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Les glaçants

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Le "front républicain inversé", c'est-à-dire contre la FI et les pastèques, se construit à une vitesse incroyable. Et oui, si Méluche n'était pas là pour tenir bon, je me sentirais personnellement bien seul. Je persiste à penser qu'il a bien souvent (...)

Melenchon est le meilleur ennemi  dont les médias meanstreams ( et les partis et élites qu'ils servent ) puissent rêver.


La majorité des gens le déteste, sans savoir pourquoi, ni sans avoir lu ses propositions; mais le travail de sape médiatique (...)

A l’occasion de l’élection de Donald Trump à la Présidentielle américaine de 2016, les éditions Grasset avaient édité, en 2017, un petit texte d’Umberto Eco, « Reconnaître le fascisme ».

L’éditeur expliqueait son choix.
« — Dans le contexte actuel, qui(...)

Derniers commentaires

Ensauvagement et clownisation : le mélange est inédit à l'époque moderne.

non

Quand on lit le venin dans la plume de Gérard Noiriel on s'aperçoit que cet ensauvagement et clownisation des "débats" publics prend sa source dans la configuration partis politiques-journaux ( progrès techniques pour la diffusion des infos et idées) et de journaux privés bien sûr. Avec un point vue nourri par l'historien, on s'aperçoit qu'il y a de nombreuses ritournelles; ce qui bien sûr ne signifie pas qu'il n'y a pas péril en la demeure même en l'absence de milices; ce qui reste à vérifier quand on songe à groupuscules d'extrême droite qui agressent les LGBT à Lyon et défoncent les librairies anarchistes


"À propos de cette plainte de Darmanin, le plus glaçant n'est pas tellement que le socialiste Olivier Faure se soit prononcé pour un "droit de regard" de la police sur l'exécution des peines. Il s'est rectifié ensuite "

Mais qu'a-t-il rectifé monsieur Schneidermann ? Il me semble avoir compris que se sont les instances du PS, et pas seulement Faure, qui se détermine pour cette proposition, sous la pression d'un responsable à la sécurité du parti (ou quelque soit son véritable titre... et je me fous de son nom, je ne retiens pas le nom des sous-fifres malfaisants) qui se trouve être, ô surprise ! mais en fait non..., un vallsiste.

Et bien il en aura fallu du temps pour faire admettre que le PS et consorts n'avaient pas de limites dans la veulerie, dans la nuisance et qu'on ne pouvait donc pas compter avec eux. Que d'années perdues ! en fait en 2015 avec l'exécution froide de la Grèce, tout était déjà dit... Espérons qu'il ne soit pas trop tard... mais cette phrase me semble soudain absurde. pour bien des choses, et de gens, il est déjà trop tard. Beaucoup trop tard. 

Il ne reste qu'à attendre 2027, l'éventuelle refonte de la gauche. Ce sera blanc pour moi. Je vote par conviction, pas par défaut ni pour cautionner un semblant de vote républicain. Ca suffit les élus qui ne représentent que 25% des électeurs convaincus.

Heuresement que Darmanin est là pour relancer la campagne bobo-gogoche de Pulvard...

Je crois que vous tombez dans un piège de la pensée. Les propos, en effet glaçant d'un syndicalisme d'extrême-droite, vous font passer à côté de l'essentiel : plutôt que de vous intéresser a ce qui a poussé, dans le fond, certains responsables de gauche à cette manifestation, après l'assassinat lâche de fonctionnaires de polices, vous vous intéressez au symbole, celui de quelques syndicalistes factieux d'alliances qui instrumentalisent une marche, de ce qui a la base, devait être une marche d'hommage à des fonctionnaires de police mort.

Croire que Jadot, Faure, Hidalgo, Roussel c'est la même chose, et qu'ils représenteraient tous la même soumission au gouvernement, pardonnez-moi, mais c'est quand même une abstraction incroyable, et peu sérieuse. Mélenchon n'est pas tombé dans le piège de cette manifestation, et de son symbole terrible : bien joué de sa part ! mais enfin, quand vous entendez Roussel dire qu'il a participé a cette manifestation à la demande de syndicalistes de gauches qui ne supportent que les idées d'extrême-droite montent dans la police... est-ce tout à fait la même chose que Darmanin ?

Lordon, qui qualifie la PCF d'être un parti à la solde d'un personnage qui serait « à droite » : si on n'est pas dans le grand n'importe quoi, je ne sais pas dans quoi on est. Il y a plus subtil et intelligent pour faire la promotion du candidat qu'il a choisi.

Je n'étais pas né à l'époque, mais avant 81, on avait les même postures de quelques-uns qui nous expliquaient que Marchais était dans une dérive de droite, que ces maladresses de l'époque faisait le jeu de l'extrême-droite, et que le seul candidat capable de mener une rupture durable avec le capitalisme, c'était Mitterrand. Aujourd'hui Marchais garde une image pittoresque auprès de la gauche : celui d'une gauche anticapitaliste, une gauche authentique, une gauche qui n'a rien lâché.

En s'attardant sur les symboles, et en se confinant dans une posture facile mais déconnecté du réel, on ne prend pas la hauteur historique qu'il faut.


Simple, les capitalistes ne peuvent accorder leur confiance qu'en la droite, ou la gauche soutenant l'idéologie de droite. Possédant 90% des médias, la gauche amenant une idéologie autre que le capitalisme n' a pas lieu d'être, ou tellement marginalisée et entourée qu'elle en devient risible, utopique voir perçue comme dangereuse.

Tout est, malheureusement, résumé.

En ces temps de dissolution des idées, il est bon de revenir à de rocs de granit qui même s'ils ne sont pas toujours faciles à escalader restent des prophètes plus limpides que des diamants

La privatisation du monde par Daniel Bensaïd

Bonjour Daniel, vous êtes assez otpimiste de dire que " Avant tout, aujourd'hui, pas de milices privées armées, faisant régner la terreur dans les rues " quand France inter explique : " Des contrats criminels déguisés en mission d’État : enquête sur une affaire tentaculaire ", sans oublier les réseaux racistes dans les forces de l'ordre et les tabassages comme celui de M. Zecler. Quant à la manifestation devant l'Assemblée nationale et les déclarations syndicales qui y ont été faîtes renvoient confusément à février 1934.

Courage Madame Pulvar, même si chacun a bien compris que Darmanin n'était que le petit télégraphiste des syndicats les plus droitiers de la police. On sait également qu'il est impossible de porter plainte en diffamation quand les propos en question datent de plus de 3 mois. 

C'est toujours du temps de cerveau non disponible gagné en non réflexion. De toutes façons, le peuple est cons, on l'occupe avec une non plainte (pas celle que veut déposer Pulvar), avec 3 influenceurs dont 1 président (oui, celui qui est garant de la constitution).

Pendant ce temps là, l'élection qui peut dévier un peu le sens du courant, approche à grands pas. Vous reprendrez bien un grand seau de régime autoritaire après le grand bol de régime peu démocratique?

Daniel s'étonne que 2 "débatteurs" sur les vaccins soient : un généraliste et Bigard, non pour faire un (faux) naïf et un représentant de terrain, non la parole des 2 se vaut, car tout se vaut.

Dans n'importe quel débat politique, ceux qui argumentent avec des chiffres, dont le raisonnement est logique, qui préfèrent faire appel à l'intelligence aux cotés les plus altruistes, sont méprisés, agressés et ignorés.

Ceux qui font appel aux plus bas instincts, ceux qui font monter la peur, quand bien même les données étatiques démontrent le contraire, sont mis en valeur, peu contredits.

La "gauche" c'est tout pareil, PS, PCF, EELV, LFI NPA : ils veulent tous un programme écologique et social avec plus ou moins d'anticapitalisme, mais on va pas s'attacher aux détails. 

Certains travaillent, apprennent depuis plusieurs années, d'autres se contentent de ne faire que de la com ou du buz, mais c'est tout pareil. Certains ne veulent pas soutenir la mauvaise pente faciste, quoiqu'il en coûte, d'autres sont plus partagés sur le sujet, il faut toujours démontrer à l'électeur qu'on est pour l'ordre et la sécurité sans expliquer les conséquences (peines de prisons plus lourdes, quartiers avec check points, tir à vue des fuyards...) 

Avec la présidentielle, le festival des idées les plus odieuses, inefficaces, inutiles voir contreproductives, va commencer.

Merci donc à LFI (et à Mélenchon), NPA, LO, Génération.s, et aux quelques PS, PCF, et nombreux EELV de tenir la rampe.

Mais on vous avait prévenu,

Quand ils ont organisé une perquisition XXL sur dénonciation retirée immédiatement par la dénonciatrice, on a rien dit, on a rit, c'était Mélenchon, on allait pouvoir se débarrasser d'un gêneur et continuer avec la gauche de bonne compagnie. Quand ils ont tenté de perquisitionner Médiapart, certains journalistes ont commencé à râler. Quand ils ont mis en scène la séquence islamo-gauchiste qui a concerné M.. le maudit, une certaine gauche a applaudi. Puis le concept s'est élargi, évidement pour ne pas être éclaboussé, il a fallu donner des gages plus ou moins importants, jusqu'à ce fameux 19 mai darmanisé et extrême-droitisé.

Cassandre n'est jamais crue (elle serait même cuite)

La Patrie aux fachos renaissants :

...quelques noms ici et là :

Darmanin, Faure, Hidalgo, Valls qui sentant l'opportunité de rejoindre la meute des politicards envers et contre tout, se dit « préoccupé par la situation française » et revient de Barcelone sans même passer par la case de l'Appel du 18 Juin, et les autres et les autres...


S'en serait comique tout cela si ce n'était grave

Vivement les élections régionales que LREM, Macron et sa clique de petits fasicstes prennent une nouvelle claque monumentale annoncée et qu'on voie clairement l'état des forces politiques.


Macron a eu un miracle l'année dernière, celui d'avoir fait vite oublier un score humiliant aux municipales de 2020 : 2.2% des voix selon Le Figaro! Dans une démocratie digne de ce nom, un tel score ne permettrait pas à une majorité de s'accrocher au pouvoir, encore moins de briguer un nouveau mandat. La presse, alléchée par l'odeur du sang, devrait être en train de s'acharner sur les membres de la majorité, comme elle sait s'y bien le faire dans ces moments de faiblesse. Et tous ces membres de la majorité devraient, dépités, être en train de préparer leur reconversion dans le privé ou dans une institution internationale (quoi que c'est déjà fait pour Buzyn, Ndiaye, Pénicaud, Poirson et Griveaux).


Macron doit remercier chaque jour de ce miracle la crise Covid (et ses 108.819 morts à ce jour, données NYT) et rendre grâce à une presse nationale dont la complaisance doit rendre jaloux Xi Jiping (même pas besoin de Chinese Wall!).

J'espère que ces deux éléments, toujours présents, ne lui permettront pas de réitérer le même miracle d'ici quelques semaines.

"Elle signifie que c'est le parti tout entier qui est vallsisé, même si le vrai patron, contraint et forcé, en est pour l'instant réduit à inspirer en coulisses" 


Ne vous en faites pas, le patron rentre au pays... Valls vient de démissionner du conseil municipal de Barcelone, et on murmure qu'il pourrait avoir un poste au gouvernement passé le fiasco assuré des régionales... 

Si l'on ajoute le "contentieux" Blast vs BHL , on boucle rapidement l'article de Lordon...

Mélenchon :

- Il est pas beau et s'habille mal, la gente féminisme ne votera pas pour lui : - 5% des électeurs

- Il est pas dans les journaux people et s'est pas fait blanchir les dents, les mamies ne voteront pas pour lui : -5% des électeurs

- Il ne parle pas foot, les supporters ne voteront pas pour lui : -5% des électeurs

- Il est trop vieux, les jeunes le trouvent ringard : -5% des électeurs

- Il est grognon, les pauvres veulent voir des gens qui kiffent la life : -5% des électeurs


Voila comment se jouent les élections au final, c'est ceux qui n'en ont rien à foutre de la politique qui font les vainqueurs.

Même Mediapart, qui aime à appeler pour une " union de la gauche", en arrive à ce constat : Melenchon ( et générationS) sont bien seuls. 

Ce qui m'étonne Daniel, c'est que vous ne vous en rendiez compte qu'aujourd'hui...

Vos confrères n'en sont pas encore là... Préparez-vous à de mauvais moments, c'est jamais facile d'être seul ou de faire une découverte.

Courage !

A gauche, c'est toujours le même problème. 

On manifeste pour des raisons douteuses, et on s'étonne de se retrouver défilant aux côtés d'extrémistes antirépublicains.

Ce que moi je trouve glaçant, c'est qu'à part la courageuse prise de position de Daniel, on n'entend qu'un silence étourdissant de la part d'intellectuels de gauche, à se demander s'il en existe encore.


Et glaçant encore cette veule clownerie de Macron, 10 M de vues et 1,1 M de likes en 48 heures:

https://www.youtube.com/watch?v=neqCdyadqFA

L'entreprenant petit  ministre propose à Madame Pulvar un rendez-vous.


Je signale  au petit ministre galant que Madame Pulvar a déjà un logement.

la conclusion de l'édito est sans appel...!

désormais, il faut tout faire pousser le candidat de la France Insoumise, quel qu'il soit..

Mélenchon ou Ruffin, Autain ou autre..

il aura mon vote...

la situation est tellement triste et froide...


heureusement qu'il y a encore les œuvres d'art pour nous consoler en cette triste période...

https://youtu.be/g4XiKChyK7A

Ce qui est effrayant , c'est que vous êtes journaliste , et c'est nous ,le populo ,qui crions que Jadot , Les socialos , et autres je ne sais pas comment les appeler surement une catégorie a inventer , Qui le disions rien qu'en écoutant leur prises de paroles et ce bien avant la manif .Vous avez un voile sur les yeux , c'est quoi votre probleme , a tout les mous du genoux ? Ce que nous nous voyons vous ne le voyez pas ?  Alors on va vous le redire , Faure est un abruti , Darmanin a un problème psychologique , Macron a un probleme psychologique , j'en passe et des meilleurs , faites votre boulot! Vous avez un an et on relève les copies !

La France Insoumise ne se résume pas à Mélenchon même s´il est présenté comme la figure tutélaire. Mélenchon a réussi grâce au groupe parlementaire à faire émerger des visages et des noms sur lesquels on peut aujourd´hui compter.  

Darmanin propose de rencontrer Pulvar.


Je lui conseille de venir accompagnée ( par des gardes du corps ) et de prévoir la pilule du lendemain.


C'est glaçant !

Daniel, evitez de nous parler  de sujets deprimants,   celui là  on est deja au courantManuel Valls confirme son départ imminent du conseil municipal de Barcelone, pour mieux revenir en France - ladepeche.fr 

Je suis très étonnée que Daniel Schneidermann n'évoque pas l'initiative citoyenne de Primaire Populaire https://primairepopulaire.fr/ qui est exactement là pour faire émerger une candidature unique gauche/vert d'une manière complètement transparente et démocratique.

C'est sûr que les médias n'en font pas autant la pub que le match "Marron/Le Pen"... 

Allez y faire un tour, c'est innovant et donne une lueur d'espoir et d'enthousiasme dans le marasme actuel... Et j'espère que Daniel nous en parle très vite dans une matinale ou dans une émission :)

Face à un darmanin plaintif, la gôche attend l'automne pour partir divisée ou se présenter désunie ...


C'est glaçant ! 

L’Évolution Progressive de l'Idiotie en Politique :


Stade 1 - l'idiot


Stade 2 - l'idiot utile


Stade 3 -  l'idiot inutile


Nous avons atteint enfin le stade des Idiots Inutiles de " Gôche " !


Que faire ? Ne pas voter pour ces baltringues assujettis !


Gégé Därmänin n'entrave que dalle aux lois de la Res Publica.

Attaquer Audrey Pulvard en justice n'a aucun sens.

Lui il n'est pas idiot, il est juste bête, terriblement bête. 


Audrey quitte le PS et rejoins la FI, tu seras mieux soutenue.





"Mais comment, dans cette situation nouvelle, faire l'union avec Faure, Hidalgo ou Jadot, les darmanisés du 19 mai ? "Plaît ou pas", que reste-t-il à partager avec eux ? "
Il a fallu un déshonneur par association pour se poser cette question? Pourtant le sujet de ces radicaux de gauche sous couverture, ces socialo-écolo saveur Hollande est bien un point de contentieux majeur. La FI est de gauche, c'est certain, mais eux? Il y a une odeur de "et en même temps" que l'on nous a déjà servi, et que l'on n'a pas envi de voir revenir...

" La plainte du con ne peut être qu'un complainte "  ( Dupond ou Moretti,   ou Queneau )

Bonjour, merci pour la chronique. Quelques remarques dans le désordre, à la volée


Il s'est rectifié ensuite. Mais sa présence à la manif le ligote désormais à Darmanin, et lui interdit l'expression de toute solidarité avec Pulvar, 


Inexact, cf ici . On peut penser ce qu'on veut de ces mots, les trouver impuissants à réparer la faute que vous décrivez, néanmoins ils existent et vous démentent (par anticipation :) ) 


Hanouna, qui fait débattre à égalité, sur le thème des vaccins, le hurleur Bigard avec le président d'un syndicat de médecins généralistes, Jean-Paul Hamon. Qu'en dire, sinon déplorer, une fois de plus, qu'il soit le seul à organiser ces débats pour le grand public


Je ne comprends pas : vous déplorez donc vous regrettez cette clownisation ? Si quelqu'un d'autre que C. Hanouna avait organisé ce débat, c'était OK pour vous ? Déroutant...


Mais comment, dans cette situation nouvelle, faire l'union avec Faure, Hidalgo ou Jadot, les darmanisés du 19 mai ?

 

Exactement le genre de phrase que la droite attend. La grande passion de la gauche = la toxicité par contagion. Je vais pousser votre bouchon : comment voter pour J.-L. Mélenchon, qui a partagé de nombreuses tribunes avec F. Roussel, qui était à la Manif où Darmanin était présent avec l'extrême droite ? On peut toujours trouver une culpabilité par association, c'est complètement suicidaire de jouer à ce jeu. C'est le déprimant concours de pureté qui recommence, c'est ça ? Et vous pensez que J.-L. Mélenchon n'est pas concerné par des chaînes de relations similairement clivantes ? Quand va-t-on un jour arrêter ça à gauche et dire : OK, il y a plusieurs candidats, espérons qu'il n'y en ait pas 10 non plus, mais faisons confiance à quelques mois de débats, ECOUTONS LEURS PROPOSITIONS, respectons cette diversité de positions, et choisissons chacun en confiance celles qui nous semblent les plus adaptées, en se préparant à un compromis si notre préféré n'est pas au second tour. Pourquoi la disqualification préalable ? Pourquoi la traque pertpétuelle à la faute : Faure le néo-Darmaniste-donc-plus-jamais-PS, Mélenchon le Hurleur-sur-les-FLics etc etc ?  Pourquoi la panique face aux prédictions des mages sondeurs ? Si on est un peuple adulte, pourquoi désespérer à ce point de la démocratie en condamnant par avance la possibilité que, à rebours des sondages (ô mais alors quelle surprise), un(e) candidat(e) qui propose plus de justice sociale puisse convaincre ? Peut-être parce qu'on commet dès maintenant la faute stratégique de nous concentrer sur les têtes, pas sur les programmes, et de décréter nos oukases, non ? Est-ce qu'à rebours de l'hystérie Macron/Darmanin/Hanouna/Praud/Zemmour/Le Pen, on ne pourrait pas développer une idée stratégique et révolutionnaire : la patience, l'endurance, la confiance en nous, l'écoute ? NOn ? On préfère tous courir comme des lapins en hurlant "mon champion est le seul" ? 


Dernière petite remarque puisque le "grotesque" inaugure votre chronique : je suggère à toutes et tous la lecture de "La tyrannie des bouffons : sur le pouvoir grotesque" de Christian Salmon. Le livre est court et l'auteur ferait un super invité pour @si. Il montre notamment combien, pendant qu'on s'excite sur les chiffons rouges que sont les bouffons de la politique (Trump, Salvini, Bolsonaro etc), on oublie les ingénieurs du Big Data qui sont dans leur coulisses, qui ont des noms, des visages, et qui bossent comme des dingues pendant qu'on se demande, nous, si machin est moral ou bidule est impur. Ce qui commande, en fait, de nous réarmer technologiquement et politiquement, plutôt que de céder à l'ivresse du concours de la plus belle beauté.  

Lire l'excellent analyse de l'extrême droite par Lordon dans son article "fury room" sur son blog la pompe à Phynance.

Préparons nous a subir .pendant un an la trumpisation de la vie politique.

Les macroniens vont saturer l'espace d'énormités gorafiques qui seront reprises avec gourmandise par les chaînes en continue et autres médias coutumiers du fait.

La "gauche" n'aura d'autre choix que de protester et n'aura aucun espace pour développer son projet. 

La macronie n'a aucun bilan à défendre, la stratégie du ballonnement  par la sidération peut fonctionner. 

L'extrême droite n'a rien à faire les macroniens et une partie de la gauche bossent pour eux.

Joli coup de pub pour Mme Pulvar qui passe pour une dissidente.

Les puissants prennent un risque à taper à longueur de journée sur Mélenchon, ils risquent d’en faire celui dont ils ont peur. Et Robin des bois fait toujours rêver....

Le "front républicain inversé", c'est-à-dire contre la FI et les pastèques, se construit à une vitesse incroyable. Et oui, si Méluche n'était pas là pour tenir bon, je me sentirais personnellement bien seul. Je persiste à penser qu'il a bien souvent un train d'avance dans les idées et la stratégie.

A l’occasion de l’élection de Donald Trump à la Présidentielle américaine de 2016, les éditions Grasset avaient édité, en 2017, un petit texte d’Umberto Eco, « Reconnaître le fascisme ».

L’éditeur expliqueait son choix.
« — Dans le contexte actuel, qui voit resurgir en France, en Europe, aux États-Unis et ailleurs des populismes qui deviendront peut-être autant de « fascismes en civil », ce court texte nous a paru une contribution indispensable au débat public et au réveil des consciences civiques. Car, comme l’écrit Umberto Eco : “On peut jouer au fascisme de mille façons, sans que jamais le nom du jeu ne change.” »


Umberto Eco définissait 14 critères qui caractérisent l’Ur-fascisme, le fascisme primitif et éternel. Il précisait sa pensée, il suffit qu’un seul critère apparaisse pour faire coaguler la nébuleuse fasciste.

— Le Culte de la tradition
— Le refus du modernisme
— La culture est suspecte
— La crainte des différences
— Le culte de l’héroïsme
— La récupération de la frustration individuelle et sociale
— L’obsession du complot
— La glorification du peuple trahit par ses représentants
— La propagation d’une novlangue
— …


En 2021, alors que les populistes ont le vent en poupe dans de nombreux pays européens, l’énumération de ces critères fait froid dans le dos tellement cela semble prémonitoire et d’actualité. La frustration sociale est à son comble, l’obsession du complot est omniprésente, la crainte des différences nourrie un racisme anti musulman et anti étranger, la novlangue est en place… quasiment tous les critères définis par Umberto Eco sous en place.

A chaque élection le même supplice : être un loser (voter pour ses idées minoritaires), un traître (voter utile) ou un lâche (s'abstenir). Choisis ton camp camarade :-/

L’impossibilité, voir la dangerosité de l'union de la gauche déjà analysé par OLG et Mediapart, il est temps de l'acter pour éviter la dérive autoritaire. Pour mémoire : https://www.youtube.com/watch?v=og0RsbGFjrI

C'est sur que contre le clown Darmanin on ne peut qu'opposer le cirque de la France insoumise. 


Darmanin ose tout, c'est à ça qu'on le reconnaît : ça va être sympa quand il appellera à voter pour Macron pour faire barrage à la justice, heu non, au Rassemblement national. 

Je pense qu'il était temps de prendre position même si ce n'est pas le rôle principal d'un journaliste.

La grande majorité de la Presse de ce pays a pris fait et cause pour une conception de la Société (à voir ou écouter l'entretien des Salamé et Demorand avec B. Hamon). Par conséquent, il est suicidaire de se battre à mains nus alors que de l'autre côté, ils sont armés jusqu'aux dents (Veuillez excuser ma matinée pas trop "Policée")

Melenchon est le meilleur ennemi  dont les médias meanstreams ( et les partis et élites qu'ils servent ) puissent rêver.


La majorité des gens le déteste, sans savoir pourquoi, ni sans avoir lu ses propositions; mais le travail de sape médiatique depuis des années, son caractère et ses maladresses  ( sur lesquelles on braque les projecteurs ) on balisé le terrain


Alors oui, désormais il est seul; seul contre tous ( dirait gaspar Noé ), sera-ce suffisant pour qu'à l'instar de Daniel SCHNEIDERMANN certains changent de position et se rangent derrière lui malgré les différences de point de vu pour aller vers le plus petit dénominateur commun ?


A cette heure-ci j'en doute encore fortement ( malheureusement )


Mélenchon meilleur ennemi des médias, certes. Mais il ne faut pas douter que ceux là diaboliseraient n'importe quelle autre candidature de rupture suscitant une intention de vote significative.

non, ils traitent avec une certaine condescendance un dupont-aignan ou n' importe qui dufront national, mais dès que c' est un membre de la FI l'agressivité est de mise et jamais on ne parle du projet, c'est la recherche du buzz

manu nous parle de "cadidature de rupture", et Dupont-Aignant and co, c'est la continuité presque sur tout.

Absolument, et c'est la raison pour laquelle j'ai voté pour la candidature de JLM.Je savais que n'importe qu'elle autre soutenant le même programme  qui aurait des chances serait diabolisée à son tour .Cependant je ne peux oublier la responsabilité écrasante, le silence assourdissant de la "gauche" lors de l'ignoble campagne contre lui à la suite des perquisitions à la FI. Quand on pense que les policiers ont obtenu des dommages et intérêts pour avoir été traumatisés! Que fallait-il de plus à la "gauche"pour comprendre la pente sur laquelle nous étions engagés? 

 

et n'oublions jamais le rôle trouble de quotidien !

La majorité des gens le déteste, sans savoir pourquoi,


Un jour, évoquant le simple nom de Mélenchon, quelqu'un m'a dit : "Ah non, pas lui ! C'est un antisémite".

Ce jour-là, je me suis dis que les médias avait fait du bon boulot.

Melenchon, je le déteste et je sais pourquoi. Je connais ses propositions et ses contradictions, c'est en toute connaissance de cause que je ne veux pas de lui. Pas à cause du bruit médiatique, non, mais à cause de melenchon lui-même. 


Vous n'avez personne d'autre à proposer ? C'est bien ça le problème. 

pouvez-vous en dire plus ? des faits précis ? merci

Oh, j'en ai déjà dit plus, expliqué des dizaines de fois sur ce forum pourquoi je n'aime pas le personnage, mes points de désaccords avec lui (et aussi mes points d'accords), je n'ai pas envie de me répéter une fois de plus. Si ça vous intéresse vraiment, vous pouvez consulter les archives du forum mais c'est très fastidieux. 


Toujours est-il que certaines personnes, dont je fais partie, n'aiment pas melenchon en toutes connaissances de cause, ce n'est pas qu'une question de "bruit médiatique". 


Le jour où votre maison brûlera,  prenez le temps de chercher une source d'extinction des  flammes  !!!  Motif de votre détestation :  projection qui a plus à voir avec une  pulsion non résolue  ou bien à une vraie  analyse politique ? !! Dans ce cas là, avant de déclarer la guerre, un politique envoie toujours un diplomate avant d'envoyer un scud....!!

Ma detestation vient d'une vraie analyse politique. Et si un jour ma maison brûle, j'appellerai les pompiers compétents, pas le vieux grand père acariâtre qui n'aime pas le feu. 

Par contre, jusque là vous n'avez pas réussit à nous proposer un "pompier" qui fasse plus adésion et consensus...

Ce n'est pas à moi de vous proposer le "pompier" en question. 


D'une part parce que je ne roule pour personne, ni aucun parti politique, et je ne suis pas non plus candidat à une quelconque élection


D'autre part je préfère défendre un ensemble d'idées qu'un homme ou une femme politique.

D'une part, si vous ne proposez rien sur un sujet, c'est assez douteux de reprocher aux autres "Vous n'avez personne d'autre à proposer ? " (c'est de vous, deux messages au dessus).

D'autre part, dans notre constitution, les deux sont liée, qu'on le veuille ou non. C'est bien pour fair avancer un corpus d'idée qu'on se place sur la question des élections présidencielle nous aussi.

D'une part, si vous ne proposez rien sur un sujet, c'est assez douteux de reprocher aux autres "Vous n'avez personne d'autre à proposer ? " (c'est de vous, deux messages au dessus).


Vous m'avez mal compris: je n'ai pas reproché à permanent_waves de ne pas proposer quelqu'un d'autre (ma question était purement rhétorique). Je veux faire comprendre le problème du "Mélenchon sinon rien". D'où mon propos:


Vous n'avez personne d'autre à proposer ? C'est bien ça le problème. 




D'autre part, dans notre constitution, les deux sont liée, qu'on le veuille ou non. C'est bien pour fair avancer un corpus d'idée qu'on se place sur la question des élections présidencielle nous aussi.


Je suis d'accord. Mais, comme je l'ai dit, je ne suis pas cantidat à une quelconque élection, pas même la présidentielle.

c'est dommage de ne pas nous en faire part, surtout s'il s'agit d'une vraie analyse politique...

Je vous en ai déjà fait part, à de multiple reprises.


Comme je l'ai dit, si mon avis sur Mélenchon vous intéresse, vous le trouverez dans les archives d'ASI.

On ne voit pas juste de raisons de proposer quelqu'un d'autres, vu que les autres prétendants ont autant de raisons d'être détestables que lui, mais ils sont moins connus et identifiées par la population dépolitisé.

Si ce sont ses propositions qui vous posent problème, celà veux sans doute dire que celles qui vous conviendrais ne nous conviendrais pas, à nous.

On ne voit pas juste de raisons de proposer quelqu'un d'autres, vu que les autres prétendants ont autant de raisons d'être détestables que lui, mais ils sont moins connus et identifiées par la population dépolitisé.


J'ai donné des raisons de "proposer quelqu'un d'autre" ne serait-ce parce que Mélenchon a une personnalité et un passé qui rebutent une grande partie des électeurs potentiels (disons de centre gauche) qu'il faut pourtant réunir pour espérer gagner l'élection présidentielle en 2022.


Mélenchon a des qualités indéniables de tribuns il sait mobiliser ses partisans, et effectivement c'est la figure la plus "connue". Cela dit, le fait d'être un inconnu n'a pas pénalisé Macron (qui est passé d'inconnu à président en seulement 3-4 ans) Ni Besancenot en 2002. D'autres personnalités se débrouillent mieux face aux média (par exemple j'ai écouté Thomas Piketty récemment qui devait répondre à Polony et je ne sais plus trop quel autre sniper et qui a su, poliment mais fermement, contrer les présupposés de ses interlocuteurs puis développer ses propos; son statut de "professeur" aide mais son habileté oratoire était à souligner).


Bref, même s'il est compliqué et probablement trop tard pour lancer quelqu'un d'autre pour 2022, il ne faut pas partir du principe "Mélenchon sinon rien" car dans ce cas ce sera certainement "rien".



Si ce sont ses propositions qui vous posent problème, celà veux sans doute dire que celles qui vous conviendrais ne nous conviendrais pas, à nous.


Dans ce cas l'union de la gauche est impossible et la droite gagne. Mais je ne pense pas que les différences idéologiques soient insurmontables.

Résumons la mécanique globale, nous avons, en gros, deux sous groupes de votes, "la gauche réformiste radicale" et "le centre gauche".

On sait que les classes sociales plus aisées et éduquées ont tendance à être politiquement plus concervatrice, c'est pour ça qu'elles formes plus le centre gauche, et qu'elles ont plus tendance à voter, et à faire, le cas échéant, du vote stratégique. C'est pour ça qu'à partir de cette classe sicale en général, aile droite comme aile gauche, que Macron a pu apparaitre et se faire élire malgré le fait qu'il soit un quasi inconnu.

La base de la gauche radicale est beaucoup plus populaire, plus déçu de la politique et, après avoir accepté de soutenir les options politiques désastreuses poussée par le centre gauche pendant des décénies, elle est maitenant beaucoup moins prête aux compromis et au vote stratégique, elle a beaucoup plus tendance à se réfugier dans l'abstention.

On a pu voir en 2017 que la dynamique qui a propulsé Hamon n'a pas été capable d'entamer la base du bloc électoral de gauche radicale réunie dérière Mélenchon, on peu donc déduire que ce bloc ne se raliera pas derrière quelqu'un comme lui où de plus à droite que lui, ce qui exclue des gens comme Piketty. Par contre on a pu voir que ce n'était pas le cas dans l'autre sens, la moitiée des électeurs de Hamon s'étant tourné vers Mélenchon.

Donc, en gros, le potencielle maximum de vote est atteint avec un représentant de la gauche radicale, qui est composée pour les 4 cinquième de la FI. Autant dire que c'est le candidat choisis par la FI qui peu ralier le plus. Bien sure celà augmente si la FI est associé au centre gauche, avec par exemple Sandrine Rousseau en première ministre, pour augmenter le ralliement du centre gauche. Après il faut que ce ne soit pas fait avec des concessions qui affaiblissent trop le programme, sinon c'est la base de gauche radicale qui se démobilisera.

Maitenant, quel candidat de la FI?
- Si c'est perçu comme un opposant interne à Mélenchon pour s'allier avec le centre gauche, on obtient, même si Mélenchon le soutient, un sentiment de trahison, y compris envers Mélenchon, de la part de la masse des élécteurs de gauche radicale, et donc on a le même danger de démobilisation qu'avec un Hamon.
- Si c'est un continuateur de Mélenchon, il aura, de la part du centre gauche, le même genre de problèmes d'images avec seulement moins de virulance. Il n'y a qu'à voir comment Quatennens est perçu ou comment Rufin est ciblé à cause de ses positions sur les frontières. Si Mathide Panot n'est pas aussi ciblé, c'est juste parce qu'elle est moins connue.
- Si c'est Mélenchon, ce qu'il pert par rapport à ses camarade en image moins virulante, il le gagne en notoriété auprès des masses moins politisées et relativement dégoutées de la politique. Il a, malgré tout, l'image de quelqu'un qui défend les mêmes positions solides de gauches dans la durée, et je peu vous assurer que c'est marquant lors du porte à porte, ça mobilise des gens qui ne se mobiliseraient pas sans ça.

Donc on se retrouve avec une équivalence entre proposer Mélenchon et proposer un autre candidat FI adoubé par Mélenchon et qui serait dans la même ligne. La nuance c'est qu'en gardant Mélenchon, on se passe de la lutte pour la désignation de son successeur et passe directement au fait de chercher à convaincre la popuation de voter avec nous. Si le retrait de Mélenchon avait pu permettre le raliment à la FI d'autres, la question stratégique de choisir quelqu'un d'autre se serait posé, mais les verts et les communistes se sont lancé sans ça, et l'aile écologiste prête à bossé avec la FI est prête à bosser avec Mélenchon.

Donc Mélenchon reste la meilleur option éléctorale pour la gauche, c'est pour ça qu'on ne voit pas pourquoi on proposerait quelqu'un d'autre.

Dans ce cas l'union de la gauche est impossible et la droite gagne. Mais je ne pense pas que les différences idéologiques soient insurmontables. 
C'est à vous de nous le dire, vu que c'est vous qui pointez les propositions de Mélenchon comme étant l'un des point qui vous pose problème chez lui. Mais ce ne sont pas seulement ses proposition, ce sont aussi celles qui font que l'on adhère à sa candidature.

Pour resumer :

Parceque les supporters de melenchon ne feront aucun compromis, il faut que la gauche non melenchonienne (et pas que le centre gauche que beaucoup aime denigrer ici) fasse des compromis tout en sachant qu'ils n'auront le droit a la parole que s'ils sont d'accord avec LFI.

Pour gagner venez chez nous car nous on bougera pas d'1 mm.


Je suis parfaitement d'accord avec cette analyse qui reflete bien l'etat d'esprit que je me fait des militants LFI.

On n'en est plus à se poser cette question des compromis, maintenant que des événements récents ont malheureusement clarifié les choses : on devrait se ranger derrière qui ont participé à la manif des policiers sous prétexte d'union de la gauche ?

et quelle union faire avec ceux (PS) qui ne sont même pas fichus de soutenir leur propre candidate en IDF ? Et quelle union faire en PACA avec ceux (EELV) qui rejettent LFI de quelconques alliances pour ensuite se bouffer le nez et faire 2 listes différentes, alors même que le RN est là ?

Non, les militants FI iraient sans doute plutôt voter, on parle ici aussi des gens politisé, plus éduquées que la moyenne et avec en moyenne un meilleur niveau de vie, une sociologie proche du centre gauche et qui a donc des comportements proches pur ce qui est du vote statégique et de fait d'avoir tendance à voter plus qu'à s'abstenir.

Par contre c'est très différent pour la masse des votants, très proche d'être totalement dégouté de la politique et pour qui voter pour un Mélenchon est déjà un gros compromis et qui ne sont pas loin de tomber dans l'abstention totale. Il faut se rappeler que l'abstention, même avec Mélenchon, est massive dans les classes populaires de gauches.

L'idée est simple, une capacité à faire des compromis ça s'use. Le centre gauche a imposer la ligne de l'enssemble de la gauche sur les 40 dernières années et n'a pas fait un poils de compromis depuis 2002 et très peu depuis 1983 envers la gauche radicale, donc sa capacité à en obtenir en réponse est devenue tout aussie faible.

La question de la participation populaire est une des prioritée de la FI et les militants en sont partisants. Il est donc tout à fait normal que leurs réponses stratégiques prennent ça en compte.
Sans la FI, le plus probable est l'évolution à l'Italienne. Un partis issue de ceux de gauche (le parti démocratie) qui propose une politique de droite libérale en ayant comme électeurs le centre gauche éduquée, et des classes populaires qui s'abstiennent massivement on font des votes protestataires anti-systèmes. En gros, si on ne cherche pas à enrayer cette dynamique de ce que Piketty appel la "gauche Brahamane", on obtiendra la disparition de la gauche, tout simplement.

Le meilleur exemple de ça qu'on ait eu récement d'une dynamique semblable c'est la politique espaniole. Les militants de leur FI à eux, Podemos, ont accepté que leur parti soutiennent un gouvernement mené par le PSOE, leur centre gauche. Le résultat c'est que la politique libérale suivant les règles des traitées européens a continué et que, finalement, les électeurs de Podemos s'abstiennent massivement.

On se retrouve donc avec des élections intermédiaires catastrophiques pour la gauche et, vraissemblablement, une majorité de droite aux prochaines élections.  Le dirigeant de Podemos, Pablo Iglesias, a d'ailleur quité la politique suite à ce fiasco.

Ben faut les comprendre aussi les gens de LFI. Ils sont comme vous. Ils ont vu le PS s'effondrer sur lui même après avoir trahi sous Hollande et ils n'ont pas grande foi en la parole de ceux qui ont lâché Hamon en rase campagne. Le PS est moribond et est toujours écartelé entre ceux qui ont rejoint LREM et qui en reviennent, les vallsistes, et ceux qui étaient restés dans l'attente pour voir comment ça tourne. Il n'y a qu'à voir les votes du PS à l'assemblée, on ne peut pas dire que la ligne est claire.


A côté LFI a construit depuis le front de gauche un groupe crédible et avec un bon résultat au premier tour des présidentielles. Ils ont un programme et se sont mis d'accord pour le porter mais vous venez leur demander de faire des compromis parce que des points de leur programme ne vous siéraient pas ? C'est gonflé non ? Un peu quand même.

Qu'est-ce qui gêne d'ailleurs dans ce programme exactement ? J'aimerais bien le savoir. Quels sont les compromis demandé précisément ? Parce que ça parle de compromis mais je n'ai jamais lu de demande claire sur ce que LFI devrait lâcher.


Et les autres ? Quels sont les compromis qu'ils seraient prêts à faire ? Je suis curieux de lire ça aussi.

Je ne suis pas leader politique ce n'est pas avec moi que l'on fait des compromis.

Par contre si LFI veut un jour esperer un jour passer le premier tour il va falloir qu'elle aille chercher plus de voix que ce qu'elle a.

Depuis la derniere presidentielle Melenchon (et non LFI) est devenu le premier parti de gauche, il doit etre le premier rassembleur mais il continue a se presenter comme un parti minoritaire qui essaye d'exister comme s'il doutait de sa base electoral et de sa capacite a rassembler. En meme temps c'est souvent comme ca avec des partis centres autours d'une unique personalite.


Melenchon est sans aucun doute la raison du succes de LFI au presidentielles mais je connais beaucoup de gens qui sont rebuter par la personalite de Melenchon et le radicalisme fantasmé ou réel du programme. Adoucir cette image en s'associant a d'autres partis personnalite de gauche pourrait permettre de grapiller les voix qui manquent. Cette association passe par des promesses de postes et des compromis sur certains themes.

Je suis tres content du rassemblement opere avec Hamon mais cela reste insuffisant.


La comparaison avec d'autres systemes politiques parlementaires europeens comme le fairt Alexis est mal venu car notre presidentielle ne permet pas la negociations a posteriori. Tout ce joue en 1 tour et apres merci au revoir.

Je fais une analyse très différente de la votre, même si je suis d'accord sur le constat que vous avez fait dans vos trois premiers paragraphes.


Effectivement, nous avons deux blocs "gauche radicale" et "centre gauche" dont vous avez dressé le portrait sociologique et les tendances de vote. Je pense que l'on peut même découper le centre gauche en deux entre "vallsistes" et "hamonistes" (c'est juste pour donner des noms à ces deux tendances:

- les vallistes (10-15% des voix) votent maintenant pour Macron/LREM (ceux ci ont en plus 10-15% de voix du centre droit)

- les hamonistes (10% des voix) ne savent plus trop à quel saint se vouer (reste du PS, EELV, LFI)

- les mélenchonnistes (15% des voix) votent LFI.


Effectivement, on a une bonne parti des "mélenchonnistes" (disons 5-10% sur les 15%) qui correspondent à des déçus de la sociale-démocratie et qui ne voteraient pas pour un candidat de centre gauche et se réfugieraient dans l'abstention.


Mais la clef, en 2022, n'est pas tant cet électorat populaire que celui des vallsistes qui déterminera l'élection. Si les vallsistes restent avec Macron, celui-ci restera vers 25% des votes et sera au second tour, quelle que soit la mobilisation de la gauche radicale. Si par contre il y a un candidat sérieux au centre gauche, qui peut faire basculer ne serait-ce que la moitié des vallsistes sur son nom, Macron est fini.

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Je pense que Macron s'est droitisé beaucoup plus rapidement que son électorat, qui est plus succeptible de l'abandonner s'il ya un candidat alternatif avec des chances de l'emporter.


Mais je suis d'accord que, sur le long terme, il faut vraiment que la gauche se démène pour ramener au vote les classes populaires.


Je pense que cet électorat "Valsiste" ne peut considérer aucuns candidats de la gauche de transformation comme "sérieux", que se soit Piolle, Rousseau, Roussel ou Mélenchon, et ils ne le ralieront pas au premier tour, à l'inverse, tout ce qu'ils considèreraient comme "sérieux" serais vu par la gauche radicale, voir par pas mal de "Hamonistes" comme un Macron "bis", et là ce serait devastateur pour la capacité de mobilisation électorale.

Je pense que Macron s'est droitisé beaucoup plus rapidement que son électorat, qui est plus succeptible de l'abandonner s'il ya un candidat alternatif avec des chances de l'emporter. 
Je suis d'accord, c'est ce qui me fait penser que notre camp, en général, a ses chance pour le second tour.

Mais je suis d'accord que, sur le long terme, il faut vraiment que la gauche se démène pour ramener au vote les classes populaires. 
On a pu le temps d'attendre le long terme, la situation Italienne et celle des pays d'Europe de l'est nous montrent bien qu'une situation de ce genre qu'on laisse se dégrader est difficilement récupérable.

Je pense que cet électorat "Valsiste" ne peut considérer aucuns candidats de la gauche de transformation comme "sérieux", que se soit Piolle, Rousseau, Roussel ou Mélenchon, et ils ne le ralieront pas au premier tour, à l'inverse, tout ce qu'ils considèreraient comme "sérieux" serais vu par la gauche radicale, voir par pas mal de "Hamonistes" comme un Macron "bis", et là ce serait devastateur pour la capacité de mobilisation électorale.


C'est là que nous sommes en désaccord, sur les intentions de vote des électeurs. Je pense que ces électeurs "vallsistes", du moins une bonne moitié, serait prêt à voter pour un candidat plus radical "qui présente bien". J'en vois pour preuve la victoire de Biden, ou même celle de Hamon à la primaire de 2017, qui montre que même le centre gauche est prêt pour un discours plus radical que Hollande (ce qui n'est guère difficile). A l'inverse, je pense que la gauche radicale (là encore une bonne moitié d'entre elle) serait prête à voter pour un candidat qui donnerait de réel gages d'engagement idéologique. Pas juste des promesses, mais des actes (d'abord symboliques) et bien sûr il faudrait la caution des leaders de la gauche radicale. Ca peut d'ailleurs être l'un d'entre deux (par exemple Piolle ou Rousseau, s'il avaient seulement plus d'envergure nationale). 


Maintenant, vous allez me dire: "pourquoi risquer de perdre la moitié des mélenchonnistes pour espérer gagner la moitié des valsistes" (chacune de ces "moitié" représentant un poids électoral équivalent, de l'ordre de 5-10% des voix) ? Et la réponse est: les vallsistes comptent double. Car chaque valliste récupéré est autant de voix en moins pour Macron.  Tant que Macron est à 25%  des voix, il est difficilement battable même si hamonistes et mélenchonnistes s'allient. Un Macron à 20% peut en revanche être dépassé par un candidat de gauche "unie à tendance radicale"


Dans tous les cas, il faudra jouer serré et fin au niveau tactique.




On a pu le temps d'attendre le long terme, la situation Italienne et celle des pays d'Europe de l'est nous montrent bien qu'une situation de ce genre qu'on laisse se dégrader est difficilement récupérable.


Je suis bien d'accord. C'est justement pour ça que ça me désole de voir la gauche ne pas tout faire pour gagner en 2022. J'ai bien peur que si Macron (ou pire, Le Pen) gagnent en 2022, la situation soit récupérable après.



C'est là que nous sommes en désaccord, sur les intentions de vote des électeurs. Je pense que ces électeurs "vallsistes", du moins une bonne moitié, serait prêt à voter pour un candidat plus radical "qui présente bien". J'en vois pour preuve la victoire de Biden, ou même celle de Hamon à la primaire de 2017, qui montre que même le centre gauche est prêt pour un discours plus radical que Hollande (ce qui n'est guère difficile).
Je pense que c'est le point d'analyse qui nous séparent.
Quand Hamon a été choisis, les "Valsistes" avaient déjà fait bloc dérrière Macron dans les intentions de votes, ce sont les Hamonistes seuls qui l'on choisis et c'est l'électorat de droite libérale que Macron a récupéré dans les mois qui ont suivie avec l'effondrement des intentions de vote pour Fillon.
Le cas Américain, c'est une élection suite à 5 ans de leur équivalent de LePen, pas à 5 ans de Macron, et contre un seul candidat, leur équivalent LePen, pas avec comme adversaires Macron et LePen. Et même dans ce cas, les sondages montrent que Sanders ne s'en serait pas forcément plus mal tiré.

Il faut aussi voir comment cet électorat considère ne serais-ce qu'une Pulvard. On voit bien dans les prises de positions et déclarations qu'elle est déjà hors limite pour une bonne part d'entre eux.

Tant que Macron est à 25%  des voix, il est difficilement battable même si hamonistes et mélenchonnistes s'allient. 
Je ne pense pas qu'on puisse les ralier par la conviction, par contre on peu les rallier par la raison, les pousser au vote stratégique, et pour ça il faut que les Hamonistes et Mélenchonistes forment déjà le bloc de vote le plus fort possible, après, la force va à la force.

Nous sommes donc d'accord sur notre point de désaccord :-)


Malheureusement, comme nous ne sommes pas d'accords sur les intensions d'une partie de l'électorat, il est difficile de trancher .


NB (et ça répond aussi à votre poste ci-dessous): quand je parle des "vallsistes", c'est juste un nom pour désigner ces électeurs, ça ne signifie pas qu'ils sont pour les idées de Manuel Valls. Je pense au contraire que les électeurs sont moins "pro-Valls" que les journalistes et cadres politiques de centre-gauche(*). Je ne pense pas que les électeurs soient autant obsédés par "les islamogauchistes" ou "les woke" et qu'ils ont surtout une présentation déformée des faits et des idées politiques défendues par les uns ou par les autres. On verra bien le score de Pulvar aux régionales.



(*) En  2017, Macron parraissait plus ouvert que Valls sur ces questions (par exemple reconnaissance des crimes de la guerre d'algérie, et même le soutien du CCIF à Macron); le rétropédalage de Faure sur le droit de regard de la police est un exemple plus récent d'indice qui montrerait que la base est moins à droite que les cadres, même au centre gauche.


Pour compléter ma remarque sur Pulvard, je vous invites à regarder ce qu'un organe "Valsiste" comme Marianne dit sur un Piolle, pour eux trop "woke", quelqu'un comme Mélenchon a, en fait, une meilleur image pour eux, même si ils trouvent qu'il a tendance à céder aussi au "wokisme".

Malheuresement c'est des gens qui pensent le terme "woke" pertinent que l'on parle.

pourriez vous préciser ce que vous connaissez, et que j'ignore probablement?

Hum à quel sujet ? Et comment saurais-je ce que vous ignorez ?

Vous avez compris que lorsqu'on vote, en principe, on vote pour un programme pas pour un homme ? Et qui, humainement, n'est pas fait de "contradictions" ? Et heureusement.

Vous avez compris que lorsqu'on vote, en principe, on vote pour un programme pas pour un homme ?


Ce principe est mauvais, pour deux raisons:

1) étant donné les institutions de la 5e république, la personnalité du chef de l'état compte

2) le "programme", aussi bon soit-il se fracasse toujours face aux événements, crises et autres imprévus qui auront lieu durant le mandat.


Ce qui ne veut pas dire que le programme ne compte pas, juste qu'il faut être conscient qu'il indique juste une orientation générale et que cette orientation est aussi influencée par la personnalité de l'élu.



Et qui, humainement, n'est pas fait de "contradictions" ? Et heureusement.


Tout le monde a ses contradictions. Mais quand celles-ci jettent un doute sur la sincérité des propositions politiques qui me sont chères (par exemple le passage à une 6ème république), j'en tiens compte au moment du vote.


Mais quand celles-ci jettent un doute sur la sincérité des propositions politiques qui me sont chères (par exemple le passage à une 6ème république).

Ayant, au contraire, tendance à penser que Mélenchon est la personne la plus certaine parmis les politiques actuels pour ce qui est du passage à la 6ème république, je suis curieux de savoir ce qui vous pousse à douter là dessus.

en effet, que proposent les autres ? Silence radio sur la question.

Comme vous et comme moi, Lordon en doute 


"il faut en tout cas savoir gré à la manifestation policière d’avoir nettoyé le terrain à grande eau : on y voit beaucoup plus clair. L’« union de la gauche », le « candidat commun », c’est terminé. Si Mélenchon reste seul en piste, on va voir l’époque livrer sa vérité dans l’union totale qui se constituera contre lui : extrême droite (RN), droite extrême (LREM, LR), gauche de droite (et de plus en plus à droite : PS, EELV), gauche d’extrême droite (Valls, Printemps républicain), médias surtout, abandonnés à leur détestation fulminante d’un candidat qui a le double tort d’être de gauche (en un sens minimalement exigeant) et, pis encore, d’avoir des chances, à qui donc ils préparent une sorte d’embuscade continue de douze mois – il faut dès maintenant avertir que le spectacle de la haine médiatique, service public en tête, peut-être pire encore que le privé, sans doute parce qu’il a à défendre la croyance qu’il est « de gauche » (en tout cas à France Inter et Culture ; France Info, elle, est tout entière aux DRH, aux petits commerçants et à la police), et que Mélenchon en est un démenti vivant, le spectacle de la haine médiatique, donc, va atteindre des sommets jamais vus."

Wouaf!! Quoi d'autre?

“Mais Berlin 33 et Paris 21, heureusement, ne sont pas comparables.” Ben si, et c'est bien ce que tu fais, Daniel : comparer, noter les ressemblances, les différences… Je suis toujours agacé par cette expression qui dit le contraire de ce qu’on est justement en train de faire : comparer, c'est justement ne pas tirer un signe “égale” entre deux propositions.  

Histoire (c'est le cas de le dire) de relancer la discussion : j’ai pour ma part du mal à tirer un signe “égale” entre le refus bien justifié de passer quelque alliance que ce soit avec cette “gauche” tellement de droite (le PS “réel”, pour aller vite) et la politique suicidaire “classe contre classe” du Komintern dans l’Allemagne prénazie. Daniel, toi qui as un peu travaillé sur la période, qu’en penses-tu ?

" Darmanin a été confronté à celle qui l'accuse de viol, de harcèlement sexuel, et d'abus de confiance. "


" Darmanin a été accusé d'avoir profité de sa position dominante d'élu pour obtenir des faveurs sexuelles ".


Si je trouve  " glaçantes "  ces accusations, est-ce de la diffamation? 

C’est la première fois que Lordon enfile des perles, débite des évidences. C’est dire si l’heure est grave.

Car il est clair que si Macron est réélu il faudra enlever le préfixe « pré » à  « fascisme. »

Jusqu’ici dans une démocratie on pouvait encore exprimer une opinion sans que le ministre chargé des élections ne se sente autorisé à intimider une adversaire politique. Total soutien à Audrey Pulvar (tweet d'Olivier Faure du 24 mai).

C'était le moins qu'il pouvait faire.

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