Vite-Dit

Les "vite-dit" sont tous les contenus des médias français et étrangers qui nous semblent dignes d’être signalés. Si nécessaire, ils feront l'objet d'un traitement approfondi dans nos articles payants. La page des "vite-dit" a pour fonction de donner aux non-abonnés une impression des centres d’intérêt du site. La page des "vite-dit" est très fréquemment actualisée au cours de la journée.

Déplier tous les Vite dit Replier tout

18h27 Hors Série

1960 : Godard "extrêmement provocateur" envers les femmes (Sellier/Hors-Série)

Par
la rédaction le 13/12/2017

Une femme est une femme, de Jean-Luc Godard "extrêmement provocateur" envers les femmes ? C'est l'avis de Geneviève Sellier, professeure en études cinématographiques à l'Université Bordeaux Montaigne, invitée cette semaine sur le plateau de Aux Ressources, émission publié sur notre site partenaire Hors-Série : "Le seul désir que l'actrice principale [Anna Karina] exprime pendant tout le film, c'est : avoir un enfant. Or, quand même, à cette période-là, on est en 1960, c'est une période où le problème des femmes en France, c'est comment faire pour ne PAS avoir d'enfant. On est dans la période la plus répressive de la contraception et de l'avortement (...) Et donc, le fait de faire un film où le problème d'une femme, c'est comment faire pour avoir un enfant, il y a une dimension extrêmement provocatrice".

L'occasion de voir l'intégralité de cette émission : "Cinéma : un homme est un homme"

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17h30 suivi

France TV / Ernotte / Journalistes : motion de défiance adoptée à 84%

Par
la rédaction le 13/12/2017

"Faites-vous confiance à Delphine Ernotte-Cunci pour préserver la qualité et les moyens de l’information à France Télévisions?" À cette question posée hier par les quatre sociétés de journalistes (SDJ) de France Télévisions, les journalistes du groupe audiovisuel public ont répondu non à une écrasante majorité. Mardi 12 décembre c’est à 84% des voix qu’a été adoptée une motion de défiance contre l’actuelle présidente du groupe. Un vote auquel ont participé des journalistes de France 2, de franceinfotv, du site franceinfo.fr, de la rédaction nationale de France 3, mais aussi des sports, de Thalassa et de Faut Pas rêver. Sur les 879 journalistes concernés par le scrutin, 69% ont pris part au vote. "Le résultat est sans appel, les journalistes ont voulu envoyer un message clair : l'information doit rester la priorité à France Télévisions" a réagi, à l’issue du vote, le président de la SDJ de France 2, Clément Le Goff.


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Cette motion de défiance intervient alors que les rédactions de France Télés sont vent debout depuis plusieurs semaines contre les projets de coupes budgétaires prévues par la direction du groupe. À l’heure où l’Etat demande au groupe une réduction de ses dépenses de 50 millions d’euros (sur un budget de 2,57 milliards), la direction avait d’abord menacé de réduire drastiquement les effectifs des rédactions d'Envoyé Spécial et de Complément d'Enquête (voir notre émission). Face à l’élan de soutien aux deux magazines d’investigation (auquel a participé Arrêt sur images), la direction a finalement esquissé un recul fin novembre, en revoyant ces suppresions de postes à la baisse. La direction prévoit désormais de supprimer dans l’information 30 équivalents temps plein (ETP) en 2018, dont 3 pour les magazines d'infos. Pas de quoi rassurer les rédactions.

Une grève de 24 heures

La motion de défiance contre Ernotte adoptée hier intervient alors que ce mercredi débute une grève de 24 heures "contre la situation dramatique que les salariés risquent d’affronter" et "pour l’honneur du service public". Cette mobilisation lancée à l’appel de trois syndicats (CGT, FO et SNJ) de France Télévisions fait suite à la sortie d’Emmanuel Macron qualifiant l’audiovisuel public de "honte" le 5 décembre dernier.

À l’heure, où la direction de France Télés cherche les économies dans les contrats précaires et les programmes, les SDJ du groupe n’ont pas manqué de pointer une autre source potentielle d’économie: les salaires mirobolants dont bénéficient pléthore de cadres du groupe. Exemple ? 191 salariés de France Télés touchent plus de 120 000 euros brut par an et 547 plus de 96 000 euros brut par an. Ce sont les chiffres issus d’un rapport de la cour des comptes publié fin novembre qui soulignait le problème du "surencadrement" au sein du groupe. "C’est une tendance : la proportion est de plus en plus défavorable aux reporters qui recueillent de l’information, au profit de ceux qui donnent des consignes", confiait ce lundi à Libération le vice-président de la SDJ de France 2 Manuel Tissier.

L'occasion de (re)voir notre émission "L'investigation c'est un bien commun, comme l'hôpital"

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17h48 lu

Plutôt comédie ou romance ? Comment Netflix personnalise votre page d'accueil

Par
Robin Andraca le 12/12/2017

Netflix et les algorithmes, suite. Dans un post de blog, plusieurs ingénieurs de Netflix expliquent pourquoi et comment la plateforme personnalise (aussi) les vignettes de ses séries et films.


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Différentes vignettes générales de la même série

Si vous avez plusieurs comptes Netflix et que le service de streaming ne vous propose pas les mêmes images pour la même série, ne vous alarmez pas : c'est normal. C'est en tout cas ce qu'expliquent plusieurs ingénieurs de Netflix dans un post de blog publié le 7 décembre, repéré en France par le site Usbek & Rica.

"Si nous vous présentons l'image parfaite sur votre page d'accueil (et comme on dit : une image vaut mieux que mille mots), alors peut-être, nous disons bien peut-être, vous cliquerez dessus", peut-on notamment lire dans cet article, publié sur la plateforme Medium. "L'image parfaite" ? Netflix entend en réalité donner la "preuve visuelle" que ce contenu pourrait vous convenir. Comment ? En se basant sur les autres séries ou films que vous avez regardés. L'algorithme fait le reste et détermine quelle image saura le mieux vous convaincre de cliquer.

Dans leur post, les ingénieurs donnent deux exemples précis en images. Dans le premier, visible ci-dessous, si l'abonné est fan de comédies romantiques, comme Eternal Sunshine of the Spotless Mind il verra un couple sur le point de s'embrasser dans la vignette du film Will Hunting. En revanche, s'il est fan de comédies tout court, il verra le comique Robin Williams.


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Logique toujours : l'abonné qui a regardé plusieurs films avec Uma Thurman la verra encore dans la vignette du film Pulp Fiction. Au contraire, le fan de John Travolta verra le héros de Pulp Fiction sur sa page d'accueil.


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Sur Netflix, il y a un algorithme pour tout, même pour... inventer des séries. Ainsi, c'est aussi grâce aux données récoltées que la plateforme s'était lancée en 2015 dans l'aventure House of Cards (qui touche aujourd'hui à sa fin), en constatant que Kevin Spacey et David Fincher étaient très populaires auprès de leurs abonnés, par ailleurs très friands de drames politiques.

L'occasion de relire notre article : "Comment Netflix cerne vos désirs même inexprimés"

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14h27 @rrêt sur images

"Le porno hardcore n'a pas attendu internet pour exister"

Par
la rédaction le 10/12/2017

Le porno actuel, plus violent que le porno d'antan ? Dans son controversé Dossier Tabou sur le harcèlement des femmes, Bernard de La Villardière donnait la parole à Christian Spitz, "Le Doc" de Fun Radio. "Maintenant, on va cracher sur le sexe des filles, on va leur donner des tapes ou des frappes, on va les insulter", déplorait Spitz. Reçu sur notre plateau cette semaine pour discuter du porno, Stephen des Aulnois, rédacteur en chef du magazine en ligne de "culture porn" Le Tag Parfait, n'est pas du même avis : "Le porno dit "hardcore" n'a pas attendu internet pour exister".

L'occasion de voir notre émission dans son intégralité : "La pornification, ça existe en dehors du porno !"

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11h41 @rrêt sur images

Porno : "le public ne cherche pas la surenchère permanente"

Par
la rédaction le 09/12/2017

L'arrivée des "Tubes" pornos, type Youporn ou Pornhub, a-t-elle poussé à montrer davantage de pratiques sexuelles dans les vidéos ? Rien n'est moins sûr. Invité sur notre plateau cette semaine pour en discuter, Stephen des Aulnois, rédacteur en chef du magazine en ligne de "culture porn" Le Tag Parfait, assure même qu'il se passe l'inverse : "Ce n'est pas une tendance de fond d'aller dans la surenchère pornographique. Je dirais même qu'on revient sur des choses plutôt sages. Et le public n'est pas en tout cas à la recherche permanente d'une surenchère pornographique."

L'occasion de voir notre émission dans son intégralité : "La pornification, ça existe en dehors du porno"

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16h58 suivi

Licenciement Lancelin : L'Obs condamné

Par
la rédaction le 08/12/2017

Le tribunal a tranché. Ce vendredi le conseil des prud’hommes de Paris a condamné L’Obs à verser 90 000 euros à la journaliste Aude Lancelin pour licenciement sans cause réelle et sérieuse. Brutalement débarquée en mai 2016 de son poste de directrice adjointe de la rédaction, dans des circonstances que nous avons largement relayées (ici ou ), Lancelin réclamait à son ancien employeur 460 000 euros de dommages et intérêts et la nullité de son licenciement, officiellement pour "raisons managériales". Le 17 octobre dernier devant les prud’hommes, la journaliste et son conseil William Bourdon étaient revenus en détail sur les circonstances d'une éviction qui était, selon eux, très politique.

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"Aude Lancelin agaçait l'Elysée et ce licenciement a été décidé par des actionnaires de L'Obs en raison uniquement de ses opinions", avait plaidé son conseil à la barre. Celui-ci avait fourni au tribunal une quinzaine d’attestations d’ex-salariés et de salariés de L’Obs prenant fait et cause pour Lancelin. "En face? Rien. Pardon, une attestation. Celle de Matthieu Croissandeau qui est là aujourd'hui et représente la direction [de l’Obs]", avait martelé l’avocat de la journaliste. En octobre 2016, Lancelin était revenue sur les circonstances de son licenciement dans notre émission

L'occasion de (re)voir notre émission avec Aude Lancelin "A l'Obs, comme au gouvernement, il y a eu une purge" et de (re)lire la chronique de Daniel Schneidermann "Obs : de quoi Aude Lancelin est-elle le nom?"

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18h28 vu

JT F2 : 55 minutes pour Johnny, 1 minute pour le reste

Par
Manuel Vicuña le 07/12/2017

Johnny, un point c’est tout. Hier la Hallyday mania n’a pas simplement éclipsé toute autre info pendant quinze heures d’affilée sur BFM, CNews et LCI, elle a aussi eu raison du 20h de France 2 qui avait dégainé une édition très "spéciale". Duplex depuis Marnes-la-Coquette, micro-trottoirs de fans éplorés, retour sur l'enfance, les débuts, les succès de Johnny. Le tout entrecoupé d’une foule d’extraits musicaux et d’une ribambelle d’invités venus raconter leur Johnny sur le plateau d’Anne-Sophie Lapix. Bilan ? Sur les 56 minutes du journal de la chaîne publique, la nécro-hommage aura duré… 55 minutes. "Avant de terminer ce journal, j’ai une autre information à donner car elle est extrêmement importante", ajoute sans transition Lapix à 20h55 qui prévient tout de même les fans que cette infos "n’a rien à voir avec Johnny".

De quoi peut-il bien s’agir ? "Donald Trump a annoncé ce soir qu’il reconnaissait Jérusalem comme capitale d’Israël et que les Etats-Unis allaient y transférer leur ambassade".À cette annonce télévisée historique du président américain, survenue à 19 h et susceptible d’enflammer une partie du monde, le JT consacrera en tout 70 secondes, duplex compris. Avant de refermer la parenthèse et de clore en musique... "sur une chanson de Johnny".

Tout aussi inspiré par l’actualité internationale, sur TF1 Gilles Bouleau qui a mouliné non-stop pendant près d’1h10 sur la mort de Johnny, a refermé son journal en consacrant 2 minutes et 30 secondes à l’annonce américaine sur Jérusalem "cette décision historique et dont il est encore difficile de mesurer les éventuelles conséquences".

L'occasion de (re)lire : "De Trump aux SDF : tout ce que les chaînes d'infos ont occulté à cause de Johnny" et la chronique de Daniel Schneidermann "Chaînes d'infos : ne pas déranger"

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11h06 ça reste à vérifier

Salamé / liens communautaires : que veut dire Mélenchon ?

Par
la rédaction le 07/12/2017

Emission politique avec Mélenchon, suite. Sur son blog, le leader de la France Insoumise a évoqué les liens "communautaires" de Léa Salamé, sans développer, avant de modifier son texte plus tard. Sans que cela soit beaucoup plus compréhensible.


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Huffington Post, 5 décembre 2017

Les "lendemains" de L'Emission politique sont nombreux. Après son cortège d'invités pas si "lambda", voilà la nouvelle polémique made in Mélenchon. En cause : un post de blog publié au lendemain de l'émission de France 2, dans lequel Mélenchon écrit, à propos de Léa Salamé : "Je ne me suis pas préoccupé de ses liens familiaux, politiques et communautaires. Quand elle m’a pris à parti sur mon patrimoine de riche, moi le fils d’un postier et d’une institutrice, j’aurais pu lui en jeter de bien bonnes à la figure en matière de patrimoine et de famille".

Immédiatement, sur Twitter, le leader de la France Insoumise est pris à parti par les journalistes Jean-Michel Aphatie et Claude Askolovitch, responsable de la Revue de presse de France Inter depuis la rentrée.

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Deuxième épisode. Entre 18h42 et 21h45, comme l'atteste le site WebArchive, Mélenchon modifie le début de la phrase : "Je ne me suis pas préoccupé de ses liens familiaux, politiques et communautaires", devenant "Je ne me suis pas préoccupé de ses liens familiaux et communautaires politiques."

Trop tard : le lendemain, Thomas Legrand consacre sa chronique à ce qu'il nomme une "phrase insidieuse". "Cette phrase n'est normalement pas du registre mélenchonien. Elle est - et je ne fais jamais ce parallèle, mais là...- elle est lepéniste, jean-mariste. Alors on va dire que ma diatribe est mue par un esprit corporatiste, et même, s'agissant de Léa Salamé, de camaraderie. Mais non, si Léa avait été plombier zingueur (zingueuse) ou notaire, mon commentaire aurait été le même car je ne me souviens pas que Jean-Luc Mélenchon ait jamais évoqué la notion de communauté pour définir quelqu'un", condamne l'éditorialiste dans sa chronique matinale.

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Dans la foulée, sur son compte Twitter, il poste son billet, ajoutant que la phrase avait été modifiée la veille au soir (et publiant deux heures plus tard les captures pour le prouver). Le savait-il au moment de démarrer son billet sur France Inter ? Contacté par @si, Legrand répond : "Non j’ai fini ma chronique avant d’aller dîner... Je l’ai su quand je me suis fait allumer par des tweets juste après ma chronique. Mais ça n’aurait rien changé à mon analyse... la deuxième version ne veut absolument rien dire".

Reste en effet cette question : que veut dire Mélenchon quand il écrit qu'il ne se "préoccupe pas des liens familiaux et communautaires politiques" de Léa Salamé ? Contacté par @si, Jean-Luc Mélenchon n'a, pour le moment, pas répondu à nos questions.

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17h27 suivi

Comment la presse people a protégé Weinstein (New York Times)

Par
la rédaction le 06/12/2017

Dans une longue enquête publiée ce 5 décembre, le New York Times revient sur les nombreuses complicités, au sein de l'industrie du cinéma, dont a bénéficié pendant des années Harvey Weinstein, accusé de viols et d'agressions sexuelles. Et explique comment le groupe numéro 1 de la presse people aux Etats-Unis a tenté de le protéger.


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The New York Times, 5 décembre 2017

Le 5 octobre, le New York Times révèlait que Weinstein avait conclu huit accords à l'amiable avec des femmes l'accusant de harcèlement sexuel et de "contacts physiques non voulus". La veille de la publication, Weinstein, qui sera accusé cinq jours plus tard de viols dans une enquête fleuve du New Yorker, appelle les deux journalistes du Times, les prévient qu'il est capable de remonter jusqu'à leurs sources, et qu'il a les moyens de discréditer leur enquête. "Je suis un homme qui dispose de grandes ressources", ajoute-t-il.

Ses grandes ressources, le New York Times les détaille ce 5 décembre dans une longue enquête, deux mois après les premières révélations. Au-delà de ses nombreux soutiens dans le milieu du cinéma, qui tantôt fermaient les yeux sur le comportement de Weinstein, tantôt conseillaient aux actrices victimes de se taire pour garder leur travail, Weinstein comptait aussi de solides appuis dans le milieu des médias, et plus précisément dans la presse people américaine.

Le Times détaille par exemple comment les liens économiques entre Weinstein Company et Americain Media, le géant de la presse people américaine, ont servi au producteur pour tenter d'étouffer des témoignages gênants. La société Weinstein produisait, en effet, entre 2015 et 2016, une série documentaire sur les enquêtes du National Enquirer, célèbre magazine people US fondé en 1926, et un talk show sur l'actualité des célébrités.

Alors en mars 2015, quand la police de New York interroge Weinstein après la plainte d'un mannequin, Ambra Battilana, America Media tente d'arracher l'exclusivité... pour ne pas publier l'enquête ensuite. Une habitude pour l'entreprise, qui en 2016 avait aussi payé 150 000 dollars pour "tuer" le témoignage d'une égérie Playboy, qui affirmait avoir eu une aventure avec Trump en 2006, alors marié à Melania Trump. Le New York Times raconte la suite : "Dans l'affaire Battilana, l'entreprise s'est battue pour acheter l'histoire. Mais aucun accord n'a jamais été conclu, précise American Media, parce que le prix demandé par Mme Battilana était trop élevé (...) Le procureur a finalement décidé de ne pas poursuivre Mr. Weinstein, estimant que les preuves étaient insuffisantes, et l'histoire n'a jamais été racontée dans les magazines d'American Media".

Comme précédemment raconté dans le New Yorker, Weinstein a aussi fait appel au rédacteur en chef du National Enquirer, Dylan Howard, pour obtenir des informations compromettantes sur l'actrice Rose McGowan (qui fut l'une des premières à l'accuser d'agression sexuelle). Conséquence : l'un des journalistes du magazine a contacté fin 2016 Elizabeth Avellan, l'ex-femme du réalisateur Robert Rodriguez, qui l'avait quittée pour McGowan. Le témoignage, enregistré au téléphone, est à charge. Dylan Howard écrit à Weinstein, par mail : "J'ai quelque chose d'incroyable...". Réponse du producteur : "C'est mortel ! Surtout si on peut pas remonter jusqu'à moi".

Depuis les premières accusations publiques de harcèlement, agression sexuelle et viol début octobre, plusieurs enquêtes ont été ouvertes contre Weinstein, à Londres, Los Angeles et New York.

L'occasion de relire notre article : "Weinstein : les espions du producteur (The New Yorker)"

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17h03 vidéo

Valls à "On n'est pas couché" : Angot et Moix rangent leurs munitions

Par
Robin Andraca le 04/12/2017

Manuel Valls dans un fauteuil. L'ancien premier ministre était, ce 2 décembre, invité sur le plateau de On n'est pas couché (France 2), pour revenir sur sa nouvelle vie de député, après deux ans à Matignon. Face à lui, Yann Moix et Christine Angot, les deux snipers de Ruquier, avaient curieusement rangé leurs munitions. À la place, signées Moix, des questions sur le changement de look de Valls depuis la rentrée. 

Du côté d'Angot, les munitions étaient aussi rangées. Celle qui avait déjà pris la défense de Valls en l'interviewant en juin 2017 dans Libération, l'a d'abord exhorté : "Aidez-nous à critiquer Emmanuel Macron. Sinon, qu'est ce qu'on fait ? Wauquiez, Mélenchon ? On a besoin que ce soit vous qui le fassiez". Entre Macron et Valls, la chroniqueuse semble en tout cas avoir choisi son camp : "Quand vous dîtes, vous : «Le voile c'est un asservissement pour la femme», tout le monde vous tombe dessus. Macron, quand il dit, «les femmes noires font trop d'enfants», tout le monde trouve ça très bien. Il y a une injustice". Désormais réparée, grâce au service public ?

L'occasion de revoir une autre de nos vidéos : "Ramadan/DSK : indignation à géométrie valable pour Manuel Valls"

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16h53 lu

Emission politique / Mélenchon : polémique sur les "invités lambda"

Par
la rédaction le 03/12/2017

Et le feuilleton des "français lambdas" pas si lambdas recommence. Après la "filloniste cachée" face à Macron en avril dernier, Jeudi 30 novembre, dans l'Emission Politique, le leader de la France Insoumise Jean-Luc Mélenchon a été mis face à deux contradictrices surprise, comme le veut l'émission : Pauline Laigneau et Laurence Debray. Mais sitôt après leur passage, il a été reproché à la chaîne, par des proches de Jean-Luc Mélenchon, d'avoir omis de présenter leur affiliation politique, comme le souligne Le Lab d'Europe 1.

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Pauline Laigneau, introduite par Léa Salamé comme une entrepreneuse, "petite patronne de PME" pour Léa Salamé, serait, pour le compte Twitter officiel de la France Insoumise, une "représentante de l'ultralibéralisme". La France Insoumise cite un portrait dans le site Atlantico, dans lequel elle revient sur son parcours. On apprend ainsi qu'elle a décidé d'entreprendre dans la joaillerie après avoir raté le concours de l'Ecole Nationale d'administration et que son entreprise, en 2014, comptait 18 salariés pour 3 millions d'euros de chiffre d'affaires. Rien qui ne puisse entériner l'accusation d'"ultralibéralisme". En revanche, dans un article d'opinion dans Le Point, datant de janvier 2016, Laigneau déclare : "Il faut secouer la France un bon coup." Elle y étrille la politique de François Hollande, en préconisant de "faire table rase et recommencer. Jeter aux orties le code du travail, 35 heures, un bon nombre d'impôts et toute cette sédimentation administrative que personne ne comprend et qui empêche notre pays d'aller de l'avant."

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Quant à Laurence Debray, fille de l'intellectuel Régis Debray, invitée sur le plateau pour interroger Jean-Luc Mélenchon sur sa position sur le Venezuela, le politologue proche de la France Insoumise Thomas Guénolé l'a qualifiée, sur Twitter, à nouveau, d'"ex-banquière macroniste". Il se base, souligne Le Lab, sur trois de ses apparitions dans les médias.

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Dans un article du mois d'octobre, le Journal du Dimanche la présente comme une "ex-banquière et macroniste" et revient sur son macronisme "assumé", "aux deux tours de la présidentielle". Interviewée dans Le Point, elle déclare à nouveau avoir "évidemment voté Macron" lors d'une interview à propos de son livre, dans lequel elle revient notamment sur son enfance "ultrapolitisée" en partie passée au Venezuela, dont sa mère, l'historienne Elizabeth Burgos, est originaire.

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Enfin, dans Causeur, elle précise que si elle a voté Macron, elle "reste en retrait" de la chose politique. Elle aurait par ailleurs travaillé "dans la finance" ou "dans les salles de marché", sans que les liens entre cette activité professionnelle, et son vote macroniste ne soient explicités. Reste que lors de sa présentation, Léa Salamé s'en était tenue à la qualifier d'"historienne" et d'"écrivain". Mise en cause pour ces "oublis", Alix Bouilhaguet, la rédactrice en chef de l'émission, contactée par Télé-Loisirs, s'est défendue : "On ne cache rien du tout, on n'estimait pas cette information nécessaire! On peut donner le bulletin de vote si l'invité est un militant ou si ça a du sens. Pauline Laigneau, on se doute bien qu'elle ne fait pas partie des Insoumis. Quant à Laurence Debray, qui venait parler du Venezuela, connaître son bulletin de vote n'avait pas grand intérêt."

Thomas Guénolé a annoncé avoir saisi le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel, estimant que "la non présentation de Mme Debray comme soutien de la majorité présidentielle concourt à fausser les temps de parole et constitue dès lors une violation de l'exigence de pluralisme."

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13h28 lu

Records boursiers : krach peu probable pour Le Monde. Pourtant...

Par
la rédaction le 03/12/2017

La bourse américaine au plus haut... ou au plus mal? Dans un billet du 28 novembre, le correspondant du Monde à New York, Arnaud Leparmentier, s'enthousiasme pour la formidable hausse de la bourse américaine. En balayant avec légèreté les "cassandres" qui voient dans cette hausse une "bulle" dangereuse. Parmi ces "cassandres" : un économiste réputé, titulaire du prix de la Banque de Suède.

"Si beaucoup d'opérateurs avaient parié sur un effet Trump, aucun n'en avait prévu la force." Le correspondant du Monde à New York, Arnaud Leparmentier s'enthousiasme à grands cris, dans un billet du mardi 28 novembre pour la hausse des cours de la bourse américaine. Il constate en effet, "près de 28% de progression depuis le début de l'année pour le Nasdaq, l'indice riche en valeurs technologiques ; 19% pour les grosses valeurs du Dow Jones ; et même 16% pour les entreprises les plus représentatives de l'économie américaine, celles de l'indice S&P 500."

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Non seulement ces indices sont exceptionnellement élevés, mais en plus, l'arrivée de Donald Trump au pouvoir a déjoué toutes les prédictions des analystes : l'inflation n'a pas augmenté (un "mystère", pour la présidente de la Fed, Janet Yellen), les taux d'intérêt non plus. Et, surtout, comme le dit éloquemment le sous-titre du billet : "La Bourse n'en finit pas de battre des records. Selon la Fed de Philadelphie, les investissements des entreprises sont au plus haut depuis... trente ans." Une hausse "stratosphérique", commente Leparmentier, mais pas de raisons de s'inquiéter pour autant : la croissance est "robuste" et les "profits technologiques, notamment technologiques, sont élevés." De quoi se plaint-on?

Il faut attendre le septième paragraphe pour apprendre que des "Cassandres" décèlent "la formation d'une bulle". Une bulle? Le Financial Times, dit Leparmentier, calcule que le bénéfice des entreprises rapporté à leur cours est tombé à 3,4%. Et "un niveau aussi bas n'avait été atteint qu'en 1928 et lors de la folie internet des années 1990. Avec deux krachs majeurs à la clé." Autrement dit : les cours des actions des entreprises s'envolent, indépendamment de leurs bénéfices réels. Ce rapport est représenté par un indice créé par un économiste américain, Robert Shiller, qu'on appelle l'indice PER de Shiller. Et, si l'on en croit Capital, "à Wall Street, il vient de se hisser à 30, bien au-delà de la moyenne de longue période (16,8). En 100 ans, ce niveau n'a pas été atteint ou dépassé qu'à deux reprises : lors du pic précédent le krach d'octobre 1929 et lors de la bulle de la fin des années 90, quand le PER de Shiller a grimpé jusqu'à 44, record historique." Ce qui faisait dire à Shiller, chawsseur de bulles très écouté aux Etats-Unis, à la chaîne américaine CNBC, en septembre, que "le marché est aussi cher qu'en 1929." Que chacun en tire les conclusions...

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Mais cet indice n'effraie pas Leparmentier, qui ne cite même pas son nom. Car, écrit Leparmentier, d'autres paramètres "laissent espérer" : la réforme fiscale, avec la baisse de l'impôt des entreprises. L'amnistie déguisée des capitaux à l'étranger. Et le "sentiment" que les entreprises se remettraient bientôt à investir. Un espoir, et un sentiment : toutes choses qui conduisent "les plus optimistes (comme Leparmentier ?) à penser que la bourse de New York n'est pas au bord de l'abime." Même si, dit-il, une "correction" - comprendre : une légère chute des cours - "tranquilliserait les plus inquiets". Mais soyons rassurés : la bourse n'en finit pas de battre des records.

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11h58 @rrêt sur images

"A partir de Penelope Fillon, on a voulu ma tête" (Canet, ex-rédacteur en chef d'Envoyé Spécial)

Par
la rédaction le 03/12/2017

L'investigation de trop ? En février 2017, Envoyé Spécial (France 2) diffuse une vidéo d'archives de Penelope Fillon assurant qu'elle n'a jamais été l'assistante de son mari (qui l'a pourtant rémunérée en tant que telle de nombreuses années). Reçu sur notre plateau cette semaine à propos de l'avenir de l'investigation sur le service public Jean-Pierre Canet, l'ex-rédacteur en chef d'Envoyé Spécial (France 2) se souvient qu'à partir de la diffusion de ce sujet, il a "entendu dire qu'on voulait [s]a tête". "Quand Yannick Letranchant remplace Michel Field à la direction de l'information, il reçoit Elise Lucet en entretien. La première chose qu'il fait, c'est qu'il demande ma tête". Quelques mois plus tard, après la mort en Irak de trois journalistes, et malgré le soutien de la rédaction du magazine, ce sera chose faite : Canet est évincé.

L'occasion de (re)voir notre émission dans son intégralité : "L'investigation, c'est un bien commun, comme l'hôpital"

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18h36 @rrêt sur images

Investigation / France Télévisions : l'externalisation, "une censure en amont" ?

Par
la rédaction le 02/12/2017

Pour réduire les coûts, la direction de France Télévisions prône l'externalisation. Mais n'y a-t-il pas un risque? Jean Baptiste Rivoire , ex-rédacteur en chef adjoint de Special Investigation (Canal+) se souvient de son expérience à Canal+, dans l'émission 90 minutes, en 2005. Trois sujets, achevés, prêts à être diffusés, risquent de déranger le pouvoir politique. La direction d'alors veut les mettre au placard. La rédaction se mobilise et les sujets sont diffusés : mais quelques mois plus tard, la direction annonce la suppression de 90 minutes. L'effort d'investigation est déplacé sur Lundi Investigation (devenu Spécial Investigation) qui produit tout en externe, auprès de sociétés de production. Résultat : la chaîne n'a plus qu'à ne pas acheter les sujets qui lui déplaisent. "Plus de censure! Terminé. C'est une censure en amont" s'inquiète Rivoire.

 

L'occasion de voir l'intégralité de notre émission : "L'investigation, c'est un bien commun, comme l'hôpital

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18h35 lu

Isabelle Giordano, des "ménages" au comité d'éthique de Radio France, (Acrimed)

Par
la rédaction le 02/12/2017

Habituée des "ménages", et déontologue. Le site Acrimed s'est penché le 29 novembre sur la nomination, en mars dernier, d'Isabelle Giordano, ancienne journaliste, notamment à France Inter, au comité d'éthique de Radio France. Une nomination qu'Acrimed commente avec ironie, puisque, rappelle le site, Giordano est "réputée pour ses «ménages»".

Pour ceux qui ne connaîtraient pas notre dossier sur le sujet, un "ménage" est une animation ou intervention rémunérée, effectuée par des journalistes au sein d'une entreprise ou d'une organisation. Or la charte de déontologie des journalistes stipule qu'un journaliste "ne touche pas d'argent d'un service public, une institution ou une entreprise privée où sa qualité de journaliste, ses influences, ses relations seraient susceptibles d'être exploitées".

A quoi Acrimed fait-il référence, dans le cas de Giordano ? D'abord au film, sorti en 2011, Les Nouveaux Chiens de garde, charge contre le journalisme de connivence et les collusions entre médias français et pouvoir politique. Dans ce film, plusieurs journalistes étaient épinglés pour leurs conflits d'intérêts. Parmi ceux-là, Isabelle Giordano: elle aurait notamment fait un ménage pour la société Sofinco, ce qui ne l'avait pas empêché d'inviter le responsable com' de cette même société dans son émission de défense des consommateurs, Service public, sur France Inter. Dans le documentaire, un faux patron se voyait également proposer les services de la journaliste pour 12 000 euros la demi-journée.


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Extrait des Nouveaux Chiens de garde

Autre exemple avancé par Acrimed: les premières assises de la consommation en 2009, organisées par le ministère de l’Économie. Dépêchée sur place pour son émission de radio, Giordano était également l'animatrice de la journée, ce qu'elle n'avait pas précisé à l'antenne de France Inter. A noter que l'article qu'Acrimed y consacrait à l'époque commentait : "Peut-être Mme Giordano n'a-t-elle pas été rémunérée pour cette longue journée de bons et loyaux services «publics». Mais au fond qu'importe exactement de savoir s'il s'agit à proprement parler d'un «ménage», quand une journaliste de l'audiovisuel public en activité met sa notoriété au service de l'animation enthousiaste d'une réunion qui est, en grande partie, une opération de communication gouvernementale et patronale et troque son rôle de journaliste pour celui de chargée de communication?" Autrement dit: mélange des genres, sans aucun doute. Ménage ? A vérifier.

Pour rappel, le comité d'éthique de Radio France, plus précisément le "Comité relatif à l’honnêteté, à l’indépendance et au pluralisme de l’information et des programmes de Radio France", a été créé en mars 2017 en application de la loi Bloche de novembre 2016 (à propos de laquelle le député PS Patrick Bloche, instigateur de la loi, était venu débattre sur notre plateau) sur l'indépendance des médias.

L'occasion de (re)lire nos récents articles sur les "ménages" de journalistes ici et .

L'occasion de (re)voir notre émission sur la loi Bloche sur l'indépendance des médias : "Bolloré et Hollande ont un intérêt conjoint à étouffer l'investigation".

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18h36 vu

La citation tronquée par France 2 que Mélenchon n'a pas digérée

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Manuel Vicuña le 01/12/2017

L’occasion était toute trouvée pour Jean-Luc Mélenchon. Invité hier soir sur France 2 dans L’Emission politique, en fin de programme, le leader de la France Insoumise n’a pas manqué d’interpeller la journaliste Nathalie Saint-Cricq, alors que celle-ci le titille sur les positions de la députée France insoumise Danièle Obono."Vous allez commencer par vous excuser d’avoir publié un reportage tronqué sur mon discours, ou pas?"

S’ensuit un échange tendu de quelques minutes. Le leader de la France Insoumise revient à la charge à plusieurs reprises face à Saint-Cricq et au présentateur de France 2, Jean-Baptiste Marteau : "C’est vous qui avez décidé de couper mon truc et de rajouter des applaudissements derrière?" Un échange expéditif vite interrompu par Léa Salamé d’un "C’était une erreur, ils se sont excusés". Les 2 millions de télespectateurs postés hier soir devant France 2 n’en sauront pas plus. À l’exception des militants du Discord insoumis et autres mélenchonistes qui protestent contre la manipulation médiatique depuis le 25 novembre.

Mélenchon, "démoralisé" ?

Ce jour-là, le JT de 20h de France 2 consacre un sujet à la convention des Insoumis à Clermont-Ferrand. L’angle du reportage ? Le coup de mou des Insoumis. La voix off déroule: "Six mois après la présidentielle le moral est en berne, un automne difficile marqué par l’échec des manifestations contre la réforme du marché du travail.À Clermont-Ferrand, Jean Luc-Mélenchon reconnaît que le moment est difficile". Et le JT de France 2 d’isoler quelques mots du discours du leader insoumis: "Nous venons de subir, un revers il paraît que si je le dis, je démoralise… Non, je le dis parce qu’on est démoralisé".

Mélenchon, "démoralisé" ? Le reportage de France 2 n’a pas manqué de faire tiquer certains militants insoumis qui pointent une citation tronquée au montage. La phrase prononcée lors du discours était en effet plus longue de quelques mots: "Nous venons de subir un revers. Il paraît que si je le dis, je démoralise. Non !Je le dis, parce qu'on est démoralisé dans certains secteurs de la société".

Là où France 2 laisse à penser que Mélenchon s’avouerait "déprimé", le leader de la France insoumise évoque en réalité le moral en berne de "certains secteurs de la société". Une façon de pointer comme il le fait ensuite "la division syndicale" et "la division entre le mouvement social, le mouvement associatif et le mouvement politique". Interpellée par un internaute sur la citation tronquée par France 2, l’équipe Désintox de Libé en convient: "les trois petits mots enlevés au montage dénaturent bien le propos de Jean-Luc Mélenchon".

Face au tollé suscité par cette coupe, la présentatrice Anne-Sophie Lapix s’est exprimée sur le sujet dans le JT de 20h du 27 novembre: "Nous avons commis une erreur dans notre journal de 20h de samedi en coupant au mauvais endroit une phrase de Jean-Luc Mélenchon ce qui en changeait le sens, on écoute la phrase dans son intégralité."

Mise à jour du 2 décembre à 10 heures :

Lors de l'Emission Politique, Jean-Luc Mélenchon a aussi accusé Nathalie Saint-Cricq, la cheffe du service politique de France Télévisions, et Jean-Baptiste Marteau, l'auteur du sujet, d'avoir ajouté des applaudissements à la fin de la citation tronquée. "Oui oui, vous me posez une question, s'est-il agacé, mais moi je vais vous en poser une aussi : C'est vous qui avez décidé de couper mon truc et de rajouter des applaudissements derrière ou c'était lui?" A quoi les deux journalistes ont immédiatement répondu, niant : "Il n'y a absolument pas eu d'applaudissements rajoutés, à aucun moment. Il y a eu une erreur. On veut bien reconnaître certaines choses."

Interrogé par un internaute, CheckNews, le module "désintox" de Libération s'est penché sur la question. Le journal constate que des applaudissements ont bien été rajoutés. Lors de la convention, il n'y a eu aucun applaudissement juste après les mots de "démoralisés" (là où a été coupée la vidéo initiale de France 2). Les applaudissements ne viennent qu'ensuite, à la fin de sa tirade, lorsqu'il affirme : "la division syndicale nous a nui d'une manière incroyable dans la bataille. Honte à ceux qui en sont responsables, pas à ceux qui en ont été les victimes." Soit "20 secondes plus tard", selon CheckNews, qui conclut : "Des applaudissements ont bien été rajoutés".

"Le droit à l'erreur", a commenté un internaute sur Twitter, "c'est une chose, mais la récidive, c'est rédhibitoire." A l'heure où nous écrivons, la rédaction de France 2 n'a pas réagi sur le sujet 


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15h44 lu

"Rage de diable de Tasmanie" : le New York Daily News traite Trump de fou

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la rédaction le 30/11/2017

Les avis de psychiatres et autres spécialistes ne suffisent visiblement plus : c'est au tour de journalistes de traiter Donald Trump de fou. Après les nouvelles frasques Twitter du président américain, le quotidien américain New York Daily News s'est fendu mercredi 29 novembre d'un édito au vitriol : "Après son dernier spasme en date de tweets dérangés, il n'y a que ceux qui sont complètement sous son charme qui peuvent encore nier ce que de plus en plus d'Américains soupçonnent depuis longtemps : le président des États-Unis est profondément instable. Il est fou. Il est, par toute définition honnête et simple, malade mentalement et pète violemment les plombs." Et le quotidien d'assurer que l'on assiste à des "manifestations de folie".


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"Donald Trump est fou : le spasme sur Twitter du Président ce mercredi confirme ce que les Américains suspectent depuis longtemps", New York Daily News, 29 novembre 2017

Pour rappel, le président des États-Unis a retweeté mercredi dans la matinée, une série de vidéos anti-musulmans publiées par le compte de la vice-présidente du parti nationaliste ultra-conservateur britannique Britain First. Ces vidéos montrent censément des actes violents commis par des "musulmans" contre des chrétiens, sans qu'aucun contexte ne permette de déduire qui sont les personnes filmées. L'une d'entre elles a d'ailleurs déjà été prouvée fausse, rapporte le Daily News en citant le quotidien néérlandais De Telegraaf.

Comme le note le Daily News, Trump ne s'est pas arrêté là, s'en prenant à l'une de ses cibles favorites : les médias qu'il aime à qualifier de "fake news". En l'occurrence, CNN et NBC, dont l'un des animateurs vedettes vient d'être renvoyé de la chaîne après des accusations de harcèlement sexuel. Il a appelé au renvoi de membres de la direction de NBC. Une série de tweets qui n'étaient pour le Daily News rien d'autre qu'une explosion de "rage d'un diable de Tasmanie" contre les chaînes télévisées américaines (Fox News étant la seule qui trouve grâce à ses yeux).

Si l'éditorial frappe par son ton direct, la folie de Trump est un sujet de discussion désormais récurrent dans les médias américains. Depuis plusieurs mois, ces derniers multiplient les témoignages de psychiatres, de personnes ayant connu le président (comme l'auteur de sa biographie), ou encore de sénateurs (républicains et démocrates) pour questionner la santé mentale de Trump.

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14h55 lu

Après une bourde, Hugo Clément débarqué de Quotidien (Pure Médias)

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la rédaction le 30/11/2017

Départ anticipé pour un des visages de Quotidien. Le journaliste Hugo Clément, en partance pour le site Konbini, quitte de manière anticipée l'antenne de Quotidien (TMC/groupe TF1). Selon les informations de Pure Médias, il aurait été débarqué avant la fin de son préavis, fin décembre, et ne réapparaîtra plus à l'antenne. Son tweet alarmiste, au cours de la visite du président Emmanuel Macron à Ouagadougou, au Burkina Faso, mardi, pourrait être en cause.

Alors que la délégation présidentielle se rendait à l'université pour un discours devant les étudiants, Hugo Clément a posté un message alarmiste, depuis Paris, sur son compte Twitter : "Le convoi de la délégation qui accompagne Emmanuel Macron au Burkina vient d'être attaqué. Selon un témoin direct, des centaines d'assaillants avec des caillaisses. Voitures détruites. Les membres de la déleg (sic) réfugiés dans l'université. Tirs entendus. On ne sait pas où est Macron."

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Partagé plus d'un millier de fois, ce tweet a suscité nombre de réactions paniquées, provoquant un démenti, sur Twitter également, du porte-parole de l'Elysée Bruno Roger-Petit : "Lors du déplacement de ce jour, à Ouagadougou, un véhicule de la délégation a fait l'objet d'un jet de pierres. Mais ni centaines d'assaillants, ni voitures détruites. Lorsque s'est produit cet incident, le président Emmanuel Macron s'entretenait avec son homologue, le président Kaboré."

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Hugo Clément a fait suivre son tweet, une trentaine de minutes plus tard, d'un message rassurant, affirmant que "tous les membres de la délégation vont bien. Petite panique au moment du caillassage. Aucun problème avec le convoi présidentiel lui-même. Le président avait beaucoup de retard mais continue son programme normalement." Trop tard, néanmoins, puisqu'il a été forcé de supprimer son tweet initial, et de s'excuser.

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Quelques mois plus tôt, @si révélait que le journaliste de Quotidien prêtait son image pour une marque de chemises parisienne, Hast.fr, au déplaisir de la société de production de Quotidien, Bangumi.

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12h21 @rrêt sur images

Au Figaro, "l'actionnaire n'a pas besoin de bouger une oreille pour qu'on soit sages" (Bembaron)

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la rédaction le 30/11/2017

Peut-on enquêter, dans un journal, sur son propre actionnaire ? C'est ce qu'a fait le journaliste de Libération Jérôme Lefilliâtre, qui a récemment écrit sur le "très haut dépit" de Patrick Drahi, patron d'Altice et actionnaire principal du quotidien. Reçu sur notre plateau, Lefilliâtre défend l' "indépendance totale" qu'il connaît au sein de sa rédaction. Et au Figaro, peut-on écrire sur Dassault en toute liberté ? La journaliste du quotidien propriété de l'avionneur français, Elsa Bembaron, avoue être une fan de Dassault Systèmes - et être "brimée" pour ne pas trop en parler, justement pour ne pas dire trop de bien de Dassault. "Il y a un petit peu d'auto-censure. Mais je pense que l'actionnaire n'a même pas besoin de bouger une oreille pour qu'on soit sages tous seuls".

Pour (re)voir l'intégralité de l'émission sur Patrick Drahi : "Patrick Drahi n'est pas le seul méchant"

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17h20 lu

Tabloïds britanniques : le mariage princier éclipse le Brexit

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Juliette Gramaglia le 29/11/2017

On n'a pas fini d'en entendre parler. Depuis l'annonce officielle, lundi 27 novembre, du mariage l'an prochain du prince Harry et de l'actrice Megan Markle, la presse britannique est saturée d'articles sur le couple. Tabloïds en tête, les Unes ont laissé une large place aux photos du couple princier.

Ce mercredi 29 novembre, deux jours après l'annonce, les tabloïds y consacrent d'ailleurs encore leur Une : si le Sun et le Daily Mirror se réjouissent de voir l'Américaine Megan Markle annoncer qu'elle demandera la nationalité britannique avant le mariage, le Daily Mail se lance dans la spéléologie et déterre une photo de l'actrice, qui jouait jusqu'ici dans la série Suits, devant Buckingham Palace alors qu'elle était adolescente.


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Une du Sun, 29 novembre 2017


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Une du Daily Mirror, 29 novembre 2017


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Une du Daily Mail, 29 novembre 2017

"Harry" et "Megan" sont donc partout... au point d'éclipser même un des sujets favoris des tabloïds ces derniers mois : le Brexit - et surtout son coût. Comme l'a remarqué le correspondant du Monde au Royaume-Uni, Philippe Bernard, il y avait pourtant de quoi faire. Car d'après plusieurs médias britanniques, le Royaume-Uni vient d'accepter de payer environ 50 milliards d'euros pour sa facture de sortie de l'Union Européenne, l'une des nombreuses pierres d'achoppement lors des négociations entre les deux parties. Un montant bien supérieur à ce qui avait circulé jusque là (la première ministre Theresa May avait proposé de payer 20 milliards d'euros en octobre dernier). Et un revirement pour le gouvernement britannique qui risque d'en mécontenter plus d'un, notamment du côté du parti eurosceptique et xénophobe Ukip. The Times titre ainsi en Une ce mercredi "Le Royaume-Uni paiera les factures de l'Union Européenne pendant des décennies" (mais la photo est consacrée à la future princesse).


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Une du Times, 29 novembre 2017

De son côté, The Guardian annonce en première page : "Le Royaume-Uni fait face à une facture de divorce de 50 milliards de livres après s'être incliné face aux demandes de l'Union Européenne".


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Une du Guardian, 29 novembre 2017

Même son de cloche à la Une du Financial Times ("Le Royaume-Uni s'incline face à l'Union Européenne sur la question de la facture du divorce, à la recherche d'une avancée pour le Brexit") ou du Daily Telegraph. Côté tabloïd, en revanche, on se contentera d'une minuscule case à la une du Daily Mirror pour la nouvelle (voir plus haut).


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Une du Financial Times, 29 novembre 2017

Ce n'est pas la seule nouvelle qui va passer sous les radars d'un bon nombre de Unes dans les prochains jours. Lundi, déjà, un journaliste du Huffington Post anglais recensait dix informations qui, sans l'avalanche d'articles et d'éditos sur le couple princier, auraient reçu une couverture médiatique bien plus importante. D'après les annonces officielles, le mariage princier est prévu pour le printemps prochain. La frénésie maritale ne fait que commencer.

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