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Matzneff, terrorisme : ces étranges étrangers

Commentaires préférés des abonnés

« Pour un journaliste français, certaines choses sont tellement évidentes qu’elles ne suscitent peut-être pas d'intérêt, ou pas suffisamment pour justifier une couverture médiatique » 


Ça marche aussi, même si ça peut nous scandaliser, pour (...)

Souvenons nous d'un Bernard PIVOT, interrogeant complaisamment MATZNEFF sur ses "minettes".

Il aura fallu qu'une étrangère lors de l'émission, Madame BOMBARDIER, les renvoie à leurs dégueulasseries.

Souvenons nous aussi d'un Jean-François KAHN évoquant(...)

Ba je pense que c'est réciproque.


En version positive on analyse leurs travers en plaquant notre grille (plus universaliste, moins soumise aux religieux, qui ne confond pas socialisme et stalinisme, etc...) et eux les nôtres en plaquant la leur.


En ver(...)

Derniers commentaires

Dans la série jihad de la presse anglophone contre Macron, intéressante dissonance sur sa rencontre avec le CFCM.


Communiqué du CFCM :  Le Président de la République prend acte de l’avancement du projet de création du Conseil National des Imams 


France 24 : Islam de France : le CFCM présente à Emmanuel Macron un projet de conseil des imams

Le Monde : Emmanuel Macron discute de la création d’un « conseil national des imams » avec le CFCM

Le Parisien : Le CFCM promet à Macron une «charte des valeurs républicaines» dans les 15 jours

The Independant  : Macron tells France’s Muslims to adopt ‘republican values’

BBC : France's Macron issues 'republican values' ultimatum to Muslim leaders


Moralité. 

Quand on a des biais dans les angles morts, on tourne en rond.

Le New York Times a ses biais d'analyse qui montrent le bout de leur nez de temps à autre. Quand l'actualité touche des minorités par exemple (ici les musulmans), ils prennent systématiquement leur défense. Mais en général le journalisme français gagnerait à s'inspirer davantage de leur pratique.  


Quand on lit l'article sur Matzneff, les papiers sur Notre Dame, la présence de plomb autour du site, c'est d'un tout autre niveau que ce qu'on peut trouver dans Le Monde, Libération ou Mediapart. Au point que j'envisage de plus en plus de prendre le NY times comme mon principal média d'information. 


Le NY Times fait la part belle aux faits, très détaillés, disséqués de manière quasi-chirurgicale, sans opinion superflue. Il

laisse clairement aux lecteurs le soin de se faire son opinion. Vraiment un bon exemple pour le journalisme français.

C'est l'heure de la pub pour une chaine youtube : Yes vous aime


Mazneff

liberte expression

C'est bien beau d'accuser la presse et la justice, alors qu'il n'y a eu personne ni porter plainte et ni pour lire ses livres ...

"l’auteur de journaux intimes remplis de détails sur ses relations sexuelles avec... des garçons encore plus jeunes aux Philippines ; comment est-il possible qu’il ne soit pas en prison".


Je n'ai pas pu m'empêcher de penser à un homme de TV, accessoirement devenu ministre...

Les Hurons ne sont pas des étrangers ! Catholiques, ils sont devenus "naturels français" et "régnicoles" en vertu des ordonnances de Louis XIII de 1627 et de Louis XIV de 1664 ! :) . Bon ok, je sors...  

Article intéressant mais il serait bon d’interroger vos propres angles morts ASI. 


Personnellement je suis à deux doigts de vous coller l’étiquette d’islamogauchiste.


Je pense que vous avez un vieux fond de haine de soi et de tout ce qui ressemble à l’amour de son pays. Et a une idéalisation de tout ce qui vient de l’étranger.


Vous faites parti de ceux qui hysterise le débat en collant des étiquetes de fachos à tous ceux qui aime un peu leurs pays (vieille technique léniniste) ou qui remette en cause l’ordre moral libéral...

Aussi bien Alexis de Tocqueville (toujours étudié dans les universités etatsuniennes) ou Astolphe de Custine pour son 1839 (périple à St Petersburg et Moscou) ont en leur temps décrit leur pays d’accueil temporaire, bien mieux que les autochtones. Un grand classique. Toujours se déporter pour observer. 


Cela dit, le journalisme français n’est pas une référence dans le monde. A quelques exceptions près.

Le journalisme US l’est ou plutôt l’était. 

Je pense que s'il y a une différence entre les deux c'est sur la reconnaissance des facteurs incriminant les américains autant que les français.


Si on regarde #metoo (le mouvement d'origine lancé précisémment dans les colonnes du New York Times) les américains se sont vite interrogé sur tous ceux dans leur milieu culturel/hollywoodien étant complices d'abuseurs sexuels comme Wenstein, ou l'étant eux mêmes. Ils sont donc bien placés pour reprocher aux français leur peu d'empressement à le faire pour ceux entourant l'affaire Matzneff.


 Si on regarde le terrorisme, par contre, et ses vraies causes géopolitiques, je ne pense pas que le New York Times, plein de propagande de guerre bushienne après le 11 septembre (et encore récemment sur des sujets comme la Lybie, la Syrie ou l'Iran) ait beaucoup de mérite à les ignorer en choisissant plutôt de consacrer des articles à un supposé problème avec la laïcité à la française ou de racisme systémique (un peu le pire sujet pour ce qui est de rendre les américains légitimes pour critiquer quiconque) quand il s'agit d'expliquer celui qui touche notre pays, membre des mêmes coalitions contre ISIS en Irak et Al Qaeda en Afghanistan, et agissant comme le préposé occidental à la police anti-islamiste en Afrique exactement comme les américains dans d'autres régions. 


L'occident est en guerre "contre le terrorisme", une guerre qui a été lancée par les américains qui y ont entrainé tout le monde, et rendue particulièrement contre-productive par eux quand ils ont choisi d'envahir l'Irak, avec le soutien de titres comme le NYT se chargeant de la propagande nécessaire (donnant au passage le mauvais exemple aux titres comme Libération qui firent la même ici pour celle de Lybie). Ils devraient peut être s'en rappeler avant d'aller chercher les causes de contre-attaques dans les spécificités culturelles de leurs alliés.

"Ont-ils réalisé qu'ils étaient en train "de plaquer une grille de lecture américaine", plutôt que "d'éclairer nos angles morts" ? "


Ou, dit autrement : "Ah ! Ah ! Monsieur est Américain ? C'est une chose bien extraordinaire ! Comment peut-on être Américain ?"

GRAND MERCI pour cette invitation à explorer nos ombres... Dur. Merci quand même, la lecture est épreuve.


Ci-joint un extrait d’un courrier envoyé au Monde, qui n’a évidemment pas été publié.

Réponse à Marie Burguburu, avocate au barreau de Paris

Violences faites aux femmes : «Il est urgent de ne plus se taire, mais aussi d’arrêter ce phénomène de délation, devenu obscène et jubilatoire» Se battre pour défendre toutes les femmes tuées, violées, agressées, mal considérées est nécessaire et juste, mais cela doit se faire dans un cadre judiciaire, estime l’avocate.


Amusée… ironiquement amusée à la lecture du texte de l’avocate Marie Burguburu qui s’émeut sur ces messieurs qui se suicident… C’est beau, c’est noble… Mais ça vient un peu tard quand même, depuis le temps que ça dure… J’ai cherché des protestations-propositions de Madame Burguburu. Je n’ai rien trouvé. Et pourtant, une avocate sait des choses sur les différents dysfonctionnements sociaux. Et leurs effets. De plus, un trauma doit être reconnu rapidement… la LOI, elle, a besoin de recul, de temps. Dénoncer, c’est donc aussi obliger le collectif à reconnaître le trauma non reconnu qui mine, vrille,  parce que non reconnu.


Combien de dénoncés se sont suicidés ? On pourrait établir une comparaison, entre le nombre de femmes agressées et le nombre de suicidés mâles, ayant abusé de leur pouvoir de dominance.


Condamner, et même lourdement, une fausse accusation, oui. Mais s’émouvoir sur un suicide de mâle ne supportant pas son image écornée. Non.

[…]


OUI, Femmes, ex-enfants, balancez vos porcs sans scrupules — avec jubilation — en attendant que la LOI soit enfin à la hauteur des dommages. Dissuasive. En attendant, l’accusation publique restera la forme la plus efficace, pour qu’ils « s’empêchent » (au sens lacanien).  

 

Au fait, qu’est devenu le porc américain par qui la prédation sexuelle devint scandale ? En prison ? En soin ? En villégiature ? La presse fait silence. Un silence intéressant…

Il faut reconnaître que le titre du New York Times ( "La police tire et tue un homme... etc...) ne manquait pas d'humour... noir. ( si j'ose dire). Il faut vraiment être américain, avec les excuses supplémentaires de se dépêtrer de Trump, pour oser cela. Exquise inconscience.

Oui le regard des journalistes étrangers est précieux pour comprendre notre pays. Récemment encore un édito intéressant de la part du correspondant à Paris du journal "Suddeutsche zeitung" sur la faillite des élites et du système présidentiel en France à l´heure des commémorations de de Gaulle et dont le chapeau dit ceci en substance:

"Le pays doit à de Gaulle l´existence d´un systeme politique inefficace provenant d´une vision aujourdh´hui dépassée de la relation entre citoyen et Etat. Il serait temps qu´un Update démocratique s´engage."

https://www.sueddeutsche.de/meinung/frankreich-lasst-de-gaulles-erbe-fahren-1.5107621

Il faut lire les réactions sur les différents fils de twitter consacrées à l´article pour comprendre à quel point beacoup n´acceptent pas la critique venant de l´étranger et s´enfoncent dans un chauvinisme outré.


« Pour un journaliste français, certaines choses sont tellement évidentes qu’elles ne suscitent peut-être pas d'intérêt, ou pas suffisamment pour justifier une couverture médiatique » 


Ça marche aussi, même si ça peut nous scandaliser, pour "La police française tire et tue un homme après une attaque meurtrière au couteau". En France, personne ne se permet de questionner la légitimité pour la police de tuer un terroriste, et quand on le fait, quelle avalanche. 


Pourtant, la peine de mort sans jugement alors qu'elle a été officiellement abolie, et par ailleurs l'intérêt de garder vivant un terroriste pour ce qu'il pourra dire lors de son procès mériteraient qu'on y réfléchisse. 


Réfléchir... voilà l'ennemi.



Souvenons nous d'un Bernard PIVOT, interrogeant complaisamment MATZNEFF sur ses "minettes".

Il aura fallu qu'une étrangère lors de l'émission, Madame BOMBARDIER, les renvoie à leurs dégueulasseries.

Souvenons nous aussi d'un Jean-François KAHN évoquant un "troussage de domestique" pour qualifier le viol commis par DSK.

Cette complaisance qui peut confiner à l'impunité, c'est aussi dans le monde judiciaire. j'ai eu à connaitre d'un dossier de trafic de stupéfiants dans lequel la preuve était rapportée qu'un producteur de télévision très connu se faisait livrer des quantités importantes de cocaïne à l'occasion, je cite les flics, de "soirées avec de très jeunes adolescents".

Rien : le Parquet n'ouvre pas d'enquête sur ce qui pouvait ressembler à, au moins, des atteintes sexuelles et le juge d'instruction ne le met pas en examen pour le stup.


Sur le terrorisme : OK le NYT ne titre pas sur la mort de l'enseignant. Il titre sur celle du terroriste. Ceci dit, pour ceux qui ont vu la vidéo de sa mort, il est clair que des questions pourraient se poser. Mais personne ne les posera de crainte de passer pour une ordure islamo-gauchiste qui s'apitoierait sur le sort du terroriste et donc qui mépriserait la mort de Samuel Paty. 

"Matzneff est l’auteur de journaux intimes remplis de détails sur ses relations sexuelles avec de très jeunes filles en France et avec des garçons encore plus jeunes aux Philippines ; comment est-il possible qu’il ne soit pas en prison ?" 


hypothèse : peut-être considère-t-on qu'une oeuvre littéraire fusse-t-elle un journal intime n'est pas forcément le reflet de la réalité mais aussi un refuge à fantasmes voire un arrangement avec la vie réelle ?


Matzneff avait pourtant clairement parlé de sa vie sexuelle face à Ardisson dans l'émission "rive droite/rive gauche " sans que la justice ne se saisisse non plus de l'affaire. (émission qui m'avait marquée )


Christine Angot et plus récemment Emmanuel Carrère ont eu eux aussi des déboires avec de vraies personnes qui leur reprochaient de prendre des libertés avec la réalité, voire de divulguer des secrets intimes dans cet exercice littéraire qu'est je journal intime ( même si  Yoga est vendu comme un roman, pour brouiller un peu plus les pistes )


Le journal intime est un " exercice " casse gueule, ou la fiction et la réalité s'entrecroisent souvent ( cf : Michel Del Castillo )


D'ailleurs Frédéric Mitterand lui non plus n'a pas été inquiété (je ne parle pas par la justice, mais par la bonne société ) avec des révélations similaires à celles de Matzneff  (privilège d'une personnalité ? ... On peut sérieusement l'envisager )


Seuls les témoignages et les preuves peuvent être retenues pour condamner judiciairement quelqu'un, et pour Matzneff le livre et les dires de Vanessa Springora ( vanessa dont il parlait dans l'émission d'Ardisson ) sont indiscutables




Alors, petit mouvement de mauvaise humeur: quand on soutient Hillary Clinton, quand on ne voit pas venir Trump, pour finalement soutenir un centriste cacochyme, et quand on n'analyse pas le caractère profondément raciste et inégalitaire de la société américaine, on ne vient pas faire la morale aux Frenchies sur la lutte contre l'islamisme radical ET politique. Qu'ils continuent à penser qu'ils s'achètent une bonne conscience écologie en buvant leur café Starbucks, et qu'ils nous foutent la paiX pour le reste !

Vu comment on s'autorise à commenter leur société...

Ba je pense que c'est réciproque.


En version positive on analyse leurs travers en plaquant notre grille (plus universaliste, moins soumise aux religieux, qui ne confond pas socialisme et stalinisme, etc...) et eux les nôtres en plaquant la leur.


En version négative on trouve des prétextes à faire de l'american bashing (et s'auto-satisfaire sur notre propre culture) comme eux du french bashing (et célébrer la leur).

C'était juste un mouvement d'humeur, aussi provoqué par ma déception devant l'évolution de ce qui était le Nouveau Monde, devenu une nation impérialiste trop sûre d'elle-même . Et je ne m'auto-satisfais nullement de nos inégalités, de nos "conquêtes" coloniales, et du racisme flagrant d'une bonne partie de nos concitoyens.

Oui après il y a aussi une minorité de gauchistes auto-flagellateurs dans les deux pays, qui ne s'auto-satisfont que de leurs signalements de vertu. :p

Le point le plus amusant étant que les allergiques à ceux ci français reprocheront à cette tendance d'avoir importé le wokisme américain, tandis que les américains reprocheront aux leurs d'avoir importé les idées de penseurs français, la fameuse french school of thougt bien plus connue outre-Atlantique qu'ici. :)

C'est quoi le "wokisme"  et la "Frech school of thougt", SVP ? Merci. 

La french school of thought, c'est les penseurs de la post-modernité comme Foucault, Derrida, etc... ainsi que la sociologie de la domination à la Bourdieu.


Le wokisme c'est, disons, une réappropriation militante de leurs théories et de celles plus récentes de branches académiques (xxx studies, critical xxx) liées à la gauche intersectionnelle, devenue si caricaturale qu'elle ressemble furieusement à une théorie du complot, où toute chose s'expliquerait par une volonté des méchants hommes blancs (ou autre groupe haut placé dans la hiérarchie des oppressions) de conserver leur privilège (maintenir la patriarchie, la suprématie blanche, etc...). 

Ainsi que sa rencontre avec l'éthique libérale de la responsabilité individuelle et la célébration puritaine de la culpabilisation, conduisant à des choses comme la culture twiterrienne des "call out" (dénonciation publique et exigence d'auto-critiques des contrevenants à cette idéologie) et des signalements de vertu pour s'en défendre,  etc...


Pour une illustration française du wokisme, voir par exemple le texte halluciné de Paul Presciado après les Césars de Polanski.  

Ou pour une américaine plus amusante cette brillante (?) critique de la série Alien (et des centaines d'autres d'analyses culturelles du même style qui feraient honte même à André Gunthert - j'espère, ou il est vraiment irrécupérable :).

Wouah, merci d'avoir pris le temps de m'instruire et de m'éclairer, c'est très généreux de votre part. Et ça me met le mou-fris en ébullition. Bien à vous, reconnaissante. 

et en plus il le fait sans aucun parti pris, une description tellement objective ...

Ba indépendamment de mon aversion personnelle pour les wokies anglophones issue de ma trop longue fréquentation d'espaces où ils pullulent comme la vérole sur le bas clergé, je n'allais pas en donner une définition positive dans le contexte des gens qui ne veulent pas qu'on "importe" ça en France.*


Pour une plus positive on peut noter que le sens politique du terme vient de l'argot noir américain, où "stay woke" signifiait resté éveillé/vigilant face aux injustices, et qu'il n'a pris un sens péjoratif qu'après que de nombreux poseurs se le soient appropriés dans les 2010, suite à sa popularisation par la chanson Master Teacher d'Erikah Badu et les mouvements style BLM, suivant un peu le même chemin que "social justice warrior".


* guillemets vu que comme je le disais plus haut, les conservateurs américains trouvent eux une paternité européenne à cette tendance, en attribuant la responsabilité tantôt à l'influence de l'école française mentionnée plus haut, tantôt à celle de l'encore plus diabolisée Frankfurt School, le tout débouchant sur d'audacieuses théories du complot sur le "marxisme culturel". Lesquelles font particulièrement rire jaune les vieux marxistes class first, qui détestent presque autant les wokies qu'eux en général.

la gauche intersectionnelle, devenue si caricaturale qu'elle ressemble furieusement à une théorie du complot, où toute chose s'expliquerait par une volonté des méchants hommes blancs


juste que Finkelkraut ou Caroline Fourest pourrait avoir écrit ça.


Il me semble que des mouvements comme Black live matter sont des reactions à une souffrance réellement vécue et que les réduire, les amalgamer a une théorie du complots est extrêmement tendancieux.



Ne pas lire l'intégralité des phrases ne vous permet pas de les comprendre hélas. 

que n'ai-je pas compris dans cette phrase ?

(et puis, c'est pas comme si vous dégommiez la gauche intersectionnelle à longueur de forum)

Dernièrement plutôt rarement, et celle qui serait réellement intersectionnelle encore moins souvent, mais si ça peut vous faire plaisir je vous accorde la victoire.

Dans la dernière par exemple qu'il y avait un pluriel. :p


Ce qui rend en conséquence tout cela bien trop long à expliquer.

Par exemple hier des Djihadistes ont decapité 50 civiles au Mozambique.

Pourquoi ce massacre passe inaperçu ?

Pourquoi les chefs d’etat Ne se tiennent pas la main pour une grande marche de la paix ?

N’est ce pas une question de « noirs » et de « blancs » ?

Un classique de la hiérarchisation de l'information des médias occidentaux (et des politiques en conséquence qui voient peu de raison d'exploiter des trucs dont on parle peu). Un mort européen ou américain est  traité comme un évènement bien plus important que des dizaines d'africains ou asiatiques. 


Après est ce "racial" ? 

Probablement ça résulte de réflexes médiatiques acquis à l'ère coloniale à l'origine, mais c'est plus basé sur les nationalités (ou l'appartenance au bloc occidental) à l'heure actuelle je pense. 

Dans un cas des estrangers à nostre culture se battent entre eux, grand bien leur fasse comme qui dirait, dans d'autres ils tuent des représentants de l'Occident (enfin il faudrait trouver un exemple de Noir américain ou français tué par des djihadistes en Afrique pour le confirmer, mais je pense qu'il aurait également droit à plus d'attention que 50 locaux).


Encore ce massacre était perpétré par des djihadistes, donc des médias comme Charlie ont une chance d'en parler (voilà qui devrais te faire plaisir :D).


Il en irait différemment de salutaires représailles (presque) chirurgicales menées par un drone, comme dirait Obama. /s

ça résulte de réflexes médiatiques acquis à l'ère coloniale


donc sur ce point le discours indigéniste est (probablement) juste.



Après est ce "racial" ? 


vous vous rappelez surement de la sentence de Mitterand à propos du Rwanda.

“Que peut bien faire la France quand des chefs africains décident de régler leurs problèmes à la machette ?”

est-ce racial?

A part dans votre esprit peut être je n'ai jamais rejeté toutes les analyses sur l'influence du colonialisme (après par contre je fais une nette différence entre elles et le mouvement politique indigéniste dont vous aimez faire la publicité malgré les discours très douteux de sa fondatrice*).


De même je n'ai rien contre le constat qu'on trouve régulièrement des traces de préjugés racistes dans la manière dont beaucoup de monde parle des africains (sans même parler de la génération de l'ancien ministre des colonies que vous citez).


* j'allais dire dirigeante, mais ayant réussi son plan de carrière elle a en fait quitté son micro parti et donnait plus dans les conférences au pays des wokies dernièrement, si le covid a dù la priver de devenir prof à Evergreen pour l'instant

je dis juste que sur ce point votre discours et le leur est proche.

Un racisme structurel lié au conséquence de l'histoire coloniale.


si vous voulez clarifier la différence, n’hésitez pas.


Quand au discours de sa dirigeante, comme l'asinaut Faab l'a mainte fois expliqué il y à quelque temps, il est surtout incompris, prix au piend de la lettre, racialisé à tord etc..mais on en à deja parlé.



Carnéade est apparemment un sachant sachant polyglotter à propos.

Tout à fait ! D'où l'intérêt certain qu'il peut y avoir de regarder RT France de temps en temps, en gardant bien en tête leur angle bien particulier...  ;-)

Les articles sur le caractère raciste et inégalitaire de la société américaine ne manquent pourtant pas dans le NYT, qui par ailleurs est à l'origine du Projet 1619 (projet consacré à l'héritage de l'esclavage aux États-Unis qui a soulevé pas mal de résistances, initié par la journaliste Nikole Hannah-Jones).

F....ing Frenchies ! Merci sincèrement, je me coucherai moins bête !-))

Alors, petit mouvement de mauvaise humeur: quand on soutient Hillary Clinton, quand on ne voit pas venir Trump, pour finalement soutenir un centriste cacochyme, et quand on n'analyse pas le caractère profondément raciste et inégalitaire de la société américaine, on ne vient pas faire la morale aux Frenchies sur la lutte contre l'islamisme radical ET politique. 



États-uniens et Français partagent à égalité ce sentiment de supériorité morale et culturelle.


Ça incline à préférer donner des leçons qu'en recevoir...

eh bien vous sauvez mon après-midi. Lisant cette chronique, je me demandais si le cochon était dans le lard ou l'inverse. Votre réaction est parfaite, rédigée à l'économie, et fonctionne nickel. Bravo. Que diable un peu de courroux apaise, non?

"Et mon courrouxcoucou ! " C'est dans des moments comme  ceux-ci que Desproges nous manque encore davantage...

Desproges est immortel. Mais c'est vrai que ce serait sympa de l'entendre s'exprimer sur notre présent compliqué. Il n'avait pas son pareil pour clarifier les situations troubles et troubler les situations claires.

Le gros problème, c'est quand la grille de lecture est bloquée dans l'angle mort ...

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