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2e vague : les discours rassurants sont-ils dangereux ?

L'épidémie de Covid-19 est terminée chez nous, proclame ces derniers jours le professeur de médecine urgentiste Yonathan Freund, de la Pitié-Salpêtrière. Une simple "conviction", précise-t-il, mais qui a notamment été reprise par l'AFP. Ces discours rassurants ne risquent-ils pas d'avoir des conséquences sur le comportement de la population, et donc sur la circulation du virus ?

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Je trouve le discours de ce médecin totalement irresponsable :" de toute façon, nous sommes préparés si l'épidémie repart" : les hôpitaux, sans doute, mais les corps des personnes à risque, non ! Si l'épidémie repart, vu qu'il n'y a toujours pas de m(...)

J'aime bien l'expression " même, si je me trompe .. " de la part d'un " scientifique ".


Je comprends , donc, que l'on a droit de l'utiliser.  


Même si je me trompe, ce professeur me parait  être un médecin " foireux " ( suivant l'expression d(...)

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Pour conclure avec la dernière vidéo de Raoult. Utiliser le bon sens observationnel du praticien face à ses patients pour contrer une analyse statistique (issue de données relevées par des médecins comme Raoult by the way) relève du populisme scienti(...)

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Je ne vois pas comment le docteur Freund pourrait avoir raison en disant que 60% de la population serait déjà immunisée grâce à l'immunité croisée, alors que 1046  marins sur 1760 le Charles de Gaulle ont été testés positifs au Covid... Au mieux, seul un gros tiers de la population bénéficierait de cette immunité.

N'étant ni scientifique, ni médecin, je me sens parfaitement légitime à donner mon avis! :-)

Au pifomètre, bien sûr.

Bien!

Heu... Je ne le sens pas. J'ai comme un mauvais pressentiment. 

Appelez ça intuition, sensibilité animale, déformation professionnelle (on ne peut pas faire mentir Murphy :-) ) ou esprit de contradiction, mais je ne le sens pas...

Donc pour moi, c'est toujours prudence et circonspection.

Rendez vous fin juillet...


La première fois que j'ai entendu l'hypothèse que l'épidémie pourrait bien s'arrêter toute seule, c'est par le laboratoire Sanofi, qui demandait une aide publique au motif qu'ils prenaient le "risque"*, que leur vaccin ne serve à rien (ne rapporte rien) si l'épidémie s'arrêtait d'elle même. 


À priori, ils sont bien placés pour savoir si ce "risque"* existe. Ils peuvent en effet s'en servir comme simple moyen de pression... mais il faut au moins qu'il soit un tantinet vraisemblable. 


"risque"*: le risque des uns n'est pas le risque des autres.

Ce que valent les prévisions des "experts" du covid.... Par un expert des maths...

Pourquoi écouter encore ces gens ?


PS : Le lien envoi vers le passage critique de la vidéos, mais je ne peut que vous encourager a prendre le temps de la regarder en entier pour bien comprendre.



Bref comme dirait Coluche : quand un mec en connais aussi peu sur un sujet, il ferait mieux de fermé sa g*****.





Est-ce qu'à l'inverse cet article n'est pas trop alarmiste ? Je reprends en partie le chapeau, en m'arrêtant avant la fin : "est-ce que des discours alarmistes ne risquent pas d'avoir des conséquences sur le comportement de la population", qui ne seraient pas franchement plus souhaitables ?

Ce message a été supprimé suite à la suppression du compte de son auteur

Il y a autant de circulation du virus en ce moment que 10 jours avant le confinement.

Donc si on ne fait pas attention, en moins de 15 jours on retrouve la situation du 17 mars...

Si on continue sur la voix actuelle de maîtrise de l'épidémie, il faudra attendre le mois de décembre pour envisager une disparition du virus en France. Et le virus reviendra de toutes façon d'Angleterre, ou d'ailleurs il n'aura donc jamais totalement disparu, pas avant un vaccin.

Pourquoi diable est-ce que des sachant se sentent obligé de donner un avis pifométrique incomplet à la première tribune qui s'offre à eux.

Dans un contexte pareil et provenant de personne travaillant dans le médical, la moindre des choses serait d'assumer leurs incertitudes et de ne pas donner d'avis qui conduisent à des comportements aux conséquences fâcheuses dans le cas probable d'une erreur d'appréciation de leur part.


J'sais pas, c'est si compliqué d'être raisonnable et responsable en 2020, encore plus quand on se met en avant publiquement ?

Le biais est qu'on sous-estime la proportion probalement majoritaire qui a refusé de s'exprimer.

Sans parler du cas de Yonathan Freund qui est relativement prudent, je trouve très fatigant émotionnellement d'être entourée de gens qui oscillent entre : "Yolo, l'épidémie est finie, rouvrons tout, remettons tous les gamins à l'école et tous leurs parents dans des bureaux/usines !", voire "cette épidémie était un pétard mouillé et on a tout arrêté pour rien" et de l'autre côté, les gens qui reprennent l'infographie du Parisien de ce week-end sur le port du masque à Paris pour dire que les Parisiens sont des inconscients qui vont remettre toute la France en confinement parce qu'ils se promènent sans masque au bois de Boulogne et qui comptent les non-masqués dans la rue (non je ne fais pas référence à une précédente chronique).


Juste une réaction au titre.


Dans certaines circonstances, TOUT discours rassurant est dangereux.

Et l'on vote la loi Avia !

La réponse doit se trouver dans un film de Claude Sautet

A un moment, il faut quand même pouvoir dire que les choses ne se passent (enfin...) pas trop mal. Laisser les gens dans l'angoisse alors qu'objectivement les pays déconfinés depuis longtemps maitrisent la situation (on laissera de côté le cas de l'Iran qui a présenté à de nombreuses reprises des chiffres aberrants), c'est aussi un choix très fort.


Freund a raison quand il dit qu'on a trop infantilisé la population. Les gens sont intelligents et ceux qui ne le sont pas n'ont pas attendu son avis pour faire n'importe quoi. Il faut au contraire mieux expliquer dans quelles situations les risques sont les plus faibles (à l'extérieur, à distance, à peu de personnes), dans quelles autres ils sont élevés (à l'intérieur, proches les uns des autres, sans ventilation, à beaucoup) et leur permettre d'agir en conséquence. Ca, c'est aussi prendre les gens pour des adultes.


Par contre, si l'observation semble correcte, à savoir que la deuxième vague n'est pas en vue, les explications ne tiennent pas la route. L'immunité croisée, ça fait rêver mais c'est une explication démolie par des taux de contamination extrêmement élevés relevés dans certains clusters. On a tapé les 100% de contaminés dans certains cas. Donc, personne n'était immunisé dans ces cas-là et à ces moments-là. En  milieu fermé, face à un super-contaminateur, il semble que toute personne n'ayant jamais rencontré le sars-cov-2 puisse être contaminée.


A l'heure actuelle, la bonne explication aux bonnes sorties de confinement semble être : "on ne sait pas vraiment pourquoi".

Une explication à la deuxième vague manifeste en Iran ?

J'aime bien l'expression " même, si je me trompe .. " de la part d'un " scientifique ".


Je comprends , donc, que l'on a droit de l'utiliser.  


Même si je me trompe, ce professeur me parait  être un médecin " foireux " ( suivant l'expression de Dieu ou  du Presque Dieu ).


Même si je me trompe, je préfèrerais , pour me soigner, un médecin  moins vague ou ...moins  arrogant.

Contradictoire, vous avez dit contradictoire ?


Votrre article exprime, à juste titre, des réserves au sujet des propos du Pr Freund. Son hypothèse d'une immunité large de la population semble avoir été faite au nom de "l'intime conviction". Vous citez le journaliste de l'AFP pour qui un tel avis est publiable à condition "qu'il y ait du contradictoire".  


Mais c'est l'information claironnée à l'envi par tous les grands médias ces derniers jours qui mériterait d'être "évaluée" à l'aune de ce fameux "contradictoire". Je parle, bien sûr, de l'étude publiée par The Lancet estimant que la chloroquine n'est pas efficace et pourrait même être dangereuse. 


Agnostique sur la question de l'efficacité de la chloronique,  j'aimerais que l'étude de The Lancet soit observée avec le même œil critique qui préside, généralement, aux avis journalistiques concernant le protocole mis en avant par le Pr Raoult.


Parmi des questions qui semblent légitimes sur l'étude en question : rapidité de réalisation d'une telle étude, l'origine de son financement, l'apparente hétérogénéité des cas étudiés, patients sous hydroxychloroquine ayant un risque de décès plus élevé que le groupe témoin, les possibles conflits d'intérêt de ses signataires, etc.

Particulièrement quand le rédacteur en chef du Lancet écrit lui-même en 2015 que "une bonne partie des publications scientifiques, peut-être la moitié, pourrait simplement être incorrecte".

Dans l'étude même, on trouve une phrase qui dit qu'aucun des patients qui a reçu de l'hydroxychloroquine et de l'azithromycine n'a été transféré en soins intensifs et qu'aucun n'est mort ("None of the 15 patients who received a combination of hydroxychloroquine and azithromycin was transferred to intensive care and none died. Additionally, these patients had fewer severe signs at admission compared with patients who received hydroxychloroquine without azithromycin"). 


Je n'ai pas les connaissances scientifiques suffisantes pour en tirer de conclusions, mais est-ce que l'étude enterre si définitivement la question de la chloroquine ? Ou contient-elle au moins autant de faiblesses que les études décriées du Pr Raoult ? 

Mon pronostic : il y a une chance sur deux pour que l'épidémie s'arrête ce mois-ci.

J'ai lu dans un article que les comparaisons étaient pertinentes sur des chiffres hebdomadaires ...

https://www.arretsurimages.net/articles/deces-a-la-hausse-le-lundi-la-fausse-alerte

Qu'en est-t-il ?

Voici un autre expert qui donne son avis pour informer, une simple conviction aussi

Je trouve le discours de ce médecin totalement irresponsable :" de toute façon, nous sommes préparés si l'épidémie repart" : les hôpitaux, sans doute, mais les corps des personnes à risque, non ! Si l'épidémie repart, vu qu'il n'y a toujours pas de médicaments, il y aura des morts en plus, est-ce admissible ? Pour moi, non, ça ne l'est pas. Donc, continuons à être vigilants et solidaires !

Je ne suis pas du tout expert mais on peut rappeler que selon ces données on a en France 2220 cas par million d'habitants aujourd'hui alors que notre voisin espagnol en a 5042/million (sans parler du Qatar à 15000/million). Si on regarde les décès on en est à 434/million pour 614/million en Espagne.
Si la population française et espagnoles sont équivalentes, ça montrerait qu'on est loin de l'immunité collective. (Néanmoins on sait que les données ne sont pas parfaites)
De manière générale, l'expérience a montré que chaque fois qu'on préfère croire des experts isolés plutôt que le consensus scientifique, on se trompe...

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