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Écouter les mots de McKinsey

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"Oui, il était sans doute utile de l'appeler à la rescousse, l'an dernier, pour déployer dans l'urgence un plan de vaccination sans précédent en France. " Cette affirmation, Mr Schneidermann, est de la pure idéologie, un alignement sur les éléments d(...)

On sait que les énarques sont les plus intelligents, les plus efficaces, compte tenu de leur formation et de leur classe sociale !!!


La preuve, Not Bon Président  ( que Dieu lui  permette de régner à nouveau sur les ploucs français ) est éna(...)

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C'est marrant que personne n'évoque ici le scandale du cabinet Arthur Andersen dans les années 90, qui l'a conduit à changer de nom. Et assez peu celui des opioïdes qui a à peine un an et qui concerne McKinsey directement. C'est important de comprendre que cet abus de pouvoir délirant est structurel dans les grands cabinets de conseil, parce que n'étant pas institués, ils n'ont pas de contre-pouvoir . C'est pour cela que les chefs d’État et ministres en raffolent. 

Ne soyons pas les imbéciles qui regardent le doigt en se défoulant avec du consulting-bashing. Taper sur le montant des impôts auxquels ils échappent est le moindre des devoirs de la DGI, mais ce n'est pas le sujet. Le sujet, c'est l'exécutif qui signe ces ordres de mission pour by-passer la démocratie, en sachant très bien ce qu'il fait.
Là ce que je crains, c'est au mieux qu'un sous-dirigeant de McKinsey France va sauter, que la boîte va faire un chèque au fisc, continuer d'intervenir sous un nom de filiale moins connu, et ça repartira comme avant. C'est toute la représentation populaire (Assemblée, Sénat...) qu'il faut renforcer substantiellement si on veut arrêter cette dérive.

McKinsey est une secte. Son gourou, Marvin Bower. Son dieu, le $. Sa bible, Perspectives on McKinsey.


On ne travaille pas chez McKinsey, on entre dans un ordre, quelque part entre l’Église et les Navy Seals.  Jargon et pensée unique, secret et obédience, sélection et évaluation permanente… En guise d’encensoir ou de Colt M4A1, les tableaux Excel et les PowerPoint.


C'est une pieuvre qui étend ses tentacules partout où elle respire l'odeur du fric. Comme le notait B. Ramanantsoa, "le monde est leur jardin".

PS : À propos de profs, et de lycéens, et de pression de l'urgence, je suis tombé cette nuit sur ce témoignage d'une professeure d'espagnol, que je vous conseille de lire tranquillement.


Vous Déconnez. Aucune envie de m'inscrire sur Twitter!!!

Ce matin sur France culture Jacques Rancière rattrapait l'émission d'hier mais Erner n'y est pour rien. .. 

Une question : où McKinsey va chercher les chiffres qui remplissent les diapos de ses PowerPoint? Qui lui donne ou bien l'autorise à les utiliser, privant du même coup les administrations d'en faire usage et interdisant par ailleurs celles-ci à les divulguer d'une manière contraire à l'idéologie véhiculée par ces voyous, ces bandits qui devraient faire les grands titres des faits divers et l'objet de poursuite devant les tribunaux


Comment peut-on être fier de travailler pour McKinsey, mag in zey nisht gleybn

"faire mieux avec moins". Moins de lits, moins de postes, moins d'infirmières, moins de profs "

Je vais lire le témoignage de la prof d'espagnol conseillé par Daniel Schneidermann mais à mon tour de conseiller ce très bon reportage de France 3 Auvergne Rhône Alpes sur l'hôpital dont parlait Dorothée Barba

 J'ai  cru comprendre qu'une filiale de la Sté Mc Kinsey avait été sollicitée pour gérer les retombées du scandale  du  recours aux cabinets de conseils..


Le devis pour leur intervention s'élèverait  à  quatre millions d'euros.


Not' Président hésite.

Si qq'un peut m'expliquer l'intéret de publier sur Twitter un article découpé en tranches ? C'est complètement rédhibitoire à la lecture ce système. Elle n'aurait pas pu attacher une PJ avec un vrai texte par exemple ?

A vrai dire je ne suis pas sûre qu'il s'agisse de faire mieux avec moins. Ca c'est pour la com'. En réalité il s'agit surtout de faire avec moins. Mieux, c'est uniquement si c'est faisable, et encore. Du moment que si c'est moins bien, ça ne se voie pas trop...

Je n’ai pas lu les commentaires, mais en matière de mots, il faudrait déjà commencer par dire sur quel sujet ils sont consultants, et conseils en… quoi ? Ce n’est pas écrit dans votre chronique, ni dans la plupart des médias.

Moi, je travaille dans le conseil en communication, mais ce n’est pas le secteur des consultaaaants ! qui est sous les projecteurs actuellement.

Alors, devinette (sans chercher sur le web) : c’est consultants en… ?

(Pour McKinsey, j’ai la réponse car j’avais lu un article du Monde Diplo sur cette boite.)

Nous disions, foutus pyrénéens à béret chantant : 

" un cabinet d'ingénieurs, hautement diplômés met, au bas mot 3  mois pour dessiner la meilleure route à flanc de pente chose que l'âne bâté du coin met 3h à cheminer cahin-caha..." 

Nous disions l'âne, mais le berger itou.


Mais nous sommes mauvaises langues.

C'est l'heure de tremper la soupe.

Adishatz

J'ai eu l'occasion de consulter 2 rapports faits par des cabinet de conseil (pas Mckinsey):

- le premier était un rapport de 30 pages concernant l'audite d'une administration. Je n'ai jamais lu quelque chose d'aussi mauvais. Parce qu'il n'y avait que des constats (très subjectifs) et aucune conclusion. L'auteur du rapport disait ne pas disposer d'assez de temps et d'éléments pour faire des "propositions pertinentes"...

- le second était un "rapport" de 4 pages (facturé 17.000€) en matière de droit international et de fiscalité. Tout était juridiquement faux. absolument faux.


Et je connais une seule personne travaillant pour un cabinet de conseil. Elle y est entrée parce qu'elle a raté 2 fois des concours pour entrer dans la fonction publique...


Dont acte.

puisqu'on a encore quelques irréductibles ici pour encore croire que le privé fait mieux que les fonctionnaires, je rappelle un coup de gueule poussé dans ce meme forum il y a quelques années :


Je travaill[ais alors] pour pole emploi. Enfin pas vraiment, mais en fait si. Que j'explique. Vous savez le numéro spécial de Pole Emploi ? Le 3949 ? Quand vous appelez vous avez un menu qui vous pose des questions sur ce que vous voulez savoir ou régler comme problème. Si vous faites le 4 puis le 1 vous tombez sur ce qui était autrefois les assedic. Si vous faites le 4 et le 2, vous tombez sur l'anpe (ah oui pis y'a 4 et 3 pour les intermittents). Si vous faites quoi que ce soit d'autre, c'est le robot qui gere tout, ou bien c'est transféré chez nous. Egalement, si vous commencez a galerer a vous inscrire sur le site, au bout de trois tentatives infructueuses sur une meme page vous verrez un carré rouge avec un monsieur très sympathique qui vous invite a laisser votre numero pour etre aidé. Le gentil monsieur au sourire freedent, c'est nous aussi.


Nous on est pas pole emploi. On habite a des kilometres de paris, a Metz pour certains, a Lyon pour les autres. Dans d'autres secteurs inconnus quand c'est la concurrence qui gere les appels. On a jamais vu les gens de pole emploi, sinon quelque fois une sorte d'inspecteur des travaux finis qui vient surveiller que tout se passe bien sans s'adresser qu'aux patrons et aux chargés de clientèle. Même ceux qui bossent dans notre propre région, on les connait pas. Nous, on est juste une boite qui gere les prises d'appel. Un grand box plein de telephones qui sonnent, comme tant d'autres le font pour darty, ikea ou d'autres.


Nous, c'est l'assistance inscription. C'est a ça qu'on est payés et formés (un peu sur le tas faut bien le dire) pour vous aider si vous en avez besoin. Ici, comparé aux autres boites du meme genre on est a la coule. On vous dira jamais rien si vous passez 40 minutes au téléphone avec une seule et meme personne, un DE, comme on les appele chez nous, pour demandeur d'emploi. Le but c'est de régler leur probleme en prenant le temps de le comprendre, peu importe a quel point ce sera galère. Si c'est pas de notre ressort on renvoie vers le service concerné, quand ils bossent encore. Nous on est la jusque 19h en tout cas, et meme on bosse le samedi des fois. Mais notre priorité c'est justement d'eviter de leur passer trop d'appels, et de gerer un maximum de ce qu'on peut gerer nous meme.


Du coup toutes les couilles de vos dossiers passent par nous et on essaie comme on peut de réparer les pots cassés en renvoyant le cas vers le bon service, en applicant la bonne procédure contrairement a ce qui avait été fait par la personne précédente. On connait tous les bugs du site qui font que quand vous changez d'adresse, et de région, mais que vous avez pas rentré D'ABORD le code postal dans la case prévue a cet effet tout en haut, et que vous avez commencé par directement rentrer toute l'adresse en bas, alors vous vous retrouvez coincé dans un monde paralelle ou votre dossier navigue entre les régions de départ et d'arrivée... On sait exactement comment vous faire passer l'étape 2-1 de l'inscription a laquelle personne ne comprend rien. On est là pour vous réinscrire, aussi, si votre congé maladie s'est terminé par un renouvellement, et que pole emploi vous a automatiquement radié suite a la fin de votre dernier arret, pour que vous vous réinscriviez sur un site qui ne peut pas accepter votre inscription puisque vous etes toujours malade, alors que vous avez absolument besoin d'etre inscrit quand même pour percevoir les aides sociales auxquelles vous avez droit, comme le rsa, notamment.


On est un peu les mécanos de pole emploi. Si y'a un bug quelque part on est les premiers prévenus et on sait être réactif et recommander très vite a ceux qui nous appellent d'appliquer la procédure qui vous mettra pas dans la merde. Après a peine un mois ou deux mois d'experience au bout du téléphone on a très vite cerné les cas qui demanderont le plus d'attention et de creusage de méninges. Souvent par contre, on a des retours des agences pole emploi ou les gens vont gentiment faire leurs démarches, et a qui on coseillé d'aller voir les mecs en bleu la bas, qui sont faits pour ca. Les mecs en bleu, on en récupère certains, c'est des emplois jeunes d'aujourd'hui. C'est un autre nom ca s'appelle service civique mais c'est des gamins inexperimentés qui vont rester trois mois après avoir eu une formation aussi éclair que nous et après laquelle contrairement a nous, on ne leur fera jamais aucune mise a jour.


Les gens que vous voulez voir, ceux qui ont vraiment les commandes sur vos dossiers, nous et les gens en bleu dans les agences, on est la pour faire filtre entre eux et vous de maniere a ce que vous leur cassiez le moins les couilles possible pour des problemes pas graves du moment qu'ils sont la pour faire le boulot le plus important. Mais une grosse différence entre les types en bleu et nous, c'est qu'eux ils ont des contrats a la con du genre qui permettent a l'etat de se donner un air social, et a la fois de faire faire le boulot a la con par des péquins qui sreont jamais titularisés. Nous au contraire, on est embauchés par le privé en cdd renouvelables trois fois puis  eventuellement un deuxieme coup de trois fois apres une carence... et meme meme si on a les sups a la bonne, peut etre, enfin, un cdi. Donc au bout d'un moment les process pole emploi on les connait très bien, et tant qu'on nous en demande pas trop sur l'indemnisation ou qu'il s'agit pas de vous permettre de passer une formation ou d'etre mis en relation avec tel ou tel employeur, on peut s'occuper d'absolument tous vos problemes. D'ailleurs si vous ecoutez bien le serveur pole emploi il parle pas de nous en tant qu'ssistance inscription mais en tant qu'aide générale face a n'importe quelle couille rencotnrée qui soit pas du ressort des deux services de base.


Soyons franc, les couilles en question, elles viennent pas de vous hein, pour la plupart. Elles viennent du site qui est mal codé, du logiciel de gestion des dossiers pole emploi qui l'est pas mieux, des mecs en bleu qui ont jamais entendu parler de ses bugs et qui vous racontent des conneries, des nouveaux qu'on emploie régulierement, a tour de bras, pour remplacer les cdd usagés comme de vieilles capotes, et du fait que beaucoup de gens n'ont jamais utilisé internet et doivent aujourd'hui faire toutes les démarches de manière virtuelle...


La dématérialisation, c'est la clé de tout en fait. Vos dossiers ont été dématérialises, vos interlocuteurs ont été dématerialisés, vos vies ont été dématerialisées pour n'etre plus que des cas virtuels pour lesquels on applique betement la procédure untelle. C'est ce qui m'a mis face a mon cas d'aujourd'hui.


Madame X, appelons la comme ca, a perdu sa petite-fille, enfant en bas age, quelques jours avant un rendez vous pole emploi. Restée auprès de sa fille et aussi terrassée qu'elle, elle a completement oublié son rendez vous, et n'a pas répondu au courrier d'avertissement avant radiation, occupée qu'elle était avec l'enterrement. Elle s'est donc retrouvée radiée, ce qui est la procédure en cas d'absence a un rendez vous de contrôle sans justificatif.


Appelant une premiere fois pour expliquer son cas, elle a été très rassurée quand on lui a expliqué qu'un courrier au directeur de son agence expliquant la raison de son absence avec un justificatif en bonne et due forme reglerait le probleme. C'est en effet la procédure. La raison de son absence était valable, le recours au directeur pouvait se faire. D'ailleurs il s'est terminé par la reconnaissance de la validité de son excuse, et par une suppression desmesures qui avaient été prises contre elle. Elle devait donc être réintégrée et indemnisée comme si elle n'avait jamais été radiée. Situation réglée ? Presque.


Car madame avait joint au courrier, pour justifier son absence, un certificat du médecin confirmant un stress psychique du a une perte douloureuse, et qui recommandait un arret d'un mois, a compter du deces de la petite fille. Sauf que... L’arrêt implique une chose : c'est la sécu qui vous prend en charge, pas pole emploi. Elle fut donc réintégrée dans nos services, mais avec un statut spécial : catégorie 4. Formation, arrêt maladie, congé maternité, tout ce qui fait de vous un chômeur ne pouvant pas trouver un emploi dans l'immédiat.


Cela eut trois effets pervers.



Premier effet : A l'issue de son arret maladie, dès le lendemain en fait, elle a été a nouveau radiée. Procédure normale la aussi. Puisqu'elle n'est plus en arret maladie, elle est en recherche active d'emploi, et doit aller sur le site de pole emploi pour se réinscrire en tant que demandeur d'emploi normal. Ce a la suite de quoi elle m'appelle, ne comprenant meme pas qu'on puisse lui envoyer un courrier pour lui dire que son excuse est valide un jour pour la radier le lendemain. Je la rassure tout de meme, lui disant qu'elle a cinq jours pour se réinscrire. qu'elle est dans les temps pour le faire, que comme elle est allée assez loin dans son inscription pour que le site puisse l'identifier, alors son inscription est d'ores et déjà considérée comme active, et elle a 15 jours pour la finir, suite a quoi la date considérée comme date d'inscription sera celle d'ajourd'hui, que si elle galere a nouveau sur le site elle peut nous appeler jusque 19h... Touuuut va bieeeeeen.....


Deuxieme effet : madame n'etait plus désormais indemnisée par pole emploi, puisque c'est la sécu qui se chargeait d'elle pour cette période. Donc, on ne l'indemnisa pas pour toute le mois ou elle avait été mise en arret. Procédure normale, c'est la sécu qui gère les arrêts maladie. Elle recevra donc l'argent qui lui est du, mais par la sécu. Oui mais quand ? Voyez avec eux. Elle m'explique qu'elle ne sait pas quand la sécu, pour sa part, l'indemnisera, puisque de leur coté ils sont bien embêtés par le fait qu'elle aie un arret de travail... Sans travail. Et donc sans employeur a qui aller demander une partie du pognon. Elle est donc aussi en train de lutter pour recevoir ce que l'état lui devait de leur coté a eux. Je ne peux malheureusement absolument rien y faire et l'invite a expliquer sa situation a leurs services, ainsi qu'a appeler le service indemnisation de pole emploi si elle veut de plus amples renseignements sur l'indemnisation prévue par pole emploi, et ses cadres. Pour ma part je commence a me sentir mal


Troisieme effet : le medecin ayant anti daté le justificatif pour faire correspondre la date de début a la date du traumatisme de la mort de l'enfant, les indemnités percues le mois précédent, et qui donc avait été percues malgré le fait qu'elle etait supposément en arret, lui furent réclamées comme ayant été induement envoyées. Procédure normale : elle a eu un arret maladie qu'elle n'a pas déclaré dans les temps, elle avait déjà été indemnisée au moment ou elle l'a fait parvenir. On lui demande donc de rembourser ce qu'elle doit : 500 euros pour la petite fraction du mois sur laquelle l'arret maladie courait. Voyez avec le service indemnisation, expliquez leur la situation. Pour ma part la aussi, je ne peux rien faire.


Rien n'a été mal fait, ce coup ci, contrairement a beaucoup de cas extrêmes que je peux rencontrer d'habitude. Simplement, on a appliqué les procédures. Et ca aboutit au harcelement de cette femme qui vient de perdre un etre cher. Et là je ne peux plus, c'est le cas de trop ou trop de choses se combinent a la fois sur quelqu'un qui n'a rien demandé pour en arriver là. Et apres avoir fait de mon mieux pour lui permettre tous les problemes qui etaient les siens et que j'étais a mesure de résoudre, lui avoir donné les bons numéros pour ceux que je ne pouvais pas résoudre, je suis resté la rage au ventre, et j'ai pleuré sans prendre d'appel pendant un bon moment.


En rentrant j'avais envie d'envoyer une lettre ouverte a libé, a arret sur images, a partout, pour gueuler que j'en pouvais plus de ce système de merde qui nous range tous dans des cases virtuelles pour regler nos problemes virtuels posés par les services téléphoniques virtuels, et les sites internets virtuels, sur nos dossiers virtuels de personnes en situation de précarité pas virtuelle du tout. Que c'était pas comme ca qu'on reglerait le probleme de l'emploi, ni de la pauvreté. Et encore moins en le faisant avec des boites qui usent du cdd comme d'un kleenex, laissant partir meme les plus experimentés si ils ont pas passé le tamis de la cdisation, reservée a une tete d'epingle dans la masse.


Et puis je me calme je prends une douche je me dis que non quand meme rassurons nous c'est qu'un cas sur les dix mille que j'ai traité, généralement ca se passe pas comme ca.... Généralement... Généralement.... Rassure toi, détends toi, prends le pognon, reflechis pas trop aux engrenages du "je faisais juste mon boulot".... Reprends le controle tout va bien. Tu as bien fait ton job, elle t'a remercié de toutes les explications fournies... Tu as rien a te reprocher. Ni a reprocher a personne, si ce n'est a ce systeme a la con.

Et sinon, quand est-ce que les médias (et ASi) parleront (de préférence avant l'élection) de l'énorme scandale potentiel de l'enquête du média sur Marine Le Pen ? https://www.lemediatv.fr/articles/2022/exclusif-marine-le-pen-ouvre-les-frontieres-a-largent-sale-k5Cg4sTuSp6-qOAeU04i7A

"Le Média révèle en exclusivité comment le Front national a permis de blanchir de l’argent sale, finalement remboursé par le contribuable." (sur abonnement - ça coute pas cher). 

Et quand est-ce qu'on parlera de l'intrusion bizarre dont a été victime le journaliste de cette enquête ainsi que les locaux du média ? 

https://www.lemediatv.fr/emissions/2022/intrusion-au-media-ces-barbouzes-que-nous-soupconnons-IIaF9g9_Tgm4v38ZpGnrtg


Coup de gueule sur ces littéraires qui n'ont rien compris à certains termes et concepts qu'ils utilisent pourtant, et les propagent gentillement... DS ici en l’occurrence !


Pour rappel, vous (et d'autres) continuez à appeler "modèle darwiniste" ce que ses détracteurs projetaient sur sa théorie  (c'est à dire Modèle Malthusien, et pseudo-loi du plus fort dite "de la jungle" qui ne fonctionnent pas du tout et n'ont jamais réussi à expliquer le vivant que sur quelques cas ponctuels qui ne tenaient pas dans le temps et l'espace...). Jamais ni Darwin, ni ses successeurs (sauf des idéologues eugénistes et d’extrême droite...donc hors du champ scientifique...), ni ses prédécesseurs n'ont projeté ce que vous projetez (et les néo-libéraux projettent) sur ce concept. L'adaptation est fortuite, et principalement neutraliste (car la sélection naturelle est fluctuante dans le temps et l'espace). Darwin précise qu'il faut ENORMEMENT de temps (en centaine de générations... on est loin des lubbies des néolibéraux) pour qu'une direction puisse se dessiner, et ceci est explicité dès les premiers écrits de Darwin.... encore faudrait il lire ce qu'on n'hésite pourtant pas à brandir façon intello !


Par ailleurs, la théorie de la Reine Rouge met à mal toute "course à l'armement" ou tout besoin dans la nature à courir à la transformation et à l'adaptation en permanence : ce serait un non-sens évolutif et écologique. Par ailleurs, voir les "spandrels de Gould & Lewontin" pour comprendre l'évolution véritablement. Pour rappel, la coopération est toujours la meilleure façon d'un gain écologique et évolutif maximisé pour tous, et le plus souvent également individuellement dès qu'on dépasse le court terme (soit une génération) dans la nature.


Bref, rappelez SVP que ces termes utilisés par les néolibéraux sont un dévoiement des concepts scientifiques et quand vous les utilisez aussi. Merci pour nos esprits et de ne pas tomber dans le panneau de ces gogos qui tentent de donner une teinte "scientifique" à leurs idéologies obsessionnelles. Mais ne vous inquiétez pas sur ce point, les néo-libéraux utilisent ces concepts de façon transciente, et attaquent également les sciences car ils savent bien que le poteau rose arrivera à percer un jour leurs mensonges, et que lorsque l'argument "rationalité" des stas et maths et des sciences arrivera à se frayer un chemin y compris chez les noms scientifiques pour les révélés nus de leur nullité, les sciences deviendront leur pire ennemi (comme pour tous les totalitarismes : lorsque l'alitheia est remise au centre de la maison (demos en grec) et que l'on donne moins d'importance aux doxas, les châteaux de cartes de mensonges s'écroulent).


Et le gouvernement qui crie au complotisme avec Macron en pleine provocation (pour ne pas changer) : "Qu'ils viennent me chercher au pénal" (possible que la formulation ne soit pas tout à fait exacte) alors qu'il a l'immunité.

Vous avez vu qu'il a encore fait un lapsus ? "Je ne crois pas que sous ce gouvernement il y ait eu moins de recours à des cabinets de conseil" (je ne retrouve pas la vidéo, si quelqu'un avait ça...). Ça me rappelle celui sur l'état de droit.


Côté médias, ma cohabitante, qui ne lit pas de journaux à part Ouest-France, a appris l'existence de cette histoire hier en regardant Quotidien. Est-ce que des personnes qui ont la télé (je ne la regarde pas) sauraient si c'est représentatif ou pas du (non-)traitement de cette info par les médias télévisuels ?

"Oui, il était sans doute utile de l'appeler à la rescousse, l'an dernier, pour déployer dans l'urgence un plan de vaccination sans précédent en France."
Pour quelle raison ? Pourquoi faire appel à un cabinet non spécialisé qui va ensuite sous-traiter ses missions en margeant tranquille plutôt que de faire appel à ceux dont c'est le métier ?
Vous avez vu l'audition de Tadjeddine ? Navrante de nullité ("réfléchir à des thèmes de réflexion", "le marché de l'éducation") alors qu'on parle d'un haut placé d'une grosse boîte appelé à témoigner devant le Sénat. Il n'a même pas fait semblant de se préparer ?? (peut-être pensait-il que les questions seraient moins précises ?)
Enfin si tous les hauts fonctionnaires issus de "grandes écoles" censées les rendre hautement compétents (et grassement payés pour cette raison) sont incapables de s'en occuper, alors à quoi servent-ils ?


En cherchant des articles publiés par les différents quotidiens, je suis tombée sur ce titre : Après les polémiques McKinsey, le gouvernement veut créer un cabinet de conseil «interne». Bonne idée, tiens, on pourrait appeler ça l'Administration, en plus ce serait sémantiquement cohérent.

"faire mieux avec moins" À mon avis il y a un mot en trop dans cette phrase.

Côté factures, rien de très nouveau. Au milieu des années 2000, bossant à l'occasion dans l'organisation de congrès "médicaux" (pharmaceutiques en réalité), j'ai vu passer une facture d'acompte de 80 000 euros pour La Poste (de l'argent public, donc).

Enfin si le bidouillage de comptes de McKinsey (et d'autres) n'est pas de la fraude mais de "l'optimisation", pourquoi n'est-ce pas accessible aux contribuables les plus fragiles, donc ceux qui en auraient le plus besoin ?

Rhaa que ça m'énerve ce mélange d'incompétence, d'hypocrisie et de cupidité aux allures de fausse candeur de la part de ceux qui détruisent l'avenir.

(bon je vais pouvoir aller lire les commentaires maintenant)

on a le droit de mettre un article de Libération; vu que Daniel Schneidermann y travaille ?


Bon alors je choisi celui-ci


https://www.liberation.fr/france/2018/09/17/la-deputee-frederique-dumas-quitte-lrem-on-a-le-sentiment-d-etre-sur-le-titanic_1679251/


Il me semble avoir lu dans les mémoires de W.C. Mc  Kinsey,   la formule suivante : " l'homme,  en bon simien,  est un animal social, et ce qui prime en lui, c'est le copinage, le népotisme , le piston, comme mesure intrinsèque  du comportement éthique . "


( à moins que ça ne soit dans le CV  d'Amélie de Montchalin )

J'espère que dans le cadre de la préparation de cette émission que j'ai grande hâte de visionner, DS et ses équipes ne feront pas l'impasse sur l'extra-ordinaire matinale d'hier sur F-Culture consacrée à ce même sujet. Où la journaliste de l'Obs a été d'emblée qualifiée de polémiste par l'intervenant d'un cabinet de conseil. Lequel intervenant à continué de la traiter de polémiste jusqu'à lui nier son travail et son statut de journaliste, sans que Guillaume Erner ne s'en émeuve. 

Il faut réécouter cette matinale hallucinante et j'espère que votre invitée de l'Obs aura l'occasion de l'évoquer dans votre émission. 

Tiens j'ai vu la vidéo où le type de cabinet de conseil bafouille, il ne fait pas que bafouiller, il fait un lapsus.

Il parle d'évolution du secteur du marché avant de se reprendre en parlant de secteur de l'enseigne.


Le service public fait mieux que le privé pour moins cher. Parce que les salaires sont moindre, et tout orienté vers le coût minimal et non le profit maximal.


C'est une tendance de longue date, le problème du service public, c'est qu'il s'accapare des marchés que le secteur privé ne peut prendre.

En plus pour moins cher, la seule solution pour le privé, c'est la dégradation de la qualité du service public pour pourvoir créer une demande et vendre un service plus cher bien-sûr.



Le meilleur exemple c'est les mutuelles rendue obligatoire.... Fillion avait même proposé que les mutuelles substitue la CPAM pour les risques mineurs.( Gros marché et grand bénéfices en perspective)


Pour l'éducation, ça va finir par une école à 2/3/4 vitesses. Les parents les plus fortunés paieront de leurs poches pour des profs en plus et des classes de moins de 30 élèves.

Les autres auront des classes de 40/50... 




Avoir en permanence sur son bureau en gille de lecture:


-- Les 10 principale  stratégies de manipulation des cl asses (texte attribué à Noam Chomsky) 

-- La faisabilité politique de l'ajustement de Christian Morrisson ( "économise français" cahier n°13 de l'OCDE 1996


Et ils déroulent, tranquillou sous nos pieds, sur nos têtes, dans nos vies....


« Oui, il était sans doute utile de l'appeler à la rescousse, l'an dernier, pour déployer dans l'urgence un plan de vaccination sans précédent en France.»

Il y a d'autres pays qui y sont arrivés sans cabinets de conseils (et c'était aussi sans précédent). Peut-être était-ce utile utile, voir nécessaire, mais alors cette nécessité est corrélée à l'incapacité d'action de l'Etat. Incapacité dont la responsabilité peut être attribuée, au moins pour partie, au gouvernement.

Pour la suppression des 5 euros d'APL c'est effectivement une décision de la femme de Mathias Wargon, le french doctor house qui écumait tous les plateaux de télé et non celle d'un cabinet de conseil. 

Et effectivement si on n'avait demandé à des fonctionnaires de mettre en oeuvre cette mesure scandaleuse, ils auraient peut-être traînés des pieds. Question d'éthique.  L'avantage avec  les PowerPoint et les tableaux excel c'est que l'éthique ils ne savent pas ce que c'est.


""Oui, il était sans doute utile de l'appeler à la rescousse, l'an dernier, pour déployer dans l'urgence un plan de vaccination sans précédent en France"


Bonjour et merci pour la chronique. Je vois que l'extrait ci-dessus de votre chronique fait réagir. Je veux juste aller dans le sens de ceux qui s'en étonnent (même je comprends bien que c'est une concession de votre part, car la chronique n'est évidemment pas pro-McKinsey) pour quelques raisons

1. Le lien (l'article des décodeurs du Monde) que vous fournissez ne dit absolument pas cela.

2. Même si c'était avéré, cela ne changera pas la nature profonde du problème : qu'une administration ne soit pas en capacité de faire face à cette crise EST le problème. Souvenons nous, c'était même plus qu'une crise, nous étions "en guerre" : or, imagine-t-on l'Etat demander à MacKinsey un "livrable" en cas d'agression armée inopinée ? Evidemment pas (encore que tout est possible...). Cette justification par l'urgence est donc douteuse, certaines urgences étant visiblement gérables et pas d'autres. 

C'est bien qu'on a dépouillé certains secteurs de l'Etat (le social), et pas d'autres (le régalien), et c'est l'essence du néolibéralisme : non pas tuer l'Etat (= ultralibéralisme), mais le transformer (on y revient), en changer les contours pour en faire une courroie de transmission des intérêts privés. Parce que pour payer ces cabinets de conseils, pas de problème, l'Etat est bien là! 

Tout le monde sait que les salariés du privééé sont tellement plus efficace que ces fonctionnaires rétrogrades et feignasses.

Y'a qu'a voir l'efficacité du privé pour distribuer les profession de foi aux élections... travail remarquable... rien à voir avec le travail bâclé du public... 


"Amélie de Montchalin et la transformation" !!! Ouha. Il faut l'écrire pour se rendre compte que la juxtaposition de mots peut elle-même suffire à être un non-sens. J'veux dire, il n'y a pas plus conservateur dans la méthode, dans les actes, dans la protection de ses avantages, dans la défense de ses intérêts qu'Amélie de Montchalin.

L'hérésie commence là!!

Autrefois, il y a bien longtemps, si une "puissance étrangère", à travers des conseillers était à ce point proche du pouvoir, inspiré ou noyauté par “des forces libérales new-yorkaises pilotant en sous-main la politique sociale et économique de la France”,  dans les temps d'avant on aurait soupçonné les commanditaires de "trahison à la Nation"... bien sûr que non, il n'y a pas de "trahison", reste le soupçon!

Car c'est la mise en place d'un système où les fonds de  l’État servent à financer les choix d'un président, dans la configuration où il se sert de ces conseillers si intimes et désintéressés, au point de faire du bénévolat pour l’Élysée (et avoir fourni des soutiens à sa précédente campagne).
Et ces ministres dans un discours pathétique, qui viennent minorer le chiffre d'affaires de ce cabinet éludant la question de fond qui est le rôle joué par cette "modernité politique" où des non-élus disent à l'élu que faire, comment le faire et comment le faire passer...

> Sans doute la campagne de la dernière ligne droite de la présidentielle contre McKinsey et autres sociétés de consultants, recèle-t-elle son paquet d'outrances et d'approximations. [...] Non, le consultant américain n'est pas derrière la baisse de 5 euros des APL.



Il s'agissait dans ce cas d'une outrance maison signalée à l'époque mais non encore reconnue jusqu'à ce jour. Dont acte.

Je suis toujours autant sidéré par le refus par une grande majorité de gens de gauche de refuser toute discussion sur l'efficacité de l'action publique (sauf les aides aux entreprises bizarrement ˆˆ). 


Quand on travaille dans une organisation de grande taille, que ce soit une entreprise, une association, un ministère, une collectivité, on voit tous les jours des choses qui sont inefficaces, stupides, mal pensées, pensées 30 fois au lieu d'une etc... Pour autant, l'obsession de beaucoup de gens est que rien ne change (à part une augmentation constante des moyens).  


La discussion sur l'amélioration des services publics mérite plus que les caricatures bidons faites à grand renfort de concepts mal digérés que l'on entend depuis le début de cette affaire McKinsey et j'aimerais enfin écouter quelqu'un qui sait de quoi il parle. 


Guillaume Erner a tenté de faire quelque chose hier matin, mais c'était compliqué .. https://www.franceculture.fr/emissions/l-invite-e-des-matins/polemique-mckinsey-l-influence-des-cabinets-de-conseil-a-l-elysee 



c'est peut-être parce que mackinsey est une caricature de ce que devrait être un cabinet de conseil auprès des services publics...

Peut être, mais j'aimerais que quelqu'un le démontre correctement si c'est le cas. Si vous avez des sources, je prends (vraiment).

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Ce n'est pas parce qu'on ne note pas tous ce qu'on trouve que l'on base nos propos sur rien... Avant de caricaturer les autres, renseigniez vous sur leur propres sources. Pour commencer je vous propose un truc facile d'accès, avec ses faiblesses mais ça vous mettra le pieds à l'étrillé, "Bulshit Jobs" de David Graber, vous pourrez continuer avec "Le nouvel esprit du capitalisme" de Capello et Boltanski, et pour combler leur faiblesses, croiser, pousser, il y a des tas d'autres références.

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"La firme" existe depuis des décennies et s'insère dans un fonctionnement générale de longue durée qui a déjà beaucoup été étudié. Je suis surpris que vous ne l'ayez pas compris.

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On parle de travaux scientifique, même si ça vous dérange, pas de "catéchisme", les effets globaux sur la durée de ce genre de pratiques, leur philosophie, ça fait partie des éléments concrets.

Je vais appliquer des remarques équivalentes aux vôtres à un autre sujet : "Le catéchisme" du Giec ne m'interesse pas. Pour juger cette entreprise je ne regarde que les éléments concrets. Car là on parle d'un cas précis.

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D'accord, donc votre conclusion c'est qu'on ne peu pas poser la question d'une voiture dont le modèle émet beaucoup de CO2 en parlant du rapport du Giec, ok, pour vous la seule chose valable c'est un capteur de CO2 à l'arrière de cette voiture précise ! Pascal Praud approuve ;)

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Non, c'est une cuvette de chiotte sans papier hygiénique à proximité.

Parce que vous croyez que les collectifs humains ne forment pas des structures en partie, ici en grande partie, normé et prévisible? Vraiment? Vous en connaissez si peu en sciences sociales?

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Alors non, vous voir aussi dogmatique ça ne me rassure certainement pas.

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en meme temps, quand votre facon de debattre commence par une injonction de preuve et que quand on vous en donne vous les rejetez sans meme les avoir consultées... forcément ca rend la compréhension mutuelle difficile

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pouvez vous me donner une preuve concrete de votre propre existence ? non ? bon. Donc vous n'existez pas.


vous faites exactement pareil. vous voulez qu'on vous prouve ce qu'on sait de la stratégie de mac kinsey, en vous produisant leurs comptes rendus top secret que seul le gouvernement possède, et qu'ils anonymisent de toutes façons. est-ce que le fait qu'on en aie pas a produire invalide notre analyse ? non. est-ce que ca nous empeche absolument d'analyser leur action ? non.

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Donc, parce que certaines analyses macros seraient pétées, toutes le sont? Discuter l'interet d'un principe et d'une structure c'est insulter les acteurs qui sont dedans?

vous avez regardé l'émission de la semaine ? le niveau de preuve est pas suffisant ? faut forcément qu'on vous mette LE document chiffré, sourcé, contextualisé, tout ca ? alors que vous savez très bien qu'on y a pas plus accès que quiconque ? 


mais c'est vous qui suggerez que ces cabinets pourraient ne pas etre que des machines a faire du fric sur du vent libéral, et qu'elles pourraient nous être utiles. Donc techniquement... c'est a vous de prouver ce que vous avancez, pas a nous de prouver le contraire. prouvez nous donc qu'elles ont servi a quio que ce soit, les mac kinsey et les autres ? vous savez qu'en science il est impossible de prouver l'inexistence de quelque chose, n'est-ce pas ? donc en l'occurence, nous demander de prouver l'inintérêt de ces entreprises dans la gestion de la chose publique, c'est du même ressort. alors commencez par nous prouver que les licornes roses qui chient des arcs en ciel, ca n'existe pas. et quand vous aurez fini de fouiller tout l'univers sans que j'aie toujours obtenu satisfaction parce que je vous répondrai "oui mais vous l'avez peut etre loupée", on verra pour votre power point mac kinsey.

la stratégie vaccinale, c'est grace à McKinsey. car auparavant, ça trainait des pieds. voilà. et c'est le mec dans l'émission de cette semaine qui le dit.


ça ne veut pas dire que McKinsey est génial ou indispensable pour autant. mais là, on sait à quoi ils ont servi.

Alors, quand on voit le résultat chez les pays équivalents qui n'ont pas fait appel à McKinsey, je ne suis toujours pas convaincu.

ils ont peut etre fait appel à des cabinets équivalents

Ou peu-être qu'ils ont demandé à leurs spécialistes employées dans l'Etat.

autrement dit, on n'en sait rien. pas plus moi que vous à priori

C'est vrais, par contre je peu vous dire qu'avec une réelle efficacité les États européens des années 50-70 n'avaient pas besoin de ce genre de choses dans des conditions du même genre.

c'est la responsable de McKinsey qui le dit. Pas les intervenants.


Les deux intervenants de l'émission disent qu'ils ne savent pas depuis quand McKinsey  intervenait "en renfort d'équipe", avant d'être missionnés comme consultants externes. C'est en tout cas ce que j'ai compris. 


C'est, d'après Aron, l'annonce du pass sanitaire qui booste la vaccination, mais personne ne sait si c'est une préconisation de McKinsey.



l'intervenant de l'émission dit clairement qu'après l'arrivée de McKinsey, on constate que ça va mieux. que les fonctionnaires ont vu débarquer l'armée McKinsey, avec les réunions à 9h, 15h, etc. et qu'au bout du chemin, la France est passée des derniers mondiaux aux premiers mondiaux.


entre-temps oui il y a eu d'autres décisions du gouvernement, le pass sanitaire, etc, qui influent sur le résultat final.


en vrai, comment savoir comment ça se serait passé sans McKinsey? ça aurait été mieux, pareil, moins bien, plus ou moins rapide? impossible de savoir. en tous cas, ils n'ont pas l'air d'avoir servi à rien, ce qui est déjà bien?

la question reste : cela valait il le milliard offert en contrepartie ? impossible de le savoir vu leur opacité. Ce qui est gênant, pour de l'argent public. surtout quand il est utilisé en doublon avec l'administration d'etat, déjà payée, elle. et dont rien ne prouve qu'elle aurait été plus inefficace sans eux non plus.

le milliard n'est pas pour McKinsey tout seul, et c'est un montant sur un an, qui touche bien d'autres sujets que le covid.

peu importe, il n'empeche qu'ils l'ont bel et bien touché ce milliard, et qu'ils ne l'ont pas déclaré.

ah pardon je pensais qu'on etait de retour sur la discussion sur leur "optimisation";

et donc pour vous répondre sur ce sujet, du coup...


il n'empeche qu'on a pas le détail de la facture. quel montant pour quel service ? aucune idée. et c'est pourtant de l'argent public, dont l'utilisation... devrait être tout aussi publique. ce qui nous permettrait de juger sur pièces. le simple fait que ce ne soit pas le cas... s'appelle un probleme sérieux de transparence démocratique.

d'accord mais ça ne concerne pas que McKinsey.

et à ce jeu là, McKinsey est une goutte d'eau dans l'étang.

en effet. mac kinsey n'est que la pointe émergée de l'iceberg. mais le probleme ce n'est pas eux, c'est la mise sur le marché de nos services d'etat, d'une facon générale.

pardon mais il m'a semblé qu'ils étaient déjà là "en soutien" pendant les débuts laborieux, puis missionnés ensuite en nom propre.

l'emission elle meme rappelle qu'il est impossible de dire si on aurait mieux pareil ou moins bien sans eux.

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Vous voulez parler de tous ce que vous esquivez depuis le début? C'est vous l'accusateur, celui qui établis que des sources et preuves n'en sont pas.

sauf que meme dans un tribunal ou ne vous demandera jamais de vous prouver l'inexistence de quelque chose.

comprenez bien un truc : meme si par miracle on arrivait a vous dégotter LE document qui a été fourni par au gouvernement par mac kinsley pour la gestion de la crise covid, et que celui-ci prouve noir sur blanc qu'ils n'ont servi a rien ou presque et que le milliard dépensé pour ca était bien trop cher payé... qu'est-ce qui vous empeche de me dire "oui mais, ca ne prouve pas qu'ils ont toujours été aussi inefficaces" ? et meme en admettant que je vous prouve par A+B que ca a été systématique et qu'ils n'ont jamais rien produit d'utile, qu'est-ce qui vous empeche de me dire "oui mais ca ne prouve rien pour les autres agences de conseil" ? 


demander une preuve, ce n'est pas forcément argumenter raisonnablement.

Je viens de me rendre compte, l’intégralité de votre approche marche pour les institutions qui organisent l'évasion fiscale, pour lesquelles les preuves sont généralement indirectes !
Avec vous l'évasion fiscale n'existe pas tant qu'on a pas une fuite ou un contribuable assez con pour laisser des traces évidentes !

les electrons non plus, apres tout on en a jamais vu, et on a que des preuves indirectes de leur existence. n’empêche que... sans eux on irait pas bien loin aujourd'hui.

Vous refusez strictement les lectures d’ensemble et les analyses macroscopiques, exactement comme un climatosceptique, ce n'est pas étonnant que votre monde ne se recoupe pas avec d'autres qui eux, intègrent ça, ce qui est la pure et simple logique.

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C'est normal, pour essayer d'éviter d'avoir tord vous esquivez la logique la plus élémentaire.

Une discussion sur le fond dans ce cas là, ça serait une étude et une critique de plusieurs rapports de McKinsey, avec les réponses des auteurs, une description de la méthodologie, comment on aurait pu faire autrement, quels auraient été les risques, ..


Pas sur de trouver la réponse dans le livre de Graber. 


Non, ça s'appelle faire une étude de cas, c'est une forme précise de fond, ça ne change pas qu'il en existe d'autre, comme les analyses de grandes échelles appuyées sur de multiples études de cas, bien sure que les travaux de Graeber, ses divers livres, s'insèrent là dedans.

pour moi (j'ai été consultante) le premier critère est celui de la distance à l'égard des décideurs (politiques et gestionnaires). 

l'intérêt principal d'un consultant externe, c'est qu'il est externe... trop de promiscuité avec la gouvernance l'empêche de porter un regard neuf sur les buts et les fonctionnements. 

quand je dis "premier critère", c'est qu'il est absolument central : une bonne partie du travail d'un consultant, c'est d'interroger les "allant de soi", les non-dits et les présupposés qui encombrent, freinent, détournent les dispositifs. Les écarts entre les buts affichés et ceux qui émergent du "système d'action concret". C'est toujours un travail critique, souvent conflictuel. Il faut une grande liberté d'esprit et d'action pour le mener à bien.

Sans doute mais être totalement "extérieur " conduit à des absurdités. 

C'est la cause d'une grande part du malaise dew soignants. 

Des cabinets de conseils décident de leur manière de travailler la plus "rationnelle" dans l'ignorance totale des réalités des spécificités. 

Une décision qui peut paraître anecdotique et rationnelle peut sur le terrain compliquer le travail des soignants 

bien sûr. "extérieur", c'est la position par rapport à l'entreprise, ça ne signifie absolument pas, dans mon esprit, enfermé dans sa tour d'ivoire et ses tableurs...

et d'autre part, tout fonctionnaires qu'ils soient et "internes" à l'hôpital, les directeurs (non praticien mais gestionnaires) d'hôpitaux ont eux aussi fait pas mal de dégâts... :(

Je peux entendre que le fait d'avoir un regard extérieur est un avantage.

Mais il faut ensuite que ce regard extérieur aille voir de l'intérieur et A TOUS LES NIVEAUX de l'administration ou de l'entreprise comment elle fonctionne et éventuellement ce qui fonctionne mal. Et cela prend beaucoup de temps. Cela ne doit pas être superficiel...

Et je ne suis pas sûr que ce travail soit toujours fait suffisamment en profondeur.

Il ne suffit pas de plaquer sur n'importe quelle administration ou entreprise la même grille de lecture.


Et surtout un truc important : un cabinet de conseil est une entreprise privée à but lucratif avec des clients.

Le client est l'entreprise ou l'administration. Il est peu probable que l'analyse du cabinet arrive à une conclusion qui déplaît trop aux hauts dirigeants de l'entreprise ou de l'administration (ou alors la prochaine fois, le client fera appel à quelqu'un d'autre).


La prestation du cabinet est même parfois là juste pour valider avec un regard "extérieur" une stratégie déjà décidée par l'entreprise (je l'ai vécu).

(je l'ai vécu aussi)

mais le fait est que j'ai pas fait fortune dans ce job. 


après, sur le distingo privé/public, il y a des structures publiques, ou "à buts non lucratif", qui font du conseil : c'est pas toujours plus brillant que le "pur privé". et ils ont aussi un emploi et des salaires à pérenniser.

La distribution des professions de foi par le privé une grande réussite non !!!


doctolib.fr, tres grande réussite .. 


Je ne fais pas parti des gens qui disent que tout doit être privé. Public et privé sont largement complémentaires.

Doctolib le machin  saturé rn deux temps trois mouvements lorsqu'il a fallu se faire inscrire pour se faire vacciner !!!! Une magnifique réussite en effet !!!

Une structure monopolistique de réseaux d'échelle nationale? Des libéraux classiques auraient du mal à accepter cette idée. Classiquement le privée c'est plutôt pour les secteurs qui n'ont pas un avantage d'échelle tel qu'ils peuvent ignorer les effets de concurrence.

à mon avis vous n'etes pas loin de penser que les cabinets de conseil sont en soi une caricature, sans même parler de McKinsey

L'image dans votre miroir est la première des caricatures.

pour avoir un bon exemple du gaspillage, de la gabegie, de l'incompétence de l'entreprise privée dans bien des domaines il faut lire le livre de David Graeber "Bullshit jobs". Voilà la raison fondamentale pour laquelle les gens de gauche "refusent" de discuter de l'efficacité de l'action publique parce qu'ils savent que la raison de la privatisation ce n'est pas l'efficacité au service du bien public mais le taux de profit au service d'une minorité.

bien évidemment, dans le public il n'y a aucune incompétence, gabegie et gaspillage?

Si mais pas plus que dans le privé 

Et surtout, le service publique, on ne le paye (via nos impôts) q'une seule fois et pas à hauteur de 2000 boules par jour par agent.  Quand je pense que sur la seule période 2021, le "Mac qui sait" a englouti 1 milliard d'euros, pendant qu'on supprimait des lits en pleine pandémie, qu'on refusait d'augmenter les salaires minables de profs et qu'on transformait nos aïeux en silver profits pour financer les golden parachutes pour ces maquereaux de la finance, etc. 

Et puis, se souvenir des conseils des "Chicago Boys" au Chili...  

L'idéologie est des deux côtés : chez ceux qui pensent que dans le public tout est à refaire et chez ceux qui pensent que le privé est le mal absolu. Au milieu, il y a des gens qui essaient de réfléchir et d'agir. 



en France on a éprouvé avec la privatisation de l'eau


Le privé non seulement faisait des profits astronomiques mais en plus n'entretenait pas les canalisations : preuve par l'absurde que le privé n'est pas mieux que le publique


En Angleterre, ils ont fait l'expérience avec le trafic ferroviaire : profit vs qualité de service


quel rapport entre de la privatisation et de l'appel à des cabinets de conseil?

Mon pauvre Simon, si vous ne voyez pas le rapport, la "  reconquête " n'est pas pour demain....

vous passez votre temps à me dire ce type de phrase sans jamais vous expliquer. mais je pense que c'est parce que vous n'avez que des idées toutes faites et que vous ne réfléchissez pas plus loin que celles-ci.

Comme dit le vieil adage, y a pas plus aveugle que ... 

C'est assez simple, l'idée principielle d'un cabinet de conseil est que le public c'est tout pourri et qu'en dehors du privé et du marché point de salut.

Leur conseil ira donc toujours dans le sens d'une privatisation. 

C'est un peu comme si vous disiez que vous ne voyez pas le rapport entre la privatisation des maisons de retraite et le scandale Orpea

un cabinet de conseil, on lui confie une prestation à faire.

une privatisation, c'est un transfert de propriété vers le privé.

donc , on privatise une prestation ,un  service , assurés, autrefois, par un service public

non.

vous pouvez avoir un service public qui fait appel à de la prestation privée. je pense notamment à tous les travaux d'entretien et de BTP.

là c'est le même principe, mais pour de la prestation intellectuelle.

Bonne nuit, dormez  bien, et bonjour à Zob ( dit P'tite bite ) ...

Le problème c'est que l'Etat dispose de l'immense résaux des laboratoires d'universitées, autant dire que dans ce secteur l’État a bien mieux.

Justement, l'appel à McKinsey est de la pure idéologie qui part du principe que les fonctionnaires sont nuls.


La vérité est que le gouvernement est tellement embourbé dans son idéologie qu'il ne pense même pas a utiliser les compétences qu'il a a disposition.


Et ayant navigue entre les deux monde il y a autant de compeyet d'incompétence d'un côté comme de l'autre.


Donc imaginer qu'un cabinet privé cher paye ferait mieux qu'un boulot en interne avec une base étendu de compétence, c'est de la bêtise.

Justement, l'appel à McKinsey est de la pure idéologie qui part du principe que les fonctionnaires sont nuls.


personne n'a dit ça. mais peut etre que les fonctionnaires à dispo n'avaient pas les compétences suffisantes ou n'étaient pas assez nombreux.


Donc imaginer qu'un cabinet privé cher paye ferait mieux qu'un boulot en interne avec une base étendu de compétence, c'est de la bêtise.


comment vous la constituez rapidement, votre "base étendue de compétence"?

comment vous la constituez rapidement 
En l'organisant.

en l'organisant rapidement?

la force de ces boites de conseil, c'est aussi la réactivité et la capacité à mobiliser des ressources rapidement.

évidemment, dans un monde idéal, rien n'est urgent et tout se prévoit.

C'est surtous qu'on en reviens au problème de fond, si on veut ce genre de capacités ils faut du mou, des marges de manoeuvre, ce qui ne colle pas avec le lin management promu par nos chers néolibéraux.

Il n'y a pas de milieu, la logique du privé est le PROFIT. C'est leur essence même.  il y a des domaines où cela mène à la catastrophe  Orpea en est le bonne exemple. 

Oui c'est sûr si on caricature les positions de tout le monde on a l'air vachement intelligent... Il faudrait reconnaître que pour un certain nombre de personnes l'un des points principaux n'est pas tant dans "l'efficacité" en tant que telle, qui amha est quelque chose de dangereux en soi car non démocratique : la démocratie n'a jamais été et ne sera jamais le régime "le plus efficace". Elle n'est d'ailleurs pas conçue pour ça. Dans le privé, point de démocratie, ça ne fonctionne pas comme ça. Certains, comme moi, étant particulièrement attachés à la démocratie, dans toutes les sphères primordiales de la vie (donc la production aussi), le débat ne se situe pas sur "comment on peut avoir plus pour moins cher" en permanence.


En fait, le fait même de choisir comme base de réflexion un critère de ce type n'est pas neutre. Et l'idéologie est nécessairement présente chez tout le monde, on ne peut analyser une situation sociale et économique sans un prisme idéologique, quel qu'il soit. Utiliser le mot "idéologie" à la place de "dogmatisme" (qui serait a priori le véritable concept pertinent ici je dirais), ça sent déjà mauvais puisqu'en général ça sert à faire passer "une idéologie" pour du "bon sens pragmatique" (donc incontestable) au détriment de tout autre choix, bref de dépolitiser le débat.


Pour en venir au sujet du fil de commentaires, en effet il y a des phénomènes "problématiques" dans le secteur public, comme dans chaque grande institution hiérarchique pas toujours très transparente. Il faudrait pour débattre avancer des arguments en toute bonne foi, mais j'ai plutôt l'impression qu'on veut d'abord me "faire rendre gorge" en me faisant admettre dès le départ que "le public" c'est pas top, sans préciser de quel type d'action publique un parle, sous quelle forme. Et qu'on chercher à coller une étiquette irrémédiable au "public", en fait au principe même du "public". Perso je n'ai rien contre le privé, si par exemple c'est une coopérative gérée de manière démocratique, je suis pas un fan de "l'Etat" en tant que tel...

Je dirais aussi que l'efficacité peu être définie de bien des manières et sure bien des critères.

est-ce que forcément, si on considère comme une aberration que de faire faire le même boulot que celui des fonctionnaires par un cabinet privé payé plus cher et dont la qualité du travail fourni n'est pas garantie par la facture, alors, nécessairement, on s'oppose a tout remaniement des institutions de l'état, et a toute amélioration de la qualité de travail de nos fonctionnaires ?


le truc c'est que si vous voulez réorganiser l'état, c'est pas en demandant a des cabinets privés que vous y arriverez le mieux, parce que, par definition, un employé de cabinet privé ne fonctionne pas du tout comme un fonctionnaire d'état, et que donc, a moins de s'appeler Macron et de croire qu'on peut gérer l'état comme une entreprise, vous savez d'avance que les solutions proposées seront inadéquates. surtout si l'optique principale n'est pas "améliorer l'efficacité" mais "diminuer le coût". une réorganisation interne de la fonction publique, c'est quelque chose qui, au contraire, coute de l'argent ! c'est du travail supplémentaire a fournir, en plus du boulot qu'ils avaient déjà, pour les fonctionnaires concernés. c'est de nouvelles compétences a acquérir pour rendre cette réorganisation opérante. c'est tout un tas de dépenses a faire avant que la réorganisation soit effective et qu'enfin, les économies puissent éventuellement se faire.


bref, comme d'hab, le probleme dans "faire mieux avec moins", c'est d'abord "avec moins".

Donc, en suivant votre raisonnement, il faudrait conclure qu'entre public et privé, c'est balle au centre. Et bien non, voyez-vous, et je vous en donne un seule mais importante démonstration: le service public, soit-il "inefficace" selon les critères du secteur privé, reste malgré tout le premier et le meilleur outil de redistribution des richesses créées par notre travail à tous, pour répondre aux besoins essentiels de tous (s'éduquer, se faire soigner, obtenir réparation d'injustices, etc).  Et je vous cite une élue du CESER Paris qui lutte actuellement contre la privatisation des OPH que la loi Elan va entériner d'ici 2024. Cette personne dit ceci, que vous devriez entendre et qui, à moi, me parle: "Un service public, c'est un patrimoine pour ceux qui n'en ont pas". 


A l'inverse, l'intervention du secteur privé dans les domaines du secteur public nous conduit à payer deux fois, et toujours avec nos impôts, mais pour que cet argent supplémentaire finisse dans les poches d'actionnaires privés qui nous privent de nos services publics essentiels, de l'efficacité, de l'affectation et du sens même de nos impôts. 


Vous êtes-vous jamais interrogé sur le pourquoi de l'existence des services publics ? Vous fatiguez pas, voici la réponse:  Tout simplement parce que si ces services étaient exclusivement fournis par le privé, 80 % de la population ne pourrait pas se les offrir. 


Il n'y a qu'à voir la série américaine "Urgences" pour comprendre ce qui se joue, pour un être humain qui, lorsqu'il arrive à l'hôpital, ne peut pas en franchir le seuil s'il n'est pas équipé d'une assurance privée. Et si le pauvre bougre vient d'être évincé de son assurance suite à un plan social dans sa boîte, et bien on lui "pas de chance, t'aurais dû avoir ton accident avant ton licenciement et on ne peut pas te soigner". 


C'est ça, le fameux 'American dream", et je conçois que, tant qu'on est en pleine possession de ses moyens, ça puisse en faire rêver plus d'un. Oui, pour les libéraux comme vous qui considèrent que l'humain serait responsable de sa condition de départ dans la vie (alors qu'il ne l'a pas choisie) et que ce n'est pas à la société de financer ses tares d'origine, qu'elles soient sociales, raciales ou de sexe. 


Il n'y a rien d'idéologique à constater cet état de fait. C'est juste un raisonnement logique. Et s'il y en a un qui est pétri d'idéologie au point de réfuter cette logique, c'est bien vous. Vous et ceux qui, comme vous, s'imaginent depuis 50 ans et plus que nous (les gens qui n'ont que leur misérable salaire pour survivre), serions incapables de discerner la différence entre un bien commun (ou service public) et un intérêt privé, le vôtre, qui n'est par définition par le nôtre.  



Donc, en suivant votre raisonnement, il faudrait conclure qu'entre public et privé, c'est balle au centre 


je pense qu'Asyla ne dit pas ça. même les asinautes les plus droitards (comme moi) considèrent que le service public est une nécessité et doit être gardé, et renforcé.

il n'empêche que, comme toute organisation humaine, il y a des dysfonctionnements, des choses à améliorer, et même des dérives.


vous pouvez empiler les fonctionnaires et avoir quand même un territoire mal administré, dysfonctionnel et en retard sur a peu près tout (la ville de Marseille par exemple).


faire appel à McKinsey n'est pas un problème en soi. mais il faut savoir pourquoi on fait appel à eux, qu'est ce qu'on attend d'eux et qu'est ce qu'ils doivent faire. tout cela doit être fixé et contrôlé par leur client (ici, l'Etat).

Simon, vous ne comprenez visiblement pas mon propos. Qui n'est pas pro- empilement de fonctionnaires, comme vous dites. 


Je le répète donc: les fonctionnaires, agents de nos services publics, sont l'outil premier de la redistribution de nos impôts. Sans ces impôts et sans ces fonctionnaires,  nous n'aurons plus que nos misérables salaires nets (autour de 1400 euros/mois pour une majorité de Français) pour nous payer nos besoins essentiels, car vitaux.

 

Autrement dit, nous serons nombreux à ne plus pouvoir nous les payer au prix du marché que la concurrence libre et très faussée aura tout loisir de fixer librement, une fois qu'elle aura démontré sa supériorité en efficacité vis à vis de nos services publics qui auront disparu d'ici là tandis que nous continuerons de verser la double dîme fiscale: pour les services publics disparus  et pour les MacKinsey rutilants. 

 

Voyez ce qui se passe sur le marché totalement artificiel de l'Europe de l'énergie, ou bien, regardez ce qui se passe pour nos aïeux dans les ehpads. Si ce monde là vous convient, libre à vous de l'applaudir. 


Mais libre à moi de vous dire et de vous redire que vous êtes méprisable de plaider pour un modèle de société libérale qui n'a pour finalité que l'accroissement du capital par l'appauvrissement de ceux qu'il exploite jusqu'à la moelle. 


Et ne venez surtout pas me seriner l'argument de la prime au mérite (je rédige un article sur ce sujet et je peux vous dire que c'est très astucieux, mais totalement immoral). 


Parce que, comme je le sais ainsi que des millions d'autres,  cet argument est totalement fallacieux. Ai-je, moi, mérité d'avoir à subir vos raisonnements ineptes , illogiques et foncièrement idéologiques ? Je n'ai rien fait depuis ma venue au monde qui me vaille de devoir me coltiner vos conneries et celles de l'autre que vous défendez.  Mon raisonnement est logique, tandis que le vôtre est strictement idéologique. C'est un parti pris qui vous arrange, mais qui dérange 80 % de la société. 


Entre nos deux camps, je ne mettrai pas une balle au centre.  Jamais. 


Vous pouvez continuer de défendre votre vision néolib de la société. Faites donc. Mais sachez que nous sommes de plus en plus nombreux à en avoir décryptéES les ficelles et surtout, les finalités très.. réservées aux initiés. 


Pour ma part, je considère qu'une société, c'est un tout, où chacun doit pouvoir trouver sa place, son rôle et pouvoir accéder aux moyens de réaliser cette très modeste aspiration existentielle. 


Quand les gens comme vous rêvent en milliards, les gens comme moi rêvent de pouvoir manger à leur faim, se loger modestement, offrir un espoir d'avenir à leurs enfants et si possible, préserver la nature qui les entoure et les nourrit, y compris et surtout quand le "grand capital" fait défaut, comme en ce moment. 


Vous vous croyez moderne? Vous êtes has been. Le problème, c'est pas les services publics qui échappent au marché privé en les empêchant de s'en enrichir. Le vrai problème, que vous et votre troll refusez de voir et qui va finir par vous péter à la gueule, c'est de pouvoir vivre ensemble, y compris avec des riches qui nous exploitent,  mais à condition qu'on puisse en vivre, paisiblement, normalement, légitimement. Or, les gens comme vous ignorent ce que le mot "satisfecit" veut dire. Ils sont dans le concours permanent de la bite la plus longue. Ou la plus grosse. 


Savez-vous que je me moque totalement d'être pénétrée par une grosse bite ? J'imagine que non. Et pourtant, j'en témoigne, rien à foutre de la longueur de vos engins. Enfilez-vous entre vous et laissez-moi mener ma vie digne, payer mes impôts en sachant qu'ils vont profiter à la société toute entière, et surtout, à ses nouvelles générations qui sont son avenir.  Son seul avenir. Il n'y en aura pas d'autre et votre grosse bite néolib n'y pourra rien.


Un conseil: offrez-vous une auto-éjac faciale. Vous apprécierez alors énormément les bienfaits du dernier stade de l'individualisme néolib; 




vous n'écoutez même pas ce que je dis. le troll c'est vous, là.


moi aussi je suis pour le service public de l'énergie, des hopitaux, etc. je suis absolument opposé à ce que tout cela passe dans le privé. car vous l'avez dit, ces services obéiraient alors à une autre logique qui n'est pas souhaitable pour le bien commun.


moi aussi je préfère payer des impots pour faire tourner des services publics plutot que pour payer McKinsey.


pour autant, les services publics ne sont pas parfaits, et les gens qui y travaillent non plus. comme partout. et ils ne savent pas tout faire non plus. parfois il y a besoin du privé, pour des trucs très spécifiques.

Je ne vous 'écoute pas, en effet, puisque je lis, non pas ce que vous dites, mais ce que vous écrivez. Et vous me traitez de Troll en retour à ma "politesse" ?  C'est de bonne guerre, même si je vous espérais plus argumentatif. Vous m'avez déçue, une fois de plus.  Mais dites-vous bien que me faire taxer de Troll a pour effet de me faire sourire. Et commencez à songer à ce que peut bien produire une société dont une majorité de ses individus n'a plus rien à perdre. Vous voyez ? Non ? Pas encore ? Faut vous faire un dessin?  

les arguments, je vous les donne en long large et travers. mais vous avez votre idée de moi et n'en dévierez pas.

et cette analogie avec la bite, ça ne vous honore pas. vous perpétrez des schémas patriarcaux. mais rien de tel qu'une boomeuse gauchiste comme vous pour ça.

Ouais, boomeuse gauchiste, si vous tenez absolument à me caser dans un "Pauvre point" ou "Point Pouvoir" MacKinsey, ça me va. 

Ce n'est pas votre opinion de moi qui m'intéresse et qui me motive à intervenir sur ce forum.  J'espère que ça au moins, vous l'avez compris car je vous suppose être suffisamment équipé pour. 

alors ne venez pas caricaturer mes propos à tout bout de champ. si vous appreniez à lire, vous verriez que je pense comme vous sur les services publics, au final.


mais votre haine des gens qui ne sont pas du même bord politique que vous vous rend aveugle.

"Votre haine des gens qui ne sont pas du même bord politique.."


Où voyez-vous de la haine dans mes propos ? 


Je combat la haine, chaque minute de ma vie et j'ai l'intelligence de l'expérience de la haine subie pour savoir que c'est une voie sans issue. 


Vous confondez la haine avec d'autres sentiments et pour le coup, vous concernant, je n'éprouve aucun sentiment. Je me contente de contester ou de réfuter vos arguments et d'en critiquer les fondements. 


Mais si, chaque fois qu'on s'oppose à votre dogme, vous vous sentez obligé de vous croire agressé et haï, c'est sans doute qu'au fond, même vous ne vous estimez pas. 


Ou pas suffisamment pour pouvoir envisager qu'une personne comme moi puisse être pleinement consciente de ne pas avoir de temps ni d'énergie vitale à perdre à vous haïr. En termes plus crus, je vous le dis: rien à foutre de vous haïr, ça ne m'apporte rien.


En fait, vous vous vous victimisez dans le but de me repeindre en sorcière. Faites donc, j'ai si peu le goût de la haine que je vous laisse vous en repaître.  


Vous ne me faites pas peur et quoi que vous pensiez de moi m'importe autant que l'hydroponie sur la lune. 


Quant à mon "bord politique", vous n'en savez rien et qui plus est, ça ne vous intéresse pas d'en connaître les fondements intellectuels, puisque vous présumez sans avoir vérifié.  Je vous laisse donc à vos croyances.

ce n'est pas parce que vous écrivez des tartines avec un lyrisme de supermarché que vous avez raison.


vous et moi on dit la même chose sur le service public. mais vous continuez à me qualifier de méchant libéral. point.

Faux et archi-faux: vous et moi n'avons pas du tout la même vision du service public, de son sens, de sa valeur et de ses rôles pour la société. 


Et ne me faites pas parler comme vous d'un sujet que je connais et qui m'importe alors que ce n'est très visiblement pas votre cas puisque vous passez votre temps à troller ce forum pour y distiller l'idée néolib que le privé serait légitime, voire plus souhaitable que le public. Ce que je conteste catégoriquement et que je combat quotidiennement. 


Et pour devancer votre prochaine fausse intuition me concernant, sachez que je ne suis pas fonctionnaire et n'ai jamais travaillé dans aucun service public. 


En revanche, je suis une usagère quotidienne de nos services publics. Et s'ils n'étaient pas publics, ces services, je ne pourrais pas y avoir recours, parce que je ne pourrais pas me le payer. 


Est-ce assez clair à présent ou vous faut-il un supplément de lyrisme de supermarché pour vous le mettre dans le crâne ? 


Les services publics sont des services dont le public est propriétaire puisqu'il les finance par son impôt et qu'il en bénéficie indistinctement, quelle que soit sa condition éco-sociale du moment (chômeur, RSiste ou pété de tunes). 


Tout l'inverse des "services au public" fournis par le secteur privé qui, lui, a pour seule vocation d'engraisser des actionnaires. Et comment qu'on engraisse des actionnaires ? Simple: en réalisant des profits. Et comment qu'on réalise des profits ? Simple, en commercialisant des services à des gens qui en ont besoin et en dégageant une marge sur la vente de la prestation commercialisée. Et comment qu'on parvient à réaliser toujours plus de marge sur les ventes? Simple, en détruisant ses concurrents (en l'occurrence, les services publics). 


La grande différence entre un service public et un service privé "au public", c'est que le premier, lui, n'est pas soumis à l'exigence de profits, car il n'a pas à redistribuer des loyers à des actionnaires investisseurs qui, en contrepartie de leur investissement rehaussent chaque année leur exigence de rendement de l'investissement (le coût du capital).


Dans le modèle service public, le capital est détenu par les usagers qui l'aliment en fonction de leurs moyens (le taux d'imposition) et l'utilisent en fonction de leur besoins (les aléas de la vie). 


Dans le modèle services privés, le capital est détenu par des actionnaires, les fameux investisseurs qui prennent des risques (MDR). Or, ce qui motive ces actionnaires à investir - pardon, à prendre des risques, comme ils disent - c'est depuis toujours et pour l'éternité d'accumuler du capital, quelles qu'en soient les conséquences éco-sociales-environnementales. 


Alors non, définitivement non, vous et moi ne disons pas du tout la même chose au sujet des services publics.  

 

Le sujet dont je débats, moi, n'est donc pas de savoir si un service privé peut s'avérer plus efficace qu'un service public, parce que ça, je m'en tape le coquillage. La vraie question, qui est un gros sujet de société et de choix de société, est de décider ce que nous préférons entre deux options très simples: 


1) que par amour de cette fausse idée de "liberté", des gens (qui en ont au départ les moyens) soient laissés libres de s'enrichir au détriment d'une majorité de leurs concitoyens en faisant payer à ceux qui peuvent se les offrir des services vitaux et essentiels. 


2) un modèle de société où chacun contribue à la mesure de ses possibilités (via l'impôt progressif) à financer des services vitaux et essentiels que chacun pourra utiliser quand il en aura besoin.  Juste pour exemple: je n'ai pas d'enfants mais je suis pour l''école publique et son financement par mon impôt parce que je sais que l'éducation pour tous est le meilleur moyen d'offrir un avenir aux nouvelles générations qui font perdurer notre société. 


Je suis donc opposée à l'idée néo-lib de l'éducation réservée à ceux qui peuvent se la payer. Et ce, non pas parce que j'aurais la haine des riches, mais parce que si on ne donne pas les moyens fondamentaux à chacun de s'éduquer, on prive notre société d'une immense partie de ses intelligences, donc de son potentiel d'avenir. 


Et pire, en interdisant l'accès de certaines catégories à l'enseignement, on crée une société mauvaise, enragée, qui en sera réduite ici et là à se donner pour seul but existentiel de se venger de ce mauvais sort déterministe qui lui a été infligé par la société. 


J'espère que cette fois-ci, vous aurez bien compris que vous et moi n'avons pas du tout la même vision en matière de services publics, de leur sens, de leur rôle qui n'est en aucun cas comparable au plus efficace des services privés. 


Et que "privé" = "priver".  


  


 

C'est peut-être parce que les gens de droite ne voit pas la différence entre un service public et un service privé. 

C'est vrai que depuis que c'est le privé qui livre les colis et n'ont plus le public... c'est drôlement plus efficace.

c'est vrai que depuis un cabinet de conseil a suggéré l'idée lumineuse de remplacer les fonctionnaires par des numéros verts... c'est drôlement plus efficace.


C'est le but, comme le service public devient merdique, derrière on crée des entreprises qui vont faire les démarches pour vous contre un tarif amical.

Je vais citer un vieux proverbe éculé, mais qui me semble des plus appropriés pour illustrer le sujet: quand on veut tuer son chien.. (vous connaissez la triste suite)

 

Idem pour nos services publics: on les appauvrit, on les exsangue pour dire, comme Simon et Asyla, qu'ils sont incompétents. Parce que les décréter incompétents justifie ensuite le recours au privé "Mac Qui Sait" & Cie. 


L'un des problèmes qui se posent alors aux contribuables que nous sommes,  c'est la destination de nos impôts. Et surtout, dans quelles conditions et à quelles finalités celui qui a le pouvoir suprême d'en décider tout seul en décide.


Il convient à ce titre de rappeler un trait important de la genèse de l'impôt tel que nous le connaissons aujourd'hui. Et souligner cet oubli: au départ, il s'agit de consentement à l'impôt. Il s'agit donc d'accepter de se faire dépouiller, mais dans un but connu auquel nous consentons, parce que nous le trouvons juste, ce but. 


Si Macron président ou Tartampion Duchemolle président souhaitent s'offrir les services du privé, moi, ça me va. Mais pas dans n'importe quelles conditions. Si nos présidents veulent pouvoir pleinement jouir de leur droit à recourir aux cabinets de conseil privés, et bien dans ce cas, je souhaite, moi, citoyenne imposée, qu'ils paient l'ardoise avec leur deniers persos et pas avec nos impôts qui sont le seul outil de redistribution des richesses auxquelles nous contribuons toutes et tous par notre travail. 


Je m'étais fait attaquer par Simon & Cie lorsque je publiais ici un article du Monde Diplo qui m'avait semblé d'intérêt général. Et je ne m'étais pas trop trompée puisque le Diplo décidait, deux jour plus tard, de le placer en accès libre. 


Aujourd’hui, affaire Mac Kinsey, les mêmes (Simon & Cie) viennent m'expliquer que le service public serait trop nase pour répondre aux urgences de la macronie.  


Et je leur réponds à la hauteur de la vulgairité de leurs arguments qui sont totalement fallacieux par une métaphore sexuelle sur la longueur et la largeur de leurs pénis.  Et je ne suis pas déçue car, comme je m'y attendais, leurs réponses me renvoient dans mes butes "wokistes" et "gauchistes". Tant bien leur fasse, je n'ai que faire de ces étiquettes plaquées à l'emporte pièces sur ma personne. Je ne me situe plus à gauche ou à droite, mais pour ou contre un modèle de société et si le modèle qui a ma préférence doit être taxé de "wokiste" ou de "gauchiste", j'ai envie de dire, rien à foutre.  


Car non, les Services publics ne sont pas consubstantiellement  incompétents. Ou, s'ils le sont, ce n'est que par résultat de choix politiques visant spécifiquement à les affaiblir afin de faire accepter au contribuable l'idée que le service privé ferait mieux. 


Sauf que ce slogan marketing martelé depuis 30 ans ne s'est jamais vérifié. Jamais et dans aucun domaine. Si Simon et Asyla détiennent des preuves de contre-exemples, qu'il nous en informe, je suis preneuse et toujours prête à reconsidérer mes positions. 


Dans cette attente languissante, on peut constater deux faits avérés depuis 30 ans au moins: 1) que le privé fait, au mieux, idem que les services publics et au pire, souvent moins bien mais payé deux fois dont une de trop par le contribuable. 


Charge à chaque lecteur de ce post de se déterminer entre plus de privé ou moins de public. C'est à vous de savoir vouloir à quoi sont destinés vos impôts. Mais ayez bien en tête que dans un société totalement privatisée et sans services publics et avec un peu moins d'impôts, vous devrez tout payer au prix du marché. Ce type de société existe déjà, depuis longtemps, puisque c'est le modèle de l'American dream des Etats Unis. Une large majorité d'Américains sont attachés à leur modèle de société. Je le comprends et le conçois tout simplement parce que c'est le fruit de leur histoire. Sauf que leur histoire n'est pas la nôtre. 



Alors non, ce mécanisme de consulting massif et d'externalisation fait aussi des ravages dans le privée, la question n'est pas le rapport entre le publique et le privé.

"Quand on travaille dans une organisation de grande taille, que ce soit une entreprise, une association, un ministère, une collectivité, on voit tous les jours des choses qui sont inefficaces, stupides, mal pensées, pensées 30 fois au lieu d'une etc... "


Oui, on le voit et on n'a donc pas besoin d'un cabinet de conseil pour cela.


"Pour autant, l'obsession de beaucoup de gens est que rien ne change (à part une augmentation constante des moyens). "

C'est en partie vrai. Il y a souvent une aversion au changement.

Mais c'est aussi parfois parce que les changements sont toujours ceux qui viennent du haut de l'organisation (conseillée ou pas par un cabinet de conseil) et ils ne résolvent pas (et parfois aggravent) les inefficacités et les stupidités de la vie de tous les jours des gens de la base.

Vous pourriez commencer par visionner l'audition au sénat du type de chez mac-machin, juste pour prendre la température au sujet de ce qu'on peut attendre de ces gens en matière d'amélioration de l'action publique. Puis vous pourriez estimer l'intérêt de recourir à cette boîte pour gérer des problèmes de santé publique en étudiant par exemple le cas du scandale des opiacés aux États-Unis (on parle tout de même de plusieurs centaines de milliers de personnes décédées).


Nous sommes toutes et tous concernées, c'est aussi à nous de faire le travail de recherche, d'analyse, et de prendre position. Attendre que débarque "quelqu'un qui sait de quoi il parle" pour nous fournir une étude objective et incontestable sur n'importe quel sujet n'est bien souvent qu'une façon de se mettre en retrait, de refuser de prendre position ou, pire encore, de s'aligner sur une position moralement indéfendable.


Sinon, pour trouver "quelqu'un qui sait de quoi il parle", on pourrait demander à un cabinet de conseil, comme l'a fait Guillaume Erner l'autre matin, avec le résultat lamentable qu'on a pu constater.

scandale des opiacés aux États-Unis (on parle tout de même de plusieurs centaines de milliers de personnes décédées).


très bonne série Dopsick à voir sur ce sujet

Dans ma fac, McKinsey avait proposé de créer toute une nouvelle aile scientifique ultra moderne... En échange d'un droit de regard sur les programmes, et d'une possibilité de recruter les meilleurs étudiants avant leur diplôme. Les autorités universitaires étaient prêtes à signer des deux mains, mais la mobilisation étudiante a fait bouder McKinsey qui a annulé l'offre.


Tout ça pour dire que de ce que je perçois, le processus de recrutement à McKinsey se fait sur base des notes et de profil, alors que pour exercer n'importe quel boulot de niveau A dans la fonction publique il faut passer une batterie de tests à l'aveugle et d'entretiens. Je doute un peu que les cabinets privés soient forcément plus efficaces que la section publique, même avec tous les problèmes qui y sont liés.

"faire mieux avec moins", c'est l'objectif affiché.


peut-être pourriez-vous aller plus loin dans le décryptage des ces discours (en sociologie, la base c'est "ne pas confondre ce qu'ils font et ce qu'ils disent qu'ils font"). 

mon hypothèse, et mon analyse des "évolutions" mises en place dans, au hasard, l'hôpital public, c'est que ces interventions ne cherchent pas à "faire mieux", mais bien à faire moins bien, à disqualifier, à invalider, à détruire les services publics pour justifier à terme leur privatisation sauvage. 


Franchement, cet édito est pas à la hauteur.