéienne est près du Capitole. On applique la règle (qui nous rapproche dangereusement de Godwin) "Wer Jude ist,bestimme ich"
Émission lunaire, au moins pour les 15 minutes que j'ai regardées. Il aurait fallu commencer par discuter ce que recouvre la notion d'"intellectuels" (vu qu'apparemment, il y aurait une sorte de distinction entre les "vrais" intellectuels et les "faux") et ce qu'est un "néo-réac". Il aurait fallu aussi poser la question gênante : qu'ont à dire d'important ces "intellectuels" que Louis incite à investir les médias ? Mais aussi celle-ci : pourquoi cette croyance à la puissance propre des intellectuels, et à leur influence déterminante sur le champ politique ?
Question de méthodologie : Est-ce bien intéressant d'inviter deux socio-démocrates indigents pour évoquer la résurgence des "réacs".
Il est vraiment très triste de se rendre compte que Foucault, Hoquenghem ou Bourdieu n'ont eu aucun héritier, mais est-ce vraiment étonnant quand on voit ce que sont devenu Libé ou Le Monde ? Le niveau d'éducation et d'instruction en France est très élevé, combien de temps encore ces journalistes pistonnés pensaient-ils pouvoir manipuler l'opinion à l'heure d'internet ?

Comment ne pas y voir un motif pour les gouvernements de niveler au plus bas les références historiques et les compétences linguistiques du petit peuple ?
Et ces deux gugus essayent de nous faire pleurer sur le sort des migrants ou des homos ? Et ils se croient de gauche ?
Non mais sans rire ???
Au début de l'émission D.S. dresse un portrait du "NEOREAC" standard: homophobe,islamophobe,antisémite,xénophobe,populiste,misogyne.Par la suite un début de liste s'ébauche avec Zemmour,Onfray et d'autres mais cette liste ressemble à un lit de Procuste.Il faut étirer l'un et raccourcir l'autre.Finalement on devra s'en remettre au jugement des 2 invités pour établir cette liste de proscrits. Pas de témoins,pas de confrontation.Avec la même méthode on peut décerner des brevets d'homme de gauche! Reprenant les critères de D.S .j'aimerai avoir des détails sur la misogynie (hostilité et mépris des femmes) de Onfray,l'antisémitisme et la xénophobie du même??? Pour son POPULISME je sais. C'était un très beau titre de gloire à gauche jusqu'à ce que VAL se mette à insulter les"populistes" qui avaient osé voter contre le projet de constitution européenne.Son homophobie n'est signalée par les censeurs que depuis son hostilité à la GPA. Il a travaillé sur des philosophes pour lesquels l'homosexualité était un comportement comme un autre mais il ne semble pas enthousiaste pour la GPA donc c'est un NEOREAC. Quant à l'islamophobie j'attends toujours qu'on m'en donne une définition claire pour évaluer celle de Onfray.
Vous auriez pas dû, plutôt, inviter François Cusset?

[quote=François Cusset interwievé par Cécile Daumas de Libération]Reste un espace dûment médiatisé d’agitation d’opinions plus ou moins pestilentielles, auquel il n’est pas étonnant que les chercheurs ou les militants qui se disent encore de gauche ne veuillent pas participer, tout simplement. Ils travaillent, pourtant, mais le genre d’intellectuel collectif qu’ils fabriquent, sur la Toile et dans les réunions, sur le terrain des luttes, est certes moins facile à mettre en couverture de l’Obs.
Minute 50 , le noeud gordien !

nota: "contre-courant" , une très bonne émission de MDP , laquelle je fus contraint d'abandonner grâce à mr A.Perraud ...
Quand j'ai ouvert les commentaires j'étais convaincu que j'allais trouver des avis globalement favorables aux deux intervenants. Et là patatras dés le premier commentaire ça tape fort et puis c'est comme ça plus ou moins tout du long. J'aime bien particulièrement tous ces intervenants qui au nom de la liberté défendent tous ceux qui à longueur de temps monopolisent les médias. Faut pas s'en faire il reste à ces damnés de la Terre encore de beaux jours devant eux. Je n'y ai vu aucun mépris de la part d'Edouard LOUIS mais surtout une grande lassitude. Le format des débats permet-il à une pensée alternative de s'exprimer ? Est-il possible que Ce soir ou jamais ou bien on n'est couché puissent modifier la perception du monde qu'en a ceux qui regardent en permanence les infos ou les débats (? ) télé ? Est-ce du mépris quand Lordon ou le cinéaste du documentaire "les chiens de garde' refusent de s'y rendre, ou Bourdieu ? Enfin pitié avec le terme 'gauche radicale' car elle n'est en rien radicale elle banalement de gauche. La seule.
C'est l'intérêt d'ASI de nous ouvrir une page de notre monde moderne. Mais je dois dire que j'ai été malheureuse tout le long de cet entretien (il ne s'agissait nullement d'un débat) d'avoir à supporter l'arrogance de deux personnages si sûrs d'eux-mêmes qu'ils se sont donnés l'un l'autre le droit "divin" de fustiger le restant de l'univers qui montrerait des divergences avec leurs analyses. Je respecte totalement leurs points de vue et leurs conclusions, ils ont le droit de les exposer, tout autant que toute personne a le droit d'exposer une analyse diamétralement opposée, ou plus nuancée ou pas totalement celle-là, etc. Le radicalisme extrême autour de quelques penseurs repris à l'encan, des seuls intellectuels et journalistes de "gauche" (ah, "sainte gauche"), des pauvres "dominés", tout propres sur eux et des méchants "dominants" responsables de toutes les horreurs, mon dieu, quelle manque d'analyse ! Quelle déficience d'observation et de compréhension, même s'il y a certainement des éléments bien vus, mais pas dans un cadre aussi rigide et formarté. Il me semble revenir brutalement dans un certain totalitarisme intellectuel qui a sévi dans les années 1970. Aux paroles injurieuses invectivant "ces gens", "essayistes de mauvaise qualité" faisaient pendant les minauderies d'entre-soi "j'ai été bouleversé" "c'est très beau ce qu'il dit". Pas peur du ridicule, les deux cocos... qui n'ont pas réveillé en moi une grande envie de les lire, pour le moment présent.
Belle émission, je découvre Edouard Louis avec plaisir. Ensuite, je recommande à Son Altesse Daniel Schneidermann d'éviter de couper les invités pour les reprendre sur des broutilles qui n'intéressent personne (ce qui conduit parfois à de désespérantes situations de ridicule involontaire) et de surveiller un peu la manière dont il s'adresse à ses interlocutrices. C'est dit avec toute l'affection d'un spectateur aussi fidèle qu'attentif, mais vous ne parleriez jamais à Todd ou Lordon comme vous parlez à Justine Brabant, Aude Lancelin voire parfois Anne-Sophie Jacques
et circonstance agravante, j'apprécie Natacha Polony
Une fois de plus, le fond du sujet échappe totalement à Daniel et aux différents intervenants du plateau, faute d'avoir analysé plus précisément "d'où parlent" les différents interlocuteurs, et ce qui est tu derrière ce qui est affirmé par chacun.

Le gros problème d'une position comme celle de Louis et Lagasnerie est qu'ils sont tributaires des auteurs "déconstructionnistes" de la French Theory (Foucault/Derrida/Deleuze), et qu'ils rabattent toute critique, y compris "de gauche" de cet héritage contestable - car parfaitement libéralo-compatible - vers la réaction. Or ces gens-là ne viennent pas de nulle part: il s'agit des héritiers de la French Theory et du "déconstructionnisme", dont une des caractéristiques est de désamorcer toute critique globale de l'exploitation capitaliste au profit des "micro-luttes" et de l'affirmation du sujet singulier, désaffilié et tout-puissant (du type slogan de Nike).

Dit autrement, en pourchassant les "réacs", ces gens-là défendent aussi implicitement leur cause et leur vision très singulière de la société politique: bien entendu, cet aspect échappe totalement aux interlocuteurs de l'émission, sachant que le plus engagé dans ces théories déconstructionnistes est Lagasnerie, absent du plateau.

Or il existe de bonnes raisons de critiquer la façon dont laquelle la gauche "sociétale" et certaines franges de la gauche "radicale" ont totalement liquidé l'héritage de la lutte des classes au profit des "marges" et des "dominations" multiples diluées comme autant de micro-luttes, sans pour autant déménager à l'extrême droite. Cet héritage est en effet parfaitement compatible avec l'idéologie néo-libérale, comme l'ont montré les auteurs du "Nouvel Esprit du Capitalisme".

Ainsi, on peut légitimement REFUTER l'idée - saugrenue et pourtant généralisée - que les luttes aux "marges" représentent la CENTRALITE des luttes: migrants, homosexuels, trans etc...sans pour autant céder à de quelconques pulsions xénophobes ou homophobes.

C'est exactement ce qu'avait fait Onfray - certes de façon très raccourcie et simplifiée, dans sa tribune au Figaro, avant que ce petit monde mené par Joffrin ne lui tombe dessus à bras raccourcis:

Le peuple français est méprisé depuis que Mitterrand a converti le