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Planning familial : les anti-trans, "cautions progressistes" des réacs

Deux militantes anti-trans, Marguerite Stern et Dora Moutot, demandent le "recadrement" du Planning familial suite à une affiche montrant un homme trans enceint. Une panique morale qui leur a valu une tribune dans "Marianne" et une invitation à l'Assemblée. Petit guide de leur "femellisme" qui nie la transidentité, et de la galaxie de complotisme, d'ultra-conservatisme et d'idées proches de l'extrême-droite qui l'infusent.

Commentaires préférés des abonnés

Merci pour ce récapitulatif très complet. Moutot et Stern sont des dangers publics. Les personnes qui leur donnent complaisamment la parole jouent un jeu dangereux pour les personnes trans en premier lieu,mais aussi pour les droits des femmes et des (...)

Pffffffffouuuu. Bon, je différencie Stern de Moutot, la proximité de la seconde avec l ED et casasnovas, c'est pas tenable.Ceci posé, il est bien dommage que des media de référence de gauche (s'il y en a encore?) ne relaient pas le pbme que pose(...)

J'ai un problème .


""Selon elles, "seules les femmes, c'est-à-dire les femelles adultes humaines peuvent être enceintes". Sauf que les hommes trans qui sont nés femmes et ont transitionné sans faire une ablation de l'utérus peuvent toujours être encei(...)

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Sur un sujet très simplement pratique : mettre la date de publication du droit de réponse serait sans doute utile pour améliorer la compréhension.

Concernant le droit de réponse, je retiens ça :


"Notre opposition à l'idéologie de l'auto-détermination qui voudrait que n'importe quelle personne qui se déclare femme soit considérée comme telle ne se réduit ni à la transphobie, ni à l'extrême droite". Alors, l'extrême-droite, je ne sais pas. Mais considérer que les gens ne peuvent pas se déclarer femme ou homme comme iels l'entendent, c'est très clairement de la transphobie. Comment pourrait-il en être autrement ?

Je pense qu'une bonne partie de ces conflits interminables tient quand même au quiproquo terminologique. Le mot "homme" définit  le genre et le sexe. Biologiquement on déduit initialement le sexe de sa fonction dans la reproduction. On s'aperçoit aujourd'hui que c'est aussi un peu plus complexe que ça. 

Ceux qui considèrent le terme "homme" comme un descriptif de sexe ne peuvent pas effacer cette définition première, et refusent au genre les pouvoirs du sexe. Les défenseurs du genre n'abolissent pas cette ambiguïté sémantique. Ce débat est stérile (n'y voyez aucun jeu de mot) et pourtant (à cause des réseaux) franchement délétère.

Le portrait de J. Peterson dans l'article apparaît manquer de subtilité, et au final, déloyalement à charge.


Premièrement, s'il est défavorable à la loi C-16, c'est en raison du projet de "criminalisation" de la mauvaise utilisation des pronoms alternatifs. Transposé à la célèbre séquence de web-télévision où D. Schneidermann qualifiait A. Gauthier-Fawas (article d'@si) d'être un homme, le capitaine d'@si se serait exposé à une éventuelle condamnation au nom de la loi canadienne sur les droits de la personne.


C'est à dire que J. Peterson ne s'oppose manifestement nullement aux droits LGBT, mais à la restriction de la liberté d'expression. Et attention, il ne défend nullement le droit d'appeler une femme trans un homme, mais le droit d'appeler une personne qui ressemble à un homme par des pronoms masculins. Exactement de la même manière qu'A. Gauthier-Fawas a interpellé D. Schneiderman par le substantif monsieur.


On pourrait légitimement se dire qu'invoquer une restriction de la liberté d'expression pour ne pas accéder aux desiderata de certains activistes trans n'est qu'une pirouette de mauvaise foi pour s'opposer de manière réactionnaire au progrès des droits humains. Cependant, transposons cette requête identitaire trans, à une éventuelle requête identitaire chrétienne. Quel serait les réactions si E. Ciotti proposait un projet de loi visant à obliger l'ensemble des français à s'adresser et à parler des chrétiens en faisant précéder leur nom du mot "saint" ? Comme dans "Saint Bolloré remanie la direction de ses médias".


Ceci dans un contexte où l'activisme LGBT nord-américain confine, de plus en plus, à l'autoritarisme.


Deuxièmement, la dernière vidéo de J. Peterson qui circule sur les internet mondiaux montre le psychologue s'adressant aux incels. Il explique en substance que les femmes qui les rejettent ont raison de les rejeter. Et il leur pose les questions suivantes : "Est-ce que vous faites attention à comment vous vous habillez, à comment vous vous comportez ? Est-ce que vous êtes aussi éduqués et cultivés que vous devriez l'être ? Elles ont raison de vous rejeter. Vous avez tort."


De toute évidence, cela va à l'encontre du portrait qui est habituellement fait de lui. J. Peterson est manifestement la coqueluche de l'art-right américaine. Parce-que tel le RN qui pioche ce qui l'arrange dans le programme de la FI, l'alt-right américaine fait circuler les propos de J. Peterson qui l'arrangent. Mais est-ce pour autant qu'il faille rejeter J. Peterson parce-que l'art-right américaine l'adore ? Faut-il brûler Matrix parce-que l'alt-right américaine adore ce film ?


Globalement, J. Peterson rejète le concept de privilège masculin. Mais sans pour autant rejeter les discriminations faites aux femmes. Chiffre à l'appui, il rappelle le taux de suicide, le taux d'incarcération, le taux d'accidents et de maladies liés travail, etc. Et quand on lui rétorque que la société est globalement régie par les hommes, il rétorque par des hommes seulement. Et une infime minorité de ceux-ci. De sorte que l'immense majorité des hommes (pauvres) est en grande partie également oppressée par des hommes (riches) que ne le sont les femmes (pauvres).


Ainsi, son discours est peut être bien plus à gauche que la gauche et la droite ne veulent bien le reconnaître. Sur des sujets aussi clivants, où les discussions partent aussi facilement en cacahuète, il semble que le manque de subtilité, d'écoute, et de raisonnement ne rangent J. Peterson dans une case qu'il ne mérite pas. Qu'@si l'interviewe serait probablement une bonne idée.

Mais qui a donné cette idée d'affiche au Planning Familial ?

C'est fun le forum d'ASI. 


Comme quoi on peut y être abonné et avoir des réflexions nauséabondes. 


De fait, vu la véhémence de certains commentaires "argumentés", et vu l'irruption de certains pseudo encore jamais vus ici , je me demande si on n'a pas juste à faire à des transphobes qui se sont abonné dans l'unique but de partager avec nous leur discours éclatés au sol. Comme d'hab, ils se voilent sous des arguments empli de scientifisme (qui n'ont rien de scientifiques) aussi naze que les théories des "riches juifs qui veulent asservir les humains en les faisant devenir des machines grâce à l'"idéologie " trans".

Ça sonne complement débile ?

En effet. 

Et pour celles et ceux qui pensent "non ce que je dis est très sensé, je ne balancerais jamais des bêtises aussi grosses que ce délire transhumaniste", sachez que ça sera votre ligne d'arrivée si vous continuez sur cette voie.



La France a peur! C'est la fin de la civilsation! Prenez-garde! 

Le Grand-Remplacement de la population blanche hétéro-judéo-chrétienne par des hordes déchainées de "Trans" est en cours! 

Aujourd'hui c'est le Planning Familial (institution sataniste) qui est visé, mais si on les laisse faire demain iels installeront des unités de conversion dans les écoles maternelles! 

"Jeanne! Au secours!" comme disait le vieux cyclope :-) 


Bon, avec ça Pascal Praud et les autres mange-merdes des chaînes d'intox sont refaits pour le mois.

Merci pour cet article. Un élément qui n'est pas précisé, mais qui mériterait de l'être, est que les personnes trans sont souvent éloignées des soins adaptés à leur réalité biologique. Pour plein de raison : les préjugés intériorisés par les personnes elles-mêmes, ceux des soignants avec qui elles interagissent, ceux du reste de la société (dont des influenceurs par exemple, cf. l'article...). 


La normalisation de la phrase "un homme peut être enceint" est nécessaire pour rapprocher les personnes trans de genre masculin des soins gynécologiques. Parce qu'au final, l'objectif de notre système de santé devrait être de traiter toutes les personnes qui ont besoin de soins de manière indiscriminée et en construisant la confiance entre patients et personnel soignant. Et pas de les forcer à rentrer dans des cases socio-culturelles en préalable de tout soin.

Si je comprends bien, il s'agit à la base pour les deux militantes de ne pas faire la promotion d'un individu qui a un utérus (donc une femme) et qui a adopté sur son état civil l'identité masculine, et qui revendique le droit d'être enceint(e). (...ouf). Enfin il s'agirait de contester le droit de l'institution à afficher la photo de cette personne. L'article appelle cette personne "un homme trans enceint".


Bon en fait c'est une femme, qui naturellement a le droit d'être enceinte. Ce qui devrait déranger les féministes c'est qu'on l'appelle "homme trans enceint", et qu'on lui conteste les revendications féministes alors qu'elle a un utérus. Non ?


Puisqu'il s'agit de remettre en question les droit d'une femme (dont l'état civile, elle a le droit, la compte comme homme), on peut dire en effet que ça rejoint la cause de l'extrême droite avec tout l'attirail des luttes conservatrices comme la remise en cause du mariage gay, du droit à l'avortement et compagnie.


Ne pas confondre ce mouvement avec le mouvement TERF, lui aussi pouvant être qualifié de transphobe.

Là il s'agit de féministes qui luttent pour le droit des personnes qui ont un utérus, et revendiquent l'exclusion des hommes transformés en femme de la lutte féministe. 


Petite anecdote pour illustrer: 


Page Wikipedia de la romancière J. K. Rowling:

"En juin 2020, elle provoque la colère des militants de la cause trans en ironisant sur l'expression « personne qui a des règles » et en suggérant d'utiliser à la place le mot « femme  ; des propos qui lui valent d'être à nouveau accusée de transphobie, et d'être qualifiée de TERF (trans-exclusionary radical feminist)" 


En conclusion, qu'on soit "femelliste" ou terf ou masculiniste ou totalement tolérant, cette affiche peut paraitre débile.


Alors des phrases comme "Il a suffi d'une affiche" dans l'article ou encore "Ce seront des hommes (genre et/ou physique) mais enceintes. Il n'y a rien de choquant là dedans." dans les commentaires, ça laisse rêveur !

Et c'est quoi cette histoire de parler des femmes comme 'femelles', on parle d'être humains là. Si vous voulez parler de biologie dites 'né femme' ou afab on à l'impression qu'on parle d'une portée de chiots

Très bon article !
Juste une petite remarque, je trouve la formulation suivante pas très clair et peux mener à des confusions :
Parce que les droits des personnes trans sont "les derniers arrivés" dans la lutte pour les droits LGBT, "on s'attaque à [eux] en premier" 

On pourrait interpréter cette phrase comme les trans sont les derniers arrivés dans la lutte, hors les personnes trans sont présents dès le début des luttes modernes pour les droits LGBT+, dès Stonewall.

 Pour être plus clair, on pourrait dire :

Parce que les droits des personnes trans sont "les derniers acquis" dans la lutte pour les droits LGBT, "on s'attaque à [eux] en premier" 


Mais c'est peut être moi qui m'embrouille tout seul à la lecture. Merci pour l'article !

Merci beaucoup très bon article, j'espère que vous pourrez suivre les développements. Notamment l'importation plus ou moins directe des méthodes et idées des USA et UK.

Dame Polony va encore s'énerver si on pointe une fois de plus le rapprochement idéologique de Marianne avec Valeurs actuelles.

Mon dernier commentaire sur le sujet.

Je ne connais pas les personnes en question, mais je me méfie par défaut aux reductio ad hitlerum.


Je prédis dans des temps que j'espère ne pas connaitre, une évolution du principe mutilateur vers la "source" c'est à dire le cerveau. Comme au XIXe siècle, pour "traiter" exactement le même sujet mais suivant une idéologie inverse..


De "droite" ou de "gauche", "progressiste" ou "réactionnaire", le fascisme reste le fascisme...

Je me délecte d'observer les voies que prends la Nature, Gaya, le Cosmos, l'Instinct de survie ou ce que vous voulez, pour réduire la population de notre espèce sur cette planète en plein bouleversement... :-)

C'est fascinant.

Et tout ça alors qu'on n'a pas encore inventé le générateur d'improbabilites infinies 😺

Oh ! Des Ultra-TERFs ! Vous en avez trouvé hahaha

Une définition du woofing serait la bienvenue.

J'ai un problème .


""Selon elles, "seules les femmes, c'est-à-dire les femelles adultes humaines peuvent être enceintes". Sauf que les hommes trans qui sont nés femmes et ont transitionné sans faire une ablation de l'utérus peuvent toujours être enceints et accoucher. ""

Ceci n'a pas de sens.

Un "homme" trans né femelle ne devient pas mâle par ablation de son utérus. 

Cette personne née femelle devient un humain indéfini, dont le genre légal et reconnu (ou pas) est masculin, mais qui n'est en rien un mâle pour l'espèce.


La phrase prend la peine de définir le sens du mot "femme" dans la déclaration. Elle peut défriser mais est inattaquable.

Parce qu'au final aucun mâle de l'espèce n'accouche, et aucune femelle de l'espèce ne féconde par la méthode animale propre à l'espèce. Et aucune mutilation physique, médicale ou psychologique ne peut changer ces faits.


Je vous demande de bien réfléchir au fait qu'on en arrive à trouver normales, voire souhaitables, des mutilations physiques profondes et irréversibles sur des êtres humains...


L'appendicite, l'extraction des dents de sagesse, l'ablation des amygdales sont des mutilations, pourtant personne ne s'en offusque. Si la procédure est voulue par l'individu et considérée souhaitable pour sa santé physique et mentale, cela ne devrait pas poser de problème.

"L'appendicite, l'extraction des dents de sagesse, l'ablation des amygdales"

Résolution d'une mise en danger . Aucune modification de fonctionnalité.


Sauf que les trans à qui on interdit de l'être se suicident. Il y a bien mise en danger.

Et des trans à qui on le permet se suicident également. Peut-être dans un ratio différent. Peut-être dans un ratio égal. Toujours est-il que le suicide est sur-représenté dans cette population.

Pour ma part, un homme qui se travesti en femme, et une femme qui se travesti en homme ne me pose aucun problème. Et je n'ai pas plus de problème avec les différentes orientations sexuelles. D'ailleurs, ce ne sont pas des choses que je "détecte" aussi facilement que mes amies. Que chacun s'occupe de ses fesses plutôt que celles des autres m'apparaît la moindre des choses.


En revanche, j'ai plus de mal avec les enfants travestis. Ainsi qu'avec les interventions médicales (injection et chirurgie), non seulement sur les mineurs, mais également sur les adultes. D'une manière plus générale, j'en reste à l'état de l'art d'il y a quelques années : la dysphorie de genre était avant tout appréhendée comme une maladie mentale au même titre que la dépression par exemple.


Le taux de suicide sur-représenté dans cette catégorie de la population (que les personnes ait changé médicalement de sexe ou non) ne m'aide pas à trouver la dysphorie de genre comme anodine, comme allant de soi. Je continue intimement de considérer ces opérations extrêmes de la même manière que les transformations extrêmes de chirurgie esthétique : des symptômes d'un profond mal être que les interventions médicales souhaitées et réalisées ne soignent pas. Mais peut-être suis-je dans l'erreur.


En tout cas, je sais les stigmatisations, les menaces, et les violences que ces personnes doivent affronter au quotidien. Et même si moi-même je participe à leur incompréhension, elles ont toute mon empathie et mon soutien. Ne serait-ce qu'en conseillant à chacun de s'occuper de ses fesses plutôt que de celles des autres. Et de faire confiance à l'entourage amical, familial, et médical de ces personnes ; ainsi et surtout, qu'à ces personnes elles-mêmes.


En revanche, je ne tolère pas plus les dérives autoritaires (pour l'heure nord-américaine) de certains et certaines activistes LGBT, que les dérives autoritaires (mondiales) fascistes.

On parle d'une réalité - des personnes qui ont effectué une transition - pas de ce que vous trouvez normal ou souhaitable selon vos critères personnels.

Ceci n'a pas de sens.

Un "homme" trans né femelle ne devient pas mâle par ablation de son utérus. 

Cette personne née femelle devient un humain indéfini, dont le genre légal et reconnu (ou pas) est masculin, mais qui n'est en rien un mâle pour l'espèce.


Il n'est pas dit qu'un individu né mâle devient femelle, mais qu'un individu né homme (on parle alors de genre et/ou d'apparence physique extérieure) peut devenir femme (idem). Le planning familial défend les individus avec le sexe gonadique femelle (utérus etc) qui seraient devenu homme (genre et/ou apparence physique typique d'un "homme"). Il dit qu'il sera là pour les aider s'ils tombent enceinte. Ce seront des hommes (genre et/ou physique) mais enceintes. Il n'y a rien de choquant là dedans.

Ce seront des hommes (genre et/ou physique) mais enceintes. Il n'y a rien de choquant là dedans.


si c'était des hommes au sens physique, ils ne pourraient pas tomber enceint.

peut-on se déclarer homme en conservant son appareil reproducteur féminin? mais si on dit que non, on est automatiquement classé à l'extrême-droite et LGBTphobe.


cela dit, l'article d'ASI est très bon et je ne pensais pas que Marguerite Stern avait des liens avec Rochedy. et Dora Moutot devrait s'éloigner de ce charlatan de Thierry Casasnovas. que ce mec ne soit pas encore à Fleury-Mérogis n'est pas normal.

mais si on dit que non, on est automatiquement classé à l'extrême-droite et LGBTphobe. 

Dire que non, c'est mettre un signe égalité entre genre et sexe gonadique, et souvent ne même pas avoir de place sociale à proposer aux intersexe (1 pourcent des naissances). C'est essentialiste.

Quand on a un mode de pensé essentialiste sur un sujet sur lequel on est très engagé (Stern et Moutot), ce n'est pas très surprenant qu'on finisse de manière cohérente par se rapprocher politiquement d'autres personnes ayant des positions essentialistes proche.

Globalement les idée essentialistes sont la caractéristique des idées conservatrice et réactionnaire.

Après je parle bien de gens qui se sont penché sur le sujet et militent activement, la question est très différente pour les gens ordinaires.

peut-on se déclarer homme en conservant son appareil reproducteur féminin?


Oui, car homme, ça désigne un genre et/ou une apparence physique extérieure. Alexis Robert juste au dessus l'a bien expliqué.

il y a un gars sur le plateau d'ASI qui avait justement dit qu'il ne fallait pas se fier aux apparences extérieures, et que Mr Schneidermann l'avait mégenré car il l'avait genré homme en se basant sur son apparence. vous connaissez la séquence, elle est célèbre.

Et? Qu'est ce que ça change à mon argumentation? On peut être un homme et avoir un appareil reproducteur féminin. Homme (et femme) c'est un genre. ça peut aussi désigner une apparence physique dans le langage courant (elle a une apparence masculine). Mais ça ne désigne pas le sexe gonadique ou génétique. Et ça ne change rien au fait que le planning familiale a raison de défendre les hommes enceintes, qui sont une réalité.

vous avez dit qu'un homme, ça désigne un genre et/ou une apparence physique extérieure. je vous montre juste que se baser sur l'apparence physique extérieure, ça ne marche pas.

Non, vous ne démontrez rien. Je vous dis que homme s'applique aussi à une apparence physique (typé homme, typé femme). Mais ce sont des constructions sociales. Jamais je n'ai dit: il ressemble à un homme donc c'est un homme

Bref, vous noyez le poisson. Je vous rappelle qu'à la base, c'est cette histoire du planning familiale, où vous disiez: peut-on se déclarer homme en conservant son appareil reproducteur féminin?

Je vous ai dit que oui, car homme ça ne désigne pas le sexe gonadique mais un genre ou une apparence physique (qui rejoint le genre, car construction sociale aussi). Donc le planning familiale a raison.

vous avez dit "Oui, car homme, ça désigne un genre et/ou une apparence physique extérieure. Alexis Robert juste au dessus l'a bien expliqué."


factuellement je vous montre qu'on ne peut rien déduire de l'apparence physique extérieure. c'est vous qui noyez le poisson là.


Je vous ai dit que oui, car homme ça ne désigne pas le sexe gonadique mais un genre ou une apparence physique 


mais non justement, pour l'apparence physique ça ne marche pas, je vous l'ai montré.

"ou"

(autrement dit l'un OU l'autre, c'est à dire que si ça ne marche pas pour le premier élément, c'est le second.)

Oui, Schneidermann soulignait la sous-représentation des femmes sur le plateau, les discriminations se basant sur l'apparence et l'onomastique, et cette personne avec un nom et une apparence masculine indiscutable a délibérément confondus identité et expression de genre en faisant lever les yeux au ciel de tout le plateau.

Il faut dire qu'en tant que représentant de l'organisation officielle de la pride, organisation proche d'Hidalgo, il avait tout à bénéficier à se présenter comme un quelqu’un de chiant à contredire, les autres invités étant venu là pour lui rentrer dedans.

Tout ça pour dire qu'un tel foutage de gueule ne me parait pas un exemple pertinent. Vu le sujet abordé son identité intime n'avait aucune pertinence.

qui êtes-vous pour dire que ce que disait cette personne n'était pas pertinent? comment se donnent les bons et les mauvais points dans le domaine?

Je suis juste quelqu'un qui a observé le sujet abordé : la discrimination des personnes d'apparence féminine.
Cette personne a délibérément détourné le sujet.

Ce n'est pas donner des bon et des mauvais point que répérer ce genre de diversions rhétoriques.

la personne en question n'a pas détourné le sujet. elle a constaté qu'elle a été mégenrée, et elle l'a signalé à Schneidermann.

au final je trolle un peu, mais il faut savoir ce qu'on veut : soit on valide la pensée LGBTQI++ et on en accepte les règles, soit non.

moi clairement, je suis du coté du "non", et que parfois faut siffler la fin de la récré.

au final je trolle un peu, mais il faut savoir ce qu'on veut : soit on valide la pensée LGBTQI++ et on en accepte les règles, soit non. 

Ben peu-être que vous la comprenez pas tant que ça, parce que tous les autres LGBT du plateau ont levé les yeux au ciel à sa réaction, mon analyse qui considère le contexte est peut-être plus proche de leur pensée.

Prendre les plus caricaturaux, y compris du point de vu du groupe concerné, pour caricaturer derrière tous le groupe c'est une technique de disqualification bien trop fréquente, et que parfois vous subissez sur ce forum.

Le problème est insoluble. L’Humain est allé trop loin dans  la modification de son espèce par des interventions sociales et culturelles.

Ça me fait beaucoup penser à l’écologie : aujourd’hui il n’est plus possible d’être  non-interventionniste, parce l’humain a inscrit trop profondément son empreinte dans la nature, au point que celle-ci dépend de lui. Impossible de résumer ici l’ensemble des écosystèmes qui dépendent maintenant de l’homme. Parmi les images les plus bucoliques on peut penser aux perruches en villes, et aux dauphins qui suivent les bateaux, mais il y a des milliers d’autres exemples plus importants et pas toujours visibles.

Pour l’écologie, la seule solution est une cohabitation intelligente, puis un retrait progressif, de la même manière qu’on soigne une blessure en mettant un pansement d’abord. De ce point de vue-là, ce que fait le Conservatoire National du Littoral est un bon exemple. Un autre exemple, à mon avis un peu plus crétin, mais que je ne condamne pas, c’est Greenpeace qui jete des pierres dans la Manche pour bloquer les chaluts draguants.


Pour la biologie, la médecine, et maintenant la génétique, c’est un peu pareil. L’épisode récent de Covid a bien montré d’ailleurs le noeud inextricable que forment biologie-société-écologie.

On ne peut plus « laisser la nature faire », il faut donc gérer ça de la manière la plus douce possible. Le principe de précaution me paraît être un bon outil, à condition de ne pas l’utiliser de manière trop radicaliser.


A titre personnel, les possibles conséquences sur « l’avenir de l’humain », je m’en fiche pas mal, je pense qu’il y a d’autres facteurs bien plus graves en cours, et je pense que toutes ces interventions resteront mineures et réservées aux plus riches. C’est aussi l’avis des scientifiques de l’évolution (encartés à gauche), surtout en ce qui concerne la modification de l’ADN : on aura beau s’agiter, l’effet génétique à long terme sur l’espèce sera minime, voir nul.

Les conséquences philosophiques et sociétales… bah, je ne sais pas, je n’arrive pas à mettre ça sur le même niveau que l’urgence écologique, la guerre en Ukraine, ou l’Uberisation (là encore, ce sont des exemples parmi bcp d’autres). 

Enfin, même si moi aussi je suis « plutôt contre », le seul fait que les opposants les plus visibles soient des gens d’obédience plus que louche, me fait automatiquement pencher dans l’autre camp, par réaction épidermique.


Mais faut-il qu’il y ait seulement 2 camps ? Comme sur d’autres sujets (la guerre), ce serait pas mal de sortir des visions binaires.

je n’arrive pas à mettre ça sur le même niveau que l’urgence écologique, la guerre en Ukraine, ou l’Uberisation (là encore, ce sont des exemples parmi bcp d’autres). 

Pareil 

et je trouve que cette polémique est presque indécente par rapport à ce qui se prépare pour la vie sur terre

Vous montrez qu'en 2022, vous vous exprimez sur ce sujet sans comprendre la différence entre sexe et genre. Vous partez de loin.

oui très bon article; les mouvements TERF et la panique morale antitrans qui ont pris de l'ampleur au RU (autour de JK Rowling entre autres); puis aux USA sont en train de prendre de l'ampleur ici; ce qui represente une menace sérieuse sur les droits de personnes trans; puisqu'on voit déja ces groupes murmurer à l'oreille du pouvoir et d'institutions comme la DILCRAH.  Moutot et Stern ne se cachent même plus d'être sorti d'une démarche féministe en adoptant une démarche essentialiste en totale opposition aux discours féministes. Leur petit séjour en woofing chez Casasnovas achève bien le tableau, plus personne ne peut croire qu'elles parlent depuis des positions féministes. 

Evidemment comme dit dans l'article les attaques contre les droits des personnes trans (qu'il faut défendre) sont un premier jalon qui mène à l'attaque des personnes LGBT dans leur ensemble puis des droits notamment reproductifs de toutes les femmes. c'est exactement ce qu'il s'est passé aux états-unis. A noter aussi les attaques extremement virulentes contre certaines personnalités; swattés doxés; menacés de mort et forcés à fuir par des groupes très organisés (voir les attaques contre Keffals par le forum kiwifarm)

Pffffffffouuuu. Bon, je différencie Stern de Moutot, la proximité de la seconde avec l ED et casasnovas, c'est pas tenable.Ceci posé, il est bien dommage que des media de référence de gauche (s'il y en a encore?) ne relaient pas le pbme que posent les transactivistes-ã differencier des trans lambda qui vivent leur vie et tant mieux pour elleux.

J'ai lu l'article un peu vite, donc j'ai,peut-être loupé ca,MStern est régulièrement menacée harcelée etc, des transactivistes appellent au meurtre des "terf" et ce sont bien des MtF qui ont entamé cela.... je n'ai pas vu ou lu de féministe pertinente appelant au meurtre de trans .

On différencie genre et sexe biologique, les féministes ont notamment eu pour objet de travail de déconstruire les stéréotypes de genre et non la différence des sexes.


 C'est bien parce que ce travail commence à porter ses fruits que tout individu se définir comme ca lui chante  ou justement s'affranchir des stéréotypes de genre

En revanche il faut bien être biologiquement femme, donc femelle de l'espèce, pour porter un bébé, se frapper une endométriose, une ivg, des regles douloureuses , une violence systémique et une moindre reconnaissance socioeconomique...

bref, tout ceci tourne dans les réseaux feministes et malheureusement les transactivistes qui insultent/menacent les féministes ne font pas la même chose envers els hommes qui pensent les memes choses, curieusement.

Je pose ce vrac plutôt décousu là et je suppose que je vais en prendre plein la poire, mais globalement, comprenez que ce que nous voyons dans tout ce militantisme c'est  effacement des femmes et de leurs droits, puisque les MtF portent en exergue un ultrastereotype de féminin tell que vu dans l'imaginaire patriarcal comme identité seule valable pour (se) dire "femme", et ce n'est donc pas qu'un pbme de vocabulaire.

Merci pour ce récapitulatif très complet. Moutot et Stern sont des dangers publics. Les personnes qui leur donnent complaisamment la parole jouent un jeu dangereux pour les personnes trans en premier lieu,mais aussi pour les droits des femmes et des minorités sexuelles.

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