461
Commentaires

Stéphane Hessel et l'indignation, d@ns le texte

Quand un texte, publié quasi clandestinement,

Derniers commentaires

ça veut dire quoi au juste humaniste pour les médias? je croyais que cela voulait dire être contre les totalitarismes, contre les discours irrationnels.
Je trouve qu'il aurait été intéressant d'analyser le choix des mots en une au sujet de la mort d'Hessel.
Les titres espagnols reprennent tous "indigné", alors qu'en France, on va d'indigné à témoin de son siècle, ce qui est vraiment tout différent, en passant par humaniste, encore un autre registre.
La réaction de Richard Prasquier pour le Conseil Représentatif de Institutions Juives de France
C'est la mort d'un grand homme

Qu'il repose en paix
je ne me suis jamais autant passionné pour la chose politique que depuis que j'entrevois des portes de sortie potentielles à la catastrophe généralisée qu'est le monde actuel

Bien sûr que ces portes existent. Mais le poids de ceux qui veulent qu'elles restent fermées est toujours le plus fort.

Sans compter que ces portes, une fois ouvertes, laissent bien malgré elles passer de vilains coucous.

Voir par exemple comment le peuple tunisien s'est fait voler son indignation (lire les reportages de Martine Gozlan dans Marianne).
L’hommage à cette conscience humaine, bassement attaqué par certains, n’interdit pas de se poser la question de l’efficacité de son « Indignez-vous ! ».

Plus exactement, de l’action des gens qui l’ont lu et brandi dans les manifestations.

Car dites, quels bulldozers des banques, de la Commission Européenne, du gouvernement allemand qui a tendance à devenir le gouvernement européen, des gouvernements locaux inféodés aux gros, ces manifestations ont-elles seulement ralentis ?
Hmmm, Tagueiff a encore commis une, une quoi, tiens, comment appeler ça ?

http://www.marianne2.fr/Stephane-Hessel-resistant-Certes-mais_a210915.html

Merci à Sébastien Fontenelle d'avoir pointé la chose.
Pour quelques jours encore sur dailymotion, on peut voir Erik le Viking des Monty Python

Cet extrait caricature la réaction non-violente face à la catastrophe : UNE PURE JUBILATION.

A. CARRET.
J'ai pensé que c'était le bon forum pour faire circuler l'info suivante. L'évènement est parfaitement en adéquation avec l'indignation de Stéphane Hessel:

http://mobile.agoravox.fr/actualites/europe/article/silvio-berlusconi-renverse-par-91522
Judith, vous êtes de ceux du chat aussi? Je peux tomber amoureux vous savez.
Une réponse a été publiée. Pas simple vu le délire médiatique autour de Monsieur Hessel. Tout juste si les médias ne demandent pas qu'il soit canonisé de son vivant ! Ceci n'enlève rien aux qualités - et aux défauts - du livre de Monsieur Hessel, mais a le don d'agacer et surtout d'empêcher toute réponse. Ou du moins de masquer toute réponse. Orimont Bolacre a néanmoins répondu, à la demande de Renaud Camus. Prenez au moins la peine de lire cette réponse.

Sur Amazon
Sur FNAC

Rodolphe
Un sondage du Parisien à paraitre demain annonce Marine Le Pen devant Sarkozy et DSK au premier tour :

http://www.lalibre.be/actu/international/article/647020/marine-le-pen-en-tete-au-1er-tour-de-la-presidentielle-selon-un-sondage.html#comments
Dire que Stéphane Hessel est l'exact contraire de Jean-Luc Mélenchon je ne le crois pas, même s'ils sont différents dans la méthode. Comme Hessel, Mélechon défend les services publics issus du Conseil national de la résistance, et bien sûr Stéphane hessel est plus calme avec les journalistes mais sur le fond je ne crois pas qu'ils aient des divergences si grandes.
Il faut défendre la Sécu, les retraites, le droit d'asile, tout ce qui va dans le sens des droits humains. Les sociaux démocrates trop tranquilles ont participé à la grande braderie des services publics, c'est un gouvernement de gauche qui a privatisé France-télecom dont on voit aujourd'hui les bienfaits (Suicides, conditions de travail, tarifs incompréhensibles, profits élevés).
Hélas sur les retraites notre syndicalisme un peu trop gentillet a permis à Sarkosy d'infliger aux salariés une défaite très rude et il n'est pas du tout sûr qu'un gouvernement de gauche revienne sur la loi infâme sur les retraites. Mieux au fil des décrets ils aggravent la chose : il faudra 17 ans de travail pénible pour partir à la retraite à 60 ans, si le salarié n'est pas mort avant on lui fera un cadeau de 2 ans, c'est même pas sûr !
Vive Hessel et vive Mélenchon qui tend à faire que la gauche ne lorgne pas trop vers la droite !
Un million de lecteurs d'Indignez-vous !, l’extraordinaire succès d’édition de Stéphane Hessel.
Un million de personnes qui se posent la même question : « Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ? »
www.indignez-vous.fr, le site citoyen des Indignés Constructifs, est né de cette envie d’offrir un relai, un « outil clés en main » à cet immense besoin de « passer à l’action ».
Pour démontrer qu’indignation rime certes avec émotion et opposition, mais aussi et surtout avec réflexion et propositions.

S’indigner, c’est bien. Proposer, c’est mieux !
A l’opposé d’un simple catalogue d’indignations "stériles", Indignez-vous.fr a donc la prétention d’inviter ses lecteurs à (re)trouver le pouvoir d’imaginer, d’inventer, de proposer, sans attendre les programmes à prendre en l’état ou à laisser.
L’idée fondatrice est donc de demander aux citoyens intéressés de poster une contribution structurée en 2 parties :
- l’indignation et l’exposé de ses motifs
- les propositions concrètes des solutions pour en éradiquer ou en corriger les causes
Dans la thématique de leur choix (société, politique, économie, justice, culture, écologie, sport), sur le sujet désiré, à l’exclusion de l’anecdotique.

Quelques-unes des 15 premières contributions déjà postées :
Et si les promesses électorales devenaient un contrat au sens légal du terme ?
Médecins déshonorés et méprisables : donnons une valeur juridique au serment d’Hippocrate
Un Président interviewé a-t-il le droit de mentir impunément ? Plus jamais ça : les solutions
Au sujet de comportements peu respectueux de l’esprit des lois de certains maires sortants défaits par les élections
Peut-on donner la Légion d’Honneur à tout le monde, voire à n’importe qui ?
Un permis de légiférer pour nos députés : voter des lois mérite bien une formation citoyenne approfondie

Un an avant les Présidentielles de 2012, devenons la 1ère force de propositions de France !

10% de lecteurs répondant à l’appel d’Indignez-vous.fr (transformer ses indignations en propositions concrètes), c’est 100.000 contributions !
A ce stade, inutile de préciser le mouvement qui serait ainsi enclenché, le tremblement de terre que représenteraient 100.000 propositions, 100.000 réflexions citoyennes, 100.000 indignations constructives, mûries et étayées.
Indignez-vous.fr deviendrait ainsi, ni plus ni moins, que la 1ère force de propositions du pays, loin, très loin devant toutes les organisations politiques, syndicales, associatives confondues ! Et si 20 ou 30% s’y mettent, alors…
Prouvant ainsi que 20 petites pages « de rien du tout » peuvent tout bonnement bouleverser la société.


Quel(s) rapport(s) avec Stéphane Hessel ou son éditeur ?
Aucun, et nous le regrettons. Car notre initiative s’inscrit totalement dans les réflexions de Stéphane Hessel :
« Il ne faut pas rester bloqué sur une indignation sans suite. Mon livre n’est pas grand-chose. Peut-être le premier étage d’une fusée. »
(Marianne du 1er au 7 janvier 2011)
Indignez-vous.fr est exactement le 2ème étage désiré… Mais toutes les tentatives d’approche et de contact se sont montrées vaines à ce jour.
Toujours à propos d'indignation (ou d'indignité), sans que je sois en mesure de déterminer s'il s'agit d'une info ou d'une intox :

Fernand Buron (le "pov'con" du Salon de l'Agriculture 2008) tiendrait sa revanche

Deja une chose me parait erronée, le vieillard (sauf son respect) s'exprimant ici :
mini-interview

et le gaillard de grande taille qui refuse la main tendue sont deux personnes différentes (à vrai dire, je pense que la personne qui a mis en place le blog est elle-même une personne distincte des deux autres)


Au dela de l'apéro organisé ce jour près de l'Elysée, est-ce que le coup médiatique va effectivement se matérialiser par la publication d'un livre-pamphlet ayant comme sous-titre Le Livre qui Congédie Sarkozy ? Je m'interroge. Accessoirement, pourra-t-on parler de nègre littéraire dans ce cas de figure ?
L'indignation, c'est ce qui a poussé Denis Robert à enquêter sur le fonctionnement des chambres de compensation et à en informer les citoyens. Il a payé de sa personne et a eu dix ans de sa vie pourris. Les médias n'ont pas été tendres avec lui et on prétendu qu'il avait mal fait son boulot. Comme si c'était facile de s'attaquer au pouvoir de l'argent. Son travail vient enfin d'être reconnu en cours de cassation et c'est une bonne nouvelle.
émission fabuleuse!
C'est scandaleux ! Je paie un abonnement ! J'exige d'avoir Judith Bernard à la place de Daniel Schneidermann et non le contraire. Elle est beaucoup plus jolie. Non mais. On me la fait pas à moi.
Bonjour,
j'aimerais savoir pourquoi votre émission sur Hessel a été retirée par l'auteur (du livre ou de l'émission?) et a l'air d'être revenue.
J'aimerais aussi savoir pourquoi Alain Korkos est parti sans un mot d'explication et où on peut le retrouver.
Merci
le 14 février est prévue une émission chez Bourdin: M.Lepen et JL.Melenchon...
Ben...là, Plantu s'est planté.
euh ... je voudrais exprimer mon indignation concernant l'amalgame que fait Plantu entre Mélenchon et Le Pen !
dommage qu'il n'y ait pas de forum ouvert à ce propos.
Les explications de Plantu sont particulièrement foireuses. Il essaie de dire qu'il fait une différence, mais dans son dessin comme dans ce qu'il dit, il répète que c'est la même chose ...

à part ça, j'ai bien aimé l'interview de Hessel. J'ai trouvé que DS pointait bien les contradictions de Hessel dans son positionnement politique.
"Ah c'est différent"
"Ah mais ce n'est pas la même chose"

Daniel utilise régulièrement ces remarques pour couper son interlocuteur à mon avis sans raison. C'est parfois pénible. Il pourrait laisser la personne finir ce qu'elle a à dire et dire ensuite (dans l'exemple qui me vient à l'esprit) :

"donc vous préférez que la régulation des banques se fasse dans le cadre d'une nationalisation..."

au lieu de sauter de sa chaise parce que "nationalisation des banques" "n'est pas la même chose" que "régulation des banques".

Les mots sont importants c'est vrai, mais c'est aussi important de ne pas être distrait toutes les 5 minutes par un détail sémantique, sur lequel on peut revenir ensuite.

Bon ceci dit je continue de regarder.
Pour ma part, je suis très deçu par ce personnage,attachant lorsqu'on le voit 10mn sur Canal+...Au résultat, un social démocrate de plus, prêt à voter DSK (550 000 euros de salaire) sans hésitation en balayant tous les autres espoirs de la gauche.
"l'age est un naufrage" disait celui qui pensait que les français étaient des "moutons"...peut etre avait-il raison sur les deux points ?
Une conférence de Stéphane Hessel qui ne plaît vraiment pas à tout le monde:
http://www.mediapart.fr/club/edition/soutenons-stephane-hessel-et-les-pacifistes-de-la-campagne-bds/article/140111/le-crif-r
Ceci répond à Chronophagos parce que, nous acculant sur le flanc droit de l'écran, les « typographies hallucinantes de textes verticalisés à la japonaise » font que l' « on ne peut plus se lire donc écrire sérieusement dans ces conditions.. »

« Ne soyez pas pertinents, ne soyez pas conformistes » S. Hessel – Ce soir ou jamais du 12 janvier.
Pendant ce temps Sarko Aliot-Marie nous annonce ce qu'il va nous faire lors des prochains mouvements d'indignation populaires (comme aux tunisiens).
C'était la page actualités: que se passe-t-il dans le monde pendant que nous causons?


Cher Chronophagos, je vais tenter de lever les incompréhensions.

Peut-être, en fait, ai-je plus confiance que toi en Mr. Archer. Et il faut croire que mon introduction à ma question était bien maladroite ou que je n'ai pas mesuré suffisamment l'effet du contexte dont il sortait (il s'en était pris cinq sur le paletot!). Peut-être (certainement) aurais-je dû redire ce que j'avais dit ailleurs sur le « caractère non polémique de la question » comme il le reprend lui-même dans sa première réflexion. Comme quoi...

Moi qui, après avoir attendu patiemment, voulais précautionneusement signifier que je prenais ce qui était « énoncé » pour ce qui était énoncé, je dois reconnaître que c'est raté.

Peut-être avais-je dans la tête (mais Mr. Archer n'était pas censé l'avoir, lui) ce que j'écrivais
« Ici va prendre place le clivage entre ceux qui considèrent que certains êtres humains sont qualitativement différents des autres et ceux qui considèrent que les différences sont le produit non valorisable [j'ajoute maintenant: et non hiérarchisable] des rapports entre un groupe humain et son environnement ». (N'est-ce pas ce que défend Diamond, (d'après Wikipédia, je ne connaissais pas avant que tu le cites) pour qui « ce sont les facteurs avant tout géographiques et biogéographiques, qui ont déterminés la vitesse et les limites du développement (technologie, forme sociale, quantité de population), et qui expliquent seules le fait que les sociétés actuellement dominantes sont issues de l'ouest de l'Eurasie. Il réfute au passage les explications racistes, ethnocentristes, ou socio-religieuses de la supériorité des sociétés occidentales, ainsi que l'idée d'une supériorité intellectuelle ou morale de l'homme blanc. »?)

Je précisais: « Par facilité pour la suite du texte, je désignerai arbitrairement comme « de droite » les premiers et « de gauche » les seconds. » Je souligne arbitrairement, puisque pour les besoins de l'argumentaire de ce texte là. Je ne me situe donc pas dans le cadre du « nuancier » politique (Pour qui tu votes?). Je ne suis pas de ceux qui pensent que l'indignation, l'intelligence, le cœur, l'analyse pertinente, la bêtise, le ton péremptoire, etc., sont des privilèges de « gauche ». Je pense par contre, que la situation (position) sociale ET les options philosophiques (même implicites) ont à voir avec certaines formulations (« les mots sont importants ») et positions autant sur la question sociale que sur les questions politiques. Mais pas forcément dans le registre « évident » de la gauche et de la droite politiques, les clivages se situant ailleurs d'après moi, sinon on ne pourrait expliquer comment des personnes se disant communistes « basculent » à droite ou à l'extrême droite (je n'ai pas d'exemple inverse...) et que des fractions du « peuple » votent contre leur intérêt.

D'où ma question à Mr. Archer sur la phrase (le fait qu'"E. L." l'énonce, non sur l'affirmation contenue dans la phrase), de sa « lévynette ». Non pas posée comme une devinette piégeuse (je dirais putassière ainsi qu'il l'a comprise et peut-être toi aussi) sur le modèle de l'injonction contradictoire type: « Quelle est la couleur du cheval blanc d'Henri IV , jouant sur la fascination inquiète du questionné, ou le modèle de l'épreuve type Sphinx à Œdipe: « Quel est l'être qui marche sur quatre pattes au matin, sur deux à midi et sur trois le soir? », soumettant l'interrogé, « non à la rationalité ordinaire du langage, mais à ses tours, ses équivoques, ses étrangetés, c'est-à-dire à tout ce qui, du langage, sert dans l'ombre le désir et le pouvoir, érotise son acquisition et son emploi. » (Merlin-Kajman). La publicité et la propagande politique sont friandes de ce rapport de domination.

Mais question posée au contraire à quelqu'un dont je partage les réflexions sur la liberté d'expression (et d'autres pas si loin de celles de ses contradicteurs, et surtout sur Siné hebdo, oh oh) dans ses échanges précédents, y compris dans la provocation du premier énoncé (« comment on est passé de ce pluralisme de points de vue au gauchisme borné et intolérant des forums actuels? ») même si rendu obscur par le fait de ne pas savoir d' (ce qu'il en dit) parle le locuteur (et pas: d'où vote?) à ce moment-là, ce qui a été éclairci (peut-être! Parce que le bougre est rusé) par la suite.
Ce quelqu'un, donc, dont l'aveu qu'il « aime bien » E. L. pour des raisons que j'entends et de ses divergences par ailleurs, font que son avis sur le prononcé de cette phrase par elle m'intéresse plus que celui d'autres plus attendus ou convenus. Réponse non en termes binaires (oui, non), ou nuancée par « de magnifiques salauds » ou « d'atroces Justes ». Pas plus que « vis(ant) à déterminer la valeur humaniste de Mister Archer par une équation » ou « correctement facile ». Encore moins « dans le sens que (j') estime le bon ». N'ayant pas le bouclier de Persée, que je sois pétrifié d'avoir pu te laisser spéculer (Miroir, oh! Miroir!) ça. Je retire s'il le faut, avec l'épée d'Hermès, le vocable « comminatoire » « prononces-toi » dont je ne faisais pourtant pas sentence mais dont je vois là comment Mr. Archer a pu le saisir comme ce « qui m'amène à me justifier, alors qu'après tout je ne dis rien d'extraordinaire ». Au temps pour moi.

J'ai donc posé cette question parce que je n'ai pas trouvé ce qui pouvait y faire sens dans les échanges précédents, puisque focalisés sur l'interprétation de « la calomnie gratuite perpétrée par ceux et celles qui ont la chance de bénéficier de la diffusion de leur parole via les grands médias » (Fan de canard, OK) et l'importance de la question israélo-palestinienne dans les problèmes du monde, sans que la question d'origine sur la réduction de la « pluralité d'opinions » sur @si soit traitée (c'est un constat, et seul, je pense, le "maître des fichiers" pourrait extirper des statistiques vaseuses à ce sujet), et finissant sur l'abjecte arithmétique des définitions diplomatiques des décomptes des crimes et des meurtres des terrorismes d'État.

Il doit être clair (c'est ce que je dis) que, sur @si, "nous" ne "traitons" pas de la même manière l'analyse des personnages médiatiques, dont les motivations importent peu puisque nous n'en voyons que ce qu'ils nous donnent à voir en s'intégrant dans cet « appareil idéologique d'État » et en « jouant » sur les affects et les désirs que cela est fait pour provoquer en nous, et les échanges des abonnés clampins que nous sommes, ayant choisi d'intégrer l'institution @si et d'en être des acteurs « dont la subtilité est le fait d'autres que (nous) ».

En ce sens, la question de la liberté d'expression (et son corolaire: les excès langagiers de certains – mais nous nous passons la balle - ) qu'évoque Mr. Archer (« et là on en vient au cœur de ma réponse ») est loin d'être secondaire, de quelque manière que chacun veuille l'aborder.

À commencer par: « J'ai d'ailleurs beaucoup de mal avec l'idée de modération, j'ai du mal à en saisir les principes, les critères... » qui curieusement ne suscite pas de réactions, comme si la soumission allait de soi. Je ne sais si Mr. Archer a des informations particulières sur des pratiques souterraines (« Et il ne me viendrait pas à l'idée d'envoyer un message à Daniel pour dire que c'est inadmissible. » Y en aurait-il qui le font?), mais il est certain que des « bannissements » se produisent sur @si (comme sur tous les sites). Que la gendarmette du forum (ou le "capitaine") soit forcément de parti-pris est lié à l'arbitraire de la fonction inhérent à la gestion d'un site, la mettant en demeure d'interpréter la règle . Ici, un droit régalien s'exerce. Mais droit du secret, appliqué en cachette. Dans une société dont les « gouvernants » prônent la « transparence », rien n'est plus prégnant que le secret. « Cette société, que l’on a diversement qualifiée d’industrielle, de technicienne, des loisirs, de consommation, du spectacle et, récemment, de l’information, se révèle à l’examen une société du secret, et cela constitue d'ailleurs son premier secret, celui qui couvre tous les autres. Secret scientifique, industriel et commercial, secret défense et services secrets, zones interdites et archives classées, sociétés écrans, paradis fiscaux, circuits financiers électroniques, censure par le silence ou par le bruit. Dans cette société prétendue "ouverte" par ses apologistes, il n’est rien de si difficile que de saisir une vérité partielle et d’en tirer le fil au-delà du voile de "transparence" et de communication derrière lequel on dérobe la vérité vraie; car la vérité, c’est toute la vérité. » Pièces et main-d'œuvre, Terreur et possession, L'Échappée.

Or le bannissement, ce n'est pas rien. Pratique commune au Moyen Âge, « la condition du banni, en effet, ou à tout le moins les degrés les plus sévères du bannissement, sont volontiers désignés comme l'expulsion d'un champ social identifié à la loi ou au droit. Le banni est "hors-la-loi"... Ainsi, le pouvoir ne se borne pas à marquer son emprise sur les citoyens de telle ville, les sujets de tel royaume, et à faire la preuve de sa capacité d'exclure de ce cercle; il s'affirme en même temps maître de l'honneur et du déshonneur, des relations entre Dieu et les hommes, de la frontière qui sépare l'humanité du monde sauvage. Corrélativement, le banni subit une dégradation du statut de sujet à celui d'objet. On ne lui retire pas seulement la qualité de ressortissant de tel ordre juridique (…); on lui dénie en même temps l'appartenance au monde des hommes d'honneur, des amis de Dieu ou au genre humain. (…) Le banni est donc celui qui a autrefois compté mais qui ne compte plus; le bannissement est un acte de soustraction. » (Jacob Robert. Bannissement et rite de la langue tirée au Moyen Âge. Du lien des lois et de sa rupture. In: Annales. Histoire, Sciences Sociales, 55e année, N. 5, 2000. pp. 1039-1079.)
Or, le bannissement s'inscrit, à cette époque, dans la visibilité de la loi. « Il s'ensuit que faire la loi et exclure de la loi sont deux actes compris, au plan formel, comme d'essence identique. Mais n’est-ce pas là un trait dominant de l'idée que les hommes du Moyen Âge se faisaient du bannisse­ment? Celle qui commande, non plus des formes exceptionnelles ou marginales de la proscription, mais au contraire les plus répandues? Car "faire"  ou "crier" le ban, cela signifie aussi bien publier la loi et proscrire. L'apparente contradiction des deux opérations se résout dans l'unité de leurs formes. Le bannissement, répètent à l'envi les statuts municipaux, doit être crié à la bretèche, ou d’une certaine fenêtre de l’hôtel de ville; il est publié à son de trompe à chaque carrefour: il s’accompagne du son de la bancloque, cette cloche municipale qui ponctue aussi la proclamation des édits. Bref, les formalités requises sont exactement celles de la publication des ordonnances municipales. À nouveau, une explication fonctionnelle: la proscription comportant toujours l'interdiction d'avoir commerce avec le proscrit, il convient que cette norme-là soit donnée à connaitre aux sujets dans la forme des autres. Mais à nouveau, cette explica­tion fonctionnelle n'épuise pas la substance sociale du phénomène. En fait, ces cérémonies de communication solennelle participaient d'une pédagogie du lien social, du pouvoir et de la loi. Dire la norme et retrancher tel ou tel du nombre de ses destinataires était une seule et même opération publique. Le pouvoir fixait à sa mesure la composition du corps social de la même manière qu’il lui donnait ses règles. De loin en loin, de manière obsédante, l’homme du Moyen Âge pouvait entendre aussi bien les impératifs qui lui étaient adressés que les noms de ceux qu’ils ne concernaient plus. La loi lui était communiquée dans les mêmes formes que le sort de ceux qui l'avaient assez transgressée pour que, dans leur cas, la sujétion même ne fût plus requise. Le sentiment d’appartenance au corps, l'adhésion aux règles qui le soudaient, la considération des membres qui s'en trouvaient retranchés, s'éveillaient d'un même mouvement au son des cloches et des trompettes. Autant et peut-être plus que par l'éclat terrorisant des supplices, la propension à obéir se cultivait ainsi par l'audition, la réception d'une loi, nécessairement fondatrice puisqu’elle pouvait moduler à chaque instant les contours de la communauté dont elle renouvelait les liens. Il n'est nullement fortuit qu'en français, le mot ban et ses dérivés aient uni durablement, indissociablement, les actes contradictoires de faire la loi et d'en exclure, et que toutes leurs significations s'articulent autour de l’idée d'une communication publique et sonore. Celle-ci visait d'abord à inculquer le respect de la loi. Un respect qui se nourrissait de l'idée qu'y rester soumis constituait après tout un sort enviable. » (Jacob Robert)

Aujourd'hui, alors que l'on prétend rejeter la soumission (qui doute que je le revendique?), la loi s'exerce en cachette, empêchant la communauté, « l'ensemble », de se manifester à elle(lui)-même. Est-ce là la liberté d'internet? L'agora, le "débat public", l'interactivité comme paravent.


Et voilà donc qu'arrive alors le pire, nous signale Mr. Archer dans [s]l'indignation[/s] la torpeur générale: « En lisant une partie des réactions à la chronique de Lévy de 2008, j'ai été surpris de ne reconnaître aucun des posteurs, surpris surtout de constater qu'une proportion non négligeable d'intervenants appréciaient la dame... Alors que c'est précisément le lynchage dont avait été victime cette pauvre Elisabeth suite à l'émission avec Sifaoui qui m'avait motivé à commencer à poster. » « je conçois que d'autres puissent penser différemment; (…) essayer de (la) comprendre, du moins écouter ceux qui (l')illustrent sans hurler au scandale, sans appeler au blacklistage définitif. » « Oser apporter ne serait-ce qu'un peu de nuances sur certains sujets vous expose illico à des accusations comme celles du gugusse en dessous ou au dessus, qui m'apprend que je suis de droite. (et qui n'a visiblement rien compris au texte que j'ai mis en lien). Qu' Élisabeth Lévy s'excite dans une émission, et c'est une avalanche de messages, tous identiques ou presque, la traitant de sorcière hystérique et demandant à Daniel de l'interdire de plateau... Je trouve ça d'une violence dingue, que ses propos vous choquent ok, mais un appel au bannissement, vraiment ? » « Inadmissible, ça veut dire quoi? Qu'on ne peut pas les admettre? Qu'on doit les interdire? Qu'ils sont passibles de sanctions? Qu'on doit attaquer en justice ceux qui les profèrent? Qu'ils faut les censurer ? »

Ainsi, corroborant la politique de délation du gouvernement actuel et les pires heures de l'occupation (mais aussi de la libération, que l'on songe aux femmes tondues), voilà une meute de « gauchistes bornés et intolérants », faisant régner leur ordre exclusif dans un forum devenu « gaucho-centré », et cela ne provoque aucune « indignation » des bonnes âmes?
Ne retrouve-t-on pas là-dedans justement des pratiques du bannissement moyenâgeux, notamment le rite de la « langue tirée » dans l'usage par certains du clip ou de ponctuations comme négation du langage, donc de l'autre? « C'était aussi le sens de la langue tirée au Moyen Âge. Mais le geste était alors plus grave, car le lien établi par la parole était aussi plus intensément vécu. Le rompre, c'était tuer symboliquement l'interlocuteur. C'était en tout cas le faire mourir d'un certain point de vue, en tant qu'agent susceptible d'émettre ou d'entendre des paroles génératrices d'obligation, de leur obéir ou de leur désobéir. Donc des normes. » (Jacob Robert)

On retrouve dans la mort par envoûtement que décrit Claude Lévy-Strauss dans son Anthropologie structurale, ce phénomène de mort sociale (pouvant déboucher sur la mort réelle): « Depuis les travaux de Cannon, on aperçoit plus clairement sur quels mécanismes psycho-physiologiques reposent les cas, attestés dans de nombreuses régions du monde, de mort par conjuration ou envoûtement: un individu conscient d’être l’objet d’un maléfice est intimement persuadé, par les plus solennelles traditions de son groupe, qu’il est condamné; parents et amis partagent cette certitude. Dès lors, la communauté se rétracte: on s’éloigne du maudit, on se conduit à son égard comme s’il était, non seulement déjà mort, mais source de danger pour tout son entourage: à chaque occasion et par toutes ses conduites, le corps social suggère la mort à la malheureuse victime qui ne prétend plus échapper à ce qu’elle considère comme son inéluctable destin. Bientôt, d’ailleurs, on célèbre pour elle les rites sacrés qui la conduiront au royaume des ombres. D’abord brutalement sevré de tous ses liens familiaux et sociaux et exclu de toutes les fonctions et activités par quoi l’individu prenait conscience de lui-même, puis retrouvant ces forces si impérieuses à nouveau conjurées mais seulement pour le bannir du monde des vivants, l’envoûté cède à l’action combinée de l’intense terreur qu’il ressent, du retrait subit et total des multiples systèmes de référence fournis par la connivence du groupe, enfin à leur inversion décisive qui, de vivant, sujet de droits et d’obligations, le proclame mort, objet de craintes, de rites et d’interdits. L’intégrité physique ne résiste pas à la dissolution de la personnalité sociale. »
Dans notre monde d'Internet et de pratiques sociales inconscientes d'elles-mêmes, l'individu disparaît comme ses traces sur le sable, sans qu'on s'aperçoive même de sa disparition (sauf Fred le (faux) Misanthrope qui tient à dire au-revoir, parce qu'il l'a choisit, lui peut le dire, et hormis quelque veilleur chomskien comme Mr. Archer pour sonner l'alarme: « Non, je n'admets pas l'inadmissibilité en ce qui concerne les opinions, aussi détestables soient-elles. »

Aussi, cher Chronophagos, s'il y a « nécessité des pôles, pour que le courant passe », si tant est que les métaphores physiciennes s'appliquent aux sociétés humaines, dans ce monde « la musique de l'altérité » dont tu parles m'évoque plutôt le chant des sirènes que la tendresse des licornes. Et je ne suis pas sûr que le gnomon qui dessine sur le sable la projection de l'ombre du soleil qui permit à Thalès d'énoncer l'invariance d'une même forme par variation de taille, c'est-à-dire la conservation d'un même rapport et « nous aide à placer hardiment hors de nous le centre actif du savoir », selon Michel Serre, débouche sur l'égalité géométrique chère à Platon, modèle de sa société de savants, ne corresponde pas à la conception mathématique d'une culture comme « la somme et la multiplication et la soustraction, ou comme ici, parfois la division de ses membres, des hommes qui l'ont formé et la forment ». Si j'ai bien compris...

À la conception d'une culture qui divise ou agrège, je préfère une conception qui autorise la diversité:
« L’essence des sociétés indigènes préindustrielles se situe dans leur diversité et leur adaptation locale. Chacune est liée à un habitat spéci­fique et a évolué dans sa propre expression culturelle et comportementale. La grande diversité des formes sociales humaines qui en résulte est une réponse à une diversité égale d’habitats, chacun avec un ensemble de contraintes environnementales distinctes » (Donald Heyneman).« Chez les êtres humains, la diversité naturelle est [...] renforcée par la diversité culturelle, qui permet à l’humanité de mieux s’adapter à des conditions de vie variées et à mieux utiliser les ressources de ce monde. Mais dans ce domaine, pèse la menace de la monotonie, de l’uniformité et de l’ennui. Chaque jour s’amenuise cette extraordinaire variété qu'ont mise les hommes dans leurs croyances, leurs coutumes, leurs institutions. Que les peuples eux-mêmes s’éteignent physiquement ou qu’ils se transforment sous l’influence du modèle qu’impose la civilisation industrielle, bien des cultures sont en passe de disparaitre. Si nous ne voulons pas vivre dans un monde envahi par un seul et unique mode de vie, par une seule culture technologique et parlant pidgin [c’est-à-dire, dans un monde extrêmement ennuyeux], il nous faut faire très attention. Il nous faut mieux utiliser notre imagination. » ( François Jacob)

Et rejoindre Feyerabend (Adieu la raison): « Mon souci n’est ni la rationalité, ni la science, ni la liberté - de telles abstractions ont fait plus de mal que de bien - mais la qualité de la vie des individus. Cette qualité doit être éprou­vée au nom de l’expérience personnelle avant qu’aucune propo­sition de changement ne soit faite. En d’autres mots: des pro­positions de changement doivent provenir d’amis, et non de "penseurs" lointains. Il est temps d’arrêter de radoter sur la vie de gens qu’on n’a jamais vus. Il est temps de laisser tomber la croyance que "l’humanité" (quelle généralisation prétentieuse!) peut être sauvée par des groupes de gens brasseurs d’air dans des bureaux bien chauffés. Il est temps de devenir modeste et d’approcher en ignorant désireux de s’instruire ceux qui sont censés bénéficier de nos idées, ou, s’il s’agit d’affaires, dans le rôle du mendiant et non comme s’il s’agissait du plus grand cadeau que le ciel pouvait faire au Pauvre, au Malade et à l’Ignorant. (…) ». Qui ajoute, pour notre gouverne: « Si j’en venais aux détails, je dirais que ce n’est pas à moi de décrire la structure et la fonction des comités, mais à ceux qui les intro­duisent et s’en servent: les mesures démocratiques sont ad hoc, elles sont introduites en vue d’un but spécifique et sont au service de gens spécifiques, ce qui fait que leur structure ne peut pas et ne doit pas être déterminée par de lointains théoriciens. »

« Je conclus modestement en disant que la civilisation occidentale est construite sur une vision pervertie et erronée de la nature humaine. Pardon, je suis désolé, mais tout cela est une erreur. Ce qui est vrai en revanche, c'est que cette fausse idée de la nature humaine met notre vie en danger. » Marshal Sahlins

En espérant ne pas avoir déformé ton propos, le sujet est si ardu...

Bien à ta licorne et ses secrets, merci pour ton "rebond".
Regardez cette vidéo, c'est effrayant, je ne comprends pas que personne réagit, c'est grave, certains puissants veulent faire une pandémie effroyable...ils ont fabriqué des tas de cercueils pouvant contenir plusieurs personnes...regardez ce lien...quelqu'un a des infos???

http://www.dailymotion.com/video/xbcia6_l-arnaque-grippe-a-devoilee-v2_webcam
J'ai visionné avec beaucoup de retard cette émission Dans le Texte et l'ai beaucoup appréciée. Aimable conversation entre un vieux monsieur et un intervieweur percutant mais respectueux.

Le choix d'Europe Ecologie pour un résistant qui aurait participé au CNR m'a moi aussi étonnée.
C'est à l'image de ce parti, perçu comme étant du centre alors que certains de ses leaders sont ou ont été des figures de l'extrême-gauche, ou assez radicales comme la juge Joly. Ces liaisons dangereuses entre le centre et l'extrême gauche "retournée" sont générales en France quand on constate que l'hebdomaire le plus virulent contre le pouvoir, Marianne, se réclame du centre politique.

Mais ce qui me sidère le plus, c'est la certitude de M. Hessel que le balancier va revenir tout tranquillement de l'autre côté et que la gauche va revenir, et que tout va s'arranger.
C'est là une méconnaissance absolue des nouvelles conditions politiques qui prévalent actuellement.

Stéphane Hessel a connu la guerre, puis l'arrivée au pouvoir des résistants, progressivement il est vrai. Puis les trente glorieuses où les gains de productivité étaient répartis entre les dominants et les dominés.

A cette époque, la social démocratie avait sa raison d'être. Les dominants capitalistes français s'étaient pour la plupart compromis avec l'occupant nazi. Pour survivre dans le nouveau système, ils devaient donner des gages à la gauche et aux gaullistes tandis que le fait d'accorder des droits et des salaires décents à leurs employés neutralisait une des contradictions du capitalisme parce que le salaire n'était pas seulement un coût pour le producteur mais un moyen d'activer la consommation globale à l'intérieur du pays, donc payer bien ses salariés était une forme d'investissement.
Les mêmes dominants avaient une concurrence politique dans les pays communistes. Si on ne laissait pas du lest aux dominés, il y avait toujours moyen pour eux de décider d'adopter le système en face.
La droite libérale avait tout intérêt à la jouer piano, et à lâcher la bride à la gauche;

C'est à cela que servait la social-démocratie : elle était l'interface entre dominants et dominés dans un combat éternel, mais qui pour une fois laissait à égalité les classes dominées et les classes dominantes.

A partir de la fin des années 70, le contexte, et donc le rapport de force, se sont inversés.
La crise économique due à la hausses des matières premières, la mondialisation en marche, et l'évidence que le bloc soviétique était aussi dur aux dominés que l'était le capitalisme, ont changé la donne.

Les dominants se sont trouvés en position de force, puis au fil du temps, avec le chômage, et la chute du régime soviétique, les dominés ont perdu tous leurs atouts, La mondialisation, par le biais de la production dans des pays émergents, a renvoyés l'employé et l'ouvrier français à l'état de simple coût qu'ils sont dans les stades divers du capitalisme.

Dans un tel monde, la social-démocratie est obsolète. Elle ne sert plus à rien aux dominants, et de ce fait, encore moins aux dominés.

La seule solution, c'est le combat, et faire peur n'est pas à rejeter. Le combat politique n'est pas une partie de bridge, c'est beaucoup plus violent que ça. Les diplomates et leurs détails, le fait qu'ils permettent de ne pas perdre la face, peuvent toujours servir, mais difficilement dans un tel contexte.

Cher vieux monsieur nonagénaire, tout a changé, et il faut en prendre la mesure.
Sans cette évaluation sereine et précise, nous ne pouvons pas agir.

Et inutile d'espérer qu'on nous laissera la moindre latitude, avant, maintenant ou après, il faut juste attendre le bon moment pour frapper.

Et il viendra.
à faire passer

http://extraneens.free.fr//actualite/vacci...time_alerte.pdf
Attention à certains vaccins...genre H1N1


http://wisher.unblog.fr/tag/grippe-a-h1n1/
Le premier ministre Fillion ,lors d'une présentation hypocrite de voeux , s'autorisa à fustiger la juste INDIGNATION du citoyen HESSEL ! Honte à lui ,manifeste mépris pour ce citoyen , mais également traduction d'une peur évidente , n'est -ce pas ?
“Nous arrivons vers l'émergence d'une transformation globale. Tout ce dont nous avons besoin,
c'est de LA CRISE MAJEURE et le peuple acceptera le nouvel ordre mondial” . (David Rockefeller)
http://wisher.unblog.fr/tag/groupe-bilderberg/
Bonjour,


Un lien IMPORTANT, pour réveiller certains et certaines sur le nouvel ordre mondial


http://wisher.unblog.fr/2008/11/19/desinfo...-dans-sa-tombe/


à faire passer


bonne lecture à tous et toutes
M. Hessel ne parle qu'en son nom quand il relie Résistants d'hier et d'aujourd'hui à Europe écologie,
et pas au nom du CNR ou "Résistants d'hier et d'aujourd'hui". A moins que j'ai manqué une annonce politique d'EE ou un post de http://www.citoyens-resistants.fr/ ou de http://www.reseau-citoyens-resistants.fr/ .
cf le discours de Raymond Aubrac le 17 mai 2009 au plateau des Glières lors de la journée "Résistants d'hier et d'aujourd'hui" :
Il rend d'abord hommage aux Résistants d'hier et rappelle ce qu'est le Programme du CNR, en deux parties,
puis évoque les "résistants" d'aujourd'hui: 03:11Aubrac
" Nous cherchons les résistants d'aujourd'hui... ils sont unis et variés parce que nous avons voulu qu'ils le soient... Mais si quelques uns d'entre eux veulent accaparer la mémoire, nous devons les dénoncer comme adversaires car ils veulent accaparer à leur profit notre avenir 04:00. "
Bref, j'espère qu'avec cette annonce sur votre plateau, Mr Hessel n'a pas commis une gaffe politique. Ma déception, c' est autre chose.
Je me souviens du combattif Maurice Kriegel-Valrimont qui se définissait comme antifasciste Maurice Kriegel-Valrimont .
Ci-après une intéressante lettre à Stéphane Hessel (avec copie à JF Launay ;-))

lettre

trouvée sur le net. Je ne sais pas si c'est le même Alain Vidal qui écrit dans le Diplo
Merci pour cette émission exceptionnelle!!
C'est très émouvant et intéressant d'entendre la voix de Mr. Hessel qui a traversé le(s) siècles, surtout pour un baby de 28 ans comme moi..

je rejoint pas mal de gens sur ce forum, comme quoi ça m'a frappée ce rapprochement inconscient de Mr. Hessel pour le PG et non pour europe écologie. C'est pas juste un vague rapprochement, d'ailleurs mais quelque chose de très flagrant.

en écoutant ce fabuleux discours de Mr. Généreux (économiste de renom du PG), on s'en rend compte immédiatement.
discours



Pardon pour ceux que ça gave de lire des trucs sur le PG mais je pense que cette ressemblance est trop frappante pour ne pas l'évoquer, comme si c'était de la copie conforme ^^'
Amusante cette émission. Quelques points très intéressants soulevés, quelques conneries aussi (le SPD socialiste, ça me ferait mal).

Sinon, on peut aussi en revenir aux textes :

http://www.legifrance.gouv.fr/html/constitution/constitution2.htm#preambule : Le peuple français proclame solennellement son attachement aux Droits de l'homme et aux principes de la souveraineté nationale tels qu'ils ont été définis par la Déclaration de 1789, confirmée et complétée par le préambule de la Constitution de 1946, ainsi qu'aux droits et devoirs définis dans la Charte de l'environnement de 2004.

http://www.legifrance.gouv.fr/html/constitution/const02.htm : 9. Tout bien, toute entreprise, dont l'exploitation a ou acquiert les caractères d'un service public national ou d'un monopole de fait, doit devenir la propriété de la collectivité.

Légalement, je rappelle que la Constitution française est, en France, supérieure aux traités internationaux, ce qui veut dire que Bruxelles ne peut pas nous contraindre à privatiser nos services publics, et plus encore que nous n'avons pas le droit de le faire.
Pour alimenter cette conversation de façon un peu forte et argumentée : http://www.microcassandre.org/?p=1737
Bonjour,

je vais faire du hors sujet, mais je ne sais ou poster cela

En ce moment se déroule une belle Action, courageuse.

Le collectif jeudi Noir a squatté un bâtiment d'Axa vide près de l'Elysée dans le 8ème, beau pied de nez.

Ces jeunes demandent la création de logements sociaux, la réquistion des logements et bureaux vides, pour y loger les personnes sans habitation, ils dénoncent la spéculation outrancière de l'immobilier!!S'indignent avec courage et intelligence.

[www.rue89.com]

Ce serait positif et salutaire que arrêt sur image s'intéresse à leur Action sociale et courageuse.

Bien à vous

Une citoyenne résistante et indignée
« [...] Et vous voudriez que la droite lui pardonne sans appeler ses chiens de garde au secours pour un concert de jappements?
L’ennui, c’est que pour mener la contre offensive, il faut un peu de talent. Face à un humaniste mesuré, ce n’est pas faire montre d’une grande intelligence stratégique que de dérouler le tapis rouge à des aboyeurs plus hystériques et excessifs les uns que les autres, de Luc Rosenzweig à Elisabeth Lévy – la Nadine Morano du journalisme, pour laquelle le mot « hystérie » semble avoir été inventé [...] »

Hessel face aux icônes de la France moisie
Ce lien de l'AssosFPS http://www.france-palestine.org/ que Mr Hessel a bcp aidée.
BDS et Tribunal Russel
Je ne sais pas vous mais moi, je suis assez stupéfaite de lire ou de voir sur différents médias les réactions les plus excessives. On peut dire que cette petite brochure déchaîne les passions ! Qu'on adhère ou pas aux idées de Stéphane Hessel, son ouvrage, à la vente record, aura eu au moins le mérite de faire parler de lui et de susciter les discussions les plus vives même si certaines se situent bien au-delà de la simple indignation. Comme le contraste est étonnant entre la virulence des réactions de personnages qui, d'ordinaire, me semblaient plutôt modérés et l'attitude posée et calme du grand Monsieur !...
j'adore ce bonhomme si jeune d'esprit , qui éclaire un paysage si sombre , qui remet à leur place tant de puissants nuisibles et d'incompétents malfaisants.
Nous sommes des millions à nous indigner de ce que nous voyons et entendons tous les jours , nous sommes des millions à étre exaspérés par tant de faux culs et tant de pieds nickelés ; alors qu'au moins ces millions se fassent plaisir et se donnent les moyens de se reconnaitre dans cet océan de "j'men foutistes" de "moi d'abord" , faites comme moi apposez sur la plage avant ou arriére de votre voiture le livre ou une copie de la page de couverture "indignez vous". Si quelqu'un produit un pin ou badge de indignez vous faites le savoir.

Indignés unissez vous , nous agirons mieux ensemble pour lutter contre les indignes.
Pourquoi ce besoiin de résistance,sinon parce que l'ignominie cynique du pouvoir, son absence de vision républicaine et son choix de gouverner avec des principes politiques issus d'un libéralisme censitaire finissent par donner la nausée...Nous vivons un recul intellectuel et moral digne du pétainisme et c'est pour cela que les français cherchent chez les résistants une raison d'espérer.
Stéphane Hessel et Daniel Schneidermann un duo de pros ! toujours intéressants les pros !

j'aurais aimé que mr Hessel parle de Ségolène Royal quand il a parlé du PS car elle représente
tout à fait ses valeurs morales ;
ce que j'ai apprécié chez ce mr Hessel c'est qu'il n'a pas la langue
de bois tout en étant très diplomate !
j'aimerais tant pouvoir être cela !
ce que j'ai apprécié c'est la dernière question sur le pouvoir de Daniel et la réponse de mr Hessel;
il y a des humains qui ne peuvent pas vivre sans pouvoir et d'autres ce n'est pas leur truc, ils peuvent
vivre sans;
j'apprécie sa position sur ISraël dont les actes peuvent être
assimilés à des crimes contre l'humanité mais quand même le pb d'Israël vient de sa création en 48:
le monde occidental s'est débarrassé du bébé juif avec son eau très vite en Palestine: chassons ce
problème juif que nous ne pouvons voir: l'état d'Israël est un état d'occupation qui ne vit que par son
armée de 1948 à aujourd'hui et mr Hessel il était là en 48;
[quote= Stéphane Hessel, dans Indignez-vous] Quand j'essaie de comprendre ce qui a causé le fascisme, qui a fait que nous ayons été envahis par lui et par Vichy, je me dit que les possédants, avec leur égoïsme, ont eu terriblement peur de la révolution bolchevique. Ils se sont laissés guidés par leurs peurs.

C'est pas un peu facile comme raccourci ?
Petites remarques:

1/
Marc Touati n'est pas un Trader, mais un "économiste en Chef" (sic) qui travaillât chez Natixis en faisant l'apologie des Subprimes (sic sic) à l'époque.

Il ne travaille plus chez Natixis (sans doute c'est-on rendu compte de son incompétence... car selon moi, il est incompétent).
Il a rejoint apparemment le cabinet de Conseil "Global Equities" mais en tant qu'économiste... et on continue de le voir "distiller" ses "conseils" à la télé !! Mais qui le met en avant ??

Les vrais spécialistes sont ceux que nous avons vu dans l'émission d'@SI consacré au Trading électronique...Christian Walter ou Hélène Rainelli-Le Montagner.


2/
Pas mal la question sur la Palestine. Un sujet qui "brûle" tout ceux qui s'y frotte...


3/
Stéphane Hessel aussi défendu les sans logis...On n'en a pas parlé mais je me rappelle sa présence aux côté des expulsés de la Rue du Dragon dans le 18ème...


SEMIR
Magnifique émission !
Hessel a pu s'exprimer avec clarté : il est de ces rares personnes qui vous "élèvent".

Il a su aussi tranquillement rappeler ses engagements : le Résistance en évoquant la genèse du livre, le C.N.R., son mendèsisme (il fut le collaborateur de Mendès-France), son amitié pour Rocard, son attachement à l'Europe...

Mais, comme pour l'horrible article précédent, après des commentaires sereins et sérieux, on a revu [large]la clique des séides de Mélenchon[/large] se déchaîner en étalant [large]leur sectarisme arrogant[/large] Hessel est vite oublié pour laisser la place à leur lider maximo l'ex-sénateur PS.

On trouvera quelques échantillons significatifs de leur prose, enrichie de celle d'un chroniqueur de Libé, sur :
Hessel, Marcelle, Mélenchon et les mélenchonniens
J'ai beaucoup aimé cette émission. Elle est un excellent prolongement du livre car elle apporte des éclairages et des précisions dont je manquais dans ma lecture. J'ai trouvé l'émission agréable car le sujet est traité dans sa longueur à la différence d'autres émissions où le temps est compté, ici il semble roi !

Je fais partie des nombreuses personnes pour qui ce livre fait du bien. Ecouter ce haut personnage me fait du bien. Je suis scotchée par son parcours et sa faculté à avoir surmonté des épreuves terribles. J'aime son calme, la sérénité qui se dégage de lui, les valeurs auxquelles il croit et le respect qu'il témoigne envers son interlocuteur. Quel contraste, en d'autres lieux, avec les interviewés qui deviennent subitement intervieweurs pour éviter les questions qui fâchent !... Selon moi, les personnages de cette envergure sont hélas trop rares et nous feraient tellement de bien en politique.

Merci Daniel de nous avoir offert ce privilège.

Je retiens un extrait de "Indignez-vous" parmi tant d'autres qui m'ont marquée :
"On ne poursuit pas quelqu'un qui a parlé sous la torture", a écrit Stéphane Hessel dans un autre livre, alors que lui-même a été arrêté à la suite d'une dénonciation...
ouhai il manque, du tragique, du sang, de la mythologie, et de la vrai baston ....
je me demande pourquoi les dessins animés sont aussi insipide maintenant ? Je les trouve de moins en moins expressif, avec peu de recherche graphique.
voilà un exemple de ce qui manque à mon avis http://www.metacafe.com/watch/2356790/saint_seiya_tenkai_hen_la_bataille_finale/
et c'est vrai que sur gulli il y a beaucoup trop de pub

sinon y de bon truc aussi maintenant, mais trop gentillé a mon avis comme "linus et boom", "hi hiPuffy Ami yumi", "Skunk fu".

On peut se demander pourquoi ils sont aussi aseptisé ? tout comme pourquoi les contes de Grimm, ou Andersen, ...ont également été "nettoyé" par Disney ?
Un enfant à besoin de peur qu'il ne comprend pas consciemment pourquoi les en privent ont ?

" Seul l'enfant peut découvrir la signification qui peut lui apporter quelque chose sur le moment. Plus tard, en grandissant, il découvre d'autres aspects des contes qu'il connaît bien et en tire la conviction que sa faculté de comprendre a mûri, puisque les mêmes contes prennent plus de sens pour lui. Cela ne peut se produire que si on n'a pas dit à l'enfant, de façon didactique, ce que l'histoire est censée signifier. En découvrant lui-même le sens caché des contes, l'enfant crée quelque chose, au lieu de subir une influence. "

Extrait de Bruno Bettelheim.

au fait c'est quoi le sujet du forum ? ah oui Hessel.
http://www.lepost.fr/article/2011/01/03/2357946_eric-zemmour-se-paye-stephane-hessel.html

Si Hessel insupporte Zemmour, c'est qu'il est dans le bon.
[Hors-Sujet] @si étant un site de critique des médias, il serait intéressant qu'il se penche sur les médias dont le public est le moins armé intellectuellement, à savoir les chaines "jeunesse" qui diffusent du matin au soir à un public théoriquement "insolvable" 10 à 20 minutes de pub à l'heure ( j'ai pas chronométré mais il y a sur Gulli quasiment une coupure pub entre chaque épisode de 20 minutes.)

C'est un phénomène relativement nouveau ( il me semble que Gulli est la première chaine gratuite à diffuser des dessins animés toute la journée )
et les parents ne semblent réagir qu'aux images violentes, sans remarquer le vide de plus en plus flagrant de contenu ...
Exemple : n’êtes vous pas surpris de la disparition de la figure du "méchant", qui quand il existe encore est beaucoup plus ridicule qu’effrayant ?
[/Hors-Sujet]
la tete de stehane hessel entourée pendant pres d'une heure 1/2 du mot sex est indigne !
le réalisateur est une ... une brele ?
Je visionne seulement maintenant.
L'âge ne m'impressionne pas et je préfère être indulgente avec les jeunes qu'avec les anciens (à l'inverse des gens.., je ne sais pas..).
Sa pensée dépasse ses mots, ceux qu'on relaie à propos de son petit livre et je ne suivrai pas du tout Stéphane Hessel dans sa pensée.

Je ne comprends rien à leurs discours à tous en général.
Et c'est vrai que ça ne m'aide pas à adhérer aux choix de Stéphane Hessel.
Car le moindre roi de France cherchait à maîtriser le territoire:
l'eau: visite de la maison du fontainier à Paris à l'observatoire, on n'avait pas été assez ingénieux pour avoir inventé le robinet, mais on avait inventé un bassin intermédiaire à trois niveaux pour la gestion en cas de sécheresse: le tuyau du niveau le plus bas pour le jardin Luxembourg et les palais royaux et quand il y en a un niveau suffisant alors les fontaines de Paris étaient alimentées,
la poste et autres transmissions diverses,
les banques,
les échanges commerciaux, les ports.
Le moindre gouvernement, même de droite, s'occupait des réseaux de communications bitumées, fluviales ou ferrées. La SNCF a été privatisée en 1937 d'accord mais avant c'est l'état quand même qui décide de tout : il avait accordé des concessions aux sociétés de chemins de fer et imposait son bon vouloir (c'est une loi qui réglementait les lignes, un réseau d'état a existé bien avant 1937).
On ne pensait pas que "plus d'état" était une idée de gauche. Et que régir une collectivité était du collectivisme.

Ce n'est pas une politique de droite ou de gauche, la question soulevée par le libéralisme.
C'est pour ça qu'on ne se retrouve nulle part, ni avec Martine Aubry, ni avec la droite, ni avec le centre, ni avec la gauche. Ce qu'on veut c'est une politique qui fait tourner une collectivité, qui s'appelle un pays, au mieux pour ses habitants et forcément que ça s'obtient en respectant les biens publics et en les maitrisant pour qu'ils servent nos intérêts et pas seulement qu'ils servent à faire tourner l'économie et à créer de la richesse. Les biens communs du pays profitent à la droite comme à la gauche. Si en plus on se préoccupe du peuple et qu'on lui accorde de l'importance bien qu'il n'ait pas un pouvoir de fait entre les mains, alors on est de gauche.

Autre chose qui ne me plait pas. Les gens du parti socialiste ont l'art de balayer le parti communiste de leur histoire. La raison pour laquelle ils se sont désolidarisés n'est pas très glorieuse pour le PS, ils veulent qu'on l'oublie. Quand c'est en balayant les communistes de l'histoire de la résistance, en minimisant leur rôle, qu'ils font ainsi le ménage, c'est pas très classe. Facile de dire les communistes ont voulu "faire croire" qu'ils ont eu un rôle primordial dans la résistance. Ça ne me plait pas de voir Stéphane Hessel remettre ça sur le tapis.

Ce message a été supprimé suite à la suppression du compte de son auteur

une chose, hessell a de l'humour, vous non. sans humour.
Bizarre dans le mail vous dites que cette vidéo est accessible à tous.

Pourtant ceux à qui je l'ai envoyé me disent tomber sur une demande d'abonnement
Bravo Daniel Schneidermann pour l'interview, de haute volée, sans concession.
Je suis déçu (agacé?) par la tiédeur de Hessel, son côté "tout le monde il est gentil", mais je voterais avec enthousiasme pour lui s'il était candidat à quelque chose, sauf s'il se trouve sur la même liste que Strauss-Kahn ou Cohn-Bendit.
Et c'est bien le problême puisqu'il les voit comme de gentils nounours alors que ce sont des valets du système capitalisto-financier l'un et l'autre, des mandarins, des apparatchiks. Je ne comprend pas qu'il ne le voit pas, est-ce de la naïveté ou de l'aveuglement de classe (ils nagent dans les mêmes eaux...).
ça fait quand même du bien de voir et entendre Stéphane Hessel, en plus abordé sans brosse à reluire. Merci.
Contrairement à Hessel, je rejoins Mélenchon quand il dit "qu'ils s'en aillent tous", les politiciens professionnels, je le dit autour de moi depuis longtemps, la représentation démocratique n'est pas l'affaire d'une classe spécialisée au-dessus des citoyens ; et j'ajouterais dans ce cas que "c'est celui qui dit qui est", lui aussi Mélenchon étant un apparatchik de la politique politicienne, qu'il aille aussi aux fraises !
Hervé Kempf sort un livre passionnant à ce propos sur nos démocratie qu'il décrit plutôt comme des oligarchies ploutocratiques (gouvernées par des cliques acoquinées au monde de l'argent) : "L'oligarchie, ça suffit, vive la démocratie". ça pourrait faire l'objet d'une prochaine émission ...
Merci, sincèrement, à Daniel Schneidermann et à Stéphane Hessel pour cet échange très intéressant. Du grand @si!
je suis déçu, la vieillesse ne rends pas forcement moins con.
je résume :" je suis de gauche, les 35h c'est bien mais ça causent de nombreux problèmes, le monde est de gauche, apathie est intéressant,nationaliser... bof"
bref,indignez vous mais votez dsk

tout et son contraire.

merci Daniel d'avoir mis ce gentil monsieur devant ses contradictions.
La première citation du livre n'arrive qu'à la 52ème minute de l'émission. A la 55ème, je dormais. Et comme le dit Daniel, "Indignez-vous" n'est pas une œuvre littéraire (elle est issue de discussions). Rendez-nous Judith !
merci.
cette émission était un grand fleuve tranquille, une respiration, une élégance télévisuelle, un accroche coeur.
on devrait la diffuser dans les écoles de journalisme.
un grand homme au langage chatié et chatoyant, un grand journaliste loin de la performance, loin de tout ce qui pourrait le faire briller, très près de son sujet, tellement attentif.
Il faut dire qu'il est fascinant, le sujet, qu'on soit d'accord ou pas.
vous étiez tous les 2 fascinants, je n'ai pu vous quitter des yeux, des oreilles et du coeur.
un grand moment de télévision.
J'ai adoré cette émission... vraiment adoré!
Ouai c'est vrai ça fait du bien.J'ai regardé l'émission avec beaucoup de plaisir et d'interrêt.Mon fils m'a offert le livre pour noel et je l'ai déjà prêté. Merci pour cette émission pleine d'humanisme.
Je ne cnnaissais pas ce monsieur.

J'avais entendu parler de son livre, mais je ne m'y étais pas vraiment intéressé.

Je viens de l'écouter longuement, et je me sens bien.

Tout un monde semble s'écrouler, les coups de boutoir continuent sans cesse, toujours contre les mêmes, toujours au bénéfice de la petite oligarchie (j'ai lu récemment le livre des Pinçot-Charlot).

Encore cet après-midi, un ancien ministre de la fonction publique, ancien cadre de l'Oréal, propose de revenir sur la sécurité de l'emploi des fonctionnaires (c'est moderne cela coco !)

Et là, j'entends un vieux monsieur tranquille de 93 ans, calme, lucide, parfait. Un vrai humaniste en somme.

Pas d'anathèmes, pas de haines. Je l'écoute, je l'approuve sur presque tout, je me sens mieux, je suis presque heureux.

J'hésitais à me réabonner. Cette émission me réconcilie avec ASi.

Encore une fois, merci. Et meilleurs voeux pour cette nouvelle année.
" Préservez-vous",la profession de foi des individualistes! Je préfère "Indignez-vous".
Le plus difficile,me semble-t-il est de faire en sorte que cette indignation soit efficace.Tant et tant de décisions,d'actions et de propos du gouvernement actuel m'ont indignée. Si je me sens en bonne compagnie sur ce forum,je n'ai pas encore découvert le bon moyen de faire fructifier mes indignations. Sauf avec ma carte d'électrice. Et c'est pas souvent...Et c'est une goutte d'eau. A quand le référendum citoyen ?
Portrait de M. Hessel griffonné en écoutant l'émission.
Entièrement d'accord avec ce monsieur,il faut d'abord s'indigner pour ensuite réagir. Donc je ne verrais pas la fin de cette chienli , et peut etre mes enfants eux , la verront ils? La méthode a mélenchon me parait plus rapide et a l' avantage de nous permettre de nous venger aussi de toutes ces années de foutage de gueule , d'insulte et de violence . Et comment avez vous fais pendant la guerre ? Vous avez attendu que la france entière s'indigne??? Nous sommes en guerre Mr Hessel depuis des decennies et comme dans chaque guerre elle traine sont lot de collabos et de laches ,(rappelez vous la proportion de résistant) a notre place, avec les possibilités qui sont les votres ,vous seriez dans le maquis.
N'oublions pas que c'est au cours de l'émission de Taddéi "Ce soir ou jamais" que Hessel a fait son premier carton. Une émission excellente d'ailleurs, qui, nous dit-on est en péril (on lui préférerait quelque chose de plus "mainstream"). Mais j'imagine que M. Pfimlin n'y est pour rien…
Comment pouvez-vous écrire ceci : "Préservez vous" est une injonction que je préfère à celle de Hessel.

Et juste après cela : le positionnement très passif de Hessel vis à vis du libéralisme. ?

N'y a t-il pas là une contradiction ?
Merci à vous Daniel pour votre esprit critique vis à vis de Hessel.

Et oui, c'est pas si facile que ça le monde, y'a pas juste le camp des gentils et celui des méchants, et l'indignation pour se positionner dans le bon camp.

Dans le monde cruel et complexe, où nous vivons, "Préservez vous" est une injonction que je préfère à celle de Hessel.

Merci d'avoir fait ressortir le positionnement très passif de Hessel vis à vis du libéralisme.

Merci de l'avoir interrogé sur l'immigration.
Bonne émission.
Mais elle me donne envie de dire.... pépé prends ta retraite.
Ses idées sur l'économie, la finance, la politique, les 35h etc. sont ridicules et périmées.
Sa vision du monde date d'un temps totalement révolu, la gauche ça n'existe plus, l'état tel qu'il le conçoit non plus.
Excellent travail. Loin de l'image d'épinal qu'on pouvait avoir de lui, cet entretien fait très bien apparaître la complexité, les contradictions de Stéphane Hessel. Un être humain, en somme, façonné à la fois par son histoire personnelle et par l'actualité plus récente, par ses amitiés et fidélités anciennes et ses liens actuels. Je me suis trouvée alternativement en accord parfait et en désaccord total. Mais au moins on parle là des questions de fond. Plus que jamais.

Une remarque à propos du titre "je veux vous foutre la trouille": ce n'est pas la première fois que je surprends @si en flagrant délit de bidonnage de titre. Celui-là sonne bien, il attire les foules, mais il est en décalage net avec le contenu qu'il chapeaute. Vigilance! le bidonnage des titres est un des travers les plus dangereux des médias d'aujourd'hui et équivaut, auprès de ceux (hélas nombreux) qui ne lisent... que les titres, à une vraie désinformation.
Très bonne émission !

Stéphane Hessel, dont je n'ai pas lu le livre, est bien sûr un personnage très intéressant. J'ai pris du plaisir à l'écouter, et même à écouter ses erreurs et contradictions, que je trouve graves. Et je me joins sans hésitation à la vague de compliments envers Daniel Schneidermann. Je l'ai trouvé très bon intervieweur. Cela dit, écrire que Mélenchon est "l'exact contraire" d'Hessel, je trouve ça absurde, surtout après avoir regardé l'émission. Je pense au contraire qu'Hessel en est très proche, sans en être conscient.

Par ailleurs :

C'est ce que nous avons tenté de percer, par exemple en confrontant Hessel à la parole de son exact contraire, Jean-Luc Mélenchon. A vous de dire si nous y sommes parvenus.

Selon moi, vous n'y êtes pas vraiment parvenus, malgré vos efforts de confronter Hessel à ses contradictions, tout simplement parce que vous n'avez pas véritablement défini qui était Mélenchon, pensant naturellement qu'Hessel le savait. Le passage de l'extrait de l'émission avec Mélenchon et Touati était une bonne idée, mais vous auriez dû reprendre Hessel quand il a répondu comme si Mélenchon était communiste ou partisan d'une révolution violente et anti-démocratique, ou, en gros, comme s'il souhaitait la venue du "Grand Soir", comme beaucoup de personnes, victimes de préjugés alimentés par les médias de masse, le croient encore aujourd'hui. Les réponses d'Hessel méritaient d'être réellement confrontées aux propositions de Mélenchon. Vous avez tenté de le faire à plusieurs reprises, mais vous avez trop vite abandonné, n'osant peut-être pas prouver qu'Hessel est ignorant en la matière, par respect. Je vous comprends, mais, comme je l'ai déjà écrit, cela peut avoir des conséquences néfastes ; des gens peuvent prendre cette vision faussée de Mélenchon pour argent comptant, et donc penser comme lui qu'il n'existe pas d'alternative réaliste et non-violente à la social-démocratie. Pour Hessel, s'il on est de gauche, on est soit révolutionnaire anti-démocrate, un couteau entre les dents, soit social-démocrate. Selon moi, c'est cette "idéologie" politique qui est aujourd'hui la plus dangereuse en France. Ses propos sur le SPD sont pour moi révoltants. Sait-il au moins ce qu'a fait le parti de Schröder en Allemagne ? Il a appliqué des politiques libérales et s'est allié avec la droite ! Il a détruit la gauche avec les Verts allemands, comme le PS et Europe Écologie sont en train de le faire. Si vous voulez vous risquer à prédire 2012, jetez un coup d'œil à la vie politique allemande de ces dix dernières années.

Extrait de wikipedia sur le SPD: http://fr.wikipedia.org/wiki/Parti_social-d%C3%A9mocrate_d%27Allemagne

En 1998, la vision de Brandt devient réalité : Gerhard Schröder est élu chancelier avec le soutien d'une coalition SPD-Verts. Le président du parti Oskar Lafontaine est nommé ministre des Finances. Le conflit entre la Realpolitik du chancelier et les positions keynésianistes plus marquées à gauche de son ministre/chef-de-parti est inévitable et aboutit à la démission de Lafontaine de toutes ses fonctions en mars 1999. Ayant perdu la majorité dans la 'deuxième chambre' du parlement (Bundesrat) un mois plus tôt, le gouvernement est dans l'obligation de s'entendre avec l'opposition dans la plupart des sujets majeurs ce qui lui rend la situation difficile.

Avec la publication en 2003 du programme de réformes libérales du chancelier Schröder (l'Agenda 2010), et imposé contre de fortes résistances jusqu'à la fin de 2004, le SPD est traversé par une violente crise interne; le conflit entre les différents courants du SPD (gauche et modérés, sans frontières claires) s'accroit fortement. Le gouvernement impose ces réformes au parti et à son groupe parlementaire suite à une forte pression du chancelier (menace de démission qui aurait probablement conduit à la victoire de la droite aux élections anticipées). Grâce à la discipline traditionnelle du parti, seule une poignée de députés du SPD a déclaré publiquement son opposition. La quasi-totalité de la direction a soutenu les réformes, seuls quelques politiciens de moindre importance comme Heiko Maas, chef de la section du parti dans la Sarre, s'y étant opposé. Néanmoins, l'Agenda 2010 a fortement divisé les militants, de même que les syndicats, alliés traditionnels du SPD. Le résultat a été la formation d'un mouvement des sociaux-démocrates et syndicalistes déçus, la WASG (Alternative électorale travail et justice sociale).

Le parti essuie par la suite de lourds revers électoraux aux élections régionales face à ses rivaux, conservateurs de la CDU sur sa droite, PDS et WASG sur sa gauche (bien que ces derniers n'obtiennent que des résultats médiocres), et perd plusieurs centaines de milliers de militants. Le nombre des adhérents, proche d'un million dans les années 1970, passe à moins de 600.000 en 2005.

Suivent les élections fédérales de 2005, où cette fois-ci, ses rivaux à gauche WASG et PDS font liste commune sous le nom « Die Linke.PDS » (La Gauche.PDS), menés par l'ancien président du SPD, Oskar Lafontaine. Malgré les sondages qui prévoient une catastrophe pour le SPD, le parti limite les dégâts; bien que battu, il fait quasiment jeu égal avec la CDU (36,8 % des voix et 226 députés pour la CDU contre 36,2 % 222 députés pour le SPD). La CDU n'a par conséquant pas la majorité nécessaire pour former seule le gouvernement, alors que le SPD, au contraire pourrait mathématiquement former une coalition à gauche avec les verts (8,1 %, 51 députés) et Die Linke.PDS (8,7%, 54 députés) qui réussit une première percée aux élections, et notamment à l'ouest.

Le SPD refusant de s'allier à Die Linke préfère alors participer à une nouvelle Grande Coalition menée par la chancelière Angela Merkel (CDU), gouvernement de l'Allemagne de 2005 à 2009.
Je stoppe l'écoute au moment du passage sur les 35 heures: si on peut dire que les 35 heures ont fait du mal dans les hôpitaux (et dans les services publics en général), c'est parce qu'elles se sont faites À EFFECTIF CONSTANT. Ce sont donc ceux qui travaillaient dans ces services publics qui ont payé de leur personne, et cher. La diminution de leur temps de travail s'est faite au prix d'une intensification, parfois même, ironie, d'heures sup gratuites, et ce fut le cas aussi dans de nombreuses entreprises.

Par ailleurs, le fait de "donner" les 35 heures à effectif constant est une trahison de l'esprit de ces heures. Souvenez-vous qu'on disait "travailler moins pour travailler tous". Les nombreuses embauches que nous espérions n'ont pu avoir lieu que très partiellement. Plutôt que de "déverrouiller" les 35 heures nous devrions plutôt faire sauter les verrous qui empêchent leur application loyale. Et supprimer les heures-sup-low-cost génératrices de chômage supplémentaire.

Et ne venez pas me dire que le France, l'état, les entreprises, n'ont "pas les moyens". Nous n'avons pas, et depuis longtemps, les moyens d'entretenir des L'Oréal, Total, Areva, et autres vampires, et c'est pourtant bien ce que nous continuons à faire, imperturbablement.
J'avais jamais vu "Papy fait de la résistantce", merci.
Excellent entretien trés intelligemment mené par DS ; belle langue , parfaitement maitrisée par S. Hessel ; un vrai régal .
j'ai été très gêné avec ses positions politiques ! Le fait qu'il conseil à Europe écologie de ne pas présenter de candidats ?? !
Ça m'a laisser perplexe ! C'est une taupe du PS ou quoi ?
J'ai visionné ça cette nuit donc peut-être n'avais je pas tout mes esprits ?
"C'est important de savoir qui parle !"

Ben oui, s'il avait 25 ou 40 piges, on l'aurait pris pour un rigolo, un utopiste ou un idéaliste...
Il le dit lui même.
Il est calme, sympathique, un Mélanchon ou un A. Legrand, sont plus dérangeant.

C'est vrai qu'il plait plutôt aux Vieux, c'est un calme.

Imaginons ce texte rédigé par un Arabe, un Juif, un Musulman ou un "Noir", "C'est important de savoir qui parle !", alors on dit quoi ?

C'est vrai que c'est un type bien, et pas seulement parce qu'il est vieux !
Mais il a fait quoi sinon ces 30 dernières années pour faire avancer ces ou ses idées ?
juste un petit mot à propos du vite-dit mis en ligne sur le point de vue d'Hessel et la caricature ; il s'attriste que les médias, et en particulier le Petit Journal de Canal Plus, ridiculisent Nicolas Sarkozy ?....

perso je suis une fan du Petit Journal et selon moi le Petit Journal n'a pas pour vocation de ridiculiser le suprême : il est, et ce sans l'aide de quiconque, ridicule !
le Petit Journal met bout à bout des images proposées aux médias par Elysée.fr et ces images là ne nous montrent pas autre chose qu'un naboléon ridicule...
ce ne sont pas les bidouillages du Petit Journal qui ridiculisent le suprême, c'est parce qu'il est intrinsèquement ridicule qu'il est devenu le sujet principal du petit Journal, n'inversons pas les rôles !
si nous avions affaire avec un Grand Homme aucune image, selon moi ne pourrait le ridiculiser, tout au plus nous faire sourire en tentant de le caricaturer......

et si le suprême veut que le peuple français le respecte il faudra qu'il commence par respecter le peuple français, et à commencer par lui parler en français !
car ça, Monsieur Hessel, vous ne pouvez l'ignorer en bon diplomate que vous êtes : le respect de l'autre passe aussi par la manière dont on s'adresse à lui et les "Casse-toi pov'con" ou autres "descends voir un peu là descends... " sont du plus mauvais effet et ne sont certainement pas une marque de respect de la part d'un Président de la République française vis à vis de ses concitoyens !

celà dit, j'ai l'impression qu'@si n'a sorti ce passage en vite-dit que pour appâter ?!
on y cherche la polémique et perso je ne la trouve pas dans les propos d'Hessel, il reconnait lui-même n'être qu'un vieux diplomatie habitué donc au langage de diplomate, et forcément à dix mille lieues de la rhétorique satirique....

bon m'en va visionner l'émission, j'espère y trouver l'essentiel d'Hessel, cette voix qui nous recommande de nous indigner et ce quelque soit le sujet, le tout étant de s'indigner......
..
Agréable émission où le rythme du vieux monsieur est respectée par un très bon DS.
Sans doute la meilleure interview de Stéphane Hessel que j'ai pu voir ces derniers temps, et pourtant il y en a eu pléthore.
nb : une petite intervention à l'occasion des 60 ans de la déclaration universelle des droits de l’homme.
Bravo et merci Daniel pour cette émission.
Comme certain l'ont déjà écrit, il aurait été préférable que cette émission soit réalisée avant la chronique au turban... cela aurait évité certainement des dérapages hallucinants sur le forum. Mais ce n'est pas de votre fait puisque vous avez tenté d'inviter Mr Hessel depuis déjà quelques jours sans succès. C'est maintenant réparé.
Merci encore, et oui Mr Hessel est social-démocrate et assume et revendique ses valeurs, que l'on y adhère ou pas, et on ne peut qu'avoir du respect pour cet homme.
Maintenant, encore une fois, vous faites la démonstration de l'intérêt de ces émissions sur le web et de votre liberté, surtout le format D@ns le Texte où vous (c'est à dire @si... Judith, Daniel,....) vous laissez le temps de l'argumentation, de l'explication, de l'échange. A revoir à ce sujet l'émission avec Régis Debray. Aucune émission ou article de presse n'a laissé au tant de temps à Stéphane Hessel pour expliquer sa démarche.
En cela, @si est d'intérêt public... donc à nationaliser d'urgence ;-) !

François
Une toute petite précision, Daniel, quant au passage sur la rareté de la relation Hessel-media : vous ne verrez quasiment jamais les diplomates apparaitre à la lumière, ils en ont une sainte horreur. La finesse et la précision extrêmes de leurs instruments de négociation, des waldos avec lesquels ils manipulent la charge émotionnelle, les mots, la rhétorique, les arguments à ces tables de poker de haute volée, sont incompatibles avec la lourdeur, les approximations, l'inculture, les prismes déformants des media. Les deux mondes ne communiquent que par intermédiaires, les acteurs réels demeurant dans l'ombre.

Évidemment, il y a des exceptions, lorsque l'ambassadeur est d'Israël (et encore, cela dépend) ou une personnalité particulièrement atypique. Il y a aussi des scoops comme celui remis à Bietry par un diplomate lors de l'attentat de Munich en 1973. Et quelques manipulations ici et là. Service service. Mais des personnages aussi importants que l'actuel ambassadeur des USA ou de Russie en France sont presque totalement inconnus du public. A fortiori les hommes de cabinets.
La distinction d'Hessel, son ambivalence entre l'indignation juvénile et la mesure, voire la patience espérante qu'il prône, sont une marque de fabrique du quai d'Orsay, et plus largement de la diplomatie internationale. Je connais un peu, c'est pourquoi cet ajout.

Bien entendu, le parcours de l'homme, sa dimension humaniste, son engagement à son âge et cette passion chevaline dominée par un cavalier adroit et charmeur, mais aux éperons vifs et parfois saignants, jouent un portrait séduisant.
Ce que je trouve drôle, c'est qu'ici où sont souvent vilipendées les élites, c'est une tout à fait authentique qui a été, avec un certain brio vu l'espadon qui se cache derrière le charmant vieillard, saisie par Daniel dans quelques uns de ses tours, mais aussi ses tristesses et ses, oui, indignations d'ancien majordome de l'Etat des citoyens.

Émission à revoir pour quelques instants de vérité, sur la valeur des mots, leur jeu, l'importance du contexte. Par exemple que si vous lisez indignez-vous à la cinquième page, en ayant déjà oublié le sens que l'auteur donne à la première en pâte de Résistance, de droits universels, d'éthique etc., la lecture perd tout sens et devient relativiste. Subtil, parfois agaçant, docte et soudain potache. Entouré d'enfants. Ah non, Aubrac est plus vieux. Chouette bonhomme.

Nuit blanche, mais merci quand-même, ça valait le coup. Et encore à écrire. Stop.
Très bon entretien.
Daniel excellent;
Hessel aussi dans son genre.
M'est avis qu'il y aurait eu moins de cris d'orfraie si l'émission avait été proposée avant la photo du turban. Mais c'est sans doute du mauvais esprit.
Pas encore vu l'émission, mais j'ai vu le vite-dit sur l'humour et la politique. Intéressant, comme extrait.

Il n'a pas tort. Il y a un côté franchement malsain à cela - côté que le petit journal illustre parfaitement. On prend une posture, on ricane élégamment des travers des plus hauts... sans approfondir la critique ni ne rien faire. L'exemple parfait de l'humour comme soupape, et par là même caution de "démocratie", et garantie de longévité d'un système. Et je dis cela, je suis la première à me marrer dès qu'on parvient à tourner un politicien en ridicule. C'est en voyant le sourire de petit con de Barthès que je me suis posée des questions - "est-ce que j'ai vraiment envie de m'associer aux gueules de bobos décadents" n'étant pas la dernière.

Il y a effectivement un fond de tristesse à constater que tout l'appareil politique effectivement a perdu tout respect. Mais justement, il est bon de souligner qu'il a perdu ce respect - les gars comme Barthès ne sont qu'un symptôme de l'époque. Un type comme Sarkozy a perdu depuis longtemps toute conscience de lui-même, vu que son ego, devenu démesuré dans cette bulle dénuée de critiques où le maintiennent ses courtisans, l'empêche complètement de sentir son ridicule. On en vient à un type qui se comporte comme un ado mal dégrossi devant la scène internationale - et ça, ce n'est pas une caricature, mais un fait avéré.

Alors oui à la satire. Mais quand elle est construite, argumentée, et surtout quand elle est la transfiguration d'une authentique colère. Quand l'empereur est déconnecté du bon sens et orgueilleux au point de se balader sans habits, que la cour n'ose rien dire, ce n'est pas de gamins montrant du doigt qu'on a besoin, mais d'une foule de citoyens armés de torches et de fourches.
Cette histoire de nationalisation des banques ça m'a rappelé une conversation que j'ai eu il y a deux ans avec un ami....

Écouter
Un petit détail :

Contrairement à ce que racontent la plupart des médias, et que vous avez aussi repris ici, Hessel n'est pas l'un des rédacteurs de la déclaration universelle des droits de l'homme :

L’autre erreur est de m’accorder le rôle de corédacteur de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Plus précisément, en 1948, j’étais à New York, principal collaborateur du secrétaire général adjoint chargé des droits de l’homme et des questions sociales, Henri Laugier. À ce titre, j’assistais en permanence aux réunions de la Commission dans laquelle siégeait René Cassin, principal rédacteur de la Déclaration. On peut donc dire que j’ai assisté à sa rédaction de très près et de bout en bout. Mais de là à prétendre que j’en ai été corédacteur ! Bref, le général de Gaulle et René Cassin auraient eu un rôle mineur, et j’aurais tout fait ! Cela commence à me peser !


source : http://www.politis.fr/Stephane-Hessel-Le-motif-de-la,12608.html
Très bonne émission. Très bien menée, vraiment. Rien à redire.
Ya quand même un scoop, là. Hessel dit qu'il y a des gens, dans les commissions thématiques du Parti socialiste, qui songent à nationaliser les banques !!! ça mérite une enquête longue et difficile.

C'est un immense bonhomme, mais quand même un piètre politique. Parce que nationaliser les banques, il me semble que ce n'est pas non plus tout à fait la ligne de Cohn Bendit, qui en est plutot à chasser sur les terres de Bayrou...
Excellente émission, un retour en force/en forme.

Comme quoi on peut être touché par le bouquin de quelqu'un et absolument pas en phase avec les directions personnelles (politiques, bien sûr) qu'il prend.
J'aimerais comprendre comment M. Hessel peut concevoir la co-existence du programme du CNR et de la sociale-démocratie, qui n'a de cesse de le foutre en l'air ?
ça m' a donné envie de revoir "Walter, retour en resistance" de Gilles Perret.
Je partage entièrement la volonté de monsieur Hessel de remettre le programme du Conseil National de la Résistance au centre des politiques du pays : c'est un socle qui permettrai de replacer les intérêts collectifs au-dessus de l'individualisme et de lancer une véritable politique d'émancipation dans ce pays.

Mais quand il déclare que c'est dans Europe Ecologie et le PS qu'il place ses espoirs de transformation sociale, je m'étrangle !

Jamais la sociale démocratie ne nationalisera quoi que ce soit ou n'empêchera l'accumulation déraisonné du capital par les riches ; elle se contente de de poser des "volets sociaux" au capitalisme. C'est d'ailleurs ce qui la différencie de la gauche (certains diront la gauche de la gauche) qui elle, plaide pour une transformation sociale. Voyez seulement comme le Parti Socialiste plante un poignard dans le dos aux travailleurs en défendant l'augmentation de la durée légale des cotisations-retraites en prétextant sauver l'âge légal du départ à la retraite ! Quelle blague !
Stéphane Hessel, après 93 ans d'expérience de la chose publique et des engagements forts et courageux, reste toujours aussi méfiant à l'égard des idéologies radicales. C'est un réformateur, un progressiste, qui croit à la discussion et aux négociations plus qu'à je ne sais quel 'grand soir' qui précèdera forcément des lendemains qui déchantent. Partant de là, où voulez-vous qu'il aille caser sa social-démocratie ?

Même si les programmes du PS et d'Europe-Ecologie ne prennent pas la voie qu'il croit être la bonne pour notre pays et notre continent, c'est bien là qu'est sa famille naturelle. Imaginez-vous une seule seconde un dialogue fructueux entre Mendes et Besancenot ? Ou entre Delors et Mélenchon ?

Comme il le dit à la fin de son intervention, il croit au pouvoir d'influence et tentera donc d'orienter de l'intérieur les choix des Cohn-bendit, Aubry, Joly et autres Strauss-Kahn. Quand on est partisan de la réforme et de la non-violence, c'est la seule option qui reste. Et elle est tout à fait respectable.
Mélenchon ne croit pas non plus au "Grand Soir", ni à une quelconque révolution par le sang qui règlerait tous les problèmes d'un seul coup. C'est un républicain socialiste ardent depuis des décennies, qui propose aujourd'hui une révolution citoyenne et culturelle par les urnes, et qui représente un projet politique radical et concret qui défend l'intérêt général. L'écarter par une simple pichenette en le qualifiant de très sympathique communiste révolutionnaire, violent, anti-démocratique et donc finalement très dangereux et pas très sérieux, c'est d'une condescendance et d'un mépris inimaginables de la part d'un homme comme Hessel. Peut-être est-il simplement ignorant. Dans ce cas, il ne faut pas être trop sévère avec lui, mais cela me désole, surtout parce qu'on lui demande son avis et qu'il répond publiquement, étant une honorable personnalité très écoutée. C'est très regrettable et cela peut avoir des conséquences néfastes : empêcher indirectement des gens de réfléchir par eux-mêmes car ils prendront ce qu'Hessel dit, si j'ose dire, pour argent comptant. Quand on n'a pas le temps de se cultiver en économie, de lire les programmes des partis, de s'éduquer pour savoir ce qu'ils veulent dire exactement, on peut facilement être tenté de s'en remettre à des sages, des intellectuels ou des figures qu'on aime et qu'on respecte. C'est triste, mais c'est la réalité.

J'invite tous ceux qui seraient tenté de faire aveuglément confiance aux choix politiques d'Hessel à s'éduquer et à se renseigner par eux-mêmes sur tous les partis et forces politiques dont il parle - Europe Écologie / Les Verts, le PS, le Parti de Gauche, le Front de Gauche. C'est primordial de se forger soi-même une opinion politique en pesant tous les arguments que l'on peut, en étudiant les propositions des partis et en prenant un minimum connaissance de la situation actuelle en France, mais aussi en Europe et dans le monde.

Mélenchon porte un projet constamment travaillé et retravaillé par des centaines de personnes qui cherchent une réelle issue au libéralisme et au productivisme. Dans le programme partagé du Front de Gauche, il est par exemple écrit qu'organiser la transition - et rien que la transition - vers le post-productivisme mettra au moins dix ans. On est loin de l'idéal naïf du "Grand Soir" et des communistes couteau entre les dents. Il s'agit de réfléchir à une issue concrète, et d'être conscient que ce ne sera pas facile. C'est un rapport de force, ce qu'Hessel a bien compris.

Hessel, d'ailleurs, se contredit à plusieurs reprises sur ce point, et semble être politiquement du côté de Mélenchon sans le savoir, car il ne sait pas qui il est. Il dit : La fermeté, oui. Il faut pouvoir imposer des mesures de gauche par les moyens non-violents que nous offre la démocratie. Que croit-t-il donc à propos de Mélenchon ? Celui-ci est républicain socialiste, veut une révolution par les urnes pour refonder notre république pour la rendre justement plus démocratique et pour protéger l'intérêt général contre les libéraux - un peu comme en Islande et dans des pays d'Amérique latine -, et il s'est toujours battu contre la violence. Par ce qu'il sous-entend inévitablement sur Mélenchon, Hessel frise la diffamation, certainement sans même le savoir.

Puis Hessel dit qu'il faut, je le cite "combattre à mort" le "système financier". Dire ça et condamner la "violence" de certains propos de Mélenchon, et voter Europe-Écologie, j'appelle ça se tromper et s'enfoncer dans de curieuses et graves contradictions.

"Faut-il pour autant supprimer le marché ?" demande-t-il. Il a encore le cliché du révolutionnaire, le couteau entre les dents, dans la tête. Mélenchon est très, très loin d'être stupide. Il propose des solutions concrètes et radicales, parfaitement applicables, et est conscient que pour les appliquer, il faut s'engager dans un rapport de force qu'Hessel reconnaît lui-même. Il n'a jamais dit qu'il fallait couper la tête de tous les financiers et "supprimer le marché" de façon à instaurer l'idéal communiste de Marx, pour que tout le monde puisse vivre en paix parmi les fleurs !

Mélenchon, lui, a un stylo, et non un couteau, entre les dents, comme son ami Michel Soudais l'a écrit en répondant avec humour à ceux qui le voient encore aujourd'hui comme le dangereux révolutionnaire naïf qu'il n'est pas du tout : http://www.politis.fr/local/cache-vignettes/L465xH698/20100908_DSC_0032-d71f8.jpg

Les propos d'Hessel montrent donc bien qu'il n'a aucune idée de qui est Mélenchon ; pire : il manque gravement de connaissances sur les partis qu'il soutient - Europe Écologie / Les Verts et le PS actuel - et représente bien les contradictions tragiques qui pourrissent, à mon sens, ces partis.

Je résume les contradictions d'Hessel, qui rejoignent, selon moi, celles qui définissent Europe Écologie / Les Verts (ce ne sont donc pas des contradictions mineures qui ne remettraient pas en cause la raison d'être de ce parti, mais bien des contradictions essentielles et donc très graves) :

Il faut une France de gauche, mais on ne pourra pas accomplir des politiques de gauche en France à cause de l'Europe libérale, mais il faut quand même soutenir l'Europe libérale et attendre que les gouvernements de gauche soient majoritaires en Europe, mais il ne peut vraiment y avoir de gouvernements de gauche qui appliquent des politiques de gauche, à cause de l'Europe libérale, qu'il faut à tout prix soutenir ; donc on va quand même attendre quelque chose qui ne viendra jamais ou éventuellement, selon Lipietz, dans 50 ans, alors que, comme le rappelle très justement Eva Joly, "la situation est urgentissime"
. C'est à se taper la tête contre les murs.

Telle est ma vision d'Europe Écologie. Je suis bien entendu prête à examiner tous les arguments qui viendraient contredire ce que je viens d'écrire.

Selon moi, les adhérents, militants ou sympathisants d'EÉ s'accrochent à ce parti - et selon moi avant tout à une image : la belle Europe - et ne voient pas ces contradictions uniquement parce qu'ils restent le plus possible la tête enfoncée dans le sable comme de pauvres autruches effarouchées. Ce qui leur permet de rester la tête dans le sable, et pire, d'y enfoncer la tête de milliers de citoyens dans le même temps, c'est entre autres, et selon moi avant tout, la simple croyance que Mélenchon, qui représente une issue écologiste anti-libérale, est un révolutionnaire naïf, incompétent et/ou assoiffé de sang, voire "pire que Le Pen" (Cohn-Bendit), raciste et limite impérialiste (Cohn-Bendit a déclaré que Mélenchon avait écrit les "boches" dans son livre en parlant des Allemands et qu'il fallait annexer la Wallonie, c'est dire la peur qu'ils ont de Mélenchon !) ; car cet homme est à la tête, avec Martine Billard qui a été une figure des Verts pendant des décennies, d'un parti écologiste anti-libéral qui dénonce justement le "capitalisme vert" et veut ouvrir un débat sur des questions qu'EÉ / Les Verts évitent à tout prix comme la peste, en adoptant systématiquement une attitude d'une condescendance extrême vis-à-vis de leurs contradicteurs de gauche. J'en ai fait l'expérience à maintes reprises : un débat calme et courtois est impossible à mener avec beaucoup de militants d'EÉ / Les Verts. Ils finissent tous ou bien par partir en concluant avec un "oui, mais" flou ou carrément absurde, ou par s'emporter en m'accusant d'être une révolutionnaire dangereuse et écervelée qui a pour ambition de tout foutre en l'air pour construire une "île" (ils adorent cet argument, comme la droite et les sociaux-démocrates), un paradis isolé avec un château d'ivoire entouré de licornes. Je reste calme et souriante, humble face à leur attitude puante, j'explique, j'argumente, et pouf ! ils arrêtent d'un coup la discussion, et s'en vont - on les attend quelque part - en lançant toujours une dernière phrase insultante et polie - mariage qui est leur grande spécialité -, parfois avec un clin d'œil destiné à des camarades de leur parti, et un petit rire nerveux. Qu'ils ont intelligents, qu'ils sont compétents, qu'ils sont gentils à Europe Écologie ! Mais ce serait bien qu'ils acceptent de débattre honnêtement avec les écologistes du Parti de Gauche et du Front de Gauche.

Heureusement, je suis loin de croire qu'ils ne sont tous comme ça, à Europe Écologie. Parfois je rencontre un sympathisant très amical et sincère qui me dit, en gros : "de toutes façons, on ne peut rien faire ; le libéralisme définit notre époque, et vouloir combattre notre époque est vain, absurde et dangereux. Notre rôle, c'est de limiter les dégâts avant, pendant et après les catastrophes que, de toutes manières, personne ne pourra éviter. Vous, vous voulez les éviter, mais c'est vain, et je pense que vous ferez au final plus de mal que de bien". Au moins, ça a le mérite d'être clair et cohérent, même si cela reste systématiquement très flou.

Il y a beaucoup de chrétiens à Europe Écologie / Les Verts. Beaucoup attendent, avec un sourire résigné et bienveillant, et les yeux humides, les catastrophes à venir, et font de la charité leur ultime but, car on ne peut rien faire, disent-ils, pour empêcher ces catastrophes. J'applaudis ces gens-là, car eux, au moins, ont le mérite d'être sincères. Je ne sais pas si tous les citoyens se rendent compte que c'est là en quelque sorte le cœur d'Europe Écologie : le libéralisme détruit tout, mais c'est une fatalité, alors soyons "réalistes" et mettons des pansements là où les libéraux nous laisseront le faire, et, peut-être dans 100 ans, on pourra tenter de construire un nouveau monde, après de grandes catastrophes qui auront fait des millions de morts.

Cette résignation est entre autres ce que Mélenchon combat. Il l'a encore dit hier, face à un journaliste puant : les gens pensent qu'on ne peut rien faire ; ils pensent que ce que dit Mélenchon est bien, mais ils se demandent si c'est réaliste. Le boulot de Mélenchon est d'être le plus présent possible dans les médias pour expliquer en quoi ça l'est, en quoi il existe une issue positive pour notre pays.
... C'est triste à dire, un texte bien écrit et bien argumenté, et qu'est-ce que j'en retire ? Mélenchon dans un château entouré de licornes.

Remarque, rien que pour voir ça, ça donne envie de voter Front de Gauche.
Vous êtes mignon. Vous pourriez vous lancer dans une carrière de journaliste.
... Désolée. Un rien m'amuse. Avec ma mémoire de poisson rouge et mon goût des images rigolotes, c'est sans doute vrai, pour la carrière de journaliste.

Cela dit, je ne plaisantais pas, pour la remarque sur le texte bien argumenté. En particulier l'insistance sur le passage par les urnes. Bon sang, sans être une spécialiste de Mélenchon, il l'a assez répété pour que cette image de révolutionnaire couteau-entre-les-dents qu'on lui colle soit franchement agaçante.

Aussi pour le côté libéral pour les uns, complètement fataliste pour les autres d'Europe Ecologie. J'ai pu aussi le constater.
Merci d'avoir pris le temps de lire mes arguments et de dire que vous avez pu constater la même chose que moi sur Europe Écologie. Il faut en parler, car beaucoup de gens ont une vision très floue de ce parti, comme ils ont une vision faussée de Mélenchon. Les médias de masse en sont directement responsables, mais aussi, bien malheureusement, des gens comme Hessel qui sont beaucoup respectés et donc écoutés.
Un hyper-président ne vous a pas suffit, vous en voulez donc un second ?

Ré-écoutez les discours de Mélenchon, et comptez le nombre de "moi" et de "je" ( voir meme de "moi je" ) ...

Vous sentez pas comme une leger relent de culte de la personnalité ? Pas encore ?

Et avec une pointe de "Cuba n'est pas une dictature" ?

Appeler son parti "Parti de gauche" comme si il existait UNE gauche dont il aurait le monopole ...
Et sa façon de refuser toute contradiction, de considérer tout interlocuteur comme adversaire ...

C'est peut être une qualité ( bien que j'en doute ) pour un leader d'opposition, mais donner un pouvoir aussi grand que la présidence à un tel autocrate en puissance peut s’avérer extrêmement dangereux.


J'ai peut être une vision floue de Melenchon, mais j'en perçoit la couleur, et plus le temps passe, plus le rouge se terni et vire au brun ...

PS : Non je n'ai pas franchi le point Godwin ...
Je ne peux que vous inviter à vous renseignez ! ne pas vous fier (seulement ?) à ce que vous entendez sur europe 1 et france inter.

Les présidentielles sont de toute manière des élections qui personnalisent les partis politiques et fonctionnent autour de stratégies médiatiques qui ne font encore qu'accentuer cela. Mélenchon parvient à jouer incroyablement ce jeu là et c'est pourquoi beaucoup le considère comme le meilleur candidat pour le Front de gauche, mais il faut savoir que le but est clairement "d'attraper la clé pour la jeter dans le fleuve", et si Mélenchon gagnait par exemple, il sera question de lancer le processus d'une constituante pour justement diminuer le pouvoir du chef de l'état et mettre en place une révolution citoyenne qui, vu les obstacles qu'elle rencontrera, ne pourra pas se passer du soutien de la population, car les autres partis politiques et les médias dominants se battront contre.

Mélenchon n'est pas un dangereux autocrate, regardez, ne serait-ce que par curiosité, les discours qu'il fait en dehors du circuit médiatique.

Pour ne vous donner qu'un exemple, un de ses discours à propos de la "gratuité" des services publics :
http://www.dailymotion.com/video/xfw3h2_ateliers-de-la-planification-ecologique-jean-luc-melenchon_news
Ce n'est pas sur le fond que je m'oppose au Parti de Gauche, je suis même assez souvent d'accord avec leurs propositions,

Mais c'est sur la forme que Jean-Luc Melenchon m'exaspère, il me fait trop penser à Sarkozy ( la culture en plus ) , à savoir une trop forte tendance à se mettre en avant, et un cruel manque de self-control dès que quelqu'un ose le contredire.

Si effectivement, d'un point de vue médiatique, ça buzz bien, je trouve que son attitude nuit à la qualité du débat,
alors que justement, en interne, il apparaît comme beaucoup plus posé et ouvert, et de ce fait plus intelligible.

Je pense que justement il aurait pu être intéressant de rompre le jeu politico-médiatique, notamment en valorisant le collectif, en imposant plusieurs interlocuteurs, présenter l'image d'un parti qui, contrairement aux autres, passerait au dessus des plans de carrière de ses dirigeants pour donner la parole aux militants.

Il faut tuer le "Christ" une bonne fois pour toute, que les gens réalisent qu'ils ne sont pas des brebis égarées, mais des citoyens, dont le représentant n'est pas un guide mais un subordonné !

Or avec sa manie d'engueuler tout ceux qui osent formuler des idées différentes des siennes, je ne pense pas que Melenchon soit l'homme idéal pour incarner ce "laquais" du peuple dont nous avons tant besoins.
Mais cela fait aussi parti des objectif du Parti de Gauche de briser le jeu politico-médiatique, mais en attendant il ne peut faire autrement que de le subir...
Car ce n'est pas eux qui peuvent décider s'ils sont invités ou non à tel ou tel émission, ils ne peuvent pas choisir d'être représentés collectivement, ni imposer leurs conditions. Il me semble que vous sous-estimez le pouvoir des médias de masse...

Figurez-vous que c'est justement la stratégie de la plupart des journalistes de mettre toujours Mélenchon en avant, et de le pousser à bout pour "faire du buzz" et pouvoir le montrer comme un gueulard paranoïaque
(avez vous vu l'émission récente de Demorand ? qui dit des énormités pour le faire sortir de ses gonds).
Et Mélenchon d'ailleurs parvient assez bien à retourner la situation à son avantage.

Il arrive bien de temps en temps qu'André Chassaigne, Jacques Généreux ou d'autres soit parfois invités, mais ça n'arrive quasiment jamais.

Le PG milite justement pour donner plus de place aux militants et aux associations, mais pour le moment cela ne peut se faire qu'à travers des médias plus ou moins alternatifs.
Aussi je pense que vous faites erreur en voyant Mélenchon comme un politique mégalomane, alors que c'est seulement une stratégie médiatique qu'il est en train de mettre au point pour donner une chance au Front de gauche de passer devant le PS.
Il y a plusieurs émissions d'arrêt sur images où il en parle très bien et très clairement. Je suis étonné que vous ne les ayez pas vu...

Sinon, avez-vous jeter un œil à "la télé de gauche" ?
http://www.dailymotion.com/user/lepartidegauche/1

Il y a des choses très intéressantes, et beaucoup de militants et des intellectuels s'y expriment librement.
Pour vous en donnez un aperçu :

"Un service public des médias ?" :
http://www.dailymotion.com/video/xfzygb_henri-maler-un-service-public-des-medias-y_news

"Sortir du traité de Lisbonne" :
http://www.dailymotion.com/video/xg046j_bernard-cassen-sortir-du-traite-de-lisbonne_news

Sur la république laïque et sociale :
http://www.dailymotion.com/video/xds4nb_laicite-ou-guerre-des-dieux-l-heure_news

Sur le FN :
http://www.dailymotion.com/video/xdsyqq_le-front-national-entre-fantasmes-e_news

Sur le populisme :
http://www.dailymotion.com/video/xdglhy_part-1-le-mepris-du-peuple_news
http://www.dailymotion.com/video/xdgoqa_part-2-le-mepris-du-peuple_news
http://www.dailymotion.com/video/xdly7u_part-3-le-mepris-du-peuple_news
http://www.dailymotion.com/video/xdlz3t_part-4-le-mepris-du-peuple_news

Et il y en a plein d'autres encore !
Le "on ne peut pas faire autrement" c'est un faux argument

15 minutes avant l'émission de Demorand, Melenchon aurait annoncé : "je suis malade, je peux pas venir, je vous envoie un suppléant" il aurait fait quoi Demorand ? il aurait pas eu le temps de préparer autre chose, et il l'aurait reçu ! Malgré tout le pouvoir qu'ont les "médias de masse", il n'aurait pas eu le choix de refuser, parce que tout puissant qu'il puisse être, il peux pas se permettre qu'on dise dans la presse "Europe1 censure le Parti de Gauche".
Je voudrais pas donner l'impression d'avoir particulièrement une dent contre Mélenchon, je pense qu'il est même le meilleur leader d'opposition actuel.

Mais je reste convaincu qu'un leader ne peut avoir sa place que dans l'opposition. Qu'il passe au pouvoir et il devient indispensable, au nom de la démocratie, de l'abattre au plus vite.
Toutes vos craintes je les partage aussi dans une certaine mesure MrToad.

Dans ce cas faites comme moi : transformez ce "meilleur candidat" en "le moins pire des candidats".




PS : Vous êtes copain avec Mario ?! :-D
Pour moi, choisir le "moins pire" c'est déja se compromettre ... Donc je pense, comme d'habitude, voter pour moi ...

PS : oui, Mario, et Terry Jones ( surement de Kenneth Grahame aussi mais j'ai pas lu livre ^^ )
à Mr Toad et No one

Et si au lieu de vous atteler au bonhomme vous vous intéressiez un peu plus au programme
politique?

Vous êtes sur le forum d'@si et pas de Gala.
C'est vrai qu'il y a tout de même un certain paradoxe à se méfier sévèrement de la personnalisation d'un parti, tout en continuant à se focaliser sur le/la candidat(e) ou le/la porte-parole...

Internet est un outil d'information, profitez-en ; )
Ré-écoutez les discours de Mélenchon, et comptez le nombre de "moi" et de "je" ( voir meme de "moi je" ) ...

mdr, on ne me l'avait encore jamais faite, celle-là.

donner un pouvoir aussi grand que la présidence à un tel autocrate en puissance peut s’avérer extrêmement dangereux.

Un autocrate tellement dangereux que s'il est élu, il supprimera le poste de Président de la République tel que la Vème République le conçoit, et convoquera une Constituante. Ouh, le vilain dictateur !

Et avec une pointe de "Cuba n'est pas une dictature" ?

...mais n'est "certainement pas une démocratie où on l'entend, nous, ça c'est tout à fait évident", a-t-il dit. Selon moi, ce problème est complexe ; sa position relève à la fois d'une juste observation de la situation géopolitique de Cuba, et d'un choix de langage stratégique et tout à fait défendable. La question l'a pris un peu au dépourvu, et il a presque bafouillé, cherchant comment exprimer cette complexité en deux phrases, ce qui est presque impossible. Selon lui, il serait absurde et dangereux de résumer la situation à Cuba comme le fait le gouvernement américain, leader mondial du capitalisme financier à la tête de la première puissance militaire, condamné par 10 Prix Nobel à propos de leur embargo sur Cuba, de leurs multiples attentats contre Cuba, de leurs prises d'otages (les fameux 5 Cubains de Miami) et par ailleurs à propos de leur camp de Guantánamo basé à Cuba. Dire simplement : Cuba est une dictature, point, c'est à mon sens une erreur. Pourquoi ? Je vais essayer de vous l'expliquer, même si je suis très loin d'être experte en la matière.

Mélenchon, pris au dépourvu, n'a presque pas su réagir à tant au piège qu'on lui tendait : comment répondre à une telle question piège ? J'aurais naïvement répondu : "oui, mais", mais Mélenchon ne peut leur concéder cela. Dire : Cuba est une dictature, c'est ranger Cuba dans la même catégorie que le Chili de Pinochet qui a assassiné certains de ses amis, ou dans celle de la Corée du Nord dont on connaît de loin les désastres. Dictature = pouvoir d'un seul contre l'intérêt général, contre le bien commun, contre le peuple qui en subit durement les conséquences ; famine, assassinats, emprisonnements, sous-développement. La réalité, c'est que Cuba ne peut pas être vraiment rangé dans cette catégorie, même s'il ne peut "certainement pas" être rangé dans celle des démocraties, comme l'a bien dit Mélenchon.

Que dire ? Donnons des exemples. C'est une "dictature" qui a un taux de mortalité infantile inférieur à celui des États-Unis, et qui a fourni le plus d'aide médicale à Haïti juste après la catastrophe de janvier 2010. C'est une "dictature" où les connexions à Internet sont contrôlées, qui refuse à son peuple d'aller et venir librement hors de ses frontières, où les droits de l'homme sont donc bafoués, mais où l'éducation et les soins médicaux sont entièrement gratuits, où l'espérance de vie est à peine plus basse qu'aux États-Unis, où la parité est largement plus respectée qu'en France (En France, en 2007, 19,9 % des parlementaires étaient des femmes, contre 35,96 % à Cuba en 2005 - Cuba était au 7ème rang mondial d'après le Rapport mondial sur le développement humain de 2005, et 43,2% en 2010 !) et qui accueille chaque année 2 millions de touristes, des milliers d'étudiants étrangers et des milliers de malades souhaitant se faire soigner ou opérer à Cuba (20 000 en 2006) - des Latino-Américains comme des Européens, des Américains, et des Canadiens. Cuba est donc une drôle de dictature, où la pauvreté est immense - les médecins ne sont pas payés plus de 30$ par mois - mais qui garde cependant un taux de développement extrêmement élevé par rapport à l'immense majorité des autres pays d'Amérique latine selon The Economist, malgré les conséquences dramatiques de la chute de l'URSS pour Cuba, en 1991. Comment font-ils ? La réponse est évidente : ce sont des conséquences directes du régime communiste - système de santé et d'éducation entièrement gratuits, divers services publics gratuits, et distribution de vivres par le biais de tickets de rationnement. Plusieurs questions se posent alors inévitablement : le niveau de développement de Cuba justifie-t-il son non-respect des droits de l'homme ? Bien sûr que non. Il faut une transition démocratique à Cuba. Mais que se passerait-il si Cuba cédait aux pressions américaines et ouvrait son pays aux doctrines libérales ? Le niveau de développement serait-il maintenu ? Les inégalités augmenteraient-elles d'un coup ? Peut-être, peut-être pas. Comment le savoir ? C'est un grand débat, et je n'ai certainement pas la compétence et les connaissances pour y répondre.

Reprenons ces exemples concrets et précisons-les :

Voici les PIB par habitant de 4 pays : les États-Unis, le Mexique, la Jamaïque et Cuba en 2000, fournis par le CIA World Factbook de 2001 :

États-Unis : 36,200
Mexique : 9,100
Jamaïque : 3,700
Cuba : 1,700


L'écart entre les États-Unis et Cuba est immense : le PIB par habitant des États-Unis en 2000 est plus de 20 fois celui de Cuba, et celui du Mexique plus de 5 fois. Le PIB par habitant de Cuba était donc entre autres à peu près équivalent à celui d'un pays comme le Rwanda, en 2000. La liste du CIA World Factbook de 2006 donne le PIB par habitant de Cuba à 3900$ par tête.

Examinons maintenant l'espérance de vie, la mortalité infantile, et le taux d'alphabétisation, selon les rapports d'Amnesty International de 2009 :

États-Unis : 77,9 ans d'espérance de vie, mortalité des moins de cinq ans (M/F) : 8 / 8 pour 1000, et pour une raison inconnue, Amnesty International n'a pas fourni, contrairement aux autres pays, le taux d'alphabétisation, qui n'est pas non plus accessible sur le site de l'UNICEF (ils laissent un blanc). Par contre, l'UNICEF fournit le taux de scolarisation en école primaire aux États-Unis, qui est de 91,5%.
Mexique : 75,6 ans d'espérance de vie, mortalité des moins de cinq ans (M/F) : 22/17 pour 1,000, taux d'alphabétisation : 91.6 %.
Jamaïque : 72,2 ans d'espérance de vie, mortalité des moins de cinq ans (M/F) 18/16 pour 1,000, taux d'alphabétisation 79.9 %.
Cuba : 77,7 ans d'espérance de vie, mortalité des moins de cinq ans (M/F) : 7/6 pour 1000, taux d'alphabétisation : 99,8%, taux d'inscription en école primaire : 98,8%.
Rwanda : 45,2 ans d'espérance de vie, mortalité des moins de cinq ans (M/F) : 199/173 pour mille, Taux d'alphabétisation : 64,9%.

Cuba est donc un pays tordu, bizarre, dont le système dictatorial semble bien paradoxalement protéger sa population, tout en bafouant les droits de l'homme - la liberté d'aller et venir hors du pays, la liberté de la presse, la pluralité politique. C'est vraiment très singulier. On ne peut pas nier catégoriquement que ce système n'a pas du bon, puisque de simples chiffres nous forcent à l'admettre. À moins qu'Amnesty International soit "pour la dictature cubaine", pour reprendre l'expression si fine de Quatremer à propos de Mélenchon. J'ose soupçonner que c'est pour protéger les bienfaits apparents de ce système - essentiellement en éducation et en santé - contre une pression gigantesque, condamnée par l'ONU et plusieurs Prix Nobel, exercée depuis des années par les États-Unis et tout ceux qui mènent une guerre idéologique contre les idéaux communistes, que Cuba va à l'encontre de certaines libertés fondamentales que tout État se doit bien entendu de garantir. Mais ce n'est qu'une hypothèse. Après tout, c'est le droit de tout le monde de vouloir comparer un pays presque plus développé que les États-Unis selon Amnesty International - et on peut aussi comparer le nombre d'exécutions à Cuba et aux États-Unis et le nombre de morts liés aux politiques militaires des deux pays -, à un pays comme la Corée du Nord (estimations selon Amnesty International : 66,8 ans d'espérance de vie et mortalité des moins de cinq ans (M/F) de 62/62 pour 1,000). Je trouve personnellement comme Mélenchon que cela pose problème, et que l'étiquette "dictature" est trop liée à une image qui ne correspond pas, et qui va même à l'encontre du niveau de développement de Cuba. Après, on peut jouer avec les mots, et dire : "c'est une dictature, mais..." Mélenchon choisit de refuser cela, parce que ce que les gens et les journalistes retiennent dans ce cas, c'est toujours seulement : "c'est une dictature", ce qui correspond à la propagande du gouvernement américain et de l'Europe libérale, qui ont intérêt à dénoncer toutes alternatives de développement au capitalisme, et à cacher le plus possible cette complexité de la réalité, par l'intermédiaire de ce genre de raccourcis, de comparaisons à partir de termes effrayants, avec l'aide de la machine médiatique et par le biais de stratégie de communication diverses.

J'approuve donc Mélenchon quand il dit : non, ce n'est pas une dictature, mais ce n'est "certainement pas une démocratie où on l'entend nous, ça, c'est tout à fait évident". Mais bon, ce sujet mérite des débats sans fin.
Beau travail, Moufette! je suis admiratif

Ce message a été supprimé suite à la suppression du compte de son auteur

Merci à vous deux d'avoir pris le temps de lire mon long message. Je me force à en écrire tellement ; le PG et Mélenchon qui le représente sont bêtement attaqués et insultés tellement souvent... Même les anarchistes anti-capitalistes et certains communistes s'y mettent maintenant ! Et parfois même très violemment. Nicolino va même jusqu'à le traiter de diable, et de stalinien. Ça m'a assommée. Je ne m'en remets toujours pas ; je suis complètement déprimée. J'ai l'impression que le PG est insulté par tout le monde, de tous les côtés, et des anti-capitalistes s'y mettent ! Je sais qu'il ne faut pas baisser les bras, mais putain, même si les gens qui sont de notre côté commencent à nous cracher dessus... Tout revient à refuser la réflexion et le débat. Mais pourquoi ? C'est épuisant de toujours devoir tout expliquer depuis le début, tout prouver, tout développer. Ça me frustre à un point ! C'est parfois vraiment difficile de garder son calme et sa motivation... Mais il le faut... http://i1213.photobucket.com/albums/cc462/Barbarinalalala/KeatsAngry.gif
[quote=Wikipédia ( encore )]La dictature désigne un régime politique dans lequel une personne ou un groupe de personnes exercent tous les pouvoirs de façon absolue, sans qu'aucune loi ou institution ne les limite1.
L'origine du terme remonte à la Rome antique, où la dictature désignait un état de la république romaine où un magistrat (le dictateur) se voyait confier de manière temporaire et légale les pleins pouvoirs en cas de trouble grave.
1 - Le Trésor de la Langue française - Dictature


Un dictature juste reste une dictature.


Un autocrate tellement dangereux que s'il est élu, il supprimera le poste de Président de la République tel que la Vème République le conçoit, et convoquera une Constituante. Ouh, le vilain dictateur !

Soit, je retire le "autocrate en puissance"
Toutefois les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent ...



[quote=Programme du PG, Article 2 "Une VIème République parlementaire et sociale" 12 propositions pour la VIème République ]
proposition 1) Notre modèle est celui d’une République sociale parlementaire, fondée sur les droits inaliénables d’une assemblée élue à la proportionnelle avec prime majoritaire. Le scrutin de liste, avec respect strict de la parité hommes-femmes s’y applique à toutes les élections nationales ou locales.

Déjà, ça coince, même une VI République reste une République, or aucune des 135 Républiques contemporaines n'est démocratique JUSTEMENT parce que la République à une assemblée élue, parce qu'on ne veux pas donner les moyens à l'INDIVIDU de participer directement à la démocratie, sans passer un représentant ! La hiérarchisation des pouvoirs tue la démocratie.

Proposition 2) ça va pas non plus , des Présidents et des ministres j'en veux pas ! j'en veux plus ! assez de chefs, c'est bon, Le Roy est Mort, Vive le Peuple.

Proposition 3) j'approuve complètement.

Proposition 4) à part le terme de République, j'approuve aussi

Proposition 5 et 6 aussi

Proposition 7, pourquoi juste locale ? Quid des français à l'étranger ? ( je trouve inadmissible que des personnes ne résident pas en France ai le droit de voter en France, alors que des résidents français n'en ont pas le droit : simplifions : t'es là, tu vote, t'es pas là, occupe toi de ce qui se passe chez toi )

Proposition 8 et 9 je suis d'accord.

Proposition 10) trop mou, voir plus bas.


[quote=Progamme du PG] article 11) Inscription constitutionnelle du principe de la démocratie effective. Par une voie directe ou indirecte, le vote majoritaire des citoyens a le pouvoir effectif d’orienter les politiques publiques. Le peuple reste le législateur de dernier ressort. En conséquence, le peuple souverain peut à tout moment demander à exercer directement son pouvoir pour modifier les lois en vigueur ou initier l’élaboration de nouvelles lois. Par le biais d’une proposition de loi d’initiative populaire, approuvée et signée par un nombre déterminé d’électeurs, les citoyens peuvent exiger soit un référendum sur ladite proposition, soit l’inscription de cette proposition à l’ordre du jour du Parlement.
C'est déja mieux, mais le peuple n'a pas à demander ! Il doit PRENDRE ! Étendre le Parlement à l'ENSEMBLE DE LA POPULATION.
On ne pourra pas tuer la politique politicienne sans tuer et les partis, et la fonction politique.

12) Rien à dire, je plussoie des deux ++
Je suis en train de lire "la stratégie du choc" de Naomi Klein et cela me permet de me rendre compte du désastre que cela cause d'imposer une économie (trop) libérale à des pays qui sont dans le socialisme et qui s'en sortaient très bien jusque là. Plus je lis sur les USA, plus ce pays m'effraie par son dogmatisme et son impérialisme. L'histoire des relations des USA avec les autres pays est constellé de catastrophes et de massacres.
Ceci dit, ce serait bien que Mélenchon s'explique sur ce qu'il a voulu dire, mais je ne suis pas du genre à être choqué par ce genre de propos, vu l'hypocrisie des pseudo démocraties occidentales qui vivent dans le mensonge permanent.
Texte très intéressant, merci (mais trouvez des synonymes à "puant[e]" :)
lol, désolée, et merci à vous.

hautain, dédaigneux, vaniteux, fat, suffisant, fier, prétentieux, arrogant, important, présomptueux. C'est vrai que j'aurais pu varier.
@ gemp

Même s'il est vrai, gemp, que l'utilisation qui en est faite est à l'emporte-pièce et peut-être à tort et à travers (mais elle en a le droit si elle pense que c'est adapté à l'expression de sa pensée), je garderai pour ma part le terme « puant ». Non pas dans le sens des équivalents qu'en donne mouffette suite à ton interpellation (et c'est le mérite de celle-ci que de l'avoir amener à le préciser), le réduisant à un rapport d'égo qui m'étonne un peu de la part de quelqu'un en révolte face à l' « urgence » (terme à discuter néanmoins) à laquelle nous sommes confrontés et qui ne peut se satisfaire d'indignations aux effets aussi mous que ceux qu'elle dénonce justement (i.e. avec justesse le plus souvent) à longueur de forums.

Lorsque j'étais enfant (je ne sais si ça se dit encore aujourd'hui), une injure fatale était: « tu pues des yeux ». Je la traduis peut-être indûment par: « il suffit de te voir pour sentir la mauvaise odeur qui émane de toi par les yeux ».
Et c'est bien ce que je (res)« sens » à « voir » à la télé ou sur son succédané internet (et par extrapolation même dans la presse écrite papier ou en ligne), les porteurs de discours « à dégueuler », « putassiers » (et il est vrai que Mélenchon est une des cibles principales de ces discours dans l'écume médiatique, le dernier en date émanant de ce « puant » Demorand) bien assis dans un système mafieux qui, ils le savent, les protège tant qu'ils lèchent le bon cul parfumé.

Ne sens-tu pas, gemp, qu'exhale d'eux la putride puanteur des charniers dans lesquels s'enracine leur morgue morveuse? Crimes d'État, massacres secrets, bavures et effets collatéraux; planète défoncée (qu'avec voracité ils se préparent à détruire le dernier espace vierge enfin à leur portée, le Pôle nord); peuples affamés, asservis, broyés; turpitudes cachées... Leurs sourires cyniques veulent masquer que cela se paie cash par du sang et des chairs fumantes. Des hommes et des femmes souffrent chaque minute, près de nous, dans des prisons « puantes » pour, dans la grande majorité, de simples crimes ou délits de pauvreté, d'autres dans des camps de [s]concentration[/s] rétention sans avoir commis aucun crime, d'autres dans des bidonvilles vivent dans la merde au sens propre (!) (Mike Davis). MERDE! Ce monde qu'ils nous font pue, gemp. Et cette puanteur leur sort par les yeux à tous ces propagandistes zélés, ces experts foireux, ces politiciens trop bien sur eux, ces sociologues et philosophes médiatiques qui nous chient sur la gueule, quel que soient leurs discours, chez Taddéï (paix à son âme) ou autres. Pour eux le monde ne s'arrêtera pas de tourner, ils sont à l'abri (sauf par hasard, mais eux savent les mauvais endroits et les mauvais moments où ne pas mettre leur nez parfumé par les culs qu'ils fréquentent), l'urgence ne les concerne pas. Ils se préparent une autre planète à l'abri des regards de la plèbe, du troupeau, des humains quoi.

Et l'on voudrait dissocier la forme et le fond! On reprocherait à Mélenchon (je prends lui parce que c'est le seul médiatique avec lequel ça se pose en permanence en ce moment, ce qui doit nous interroger évidemment, mais combien d'anonymes subissent le même reproche dans le secret des usines, des chantiers, des soutes pour leur faire fermer leur gueule de prolo?) d'exprimer, d'expectorer corporellement (posture, attitudes, tons de voix, vigueur du regard, doigt vengeur...) cette agonie, cet étouffement? Mais c'est cela le populisme, cette catharsis avec les sentiments de la plèbe. Que nous devions savoir faire la part des choses avec la démagogie et les mensonges, les idées et leur tourbe, quelle évidence. Le Pen aussi est populiste, et alors? Pas de méprise, Mélenchon n'est en rien pour moi un sauveur je l'ai exprimé par ailleurs, je discute ici les discours que je lis sur ce forum sur le fond et la forme. La forme est aussi importante que le fond et vice versa, mais je ne les confond pas même s'ils sont indissociables. Seuls les ânes (pardon pour cette espèce si intelligente) regardent la lune en oubliant de regarder aussi le doigt. La puanteur rejoint le fond et la forme. La rotondité mielleuse de Xavier Bertrand, comme d'autres leaders UMP, travaillée et retravaillée certainement avec les mêmes profs, ne fait-elle pas plus violence quand on sait combien ces gens sont féroces dans leur vraie vie masquée aux caméras? À travers l'écran je renifle leur odeur nauséabonde. Oui, ils puent et cette odeur envahit toutes les tapisseries de nos vies, jusqu'à nos profondes campagnes. Le fascisme qu'ils instaurent (qui parce qu'il est masquée n'en a pour autant rien de doux) nous pend au nez qu'il faut avoir bouché pour ne rien sentir.

Alors je veux bien entendre les arguments de DS sur les enjeux cruciaux que "dévoilent" les problèmes météorologiques et le port du turban, mais CETTE IMAGE capturée sur écran me semble représenter des enjeux bien plus prégnants. Cela ne relèverait-il pas du décryptage de l'information, cette banalisation de la société policière militarisée qui curieusement n'entraîne aucun bavardage médiatique (et donc, DS n'aurait rien à relayer)?

Et voilà que certains demandent la venue d'un Soral à @si pour nous vautrer encore plus dans la fange? S'il est vrai qu'il fait de l'audience avec une frange de la jeunesse en manque de repères, ce qui est inquiétant pour l'avenir et devrait relativiser nos querelles de forum, c'est un boxeur sociologue (pourquoi pas?) égocentrique et mégalo (pourquoi pas?) qui sous couvert de dépassement de la gauche et de la droite et de "troisième voie" essaie de refourguer les vieilles rengaines de l'extrême droite lepéniste (pas naïf, pas d'accord!). Récupérant sans vergogne, en jouant de son passé communiste, des penseurs de gauche comme Clouscard, ou Sala-Mollins. Je cite ceux-là parce qu'ils se sont explicitement démarqués de cette récupération. Mais il récupère aussi Michéa (et pourtant il ne pratique en rien la common decency que celui-ci défend) dont je n'ai pas vu de démarquage. Si Djak Baweur (dont je n'ai par ailleurs pas l'enthousiasme pour la pensée michéenne même si certaines de ces analyses m'ont apporté), a des infos, elles seraient les bienvenues. Sinon pourquoi ne pas l'inviter, lui, pour le lui demander?

Et puisque c'est la période des vœux (pieux forcément) et pour finir avec une oxygénation des narines, pourquoi pas une table ronde avec la petite presse indépendante, dont DS prétend qu'elle ne « sort » pas d'informations, qui nous permettrait de savoir qui la porte (CQFD, La Mèche, Ta Gueule, Fakir (même si avec "Là-bas si j'y suis" on connaît mieux Ruffin)...).

Bon rhume et rhum!
Woâh! Impressionnant.

Mais je ne faisais que 1) remercier Moufette pour son texte et 2) maladroitement tenter un brin d'humour en faisant remarquer qu'elle avait utilisé deux fois le mot "puant"... j'ai le grand tort d'être heurté par les redondances et de penser que l'expression peut être en dévalorisée. Surtout quand il s'agit de termes aussi forts. J'aurais dû être plus précis, néanmoins merci pour cette (longue) mise au point.
Tiens, pas de réaction de Dominique GODIN ? Il est sans doute encore banni...
Tant pis pour lui, je m'y colle à sa place : Ici, sur @si, le terme "puant" n'est pas une insulte. C'est un doux qualificatif employé pour désigner la qualité d'une argumentation trop pointue pour être comprise par celui qui emploie le terme.



[Candidat au bannissement... J'y arriverai bien un jour, mais je commence à désespérer de la censure. Tout se perd !]
Je me sens obligé de m'excuser auprès de Moufette.
Je ne fais pas partie d'Europe Ecologie mais seulement sympathisante.
Je crois que ce qui différencie Europe Ecologie et le Parti de Gauche est surtout une question d'échelle. Vous reconnaissez vous même que le Parti de Gauche veut changer les choses de manière démocratique. Il lui faut donc convaincre une bonne moitié des Français. Europe Ecologie c'est la même chose mais à l'échelle européenne, et ils n'arrêtent pas d'essayer de convaincre ! Je suis plutôt de leur coté car je ne crois pas qu'il soit possible un jour de convaincre plus de 50% des gens à la manière d'un Mélanchon que je trouve très agressive (et sur les forums d'asi, je trouve que c'est souvent comme ça, rien qu'en affirmant que les sociaux démocrates ne sont pas de gauche, et en mettant tout le monde dans le même sac (PS, Europe Ecologie) ça empêche tout de suite le dialogue. Or je vois pas comment sans dialogue on peut convaincre. Vaudrait quand même mieux essayer de voir ce que tous les partis de gauche peuvent avoir en commun, mais bon). Vous allez me dire 50% des Européens ça va être très dur aussi. Ba oui mais avec des gens diplomates comme Hessel ça ira quand même mieux, et au moins quand ça sera le cas, on pourra vraiment faire quelque chose de bien. Car la France toute seule ça me parait difficile. Et contrairement à ce qu'a dit quelq'un plus haut (désolée il est tard, je n'ai pas le courage de retrouver le message) ce n'est pas tenter d'obliger les autres Européens à penser comme les Français. Déjà je crois qu'on l'a tous remarqué, tous les Français ne pensent pas la même chose sinon on aurait pas l'autre tr... du c... au pouvoir, mais aussi les autres Européens ne sont pas tous les affreux libéraux qu'on nous présente. Maintenant va falloir trouver des terrains d'entente c'est sur, c'est pas facile, mais comme vous l'avez dit vous même, même Mélanchon ne propose pas le Grand soir.
Maintenant et avant de me blottir sous ma couette, je suis vraiment désolée que vous ayez eu de mauvaises expériences de dialogue avec des gens d'Europe Ecologie. Mais quand je vois ce qui se passe sur un site comme celui ci je me dis que le mépris apparait très rapidement, alors que souvent les idées sont très peu différentes (ou en tout cas c'est ce qu'il me semble car les gens utilisent un langage tellement soigné que j'ai parfois du mal à comprendre où ils veulent en venir exactement.)
Je trouve votre discours un peu étrange : hormis le fait que vous ne répondiez pas aux contradictions essentielles que j'ai mises en avant à propos d'EÉLV, vous semblez dire que vouloir changer les choses de manière démocratique est vain, ce qui est en soi très grave, et qu'il serait plus réaliste “d'essayer de convaincre” “à l'échelle européenne”. Mais convaincre qui ? et comment ? Vous semblez rejeter la voie démocratique – ce que fait en effet l'Europe libérale - et donc les peuples. Vous rendez-vous compte de ce que cela implique ?

Qui les dirigeants EÉLV essaient-ils de convaincre ? Les libéraux ? Les grands banquiers ? Le FMI ? J'ai entendu Eva Joly lors d'une conférence dire quelque chose de ce genre : il faut que les chefs d'État “se rendent compte” que ce qu'ils font est nocif. Ça m'avait scotchée. Comment peut-on tenir un tel discours ? Un libéral est un libéral et reste un libéral, sauf exception (Zelaya), et la machine capitaliste ne peut être stoppée par de bons sentiments. On ne peut pas venir vers un libéral et lui dire gentiment : monsieur ou madame, écoutez, ce que vous faites n'est pas bien du tout, changez, s'il vous plaît. D'ailleurs, Eva Joly le sait bien ; elle peut faire des comparaisons aussi "violentes" que Mélenchon, et se faire traiter comme lui de populiste par des libéraux pour avoir osé constater un fait. Mais quand j'entends à EÉLV : “nous ne sommes ni de droite, ni de gauche ; il faut rendre la finance positive ; le capitalisme n'est pas mauvais en soi, il faut juste bien le contrôler ; de toutes manières, on ne pourra pas éviter la catastrophe ; on ne peut que limiter les dégâts en accompagnant le capitalisme ; Mélenchon est communiste, etc” ça me fait grincer des dents, et je m'interroge sur la cohérence de leur ligne politique. C'est mon droit et, je pense, mon devoir en tant que citoyenne.

Vous partez ensuite dans une toute autre direction en écartant Mélenchon d'une pichenette, comme le font la majorité des gens à EÉLV, en le réduisant aux quelques engueulades provoquées par des journalistes, et à ses formules saillantes, nécessaires selon moi pour faire entendre les vérités et le combat portés par son parti au plus grand nombre possible. Mélenchon est animé par l'indignation, par son devoir de représenter ceux qui partagent son indignation et ses idées, par son ardente volonté d'agir réellement contre ce qui l'indigne, tout comme Eva Joly quand elle parle de révolte et dénonce les profits des grands banquiers qu'elle compare à des trafiquants de drogue. Vous savez, Mélenchon est un homme très gentil et courtois quand on est courtois avec lui. C'est vrai qu'il peut vite s'emporter quand on le met en colère, mais personne n'est parfait. Par ailleurs, il est capable de briller dans tous les débats, par sa culture, sa compétence et sa connaissance précise d'un grand nombre de sujets, par rapport à la médiocrité ambiante qui règne dans la vie politique et journalistique d'aujourd'hui.

Vous dites que Mélenchon “empêche le dialogue”, un comble pour celui qui demande sans cesse qu'on débatte le plus possible ! Ce que font beaucoup de lâches, c'est dénoncer sa prétendue agressivité systématique pour pouvoir éviter de répondre à ses arguments. C'est bizarre, mais quand on est courtois, tout en restant tranchant, avec lui, il est toujours excellent dans le débat (voir ses multiples interventions où il reste parfaitement calme, puisqu'on ne cherche pas à l'énerver, et n'en est que plus excellent), et cela gêne : alors les lâches essaient de l'énerver pour pouvoir ensuite le condamner ou ne répondent carrément pas à ses arguments et cherchent à avoir le dernier mot à tout prix pour échapper in extremis à sa supériorité dans le débat (ce fut un peu le cas sur France Culture récemment : à voir absolument cette vidéo de Mélenchon sur France Culture, pour savoir qui il est et pour mesurer ses qualités d'intellectuel, de pédagogue et d'orateur).

Par ailleurs, Mélenchon n'a jamais affirmé que les sociaux-démocrates n'étaient pas de gauche : il a dit que ces derniers pensaient très certainement être de gauche, mais que, malheureusement, il fallait bien observer ce qu'ils font partout et ce qu'ils proposent. Partout, ils détruisent le socialisme, et flirtent avec le libéralisme – comme Europe Écologie, c'est un fait -, ce n'est pas difficile à vérifier ; il n'y a qu'à voir ce qui s'est passé en Grèce et qui dirige encore aujourd'hui l'Internationale Socialiste : Papandréou.

Je ne mets pas EÉLV et le PS dans le même sac, je constate simplement des faits importants qui les rapprochent inexorablement. Vous ne pouvez pas nier la réalité, il va bien falloir le reconnaître.

En effet, sans dialogue, on ne peut pas convaincre. Malheureusement, EÉLV n'est pas du côté du dialogue ; il ne débat pas réellement avec les écologistes radicaux qui refusent de se frotter au libéralisme économique, qui est par essence opposé à l'écologie. Leur position est, je le rappelle encore, d'une condescendance extrême : ils sont les seuls écologistes. Les autres ne valent rien, sont des charlatans, de grands naïfs, des incompétents ou de sales communistes voulant se recycler, etc. J'ai encore lu hier une nouvelle interview de Cécile Duflot qui écartait Mélenchon toujours par la même méthode – ils doivent avoir des instructions de progagande douce – en le faisant passer pour un communiste, le grand mot qui fait peur, et qui veut dire, pour les écologistes : productiviste. Voici des extraits de cette interview de Cécile Duflot Selon elle, c'est très clair : l'écologie est séparée du socialisme, ce qui est selon moi d'une bêtise extrême. C'est l'inverse de ce que disent Mélenchon, Billard, et les écologistes qui les ont rejoints : l'écologie et le socialisme, c'est un même combat, celui visant à faire valoir l'intérêt général (exemple). C'est dire le niveau à EÉLV : ou bien elle fait délibérément de la désinformation, ce qui est très grave, ou bien elle ignore complètement ce qu'est le Front de Gauche, et ce que doivent être l'écologie et le socialisme, ce qui est aussi très grave pour une dirigeante d'un parti. Et après, elle a le culot d'appeler au débat et au rassemblement, ce que fait le Parti de Gauche depuis sa création. Personnellement, je doute qu'elle ignore complètement ce qui se passe à gauche du PS, et elle est donc dans une stratégie de désinformation, car je n'arrive pas à croire qu'elle soit incompétente au point de ne s'être jamais informée sur ses adversaires politiques de gauche. D'ailleurs, elle semblait assez connaître Mélenchon en 2009 pour pouvoir s'allier avec lui ou en juin dernier, lorsque le Parti de Gauche essayait de renouer le dialogue avec les Verts, sans succès. Quelques mois plus tard, les Verts, profondément à gauche, et Europe Écologie, favorable à un "accompagnement du capitalisme", se sont alliés... Je connais personnellement au moins 4 anciens Verts qui se sont depuis réfugiés, dégoûtés, au Parti de Gauche, dont la devise est "écologie, socialisme, république". Cécile Duflot, elle, a choisi de soutenir cette alliance, et semble désormais accepter les méthodes de propagande de Cohn-Bendit...

Ce qui est sûr pour moi, c'est que débattre avec Mélenchon est extrêmement dangereux pour tout libéral, tout social-démocrate et tout défenseur de l'Europe libérale, c'est pourquoi ses adversaires cherchent à tout prix à le descendre sans avoir à confronter ses arguments. C'est plus pratique, et c'est apparemment efficace, vu qu'on retrouve tous les préjugés sur Mélenchon jusque sur @si.

"Vaudrait quand même mieux essayer de voir ce que tous les partis de gauche peuvent avoir en commun, mais bon"

En voilà une bonne ! Vous connaissez le Front de Gauche et les intentions de Mélenchon depuis 2005 ? Il a même appelé EÉ et Les Verts à s'allier au Front de Gauche, pour être ensuite comparé à Le Pen par Cohn-Bendit ! Vous pouvez lire cet article à ce sujet.

“Vous allez me dire 50% des Européens ça va être très dur aussi. Ba oui mais avec des gens diplomates comme Hessel ça ira quand même mieux, et au moins quand ça sera le cas, on pourra vraiment faire quelque chose de bien. Car la France toute seule ça me parait difficile.”

Mais pas du tout, vouloir “convaincre”, sans passer par la démocratie, je-ne-sais-combien de gouvernements d'abandonner d'un coup le libéralisme et d'être bien sages, ou bien vouloir “convaincre”, si l'on choisit la démocratie - cette plaie pour l'Europe libérale -, au moins 250 millions de citoyens, alors qu'on soutient l'Europe libérale de mèche avec le FMI, et ses projets hallucinants de contrôle des budgets nationaux, ce sera forcément plus facile qu'avoir un projet anti-libéral cohérent et de convaincre d'abord 25% des électeurs français, puis 51% d'entre eux, en les éduquant en économie et en les incitant à lire tout simplement les propositions du Front de Gauche, c'est sûr. Au moins, l'objectif du Front de Gauche est juste et cohérent, et est le plus réaliste aujourd'hui selon moi, quand on veut défendre l'intérêt général maintenant, mais aussi à moyen et long terme. Notre seule chance, c'est la gauche de combat.

L'argument “la France ne peut être une île isolée des autres pays libéraux” est, pardonnez-moi, d'une bêtise crasse. C'est l'argument de la droite pour que rien ne change et que les libéraux puissent tranquillement continuer à défendre la “liberté” du fric au détriment des peuples. Quand la gauche de combat sera élue à la tête du pays, ce sera bien sûr difficile, mais la France rayonnera par son originalité et l'audace de son peuple. Elle donnera sûrement de la force à d'autres peuples, car oui, nous croyons encore, nous, à la démocratie et à la république. Les autres États libéraux tenteront de faire pression sur nous, comme les monarchistes de toute l'Europe l'ont fait après la Révolution, mais nous résisterons contre l'oppression, car il le faut : je vous rappelle qu'il y a urgence écologique, économique et sociale. EÉLV n'arrête d'ailleurs pas de le répéter, ce qui est en totale contradiction avec ce qu'ils proposent pour agir : attendre de convaincre je-ne-sais-combien de pays par de belles paroles, en ayant le moins recours possible à la démocratie, c'est un comble pour un parti qui veut faire passer Mélenchon pour un dangereux communiste couteau-entre-les-dents et totalement irréaliste.

“les autres Européens ne sont pas tous les affreux libéraux qu'on nous présente.”

Bien sûr que non, si on compte aussi les sociaux-démocrates qui se plient au libéralisme économique, il y a seulement l'Allemagne, l'Angleterre, l'Irlande, la Grèce, l'Italie, la Pologne, la Suède, la Finlande, les Pays-Bas, la Belgique, l'Autriche, la République Tchèque, La Roumanie, et pour l'instant la France, sans parler des petits problèmes que posent le Traité de Lisbonne, les projets de contrôle des budgets nationaux, les États-Unis, la finance internationale et le FMI qui planent au-dessus de nos têtes. J'oublie aussi quelques pays de l'est comme la Hongrie. Rien de grave. Tiens, j'ai trouvé cette jolie carte interactive sur un site de droite : http://www.la-croix.com/documents/doc.jsp?docId=2374630&rubId=47608 . Ces données datent de 2004 ; il faut savoir que ça a largement empiré depuis.


“je suis vraiment désolée que vous ayez eu de mauvaises expériences de dialogue avec des gens d'Europe Ecologie. Mais quand je vois ce qui se passe sur un site comme celui ci je me dis que le mépris apparait très rapidement, alors que souvent les idées sont très peu différentes (ou en tout cas c'est ce qu'il me semble car les gens utilisent un langage tellement soigné que j'ai parfois du mal à comprendre où ils veulent en venir exactement.)”


J'en ai eu aussi de bonnes ; je n'ai jamais dit que tous les gens d'EÉLV étaient pourris et ignorants. Il y a des gens très sincères et très gentils avec qui on peut dialoguer, jusqu'à un certain point, malheureusement. Avant vous, je n'avais jamais “discuté” avec un militant ou sympathisant d'EÉLV sur Internet. Je parlais d'expériences en tête à tête. Je pense que les constats et les idées sont très souvent similaires, mais que les solutions proposées sont radicalement différentes, et qu'EÉLV reste flou et se contredit sur ce point essentiel, ce qui est dommage, car ses membres sont souvent excellents à l'échelle locale et dans des actions ponctuelles nécessaires. Malheureusement, leur cheval de bataille qu'est l'Europe est un désastre complet qu'ils ne veulent pas admettre. Il le faut pourtant, car il y a urgence, et l'intérêt général doit passer avant toute histoire d'orgueil.
Dès les premières phrases j'ai bondi ! Je rejette la "voie démocratique" ? Mais n'importe quoi ! A l'échelle européenne aussi y a des élections ! Europe écologie a des élus européens qui au Parlement européen bossent ! "Convaincre qui ?" convaincre les électeurs bien sur ! Les électeurs français, mais aussi européens ! C'est pas parce que je suis pas aux pieds de Mélanchon que je suis copine avec les banquiers, le FMI et compagnie ! Vous dites bien connaitre Europe Ecologie mais vous ne devez pas suivre les combats que leurs représentants mènent au Parlement européen.
Après en ce qui concerne Mélanchon ne croyez pas que j'en fais un sale révolutionnaire, le couteau entre les dents, déjà parce que les révolutionnaires j'ai aussi de l'intérêt à les écouter et de l'autre parce que je trouve que Mélanchon a souvent raison. Vous me dites : on ne peut le réduire aux quelques fois où il s'énerve, surtout que ce sont ses adversaires qui le poussent à s'énerver. Attendez, il faut choisir un autre porte parole dans ce cas, qui s'enerve moins facilement comme ça, car je trouve, et beaucoup de gens aussi que ça donne une mauvaise image de lui. Après je suis d'accord c'est quelqu'un de très intelligent, vous me demandez de m'intéresser de plus près à ce qu'il dit en dehors de ses sorties médiatiques. Mais je l'ai déjà fait, je le referai, mais pensez vous que c'est le cas de tous les électeurs français ? Pour moi pour être élu la meilleure manière n'est pas de faire des coups d'éclat, après j'ai peut-être tort, mais je préfère une campagne comme celle d'Europe Ecologie lors des élections européennes qui faisait appel à l'intelligence des gens. Je dis pas que ça va convaincre en deux secondes tout le monde, je sais bien qu'ils n'ont pas encore réussi à faire appel aux classes populaires mais je pense que c'est possible.
Ce qui me gène peut-être avec Mélanchon c'est qu'il est bien sur de lui, forcement quand on est aussi sur de soi, on ne peut que parler avec véhémence; avec certitude, voire avec mépris quand on n'est pas d'accord avec vous. Moi je reconnais ne pas tout savoir et j'aime Europe Ecologie car ils me donnent l'impression de ne pas être certains, de chercher encore. J'aime ce travail de recherche. (Bien sur il ne fait pas de doutes que tous les militants d'EE ne sont pas comme ça ! Visiblement vous en avez rencontré !) Ca donne une impression de flou, très certainement, mais dire à la fois que EE est flou et en même temps qu'ils sont à la solde du grand capital c'est contradictoire ! Chercher une troisième voie c'est à ce point méprisable ? S'il vous plaît on n'est pas si différents !
En ce qui concerne les débats entre différents partis de gauche, vous êtes vraisemblablement plus au courant que moi. Je ne crois juste pas que le dialogue soit impossible avec des libéraux, y a quand même des gens qui sont passé de la droite à la gauche, même si c'est plus rare que l'inverse. Sinon comment voulez vous rallier 51% des Français ? Il va bien falloir convaincre aussi ceux-là.
Sur Cécile Dufflot, elle estime que la différence entre socialistes et EE est le productivisme. Or il faut bien se mettre d'accord sur ce point pour pouvoir combattre ensemble ! (encore une fois désolée je ne donne raison à personne, beaucoup d'écolos m'énervent par leur vision caricaturale) Après bien sur qu'elle est pour une politique sociale et l'intéret général !
Désolée je ne dois pas répondre à tout, il faut dire que vous n'avez pas répondu en deux lignes (sourire) et que j'ai tendance à être assez fouilli, vous avez du le remarquer.
Sur l'Europe c'est quand même drôle : Je vous parle d'Européens, vous me répondez par des Etats. Que des libéraux, la France aussi. Bon dans ce cas et EE et le Parti de Gauche sont dans la merde ! Moi je parlais des gens qui ne sont pas tous libéraux, c'est pourquoi je crois à des partis qui vont au delà des frontières des Etats.

Je désespère un peu de me faire comprendre, vu comme vous avez interprété mon opinion sur la démocratie. Et visiblement je suis d'une bêtise crasse aussi. En même temps comparer la France future mélanchonnienne (quand ? comment?) à la France révolutionnaire me fait tristement sourire j'espère que vous ne reproduirez pas les mêmes erreurs, j'en ai un peu marre des Napoléons, et c'est bien à cause de la guerre qu'il est arrivé celui là, on aurait mieux fait d'écouter Robespierre ! Et puis bon je comprends toujours pas pourquoi vous voulez pas tout de suite parler aux autres peuples plutôt que d'attendre le jour où vous serez au pouvoir. Si on peut convaincre les Français je vois pas pourquoi on peut pas convaincre les autres !