743
Commentaires

"Le cinéma n'a rien à voir avec la littérature"

Pour les fêtes, @si vous propose un D@ns le film un peu particulier. Par son présentateur, d'abord : Rafik Djoumi, notre chroniqueur cinéma, présente ici sa première émission. Et par son thème : il ne s’agit pas d'évoquer un film ni même un genre en particulier, mais de chercher ensemble une définition du mot "cinéma". Vaste question ! Qu’est-ce qui différencie une image en mouvement de ce qu’on appelle le cinéma ? Une image de vidéosurveillance d’un film ? Et un reportage d’un documentaire ?

Derniers commentaires

Bonne émission mais le postulat est faux car à mon sens le cinéma est né de la littérature. Bien avant les cinéastes, les écrivains visualisaient, cadraient, découpaient et mettaient en musique leur fictions. La caverne de Platon... C'est la première salle de cinéma !
Question double. Les "vite-dits" font un peu ça, mais uniquement sur les questions d'actualité. Il serait peut-être bien qu'Arrêt sur Images, comme pas mal de blog/sites thématiques, informent d'articles et d'analyses de fond intéressantes sur des sujets connexes. Par exemple un compte-rendu périodique des articles/liens/publications d'intérêt, parus dans le dernier mois ("round-up"). Ou alors, de façon continue, dans une rubrique "à lire ailleurs".

J'y pense parce que, en l'occurence, il y a ce genre de petite chose, chez Alain Korkos (on a toujours le droit?), qui, certes, aurait-très-bien-sa-place-ici-tant-pis (on va pas y revenir sans arrêt, les protagonistes en ont sûrement marre), mais indépendamment de cela, aurait beaucoup intéressé ceux qui s'intéressent au traîtement de l'image de film. C'est simplement disponible ailleurs, traçons le canal.

Peut-être un "on aurait aimé le dire" ?
L'immortel (déjà de son vivant) Luc Moullet (1) écrivait fin 1981 dans un article intitulé Les vrais problèmes (2) :


« De Matisse à Schönberg, de Joyce à Calder, de Beckett à Straub, l'art contemporain tend à devenir un art d'initiés. Est-il possible d'apprécier la peinture moderne sans avoir suivi, pas à pas, son évolution depuis cent ans ? [...]

C'est pourquoi le problème principal du cinéma français sera résolu non par des engagements économistes, mais par l'enseignement obligatoire du cinéma à l'école, l'analyse des films et l'étude du cinéma sur les chaînes de TV.

L'enseignement littéraire à l'école peut être contesté. Mais c'est lui qui a fait que l'on ne vante plus Ponson du Terrail au détriment de Stendhal, Delly ou Des Cars au lieu de Bernanos ou Proust. Alors que l'on vous sort L'Arche perdue, les Baskets et l'usine Disney contre Duras, Garrel ou Rivette. »



(1) Tandis que tout un chacun est prêt à bramer avec la foule que Chaplin et Keaton sont des génies, il est de bon ton chez certains de considérer Luc Moullet comme un fumiste ou un raté, alors qu'il n'est en rien inférieur aux deux auteurs précités, sous le rapport de la qualité et de la subtilité de l'humour distillé. Comme eux, Moullet joue dans ses films (au moins certains) : Luc Moullet - à commencer par la voix de Luc Moullet - est le vecteur indispensable de l'humour moullésien. Le spectateur curieux devra donc privilégier la vision des films de Moullet où celui-ci figure, le plus facile d'accès pour "repérer" cet "humour moullésien" étant son court métrage Essai d'ouverture (1988). Ses deux derniers films, Le prestige de la mort (2007) et Terre de la folie (2009), sont des chefs-d'œuvre (appréciables comme tels par les seuls connaisseurs de Moullet : par ceux ayant déjà "identifié" son humour si particulier - de même qu'un spectateur non cinéphile et ignorant en particulier du cinéma japonais, ne sera pas en capacité d'apprécier à sa juste valeur, à première vision, tel chef d'œuvre de Mizoguchi ou Ozu).

(2) in Journal de la SRF, n° 7, janvier 1982. Repris dans son indispensable recueil de textes Piges choisies (Capricci, 2009), aussi intéressant et pertinent que cocasse (tout à fait à l'image de Moullet donc). Moullet, que la postérité placera vers les mêmes hauteurs que Jacques Tati (nombre de pleureuses se lamentant alors de ne pas l'avoir apprécié de son vivant - ceci dit il est tout à fait possible que Moullet, âgé de 73 ans et pratiquant de longue date footing et vélo, ait amorcé depuis 3 ans une "fin de carrière" à la Manoel de Oliveira, celui-ci alignant tous ses meilleurs films depuis une vingtaine d'années (il a actuellement 102 ans et toujours en activité)), Moullet publia son premier article de critique ciné à l'âge de 18 ans dans Les Cahiers du Cinéma - peu de temps après les premiers articles de Truffaut et Godard dans ces mêmes Cahiers.

***

Quelques liens intéressants sur Luc Moullet (comme un gros âne je n'ai découvert et commencé à apprécier Moullet que l'année dernière, j'ai donc raté les "cérémonies Beaubourg" de 2009) :

http://www.dvdclassik.com/Critiques/livre-luc-moulllet-ouvrages-capricci.htm

http://www.iletaitunefoislecinema.com/livrescinema/2958/piges-choisiesnotre-alpin-quotidien

http://www.arkepix.com/kinok/CRITIQUES/LIVRES/piges_choisies.html

http://www.liberation.fr/culture/0101565114-luc-moullet-a-la-louche
Bonjour,

Je souhaite juste par ce post remercier Rafik, Daniel et Dan pour la création de cette émission. Je trouve ça excellent que " D@ns le Film " analyse ainsi le travail de mise en image de réalisateurs de talent. ça rend plus complet encore la démarche @si il me semble.

En ce qui concerne les interlocuteurs, j'encourage Rafik d'inviter Christophe Gans et Nicolas Boukhrief qui sont souvent passionnants lorsqu'ils parlent de cinéma. Ils ont non seulement un regard aiguisé sur les films mais mesurent aussi très bien les enjeux et les perspectives propres à l'industrie.

Bref, encore merci, bonne année et continuez comme ça Rafik ! Votre manière d'aborder le cinéma est salutaire !

Yohann
Désolé M. Spierlberg, il va falloir que vous mouriez vite pour que dans dix ans, les mêmes qui aujourd'hui vous traitent d'amuseur imbécile deviennent vos soutiens les plus assurés.

"Non mais bien sûr que Spielberg est reconnu, ça fait trente ans qu'on voit des articles le portant aux nues, ça a toujours été le cas. Les Cahiers du Cinéma ont été les premiers à le découvrir avec Jaws, son premier film. Allez pas le comparer à ce Del Toro qui n'a rien à dire. Spielberg quand il fait des plans, c'est de la poésie, voilà tout, pas des friandises grossières distribuées à une plèbe médiocre et méprisaaaable !"
@ Dominique Mourrain

Oui excusez-moi je n'ai pas pris le temps de lire tous les commentaires précédents, comme il faut théoriquement faire lorsque l'on débarque sur un forum.

Mais je réfléchissais à ceci dernièrement : on peut voir les émotions comme des variations de quelque chose à l'intérieur d'un certain cadre.

Par exemple un amateur de bonne bouffe, lorsqu'il découvrira des plats délicieux dans un restaurant à lui inconnu, sentira tel plaisir ou satisfaction. Or ces émotions seront très peu de chose par rapport à l'effet produit par une simple tartine de beurre sur du pain frais, chez un quasi mort de faim oublié dans un cul de basse fosse.

Par analogie, au cinéma, on pourrait tout à fait concevoir que celui qui ne fréquente que les films américains dits "commerciaux", sente soudain à la vision de tel Spielberg une émotion souveraine : émotion identique peut-être à celle produite par un chef-d'oeuvre de Ozu ou Mizoguchi (ou Ford ou autres) chez un cinéphile averti.

A l'inverse, celui qui aura de longue date fréquenté tels chefs-d'oeuvre reconnus (par la postérité ou/et par tels "passeurs" de confiance), c'est à dire qui n'aura pas passé sa vie d'amateur de ciné confiné dans le cul de basse fosse des films "commerciaux" américains, mais qui aura en quelque sorte "réglé" son "pifomètre artistique" sur la fréquentation des plus grandes oeuvres, celui-là pourra en connaissance de cause déclarer :

""Jaws" de Spielberg n'est qu'un nanar bien ficelé, indigne d'entrer dans le panthéon des chefs d'oeuvre de l'art cinématographique"


:-))

mais bon l'appréciation du "niveau artistique" c'est un problème extrêmement délicat, il n'empêche que s'extasier sur Les dents de la mer comme si c'était une grande oeuvre (de même qu'en littérature on peut dire que tel Balzac ou tel Stendhal est une grande oeuvre), ça ne devrait pas être permis dans une émission publique, peut-être des gens qui passent par là vont se mettre à croire ça...

Il faut faire oeuvre pédagogique, il faut éclairer les gens : les guider vers ce qu'il y a de mieux au ciné. On peut se servir de Spielberg pour analyser la technique : mais s'extasier dessus comme si c'était le summum de l'art ciné, ce n'est pas admissible dans le cadre d'une émission destinée à éclairer les foules.

Enfin bon y'a pas mort d'homme :-)


PS. Pour une prochaine émission, pensez à inviter Luc Moullet (20 ans de moins que Stéphane Hessel), il aura des choses extrêmement intéressantes (et marrantes) à dire !


Essai d'ouverture (Luc Moullet, 1988, 14 mn)
http://www.dailymotion.com/video/x1bulr_essai-douverture_shortfilms

(c'est lui-même Moullet le barbu qui joue dedans)
Emission intéressante, pour aller vite en résumant :

- pour aborder la "mise en scène" au ciné, commencer par le procédé hitchcockien du point de vue (avec extrait de Vertigo), me semble effectivement la meilleure idée possible.

MAIS : à aucun moment il n'y eut vrai travail d'explication (ce sont les 2 invités qui tour à tour ont tenu à préciser un peu l'affaire, mais en vitesse). Il aurait là fallu faire une explication plan par plan pour bien décortiquer le procédé :

1. Plan sur James Stewart
2. Plan "du point de vue de James Stewart" (on voit ce qu'il voit), dit "plan subjectif" comme préférait ne pas dire l'invité réalisateur (avec raison sans doute)
3. Plan sur James Stewart qui a avancé de quelques pas
4. Plan "du point de vue de James Stewart" (on voit ce qu'il voit)
etc.

C'est la base de tout chez Hitchcock, il faut vraiment bien cerner ça.

- d'autre part, il aurait fallu expliquer une bonne fois et pas en vitesse en passant, les mots panoramique, travelling (faire la distinction avec zoom), découpage (pas tout à fait la même chose que montage).

Pour les prochaines émissions d'analyse ciné, ce serait une bonne idée de réfléchir et s'extasier, non pas sur tel nanar spielbergien (un honnête citoyen doit n'avoir que f... d'une haute virtuosité si celle-ci n'a à faire passer que des idées ou des émotions de collégien (dans l'extrait de Vertigo il y a une indéniable poésie, chaque plan est composé comme un tableau, il y a la musique de Bernard Herrmann aussi - tandis que chez Spielberg c'est tout simplement immonde)), mais par exemple :

comment Mizoguchi ou Ford arrivent à tel moment à produire telle intense émotion ?

(c'est à dire pas n'importe quelle émotion d'adolescent boutonneux, mais une haute émotion qu'un familier des grands auteurs (en littérature Balzac ou Stendhal par exemple) reconnaîtra et identifiera aussitôt comme "le signe du grand art" comme disait Valéry - en fait son expression c'était "le choc du grand art").

Un de ces moyens, c'est l'emploi exceptionnel de certaines techniques ou "éléments de langage" ciné (employés chez d'autres cinéastes jusqu'à la nausée : chez eux totalement banalisés, dévitalisés).

Exemple : chez Mizoguchi, un mouvement de grue vers le haut, ou tout simplement un travelling (plus rares chez lui que dans le premier film muet - un péplum italien - où apparurent les premiers travellings !). Par exemple le début de La Vie d'O'Haru femme galante (le 1er plan !), ou idem avec le début de L'Impératrice Yang Kwei-Fei, 1er plan aussi : en fait ces premiers plans se situent chronologiquement à la fin de l'histoire (on est au sommet de l'émotion et Mizoguchi commence directement dessus ! - mais seul un amateur et connaisseur de Mizoguchi pourra d'emblée saisir cette émotion, frappé par ce travelling si rare chez Mizoguchi, qui débarque d'un coup sans crier gare dès l'ouverture du film). Tout le film étant ensuite un grand flash-back.

De même, admirable économie de moyens chez Ozu : lorsqu'il se décide à remuer sa caméra l'effet poétique est prodigieux (travellings arrière accompagnant deux personnages marchant) - idem d'ailleurs chez Naruse.

Bref, intéressante émission, excellente idée que de faire des émission d'analyse ciné, de plus les invités étaient bien (j'adore quand le réalisateur a rougi comme un gosse lorsqu'il vit que l'extrait de son film allait succéder à l'extrait de Vertigo !). Mais pour les prochaines émissions, il faudrait je pense aller dans ces 2 directions :

1. préparer un vrai travail didactique
=> avec de l'arrêt sur images, du plan par plan
=> avec un souci de parfaitement définir les mots techniques employés, c'est la base de tout

2. relever le niveau.
=> ne pas aller dans le sens d'une simple admiration de la virtuosité dont l'honnête citoyen doit n'avoir que f..., chercher plutôt par quelles techniques (qui peuvent être très simples : par exemple une très admirable économie dans les moyens employés - cf. exemples plus haut), par quelles techniques tels grands cinéastes arrivent à produire des sommets de poésie (ce qui n'est pas tout à fait la même chose que n'importe quelle "émotion").
Je trouve dommage (pour ne pas dire plus), que cette émissions soit si vite remplacée et donc ne puisse plus être téléchargée sur iPhone ou androïde. J'ai parlé de celle-ci à plusieurs personnes susceptibles de s'abonner à @si et de la regarder via ce support hors, ce n'est maintenant plus possible grrrrrrr......
Je regarde arrêt sur image depuis la première émission diffusée sur France5 et je dois dire que JAMAIS une émission de m'a autant intéressée!!!

On en veut d'autres!!!!!!!!!

Cordialement
Nicolas
C'est bon ça, je ne poste jamais sur le forum @si mais là je compte me faire entendre: j'en veux plus, beaucoup plus!
C'était passionnant mais trop court pour son ambition, mais parler de cinémas comme ça, j'en veux plus.
Merci Rafik Djoumi, merci Asi. Très très bonne émission, ce Dans le film. En particulier les analyses de séquences, c'est passionnant. Comme les autres, j'en redemande. La VF était le bon choix. En revanche, vous promettiez des notes de bas de pages, mais elles ne sont pas dans l'article.
Jaw et Duel (pour ne citer que des films grand public et non des chefs d'oeuvres) sont des adaptations de romans.

A suivre...
Réponse à Rolleyes

Merci pour votre message, si tous les défenseurs de Rafik avaient votre pertinence le forum ne ressemblerait pas à ce qu'il est...
Je n'enlève rien à ce que j'ai écrit, dans le fond c'est ce que je pense, dans la forme, je force un peu le trait, c'est le jeu. Les positions que je prête à Rafik, je les ai déduites de certains de ses textes (relisez le Napoléon) et du choix de ses émissions.

2 choses:
- A mon sens, la forme représente les différents moyens stylistiques (et pas strictement techniques, le cinéma, si c'est un art, est peut-être quand même une affaire d'artistes, non ?) permettant de faire passer une idée, un message, une atmosphère... La forme seule n'est rien si elle n'est pas soutenue par un discours, une vision du monde, un point de vue singulier sur les choses. (Pour les mongolitos qui ne comprendraient pas, un discours n'est pas forcément un discours politique). Quand Abdellatif Kechiche privilégie de longs plan-séquences dans La Graine et le Mulet (comme dans la scène du repas au début du film), ce n'est pas juste pour faire joli, mais sans doute parce qu'il considère que cette figure cinématographique, qui donne l'occasion aux comédiens de s'exprimer dans une durée inhabituelle, lui permet de dégager une certaine vérité sur les rapports humains, sur le bonheur de manger entre proches, sur ce que c'est d'être ensemble et de tolérer l'autre; la durée du plan finit par susciter un malaise, un étouffement qui semble nous dire que la famille c'est aussi la promiscuité, une pression, une prison. Exemple simple d'un procédé cinématographique destiné à nous dire quelque chose.
J'ai pris Kechiche comme j'aurais pu prendre Spielberg, qui n'est pas qu'un roublard, soit dit en passant.(La liste de Schindler est loin d'être ce qu'il a fait de plus intéressant.) La violence psychologique à l'oeuvre dans la première partie de AI par exemple, est magistralement rendue par une série de décisions stylistiques (jeu rentré des comédiens, décors glacés, rythme languide, longs plans fixes...). Sur le deuil, la construction d'une famille, l'ambivalence du sentiment de maternité, l'isolement du canard boiteux, mais aussi sur la marchandisatation délirante des société modernes, le film dit plein de chose.
Tout ça pour dire que vouloir limiter l'analyse d'un film à ses effets de mise en scène sans nous parler de ce qu'il raconte au-delà du strict déroulé de son récit, me semble vraiment réducteur.

2- Sur la "contre-culture". On est au moins d'accord sur ce point, Rafik semble privilégier un certain type de cinéma (vous dites "contre-culture) au détriment d'un autre pan qu'il exècre (la manière dont il parle du cinéma français est quand même éclairante). Outre que je trouve ce positionnement sectaire, il me semble aussi qu'il est... dépassé. Dans les années 80 jusqu'au début des années 90, des cinéastes comme Friedklin, Cronenberg, Carpenter ou autres, trouvaient leurs meilleurs défenseurs (parfois leurs seuls défenseurs) dans des revues comme Starfix ou Mad Movies. Elles étaient réjouissantes, ces revues, et utiles, le cinéma de genre étant alors assez largement méprisé. On n'en est plus là. Cameron, Spielberg, Shyamalan, James Gray, Tim Burton, Johnny To, Jonhatan Demme, etc... sont aimés ou détestés mais quasi-unaniment considérés comme des auteurs, un ou plusieurs de leurs films considérés comme des "classiques". Et même en France, Kechiche et Jacques Audiard, les cinéastes français les plus adulés par la critique, n'ont jamais fait la Femis... La contre-culture telle que vous l'entendez n'existe plus, les vieilles querelles sont obsolètes. A part sur ASI, apparemment.
C'est aussi pourquoi la posture de Rafik (je ne parlerais pas de ses sinistres épigones) me semble totalement décalée, défensive, anachronique.
La littérature a plus à voir avec le cinéma que ce que croit Thoret. C'est en France , pays de la littérature, qu'est née l'idée du cinéma comme Art.
La littérature n'est pas ce que croit Thoret : Tout comme pour les films, la grandeur de "Madama Bovary" , de "Guerre et Paix " ou de " A la recherche du temps perdu" tient ni à leurs thèmes , ni a leurs personnages, mais à leur rythme , leur musique, leur souffle.
Judith n'aurait pas été de trop dans ce débat.
Le postulat de base, franchement, ne me parait pas très passionnant; comparer Hitchcock le maitre de la fascination, de l'indécidable, de l'ambiguité, profondément humain, et Spielberg le bon élève platement manipulateur. Le cinéma n'est pas de la scolaire grammaire, F. E. Siri heureusement le rappelle, et en c'est aussi et avant tout une affaire d'inspiration, d'instinct, de vision.
Pour moi le digne successeur de Hitch est Brian De Palma, qui lui est un auteur puissant qui a une vision du monde cohérente.
J.B. Thoret a fait une remarque qui me frappe : il cite Serge Daney (Daney que j'ai beaucoup lu et écouté, qui m'a ouvert les yeux sur bien des sujets, liant toujours cinéma et vie, cinéma et politique) qui n'acceptait pas que nous soyons forcés par Spielberg d'être "dans le regard" du requin mangeur d'enfant dans cette séquence, après avoir été dans le regard du flic qui a peur pour sa famille et ses concitoyens.
Je rejoins vraiment Daney, d'autant que j'ai eu le même genre de réaction quand, dans La Liste de Chindler, nous sommes "dans le regard" d'un nazi qui vise des prisonniers dans le viseur de sa mitraillette, et qui tire parfois sur eux pour s'amuser. Je suis sorti du film et de la salle, et depuis je n'ai plus essayé de voir un film de Spielberg. Auparavant il y avait souvent quelque chose qui me génait dans ses films, et je n'étais jamais convaincu ni emporté : j'ai compris à ce moment-là que c'était parce que ce cinéaste, tout virtuose qu'il soit, n'a pour moi pas de morale (au sens où l'emploie Daney, c'est à dire une éthique, une vision du monde qui nous accompagne dans notre condition humaine), et que pour moi, c'est rédhibitoire. Un cinéaste sans éthique est pour moi un "faiseur d'images".
Les séquences des films de F.E. Siri sont des point de vue de narrateur omniscient qui met le spectateur dans la confidence de son savoir, c'est un procédé banal du récit de film d'action, ou même des séries télévisées, bien loin de la déstabilisation subtile souvent faite d'incertitudes qu'instille Hitchcock, ou Fritz Lang par exemple. Il parait un bon utilisateur de la grammaire cinématographique, de là à en faire un auteur, pour l'instant je reste dubitatif, bien que je l'ai trouvé assez pertinent sur sa position et ses ressentis de metteur en scène. En tout cas ces extraits ne m'ont pas donné envie de voir ses films.
Votre émission est bien intéressante, bien que je sois en désaccord avec pas mal de propos simplistes, avec une vision trop "mécaniste" du cinéma.
Vous avez le mérite de remuer un sujet passionnant, c'est stimulant, creusez encore, merci.
Bonjour,

face au débat VF/VO auquel je ne souhaite pas prendre part, au débat les acteurs/les images (je vulgarise pour faire court) je ne souhaite pas non plus prendre part.

Selon moi un seul argument ici n'a pas de sens. Il est dommeagable de ne s'attacher qu'ax images du fait du nom de ce site. Passer à côté d'éléments essentiels d'une analyse d'un extrait pour focaliser sur l'image c'est dommage.
Dans l'extrait proposé le but est de donner un sentiment au spectateur que "quelquechose" plus tard va lier le destin des personnages. Très belle analyse de la trjectoire des voitures, de la scène filmée en mode séquence, et, et.... pas un mot sur les dialogues (soi-disant inintéressant, d'où la VF :-) ).

Et pourtant les dialogues c'est quoi à ce moment-là, c'est une bande de jeunes qui termine en parlant du prix de l'amende (200 dollars) et une famille qui prend le relais en discutant de combien prêter ou emprunter de l'argent (3 - 7 dollars). En plus de celà la scène termine par le père qui ne se rappelle plus de sa commande (Qu'est-ce que je voulais commander?) et la scène suivante, ici non présentée, commence par un "Va chercher des bières!". Un liant par la parole et par le discours, qui même si il n'est pas l'object central du débat (qui doit être apparemment l'image) aurait tout de même pu être mentionné.

Du cinéma sans images, ce n'est certes plus du cinéma, mais du cinéma avec une bande-son, c'est un autre cinéma. Pourquoi se priver d'un important aspect de ce dernier, notamment quand ici cela confirme l'analyse des images et ouvre des perspectives ?

A bientôt,
Jérôme
Un jour j'ai essayé de prendre une pellicule et de la lire mais j'arrivais pas à tourner les pages, j'en suis resté au premier photogramme.


:(
Sûrement.

D'autant plus que 80% des chefs d'oeuvres du cinéma ont pour origine une oeuvre littéraire.



______________

Serge ULESKI littérature et écriture
Une fois de plus, ce qui aurait pu devenir un superbe débat sur nos attentes et notre amour du cinéma est devenu un pugilat incompréhensible où l'on se balance des bobines à la gueule pour mieux éviter d'enrichir le débat.

Il faudra un jour que l'on m'explique comment la fascination et la dévotion de Yannick G pour Judith Bernard (et Dieu sait qu'elle est fascinante) a pu entraîner une telle allergie au Djoumy, qui a eu le toupet d'être jugé intéressant par la belle Déesse du verbe (si si, j'insiste).

Comme Yannick G ne peut pas assiéger Troie pour venger l'affront, voilà que le blocus touche systématiquement les échanges dès que le père Rafik a l'audace de faire son travail, provoquant des commentaires n'étant pas sans évoquer la maturité rase-motte du forum JeuxVideo.com.

Commentaires que devront aussi gober (en se bouchant le nez) les collaborateurs d'ASI (qui n'ont rien compris à leur travail), Daniel Schneiderman (qui a osé vouloir calmer le cornu), les abonnés satisfaits de l'apport de Djoumy (forcement des tocards sous-cultivés), voir même ceux qui ne le sont pas (dans le cas où leur critique serait trop mesurée).

Cher Yannick G, vu que vous me pourrissez le plaisir d'un forum constructif et animé dans le bon sens, une question : contrairement à ASI, allez-vous tenir vos promesses ? Allez-vous vraiment claquer la porte ? Car, après vos derniers adieu, vous n'avez en effet pu tenir cet engagement que pendant... 3h40...
Bonne année à le site, et bon courage. Puissiez-vous continuer à vous arrêter sur les images des films, plutôt qu'en rester au niveau facile et familier des "alors t'as trouvé l'histoire comment" que les plus bruyants (sans doute très frustrés de l'opportunité de répondre eux-mêmes) continueront à appeler de leurs jérémiades. Je vous souhaiterais bien des forums plus stimulants, mais à vue de nez, ce n'est pas pour 2011. Entre le lèse-Hessel et l'antidjoumisme, le territoire reste familier... Bonne chance tout de même.


Quant aux extraits, effectivement, si vous visez l'éducatif/pédagogique en général, vous devriez favoriser plutôt la VO, avec les voix et intonations choisies par les réalisateurs. La télévision se charge bien assez d'habituer les spectateurs à la version pingouin des oeuvres de cinéma.
Un bon animateur qui maîtrise son sujet (malgré les 10 premières minutes où on le sentait tendu :)... normal pour une première)
+
Un bon critique qui maîtrise son sujet
+
Un bon cinéaste qui maîtrise son sujet
=
Une bonne émission

Je n'ai pas vu "otage" ni "nid de guêpes", du coup ça m'a donné envie....

On en veut d'autres comme ça
Je ne comprends pas ici cette violence qu'on met autour de l'affirmation du titre. Alors au mieux c'est inepte, et pour faire contre poids on dit "ça a tout à voir avec la littérature" (coucou msieur LPR), et c'est reparti pour une sale guerre, comme [s]en 40[/s] sur un forum de Rafik. Alors puisqu'il est d'usage de dire des absurdités ici pour assoir ses "démonstrations", je vais me géner :
- si je comprends bien, tout bon écrivain est donc capable de produire un bon film
- tout bon cinéaste n'a qu'un claquement de doigt à faire pour écrire un bon bouquin.
Je commence à être lasse de cette ambiance qui veut que toute personne un tant soit peu d'accord avec qui se dit dans cette émission soit au mieux un âne baté à genou devant les grands d'hollywood, si ce n'est un crétin patenté. Ras la couenne.
Apparemment en connaitre un temps soit peu sur le cinoche ça fait très vite pèter plus haut que son cul ! On arrive bien à discuter entre "bleus" (et avec un acteur :) ), mais alors là dès qu'il y en a un qu'a touché un peu une caméra ou qui s'est avalé l'intégralité des cahiers du cinéma ou qui s'est fadé tous les films de la nouvelle vague paf, on a droit à de l'acide, du condéscendant, des bazookas et des tonnes de certitudes.
Eh bien ma certitude à moi, c'est oui, que le cinéma, ça n'a rien à voir avec la littérature. Que celui qui se rend au cinoche en pensant retrouver un bouquin est souvent déçu. Ce sont des objets différents. Je ne conmprends même pas qu'on puisse s'empailler là-dessus.
Ce titre est à mon sens une évidence. Bon faut pas le dire hein. D'ailleurs, j'ai rien dit.
Salut !
Qu’est-ce que le cinéma ?
Et bien voilà, c’est un peu compliqué mais en même temps c’est assez simple.
Faire un film c’est raconter une histoire (ou non) avec des images, un peu comme la littérature qui les fait naitre dans la tête du lecteur, mais attention ce n’est pas de la littérature, c’est un langage très différent, plus proche de celui de la musique, car il se déroule dans le temps, c’est un rythme, c’est du souffle, c’est de la mise en scène, enfin la littérature aussi mais ce n’est pas pareil car il s’agit d’images que le réalisateur a visualisées avant de faire le film (dans un storyboard ou un scenario), un peu comme un auteur en écrivant un livre mais c’est pas du tout le même langage car il s’agit de faire un film avec les outils du cinéma, comme en peinture on utilise des couleurs, des pinceaux et un support qui sont les outils de la peinture et dans la musique des instruments de musique.
Mais en fait tout ça est finalement une question d’émotion à faire passer au spectateur. Un peu comme dans la littérature et la musique et la danse et la peinture et la poterie mais c'est très différent car c’est du cinéma et blablabla et blablabla…

Et puis il y a les critiques cinéma, avec toute leur culture cinématographique, qui savent ce qu’est le cinéma et sont donc en mesure de juger si un film est bon ou mauvais comme ils nous le prouvent à chaque sortie de film et par exemple à propos du film Otage :

Avec Bruce Willis comme acteur et producteur, on imagine que le Frenchy Florent Siri (Nid de guêpes) a dû filer droit pour ses débuts à Hollywood ! Cela explique sûrement le fait que cette prise d'otages tourne court. Le scénario égrène tous les clichés du genre : un flic en quête de rédemption (Willis en fait des caisses), un gamin débrouillard (et énervant), des méchants… très méchants et une mise en scène musclée. On a vu mieux comme série B. StudioCinélive

Florent Siri prouve ici qu'on peut être un Français à Hollywood sans rien renier de sa personnalité. Témoin cette histoire (...) qui confirme aussi bien l'obsession du jeune réalisateur pour les huis clos (...) que son goût pour un cinéma volontiers lyrique, rageur et parfois cruel. Chapeau !TéléCinéObs

Et blablabla, un peu comme les critiques littéraires mais en réalité c’est très différent car c’est du cinéma et ça n'a rien à voir avec la littérature et blablabla et blablabla…
La problématique est maladroite : "qu'est-ce que le cinéma ?" Trop vague.

Les réponses à cette problèmatique : des films avec du suspense (vertigo, nid de guêpe, les dents de la mer, otage).

J'ai eu l'impression d'être mis de côté (contrairement au film les dents de la mer), d'avoir des spécialistes qui s'auto-congratulent. Pour des étudiants en cinéma ça peut peut-être être intéressant. Mais pour moi, pas cinéphile, pas cinéphage, il y a beaucoup de parties ennuyeuses, trop techniques.

Ça aurait été intéressant de parler d'un film raté pour expliquer pourquoi ce n'est pas du cinéma.

Le principal point positif, c'est que ça m'a fait envie de voir vertigo et les dents de la mer. C'est déjà pas mal.
Bonsoir
Effectivement le cinéma n'a rien à voir avec la littérature même si les mots utilisés pour l'analyse sont les mêmes : point de vue, subjectivité....
Définir son objet lors d'une première émission me paraît très bien surtout lorsqu'un public très large (moi par exemple) peut s'y retrouver. Lors des prochaines émissions que j'attends avec impatience, j'aimerais bien que soient décryptés d'autres procédés réussis ou complètement ratés. J'ai trouvé qu'inviter Emilio Siori dont je ne connaissais même pas le nom était une très bonne idée : il m'a enlevé l'envie de dénigrer un univers très éloigné du mien et je regarderai un de se films s'il passe sur une chaîne TV.
Bonne année à tous.
Je suis vraiment vraiment content de cette nouvelle émission que j'espère régulière et autonome.

Bien sur je pourrais faire quelques critiques ici et la mais je sais que tout ça va s'améliorer avec le temps donc je ne boude pas mon plaisir et j'attends les suivantes au plus vite !

Ce message a été supprimé suite à la suppression du compte de son auteur

Cette émission est une très très bonne idée. Mais cette première - si je puis me permettre une critique - est un peu faible dans la forme comme dans le contenu, et peut être considérée, disons, comme un brouillon.
En effet, elle est surement très instructive pour les néophytes mais ne va rien apprendre à celui qui connait un peu le cinéma et a l'habitude d'être attentif à la mise en scène et au scénario quand il regarde un film. Les invités papotent gentiment et enfilent les lieux communs (Hitchcock, Spielberg, quels maîtres !) sans plan vraiment structuré et sans se lancer dans une analyse vraiment détaillée de leur coup de cœur ou de leur travail.
Je crois que cela est dû au fait qu'il y avait plusieurs intentions pour une seule émission (analyser des chefs d'œuvre façon cours de cinéma, faire parler un metteur en scène de son métier, demander l'avis du critique etc..) et qu'au final il n'en ressort pas grand chose de vraiment nouveau ni intéressant.

Si l'intention de l'équipe d'ASI est d'inviter des réalisateurs et des professionnels du cinéma pour les faire parler de leur travail façon "Dans le texte", alors elle se doit être ambitieuse et inviter autant que possible des grands noms du septième art, un seul à la fois et chacun très bon dans son domaine. Je donne pour exemple cette master class de Thomas Bidegain, le scénariste qui a travaillé avec Jacques Audiard dans le film "Un prophète". Écoutez-le parler de son travail, de ses "trucs", de son métier. C'est tout simplement passionnant.
Master Class de Thomas Bidegain

Si son intention est de faire un cours sur la mise en scène par thématique à travers les grands (et moins grands) films de l'histoire du cinéma, alors un bon intervenant de l'ESRA suffira ou même Rafik Djoumi tout seul, perso, j'adorerais. Et dans ce même registre, il pourrait y inclure une analyse de la télé réalité et de tout autre "reportage" télévisé, mais là on se rapproche plus de ce qu'on voit à Arrêt sur images depuis des années.

Si c'est de faire les deux, alors pas de problème, mais peut-être pas en même temps...
Bref, plein de promesses dans cette émission pour cette année qui commence, j'espère qu'ASI sera les tenir !
Bonne année à toute l'équipe.
Bravo pour cette émission, très intéressante et qui nous change des habituels sujets sur Sarkozy.

Quelques suggestions positives dont certaines pourront éventuellement vous servir :
- montrer des extraits de films et de séries TV, y compris mauvais pour montrer la différence
- y incorporer des extraits des nouvelles séries US qui sont beaucoup plus créatives d'un point de vue graphique et idem sur la différence
- y montrer des films qui eux seraient en opposition avec les principes édictés ci-dessus, peut-être évoquer plus en détail les différentes familles mentionnées brièvement
- vous avez brièvement évoqué le (faux) rapport à la réalité : faire alors le rapport avec la télé réalité et expliquer comment visuellement on la "fabrique"
- peut être aller un peu plus vite dans les débats
- ok pour la remarque sur la VO
- prendre des questions du public (via Twitter ?)

j'espère que ces remarques contribueront à vous inciter à faire d'autres émissions de ce genre.

Bonne continuation
Mr Djoumi, encore encore et encore ! J'en redemande, j'avais déjà été passionné (rien que ça) par votre émission sur le marketing des comédies US, là encore plus (vous aux manettes surement). Je pense qu'il y a une demande de ce genre d'émission de décryptage, sans parler des dernières sorties, juste EXPLIQUER le cinéma et c'est déjà un gros défi !

Donc en gros, il est temps de créer votre émission et la rendre régulière, je pense qu'il y en a pas mal qui en rêvent !
petite remarque: difficile à trouver sur le site cette emission
Je me réjouis que l'année 2011 s'ouvre avec cette nouvelle émission « d@ans le film », souhaitant par la même occasion une bonne année à toute l'équipe d'@si.

D'accord ou pas d'accord avec cette émission, elle aura au-moins l'avantage pour moi de me sortir de ma paresse, de ma résignation (parce que pas le temps ?!) devant le tout venant de la production cinématographique, me rappelant au bon souvenir du ciné-club d'antan.

Pour contribuer et essayer de répondre à quelques interrogations lues au fil des commentaires, on m'a soufflé cet article de « Fabula » : « Ce que le cinéma fait à la littérature (et réciproquement) », ce qui n'était pas le sujet de l'émission mais l'élargit.

http://www.fabula.org/lht/sommaire189.html

P.S. : Ce qu'écrit Paul Calori sur les "séquences" me séduit aussi mais le sujet étant très vaste et très riche, je fais confiance à RD.
Emission trés instructive dont on sort avec la certitude que ce qu'on y a appris, on l'a toujours su.
Bon sang ! Mais c'est bien sûr....

Je tiens à féliciter Siri pour son plan génial de l'autoroute. C'était parfait et terrifiant.

Une seule petite chose : il ne faudrait pas que l'émission vous dispense, Rafik, de vos chroniques, car elles sont plus qu'exceptionnelles. C'était une très bonne émission, très originale, très intéressante. La prochaine fois, vous serez parfait, plus à l'aise et plus fluide pour les enchaînements. Mais vos chroniques, c'est de la balle. Quelque chose de vraiment au-dessus.

Bonne année à tous. Que l'année 2011 vous apporte d'autres découvertes, de la curiosité, de la santé et du bonheur.
Bonjour,

Très content de voir cette émission, je me surprenais qu'il n'y ait pas d'Arrêts sur images (de films) sur le site dédié à l'arrêt sur images.

J'en profite pour ouvrir la réflexion pour de prochaines émissions (peut-être créer un "Dans le film" hebdo). Les outils du cinéma pour manipuler, orienter l'émotion, sont utilisés par les médias pour nous manipuler (même dans les débats de société); ainsi, les mots de cinéma employés dans cette émission (gros plan, montage... etc), sont aussi des termes employés en TV. Quant au son (jamais je crois abordé dans ASI), lorsqu'une musique de corde sentimentale vient souligner le baiser des comédiens (ou les cordes de suspens avant l'attaque du requin), on peut dire que le son (et la musique), oriente la perception des images (et donc des films).
Et encore une fois, du cinéma à la TV, le son et la musique analysés dans les émissions permettraient de révéler des outils de manipulation souvent ignorer ici.
Avis au site !
Ravi de trouver une émission où flotte le spectre du regretté Jean-François Tarnowski.

J'ai moi-même été élève en mise en scène à l'ESRA, et eu la chance d'assister aux cours de cet homme atypique et passionné. J'ai été d'autant plus chanceux de profiter de ses conseils et de retenir son attention, qu'il a accepté d'être mon directeur de mémoire (sur Heat de Michael Mann). Il m'a effectivement sensibilisé au découpage et ouvert grand les portes de son savoir. Tarnowski était un homme du concret, et c'était essentiel et salutaire, pour contrecarrer le grand penchant théorique qu'ont tous les professeurs d'audiovisuel, que ce soit en faculté ou en école privée.

Merci pour cela.

Autrement, l'émission en elle-même... je n'y ai rien appris, et je suis un peu déçu que Rafik Djoumi feigne l'ignorance en se mettant autant en retrait, alors qu'il est tout aussi légitime que ses deux invités sur le sujet.

Mais pour une première, c'est très encourageant, et les nombreuses réactions du forum sont là pour le prouver.

Bonne continuation.
J'ai été surpise agréablement par cette émission, tant par le sujet que par la pertinence des commentaires, moi qui suis novice en la matière.

Pour une première, je trouve que Rafik Djoumi mène bien la barque. Il faudra juste penser à apporter une boîte de Pulmolls la prochaine fois ;-))
[quote=LPR]Tout comme Citizen Jane :

Le cinema a TOUT a voir avec la litterature

Le choix de ce titre est d'autant plus absurde, que dans le texte de presentation, l'exemple prouvant ce titre serait le film "Hostage" qui est l'adaptation d'une oeuvre litteraire de Robert Crais !?!

Un realisateur comme Stanley Kubrick n'a jamais fait que des adaptations d'oeuvres litteraires, et pour lui la litterature etait toujours a la base de tout travail cinematographique. Mais pour lui le film permet de presenter des "histoires" d'une maniere qu'aucun autre medium ne peut permettre, et c'est la que se trouve l'interet.

Que les mediums cinema et litterature soient des mediums differents ... heu ma niece de trois ans l'a deja constate, mais ca ne fait pas vraiment avancer le debat.

Un titre qui ne donne simplement pas envie de voir l'emission, sans doute interessante.

Une annee qui au moins commence de maniere surrealiste, et que je souhaite bonne a tout le monde


Je ne vois rien qui me contredise dans votre message... c'est plutôt bon signe :) .

C'est marrant... chacun interprète cette phrase comme il le veux, selon qu'il veux s'opposer à l'émission ou non.
Facile comme pique.

cela dit, je me suis dit que Thoret était bien un critique de cinéma et non de littérature lorsque j'ai entendu son développement. On peut mettre des bémols à sa vision du médium littéraire, qu'il a tendance à trop centrer sur le scénario et les personnages je trouve, en oubliant toute la partie technique, choix du vocabulaire, aspect descriptif d'un paragraphe ou plutôt centré sur l'action, longueur des phrases d'un paragraphe... C'est du moins l'impression que j'ai eu (mais il n'a pas développé très longtemps non plus).

mais au final, ça ne va pas vraiment à l'encontre du fait que le cinéma reste un medium totalement différent du roman, malgré que les deux média aient pour finalité de raconter une histoire, et c'est pour ça qu'il existe de nombreuses adaptations de romans au cinéma.
Je ne suis pas du tout d'accord avec l'idée selon laquelle cinéma et littérature n'ont rien à voir.

Ils ont tout à voir au contraire. Quand on compare les deux, on ne se contente pas de thématique. On parle du comment plus encore que du pourquoi. Qu'avez-vous fait durant l'émission, si ce n'est de lire des séquences ?

La caméra subjective, n'est-ce pas l'équivalent de la focalisation interne, où l'on part du point de vue d'un personnage?
Le plan objectif ne pourrait-il pas se définir comme une narration omnisciente?

Découpage, cadrage, montage, sont des termes qui peuvent fort bien s'appliquer aux techniques d'écriture.

Quand vous dites qu'un grand cinéaste se reconnaît dès les premières images, on repère un grand auteur dèes les premières pages. C'est ce qu'on appelle "le style", et il s'agit, dans les deux cas, de vision du monde,
Je me suis fait cette réflexion mais en fin de compte, elle ne contredit pas vraiment les propos sur la différence entre littérature et cinéma. Il y a effectivement un équivalent au gros plan descriptif en littérature, par exemple une description un peu plus appuyée que de coutume, ou un équivalent à un montage serré (pour une action dynamique et rythmée), par exemple l'emploi de phrases courtes et simples, augmentant le rythme de lecture, avec de nombreux verbes focalisant le lecteur sur l'action.
En fait, les techniques de narration littéraires peuvent être traduite en technique de narration cinématographique (mise en scène, cadrage, découpage). Mais ce n'est pas le même langage, d'où l'emploi du terme "traduction".
On ne peux donc pas analyser un roman (par exemple) comme on analyse un film ; sa grammaire et son vocabulaire n'est pas le même.
Tout comme Citizen Jane :

Le cinema a TOUT a voir avec la litterature

Le choix de ce titre est d'autant plus absurde, que dans le texte de presentation, l'exemple prouvant ce titre serait le film "Hostage" qui est l'adaptation d'une oeuvre litteraire de Robert Crais !?!

Un realisateur comme Stanley Kubrick n'a jamais fait que des adaptations d'oeuvres litteraires, et pour lui la litterature etait toujours a la base de tout travail cinematographique. Mais pour lui le film permet de presenter des "histoires" d'une maniere qu'aucun autre medium ne peut permettre, et c'est la que se trouve l'interet.

Que les mediums cinema et litterature soient des mediums differents ... heu ma niece de trois ans l'a deja constate, mais ca ne fait pas vraiment avancer le debat.

Un titre qui ne donne simplement pas envie de voir l'emission, sans doute interessante.

Une annee qui au moins commence de maniere surrealiste, et que je souhaite bonne a tout le monde
Ah oui.

Donc, le cinéma a TOUT à voir avec la littérature, mais ça reste néanmoins deux medias différents et le film possède une façon unique de raconter des histoires. Éclairant.

Et aussi, l'émission est sans doute intéressante mais comme le titre propose une vision qui diffère de la votre, ça devient soudain trop surréaliste pour être parfaitement honnête.

La Quatrième Dimension indeed.

Sinon, à Citizen Jane qui use de métaphores pour démontrer que littérature et cinéma fonctionnent pareil je répondrai ceci : je peux lire une carte routière, ça n'en fait pas de la littérature pour autant.

J'ai la flemme de retrouver (pardon) qui parlait ici d'une série à la dramaturgie épatante, filmée uniquement en champs-contrechamps : on peut supposer que la dramaturgie n'aurait rien perdu de son impact à l'écrit, puisque la mise en scène semble n'apporter aucune plus-value. Ce n'est pas l'aspect purement cinématographique qui a séduit dans cette série, mais l'aspect "narration/dramaturgie bien ficelées". Et rien n'empêche de rechercher en priorité ces aspects-là dans une oeuvre de cinéma.

Mais la question posée ici est : quelle est l'essence du cinéma? On peut retirer à un film ses dialogues, ses bruitages, sa musique. S'il est correctement mis en scène, ça restera un objet intelligible. Si on enlève l'image et qu'on laisse tout le reste, on obtient au mieux un feuilleton radiophonique. L'essence du cinéma c'est l'image. L'essence de la littérature c'est le mot. Un mot et une image ne se lisent pas de la même façon. Il a été très justement rappelé dans ce forum que contrairement au langage écrit, le langage visuel ne nécessite aucun apprentissage et ne connait aucune frontière.

Il y a plein de raisons d'aimer le cinéma : on aime les acteurs, la combinaison image + musique, on aime les intrigues, ou les dialogues bien écrits.

Mais ceux qui se passionnent pour ce langage, c'est à dire pour ce qu'il est seul à pouvoir faire et raconter, ceux-là privilégieront le travail de mise en scène, car c'est là son essence.

Libre à vous de trouver ça inepte de chercher à distinguer ce qui différencie le cinéma et la littérature.

Mais libre à moi de trouver ça ballot de vouloir tuer toute volonté de réflexion sur ce sujet.

C'est un choix après tout : on peut aller benoitement expliquer à un médecin que les bras et les jambes, y a quand même pleins de ressemblances, et que bon c'est quand même grosso merdo la même chose.

Ou alors on peut le laisser nous expliquer toutes les différences, qui permettront de comprendre plein de choses.

Chacun son truc.

(ou alors je sais pas c'était juste une réaction de défense, consistant à défendre la position de supériorité de la littérature sur le cinéma en expliquant qu'il n'a rien inventé qu'elle n'ait déjà exploré mille fois, auquel cas faites comme si j'avais rien dit.)
On "écrit" de la musique.

Straus a composé "Ainsi parlait Zarathoustra" d'après Niezstche, Debussy "le prélude à l'après-midi d'un faune" d'après Mallarmé.

Cela suffit-il pour dire que la musique a tout à voir avec la littérature ?
Salut Djac et bonne annee


Lorsque je dis que le cinema a tout a voir avec la litterature, c'est pour prendre le contrepied de l'absurdite de "le cinema n'a rien a voir avec la litterature", mais en aucun cas je n;ai dit que le cinema est de la litterature

Oui on ecrit la musique, mais pas avec des mots, et ca n'est pas de la litterarure, mais comme tu le dis toi-meme lorsque nous voulons analyser serieusement des oeuvres musicales, tres souvent nous devons faire reference a la litterature.

C'est encore plus vrai avec le cinema, et c'est tou ce que je veux dire : Nous parlons ici d'analyse, non ? Analyse de 'image, des medias.


"Avoir quelque chose a voir avec" n'a jamais voulu signifier "etre la meme chose que" il me semble

Or, au niveau de l'analyse, on peut difficilement eviter les references litteraires lorsque l'on veut analyser serieusement une oeuvre cinematographique.
Ben voilà, ce que je voulais dire : comparer deux arts, dans un sens ou dans un autre, est forcément casse-gueule, et ne me paraît pas apporter grand'chose au schmilblick.
Pour faire dans la tautologie, parler des spécificités du cinéma, c'est parler des spécificités du cinéma.

"lorsque nous voulons analyser serieusement des oeuvres musicales, tres souvent nous devons faire reference a la litterature. "
Et non, justement ! Ce n'est que dans le rare cas où le compositeur a suivi scrupuleusement un texte, et encore très vite il faut nécessairement s'en référer aux effets et constructions purement musicales pour y comprendre quelque chose (c'est d'ailleurs, par exemple, toute la contradiction du poème symphonique, genre qu'on a finalement assez vite laissé tomber).
Pour la premiere partie de ta reponse, c'est exactement ce que j'ai voulu exprimer des mon premier message, apparement sans grand succes.

En ce qui concerne la seconde partie : lorsque je dis "tres souvent" ca ne veut pas dire "tout le temps", ni meme "le plus souvent", mais je ne suis pas d'accord dans le fait que l'analyse doive se referer a la litterature uniquement si la composition musicale essaye de suivre exactement la composition litteraire : au contrire, je trouve qu'il est vraiment important de lire une oeuvre litteraire lorsqu'un compositeur s'en inspire, et au niveau de l'analayse, essayer de tenter de voir en quoi l'interpretatino du compositeur est proche ou eloignee de l'oeuvre inspirante
Bon, je vais pas me lancer, j'ai la flemme et puis c'est un peu hors-sujet, mais en fait, les notes de musique n'étant précisément pas des mots, là encore je trouve extrêmement casse-gueule (pour ne pas dire vain) d'essayer de voir si l'interprétation d'un compositeur est proche ou éloignée de l'œuvre.
Genre le "prélude à l'après-midi d'un faune", le texte de Mallarmé ne te sera pas d'un très grand secours, une fois qu'on aura noté la tentative d'être alangui et sensuel, c'est-à-dire un sentiment général, si tu vas plus dans le détail, il ne reste plus, à mon sens, qu'à rentrer "dans" la musique - sinon, tu risques de rester "autour".
on est d'accord, mais en general, toute analyse est un peu casse-gueule ;-)

on est d'accord, mais en general, toute analyse est un peu casse-gueule ;-)


Et même parfois casse-couilles:)
"Et même parfois casse-couilles:)"

pourquoi en faire des emissions alors ? ;-)

"Et même parfois casse-couilles:)" pourquoi en faire des emissions alors ? ;-)


On a bien fait un Ballet avec casse noisette:)
Ouais, c'est pas faux. :o)
"Que les mediums cinema et litterature soient des mediums differents ... heu ma niece de trois ans l'a deja constate, mais ca ne fait pas vraiment avancer le debat".

que ta nièce de 3 ans l'ait constaté est intéressant, maintenant on aimerait que de gens comme Maïwenn, ou Bruno Dumont le constate, ça permettrait à leurs films d'être réellement du cinéma, avec un découpage technique, donc une grammaire cinématographique qui raconterait autre chose que ce que le scénario raconte déjà dans les 3/4 des cas dans une suite de Ps, de champ-ctrchamp et de cadrage absolument pas travaillé, mais bon souvenons-nous "la technique ça s'apprend en 20 minutes", et puis "le cadre, la lumière tout ça, ça m'intéresse pas, moi le seul truc auquel je fais attention, ce sont mes acteurs, tout pour eux", (même si les 3/4 du temps je ne les dirige pas mais ça c'est un autre problème :)).

http://www.lexpress.fr/culture/cinema/joey-starr-maiwenn-l-interview-croisee_842114.html

http://cutlarevue.fr/2009/11/26/cinephilies-bruno-dumont-et-julie-sokolowski/ (avec de vrais morceaux d'indignation Redaienne dedans ;))

et enfin juste pour le plaisir, quand les Inconnus cernent le mensonge de ces gens là, on ne s'en lasse heureusement pas :)

http://www.youtube.com/watch?v=lOkFbOiePT4

Ensuite, le cinéma n'a pas tout à voir avec la littérature, pour la bonne raison que la nature des images véhiculées par les deux médias est totalement différente :) La littérature crée des images mentales dans la tête du lecteur, images qui sont d'ailleurs totalement différentes d'un lecteur à l'autre, il n'y pas une image mentale d'un personnage, d'un lieu ou d'un objet identique à l'autre en littérature d'un lecteur à l'autre.

Le cinéma lui ne crée pas d'images mentales à proprement parler puisque tout est donné à voir (sinon celles de certaines ellipses, jump-cut, etc...) et travaille avec des images qui seront perçues visuellement par tout les spectateurs comme strictement identiques (ce qu'elles sont d'ailleurs), en revanche, ces mêmes images seront perçues émotionnellement par le spectateur de manière totalement différente (un sera ému et l'autre pas, un rira et l'autre pas, etc...).

Après effectivement on retrouve des effets en littérature qui peuvent rappeler les effets de style que le cinéma a inventé pour narrer comme le disait quelqu'un à trés juste titre un peu plus haut.

Mais ça me rappelle l'excellent discours "téléphonique" de Rafik sur l'adaptation de la bd au cinéma, et en quoi spider-man de Raimi s'éloigne de l'image des cases du comics et pourtant n'a jamais aussi bien retranscrit ce que l'on ressent en lisant les comics de Stan Lee (et des autres), là où un Sin City ou un Watchmen pour ne citer qu'eux sont de belles pages glacées esthétique mais assez vaine;

piqûre de rappel : http://rafik.blog.toutlecine.com/2668/Le-Cercle-et-la-fidelite-au-comic-book-d-origine/
"Le cinéma lui ne crée pas d'images mentales à proprement parler puisque tout est donné à voir (sinon celles de certaines ellipses, jump-cut, etc...) et travaille avec des images qui seront perçues visuellement par tout les spectateurs comme strictement identiques (ce qu'elles sont d'ailleurs), en revanche, ces mêmes images seront perçues émotionnellement par le spectateur de manière totalement différente (un sera ému et l'autre pas, un rira et l'autre pas, etc...)."

Rien n'est moins juste, prendre le donné pour le perçu est une erreur de débutant. Quoi qu'identique, les images ne seront pas perçu par tous de la même façon, ne serait-ce que parce que nos facultés visuelles ne sont pas identiques, sans parler de nos capacités cognitives, du contexte sociétal, de nos vécus, de nos penchants sexuels, etc, autant de facteurs qui rendent votre distinction inexacte. Et donc, personne n'a vu le même film serait une affirmation bien plus juste que celle que vous avancez. Encore une distinction entre littérature et cinéma qui vole en éclat en deux secondes. Same player, try again.

yG
pas du tout, les photogrammes d'un film ne changent pas, ne joue pas sur les mots Yannick, tu me feras plaisir :) je savais que j'aurais du préciser que je ne parlais pas de ressenti, mais je pensais un peu à tord, un peu naïvement sans doute, que tu étais un grand garçon qui comprenait le sens des choses à demi-mots, il ne semble pas en fait.

je ne parle pas de perception des images, je parle des images en tant que telles, un gros plan sera toujours perçu comme un gros plan par quiconque verra le film (ou alors il a de sacré lacune en matière de vocabulaire cinématographique, mais ça n'est pas pour autant que ça change les images en elles-mêmes :)

bref, on parle pas ici de perception mais d'état, et factuellement, les photogrammes shootés et montés sur le banc resteront les mêmes une fois le master et l'exportation du film réalisée, ta mauvaise foi n'y changera rien.

Tout le monde voit le même film physiquement, chimiquement même puisque la pellicule est affaire de chimie, voir même d'Alchimie ;) ;), mais tout le monde ne le perçoit pas pareil, les images mentales d'un livre ne sont pas vues pareilles et pour cause, le factuel d'un livre ce sont des "lettres qui forme des mots qui forme des phrases" et pas des images sauf dans un livre d'image (je court-circuite d'entrée ta prochaine mauvaise foi digressive), ni perçues pareils. Encore une mauvaise foi démonté en un dixième de seconde, same player, insert coins ...
"je ne parle pas de perception des images, je parle des images en tant que telles, un gros plan sera toujours perçu comme un gros plan par quiconque verra le film (ou alors il a de sacré lacune en matière de vocabulaire cinématographique, mais ça n'est pas pour autant que ça change les images en elles-mêmes :)": Leveilleur.

Bonne blague et un roman change peut-être en passant du grand format à celui de poche ? Les caractères aussi ne changent pas d'un lecteur à un autre. Alors quoi ? Où voulez-vous en venir avec votre distinction bancale ?

"bref, on parle pas ici de perception mais d'état, et factuellement, les photogrammes shootés et montés sur le banc resteront les mêmes une fois le master et l'exportation du film réalisée, ta mauvaise foi n'y changera rien."

Aucune mauvaise foi, car, comme je l'ai dit, cela ne permet pas de distinguer un roman d'un film, les deux sont des produits, lors de leur diffusion, standardisés passant par le filtre subjectif des lecteurs/spectateurs.

Vous ne faites que reprendre subrepticement ce poncif selon lequel avec le cinéma, la télévision, le jeu vidéo, tout est donné, pas avec le livre. Or, rien n'est moins pertinent. Non seulement, le livre contient bien souvent des éléments absents des autres supports, sauf à avoir recours à la voix off et encore, mais j'ajouterai, comme d'aucuns le notent ici même, l'image ne donne pas tout, il n'y a qu'à voir l'importance de la musique dans Jaws ou dans Alien sans lequel un chat ne ferait sursauter personne.

Même face à la réalité, les yeux grand ouvert dans la rue, nous n'avons pas accès à la réalité brute, nous reconstituons systématiquement le monde. Pas la peine d'être Kantien ou d'avoir vu Matrix pour le comprendre. La littérature ou la bande dessinée le font à partir d'un autre substrat que le cinéma, comme le note la petite nièce de L-P R, rien de plus, rien de moins.

yG
"Bonne blague et un roman change peut-être en passant du grand format à celui de poche ? Les caractères aussi ne changent pas d'un lecteur à un autre. Alors quoi ? Où voulez-vous en venir avec votre distinction bancale ?"

le rapport ? Faudra m'expliquer le rapport entre les caractères d'imprimerie d'un bouquin et le format du bouquin, quand je parle du fait que les images de cinéma sont livrées telles quelles, en ce cas, si tu veux réellement établir une comparaison logique, alors parlons des produits chimiques de la pellicule et de la jacquette du dvd, parce que j'avoue que ma distinction veut justement en venir au fait que ton propos est complètement inique et caduc et qu'on ne parle pas du tout de la même chose, CQFD.

Si ya quelqu'un de bancal ici, c'est peut-être celui qui raconte n'importe quoi sur le cinéma peut-être, avec des points de comparaison totalement erroné, ça oui.

le problème que tu ne sembles pas réaliser cher Yannick, c'est que les images d'un film ne correspondent pas "au format de poche ou grand format, ou Large Vision ou quoi que ce soit d'autre, c'est là que semble se situer ton incompréhension de la discussion je pense.

"mais j'ajouterai, comme d'aucuns le notent ici même, l'image ne donne pas tout, il n'y a qu'à voir l'importance de la musique dans Jaws ou dans Alien sans lequel un chat ne ferait sursauter personne".

oui tu sais bien lire, je l'ai dit aussi pas plus tard que ce soir, que l'image ne donnait pas tout et que je ne la mettais pas en avant au détriment des autres spécificités du cinéma.

"La littérature ou la bande dessinée le font à partir d'un autre substrat que le cinéma, comme le note la petite nièce de L-P R, rien de plus, rien de moins."

SAUF que d'une part la petite nièce de LPR ne fait pas ce constat au niveau universitaire (comment le pourrait-elle d'ailleurs), donc ça revient à comparer la philo du bar du coin et Heidegger et les autres, mais d'autre part ce que tente d'établir Rafik et ses invités (et qui sera certainement traités en profondeur dans la suite des émissions sur le sujet) c'est que l'image est tout de même fondamentale dans un film, on commence son film par un "'découpage technique" ou un "storyboard", après reconnaitre ça, ne nie pas l'importance de tout les autres ingrédients qui font du cinéma un médium si complet qui regroupe beaucoup d'autres médias et applications artistiques.

Par contre, je trouve l'arrivée du train en gare de la Ciotat beaucoup trop formaliste, on eut tout aussi bien pu décrire dans un dialogue que le train arrivait, et filmer une vache devant un près, ça aurait été tout aussi efficace
...
Mais bien sûr. C'est un peu l'effet que ça fait quand on t'entend parler de l'approche trop formaliste du cinéma par Rafik et ses invités. La forme c'est quand même la base, surtout que bien souvent dans cette forme le fond transparait :) parfois même mieux qu'il ne l'aurait fait dans des dialogues ou une description, voix off et autres procédés narratifs.

@Mr Archer : Non, bien sûr que non, je m'appelle Yannick G et je critique les films sans les avoir vu ;), évidemment que oui j'ai déjà vu un film de Bruno Dumont pour mon malheur d'ailleurs, Flandres. Je crois que la critique qu'en font les gars de l'ouvreuse, est à même de retranscrire parfaitement ce que j'ai pu ressentir à la vue ce pensum verbeux.
"Pensum" si vous voulez, mais "verbeux" c'est bizarre, sont pas très bavards les films de Dumont, ses personnages sont plutôt taiseux, son cinéma allégorique. Il est assez unanimement considéré comme un formaliste. Que vous l'associiez à Maïwen, qui est tout l'inverse, me laisse perplexe, pour rester poli.
Mais je comprends surtout à vous lire que vous n'aimez qu'un cinéma narratif assez stéréotypé, et répondant à certains canons commerciaux clinquants. Ce qui me navre.

Mais je comprends surtout à vous lire que vous n'aimez qu'un cinéma narratif assez stéréotypé, et répondant à certains canons commerciaux clinquants. Ce qui me navre.Modifié 1 fois. Dernière modification le 02:29 le 02/01/2011 par Mr.Archer.


pas besoin forcément d'être bavard pour être "verbeux", encore une fois avec l'image on peut tout à la fois être intéressant ou prétentieux, arrogant ou humble,

Alors vous comprenez bien mal mon cher Mr Archer, car vous ne me connaissez pas, et vous comprenez de travers mon propos. Je sais que c'est plus facile pour classifier les gens de les faire rentrer dans des cases à grand coup de marteau, même quand ils y entrent pas, mais quand même. Non, je n'aime pas que le cinéma narratif et cliquants, j'aime tout les cinémas, mais quand ils respectent un minimum leur public et la manière de faire du cinéma.

quand un réalisateur dans une interview dit "tiens j'ai filmé la poitrine de mon actrice, je m'en suis pas aperçue",je me dis soit ce mec est un menteur, soit ce mec est bien peu professionnel. En établissant son storyboard ou son découpage technique (sans forcément aller jusqu'à la case storyboard), il aurait du s'apercevoir qu'il filmait la poitrine de son actrice et le revendiquer ou au contraire l'annuler, mais dire "tiens j'ai filmé les seins de mon actrice, mais c'était pas intentionnel", j'appelle pas ça du professionnalisme.
Oui, mais Bruno Dumont, quoiqu'on pense de son cinéma, est un formaliste, votre propos initial était donc à côté de la plaque. A mon sens, c'est souvent le cas dans vos posts.

Par ailleurs le degré de "professionnalisme" me semble un critère aberrant pour juger de la valeur d'un cinéaste.
Je ne suis pas sûr que Kubrick, Cimino, Von Trier ou d'autres allumés puissent rentrer dans cette case des cinéastes pro telle que vous semblez la définir: ils ont passé leur carrière à jouer les divas, à mentir, à manipuler leurs acteurs, à faire exploser les budgets de leurs films, ce qui n'est vraiment pas bien. Maintenant entre le film d'un petit artisan bien appliqué (rôle auquel vous semblez vouloir réduire le réal) et La porte du Paradis, Shining ou Dogville, pour moi, y a pas photo.

Non, je ne vous connais pas, mais vos posts ne m'en donnent pas trop envie non plus. Et puis nous n'avons décidément pas les mêmes goûts. Avec le second Spiderman, Sin City et Watchmen sont les seules adaptations de comics que j'ai trouvées intéressantes récemment.
"votre propos initial était donc à côté de la plaque. A mon sens, c'est souvent le cas dans vos posts".

je n'osais pas dire la même chose de vos posts, par politesse, mais force m'est de constater que c'est malheureusement aussi le cas en ce qui me concerne.

"Par ailleurs le degré de "professionnalisme" me semble un critère aberrant pour juger de la valeur d'un cinéaste.
Je ne suis pas sûr que Kubrick, Cimino, Von Trier ou d'autres allumés puissent rentrer dans cette case des cinéastes pro telle que vous semblez la définir:"

les gens dont vous parlez ici, sont des cinéastes sérieux, et ils rentrent totalement dans cette "case" des cinéastes pro telle que je semble la définir. Vous ne semblez pas comprendre mon propos, c'est pas le fait de dépasser son budget ou de faire des caprices qui fait de vous un pro ou un guignol, c'est votre approche cinématographique du sujet.

Que Dumont soit considéré comme un formaliste ou pas, il n'empêche que Flandres est chiant, pompeux et prétentieux à en mourir AMHA, dans son formalisme, là où d'autres films formalistes me ravissent au plus haut point (et sans explosion toute les trois secondes, ni "clinquerie d'effet spéciaux" hein).

d'ailleurs je ne sais plus si c'est vous qui avez sorti la phrase selon laquelle, le cinéma s'analyse forcément par le prisme littéraire, ou en renvoi à la littérature, hé ben allez trouvez-moi un lien avec la littérature dans ce photogramme, Vous avez une heure ;)

photogramme tiré du film de Steven Spielberg, Munich (sur la prise d'otage pendant les JO de Munich de 1972).

http://s2.noelshack.com/uploads/images/10907005480371_munich2011010215h47m36s160.jpg
" Sin City et Watchmen sont les seules adaptations de comics que j'ai trouvées intéressantes récemment".

et qu'avez-vous pensé de Scott Pilgrim vs the World et de Kick Ass alors ?
"SAUF que d'une part la petite nièce de LPR ne fait pas ce constat au niveau universitaire (comment le pourrait-elle d'ailleurs), donc ça revient à comparer la philo du bar du coin et Heidegger et les autres": Leveilleur.

Peu importe à quel niveau elle le fait ce constat, c'est la pertinence de son analyse qui prévaut. Or, si elle est capable, comme la plupart d'entre nous, d'arriver à une conclusion à laquelle un universitaire spécialiste en cet art populaire qu'est le cinéma peut arriver après des années de lecture et d'étude, c'est que le problème n'est pas de son côté, mais bien de ce pseudo savoir élitiste construit sur du vent.

Contrairement aux sciences, nous avons tous fait l'expérience du cinéma, de la littérature, à divers degré, puisqu'ils ne sont pas destinés initialement à des spécialistes ou/et fait par des spécialistes, mais à nous tous et par nous tous. Par conséquent, bien mal venu sont les arguments d'autorité qui saupoudre ce forum. Ils n'impressionnent et ne séduisent que ceux qui veulent faire parti de cette pseudo élite.

"d'autre part ce que tente d'établir Rafik et ses invités (et qui sera certainement traités en profondeur dans la suite des émissions sur le sujet) c'est que l'image est tout de même fondamentale dans un film"


Woua, la petite nièce de L-P R, comme moi, va donc pouvoir reprendre ses billes, parce que les vérités de La Palice érigées en haute réflexion, elle connait déjà.

"La forme c'est quand même la base, surtout que bien souvent dans cette forme le fond transparait :) parfois même mieux qu'il ne l'aurait fait dans des dialogues ou une description, voix off et autres procédés narratifs."

Parlons-en deux secondes du fond, ce que Rafik et sa bande à laquelle vous appartenez ne faites jamais? C'est quoi en l'occurence dans les exemples qu'il traite, faire peur avec un requin, faire pleurer avec un être de synthèse classiquement anthropomorphique, saisir l'espace d'un building, allez, étonnez-moi, dites moi en quoi ses analyses traitent d'un fond qui dépasse la bête grammaire sans jamais arriver à une vision plus étoffée, riche de notre existence.

Quant à critiquer des films que je n'ai pas vu, je ne l'ai jamais fait, contrairement à ce que vous et JREM assenaient habituellement, je n'ai jamais fait que critiquer les arguments que je juge ineptes de Rafik pour défendre certains films, ce qui ne nécessite aucunement la vision du dit film, pas plus qu'un enfant qui vient vous dire que sa maîtresse est gentille parce qu'elle est blonde, ne mérite que vous alliez le vérifier à l'école.

yG
"SAUF que d'une part la petite nièce de LPR ne fait pas ce constat au niveau universitaire (comment le pourrait-elle d'ailleurs), donc ça revient à comparer la philo du bar du coin et Heidegger et les autres": Leveilleur.

Peu importe à quel niveau elle le fait ce constat, c'est la pertinence de son analyse qui prévaut. Or, si elle est capable, comme la plupart d'entre nous, d'arriver à une conclusion à laquelle un universitaire spécialiste en cet art populaire qu'est le cinéma peut arriver après des années de lecture et d'étude, c'est que le problème n'est pas de son côté, mais bien de ce pseudo savoir élitiste construit sur du vent.


Désolé mais c'est trop beau.

Je rappelle que la nièce de L-P R n'a fait aucun constat.

C'est comme si je m'écriais devant un Picasso : "pouah, ma nièce de trois ans en fait autant", et que vous veniez soudain me demander où on peut trouver cette fillette afin qu'elle précise sa pensée.
"Je rappelle que la nièce de L-P R n'a fait aucun constat. " elZecchio.

Et bien si, relisez donc, elle a fait le constat que le cinéma, ce n'est pas comme un livre. La preuve :

"Que les mediums cinema et litterature soient des mediums differents ... heu ma niece de trois ans l'a deja constate," dixit L-P R.

Et non, ce n'est pas, contrairement à ce que vous écrivez :

"comme si je m'écriais devant un Picasso : "pouah, ma nièce de trois ans en fait autant", "

yG
yannick a deja repondu

non seulement c'est un constat : elle sait tres bien faire la diference entre un livre et un film, et c'est donc un constat.

* edit : elle va prendre un livre et demander a quelqu'un de lui raconter l'histoire, car elle ne sait pas lire ou juste regarder les images en tournant elle-meme les pages : Elle ne va pas ouvrir le livre en attendant que les images bougent et que de la musique se fasse entendre.
De la meme maniere elle va enlever un DVD de sa boite, le mettre dans le lecteur et s'assoir devant la tele ( en general, avec le volume a fond, en plus ! ) et la, elle n'a rien a faire d'autre que regarder ce qui se passe sur l'ecran.

ca n'a rien avoir avec le fait qu'un adulte puisse penser qu'elle pourrait faire un livre ou un film, je ne vois pas du tout le rapport
Ohlala.

Elle sait faire la différence entre un livre et un film. Mais c'est GÉNIAL!

Donc, quand yannick écrit : "Or, si elle est capable, comme la plupart d'entre nous, d'arriver à une conclusion à laquelle un universitaire spécialiste en cet art populaire qu'est le cinéma peut arriver après des années de lecture et d'étude, c'est que le problème n'est pas de son côté, mais bien de ce pseudo savoir élitiste construit sur du vent."

il considère que ce que les universitaires spécialistes en cinéma mettent tant de temps à maitriser, c'est la différence entre un livre et un DVD. Sans doute pour que ces abrutis cessent enfin de passer le plus clair de leur temps à essayer d'enfourner du Proust dans leur lecteur.

Et vous dites, vous ne voyez pas le rapport. Le voici :

Votre nièce ne s'est jamais pointée devant vous pour déclarer d'un air pénétré "la littérature et le cinéma sont deux médias différents". Vous allez avoir vachement de mal à me faire croire ça. Elle n'a jamais exprimé ce constat.

Par contre vous, vous avez constaté qu'elle faisait la différence entre les deux. Elle aurait bien du mal à articuler un discours là-dessus, mais elle sait que "livre pas pareil que DVD". Un vrai génie.

ET DONC, quand vous voyez que le titre de l'émission c'est "le cinéma n'a rien à voir avec la littérature", vous décidez de la ridiculiser en balançant "pfff, je vois pas en quoi c'est intéressant, ma nièce de trois ans elle sait déjà la faire la différence!", balayant d'un revers de main des réflexions qui, je vous l'assure, dépassent de très loin celles que j'ai pu avoir en conversant avec des mômes de trois ans.

De la même manière que le mec devant un Picasso, pour rabaisser ce qu'il ne comprend pas, dira bien fort "je vois pas l'intérêt de ces lignes toutes bizarres, et de ces pâtés de couleur : ma nièce de trois ans fait la même chose".
Je vois encore une fois que tu n;as pas fait l'effort de lire aucun de mes messages.

Oui, le fait de dire que le cinema n;a rien a voir avec la litterature est a un degre de reflexion et d'analyse que l'on attend ici completement idiot comme titre, choisi certainement juste pour "accrocher", mais certainement aussi loin de ce qui est dit dans l'emission.

Or un titre est la premiere chose qui va nous pousser a regarder une emission ou non.

C'est bien cela que je denoncait et qui ne me donne pas envie de voir l'emission.

Et, encore une fois, c'est d'autant plus absurde que "Hostage" est l'adaptation d'une oeuvre litteraire, et c'est ce qui nous est mis en exemple pour nous dire " Le cinema n'a RIEN a voir avec la litterature"

Or, desole, mais sans l'oeuvre litteraire de Crais, il n'y aurait jamais le film "hostage".

Le film "Hostage" a donc quelque chose a voir avec la litterature. Dire le contraire serait de la pure mauvaise foi.

Dans un deuxieme temps, je faisais la reflexion que les mediums d'expression artistiques "litteratures" et "cinema" sont des mediums differents, mais que cette constatation est une lapalissade qui n'a absolument aucun interet au niveau d'une reflexion un tant soit peu profonde sur le cinema : parce qu'un constat tellement evident qu'on n'a pas meme besoin de l'exprimer, d'ou le recours a ma niece.

Un titre pareil ne me donne aucune envie de regarder parce que ce titre qui doit quand meme plus ou moins resumer ce qui se dit dans l'emission, ne me donne pas envie de regarder des gens discuter sur le fait de dire que A n'est pas la meme chose que B : Meme si c'est la periode d'apres fetes et que je suis toujours un peu dans les vaps, j'ai quand meme envie d'un minimum de stimulation.
Je vois encore une fois que tu n;as pas fait l'effort de lire aucun de mes messages.

Croquignolet de la part de celui qui refuse de regarder l'émission à propos de laquelle il s'évertue à débattre.

Et, encore une fois, c'est d'autant plus absurde que "Hostage" est l'adaptation d'une oeuvre litteraire, et c'est ce qui nous est mis en exemple pour nous dire " Le cinema n'a RIEN a voir avec la litterature"

Or, desole, mais sans l'oeuvre litteraire de Crais, il n'y aurait jamais le film "hostage".

Le film "Hostage" a donc quelque chose a voir avec la litterature. Dire le contraire serait de la pure mauvaise foi.


Hin hin. Donc, comme le film Hostage est adapté d'un livre, on peut dire que le cinéma a tout à voir avec la littérature. Mais, quid des milliers d'exemples de film qui ne sont pas tirés de romans?

Je vous propose un truc.

Laissons de coté les réflexions à deux balles style "ma nièce de trois ans a pas besoin de Rafik Djoumi pour faire la différence entre un livre et un DVD", parce que c'est violemment hors-sujet (vous le sauriez si vous aviez vu l'émission, bref.)

Laissons de coté les considérations basiques telles que "le rapport entre la littérature et le cinéma c'est qu'il y a des films qui adaptent des romans". Super. Y a aussi des films qui adaptent des BDs, des films qui adaptent des jeux vidéo, des films qui adaptent des comédies musicales, des films qui adaptent des attractions de chez DysneyWorld, des films qui adaptent des séries animées. Peut-on, dans ces conditions, déduire qu'il existe un rapport exclusif et essentiel entre littérature et cinéma? Non.

Alors oui, on avait bien compris que la littérature et le cinéma sont de bons copains qui se rendent mutuellement visite pour s'emprunter du sel ou tringler la femme de l'autre.

C'est juste tellement évident que ce serait bien qu'on admette que cet état de fait est acquis, qu'il n'y pas forcément grand-chose à en tirer, et qu'on passe au niveau supérieur, c'est-à-dire l'étude de ce qui distingue les différents médias en tant que langage.

Et c'est dans ce contexte que le titre de l'émission prend son sens.
elZecchio : "Croquignolet de la part de celui qui refuse de regarder l'émission à propos de laquelle il s'évertue à débattre."

J'ai bien mentionne des le depart, que le propos de mon message etait a propos du titre et du texte de presentation de l'emission qui ne me donnent pas envie de voir l'emission.

J'ai parfaitement bin elu et le titre et le texte de presentation.

Je lis aussi les messages auxquels je reponds.

Je te laisse la croquignole

elZecchio : "Hin hin. Donc, comme le film Hostage est adapté d'un livre, on peut dire que le cinéma a tout à voir avec la littérature. Mais, quid des milliers d'exemples de film qui ne sont pas tirés de romans? "

encore une fois si tu me lis, ce que je dis c'est qu'on ne peut systematiquement mettre de cote la litterature lorsque l'on parle de cinema.

et lorsque l'on se place dans l'Histoire du cinemadans son ensemble ( ce qui est bien ce que le titre indique : le titre n'indique pas un film particulier ), dans le cadre donc de l'Hsitoire du cinema, la litterature a une telle importance, qu'il est impossible pour qui que ce soit d'un peu serieux, de ne pas la mentionner et de penser qu'on peut la mettre de cote.

Ce ne sont pas quelques contre-exemples ( meme par milliers, le nombre de films qui n'auraient a priori rien a voir du tout avec la litterature ( et encore c'est justement sur ces films que cette discussion aurait justement tout son interet ) ) qui peuvent permetre de declarer ex-cathedra que le cinema n'a rien a voir avec la litterature.

elZecchio :" Peut-on, dans ces conditions, déduire qu'il existe un rapport exclusif et essentiel entre littérature et cinéma? Non. "

heuuuu.

Oui et ? ou donc ai-je parle "d'exclusitvite" ?!?!

elZecchio : "Alors oui, on avait bien compris que la littérature et le cinéma sont de bons copains qui se rendent mutuellement visite pour s'emprunter du sel ou tringler la femme de l'autre.
"


Tu es bien chanceux de l'avoir compris : c'est exactement le contraire de ce que nous laisse penser le titre de l'emission, ce qui est encore une fois le seul point sur lequel j eme suis exprime.
Tu es bien chanceux de l'avoir compris : c'est exactement le contraire de ce que nous laisse penser le titre de l'emission, ce qui est encore une fois le seul point sur lequel j eme suis exprime.

Non mais, on l'a tous compris.

Y reste qu'une poignée de relous qui restent accrochés au "oui mais non, des fois les films ils s'inspirent des livres, donc c'est pas vrai qu'il y a pas de rapport, le titre de l'émission il ment".

Les autres ils ont vu l'émission, donc ils ont capté qu'on leur parlait de spécificités de langage, et que dans ce contexte, la proposition "le cinéma n'a rien à voir avec la littérature" est tout à fait digne d'être abordée et discutée.

Mais vous faites comme vous voulez.
Merci à Yannick et LPR de toujours relever le niveau des discussions des forums vers les cimes de la bêtise.... M'enfin, faut de tout pour faire un monde....
Merci à Yannick et LPR de toujours relever le niveau des discussions des forums vers les cimes de la bêtise, du pinaillage 2 balles et du hors sujet... M'enfin, faut de tout pour faire un monde.... J'ose espérer que vous êtes en réalité simplement animés par la volonté de pourrir sciemment ces forums, et que cela ne reflète pas réellement votre pensée, sinon y'a de quoi s'inquiéter....
Je t'en prie christian, et c'est vrai que c'est mieux de le dire en stereo.

Par contre il est assez incroyable que la moindre critique eventuelle, surtout lorsqu'elle est construite, doit tout de suite s'apparenter pour une certaine categorie de posteurs ( dans les deux sens du terme ) , et toujours les meme, comme une attaque personnelle et, je te cite :"de la betise"

Au moins, il est vrai que ca evite toute discussion.

La definition meme d'une discussion est d'echanger des vues, donc d'echanger des avis differents : c'est comme ca dans les autres forums, sauf dans ceux qui ont trait au cinema, comme s'il ne devait y avoir qu'une seule et unique maniere de voir le cinema qui soit la Verite revelee.

N'importe quel avis ne serait-ce qu'un peu different voire critique est systematiquement mis de cote et vu comme un "pourissement" des forums.

Interessant comme concept d'echange d'idees.
Vous plaisantez là? Rappelez-moi, c'est de qui les citations suivantes?

[...]Le choix de ce titre est d'autant plus absurde[...]

[...]Que les mediums cinema et litterature soient des mediums differents [...] ma niece de trois ans l'a deja constate[...]

[...]Oui, le fait de dire que le cinema n;a rien a voir avec la litterature est a un degre de reflexion et d'analyse que l'on attend ici completement idiot comme titre[...]



On s'en fiche que vous ayez un point de vue différent, là vous êtes juste hors-sujet : vous vous entêtez à rester dans le contexte de l'Histoire de l'art, où effectivement on peut difficilement mettre de coté l'influence de la littérature sur le cinéma, alors que le contexte c'est les spécificités du cinéma en tant que langage.

Vous prenez même pas la peine d'essayer de comprendre par quel bout le sujet est abordé (je parle même pas de regarder l'émission), et vous venez chialer que vos interlocuteurs évitent toute discussion?

Ben mon vieux. Vous vous rendez compte que depuis le début vous dîtes "l'émission a l'air intéressante, mais comme le titre me plaît pas je la regarderai pas"?

C'est kiki doit mûrir, là?
moi expliquer toi :

titre de emission : " Le cinema n'a rien a voir avec la litterature"

moi dire "titre inepte"

or titre etre resume / presentation de quoi etre emission

>> Je te fais remarquer que sur ce point la tu m'as toi-meme donne raison sur ce forum : je te cite elZecchio : " Les autres ils ont vu l'émission, donc ils ont capté qu'on leur parlait de spécificités de langage ... "

Selon toi il faut donc voir l'emission pour comprendre que le titre veut dire autre chose que ce qu'il dit.

C'est plutot interessant comme concept

Maintenant chaque personne qui ici a essaye de montrer la relation entre le cinema et la litterature, n'a recu aucune reponse sur les arguments, mais toujours des reponses personnelles, evitant ainsi toute sorte de discussion et d'echange d'idees possibles,

Faut voir dans ces circonstances qui fait virer ces forums en vrille ....

* encore heureux que je n'ai meme pas parle du texte de presentation de l'emission ...
Selon toi il faut donc voir l'emission pour comprendre que le titre veut dire autre chose que ce qu'il dit.

IL FAUT REGARDER L'EMISSION POUR COMPRENDRE DANS QUEL CONTEXTE CETTE PROPOSITION S'INSCRIT.

Maintenant chaque personne qui ici a essaye de montrer la relation entre le cinema et la litterature, n'a recu aucune reponse sur les arguments, mais toujours des reponses personnelles, evitant ainsi toute sorte de discussion et d'echange d'idees possibles,

Alors là je sais plus quoi faire. Ça fait jesaispascombiendefois que je t'explique que oui, si on reste dans le contexte de l'histoire de l'art que tu évoques comme argument, on peut difficilement dire qu'il n'y a aucun rapport entre littérature et cinéma, mais que ce n'est pas par cette lorgnette là que le sujet est abordé dans l'émission, mais par celui des spécificités de langage.

Et toi, qu'est-ce que tu réponds à ça? "Oui mais moi ça je peux pas le savoir parce que j'ai pas regardé l'émission". Et tu viens me donner des leçons comme quoi c'est moi qui réponds pas aux arguments? Tu refuses délibérément de faire ce qu'il faut pour que la discussion se débloque et tu chouines que les gens ils sont méchants, et c'est moi qui évite toute discussion?

Ça te dérangerait beaucoup de me montrer à quels endroits j'ai répondu à coups d'attaques personnelles au lieu d'attaquer les arguments de mon interlocuteur?
elZecchio,
je vote pour toi pour le prochain Nobel de la Paix; tu es monstrueux de patience.
LPR, franchement, arrêtes 1h06 de jacter et vois l'émission. Merci pour nous.
Cordialement,
Moi.
Ce que vous refusez de comprendre, et qui est quand meme tres etonnant sur ce site :

L'emission est dans la boite, et apres coup, en la mettant en ligne, quelqu'un ( je ne sais pas qui ), prend une phrase dite dans cette emission pour en faire un titre

Titre qui doit en toute logique "resumer" ce qu'est toute l'emission.

Je suis non seulement loin d'etre le seul a avoir releve l'absurdite d'un tel statement, mais ElZecchio lui-meme ayant finalement ici indiquer que j'avais raison et que ce titre est trompeur ( a defaut d'avouer que c'est faux )

Un titre trompeur ne donne pas envie de regarder un emission

c'est tout
ce que je trouve pour ma part aberrant, et je ne pense pas être le seul, c'est que l'on fasse de "l'enculage de mouches" sur un titre.

Il y a une émission, passionnante au demeurant, autant la regardé. Puis critiquer alors son contenu.

Car moi aussi il m'arrive parfois de trouver le titre d'une émission bien con, cela ne m'empêche pas de la regarder.
C'est d'autant plus amusant que si le titre est faux, non représentatif de l'émission, le débat est néanmoins réel ici, preuve que certains attribuent bel et bien une valeur de vérité à cette assertion, et rien que cela, indépendamment de l'émission, mérite déjà de faire débat.

yG
Eh oui !

Et c'est bien pour cela que j'ai eu la politesse de repondre a tous ceux qui ont pris le temps de de me repondre et pour qui ce debat etait apparement plus important que l'emission elle-meme
La quasi totalité des titres des émissions d'ASI sont trompeurs, souvent racoleurs, souvent à coté de la plaque. celui en est un exemple. c'est aussi le cas pour les lignes jaunes et dans le texte. Asi maîtrise mal le teasing.
Asi maîtrise mal le teasing.

Au contraire, @si pratique cet art de la titraille dans le même but que ses concurrents, but qui engendre un état que vous avez résumé par :

souvent racoleur[s]
Un titre trompeur ne donne pas envie de regarder un emission

Sauf que pour pouvoir déclarer qu'une étiquette est trompeuse, il faut d'abord gouter ce qui se cache dessous.

BOOM! K-O technique!

Parce que, si tu avais regardé l'émission, tu aurais vu qu'elle s'intéressait à des moyens d'expression qui sont propres au cinéma. J'ai par exemple bien du mal à imaginer un équivalent littéraire au fameux plan de Jaws dans lequel Spielberg commet une erreur volontaire de logique pour donner la sensation que l'on évite le regard du mec qui parle.

De ce point de vue, le titre oriente bien sur ce qu'est l'émission : une étude de ce qui fait que le cinéma n'est pas de la littérature, et qui ne s'arrête pas à "y en a un c'est des livres et l'autre c'est des DVD", mais qui aborde la question du langage visuel et exclusif au cinéma.

Ce n'est parce que le titre est trompeur que tu chouines : pour que tu puisses juger de cela il aurait fallu que tu regardes le bouzin.

Tu gueules parce que t'es pas d'accord avec "le cinéma n'a rien à voir avec la littérature". Et au lieu de rentrer dans le débat en regardant l'émission, en saisissant le contexte et en laissant de coté l'Histoire de l'Art qui n'est pas le sujet ici, tu restes sur le pas de la porte en boudant, refusant le débat pour un prétexte débile.

Voilà. Faut aller se coucher maintenant. Mais fais bien attention à vérifier qu'un galopin n'a pas glissé un petit pois sous ton oreiller, sinon tu vas encore passer une sale nuit.
"Sauf que pour pouvoir déclarer qu'une étiquette est trompeuse, il faut d'abord gouter ce qui se cache dessous.
BOOM! K-O technique! "
: elZecchio

Ne faites pas el idiot, L-P R voulait probablement signifier par là que le titre affichait une assertion stupide, ce qui ne donne aucunement envie de se frotter à l'émission dont elle est extraite. Cependant, pour inepte que soit cette remarque, il y en a plus d'un qui s'est levé pour la défendre ici... Étonnant, non ?

yG
Te fatigue pas elZecchio, autant discuter avec un répondeur téléphonique... Ces gars n'ont pas vu l'émission mais viennent tout de même pourrir le forum parce qu'ils n'en comprennent pas le titre... Le plus simple est de les ignorer...
J'ai par exemple bien du mal à imaginer un équivalent littéraire au fameux plan de Jaws dans lequel Spielberg commet une erreur volontaire de logique pour donner la sensation que l'on évite le regard du mec qui parle.

Je ne peux m'empêcher de penser à La Grande Odalisque d'Ingres

Citation:J'ai par exemple bien du mal à imaginer un équivalent littéraire au fameux plan de Jaws dans lequel Spielberg commet une erreur volontaire de logique pour donner la sensation que l'on évite le regard du mec qui parle. Je ne peux m'empêcher de penser à La Grande Odalisque d'Ingres

certes, mais on a dit un équivalent littéraire, Ingres si mes souvenirs sont bons et sa grande Odalisque sont un peintre et une peinture :) nop ?

la seule chose littérairement qui pourrait me rappeler le "malaise" de Jaws, et encore c'est moins flagrant que ça, c'est "la Disparition" de Gorgs Prc ;)
Y reste qu'une poignée de relous qui restent accrochés au "oui mais non, des fois les films ils s'inspirent des livres, donc c'est pas vrai qu'il y a pas de rapport, le titre de l'émission il ment".

Savoir si les films s'inspirent de livres ou pas n'a aucun intérêt. La grande majorité du cinéma actuel, qu'ils soit commercial ou plus sophistiqué, est un cinéma narratif. Qui a donc tout à voir avec la manière dont on raconte les histoires, et à fortiori avec le roman. Le cinéma a aussi beaucoup à voir avec la musique, la peinture et tout ce que vous voulez... Le cinéma a aussi des spécificités, la belle histoire.

Ce qui gêne avec "Le cinéma n'a rien à voir avec la littérature" (outre que c'est idiot), c'est que la phrase s'inscrit dans un positionnement bien précis, qui est celui de Rafik et de son ami Emilio. Qui considère grosso modo: que le "vrai" cinéma est le cinéma américain classique; que les français ont tout raté parce qu'ils n'ont pas su faire fructifier leurs inventions techniques; qu'un bon film est un film "bien fait" comme dirait ma grand-mère; que la Nouvelle Vague française est une bande d'emmerdeurs intellos qui ont eu le malheur de théoriser le cinéma et de considérer qu'un film pouvait être un peu plus qu'une simple machine à divertir; que tout ce qui devrait intéresser les réals (Siri a été très... euh, éloquent à ce sujet), c'est "l'émotion", mot magique qui lui permet de répondre à toutes les questions sans se prendre la tête; que Rohmer ou Godard ont lu trop de livres pour être honnêtes, et surtout qu'ils n'ont jamais lu les bons livres (hors de Tolkien ou Harry Potter, point de salut); qu'une scène d'action est forcément plus "cinématographique" qu'un dialogue dans un deux pièces (Bergman n'est pas un cinéaste!); que les films trop bavards sont du théâtre (Scorcese et Woody Allen ne sont pas des cinéastes non plus...); que tout ce qui est "exotique" (à savoir non-hollywoodien) est prétentieux, intello, élitiste, tiers-mondiste, tout ce que tu veux, et que du coup, je vais pas aller me taper un film iranien, surtout qu'y a un vieux Stallone qui repasse ce soir sur le câble... Il ya pourtant plus de cinéma chez Kiarostami que chez les tâcherons de série B qui font votre bonheur, (et le mien parfois aussi)

J'aime le cinéma, je considère les (bons) réalisateurs comme des auteurs, j'aime James Cameron et Mizoguchi, La Mort aux trousses et Le Genou de Claire, je ne supporte pas les spectateurs bornés, sans curiosité, incapables de voir le talent où il se trouve, aveuglés qu'ils sont par leurs petits critères d'efficacité, de "professionnalisme" (!!!), et de patine hollywoodienne.

C'est pour ça que je râle contre cette émission, et que je râle contre Rafik, qui s'adresse essentiellement à une catégorie très particulière (et sectaire, et souvent amère, contre tous ces "pseudo-intellos" de la Fémis) des amateurs de cinéma. La tribune qui lui est donnée sur ASI me semble totalement décalée par rapport au reste du site.
Bon, ça va être rapide : tout ce que vous reprochez à Rafik Djoumi, vous l'avez inventé. C'est dans votre tête.

[...]que Rohmer ou Godard ont lu trop de livres pour être honnêtes[...]

Je serais, entre autres, curieux de voir où vous avez lu ça, c'est rigolo quand même.

Le cinéma a aussi des spécificités, la belle histoire.

Z'êtes sûr que vous êtes si amoureux que ça du cinéma, pour porter si peu d'intérêt à ce qui fait son identité?

Ou est-ce que vous seriez pas plutôt amoureux de la vision du cinéma que vous vous êtes bricolé? Mh? Déclamant à chaque post l'admiration que vous vous portez à vous-même et à vos goûts forcément exquis et justes, puisque vous avez l'ouverture d'esprit délirante d'aimer La Mort aux Trousses ET le Genou de Claire, alors que chez les autres, c'est bornés et compagnie...

De toute façon moi c'est simple, si c'est pas américain je vomis.
Je ne l'ai pas inventé, je l'ai déduit. Faut juste connaître un peu ce dont on parle et lire entre les lignes (ou parfois simplement les lire, ces lignes). Il suffit de considérer les choix de sujets de Rafik dans ses chroniques ou émissions pour comprendre qu'on a à faire à un cinéphile très orienté, et pas dans un sens très stimulant, ni très ouvert, malheureusement...Quant aux exagérations de mon post, elles sont à l'image des posteurs genre Le Veilleur, dont j'envisage d'auto-éditer les plus belles perles, tant sa production est impressionnante.

Quant à vous, je ne vous connais pas, et je n'ai rien de particulier à vous dire.
Il suffit de considérer les choix de sujets de Rafik dans ses chroniques ou émissions pour comprendre qu'on a à faire à un cinéphile très orienté, et pas dans un sens très stimulant, ni très ouvert, malheureusement...

Ah bé oué, vu comme ça.

Mais, attendez : lorsqu'un journaliste propose d'aborder le cinéma en usant d'angles qu'on ne retrouve quasiment nulle part chez ses confrères ("Avatar est un objet digne d'attention, les comédies de Judd Apatow ne sont pas seulement des pochades débiles, la France n'a pas toujours abordé la technologie cinématographique avec méfiance, Agora est un film qui mérite qu'on parle de lui" etc.), je disais donc, lorsqu'un journaliste aborde des pistes peu conventionnelles par rapport à ce qu'on peut lire habituellement sur le sujet, et que le lecteur réagit en rejetant totalement cette approche là, lequel des deux est pétri d'intolérance?

C'est bien ce que je pensais.

Quand à l'aspect orienté de cette approche, vous avez raison : c'est pas en tolérant ce genre de conneries qu'on arrivera à construire la société idéale, celle où personne ne tiendra de discours orienté, où personne ne prendra le temps d'aborder de manière pointue certains aspects peu abordés du monde qui nous entoure, et où tout le monde tiendra le même discours généraliste et pompé sur wikipédia. J'ai hâte.

Quant à vous, je ne vous connais pas, et je n'ai rien de particulier à vous dire.

Oh!
Avatar a même eu de bonnes critiques dans Les Cahiers du Cinéma, c'est dire à quel point la position de Rafik est stupéfiante...
Judd Apatow est célébré des Inrocks à Télérama, Agora est adoré parTechnikart et consort, merci de m'expliquer ce qu'il y a de peu conventionnel à les défendre. Vous savez quoi, j'aime beaucoup Avatar et certaines comédies réalisées (ou produites) par Apatow, en fait je le savais pas, je suis trop pas conventionnel! Yes!

Mais que, depuis un an, Rafik n'ait rien trouvé de mieux à faire qu'une émission (ratée, pardon) sur la comédie Us, une chronique historique sur les techniques du cinéma et cette émission sur QQ le cinéma (!) avec Siri en invité, ouais, je pense qu'il y a de quoi être navré.

Il y avait pourtant de quoi faire, il y avait matière à décrypter...

Burton livrant une horreur comme Alice aux pays des Merveilles, et donnant la palme d'or à Weerasetakul quelques mois plus tard, soit un film qui propose une manière artisanale, sensible de représenter le merveilleux (soit ce que Burton a arrêté de faire depuis Edward aux mains d'argent), oui, il y avait là de quoi s'interroger.

Sur la manière dont certaines séries télé, de Mad Men à Breaking Bad (In treatment a été cité aussi) contiennent parfois plus d'idées de cinéma que la plupart des sorties du mercredi, et parviennent à s'imposer dans l'imaginaire cinéphile contemporain, comme des créations plus excitantes que la plupart des films, oui il y avait de quoi dire...

Sur comment un film (City of life and death) chinois complexe sur le massacre de Nankin réussit le prodige d'être adoubé par le gouvernement de Pékin tout en ne perdant rien de sa force dramatique et formelle...

Sur qu'est-ce que c'est le cinéma politique aujourdhui quand un palestinien et un israelien réalisent ensemble un polar social et scorcesien magistral (Ajami), et un réalisateur de docu chilien convoquent l'astronomie pour évoquer la dictature (Nostalgie de la Lumière)...

Sur comment le cinéma français, toujours très frileux dès qu'il s'agit de se coltiner l'histoire récente, propose deux comédies qui mettent les pieds dans le plat, l'une par la bande (Potiche), l'autre très directement (Le nom des gens)...

Pour vous faire plaisir, sur la tendance de certains réalisateurs français à partir réaliser aux Etats-Unis des bouses qu'ils n'oseraient pas signer en France, et puisqu'il tenait un specimen sur son dernier plateau, Rafik aurait pu aussi s'interroger...

On pourrait continuer

Mais tout ça ne vous intéresse pas. D'ailleurs qu'est-ce qui vous intéresse au cinéma ?
Vous êtes franchement injuste, Mr Archer.

Comme Elzecchio le faisait remarquer, les avis que vous prêtez à Rafik Djoumi contre la Nouvelle Vague, etc. sont des produits de votre imagination, rien de ce qu'il dit ne va réellement dans ce sens. On peut remarquer, dans l'émission, que Jean-Baptiste Thoret fait précisément la remarque, à partir de Cassavetes (et de la Nouvelle Vague...), qu'il existe des dizaines de façons de faire de la mise en scène et que la façon storyboardée en est une parmi d'autres.

Rafik Djoumi aborde le cinéma sous un certain angle, l'angle formel et un angle contre-culturel (à savoir éclairer les aspects intéressant de ce qui est habituellement considéré comme de la sous/contre-culture), et il le fait bien : précisément, en montrant ce que la forme a de signifiant et en s'appuyant sur des références culturelles valables, par ailleurs (et Abel Gance, et le cosmos... ?)
C'est toujours intelligent et éclairant, ça ne sombre pas dans la défense neuneu de la contre-culture (parce qu'appuyé, parce que justifié, parce que sincère et non posture branchouille), et c'est assez rafraîchissant, parce que, dites-moi si vous avez des contre-exemple mais il me semble que le forme est un peu le parent pauvre de la critique cinématographique... J'ai l'impression qu'il y a peu de critiques, aujourd'hui qui se foulent pour analyser la forme des films qu'ils critiquent et que ceux-ci sont le plus souvent vus sous l'angle sujet / réalisateur / acteurs / pertinence vis à vis du moment (est-ce une attaque du gouvernment Bush/Sarkozy?). A savoir, et c'est un peu le cas dans la critique littéraire, une omniprésence des éléments de contexte (critique du pouvoir, inscription dans les carrières des acteurs et réalisateurs, grand sujet de société traité) au détriment des oeuvres elles-mêmes. Rafik a tendance à se recentrer sur les oeuvres elles-mêmes et à essayer de décrypter ce qui est contenu par elles mais qu'elles ne disent pas explicitement. C'est intéressant, et ça a sa place dans un site comme @rrêt sur image...

Si @rrêt sur image veut développer son axe cinéphile, il y aura sûrement de la place pour d'autres approches, mais en attendant, pourquoi pas ?
Quant au fait que la cinéphilie de Rafik soit orientée, ce ne serait pas un problème si ça ne l'empêchait visiblement pas de dépasser ses vieilles lunes starfixiennes ou mad moviennes et de s'intéresser à ce qui traverse le cinéma contemporain...

(Pour éviter tout malentendu, j'étais très fan de Starfix ado, et je ne crachais pas sur Mad Movies.)
"Quant aux exagérations de mon post, elles sont à l'image des posteurs genre Le Veilleur, dont j'envisage d'auto-éditer les plus belles perles, tant sa production est impressionnante".

la production de conneries que tu racontes est encore plus impressionnante, d'ailleurs si je fais comme toi, je crois qu'avec ton post de 18:41 le 02/01/2011 j'en ai déjà pour un livre entier, un petit recueil de 10 pages à la Hessel ;)

tu fais de l'ad hominem parce que tu n'as aucun argument à opposer aux miens, c'est ça ? "c'est un peu court jeune homme."
"Je ne l'ai pas inventé, je l'ai déduit. Faut juste connaître un peu ce dont on parle et lire entre les lignes (ou parfois simplement les lire, ces lignes). Il suffit de considérer les choix de sujets de Rafik dans ses chroniques ou émissions pour comprendre qu'on a à faire à un cinéphile très orienté, et pas dans un sens très stimulant, ni très ouvert, malheureusement...": Mr. Archer.

Zut, j'en ai déduis la même chose aussi.
Damned, le virus est donc encore vivace...
Chouette.

:) yG
"Woua, la petite nièce de L-P R, comme moi, va donc pouvoir reprendre ses billes, parce que les vérités de La Palice érigées en haute réflexion, elle connait déjà".

dois-je te faire l'affront cher Yannick de te rappeler que tu dis l'inverse, et que tu critiques l'approche "formaliste" du cinéma justement.

Ensuite, tu veux un exemple concret, d'un photogramme d'un film qui raconte plus que ce que le moindre dialogue du film ferait ;) je t'en donne un tout de suite :) (et j'en ai mille autres en tête)

http://s2.noelshack.com/uploads/images/10907005480371_munich2011010215h47m36s160.jpg

http://s2.noelshack.com/upload/7965241186221_munich2011010215h49m21s68.jpg

"Quant à critiquer des films que je n'ai pas vu, je ne l'ai jamais fait, contrairement à ce que vous et JREM assenaient habituellement"

un seul mot petit menteur, AVATAR ;) tu as critiqué ce film sans l'avoir vu, et tu le faisais encore ya pas si longtemps, donc j'en conclue que tu ne l'as toujours pas vu.
Putain, les copains, c'est la nouvelle année quoi merde ! Lisons de beaux bouquins, allons voir de beaux films, regardons Michel Drucker dans l’allégresse et l'amour de notre prochain ! De notre dimanche prochain ! Vivement dimanche prochain !

Allez, bonne année à vous, paix et amour sur les forums, hosanna au plus haut des cieux, et longue vie à "N'oubliez pas les paroles" !
Yannick,

Si vous pensez que les caractères typographiques d'un roman occupent la même fonction que les images d'un film, il faut d'urgence lire ça (entre autres). Pour commencer à faire la différence entre traits pertinents et contingents d'une oeuvre, et apprendre la distinction faite par Goodman entre régimes allographique et autographique de l'oeuvre d'art.

Un indice chez vous : l'homme qui recopie "La recherche du temps perdu" sans respecter la typo de sa source aura-t-il ou non copié "La recherche" ? L'homme qui recopie "Nid de guêpes" sans en recopier les images aura-t-il ou non copié "Nid de guêpes" ?
"Si vous pensez que les caractères typographiques d'un roman occupent la même fonction que les images d'un film":Nonosse.

Tout dépend par ce que vous dénommez fonction. Ce que j'estime par contre, c'est qu'un film est donné comme l'est un livre, en tant que produit manufacturé standardisé, contrairement à ce qu'affirmait LeVeilleur. Le même travaille d'interprétation s'opère devant un texte que devant une image. Il part simplement sur une autre base. Voilà à quelle distinction superficielle et trompeuse entre littérature et cinéma à laquelle je réagissais.

yG
Vous avez déjà vu un film de Bruno Dumont ?
ouais...pffff....!
Et vous aimez les films de gladiateurs ?
"Spider-man de Raimi s'éloigne de l'image des cases du comics et pourtant n'a jamais aussi bien retranscrit ce que l'on ressent en lisant les comics de Stan Lee (et des autres)"

En quoi il s'éloigne du comics de Spider-Man ? Son film, encore plus le dernier de sa trilogie, n'est qu'un reader digest pour lecteur et non lecteur depuis plus de 40 ans du comics. Il n'est pas mauvais, loin de là, mais il n'est lui aussi qu'une "bête" adaptation de la bd.

"là où un Sin City ou un Watchmen pour ne citer qu'eux sont de belles pages glacées esthétique mais assez vaine"

Vaine pour qui ? Pour le lecteur de la bd initiale ? Pour celui qui ne lira jamais de bd ?

Que dire alors du Tintin en 3D du Tintin du cinéma qui arrive bientôt ?

yG
tu vois, toi même tu ne comprends pas de quoi il est question, puisque tu demandes en quoi il s'éloigne du comics de Spider-man, si tu avais écouté l'émission, tu saurais de quoi je parle, je pense pas me rappeler avoir vu des travelling supersonique dans la bd de Lee (et des autres) et pour cause, ça n'existe pas, la bd n'est pas en mouvement, même si elle imite ce mouvement et que le lecteur crée des images mentales clés pour prolonger ce mouvement apparent et le rendre crédible pour son cerveau, mais c'est tout, Le cinéma est mouvement avant tout, donc non, ce n'est pas une bête adaptation de la bd, par contre Watchmen et Sin City eux sont de bêtes retranscriptions à la case près de la bd éponyme qui leur correspond.

"Que dire alors du Tintin en 3D du Tintin du cinéma qui arrive bientôt ?"

désolé, je ne comprends pas ta question, encore plus par le fait que Spielberg a inventé des personnages pour le Tintin (comme c'était prévu par la clause d'Hergé), a mélangé des bd, mélangé des personnages qui ne se rencontraient pas forcément dans les bd en question, etc... bref, je ne vois pas en quoi ton propos sur le Tintin de Spielberg a de sens dans la question qui nous concerne, et nul doute que le Tintin de Spielberg passera bien plus son propos par l'image que par les dialogues, ça c'est certain.
"je pense pas me rappeler avoir vu des travelling supersonique dans la bd de Lee (et des autres) et pour cause, ça n'existe pas, la bd n'est pas en mouvement, même si elle imite ce mouvement et que le lecteur crée des images mentales clés pour prolonger ce mouvement apparent et le rendre crédible pour son cerveau, mais c'est tout, Le cinéma est mouvement avant tout, donc non, ce n'est pas une bête adaptation de la bd, par contre Watchmen et Sin City eux sont de bêtes retranscriptions à la case près de la bd éponyme qui leur correspond."

Aussi bien dans Sin City que dans Watchmen ou 300, les plans ne sont pas des photos et le film n'est pas par conséquent une séance diapo, mais bien des séquences animées, tout comme dans Spiderman. Ainsi, rien que dans Watchmen, le Silk Spectre développe une dimension absente de la bd, à cause du trait plat et bien peu sexy de Gibbons, sans compter qu'il y a bel et bien une relecture de la fin de la bd, qui ne change rien au tenant et aboutissant de cette dernière et donc un travail d'adaptation.

L'impression de plongée ou de vertige dans le métrage de Spiderman est une création du cerveau aussi bien en bd qu'en film, puisque si j'ai reconnu et validé le mode de déplacement de l'araignée au cinéma, c'est bel et bien parce que je l'ai expérimenté dès mon enfance par le biais de la bd et du vieux dessin animé, ce type de mouvement. Le film ne m'a rien apporté sur ce plan. Juste une reconnaissance de tout ce que je connaissais déjà, en tant qu'élevé par Strange, Special Strange et Titan, les traductions Marvels des années 70-80.

"je ne vois pas en quoi ton propos sur le Tintin de Spielberg a de sens dans la question qui nous concerne"

Bah, il aurait pu alors se contenter de sortir un album bd, le personnage existant déjà. Enfin... pour ce que Tintin a comme relief de toute façon... aucun intérêt pour moi.
De la bd de grand père pour un film de vieux je serai tenté de dire. :P

yG
"Si entre choisir de défendre le cinéma à la Milton Moses Ginsberg et défendre l'approche de la bande à Rafik, mon choix est sans équivoque, je prends Milton"

rappelle nous qui est sectaire ici mon cher Yannick ? Celui qui choisit un cinéma parmi d'autres ou celui qui aime tout les cinémas et toutes les approches cinématographiques, qu'elles quelle soient ?

Dans Watchmen, dans 300, dans SIn City, les plans sont des décalques originaux des cases originelles, au pot à crayon derrière le personnage sur la petite table basse près, après la temporalité de cette case s'inscrit dans une durée et un mouvement des personnages différents de la BD, mais l'esthétique est strictement la même.

Sauf erreur, la fin de Watchmen dit que le 1109 a été voulu par le gouvernement Us, mais qu'en plus ils ont eu raison de le faire. Sans parler du fait que l'allusion à l'épisode "d'other limits", les architectes de la peur" ne sert plus à rien dans le film et n'y prend qu'un statut de clin d'oeil.

"L'impression de plongée ou de vertige dans le métrage de Spiderman est une création du cerveau aussi bien en bd qu'en film, puisque si j'ai reconnu et validé le mode de déplacement de l'araignée au cinéma, c'est bel et bien parce que je l'ai expérimenté dès mon enfance par le biais de la bd et du vieux dessin animé, ce type de mouvement"

pas du tout, mais alors pas du tout, ça c'est ce que tu as vu, donc analysé comme tel, c'est le mouvement du spidey de ton enfance, tout ça, mais ce que tu as ressenti de ce mouvement, c'est grâce à la Spidey-cam et au talent de metteur en scène de Sam Raimi, rien d'autre.

"Bah, il aurait pu alors se contenter de sortir un album bd, le personnage existant déjà. Enfin... pour ce que Tintin a comme relief de toute façon... aucun intérêt pour moi.
De la bd de grand père pour un film de vieux je serai tenté de dire. :P"

bon, je reformule, je n'ai pas compris pourquoi tu faisais allusion au Tintin de Spielberg, je n'ai pas compris le sens de ta phrase "Que dire alors du Tintin en 3D du Tintin du cinéma qui arrive bientôt ?"

Et puis franchement, pour un gars qui parle de sectarisme, se faire un avis sur un film dont personne n'a encore vu un teaser ou un trailer, ça relève du super-héroïsme, tu es un mythe Yannick G, l'homme qui juge les films, leurs intérêts et leurs résultats avant même qu'ils sortent. Tu devrais postuler pour remplacer Aurélien Férenczi, le monde a besoin d'un sauveur.
leurs intérêts et leurs résultats avant même qu'ils [s]sortent[/s]. ne soient [s]tournés[/s] montés...pour le Tintin
de Spielberg.

edit: tiens il fait un trilogie...
"Sauf erreur, la fin de Watchmen dit que le 1109 a été voulu par le gouvernement Us, mais qu'en plus ils ont eu raison de le faire"

D'où vous sortez une telle aberration ? Si le film est critiquable pour sa fin, c'est qu'elle est identique, nonobstant une légère transposition qui ne change rien au mécanisme narratif, à la fin de la bd qui est pourtant antérieur au 11 septembre 2001 de plus d'une quinzaine d'année... Plus conspirationniste comme lecture, on ne fait pas.

"pas du tout, mais alors pas du tout, ça c'est ce que tu as vu, donc analysé comme tel, c'est le mouvement du spidey de ton enfance, tout ça, mais ce que tu as ressenti de ce mouvement, c'est grâce à la Spidey-cam et au talent de metteur en scène de Sam Raimi, rien d'autre."

Mais oui, mais oui, c'est tellement vrai ce que vous dites qu'un dessin animé en image de synthèse sorti dans la foulée (Les Nouvelles aventures de Spider-Man, 2003) du premier opus de Raimi rend exactement la même chose, voire bien mieux encore.

"pour un gars qui parle de sectarisme, se faire un avis sur un film dont personne n'a encore vu un teaser ou un trailer, ça relève du super-héroïsme, tu es un mythe Yannick G, l'homme qui juge les films, leurs intérêts et leurs résultats avant même qu'ils sortent."

Pour l'heure, je ne juge que de l'intérêt tout à fait négatif pour tout ce qui touche Tintin (The référence lorsqu'on n'en en aucune en bd) et votre maître à penser (la même chose en matière de cinéma. Pas étonnant d'ailleurs qu'ils se rencontrent finalement). Et ne confondez pas sectaire (rejet d'un groupe, d'une idéologie) avec avoir des goûts personnels (on peut aimer des films à gros budget et des films d'auteurs sans un sou, des films à la grammaire cinématographique proche de zéro et des films n'ayant rien d'autres à proposer, etc).

yG
la fin du film n'est en rien identique à celle de la bande dessinée, bien au contraire, et ça change tout de la portée humaniste de la bd de Moore, relis là à l'occasion, avec le film en parallèle, c'est flagrant et le clin d'oeil au architectes de la peur n'a plus qu'un statut de clin d'oeil, et non une mise en abyme de l'intégralité du propos de la bd, avec en plus une allusion au changement du visage du hibou et du silk spectre jr qui est perdu.

C'est un symbole, dans le film il est évident que Zack Snyder parle du 1109, d'ailleurs Watchmen fait partie de la catégorie de film dit "post 1109" du cinéma américain.

rien à voir, ne compare pas un ressenti de "live" et un ressenti de synthèse, ça n'a strictement rien à voir, surtout à l'époque où ça a eu lieu ces plans à la spidey-cam, c'était du jamais vu.

"Pour l'heure, je ne juge que de l'intérêt tout à fait négatif pour tout ce qui touche Tintin (The référence lorsqu'on n'en en aucune en bd) et votre maître à penser (la même chose en matière de cinéma. Pas étonnant d'ailleurs qu'ils se rencontrent finalement)."

Tintin n'est pas la référence quand on a pas de culture bd, de même que Spielberg n'est pas la référence quand on as pas de culture ciné. Pauvre troll (pour ne pas dire autre chose), tu ne me connais pas et tu juges mes références en Bd et en cinéma, je te pensais un peu plus intelligent que ça à faire de l'ad hominem sans aucun intérêt, apparemment je me suis trompé sur ton compte.

Les gens qui disent ça sur Spielberg, j'en croise tout les jours depuis mon entrée à la fac et ma sortie de la fac, et ils ont aussi peu d'arguments que toi pour prouver ce qu'ils avancent, je me fais un plaisir d'ailleurs de les démonter en deux trois coups de cuillère à pot. Je hais les gens qui disent ce genre de truc sur Spielberg, parce qu'ils prouvent par là-même leur statut d'inculte du cinéma.

"Et ne confondez pas sectaire (rejet d'un groupe, d'une idéologie")

"Pour l'heure, je ne juge que de l'intérêt tout à fait négatif pour tout ce qui touche Tintin (The référence lorsqu'on n'en en aucune en bd) et votre maître à penser (la même chose en matière de cinéma. Pas étonnant d'ailleurs qu'ils se rencontrent finalement). "

oki, je confonds pas, donc tu es bien un sectaire :)
"la fin du film n'est en rien identique à celle de la bande dessinée, bien au contraire, et ça change tout de la portée humaniste de la bd de Moore, relis là à l'occasion, avec le film en parallèle, c'est flagrant"

Cela n'a rien de flagrant, et j'attends encore votre justification. Dans les deux cas, il s'agit d'imposer la paix par la peur en générant une catastrophe pour alimenter cette peur. Le 11 septembre n'a apporté aucune paix, aucun équilibre, bien au contraire.

"C'est un symbole, dans le film il est évident que Zack Snyder parle du 1109, d'ailleurs Watchmen fait partie de la catégorie de film dit "post 1109" du cinéma américain."

Non, cela n'a rien d'évident. Enfin, qu'il soit réalisé après 2001 est une évidence, pas une preuve que ce film soit un film post 11 septembre.

"rien à voir, ne compare pas un ressenti de "live" et un ressenti de synthèse, ça n'a strictement rien à voir, surtout à l'époque où ça a eu lieu ces plans à la spidey-cam, c'était du jamais vu."

Un ressenti live ? Vous délirez, vous vous êtes balancé dans la salle de ciné à une liane ? Non. Alors, sur quelle base pouvez-vous affirmer que le ressenti à partir d'un vertige graphique de synthèse n'a rien à voir avec un autre issu d'une autre technique ?

"Tintin n'est pas la référence quand on a pas de culture bd, de même que Spielberg n'est pas la référence quand on as pas de culture ciné. Pauvre troll (pour ne pas dire autre chose), tu ne me connais pas et tu juges mes références en Bd et en cinéma, je te pensais un peu plus intelligent que ça à faire de l'ad hominem sans aucun intérêt, apparemment je me suis trompé sur ton compte."


Si vous le dites, je n'en pense pas moi concernant votre réalisateur fétiche et Hergé.

"je me fais un plaisir d'ailleurs de les démonter en deux trois coups de cuillère à pot. Je hais les gens qui disent ce genre de truc sur Spielberg, parce qu'ils prouvent par là-même leur statut d'inculte du cinéma."

Mais oui, mais oui, essayez-donc, et prenez tout de suite la grosse cuillère, nous gagnerons du temps. Inculte du cinéma, j'adore l'expression, elle permet de souligner en quoi votre culture cinématographique n'est qu'un moyen pour vous de conquérir un pouvoir que vous ne pouvez glaner ailleurs, pour peu qu'on vous laisse faire en tout cas. Fatiguez-vous donc autant que vous voulez faire les louanges de Spielberg, dans le domaine de l'art, ce n'est pas la raison qui fait changer le ressenti, car depuis le premier Indiana Jones vue et revue à l'âge de douze ans, lors de sa sortie en salle, il ne m'a plus fait vibrer, rêver, ému, une seule seconde.

yG
et donc c'est parce qu'il n'a pas fait rêver mossieur Yannick G que Spielberg n'est plus (pas) un grand cinéaste ? mdr, non sans déconner, arrête tes blagues, et arrête d'essayer de m'analyser parce que tu fais fausse route, ça en est même un plaisir à lire tes anneries de "devin" à la petite semaine.

"il ne m'a plus fait vibrer, rêver, ému, une seule seconde".

peut-être pour toi, mais en ce qui me concerne et en ce qui concerne beaucoup de gens ici, il n'a cessé de faire vibrer, rêver, émouvoir. As-tu vu Munich ? as-tu vu AI ? as-tu vu Empire du Soleil, Sugarland Express, !E.T et j'en passe ? car franchement je n'ai jamais rencontré personne qui n'a été ému que par le premier Indy. Même Hook qui a beaucoup de défauts d'aucun dirait, il reste un film trés émouvant.

Alors c'est bien triste pour toi, mais c'est pas parce que TU ne ressens plus rien devant un film de Spielberg, que ça en devient un réal mauvais pour autant ou que son cinéma n'est pas digne d'être analyser dans l'émission de Rafik (et ça vaut autant pour toi que pour l'autre @sinaute qui a marqué le même genre de truc).

ma culture ciné n'est pas un moyen de conquérir un pouvoir que je ne peux glaner ailleurs, arrête la psy de monop', manifestement ça n'est vraiment pas ton domaine.

pour ce qui concerne Watchmen, ça n'est qu'un ressenti mais je ne pense pas me tromper, tellement le parallèle est flagrant de la part de Snyder.

"Le 11 septembre n'a apporté aucune paix, aucun équilibre, bien au contraire".

justement c'est ce que Snyder essaye de faire croire, que grâce au 1109, les USA sont devenue un pays de paix et d'équilibre, et ce grâce au fait que le pays assume que cet acte soit le fait de Dr Manhattan (je vous fais pas de dessin sur le symbole que peut représenter dr Manhattan hein :), outre la bombe atomique :))
"pour ce qui concerne Watchmen, ça n'est qu'un ressenti mais je ne pense pas me tromper, tellement le parallèle est flagrant de la part de Snyder.[...]justement c'est ce que Snyder essaye de faire croire, que grâce au 1109, les USA sont devenue un pays de paix et d'équilibre, et ce grâce au fait que le pays assume que cet acte soit le fait de Dr Manhattan"

Et bien mazette, quelle vision complotiste... Vous n'avez rien compris à la bd et donc à sa transposition selon moi, il s'agissait de pacifier le monde par la peur au prix d'un mensonge, tout cela est dans l'ouvrage de base, bien avant 2001,et en changeant la nature du mensonge, le film ne trahit rien de ce ressort dramatique et du dilemme de l'œuvre initiale, à savoir, vaut-il mieux la paix et le mensonge ou la vérité et la guerre ? Mais bon, ce n'est qu'une énième divergence de vue entre vous et moi.

yG
"Il s'agissait de pacifier le monde par la peur au prix d'un mensonge"

C'est ce que pas mal de personnes ,partageant la thèse du complot, pensent qu'on fait les USA avec le 11/09.
Après est ce vraiment dans la volonté de Snyder, j'ai dû mal à y croire au vu des itws du bohnomme. Par contre effectivement changer la fin du film, cela change quelque peut la donne, car le symbole evoqué par le Veilleur du Dr Manhattan , devenu l'ennemi qui vient de l'intérieur... (pis la bombe tout ça.) Et quelque peut différent de l'ennemi venu d'ailleurs, l'extraterrestre du comics....

Et puis surtout ce changement, comme tant d'autres, nique juste toute la portée culturel du bousin, et là dessus je pense que tout le monde est d'accord.
"cela change quelque peut la donne, car le symbole evoqué par le Veilleur du Dr Manhattan , devenu l'ennemi qui vient de l'intérieur..": reno.

A ceci près que le Dr Manhattan était déjà considéré comme un extraterrestre, d'où son pétage de plomb et son départ sur Mars, dans la bd, comme dans le film. Il était donc plus simple de faire avec lui que sans lui. De plus, le complot dans la bd et le film sont l'œuvre d'un américain. Snyder n'a donc rien changé non plus sur cet élément. C'est juste les complotistes qui sont arrivés après la bd et s'en sont emparés, et pour cause, puisqu'il s'agit de la bd complotiste par excellence.

yG
Oui et non, j'ai souvenir que le Dr. Manhattan y est décrit plus comme un dieu, un être exceptionnel ( un super héros quoi !) mais pas vraiment comme un extraterrestre.

Effectivement, pour lui l'activité humaine devient futile et il s'exile sur Mars, mais parce pour Lui et à ce moment là, le genre humain n'est plus digne d'une attention de sa part.

Et je suis tout à fait d'accord avec vous que ce changement dans le film ne change finalement pas grand chose dans la logique du récit ( c'est même une des seules bonnes idées du métrage!). Mais là où nos avis divergent, c'est que cela reste lourd de sens de donner la responsabilité de la mort de milliers de personnes à un mec qui s'apelle Manhattan...à New York....et d'autant plus après le 11/09.

La différence entre le film et la bd, c'est que dans le film l'ennemi est connu, dans le comics, Ozymandias reste dans l'ombre, et c'est face à une nouvelle espèce que les gens prennet peur, face à un extraterrestre, un évènement exceptionnel qui bouleverse les notions de raisons établit. Tout comme l'arrivée d'un mec tout bleu qui a des supers pouvoirs, on annhilie cette puissance inconnu mystérieuse par la venue d'une nouvelle puissance inconnue et mystérieuse. (oui je sais , sauf à la fin, avec le bouquin de Roscharch...mais là encore, iren n'est dit.)
"j'ai souvenir que le Dr. Manhattan y est décrit plus comme un dieu, un être exceptionnel ( un super héros quoi !) mais pas vraiment comme un extraterrestre."

Le fond du problème pour ce personnage, c'est qu'il n'est plus humain, sa copine ne peut plus suivre, lui même est totalement déconnecté des problématiques humaines, alors Dieu ou extraterrestre, c'est du pareil au même pour exclure ce dernier de notre monde.

"Mais là où nos avis divergent, c'est que cela reste lourd de sens de donner la responsabilité de la mort de milliers de personnes à un mec qui s'apelle Manhattan...à New York....et d'autant plus après le 11/09."


New-York faisait déjà parti de la bd, le film élargie même la donne, l'internationalise. Plusieurs villes sont frappées, je crois me souvenir, pas le phénomène des tachyons. Et le Dr Manhattan faisant déjà peur, il était encore plus logique de l'exploiter, lui et son pouvoir véritablement hors norme, le seul en fait à avoir un réel super-pouvoir. Je pense que la lecture complotiste est davantage une illusion rétrospective qu'une réalité, puisque la même lecture complotiste aurait été possible avec l'oeuvre originale à deux-trois détails près, or, celle-ci est bien antérieur à tout cela. Ce que le 11 septembre a peut-être joué dans tout cela, c'est que les studios étaient peut-être désormais prêt à financer l'adaptation d'une bd indé qui soit noire, politique et radicale, et dont les tentatives d'adaptation couraient depuis plus d'une décennie (hypothèse optimiste, l'audace des studios), surtout après les succès des adaptations des super-héros de la Marvel (hypothèse réaliste, l'opportunisme des studios)...


"La différence entre le film et la bd, c'est que dans le film l'ennemi est connu, dans le comics, Ozymandias reste dans l'ombre, et c'est face à une nouvelle espèce que les gens prennet peur, face à un extraterrestre, un évènement exceptionnel qui bouleverse les notions de raisons établit."


Euh... dans la version (longue) que j'ai vu, Ozymandias n'est connu, comme dans la bd, que par ses ex-coéquipiers, le reste du monde est tombé dans son piège.

yG