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Trumpisation, trumpocène, deuxième semaine

Qu'on se rassure ! claironnent les radios du matin

Derniers commentaires

Pour la suite des opérations Wikipedia fait dans l'actu en listant les membres du cabinet de Trump au fur et à mesure : Proposed cabinet of Donald Trump.

Pour l'ambiance après Bannon : Mike Pompeo, membre du Tea Party qui devrait devenir directeur de la CIA.
Anti-avortement, "rejects many concepts about global warming", membre de la NRA, contre l'Affordable Care Act ("Obamacare"), contre l'étiquetage OGM, supporter du programme de surveillance de la NSA (et peine de mort pour Snowden...), opposé à la fermeture de Guantanamo, a critiqué la fermeture par Obama des prisons secrètes de la CIA etc.

Tiens, c'est l'heure du thé, petite chanson à boire (à noter : le commentaire d'un Donald J. Trump sous la vidéo)
Ce midi sur France-Culture, rappel de ce que les Etats-Unis ont fait subir à l'Afghanistan; 17 000 civils morts, des dizaines de milliers de blessés. Utilisation de la torture, prisons secrètes en Pologne, Lituanie, Roumanie. La CPI va-t-elle les poursuivre pour crimes deguerre?https://www.franceculture.fr/emissions/journal-de-12h30/le-ministre-de-leconomie-russe-arrete-cette-nuit; c'est à 11min53s

Les Etats-Unis et la CPI:
http://www.acontresens.com/contrepoints/monde/26.html

Les motifs d'indignation existaient bien avant l'élection de Trump, qui vient parachever le tableau apocalyptique.
"Un monde qui défie ma compréhension. Un monde que je n'ai pas envie d'analyser. "

Vous avez surement raison car l'analyser c'est effrayant.

Le retournement de la courbe de la mortalité du groupe blanc dominant, analysé par Todd, est le point de bascule du Peak des couches moyennes (dominantes en nombre) aux US (à cause du peak oil / peak all).

La mondialisation auquel Clinton appartient, n'est possible que dans le monde d'avant.

Nous venons de basculer dans un monde qui exige ]une réduction d'au moins 30% de la population humaine d'ici 2100.

Yves Cochet, qui est conscient, défend une approche optimiste (voire utopique), ici par exemple.

Pour ma part, je salue sa lucidité (sur tous les sujets), mais je ne crois pas qu'il soit possible de gérer la somme des problèmes physiques qui se posent, avec en plus la création d'un nouvel imaginaire collectif.
Le futur s'il n'est pas encadré rapidement ressemblera probablement plus à Guerilla d'Obertone qu'aux communauté locales autogérées de Cochet.

C'est cette conscience liée au vécu mais diffuse qui mène au pouvoir Trump, Poutine ou Erdogan.
C'est une certaine forme de cynisme désabusé couplée à la réaction constitutive des sociétés humaines de défense de sa communauté, sa famille.
C'est parce que la bascule n'est pas vécue et parce que la culture a développé une relation forte aux idées (plus qu'aux faits) que l' "élite" est perdue.
Les idées sont décorrélées des faits. Il faut un certain temps pour que les modèles soient réactualisés et assimilés (Stickyness) par les (nouvelles) élites.

Orlov qui a vécu la chute de l'URSS décrit très bien ce fonctionnement. Et notamment le fait que les déclassements (qui s'accompagnent d'une augmentation de la mortalité) sont invisibles aux yeux de ceux qui ne les vivent pas.

Les temps qui viennent sont pourris, Malthus avait raison, à la fin ce sont toujours les lois physiques qui gagnent.
Les américains ont certes Trump, mais ils sont aussi des comédiens/reporter qui savent remettre les choses à leur place et foutre les coups de pied aux culs qui se méritent.

EDTI : autant pour moi, le gars en question est anglais !
Pour ce qui est de la compréhension de la petite vaguelette qui a porté Trump (petite vaguelette car il ne faut pas oublié qu'il a bien moins gagné moins qu'Hillary a perdu), je pense qu'il faudrait avant tout s'intéresser à la guerre culturelle qui a fait rage ses dernières années sur l'internet et les campus anglophones.

Trump en 3 mots c'est l'héritier du gamergate (et des x mouvements similaires qui ont suivi, hugogate, comicsgate, hardcoregate, etc...). D'un public qui célèbre les trolls, le machisme et le racisme en réaction aux "excès" du politiquement correct et des "SJWs".

Tout ce qui a fait que son idéologie réactionnaire n'est pas apparue ringarde comme pouvait l'être celle d'un Ross Perot ou d'un Henri de Lesquen eh France c'est qu'il existait une jeunesse (ou pas jeunesse mais aux valeurs adulescentes) qui n'attendait que ce type de candidat pour exprimer ce rejet, et l'a dé-ringardisé à coups de memes issus de l'imagerie des sites comme 4chan, ces bas fonds de l'internet que l'autre camp méprisait, et contre lequel il ne pouvait pas répliquer, parce que faire ce genre d'humour en tournant 45 fois sa langue dans sa bouche pour ne choquer personne c'est pas évident.

C'est d'ailleurs amusant de revenir au gamergate pour constater que l'exact même aveuglement a existé vis à vis de ce genre de mouvements que vis à vis de Trump. D'abord des flots d'insultes assimilant un public dans son ensemble à sa frange la plus extrême. Ensuite, après avoir longuement démontré que les méchants sont méchants, des cris de victoire prématurés (gamers are dead, Hillary sera le 45ème président) et négations de l'importance du camp adverse ("le gamergate c'est juste 45 trolls ayant 100 comptes chacun sur twitter", "Trump sera balayé par un landslide démocrate"). Enfin la reprise par tous les grands médias / le soutien par l'institution du camp progressiste, renforçant le coté élite vs peuple. Les dignitaires du camp SJW sont allées jusqu'à être invitées à des conférences des nations unies sur le sexisme pour célébrer leur triomphe. Mais si on regarde aujourd'hui il y a toujours des forums gamergate faisant des centaines de messages par jour, mais du coté de ses opposants plus rien, et si la population des gamers pouvait voter je ne doute pas qu'elle élirait de manière aussi "surprenante" Internet Aristocrat face à Anita Sarkeesian que Trump face à Clinton (survoler le très nauséeux forum "blabla 15-25 ans" sur jeux video.com pour une illustration française - où on constatera aussi que le même public se réjouit de la victoire de Trump).

La guerre culturelle ces dernières années a ainsi été ainsi une succession d'erreurs stratégiques et de défaites présentées comme des victoires. Une nébuleuse masculiniste ultra-droitière s'organisant, multipliant les champs de bataille, et agglomérant de plus en plus en plus de dégoutés de la culture de l'outrage néo-féministe ou antiraciste.
Je ne me rappelle pas si on a déjà évoqué le Hugogate ici, qui a vu un groupe d'auteurs de SF on ne peut plus fascisants et leurs fans tenter de s'adjuger l'un des plus gros prix littéraires mondiaux en s'élevant "contre les récompenses accordées en fonction du message politique plutôt que de la qualité littéraire", et presque y parvenir une année.
Je ne sais pas non plus si on a parlé des polémiques sur les films Mad Max Fury Road et Ghostbusters, qui ont vu des hordes d'internautes s'élever contre la féminisation ou féministisation de la culture populaire, en suscitant des réactions féministes aussi nuancées que les gamergaters en leur temps. Je me souviens vaguement d'un article ici sur le shirtgate, cet outrage féministe à propos d'une chemise ornée de pin-ups porté par un scientifique, mais je ne sais pas s'il pensait à mentionner l'ampleur de la réaction masculiniste, ni que les t-shirts et chemises ornés de pin-ups, inspirés de ce modèle unique, sont devenus des best sellers par la suite.
Quant aux contre-attaques féministes ou antiracistes elles sont régulièrement tombées à l'eau au point d'avoir l'effet inverse de celui recherché, tel l'article de Rolling Stones dénonçant un viol imaginaire lors d'une fête de fraternité sur un campus pour dénoncer la culture du viol qui a donné un argument en or à ceux qui la niaient. Le mouvement "black lives matter" qui a fait naître le slogan "cops lives matter more" le jour où des snipers se sont amusés à faire des cartons sur les flics. Les maintes histoires de SJWs adeptes du "no platform" détruisant l'image de tolérance de la gauche en interdisant de campus les conférenciers ne partageant pas leurs vues, etc...

Les signes étaient là pour qui voulait les voir. Et ils expliquent pourquoi Trump a profité de son sexisme et de son racisme, et surtout d'affronter des adversaires passant leur temps à les dénoncer, plus qu'ils lui ont couté. Et comment ce voyageur temporel tout droit débarqué du fin fond des années 80 a trouvé une horde de militants jeunes et motivés pour inonder les réseaux sociaux de messages prenant sa défense (plus du double de tweets favorables à Trump que de tweets favorables à Clinton dans les 3 derniers mois de la campagne, un autre signe qu'on aurait dù voir).

Je sais ce n'est pas une explication aussi sexy que de faire des théories où les courageux prolétaires du Michigan se seraient révoltés contre la mondialisation libérale et la candidate de Wall Street, face aux honteuses tricheries conduisant à l'éviction de Bernie Sanders, ou je ne sais quoi*.... Le genre de truc permettant de se rassurer, voire de crier victoire contre les "élites", tout en refusant une nouvelle fois de reconnaitre celle de la réaction racisto-masculiniste. Mais faites un tour du coté des forums trumpistes, c'est "build the wall" et "trump the bitch" leurs slogans préférés, on y voit nettement moins de "non au TAFTA" ou de "nerf the yuan".

* je ne dis pas qu'il n'y en ai pas eu aussi, mais ce qui fait avant tout le succès d'une campagne c'est le nombre de militants motivés à répéter "mangez des pommes". Et ceux qui ont répété "mangez du Trump", des primaires républicaines au jour du vote ce n'était pas le fan club de Bernie Sanders.
Bien loin du monde selon Trump :
Une rencontre entre deux insoumis , et avec d'autres belles personnes qu'on a peu de chances de croiser sur @si.
Des annees que nous acceptons le dictat du bien pensant, les lois liberticides, la censure permanente, le hollandisme et ses avatars, l'europe et la mondialisation à marche forcée, la pensée unique véhiculée par une minorité agissante plus connue sous le nom qu elle se donne : l'élite intellectuelle faite de journalistes, vedettes, hommes politiquea. Y a t il eu moyen de démissionner ? Non. C' est comme on nous l'a si bien répèté le jeu de la démocratie. On peut ne pas être d'accord mais ce n'est pas la rue qui gouverne... bref ça ne marche que dans un seul sens. Cette gesticulation médiatique est pathétique, ces critiques sur les blancs racistes et incultes, insultantes. On va chercher ce qu'en pensent les "peoples", comme Miley Cirus (anti Trump Pardi) : les arguments finissent vraiment par manquer.
http://www.agoravox.tv/actualites/politique/article/temoignage-et-medias-non-la-71207

Le renvoie vers ce site plutôt que la vidéo original est une évidente provocation rouge-brune...et de toute façon son "auteur" et son bizness modèle basé sur le pillage ne met jamais le lien original ( de toute façon chuis contre la propriété privé).

Et MERDE tout se passe comme si de rien n'y était alors qu'on se pavane dans les médias tout le long de la journée avec ce décryptage à ras les parquettes "communautariste" de : Les méchants racistes blanc qui ont voté Trump et ont fait perdre la gentil Rillary !

Il en dit quelques choses de ça Schneïdy.

Au second tout on élimine le plus mauvais. Et ben voilà c'est ce qui a été fait et c'est ce qui devrait se faire en mai 2017 en France : éjecter ou Sarkozy ou Jupé ou Holland trois vermine qui nous ont suffisamment démontré toute l'étendu de leur cynisme d'aspirant autocrate.

( Reste Macron mais qui lui fera office de tête de gondole et de mascotte pour la France féodal post 2017 des seigneuries du CAC 40.)
Tu fais chier Schneiderman toi et ton bobo-centrisme mondano-parisien des aboyeurs du monde et libé. Le seul mérite de l'élection de trump c'est de progiter de vos mines décrpis jusqu'au pourrissement que j'éspere imminent.

Trump le milliardaire et farage le conservateur dans leur dorrure, vous narguant c'est l'illustation de mon crachat de populo au visage des parfumé de l'entre soi comme dirait Mélenchon.

Grrrrrrr !

Edit : dsl pour les fote dorto.
En 1974 ils ont contraint Nixon à démissionner, ça nous laisse quand même un espoir
.
[quote=Daniel Schneidermann]Un monde qui défie ma compréhension.

C'est peu de dire que ça se voit. Personnellement je suis tombé sur la fin sur la compréhension de cette élection selon Scott Adams, créateur de Dillbert et "hypnotiseur entrainé" et outre le fait qu'il a à peu près tout prévu dans cette élection contre les analystes, journalistes et tout ce qu'on peut imaginer de décent dans la population US.

Les raisons qu'il voit n'avaient pas grand chose à voir avec les angles habituels. Selon lui "les arguments n'ont pas d'importance". Ce qui compte, c'est l'image qu'on se fait des candidats, et celle ci est façonnée par la suggestion, c'est à dire des gens comme les spins doctors, les scientifiques cognitivistes etc dont les relais sont des gens, eh bien, comme Daniel par exemple. Pas de complot, hein, ce sont les premiers manipulés. Par exemple récemment il explique que les gens qui sont bouleversé sont ceux qui n'ont rien vu venir parceque leur représentation du monde rendait impossible d'imaginer que le pays deviendrait fasciste. Pour l'instant ils ne savent pas où ils couchent. La prédiction d'Adams (qui est sur une belle série de succès à ce niveau) est que ces gens vont se calmer progressivement au fur et à mesure qu'ils ajusteront leur perception du monde avec le fait qu'en fait ces votants ne votaient pas fasciste, et "qu'on a exagéré sur Trump". Peu de gens iront jusqu'à admettre que, selon les termes d'Adams, ils ont en fait été "hypnotisé" sur Trump. Lui démontre pourtant (il n'est pas le seul) comment la campagne de Clinton, les médias, tous ont fait le maximum pour bruler au fer dans les esprits Trump=Hitler, comme avec le bétail.

Et c'est vrai que d'ici j'ai du mal à voir comment le Trump que je vois agir et s'exprimer serait un danger plus grand, que, par exemple, Georges W Bush qui dans mes souvenirs n'avait pas attiré la moindre antipathie dans nos colonnes locales. Voilà pourtant quelqu'un qui prônait un isolationnisme géopolitique bien plus marqué que Trump, avait un programme bien plus à droite, avec des patrouilles massives à la frontière Mexicaine, forcer de parler anglais aux immigrants (oui, déjà...), et faire le tri parmi 12 millions d'illégaux entre ceux à garder et une "massive deportation" (c'est ici pour la source). Du reste je ne serais pas surpris de voir ces points assez proches de ceux défendus par bien d'autres candidats au cours des années, voire des siècles. Alors en quoi exactement Trump représenterait-il un danger sans précédent à ce niveau ?

Trump a dit assez pour être un sexiste plausible, mais alors même que dans la tape leakée le fait que la personne ne soit pas consentante est indiqué comme motif de ne pas être passé à l'acte, il a été dépeint comme un violeur. Des femmes ont sorti des accusations opportunes autour de l'élection, mais dans ce contexte politisé ça semble peu décisif quand on considère qu'il n'a jamais été condamné, ce qui n'est pas le cas de Cliton Bill, ou même qu'il n'a jamaisnégocié des charges abandonnées, comme DSK, ou même de façon que ses frasques seraient bien documentées, comme JFK (dont au passage personne ne considère pour autant que ça définit sa présidence). Par ailleurs même le WP quand il enquête se rend compte que dans sa boite, Trump est vu comme un patron plutot progressiste pour les femmes (ici). Alors en quoi exactement Trump représenterait-il un danger sans précédent à ce niveau ?

La campagne d'Hillary Clinton a produit un spot dans laquel un technicien de l'armement nucléaire dit que Trump serait un danger sur la base de... eh bien il le dit, quoi. Pourtant Trump a dit littéralement qu'il s'interdisait d'utiliser l'arme nucléaire en premier (avec une provision à mon avis pour garder un pouvoir de négociation, certes). Hillary Clinton n'a rien dit de tel, et s'en tient en fait à la doctrine Carter, qui est que les USA s'autorisent (comme dès le début en fait) l'initiation d'une attaque nucléaire. Par contre Hillary Clinton veut une "no fly zone" en Syrie, ce qui signifier presque certainement l'ouverture d'hostilité militaire avec les Russes et une voie royale vers la troisième guerre mondiale et l'apocalypse nucléaire, qui n'a pourtant pas ému grand monde ici. Peut être qu'@si avec sa série sur les médias à l'époque de la première guerre mondiale est plus sensible à la question. Quoi qu'il en soit en quoi exactement Trump représenterait-il un danger sans précédent à ce niveau ?

Quand à sa politique économique, elle est à la gauche des Républicains et représente sur bien des points une stratégie de resistance de l'intérêt général à celui de quelques uns au minimum intriguante. Je doute que même ici on trouve beaucoup de monde pour ne pas admettre que les propositions de Trump contre les conflits d'intérêts et le lobbying à Washington ne représenteraient pas quelque chose de désirable ici à Bruxelles ou même à l'Assemblée Nationale.

Bien entendu, Trump n'a écrit aucun livre ni emit aucune doctrine ni manifestée aucune obsession de suprémacisme racial. Il a ouvert des toilettes pour transexuels dans une de ses tours. Il a eu trois femmes et cinq enfants, don't aucun n'a l'air à moitié cramé comme un fils Sarkozy - en fait même Clinton a dit en débat qu'ils démontraient ses qualités humaines. Et c'est vrai que c'est dur d'imaginer le père de la femme d'affaire à succès Ivanka Trump entretenir une vision machiste de la place des femmes dans le monde de l'entreprise, par exemple.

Néanmoins, je vois à répétition des gens terrifiés que Trump soit un danger pour les femmes, les homosexuels, les minorités raciales, la paix dans le monde, et ah oui, la paix civile aux USA. C'est du moins l'argument avancé par ceux qui après avoir pris sur eux de casser les vitrines, rayer les voitures ou même tabasser les supporters de Trump (une tapée de vidéo en ligne, aucune dans l'autre sens, cherchez) au pretext que "Trump=Hitler", descendent à présent des émeutes et appellent à la guerre civile. Ok.

Bon, à moins que n'arrive les éléments manquants depuis des mois pour crédibiliser le fait que Trump représenterait un danger inédit pour les gens, je pense que l'hypothèse la plus crédible est que le vrai problème est surtout qu'il n'est pas du sérail et fait peur à l'establishement, dont l'establishement culturel dont les journalistes, même anti establishement économique, font manifestement parti.

Aux argentiers, il fait peur parce qu'il ne dépend pas d'eux. Aux préempteurs d'opinion, il fait peur parce qu'il les domine en utilisant les armes dont leur dépendance aux premiers les prive. Aux citoyens les soucieux de la soumission aux règles établis par les précédents auxquels ils se sont rangés avec empressement, il fait peur parce qu'il change ces règles. Mais attention, si Trump gagne son combat d'influenceur contre cette presse et cette oligarchie qui lui sont hostiles, cette partie la plus suiviste de l'opinion se rangera derrière lui avec le même enthousiasme qu'elle avait contre lui. Les journalistes seront au mieux économiquement détruits (c'est déjà en bonne voie) et les argentiers y perdront des fortunes (comme celles englouties dans la campagne d'Hillary Clinton). Contrairement aux scénarios de guerre civiles projetés par les anti trumps, il est probable que s'il y arrive ce soit par la voie d'une forme d'union nationale. C'est en tous cas le fil rouge de toutes ces déclarations depuis son élection. Mais bien sûr, on peut choisir d'ignorer ce qu'il dit, et dire "ah la la he ne comprends plus": c'est ce qu'on a fait jusque là, et quel succès !
Quitte à le répéter, le plus effrayant, ce sont ceux qui accompagnent Trump, cette cohorte du Tea Party qui rend ridicule les satisfactions de Todd, Slavoj Zizek, Assange et autres et soudain les faits passer, non pas pour des crétins comme Trump, (le mot de crétin étant le mot qu'on peut appliquer à quelqu'un qui soucieux d'enfoncer un clou le plus efficacement possible y place une charge atomique), mais pour des naïfs, et à ce jeux-là de dangereux naïfs.

Aujourd'hui les Todd, Zizek et Assange et autres deviennent des peinturlureurs qui tentent de mettre en perspective ce qui vient de se passer pour se justifier.
Finalement, je me demande si le qualificatif ne leur va pas aussi vu le résultat pour des millions de gens qui demain verront la déportation, seront en but au racisme quotidien exempt de politiquement correct, vivront la tragédie des grossesses non désirées, et leur enfants aussi, vivront l'insécurité à laquelle ils échappaient encore avec l'Obamacare, et surtout continueront de vivre la paupérisation ou à peine mieux. Ces penseurs ont aussi cru qu'en usant d'une charge atomique, ils hâteraient la venue d'un monde meilleur... résultat nous sommes tous irradiés.

Même Bernie Sanders notre héros d'un temps qui le lendemain de la victoire de DT dit en deux paragraphes "People are tired of working longer hours for lower wages, of seeing decent paying jobs go to China and other low-wage countries, of billionaires not paying any federal income taxes...." (ce qui rend ces gens doublement ridicules dans leur vote pour Trump un de ces "billionaires not paying any federal income taxes") et “To the degree that Mr. Trump is serious about pursuing policies that improve the lives of working families in this country, I and other progressives are prepared to work with him. To the degree that he pursues racist, sexist, xenophobic and anti-environment policies, we will vigorously oppose him.”
Bernie Sanders est encore mieux informé que nous, il sait qui sont ces gens qui entourent Trump, quel est ce milieu d'affaires qui a voté pour lui, et il joue encore à ceux qui font croire au raisonnable.
Trumpocène ?

N'importe quoi l'Immonde est toujours l'un des plus dangereux appareil de propagande du 0,1% !

La vérité est que ce qui détruit l'écosystème et les vies des citoyens c'est l'Oligarcène l'ère de l'oligarchie financière !
Je vais vous faire un aveu. En voyant la photo dans l'ascenseur, j'ai d'abord cru que c'était Bernard Guetta et Michel Leeb...
Ils se moquent de nous '"cette ère où la folie d'un seul homme ' ? Parce que ces ères ou la folie d'un groupe de mâles a conduit la planète au désastre climatique, économique et de soumission, c'est mieux ? le fachisme est la avec la Turquie etque fait l'Europe ? comme en 33.
Franchement tant que vos oligarques, nous volent, nous mentent avec de jolie mots, avec une belle gueulle (comme Obama), ça vous sied mieux, mais a nous ça fait aussi mal, la au moins même les plus éduqué souffre de honte, ils ne vont pas eux en souffrir économiquement, mais au moins les plus démunis ont eu le seul plaisir qu'ils leur reste, rendre honteux les intellos .
On se croirait sur France Inter.

Cher Daniel, s'il avait fallu démissionner de la terre, qu'attendiez-vous, avec l'Iran, la Chine, l'Arabie Saoudite ... ah j'oubliais, la Russie et Adolf Poutine.

Faudrait peut-être se ressaisir ?

Quand au réchauffement climatique, le jour où les canadiens (vous savez nos amis du CETA) arrêteront d'exploiter les sables bitumineux, je commencerais à croire qu'il y a vraiment une volonté. D'ici là, c'est du pur enfumage. Je ne doute pas qu'avec un pétrole qui serait revenu à $150 la baril, les canadiens vont fouiller les entrailles de la terre comme jamais.

La lutte contre le réchauffement, ça me fait penser aux accord de paix israelo-palestinien.

Quand au mur qui existe déjà sur 1/3 de la frontière depuis 2006, je ne vois pas en quoi une barrière c'est social démocrate mais un mur c'est fasciste.

Bref on peut ne pas être d'accord avec certaines idées de Trump mais Clinton était pour moi bien pire : proguerre, profinance, prodélocalisation.

Si on veut faire un peu d'arrêt sur image, il faudrait comprendre pourquoi seule 2% de la presse US est proTrump alors que 50% de la population l'est ? J'ai l'impression que la presse US a déjà quitté la terre et s'est déjà réfugiée sur votre planète.

Je peux vous aider à trouver la réponse : lisez le livre de Aude Lancelin ... si vous n'êtes pas proguerre, profinance, prodélocalisation -> proclinton vous ne serez pas journaliste au US comme en France.

Je vous confirme que si vous n'aviez pas un esprit un poil rebelle, vous auriez fait une très belle carrière à France Inter et au nouvelOBS.
Au risque de passer pour un débile profond ce qui se passe est simple.

en fait, trump est élu, car il est ressenti comme le vrai défenseur du peuple oublié . Le peuple qui a construit la prospérité des EU et qui s'est vu dépossédé et mis au ban par une "élite" qui plus est "corrompue". A une variante prés c'est la même chose en France.

Alors après Trump, plus vulgaire que Sarkozy, plus malin que Tapie, plus crétin que Fillon et bien sur bien plus bête que Macron o Morizet ou Clinton, ça se discute.
À la lecture de cet éditorial qui reflète l'état d'esprit qui est aussi le mien, à savoir l'étonnement de la vitesse avec laquelle un crétin peut être accueilli dans la communauté internationale, et la souplesse avec laquelle ses crétineries sont amenuisées pour devenir à peine un peu exagérées et presque excusées, ce qui me choque c'est la photo de ce pitoyable Nigel Farage, ex courtier à la Bourse, dans la cage doré de l'ascenseur de la Trump Tower. Les deux personnages ont entre autres pour point commun de se comporter d'une façon injustifiable avec les femmes, ils ont dû en tenir de chouettes propos de vestiaires à l'étage supérieur croulant sous les dorures.

Il suffit de remplacer la chevelure dorée, le costume bleu et la cravate rouge par les atours d'un bédouin pour croire que Nigel est reçu par un dignitaire d'Arabie Saoudite, même distinction des goûts en matière de décoration intérieure.

Ce n'est pas Donald mais Scrooge McDuck

Ce qui est choquant bien entendu ce n'est pas de voir un beauf, les rues en sont pleines dans les artères où les vitrines présentent sans honte des objets valant au bas mot dix SMIC, des milliers de salaires de pauvres gens ailleurs dans le monde, non cela n'est pas le plus choquant.
Le plus choquant c'est que des Américains ordinaires aient voté pour ce crétin qui sans la moindre gêne affiche ses lingots.
De la même manière qu'il était affligeant de voir des Britanniques voter pour Boris Johnson qui jouait du temps où il était étudiant à enflammer des billets de 50 livres devant de pauvres gens dans le besoin, juste pour le fun ! Et que ces deux personnages aient oser dire qu'ils parlaient en leur nom !!!!

Alors on se dit que ceux à qui, soit disant, on ne donnait pas la parole, auraient mieux fait de continuer à se la fermer !
A propos de cette histoire de mur... j'avais cru comprendre qu'il y avait déjà un mur entre le Mexique et les US (pas sur toute la longueur ? avec des trous ? avec des gardes frontières ? ... ?). En quoi la proposition de D. Trump diffère-t-elle de ce qui existe déjà ? On a des raisons de s'offusquer davantage par rapport à ce que ses prédécesseurs ont fait pour pourrir la vie aux migrants ?
Mais non c'est pas un autre monde, c'est juste à votre tour de ne pas l'aimer...
À nôtre niveau, on s’est déjà tapés cinq ans de Sarkozy, quatre ans de Trump à celui mondial doit pouvoir se faire, même si des dégâts...
La vulgarité, la grossièreté s'étalent sans vergogne depuis des décennies sur les écrans et sur les ondes. Comment s'étonner qu'elles aient réussi à gangrener les cerveaux de ceux qui se vautrent devant ces émissions?
Touché (ému, inquiet) ce matin par l'aveu de découragement de Daniel Schneidermann. Hé, ce n'est pas le moment des hauts-le-coeur, mais du haut-les-coeurs ! Moi, c'est ASI qui m'a donné durant des années le courage de parfois regarder dans les yeux une actualité nationale ou internationale qui me flanquait un cafard noir, alors pas question de flancher maintenant, hein !

Bon, à ce propos, Daniel, et si pour résister à la dépression post-votum-media-triste vous vous recentriez sans peur ni reproche sur votre coeur de métier, c'est-à-dire l'analyse et la critique des media, au lieu d'identifier un peu trop rapidement le produit (l'immonde Trump ?) et l'emballage (l'immonde traitement médiatique !) ?

Entendons-nous bien, comme pour Todd, ma seule tasse de bourbon dans cette élection américaine, c'était à la rigueur Bernie Sanders. Je ne serrerais pas la main de Trump s'il se présentait chez moi. Mais qu'importe. Ce qui importe, précisément, c'est la politique qu'il (= son équipe et lui en ligne de mire) va mener ou pas. Certes, petites phrases, affichages et postures font partie de cette politique ; elles disent des vérités tout en nous dissimulant l'essentiel. L'essentiel, c'est ce que les medias devraient traquer et débusquer; ce qu'ils ne font pas ou si mal, et c'est pourquoi vous êtres là, Daniel et ASI, indispensables, non pour faire seuls et mieux ce que ne font pas les autres, mais pour être au sens de Socrate le taon dans la cité, celui qui empêche les autres de ronronner des fadaises (en prétendant gouverner, ou informer), celui qui excite et énerve jusqu'à ce que dans l'agitation les masques tombent.

Face aux prétendus démocrates raisonnables et propres sur eux, vous savez sans souci déjouer les illusions (feintes ou débiles) du discours médiatique. Hypocrites, ils veulent nous faire croire qu'ils ne sont que raisonnables et bien intentionnés ? Vous faites tomber les masques. Avec Trump, comme avec celles et ceux qui lui ressemblent, la manœuvre médiatique est inversée mais votre boulot reste le même ! Parce qu'ils y trouvent leur compte, à la fois Trump et les médias présentant Trump jouent des cartes qui sont tout le contraire du "politique raisonnable et propre sur soi", mais cela n'en est pas moins un masque ! Non pas que Trump soit au fond "raisonnable et propre sur lui", bien sûr, mais que derrière ce traitement médiatique il y a forcément une politique, une idéologie, un business, une lutte des classes (économique, culturelle, sociale, philosophique...).

A mon avis, cela arrange Trump qu'on le prenne pour un salaud ou un satire, comme cela arrangeait Hollande qu'on le prenne en 2012 pour un ennemi de la finance ou un fin manoeuvrier de gauche. Masque, masque, masque ! Allez, Daniel, haut-les-coeurs ! Je suis toujours avec vous sur ce coup-là, plus que jamais !

... et invitez, pourquoi pas, Todd à en discuter ;-).
Je partage l'indignation sur le "mur". Quand même ne pas perdre de vue son histoire : article "Barrière États-Unis-Mexique" de Wikipédia
Je reposte cette image là : http://i.imgur.com/cilwxcg.jpg

Certes, elle n'est pas tout-à-fait exacte (le décompte des votes n'était pas terminé au moment de sa publication, et l'échelle des y est trompeuse).

Mais elle a le mérite de montrer visuellement une chose : le fait politique, c'est l'abstention très forte du camp démocrate. Entre 2008 et 2016, 25 millions d'électeurs inscrits en plus sur les listes électorales, et près de 10 millions d'électeurs en moins pour Clinton vs Obama.

Comme le dit justement Todd à la fin de sa conf, en substance : "je ne vais pas m'amuser à imaginer les choses terribles que pourrait provoquer l'élection de Trump, ou les catastrophes que pourrait provoquer l'élection de Clinton." Rappelez-vous, on en était là, à la veille des élections. On s'apprêtait à entrer en guerre mondiale contre "l'islamisme", à coups de bombardements massifs et répétés (d'attaques au sol ?) sur le Moyen-Orient, sans accord de l'ONU, opposition frontale avec Poutine en cadeau.

Alors, c'est quoi l'élection de Trump ? "Communauté de langage" avec le gros beauf dans son appartement en dorures, rejet du libre-échange, ou absence totale d'envie ?
Rappelez vous quenle president US est loin de disposer du pouvoir absolu. Cette histoire d'homme le plus puissant du Monde est une fable. Le president sortant n'a meme pas reussit a imposer la fin de Guantanamo ou meme le debut de commencement de son programme economique. On sort de 8 ans d'Obama : comment expliquez vous que son successeur puisse se faire elire sur des questions sociales alors que c'etait le coeur du programme d'Obama ? Normalement il ne devrait plus rien rester a Trump ! The job should have already been done !

Personellement je trouve l'analyse de Todd absolument geniale. Un. Des rares a vraiment analyser correctement ce qui est en train de se passer.
Quand on promet un mur, on construit un mur. Pas une barrière à claire-voie avec vue sur la terre promise.
Mais bon, il suffira de placer un peu plus de flics armés derrière les clotures.
Rappel: un fan de Trump:Jesse Hugues, le leader du groupe Eagles Of Death Metal http://www.lesinrocks.com/2015/12/03/musique/adorateur-darmes-a-feu-et-fan-de-donald-trump-le-leader-deagles-of-death-metal-suscite-le-debat-11791570/
On peut déjà aller voter à la primaire de droite pour éliminer un candidat de la même "trempe" que " trump" ...( et lui foutre une trempe )
Oui, personne ne comprend et ne peut prévoir la suite. Cette prise de pouvoir du populisme clinquant dans le pays le puis puissant du monde, au mépris de l'intérêt général est unique dans l'histoire des démocraties occidentales. Todd est un bon analyste des phénomènes démographiques et sociologues, mais après avoir écouté sa longue intervention,il ne décrit qu'une partie des problèmes. Sur le plan politique, ce n'est pas une référence. On rappelle qu'il a vu Hollande en porteur de solutions et d'espoir en 2012 sur ASI ! Soyons clairs, nul n'a aujourd'hui la boite à outils pour faire face à cette gigantesque vague identitaire et populiste. Sortir un nom ou un parti de la boite comme sauveur providentiel est un réflexe dérisoire de peur et de cécité. Tout reste à faire et il y a du boulot. Ne pas abandonner les nations aux dirigeants qui les utilisent pour assouvir leurs pulsions de pouvoir et de haine.
Je m'inquiète pour Emmanuel Todd.
Récemment entendu sur France cul', il est de plus en plus aigri, paranoïaque et mégalo.
Comme toujours mais avec de moins en moins de prudence, il annonce avoir trouvé la pierre philosophale, LE facteur décisif qui explique tout chez tout le monde dans le monde entier.
Il devrait se retirer à la montagne et se calmer un peu.
Comme d'habitude, nos médiateurs ont l'indignation sélective.

Ne devrait-on pas être troublé tout autant par cette photo et les compliments qui l'accompagnent.

Même lieu, même cadrage:

Deux immondes beaufs devant les dorures de la Trump Tower
J'ai oublié un conseil, écouter "you want it darker" ou mieux encore Bach, Vivaldi, Haendel ou Mozart pour vous apaiser et échapper à tout ce merdier.
Bref vous mettre dans une bulle.
Une grande bouffée d'air frais, cette élection, selon certains experts en géopolitique de ce forum.
Les leaders d'extrême-droite invités par Trump ou Bannon. Farage est le premier, les autres suivront.
Trump osera-t-il peloter Marine Le Pen ?
Spontanément j'ai envie de vous répondre : le suicide !
Vous me semblez désespéré mais vous n'êtes pas le seul.
J'ai mis un commentaire sur la belle chronique d'Alain Korkos et j'évoquais le passage sur LCP d'un très passionnant documentaire
sur la crise de 29 qui s'est terminée par la deuxième guerre mondiale.
Courage parce que les similitudes entre cette période et l'actuelle ne manquent pas.
L'élection de Trump correspond exactement à la montée de Marine Le Pen
Le peuple appelé des voeux de JL Mélenchon n'existe pas, mais pourquoi donc ?
Plein de raisons bien sûr
- Le manque d'alternative crédible :
un système qu n'est plus représentatif et qui nous propose en boucle les mêmes sans renouvellement d'idée

- La fermeture systématique du débat par les grand éditorialistes
et d'une manière générale la façon dont les média rapportent de la politique :
jamais de débat d'idée, juste des sentences et des petites phrases commentées en boucle
Des positionnements tactique discuté pendant des heures.

Et je le répète une information qui porte uniquement sur l'émotion (faire réagir) et jamais (ou rarement) réfléchir
c'est une éducation de longue date
Tout ça nous mène à un vote d'instinct, plus de réflexion sur le bien commun, quelle solution apporter à un problème en se situant d'un point de vu collectif.

"Juste mon nombril, mes peurs, ma rage et mes idées préconçues"
Ou comment le peuple se suicide en donnant les clés à l'archétype de l'anti-peuple
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