Vite-Dit

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Déplier tous les Vite dit Replier tout

18h44 grrr !

Inès de la Fressange : Match aime la femme du patron

Par
la rédaction le 01/09/2014

Paris Match aime bien Inès de la Fressange, comme le souligne Marianne. Le magazine lui a consacré plusieurs articles, sans jamais mentionner précisément que son mari, Denis Olivennes,  président du directoire de Lagardère, coiffe donc aussi... Paris Match.


"Ines de la Fressange, sa deuxième vie". L'ex-mannequin a fait la Une de l'hebdo en juillet, avec quatre pages à l'intérieur. En légende d'une des photos il était mentionné qu'elle partage la vie de Denis Olivennes, président du "directoire de Lagardère", depuis 2009. "Aux lecteurs ensuite de se souvenir que le groupe en question possède Paris Match", souligne Marianne. Dans ce même numéro, Inès de la Fressange accorde une interview au journal et parle ainsi de son mari : "Denis [Olivennes] est génial. (...) Il me couvre de cadeaux, organise mon anniversaire avec des musiciens. Il est galant, protecteur, attentionné, attentif. (...)"

Ines Fressange


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Début mai, selon Marianne, dans un sujet sur "la Parisienne et son style", s'était déjà glissé une référence à "Inès" mais aussi à sa collection de prêt-à-porter et à son livre. Plus récemment, cette semaine, l'hebdomadaire revient sur l'ex-égérie de Chanel, dans la rubrique "un jour, une photo", pour parler du moment où Karl Lagerfeld l'avait recrutée en tant que mannequin.

Ines Fressange

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16h55 vu

Immeuble effondré à Rosny : cafouillage sur BFM TV

Par
la rédaction le 01/09/2014

Malaise hier matin sur BFM TV. Dans le JT, les présentateurs reviennent sur l'explosion d'un immeuble à Rosny-sous-Bois (93), qui a tué au moins sept de ses habitants. Ils interviewent Olivia, qu'ils présentent comme une "témoin de cet accident". "Vous habitez en face, vous avez assisté à la scène", lancent les présentateurs. Silence au bout du fil. "De quoi?" répond la personne, qui ne comprend manifestement pas de quoi on lui parle. "Ah non, je suis à Neuilly-Plaisance, on n'a rien entendu, on est vraiment loin", explique-t-elle. Mais les présentateurs insistent: "Et maintenant, qu'est-ce que vous voyez?". L'extrait cafouilleux a été repéré sur la page Facebook d'une radio.


Sur Google map, on voit que Neuilly-Plaisance est à 2,5 km kilomètres de Rosny. "Excusez-nous de cette erreur technique", reconnait finalement la présentatrice. Les risques de l'actu chaude en continu ?


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Rosny/Neuilly-Plaisance : 2,5 kilomètres

Avec Adèle Bellot

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16h52 vu

TF1 défend LCI...dans un jeu

Par
la rédaction le 01/09/2014

Nonce Paolini, PDG du groupe TF1, influe-t-il sur la rédaction des questions du Grand Concours des animateurs ? La question se pose si on se réfère à un (très) bref extrait de l'émission, diffusée sur TF1 en prime time vendredi soir. L'animateur Christophe Beaugrand (qui fut tour à tour rédacteur-commentateur et présentateur remplaçant sur LCI et qu'on a vu dernièrement auprès d'Estelle Denis dans The Best, le meilleur artiste) a dû répondre à cette question de Carole Rousseau : "Quelle chaîne d'info en continu pourrait cesser d'émettre le 31 décembre ?". La réponse étant, bien sûr, la chaîne LCI, filiale du groupe TF1, qui, comme ses concurrentes Paris Première et Planète +, s'est vu refuser par le Conseil supérieur de l'audioviseul (CSA) le 29 juillet dernier le droit de passer de la TNT payante à la TNT gratuite.

Mais cette question, posée au conditionnel, ressemble étrangement à une déclaration du PDG de TF1, Nonce Paolini, au Journal de 20 heures du 29 juillet, jour du refus du CSA. Le PDG s'était fendu d'un "l'avenir de LCI est définitivement en péril" ajoutant qu'il est "problable que la chaîne n'émette plus après le 31 décembre 2014". Après le JT, TF1 a donc décidé de refaire une piqûre de rappel en prime time pour le téléspectateur de TF1 qui aurait oublié, le temps d'un instant, que l'avenir du groupe n'est pas assuré.

Par Ludivine Bénard

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16h49 vu

Qui savait pour Cahuzac ? Duflot évoque "un climat"

Par
Laure Daussy le 01/09/2014

C'est la question qui risque de revenir en boucle dans les interviews de Cécile Duflot. Qui savait pour Cahuzac? L'ex-ministre de l'Egalité des territoires sous-entend dans son livre paru fin août que plusieurs proches du pouvoir étaient au courant de l'existence d'un compte à l'étranger, sans donner plus de précisions.

Dans son livre paru le 25 août, "De l'intérieur. Voyage au pays de la désillusion", Cécile Duflot ne se contente pas d'attaquer et Manuel Valls. L'ex-ministre EELV du revient sur l'affaire Cahuzac en ces termes : "L'affaire dure de longues semaines. Des ministres, des députés me confient qu'ils savaient depuis longtemps. Je n'en reviens pas. S'ils étaient au courant, pourquoi l'ont-ils laissé nommer ministre du Budget ? (...) Cette affaire montre aussi l'aveuglement et l'hypocrisie qui peuvent régner. Cela restera la marque de l'insincérité." Qui savait? Duflot ne donne pas d'éléments plus précis dans son livre.

 

Samedi soir, sur France 2, Léa Salamé, qui remplace Natacha Polony dans "On n'est pas couché" a particulièrement insisté pour que l'ex-ministre donne des noms. En vain. "Je ne peux pas vous répondre", lui dit Duflot. Il y en a un certain nombre qui prenaient un air dégagé en me tapant sur l’épaule(...) Je décris un climat où, finalement, c’est pas si grave."

Ce matin, sur BFM TV et RMC, Jean-Jacques Bourdin (tout en avouant qu'il n'a pas lu son livre) lui pose exactement les mêmes questions. Sans succès. "Je vous ai écouté samedi soir sur Ruquier, vous n'avez pas répondu sur Cahuzac, pourquoi?" Duflot lui répond : "Je dis qu’il y avait un climat. (...) Si j’avais eu des éléments précis dans le cadre de cette affaire, je les aurais donnés à la justice. Ce dont je parle c’est d’un climat où on dit qu’on sait, alors qu’on sait pas, on prend un air intelligent, on dit que ce n’est pas si grave ... Quand je disais que peut-être ce n’était pas vrai ils levaient les yeux au ciel en disant "ma pauvre qu’est ce que tu es naïve".

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16h40 vu

Jésus revient ! (dans la pub)

Par
Alain Korkos le 01/09/2014

Allélouia ! Jésus revient ! Il apparaît en effet, ce 1er septembre, dans une réclame néo-zélandaise vendant des planches à bras (paddleboards en langage local). Ça faisait longtemps que Jésus n'avait pas été embauché pour nous vendre un truc…


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« Dans toute l'Histoire, il n'y a peut-être qu'une seule personne qui en connaît plus que nous sur les planches à bras », nous dit le slogan, calligraphié façon manuscrit médiéval par-dessus une illustration kitsch à la mode saint-sulpicienne. Et cette personne, c'est Jésus, bien sûr. Qui marcha sur l'eau grâce à une de ces planches à bras, ce n'était pas un miracle, non, on vous avait menti et votre déception est grande, mais c'est la vérité révélée par Notre Sainte Mère la Pub.

Une telle affiche publicitaire ne peut que soulever le tollé, bien sûr. Elle est faite pour ça. Et les nigauds, de tomber dans le panneau. Sur Facebook, par exemple, où certains déclarent que personne n'a le droit de se moquer des croyances des autres, où d'autres parlent de blasphème, se traitent de nazis, etc.

Jésus est vendeur, Jésus fait le buzz. Ce n'est pas nouveau, ça fait deux mille ans que ça dure. Quelques exemples récents :

En 2012, Red Bull avait commis un spot à destination de l'Afrique du Sud dans lequel Jésus, parti pêcher avec deux apôtres, s'ennuyait et quittait la barque en marchant sur l'eau. Le premier s'écriait alors : « Comment fais-tu ça ? », le second répondait « Je pense qu'il a bu du Red Bull, ça donne des ailes. » Et Jésus, de nous expliquer à la fin qu'il n'y avait pas de miracle, il suffisait de marcher là où affleurent les pierres.


L'affaire fit grand bruit en Afrique du Sud, évidemment. L'Église protesta, Red Bull rangea son spot avec un sourire au coin des lèvres : on avait parlé de la marque, et ce n'était pas fini (la preuve ici…).

En 2011, une marque de pain teutone montra un Jésus qui ne voulait partager sous aucun prétexte :

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La même année, Samsung créait le scandale en Grande-Bretagne avec ce Jésus vendeur de smartphones (on en avait parlé par là) :

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En décembre 2013, l'UNICEF mettait en scène Jésus, Gandhi et Mère Teresa dans plusieurs films à caractère promotionnel. Dans l'un d'eux, ils découvraient les joies de l'internet :

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Jésus est vendeur. Jésus revient. Chantons tous en choeur :

Extrait de La vie est un long fleuve tranquille
d'Étienne Chatiliez, 1988


L'occasion de lire ma chronique intitulée Golgotart et Jesus Bizness.

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Image d'Alexander Kosolapov

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09h15 le neuf-quinze

Good morning, Gaza !

Par
Daniel Schneidermann le 01/09/2014

Il y en a qui ne se plaindront pas de la guerre à Gaza : ce sont les poissons. Tout un été de répit, les pêcheurs ayant été empêchés de sortir. Moyennant quoi, les premières pêches de la paix sont aujourd'hui "miraculeuses", raconte Ludovic Piedtenu, reporter à France Culture. Ce qui n'empêche pas les pêcheurs gazaouis, d'ailleurs, de revendiquer une extension de leurs zones au-delà de six milles nautiques, revendication commune avec leurs collègues espagnols ou français (ou d'ailleurs, sans doute les pêcheurs du monde entier).

La matinale de France Culture est à Gaza (et sera demain à Jerusalem). On se réveille donc à Gaza, le Gaza de la paix, avec ses familles qui ressortent marcher dans les rues, avec sa rentrée scolaire retardée, avec ses ânes qui font "hi han" dans les embouteillages. Avec cette famille, aussi, qui vit dans les décombres de son appartement, en compagnie d'un missile israélien de trois mètres, qui n'a pas explosé. "Compte-tenu de la disproportion du nombre de morts, peut-on vraiment parler de victoire ?" demande Marc Voinchet à un "dignitaire" du Hamas (pourquoi ce mot de "dignitaire", d'ailleurs ? Parlerait-on d'un "dignitaire" de l'UMP ou du PS ?) Et le" dignitaire", donc, rencontré dans une paillotte, sur une plage : "en Algérie et au Vietnam, les Algériens et les Vietnamiens ont subi de bien plus lourdes pertes que les Français et les Américains. Ce qui ne les a pas empêchés de remporter la victoire". Argument terrible, qui passe les morts civils par pertes et profits pour la cause. Mais argument que l'on est heureux d'entendre, de la bouche même d'un des responsables, justement pour pouvoir le discuter, le contester, s'en indigner si l'on veut.

Réveil à Gaza. On pourrait zapper. On pourrait soupirer "encore Gaza". Mais on ne zappe pas. Les faits-divers français, sur lesquels ouvraient désespérément les 20 Heures de la veille (la mort d'un nourrisson dans la Creuse, l'explosion d'un immeuble dans la banlieue parisienne) sont expédiés en quelques secondes dans le journal, ramenés à leurs proportions, vus de Gaza. Il sera bien temps, demain, de retrouver Valls, et la rentrée scolaire. Cap sur Gaza : le choix est si radical que l'auditeur satellisé a changé d'orbite, sans s'en apercevoir. A l'heure où pourrait s'amorcer une réflexion sur des matinales radio différentes (avez-vous écouté Daniel Mermet sur notre plateau ?) en voici une démonstration. Ce matin, non, tous les 7-9 ne se valent pas.

Gaza france culture

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20h03 lu

Nice Matin / crowdfunding : objectif atteint, Tapie intéressé

Par
la rédaction le 30/08/2014

Nice Matin peut remercier Simone. Le premier crowdfunding lancé par un média traditionnel s'est soldé par un succès puisque les salariés de Nice Matin ont réussi à réunir les 300 000 euros espérés, signale LeMonde.fr. Cette somme est la première étape dans le projet de reprise en Scop des salariés du titre, placé en redressement judiciaire au mois de mai. Mais le journal est encore loin d'être sauvé : en plus de verser eux-mêmes 3 500 euros chacun, les salariés doivent maintenant trouver un crédit bancaire de 6 millions d'euros et des "partenaires privés" pour arriver au montant total de 20 millions d'euros.

Nice Matin

Et parmi ces partenaires potentiels se trouve le journal La Provence. Son actionnaire majoritaire, Bernard Tapie, a indiqué à l'AFP envisager de devenir un investisseur au sein du projet.

L'occasion de lire notre enquête sur "l'opération Simone" de Nice Matin : à quoi vont servir les 300 000 euros récoltés ?

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13h05 tweet

Etat islamique : Fabius tweete trop vite

Par
la rédaction le 30/08/2014

L'Etat islamique en Irak, ce "danger mortel" selon lui, a-t-il fait fourcher le doigt de Laurent Fabius ? Le ministre des affaires étrangères, jeudi 27 août, a twitté trop vite un extrait de son interview à Europe 1.

Dans ce message depuis supprimé, Fabius estimait, en référence à l’Etat islamique, que "ce califat de la terreur et de la haine doit être neutralisé, les femmes violées, les journalistes décapités..." Tourné ainsi, on peut lire une invitation à violer les femmes et décapiter les journalistes soulignent aujourd’hui les correcteurs du Monde sur leur blog Langue sauce piquante avant d’ajouter : «s'il s'était moins dépêché […] il aurait pu le tourner ainsi : "Ce califat de la terreur et de la haine (femmes violées, journalistes décapités...) doit être neutralisé.»" Ce qui aurait évité la bronca sur le réseau social suite à la publication de ce message. tweet Fabius

>> L’occasion de voir notre émission de la semaine consacrée à l’Etat islamique et qui démonte les rumeurs des dernières semaines, concernant l'excision et le "marché aux esclaves" des femmes, dans les zones contrôlées par l'EI.

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11h03 suivi

Valls édulcore la Loi Duflot

Par
Anne-Sophie Jacques le 30/08/2014

Et la loi Duflot fut détricotée… Vendredi, le premier ministre Manuel Valls a annoncé un plan de relance de la construction qui revient sur une mesure phare de la loi, l’encadrement des loyers – par ailleurs promesse de campagne de Hollande. Seul Paris est dorénavant concernée. Ce nouveau plan prévoit également une batterie de mesures fiscales et permet aux investisseurs de bénéficier de la défiscalisation de l’achat d’un logement neuf si ces derniers le louent aux membres de leur famille. De quoi satisfaire le lobby immobilier qui avait, ces derniers mois, sorti l’artillerie lourde comme nous le racontions ici.

L’offensive du lobby immobilier – largement relayée par les médias gorgés de pub immobilière – a finalement eu raison de l’encadrement des loyers, mesure phare de la loi Duflot, et promesse de campagne de François Hollande. Le plan de relance de la construction annoncé hier par le premier ministre Manuel Valls a en effet circonscrit cette mesure à la ville de Paris alors qu’elle devait à l’origine s’appliquer dans les" zones tendues", dont notamment l’Ile-de-France.

Un coup de canif à la loi selon Le Monde qui s’est interrogé – à la suite de Libération ou de Mediapart – sur la réelle responsabilité de la loi Duflot – dite aussi loi Alur, Accès au logement et pour un urbanisme rénové – dans le marasme que rencontre actuellement le marché de l’immobilier.

Une décision "inouïe" pour l’ancienne ministre Cécile Duflot qui, interrogée par Libé, rappelle que l’encadrement des loyers "a été voté par l’unanimité de la majorité".

Loi Duflot Le Monde

Le plan de relance ne s’arrête pas là : il prévoit une batterie de mesures fiscales – dont un abattement de 30% sur les plus-values des terrains à bâtir cédés d’ici fin 2015 – ainsi que la possibilité pour les investisseurs qui achètent un logement neuf de bénéficier de la défiscalisation s’ils louent leur bien à leurs enfants ou leurs parents. Une décision "pas très juste" selon Duflot car elle conduit "à faire payer à tout le monde la constitution du patrimoine des plus riches". Ce n’est pas l’avis de Marie-Noëlle Lienemann, spécialiste des questions de logement et par ailleurs à la tête du mouvement des socialistes frondeurs. Dimanche, dans Les Echos, la sénatrice s’était prononcée pour une telle mesure à condition que "les ascendants/descendantsrespectent les critères requis par ce régime". Selon elle, la mesure incitera à investir dans le neuf plutôt que l’ancien.

La loi Alur a donc bien été détricotée, et dans la foulée rebaptisée : elle porte dorénavant le nom de l’actuelle ministre du logement Silvia Pinel qui a succédé au printemps à Duflot.

>> Vous vous demandez pourquoi la presse en veut-elle autant à la loi Duflot ? Vous trouverez une réponse ici.

 

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15h42 vous n'êtes pas obligés

Obama / Yes, We Tan : TF1 a tout faux

Par
Alain Korkos le 29/08/2014

Barack Obama a donné hier 28 août une conférence de presse sur l'Ukraine, l'Irak et la Syrie. Si certains journaux comme Libération ou le Washington Times en rendent compte par le détail, force est de constater que la presse en général s'est concentrée sur… la couleur du costume du Président.

« Nous n'avons pas encore de stratégie » a reconnu Obama à propos des jihadistes ultra-radicaux de l’Etat islamique. Mais ce n'est pas ce qui préoccupe le plus la presse et Twitter, non. Le grand sujet, c'est la couleur du costume du président. Une couleur jaune sable, fauve ou encore taupe, que les Étazuniens appellent tan. Et très vite le jeu de mots Yes, we tan! (Oui, c'est clair !), pondu par Nick Confessore du New York Times, a fait le tour du ouèbe et des rédactions.


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Captire d'écran du Washington Times


Molly Ball, journaliste politique à The Atlantic, a quant à elle transformé The Audacity of Hope (L'audace de l'espoir, livre écrit par Obama), en The Audacity of Taupe, L'audace de la couleur taupe.

Parce que quand même, un costume clair pour parler de l'Ukraine, de la Syrie et de l'Irak, non mais vraiment ! Un costume qu'Obama avait déjà porté lors de la messe du dimanche de Pâques de cette année, en plus !

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Sur Twitter, les vannes ont fusé. « Voilà ce qui arrive quand Obama contourne le Congrès pour acheter un costume », a déclaré Philip Klein, journaliste au Washington Examiner :

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« Si les Républicains déclarent que le costume d'Obama est inconstitutionnel, personne ne pourra les contredire » :

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Obama est par ailleurs comparé à un agent immobilier (un écusson Century 21 a été ajouté sur sa poitrine)…


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… à un vendeur de voitures ou d'assurance contre les tornades :


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La trop grande largeur des épaules du costume n'a pas échappé à certains pour qui ce n'est cependant pas rédhibitoire : « Et tu peux te retrouver dans un superbe bureau ovale… »


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En France, TF1 a aujourd'hui rendu compte de cette anecdote costumière en des termes surprenants : « Beaucoup se sont interrogés sur ce changement de look soudain du président, habituellement en costume sombre. Nommé"Tan Suit Drama", "le drame du costume de bronzé", par certains internautes, le vêtement désigné comme trop clair a été vu commela volonté de marquer son bronzage. Résultat : Barack Obama fait actuellement l'objet de détournements en tout genre sur la toile. 17 000 tweets ont par exemple été enregistrés.

Sur Twitter, le slogan "Yes We can", populaire pendant la première campagne présidentielle de Barack Obama en 2008, devient "Yes we Tan" :"Oui on bronze". »

TF1 devrait s'acheter un dictionnaire Français-Anglais et inversement, afin d'y constater que tan peut signifier bronzé, mais pas seulement : Tan Suit Drama signifie Le drame du costume clair et Yes, We Tan! signifie (dans une traduction approximative qui élude le verbe) Oui c'est clair !

Quant à la référence au bronzage d'Obama, elle est totalement absente des tweets. N'est pas Berlusconi qui veut.

 

L'occasion de lire ma chronique intitulée Barack Obama, fils de Dieu ou du Diable?

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15h39 grrr !

JV Le Mag : Haribo ne rigole pas avec Dragibus

Par
Vincent Coquaz le 29/08/2014

"On est désolés @LesDragibus. On vous aime beaucoup. #Dragibusgate" Le (jeune) mensuel JV Le Mag a eu la drôle de surprise de recevoir aujourd'hui une lettre des avocats de la marque de confiseries Haribo concernant un article de mars dernier. Ces derniers reprochent aux journalistes d'avoir utilisé le mot "dragibus" (bonbon de la marque) de façon générique, ce qui contribuerait à "diluer la force attractive de [la] marque".


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La phrase qui pose problème à Haribo (@si prend le risque de la reproduire) : "On pourrait naïvement croire que l’éditeur britannique cumule des bénéfices à ne plus savoir qu’en faire. Que ses dirigeants prennent des bains à base d’or et de dragibus." Ironie de l'histoire : le papier raconte comment l'éditeur de Candy Crush Saga harcèle des entreprises pour "protéger sa marque"...

"Certains de vos auteurs ont cité la marque DRAGIBUS au sein de votre magazine du mois de mars [...] en minuscules et citée de manière générique, ce qui ne permet pas au lecteur d'identifier qu'il s'agit du signe DRAGIBUS constituant une marque, pour des produits provenant de la société HARIBO" déplore ainsi le courrier. Surtout, la lettre indique un "code de bonne conduite" pour citer les bonbons Haribo : majuscule au début ou tout en majuscules, ajout de la mention ® et ajout de la mention "DRAGIBUS est une marque enregistrée appartenant à la société Haribo Ricqlès Zan".


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Manque de bol pour Haribo, JV Le Mag a choisi de se moquer gentiment de la lettre... et de la publier sur Twitter. Le tweet de JV Le Mag a ensuite été repris par quelques comptes influents comme celui de l'avocat blogueur Maître Eolas ou celui du rédacteur en chef de NextINpact, Marc Rees, qui s'en amuse : "Journalistes, ne dites pas «dragibus», mais «un bonbon Dragibus ©, *marque enregistrée par Haribo Ricqlès Zan»".

Très vite, l'agence qui gère la communication de la marque de bonbons et notamment sa branche community management (responsables réseaux sociaux) a donc contacté le rédacteur en chef du magazine, Bruno Pennes. "Ils m'ont expliqué que c'était plus ou moins un système automatisé de protection de marque, et qu'il était utilisé parfois de manière un peu trop zélée. Surtout ils se sont excusés et ont fait remonter les retours à la marque. Ils nous ont aussi proposé des bonbons pour se faire pardonner donc ça s'arrêtera là évidemment", résume-t-il à @si. Chez @si on est plutôt fraises Tagada® que Dragibus ®, à bon entendeur...

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15h37 tweet

Canada/Russie : tweet-clash diplomatique

Par
la rédaction le 29/08/2014

Où commence et où s'arrête la Russie ? A l'OTAN, les diplomates canadiens et leurs collègues de la mission permanente représentant la Russie ont mutuellement cherché à se donner une leçon de géopolitique, rapporte LeMonde.fr. En réponse à la présence "accidentelle" de soldats russes sur le territoire ukrainien (Moscou affirmait qu'ils avaient franchi la frontière "par erreur"), les diplomates canadiens basés à l'OTAN ont décidé de tacler avec humour leurs homologues russes, sur Twitter, grâce à une carte, particulièrement explicite :


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N'étant pas dépourvus d'humour, les diplomates russes ont tenu à informer leurs collègues d'Amérique du Nord, que la région de la Crimée appartenait désormais à la Fédération de Russie, contrairement à ce qu'indiquait la carte publiée. Aussi, ont-ils tweeté à leur tour :


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Mais à trop vouloir "donner des cours de géographie contemporaines", comme le souhaitaient apparamment les diplomates russes, on finit par commettre un faux-pas. Sur la carte, on note que les régions séparatistes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud, appartenant à l'Etat géorgien, sont hachurées, comme ayant un statut à part. Or, la communauté internationale n'a jamais reconnu le rattachement des deux provinces à la Russie. Se rendant compte de leur bourde, les diplomates ont immédiatement rectifié le tir en twittant une nouvelle carte :

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Qui a dit qu'on ne s'amusait pas à l'OTAN ?

Par Vincent Boyajean

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09h16 le neuf-quinze

Irak, Ukraine : aux drones, citoyens !

Par
Daniel Schneidermann le 29/08/2014

Et c'est reparti. Comme en 14. Une photo satellite produite par l'OTAN semble suggérer que l'armée russe intervient en Ukraine (ce que confirme la multiplication des témoignages des mères de soldats russes tombés en Ukraine) ? Qu'attend-on pour taper Poutine ? Et les horribles coupeurs de têtes de l'Etat islamique, qui progressent en Syrie et en Irak, qu'attend-on pour les bombarder comme ils le méritent ? Allons-y. Aux armes. Aux drones, citoyens. Intervenons. Faisons donc quelque chose. On ne sait pas exactement quoi, mais quelque chose. Et reprend l'éternelle petite musique béachelo-fourestienne.

"Nous n'avons pas encore de stratégie" : l'aveu d'impuissance d'Obama, dans la nuit, à propos des progrès de l'EI en Syrie et en Irak a fait sursauter Patrick Cohen. "Vous avez déjà entendu un dirigeant expliquer, micros ouverts, qu'il n'a pas de stratégie ?" demande-t-il à son invité, Hubert Védrine. Ce n'est pas l'absence de stratégie, qui heurte Cohen. C'est que Obama l'avoue, devant les caméras, à micros ouverts. Quelle incongruité ! Quel scandale ! Des dirigeants sans stratégie devant de complexes crises internationales, il y a de nombreux exemples. Mais surtout ne pas l'avouer. Donner le change. Multiplier les mouvements de menton. C'est la règle. C'est le code.

En réponse, Védrine fait du Védrine. Depuis longtemps (et encore cet été sur notre plateau, émission à voir et revoir), il a choisi son rôle : démonter tous les discours des pousse-à-la-guerre. Crever la baudruche des couplets bellicistes. Obama ? Védrine rappelle qu'il a été précisément élu pour dégager les Etats-Unis des guêpiers dans lesquels Bush les avait engagés. L'Ukraine ? On aurait dû depuis longtemps la "finlandiser", c'est à dire en faire un pays neutre, sans lui faire miroiter une adhésion à l'UE ou à l'OTAN. Quant à une intervention contre l'EI (les difficultés du traitement journalistique de l'EI seront un des thèmes de notre émission de la semaine), très bien, mais qui pourrait y prendre part ? L'Iran ? Assad ? La Turquie, qui ne veut pas voir se constituer un grand Kurdistan ? Ne resteraient donc que quelques pays européens, financièrement exsangues, et aux opinions publiques fatiguées. Voilà ce que répète inlassablement Védrine, inlassablement rebelle à l'indignation morale universelle, fond de sauce obligatoire de la polyphonie médiatique.

OTAN chars russes

Photo fournie par l'OTAN et montrant ce qu'elle considère comme des chars russes en Ukraine

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15h14 vu

Fox News / immigration : comment faire taire les invités

Par
Robin Andraca le 28/08/2014

La contradiction ? Bill O'Reilly, présentateur très conservateur de l'émission de débats The O'Reilly Factor sur la chaîne américaine Fox News, ne veut plus en entendre parler !

Hier, dans son émission, O'Reilly recevait Ben Johnson, membre du conseil d'immigration américain et Enrique Morones, fondateur de l'association "Border Angels" qui tente de venir en aide aux nombreux migrants voulant traverser la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis. Le thème ? Les solutions pour lutter contre l'immigration illégale aux Etats-Unis. Celles de O'Reilly sont connues et radicales : il faut, selon lui, militariser la frontière sud, survoler l'espace aérien mexicain pour localiser les camps d'immigrations clandestines et construire un nouveau mur de Berlin. Rien que ça.

La "discussion" bute donc régulièrement entre le présentateur et ses deux invités, et au bout de quelques minutes, O'Reilly leur pose LA question : "Comment empêcher les gens de se rendre illégalement aux Etats-Unis ?". C'est Morones qui se lance le premier et sa réponse ne convient visiblement pas à O'Reilly puisque le polémiste de Fox News... coupe très vite le micro de son interlocuteur, estimant qu'il ne répond pas à la question posée !

Johnson se lance alors à son tour et, si son micro reste ouvert plus longtemps, ses arguments ne convainquent pas pour autant O'Reilly qui lui coupe la parole, persuadé que ses proposition, à lui, sont meilleures.

O'Reilly a une solution radicale pour faire taire ses invités

Ce n'est pas la première fois que O'Reilly déclenche la polémique : en 2010, le présentateur s'était par exemple fait remarquer après avoir estimé qu'un professeur d'université américain, noir, ressemblait à... un dealer de cocaïne.

(avec Vincent Boyajean)

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12h12 lu

Uber : méthodes barbares ?

Par
la rédaction le 28/08/2014

"Si Uber agit comme ça en tant que start-up, imaginez ce que cela sera lorsqu'ils seront le prochain Amazon." Déjà décriée pour ses pratiques d'optimisation fiscale, Uber suscite de nouveau la polémique aux États-Unis. Le site américain The Verge a en effet dévoilé un large système de sabotage systématique de la concurrence mis en place par la compagnie de VTC (Véhicule de Tourisme avec Chauffeur).

Jusque là, Uber se contentait de se livrer à une féroce guerre des prix avec ses concurrents Lyft et Gett, dans de nombreuses villes américaines, rappelle LeMonde.fr. Mais avec l'opération "SLOG", décrite dans des mémos internes que The Verge publie, Uber a franchi le pas de la concurrence déloyale. Suivant une procédure très précise, des prestataires payés par Uber contactaient massivement les chauffeurs Lyft dans le seul but de les débaucher durant le trajet, en vantant tous les mérites de leur entreprise. Ces travailleurs indépendants étaient payés en fonction du nombre de chauffeurs qu'ils réussissaient à débaucher et équipés de plusieurs iPhone (pour éviter d'être repérés, "à la Paul Bismuth") directement fournis par Uber. "Nous ne pouvons pas recruter des chauffeurs sans parler avec eux, et cela passe par un trajet avec eux", justifie laconiquement Uber sur son blog.


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Pour convaincre le chauffeur Lyft, l'employé de Uber dispose d'une liste d'arguments dont "La clientèle d'Uber est plus polie" (Document publié par The Verge)

Pire, selon Lyft, des employés d'Uber auraient volontairement commandé puis annulé près de 6 000 véhicules Lyft... dans le seul but de faire perdre leur temps aux chauffeurs. Si Uber a démenti cette deuxième accusation, un de ses prestataires a confirmé à The Verge que la société "encourageait activement ces actions".

Face à ces méthodes plus que limite, le journaliste Sam Biddle n'hésite pas à comparer Uber à Amazon, qui utilise sa force de frappe pour "attaquer" toute entreprise qui lui poserait problème. En 2010, le site de vente en ligne avait ainsi cassé le prix des couches pour bébé pour asphyxier le site spécialisé Diapers.com qui refusait de se faire racheter, rappelle LeMonde.fr. Cette année c'est Hachette qui s'est retrouvé dans le viseur d'Amazon après avoir refusé de baisser le prix des livres électroniques.

L'occasion de voir nos émission 14h42 "Ciel, il y a des applis dans le taxi" sur la guerre taxi/VTC et "Nicolas Colin : un barbare numérique contre les empires".

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12h10 @rrêt sur images

"Amazon, c'est un cancer pour l'édition" (Hazan / La Fabrique)

Par
la rédaction le 28/08/2014

"Amazon est notre premier client. On n'y peut rien. C'est évidemment un cancer". C'est Eric Hazan qui parle, éditeur notamment de "l'Insurrection qui vient", propulsé sous les feux des projecteurs par l’affaire Tarnac. Le fondateur de "La Fabrique" est l'invité de "Aux ressources" sur Hors-Série. Emblématique du renouveau de l'édition indépendante engagée à la fin des années 90, il publie des œuvres pointues produites par les grands noms de la pensée critique, parmi lesquels Giorgio Agamben, Alain Badiou, ou Jacques Rancière. Dans cet extrait, il appelle les lecteurs à privilégier l'achat en librairie.

Pour retrouver l'intégralité de l'émission sur Hors Série, c'est ici. Retrouvez sur Arrêt sur images nos articles sur Amazon et ses relations difficiles avec les éditeurs.

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09h15 le neuf-quinze

Amours patronales

Par
Daniel Schneidermann le 28/08/2014

Valls et les patrons : comment rester indifférent à une si belle histoire, qui se noue sous nos yeux ? Ce "j'aime l'entreprise". Cette standing ovation du MEDEF. Ces micros-trottoirs d'après-discours, dans les allées du rassemblement du MEDEF, sur le thème "alors, heureux ?" Heureux, ah oui, ils le sont. Ca fait du bien. Ils avaient besoin d'entendre ces mots. C'est un baume, un onguent. Valls et les patrons : torride ! S'ils continuent sur cette lancée, le CSA va devoir envisager des logos d'interdiction aux moins de douze ans. Mais il faut les excuser. Oui, cet élan qui les pousse l'un vers l'autre est sauvage, animal, indécent. Mais sauvage d'avoir été si longtemps bridé, clandestin, d'avoir dû tenir compte des convenances, des conventions, et des frondeurs de toutes sortes. Ils se sont enfin trouvés. Ils vont pouvoir vivre pleinement leur histoire. On a déjà la bande-son.

Ce n'est pas Stéphane Richard qui va s'y opposer. Stéphane Richard est ce patron mis en examen pour escroquerie en bande organisée dans l'affaire Tapie. Il est interrogé sur France Inter, dans la nouvelle séquence de Léa Salamé (toujours pas de cerveaux malades dans la matinale d'Inter, mais les mis en examen ont le ticket d'entrée). Salamé rappelle qu'il est mis en examen, mais sans prononcer les mots "pour escroquerie en bande organisée". Trop méchant, sans doute (une question d'auditeur sur le sujet avait été censurée lors de sa précédente visite mensuelle, en juillet). Il faut dire que le client a les oreilles sensibles. Par exemple, il n'aime pas le mot "patron" : "le patronat, c'est une notion marxiste du passé". Sur le thème de la reproduction des élites, Salamé le chatouille sur son amour du piano, point commun avec Emmanuel Macron. Richard, piqué : "Emmanuel Macron est issu d'une famille modeste". Modeste ? Wikipedia nous apprend que Jean-Michel Macron est médecin professeur de neurologie au CHU d'Amiens, et responsable d'enseignement à la faculté de médecine de cette ville. C'est la conception de la "famille modeste", selon Stéphane Richard.

Pendant ce temps, Libé se demande sur cinq pages si le gouvernement Valls est de droite. Grave question, qui pourrait nous occuper aussi longtemps que la controverse de Valladolid. Mitterrand, rappelle le journal, était de gauche (la retraite à 60 ans). Jospin déjà un peu moins, mais il a tout de même fait les 35 heures. Et Hollande ? Pas grand chose (et encore, Libé a bouclé avant le scoop de l'aube : dans une interview au Point, à la veille de sa nomination, Macron a proposé qu'on ouvre à toutes les entreprises des dérogations aux 35 heures).

Au total, sur les cinq pages de Libé, pas de réponse à la question. Si l'on comprend bien la synthèse embrouillée du patron Joffrin, le gouvernement n'est ni de gauche ni de droite, ça dépend d'où on le regarde.  Au passage, Libé propose son critère : les socialistes ont toujours eu "au moins l'idée de la transformation de la société". Critère minimal, mais sujet à interprétations. On pourrait en imaginer un autre, qui vaut ce qu'il vaut, mais immédiatement lisible : la gauche, ce sont ceux qui parlent de patrons ; et la droite, ceux qui cherchent des synonymes.

Merci patron

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16h35 à voir et revoir

Vieilles boutiques, madeleines de Proust

Par
Alain Korkos le 27/08/2014

Les commerces traditionnels disparaissent lentement, inexorablement. Que ce soit aux USA, en France ou ailleurs. Aussi, quelques photographes ont-ils entrepris de fixer ces boutiques promises à la démolition.

Aux États-Unis, nous apprend le Guardian, un photographe nommé Rob Hammer a ainsi immortalisé six cents salons de coiffure répartis dans tout le territoire nord-américain.


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Un livre vient de paraître, il s'intitule Barbershops of America :

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Pendant que Rob Hammer courait après les salons de coiffure, James T. et Karla L. Murray traquaient les vieilles devantures de New York. Leur quête a également fait l'objet d'un livre intitulé Store Front - The disappearring face of New York qui présente environ trois cent trente devantures :


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James T. et Karla L. Murray ont photographié les façades de boutiques new-yorkaises, Randy Hage les a reconstituées en modèle réduit !


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Alors que Randy Hage travaille au 1/12e à New York, Marie Hamel capture nuitamment les épiceries parisiennes au 60e de seconde ou plus bas encore, en argentique et avec une chambre photographique :


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D'autres encore suivent plus ou moins les mêmes chemins parisiens :


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Photos © ma pomme


Stopper le temps, enregistrer le souvenir de ces petits commerces happés par les chaînes de franchisés, les centres commerciaux, les hypermarchés. Futures madeleines de Proust en verre, briques et aluminium.

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16h34 ça reste à vérifier

Sondage / islamistes : 15% des Français "soutiendraient" l'EI

Par
la rédaction le 27/08/2014

Y a-t-il vraiment 15% des Français qui soutiennent l’Etat islamique ? Non selon les sites de L'Express et de France Televisions qui s'interrogent sur ce chiffre publié le 14 août par l'agence russe Rossiya Segodnya puis par Russia Today, tous les deux lancés en 2013 par Vladimir Poutine pour mieux faire entendre la voix de son pays dans le monde.

Cette étude a pourtant été réalisée par la très sérieuse ICM Research, qui collabore régulièrement avec le Guardian ou le Sunday Telegraph, et qui a interrogé entre le 11 et 21 juillet dernier, par téléphone, 1001 personnes en France. L'échantillon de sondés a bien été élaboré selon la méthode des quotas, en fonction de l'âge, du genre et des régions françaises. Relayée (et amplifiée) par Vox puis Newsweek, deux sites d’info américains, cette étude aurait-elle mérité plus d’attention ? Non selon L’Express et France TV Info qui estiment que les résultats affichés par la presse russe présentent quelques zones d’ombre.

Lesquelles ? La question tout d'abord qui est la suivante : “De ce que vous en savez, dîtes-nous si vous avez une opinion très favorable, assez favorable, assez défavorable ou très défavorable à l’Etat islamique ?”. En France, seuls 3% des sondés ont répondu “très favorables” et 62% "très défavorables". Comment, dès lors, la presse russe a-t-elle réussi à sortir ce chiffre des 15% de son chapeau ? En additionnant (mal) aux individus "très favorables" les 13% "assez favorables", selon le journaliste de France TV Info.

Cité par l’Express, Denis Pingaud, président de Balises et ex-vice président d’OpinionWay s’est également penché sur cette curieuse addition : “Les deux ne sont pas comparables. Les 3% de personnes qui se disent très favorables sont probablement très radicales", juge-t-il avant d’ajouter : “Mais les 13% restants... Répondre qu'on est assez favorable sur un sujet comme celui-ci, que plus de la moitié des Français ignore, c'est assez mou. Franchement, ça ne veut pas dire grand chose”.

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Peut-être mais la presse n’a pas toujours été aussi précautionneuse avec les sondages. En janvier 2012, Libération titrait ainsi en une que “30% des français n’excluraient pas de voter Le Pen”. Le journal, comme nous le remarquions alors, s’était aussi livré à une addition très contestable en associant les sondés qui avaient répondu “oui” à ceux qui avaient répondu “non probablement pas”. Ce qui n’avait pas empêché BFM TV de reprendre ce chiffre.

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09h16 le neuf-quinze

Vive Macron !

Par
Daniel Schneidermann le 27/08/2014

Je vais vous étonner : on respire mieux. Mais oui, on respire mieux. On sait où on va. Vers la hausse de la TVA, l'ouverture des magasins le dimanche, le détricotage de la loi Duflot sur le logement, l'idylle avec le MEDEF et les agences immobilières. Vers le reniement total, implacable, décomplexé. Les choses sont claires, dites, posées sur la table. Exit les leurres de gauche (ne restent que Taubira, mais pour combien de temps, et le prénom marocain d'un des jumeaux de Najat Valaud-Belkacem, sur qui va faire feu la droite obtuse). Intellectuellement, c'est beaucoup plus reposant.

Vive Emmanuel Macron ! En quelques secondes, hier soir, la France s'est divisée en deux : macronolâtres, contre macronophobes. Tout le monde connait désormais le nouveau ministre de l'Economie Emmanuel Macron. Tout le monde a un avis sur Macron, ses 36 ans, et ses zigzags du secrétariat du philosophe Paul Ricoeur à la banque Rothschild, en passant par on ne sait plus quelle commission Attali sur les taxis.

Principal titre d'infâmie (ou de gloire) de Macron, donc, son passage par la banque Rothschild, où il a notamment piloté le rachat par Nestlé de la branche nutrition infantile de Pfizer (neuf milliards d'euros, dont il a touché une partie, personne ne sait combien, mais "assez pour être à l'abri du besoin jusqu'à la fin de ses jours"). C'était en 2012 (avant l'élection). Ce fut une colossale bataille de multinationales, Nestlé l'ayant finalement emporté face à Danone (l'article le plus complet est ici). Derrière la bagarre, le marché des aliments pour nourrissons en Chine et en Inde. Les femmes chinoises et indiennes étant de plus en plus nombreuses à travailler, elles se tournent de plus en plus vers les laits maternisés plutôt que vers l'allaitement, ce qui fait du marché de la nutrition infantile un fantastique "réservoir de croissance", comme on dit. Chiche que les storytellers vont bientôt nous vendre le deal Macron comme une glorieuse contribution à l'émancipation des femmes des pays émergents (et expliquer que c'est en cela qu'il est de gauche). La question, ce n'est pas Macron. Macron appliquera la politique de Hollande et Valls, c'est à dire celle de Merkel, qui semble avoir désormais renoncé à se faire passer pour celle de la France.


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