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Virus : galvanisés, les écolos oublient le social !

Trop tôt, trop vite? De nombreuses tribunes font le rapprochement entre la crise sanitaire et la crise climatique, et appellent à une métamorphose du système économique mondial. Mais tiennent-elles compte des impacts sociaux à court et long termes de la pandémie, et de la fameuse opposition fin du mois / fin du monde générée par le mouvement des Gilets jaunes ? Banc d'essai.

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Très intéressant, merci.

Je ne suis pas du tout d'accord avec votre critique, qui est simplement idéologique ("ils ne reprennent pas les idées des Gilets jaunes", lesquelles d'ailleurs ?), et ne vise pas à peser le pour et le contre de chaque tribune/opinion. Même si ces tri(...)

Je ne vois pas mention ni dans l’article, ni dans les commentaire du fait qu’à terme, le réchauffement climatique va libérer les virus contenus dans le permafrost et que ce que nous vivons n’est peut être qu’un début . 

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a decouvrir sur France  info

"Plus            jamais ça ! Préparons le 'jour d'après'", 18 responsables            d'organisations syndicales, associatives et            environnementales parmi lesquels Philippe Martinez (CGT),            Aurélie Trouvé (Attac), Jean-François Julliard (Greenpeace)            et Cécile Duflot (Oxfam), signent une tribune commune            publiée, vendredi 27 mars, sur franceinfo.

       

Ces            organisations lancent un appel "à toutes les forces            progressistes et humanistes [...] pour reconstruire ensemble            un futur, écologique, féministe et social, en rupture avec            les politiques menées jusque-là et le désordre néolibéral".

Ca devrait  reconcilier tout le monde   sauf  ceux qui se melent de savoir combien de  grammes de viande on mange par semaine

Quel sera le bilan économique du covid 19 ?

Il sera intéressant de l'analyser car cela donnera des infos pour l'impact de la décroissance.

Pour limiter les conséquences sociale, il faudra probablement faire une monnaie spécifique pour les échanges des produits de première nécessité, intra-groupe de pays homogènes, pour éviter les distortions sociales et environnementales, les spéculations et la fuite des capitaux.

"Les" écolos -> des / certains / quelques.

"la fameuse opposition fin du mois fin du monde générée par les gilets jaunes" -> me semble qu'un de leurs slogans favori était "fin du monde fin du moi même combat" et que les seuls à vouloir y voir un mouvement anti-écologie étaient des propagandistes macronistes faisant mine de croire que sa taxe sur le gasoil avait pour but de servir une cause environnementale.

le probleme c'est que le "social" n'est que la compensation de déséquilibres dus au systeme economique. Vouloir un "volet social" suppose qu'on garde par ailleurs un systeme inegalitaire.


Ne pourrait on pas plutot envisager de changer pour un systeme qui n'ai pas besoin de compenser les itres fortes negalités parce qu'il ne provoquerait pas, structurelleement , les immenses inegalités sociales induites par le capitalisme ?

Et je ne parle pas du "communisme" comme nous l'avons connu.


moi je propose un systeme qui soit basé sur une limitation de la propriete privee (limiter le capital des personnes morales ou physiques a 20 millions d'euros par exemple), un revenu universel par creation monetaire universel et egalitaire, au lieu de la creation monetaire par le credit et donc la dette, sans les banques (systeme de monnaie libre). Avec une auto evaluation du temps de travail pour fixer un prix de base a l'heure de travail en mettant à l'equilibre la creation monetaire et la creation de richesse.

En changeant ainsi de paradigme, on remet tout à plat, et il n'y a pas besoin de "social" pour aider les pauvres (puisqu'il n'y a plus de pauvres)


Au cas où, il y a ça qui circule.



Je ne sais pas trop si ça se fait de partager ça sur de tels forums. Mais dans le doute voici voilà.

Ce message a été supprimé suite à la suppression du compte de son auteur

Les résistants du climat...

J'ai bien ri.

Merci.

Moi, je trouve cet article un peu brouillon. On le sait, que cesser de produire de l'inutile et du nuisible mettrait beaucoup de monde dans la merde, travailleurs de base et précaires essentiellement. Ce qu'il faut, c'est voir comment on peut, en même temps, arrêter de faire des conneries et empêcher que ce soient, une fois de plus, ces travailleurs et précaires qui "paient l'addition" d'un repas dont ils n'ont eu que les miettes sous la table. 


Ça passe par une politique exactement inverse de celle qui nous est imposée depuis des lustres: indemniser les inévitables chômeurs à la hauteur de leurs besoins, remettre en route une agriculture honnête qui demande beaucoup de main d'oeuvre, mettre en place, pour les produits indispensables ou simplement utiles, un processus de production tout bêtement humain, diminuer le temps de travail hebdomadaire, annuel et sur une vie. Du temps pour vivre, années sabatiques pour se reconvertir ou s'enrichir culturellement, retraite plus précoce, tout ça au profit d'un investissement social des retraités et de tous qui ne demande qu'à s'amplifier et qui se "logera" spontanément là où sont les besoins. Nourrir tout le monde, loger tout le monde, ça devrait fournir du boulot à nombre d'entre nous. On peut même (pour certains, sur-payés) accepter de gagner moins pour vivre mieux si on n'a plus besoin d'acheter du nuisible et de l'inutile


Mais voilà, tout ça "nous" coûterait un pognon dingue? Euh... pas à "nous". Mais le hic est là: qui c'est qui décide?

« l’humanité pourra envisager le siècle comme l’occasion de mettre fin au capitalisme industriel, extractiviste et marchand ».


Le  problème est toujours le même : les détenteurs du capital ne sont pas d’accord !

Ils ont fait leur la réplique de la Pompadour « après nous le déluge ! ». 

Et même quand ce n'est pas le cas - certains doivent vraiment angoisser pour le sort de leurs petits-enfants, à défaut de celui de l'Humanité - la logique du système les pousse à privilégier le court terme.


« Le virus est brutal, il s’attaque aux humains, il est relativement égalitaire » (je graisse).


Oui mais pas les solutions. Je partage vos réserves Emmanuelle. J’irais même plus loin : en affaiblissant les plus faibles, une crise sanitaire renforce de facto les plus forts.


Tout à fait d’accord avec Frangière, ce sera probablement business as usual, (sauf si des changements politiques majeurs adviennent). C’est dans les gènes du système.


Votre jugement sur Pablo Servigne (*), signataire des deux tribunes ("Une forme de rattrapage ?" écrivez-vous), me semble injuste. On lui propose deux textes, qui n'abordent chacun qu'une des faces de la question, et il les approuve. C'est mieux que rien... C'est du pragmatisme. Pas de quoi lui jeter la pierre... 


Un peu de douceur dans ce monde de brute -:)


(*) Je ne connais pas Pablo Servigné, j'ai juste lu son petit manuel de collapsologie et quelques articles qu'il a commis.

Excellent papier , le respect de l'écosystème à mon sens) est consécutif ou au minimum un parallèle de l'organisation sociale renouvelée.

Bonjour,


Le titre de l'article est provocateur et surtout simplificateur. C'est étonnant de voir @si tomber dans ce genre de piège propre à la sphère médiatique "main-stream". L'analyse développée dans l'article est à mon avis incomplète et déforme la réalité.

Pour exemple, 2 grosses ONG "écolos" ont faits une réaction avant la publication de votre article. Et rien dessus.
Notamment, Les amis de la Terre ici (4 jours avant l'article) et Greenpeace là (depuis le 13 mars...) .Les 2 allient clairement les éléments de justice social immédaits et solutions écologiques à plus long terme. Les sites web de ces ONG et ce qu'il y a sont aussi des médias pour rappel qu'il convient d'intégrer.

Je ne vois pas mention ni dans l’article, ni dans les commentaire du fait qu’à terme, le réchauffement climatique va libérer les virus contenus dans le permafrost et que ce que nous vivons n’est peut être qu’un début . 

Je n'ai pas trop de temps pour répondre à cet article que je trouve bien sévère pour les "écolos" mis en cause. Citer Corinne Morel-Darleux par exemple parmi les écolos ne se préoccupant du social tendrait à démonter que l'auteur de l'article ne l'a jamais lue ou entendue.

S'il n'y a pas de lien entre dérèglement climatique et la pandémie actuelle il y a tout de même une origine commune: la déforestation (il y a de nombreux textes au sujet de cette origine de pandémies  - monde diplo de mars par exemple).  Bizarre que le mot décroissance ne figure pas dans l'article ou bien j'ai lu trop vite. Pourtant il est bien question de cela et en effet il est urgent de réfléchir sur les conséquences sociales de cette décroissance à venir, subie ou préparée. Je pense que c'est à cela que les cibles de l'article font allusion. Comme le dit J.M. Jancovici (je vois conseille sa vidéo https://youtu.be/CXA2BA9in30?list=UUNovJemYKcdKt7PDdptJZfQ personne n'a encore réfléchit sur la manière d'organiser la descente énergétique sauf à compter sur encore plus de croissance. Toute relance éco,nomique basée sur la croissance se heurtera, selon lui à la physique de la déplétion des ressources d'énergie fossiles.

"il est urgent de réfléchir sur les conséquences sociales de cette décroissance à venir, subie ou préparée. "


oui c'est ce que la dame dit dans cet article. 

Penser votre phrase implique de penser la transition sans faire appel à un état d'urgence totalitaire (car alors l'écologie deviendra alors le nouveau totalitarisme que tous combattrons), penser l'organisation, la conversion et les techniques et technologies adhoc. 


Pas de faire des tribunes qui font vomir les gens du communs, faire des élucubrations sur 'faut pas prendre l'avion, la voiture, couper l'eau du robinet, etc." surtout venant de faux-cul style Yann Arthus-Bertrand qui bouffe à tous les râteliers en voyageant, cramant du fossile en veux-tu en voila depuis sa naissance.


enfin qu'est ce que la croissance, non pour les traders, mais pour le peuple et mme/mr Lambda ? C'est l'espoir d'un avenir meilleur en terme de qualité de vie. Que l'écologie s’efforce à montrer ce que individuellement chacun peut y trouver ... au delà des scénarios catastrophes qui ne toucherons vraiement que les enfants de nos enfants. un exemple : travailler moins, organiser les transports (si on voyageait tous par le train, la décroissance en CO2 serait formidable), etc. Pour l'informatique, il existe des ordis individuels permettant d'aller sur le net pour 4 à 10 watts (la conso d'une ampoule) et des écrans dont la conso est de 10 à 20 watts, internet décentralisé diminue par 10 l'énergie nécessaire au maintien d'un réseau.

Bref, continuez à promettre du sang et des larmes tels des prophètes sortis du désert sans montrer une voie, personne ne vous écoutera : c'est ce que dit la journaliste de ces tribunes hors-sol.


Enfin, les émissions de co2 est un problème pour le climat mais pas le seul pour les écosystèmes. Arretons de focaliser uniquement sur ce paramètre





"continuez à promettre du sang et des larmes tels des prophètes sortis du désert sans montrer une voie, personne ne vous écoutera : c'est ce que dit la journaliste de ces tribunes hors-sol."

C'est bien là l'essentiel de mon propos. Aucune organisation écologiste n'a encore proposer un scénario de transition énergétique c'est à dire vers une diminution des ressources fossiles sans croissance, leurs propositions tablent toutes sur une augmentation de la croissance. Or la valeur du PIB (qui équivaut, pour simplifier, à l'ensemble des revenus) est corrélée à l'énergie nécessaire à faire tourner les machines. Diminution de l'énergie disponible égale baisse des revenus (Gaël Giraud). Il me semble que beaucoup sont dans le déni de la réalité physique de cela. Autre déni aussi est celui du distributif pointé par Laurent Mermet

Je me méfie d'un mot comme "décroissance" derrière lequel on trouve tout et son contraire.


Il est des choses qu'il faut réduire absolument, comme la production d'énergie fossile, les prélèvement sur certaines espèces vivantes, l'usage intensif des sols... En bref, il faut faire décroître en volume tout ce qui n'est pas renouvelable (à l'échelle de temps humaine). Par ailleurs, il faut renoncer au futile au profit de l'utile.


Il s'agit d'une réduction/conversion à l'échelle de toute la planète, sachant que les inégalités de prélèvement sont très grande entre les pays, et à intérieure d'un même pays entre les individus. 


Ainsi, s'il faut absolument diviser par 9 ou 10 l'empreinte écologique d'un américain (US) ou par 5 celle d'un Européen, on peut multiplier par 3 celle d'un Érythréen sans mettre en danger la planète. De même, s'il faut impérativement rendre M. Bernard Arnaud moins gourmand, il est tout aussi urgent d'augmenter la consommation des SDF et des plus pauvres.


On a besoin de la croissance qualitative des produits et des services . Et il est même des secteurs, comme la santé et la culture, qui doivent croitre en qualité et même en quantité.


Je ne vois pas en quoi les gilets jaunes étaient contre l'écologie et prétendaient que celle-ci est contraire au social. Bien au contraire. C'est un contresens total. C'est détourner l'attention des lecteurs de l'essentiel que d'inventer un débat sur des écolos antisociaux.


La question actuelle que pose dans l'urgence l'épidémie est de savoir en quoi des personnes comme Bernard Arnault, Vincent Bolloré, Patrick Drahi et autres milliardaires ont une utilité sociale. 


Celle-ci n'a jamais été démontrée, bien au contraire.


En plus, ils veulent se casser en Belgique, par ex. , pour ne pas payer d'impôts. 


Des malhonnêtes, des fraudeurs, des voyous, ... qui mettent les travailleurs sur la paille (voir les licenciements chez Carrefour dont Arnault est un des principaux actionnaires).


Voilà la raison pour laquelle Macron refuse de débloquer les milliards nécessaires à remettre l'hôpital public sur pied et lui permettre de répondre à l'urgence.


Il préfère favoriser l'optimisation des profits de ses amis pour lesquels il a supprimé l'ISF (4 milliards par an qui manquent, à ajouter aux 150 milliards annuels de fraude fiscale en France - qui a les moyens de détourner autant d'impôts tous les ans, d'après vous ?  - au CICE - à déduire des nationalisations que demande le Médef (ne plus les boîtes qui se cassent la gueule n'ont aucune valeur économique puisqu'elles se rachètent pour un euro symbolique à la barre des tribunaux de commerce) - etc.


Quant aux éditos dans la presse française, on sait ce qu'ils valent si on lit ACRIMED : rien. Une presse de M...acron comme l'explique et le démontre régulièrement le Monde diplomatique. Voir également les ouvrages de Michaël Foessel et Daniel Schneiderman, par ex.


Posez les vrais débats plutôt que d'enfiler des perles en collectionnant les inepties des médias.



Je ne suis pas du tout d'accord avec votre critique, qui est simplement idéologique ("ils ne reprennent pas les idées des Gilets jaunes", lesquelles d'ailleurs ?), et ne vise pas à peser le pour et le contre de chaque tribune/opinion. Même si ces tribunes ne parlent pas de certaines choses qui vous tiennent à coeur, ou ont une opinion différente de la votre, ce n'est pas une raison pour les mépriser ou les tourner en ridicule. Surtout quand elles avancent de bonnes idées.


Par exemple, les paroles de Fressoz sont très intéressantes: "l’épidémie de Covid-19 n’a pas grand-chose à voir avec le dérèglement climatique. Le virus est brutal, il s’attaque aux humains, il est relativement égalitaire ; le changement climatique est une catastrophe au ralenti qui s’attaque d’abord aux non-humains et aux plus pauvres." En effet, beaucoup de gens (dont moi) espèrent qu'après la gestion désastreuse de la crise par les gouvernements, les gens vont enfin comprendre qu'il vaut mieux prévenir que guérir, que prendre quelques mesures (économiquement néfastes) au départ auraient pu permettre d'éviter le confinement généralisé et la crise économique, et que cette leçon s'applique bien sûr à la gestion des problèmes climatiques.


Mais Fressoz nous explique pourquoi le parallèle ne sera pas aussi évidement pour beaucoup, que le réchauffement climatique touche surtout les pauvres et les non humains, et donc que nous (les pays riches), principaux pollueurs, ne feront sans doute rien jusqu'à ce qu'il soit trop tard.


Les enjeux sont trop important pour se contenter de quelques critiques idéologiques alors que, dans cette crise et dans ces tribunes, il y a de quoi alimenter notre réflexion personnelle et notre réflexion collective sur les changements nécessaires dans notre société et nos modes de production.



Bon moment pour relire le petit livre de Guattari, "Les trois écologies" :

des mouvements sociaux efficaces devraient tenter de connecter les problématiques d'écologie environnementale, d'écologie sociale et d'écologie mentale.

Fil twitter de ce matin de mon compatriote François Gemmene à ce sujet :

https://twitter.com/Gemenne/status/1242365654918987777


Très intéressant, merci.

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