Vite-Dit

Les "vite dit" sont tous les contenus des médias français et étrangers qui nous semblent dignes d’être signalés. Si nécessaire, ils feront l'objet d'un traitement approfondi dans nos articles payants. La page des "vite dit" a pour fonction de donner aux non-abonnés une impression des centres d’intérêt du site. La page des "vite dit" est très fréquemment actualisée au cours de la journée.

Déplier tous les Vite dit Replier tout

17h11 vu

Humanize Palestine : mettre un visage sur les victimes (blog)

Par
la rédaction le 25/07/2014

Un blog créé au début du mois de juillet tente de donner aux victimes palestiniennes un visage plus humain. Humanize Palestine a été lancé en réaction à l'assassinat d'un jeune Palestinien et son illustration médiatique.

Gazaadolescent israéliens

 

Le 2 juillet dernier, en réponse à la mort de trois jeunes Israéliens, Mohammad Abu Khdei est kidnappé et brûlé vif. La couverture médiatique de cet assassinat est le point de départ de ce blog. L'auteur, anonyme, s'en explique sur sa page d'accueil : "Après que cette histoire fut rapportée, des images du corps de Mohammad Abu Khdeir lors de ses funérailles ont circulé. Pourquoi, quand il s'agit de la disparition ou du meurtre d'un Israélien les médias présentent des images de lui à une époque plus heureuse ? Ils sont souvent souriants ou posent à côté de leurs amis ou de leur famille. Cela créé de l'empathie dans nos coeurs et permet de nous associer à la personne de manière plus profonde et plus personnelle. Mais quand un enfant palestinien est tué, des images de son corps brûlé ou mutilé circulent et associent immédiatement les Palestiniens à la mort. Les personnes sont dépouillées de leur identité, d'une familles, d'êtres aimés et d'une histoire".

En France, pour illustrer la mort d'Abu Khdei, le site du Monde avait choisi une photo de son corps, inerte, dans un cercueil soulevé par la foule. Pour illustrer celle des trois jeunes Israéliens, disparus le 12 juin en Cisjordanie occupée, le même site avait opté pour un montage photo, où les trois victimes sourient.

 

 

 

 

Le blog, à volonté participative, propose donc d'humaniser les victimes palestiniennes et se donne pour mission "d'honorer les morts comme des martyrs en les ramenant à la vie à travers leurs photos, leurs histoires, l'art et la poésie".

Le principe est simple : tous les internautes sont invités à poster des images, des vidéos, des œuvres d'art "rappelant et commémorant les vies palestiniennes".

humanize palestine

Inégales devant les images, les victimes de cette guerre le sont aussi souvent devant les mots. L'occasion de lire ou de relire la chronique de Daniel Schneidermann : Hebron, les trois adolescents et les trois "mineurs".

(par Garance Bousquin)

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14h49 grrr !

Excisions en Irak : l'ONU et les agences reprennent un faux

Par
Robin Andraca le 25/07/2014

"Selon l'ONU, les djihadistes de l'Etat Islamique ordonnent des mutilations génitales sur les femmes". L'information, lâchée hier par la numéro 2 de l'ONU en Irak, a été reprise par tous les principaux titres de presse. Problème : c'était (sûrement) un canular.

Tout a commencé hier. Jacqueline Badcock affirme, au cours d'une visioconférence organisée à Genève, que les djihadistes de l'Etat Islamique ont ordonné que les femmes âgées de 11 à 46 ans de la région de Mossoul (l'Etat Islamique contrôle cette région depuis juin dernier) subissent des mutilations génitales. "C'est quelque chose de très nouveau en Irak, particulièrement dans cette région-là, c'est très préoccupant et il faut en parler", ajoute-t-elle.


La plupart des titres de presse reprennent aussitôt l'information. Sur leur site internet, Le Parisien, Le Figaro, Ouest-France, 20 minutes et Le Monde tombent tous dans le panneau, en reprenant l'AFP ou Reuters. Francetvinfo, qui a mis à jour son contenu hier à 20h13, en a aussi profité pour mettre un peu d'eau dans son vin : "Les jihadistes de l'Etat islamique ordonneraient-ils des mutilations génitales de filles et de femmes en Irak ?". A ce jour (vendredi 25 juillet), les titres des autres médias cités sont encore affirmatifs : les djihadistes ordonnent, ou ont ordonné, des mutilations génitales sur les femmes.

ouest france20 minutesle mondele figaro madame

 

 

france 24

 

Il apparaît pourtant de plus en plus probable que l'information soit fausse. Comme le note Libération, la méprise de l'ONU pourrait avoir été provoquée par la diffusion ces derniers jours d'un communiqué attribué à l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL). Or ce document, qui circule sur les réseaux sociaux depuis l'an dernier et indique qu'Abou Bakr al-Bahgdadi, leader de l'organisation, recommande l'excision en réaction à la perversité et la fornication qui se développent parmi nos femmes, est... un faux, comme le démontre France 24. Plusieurs éléments permettent effectivement de douter de son authenticité. Le document est daté du 11 juillet 2013 et fait référence aux villes syriennes d'Alep et Azaz, que l'autoproclamé Etat Islamique ne contrôle plus aujourd'hui. S'il n'est pas possible, pour le moment, de savoir si Jacqueline Badcock s'est fondée sur ce document pour faire ses déclarations, un porte-parole de l'ONU basé à Genève indiquait, jeudi après-midi, que l'organisation cherchait désormais à clarifier la situation et à établir les faits.

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17h04 suivi

Manifestations : "nuit de cristal" (député UDI / chaîne israélienne)

Par
la rédaction le 22/07/2014

"Des dizaines de milliers de manifestants criant Mort aux Juifs" : ainsi le député UDI franco-israélien Meyer Habib, élu de la 8e circonscription des Français de l'étranger, a-t-il décrit la manifestation pro-palestinienne du 13 juillet dernier, dans le quartier de la Bastille, sur une chaîne israélienne. Très reprise sur Internet, cette interview illustre la manière déformée dont le public israélien est informé de l'état d'esprit en Europe par ses propres medias.

Interrogé le 14 juillet par la chaîne de télévision israélienne Aroutz 2, le député franco-israélien Meyer Habib revenait sur les manifestations de la veille dans le quartier de la Bastille. Il évoque les violences mutuelles de certains manifestants et de la Ligue de Défense Juive – violences que l’AFP n’a pas vraiment vues, comme nous le racontions ici. Selon le député, seule la présence "d’une quinzaine" de jeunes Juifs a permis de faire reculer les manifestants. Des événements que l’élu trouve inquiétants et qu’il compare à la Nuit de cristal, nom donné aux pillages contre les Juifs en Allemagne dans la nuit du 9 au 10 novembre 1938. Dans son élan, il parle "d’intifada en plein Paris" avec "des dizaines de milliers de musulmans qui crient Morts aux Juifs".

 

 

Dans cette interview, en ligne ici, le député assure avoir entendu "des appels aux meurtres de Juifs" et semble persuadé que bientôt des Juifs seront tués.

 

Meyer Habib

Les manifestations parisiennes de soutien à la population de Gaza donnent-elles lieu à des débordements antisémites ? Si le co-fondateur de Rue89 Pascal Riché assure avoir entendu de nombreuses "phrases antisémites", lors de ses conversations avec les manifestants  du 19 juillet à Barbès, on ne retrouve pas trace de tels slogans dans les reportages de Mediapart ou Libération (lire à ce sujet notre article du week-end.).

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16h26 buzz

Tube US contre l'immigration latino (Daily Beast)

Par
la rédaction le 22/07/2014

La chanson "La Bestia", qui cartonne sur 21 stations de radio au Honduras, Guatemala et El Salvador, fait partie d’une vaste campagne médiatique initiée par… la Customs and Borders Protection (CBP), agence américaine chargée de contrôler les frontières.


 

C'est l'histoire d'une chanson sur un train. "La Bestia,” fait référence au fameux et dangereux train de marchandises à bord duquel des milliers de migrants embarquent depuis le sud du Mexique, risquant vols, kidnapping, viols et meurtre dans le but d'atteindre la frontière avec les USA. C'est un récit familier par une source inattendue" explique le site d'info "The Daily Beast".

Le "Daily Beast" a révélé que cette chanson fait partie d'une campagne médiatique financée par les États-Unis visant à décourager les candidats à l'immigration. Très ciblée, elle s'adresse aux pays d'Amérique Centrale (Guatemala, Honduras et El Salvador) et plus particulièrement aux parents qui envoient leurs enfants tenter leur chance aux États-Unis. Elle s'appuie sur une diffusion de pancartes montrant des enfants perdus dans le désert et sur des messages subliminaux diffusés sur les stations de radio.

Selon l’article du "Daily Beast", si la chanson cartonne dans la région, c’est que le public qui l’écoute ne sait pas réellement qui lui parle.picto

daily beast

La CBP a en effet donné deux versions, une standard de 3 minutes environ et une autre beaucoup plus courte annonçant à la fin qu'il s'agit d'une campagne publique mais toujours sans nommer l’auteur de cette bonne parole.

honduras 2

Le quotidien du Honduras "La Prensa", dénonce lui aussi, le caractère "un peu manipulateur" de la chanson, qui ne provoquerait pas le même engouement si les auditeurs connaissaient son émetteur réel.

“Il est plus important pour nous que le message soit délivré, nous voulons nous assurer que le public visé nous écoute". a déclaré Laurel Smith, directeur de la communication et de la diffusion pour la CBP au "Daily Beast".

Selon le quotidien "La CBP a annoncé au début du mois son projet d'investir 1 million de dollars dans des campagnes de conscientisation dirigées sur les familles centro-américaines".

"La Prensa" ajoute que la migration des mineurs non-accompagnés est devenu un véritable problème politique pour le président Obama. Il s'agit même maintenant d'une "crise humanitaire" selon le quotidien.

 

Par Garance Bousquin

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15h00 suivi

Corée Sud / ferry : Mort du propriétaire (et photographe milliardaire)

Par
Anne-Sophie Jacques le 22/07/2014

On a enfin mis la main sur le Sud-Coréen Yoo Byung-eun… ou plutôt son cadavre.

Comme le raconte Le Monde, cette découverte met fin à une chasse à l’homme qui a mobilisé près de 5000 policiers visant à trouver cet homme d’affaires impliqué dans le naufrage du ferry Sewol à l’origine de la mort de 300 personnes, et disparu depuis des semaines.

Mais Yoo Byung-eun n’était pas seulement un homme d’affaires visé par un mandat d'arrêt depuis le 22mai: il était également connu comme photographe en France sous le pseudonyme d’Ahae. Notre chroniqueur Alain Korkos lui avait dressé le portrait. On découvrait ainsi que le Sud-Coréen avait exposé dans un pavillon provisoire installé au jardin des Tuileries à Paris en 2012 ainsi qu’à l'Orangerie du château de Versailles en 2013 mais moins du fait de son génie que de son immense fortune qui lui a permis de louer les lieux. Sa société Ahae Press France a par ailleurs fait don de 1,1 million d'euros à l’établissement public du Louvre.

nouveau media

Les circonstances de la mort de Yoo Byung-eun sont troubles. Selon Le Monde, "son corps, retrouvé le 12 juin, gisait dans un état de décomposition avancée dans un verger à Suncheon", à quelques kilomètres d’une de ses maisons. On ne sait encore s’il s’agit d’un meurtre ou d’un suicide. Pour le quotidien, "sa mort pourrait arranger pas mal de gens. Proche des puissants, notamment des anciens présidents Chun Doo-hwan (1981-1988) et Lee Myung-bak (2008-2013) ou de l'ex-ministre de la culture Yoo In-cheon (en poste de 2008 à 2010), et malgré des déboires avec la justice qui lui ont valu quatre ans de prison dans les années 1990, il disposait d'une «liste Yoo Byung-eun», contenant les noms des nombreuses personnalités posant avec lui sur les photos qu'il prenait à chaque rencontre et conservait précieusement". Ses talents de photographe ne se sont visiblement pas arrêtés à la porte des Tuileries.

>> Qui était Yoo Byung-eun alias Ahae? Un mystérieux sud-coréen, milliardaire, photographe et (ex) armateur du ferry Sewol à retrouver dans la chronique d’Alain Korkos.

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11h52 ça reste à vérifier

Terrorisme : FBI pousse-au-crime ? (Rapport ONG)

Par
Robin Andraca le 22/07/2014

Quand la réalité dépasse la fiction... Un rapport remis cette semaine par une ONG américaine accuse le gouvernement américain d'avoir "encouragé, poussé et parfois même payé" des musulmans américains pour les inciter à commettre des attentats dans leur pays.

Depuis le 11 septembre 2001, le gouvernement américain a fait de la lutte anti-terrorisme l'une de ses priorités et plus de 500 affaires ont été jugées devant les tribunaux fédéraux américains depuis cette date. Human Rights Watch, une ONG réputée aux Etats-Unis, vient de publier une étude de 214 pages qui pourrait faire grincer quelques dents au sein de l'administration américaine. "On a fait croire aux Américains que le gouvernement assurait leur sécurité avec la lutte anti-terrorisme [...] mais si vous regardez de plus près, vous réalisez que beaucoup de ces personnes n'auraient jamais comis de crimes si elles n'avaient pas été encouragées par les autorités américaines", résume Andrea Praso, directeur-adjoint de l'ONG à Washington.


> Cliquez sur l'image pour un gros plan <

Le FBI aurait ainsi "encouragé, poussé et parfois même payé" des musulmans américains pour les inciter à commettre des attentats, au cours d'opérations de filature montées de toutes pièces. "Le ministère américain de la justice et le FBI ont ciblé des musulmans américains dans des opérations clandestines de contre-terrorisme abusives, fondées sur l'appartenance religieuse et ethnique", dénonce l’ONG, en s’appuyant sur de nombreux exemples.

L'étude cite l'affaire des "Newburgh Four", ces quatre musulmans américains accusés d'avoir planifié des attentats contre des synagogues et une base militaire américaine et condamnés à 25 ans de prison ferme. Problème : le gouvernement aurait, selon un juge cité dans le rapport, "fourni l'idée cu crime, les moyens et dégagé la voie" à ces quatre individus.

Cet épisode est raconté dans un documentaire diffusé hier soir sur la chaîne câblée HBO, à l'origine des plus grandes séries télévisées de ces dernières années.


(avec Garance Bousquin)

Lutte anti-terrorisme : dans la fiction aussi, les méthodes américaines interpellent. Retrouvez notre enquête sur le drôle de monde de la série Homeland.

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14h10 suivi

Crash / journaliste indélicat : excuses de Sky news

Par
la rédaction le 21/07/2014

La chaîne britannique Sky News a présenté ses excuses hier pour avoir diffusé l'image d'un de ses journalistes fouillant les valises des victimes du crash en Ukraine du vol MH17 de la compagnie Malaysia Airlines qui conduisait 298 passagers entre Amsterdam et Kuala Lumpur.

Crash en Ukraine : que peuvent montrer les télés ? s’interrogeait-on vendredi. Sûrement pas le contenu des valises des victimes comme l’a fait le présentateur de Sky News, Colin Brazier. Selon The Guardian, dans un reportage diffusé hier sur la chaîne britannique, le journaliste présent sur place a fouillé et montré à l’écran le contenu des bagages éventrés – y compris un ensemble de clés et une brosse à dents – avant de dire : "nous ne devrions pas vraiment faire cela, je suppose."

Bronca immédiate des téléspectateurs mais aussi des confrères : la présentatrice de BBC Sport Jacqui Oatley s’est dite "totalement ahurie" par le geste de Brazier tandis que Shelagh Fogarty, de BBC Radio, l’a trouvé "consternant." Selon elle, ces objets sont maintenant des choses sacrées pour les proches.

La chaîne et le présentateur se sont confondus en excuses.

Aujourd’hui, selon Le Monde, une équipe néerlandaise a rejoint les enquêteurs de l'Organisation de l'aviation civileinternationale (OACI), un organisme émanant de l'Organisation des Nations unies (ONU), ainsi que les observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) qui, depuis vendredi, tentent d’analyser les restes de l’avion.

Sky news The Guardian

Des enquêtes fastidieuses car la zone est contrôlée par des séparatistes prorusses armés, soupçonnés par ailleurs par les Etats-Unis d’être responsables du tir du missile sol-air à l’origine du crash.



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11h31 suivi

Découvrez qui finance votre élu ! (appli US)

Par
Robin Andraca le 21/07/2014

Un outil web pour y voir plus clair dans la lutte des lobbys au sein du Congrès américain ? C'est possible grâce à un adolescent américain de 16 ans et son plug-in GreenHouse.

Voilà une innovation que Frank Underwood, héros de la série House of Cards (rappellez-vous, nous en parlions en plateau) aurait certainement peu goûté. Fan de code et de politique, Nick Rubin, 16 ans, a fait d’une pierre deux coups : en allant piocher dans la base de données d’OpenSecrets.org (qui depuis plusieurs années traque l’argent qui circule au sein de la classe politique américaine et son influence sur les élections ainsi que sur les politiques publiques) Nick a eu cette idée : permettre aux internautes, en une fraction de seconde, de voir défiler l’ensemble des soutiens financiers et des sommes versées à leurs élus. En France, un seul site en a parlé : Tirage-EuroMillions.net.

@si s'est évidemment prêté au jeu. Et ça marche ! Une fois le plug-in téléchargé (sur Chrome, Safari ou Firefox), il suffit de taper le nom d’un membre du Congrès américain (au hasard, Eric Cantor, membre du Parti Républicain et représentant du 7ème district de Virginie), de se rendre sur n’importel quel site référençant son nom (que ce soit sa page Wikipedia ou un blog du Monde), de pointer sa souris sur son nom pour voir défiler la liste des lobbys qui le soutiennent.


Et voilà le travail ! picto


> Cliquez sur l'image pour un gros plan <

Pour Nick Rubin, la transparence est la réponse à tout : "Un accès simple à ces données-là permettra aux électeurs de prendre de meilleures décisions. Quand les gens seront informés, ils rejetteront les élus uniquement motivés par l’appât du gain”, a-t-il confié sur le site de Vice. Peut-on espérer voir débarquer cet outil dans d'autres pays ? “La première chose serait de trouver une base de données fiables. Mais bien sûr, pourquoi pas ?estime l'adolescent.

Tous les lanceurs d'alerte citoyens enquêtant sur les pratiques des élus ne sont pas américains. La preuve, deux d'entre eux étaient sur notre plateau il y a deux semaines !

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16h48 tweet

Israéliens "ordures" : journaliste CNN mutée

Par
la rédaction le 20/07/2014

Canapé de Sderot, Acte 2. "Les Israéliens sur la colline de Sdérot applaudissent lorsque les bombes frappent Gaza. Ils menacent de détruire notre voiture si on dit un mot de travers. Ordures." : c'est pour ce tweet que Diana Magnay, journaliste de CNN qui couvrait Gaza, a été mutée à Moscou. Suite à un direct sur la colline de Sderot (et son fameux canapé, dont @si vous parlait ici), la reporter a exprimé sa colère face à des menaces proférés par des Israéliens avant de retirer son tweet, rapporte Ozap.

Le mot "scum" peut également être traduit par "salaud" ou "pourriture" picto
Diana Magnay

"Après avoir été menacée et harcelée avant et pendant son direct, Diana a réagi avec colère sur Twitter" a ainsi expliqué une responsable de la chaîne au Huff Post. Elle regrette profondément le langage qu'elle a utilisé, qui visait directement ceux qui avaient pris pour cible l'équipe de reportage. Elle n'a aucunement voulu heurter qui que ce soit d'autre que ce groupe, et elle se joint à CNN pour s'excuser si quiconque a pu se sentir insulté", a détaillé la porte parole, précisant que Magnay avait été mutée à Moscou.

L'occasion de lire notre dossier : Israël-Palestine, le cauchemar asymétrique

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15h16 lu

Malaysia : début de controverse sur les responsabilités

Par
Vincent Coquaz le 20/07/2014

Bévue russe, pro-russe ou erreur ukrainienne ? Si tout le monde s'accorde pour estimer que le Boeing 777 de la Malaysia Airlines a été abattu, une controverse s'est ouverte dès les premières heures sur le point de savoir qui du gouvernement ukrainien, des rebelles pro-russes ou des forces russes, en porte la responsabilité.

Côté ukrainien, on pointe notamment du doigt le fait que l'armée ukrainienne n'utilisait pas le type de missile sol-air qui aurait abattu l'avion, pour la simple raison que les rebelles pro-russes ne disposent pas d'aviation. Les autorités du pays ont également mis en avant des revendications attribuées à des rebelles.

Un des responsables pro-russes a en effet posté sur son compte Facebook un message revendiquant l'attaque d'un "avion ukrainien" dans la même zone et à la même heure que le vol MH17, accompagné de vidéos très semblables aux vidéos amateurs consécutives à la chute du Boeing de la Malaysia. Surtout, le gouvernement ukrainien a publié des conversations téléphoniques entre les rebelles pro-russes et le renseignement russe, qu'il aurait interceptées.

Euronews a traduit une partie de l'enregistrement où deux rebelles pro-russes affirmeraient avoir abattu "un avion civil" picto

Tandis que les rebelles pro-russes ont eux même accusé l'Ukraine, la Russie n'a pour l'instant pas exclu leur responsabilité. Vladimir Poutine a ainsi simplement estimé que l'Ukraine "portait la responsabilité de cette terrible tragédie" puisqu'elle "n'aurait pas eu lieu si la paix avait régné dans ce pays, si les opérations militaires n'avaient pas repris dans le sud-est de l'Ukraine".

RussEurope

En France, l'économiste Jacques Sapir, spécialiste de la Russie, pointe sur son blog ce qu'il estime être "les incohérences dans la mise en cause, du côté des gouvernements de l’OTAN et de la presse de ces pays, des insurgés ukrainiens". Pour lui, si les caractéristiques techniques de l'armement à la disposition des insurgés leur permettaient (difficilement) d'abattre un avion de ligne, le lieu du crash est situé trop à l'ouest pour être le fait des rebelles.

picto Capture RussEurope, blog de Jacques Sapir

"Si l’avion MH17 de la Malaysian Airlines avait été touché par un missile provenant d’une batterie située là où l’affirment les sources américaines et ukrainiennes, l’avion aurait dû s’écraser 20 à 30 km à l’est de son point d’impact. [...] Pour s’écraser sur le lieu du crash, si l’avion a bien été abattu par un missile « Buk », il a du être atteint par un missile tiré depuis le territoire contrôlé par les forces ukrainiennes", estime ainsi l'essayiste pro-russe. "On peut s’interroger sur le fait que l’Armée ukrainienne ait pu confondre le vol MH17 avec un vol militaire russe, en provenance du Belarus et cherchant à prendre «de dos» les forces déployées contre les insurgés" avance Sapir, qui ne se prononce pas sur les enregistrement ou les revendications des pro-russes.

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07h15 suivi

La manif pro-palestinienne interdite très couverte sur Twitter

Par
la rédaction le 20/07/2014

Cette fois, elle a été sur-couverte. Après les polémiques sur les exactitudes des compte-rendus de la manif pro-palestinienne du 12 juillet, celle de samedi 19 juillet, quoique interdite par la préfecture de police de Paris, a été suivie par plusieurs journalistes qui l'ont relayée en temps réel sur Twitter.

Au coeur de la manif, et donc des affontements avec la police qui se sont déroulés en marge du cortège, se trouvaient par exemple le directeur de la rédaction de Rue89, Pascal Riché, un reporter de Libération, Willy Le Devin (qui a ensuite raconté son live-tweet et les réactions qu'il a suscitées), et un journaliste du JDD, Thomas Liabot. Selon Riché, les CRS auraient contenus les manifestants boulevard Barbès, au niveau du métro Chateau Rouge, notamment grâce à des gaz lacrymogènes : "Chaleur + foule coincée + colère + charges aux lacrymos = dangereuse configuration à Barbès".


> Cliquez sur l'image pour un gros plan <

"La manif (la vraie) se poursuit boulevard de Strasbourg. Dans le 1e, ce ne sont plus que des affrontements" expliquait ensuite Le Devin, qui a constaté "plusieurs drapeaux d'Israël brulés". Selon lui, la grande majorité des personnes présentes (2 000 selon lui), "calmes et responsables", ont été débordées par "50 casseurs" qui ont provoqué les CRS. Quelques heures après le début de la manif, Le Devin s'étonnait d'ailleurs que dans "une manif pour la Palestine, plus personne ne parle de la Palestine mais de Valls, du FN, de Sarkozy..." Surtout, il déplorait que "la police [ait été] incapable de contrôler la situation".

Vers 18h30, "les CRS ont dispersé les manifestants dans tout le 18e et le calme est revenu boulevard Barbes" racontait finalement Liabot tandis que la circulation reprenait. Quelques affrontements ont toutefois persisté dans la soirée.

Plusieurs journalistes, dans leurs tweets, relayaient les craintes des manifestants de voir les "incidents" (bris de matériel urbain, drapeaux brûlés) mis en avant par les medias. Craintes conformées. Si vous ne suiviez pas la manifestation sur Twitter, Le Figaro.fr (dont un des journalistes était sur place) offrait complaisamment... un panorama "des incidents". Europe 1, de son côté, se taillait un beau succès en estimant (ci-dessous à droite) que "plus d'une centaine de manifestants [avaient] afflué samedi à Barbès", au dessus d'une vidéo montrant que le chiffre se comptait plutôt en milliers.

Le Fig1


> Cliquez sur l'image pour un gros plan <

L'occasion de lire notre observatoire sur la couverture médiatique de la précédente manifestation (et ses débordements) à Paris, et sur la façon dont les journalistes français présents à Gaza couvrent l’offensive terrestre menée par Israël.

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17h13 @rrêt sur images

Juillet 1914 : ce mois où la presse a oublié Sarajevo

Par
la rédaction le 19/07/2014

19 juillet 1914. Lors de l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand d'Autriche à Sarajevo, il y a trois semaines, tous les journaux titraient sur l'affaire. Depuis plus rien. Alors qu'est-ce qui passionne la presse française aujourd'hui ?

Évidemment l'affaire Caillaux met toute la presse  en ébullition : le 16 mars dernier, la femme du ministre des finances, Henriette Caillaux, assassinait le patron du Figaro. Un fait-divers ? Oui, mais bien davantage qu'un fait-divers. Une loi déchaîne également les passions : la loi qui a porté l'année dernière la durée du service militaire à trois ans.

Pour tout savoir sur la loi des trois ans, et le procès de Henriette Caillaux, retrouvez l'intégralité de notre émission du 19 juillet 1914

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18h29 suivi

Manifestation propalestinienne interdite à Paris

Par
la rédaction le 18/07/2014

Manifester en faveur des Palestiniens ? Pas possible à Paris. C'est la décision de la préfecture de police de Paris qui vient d'interdire une manifestation pro-palestinienne qui devait avoir lieu samedi 19 juillet. Cette décision est liée aux violences de dimanche dernier entre pro-palestiniens et extrémistes juifs aux abords de la synagogue de la Roquette.

"Les conditions pour que le projet de manifestation prévue demain à Paris se déroule en toute sécurité ne sont aujourd’hui pas réunies, a déclaré la préfecture de police. Au vu des risques graves de trouble à l’ordre public qu’engendrerait sa tenue dans un contexte de tension accrue, le préfet de police a décidé d’interdire la manifestation prévue demain entre Barbès et la place de l’Opéra". Une décision soutenue par Hollande et le gouvernement : "Il ne peut pas y avoir d’importation du conflit en France, il ne peut pas y avoir des manifestations qui se font face et des risques pour l’ordre public", a expliqué le chef de l'Etat, cité par l'AFP, à des journalistes en marge d’un déplacement au Niger.

Manif interdite

 

Sur Europe 1, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a été tout aussi ferme en se prononçant pour cette interdiction : "La république n’est pas compatible avec la haine. La République n’est pas compatible avec la xénophobie. L’antisémitisme ne peut pas parler une seconde fois parce qu’on sait ce à quoi il a abouti", a-t-il déclaré.

Les organisateurs de cette manifestation vont tenter d'annuler cette interdiction en introduisant un "référé liberté", c'est-à-dire un recours en urgence, vendredi après-midi devant la justice administrative. Quelle que soit la décision, le NPA a d'ores et déjà fait savoir qu'il appelait à un rassemblement. Dans un communiqué, le parti de Besancenot se dit "indigné de cette interdiction et exige des autorités qu’elles reviennent sur cette décision. Si tel n’était pas le cas, nous appellerions tout de même, avec les forces politiques, syndicales et associatives attachées aux respects des droits démocratiques et révoltées par les crimes commis à Gaza, à se rassembler pour protester publiquement".

Comme il fallait s'y attendre, cette interdiction a suscité de vives critiques sur twitter :

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De son côté, l'AFP précise que deux autres manifestations, prévues dimanche, ont également été interdites à Sarcelles : l'une pro-palestienne, et l'autre pro-israélienne, organisée par le groupe d'extrême droite, la Ligue de défense juive (LDJ), impliqué dans les violences de la semaine dernière devant la synagogue de la Roquette.

L'occasion de lire notre enquête : "Attaques contre les synagogues à Paris : l'AFP n'a vu la violence que d'un côté"

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16h25 lu

Airbnb échappe au fisc (BFM Business)

Par
Anne-Sophie Jacques le 18/07/2014

Et une société de plus qui rafole des paradis fiscaux ! Tandis que la toile moquait hier la forme du nouveau logo d’Airbnb, entreprise californienne spécialiste de l'hébergement entre particuliers, le site de BFM Business s’est penché sur sa feuille d’impôt… bien maigrichonne.

Selon BFM Business, Airbnb, plateforme de locations d’appartement entre particuliers, réussit à échapper au fisc grâce à ses filiales domiciliées dans des paradis fiscaux. De fait, "lorsque vous louez un appartement en France, le loyer n'est pas versé dans l'Hexagone. Et donc Airbnb ne déclare pas ce revenu au fisc français..."

Certes, avance BFM Business, "Airbnb détient bien une filiale dans l'Hexagone, baptisée Airbnb France SARL. […] Mais le chiffre d'affaires de cette filiale française est ridicule : 3,4 millions d'euros en 2013. Selon ses comptes, ce chiffre d'affaires est constitué uniquement de prestations de services réalisées pour la maison mère : "une aide au développement et des services supports". Résultat : la filiale française paye donc des impôts tout aussi ridicules : 97.692 euros en 2013."

Airbnb

Pourtant, BFM Business estime le chiffre d’affaires lié à la location d’appartements en France à plus de 100 millions d’euros. Le site se base sur une étude livrée par Airbnb en 2013. Et l’offre ayant continué d’exploser cette année, ce chiffre d’affaires est probablement plus élevé. Où part cette manne issue des loyers français ? Elle est envoyée chez Airbnb Ireland, une filiale basée à Dublin. Autrement dit en Irlande où le taux d’imposition des sociétés est – au maximum – de 12,5%. Conclusion : "le fisc français pourrait considérer que le chiffre d'affaires réalisé en France doit être déclaré en France, car ce revenu est généré en utilisant des ressources basées en France (salariés, serveurs...) […] Mais Airbnb répond «ne pas avoir été contrôlé par le fisc français»."

>> Airbnb est loin d'être la seule entreprise à échapper ainsi au fisc. Pour découvrir les autres, plongez dans notre dossier consacré aux paradis fiscaux.

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12h20 suivi

Libé a misé sur le mauvais cheval (TAZ)

Par
Anne-Sophie Jacques le 18/07/2014

"Sans la coopérative, la taz n’existerait plus. Libération a misé sur le mauvais cheval." Telle est la conclusion de Thomas Hartmann, un des fondateurs du quotidien allemand la Tageszeitung – la taz – qui revient, dans une interview donnée au site Ina Global, sur les débuts de son journal inspiré par le grand frère de l’époque, Libération.

Le Libé allemand va bien, merci : dans notre article consacré à la Tageszeitung – la taz pour les intimes – nous vous racontions le succès du modèle économique de ce quotidien allemand au départ inspiré par le grand frère Libération. A leur création, à la fin des années 70, les deux titres étaient sur la même ligne, comme le raconte Thomas Hartmann, un des fondateurs de la taz, interrogé par le site Ina Global : "[Libération] s’est construit lui aussi sans argent propre à l’aide de campagnes de soutien réussies, grâce à l’appel très médiatisé de Jean-Paul Sartre. Nous voulions faire la même chose."

Hartmann a par la suite effectué un stage chez ses confrères parisiens pour "observer comment un journal proche du peuple, antiautoritaire - même si Serge July avait une toute autre autorité - et démocratique se construisait. Libération était notre grand frère, un journal qui réussissait plutôt bien et qui était arrivé à se construire une légitimité."

Les deux journaux ont même collaboré : "Libération avait lancé un supplément mensuel, World Media, qui ressemblait un peu au Monde Diplomatique et qui était diffusé dans plusieurs pays par un journal local. En Allemagne, c’est la taz qui collaborait avec Libération. Mais le partenariat n’a duré que deux ans, jusqu’en 1992."

Taz Ina global

Pourquoi la fin de cette collaboration ? "La taz avait refusé de publier une publicité pour un équipementier militaire, Dassault, si je me souviens bien. La taz avait des règles déontologiques précises et ne publiait pas de publicités pro-guerre. Il y avait même des discussions en interne concernant des publicités pour des voitures. Bref, Libération a décidé de ne plus collaborer avec nous et a continué World Media avec la Süddeutsche Zeitung."

Un différend emblématique selon Hartmann : "la scène alternative était beaucoup plus importante en Allemagne et constituait le terreau dans lequel la taz a grandi. Je pense que Libération a toujours voulu être un journal élitiste. C’était un acteur de la presse parisienne qui voulait devenir meilleur que les autres. La taz s’est dès le début affichée comme un organe d’une contre-culture et comme un moyen de construire une société alternative en Allemagne. Cette histoire de la publicité est un très bon exemple : la taz n’est pas prête à publier une publicité uniquement pour des raisons financières."

A cette même époque, les deux titres font des choix économiques différents : Libération s’en est remis à des actionnaires pour financer le journal quand la taz a choisi de s’appuyer sur ses lecteurs et de créer une coopérative. Un choix pris à l’issue d’un vote au sein de la rédaction. Pourtant, au départ, Hartmann était en faveur du modèle Libé : "j'avais peur que les lecteurs n’apportent pas continuellement de l’argent". L’histoire lui donne tort. Récemment, ajoute-t-il, "nous avons organisé une discussion avec Libération. Deux journalistes sont venus expliquer les difficultés que rencontrait le journal. Et je dois vous avouer que cela semblait mal en point". Ce qui lui fait dire en conclusion que Libé a choisi le mauvais cheval.

Où en est Libération aujourd’hui ? Après la crise traversée cet hiver, le journal vient d’accueillir un nouvel actionnaire, Patrick Drahi, patron de Numericable. Ce dernier et l’actionnaire majoritaire actuel Bruno Ledoux doivent recapitaliser le titre à hauteur de 18 millions. Laurent Joffrin a repris les rênes du quotidien avec l’aide d’un co-directeur, Johan Hufnagel, co-fondateur de Slate.fr et ancien de Libé. Le projet de transformer la marque de presse en planète Libération est toujours d'actualité, et le site s’est par ailleurs enrichi d’une web-radio début juin. Mais les ventes continuent de chuter comme le précise Le Figaro. La diffusion est tombée sous les 100.000 exemplaires depuis janvier.

>> L'occasion de découvrir notre dossier sur Libé, épicentre de la crise de la presse

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18h51 vous n'êtes pas obligés

Merkel : "Happy birthday" manqué d'un journaliste allemand

Par
Robin Andraca le 17/07/2014

La chancelière d'Allemagne a 60 ans aujourd'hui. Au cas où elle l'aurait oublié, un journaliste de la télévision publique allemande a jugé bon de lui rappeler en lui chantonnant un mémorable "Happy Birthday". Bide absolu.

Le parti d'Angela Merkel, la CDU, organise à l'occasion de l'anniversaire de la chancelière une grande cérémonie à laquelle sont conviés un bon millier de personnes. Mais la chancelière a reçu, hier, à l'occasion d'une conférence de presse à Bruxelles, un cadeau plutôt inattendu.

Angela Merkel se souviendra certainement longtemps de cette conférence de presse, donnée à Bruxelles peu après le dernier Conseil Européen. Dans le rôle de Marilyn Monroe, qui avait en 1962 fredonné le même air au président américain, Udo Van Kampen, journaliste allemand et figure connue de la télévision publique ZDF. Dans le rôle de JFK, Angela Merkel, bien moins à son aise que l'ancien président des États-Unis.

La scène suscite un certain malaise dans l'assistance picto

 

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picto Cette intervention (pour les plus curieux, le site Internet du Spiegel a publié la même scène vue sous un autre angle) a évidemment été moquée sur Twitter (ici par François Beaudonnet, correspondant de France 2 à Bruxelles et Pascal Thibaut correspondant de RFI en Allemagne). Comme c'est souvent le cas dans ce genre de situation, un hashtag a même été créé : le #KampenGate est né. Et pourtant, la ZDF n'a pas été le seul journal allemand à brosser la chancelière dans le sens du poil. Le site Internet de Bild, tabloïd allemand, a ainsi jugé de bon de mettre, pendant quelques heures, en homepage de son site Internet un joli gif animé pour souhaiter un joyeux anniversaire à la chancelière.

 

 

merke HB1

 

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picto Jean-Michel Aphatie, chroniqueur politique à RTL et au Grand Journal, a lui souhaité bon anniversaire à Mme Merkel à sa façon.

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17h39 lu

Panama : l'ex-dictateur Noriega contre "Call of Duty"

Par
la rédaction le 17/07/2014

L'ancien dictateur du Panama, Manuel Noriega, dirigeant de fait entre 1984 et 1990, actuellement emprisonné dans son pays, compte poursuivre Activision éditeur du jeu Call of Duty pour avoir utilisé son nom et son image sans son autorisation.

"Dans l'une des scènes du jeu, Manuel Noriega assassine deux de ses propres soldats pour garder le secret sur la présence du héros au Panama." selon Le Monde.fr, l'ancien  dictateur du Panama, Manuel Noriega, âgé aujourd'hui de 80 ans, a l'intention de faire payer l'éditeur du jeu vidéo à succès Call of Duty.

Noriega n'a pas donné son autorisation pour l'utilisation de son image et de son nom picto

Emprisonné depuis 1992, Noriega estime que son personnage virtuel dans le jeu Call of Duty Black Ops 2 commet des actes violents et malfaisants. Dans ce deuxième opus du jeu, dont l'action se déroule jusqu'en 2025, le joueur doit contrer un complot anti-américain en Amérique Centrale. Le personnage de Manuel Noriega travaille au départ pour la CIA avant de trahir les USA dans une seconde partie.

Dirigeant militaire de facto du pays de 1984 à 1990, Noriega était considéré comme l'homme fort de la CIA dans la région avant que les États-Unis ne décident de sa disgrâce en 1989. Il est aujourd'hui emprisonné au Panama pour le meurtre d'opposants pendant sa dictature et a également été retenu en France et aux États-Unis pour blanchiment d'argent et trafic de drogue.


Noriega Final

 

picto Dans cet extrait du jeu "Call of Duty Black Ops 2" le Manuel Noriega fictionnel abat froidement ses deux soldats avant d'être étranglé par le héros du jeu. Dans la séquence suivante, il est capturé chez lui par des agents de la CIA.

L'occasion de voir notre émission sur les jeux vidéos militaristes et pro-américains : "Les jeux vidéo de guerre: une idéologie à sens unique"

Par Garance Bousquin

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17h00 suivi

Blogueuse condamnée : le restaurant dégringole dans Tripadvisor

Par
Vincent Coquaz le 17/07/2014

"Une blogueuse française condamnée pour la position de sa critique dans les résultats Google." L'information d'@si sur cette blogueuse attaquée par un restaurant du Cap Ferret pour une critique jugée trop virulente, a franchi la Manche grâce à la BBC, et même l'Atlantique avec le site spécialisé TechDirt.com. En France, Le Monde, France Info et Sud Ouest ont par exemple fait écho à l'information (sans prendre, eux, le soin de citer @si).

En cause, un post du blog "L'Irrégulière" titré "L’endroit à éviter au Cap-Ferret" suivi du nom de l'établissement, Il Giardino, et qui apparaissait en première page de Google lorsqu'on tapait le nom du restaurant. Même si l'ordonnance de référé ne lui imposait que de modifier le titre, la blogueuse avait choisi de supprimer l'intégralité du papier (toujours disponible en cache ici). L'histoire aurait donc pu en rester là. C'était sans compter sur la (vive) réaction des internautes, qui ont pris parti, en grande majorité, pour la blogueuse et non pour le restaurant qui s'estimait lésé.

"Je ne suis jamais allé au Cap Ferret mais je suis attaché à la liberté d'expression"

Une centaine de commentaires négatifs ont ainsi été laissés sur la page Google Plus et sur le site de critiques Tripadvisor. Or les notations sur ces deux sites sont les premiers liens affichés par Google lorsqu'on effectue une recherche sur l'établissement qui a porté plainte.

Recherche restaurant2

Mais ces mauvaises notes (1,3 sur 5 sur Google Plus et 1,5 sur Tripadvisor) sont-elles dues à la qualité de l'établissement ou à une vendetta des internautes pro-blogueuse ? En y regardant de plus près, la quasi totalité des commentaires ont été laissés depuis une semaine. Certains d'ailleurs ne se cachent pas de n'avoir jamais mis les pieds dans le restaurant : "Je ne suis jamais allé au Cap Ferret [mais] je suis particulièrement attaché à la liberté d'expression [...] Si d'aventure je devais passer par ce lieu, je sais où je n'irai m'attabler", estime ainsi un internaute qui a donné la note de 1 sur 5. Surtout, avant "l'affaire" de la blogueuse, le restaurant jouissait d'une assez bonne réputation puisque sa note était de 3,5 sur 5. Une seul bonne nouvelle : selon Trip Advisor, il existe encore 6 restaurants "pire" que lui au Cap-Ferret...


> Cliquez sur l'image pour un gros plan <

(Capture Trip Advisor, 8 juillet 2014)

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16h53 suivi

M6 vs Télérama : la chaîne "enclenche la guerre de com"

Par
Sébastien Rochat le 17/07/2014

M6 contre-attaque. A la suite de la publication d'un article de Télérama évoquant la crise sociale que traverse M6, la chaîne a demandé un droit de réponse et diffusé un communiqué pour dénoncer "contrevérités, inexactitudes et amalgames". Si le texte, relayé par PureMedias, n'apporte pas de réponse directe aux éléments avancés par Télérama, il rappelle néanmoins les conditions de travail très favorables des personnels de M6. "Ils enclenchent la guerre de com", constate Emmanuelle Anizon, l'auteure de l'enquête de Télérama.

Attaquée par Télérama (et aussi Le Canard enchaîné), M6 a répliqué en annonçant, dans un communiqué interne mais transmis à plusieurs rédactions dont le site PureMedias, avoir demandé un droit de réponse à Télérama. "Les amalgames, les inexactitudes et les contrevérités publiées cherchent à nuire au groupe en s’appuyant sur les insatisfactions de quelques collaborateurs isolés face à la nouvelle organisation de C Productions [la filiale qui produit les magazines de la chaîne]", écrit Christophe Foglio, le directeur des ressources humaines de M6.

Un communiqué "interne" relayé par PureMedias picto

Des inexactitudes et des contrevérités ? En fait, la chaîne nie toute crise sociale au sein de la chaîne, sans répondre précisément aux accusations de Télérama.

PureMedias et M6

Ainsi, quand le magazine raconte, dans une enquête nourrie de témoignages précis, la multiplication des démissions et des burn outs au sein de la rédaction, la chaîne préfère citer les rémunérations moyennes, "parmi les meilleures du secteur", et l'ancienneté moyenne des journalistes (en hausse) pour démontrer que tout va bien. Manière de rappeler que cette crise se déroule dans un milieu privilégié : la "rémunération moyenne annuelle des journalistes est de 69 800 euros, soit 26% supérieure à la moyenne du groupe", précise ainsi M6. Les journalistes bénéficient par ailleurs de "53 jours annuels de congés et RTT". Des conditions favorables qui peuvent expliquer l'ancienneté relativement élevée des journalistes : 11 ans en moyenne.

Mais alors comment interpréter la multiplication récente des démissions et des arrêts maladie ? Ce ne serait que l'expression d'"insatisfactions qui ne reflètent en aucune façon la réalité de l’entreprise", assure M6. Quant à l'étude sur le climat social de l'entreprise, effectuée par le groupe "Great Place to Work", la chaîne affirme que le bon chiffre (61% de satisfaction) n'est pas fictif : "En 2013, l’enquête s’est déroulée entre le 3 et le 17 juillet, avant le départ en vacances de l’essentiel des collaborateurs", précise la chaîne. Ce que contestent plusieurs témoignages publiés par Télérama, qui assurent qu'à cette date, la chaîne ayant basculé dans la grille d'été, la plupart des journalistes étaient en vacances. Quant aux salariés présents, certains mettaient en doute l'anonymat des réponses de cette enquête : "vu le climat, on a été pas mal à répondre “bien”, parce qu'on se méfiait sur la réalité de l'anonymat de nos réponses", a déclaré l'un d'entre eux à Télérama.

"Ils sont dans le déni, y compris dans leur com vis à vis de leurs propres salariés" (Télérama)

Contactée par @si, l'auteure de l'enquête de Télérama, Emmanuelle Anizon, s'étonne de la défense de la chaîne et regrette qu'un communiqué ne répondant pas aux accusations sur le fond ait été repris tel quel par des confrères : "Hier, la com' de M6 m'appelle pour me demander un droit de réponse. On m'envoie alors un communiqué qui ne m'attaque pas sur le fond car il n'y a pas un élément de faux dans le papier. Ils ont en même temps envoyé ce communiqué à plusieurs rédactions et ils l'ont balancé en interne à leurs salariés", explique la journaliste. Pour elle, "ils sont dans le déni, y compris dans leur com vis à vis de leurs propres salariés : "mais non, vous ne souffrez pas, puisqu'on vous le dit"".

Le replay avant l'heure

"D'après mes retours, c'est très chaud au niveau de l’état-major de M6, ajoute la journaliste, laquelle constate que la chaîne "enclenche la guerre de com". Prochaine cartouche : le PDG de M6, Nicolas de Tavernost, est l'invité de la matinale de France inter demain.

picto La page pour réécouter l'entretien est déjà prête

 

Pour connaître les accusations exactes de Télérama et du Canard enchaîné, lisez notre observatoire : "Reportages caviardés, tensions sociales : bienvenue à M6".

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11h25 suivi

Gaza : quatre enfants tués devant des journalistes

Par
la rédaction le 17/07/2014

Un tournant dans la médiatisation de l'opération militaire d'Israël dans la bande de Gaza ? Les caméras de TF1 se trouvaient hier à quelques mètres d'un bombardement israélien qui a tué quatre enfants. Et elles n'étaient pas seules : le drame s'est déroulé sur une plage fréquentée de Gaza, à quelques centaines de mètres d'hôtels où logent les journalistes occidentaux, note Le Monde. Jonathan Miller, de la TV britannique Channel 4 a par exemple relaté les évènements en direct sur son compte Twitter. Peter Beaumont du Guardian ou Tyler Hicks, photographe du New York Times ont également assisté à la scène et confirmé que les enfants de 9, 10 et 11 ans se trouvaient sur la plage pour jouer au football ce qui a permis aux grands medias internationaux, pour la première fois, de vivre le drame du côté des Gazaouis bombardés, et non pas depuis un canapé, avec les spectateurs israéliens.

picto "Attention les images peuvent choquer", prévenait hier soir TF1. "Sous une chaleur écrasante, un groupe d'enfants jouent sur la digue. Quand soudain, un obus tiré depuis un navire touche une cabane de pêcheur. Les enfants effrayés courent sur la plage" avant d'être touchés par un second obus".

Quelques heures avant le bombardement, Ayman Mohyeldin, correspondant pour NBC News, soulignait que les consignes d'évacutation de l'armée israélienne à destination de 100 000 Gazaouis, ne "disaient pas aux personnes où aller" (ce que soulignait également Jon Stewart du Daily Show il y a trois jours).

Bombardements, guerre de communication : retrouvez notre dossier "Israël-Palestine, le cauchemar asymétrique" et notre observatoire "Qui sont les morts civils de Gaza ?"

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