Anorexie, photos retouchées et politique
Par Gilles Klein le 16/05/2008
Valérie Boyer, député des Bouches-du-Rhône a défendu un projet de loi condamnant l'incitation à l'anorexie, qui a été adopté par l'Assemblée nationale le 15 avril dernier.
Mais l'élue UMP avait aussi déposé le 14 avril un amendement concernant la retouche des photos ainsi rédigé :
L’utilisation fréquente des logiciels de traitement d’image pour modifier l’apparence corporelle d’une personne dans des photographies commerciales contribue à diffuser une représentation erronée de l’image du corps dans notre société. Aussi est-il proposé d’en informer clairement le consommateur, en prévoyant que ces photographies soient accompagnées de la mention: «Photographie retouchée afin de modifier l’apparence corporelle d’une personne».
En cas de non-respect de cette obligation, la publicité sera considérée comme une pratique commerciale trompeuse au sens de l’article L.121-1 du code de la consommation.
Le 15 avril, Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, intervient à l'Assemblée Nationale dans le cadre de la discussion sur le projet de loi qu'elle soutient. Mais comme en témoigne le compte rendu officiel de la séance ouverte à neuf heures trente, elle se déclare opposée à l'amendement rendant obligatoire une mention pour toute photo retouchée :
Un grand nombre de photos sont retouchées pour des raisons très diverses; certains candidats politiques, par exemple, font retoucher les photos de leurs affiches de campagne (Sourires). Il serait très difficile de distinguer les retouches visant à inciter à l’anorexie de celles qui relèvent d’une démarche créative. La mention générale d’une retouche renseignerait insuffisamment le consommateur et pourrait en outre être attentatoire à la liberté d’expression. Enfin, certaines photos étant achetées par les magazines, le contrôle d’une telle disposition et l’imputation des responsabilités serait très difficile. Si je souscris à la philosophie de l’amendement, ces raisons me conduisent à demander son retrait.
Valérie Boyer a donc retiré son amendement. Pas de problème donc pour un candidat qui se rajeunit sur une affiche, ou pour Paris Match, accusé d'avoir retouché des bourrelets apparus à la taille du président en vacances aux Etats-Unis.
GB : excuses de la police à une chaîne télé
Par Gilles Klein le 16/05/2008
La chaîne britannique privée Channel Four a diffusé le 15 janvier 2007, "Dispatches - Undercover Mosque", un reportage sur des mosquées extrémistes en Grande-Bretagne.
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Le reportage tourné en caméra cachée montrait des imams tenant des discours très violents Les services de police des West Midlands (région de Birmingham, et Coventry) avaient contesté l'objectivité du reportage et publié en août 2007, un communiqué accusant la chaîne d'avoir noirci la situation avec un montage orienté. La police et les services du procureur avaient aussi demandé à l'Office of Communications (Ofcom, équivalent britannique du CSA) d'enquêter sur cette affaire. Fin 2007, l'Ofcom a considéré que le traitement journalistique avait été équilibré. La police a enquêté de son côté mais n'a finalement rien trouvé non plus. La bande annonce de Dispatches - Undercover Mosque |
Channel Four défend son programme en soulignant que l'Ofcom a confirmé que chaque citation était bien replacée dans un contexte précis. Channel Four souligne les risques personnels pris par le journaliste qui a travaillé pendant 9 mois en caméra cachée.
Channel Four a donc engagé une action en justice contre la police et les services du procureur
Aphatie (RTL) se sent plus libre dans le privé
Par Gilles Klein le 15/05/2008
Sur son blog Jean-Michel Aphatie (RTL, service politique) réagit, jeudi 15 mai, à un article de l'hebdomadaire Télérama, qui selon lui, est écrit pour démontrer la supériorité du service public sur les entreprises privées .
Aphatie parle de mots qui blessent. « Pour les radios privées, le premier filtre est l’audience, quel qu’en soit le prix. » Comment faut-il comprendre ce : « quel qu’en soit le prix » ? S’agit-il d’une appréciation morale ? Le directeur délégué de France Inter suggère-t-il qu’une radio privée peut oublier les valeurs qui soudent une communauté pour faire de l’audience ? Tire-t-il ce constat, par exemple, d’une écoute de RTL ou d’Europe 1 ?
Aphatie évoque ensuite ses quatre années à France Inter et comment il a été écarté de l'édition du matin:
La quatrième année, de fait, j’ai été totalement écarté de la matinale, ce prime time de la radio. Dans une circonstance confuse, le directeur de la rédaction de l’époque, Bertrand Vannier, m’avait confié que mon travail « faisait peur » au PDG de l’époque, Jean-Marie Cavada. J’en ai retiré le sentiment que l’on est très libre dans le service public, à condition quand même que les mots du journalisme s’inscrivent dans un certain consensus ambiant.
Salariés du Monde : l'arme du blog
Par la rédaction le 15/05/2008
Le conflit social du Monde semble s'acheminer vers une solution.
Au cours de ce conflit, les salariés du journal auront découvert une cyber-arme en créant un blog, presse en colère. Petite exploration.
L'édito, du jeudi 1er mai donne la couleur de cette atmosphère de rébellion: Ni les assemblées générales, ni les grèves, ni les discussions de couloir ne suffisent à nos envies d'orage. Alors bloguons ! Résistons ! Secrétaires et journalistes, coursiers, informaticiens, documentalistes et éditeurs, gens de plume ou gens d'image, ce blog est à nous !
A ce jour, sept notes ont été publiées. Outre les notes, on y trouve aussi une vraie revue de presse de la crise du Monde.
Martine Silber, journaliste, la blogueuse la plus active, livre en détail les comptes rendus des différentes assemblées générales. Elle expose, notamment, le plan de redressement : les services les plus touchés (la culture et les sport ), les 1000 pages par an qui seront supprimées... La grève immédiate est votée, une grève «historique ». Une décision difficile pour beaucoup de rédacteurs. Notre métier est d’informer et ne pas pouvoir le faire nous pèse.
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Elle retrace aussi le déroulement des votes pour décider des grèves successives:
Pour la première grève, le vote a été réalisé à mains levées, «ce qui nous sera reproché par la direction »
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Il n'y a jamais eu de grève au journal pour des motifs internes, explique la rédactrice.
Le vote
pour la grève du 17 avril se fait donc à bulletin secret, à la différence près
que ceux qui sont en reportage, en vacances, les
pigistes, les correspondants en province ou à l'étranger peuvent voter par mail
(on refuse les sms)...
La tambouille interne est rendue publique. Comme cette proposition,
faite par le personnel, d'un accord de méthode. C'est un document
qui a été préparé par des experts pour essayer de gagner du temps
afin de rechercher d'autres solutions.
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Et cet accord ne verra jamais le jour, il ne verra passera même pas la porte de la direction. Le texte sera refait sept fois, pour aboutir au bout de dix jours de va-et-vient à un «non» pur et dur du directeur des ressources humaines et du secrétaire général du journal. Ni Eric Fottorino, le président du directoire qui vient pourtant de notre rédaction, ni le directeur général, ni Denis Guiraud, n'ont reçu les délégations. On a l'impression de s'être fait balader. D'autant que pendant ce temps là les délais courent et que les négociations ne peuvent pas commencer.
L'imposante façade du Monde, photo publiée sur le site "Off the records" |
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L''impact psychologique de la crise sur le personnel est illustré avec un brin d'humour : Les AG continuent, certains ont recommencé à fumer, d'autres
comparent leurs antidépresseurs, il y a aussi les veinard(e)s qui ont perdu du
poids.
Dans une autre note, Silber évoque la difficulté pour
l'équipe de ne pas voir la sortie du quotidien :
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Un jour sans journal, c'est dur. Si nous en sommes tous un rouage, nous en sommes aussi les premiers lecteurs et les premiers critiques. On lit, on commente, on râle, on se réjouit, ça dépend des jours et des papiers. Déjà quand il arrive en retard, on s'inquiète: «Y a pas le journal ? ». Alors, pas de journal du tout, c'est vraiment bizarre.
Banderole de protestation des salariés du Monde |
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Elle profite alors de ce "temps libre"
pour se plonger dans les 380
commentaires des lecteurs du monde, sous l'article du 4 avril. Elle y décèle
trois catégories de réaction: 1) bien fait pour
vous, 2) c'est moche mais tout le monde a ses problèmes, 3) continuez à vous
battre et se déclare d'accord avec tous pour des raisons diverses mais
pas incompatibles.
Dans un tout
autre registre, le journaliste Yann Plougastel rend hommage à son défunt
confrère Bernard Veillet-Lavallée, anciennement au Monde: un journaliste en colère, qui aimait les journaux au-delà de tout et
surtout ceux qui les font. Que dirait-il aujourd'hui?
S'il parle de
l'homme surnommé l'Amiral, c'est parce que la richesse de
la presse ne repose que sur la collection de ces individualités qui, jour après
jour, semaine après semaine, l'inventent avec leurs humeurs, leurs sexes, leurs
amours, leurs emportements, leurs passions... L'oublier, c'est comme une seconde
mort.
GB/terrorisme : pressions de la justice sur des médias
Par Gilles Klein le 15/05/2008
Les services anti-terroristes britanniques mettent en demeure plusieurs organes de presse de communiquer leurs notes, photos et vidéos concernant un suspect arrêté à Manchester.
Le suspect, Hassan Butt, est un étrange personnage qui se présente lui-même comme ancien recruteur du mouvement Al-Qaida dans un livre à paraître le 22 mai. Butt a été arrêté vendredi 9 mai par la police britannique à l'aéroport de Manchester alors qu'il s'apprêtait à s'envoler vers le Pakistan.
Dans une interview à la BBC en avril, Butt déclarait avoir aidé plus de 600 jeunes musulmans britanniques à rejoindre les Talibans pour combattre les forces américaines et anglaises en Afghanistan. Il disait aussi avoir collecté des fonds pour des réseaux terroristes, avant de renoncer à la violence à la suite d'une série d'attentats dans le centre de Londres.
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Dès vendredi 9 mai, s'appuyant sur la loi dite Terrorism Act 2000, la justice britannique a mis en demeure plusieurs médias (BBC, Sunday Times, plus la chaîne américaine CBS News qui l'a interviewé en mars 2007) de fournir tous les documents écrits, audios et vidéos en leur possession, concernant Hassan Butt. Même demande pour Shiv Malik, un journaliste indépendant co-auteur du livre de confession d'Hassan Butt. Butt dans l'émission 60 Minutes de CBS News le 25 mars 2007 |
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Les journalistes concernés contestent ces demandes et refusent de coopérer avec la police.
Canada : médias et vie privée d'un ministre
Par Gilles Klein le 15/05/2008
Tension entre deux groupes de médias canadiens à propos d'une polémique concernant une ancienne petite amie du ministre canadien des Affaires étrangères, Maxime Bernier.
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Vendredi 9 mai un article paru dans le quotidien francophone Le Soleil (groupe de presse Gesca) affirme que les journalistes du réseau de télévision TVA ont reçu l'ordre, deux jours plus tôt, de ne pas évoquer les fréquentations douteuses du ministre conservateur Maxime Bernier le soir même au TVA 22 heures, ainsi qu'à LCN alors que l'affaire avait été l'occasion de débats au Parlement le jour même. Le quotidien Le Soleil du 9 mai 2008 |
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TVA est un réseau de chaînes de télévision qui appartient au groupe Quebecor. Certains commentateurs expliquent la timidité des médias de Quebecor dans cette affaire par les relations amicales qui existent entre son patron et le ministre des Affaires étrangères. Le ministre des Affaires étrangères avec sa petite amie en août 2008 |
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L'article, publié dans un quotidien du groupe Gesca, son
rival, ajoute que les quotidiens du groupe Quebecor, Le Journal de Montréal et Le Journal de Québec ont voilé la photo de la jeune femme concernée et pas mentionné son nom Le Journal de Montréal du 8 mai 2008 En revanche, l'article ne cachait rien de la polémique : Le ministre des Affaires étrangères, Maxime Bernier, est une fois de plus dans l'embarras. Les partis d'opposition le somment de s'expliquer sur une liaison qu'il a eue l'an dernier avec l'ex-femme d'un motard criminel. La rumeur de cette relation, qui a duré plusieurs mois, courait déjà depuis un bon moment dans les couloirs du parlement. Hier, elle est devenue une réelle source d'inquiétude pour les partis d'opposition, qui craignent que cette idylle entre le ministre et cette femme puisse avoir eu un impact sur la sécurité nationale. |
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France 2, Cannes, l'hôtel et les jumeaux
Par Gilles Klein le 14/05/2008
A la fin du journal de 20 h de France 2, mercredi 14 mai, David Pujadas interroge en direct Dustin Hoffman et Angelina Jolie à l'occasion de l'ouverture du festival de Cannes. Grand moment de journalisme.
Quel est l'accord entre France 2 et le Majestic ? On ne sait pas. Mais les deux vedettes de cinéma n'ont pas le dos à la mer, elles ont l'entrée de l'hôtel, dans le dos, avec un mini-bus garé devant sur la gauche, nettement moins glamour que les palmiers de la Croisette, avec la mer bleue sur fond de soleil couchant.
Derrière eux, juste au dessus de la tête d'Angelina Jolie, le nom de l'hôtel (Majestic) est bien visible, comme le nom de la chaîne à laquelle il appartient (Barrière).

Et sur l'écran dans le bandeau rouge en grosses lettres incontournables le nom de l'hôtel, une deuxième fois, suivi du nom de la ville entre parenthèse. Il ne s'agit pas de publicité clandestine, c'est un choix avéré dont aimerait bien connaître les dessous ...
Les deux acteurs y sont-ils logés gratuitement, est-ce France Télévisions qui y loge, ou l'organisation du festival qui décide ?
Mais ce n'est pas tout, l'interview est, elle aussi, exemplaire
Mise à jour : Angelina Jolie et Dustin Hoffman en duplex enregistré de Cannes indique le site de France 2, donc pas de direct pour cette séquence.
Le Monde : accord des salariés. Faible participation
Par la rédaction le 14/05/2008
Les salariés du Monde, réunis mercredi
en assemblée générale, ont approuvé les nouvelles propositions de la
direction concernant la mise en oeuvre du plan de redressement du
quotidien.
Lors d'un vote indicatif à main levée, les salariés ont approuvé à
81 voix pour, 1 contre et 7 absentions, un projet d'accord cadre
négocié au cours des derniers jours entre la direction et
l'intersyndicale. Un nombre de votants peu élevé, par rapport aux quelque 580 salariés que compte la société éditrice du Monde
Ce projet, prévoit notamment d'allonger la période d'adhésion au
plan de départs volontaires, et de ne procéder, si nécessaire, à des
départs contraints qu'à la rentrée.
Le plan prévoit le départ de 129 salariés.
Pour comprendre la crise au Monde, voir notre dossier "Guerre ouverte au Monde".
Le Monde : suppression des correspondants asiatiques ? (Libération)
Par Gilles Klein le 14/05/2008
Trois pages en moins chaque jour dans Le Monde, soit 1 000 pages en moins par an. C'est l'un des projets du plan de redressement établi par la direction selon Libération du mercredi 14 mai. Le journal s'est procuré une copie de ce document, qui aurait été envoyé par e-mail aux employés du Monde.
Libération indique : Après avoir réduit la pagination de 320pages par an en trois ans, la direction met la barre beaucoup plus haut : 1 000 pages supprimées, soit trois par jour. En première ligne, le service Culture qui passe à deux pages, suivi du service Et vous, qui n’aura plus qu’une page. Egalement durement touché, le supplément littéraire le Monde des livres passe de 12 à 8 pages, puis à 4.
Alors que la place de l'Asie dans l'actualité mondiale ne cesse de s'accentuer, la fermeture des bureaux d’Islamabad (Pakistan) et de Bangkok (Thaïlande) serait prévue, ainsi que la suppression d’un poste de pigiste à Londres.
Benjamin (Nouvelle Star) a-t-il frôlé l'élimination ?
Par la rédaction le 14/05/2008
On a frôlé le drame !
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Julien Lepers en train de demander un autographe pour sa fille à un candidat de la Nouvelle Star, et celui-ci lui révélant les deux chansons qu'il chantera sur le plateau de l'émission cette semaine : c'est ce que montrait une vidéo publiée hier mardi sur Youtube. Elle était aussi visible sur le "Myspace" de Lorraine, ladite fille de l'animateur de Questions pour un Champion.
Aussitôt, LePost reprenait la vidéo, qui peut sembler totalement sans intérêt aux yeux des non-spectateurs du télé-crochet, mais pouvait pourtant porter préjudice au candidat Benjamin. En effet, la confidentialité l'oblige à ne pas dévoiler son programme publiquement, pour ne pas casser le suspense. |
Résultat : la vidéo, dont l'auteur reste inconnu, a été prestement retirée dans l'après-midi de Youtube. On en trouve la page en cache ici.
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Lorraine, quant à elle, essaie de réparer tant bien que mal les "dégâts" causés par ce mauvais pas : supprime cet article s'il te plait j'ai pas envies que toutes les fans sache que je l'ai vu voilà désolée encore que le choix des chansons de benjamin ait été entendu, écrit une certaine Lorraine sur ce blog de fans de Benjamin évoquant l'affaire. La supplique a dû être entendue par l'internaute du Post ayant déniché la vidéo sur Youtube : hier soir, son post (minuscule) était inaccessible sur le Post (majuscule). Le mini-scoop débusqué mardi par un internaute du Post a suscité une avalanche de réactions. Tant et si bien que celui-ci a préféré le retirer de sa page, mercredi matin. , explique la rédaction du site. Ultime rebondissement mercredi à midi : la rédaction du Post (majuscule) a choisi de republier le post (minuscule, mais sans la vidéo compromettante retirée de Youtube).
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![]() > Cliquez sur l'image pour un gros plan < |
OGM : Copé patauge sur les plateaux
Par la rédaction le 14/05/2008
Faites ce que je dis, pas ce que je fais ?
Dimanche 11 mai, Jean-François Copé, président de la Commission sur la
nouvelle télévision publique, était interrogé sur Canal+ sur la future réforme de France Télévisions.
Il évoque alors les synergies possibles entre les
France 2 et France 3... Sous-entendu : un regroupement partiel ou complet des rédactions
des deux chaînes, dont le traitement de l'info est vu par
certains comme un doublon inutile.
Vous voulez offrir à la créativité de Copé, sur le net, l'audience qu'elle mérite ? Pour
envoyer cette vidéo à vos amis, ou la poster sur votre blog, rien de
plus simple : allez la chercher dans notre espace Dailymotion.
Londres : fermeture d'un mensuel
Par Gilles Klein le 14/05/2008
Vous ne connaissez sans doute pas The Londoner, c'est pourtant un mensuel britannique dont la diffusion est très forte. Ce journal édité par la mairie de Londres était, jusqu'à présent envoyé, chaque mois, à plus de 3 millions de foyers londoniens.
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Le crime en baisse, Londres devient plus sûr, annoncait le numéro de Mars 2008 du mensuel The Londoner Le journal municipal de Londres Le nouveau maire conservateur de Londres, Boris Johnson a décidé de supprimer le journal créé par son prédécesseur. Selon Boris Johnson, le journal auraît coûté 3,6 millions d'euros en 2008 si le maire sortant, Ken Linvingstone avait été réélu. Boris Johnson utilisera les économies ainsi réalisées pour planter, d'ici la fin de son mandat en 2012, 10 000 arbres dans les rues de Londres qui n'en ont pas. |
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Sources : journalistes inquiets
Par la rédaction le 14/05/2008
Une loi censée favoriser la protection des sources de journalistes est aujourd'hui contestée... par les journalistes.
Le projet de loi Dati sur la protection du secret des sources sera examiné jeudi 15 mai par les députés.
Pourtant, il se révèle particulièrement insuffisant pour quatre
syndicats de journalistes et certains députés. Et tout est question de vocabulaire...
En effet, le projet prévoit,
dans son article 1er : qu'il ne peut être porté atteinte à ce
secret que lorsqu'un intérêt impérieux l'impose.
Un intérêt impérieux... ?
Cette imprécision est vivement critiquée par les syndicats.
Vie-publique.fr , un site public de documentation, précise ces termes ambigus : crime ou délit d’une nature ou d’une gravité particulière et nécessités des investigations.
Le gouvernement assure que ces termes ne recouvrent que les affaires de
terrorisme ou de crime organisé.
Mais les députés PS affirment qu'ils ne voteront pas le texte en l'état.
Ils préfèreraient le terme intérêt public afin d'écarter les
risques d'une levée du secret des sources pour des motifs d'ordre privé.
Sous couvert de protéger les sources, certains journalistes soupçonnent le gouvernement de tenter de mettre fin à l'inviolabilité du secret.
L'UMP saisit le conseil supérieur de l'AFP
Par Gilles Klein le 14/05/2008
Après un courrier demandant des explications au pdg de l'AFP, l'UMP annonce avoir saisi le Conseil supérieur de l'Agence France Presse.
L'UMP n'admet pas que l'AFP n'ait pas immédiatement diffusé un communiqué concernant la condamnation de Ségolène Royal pour non paiement du salaire de deux de ses ex-collaboratrices.
Tant que nous n'aurons pas cette explication, nous continuerons de la demander et c'est la raison pour laquelle nous avons saisi le Conseil supérieur de l'AFP a déclaré mardi 11 mai, selon l'AFP, Frédéric Lefebvre lors du point de presse hebdomadaire de l'UMP.
La loi n°57-32 du 10 janvier 1957 portant statut de l'agence France-Presse et sa version consolidée au 20 février 1981 donnent la composition du Conseil supérieur de l'Agence France-Presse, qui a pour mission de veiller sur son indépendance. Il compte huit membres désignés pour trois ans : un membre du Conseil d'Etat (qui est le président de la commission), un magistrat de la Cour de cassation, deux représentants des directeurs d'entreprises de publications de journaux quotidiens, un journaliste désigné par les organisations professionnelles, un représentant de l'audiovisuel public et deux personnalités ayant représenté la France à l'étranger.
L'article 5 indique comment le conseil peut être saisi :
Le conseil supérieur peut être saisi par un usager ou une organisation professionnelle de presse, ou, dans les conditions prévues à l'article 12, par la commission financière, de tout fait de nature à constituer une infraction aux obligations énoncées à l'article 2. Le conseil supérieur apprécie, dans un délai de trois mois, si le fait dont il est saisi constitue une infraction aux obligations de l'article 2.
Le pdg de l'AFP avait pris la défense de ses journalistes dans une note rendue publique le 9 mai dernier, après un communiqué et une lettre de l'UMP au pdg que nous avons publié le 2 mai.
Deux politiques face à la peopolisation (TF1)
Par Gilles Klein le 14/05/2008
L'émission Le Droit de Savoir diffusée sur TF1 mardi 13 mai était consacrée au phénomène des people. Parmi les sujets, les photos de la nouvelle compagne de François Hollande sorties à la rentrée 2007 :
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En septembre 2007 durant l'université d'été du PS, Elisabeth Guigou, ancienne ministre PS de la justice regarde et réagit quand TF1 lui montre la Une du magazine Choc avec les photos de François Hollande se baignant sur une plage au petit matin avec sa nouvelle compagne : Oh moi, je vais vous dire : un je ne l'avais pas vu, deuxièmement vous me le montrez mais je ne veux pas le regarder, parce que je refuse ce genre de truc. Il faut résister à cela absolument, sinon il n'y aura plus aucun frein, on sera comme aux Etats-Unis ou en Angleterre, ou il n'y a plus aucun respect de la vie privée. C'est une dérive terrible de la vie publique. On finira par ne plus parler que de ça et plus jamais de politique. |
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Interrogé par la même journaliste de TF1 qui tient toujours le magazine à la main et qui insiste, le commentaire de Manuel Valls (député PS de l'Essonne) est plus court et plus sec. Trois courtes phrases : Je ne suis pas un people et je n'en pense rien... Ca ne m'intéresse pas... Apparemment, cela vous intéresse vous mais pas moi. |
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Bug à la Une de La Tribune
Par Gilles Klein le 13/05/2008
C'est rare mais très voyant : une faute dans un titre à la Une d'un quotidien. C'est un piège qui guette tous ceux qui sont chargés de relire une Une soigneusement préparée et pesée.
Les yeux s'usent, on connaît le texte par coeur, on devient aveugle.
Exemple ce mardi 13 mai. Le journaliste d'@si achète La Tribune dans le métro du retour, feuillette, lit, puis replie. Et bute, tout d'un coup, dans le bandeau situé au dessus du nom du journal, sur le dernier titre à droite :
Quand la génération Internet pertube les codes sociaux au lieu de perturbe
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Pas de souci, à l'intérieur, en page 34, le titre est bien écrit. Ouf ! |
US : communicant devenu journaliste (ou presque)
Par Gilles Klein le 13/05/2008
En France, on voit des journalistes qui deviennent des communicants politiques (Catherine Pégard, ancienne journaliste au Point, conseillère de Sarkozy, est l'exemple le plus récent).
Aux Etats-Unis on voit des communicants politiques qui deviennent plus ou moins journalistes, comme le souligne le New York Times.
Ainsi Karl Rove, ancien conseiller de Georges Bush, spécialiste ès-coups tordus, qui dût quitter la Maison Blanche après avoir (entre autres) fait fuiter dans la presse l'identité d'une femme agent de la CIA (épouse d'un diplomate opposant à Bush), ce qui, aux Etats-Unis, constitue un crime.
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Qui est cet expert analysant Obama ? Un nouveau nommé Rove titre un article publié à la Une du New York Times, lundi 12 mai. L'article souligne l'ambiguité de Karl Rove, qui est aussi, de temps en temps, conseiller du candidat républicain McCain, comme il le reconnaît lui-même : Il y a un an, quand il était (...) dans l'administration Bush, Rove passait son temps à tromper les organes de presse. Maintenant il les a rejoints, comme analyste pour Fox News, et comme contributeur de l'hebdomadaire Newsweek et du quotidien The Wall Street Journal. Par moment clairement partisan, par moment faisant semblant de donner une analyse équilibrée, Rove dans son nouveau rôle de star médiatique illustre une nouvelle évolution du journalisme, où l'opinion, le reportage, et la manipulation se mélangent, particulièrement à la télévision. Le New York Times du 12 mai |
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David Broder, chroniqueur du Washington Post, explique au New York Times : Un jour ils appellent les journalistes pour qu'ils écrivent des choses favorables sur l'homme politique qui est leur patron, et le lendemain ils sont en plateau avec des journalistes dont on ne les distingue pas.
Nous sommes dans une époque, particulièrement avec les chaînes d'information permanente, où le meilleur participant n'est pas le journaliste, mais le politicien, le politicien activiste, le genre Karl Rove. remarque Marvin Kalb, ancien correspondant de CBS et de NBC.
Copé/cumul : Aphatie soutient Ferrari
Par Gilles Klein le 13/05/2008
Jean-Michel Aphatie (RTL et Canal+) a été choqué par les propos que Jean-François Copé a tenus à Laurence Ferrari sur Canal + dimanche 11 mai (voir notre transcription de cet échange)
Sur son blog, sous le titre Cumul des mandats et cumuls journalistiques: une comparaison ridicule et volontairement intimidante Aphatie explique que Copé lui a déja sorti cet argument et défend Ferrari. Notons qu'Aphatie et Ferrari ont en commun le fait de travailler à la fois pour RTL et pour Canal +.
Aphatie répond à Copé Représenter le peuple au parlement, ou prendre en charge la gestion d'une municipalité, sont des tâches qui relèvent de l'organisation de la société. Il y a donc un intérêt public à évoquer les conditions dans lesquelles sont exercés ces mandats. Les cumuler, les mandats, entraîne plusieurs conséquences néfastes.
Clip "jamais censuré" (Justice)
Par la rédaction le 13/05/2008
Le groupe Justice parle.
Devant la polémique
déclenchée par le clip de leur morceau Stress (dont nous avons parlé ici,
puis débattu là), le duo de musique électronique vient de publier un communiqué tentant
de mettre les points sur les "i".
En voici l'intégralité :
" La vidéo de "STRESS" est née
d'une idée : offrir un clip indiffusable en télé à un titre indiffusable en
radio.
Sans la contrainte de réaliser un clip diffusable,
nous avons pris toutes les libertés avec ce support. Pas pour choquer
gratuitement : juste pour ouvrir le débat, susciter des questions, comme le
font régulièrement le cinéma, la littérature ou l'art contemporain.
Avec cette liberté viennent des risques :
être mal interprétés, voire instrumentalisés.
Nous ne l'avons à l'origine confié qu'à un
seul site web (celui de Kanye West [publié ici le 1er mai, NDLR] ), certains que ce clip trop long, trop violent et
aussi peu consensuel ne pouvait exister qu'en dehors des schémas habituels.
Nous étions conscients que le clip était
sujet à controverse. Nous n'imaginions pas un instant que le débat irait si
loin, que nous nous retrouverions à devoir nous justifier sur des sujets aussi
graves.
Mais la récupération massive de ce clip, en
quelques heures seulement, nous a rappelé à quel point il est difficile
aujourd'hui de contrôler la destination des images et l'intégrité de leur
propos.
Nous n'avons ni l'intention ni la légitimité
de parler en profondeur des problèmes de société.
Ce film n'a jamais été envisagé comme une
stigmatisation de la banlieue, comme une incitation à la violence ou, surtout,
comme un moyen larvé de véhiculer un message raciste.
Cette vidéo n'a jamais été censurée. Nous
avions pris dès le départ la décision de refuser systématiquement toute
diffusion télévisuelle afin de ne l'imposer à personne.
Nous avons donc toujours laissé au spectateur
le choix de la voir ou de l'ignorer sans jamais tenter d'orienter sa pensée,
conformément à l'idée que nous nous faisons de l'art et du divertissement.
Gaspard & Xavier, JUSTICE "
Merci à l'@sinaute Thibaut de nous avoir fait passer l'information !
Cumul : Copé s'énerve (Canal+)
Par Gilles Klein le 12/05/2008
Jean-François Copé est invité de Laurence Ferrari dans l'émission Dimanche + le 11 mai.
Après un reportage sur le cumul des mandats, qui souligne que cette pratique est utilisée par les hommes politiques de droite et de gauche, Jean-François Copé s'énerve. On y a vu qu'il est député, maire de Meaux, et avocat. Et un spécialiste a expliqué que le cumul des mandats qui sont décalés dans le temps assure des revenus confortables aux élus. Même s'ils perdent un mandat, il leur reste les autres, c'est une assurance chômage.
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Si je peux me permettre, j'ai assez mal pris la formule pour lancer le reportage qui a consisté à dire : "Petits arrangements entre amis", dit Copé à Laurence Ferrari , qui rétorque, sans se laisser impressionner : On n'est jamais aussi bien servi que par soi-même, en même temps.
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Mais Copé ne s'arrête pas pour autant, souriant mais presque menaçant :
D'abord ,vérifiez que vous ne vous l'êtes jamais appliqué à vous-même ce petit principe, et puis deuxièmement, vous faites partie des gens qui aimez cumuler aussi. Vous avez bien raison, j'admire votre carrière, Laurence. Vous êtes une remarquable journaliste entrepreneuse et vous faites cela très bien. Bravo, mais vérifions les uns et les autres, quand on en parle, que l'on se l'applique bien à soi-même.
Ferrari répond doucement : Je ne suis pas élue du peuple en même temps.
Copé continue, faussement décontracté : Et alors, so what, quelle est la difficulté ? Je ne vois pas pourquoi... Effectivement je suis avocat, je ne suis pas le premier à l'être. Noel Mamère vient de devenir avocat. Si je ne vous en parlais pas, vous ne m'en parleriez pas.
Laurence Ferrari le contredit à juste raison : C'était dans le sujet. On a en effet bien vu des images de Noël Mamère. Et ajoute : Cela doit vous déranger quand même si j'en juge votre réaction.
Etrange réponse de Copé : Je l'avais sur le coeur depuis longtemps et je suis content de vous le dire à vous.
Fin de l'affrontement à fleurets mouchetés. Retour au calme. Copé propose de limiter le cumul à deux mandats électifs.



















