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Vite Dit Les "vite dit" sont tous les contenus des médias français et étrangers qui nous semblent dignes d’être signalés. Si nécessaire, ils feront l'objet d'un traitement approfondi dans nos articles payants. La page des "vite dit" a pour fonction de donner aux non-abonnés une impression des centres d’intérêt du site. La page des "vite dit" est très fréquemment actualisée au cours de la journée.
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Plier/déplier 09h15 le neuf-quinze
Morelle : le cirage qui a mis le feu aux poudres
Par Daniel Schneidermann le 18/04/2014

Bien joué ! Se faire cirer les chaussures par un cireur professionnel n'est pas un délit. Fût-ce dans les murs de l'Elysée. Fût-ce quand on est le conseiller d'un président "socialiste". Fût-ce quand ce président vient de bloquer les pensions, les prestations sociales, et les salaires des fonctionnaires. Fût-ce en ayant "privatisé", pour la séance de cirage, un des salons de l'Hôtel Marigny, avec ses "dorures". Mais l'image mentale de cette scène, qui ouvre l'enquête de Mediapart sur le conseiller présidentiel Aquilino Morelle, est si évocatrice, si puissante, si "cinématographique", qu'elle colore immédiatement le reste de l'article, et en constitue l'irrésistible bélier.

Car la suite de l'enquête, elle, est incontestablement plus grave. Alors membre de l'IGAS (inspection générale des affaires sociales) Morelle aurait, dans le même temps, collaboré avec des labos pharmaceutiques. Le conflit d'intérêt, s'il est confirmé, est patent. Mais sans l'épisode du cireur, et ses déclinaisons manifestement relatées par de nombreuses sources élyséennes (la fréquentation d'un hammam "dans les heures de bureau", l'abus des grands crus de la cave de l'Elysée, le rudoiement du petit personnel, la mise à disposition de son fils des voitures de fonction), l'enquête de Mediapart se serait-elle répandue, toute la journée d'hier, comme une trainée de cirage, jusque sur le plateau du Grand Journal de Canal+ ? C'est donc très délibérément, et avec un savoir-faire qui s'affine de scoop en scoop, que Mediapart ouvre son enquête sur la scène du cirage, avec un incipit qui tutoie la littérature véritable ("La première fois que David Ysebaert a ciré les chaussures d’Aquilino Morelle, c’était au Bon Marché, dans le VIIe arrondissement de Paris"), comme pour chuchoter au lecteur : c'est un roman, que nous allons te raconter, mais un roman où tout est vrai.

Dans le scandale Morelle, l'image du conseiller socialiste offrant sous les dorures son pied au forçat du cirage, remplit la même fonction que le verbatim relâché de la conversation téléphonique Cahuzac ("ça me fait chier d'avoir un compte ouvert là-bas, c'est pas forcément la plus planquée des banques"), ou l'articulation exagérée de Patrice de Maistre dans les bandes Bettencourt, qui souligne la surdité de sa patronne, en passant par les montres de Julien Dray ou les bottines orthopédiques de Roland Dumas. Que Cahuzac détienne des comptes à l'étranger ne suffit pas à nous indigner. Il faut encore qu'il dise "ça me fait chier" au téléphone. L'idée même de comportements scandaleux est désormais inopérante. Il nous faut le son, et l'image. Il nous faut les petits détails de la vie, qui vont déchainer les galopades de l'imagination. Bien joué !


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Plier/déplier 17h57 suivi
Cahuzac : Moscovici retire une plainte contre Valeurs Actuelles
Par la rédaction le 17/04/2014

Pierre Moscovici, ancien ministre de l'Economie a retiré sa plainte contre Valeurs Actuelles. L'hebdomadaire avait mis en cause Moscovici alors ministre (et critiqué à l'époque) à propos de l'affaire Cahuzac et l'avait accusé d'avoir été au courant de l'existence du compte suisse de Cahuzac.

Des excuses suffisantes pour Moscovici. L'ancien ministre de l'Economie qui avait porté plainte en diffamation contre Valeurs Actuelles a finalement retiré sa plainte, après les excuses publiées dans le dernier numéro de l'hebdomadaire. Valeurs Actuelles dit regretter que son papier initial "ait pu sembler mettre en cause l'intégrité personnelle de Pierre Moscovici ou des fonctionnaires de l'administration fiscale" et ajoute "Cet article laissait notamment penser que des agents de Bercy avaient pu à la demande de Pierre Moscovici, se rendre en Suisse pour enquêter, ce qui est bien évidemment inexact".

Le 11 avril 2013, Valeurs Actuelles avait accusé Moscovici d'avoir su dès décembre 2012 que le ministre du Budget avait eu un compte secret en Suisse, soit bien avant les aveux le 2 avril 2013 de Jérôme Cahuzac.

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Plier/déplier 17h54 buzz
Angleterre : intox aux rats géants
Par la rédaction le 17/04/2014

"Des super-rats mutants envahissent Liverpool. Les rongeurs géants résistent au poison". C’est ce qu’apprenaient les lecteurs du Liverpool Echo, au saut du lit, dimanche 13 avril. Accompagnant l’article: la photo d’un rat géant, tenu par la queue par un individu. Un cliché fort ressemblant à celui d’un papier du Ham & High, pris en mai 2013 par le jeune londonien Adrian Whitaker.

Les rats géants envahissent-ils Liverpool ? Problème : même recadré, le cliché posté par le Liverpool Echo, légendé "un des rats géants", est reconnaissable. Il s'agit d'une photo prise en mai 2013 au Nord de Londres par Adrian Whitaker, figurant lui-même dessus. Elle avait d'ailleurs fait l'objet d'un article par le Ham & High. Sur le cliché du Ham & High (qui date donc d’un an), le rongeur était mort, comme l’indiquait l’article.

Etrange alors de la retrouver en Une du tabloïd pour une affaire d'invasion de rats géants des rues de Liverpool, le 13 avril 2014.

 


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L'article du Liverpool Echo du 13 avril 2014 (à gauche). Celui du Ham & High daté du 23 mai 2013 (à droite).

 


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Adrian Whitaker, en possession de la version papier du Daily Mirror du 14 avril 2014, intitulé "Epidémie de rats géants en Grande-Bretagne"

De très nombreux médias britanniques : Le Daily Mirror, Le Huffington Post (UK), le Dailymail, Metro… ont tous repris l’info sans vérifier et élargissant même le phénomène à l'échelle nationale. Adrian Whitaker, l'auteur originel du cliché, s’est dit choqué.

Et la duperie ne s’arrête pas là. Outre la photo, l'information délivrée par le Liverpool Echo est fausse. Le personnel chargé de dératiser la ville de Liverpool n’aurait jamais, ne serait-ce qu’entrevu, un rat de cette taille dans ses rues. C'est ce que rapporte le site Liverpool Confidential, qui a mené l'enquête. Interrogé par ledit site, le conseil municipal de Liverpool dénonce la supercherie : "Les rumeurs selon lesquelles Liverpool serait envahi par des super-rats mutants ne sont basées sur aucun fait établi. Même s’il est vrai que le nombre d’interventions de dératisation a quelque peu augmenté l’année dernière, le chiffre reste constant sur les dernières années. De plus, nous n’avons pas remarqué que les rats étaient plus gros qu’auparavant, ni qu’ils résistaient au poison que l'on utilise."

Le Liverpool Echo et le Daily Mirror, qui avaient propagé la rumeur, ont finalement retiré l’article de leurs sites.

Par Marion Saive

Ce n'est pas la première fois que le Daily Mirror est épinglé pour une histoire de détournement de photo. L'occasion de relire la chronique d'Alain Korkos intitulée "Le Daily Mirror et le ver de terre".


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