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Vite Dit Les "vite dit" sont tous les contenus des médias français et étrangers qui nous semblent dignes d’être signalés. Si nécessaire, ils feront l'objet d'un traitement approfondi dans nos articles payants. La page des "vite dit" a pour fonction de donner aux non-abonnés une impression des centres d’intérêt du site. La page des "vite dit" est très fréquemment actualisée au cours de la journée.
Déplier tous les Vite dit Replier tout
Plier/déplier 18h17 tweet
Hollande, twitter et les rires des journalistes
Par Sébastien Rochat le 17/05/2013

Fallait pas poser la question. Lors de la conférence de presse à l'Elysée, un journaliste du Lab d'Europe 1 a demandé à François Hollande pourquoi il n'utilisait pas twitter. Réponse ironique de l'intéressé et rires dans la salle. Humiliant pour le journaliste du Lab ? Symbole d'une fracture entre jeunes journalistes connectés et vieille presse accusée de connivence avec le pouvoir ? Des journalistes-chroniqueurs comme David Abiker et Bruno Roger-Petit, très actifs sur twitter, défendent et consolent leur confrère.

Il y a eu des questions sur la crise, l'Europe... et twitter. "Pourquoi avez-vous choisi de ne pas vous exprimer personnellement sur cet espace social ?"demande Paul Larrouturou, journaliste au Lab d'Europe 1. Réponse de Hollande, accompagné de quelques rires dans la salle : "Quelle question ! Aurais-je manqué d'esprit de décision, serait-ce là la preuve de mes mauvais sondages, je n'aurais pas tweeté comme il convenait ?"

Hollande, entre ironie et condescendance picto

Pour Bruno Roger-Petit, chroniqueur au Plus du Nouvel Obs, la cause est entendue : "Hollande humilie un journaliste parlant de Twitter". Et le chroniqueur de dénoncer "les rires courtisans de journalistes compassés et dépassés au regard de cette jeunesse hyper-communicante qui se rue sur Twitter."

"François Hollande a raté une belle occasion d'afficher un peu de modernité", ajoute Roger-Petit avant de traduire à sa manière cette séquence : "Laisse-nous donc, jeune impétrant, entre gens de télé et de presse papier, laisse-nous mourir d'ici dix ans, car tel est encore notre règne et notre bon plaisir". Face à la communication dépassée de Hollande, Roger-Petit loue par exemple la modernité de Barack Obama, très actif sur les réseaux sociaux.

Cette chronique a amplement été relayée sur twitter, notamment par des journalistes... d'Europe 1 (forcément)

Tweet d'Europe 1

ou du Monde

tweet Monde

Même constat de David Abiker. S'adressant à son collègue d'Europe 1 dans une lettre ouverte publiée sur son blog, Abiker déplore que "le monde de ceux qui savent, le monde de ceux qui croient encore aux pouvoirs magiques du Président de la République et du ripolinage des statures par simple ouverture de la bouche avec du son qui en sort, le monde de ceux qui font du storytelling et celui de ceux qui le commentent s’est bien foutu de ta gueule".

Edito d'Abiker

Le chroniqueur d'Europe 1 regrette le double langage de l'Elysée avec un président de la République qui ironise sur twitter tout en invitant à l'Elysée des blogueurs et des twittos de gauche pour relayer la bonne parole. Abiker y voit surtout un fossé entre générations de journalistes car "ceux qui se sont foutus de ta gueule en cet instant précis sont également tous abonnés à Twitter, politiques comme journalistes". Ce serait donc la jeunesse qui aurait été attaquée. Et Abiker de conclure : "Mon cher Paul ce ne sont pas eux qui t’ont donné un coup de boule, non, c’est toi qui leur a donné un coup de vieux".

 

Là encore, l'édito d'Abiker, repris par Slate.fr, a été relayé sur twitter, notamment par des journalistes web...

passés par BFMTV ou Le Nouvel Obs

nouveau media

de RFI

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ou encore de Radio France

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Au-delà de la question de génération, se pose aussi le problème de la proximité entre le pouvoir et les journalistes : quand on est journaliste, rire avec un président de la République aux dépens d'un confrère est-ce le signe d'une forme de connivence ? On se souvient que lors de la conférence de presse de Sarkozy en janvier 2008, Sarkozy avait mis les rieurs de son côté face à l'accusation de Laurent Joffrin, alors directeur de Libé, d'avoir instauré une forme de monarchie élective. Un an après, Sarkozy avait regretté cette ironie facile.


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Plier/déplier 16h40 suivi
Tron / viols : réquisitoire non-lieu "assassin" (Mediapart)
Par la rédaction le 17/05/2013

Bientôt un non-lieu pour Georges Tron ? Toute la presse a titré sur ce non-lieu requis par le procureur adjoint d'Evry à l'encontre de l'ancien ministre, mis en examen pour "viols en réunion" et "agressions sexuelles" sur deux jeunes femmes ayant travaillé sous ses ordres à la mairie de Draveil (Essonne). Sauf que si le non-lieu est bien requis, Mediapart, qui s'est procuré le document de 74 pages, estime que le réquisitoire est un "cadeau empoisonné" pour Tron.

Des erreurs dans les témoignages, des contradictions dans les récits, des échanges de SMS qui prouveraient des relations consenties entre Tron et l'une de ses accusatrices et un profil psychologique très fragile des plaignantes : pour toutes ces raisons, le parquet d'Evry a requis un non-lieu à l'encontre de Georges Tron. L'ancien secrétaire d'Etat à la fonction publique du gouvernement Fillon avait dû démissionner en mai 2011 à la suite des accusations de deux employées de sa mairie de Draveil : selon elles, entre 2007 et 2010, des séances de massages de pieds (Tron est un adepte de réflexologie plantaire) auraient dérapé en agressions sexuelles. Faute de preuves et en raison des incohérences, le parquet requiert donc le non-lieu.

Mais pour Mediapart, ce "réquisitoire de non-lieu" est "en tout point assassin", c'est "une variante judiciaire du cadeau empoisonné". Car pour le procureur adjoint d'Evry, l'information judiciaire a "révélé des réalités peu flatteuses pour Georges Tron, dont le comportement envers ses administrés, envers ses employés, envers les femmes, envers ceux qu’il considère comme ses adversaires d'une manière générale heurtent évidemment la morale et notamment la morale publique. Les dégâts humains sont très importants et ne touchent pas uniquement, l'affaire le montre bien, des femmes en situation de fragilité psychologique ou sociale". En clair, l'enquête a permis de recueillir "plusieurs témoignages d’employées de la mairie de Draveil qui ont eu à subir - ou ont accepté - des séances de massages de pieds de la part de Georges Tron, sous prétexte de pratiquer la « réflexologie plantaire », parfois suivies de caresses sur tout le corps, puis éventuellement de relations sexuelles. Ce même réquisitoire détaille également les pressions très fortes, les menaces et mesures de rétorsion qui ont été exercées par le maire sur plusieurs témoins", explique Mediapart.

Réquisitoire "assassin"

Le parquet ayant requis le non-lieu, il revient maintenant aux deux juges d'instruction chargés du dossier de prendre leur décision : requalifier les faits, délivrer un non lieu ou renvoyer Tron en correctionnelle.

Un élément supplémentaire pour notre dossier : "Agressions sexuelles : omerta sur les élus ?"


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Plier/déplier 13h07 vu
Suicide école : Peillon dénonce le non-floutage des enfants
Par la rédaction le 17/05/2013

Fallait-il flouter les témoignages d'enfants après un fait-divers sanglant ? Vincent Peillon  dénonce la couverture par les journaux télévisés d'un suicide dans une école parisienne.

Un "problème majeur": au lendemain du suicide d'un homme survenu dans une école maternelle à Paris, le ministre de l'Education, Vincent Peillon, repris par l'AFP, a qualifié de "problème majeur" la diffusion dans les journaux télévisés de "visages non floutés" d'enfants de l'école, et a souhaité que des règles soient "édictées" en accord avec le Conseil supérieur de l'audiovisuel.

"C'est la première fois, je crois, que les médias ont utilisé les enfants, je vais le vérifier, dans tous les journaux télévisés, avec des visages non floutés, et ça c'est unproblème majeur", a dit le ministre de l'Education nationale sur Radio Classique.

 

Qu'en est-il exactement ? A 20h sur France 2, un jeune garçon s'exprime face caméra, une femme à ses côtés (que l'on suppose être sa mère), mais son visage est bel et bien flouté. La mère l'a laissé parler avant de mettre un terme à l'entretien. Pour éviter tout problème, la chaîne a donc décidé de ne pas montrer son visage.

Même en présence de la mère, France 2 a décidé de flouter le visage de l'enfant.picto

 

 

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TF1 de son coté a montré le visage d'un autre enfant, vraisemblablement accompagné lui aussi de ses parents. On notera pour les plus pointilleux, qu'en principe, si l'autorité parentale est exercée conjointement par les parents séparés ou divorcés, l’autorisation des deux parents est nécessaire.

picto TF1 est l'une des seules chaînes à avoir montré en plan serré le visage d'un enfant.

 

Contrairement à ce qu'avance Peillon, ce n'est pas la première fois que des mineurs sont filmés dans une école suite à un drame. En mars 2012, Mohamed Merah assassine un adulte et trois enfants dans une école juive de Toulouse. Les enfants sont bien présents sur les images, non floutés, mais sur des plans larges ou de dos.

Même sur les plans larges, certains écoliers étaient clairement identifiables.picto



nouveau media

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picto Les interviews où l'on peut voir le visage de l'enfant se déroulent en présence d'un parent.

Que dit la loi sur le sujet ? Selon l'article 9 du code civil, les articles 226-1 à 226-8 du code pénal et la jurisprudence qui en découle, pour un mineur, seul le représentant légal peut donner l'autorisation de diffusion d'image. En absence d'autorisation, il est donc interdit pour une chaîne de télévision de diffuser l'image d'un mineur. Cependant, le code pénal dispose que le consentement est présumé lorsque les actes "ont été accomplis au vu et au su des intéressés sans qu'ils s'y soient opposés, alors qu'ils étaient en mesure de le faire".

En ce qui concerne le droit à l'image, il n'y a pas de droit de rediffusion : l'autorisation tacite donnée par les parents ne vaut que pour un média précis, pour un sujet donné. @si n'est donc pas autorisé à montrer le visage des enfants, d'où les arobases ajoutées par nos soins, lorsque le mineur n'était pas flouté lors de la diffusion télévisée.

Vincent Coquaz


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