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Denis Robert fait saisir les comptes, plus de salaires au "Média"

Le bras de fer entre Denis Robert et "Le Média" se poursuit, depuis que le premier a été licencié pour faute grave par le second en 2020, puis a gagné aux prud'hommes en juin dernier. A la suite de négociations infructueuses – que chaque partie accuse l'autre d'avoir fait chavirer –, Denis Robert a saisi les comptes de la webtélé le 7 juillet, afin de toucher une partie de la somme que lui a attribué le jugement prud'homal. Au "Média", c'est une situation "catastrophique" qui s'annonce : les salaires ne seront pas versés en juillet, indique la direction.

Commentaires préférés des abonnés

Des indemnités énormes pour 18 mois de travail.  Au risque de mettre à terre un média indépendant. C'est pas très glorieux. Robert avait déjà été ignoble avec Aude Lancelin, après son licenciement,lors d'une émission sur ASI avec DS (tous les de(...)

Bonjour, voici précisément la conclusion chiffrée du Conseil de prud'hommes : le conseil "requalifie le licenciement pour faute grave [...] en licenciement nul", puis :

"Fixe son salaire mensuel moyen à la somme de 7 447,97 euros bruts pour la période(...)

Tout le monde parle argent, moi je dis quel dommage!

j'aime bien le travail de D. Robert, de Blast ET du Média. Absolument complémentaire et absolument nécessaire...

Quel dommage..!

Derniers commentaires

c'est juste lamentable

abonné de la premiére heure et persuadé que la communication est le nerf de la guerre j'étais interessé par l'émergence de media qui ne soient pas aux mains des milliardaires copains de Macron et qui diffusent une autre idéologie que celle vehiculée par les medias traditionnels.

Hélas mille fois hélas (peu importe qui a raison ou tort) ces tentatives de créationde nouveaux moyens d'information semblent ne pas devoir être pérennisés.

c'est juste lamentable.

Bonjour

je suis ancien gestionnaire RH à la retraite

mon travail consistait en partie à établir des contrats de travail

je constate que l'employeur pouvait difficilement faire pire 

Je ne connais que ce qui est dit dans l'article, mais d'après celui-ci il me semble que Denis Robert était cadre dirigeant.


Cela veut dire qu'il ne peut pas se faire payer ses heures supplémentaires : https://www.cadremploi.fr/editorial/conseils/droit-du-travail/detail/article/heures-supplementaires-des-cadres-la-grande-hypocrisie.html#ancre-1 .


D'après cet article, pour être cadre dirigeant, il faut :

"- une grande indépendance dans leur emploi du temps en raison de l’importance de leurs responsabilités ;

  • - une large autonomie dans la prise de décision ;
  • - une rémunération se situant dans les niveaux les plus élevés des systèmes de rémunération en vigueur dans l'entreprise ou établissement."


Ce jugement des prud'hommes me semble donc lunaire... à l'image de la supposée rémunération de Denis Robert...

Le Média se serait évité bien des ennuis en lui faisant signer un contrat de cadre, effectivement. Mais il avait un contrat de journaliste avec un forfait-jour. La faille qu'il exploite cyniquement à présent vient du fait qu'il n'a jamais signé la feuille du forfait-jour qu'il avait pourtant accepté, la preuve en étant qu'il a ensuite essayé d'obtenir une augmentation de son nombre de jours. Ce n'est qu'a posteriori qu'il a essayé de s'inventer des heures sup et de faire requalifier son contrat.

Merci pour ces précisions !

Le media a un peu foiré son coup avec ce contrat... >_<

Oui. Tout-à-fait. Cela dit, la personne dont c'était le boulot de vérifier que les contrats étaient en ordre et qui a eu 18 mois pour vérifier celui de DR était une de ses amies, qui l'a suivi à Blast.

Est-ce que Le Média a fait valoir cet argument devant le conseil des prud'hommes ?

Je n'en sais rien. Sans doute pas. Ou pas de manière convaincante, visiblement. Mais il y a appel, donc rien n'est encore joué... si le Média survit d'ici là...

Merci pour le lien sur kouamouo.medium.com .
J'en ai profité pour lire la "défense" de Robert, où il "oublie" de dire qu'il a demandé 400'000 Euros.


Ce gars est une pourriture sans nom, digne des pires mecs de droite possibles (eg: Sarko)...

"Si le Média avait respecté la loi, il n'aurait pas été condamné. S'il avait accepté de négocier dans des conditions rationnelles, leur compte en banque n'aurait pas été saisi." dit l'avocat de Denis.

C'est assez vrai. Même complètement factuel.


On voit en lisant l'article que "le bénévole" n'a pas l'intention de payer la totalité de ce qu'il doit. Solde de tout compte qu'il dit. 

Killy avait conseillé à Platini d'être bénévole, dixit Platini pour s'occuper des J.O. ou autre événement de ce genre. Pour ne pas être dégommé. Pourquoi il y a un bénévole à la tête du média?

Les chiffres en €, on est vulnérables quand on n'a aucun repère. Combien touche Le media de subvention d'aide à la presse en ligne? Plus tu gonfles les "payes" plus tu touche, payer son emploi n'était pas trop lourd, mais payer des sommes dues c'est pas possible, alors qu'il ne s'agit pas d'une amende?

Il n'y a rien de factuel dans ce que vous dites. Le Média a été condamné parce qu'un tribunal de première instance a été plus convaincu par le dossier de Denis Robert que par celui du Média. Rien ne dit que le jugement en appel ne sera pas différent (en fait, il y a des éléments factuels qui peuvent permettre d'entrevoir une autre issue).
Les comptes en banque ont été saisis parce que Denis Robert l'a demandé, en pleines négociations. On peut aussi bien y voir le signe que Denis Robert n'avait aucune intention de négocier mais voulait bel et bien profiter de cette occasion de tuer le Média et l'empêcher ainsi d'aller en appel. Si l'avocate de Denis Robert entend par "conditions rationnelles" le fait d'accepter de payer la totalité de la somme réclamée par Denis Robert, ce qui signerait à coup sûr la mort du Média, alors on peut considérer que seul le suicide est rationnel. C'est un point de vue contestable, je trouve.

Le Média est une coopérative. Le président actuel du directoire n'est pas bénévole : journaliste pigiste au Média, il va toucher, en plus de ses piges, un salaire pour sa fonction. Mais au moment du licenciement de Denis Robert, le Média était encore dans une structure transitoire, avec une association propriétaire de deux sociétés (une de presse, une de production). Le président de l'entreprise de presse avait été nommé par l'association après la démission d'Aude Lancelin. Universitaire de profession, et donc déjà salarié de l'Education nationale, il avait accepté d'exercer cette fonction de façon bénévole, ce qui est tout à son honneur (et il ne s'imaginait pas qu'il allait essuyer une telle shit storm). Ce président bénévole ne doit rien lui-même. C'est le Média en tant que personne morale qui a été condamné. Et il a fait appel de cette condamnation. Si des négociations ont été entamées, c'est bien sur l'idée que, de son côté, le Média renoncerait à faire appel en cas d'accord et accepterait de payer quelque chose, et que de l'autre côté Denis Robert accepterait de ne pas être payé pour la totalité de ce qu'il demandait (somme exorbitante que le Média n'a jamais été en mesure de payer). Si chacun campe sur sa position, il n'y a pas négociation et on va en appel. Le Média a fait une première proposition, refusée, puis une deuxième proposition, et Denis Robert a répondu par la saisie, espérant sans doute ainsi couler le Média et l'empêcher d'aller en appel, ce qui prouve qu'il n'avait pas réellement de volonté de négocier.

Le Média ne touche aucune subvention de l'Etat. Il est aussi, contrairement à Denis Robert, totalement indépendant de tout riche mécène, et il n'a aucun actionnaire milliardaire (chaque sociétaire de la coopérative a 1 voix quel que soit le nombre de parts sociales acquises). Le Média pouvait payer (difficilement) Denis Robert à 6000€ par mois, mais en faisant requalifier a posteriori son salaire à 12000€ sur la base d'une faille dans son contrat (faille que la personne en charge, qui est son amie et qui l'a ensuite rejoint à Blast) n'a jamais signalé alors que c'était son boulot. Le Média est dans l'incapacité de payer le reliquat d'un salaire aussi exorbitant, qui n'a jamais été envisagé lors de l'embauche.



Merci de me répondre. 

C'est ce que dit l'avocat qui correspond à des faits, pas ce que je dis dans mon post.

Effectivement je n'étais pas très au courant du fonctionnement économique. Pas de subvention de la presse ok. Je suis allé lire wiki pour le savoir. 

Ce n'est pas Denis Robert qui fait requalifier quoique ce soit, c'est le jugement d'un tribunal consacré au droit du travail. Le droit du travail je l'aime. Pour un licenciement abusif, ça fait plaisir de voir que ça coûte cher en indemnités. Pour des heures supplémentaires escamotées, rien de plus normal que de sanctionner et que de les inclure pour calculer le salaire de référence (deux méthodes de calcul, on prend le plus avantageux pour le salarié).

Avant l'appel, il est prévu de payer une partie, environ 100000€ je crois. Pas de faire une entente à l'amiable sur une somme qu'on peut marchander.

Je ne comprends pas pourquoi une fois jugé l'affaire et la somme déterminée, cela soit possible de "faire une offre".

Le média doit prouver qu'il n'y a pas d'heures supplémentaires pour espérer payer moins. C'est tout.

Ce qui ne va pas plaider en faveur de Le média, c'est qu'il a déjà fait le coup de on ne peut pas payer. Et que chaque épisode est un perpétuel recommencement. 

Pas de chef. Pas de modèle économique. Pas de droit du travail. C'est même plus de l'utopie.


C'est un peu "sa majesté des mouches" que j'ai pensé, après avoir ingurgité en entier la fiche wiki sur Le média.


C'est Denis Robert qui fait requalifier son salaire, car c'est bien lui qui présente au tribunal le fait qu'il n'avait jamais signé le forfait-jour (qu'il avait néanmoins accepté à son embauche) et qui prétend avoir effectué des heures supp. En réalité, il réclamait 100000€ de plus.

C'est possible de faire une offre (et de négocier) à partir du moment où les deux parties pensent qu'elles peuvent avoir à y gagner plutôt qu'à aller en appel. Denis Robert sait que l'appel ne lui sera pas forcément aussi bénéfique, et le Média sait qu'avec la faille dans le contrat, il aura sans doute quelque chose à payer. Mais il peut aussi attaquer Denis Robert pour concurrence déloyale, si j'ai bien compris les propos de Thomas Dietrich qui dit avoir de nouveaux éléments... ce qui fait qu'au final, DR pourrait perdre plus qu'il ne gagne. Mais le Média avait aussi intérêt à ce que Denis Robert renonce à la saisie immédiate qui pouvait menacer sa survie.
Mais comme il n'y a pas d'accord, il y aura bien appel... si le Média réussit à survivre.

Pourquoi la fiche Wikipédia sur le Média vous fait-elle penser à Sa Majesté des mouches ?


" Si le Média avait respecté la loi, il n'aurait pas été condamné" : c'est vrai mais ce qui pose problème ce n'est pas la condamnation mais la somme exorbitante qui est exigée. 


Les heures supplémentaires n'ont pas été escamotées : Denis Robert travaillait au départ dans le cadre d'un forfait en jours donc sa durée de travail n'était pas comptabilisée en heures. S'il n'a pas demandé à signer sa convention individuelle il a montré lui aussi fort peu de respect pour le droit du travail de même que Françoise Holzer qui travaille maintenant avec lui à Blast. 


Lorsque Denis Robert a accepté de travailler pour Le Média, il savait très bien où il mettait les pieds (vous avez lu la fiche Wikipédia avec la citation d'Aude Rossigneux : "j'ai été aussi naïve de penser qu'au Média on respectait le droit du travail"). Au lieu de mettre les points sur les i dès son arrivée quant au respect du droit du travail et de la légalité, il a accepté un contrat bidon (puisqu'il n'a pas signé sa convention individuelle) soit par négligence soit parce qu'il savait très bien qu'en cas de litige cela tournerait en sa faveur.


Alors qu'il présentait son travail au Média comme un acte militant (il se consacrait à ses livres et ses documentaires et était très heureux, mais il y avait la crise des Gilets jaunes...) il se fait maintenant le chantre du principe "travailler plus pour gagner plus" au point de considérer que son salaire, payé par des abonnés qui pour beaucoup n'ont pas de gros moyens, aurait dû être de plus de 12 000 euros.


Pouvez-vous trouver un seul argument qui permette de défendre, moralement parlant, le jugement du Conseil des prud'hommes et la stratégie adoptée par le duo Robert/Van Beneden ? Lorsque Van Bedenen (avocate de Robert mais aussi cofondatrice de Blast) écrit : " Lorsqu'on prône des valeurs qu'on ne respecte pas en interne, cela finit par se savoir", de qui parle-t-elle exactement ? Du Média, de Denis Robert ou d'elle-même et de son association Anticor ?

Bonjour, Après lecture de votre article très documenté et je vous en remercie, je ne parviens pourtant toujours pas à avoir une vue globale. Quel est le problème ? Concentration des média? Egos en ballade ? Luttes politiciennes intestines ? Il manque de mon point de vue l'interprétation politique précise de tout cela. Et j'en ai besoin pour me faire une opinion et les actes qui vont avec, comme par exemple réviser mes soutiens.

Des informations sur les  méthodes qui ont permis à Denis Robert d'obtenir 300 000 euros des prudhommes.  https://kouamouo.medium.com/prudhommes-comment-et-pourquoi-denis-robert-a-r%C3%A9clam%C3%A9-400-000-euros-et-obtenu-300-000-pour-4562d(...)

Merci ! Sociétaire / donateur aux deux médias, j'attendais l'article d'@SI pour me faire un avis :) Bon, quel gâchis quand même, Le Média, dans son impulsion initiale, aurait pu aller loin. Depuis, pour l'un comme pour l'autre, c'est la survie et les appels aux dons permanents. Bon, y'a des trucs sympas quand même...

Qui se cache derrière le terme flou "Le Média" quand il s'agit de management ? Qui prend les décisions de virer quelqu'un, de renégocier une décision de justice, de lancer une campagne de cyberharcèlement ? C'est fait collégialement ? Parce que dans cette affaire il y a quand même de gros dysfonctionnements chez le Média et je ne vois pas trop afficher les noms des responsables.


De ceux qui, après le désastre Lancelin, sont allé chercher Robert, lui ont visiblement fait un contrat bancal (rappel : le contrat de travail c'est de gauche, c'est ce qui limite l'exploitation de l'employeur et met sur papier nos droits. Quand on se dit de gauche, on soigne ses contrats de travail), n'ont visiblement pas surveillé pour éviter que ça parte en vrille et ont décidé de le virer pour faute grave juste à cause d'une vidéo.


Est-ce que ce sont les mêmes qui ont pris sur eux de renégocier une décision de justice et de la réduire tellement que ça ne puisse que paraître insultant ? Rappelons que dans cette affaire, un échelonnement sur 2 ans comme c'est évoqué, c'est 5000 euros par mois, ça aurait sans doute permis de tenir jusqu'à l'appel.


Enfin est-ce que ce sont les mêmes qui trouvent pertinent maintenant de lancer une campagne de dénigrement ? Justifiée ou non c'est pas important, je ne suis pas sûr que ça va aider à faire changer d'avis Robert et je ne pense pas non plus que ce sera bien vu au moment de l'appel.


Si Denis Robert est en train de planter le dernier clou dans le cercueil, qui l'a construit avec amour ?

ASI cite le communiqué du 9 juillet de Denis Robert. C'est dommage de ne pas l'avoir analysé plus attentivement, car il recèle un grossier mensonge. En effet, DR écrit à propos du Média : "Il a aussi été condamné pour violation à la liberté d’expression d’un salarié car acculé, j’avais enregistré une vidéo en septembre 2020 pour me défendre suite à mon licenciement."

En réalité, DR a publié cette vidéo (dans laquelle il insulte ses collègues du Média) le 18 septembre 2020. C'est cette vidéo qui a causé son licenciement le 8 octobre 2020, après un entretien préalable le 1er octobre 2020.
Dans son communiqué, Denis Robert inverse donc cause et conséquence.
Voici une falsification qui peut justifier une mise en doute du récit global de Denis Robert sur toute cette affaire, même si ce récit semble avoir convaincu les juges en première instance.

Denis Robert, a qui on doit l'enquête Clearstream file du mauvais coton. Son combat contre Le Media que je ne regarde que rarement laissera des traces.

 Son livre Larry et moi sur Backrock n'est qu'une pâle copie du livre d'Heike Buchter. Cela dit Blast est une bonne initiative.

Entre Chirikou la sorcière (au sein de LFI, on surnomme plutôt la femme du chef la Pompadour), Aude Lancelin et Denis Robert, il n'y en a pas un pour rattraper l'autre. Quand c'est pas le pognon qui les intéresse, c'est le pouvoir. Elle est belle, la gauche, avec de telles figures.

Quel gâchis, quelle tristesse !


Tant pis, on attendra encore 10 ans la première réelle coopérative d'information citoyenne...

Si j'ai bien compris ,on n'est qu'en première instance . La saisie est conservatoire pour éviter que Le Média ne se déclare en faillite. Il faut attendre le jugement de la Cour d' appel.

Robert fait du Robert. Et puis ce salaire, franchement... Demander ça pour diriger un média indé, faut vraiment avoir honte de rien. On est de gauche, mais quand même pas jusque dans le porte-feuille hein ? Vu le personnage, à quand une affaire similaire chez Blast ? Question de temps... - et j'espère sérieusement me tromper.  

En tant que socio de la première heure du Média (j'ai arrêté de contribuer financièrement après l'éviction d'Aude Lancelin) et actuel contributeur financier de Blast (hésitant depuis l'éviction de Serge Faubert), j'ai plusieurs remarques :


-Je trouve dérangeant qu'aucune des personnes du Média qui s'expriment sur cette affaire ne voit le moindre tort du côté du Média, malgré la condamnation. Kouamouo va même jusqu'à remettre simplement en cause la décision. Ces gens sont hors sol !


-J'aimerais que, contrairement à ce qui est en train de devenir une habitude dans ces médias indépendants, on ait le fin de mot de l'histoire sur un certain nombre de points : qui a rompu les négociations après la condamnation du Média, est-ce que le Média a vraiment proposé 50.000 euros comme solde de tout compte, est-ce que le Média n'a vraiment pas cherché à reprendre la discussion après la saisie ? Tout ça doit être bien documenté et est donc facile à vérifier. Si on n'a pas ces informations, c'est par volonté de maintenir le public dans l'ignorance.


-Théophile Kouamouo  est un nom qui revient à chaque nouveau pataquès impliquant le Média. Et ses explications sont à chaque fois plus que spécieuses.


-Puisque Denis Robert a l'intention de publier une lettre ouverte, qu'il en profite donc pour nous parler de cette lettre à Claude Grundman-Brightman , et aussi des circonstances du licenciement de Serge Faubert.


-"Au Média comme à Blast, on dit avoir conscience de l'image de guerre fratricide" : Pour l'instant, je ne vois pas en quoi Blast est concerné par ce conflit.


-Je trouve très bizarre que "Denis Robert (...) alerte sur la proximité idéologique de Thomas Dietrich avec Jean-Luc Mélenchon" et qu'en même temps Serge Faubert affirme avoir été évincé de Blast parce qu'il aurait écrit un sujet critique sur LFI. Il y a là une incohérence.


-La vidéo de Thomas Dietrich affirme beaucoup de choses mais n'apporte aucune preuve.

Le crowdfunding, les coopératives SCIC SCOP asso , ... c'est beau sur le papier, on oublie souvent de nous dire que derrière il y a des ressources humaines, des financiers, des gros salaires, des risques de liquidation/banqueroute, etc.

Il a donné de son temps sans compter. Pas vraiment.

ASI : est-ce qu'on pourrait savoir pourquoi DR dit que la video du Média ment ? Sur quel point précis et quelle est la bonne version ? Est-ce qu'on pourrait savoir pourquoi et comment ont achoppé les négociations suite au jugement des prudhommes ? 

Par ailleurs, pourquoi généralement (et exception faite de cet article précis) ASI est si sévère, partiel et même partial avec le Média ? Y a-t-il quelque part des inimitiés personnelles ? 

J’ai l’impression qu’on a, avec Le Media (pataquès avec Chirouki, Ancelin, Robert) une belle metaphore de ce qu’aurait été le pouvoir exercé par JL Melenchon, non,?

Fatigue ...


Bon.


1) la moindre des choses : merci ASI pour ces explications très détaillées, on y voit plus clair


2) putain, ils font chier ceux-là. Au point d'envisager le désabonnement des deux.


3) maintenant, mon côté "je vois le mal partout par déformation pro" : la somme attribuée par les prud'hommes me paraît démesurée. Surtout depuis le passage de Ma€ron. Je connais pas les plafonds, mais ce jugement n'est-il pas au delà ? Au taquet au moins ? Où je veux en venir ? Ma parano me pousse à l'hypothèse suivante : un téléguidage du jugement, vers le maximum, pour se débarrasser de Le Média ? Oui, ma parano se porte bien, merci !

Je n'ai même pas envie de plonger la tête dans toute cette m. mais... quel gâchis !

Tout le monde parle argent, moi je dis quel dommage!

j'aime bien le travail de D. Robert, de Blast ET du Média. Absolument complémentaire et absolument nécessaire...

Quel dommage..!

Thomas Dietrich affirme en effet à ASI "travailler à trouver une solution pour que les salaires soient payés pendant l'été et que le média puisse continuer (sans bien sûr demander de l'aide aux socios, dont les petites retraites et les Smic n'ont pas à payer pour nos turpitudes judiciaires)" [c'est moi qui souligne] : faut-il y voir un début d'aveu de la part du Média ?

Pour le reste, j'en suis réduit (comme la plupart d'entre nous) à conjecturer à partir des versions des uns et des autres, autant dire que je ne sais rien. Mais tout de même, il y a un truc qui me chiffonne : voilà un employeur de gauche qui, non content d'être condamné par la justice prudhommale, s'assied sur la décision des juges. Du strict point de vue social, je dois dire que ça coince plus qu'un peu.

Je précise que je suis (du verbe suivre) ni Le Média, ni Blast : je n'ai donc aucune préférence rédactionnelle ni aucune sympathie a priori (et guère plus a posteriori) pour l'un ou pour l'autre des protagonistes.

Ah, et puis ça aussi : entre Lap qui gazouille un français tout de même assez approximatif et Robert qui parle d'étalonnement à la place d'étalement, je me dis que quelques cours de grammaire et de vocabulaire élémentaires ne seraient sans doute du luxe pour personne dans cette lamentable affaire.

...bref , qui pourra au bout du compte se payer une Ferrari ?

Et c'est reparti pour un tour !


Le media, drama permanent, échec total.




Il aurait été honnête qu'Arrêt sur Images fasse valoir mon droit au contradictoire au sujet du courrier détaillant le contenu des enquêtes du Média envoyé par Denis Robert à Claude Grundman-Brightman. Denis Robert dit  : "Ce courrier, j'avais prévenu toute la rédaction, on en avait débattu, ils étaient presque tous d'accord". Et il affirme que j'étais "parfaitement au courant". Bien sûr que je ne l'étais pas. Il suffit de consulter les journalistes de l'époque pour se rendre compte qu'il ment. Nous savions qu'il était en pourparlers avec cette dame, des pourparlers auxquels n'avaient été associés aucun membre de la direction. Et la ligne rouge de ces pourparlers était : "pas de contrepartie à d'éventuels dons de mécènes". Bien entendu, le droit de regard sur les enquêtes puis les interventions pour se plaindre d'une vidéo sur Black Lives Matter sont des contreparties...

Pourquoi la lettre adressée à Claude Grundman-Brightman ais "n'apparaît pas dans le jugement des prud'hommes et n'a pas été versée comme preuve par le Média pour justifier le licenciement pour faute grave de Robert en 2020" ? Si la journaliste d'ASI nous l'avait demandé, on lui aurait expliqué que nous avons découvert cette lettre APRÈS le licenciement de Denis Robert, et qu'elle ne pouvait donc pas être invoquée dans sa procédure. Mais cette lettre décrit les clivages et le contexte qui ont alimenté la crise. L'introduction de financement de mécènes à l'agenda douteux faisait partie. Au moins un courriel interne témoigne des réticences de l'équipe.

Merci ! Excellent article :)

Si tout ça peut enfin nous débarrasser de ce pitoyable échec qu'à été et est toujours le Media je crie hourra ! Il était temps...

Chikirou virée, Lancelin contente. Lancelin virée, Robert heureux. Robert viré, pas content.

J'ai bien aimé les trois, mais force est de constater que malgré un lancement originel très long et préparé, les écueils n'ont pas été repérés et que ceux-là, entre autres, ont pété les plombs.

En fait il semblerait qu'il soit strictement impossible d'avoir un media indépendant et gratuit.

Et que le monde des journalistes ne soit pas rose.

Ne pas engager ses enfants dans cette carrière de mercenaire.


Pour Denis Robert : Rénahy, Branco, Faubert, Le Media, ça commence à faire, non ? Un syndicat, bientôt ?

Des indemnités énormes pour 18 mois de travail.  Au risque de mettre à terre un média indépendant. C'est pas très glorieux. Robert avait déjà été ignoble avec Aude Lancelin, après son licenciement,lors d'une émission sur ASI avec DS (tous les deux semblaient bien copains)

Il persiste dans son bras de fer avec Le Media .

Un type un peu trop égocentrique. Dans ses editos il passe la moitié du temps à parler de lui.  Blast, à part son enquête sur le Qatar, n'apporte pas grand chose au niveau de l'info.

Dietrich et Koumao paraissent plus authentiques. Dommage qu'ils n'aient pas pu travailler ensemble plus longtemps. Ils avaient fait du bon boulot. Gros problème d'ego apparemment . Voir ces petites entités s'auto détruire c'est désespérant   Surtout devant le délabrement de la presse en général .

Merci pour votre enquête en tout cas.

Je pense qu’il s’en fout et qu’il pense que ça ne fera pas trop de bruit, et aussi qu’il table sur le fait que les medias indépendants en accès libre qui ne sont pas des fosses à purin se comptent sur les doigts d’un lépreux. Mais là le gauchiste qui s’écharpe à coup cent milles euroboules, paye ta crédibilité gros.


Y’a un code du travail et il faut le respecter, mais non on n’ira pas te plaindre avec des coups sous la ceinture comme celui-là. Et je dis ça je me reconnais plus dans la ligne éditoriale de Blast Que du Média hein. Mais là. Ouch. La confiance, ça se perd gros.

Je ne comprends absolument rien aux chiffres et pourtant c'est la base de tout.


Denis Robert a travaillé 19 mois au Media sans etre payé ?

Le media est condamné à 110 000euros mais quelle partie correspond au licenciement abusif et au Paiement des heures de travail ?


SI Denis Robert touche finalement l'argent du Media ca lui fait combien de salaire mensuelle (en net) si on l'étale sur 19 mois ?

Septante mille euros pour dix-neuf mois de travail ?

Je vois que je ne joue pas dans la cours des grands. Ni même dans celle des moyens.

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