Vite-Dit

Les "vite-dit" sont tous les contenus des médias français et étrangers qui nous semblent dignes d’être signalés. Si nécessaire, ils feront l'objet d'un traitement approfondi dans nos articles payants. La page des "vite-dit" a pour fonction de donner aux non-abonnés une impression des centres d’intérêt du site. La page des "vite-dit" est très fréquemment actualisée au cours de la journée.

Déplier tous les Vite dit Replier tout

12h00 suivi

Ruffin votera Macron, mais "n'appelle à rien du tout"

Par
Capucine Truong le 29/04/2017

Interrogé par Elise Lucet dans l'émission Envoyé Spécial du 27 avril consacrée au combat des ouvriers de Whirlpool, François Ruffin, journaliste et candidat aux législatives dans la Somme, a déclaré qu'il voterait Macron au second tour de l'élection présidentielle pour faire barrage au Front National. Sans toutefois, tient-il à préciser, appeler quiconque à le faire.

Ceux qui regardaient la télévision mercredi dernier ont du voir ces images d'Emmanuel Macron assailli par la foule des journalistes et des ouvriers de l'usine Whirlpool, menacée de délocalisation. (Pour ceux qui ne l'ont pas vu, c'est ici) Ils ont du voir aussi ce container rouge sur lequel Macron a même songé monter, et se dire qu'il ressemblait fort à celui d'Elise Lucet, de l'émission Envoyé Spécial. Et... c'était bien celui là.

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François Ruffin était l'invité d'Elise Lucet dans le dernier numéro d'Envoyé Spécial consacré au cas Whirlpool. Interrogé sur le nom qui figurerait sur son bulletin de vote au second tour de l'élection présidentielle, opposant Marine Le Pen à Emmanuel Macron, Ruffin a eu une réponse contrastée : "C'est un peu comme lorsque vous allez aux toilettes, vous aimez bien fermer la porte. Là c'est le principe de l'isoloir, c'est qu'il y a un rideau, parce que c'est quand même pas la première fois que je devais avoir à faire un geste dont je ne suis pas fier au 2e tour d'une l'élection, mais néanmoins, quand bien même je vais glisser un bulletin Emmanuel Macron dans l'urne, qui n'a pas besoin de ma voix pour être élu parce que je pense qu'il le sera, je serai un opposant ferme à Emmanuel Macron dès le 8 mai au matin. D'ailleurs, je le suis déjà."

De nombreux titres de presse ont immédiatement repris l'information, comme Les Inrocks, Le Figaro, Le Lab d'Europe 1, ou l'Obs.

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Le candidat aux législatives dans son fief de la Somme s'en est amusé sur son site internet. "Je souffre d'une maladie grave : Laurent Joffrin approuve mon "bon sens", L'Obs me juge "responsable", même Jean-Michel Aphatie salue une "décision ferme (...) Micros et stylos me courent aujourd'hui après pour que "j'appelle à voter Macron". Or, je n'appelle à rien du tout. Je ne délivre aucune consigne à personne."

Il a ensuite précisé sa position. "J'ai oeuvré de mon mieux pour nous éviter ce dilemme entre la peste et le choléra. Mais nous y voilà: la peste ou le choléra. Et oui, malgré moi, en mon âme et conscience, je choisis. La mort dans l'âme et la rage au ventre." Pour lui, pas question néanmoins de se rendre. Le véritable combat se mènera dès le lendemain du second tour, pour vaincre aussi bien Macron que Le Pen. "En rouvrant une espérance, généreuse, combative et populaire."

L'occasion de revoir notre émission avec Emmanuel Todd, historien et démographe et Olivier Tonneau, professeur de littérature française à Cambridge : "Je prends le risque. Je vais m'abstenir. Dans la joie."

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09h54 suivi

Négationnisme / FN : Jalkh écarté, mais...

Par
la rédaction le 29/04/2017

Auteur de propos négationnistes dans une revue universitaire parue en 2005, celui qui devait être le président par interim du Front National après la "mise en retrait" de Marine Le Pen n'assurera finalement pas cette fonction.

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Le Monde, 28/04/2017

L'interim fut de courte durée. Nommé président du Front National après la "mise en retrait" de Marine Le Pen, annoncée au 20h de TF1 le 24 avril, Jalkh n'assurera en fait pas cette fonction. Il sera remplacé par le maire de Hénin-Beaumont, Steeve Briois. La nouvelle a été annoncée par Louis Alliot, ce 28 avril, sur BFMTV.

Le 25 avril, comme le racontait @si, Laurent de Boissieu, journaliste politique au quotidien La Croix, tweetait une citation dans laquelle le nouveau président du FN semblait nier l'utilisation, par les nazis, du Zyklon B pendant la seconde guerre mondiale. Ces propos sont issus de la revue universitaire Le Temps des Savoirs. Dans un numéro publié en 2005, Jalkh était interrogé par la chercheuse Magali Boumaza sur Faurisson, et ses écrits négationnistes. Et déclarait : "Moi il se fait que j’ai été amené à lire, par exemple, des ouvrages de gens qui sont des négationnistes ou des révisionnistes. Bon, ben moi, honnêtement, moi, je ne suis pas négationniste, mais je dis moi, quelque chose qui m’a énormément surpris, dans les travaux d’un négationniste ou d’un révisionniste sérieux, ce qui justement m’a surpris c’est le sérieux et la rigueur, je dirais, de l’argumentation. Bon, même un type comme Faurisson, par exemple, qui est professeur à la faculté à Lyon, il est professeur de faculté, il est quand même prof, etc".

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Avant de déclarer, à propos du Zyklon B, utilisé dans les chambres à gaz pendant la seconde guerre mondiale : "Sur l’utilisation d’un gaz, par exemple, qu’on appelle le Zyklon B., moi, je considère que d’un point de vue technique il est impossible, je dis bien impossible de l’utiliser dans des […] exterminations de masse. Pourquoi? Parce qu’il faut plusieurs jours avant de décontaminer un local qui a été… où l’on a utilisé du Zyklon B".

Contactée par BuzzFeed, Boumaza assure que Jalkh a bien tenu ses propos, et qu'elle en détient les enregistrements. Contacté par Le Monde, le président par interim du FN ne se souvient pas de cet entretien.

Si le président par interim du FN se retire, figure toujours dans l'équipe de campagne de Marine Le Pen, Frédéric Chatillon. "Ami de longue date de Marine Le Pen, il rencontre la future présidente du FN sur les bancs de la faculté d'Assas au début des années 1990. Il dirige alors le GUD, un syndicat étudiant d'extrême droite, dont il assume le tournant antisioniste. Il assure avec ses amis la protection des négationnistes Robert Faurisson et Roger Garaudy à l'occasion de leur procès, tout en travaillant pour la librairie révisionniste Ogmios", rappelle Le Monde ce 24 avril.

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18h27 lu

Présidentielle : RT et Sputnik non accrédités au QG de Macron

Par
Juliette Gramaglia le 27/04/2017

Russia Today et Sputnik pas les bienvenus chez En Marche ? La porte-parole du ministère des affaires étrangères de Russie, Maria Zakharova, a qualifié ce jeudi de "révoltante" la décision de l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron de ne pas accréditer Sputnik et RT France pour la soirée électorale du premier tour. Les deux médias russes, sur lesquels @si s'était longuement penchés, n'ont pas été admis dans le QG de campagne du candidat, dimanche dernier, lors du premier de l'élection.


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RT France, 23 avril 2017

Comme l'expliquent Sputnik et RT France, leurs journalistes, malgré leurs demandes par mail au préalable, n'ont pas été accrédités. Arrivés sur place, ils n'ont donc pas été admis. Une décision qui, pour la porte-parole du ministère russe des Affaires Etrangères Zakharova, "est une discrimination ciblée et manifeste des médias russes de la part du candidat à la présidentielle".

Des relations tendues entre En Marche et les médias russes

Les relations entre Macron et les deux médias russes sont tendues depuis le début de la campagne. L'équipe du candidat a accusé à plusieurs reprises Sputnik et RT France de propager des fausses informations sur Macron. Le 13 février dernier,  l'un des porte-parole de Macron, Benjamin Griveaux, s'en était pris aux deux médias. Sur Public Sénat, il avait attaqué "Russia Today [RT], comme par hasard, et Sputnik, deux sites contrôlés à 100% par l’État russe et qui depuis des semaines et des mois calomnient certains candidats, en particulier Emmanuel Macron", tandis que d'autres candidats, comme François Fillon, étaient plus épargnés.

Sputnik avait notamment interrogé le député LR Nicolas Dhuicq, secrétaire du groupe d’amitié France-Russie à l’Assemblée nationale, qui avait fait de lourds sous-entendus sur la vie privée du candidat d'En Marche : "Il y a un riche lobby gay derrière lui. Cela veut tout dire", avait-il déclaré dans une interview titrée "L'ancien ministre de l’Économie Macron pourrait être un «agent américain» qui fait du lobbying pour les intérêts des banques". L'équipe du candidat d'En Marche avait également accusé la Russie d'avoir mené des "attaques" sur les serveurs du mouvement, sans pour autant apporter de preuves tangibles à cette affirmation.

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18h25 lu

Macron / "mains sales" : l'intox s'inspirait du Gorafi (Le Monde)

Par
la rédaction le 27/04/2017

"Avec nos mains sales… Vous nous serrez la main Monsieur Macron, avec nos mains sales?" Voilà une remarque en forme de critique qu’a dû affronter à plusieurs reprises le candidat d’En Marche, hier. Lors de la folle journée qui l’a conduit à venir discuter avec les employés de Whirlpool sur le parking de l’usine d'Amiens, après la visite surprise de Marine Le Pen, Macron a été interpellé par des salariés sur son supposé refus de saluer les ouvriers. "J’ai pas envie de lui parler, après je vais lui salir les mains", lui lance ainsi, parmi d’autres, un salarié de Whirlpool.

Macron qui refuserait de serrer la main des ouvriers ? Face à cette accusation, le candidat à tenté de s’expliquer. Madame, j’ai toujours serré les mains, de qui que ce soit…”, explique-t-il à une salariée. Et quand celle-ci lui objecte que ce n’est pas ce qu’il avait dit, il insiste : non, il n’a "jamais prononcé un mot comme celui-ci". Mais d’où sort cette accusation ? "Cette scène, répétée à au moins quatre reprises, fait en réalité écho à de fausses informations qui ont circulé en ligne et semblent avoir touché l’image du candidat", expliquent ce jeudi les Décodeurs du Monde.

En cause : un article du site parodique Le Gorafi de juin 2016, partagé près de 600 000 fois sur Facebook et titré "Emmanuel Macron : «Quand je serre la main d’un pauvre, je me sens sale pour toute la journée»".


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L’article qui prêtait ces propos à Macron était certes à prendre au second degré, cependant les Décodeurs du Monde ont retrouvé trace de nombreux partages plus récents faisant de l’article parodique une info supposée réelle. Où ? Sur des pages Facebook d’extrême droite telles la page Vladimir Poutine-Fan Club ou le site pro-frontiste Riposte laïque. Un site qui, explique Le Monde, "a repris ces pseudo citations le 1er avril, en jouant sur l’ambiguïté, ce qui a contribué à les faire circuler dans un contexte électoral. "

Mais ce n’est pas tout, racontent les Décodeurs qui rappellent qu’une vidéo virale, notamment partagée par certains sites tels bellacio.org ou par le compte twitter de RidiculeTV, a elle aussi pu accréditer cette idée. "On y voit Emmanuel Macron rentrer à l’arrière d’une voiture, sortir des lingettes, et s’essuyer les mains, prétendument après avoir serré les mains d’ouvriers", décrit Le Monde.

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D’où sort cette vidéo ? C’est un extrait du documentaire Emmanuel Macron, la stratégie du météore, portrait macronolâtre du candidat (dont vous parlions ici) produit par Emmanuel Chain pour France 3. Sauf que voilà, il s’agit en réalité d’une séquence tronquée, comme le pointent les Décodeurs : "lorsque l’on regarde la scène en entier, on s’aperçoit qu’Emmanuel Macron s’essuyait les mains… parce qu’il venait de prendre une anguille dans ses mains lors d’une rencontre avec des pêcheurs".



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17h32 suivi

Whirlpool : croissants, tracts et sifflets fournis par le FN (BFMTV)

Par
la rédaction le 27/04/2017

Sur le site de Whirlpool hier, qui d’Emmanuel Macron et de Marine Le Pen a gagné le match des images ? Nous vous racontions hier cette folle journée durant laquelle le candidat d’En Marche et la candidate du FN se sont tour à tour pressés au chevet des employés en grève du site d’Amiens, sous l’oeil des chaînes d’info. Dans un reportage diffusé ce jeudi, la journaliste de BFMTV, Samia Brakhlia, présente sur place, dévoile les coulisses de ce jour où, selon le matinaute, Macron a évité la débâcle.

La visite surprise de Le Pen auprès des salariés, si surprise que ça ? Pas vraiment. L'opération a, en réalité, été savamment préméditée par le FN. "Le matin même vers 10 heures, le FN avait préparé le terrain", explique Brakhlia. Aux avant-postes hier, Eric Richermoz, conseiller régional frontiste (reçu sur notre plateau en février) et l’élue municipale FN Sylvie Chopin, "se sont chargés de dorloter" les salariés de Whirlpool. Le reportage de la journaliste de BFM montre que dès 10 heures, l’équipe du FN avait apporté croissants et tracts aux employés sur le piquet de grève. Sur les images, on voit ainsi Richermoz siroter une bière aux côtés des employés sur le parking de l’usine.

Résultat de cette opération séduction ? Les images des chaînes d’info diffusées hier : on y voit une Le Pen accueillie sous les hourras, et qui enchaine les selfies avec des ouvrières, tandis qu’au même moment, on montre Macron attablé dans une salle à demi-vide avec la chefferie syndicale. En seulement 20 minutes sur place, Le Pen a doublé le candidat d'En Marche. Du moins dans les esprits, car comme l'explique un délégué syndical CFE-CGC, interrogé par Brakhlia, Macron avait prévenu dès le début de sa réunion à midi (et donc avant que Le Pen ne fasse irruption) qu’il comptait se rendre auprès des employés à 14h30. Quoiqu’il en soit, l’image est dévastatrice : lorsqu’à 15 heures, Macron arrive à son tour auprès des employés, c'est non pas sous les applaudissements, mais c’est sous les sifflets. Des sifflets fournis... par des militants du FN, confie une employée de l’usine au micro de Brakhlia.

L'occasion de lire notre article : "Whirlpool : guerre d'images à Amiens entre Macron et Le Pen" et le billet de Daniel Schneidermann : "Le jour où Macron a évité la débâcle"

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17h29 Hors Série

L'idée progressive des luttes "complètement fictive" (Magliani-Belkacem/Hors-Série)

Par
la rédaction le 27/04/2017

Les femmes libérées les premières ? Ce n'est pas l'avis de Stella Magliani-Belkacem, auteure de Pour un féminisme de la totalité, paru aux éditions Amsterdam, et invitée de l'émission Dans le texte, visible sur notre site partenaire Hors-Série. "On a eu une idée progressive des luttes qui est complètement fictive, mais par contre qu'on nous vend matin, midi et soir. C'est à dire qu'aujourd'hui la question démocratique est toujours posée comme ça :« On a libéré les différentes fractions couche par couche. Donc d'abord, il y a eu les femmes, puis les colonisés, les pédés et bientôt les gouines ». Et l'auteure de prendre l'exemple d'Alexandra Kollontaï, militante féministe bolchévique russe de la fin du XIXe : "Au moment où elle propose une politique bolchévique féministe, il y a aussi une réflexion sur la question raciale".

L'occasion de voir l'intégralité de cette émission : "Pour un féminisme de la totalité"

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12h24 vous n'êtes pas obligés

Poignée de main polémique entre Elkrief et Macron

Par
la rédaction le 27/04/2017

De la bonne interprétation d'une poignée de main. Ruth Elkrief était à Arras ce 26 avril pour suivre le meeting d'Emmanuel Macron, de retour d'une journée intense à Amiens, et interviewer le candidat juste avant son discours. L'entretien dure une dizaine de minutes. Elkrief revient sur la guerre d'images contre Le Pen sur le site de Whirlpool à Amiens et lui demande si ce n'est pas la candidate frontiste qui donne le tempo de cette campagne. Jusque là, rien à signaler.

C'est ensuite que les choses se gâtent. Après un court retour plateau pour revenir sur la journée, BFM retourne à Arras. Le meeting de Macron est sur le point de commencer. "On va retourner voir Ruth Elkrief qui est avec nous en direct d'Arras, puisqu'elle vient de discuter, de dialoguer avec Emmanuel Macron, avant que nous écoutions son discours". L'éditorialiste, ne se sachant peut-être pas filmée, sourit à quelqu'un sur sa droite puis serre une main. Quelques secondes plus tard, la silhouette de Macron apparaît à l'écran.

Sur Twitter, plusieurs comptes, majoritairement des militants FN, dénoncent une poignée de main "scandaleuse", preuve d'une "connivence médiatique pleinement assumée". De quoi pousser Elkrief à réagir. A 23h26, elle publie sur Twitter le message suivant : "Poignée de main rapide en fin d'interview. Candidat en retard. Mauvaise interprétation".

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14h35 vu

Le Pen huée sur BFM, TF1 et LCI, mais pas sur France 2 et Cnews

Par
Capucine Truong le 26/04/2017

La visite de Marine Le Pen mardi 25 avril à Rungis a été couverte par toutes les chaînes d'information (sauf France 3), mais pas de la même manière. Alors que BFMtv, LCI et TF1 ont rendu compte des huées et du concert de klaxons accompagnant la candidate dans la halle aux fruits de légumes, France 2 et CNews ont fait l'impasse.

Le matin du 25 avril, Marine Le Pen était à Rungis. Elle rendait visite aux commerçants de la halle qui irrigue toute la France en produits frais. Tout se passait bien jusqu'à ce que, arrivée à la halle aux fruits et aux légumes, un concert de klaxons et de sifflements l'accueillent. Un journaliste de l'AFP a même reçu une tomate, esquivée par la candidate. Les chaînes d'info, comme de juste, ont couvert l'événement. Mais pas toutes de la même manière. Sur LCI et TF1, les huées et les sifflements apparaîssent à l'image. Le journaliste de TF1 décrit un "accueil plutôt bienveillant dans l'ensemble, avec quelques sifflets en fin de parcours". De même, sur BFMTv, la candidate termine sa visite aux "fruits et légumes" où, commente le journaliste avec euphémisme, "l'accueil est mitigé" : à l'image, on entend des commerçants qui huent la candidate, et "des sifflets".

Sur france 2 et cnews, point de sifflets

Mais lorsqu'on passe sur France 2, point de sifflets. Marine Le Pen était à "Rungis, très tôt ce matin, sur le plus grand marché de produits frais du monde, elle s'en est pris à Emmanuel Macron, qui selon elle, incarne le libre-échange total." Image de la candidate au milieu de carcasses. Discussion avec des bouchers qui veulent "ramener les frontières" contre la "concurrence déloyale", et prendre une selfie. Et ? Rien d'autre. On voit la candidate longer le rayon fromage, on entend de vagues éclats de voix en fond... puis le plan coupe, et repasse sur Le Pen qui fustige Macron, semblable à un "manager de grande entreprise."

Cnews aussi rend compte de la visite de la candidate, sans montrer les huées. Ce n'est qu'"une visite de deux heures pour Marine Le Pen, ponctuée de selfies au milieu des ouvriers du marché, le coeur de sa cible électorale. 40% des ouvriers ont voté Marine Le Pen au premier tour." Les autres, on ne les verra pas sur Cnews, ni sur France 2.

(Avec Manon Benlolo)

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14h34 vu

Front républicain : Ferroni coincée par Cohen ? La chroniqueuse s'explique

Par
Manuel Vicuña le 26/04/2017

Elle n’est pas contente, Nicole Ferroni. La raison ? Elle l’explique ce matin à l’antenne de France Inter en toute fin de matinale. Alors que le 7-9 de la radio publique arbitrait ce mercredi le duel des conseillers économiques de Marine Le Pen et d’Emmanuel Macron, invités sur le plateau, l’humoriste débute sa chronique de fin d’émission en apostrophant Patrick Cohen: "Je suis sidéré par votre agissement par votre comportement, de me faire ça à moi, de me demander de chroniquer ce matin sur les programmes économiques de Monsieur Macron et de Madame Le Pen."


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Face à un Cohen qui lui répond "non, je ne vous ai pas demandé ça", la chroniqueuse poursuit : "Là, vous me coincez de bon matin entre les programmes de Monsieur Macron et de Madame Le Pen (...) Ça ne me va pas du tout Monsieur Cohen, vous me mettez dans une posture tellement inconfortable que je ne vois pas comment je vais pouvoir faire ma chronique." L’humoriste annonce d’emblée: "bien sûr, le front qui abrite mes faibles neurones, est bien plus républicain que national..." Mais elle ajoute: "en même temps, vous attendez quoi de moi ? Que je soutienne le programme économique de Monsieur Macron?" Ferroni fait mine de s’étrangler, elle qui a longueur de chronique n’a cessé de dézinguer la politique libérale portée aujourd’hui par le candidat d’En Marche. Défense de l’accord CETA, suppression de 120 000 emplois dans la fonction publique : Ferroni égrène par le menu les mesures de Macron qui lui semble impossible de défendre.

"Si je me mettais à vociférer ça dans une chronique, je sais ce qu’on me dirait...", la chroniqueuse désamorce d’emblée les critiques : "Moi faire le jeu du Front National, non je ne fais pas le jeu du Front National car le Front national n’a pas besoin de moi, il se joue de lui-même, il suffit de regarder quelques uns des 144 engagements de Madame Le Pen". Et Ferroni de dénoncer point par point les incohérences du programme Le Pen. La cohérence c’est comme la charité, quand c’est bien ordonné, ça commence par soi-même, alors avant d’évaluer le coût de l’immigration demandez vous combien coûte les agissements de votre parti". Et l’humoriste de conclure sa chronique d’un "Oui j’irai voter ce dimanche 7 mai, mais par contre ne comptez pas sur moi ce matin pour faire une chronique".

"À l’origine, je pensais faire une chronique sur le désossage du PS"

Nicole Ferroni s’est-elle vu imposer le thème de sa chronique, comme elle semble le déplorer face à Cohen ? Contactée par @si, l’humoriste tient à clarifier : "Non, à France Inter, j’écris sur ce que je veux, on ne m’oblige pas à écrire sur les invités présents, quand j’arrive en studio les journalistes ne sont pas au courant du thème que je vais traiter" Sa façon d'apostropher Cohen ? "C’était du second degré, ce n’était pas un coup de gueule contre lui." Elle assure : "Ce qui s’est passé, c’est qu’habituellement, Inter me donne dès le dimanche les invités du mercredi. Ça me laisse le temps et la liberté de choisir ou pas si je centre ma chronique sur les invités." Pas cette semaine, explique-t-elle."Cette fois-ci, les invités ont été calés au dernier moment, ce qui fait que je n’ai été prévenue qu’à 16 heures hier par mail. C’est très court".

"À l’origine, je pensais faire une chronique sur le désossage du PS, j’aurais trouvé bien qu’on invite par exemple Benoît Hamon, et puis là, prévenue au dernier moment, je me suis sentie prise de court, j’ai dû faire des choix très vite. J’ai fini ma chronique à 2 heures du matin. Et j’ai voulu exprimer mon sentiment, celui de me sentir coincée, non pas tant par France Inter, mais par la situation, le timing, ce contexte et ces débats d’entre deux tours." A-t-elle échangé par la suite avec la rédaction et Cohen en particulier? "À vrai dire, non. Parce que, comme à mon habitude, je suis partie dans la foulée pour prendre mon train. En y repensant, maintenant, je ne serais pas étonnée que Patrick Cohen se soit senti mis en porte à faux, mais ce n’était pas mon intention."

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19h49 ça reste à vérifier

Le nouveau président du FN aurait accrédité des thèses négationnistes

Par
Robin Andraca le 25/04/2017

Le nouveau président du FN, Jean-François Jalkh, complaisant avec le négationnisme ? C'est ce que laisse penser un tweet d'un journaliste politique de La Croix ce 25 avril. Qu'en est-il ? @si est remonté à la source.

Depuis que Marine Le Pen a annoncé, sur le plateau du 20h de France 2, qu'elle se plaçait en "retrait" de la présidence du FN, il est sur le devant de la scène médiatique. Lui, c'est Jean-François Jalkh, député européen du FN et nouveau patron éphémère du parti. Le même qui s'était affiché en 1991 avec Jean-Marie Le Pen à la cérémonie de commémoration de la mort du maréchal Pétain, organisée par une association dont il était président, comme le rappelle RTL.

Ce n'est pas tout : Laurent de Boissieu, journaliste politique dans le quotidien La Croix, a posté ce 25 avril le tweet suivant, où le nouveau président du FN semble nier l'utilisation, par les nazis, du Zyklon B pendant la seconde guerre mondiale.

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D'où vient cette citation ? De la revue universitaire Le Temps des Savoirs. Dans ce numéro publié en mars 2005, la politologue Magali Boumaza publie un article de près de 40 pages intitulé : "Une création illégitime ? Le Front national de la Jeunesse". C'est dans ce cadre que Jalkh est interrogé sur Faurisson, et ses écrits négationnistes. Et qu'il déclare : "Moi il se fait que j’ai été amené à lire, par exemple, des ouvrages de gens qui sont des négationnistes ou des révisionnistes. Bon, ben moi, honnêtement, moi, je ne suis pas négationniste, mais je dis moi, quelque chose qui m’a énormément surpris, dans les travaux d’un négationniste ou d’un révisionniste sérieux, ce qui justement m’a surpris c’est le sérieux et la rigueur, je dirais, de l’argumentation. Bon, même un type comme Faurisson, par exemple, qui est professeur à la faculté à Lyon, il est professeur de faculté, il est quand même prof 20, etc".

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Revue Le Temps des savoirs, numéro 7, éditions Odile Jacob, mars 2005

Sur le Zykon B, pesticide à base d'acide utilisé dans des chambres à gaz par les nazis pendant la seconde guerre mondiale, les propos suivants lui sont aussi attribués : "Sur l’utilisation d’un gaz, par exemple, qu’on appelle le Zykon B., moi, je considère que d’un point de vue technique il est impossible, je dis bien impossible de l’utiliser dans des […] exterminations de masse. Pourquoi ? Parce qu’il faut plusieurs jours avant de décontaminer un local qui a été… où l’on a utilisé du Zyklon B".

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Revue Le Temps des savoirs, numéro 7, éditions Odile Jacob, mars 2005

Sur Twitter toujours, le journaliste de La Croix indique avoir reçu un "appel" du nouveau président du FN, "qui nie avoir tenu de tels propos". Contactée par Buzzfeed, la chercheuse qui a recueilli les propos de Jalkh assure qu'il les a bien tenus. "Je suis très tranquille, j'ai les enregistrements audio et la retranscription complète de l'entretien. Rien n'a été falsifié, je confirme les propos tels qu'ils ont été retranscrits".

Mise à jour du 26/04/2017 à 14h35 : ajout de l'info de Buzzfeed.

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18h29 ça reste à vérifier

Sondage non sourcé RTBF : Opinion Way dément être à l'origine

Par
la rédaction le 23/04/2017

Sondages de mi-journée, attention prudence. Alors que les médias français sont tenus de ne pas publier de résultats de sondages jusqu’à la fermeture du dernier bureau de vote à 20h, les médias belges profitent, eux, de cet embargo pour publier en cours de journée des premiers sondages. En ce dimanche de premier tour, à la mi-journée, le site de la radio télévision belge (RTBF) publie ainsi un premier sondage. Présenté comme un sondage de "sortie d’urnes" à midi, et qui esquisse un possible second tour.

Seul hic, comme le relève l’équipe Désintox de Libé sur Twitter : ce sondage n’est pas sourcé. "Si la RTBF ne source pas le sondage, il correspond à un sondage envoyé par plusieurs sources à la même heure, et estampillé @Opinionway", avance Désintox. En effet, ces premiers pourcentages publiés par la RTBF correspondent à des résultats envoyés à plusieurs journalistes comme émanant d’une enquête Opinion Way (non publiée), nous explique le chef du service Désintox, Cédric Mathiot.


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Or les sondeurs, dont Opinion Way, se sont engagés auprès de la commission des sondages à ne pas publier d’enquête" sortie des urnes" (effectuée à la sortie des bureaux de vote) ce dimanche. Opinion Way a-t-il enfreint la règle ? Désintox a contacté Opinion Way et précise sur Twitter que l’entreprise en question "mène bien une enquête (depuis midi) par internet auprès de 10 000 personnes. Lequel sondage n’est pas une «sortie des urnes» mais prend en comptes les seules personnes ayant déclaré avoir voté". La différence ou plutôt la nuance avec une enquête sortie d’urnes ? Le fait de ne pas avoir recueilli ces déclarations devant les bureaux de vote, mais par internet.

Quant à savoir si Opinion Way a fait fuiter ses résultats à la RTBF, le sondeur, contacté par Désintox "jure que les chiffres (de la RTBF) ne viennent pas de chez eux et dénonce une enquête bidon voire de l’intox."

Sur Twitter, à 17h30, Opinionway a publié un démenti : "Opinion Way n’a publié aucune donnée ce jour concernant le premier tour de l’élection présidentielle 2017 ! Soyez vigilants."


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"Soit Opinion Way ment et est obligé de qualifier de bidon son propre sondage (hypothèse cocasse) soit effectivement c’est un sondage bidon , explique Désintox qui conclut : "passez votre chemin. On n’en sait rien de rien."

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14h33 suivi

Alliance bolivarienne : "Sfar ne comprend pas que le monde lui réponde"

Par
Manuel Vicuña le 22/04/2017

L’auteur du "Chat du Rabbin" n’en démord pas. Il n’a pas digéré de voir débarquer sur sa page Facebook plusieurs dizaines d’Insoumis venus le contredire, après qu’il s’en soit pris sur le réseau social à l’Alliance bolivarienne, que souhaite rejoindre Mélenchon (et à laquelle nous avons consacré un éclairage). Dans une tribune publiée dans Le Monde, et relayée par une partie de la presse ainsi que l’AFP, le dessinateur et réalisateur dénonce "les méthodes dégueulasses" des mélenchonistes.

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Dans ce long texte, il affirme : "Depuis le déclenchement de cette histoire, je reçois des centaines de messages de personnes qui n’ont pas ma célébrité et qui disent avoir été blessées par ce type d’attaque." Sfar déplore les commentaires arrivés "immédiatement" sur sa page Facebook et "des articles et des argumentaires tous semblables" publiées sur son profil par les partisans de Mélenchon."On me dit qu’aucune de ces méthodes n’est illégale, c’est possible. Mais je les trouve dégueulasses. Et aucun des autres candidats ne les utilise avec cette intensité." Lui qui, assure-t-il, comptait voter Mélenchon, dénonce désormais "une campagne de calomnies" de la France Insoumise à son égard. Sfar martèle : "L’idée que les dirigeants des Insoumis ne cautionneraient pas ce type d’attaque est un conte de fées." Selon lui, "Le but, c’est qu’on se taise. Un parti qui autorise à cette échelle ce type de comportements risque d’avoir un exercice du pouvoir inquiétant".

"Non les insoumis ne sont pas totalitaires !"

A la suite de la publication de cette tribune, les sites de L'Obs, de L’Express ou encore le blog de Morandini, n’ont pas manqué de relayer le coup de gueule de Sfar dans Le Monde. L’Express titre sur Sfar "harcelé par des mélenchonistes", le site du Figaro pointe une "campagne d’intimidation". La tribune de Sfar a également retenu l’attention de l’AFP qui y consacre une dépêche, dans laquelle l’agence reprend avec force citations, les grandes lignes du coup de gueule du dessinateur.


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En revanche, dans ces articles, pas une ligne pour mettre en perspective les propos de Sfar sur l’Alliance Bolivienne (Alba) que le dessinateur qualifiait sur Facebook dans un raccourci "d’alliance militaire avec la Chine et l'Iran et autres". L’Alba une alliance avant tout commerciale, comme lui ont rétorqué sur Facebook les partisans de Mélenchon ? "Certes", concède le dessinateur dans sa tribune, sans rappeler son erreur initiale, avant d’ajouter : "mais mon sentiment reste inchangé, cet article du programme s’inscrit dans un mouvement global de rapprochement avec des dictatures".

Pas une ligne non plus dans ces articles sur la réponse faite à Sfar par la dessinatrice Mélaka et l'universitaire Olivier Tonneau qui ont signé l'adaptation en bande dessinée de "l'Avenir en commun". Ce vendredi ils répondaient pourtant à Sfar dans une tribune publiée sur le site de Marianne et titrée : "Non les insoumis ne sont pas autoritaires".


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Selon eux : "La cabale autour de l’Alba est précisément le genre d’événement face auquel les Insoumis ne peuvent compter que sur les réseaux sociaux pour contre-attaquer." D'autant que, selon eux, "la sphère médiatique dans sa quasi intégralité relaie ses griefs et sa dénonciation de la«secte»". Pour Mélaka et Tonneau, "Il ne s’agit pas de Sfar mais d’un mensonge qu’il amplifie par sa notoriété : c’est un fait de campagne." Quant au flot des réactions partisanes sur la page Facebook de Sfar ? "Mais comment une personnalité publique peut-elle publier un dessin qui accuse Mélenchon de «regarder ailleurs quand Bachar gaze des gosses» sur une page Facebook qu’il a voulue publique, sur laquelle il a 40 000 «amis», et s’étonner que «des centaines de pseudos dont [il] n’avait jamais entendu parler» viennent exprimer leur indignation ?" Et les auteurs d’ajouter : "il[Sfar] ne comprend pas que s’il décide de dialoguer avec le monde, il est normal que celui-ci lui réponde."

L'occasion de lire nos articles : "Qu'est-ce que l'Alliance bolivarienne que veut rejoindre Mélenchon" ainsi que "Alliance bolivarienne : le dessinateur Joann Sfar découvre les fact-checkeurs insoumis"

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12h29 vu

Dupont-Aignan balance les SMS de chantage de Dassault, patron du Figaro

Par
Robin Andraca le 21/04/2017

Nicolas Dupont-Aignan a dévoilé hier, sur le plateau de l'émission 15 minutes pour convaincre, les SMS "ahurissants" du camp Fillon, qu'il évoque depuis une semaine. Et qui provenaient en réalité du téléphone de Serge Dassault, propriétaire du Figaro.

Il y eut tout de même un petit évènement pendant l'émission 15 minutes pour convaincre, parasitée par l'attentat des Champs-Elysées : Nicolas Dupont-Aignan a lu les SMS "ahurissants" du camp Fillon, évoqués pour la première fois face à Bourdin le 14 avril. Interrogé sur BFMTV, le candidat de Debout la France assurait avoir été approché par des émissaires de François Fillon, pour qu'il retire candidature. "Un jour, je publierai des SMS ahurissants. Je leur ai répondu que je n'étais pas à vendre".

La divulgation eut lieu hier lors du dernier grand oral télévisé des candidats sur France 2. Face à Salamé et Pujadas, Dupont-Aignan sort son téléphone. "Est-ce que je peux vous lire, je le fais, ce que m'a envoyé un grand patron de presse français, industriel, au service d'un candidat ? Je veux le lire pour que les Français sachent ce qu'il y a derrière les coulisses, et pourquoi notre démocratie ne fonctionne plus".

Le candidat se lance : "Je cite : « Le boycott de mon journal n'est que la conséquence de ton attitude contre Fillon. Et ce n’est pas en restant dans ton coin que tu y arriveras mais en étant dans une équipe gouvernementale. Il vaut mieux manger une soupe que du pain rassis »".

Dupont-Aignan lit aussi ses réponses : "J’ai répondu à ce grand patron de presse : « Je suis scandalisé que tu assumes ce boycott ». Il a répondu : « Cela n’arrivera plus quand tu cesseras de combattre Fillon ». J’ai répondu : « C’est de la censure ». Il a répondu : « Si tu changes d’avis, il n’y aura plus de censure, je te le promets »".

Serge Dassault qui se sert de son journal pour faire du chantage à un candidat à l'élection présidentielle ? Le "scoop" ne semble pas passionner Salamé qui demande au candidat : "Quel intérêt de nous lire ça ce soir ?.

S'il ne cite pas son nom sur le plateau de France 2, Nicolas Dupont-Aignan a ensuite confirmé à Marianne que le grand patron de presse industriel était Serge Dassault, propriétaire du Figaro.

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19h01 lu

Le Monde tente de recadrer la parole publique de ses journalistes

Par
la rédaction le 20/04/2017

Mais à qui fait-il allusion ? Dans un communiqué adressé à toute la rédaction du Monde, publié par un utilisateur de Twitter, Jérome Fenoglio, le directeur du Monde, fait état d'un "trouble croissant", au sein de la rédaction, "à propos des effets dommageables que peuvent provoquer certaines expressions publiques [des journalistes du Monde] et certains comportements sur les réseaux sociaux". Les journalistes du Monde invités ou chroniqueurs réguliers des plateaux télé et radio sont ainsi incités à "solliciter [l'] autorisation" du directeur. En cause : l'expression de leur "opinion personnelle ou de leurs préférences politiques" engagerait toute la collectivité du journal, qu'ils représentent.


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Les journalistes sont aussi invités à ne pas céder aux "effets de foule (...) jeux de postures et interpellations agressives" sur Twitter. "Nous devons donc nous garder d'émettre des opinions politiques personnelles qui risquent de brouiller l'image de notre média, de nuire à sa crédibilité, d'être utilisées contre nous ou tout simplement de compliquer le travail de nos rubricards. Nous devons également nous garder de publier des messages blessants pour toute personne. Il faut aussi faire attention à ne pas alimenter le discours anti-journalistes ambiant, en nous moquant de confrères. Nous devons nous démarquer du dénigrement systématique des politiques, même si ceux-ci ne sont pas les derniers à se livrer à l'outrance en ligne." a énuméré le directeur du Monde, sans nommer explicitement les journalistes visés.

"En toute subjectivité"

Certains journalistes du Monde ont déjà été soupçonnés de prises de position politiques marquées dans l'actuelle présidentielle. Le Monde s'était fendu d'un article "Le Monde roule-t-il pour Macron ?" afin de répondre à ces accusations. Frank Nouchi assurait alors [Edit: la citation était attribuée à Luc Bronner, directeur des rédactions du Monde. Elle est en fait de Frank Nouchi, médiateur du Monde] : "Je peux dire ici que les journalistes du service Politique du Monde sont, d'abord et avant tout, des journalistes rigoureux. Vous ne les verrez que très rarement sur les plateaux de télévision se livrer au petit jeu des commentaires à chaud." Un peu plus haut, le médiateur du Monde, il tempérait : "Tout autre est le rôle des chroniqueurs, comme Françoise Fressoz, Gérard Courtois ou Arnaud Leparmentier, qui, eux sont libres de donner leur point de vue. En toute subjectivité s'ils le souhaitent."

Effectivement, Arnaud Leparmentier, directeur éditorial du Monde depuis 2015, et Françoise Fressoz, éditoraliste, prennent régulièrement la parole à l'extérieur, comme co-animateur de l'émission 28 Minutes sur Arte et chroniqueur sur France Inter pour Leparmentier, dans Questions d'Info sur LCP pour Fressoz. Leparmentier retweete fréquemment des tweets favorables à Macron, ou défavorables à ses adversaires, et émet parfois lui-même des "tweets" un peu acerbes, comme ici à l'égard de l'économiste américain Joseph Stiglitz :

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En toute subjectivité.

Invité par @si à préciser quels journalistes visait sa remarque, Jérôme Fenoglio ne nous a pas répondu.

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16h38 suivi

Macé-Scaron "fier" d'être la plume de Fillon

Par
la rédaction le 20/04/2017

Dans une tribune publiée sur le FigaroVox, l'ancien directeur de la rédaction de Marianne, Joseph Macé-Scaron, exprime sa "fierté" d'être devenu l'une des "plumes" de François Fillon.

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Ce 20 avril, Macé-Scaron publie une tribune sur la plateforme de débat du Figaro pour réagir aux informations du Canard Enchaîné, paru la veille, qui affirme que le journaliste a été embauché par la société de communication de Fillon pour "muscler" les discours du candidat. Faux selon l'intéressé, qui écrit : "Une précision, d'abord, sur l'argent puisque son spectre obsède certains esprits: je n'ai été recruté par personne, n'ai reçu aucun émolument d'aucune sorte et ne suis le salarié de quiconque autrement qu'au vu et au su de tous comme président du comité éditorial de Marianne".

Avant de raconter ce qui l'avait poussé "comme certains confrères" à écrire les discours de Fillon. "J'ai demandé à le voir l'été dernier. La manière dont sa démarche et ses convictions étaient minorées par la confrérie des suffisants me frappait". Il écrit alors une chronique dans Marianne pour saluer "la profonde adresse de François Fillon", lui qui dénonçait il y a encore peu les liens entre Fillon avec Sens commun, l'émanation politique de la Manif pour tous. "François Fillon savait - et sait toujours - ce que je pense du mariage pour tous, des familles homosexuelles, du suicide médicalement assisté et de bien d'autres sujets de société", se justifie aujourd'hui le journaliste.

Comment expliquer cette volte-face ? "Ce qui a changé et ce qui devrait tous nous bouleverser est ce qui s'est passé un certain 7 janvier 2015. Ce jour-là, le pays tout entier découvrait les effets d'une radicalisation qui allait être le défi majeur de ces vingt prochaines années. François Fillon a été le premier, et pendant bien longtemps le seul, à dire «non» aux accommodements déraisonnables, à dire «non» au totalitarisme islamique contre la ligue des «déni oui-oui» qui ne voulait pas comprendre que nous étions entrés en guerre contre un adversaire qui avait juré notre anéantissement".

Sur Twitter, l'actuel directeur de la rédaction de Marianne, Renaud Dély, a réagi : "Pourquoi faire clandestinement quelque chose dont on se dit « fier» ? Etrange, non ?", s'est-il interrogé, alors que Macé-Scaron n'avait pas prévenu Marianne, dont il est toujours président du comité éditorial, de son nouvel engagement.

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Tweet de l'actuel directeur de la rédaction de Marianne, en réaction à la tribune de Macé-Scaron

De son côté, la société des rédacteurs de Marianne estime que, "dans ces conditions", "la collaboration de Macé-Scaron à notre journal n'est plus possible".

L'occasion de relire notre article : "Clown, émulsion médiatique : quand la nouvelle plume de Fillon critiquait Fillon"

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16h27 suivi

Fox News vire O'Reilly, son présentateur star accusé de harcèlement sexuel

Par
Capucine Truong le 20/04/2017

Fox News a cédé. Mercredi 19 avril, la chaîne a annoncé dans un communiqué avoir rompu le contrat de son présentateur vedette Bill O'Reilly, accusé de harcèlement sexuel par plusieurs femmes. La raison ? La pression mise par le retrait de nombreux annonceurs, et l'effet sur l'image de la chaîne. Une autre raison est néanmoins évoquée : une "cassette", enregistrée par une victime, incriminerait O'Reilly.

La chaîne américaine Fox News s'est finalement séparée, mercredi 19 avril, de son présentateur vedette Bill O'Reilly, accusé par plusieurs femmes de harcèlement sexuel.Selon New York Magazine, James Murdoch, le fils du magnat australien Rupert Murdoch, propriétaire de la chaîne, aurait convaincu son père de la nécessité de le renvoyer."Après un examen complet des allégations, l'entreprise et Bill O'Reilly se sont mis d'accord pour que Bill O'Reilly ne revienne pas sur Fox News", a annoncé la chaîne dans un communiqué.

L'affaire avait éclaté début avril, après une enquête duNew York Times révélant que O'Reilly s'était tiré d'accusations de harcèlement sexuel venant de cinq femmes différentes en déboursant 13 millions de dollars pour acheter leur silence. Un camouflet de plus pour la chaîne, dont le fondateur et ancien patron, Roger Ailes, a été poussé à démissionner en juillet 2016 après avoir été lui aussi accusé de harcèlement sexuel par une ancienne présentatrice, Gretchen Carlson. De son côté, O'Reilly n'a cessé de démentir les accusations.

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Dans son communiqué la chaîne n'a pas précisé les raisons ayant motivé sa décision. Interrogée par CNN suite à la décision de Fox News, Lisa Bloom, l'avocate de plusieurs victimes d'O'Reilly, a considéré que la mobilisation citoyenne,"l'effort concerté d'un groupe de femmes (...) qui jour après jour ont déposé des plaintes, sont allées sur les plateaux de télévision malgré la peur, qui ont fait pression publiquement, qui sont allées voir les annonceurs", avaient fait plier la chaîne.

En effet, suite à l'enquête du New York Times, "près de la moitié" des 107 annonceurs diffusant des spots publicitaires dans l'émission avaient annoncé qu'ils ne le feraient plus.Une forte mobilisation politique, notamment venue d'associations de défense des droits des femmes, avait également sommé la chaîne d'écarter le présentateur, comme nous le racontions ici.

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Une cassette dans laquelle O'Reilly se masturberait

Mais sur le plateau de CNN, une autre raison a été évoquée. Pour Alan Dershowitz, universitaire américain, une "cassette" incriminant O'Reilly serait en possession de la chaîne. On y entendrait O'Reilly se masturber, au téléphone avec une des victimes, à l'origine de l'enregistrement. L'existence même de cette cassette, ainsi que son contenu, reste sujette à caution, la chaîne n'ayant pas confirmé l'avoir en sa possession.

Les termes du départ de Bill O'Reilly n'ont pas non plus été précisés, en particulier la somme qu'il pourrait recevoir de la chaîne. Celle-ci venait de renouveler son contrat, pour plus de 20 millions de dollars par an, afin d'assurer O'Reilly factor, son émission quotidienne à 20 heures, rassemblant 3,98 millions de téléspectateurs en moyenne par jour au premier trimestre 2017.

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19h02 entendu

France Inter : toujours pas de matinale pour Mélenchon

Par
la rédaction le 19/04/2017

Vraie excuse ou vraie inimitié ? Ce mercredi 19 avril, dans le 7/9 de France Inter, les auditeurs ont pu entendre Patrick Cohen énoncer "les questions que [France Inter]" ne posera "pas à Marine Le Pen", sur l'Europe, le Vel d'Hiv ou le massacre du 17 octobre 1961, avec des archives sonores de la candidate - et conclure : "Demain, ici-même, les questions que nous ne poserons pas à Jean-Luc Mélenchon."

Ce dernier s'est fendu d'un tweet de réponse : "Patrick Cohen veut m'interviewer sans que je sois là.. France Inter, radio Cohen ? Il reste un service public de la radio? Respectez-nous !"


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France Inter aurait-elle snobé Mélenchon, ou est-ce l'inverse ? Selon Libération, France Inter a invité à plusieurs reprises le candidat de la France Insoumise dans sa matinale, sans que celui-ci ne donne suite. A l'exception d'une interview avec Léa Salamé, en janvier, sur le créneau de 7 heures 50 (interview politique). Mélenchon n'a, en revanche, pas été interrogé par Cohen depuis deux ans et demi. Reçu par Salamé le 4 avril dernier dans la matinale d'Inter, son porte-parole, Alexis Corbière justifiait ces refus par des questions d'emploi du temps : "Il a un agenda très pris, on adore France Inter, mais il y a d'autres matinales qui sont là. Ce n'est pas simple de remplir tout un agenda."

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Ce n’est pas la première fois que le candidat donne ce type d'excuses pour justifier son refus de se rendre dans un media. Dans un billet de blog, Mediapart s'était expliqué sur l'absence de Mélenchon dans l'émission hebdomadaire "En direct de Mediapart" : celui-ci ne souhaitait tout simplement pas venir. "Il nous a fallu de longs mois pour comprendre que les problèmes d'agenda, de disponibilité ou d'«opportunité du moment» qui nous furent longtemps opposés masquaient en fait un choix déterminé : Jean-Luc Mélenchon ne veut pas être interrogé par la rédaction de Mediapart dans le cadre de notre émission."

En 2014, Mélenchon se plaignait déjà des matinales d'infos, et en particulier des questions aux auditeurs, lors de la soirée "Là-bas si j'y suis" organisée à la soirée des Métallos. "On a droit à un festival de soi-disant questions des auditeurs, qui sont toujours les mêmes. Moi j’ai droit aux questions des auditeurs, toujours les mêmes. Pourquoi je suis un tyran dans mon parti? Sinon, pourquoi je soutiens Chavez?" Il s'en prenait même à Patrick Cohen : "Aller discuter avec Achilli [éditorialiste sur France Info] c'est quand même d'un niveau plus élevé que d'aller discuter avec Cohen. C'est moins la propagande.." Le dit Cohen lui avait répondu, dans une courte chronique au sein de sa matinale, prévenant "les futurs invités" de son 7/9 : "ils vont vivre un calvaire. Un supplice dont témoigne Jean-Luc Mélenchon qui a très mal vécu son dernier passage dans la matinale de France Inter début octobre."

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15h02 lu

Lyon / extrême droite : un journaliste menacé après une enquête

Par
Anne-Sophie Jacques le 19/04/2017

Ambiance dans le Vieux Lyon. Suite à la publication d'une enquête racontant la façon dont l’extrême droite radicale s’implante dans le quartier historique lyonnais, le journaliste de Rue 89 Lyon Laurent Burlet ainsi que deux personnes citées dans son article ont fait l’objet d’intimidations et de menaces. Le journaliste a déposé une main courante.

"Il faut sortir de la posture «moins on en parle, mieux on se porte»" lisait-on dans l’article publié fin mars sur le site de Rue 89 Lyon. Signée Laurent Burlet, cette enquête racontait comment l’extrême droite radicale gagne du terrain dans le Vieux Lyon avec l’implantation de divers groupuscules dont la présence – et la violence – inquiètent des riverains.

Rue89Lyon

En effet, comme l’explique Burlet qui a déjà enquêté en 2011 sur le même sujet, en six ans, les implantations des groupes d’extrême droite radicale se sont amplifiées. On trouvait déjà les Identitaires lyonnais, qui assument leur proximité avec le Front national et investissent aujourd’hui "180 m2 dans le Vieux Lyon dont une salle pour «apprendre l’auto-défense»". Mais depuis se sont installés également le Parti nationaliste français (PNF) réactivé par un ancien dirigeant de l’Œuvre française, groupuscule dissous en 2013 suite à la mort de Clément Méric, ainsi que le GUD (Groupe union défense) - "responsable de nombreuses agressions racistes ou dirigées contre ceux qu’ils considèrent comme «gauchistes»" explique Burlet. Ces militants ont ouvert deux boutiques et un local dans le Vieux Lyon.

D’où la crainte de commerçants, habitants, ou responsables associatifs de voir leur quartier devenir la "facho-land" de Lyon. De plus, nombreux sont ceux qui ont subi menaces ou intimidations, comme la MJC qui fait "l’objet de collages de plus en plus réguliers d’autocollants". Selon son directeur, cité dans l’enquête, c’est un "marquage du territoire. Mais au-delà de ce marquage, c’est le caractère agressif de ces groupes qui nous inquiète. Le GUD est connu pour être l’un des groupuscules les plus violents. Et les identitaires s’agrandissent avec l’ouverture d’une salle de boxe". Ne pas se taire donc, voire réaffirmer que "le Vieux Lyon est une terre de métissage". "Pour lutter contre cette tentative d’appropriation du quartier, raconte Burlet, les organisateurs de la Marche des fiertés tiennent à ce que le défilé LGBT passe par le Vieux Lyon" en juin prochain.

Rue89Lyon

En attendant, les représailles n’ont pas tardé. Le journaliste de Rue 89 Lyon ainsi que deux personnes interrogées dans son enquête ont fait l’objet de menaces ou d’intimidations. Le journaliste a découvert pour sa part le message suivant au pied de son immeuble : "On sait où te trouver Laurent". Message accompagné "en guise de signature, d’une croix celtique, le symbole de l’extrême droite nationaliste". Interrogé par @si, Burlet n’est pas surpris : "Ce que je décris est une réalité sur laquelle on ne communique pas, car c’est mauvais pour l’image. Mais cette extrême droite radicale fait partie du paysage du Vieux Lyon. Et encore, je n’ai pas parlé de l’Action française qui se trouve non loin de là depuis six mois, juste de l’autre côté du pont. On parle de groupuscules antisémites, racistes et surtout violents". Le journaliste a déposé une main courante.

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19h04 suivi

Bolivar : Barthès après France Info, éternel retour d'une video tronquée

Par
Manuel Vicuña le 18/04/2017

L'un des soutiens de Mélenchon, Clémentine Autain qui sèche sur l'Alliance Bolivarienne que souhaite rejoindre son candidat? Du site de L’Obs, à celui de L’Opinion, du Huffington Post au Lab, la séquence a été largement reprise la semaine dernière. C’était le 13 avril sur le plateau de la matinale de Francetvinfo face à Jean-Michel Aphatie et Fabienne Sintes. Ce lundi 17 avril, invitée de Quotidien sur TMC, Fabienne Sintes n’a pas manqué de revenir sur ce moment de télévision.

À la question de savoir s’il existe encore des "moments de vérité" dans les émissions politiques, la journaliste de France Info cite à Barthès cette interview avec Clémentine Autain. "Justement on va regarder", l’interrompt Barthès avant de passer la séquence de France Info aux téléspectateurs de TMC. On y voit donc les intervieweurs de Franceinfo passer à Autain un extrait de l'émission de C à Vous (France 5) dans lequel le journaliste Patrick Cohen interpellait Alexis Corbière, porte-parole de Mélenchon au sujet de l’Alliance Bolivarienne. Qu’en dit Autain ? Elle concède: "C’est sûr, bien vu, j’ai pas regardé précisément ce point 62".

Une séquence tronquée

"Ça dit quoi ce moment, c’est surréaliste, elle [Autain] découvre...", demande Barthès. Pour la journaliste de FrancetvInfo: "c’est un vrai moment de vérité. Peut-être un peu pathétique, mais est-ce que c’est pas rafraïchissant d’avoir quelqu’un en face qui dit: «et bien j’en sais rien»".

Un "vrai moment de vérité", Autain qui sèche ? Ce que n'ont pas su les téléspectateurs de France Info, ni ceux de TMC, c'est ce qu’est exactement cette "alliance bolivarienne" (lire notre éclairage), hormis le fait qu’elle fasse tiquer Cohen et Aphatie. D'autant que, la séquence de C à Vous montrée par Francetvinfo à Autain était tronquée. Tout comme les militants d’En Marche dans l’une de leur pastille vidéo, FrancetvInfo a gardé au montage la sortie de Cohen sans juger bon de conserver la réponse de son interlocuteur, le porte-parole de Mélenchon Alexis Corbière. La voici :

L'occasion de lire notre enquête "Qu'est-ce que l'Alliance bolivarienne que veut rejoindre Mélenchon" ainsi que notre article "Alliance bolivarienne : le dessinateur Joann Sfar découvre les fact-checkeurs insoumis"

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17h23 Hors Série

Le PS et l'antiracisme de spectacle (Kevin Boucaud-Victoire/Hors-Série)

Par
la rédaction le 18/04/2017

Le parti socialiste a-t-il instrumentalisé le combat antiraciste ? C’est le point de vue de Kevin Boucaud-Victoire, invité cette semaine de Hors-Série pour présenter son livre La guerre des gauches à paraître en avril aux éditions du Cerf. Le journaliste, fondateur de la revue socialiste et décroissante Le Comptoir, estime que "nous avons basculé dans l’antiracisme de spectacle", à grands coups de concerts réunissant le showbiz– et notamment Renaud ou Balavoine dans les premiers grands événements organisés par SOS Racisme. Selon Boucaud-Victoire, le combat antiraciste est devenu essentiel dans le discours officiel du Parti socialiste qui, dans le même temps, a abandonné la lutte des classes et les ouvriers. De fait, explique-t-il, ne défendre qu’une minorité permet d’inclure la majorité du côté des forts, des privilégiés… et l'empêche de "se poser la question de sa place dans le processus de production".

Pour regarder en intégralité l'entretien entre Kevin Boucaud-Victoire et Maja Neskovic, c'est ici : "La guerre des Gauches"

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