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"Nationaliser les banques ? Bonne idée..."

Les pays de la zone euro ont-ils enfin trouvé la parade contre les attaques spéculatives dirigées contre certains ? C'est ce qu'on comprenait en écoutant les Journaux télévisés du lundi 10 mai. Pour y arriver, la France a dû tordre le bras de l'Allemagne réticente, et en contrepartie du plan, les efforts budgétaires seront sévères dans la plupart des pays concernés. Mais attention ! Pas question de parler de rigueur… Dans cette histoire qui nous est racontée, quelle est la part de réalité, et celle de la propagande? Pour essayer de le déterminer, nous recevons cette semaine Frédéric Lordon, économiste "hétérodoxe" qui tient notamment un blog sur le site du Monde Diplomatique, et Nicolas Cori, journaliste à Libération, en charge jusqu'à récemment des questions financières, et qui suit désormais l'Elysée. Ils sont accompagnés de notre journaliste Dan Israel.

Derniers commentaires

Fantastique émission dont l'acte final est entrain de se jouer 5 ans plus tard avec un probable défaut de la Grèce et le chaos économique et social qui va en résulter dans toute l'Europe !

Les gouvernants devront alors choisir entre le bien commun ou celui de l'oligarchie financière !

Et hélas ils choisiront leurs maîtres c'est à dire l'oligarchie financière ce qui nous mènera à la guerre civile et à la dictature !
Sur l'irrationalité des gens faisant de la finance, une étude sympathique faite à l'université de Barcelone parmi des étudiants en 4e année en analyse des marchés.

En gros, on fait tirer au hasard à pile ou face à un étudiant, un premier groupe de participants prédisent les résultats. Dans un second temps, un autre groupe a le droit de payer pour se baser sur les prévisions de celui qui a le mieux "deviné" les résultats du premier tirage.

Dans cette expérience, renouvelée plusieurs fois, on trouve que plus de 4 étudiants sur 5 en 4e année en finance sont prêts à payer pour quelque chose qui n'a objectivement aucune trace de chance d'améliorer leur espérance de gain.

L'étude (en anglais)
Apparemment, ce n'est pas qu'avec la Grèce que l'Europe rechigne à raquer :

http://appablog.wordpress.com/2011/07/20/corne-de-lafrique-laide-des-pays-donateurs-nest-pas-a-la-hauteur-des-besoins-selon-oxfam-800-millions-de-dollars-manquent-pour-la-reponse-humanitaire-a-la-crise/
J'ai décidé de profiter des vacances pour regarder et lire tout ce qui a trait à Frédéric Lordon. Merci à ASI de m'avoir permis cette découverte.
Pendant cette émission une question n'a cessé de me trotter dans la tête : pourquoi proposer, à la Grèce, un plan de redressement inefficace ? Ceux là même qui ont rédigé le plan savent que leur solution n'est pas viable. Alors ?
Si quelqu'un peut éclairer ma lanterne.....
Merci.
Margot
Mille mercis à Daniel Schneidermann pour son opiniâtreté (la création du site) et son honnêteté intellectuelle. Un journaliste encore digne de ce nom.
A tous les amoureux de Méluch:

Vous aurez sans doute remarqué que ses prédictions économiques sur la dette de La France qu'elle n'arriverait pas à financer sont complètement tombées à l'eau...

Libres à vous de croire dans ce piètre économiste et prévisionniste, qui pense que la crise grecque est systémique alors qu'elle n'est que pure spéculation et que l'Euro depuis va très bien, merci pour lui.

Heureusement qu'il n'était pas au pouvoir, il aurait mis le feu au système bancaire, pour pas grand chose, et là du coup, La France se serait retrouver fort dépourvue, sans aucun prêteur.
Dans le cadre des débats de l’alternative organisés par le CRREA et Marianne : débat sur le thème « Le système financier international : qui osera le réformer et comment ?« .

Ont participé à ce débat : Paul JORION (anthropologue, sociologue et auteur de « Comment la vérité et la réalité furent inventées) ; Frédéric LORDON (directeur de recherche au CNRS et chercheur au Centre de sociologie européenne) ; Liêm HOANG-NGOC (économiste) ; Stéphane COSSET (économiste) ; Hervé NATHAN (rédacteur en chef du service Economie à Marianne) et animé par Jean-François KAHN (président du CRREA).

http://www.jeanfrancoiskahn.com/Le-systeme-financier-international-qui-osera-le-reformer-et-comment_a197.html
http://www.pauljorion.com/blog/?p=14564
Avis aux membres du fan club de Frédéric Lordon :

« Le travail et le capital », L'été en pente douce, France Inter, lundi 19 juillet 2010 http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/ete/ete-pente-douce/index.php?id=93685

Invités :
- Frédéric Lordon , économiste
- Gérard Mordillat , romancier et cinéaste

http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/11386-19.07.2010-ITEMA_20235704-0.mp3 ( fichier MP3 )
Superbe émission, surtout l'envolée finale !


A quand un débat A.Minc / F.Lordon ?!
Invité de Mermet ce jour Fréderic Lordon (pas encore écouté)

Société Générale: On est la pour vous aider

correction, C'est une rediffusion, snif
Je suis scotchée devant la vidéo mise en ligne dans la dernière brève de la rédaction.
J'avoue n'avoir jamais écouté le direct d'Europe 1, mais je je tombe des nues devant ce semblant d'interview préécrite, répétée! Un vrai sketch.
Et la conclusion de toute beauté : "c'était votre première interview, j'espère que vous ne serez pas découragé d'en faire d'autre"...
Si je dois donner un jour une interview j'espère que je la ferais avec Elkabbach, ça m'a l'air assez cool comme exercice...
Je note aussi que ce dernier me semble plus à l'aise dans le jeu d'acteur, une vieille coutume?

Il y a t-il une pétition pour lui retirer sa carte de presse ?


*****pathétique*****
Qui a vomi comme moi en voyant les images de "l'interview" de l'abruti de goldman sachs par elkabbach ?
Attac France et les Attac d'Europe vous invitent le 19 juin à une
soirée publique : Face à la crise, désarmons la finance.

À partir de 19h
Salle Jean Dame,
17 rue Léopold Bellan,
75002 PARIS

Au programme :
- Le G20 et ses enjeux : état des débats et réponses pour désarmer la
finance
Avec : James Galbraith, Frédéric Lordon, Dominique Plihon, Aurélie Trouvé

- La crise financière européenne, enjeux et réponses des mouvements sociaux
Avec Athanase Contargyris, Susan George, Liem Hoang Ngoc, Alexis Passadakis,
Alexandra Strickner

Renseignements :
Tél. 01 41 58 17 40 - www.france.attac.org

Nous vous attendons nombreux.

Merci de diffuser l'information et le flyer ci-joint au maximum.

Attac France,
Montreuil, le 9 juin 2010
D'année en année, les tarifications des services bancaires augmentent et ces dernières sont également de plus en plus illisibles. C'est en tout cas le constat de l'étude menée par l'association UFC-Que choisir sur la période 2004-2009 et sur douze établissements bancaires*, à la demande du ministre de l'Économie Christine Lagarde. Rendue publique mardi 1er juin 2010, l'étude est ici commentée et expliquée par Pierre Guille, président de l'UFC-Que Choisir de Côte d'Or.

« Banques : leur hold-up sur les tarifs », par Hanaë Grimal, dijOnscOpe, 4 juin 2010, http://www.dijonscope.com/006313-banques-leur-hold-up-sur-les-tarifs
Pourquoi une population qui n’est pas composée en majorité de riches accepte-t-elle que ses élus satisfassent en priorité les demandes des industriels, des avocats d’affaires, des banquiers, au point que la politique en vienne à consolider les rapports de forces économiques au lieu de leur opposer la légitimité démocratique ? Pourquoi, lorsqu’ils sont eux-mêmes élus, ces riches se sentent-ils autorisés à étaler leur fortune ? Et à clamer que l’intérêt général impose de satisfaire les intérêts particuliers des classes privilégiées, seules dotées du pouvoir de faire (investissements) ou d’empêcher (délocalisations), et qu’il faut donc constamment séduire (« rassurer les marchés ») ou retenir (logique du « bouclier fiscal ») ?

(...)

« Asservis à la finance depuis deux décennies, les gouvernements ne se retourneront d’eux-mêmes contre celle-ci que si elle en vient à les agresser directement à un point qui leur semble intolérable », annonçait le mois dernier l’économiste Frédéric Lordon (11). La portée des mesures que l’Allemagne, la France, les Etats-Unis, le G20 prendront contre la spéculation dans les semaines qui viennent nous dira si l’humiliation quotidienne que « les marchés » infligent aux Etats et la colère populaire qu’attise le cynisme des banques, auront réveillé chez nos gouvernants, lassés d’être pris pour des valets, le peu de dignité qui leur reste.

« Le gouvernement des banques », par Serge Halimi, Le Monde Diplomatique, juin 2010 http://www.monde-diplomatique.fr/2010/06/HALIMI/19180
Merci à arrêt sur images pour cette émission.

Pour une fois, un abonné sait où va son argent.

Libé sert les fesses ; le journal et ses journalistes ne sont pas à la hauteur des enjeux. Cela ne surprendra personne ; il y a longtemps que libé n'a de "libéré" que le nom.*


__________________

Serge ULESKI Littérature et société
Bonne emission, l'économie et la finance deviennent presque comprehensible avec F.Lordon. avec en plus la lecture du "banquier anarchiste" de Fernando Pessoa je commence a piger. Mer@si
Passionnant et flippant :
conférence de l'historienne Annie Lacroix-Riz
article + audios + mp3 + vidéos
« Si les peuples ne bougent pas, il y aura une guerre générale »
« La dette publique, ou la reconquista des possédants », par Frédéric Lordon, sur Les blogs du Diplo, mercredi 26 mai 2010 http://blog.mondediplo.net/2010-05-26-La-dette-publique-ou-la-reconquista-des
Émission très intéressante. Surtout sur la deuxième partie.
Dommage que vous ayez stoppé l'émission au moment où cela devenait le plus intéressant !

Je suis d'accord avec la proposition post-it de faire des cours pédagogique d'économie/finance à la Cours de France.

Dommage que Pierre Bourdieu soit mort ! @si lui aurait permis d'enfin s'exprimer correctement !

On constate d'ailleurs que ses concepts sont repris partout... reproduction social, capital culturel, ... client de la télé !
Superbe émission même si en effet l'intérêt vient surtout de l'intervention de Lordon !
Je suis heureux d'être abonné.

NS. Je regrette de poser la question ici mais il n'y aucun forum pour les idées et réactions généralistes sur ASI… Ma question : est-il prévu une application iPad d'ASI ? Je me demande aussi pourquoi dans l'application iPhone on ne peut pas trouver le programme de la chaine ASI Freebox, je vais sans doute me désabonner, c'est trop dur à suivre sans programme…
Nous refusons de payer pour la finance
http://www.plumedepresse.net/spip.php?article1419
Bonne émission, mais dont l'intérêt essentiel réside dans le discours de Lordon et très peu dans celui de l'autre invité. Dommage de ne pas avoir trouvé un contradicteur et/ou intervenant de même gabarit que Lordon, car là pour le coup on se demande ce que fait le journaliste de Libé sur le plateau. Peut-être est-il sensé incarner la pensée officielle médiatique contre une pensée plus décalée qui est celle de Lordon ? Ben dans ce cas le dispositif est franchement sans intérêt vu le peu qu'a apporté Cori, le rappel des faits médiatiques eût suffit pour énoncer la lecture officielle de la "crise de l'euro" par les grands médias. J'aurais préféré un économiste "mainstream" comme autre invité, il y aurait vraiment eu débat.
En tout cas ce fut plaisant, une lecture de l'actualité économique originale, un peu dans le style de l'émission avec Jorion, c'est quand même autre chose que Mélenchon qui vient racoller avec sa science et ses recettes économiques à 2 balles comme dans une précédente émission...
L'économie, en colonisant le monde, colonise aussi l'imaginaire et la langue. Symptomatique est cette incapacité des économistes à nommer l'après économie ("la mort"). Sauvez les banques et la monnaie ? Pourquoi faire ? Le crédit est la condition de l'accumulation du capital.

Le productivisme reste identifiable qu'il soit néolibéral, keynésien, socialiste totalitaire, autogestionnaire ou "spinoziste" comme ce Monsieur.
"Quelle place pour les visions non-orthodoxes de l'économie dans les médias ? Daniel lance la question en relevant qu'un des seuls francophones à avoir prévu la crise des subprimes est Paul Jorion (que nous avons reçu il y a peu), qui n'est pas économiste, mais anthropologue"

Il est toujours très intéressant de constater que même dans des espaces plutôt ouverts comme celui d'@si, on est les mêmes réflexes que dans toute la sphère médiatique.
En effet, on nous annonce de but en blanc que Jorion est l'un des seuls francophones à avoir prévu cette crise, tous médias confondus. Ce qu'on nous dit moins, c'est que certaines associations, et qu'un nombre conséquent d'économistes, de sociologues et autres ne cessent depuis des années d'analyser les dangers des marchés financiers et leurs tendances naturelles à l'état de crise.
Par exemple, l'association ATTAC (Association pour la Taxation des Transactions financières et pour l'Action Citoyenne) dispose de nombreux articles, d'analyses et de critiques de la dérégulation des marchés depuis presque 12 ans maintenant. Et les 110 membres de son conseil scientifique, pourtant reconnu comme éminent chercheurs non-orthodoxes dans leurs domaines respectifs, sont systématiquement snobés par les médias, et même par @si.

On pourrait imputer cette absence au fait que les journalistes ne connaissent finalement pas grand chose au monde associatif et aux initiatives en tous genres du mouvement altermondialiste, trop occupés qu'ils sont à déblaterer jusqu'à plus soif sur des idées et des discours cent fois prémachés et redigérés.
Il me semble plutôt que, faisant partie d'un modèle journalistique qui se veut à tout pris apolitique (comme si c'était un modèle d'objectivité...), ils en finissent par jouer le jeu de la pensée dominante (néo-libérale). De ce fait, mettre en avant Paul Jorion, une personnalité critique mais pas trop, est une belle manière de ne pas aborder les sujets éminemment politique que sont la régulation financière, la démocratie face à des modèles qui l'excluent ou encore les rapports sociaux qu'impliquent ce modèle capitaliste.

A quand Geneviève Azam, Christophe Aguiton, Philippe Corcuff, Thomas Coutrot, Aurélie Trouvé ou encore Jean-Marie Harribey sur le plateau d'@si ???
Et 1789?J'imaginerais très bien un travailleur cuorbant l'échine accoché à une canne et portant sur le dos un patron et un banquier au gros cigare!
Paul Jorion: En comparant la crise de 1929 qui avait débuté aux États-Unis pour devenir alors une crise économique mondiale et la crise à laquelle nous avons affaire depuis 2007, on observe une parenté stupéfiante : la concentration de la richesse économique entre les mains d’une minuscule minorité. En vertu d’un mécanisme économique très simple. Lorsque l’argent n’est pas là où il est nécessaire, soit pour produire dans une entreprise soit dans les ménages pour acquérir des biens durables, ou bien encore parce que le salaire est insuffisant pour vivre du fait que les salaires réels stagnent ou sont même en recul, il faut alors se le procurer par le crédit. C’est une loi aussi implacable que logique : la concentration de la richesse est un processus qui s’autoalimente. Lorsque l’argent est réparti inégalement dans un système économique, cette répartition inégale s’accentuera avec le temps toujours davantage. C’est ce que nous vivons. L’argent n’est pratiquement jamais là où il est nécessaire, ni dans la production industrielle, ni dans la consommation. On doit toujours se le procurer via le crédit. L’argent et son prix ont aujourd’hui un rôle prédominant et qui va se renforçant continuellement. Le système financier dispose d’une omniprésence quasi-divine qui ponctionne un profit sur chaque transaction. Du coup, une part croissante d’intérêts est contenue dans le prix de tous les produits et de tous les services.
Moi j'aime bien les mots qu'il invente, Lordon. Comme cette science : l'élyséelogie (13'18 Acte 4).
« En route vers la Grande Dépression ? », par Frédéric Lordon, sur les blogs du Diplo, 18 mai 2010 http://blog.mondediplo.net/2010-05-18-En-route-vers-la-Grande-Depression

Extrait :

C’est donc une gigantesque synergie négative qui est en train de se mettre en place à l’échelle européenne, chacun contribuant à créer pour les autres un effet dépressionnaire supplémentaire et tous s’entraînant mutuellement dans la pente. Pas besoin d’être prophète pour annoncer que ce ralentissement organisé, d’une extension et d’une intensité inouïes dans l’histoire européenne, va avoir des conséquences récessionnistes comme on n’en a jamais vues. Comme toujours, il va falloir du temps pour qu’elles se matérialisent pleinement – le pire des effets peut être attendu à partir d’un horizon de deux ans, et entre-temps ce sera une longue et irrésistible descente.
Je me désespérais de ne rien vivre d'historique, comme si on était plongés dans une période anesthésiée par la consommation et l'apathie. Je crains qu'on ne vive un éclatement gigantesque...
Et bien, je sais pas pour vous, mais perso ce scénario apocalyptique de Lordon, m'excite au plus au point ! E viva !
Je vais attendre un semestre avant de réagir à cette émission...
« La colère », par Flore Vasseur, chronique sur France Culture mardi 18 mai 2010 http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10714-18.05.2010-ITEMA_20228065-0.mp3 ( fichier mp3 )
Cet aprème je me suis retrouvé dans le salon d'une étude de notaires parisiens... Quelques minutes d'attente dans un fauteuil confortable avec, comme chez le médecin ou le dentiste, une table basse proposant magazines et revues. Peu de revues à vrai dire mais encore moins de diversité : un exemplaire du figaro madame, un autre du figaro magazine et un troisième du... figaro du jour ! Ah si quand même un numéro des échos je crois...

J'ai souri en pensant à certains @sinautes qui sont scandalisés par le sectarisme anti-sarkosyste du site et des forums... La prochaine fois (s'il y en a une) j'apporte mon monde diplo et mon alter éco !

;-)
Merci pour l'émission passionnante. A l'anti-"ponctionnaire" primaire ,je souhaite une soirée sereine maintenant qu'il s'est débarrassé de sa bile.
On pourrait surnommer Lordon l'homme qu'on comprend toujours même si ce qu'il dit reste très technique et complexe !

Sinon il y a un moment qui m'a choqué lors de l'émission. C'est quand on parle de la pérennité du système financier tel qu'il est actuellement, le deuxième invité dis quelque chose "oui certes, les crises vont se multiplier mais entre deux crises ça marche, et la dette est repoussée pour plus tard" ce qui pour moi se traduit par "On s'en fou si on fonce droit sur un mur, vu qu'on ne sera surement pas là quand ça arrivera" !
Je crois que je deviens idiot car pendant tout l'émission, et en lisant les commentaires élogieux sur le forum, je trouve que Lordon se "Touatisse".
Mais par contre, je trouve l'émission fort intéressante car l'on a au moins la propagande non officiel, pour rester raccord avec l'un des premier mots sortant de la bouche de M. Lordon.
Tiens, la partie sur l'irrationalité du marché cachée par des modèles mathématiques m'a rappelé cet article :http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article1079 .
je n'attends qu'une seule chose, que l'émission soit accessible à tous. Et après je fais tourner un MAX...
Merci pour avoir invité Lordon. Je l'écouterai une nouvelle fois pour être sûre d'avoir tout bien compris et pour me faire plaisir. J'ai complété ce visionnage par l'écoute de l'émission de "Parlons net" avec Jacques Généreux qui propose de couper la tête, les bras et le reste aux spéculateurs. C'est indispensable d'entendre des économistes tenir un autre discours que la soupe qui nous est servie en permanence comme par exemple sur France inter dans la tranche de Demorand, pareil ou presque pour France culture. Et pourtant le "grand public" devrait avoir accès à une autre approche de la crise , de son origine et de ses remèdes.
J'espère que vous allez continuer ces invitations qui me font encore plus apprécier ASI. Le prochain pourrait être Jacques Généreux ?
Une émission qui ne me fait pas regretter mon abonnement !
(D'accord, je ne suis pas la première à le dire, mais tant pis)
Ailleurs, les analyses des économistes critiques sont tellement rares ...

Dans une émission récente de "C'est à dire" sur la crise , Christophe Barbier pontifiait comme d'habitude et le plus à gauche était Denis Olivennes . Tout ce beau monde tombait d'accord pour considérer avec mépris les altermondialistes, comme si la critique de la mondialisation libérale, de la dictature des marchés, des dégats causés par les interventions du FMI n'était plus d'actualité ! On reste admiratif devant tant de lucidité unanime ... Mais il n'y avait personne pour contester.

Autre exemple : dans l'émission de France Culture "L'économie en questions", on pourrait s'attendre à l'organisation systématique d'une diversité de points de vue. Reconnaissons que Dominique Plihon du conseil scientifique d'ATTAC est présent de temps en temps. Mais lorsqu'il est absent, c'est apparemment impossible de lui trouver un remplaçant, ni à ATTAC, ni à Alternatives Economiques, ni ailleurs. Si bien que samedi dernier, lorsque les économistes présents ont écarté d'un revers de manche la question de la taxation des revenus financiers, il n'y avait personne pour relever. Personne pour faire l'inventaire des mesures possibles, de ce que chacune pourrait rapporter, et d'élargir à toutes les mesures concernant la justice fiscale, la spéculation, les transactions financières ...
Emission brillante :il aura fallu attendre une telle crise pour découvrir enfin quelques clés du système,
dommage... on fera peut-être mieux la prochaine fois...

Je trouve que cette émission devrait être en accès libre :ce serait d'intérèt public, non ?
et, pour les hésitants, cela donnerait une très bonne raison de s'abonner au plus vite I !

Merci enocre et continuer car vous ne savez pas combien vous nous êtes indispensables :-)
Bravo sauf sur la parenthèse Sarkozy, cheveu sur l'excellente soupe servie lors de ce débat. Sortez nous des Frederic Lordon toutes les semaines,c'est sur que c'est à des années lumières de nos commentateurs de JT. Ceci dit vous ne faites pas marquer des points à la profession de journaliste en montrant que certains chercheurs un tant soit peu communiquant sont beaucoup plus pertinents et intéressants: C'est vrai en économie mais aussi par exemple en histoire -voir les pitoyables portraits d'Henry iV trouvés dans les médias nationaux à comparer par exemple au numéro spécial de l'Histoire sur le sujet compilant les travaux des spécialistes du sujet. Beaucoup de sujets scientifiques et techniques (informatique par exemple) deviennent illisibles passés à la moulinette réductrice des médias. Il est vrai, et c'est bien montré par Nicolas Cori; que le scientifique se domestique pas facilement car il faut un travail d'approche et de mise en confiance bien compréhensible lorsqu'il constate la distance qui le sépare du discours médiatique. Voir également ce qui est expliqué par Jérome Prieur et Gérard Mordillat dans la post-face sur leurs émissions sur l'origine du christianisme : Un travail de mise à niveau puis d'approche de plusieurs années avant d'arriver à gagner la confiance de tous les exégétes participant à leurs émissions mais le résultat est particulièrement convainquant sur ce sujet difficile et polémique. Avec plus de temps de part et d'autres -media comme lecteurs- on pourrait vraiment être beaucoup mieux informé car la matière intéressante existe.
Un petit commentaire non économique et pourtant généreux : C'est le regard gourmand de notre @nimateur à chaque intervention de Frédéric Lordon...
J'ai moi-même été littéralement happé par son scénario et son discours d'une clarté inouïe au milieu de tant d'enfumage de la part des pseudo experts et autres sujets d'une minute 30 démédias !
Cher Daniel, je comprend et vous rejoint dans votre gourmandise !

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superbe émission... parfaitement édifiante...!
J'ai la sensation que je vais me coucher moins con ce soir... et croyez moi, crise financière et économique mises de côté, c'est une sensation plutôt agréable...
Pardon d'avance, je n'ai pas lu tous les commentaires, mais je me permets de partager mes premières impressions (il est tard ici au Japon, j'ai le cerveau fatigué).

Je trouve passionant, ces derniers temps, ces émissions faisant la part belle aux explications et opinions diverses sur l'état de l'économie et de la finance mondiale - bien que cela s'écarte un peu de l'analyse pure des médias, c'est un sujet qui, je pense, est au coeur de l'actualité mondiale et n'est pas traité de manière aussi complète ailleurs (mais, notez, je n'ai pas vraiment accès aux médias "traditionnels" français, je dois me contenter d'Internet et du filtrage de l'info par le biais de mon choix de flux RSS et compagnie).

Comparé à l'émission avec Mélenchon, je ne peux que souligner à quel point il est agréable d'écouter un débat où les participants ne s'interrompent pas à tout bout de champ, et où il y a une certaine écoute. Les idées vont à peu près jusqu'au bout, et on ne se perd pas dans un gloubi-boulga d'objections.

Cependant, bien qu'il soit agréable que le petit nombre de participants et l'entente des deux invités sur un certain nombre de sujets - au moins sur l'observation des faits - permette une clarté du débat, au fond, j'ai l'impression qu'on a eu une discussion à sens unique. Comme je l'ai lu dans un des messages postés au-dessus (je ne sais plus exactement de qui, j'en suis navrée), il manquait un vrai contradicteur.

Par exemple, sur la nationalisation des banques, qui aura pu en faire bondir plus d'un (dont un dans mon entourage), le débat aurait mérité d'être un peu plus développé. Un contradicteur à l'écoute, c'est possible, en tous cas dans mon entourage... pourquoi pas aussi sur @si ? (À moins que les invités possibles soient tous trop imbus d'eux-mêmes et de leurs idées pour ne pas réussir à s'assoir 5 minutes en silence et ne pas objecter à tout va) (Mais je n'ose le croire).

Toutefois, c'est peut-être (sûrement?) un parti pris de cette émission, qui, pour le coup, pourra se prévaloir d'un certain "engagement". L'opinion et les affinités politiques d'@si sont assez claires, et ne me dérangent pas le moins du monde - dans la mesure où cela ne froisse pas trop mes orientations personnelles. À partir du moment où l'on garde cela en tête (Libé et le Monde Diplomatique, c'est quand même une certaine orientation), cela permet de prendre un peu de recul sur les idées proposées, et je trouve cette émission malgré tout brillante.

Je regrette sur ce point qu'@si ne soit pas "accédé" (car pourtant accessible moyennant abonnement) par le plus grand nombre.

Sur ce, je file me coucher...
Bravo ! Rien d'autre à ajouter.
Encore un moment magistral,surtout la dernière partie, que tout citoyen devrait entendre si il veut rester un citoyen actif et vivant.
quelle pédagogie! quelle clarté! face au néant, au trou noir de la nomenclatura médiatique du royaume d'Ubu
F Lordon apparaitrait presque comme un messie, un prophète, ou un extra-terrestre ctàd un a-normal
merci à vous
j'ai une question débile à poser, peut-être que dans un thème comme "nationaliser les banques" trouve-t-elle sa place ?
hum, je me lance :

pourquoi ne dévalue-ton pas l'euro ? serait-ce pertinent de le faire ? à quel niveau cela pourrait-il se faire ? (je suppose banque européenne, qui est indépendante; d'ailleurs : et si tous les gouvernements le voulaient mais pas la BE, comment ça se passerait ?)
et lémarchés ? ils en diraient quoi lémarchés ? (donc les banques)
L'équipe d'@si, s'il vous plaît, ajoutez des fonctions qui permettent de partager sur des réseaux sociaux les émissions ou articles votés d'utilité publique. L'outil se limite aux vite-dit mais c'est bien insuffisant !

J'ai voté pour cette émission et j'aimerais la partager avec le plus grand nombre de personnes possible, mais je ne peux pas.
[large]PLEASE, outillez nous pour qu'on partage.[/large]
Merci pour cette émission, avec de bons invités, qui se respectent, s'écoutent mutuellement sans se couper intempestivement la parole, et déroulent au fil du temps une pensée intelligente, construite, hétérodoxe. Putain on respire !
Quand je pense au cercle des abonnés, si réduit, j'en ai mal au cœur. Tout le monde devrait regarder ça, absolument tout le monde.
Cette histoire de crise grecque me tapait déjà sur les nerfs. Je recevais très mal les commentaires de mes proches disant "ah ben oui les grecs ont menti", ou "évidemment quand on jette l'argent par les fenêtres". Un discours banal, qui justifie tout, les privations dont les grecs vont faire l'objet, les politiques sociales (ah la blague) les plus abjectes.

Maintenant j'ai les idées plus claires, plus claires sur la question, et ce discours ambiant, je ne pense pas pouvoir le supporter longtemps. Mais je ne suis pas Lordon, et ne saurais argumenter comme il le fait. Comment discuter avec ses proches et leur faire entendre une pensée différente ? Une pensée qui les pousse à regarder là où ils ne peuvent ou ne veulent pas le faire ? Lordon est décidément indispensable, nécessaire, je commence à lui en vouloir de ne pas intervenir davantage, même si bien sûr je comprends sa position.

Ce qu'il dit de la dépossession par le privé du bien commun est si important. Pourquoi coordination et régulation ne s'imposent pas à la classe politique comme la seule solution pour sauver des démocraties en faillite d'elles-même ? Pourquoi ? Mais où bordel, est passé le courage en politique ? Il y a de quoi devenir fou, je ne comprends pas je ne comprends pas. Pourquoi opérer des choix qui plongeront des millions de personnes dans la misère. Bientôt plus de soins, plus d'éducation pour les pauvres, mais plus non plus pour la classe moyenne, qui supporte en vérité une charge d'impôt beaucoup, beaucoup trop lourde. Trop lourde à terme pour maintenir un niveau de vie correct, à l'heure où les assurances seront devenues hors de prix et l'école hors de portée. Putain je ne comprends pas.

Lordon a tellement raison lorsqu'il évoque la notion de croyance. Elle est au cœur des politiques économiques et joue à pleins tubes.

Bref, du grand @si, du très grand.
on serre l'étau
on sert les taux
on resserre l'étau
on resserre les taux

ad lib...
on pourrait rêver à une révolution du vivre ensemble :

- décréter contraire à l'intérêt commun ce qui va l'encontre du plaisir de vivre ensemble
-décréter une nouvelle forme de protectionnisme : non pas entre état, mais entre peuple et exploiteurs d'icelui ; ça sent l'internationale, ça
-une nouvelle Internationale ; pas prolétarienne, mais simplement de gens de bonne volonté
-décréter le productivisme, l'industrialisation ennemies de l'humanité; limiter de fait la taille des entreprises , un vieux rêve des Lumières.

Après le tiers-état, c'est le tiers-monde qui se réveillera. Ce terme est tombé en désuétude a la fin de la guerre froide. C'est bien dommage, on devrait le réveiller et lui redonner un sens différent.
Merci beaucoup,

Frédéric Lordon est un sacré pédagogue.
Malheureusement la nationalisation des banques ne se fera jamais.
Si peut-être ..... après 5 milliards de morts.......

Je l'inviterais bien dans mon petit café près de chez moi (50 places maxi) pour discuter en petit comité et se souler la G. et pour oublier.

Sniff !!!

Bien à vous

http://www.mediapart.fr/club/blog/Jean%20M%C3%A9zi%C3%A8res
Chers @sinautes,
Je poste en bout de forum afin d'attirer l'attention de tous sur la teneur des messages de monsieur Guyot puisque je suppose que beaucoup ne les lisent plus.
Jetez un oeil, je vous prie, à la liste de ses derniers envois. Vous constaterez qu'aucun ne concerne les thèmes des divers forums où ils sont postés. Tous en revanche ont quelques points communs : ce sont tous des messages qui visent le même @sinaute, ce sont tous des messages fielleux, insidieux, visant à blesser et à éreinter par des attaques incessantes, personnelles, méprisantes et dégradantes.
Chacun peut constater qu'il ne s'agit plus du tout d'une anicroche un peu enflammée entre deux contradicteurs mais de fiel agressif et malveillant n'ayant plus aucune mesure avec le débat. Pour exemple, en arriver à souhaiter la mort de son interlocuteur sur un forum me paraît franchement malsain.
Non content d'être parvenu à dégoûter de se réabonnerce contributeur intéressant, courtois et attentif à ses interlocuteurs, monsieur Guyot s'est manifestement donné comme objectif de le chasser de tous les forums en le poursuivant de sa hargne venimeuse.
Si nous souhaitons tous pouvoir nous exprimer en confiance sur le principe que les forums sont des espaces de dialogue et d'échange qui supposent donc une bienveillance mutuelle et une volonté de se comprendre sans procès d'intention ni désignation d'ennemi, je crois qu'il faut que nous ne laissions se dérouler sous nos yeux cet acharnement. Je vous invite en conséquence à user du bouton d'alerte et à l'indiquer dans un post.

Désolée pour la répétition, je me suis trompée de forum (celui de la semaine dernière).
Pour ceux qui n'aurait pas vu F.Lordon dans le fond de cette librairie nommée Tropiques....

C'était il y a plus d'un an mais c'est succulent, on attend toujours la blague sur J.Attali...coupée au montage.

Plus orientée médias, la conférence les jeudi d'ACRIMED, le jeu du "avant/après" (si ma mémoire est bonne), un régal.
Bon, je crois que c'est la meilleure émission que vous aillez faite.

C'était absolument fantastique, limpide et passionnant. Je reprends un abonnement dès maintenant rien que pour ça.
Continuez !

Vraiment chapeau. Lordon est exceptionnel et le journaliste de libé a permis le débat, et vraiment c'était agréable.

Putain enfin un avis différent du plan "magique" de l'UE, alors que personne n'y croit, enfin quelqu'un qui le dit. Vraiment quel soulagement, des semaines que j'enrage devant les "lémédias", la communication foireuse des puissants, et j'entends enfin quelque chose de sensé.
Super émission.
J'en suis au 4eme visionnage, et je n'ai pas encore tout compris.
C'est dense, la vache ... :)

Je note un effet de bord, involontaire mais étrange : entre celle-ci et une émission passée où Laurent Joffrin était invité, je réalise avec effroi combien, sur un plateau, certains membres de l'équipe de Libération semblent coutumiers d'une insupportable langue de bois.
Excellente émission, intelligente mais compréhensible, sur un vrai sujet de fond. Bravo.
Dans le même sens que ce qu'explique Monsieur LORDON il faut allez voir le blog de Paul JORION qui nous explique aussi très clairement la réalité de ce qui se passe et à quelle sauce nous allons être mangée!!!
Bon, je suis fan de Lordon, mais si vous êtes à court d'idée, ou si "Fred" n'est pas libre, pensez à Michel Husson, ou Jean Gadrey, Alain Liepietz, Genevieve Azam, Jean-Marie Harribey, que sais-je encore ? Ah si, Pierre Larrouturoux, par exemple... Autant de gens somme toute moins médiatiques, même comparé à la modestie télévisuelle de Lordon, mais qui vous expliqueront la crise aussi bien.

Super émission... Pauvre Cori, il devait se sentir comme à l'examen.

Un détail n'a pas été abordé : si ça marchait si bien à la rubrique éco de Libé, pourquoi ils l'ont foutu à l'Elysée, sujet autrement plus chiant ?
Excellente émission.
J'ai l'impression d'être un peu moins crétin après qu'avant.
DS y met fin un peu brutalement je trouve.
Je ne détonnerai pas de mes prédécesseurs pour dire que j'ai apprécié cette émission. Mais ce que je voulais préciser, c'était que cet enchaînement d'émission autour des questions économiques et financières me parait salvateur et nécessaire, j'approuve totalement, quitte à ce que le côté décryptage de l'information soit moins présent (même s'il est un fil conducteur).
Merci encore pour cette excellente émission.La démonstration de Frédéric Lordon est impeccable.
Bravo pour cette série de trois , véritable ballon d'oxygène en contrepoint de la bouillie innommable servie par les médias.
Continuez. Vous faites oeuvre de salubrité publique.
J'ai revisionné l'émission. Les problèmes de fond sont :
-les politiques sont détachés du peuple
-ils se soumettent (volontairement ou non) au pouvoir économique
-les médias ne transmettent ni critique, ni réflexion, ni information hors de la doxa et maintiennent donc (involontairement ou non) la population dans l'ignorance
-à sauver les banques, on sauve les actionnaires qui s'engraissent consciemment et seront sauver par les contribuables (qu'ils ne sont pas grâce à l'évasion fiscale ou au bouclier fiscal amicalement mis en place par notre président)

Eu égard à tout cela :

-comment ne pas devenir marxiste ?
-comment ne pas devenir haineux ?
-comment reprocher à ceux qui se révoltent de le faire ?

Merci Asi de lutter contre le mensonge orchestré.
I love Frédéric Lordon

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Un seul mot : Excellent.
Non, deux : bravo @si

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Lordon est génial! Merci!
Il donne une leçon de pédagogie de rectitude intellectuelle et il fait de plus preuve d'une grande bonté envers Cori alors qu'il aurait pu le ridiculiser (plus qu'il ne le fait lui même).

Cori est énervant car on le sens en permanence retenu et langue de bois: "ce n'est plus moi qui m'occupe de l'économie donc la une de Libé je ne peux la commenter"

Il est systématiquement d'accord avec Lordon: On attend la preuve dans libé! Sinon un journaliste avec une déontologie devrait être irrité que son journal dise l'inverse dans le domaine ou il est le spécialiste maison!
rendez-vous!
Et oui de nouveau quel bonheur cette émission qui fait suite comme un internaute l'a déja remarqué, aux précédentes aussi excellentes
Je viens d'écouter Jacques Généreux sur Marianne2 reprise de son intervention à France Info: vous devriez l'inviter. Intelligent, énergique, lumineux.
« Gérard Filoche et les 500 familles », par Olivier Bonnet, sur son blog Plume de presse, 10 mai 2010 http://www.plumedepresse.net/spip.php?article1415

http://www.lepost.fr/article/2010/05/14/2073645_reforme-des-retraites-l-analyse-de-gerard-filoche-ps.html
Emission passionnante. Je ne connaissais pas l'économiste, qui est brillant. Le débat m'a paru déséquilibré, en ce que le journaliste était timoré, relativiste, et qu'il ne faisait pas le poids face à son interlocuteur. Du coup, l'échange n'a pas vraiment pu se faire. Mais de ce fait, l'émission a plus glissé vers la contre-information que le débat médiatique, plus que les émissions précédentes je trouve, ce qui lui a donné tout son intérêt.

Sur le fond, c'est déprimant et révoltant. J'hallucine de voir combien le pouvoir se couche devant l'économique. J'en parlais cette semaine avc des collègues du fait que la souveraineté disparaissait et que les politiques y renonçaient sans trop de gêne. On sent là le poids de l'idéologie : la liberté jusqu'à l'inacceptable, jusqu'au renoncement du pouvoir, jusqu'au refus de la force coercitive du pouvoir vis-à-vis des acteurs financiers et bancaires ; la peur de l'interventionnisme étatique, synonyme pour beaucoup de retour de Staline au pouvoir. Là aussi, on est dans l'irrationnel...

Et on va se coucher devant les banques, c'est sûr. Or, si on pose les cartes sur la table comme l'a fait l'invité, on se rend compte que la machine immense dont les politiques craignent l'explosion peut être contenue par l'Etat...

Plus ça va, plus je me dis qu'il nous faut un Mélenchon.


PS : prochaine émission = Touati VS Lordon ?
Ce que je regrettes le plus (mais peut-être le problème à été soulevé plus amont) POURQUOI ce genre d'économiste n'a pas sa place dans les médias "de grande diffusion"? Les personnes sur le plateau en ont parlé, j'en suis conscient, mais pourtant rien n'est fait pour inciter à écouter ces personnes. Je ne dis pas qu'elles ont raison, je dis juste qu'elles apportent un éclairage critique, différent et relativement nouveau face à la bouillasse totalement uniforme qu'on nous sert à longueur de journée.

Je suis vraiment fatiguée d'entendre toujours les mêmes économistes, toujours les même, je vous assure, qui nous resserve toujours le même refrain. Refrain qui va toujours dans le même sens et qui sont totalement incapable de chercher des idées ailleurs, différentes.

Dommage donc de n'avoir cet excellent débat, enfin ça a pas trop débattu car ils étaient plutôt d'accord, mais au moins exposé, dans un monde plus visible. Je ne crois pas que les gens soient dotés de suffisamment d'esprit critique et de capacité de recul comme nous incitait à faire le présentateur du "dessous des cartes" (superbe émission au passage). Ce genre d'exposé les inciterai, les obligeraient même, à le faire.

Merci à @si et aux participants.
Lordon m'a convaincu, moi riche je comptais prendre un appartement à Las Vegas mais la je suis converti, loué soit Melanchon et Besancenot les prophètes, je vais payer mes impôts malgré que tous les conseillers financiers ne cesse de dire que celui qui paye un impôt/taxe est celui qui ne peut y échapper. En plus je vais les payer en retard comme ca 10% en plus pour l'état.
Et puis avec la nomination prochaine du fils de Sarkozy à la tête des banques nationalisés je suis sur que l'argent des français sera bien géré.


Amen Dormez tranquille Lordon a la solution à tous nos problèmes.
Ce qui est vraiment dommage c’est que Frédéric Lordon, qui a raison, n’aille pas plus loin sur les responsabilités ! Il envisage des solutions à travers la nationalisation des banques ou le « défaut ». Pourquoi ne dit-il pas clairement que les déficits publiques (aucun budget n’a été équilibré en France depuis 30 ans) ont été engendrés par de piètres élus politiques qui, par corporatisme, par pression des lobbyings, par populisme, par ignorance de la finance, ont laissé filé les comptes des Nations pour que le bon peuple des ré-électeurs consomment, jouent, jouissent d’un bien-être qu’on leur a vendu à crédit ?
Si la crise de l’Euro a mis en évidence les faiblesses et les failles de cette monnaie (et la Grèce n’est qu’un des nombreux maillons faibles de cette tragédie) et que pour y faire fasse, au-delà des 750 milliards d’€, il faudra mettre en place des règles strictes qui s’imposeront à chaque Nations, même (et surtout) au moment des votes des budgets par chaque Parlement, elle obligera chaque pays souhaitant partager cette monnaie à se soumettre aux règles qui construisent justement une MONNAIE et fondent ainsi la CONFIANCE : une monnaie, un territoire , une économie, une fiscalité, une redistribution sociale tendant à s’harmoniser sur l’ensemble des 16 pays qui sous-tendent l’Euro. Et la première mesure à prendre pour l’ensemble de ce territoire Euro ne serait-elle pas qu’aucun élu, ne puisse briguer 2 mandats consécutifs limité à 4 ans? S’il a été pertinent dans ses choix, les électeurs seront au rendez-vous à l’année 8. Plus de discours essayant de ménager la chèvre et le chou (électeurs, marché ?), plus de copinage élus, banques, oligarchies, groupes de pression, syndicats, prébendes et privilèges…etc.etc. Retour à la notion de SERVICE PUBLIC, au service d’un peuple qui échange, consomme et exporte avec une même monnaie l’Euro.
Belle émission, enrichissante sur le plan intellectuel et qui nous invite à la lucidité.

...mais nous continuerons de tourbillonner tous seuls, pauvres petits acteurs économiques que nous sommes dans le maelström des banques et de leurs thuriféraires.

Mektoub itou !
Bien évidement cette émission est excellente, où comment lorsque l'on est un brillant universitaire on arrive à conquérir grâce à son discourt par delà les bancs de l'amphithéâtre.

Cela dit, "venir au secourt de la victoire" Mr Lordon est tout aussi facile que d'être le St Jean de l'apocalypse et d'annoncer la fin du monde en proposant une alternative toute aussi farcie d'incertitude plutôt que de laisser le "Système" (Politico-Financio-Médiatique) actuel se donner le droit de ne pas mourir par lui même !

La Nationalisation des banques est une excellente idée.
Le "hic", est que cette démarche ne peut être que supranationale.
Comment envisagez-vous les réactions mondiales à ce type d'action nationale (voire même dans une envergure fantasmagorique extrême Européenne).

L'économie, qu'on le veuille ou non, est intiment lié à la vie politique ; toucher à ces organes génitaux de l'économie, c'est évidement un acte politique et qui a des antécédents que l'on pourrait facilement assimiler à du Marxisme (du moins dans son sens littéraire).

L'application du cas extrême de l'hybride Karl-Marx-Adam-Smithiène de la nationalisation des banques comme instrument de régulation d'une économie de marché, comme vous l'entendez, ne peut-être que l'ersatz d'une structure supranationale, ou pour le moins d'une entente coordonée entre les pays du G20.
Vous sautez sur votre chaise de la "Nationalisation" comme d'aucuns sautaient sur "l'Europe" de Mr De Gaule, mais la aussi, prenez les deux minutes nécessaire à la compréhension globale du problème.

Un état qui nationaliserait ces banques serait en proie aux réprimandes du marché actuel et les impactes sur toute l'économie sont imprévisibles avec un sentiment de risque qui prédomine et donc une action solitaire très fortement improbable.

Les prises de parole que vous faite, sont écoutées avec beaucoup d'attention, cette émission comme d'autres de vos interventions ne proposent pas de démarches pratique et factuel pour arriver à ces fins.

La nationalisation des banques ne doit pas être une réaction à ce cas extrême de banqueroute des états, mais une construction en amont, où les instruments législatifs, les institutions, les marchés ont étés préparés.

- on ne gère pas une salle des marchés de la même manière avec des banques nationalisées.
- on ne gère pas la BCE de la même manière avec des banques nationalisées.
- bref on ne gère pas de la même manière l'économie d'un état avec des banques nationalisées.

La guerre que vous dessinez entre le bon état social et le méchant état capitaliste qui attend patiemment "tapis dans l'ombre" l'évènement, tant attendus de la chute de ce dernier, et bien cet évènement n'aura pas lieux.

Cet évènement n'aura pas lieux parce qu'il est lié à autant d'évènements incertains que la réussite du votre.

L'argent ne se crée pas, l'argent ne se perd pas, l'argent se transforme (transposition chimico-économique Lavoisieriène) où plus prosaïquement lorsque l'on jette un chat en l'aire, il retombe toujours sur ces pattes.
La bourse chute, mais la chine fait 9% de croissance et nous vivons tous sur terre, et la terre est économiquement gérée par les mêmes puissances.

Et bien si vous ne proposez pas, ou ne vous incluez pas dans un mouvement en amonts qui propose cette transition où l'économie est une branche d'une action plus globale, même si vous n'êtes pas candidat vous serrez élue au poste de troubleur-de-fête à clochette ; Poste nécessaire au système actuel.

Je comprends tout à fait que votre rôle n'est pas de faire de la politique, vous perdriez votre crédibilité, mais joindre votre crédibilité actuel à d'autres dans leurs domaines de compétence, créerait une dynamique de "force des sages".

Plus simplement, la question à laquelle le nombre grandissant de gens qui écoute le discourt que vous défendez se pose est :

Comment réellement et concrètement passer du système actuel à un système hybride de nationalisation des banque / marché libre, et de quelles banques parlez-vous (nationales ?, européenne ?, G20 ?)

(Vous citiez J-P Sartre pour la création Libération, je me joint à lui pour le nombre de fautes par centimètre carré).
M. Lordon est un anti-modèle mathématique : il a des inputs corrects, et fait des conclusions fausses à chaque fois. Effectivement, la finance, c'est de la confiance, de A à Z. Effectivement, les banques sont centrales car elles financent l'économie et les ménages par le crédit. Effectivement, les banques font de moins en moins bien leur métier de financier de l'économie car elles ont fait des gains d'argent sur les marchés financiers leur but premier. Mais M. Lordon en conclut qu'il faut nationaliser les banques pour que l'Etat les oblige à revenir à leur métier initial, ce que le passé des banques nationales françaises (le Crédit Lyonnais, ça vous rappelle quelque chose ?) a prouvé être une idée complètement aberrante, alors que pour ce faire il y a une idée très simple à mettre en oeuvre qui ne nécessite ni ingénierie financière complexe ni crise cataclysmique :

- interdire les produits dérivés et rétablir des ratios prudentiels élevés
- interdire aux banques possédant la garantie de l'Etat pour les dépôts des particuliers de faire du trading

Une fois ces deux points mis en place, les banques que M. Lordon veut nationaliser n'auront aucun autre choix pour gagner leur vie que de financer l'économie réelle. Aller, je ne suis pas chien, sous ces conditions, je laisserais même l'Etat en ouvrir une !

Pourquoi M. Lordon conclut-il de travers ? Sa tirade de fin d'émission nous apporte la réponse. Alors qu'il la présente sous couvert d'efficacité économique, sa proposition de nationalisation des banques répond en réalité à son objectif politique : changer l'équilibre actuel, qu'il qualifierait sans doute de déséquilibre, entre ceux qu'il appelle les possédants et l'Etat social. Quelle est la prochaine étape du plan Lordon ? L'abolition de la propriété privée, la mise en commun des outils de production ? Merci M. Lordon, nous écouterons vos explications sur l'économie et la finance avec plaisir car vous possédez un esprit didactique hors pair, mais nous nous passerons de vos vieilles lunes idéologiques.
Je ne comprends pas... en quoi un discours ambivalent est-il impossible à gérer pour l'état?

Les bac+12 de la finance sont suffisamment formés pour comprendre la nécéssité d'un mensonge étatique qui préserve la confiance des ménages... et les médias sont suffisamment peu équippés/regardants/analytiques pour décoder ce paradoxe "à la télé".

Pour moi, c'est simplement une erreur de communication, cela n'a rien d'impossible.
....
Excellente émission
Avant cette émission j'étais inquiet, pas tranquille, voire en colère... bref, appelons ça avoir le trouillomètre proche du zéro. Après l'émission l'aiguille n'a pas varié mais je ressens comme un léger mieux : je sais mieux pourquoi il y a lieu d'être inquiet. Parce que si je suis partant pour la révolution je ne suis pas certain que l'état social soit plus fort que la gente possédante.

En attendant qu'on me coupe ma connexion pour cause de non-paiement je m'empresse de remercier la rédaction pour cette émission éclairante, pour ne pas dire lumineuse.
En complément à cette mission, la lumineuse intervention de Jacques Généreux sur France Info au sujet de la "crise", face à des journalistes qui ont bien besoin d'être éclairés. Cà dure 1 heure, mais là aussi, çà vaut la peine! Abiker a été à bonne école.
Petit rappel, 13/08/09, réaction sur le premier passage de Lordon. C'est un peu long, pas forcément bien écrit, mais contrairement à Lordon, qui avait donner une vision politique, nationalisations, agences de notation, endettement, flash trading et autres, CAC40 à 3524, autant dire par une concours de circonstance, à l'identique d'hier 3560.



Concernant les marchés actions, regarder la chute ponctuelle de fin de semaine n'a pas grand sens si on omet la configuration particulière d'un grand pont, même si les marchés sont ouverts, beaucoup d'opérateurs ne sont pas là, crise ou pas, il faut aussi penser à ce que l'on ne voit pas directement du marché,la fin de cotation des dérivés sur les grands indices du mois de mai, vendredi prochain, dérivés qui ont comme à l'ordinaire arrêtés d'être côtés jeudi. Le gros du résultat de la bataille contre les spéculateurs sera donné vendredi prochain à la clôture des marchés, si le niveau est bas, ils ont gagnés, si le niveau est haut les banques ont perdu face au sentiment haussier qui dominait, il ne serait donc pas étonnant qu'on se batte toute la semaine entre 3500/3700, disons une fin à 3650, 3653 pour le fun.

Pour l'Euro, il n'y a absolument rien d'alarmant à sa chute. Comme Lordon l'a rappelé, les plans de sauvetage, dont celui de l'Argentine, mais aussi des autres, s'effectue avec une dévaluation en parallèle. La chute de l'Euro, c'est la dévaluation, rien, de plus, rien de moins. jusqu'où ira t on? difficile à dire. Le Figaro en parlait jeudi, et indiquait qu'au dessus de 0,8 (!!), il n'y avait aucune crainte. Je doute qu'on aille jusque là, les forces inverses, de diversification des réserves monétaires des grands détenteurs sont toujours en cours, c'est là l'occasion d'acheter à pas cher, et également de faire des achats dans le but de soutenir la valeur, sous peine de voir la valeur de ses propres réserves baissés. Deux puissants mouvements inverses donc, peut être assistera t on à une forte résistance à 1,18, la parité d'apparition de l'Euro, parité qui pourrait arranger beaucoup de monde. Et puis n'oublions pas qu'il n'y a pas que la parité avec le $ qui compte, quid des autres? (l'Euro peut très bien baissé car le $ monte... ce qui avec la reprise constaté aux USA mais peu en Europe est aussi logique, il n'y a pas que la faiblesse de la zone Euro qui fait baisser, mais aussi le différentiel de croissance avec les USA).

Pour les nationalisations, évoquées à la fin avec beaucoup de choses, la vision des choses données est un peu simpliste. Revenons d'abord sur ce que signifie un pays qui fait défaut à sa dette. Cela signifie certes qu'il arrête de payer, mais momentanément, ainsi avec l'aide de la CEE du dernier WE, c'est bien les pays de la zone qu'on soutient et non les banques, qui ne seraient que modérément affectées par une défaillance, la plus grande réaction venant des marchés et du sentiment très négatif que cela peut donner. C'est surtout ce sentiment négatif, cette perte d'image de crédibilité internationale de la zone, ce sentiment de fierté, au même titre qu'on a empêché les grecs d'emprunter aux chinois, qui a prévalu et non le sauvetage des banques, qui n'auraient qu'à reporter et rééchelonner leurs entrées liées aux prêts nationaux. Lordon parle d'ailleurs d'un deuxième sauvetage des banques dans son scénario catastrophe amenant aux nationalisations, après celui de 2008, signifiant bien que ce qui s'est passé le WE dernier, n'en est pas un.
Si le cours des banques ont joué au yoyo, tout en restant hier soir vendredi à peu près de 5 à 8% à un cours supérieur à celui de la fin de la semaine passée, c'est que outre les doutes sur les encours globaux d'endettement, qui ne sont pas une nouveauté, les nouvelles sur le front de la finance sont mauvaises, avec la SEC et la mise en accusation d'un nombre toujours plus grands d'établissements dans la crise de 2008, dont le Crédit Agricole, ainsi que l'avancement vers une loi de régulation aux USA, qui semblent indiqué que le législateur US ne va pas y aller avec le dos de la cuillère, car il faut bien comprendre que si crise ici nous avons, aux USA, outre le chômage massif, 2008 a aussi provoqué la perte des retraites d'un nombre important de citoyens, dont sont obligés par la force des choses, de s'occuper les représentants US, au sénat républicain et à la chambre des représentants démocrates, un peu plus tard. Il serait extrêmement étonnant que les démocrates reviennent sur les avancées des républicains dans le domaine. Les nouvelles ne sont donc pas bonnes et les cours en pâtissent logiquement, entrainant par la même les indices globaux.
Donc des nationalisations. Là ou Lordon n'y voit la possibilité que lors de cataclysme systémique, il y a tout une palette de scénarios. Car rappelons qu'en France, les banques ne valent rien. SG, CA 25Mds€, BNP 50, Natixis 10. Que pour prendre la SG par exemple, le plus gros actionnaire actuel est à 5,5%, hors personnel. A 8%, l'Etat deviendrait le plus gros actionnaire, doublé d'un client important et de la force de la puissance publique, il est déjà possible de faire pas mal de chose. Sans compter que l'Etat possède déjà quelques miettes. Donc avec 2Mds€, l'Etat peu prendre une part importante aux décisions de la SG!! Pas besoin de monter très haut dans le capital à 51, ou 33%!! C'est donc assez simple à faire.
On peut imaginer un autre scénario qui supporte quantité de variations, un scénario plus révolutionnaire dans l'esprit: sortir les établissements financiers des indices nationaux, créer une crise... en ne payant pas la dette( en dehors d'une nécessité vitale), les cours s'effondrent, les financières premières impactées sont bonnes à être ramassées pour pas chères, et on fait remonter le cours de tout le monde en redémarrant la machine et en injectant les quelques économies, faites par le non payement, sur les marchés...
Bref, tout cela n'attend qu'une volonté politique, qu'on ne trouvera certainement pas avec ce gouvernement, surtout si La France était seule dans le mouvement.

Enfin, pour une fois je vais reprendre les propos de Lagarde, citée au début de l'émission, dans une de ses interventions, précisant que l'Euro avait été sauvé par les pays de la zone. Rien de neuf, certes. Sauf qu'on peut y voir à demi mot, une petite escarmouche avec les anglais, qui ne payeront rien semble t il, alors que avec l'Euro c'est aussi la CEE qu'on sauve. Alors la première chose à faire avant de réfléchir au franc, n'est il pas la sortie de la GB de la CEE, qui profite de tous les avantages de la CEE en terme de subvention, de liberté de marchés, sans en payer un centime??? Le défaut de solidarité ne vient il pas premièrement de la GB?? A mon sens, si!! Ils ne veulent pas de l'Euro, de l'Europe, qu'on leur indique avec politesse la porte de sortie.
Beaucoup on dit que cette émission était réussie et intéressante, je l'ai aussi ressenti comme telle. J'aimerais simplement livrer quelques impressions et réflexions que m'a suscité ce débat.

1. Pourquoi l'économie mondiale engendre t-elle des bénéfices si elle ne repose pas sur des données et des méthodes concrètes et qu'elle répond à des mécanismes psycho-sociologiques ? Ne pourrait-on pas expliquer cela par l'effet Pygmalion ? On y croit, donc ça marche. Alors dans ce cas ne pourrait-on pas choisir un autre crédo? Qui définit les croyances depuis la nuit des temps ? Qui de nos jours à les moyens de les définir ? Je crois en un monde plus équitable. Ce n'est pas ridicule, c'est moins fréquent, c'est tout et on l'a moins testé.

2. Ce n'est pas parce qu'on a un bac +12 qu'on n'a pas de conscience. Pourquoi faudrait-il que 100% de ces économistes n'aient pas envie d'exprimer leurs opinions (diveregeantes) dans les journaux ? Quelques uns suffiraient et pas forcément à temps complet. Les grands médias pourraient en trouver, s'ils le voulaient, j'en suis sure. Le problème de la pauvreté didactique ne vient pas de là.

3. Intervention de F. Lordon dans un média : peut être pourrait-il intervenir à sa demande et non à la demande du média, quand il le jugerait nécessaire. Ainsi il conserverait toute sa liberté, aucune contrainte, donc pas de risque de succomber à la routine médiatique, comme je l'ai lu plus haut, il ferait un cours.

4. On écoutant F. Lordon je me suis dit que j'aimerais m'exprimer aussi clairement que lui. On comprend simplement ses raisonnements et pourtant il a une densité linguistique hors norme. (J'ai enfin compris une phrase contenant le mot "paradigme", c'est un signe.) Tout ces mots que Lesmédias n'utilisent pas au prétexte de la vulgarisation, on les assimile pourtant en écoutant F. Lordon. En revanche, pourquoi souvent ne comprenons-nous rien aux discours politiques, aux gargarismes des soit-disant experts à la mode, aux articles des journaleux propagandistes ? C'est parce qu'eux mentent ou ne comprennent rien à ce qu'ils disent. Ainsi il faudrait toujours se méfier des discours obscures pseudo-compétents qui nous renvoient notre ignorance comme seule fin.

5. Pourquoi à la fin de l'émission N. Cori répète le mot "cosmétique" utilisé plusieurs fois par F. Lordon ? Apprend-il un nouveau mot pour mieux jargonner plus tard ? A t'il fait le pari avec F. Lordon de le placer au moins une fois dans le débat ? Est-ce un mot courant utilisé en économie ?
Simplement pour vous dire que les traders n'ont pas BAC+12 et que vous entretenez la légende en disant cela. Ils ont en général autour de BAC+5 ou BAC+7. En particulier, il y a une partie non négligeable de la population qui a fait plus d'études (médecins, chercheurs...) pour des salaires bien moindres. Par ailleurs, ce n'est pas vrai comme on l'entend à un moment que toute personne ayant fait beaucoup d'étude veut gagner les bonus des traders. Il faut arrêter d'entretenir cette légende : il y a beaucoup de gens qui seraient capables d'être traders, mais que l'idée de faire un métier chiant et profondément immoral n'attire pas.
Bonjour ,
un petit rappel d'un site , déjà indiqué par un forumeur , où Lordon et d'autres s 'expriment :
http://jaidulouperunepisode.org/Interviews.htm
Aujourd'hui il semblerait que nous ayons tous les éléments "en main" pour corriger la trajectoire :
- nationnalisation des banques - maitrise des flux de biens et de capitaux par un système de contingentement
au moins européen - arrêt du massacre du service public - etc....
Nous savons la pertinence de ces prémisses , maintenant la question est de savoir quand tout ceci deviendra un
projet politique audible par le plus grand nombre, seul véritable moyen démocratique de corriger cette trajectoire.
L'idéologie dominante du néo-libéralisme a tellement imbibé les esprits de nos contenporains ( le libre échange c'est l'égalité , la liberté , la paix mondiale , etc) qui ont droit, de plus, à une nouvelle couche tous les jours lors de la messe médiatique du JT , qu 'on peut se demander quand arrivera la conversation
ou plutot à partir de quel niveau d' "insupportabilité" la masse réagira .Reste peut être un espoir avant le chaos : sarko a tellement retrourné sa veste pour prendre et garder le pouvoir qu'il pourrait une fois de plus le retourner et adopter le point de vue Allaisien et autres , et nommer finalement Lordon au ministère des finances !!
Enfin un @sinaute qui revient à l'essentiel loin de ces concerts de louanges et de la lordonmania .....avis court mais excellent .....merci Luc
Après D@ns le film et D@ns le texte, voici la série D@ns l'économie (3 émissions successive sur la crise de l'Euro)
Heureusement que Ligne J@une nous parle encore de la fabrication de l'information, des médias (autre que les JT) et de leurs influences.
Merci Guy !
Quand un économiste et un journaliste spécialiste en économie tombent d'accord pour dire que les "grandes mesures défensives" du week-end dernier seront au mieux inefficaces, au pire destructrices, quand Daniel brandit la une de Libé en demandant pourquoi les médias n'évoquent pas cet échec probable, ne voyez-vous pas le rapport avec la fabrication de l'information ?

Quand successivement @si passe en revue les unes de la presse papier et les unes de JT du lundi, du mardi puis du vendredi, ne trouvez-vous pas que nous sommes pile dans la question de l'influence des médias sur l'opinion ?

Quand N. Cori convient qu'il n'est pas en position de force pour révéler les infos du off, quand l'on entend les politiques jongler avec le double-discours destiné à un double-interlocuteur, ne sommes-nous pas pile dans la question de la véracité des infos diffusées dans les médias ?

Enfin, si, à l'heure cruciale où se joue l'avenir des populations européennes, trois éclairages sur la variété des discours économiques possibles, bien que dissonants dans le choeur consensuel des médias, ne vous paraissent pas opportuns, je me demande si vous souhaitez réellement une critique des médias, ou simplement des chamailleries croustillantes sur la manière de traiter des scandales essentiels comme Domenech, Zahia, Pugachev, Barbier...
Sur 1h30 d'émission, bien sur on parle 15 minutes de la une des JT et de celle de Libé. Est-ce là du décryptage ? Merci mais pas besoin d'@si pour faire ça.
Et les théories de Lordon, ce n'est pas chez @si que j'ai envie de les découvrir. Je suis assez grand pour aller sur son blog ou lire ses bouquins !
Ce qui pose question c'est plutôt de savoir comment ses théories pourraient avoir un impact médiatique ? Le rôle des blogs, des forums, des émissions de radio comme Là-bas si j'y suis où ses théories sont mises en avant. Un avis à priori minoritaire dans les médias peut-il émerger ? si oui comment ? via des appuis politiques ? si non pourquoi ? etc. etc.

Quand aux émissions de Guy, le thème de l'information débattue n'a pas d'intérêt en soi. Il sert juste d'excuse pour poser de vrais questions sur les processus de construction de l'information. Pour autant, ses émissions seraient plus enrichissantes s'il invitait aussi des chercheurs spécialisés dans les thèmes abordés plutôt que les seuls acteurs de l'information.
Nous ne sommes pas si éloignés, je pense. A plusieurs reprises, j'ai eu l'occasion de déplorer le manque de critique méthodique des médias sur @si. J'entends par là une exploration des questions que vous posez (Un avis à priori minoritaire dans les médias peut-il émerger ? si oui comment ? via des appuis politiques ? si non pourquoi ? etc. etc.), mais aussi une analyse systématique des discours, des intervenants, des enjeux et des intérêts de chacun. Je vous rejoins aussi sur la nécessité pour @si de s'entourer de chercheurs spécialisés.

Ce qui m'a surprise, c'est que vous vous en preniez à cette émission-ci qui invite un chercheur et un journaliste spécialiste et leur donne le temps d'exposer leurs arguments avec clarté et sérennité. Proposer et donner en exemple une forme de débat, inspirée de la pensée de Bourdieu, tentant de rassembler les conditions favorisant la compréhension du public mais aussi l'honnêteté intellectuelle des participants, ce n'est pas rien en matière de critique des médias. Certes, ça ne suffit pas à légitimer la mission que s'est donné ASI (le site), il manque une émission d'analyse méthodique, c'est sûr. @si (émission) pourrait alterner ces deux approches, ou, au moins une fois par mois, revenir sur les sujets les plus médiatisés des dernières semaines et ceux qui sont passés sous silence pour voir ce qu'il en reste, ce qui manque, et les décortiquer méticuleusement.

Mais que vous mettiez en avant la ligne jaune comme modèle ! Alors, là, non.
"le thème de l'information débattue n'a pas d'intérêt en soi. Il sert juste d'excuse pour poser de vrais questions sur les processus de construction de l'information."
Je ne suis pas du tout d'accord avec ces prémisses:
1) Le thème de débat est essentiel. Il est un élément de critique de la confusion entre actualité et information, de critique également de la hiérarchisation de l'info dans les médias traditionnels. Les suivre sur le choix des thèmes est antinomique avec le principe de critique dès lors qu'on consacre une émission entière au thème du buzz au lieu de le mettre en perspective par rapport à l'information passée inaperçue ou reléguée au second plan. La ligne jaune ne répond à aucune des questions que vous vouliez voir traitées. Je n'y vois aucune analyse de ce qui permettrait l'émergence d'une autre info. A mes yeux, c'est du racolage, pur et simple, d'autant que
2) pour avoir suivi pas mal de LJ, j'ai trouvé les débats superficiels, une simple opposition de points de vue rarement constructive, souvent une quête du dérapage en direct. J'ai entendu des discussions interrompues, des acteurs de "l'info" (pour faire vite) pris en flagrant délit de contradiction, de cynisme, voire d'irresponsabilité (ex: les types de canal +). Et alors ? Montrer l'indigence, l'incohérence relève du spectacle, pas de l'analyse. Ce n'est même pas une information.

Ceci dit, je pense que la ligne jaune est un moyen pour ASI de tenter d'élargir son public. Si ça marche, pourquoi pas quoique je ne sois pas convaincue de la pertinence de ce choix. Je me suis fait une raison : il y a sur ASI, un hiatus, voilà tout, j'y jette un oeil quand le thème me paraît important, sinon, je ne manque pas d'activités.
+1

Guy si tu nous lis...
Montrer l'indigence, l'incohérence relève du spectacle, pas de l'analyse.

J'ai choisi, je préfère le spectacle à l'analyse chiante et soporifique,
au moins, au spectacle je me marre !
gamma
"au moins, au spectacle je me marre !"

C'est le but de tout divertissement, non ?
+1 Sophie.
Ce qui m'a surprise, c'est que vous vous en preniez à cette émission-ci qui invite un chercheur et un journaliste spécialiste et leur donne le temps d'exposer leurs arguments avec clarté et sérennité.
Inviter un chercheur oui mais pour parler des médias par pour nous faire un cours d'économie.
Je pensais plutôt à des chercheurs en psychologie sociale, en sociologie, en économie des médias, en sciences de la communication, en neurosciences, ...
Si on invite un spécialiste du thème traité (un économiste, un politique, ...) il faut qu'il vienne pour débattre de la diffusion de ses idées dans les médias et non pas de ses idées elles-mêmes. Ce fût par exemple le cas avec Peillon. Ce ne fut pas le cas avec Mélenchon.

Proposer et donner en exemple une forme de débat, inspirée de la pensée de Bourdieu
Il y a d'autres approches théoriques que la pensée de Bourdieu. Laissons Bourdieu à Acrimed...

Concernant la Ligne jaune, je vous rejoints sur le fait qu'il faudrait y inviter des personnes autre que les acteurs de l'info pour avoir une vrai analyse.
Et éviter certains sujets un peu trop racoleurs.
Cela étant, il n'y a pas que la politique et l'économie dans l'actualité et certains sujets (traités par La LJ) sont tout aussi dignes d'intérêt (éducation, climat, ...). Et grâce à la LJ, on a pu avoir (dans @si) une émission de débat très riche avec Finkielkraut.
Je trouve donc que c'est une émission qui a un bon potentiel et si @si venait à ne plus faire de décryptage, elle resterait seule en course.
Reconnaissez tout de même que entendre Lordon exposer ses arguments, c'est plus accessible que de les lire. Même si j'aime beaucoup Lordon et que j'ai lu deux de ses bouquins, je rejoins l'idée émise plus haut (ou plus bas?) qu'il est d'une clarté stupéfiante à l'oral, plus encore qu'à l'écrit, sur des sujets qui nous sont délibérément présentés de manière absconse. Il faut bien qu'il y ait un espace pour entendre maintenant ces idées que les médias traditionnels ne diffusent pas. Même Mermet, cette semaine, malgré les demandes insistantes sur le répondeur, a continué la série Japon (très intéressante, au demeurant) quand les dirigeants européens nous endettent potentiellement en un week-end à hauteur de 750 milliards d'euros et nous annoncent - sans rire - qu'il va falloir être sérieux maintenant.

Je pense que Daniel expérimente en ce moment diverses compositions de plateau, tant mieux. Ce questionnement sur le rôle du journaliste pour favoriser l'émergence d'une véritable information est au coeur de la problématique du site. Il a mis en application son idée de débat dissymétrique : avouez que le résultat est probant. Rien n'empêche dans d'autres émissions de laisser l'invité analyser le traitement de ses idées par les médias, ce qui est aussi intéressant.
Fan de Canard citait (je ne sais plus où) une définition de Judith (je ne sais pas où, mais je fais confiance à FdC) d'ASI qui soulignait, en substance, le caractère non définitif des choix du site, un en-devenir permettant de s'adapter à la fois à l'actualité et aux envies de la rédaction. N'est-ce pas aussi un moyen indirect de mettre en question les médias et leurs formats figés depuis des décennies ? comme s'ils avaient atteint le Graal de l'information et détenaient la recette immuable du "bon" journalisme (on voit le résultat)! J'aime bien qu'ASI ait un petit côté expérimental.

Et non, je ne laisse pas Bourdieu à Acrimed. Ses recherches sont précieuses dans tous les domaines des relations humaines. Je ne pensais pas à Sur la télévision, mais à ses études les conditions de la prise de parole, de la sincérité et du rapport de confiance dans un dialogue. D'ailleurs, on a eu 30 ans pour mesurer les limites du débat contradictoire : côté spectacle, la recherche de rupture fracassante ; côté politique, la recherche du consensus mou, de la négociation permanente, comme si une démonstration était négociable. La dualité entretenant l'illusion qu'il y a opposition. C'est l'une des grandes escroqueries des médias et des politiques, ce truc du compromis.
J'avais vu la définition du site par Judith et je n'y souscris pas vraiment. Que le site évolue un peu expérimentalement, très bien. Par contre, les directions qui semblent être privilégiées pour le moment ne m'intéresse pas trop. Ca pose d'ailleurs un problème pour un site qui se veut être indépendant (de la pub et de l'Etat) : peut-il évoluer sans tenir compte de l'avis de ses abonnés qui risquent de partir si l'offre ne leur convient plus ?

L'idée (émise par Judith) que le site se construise en partenariat avec les abonnés est génératrice d'un effet d'appartenance groupale qui me gène beaucoup. Et au vu des forums des dernières émissions, on voit bien que se construit une identité de groupe autour du site, avec des positions politiques convergentes. Avec la formule du vote d'intérêt général, cet effet de groupe joue à plein car le groupe décide ce qu'il pense être une bonne émission, ce qui amène DS à proposer des émissions équivalentes ce qui renforce l'adhésion du groupe, etc.

Avec ce type d'enfermement groupal, @si prend le risque de dépendre d'un groupe qu'il aura lui-même engendré, perdant alors une grande part de son indépendance et de sa crédibilité auprès de ceux qui ne sont pas "membre" du groupe. En fédérant un groupe, @si peut peut-être garantir un nombre d'abonnés suffisant pour vivre mais en cercle fermé.

C'est d'ailleurs cette démarche d'identité groupale que je réfute chez Bourdieu et sur les structures reposant sur ses idées (Acrimed, Là-bas si j'y suis, etc.). Sous prétexte de faire une critique objective d'un système médiatique, ils finissent par s'enfermer eux-même dans des identités de groupe qui tendent alors à générer des luttes groupales (Acrimed parle de militantisme). Ces identités de groupes tendent alors à réfuter l'identité individuelle. C'est d'ailleurs un des points de divergence débattu dans l'émission avec Maler. Depuis, DS semble pourtant donner raison à Maler en glissant petit-à-petit vers une démarche militantiste et donc de groupe.

Tous ces effets de groupe ont été largement étudiés en psychologie sociale. Ils forment d'ailleurs un support théorique "concurrentiel" aux théories de Bourdieu concernant le fonctionnement des médias et les processus d'influence. J'avais espéré (notamment avec Sébastien Bohler) que cette approche théorique de la critique des médias soit le centre de la démarche de @si. C'est d'ailleurs comme cela que j'analyse la divergence "historique" entre Acrimed et @si : D'un coté la sociologie de Bourdieu comme cadre théorique, de l'autre la psychologie cognitive et sociale.

J'attends de voir les émissions à venir pour voir si elles tendent à renforcer l'identité de groupe qui émerge dans @si...
Contribution très intéressante ( car déstabilisante, en ce qui me concerne ), merci !
Vous avez raison de souligner cet aspect du fonctionnement d'ASI. Le risque du groupe fermé, rassemblé par adhésion identitaire. Je pense que cela concerne surtout les forums, qui eux-mêmes sont ultraminoritaires par rapport aux abonnés. Mais peut-être aussi faudrait-il réfléchir à la question en tenant compte de la déperdition des abonnés, ... par manque d'attachement identitaire au site? Sur internet, le rapport aux médias est particulier. Beaucoup de sites, blogs : difficile de trouver le temps d'en fréquenter plus d'une demi-douzaine et encore. On retourne sur ceux qu'on préfère, le mot a une connotation affective qu'on aurait tort de minimiser.

L'engagement des médias est une question clé. Les médias traditionnels assument plus ou moins bien une légère teinte de droite ou de gauche, chacun revendique plus facilement la fameuse "objectivité", cosmétique dirait Lordon. Au regard de la perte de crédibilité des médias auprès du public, ce choix de neutralité affectée semble faire faillite.
Je pense que l'engagement radical de Daniel récemment (le texte de présentation du dernier d@ns le texte) va être un élément déterminant dans le rapport des @sinautes au site. J'espère que l'ère de l'objectivité se meurt et que renaissent des médias d'opinion. Le terme a été dénigré - mais tant de choses ont été dénigrées ces derniers temps : les valeurs de la république, les droits de l'homme, la démocratie - alors qu'il a correspondu à des temps de prospérité de la presse, quand être neutre était une absurdité (Jaurès et Clémenceau). C'est un pari. Je penche en faveur de l'engagement. Mais ça se discute, sans aucun doute (toutefois pas ce soir.)
@si devrait décrypter ses propres forums...
En tout cas, même si ceux qui s'y expriment ne sont qu'une minorité, les responsables d'@si et en particulier DS semblent tenir grand compte de ces avis exprimés et des votes qui en découlent. Je ne sais pas si c'est bien ou mal et la question ne se pose pas en ces termes. Le fait est qu'un forum comme celui d'@si a un rôle moteur dans l'effet de groupe que je mentionnais.
Cela peut effectivement amené @si à devenir un site engagé. Pourquoi pas mais on s'éloignerait du contrat initial avec les abonnés qui ont soutenu DS quand il a été viré de la télé.
Cette problématique rejoint le balbutiement de débat dans la LJ sur l'idée de faire des sites d'abonnés (Médiapart, @si) avec un lien fort entre le site et ses abonnés, un lien affectif comme vous le signalez. Je pense que c'est une très mauvaise idée car le risque et de tomber facilement dans l'identité de groupe qui enferme les individus et les idées.
On peut faire un média d'opinions mais si c'est pour être lu que par le groupe qui se construit affectivement autour, de lui cela ne sert à rien.
Je vais me faire dézinguer ( pour enfoncer des portes ouvertes ) et ça sera sans doute mérité mais le business model d'@si c'est aujourd'hui les abonnements, et seulement les abonnements ( plus quelques publications dans Marianne, et d'autres ? ). Qu'on le veuille ou non ( je ne me place pas non plus au niveau de savoir si c'est bien ou mal ) @si fabrique des « produits », i.e. ces contenus ( émissions, chroniques, enquêtes, éditos etc. ), dont elle tire un bénéfice ( et c'est tout à fait respectable ). Bien-sûr cela n'en fait pas une de ces entreprises dont le seul but serait de maximiser les profits, mais quelque part le succès, l'attractivité doit nécessairement, dans une certaine mesure, passer par la satisfaction de l'@sinaute. Comment mesurer cette satisfaction ? Pour les seules audiences, nombre de visionnages ? Si on prend le cas de la ligne j@une ce serait assez déprimant : http://www.arretsurimages.net/forum/read.php?4,1070517,1072142#msg-1072142

Vous avez raison de souligner que les quelques centaines ( ? ) de forumeur(se)s ne sont pas forcément représentatifs de l'ensemble des @sinautes, mais de façon consciente ou inconsciente, ce qui se passe sur le forum doit bien « influencer » ( un peu ) la rédaction d'@si. Je ne remets pas en cause leur professionnalisme et leur capacité à prendre du recul mais un site d'info neutre, cela peut-il vraiment exister, et est-ce souhaitable ?

Au delà des couleurs ( bleu, rose, orange, vert ) du site, il se construit bon an mal an, par touches successives, une identité propre au site, et les @sinautes forumeurs participent à cette construction. Soyons vigilants pour ne pas nous recroqueviller sur nous-mêmes et faisons confiance à la rédaction pour garder le cap. Mais quelque-part, même si je ne m'en réjouis pas, toute « entreprise » doit chercher à plaire à son plublic, tout en essayant d'en « conquérir » de nouveaux, au risque de péricliter.

Pour ma part, je ne souhaite pas un lien affectif, mais un lien social, citoyen, éclairant les consciences, bref, du journalisme quoi, centré sur lémédia, certes, mais pas seulement en constatation et décryptage factuel de ce qui ne va pas, mais aussi et surtout exemple à suivre de ce qu'il aurait fallu montrer, dire, expliquer, au plus grand nombre. Et ça c'est un sacré défi, car plus il y aura d'@sinautes, et plus nombreux seront les mécontents ou déçus. Le tout étant que la proportion de satisfaits grandisse et reste majoritaire.
en fait le problème que vous soulevez me semble double. Une partie me parait légitime, mais l'autre non.

le problème de l'identité groupale exposé de façon très convaincante parait légitime car il souligne un risque effectif. Mais je pense qu'@si va facilement surmonter ce risque et je vais tenter de dire pourquoi.

en revanche la question du désabonnement (ou du chantage à l'abonnement selon les personnes) ne me parait pas légitime pour plusieurs raisons que je vais tenter également de développer.

tout d'abord on ne peut pas dire qu'@si ne propose plus de critique des médias, il est plus exact de dire qu'@si se diversifie. Ca change tout pour plusieurs raisons. d'abord parce que ceux qui ne sont intéressés que par la critique des médias peuvent limiter leur lecture ou leur visionnage à ces sujets là (peut-être faudrait il enrichir le code couleur (bleu et rose c'est peut-être insuffisant, une troisième couleur pour ces diversifications?). Par exemple moi même je ne regarde pas les chroniques ou dossiers en relation avec Facebook ou la burqa et je ne regarde pas "dans le texte", j'imagine que certains ne regardent pas la ligne jaune mais peut être les autres émissions, ou que d'autres ne s'intéressent pas aux sujets en relation avec les retraites, ou bien avec Avatar. Ca change tout aussi parce que l'offre de base subsistant les anciens abonnés devraient rester en apprenant à trier les contenus, mais de nouveaux pourraient arriver intéressés par ces nouveaux contenus, ou même certains pourraient rester grace à ces contenus alors qu'ils seraient partis pour la seule critique des médias préférant par exemple suivre le boulot d'acrimed (ça a été évoqué par certains).

le fait qu'@si décide de ne pas céder au chantage au désabonnement me parait de nature aussi à restreindre le risque de "l'identité groupale" du reste s'il le faisait ça deviendrait vite un casse tête....les uns disant Mélenchon ouais génial tip top je me réabonne....les autres disant on n'en peut plus de voir Mélenchon et dire qu'on paye pour entendre ça....les uns disant on veut pas entendre parler de la burqa c'est un rideau de fumée, les autres voulant réellement discuter pour savoir s'il faut ou non interdire la burqa et d'autres voulant qu'on parle de la burqa mais uniquement s'il s'agit de décrypter la façon dont les médias parlent de la burqa, les uns voulant qu'on parle de l'international , les autres voulant qu'on reste sur les médias français...les uns voulant qu'on milite les autres voulant qu'on reste neutre, les uns voulant qu'on dénonce plus clairement le discours de TINA les autres voulant qu'asi soit moins "de gauche" (hommage au vénérable Réginald)...les uns refusant que des chroniques permettent d'exprimer l'opinion du chroniqueur , ils voudraient qu'ils n'y ait plus que du bleu, les autres au contraire souhaitant que des débats d'idées puissent avoir lieu sur la base de ces chroniques etc

En fait la question de l'abonnement ne dépend pas vraiment d'@si mais bien de chaque asinaute. Prenons par exemple ce qu'on appelle ici le groupe des Hondurassiens. Sauf erreur de ma part, ils n'ont jamais fait de chantage à l'abonnement, ils ont bien ralé, ont mené plusieurs assauts, ont constitué ce qu'on pourrait appeler un début de lobby (je le dis à l'aise puisque je pense qu'on me range dans la catégorie des Hondurassiens depuis que j'ai aprement défendu Chavez) pour tenter de faire évoluer la rédaction. La rédaction n'a pas beaucoup évolué sur la question mais les Hondurassiens sont toujours là. ça ne veut pas dire que d'autres asinautes auront la même attitude, peut-être certains partiront-ils mais chacun de nous je pense est assez mur pour comprendre qu'@si ne lui appartient pas et pour accepter que certains contenus ne soient pas forcément de son gout. Cela ne nous interdit pas je pense de formuler certaines critiques pourquoi pas même virulentes.

ce qu'il faut comprendre tout de même c'est que pour décrypter les médias sur certaines questions il y a obligation de donner la parole à des voix et des voies que l'on entend pas dans les médias...or justement les voix que l'on entend pas en ce moment sont des voix qui ont des discours qu'on va dire plutôt considérés comme des propos "de gauche" (j'emploie des pincettes mais au fond de moi je pense radicalement de gauche)...ça peut donner l'impression qu'@si devient ouvertement de gauche mais est-ce une réalité ? on a quand même régulièrement le gars de valeurs actuelles, on eu 2 fois le député (Tardy?) de l'UMP, on a eu Boutin, on a eu des journalistes du FIgaro, on a eu Barbier,Touati, on a eu des centristes comme Jean François Kahn et j'en oublie bien sur. On n'entend tellement pas de discours radicalement anticapitaliste ou anti finance sur les médias que leur donner la parole fait de vous de facto quelqu'un de gauche....mais ces gens là devraient être invités de partout et on devrait entendre leurs idées autant que les idées contraires et ceci dans tous les médias...là on pourrait dire qu'on est informés. Alors je dis que rien que le fait de constater que ce qu'on entend ici est inaudible dans les médias est du décryptage des médias et qu'on soit d'accord ou pas avec ce que disent, Jorion Filoche ou Lordon, les avoir vu ici permet de constater qu'on ne les a pas vus ailleurs....Je ne comprend spas , quand duhamel reçoit Lepen on lui dit pas qu'il vire à l'extrême droite...si?
Fred, honduracuirs pas hondurassiens. Ce néologisme est méprisant -je trouve inventé par @si (qui au fait ? Guy ou Daniel ?), alors oui ça simplifie le titre de ceux-qui-aimerait-avoir-eu-un-équilibre-de-traitement-des-événements-au-Honduras-et-qui-par-ailleurs-aimeraient-que-cessent-les-conneries-sur--Chavez-et- en- particulier- dans- les- vite -dit- d'@si- qui- pourrait -d'ailleurs-faire une-émission- à ce sujet, mais quand même...
:-)
Vos arguments sont tout à fait pertinents, cependant je me permet d'émettre quelques reserves:

Dire qu'@si est tombé dans la gauche de gauche, le mermetisme ou le diplomondisme me parait quelque peu exagéré malgré les dernières émissions évoquées.Si vous regardez la liste des sujets et des invités sur une plus longue période, 1 an voire quelques mois, et si vous y ajoutez LJ, vous constaterez qu'on en est loin.

L'effet de groupe n'existe t-il pas depuis le début d'@si? Comme entendu dans le LJ en question, ces sites d'abonnés dont vous parlez se sont construits autour d'un anti-sarkosysme virulent - et celui ci tout particulièrement. La était en partie l'identité de groupe à l'origine. Est ce cela le contrat initial ?

Vous répondrez sans doute que le fameux contrat porte sur le décryptage des médias et vous aurez raison. Mais décrypter les médias amène nécessairement un questionnement politique. Les médias ne sont pas neutres, ils servent des intérêts, financiers et politiques. Les médias sont une arme politique,le seul vecteur de contrôle de l'opinion en démocratie (i.e. la propagande). Bref, Toutes ces évidences pour dire qu'analyser l'utilisation qui est faite d'une arme politique amène à un questionnement politique.
Il semble par ailleurs que nous vivions des temps historiques, la fin d'une époque sans doute (ou pire si affinités) et qu'une prise de conscience se fait à la lueur de cette crise, alors pourquoi pas @si ?

On peut faire un média d'opinions mais si c'est pour être lu que par le groupe qui se construit affectivement autour, de lui cela ne sert à rien.
Oui mais la c'est la question du mode de financement qui est soulevée, pas celle de l'engagement. Je suppose que c'est pour cette raison que les 3 fameuses émissions [s]témoignant de la radicalisation d'@si[/s] ont été voté d'intérêt publique: pour être diffusées hors du groupe. Car le groupe en question a bien une vocation prosélyte.
Je ne crois pas que l'effet de groupe autour d'@si soit apparu dès l'origine. La démarche d'abonnement était d'abord une démarche individuel de soutien à une proposition de site. Comme on peut s'abonner à une nouvelle revue sans pour autant avoir le sentiment de faire partir d'une aventure collective. L'identité de groupe s'est formée petit-à-petit via un dialogue entre les responsables d'@si et les abonnés qui sont restés après la première année. Ce dialogue qui emploie par exemple le terme "nous" dans le making-of, qui publie les comptes, qui donne une grand part au forum et où les responsables du site y écrivent avec le même statut et le même langage que les forumeurs, qui permet de voter collectivement, qui utilise le terme "chez" pour les chroniqueurs, qui demande aux abonnés de faire du prosélytisme, etc.
On retrouve d'ailleurs le même type de fonctionnement collectif chez Mermet (avec notamment le répondeur).

Sinon, j'admets bien volontiers que la démarche de critique des médias reste finalement peu constructive si elle se limite à critiquer sans jamais proposer. @si cherche ainsi à montrer l'exemple, à faire entendre un autre journalisme. Et donc forcément subjectif (et engagé ?). Cela risque cependant de partir dans tous les sens (dans le texte, dans le film, dans l'économie et pourquoi pas dans l'éducation, dans les BDs, dans la santé, dans l'armée, dans l'informatique, ...). @si deviendrait un vrai média d'information et les abonnés de simples consommateurs qui y piocheraient ce qui les intéresse et qui partiraient sans payer si l'offre ne leur convient plus.

Mais il y a une autre voie entre critique et offre de contenus. Une voie éducative, moins engagée politiquement. Une voie qui consiste, non pas à critiquer, mais à expliquer les mécanismes de décryptage pour que chacun puisse être armé (dans la même logique que le "Petit cours d'autodéfense intellectuelle" de Baillargeon). Il y a matière à faire des émissions passionnantes comme celle-ci par exemple sur l'influence de l'argent (BBC). Ou encore comme cette expérience de Joule sur l'engagement.
Il y a aussi des travaux qui montrent qu'un titre de journal écrit à la forme interrogative est généralement mémorisé à la forme affirmative.
Et des expériences qui ont montré qu'un même discours politique peut être jugé de gauche s'il est prononcé par qq étiquetté à gauche et de droite s'il est prononcé par qq étiquetté à droite.
Ou encore des travaux sur les stéréotypes dans les médias.

Bref il y aurait de quoi faire. Et pour ma part c'est cette voie que j'attendais dans @si. Et que d'ailleurs je suis en train de mettre en oeuvre localement sous forme d'expo itinérante auprès du public et des écoles. Si vous habitez en Haute-Savoie, je cherche des gens pour m'aider...
Il y a aussi des travaux qui montrent qu'un titre de journal écrit à la forme interrogative est généralement mémorisé à la forme affirmative.

Ça ça m'intéresse ( le reste aussi, merci ;-) histoire de comprendre le journalisme de « questionnement » du journal Le Monde. http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=7846
Il s'agit du biais d'affirmation. On trouve quelques références dans le livre de S.Bohler (150 petites expériences de psychologie des médias).
Pandelaere & Dewitte (2006). "Is this a question ? not for long. The statement biais". Journal of Experimental Psychology, 42.

On peut noter encore d'autres effets qui ont un impact dans notre manière de lire/écouter/voir les médias :
- effet de contexte (le fait par exemple d'associer l'image d'un bébé dans la campagne actuelle contre l'homophobie, qui tend à faire croire que l'orientation sexuelle est programmée dès la naissance, alors que rien ne le prouve comme d'ailleurs c'est admis sur le site Internet de cette campagne)
- effet de la fréquence d'exposition
- heuristique de disponibilité
- effet de la couleur
- effet du lieu (qui influencerait par exemple un vote selon l'endroit où se situe le bureau de vote)
- effet du timbre de la voix
- théorie du lien parasocial qui explique pourquoi un présentateur télé peut avoir un tel pouvoir sur le public
- effet de groupe qui s'applique par exemple sur la téléréalité où les "stars" sont issues du public, admirées et jugées par lui avec un effet d'adhésion collective. Cet effet de groupe explique aussi la réussite du Téléthon alors que l'argent récupéré n'est finalement géré que par une association privée sans contrôle de l'Etat ni du public.
etc, etc.
Un autre exemple frappant ce matin de l'effet de contexte :
Sur le site du Monde, un article sur les retraites où il est mentionné qu'on va travailler plus ("les Français vont travailler plus, les hauts revenus seront taxés") avec la photo d'une personne âgée (visiblement plus proche des 80 ans que des 60 ans) qui essaie de lire sur un écran.
Quel que soit l'avis que l'on a sur cette réforme, le fait même d'associer une telle photo avec l'article est clairement un parti pris qui influence le lecteur.
Je ne sais pas si c'est intentionnel ou non et ça serait le rôle d@si d'aller y jeter un oeil (plutôt que d'inviter un politique qui nous dirait que la réforme est nulle ou au contraire merveilleuse).
Merci ! Vous ne voudriez pas consacrer un peu de votre temps et de votre expérience en faisant des chroniques sur @si ? ;-)
Pour l'effet de groupe avouez tout de même que le terme @sinaute relève du communautarisme. (y aurait il derrière ce néologisme un concept marketing permettant un sentiment d'appartenance ? ;-))

Je ne suis pas convaincu de devenir un con - sommateur sous prétexte de la multiplication des sujets abordés. Je ne lis pas tout, je ne regarde pas tout, je pioche donc comme Fred sans pour autant avoir le sentiment de "consommer", enfin tout dépend de la définition que vous en donnez. Par ailleurs le fait que des abonnés s'en aillent si l'offre ne leur convient plus reste vrai quel que soit l'orientation du site.

Merci pour les liens que je regarderai avec intérêt, mais (pour avoir lu son livre) l'exemple de Baillargeon parait mal choisi tant il semble engagé politiquement (citer Chomsky en 4ème de couverture n'est pas complètement neutre).

Pour ce qui est de la notion droite/gauche, il faudrait une fois de plus se mettre d'accord sur une définition, nous avons sans doute tous la/les nôtres mais si vous faites lire du Lordon à Nicolas Baverez ou vice versa (tiens ça serait rigolo), peu parmi nous s'y tromperaient.

J'habite un peu loin de la haute Savoie mais je ne peux qu'applaudir votre démarche.

PS: puisque Baillargeon en parle dans son livre, je reposte ici le petit film sur un neveu de freud, Edward Bernays qui fut l'un des artisans [s]de la propagande[/s] des relations publiques au XXs.
J'avais pas noté effectivement : le terme d'@sinaute est clairement un autre facteur d'identification communautaire.

Merci pour les liens que je regarderai avec intérêt, mais (pour avoir lu son livre) l'exemple de Baillargeon parait mal choisi tant il semble engagé politiquement
Effectivement, mais au-delà de son engagement, je trouve que la démarche de son bouquin est intéressante car elle se situe dans une approche individuelle du décryptage : à chacun d'être armé pour affuter son esprit critique.
J'ai essayé de lire son bouquin dans cet optique, en faisant abstraction de ses positions notamment sur l'éducation (qui sont très réactionnaires).

Quand je parlais de consommateur, c'était pour la distinguer d'une démarche collective d'adhésion et d'action. Le consommateur individualiste n'hésite pas à partir à la moindre contrariété s'il trouve mieux ailleurs. Le militant soutient même si tout n'est pas parfait. Et il est d'autant plus difficile de partir que l'on est engagé dans un groupe auquel on a adhéré notamment financièrement (cf les théories sur l'engagement).

Merci pour le lien. J'ai lu Propaganda il y a un an ou deux.

Quant à la distinction droite/gauche et l'engagement politique du site, il faut attendre pour voir. Et s'il est assumé, pourquoi pas ? Par contre faire un site de décryptage des médias qui ne décrypterait que dans un sens, ça parait un peu contradictoire.
A propos de la synergie entre les forums et les trois dernières émissions, je pense que l'enthousiasme des forums tient davantage au fait que des thèmes cruciaux sont enfin abordés autrement que par la lessiveuse médiatique qu'à une convergence politique réelle. Cet enthousiasme pourrait, c'est vrai, constituer le noyau identitaire d'un groupe, mais je crois qu'il est circonstancié : des événements préoccupants + des réformes préoccupantes + langue de bois politique + traitement uniforme des médias. Les précédentes émissions n'ont pas provoqué la même convergence.

D'autre part, les adhérents de la première année ont constitué un groupe du fait de la pétition de soutien. Ce "nous" des chroniques que vous relevez (7:52 le 17), il vient également, je pense, de cette mobilisation commune, il est en partie "historique".

Ceci dit, je reviens sur les dangers de la constitution d'un groupe identitaire dont dépendrait ASI. Vous en évoquez principalement deux : l'enfermement idéologique du site pour satisfaire les abonnés et l'éloignement du projet initial.

Sur ce dernier point, ASI est en pleine maturation depuis sa création, spécialement en ce moment. L'hyperminorité des forums ne converge pas sur la question de l'analyse de médias. Vous remarquerez que nombreux sont ceux qui interpellent la rédaction à ce sujet, et ce depuis longtemps et dans presque tous les forums des émissions (hormis d@ns le texte qui est à part). ASI en tient en partie compte, il y a des évolutions, qui sont à leur tour critiquées. Comme le souligne Fred, les demandes sont diverses : ASI est dans l’incapacité de les satisfaire toutes. Mais ce qui me semble important, c’est que le site évolue. Vos attentes en matière d’analyse des médias (variétés des angles, des chercheurs…) sont réclamées régulièrement par pas mal de personnes. Pour le moment, c’est peut-être les critiques qui ont été le moins écoutées, mais aussi celles qui sont les plus coûteuses à mettre en œuvre : il s’agit de recruter, même ponctuellement, des collaborateurs. Je ne doute pas un instant que si ASI en avait les moyens financiers nous aurions la crème de la socio, de la psycho, etc… au boulot de décryptage/analyse toutes les semaines, plus des débats hebdomadaires aux petits oignons, etc… plus des expérimentations. Bref, pour ma part, tant qu’ASI tente, cherche, tant qu’il évolue, ça me convient, même si je ne suis pas la dernière à râler. Je ne vais pas me « désabonner » parce que le site n’est pas idéal… mais s’il s’installe et se satisfait d’une routine bancale, là, je l’envisagerai sûrement.

Sur la question de l’enfermement idéologique et de l’engagement, je trouve comme Desper qu’il n’y a pas de si grand danger et j'ajoute à ses arguments que prendre position sur un certain nombre de valeurs n’implique pas une adhésion idéologique globale. Si l’on prend comme exemple le virage engagé de Daniel la semaine dernière avec sa phrase sur Hortefeux, je n’en conclus pas qu’ASI vire à gauche toute. J’en conclus surtout qu’il existe (surprise sincère) un courage journalistique comme on parle de courage politique. On peut donc refuser l’objectivité quand elle est devenue un moyen de fournir des packs idéologiques en bloc où on achète tout et dont on se retrouve captif. C’est ce que nous impose les politiques et les médias depuis des lustres, emballé sous « la politique moderne », « le consensus », bref. On voit comment l’UMP jusqu’à ces dernières semaines se comportait comme une armée : oui, chef ! à tout. On voit comment à sa manière le PS rêve d’un chef à qui dire oui à tout, tout en étant incapable de dire non fermement aux centres de rétention, aux expulsions, au bouclier fiscal, à l’allongement de l’âge de départ à la retraite. Ils sont confus sur tout, parce qu’ils craignent de nuire à leur image de "gauche" moderne s’ils ne trouvent pas tout négociable (ils se sentent tellement coupables d’avoir été tellement archaïques). A tel point que le simple fait de se démarquer du consensus devient un engagement.
Ce que je veux dire, c’est que rompre avec les médias me paraît tout aussi urgent que d’assumer une mission de décryptage. Et rompre ainsi, en disant : « ça, ce n’est pas négociable ! » Je trouve que c’est un trait identitaire qui me convient, et je pense qu’il n’enfermera ni les @sinautes qui s’y reconnaîtront, ni ASI. Au contraire, ce choix nourrira un lien particulier entre le site et les abonnés, ce lien d’élection indispensable dans le foisonnement d’internet.

Par ailleurs, d’accord avec Vincent : une chronique d’analyse psycho-soc, je suis preneuse !
D'accord... presque jusqu'à la fin: je n'appellerais pas ça un trait "identitaire". Plutôt une position de principe, tout à fait raisonnée, ce n'est pas affectif.
Je suis d'accord. J'ai utilisé ce terme en réponse à ce qui avait été dit sur la formation d'un groupe. L'idée de lien électif me paraît faire la synthèse entre le choix raisonné et le caractère plus flou de la préférence
Effectivement, il faut attendre de voir les prochaines émissions pour savoir si les choix des sujets sont "circonstanciés" ou témoignent d'une démarche sur la durée.

Par ailleurs, d’accord avec Vincent : une chronique d’analyse psycho-soc, je suis preneuse !
Moi aussi !
+ 1 à Sophie ...
Totalement d'accord, Sophie, avec vos impressions sur cette sacrée ligne jaune…
(mon message est mal placé mais on a l'habitude, sur ce forum !)
Je crois au contraire que DS (peut-être à la suite de l'émission avec Maler? ou compte-tenu de l'imminence de la catastrophe?) s'est rendu compte que le "décryptage" des médias ne suffisait pas. Il faut aussi lutter - chacun à sa place - contre le mensonge généralisé desdits médias. Cà urge, même. Ces émissions sur l'économie sont de salubrité publique. Bravo Monsieur Schneidermann, et merci.
Lutter, contre qui et quoi, cela relève de l'engagement politique.
Je pense que DS a effectivement cela en tête. Mais qu'il le dise à ses abonnés !
Je crois que le véritable problème est que DS n'a même pas conscience qu'inviter Lordon, c'est s'engager idéologiquement. Il n'a même pas conscience du succès éphémère du personnage et de ses thèses (qui, lui, en a par contre tout à fait conscience, ce qui constitue la principale raison de son refus de s'impliquer plus en avant dans le système médiatique).

Pour l'instant, Lordon plaît aux @sinautes. Penser que cela va amener des abonnements supplémentaires est une erreur. Penser que les @sinautes déjà abonnés ne vont pas se lasser de lui en constitue une seconde.

@si est parti de 40000 abonnés, son anti-sarkozysme les a réduit à 25000.

Je vous parie mon plus beau calebut que grâce à F. Lordon, à Paul Jorion et à Mélenchon, nous serons 10000 dans un an.
Tenu!
Je vous conseille de prendre une assurance sur cette position qui risque
de vous laisser littéralement à poil!
Le plus gros risque, JREM, en l'occurrence, ce n'est pas moi qui le prends.
RDV à la publication des comptes d'ASI dans un an!
La déperdition d'abonnés n'est absolument pas dûe à un antisarkosysme... qui reste encore à prouver d'ailleurs ! Dans les mois qui ont suivi l'arrêt de l'émission sur France 5, il y a eu une adhésion de soutien, passé ce cap, le site doit trouver son rythme de croisière : il est retombé à 25 000 et se fixera sans doute aux alentours de 30 000 dans un an. Et vous finirez à poil... comme un... non, je le dis pas.
Mais qu'est-ce que ça ceut dire de censurer des post humoristiques totalement anodins ? Vous êtes tombés sur la tête ou quoi ? Je commence à en avoir plein le dos ! Si vous avez des raisons, envoyez au moins un message à l'intéressé ! En trois phrases... c'est quand même la moindre des politesse. A moins que vous ne sabiez 500 post arbitrairement par jour ce qui rend cette opération de simple démocratie impossible, dans la forme comme dans le fond.

C'est la seconde fois que ça m'arrive ici, et toujours sur des contributions qui ne constituent ni insulte, ni diffamation, ni provocation, mais tout au contraire un clin d'oeil décalé autour du thème du forum... Si le modérateur ne se manifeste pas, je me retire du site (ce dont vous vous foutez j'imagine, sans quoi vous ne réserveriez pas ce traitement à vos abonnés) et j'en détourne les personnes que j'avais parrainées ces dernier jours. Ca commence à bien faire ces pratiques.
Arnaud , calme toi le week end a été mouvementé niveau insultes sur ce fil et sur d'autres et il y a eu de nombreux coups de ciseaux nécessaires sinon ça allait partir en vrille. C'est certainement pour ça que l'humour n'a pas été perçu.
L'humour était évident à la première ligne et le post n'attaquait personne... et il datait de vendredi soir, tard : le forum de l'émission de Lordon devait en être à 20 contributions, toutes laudatives ou à peu près, tout ça très bon enfant, crois-moi, sans insulte ni "pétage de plomb" de quiconque. Pas de départ en vrille à ce moment-là... Je ne me calme pas parce que ce n'est pas la première fois, et très souvent, des contributions, je l'avoue, plus musclées lors de discussions plus pointues auraient pu être modérées, j'aurais compris... pas content, mais justifiable. Là, on est tellement loin de celà !!! J'aimerais juste comprendre... on est pas sur les forums de Entrevue ici... on est sur @si... bref, ça me fout en boule !
tu peux envoyer un message privé au webmaster pour lui demander ce qui s'est passé exactement, s'il est cordial tu devrais obtenir une réponse.
Médiapart a démarré avec un soutien de 3000 abonnés, si mes souvenirs sont bons. Ils sont aujourd'hui 20000.

Vous allez me dire que sur Médiapart, il y a aussi de l'anti-sarkozysme primaire, certes, mais il n'y a pas que cela, il y a aussi du journalisme d'investigation. Médiapart s'est construit sur cette offre, sur ce pari d'occuper cette place, il a tenu son cahier des charges, et cela commence à payer.

@si a fait exactement la démarche inverse. Il s'est construit sur une offre de décryptage de l'information, s'est laissé de plus en plus embarqué par les desiderata de ses forums et est devenu, par cette influence, un média d'opinions aussi critique que le Figaro.

Et les courbes d'évolution des abonnements à Médiapart et à @si ont des croissances exactement opposées.

La question étant de savoir si @si est capable, comme Médiapart, de tenir avec moins de 10000 abonnés.
Pas d'accord sur l'idée qu'@si soit devenu un média d'opinion aussi critique que Le Figaro.

D'abord parce que Le Figaro n'est pas un média d'opinion "critique".

Ensuite parce qu'ici, quand il y a Mélenchon, il y a Touati en face.
Et quand il y a Lordon, il y a tous les autres économistes ailleurs qui disent ce qu'il ne dit pas (et inversement). Il y aussi Cori, dont la parole est celle de Lordon filtrée par la doxa - ce qui révèle en creux la nature de la doxa. Ce qui comparablement plus fin que de la faire représenter par Daniel Cohen.

Hors les chroniques, @si me semble bien penser en terme de "balance" : balancer une opinion par une autre.

Et personnellement, je suis sorti enthousiasmé par l'émission Mélenchon / Touati, sans souscrire absolument à aucune des deux positions exprimées. Mais la tension des deux points de vue m'a conduit à réfléchir, à me poser des questions que je ne me posais pas, ou à me les poser différemment. Ce que je dois, une fois encore, autant à Touati qu'à Mélenchon.
Mais bien sûr que le Figaro n'est pas un média d'opinions critique, c'est bien pour cela que je le compare avec ce qu'est devenu @si aujourd'hui !

Et oui, quand on invite Touati, on lui met la grande gueule politique de Mélenchon en face. Par contre, quand c'est Lordon, il est tout seul pour raconter ce qu'il veut, pas un seul politique pour le remettre dans le cadre de la réalité. Venez me dire ensuite que les économistes sont ici également traités suivant leur idéologie !

Alors, certes, y avait Nicolas Cori. Un journaliste dont la prudence a agacé Sophie qui a failli frôler à cause de lui le mauvais trip.

Au secours, Nonosse ! Au secours !
Pour un autre discours que celui de Lordon, y'a qu'à ouvrir un journal, allumer une radio ou une télé. Pas besoin d'@si pour ça.
Entre le cauchemar provenant des médias traditionnels et le rêve provenant des nouveaux médias, il existe une réalité. C'est sûr elle que doit se reconcentrer @si.
j'ai commis ça il ya qqs jours, vu que ça semble évident.

[toutenbateau]
Merci pour cette émission.
Qu'@si soit défini comme un site de décryptage d'info (ou de non info) plutôt que de critique media m'importe peu tant qu'il m'apporte du grain à moudre sur la désinformation générale et donc de quoi comprendre à quelle sauce nous sommes mangé-e-s, comment nous sommes manipulé-e-s et les données qui manquent généralement pour saisir les enjeux.
Au sujet du contenu de l'émission, j'en sors avec l'impression pénible de ne pas savoir à quel moment retirer les 3 sous d'économie de ma manque pour planquer les qqes billets que ça fera sous mon matelas, afin de pouvoir me ruer sur des denrées alimentaires manquantes.
En fait, l'image qui me vient est celle que me racontait ma grand mère des kilos de billets dans une brouette pour aller acheter du pain....
En plus, comme je suis une rienfouteuse de fonctionnaire (comment voulez vous trier les 'bons' et 'efficaces' des 'inutiles' surtout chez les profs, hein Pat40? Si c'est à l'aune des 'réformes' sarkoziennes, qui prônent une école qui formera des consommateurs-moutons-exploités et des exploiteurs, c'est sans moi) de toute façon une fois ces billets utilisés dans ladite brouette - en fait entre mon la phalangette et la phalange de mon auriculaire, je pourrai crever puisque je ne risque pas de pouvoir faire pousser des patates dans mon salon.
Bon, vive @si, on sait au moins pourquoi on subit la rigor mortis....
J'ai trouvé énorme le moment à propos du off the record (vers 32:50) où Cori dit "on est pas non plus en situation de force, on a besoin d'informations". Et je m'étonne que Daniel n'ait pas sursauté sur sa chaise. Il devait être trop occupé à parler d'économie ;-)
Franchement, en tant qu'abonné de la première heure (ou quasiment ^^), je vous dis « bravo » pour le téléchargement libre de l'émission.
Encore une fois, vous êtes à la pointe, et cela confirme la raison de mon adhésion au site (entre autres choses) !!!

Merci 1000 fois !! :D ;)
Pourquoi avoir coupé si brutallement ????
Toi aussi DS tu avais mal a la tete?

+1 @Lordon

Et merci encore!!
bonjour ou bonsoir!

que dire de plus, ça restera l'une des meilleure émision de l'année 2010!

si ce n'est que j'aurais aime quont décrypter un peu plus les JT des médias dominant !
qui d'ailleur ont deja choisi ou introniser leur candidat 2012 le trés cher D.S.K.!

a biento tout le monde!
Le journaliste de Libé semble carrément à poil, et cela est vraiment représentatif de ce que nous raconte les médias.
Très bonne émission une fois de plus. C'est la grande forme depuis plusieurs semaines. Merci.
Superbe émission...... quand j'ai vu que frédéric lordon était invité , je me suis dit, on va rigoler car c'est quelqu'un qui aime bien l'humour. En début d'émission, je l'ai senti mal à l'aise, et puis au fur et à mesure qu'elle avançait, le Lordon est sorti du bois et son pauvre interlocuteur (économiste ?) a été mis sous l'éteignoir. Il est vrai que l'attaque combinée de Shneidermann et de lordon sur libération ..était décisive...
Mais DS aurait pu aussi insinuer que Libération (fondée par sartre) a pour actionnaire majoritaire.....................Edouard de Rothshield ................M. Cori a passé le reste de la soirée à dire qu'il n'était pas directeur de la publication...baissant la tête comme s'il était puni !!
Je félicite aussi DS et dan Israël d'avoir intelligeamment laissé la parole aux deux protagonistes...
Il est vrai qu'ils avaient peu d'effort à fair.. C'était si beau qu'on aurait dit du bon théâtre !
Sur le mot tabou de "rigueur", la chronique de François Morel n'est pas dénuée de sérieux et d'intérêt :

http://www.dailymotion.com/video/xdaunf_francois-morel-en-direct-de-lille_fun
Ah Lordon!

Ce mec est absolument génial!

L'entendre s'exprimer, c'est toujours totalement jubilatoire...
Bravo!

Mais on en voudrais encore du Lordon, 1h 30 c'est presque trop court!

Surtout que le dernier quart d'heure et réellement immense plus de langue de bois et une affirmation claire de ceux que tout le monde ressent plus ou moins: on est dans une guerre de classe ouverte entres les peuples et les détenteurs de capital. Et il faut absolument que les peuples le comprennent pour prendre les mesures adequates sinon la suite des événements risques de ne pas être très belle a voir...

Donc vous faites œuvre de salubrité publique en passant ce type d'émission Merci a vous.

Sinon vous avez Jacques Sapir dans le genre qui est intéressant aussi.
Cette dernière tirade de Lordon est impressionnante. Il va falloir re-regarder l'émission pour être certain de ne rien avoir loupé.

Merci.
Lordon donne une réponse magistrale à celui dont on ne peut prononcer le nom, à la fin de l'acte 6, quand il parle de la dette publique et des impots. A revoir, et à re revoir, et aussi à ressortir et re ressortir à tous ceux qui tentent encore de faire croire, que ce sont les fonctionnaires parasites qui sont responsables de la dette.
Nationaliser toutes les banques et ruiner les actionnaires , c'est une idée qui me plait beaucoup. Lordon président !
Bonsoir,

Tout simplement excellent.

@si rempli son rôle en livrant de telles émissions. Avec Mélenchon et Jorion il y a quelques semaines, votre site offre une véritable tribune (et pas 20 seconde au 20h) aux idées au sens le plus noble du terme.

1 suggestion...ARIES peut être un jour..

Bravo et merci.
Excellente émission. Vraiment !
La tenue du débat est exceptionnelle et Frédéric Lordon est un pédagogue né, avec un brin de malice dans les yeux parfois qui ne gâche rien.
Ce qu'il apporte vient de plus éclairer certaines des interventions de Jean-Luc Mélenchon qui étaient restées à l'état de tentatives d'explication étant donné la teneur du débat avec son contradicteur qui laissait peu de place à une expression sereine...Ceci même si la passion qui y occupait beaucoup de place est toujours revigorante.
Cela recoupe aussi certains éléments apportés par l'émission de la semaine dernière. Je pense entre autres à la définition et à l'historique du terme gouvernance que nous a fait partagés Anne-Sophie.
Bref, plusieurs émissions où j'apprends beaucoup, cette dernière étant particulièrement éclairante, et sans aucun doute d'utilité publique.
Je n'ai jamais imaginé ne pas me réabonner à @si car même quand le temps me manque j'y viens et ne suis jamais déçue. A l'issue d'une émission comme celle-ci je pense très clairement qu'en plus je perdrais beaucoup. Merci.

PS : dans votre présentation de l'émission, une petite erreur je pense.... A la suite de la phrase où vous parlez de Paul Jorion et de la phrase reprenant ce qu'en dit Cori, il est écrit "Et on sent Lordon réticent face au "business model" mis en place par.... Lordon" Il faudrait plutôt lire Jorion. Non ?
Une remarque technique qui me vient à l'esprit en revoyant certains passages de l'émission : Quand vous passez des extraits télé, j'aimerais bcp que vous inscrustiez les noms des personnes qui parlent (je n'ai reconnu que Fillon, et encore, je ne suis pas sûre :-(). Pensez à ceux qui n'ont pas la télé... à la radio, bien sûr, on ne voit rien (et quand il faudra suivre la radio en vidéo sur internet, ce sera une télé : j'aime autant pas)... et dans le Diplo, il n'y a pas de photos : je ne connais pas leurs têtes.
Emission presque parfaite, presque car Cori semble un peu largué par moments...
il me semble.
Ah que c'est bon d'entendre un avis sur l'utilisation des mathématiques
comme argument de validation sans se soucier de l'incohérence des
prémisses...