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Commentaires

La boîte noire

Comment peut-on en être là ? Comment peut-on en être à ce déferlement d'abonnés,

Derniers commentaires

Vous parlez d'anti sémitimses, cela sous entend-il que M. Kouchner est aussi pour les palestiniens ??

sinon utiliser les bons mots serait un bon début !!
Pour ma part je comprends vos excuses Mr Schneidermann ... mais en fait non, il ne faut pas céder aux pressions, même pas les notres, c'est pour ça qu'on s'est abonné non ?, sinon on va retomber dans la télé a maman, ou vous ferez toujours attention de rester politiquement correct...

Bonne continuation.
Des débris sur des dizaines de kilomètres suivant la trajectoire de l'avion pour une conclusion du BEA qui laisse sceptique quand même: "BEA: le vol AF447 s'est abîmé "en entier" dans l'Atlantique"
Bonjour,

je ne sais pas si Pierre Péan est antisémite et ce débat ne me passionne pas beaucoup. Par contre je sors de la lecture de "complices de l'inavouable" de Patrick de Saint exupéry, que je recommande chaudement. Après avoir lu ce livre, l'extrait vidéo où Pierre Péan assène que les accusations de complicité de génocide sont "hallucinantes" a une drôle consonance. Je trouve qu'asi devrait creuser le sujet.
Effectivement, j'avais enfin un peu de temps, et c'est pourquoi j'ai discuté sur plusieurs forums aujourd'hui pour rattraper le retard. J'ose espérer que c'est pour vous un signe d'intérêt et de bonne santé, et pas d'acharnement. Et j'ai lu avec beaucoup d'intérêt les autres commentaires, souvent très riches. Mais par deux fois, aujourd'hui, j'ai eu une désagréable sensation de parti-pris (à propos de Guillon, et cent fois plus avec "l'affaire DS-Péan". J'appréciais beaucoup vos émissions de décryptage sur la 5 et les trouvais salutaires. J'ai reçu comme un beau cadeau l'abonnement à votre site, qui joue un rôle précieux. Mais j'ai une question : alors que, sur Mediapart, Edwy Pleynel prend la peine de répondre, et toujours avec patience et courtoisie, pourquoi n'en faites-vous pas autant ? Je ne dis pas cela pour vous mettre en concurrence, ces deux sites sont complémentaires. Vous faites votre mea culpa dans la boîte noire : dommage qu'elle ne reste qu'une boîte noire, et qu'un véritable dialogue ne s'instaure pas...
L' Express a publié hier un article sur Dieudonné (normal, après la relaxe de Siné, il fallait bien trouver quelque chose pour faire pencher la balance...) ou l'auteur, décrivant l'antisémitisme latent des spectateurs (et ce faisant de l'humoriste), parle d'un public... cosmopolite !

J'ai trouvé ça plutôt ironique.

L'article est là : http://www.lexpress.fr/actualite/societe/dieudonne-dans-ses-oeuvres_743279.html
Voilà, désolé, je voulais juste faire un jeu de mots pourri... (en même temps je ne vois pas quoi dire sur le sujet, que je trouve bien embrouillé ^^)


Bon week-end à tous en tout cas!
Un entretien duel


Electre, fille d’Agamemnon et Clytemnestre, promène son regard inquisiteur sur toute chose, elle détient la Vérité, ne supporte pas qu’on l’ignore, réclame de tous qu’ils la considèrent. La cécité est, pour elle, impardonnable ; l’aveuglement, coupable. Electre, jusqu’à la vengeance du crime perpétré, demeure sans concession. On aurait envie de dire que vous avez le complexe d’Electre, M. Schneidermann, si votre rapport à la Vérité n’était pas si oedipienne et n’appelait pas l’évocation d’un autre complexe. Cela me saute aux yeux (et à l’oreille), ce matin, lorsque je visionne le débat avec Pierre Péan.
Depuis que je suis, de loin en loin, les aventures de votre site remarquable, il y a quelque chose qui, chez vous, m’irrite un peu : ce ton ex cathedra, cette manière péremptoire de donneur de leçons qui s’insinuent dans vos brillants propos, votre verbe incisif. On s’interroge sur cette posture : carapace de protection, ethos de polémiste visant à impressionner l’interlocuteur, désir secret d’occuper une certaine place ? Peut-être tout cela. Peut-être rien de cela : l’esprit est si prompt à l’interprétation. Ce qui apert toutefois, c’est cette soif que l’on perçoit chez vous, lorsqu’on laisse traîner son « mauvais œil » et sa « méchante oreille » dans vos émissions, d’être, au fond, le meilleur amant de la Vérité – Celui qui l’aime, et la défend, le mieux. D’où l’idée d’un rapport oedipien à elle.
C’est cette émission qui m’en est apparue comme le signe. D’abord, la mise en scène (toute image est une dramaturgie) du débat avec Pierre Péan : ce choix, que nombre d’internautes ont relevé, du face à face. Or, le face à face est un entretien duel – et l’on peut entendre évidemment ce terme en jouant de la polysémie : duel, de dualis, « composé de deux » ; ou de duellum, forme archaïque de bellum, « la guerre ». On n’aurait pas interrogé cette configuration si elle était fréquente à @si, mais elle est, me semble-t-il, plutôt rare. L’idée est simple, vous la voyez venir : un journaliste, et non des moindres, est l’invité de votre émission, votre rapport à lui, votre aîné, ne saurait, quant à elle, être simple, et convoque, inconsciemment, la confrontation avec le père. Pierre Péan est un fameux amant de la Vérité, il est probable qu’il vous impressionne et, inconsciemment, sur le plateau, joue ce rôle. Psychanalyse à la petite semaine ? Peut-être. Mais quelques passes d’armes font signe en direction de cette interprétation. Concernant la révélation des sources du journaliste, à la question de Péan, provocatrice : « Vous êtes journaliste ? … », vous répondez, du tac au tac, par la même question : « Pierre Péan, vous êtes journaliste ?… », preuve que vous êtes touché par la pique et qu’un débat – dont l’enjeu paraît être cette identité de journaliste modèle – est entamé. Ce n’est, évidemment, qu’une provocante supposition ; mais, si l’on s’amuse à lever ici un tel lièvre, c’est que l’on a impression que quelque chose, de masqué, est en débat – se débat – dans le creux du débat. Plus loin, vous suggérez, au sujet d’Internet : « Faut faire une formation Internet, hein !... (…) il faut vous mettre à jour… ». Certes, vous vous y êtes mis, contraint et forcé ; pour autant, faut-il attendre de tous (les journalistes) qu’ils le fassent ? Par ailleurs, cette expression, dans votre billet de justification, en guise de signature : « petit scarabée »… Enfin, il y a ce qui a fait l’objet de tant de commentaires et qui paraît, de ce point de vue, le plus signifiant : la question de l’antisémitisme.
A un premier niveau de lecture, on peut penser que, lorsque vous posez votre question, elle n’est que faussement naïve, quoique vous en disiez, et que vous avez une arrière-pensée. Je ne dis pas que vous êtes convaincu que Pierre Péan soit antisémite, loin s’en faut, mais on dirait qu’une tentation s’est levée en vous et vous mène – peut-être celui d’un aveu sensationnel, peut-être le sentiment d’un filon qui fait que, aux yeux des spectateurs, le désir de Sensationnel combat désormais contre l’exigence de Vérité – ou alors une occasion se présente : celle d’occuper la place de meilleur Défenseur, de meilleur Amant, d’être le Modèle. Car pour ce qui est de la question : « Pourquoi avoir utilisé des mots comme celui-ci ? (…) Pourquoi frôler la ligne jaune ? », Pierre Péan y répond. Et là, vous, qui êtes hostile à la cécité, vous devenez sourd. La vérité n’est-elle affaire que de regard ? Sans doute n’est-ce pas la réponse que vous attendiez ; et pourtant, fallait-il attendre autre chose d’une telle question ? C’est, à mon avis, à ce moment-là que le débat tombe dans l’irrationnel, c’est-à-dire dans la manifestation de quelque chose qui échappe à la raison consciente. Votre posture est désormais celle du juge. Pierre Péan avoue d’ailleurs se sentir accusé. Vous en profitez, jouant, peut-être inconsciemment, de cette aura que vous confère l’œil d’insecte de la caméra, ce rôle dans lequel il vous confirme : celui d’Electre, donneuse de leçon. Notre méchante oreille entend pourtant autre chose : le pair (père) est à terre, c’est un moment de curée. (C’est, peut-être, aussi bien, un moment de curé, tant il est question de morale journalistique, pour ne pas démériter d’Elle – la sacro-sainte Vérité. « Je ne suis pas dans le secret de votre âme… » dites-vous ; pourtant, vous cherchez à épouser ce que Sartre, dans le récit, nomme « le point de vue de Dieu ».) Dès lors, c’est au tour d’Œdipe de se manifester pour jeter le soupçon sur le savoir-faire de Péan, qui est tombé dans une erreur grossière. Mais, cette erreur langagière en est-elle une ?
Certes, en tant que journaliste, il est légitime de vouloir faire la lumière, mais n’est-ce pas à condition d’être attentif à l’ombre, de douter de surcroît des vertus de ladite lumière ? Ne faut-il pas méditer l’adage selon lequel la vérité sort du puits – de l’ombre ? Or, l’ombre, ici, quelle est-elle ? Car cette stase sur un vocable, connoté à une certaine époque, pourrait bien être un détour, c’est-à-dire une façon de détourner l’attention. Cette stase, c’est Kouchner qui la produit en s’associant, dans son discours, à un destin tragique, afin de détourner l’attention du Kouchner affairiste. A l’Assemblée, cela a peut-être marché, sur le plateau d’@si, l’argument porte à plein ! Je ne sais qui de Kouchner ou Péan a raison, mais, avouez : quelle habileté dans la défense ! Dès lors, la Vérité dont vous brandissez le flambeau n’est peut-être pas tant dans la question « Pourquoi avoir utilisé etc. » que dans celle-ci : « A quoi sert l’accusation d’antisémitisme ? » Peut-on, en se référant à l’usage d’un seul vocable (vous dites posséder d’autres expressions à charge, mais, dans le texte intitulé « boîte noire », tout au moins, vous ne les livrez pas ; par ailleurs, sur le plateau, vous ne donnez que des arguments que l’on pourrait qualifier « d’autorité », ce qui ne prouve rien), peut-on, donc, en se référant à l’emploi d’un mot en conclure à l’idéologie d’un homme ? D’un point de vue herméneutique, on s’interrogera sur ce mouvement – sortir un mot de son contexte (actuel), le rapprocher d’un autre contexte (passé), substituer le second au premier pour aboutir à l’abolition du texte, le tout en dépit du sens de ce mot – mouvement qui est aussi un transport – au sens affectif du terme. Faut-il s’interdire d’employer un terme parce qu’il était connoté à une autre époque ? L’écrivain n’est-il pas celui qui dépoussière la langue, la lave des crachats, la console des avanies, soigne ses ecchymoses, panse ses plaies, la recoud, ravaude ses tissus blessés, la libère de la fonction putassière qu’on lui a fait jouer malgré elle, la rachète, la sauve ? Si d’ailleurs (horreur d’en produire ici l’hypothèse), cet homme, ce journaliste, Pierre Péan, était réellement antisémite, ses révélations, d’une autre nature, sur un homme, si elles étaient avérées, en seraient-elles moins valables ?
Parfois, ce n’est pas la soif de Vérité qui mène, elle est un leurre ; et c’est une soif autre. D’où venue, quelle est sa proie ? La réponse est dans l’ombre de la boîte noire…
je découvre cette boîte noire bien aprés le crash et je n'ai toujours pas pris le temps de bien regarder l'émission...
J'apprécie beaucoup vôtre autocritique. Aucune question interdite bien évidemment mais c'est leur insistance qui devenait insupportable, au risque de vous faire rentrer dans la clique des inquisiteurs comme Val, BHL... Pas pour ça que je suis abonné à @si... Par contre en découvrant ce retour sur émission je redeviens un abonné satisfait.
ok
Je suis assez d'accord avec le commentaire de DS.
Par contre je pense que tout est dit, chacun doit trouver son compte parmi les différents commentaires.
michel
Intéressante chronique de Pierre Marcelle sur ces questions dans "Libération" de ce jour (13 février).
Bon en effet DS vous avez legerement fait de l'antiPP. Même si vous vous excusez je dois reconnaitre que je ne suis pas dans le secret de votre Ame..... Sauf si biensur on croit en vos regrets, et j'ai la faibllesse d'y croire.
Reconnaître son erreur c'est déjà tres bien, ne pas être enfermé dans ses verités et toujours la rechercher est une vertue d'arret sur image et de son animateur, donc bonne continuation, j'attend la prochaine emission avec impatience!
C'est encore une emission qui ne fait pas regretter ses 35 roros ; de la télé comme il faudrait qu'elle soit : vivante ! , ce fut même mieux que le "messieurs les censeurs ,Bonsoir " de M.Clavel qui lui était téléphoné ; je crois que quand vous posez la question de trop , celle qui fait partir Péan , vous passez du rôle de professionel de la profession à celui d'amateur au sens noble du terme à savoir que vous étes prét à transgresser la loi du genre (l'empathie projective) pour avoir la clé de ce qui vous fascine (et moi aussi ) à savoir la clé de la pulsion de répetition qui s'exprime chez péan comme vous le lui avez soumis: "pourquoi employez vous ce mot (cosmopolitisme) alors que vous étes sûr qu'il va permettre de déconsidérer ce que vous avez écrit " voire permettre de vous tuer symboliquement ... et donc , il part ! le journaliste a t-il le droit de toucher à l'ame , à l'inconscient , à l'intime ? Ma réponse est oui si lui même démontre par son comportement qu'il sait qu'il n'est pas tout puissant , ce qui je le crois vous avez largement prouvé .
]A voir tant et tant d'intervenants se plaindre d'avoir été "trahis", "bernés" ou "dupés", on en arrive à penser qu'asinautes vient peut-être du latin asinus (âne).
Cher Daniel
Oui votre émission était intéressante et je me réjouissais aussi d'écouter M Péan. Mais quelle déception avec ce titillement sur le mot cosmopolite !! Ouvrez les yeux, nous sommes en 2009. Certes l'Histoire n'est en aucun cas à renier mais je suis vraiment tombée de haut quand j'ai appris que l'usage de ce mot ne semblait avoir que cette connotation !!! Cosmopolite est avant tout pour moi "celui qui se considère comme citoyen du monde". Va-t-on aussi chercher des poux à Paula Jacques et son émission Cosmopolitaine sur France Inter ?

J'ai donc été très déçue que le débat se termine sur le départ de M Péan.
Ressaisissez-vous Daniel ! Je suis abonnée à ASI justement pour votre décalage avec le béni-oui-oui ambiant. De grâce, n'y tombez pas !
Amicalement
Nathalie
Hé ben, si les téléspectateurs étaient aussi impitoyables face aux erreurs des journalistes des JTs ou aux interviews ratés qu'il le sont quand DS se plante (en beauté, il est vrai), y'aurait plus qu'à se demander comment recycler des millions de téléviseurs...

Un bon 80% de l'émission était réussie, merci pour cette partie là.
rue89 a commencé l'analyse de l'accusation d'antisémitisme en France.

Je crois, comme de nombreuses personnes ici, qu'il serait temps de mettre a plat cette question sur la plateau d'@si un de ces jours, je propose les invités suivants: Rony Brauman, Edgar Morin, Serge Halimi, Pierre Péan et pourquoi pas Dieudonné.
hum... ce fil ne veut donc pas mourir ;-)

bon, un petit moment de détente au rayon badaboum :

La boite noire de... E = mc² mon Zemmour
http://www.dailymotion.com/playlist/xu9j8_jugatsu_eric-zemmour/video/x8ao4m_zemmour-fait-le-obama-jai-foire_news
Kouchner gagne par ko ???...
Nous sommes des goys cosmopolites avec P. Péan !
SD a été vraiment trop lourd lors de cet entretien et je comprends Mr Péan quand il fait comprendre qu'il arrive à un stade où il n'est pas utile de se justifier, voire d'inverser les rôles comme a essayé de le faire adroitement le non goy peut-être cosmopolite version 2009....

Trop grave d'être à l'heure actuelle de s'obliger à peser ses mots pour exprimer des idées qui n'ont pas vocation raciste ou antisémite.
Nous pauvres goys devrons en d'autres vies nous incarner ailleurs pour avoir le droit de nous exprimer sans risque de froisser ou plutôt d'être utilisé pour contre valoir et d'essayer d'approcher la vérité !
Il existe une génération de journalistes, la même que celle de politiques qui refusent de voir que tout a changé. Que certains refusent votre micro monde de cancans parisiens, de jeux d'appareils, vos mondes consanguins. Ces gens là, soit disant les plus éclairés, je les appelle les dinosaures. Ceux qui mangent tout ce qu'ils ne comprennent pas. Qui écrasent avec leurs moyens puissants médiatiques et politiques toutes les autres façons d'agir et de penser.
Je n'ai pas lu le livre, je n'en connais que ce que j'ai entendu dans les médias.

1) Péan accuse Kouchner de conflit d'intérêt et d'hypocrisie a propos de ses honoraires de consultant pour des dictateurs africains

2) Péan accuse Kouchner de défendre une idéologie universaliste anglo-saxonne à l'opposée de l'idée qu'il se fait de la France et des valeurs qu'il pense qu'elle doit defendre. Et il qualifie cette idéologie de "cosmopolite" qui fait partie du vocabulaire antisémite des années 30 (je ne le savais pas, j'avais toujours attribué à cosmopolite une connotation positive).

3) Kouchner et ses défenseurs accusent (à mots couverts) Péan d'antisémitisme.


Dans une enquete d'investigation; le plus important ce sont les faits. Quand on écoute la défense de Kouchner, de Sarkozy et de beaucoup de journalistes. Le fond est évacué par un "d'après l'auteur lui-même, il n'y a rien d'illégal". Mais Péan le dit lui-même! Le problème n'est pas légal, il est éthique, moral et politique. Qu'une figure d'autorité morale, qui prone l'intervention militaire sur des critères moraux soit grassement payée par des dictateurs ne pose pas de questions? Qu'un ministre des affaires étrangères en exercice réclame des honoraires à un chef d'Etat étranger ne mérite pas qu'on s'y arrete? La critique élude.

Dans son blog Apathie répond:

Il assure n’être dépendant de rien ni de personne. Il affirme aussi que les activités de conseils pour des anciens ministres sont une des sources évidentes et répandues de rémunération pour des personnalités politiques bénéficiant d’une certaine notoriété et d’une certaine expérience.

Autrement dit: Tout le monde le fait donc on ne peut pas lui reprocher! Et il conclut immédiatement

Sauf à cultiver des blocs de mauvaise foi, il faut reconnaître à ce dernier argument une certaine validité.

Désolé, je dois cultiver des blocs de mauvaise foi.


Le fond a peine éludé, la critique enchaine sur les insinuations qualifiant le livre de nauséabond. Sur le plateau du grand journal, l'invité accuse Péan de néo-pétainisme et Apathie murmure "vous pouvez enlevez le néo!". Pourquoi? Pour l'emploi du mot "cosmopolitisme"? Combien de fois? Dans quel contexte? Je n'ai pas lu le livre, je n'ai entendu qu'une seule citation. Est-ce que reprocher a quelqu'un son atlantisme

Sur l'émission de DS, elle-même. Je ne trouve pas que ses questions aient été déloyale. Le problème est qu'il est impossible de se défendre quand on est accusé de racisme. Que répondre? "vos accusations sont basées sur des preuves circonstantielles"? C'est ce qu'a dit Péan. Que reste-t-il? "J'ai des amis juifs"? C'est clouer soit-même son cercueil. Le poids de la morale et de l'émotion écrase la discussion et l'examen rationnel des faits.

Je trouve dramatique que le fond soit noyé si facilement par la forme. On peut reprocher a Péan son manque de précautions. On peut l'accuser d'être antisémite (peut-être l'est-il, je n'en sais rien). Mais les accusations d'antisémitismes écrasent tout. C'est un bulldozer qui aplanit le débat: le fond, la forme, les faits, les opinions... tout disparait. J'ai toujours pensé que les motivations de l'auteur sont secondaire et que les faits priment, je me trompais.
Et finalement, on passe un temps fous à parler (plutôt pertinemment, d'ailleurs) de PP et DS, alors d quec'es de BK qu'il faudrait parler.

On sent, avec l'aide des médias qui en ont croqué un max (du bon Dr Kouchner) et de la classe politique où beaucoup, en moins voyant, font comme lui, qu'il va lui suffire de botter en touche (accusation d'antichose) et d'attendre que le bon peuple, papillon attiré par toute lumière qui bouge, passe à autre chose.

Donc, si on pouvait revenir à Dr Kouchner, non, à Mister Bongoboy ?
1er post ici pour dire qu'il ne faut peut-être pas trop se prendre la tête avec cette histoire...Ce que j'ai vu dans cette émission, ce sont deux
pointures du journalisme essayant, tour à tour, de prendre l'ascendant psychologique sur leur interlocuteur; une sorte de jeu entre professionnels, qu'aucun ne voulait perdre, et qui a fini par aller un tout petit peu trop loin:

PP :" ...et vous en concluez...?" ( en filigrane : "je vais te déstabiliser en te faisant passer pour un horrible inquisiteur..." )
DS: "...je ne conclurai pas, je ne suis pas dans votre âme..." ( en filigrane :" bien joué mais raté, à mon tour de te déstabiliser en laissant
planer le doute sur ma conviction que tu n'es pas antisémite...)
puis: Oops!, on est allé trop loin!, fin du jeu!

Pour moi, pas vraiment de quoi en faire un fromage. J'ai trouvé l'émission très intéressante malgré cette fin un peu...brutale?
Foutue époque.

Cette querelle sémantique autour du terme "cosmopolite" me paraît bien ridicule. Aphatie et Schneidermann confondent l'accusation de "cosmopolitisme" (en effet utilisée dans les années 30 par les Ligues d'extrême droite) avec le terme "cosmopolite" qui lui est bien moins connoté. Doit-on aussi s'interdire de parler de la nation parce que ce mot a donné le terme "nationalisme"?

On se querelle donc aujourd'hui pour des mots dont on a oublié le sens. On accuse ses ennemis des pires crimes, on prête à ses adversaires les pires desseins, en oubliant les horreurs qui se cachent derrière tous ces mots lâchés si facilement. On se croit spirituel, on est en fait très léger.

Je crains qu'à travers ce ridicule psychodrame, nous n'assistions à la faillite de nos élites ; plutôt que d'affronter la réalité, plutôt que de lutter contre l'argent roi et la corruption qui minent notre société (les hommes politiques en tête !), plutôt que de se battre contre le dangereux désenchantement qui saisit le peuple, celles-ci préfèrent se chamailler pour des futilités.

Prions pour qu'un jour le prix à payer ne soit pas trop élevé !
Je persiste à croire que vous avez tout de même foiré votre interview, vous ne l'avez pas fait exprès certes. mais vous l'avez tout de même fait !
On passe à autre chose et on oublie ? C'est pas aussi grave que ça !
Mon abonnement s'arrête le 12/02/2009, par solidarité pour DS, je me réabonne dès aujourd'hui !!
Des centaines de posts sur le forum pour faire le procès de DS, accusé de faire un procès a PP, accusé antisémitisme, ça ne fait pas un peu beaucoup?

Si certains regrettent que DS insiste tant sur cette question, pourquoi ils insistent eux aussi en participant à tout ce tapage?

Si PP ne voulait pas de questions embarrassantes, il n'avait qu'à aller ailleurs que chez @si.

Personnellement, à aucun moment, je n'ai eu l'impression que DS ait émit une accusation d'antisémitisme. Si DS a commis une erreur, c'est de se poser en donneur de leçons, ce que PP n'a pas supporté ou à mal compris. Lui qui est abonné de ce genre d'accusation, aurait du faire attention au mot cosmopolitisme, même s'il n'avait aucune intention de porter un discours "antisémite".

Beaucoup de gens en ont marre de ces procès d'intention qui sont fait dans les médias et j'en fais partie, mais je pense que DS a justement voulut lui faire comprendre que le choix des mots pouvait éviter ce genre de situations.

Et franchement, pour ceux qui veulent se désabonner pour cette polémique et celle de la semaine dernière, bon débarras. Judith avait raison de descendre le livre d'un type qui après s'être bien rempli la poche gauche, retourne sa veste pour remplir la droite, et DS, il n'est pas parfait, personne ne l'est, et il est pour moi, un des meilleur journalistes en exercice.
Vous n'avez qu'à vous inscrire sur le blog de Morandini, ça lui évitera de trafiquer les chiffres pour continuer à faire le malin
Pour ma part, DS a fait son boulot (comme d'habitude), avec son mode de fonctionnement qui est de pousser l'autre à s'expliquer encore et encore pour aller plus loin. Ce qui a cloché avec Pean, c'est que visiblement, il était "à cran". Sans doute choqué par tout ce qu'il a dû entendre jusque là. Parce que certaines choses sont tellement évidentes pour nous, dans notre fort intérieur, qu'il est inaudible que ce soit remis en cause. Pean est un homme écorché vif. Ce que DS n'a pas vu, mais qui l'a vu "avant". Facile après coup de faire le procès de DS. Journaliste oui, pas psychologue !
En attendant un nouveau fil d'@asi sur l'affaire Kouchner, voici les dernières nouvelles par Backchich.info qui permet de comprendre pourquoi tous les médias se sont emparés de l'affaire, car : autorisée par l'Elysée. Ce qui était plus que probable, évident, logique ... .

[Backchich 110 - 07/02/2009]

Oublions, puisque la rancune est mauvaise conseillère, que Bakchich a publié les factures, en or massif, des prestations de Kouchner, et cela bien avant la sortie du livre de Pierre Péan… Pour se mettre en branle sur ce dossier Kouchner, les médias, frileux par un tel hiver, et les hommes politiques qui le sont tout autant, ont eu besoin de la caution d’un auteur qui a été l’hagiographe de Mitterrand avant d’être celui de Chirac… Bon.

Le grand intérêt de ce livre est d’indiquer que Kouchner a été flingué de l’intérieur même de l’Élysée. On ne citera pas de nom mais on sait que Guéant, le « Père Joseph » de Sarkozy, et Levitte, son conseiller en matière de politique étrangère, n’ont pas une passion pour le « french doctor », pas plus que Balladur dont le président de la République continue d’écouter le murmure.

Ainsi c’est un membre important de l’entourage de Sarkozy qui (sur ordre supérieur ?) a balancé cette information capitale : Bongo et Sassou ont protesté auprès du président de la France contre le comportement des employeurs de BK qui n’hésitaient pas à les relancer afin qu’ils honorent leurs factures, celles de leur ancien consultant devenu patron du Quai d’Orsay. Les employeurs s’étant eux-mêmes transformés en attaché de presse et ambassadeur auprès de ces mêmes Affaires étrangères.
Pour ceux qui savent décrypter ce genre de signal, Sarkozy a bien lâché Kouchner.

http://www.bakchich.info/article6681.html
J’ai retrouvé un texte de Pierre Péan, témoignage paru dans un Nouvel Observateur consacrant un dossier à Mitterrant. La dernière phrase m’avait fait un peu tiquer dans le contexte des « discussions » qui ont suivi la parution de « Noir Fureur, blancs menteurs » ;-).

Je le replace ici par ce qu’il témoigne d’une interview délicate lors de laquelle Péan n’avait pas la même position que vendredi dernier.


[quote=Dans "Le Nouvel Obserateur, il y a 3 ans"]

NOUVEL OBSERVATEUR (SEMAINE DU JEUDI 05 JANVIER 2006)
Extrait de : « Mitterrand raconté par... »
De Barre à Krivine, de Piccoli à Lustiger…

Pierre Péan : « De l'autre côté de la vie. »

J’étais en train de boucler mon livre « Une jeunesse française ». Il m’était indispensable de revoir François Mitterrand, qui m'avait déjà accordé une dizaine d'heures d'entretien, pour lui poser encore quelques questions, essentielles à mes yeux, sur ses relations avec René Bousquet et les lois antijuives de Vichy. Un rendez-vous est fixé à l'Elysée le 3 août 1994, juste après le conseil des ministres. Je sais que le président a été opéré à la mi-juillet, et qu'il est très fatigué. Mais je ne m'attends pas à le voir tel qu'il est ce jour-là. J'ai le sentiment de me retrouver face à la mort. Il n'est pas du tout diminué. Il me regarde, mais je sens qu'il a bien d'autres préoccupations, plus lointaines, tellement plus fortes. Ma batterie de questions est complètement hors sujet. Tout ce qui me paraissait si important soudain ne l'est plus. Je suis terriblement gêné, bouleversé. J'expédie mes questions en vingt minutes. Je veux m'en aller. Il me dit : « Non, restez ! » Il parle alors comme pour l'éternité. Pour continuer la vie, et pour dire le sens de cette vie. J'ai su plus tard que ses médecins venaient de lui annoncer qu'il n'avait plus que quelques mois à vivre. Il était déjà de l’autre côté. Il me dit : « Il faudrait qu'on continue à se voir. » Et puis il finit par me raccompagner jusqu'à la porte, et, ce qu'il n'avait jamais fait, il me pose la main sur l'épaule. Cette main sur mon épaule, je la sens toujours.

source : http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2148/articles/a291586-.html?xtmc=peanepaulemain&xtcr=1


Pour essentiels qu’aient été ces moments pour Mitterrand, je ne suis pas certain que ses préoccupations pouvaient être beaucoup plus fortes que la question des Lois antijuives de Vichy (qu'il aurait pu évoquer bien avant).

Et j’espère que le Petit Scarabée n’a pas aujourd’hui vocation à sentir la main de quiconque

A part cela, je comprends l’attitude de Péan vendredi dernier mais je trouve que bcp de choses ont été dites avant son départ, dans un climat somme toute relativement serein.
[quote=Daniel Schneidermann]Un dernier mot. Vous êtes nombreux à me demander de demander des excuses.
Péan sommé de s'excuser !
S'il vous plaît, Daniel, au point où vous en êtes, contentez-vous d'exprimer de plus profonds regrets, ou tout bonnement de présenter des excuses à Pierre Péan, qui, s'il ne possède pas la vérité absolue, fait correctement son travail.
Cela dit en toute sympathie, car je vous trouve plut^t sympathique.
Mais d'une maladresse orientée un peu trop visible.
Daniel avait bien demandé de ne pas s'arrêter à la dernière partie de l'émission. Puisque les 3/4 étaient passionnants.

Evidemment les erreurs font beaucoup plus parler (écrire) que ce qui est bon.

Dans quelques temps, nous pourrons relativiser cette "boulette" pour un livre qui n'est pas encore sorti, nous aurons dautres analyses ici et ailleurs. Et j'espère que cette histoire ne sera pas ressortie au moindre faux pas, ou considéré comme tel, de Daniel. Il faut bien se souvenir que nous avons besoin de son éclairage et de son équipe.
Ce qui me gêne c'est pas du tout l'opiniâtreté de DS quand il répète ces questions (c'est pour cela que je suis abonné à @si) c'est le fait qu'il insiste alors que PP a clairement répondu à la question.
A parti de 3:50 dans le 4ème morceau de l'émission, on entend PP affirmer résolument et sans détour qu'il n'y avait aucun relent antisémite dans ses propos. A partir de là à quoi ça sert d'insister : PP jure qu'il n'est pas antisémite ! Soit DS poursuit en le traitant de menteur, soit il essaie de lui faire admettre que c'était sûrement une faute d'avoir utilisé ce terme piège. Et devinez quoi : PP admet sans difficulté que si c'était à refaire il utiliserait un autre mot comme universalisme. Dingue non ?

Réponse sur les accusations d'antisémitisme claires : PP n'a jamais voulu le paraître et admet à demi mot sa bévue en disant qu'il aurait mieux fait d'utiliser un autre terme. Sujet suivant ! ... Et ben non, DS s'enferre. La boulette.

Bon DS a fait un (laborieux) mea culpa : dont acte et on passe à la suite.
Je trouve parfois les échanges ici un peu "capillotractés", même si c'est peut-être la fonction d'un site de décryptage et un effet pervers inévitable. Mais la tentation est très forte parfois de revenir à quelques propositions simples :
- Les accusations d'anti-sémitisme contre Péan ne reposent sur rien de probant, en dehors de maladresses qu'il regrette volontiers et d'une volonté de certains de ses critiques de ramener chacune de ses enquêtes à cette question de l'antisémitisme, l'injure suprême (car, en effet, c'est un péché mortel) dont un intellectuel ne peut pas se relever.
- Daniel s'est enfermé dans son questionnement sur l'antisémitisme, s'est construit à lui même un piège dont il n'a pas su sortir. Il le reconnaît et analyse correctement l'erreur.
Evidemment, chacun (Péan comme Daniel) pourrait aller plus loin dans l'analyse, Péan pour comprendre ce qui le conduit à "flirter avec la ligne jaune", Daniel pour comprendre pourquoi il s'est entêté dans son questionnement. Mais reconnaissons à ces deux grands professionnels le mérite de reconnaître et de chercher à décrypter ces erreurs.
A Daniel en particulier, j'ai envie de dire à cette occasion ma reconnaissance et mon amitié (à distance, on ne se connaît pas, mais par empathie pour son travail), et de continuer ce travail en adoptant toujours cette position du "petit scarabée" qui en apprend tous les jours.
Au risque d'être lourd, je vais en rajouter. La contrition ne m'intéresse pas, je ne vais pas demander à DS de se couvrir la tête de cendres. En revanche, je lui demande d'analyser, de comprendre les causes et les mécanismes du crash.
J'apporte ma contribution, le lien vers cet article lumineux de Jean Bricmont.

Pour info, Jean Bricmont est le coauteur du livre Impostures intellectuelles, avec Alain Sokal.
L'interview a pris une tournure bizarre à un moment, je pense que c'était involontaire de votre part Daniel, ça arrive quand la personne en face se mure dans le silence, on a envie de lui dire : "défendez-vous pardi!" et ça ne fait qu'augmenter la tension...
Péan a l'air d'être une personne très sensible, évoluant plutôt au milieu de gens en qui il a confiance, il l'a d'ailleurs dit, il "se protège", son silence reflétait une fatigue et une tristesse face à des accusations qui lui font mal.

Vous n'êtes pas Mireille Dumas, vous êtes un intervieweur chevronné et plutôt redoutable, ça fait partie de votre caractère, je pense qu'en acceptant votre invitation, Pierre Péan a négligé ce facteur...

Cela dit, un peu de recul aurait été nécessaire et vous auriez pu l'avoir si vous n'étiez pas seul sur le plateau!
Daniel,

Voilà plusieurs années que nous te suivons, je me permets donc de te tutoyer affectueusement.

Tu es un homme exigent dans tron travail, et c'est pour cela qu'on l'apprécie.
Je t'ai senti très touché par la sortie de Péan, de même que certains commentaires qui l'ont suivie, et c'est pour cela que j'aimerais ici t'apporter mon soutien entier.

Je pense qu'en effet tu as été maladroit en insistant alors que visiblement Péan ne voulait pas répondre "pour se ménager", comme lui-même l'a dit.
Néanmoins, tu nous as démontré ton talent à maintes reprises, et nous ne pouvons t'en vouloir de poser les questions dérangeantes.

Nous faisons tous des erreurs. Personne n'est parfait, et tu as le droit de ne pas l'être.

Rassure-toi, je te fais toujours autant confiance qu'avant, et ne te mine pas trop.

Ton travail nous est plus que jamais nécessaire à tous...
La chronique de David Abiker sur l'affaire Péan chez @si, ce matin sur France Info à 7h35 :

http://www.france-info.com/spip.php?article250202&var_recherche=p%C3%A9an&theme=81&sous_theme=113

Les @sinautes, très au fait de la succession des "évènements", n'y apprendront pas grand chose, si ce n'est que David Abiker trouve TOUS ces évènements "spectaculaire[s]".

La chronique de David Abiker dans le texte :

"La vidéo de cette interview sur la longueur, montre Pierre Péan qui répond de l’emploi du mot "cosmopolite", il est visiblement gêné, atterré aussi qu’on puisse croire que ce mot exprime sous sa plume un quelconque antisémitisme. Pierre Péan répond même à Daniel Schneidermann que si c’était à refaire, il ne réécrirait pas son livre, le Monde selon K, en utilisant à propos de Bernard Kouchner le qualificatif de cosmopolite. Et Schneidermann d’insister sur ce terme expliquant en substance à Pierre Péan qu’un écrivain est responsable de l’emploi des mots qu’il choisit. C’est sans doute à cet instant que Pierre Péan qui se retrouve dans la position de l’accusateur accusé décide de quitter le plateau…

Et Daniel Schneidermann de se retrouver tout seul face à la chaise laissée vide par Pierre Péan. C’est toujours SPECTACULAIRE en télévision une chaise laissée vide par un invité en colère ou blessé. Mais dans cet incident, ce qui est encore plus SPECTACULAIRE c’est de comparer l’attitude de Péan qui s’en va et celle d’un Kouchner qui lui est resté, quelle que soit la qualité de ses contradicteurs. Ce qui est SPECTACULAIRE dans cette séquence vidéo, c’est la réaction du public de l’émission Arrêt sur images. Ce public constitué d’internautes va reprocher à Schneidermann la manière dont il a mené l’interview se focalisant trop sur le mot cosmopolitisme.

Et ce qui est encore plus SPECTACULAIRE c’est sans doute de lire sur le site une autocritique fouillée de Daniel Schneidermann qui remet en question la manière dont il a mené son interview. Et l’animateur d’Arrêtsurimages.net d’en arriver à cette conclusion qu’il aurait dû se débrouiller pour garder Pierre Péan devant la caméra. "Le petit scarabée "dit-il a encore beaucoup à apprendre, y compris de Pierre Péan, qui en son temps, avait réussi à garder François Mitterrand jusqu’au bout à la place de l’interviewé."

Je ne pense bien sûr pas que David Abiker souffre d'une méconnaissance d'adjectif qualificatifs mais simplement ma question est la suivante : Que faut-il comprendre sous le(s) mot(s) "spectaculaire" ? Ou "faite-moi le sous texte" svp, comme dirait DS.

Merci d'avance aux @sinautes de m'éclairer sur la question pour mieux m'aider à décrypter l'analyse spectaculaire de David Abiker.

Swan.
Stéphane Guillion a contribué ce matin sur france inter à nos forums du weekend.
franchement exaspéré de voir la diversion utlisée par kouchner fonctionner jusqu' ici,je dois vous dire que la manière dont vous faites allusion au livre de Péan sur Bousquet et Miterrand pour justifier votre insistance à exiger de sa part une justification sur un rapport à l'antisémitisme m'a plus fait penser aux procédés de Sarkozy qu' à la rigueur que je m'attends à trouver dans vos débats...Utiliser ce livre pour lui dire qu'il doit forcément avoir un problème avec l'antisémitisme ,c'est une rhétorique peu habituelle (et heureusement )chez vous!!!Et j'apprends avec tristesse que le mot cosmopolite que j'aime pourtant bien est désormais banni..Bon,j'espère que l'avenir nous réserve du meilleur,je pense que vous avez dérapé et que la tension sur le plateau ,elle venait beaucoup de vous,je vous fais confiance pour en tirer vos leçons ,et vous garde ma confiance pour la suite, sans doute d'ailleurs retrouverons nous mister Kouchner un jour ou l'autre...
Daniel je vous trouve maso, je m'explique : avec ces trois fils de discussions pour vous faire engueuler et combien de commentaires ? je n'ai pas compté, bon tous ne vous flagellent pas.

Je pense que la punition de nous lire est à la hauteur de votre repentir. Il ne vous faudra pas être paralysé par trop de culpabilité, mais juste assez pour vous permettre d'avancer, en vous remettant en question.

Ces 3 forums me font penser à une grande scène de ménage, juste après la lune de miel, [quote=La petite @si]"Ohhhhhhhhh ! mon Scheidermann tu n'es donc pas parfait, tu m'as trahie, rends -moi ma liberté et mon argent, Ohhhhhhh ! Il y avait bien eu des précédents avec l'affaire truc, bidule, machin et même qu'à la télé tu n'étais pas toujours irréprochable, mais je pensais qu'avec moi tu changerais. Je ne sais pas si je pourrai te pardonner, moi qui suis si parfaite, qui n'ai jamais rien à me reprocher et qui t'aimais tellement. Comment as-tu pu me faire ça ?"
.

Allez Daniel, je l'ai déjà dit plus haut, vous gardez ma confiance et bon courage, la route est encore longue avec arrêt-sur-images.net


Zut, je vais encore me faire traitée de fayotte !
On a donc pu voir DS et Péan tous deux mal à l'aise et stressés, ce qui aurait contribué au crash de l'émission.
Si nous n'avions pas été sur le net, mais sur France 5, cela se serait-il produit de cette façon? Qu'aurions nous vus à la télé?
Nous avons ici un site qui a pris le parti de ne pas faire de montage. Y aurait-il eu dans un enregistrement pour la télévision des séquences coupées qui auraient fait tomber le malaise et permis de terminer l'émission?
Oublions un moment le débat sur le supposé antisémitisme de Péan.

Je voudrais plutôt faire réfléchir sur le droit que l'on aurait ou non de critiquer le Judaïsme et/ou les Juifs et quand ces critiques relèvent de l'intolérance ou du sectarisme plutôt que d'une l'analyse rationnelle qui a sa place dans le débat social et politique.

Les Juifs, fussent ils religieux, ou simplement héritiers d'une culture transmises par leur famille sans être eux mêmes croyants, sont à mon sens, ni plus ni moins critiquables, que les musulmans, les chrétiens ou les athées (comme moi). Je suis très critique à l'égard de tout système de pensée, philosophie, religion ou croyance politique quel qu'il soit. Fils de chrétien, je critique le pape ( ancien des jeunesses hitlériennes) et ses ouailles dans leurs croyances et leurs actes. Je fais la même chose à l'égard des musulmans, et on va pas faire la liste des récriminations, ce n'est pas le sujet. Je ne vois pas pourquoi la communauté juive serait immune aux critiques quelle qu'elles soient.

Bien évidemment j'ai le plus grand respects pour ce que les membres de ce groupe socio-religieux on souffert à travers les siècles... Mais ils ne sont pas les seules à avoir souffert. J'ai le même respect pour les protestants et la Saint Barthélemy, mais ça ne m'empêche pas de critiquer sévèrement les descendants des survivants de ce massacre quand ils ont à l'origine de l'apartheid en Afrique du sud. De la même manière je crois que j'ai le droit, et même le devoir de dénoncer les crimes qui sont commis aujourd'hui au nom du Judaïsme. Je veux bien évidemment parler d'Israël et de ce que perçoit être le nettoyage ethnique de la Palestine ainsi que du support, passif ou actif, de l'immense majorité de la communauté Juive à cette entreprise. La résolution improbable de conflit est sans doute la clef de la paix dans le monde et je pense qu'il faille dénoncer les influences nécessaires pour:

1/ rendre ces crimes acceptables au yeux du monde, donc, de noyauter dans la mesure du possible les moyens d'informations et les institutions internationales.

2/ financer l'extraordinaire machine de guerre - armes nucléaires incluses - mise en place pour progressivement envahir ce territoire.

Ces deux critiques sont toujours cataloguées comme étant les lieux communs habituellement colportés par les "antisémites". Je dis moi que la communication et la finance sont les deux nerfs de cette guerre et qu'on doit pouvoir en parler.

Je pense qu'a de très rares exceptions près la communauté Juive ne tolère pas la moindre critique sur ce sujet et qu'invariablement, les critiques sont accusés "d'antisémitisme". Ce faisant, elle devient complice de ces crimes. Cela me désole, mais si pour pouvoir me regarder dans la glace je dois être cataloguer comme étant un antisémite, alors, j'arborerai l'infâme épithète avec fierté. Les Juifs, comme les autres, donnent dans le tribalisme: ils tolèrent l'intolérable. Comme les autres, ils font des choses fantastiques et des chose beaucoup moins bien. A ce titre, la critique des Juifs n'est pas meilleure ni pire que la critique de n'importe quel autre groupe, mais dans une démocratie, elle est néanmoins souhaitable.

On m'accusera de digresser, d'être hors sujet. Je ne crois pas. Je crois qu'aujourd'hui, on accuse d'antisémitisme des gens qui sont à l'opposé de ce sentiment. Cela ne veut évidemment pas dire que l'antisémitisme n'existe pas. Pour finir, si Zola était vivant aujourd'hui qui serait la cible de son "j'accuse". Moi, je mets mon billet que ce serait Israël et ses complices.

Stéphane
Il serait peut-être judicieux, DS, que vous laissiez quelques temps à d'autres collaborateurs les manettes de l'émission. Après ce clash qui a dévoilé une professionnalité chancelante, qui a déçu nombre d'asinautes en leur montrant un aspect de votre personnalité qu'ils ne soupçonnaient pas, peut-être serait-il opportun que vous preniez quelques semaines de vacances, histoire de faire le point.
Daniel,

Comme disait Philippe Cohen dans marianne2 vendredi dernier "De grâce ... oubliez-nous, oubliez les juifs. Ils vous en seront reconnaissants" à vouloir voir des sémites et des antisémites partout, on en oublierait pas loin de 6 milliards d'individus qui ont d'autres chats à fouetter (vais-je me faire attaquer par la SPA ?)
Il fut un temps ou les 'juifs de France' se voulaient avant tout laics, démocrates, et favorables à la liberté d'expression, qu'ils se battaient comme d'autres pour le droit à l'indifférence.
Aujourd'hui il semblerait qu'il faille tous les jours arborer fièrement sa judéité quand on est journaliste, penseur, homme de lettre, homme politique comme si ça avait une valeur en soi. Triste retour de bâton pour la pensée laïque... merci Attali, BHL, Val, les fossoyeurs des valeurs portées par d'autres Lévis au 20ème siècle.
Messieurs, il est plus que temps de lire les Lévi qui savent écrire, relire Race et Histoire de Claude Lévi-Strauss, et "si c'est un homme" de Primo Lévi.
In fine, il faudrait l'inviter Kouchner, à une émission de @si
So you screwed up....
Cette autoflagellation me semble très excessive. Cosmopolitisme est un mot terriblement connoté, et c'est la surprise de Péan (très mal "relu" sur ce point chez Fayard) qui est à peine croyable. En déduire que le choix du mot serait d'intention antisémite, c'est évidemment impossible aussi. Reste qu'indépendamment de toute connotation, son emploi pour caractériser les divers engagements de Kouchner est contestable. Bien sûr, ce dernier et ses amis se sont jetés sur l'argument pour porter la contre-attaque, mais on ne voit pas pourquoi Péan en semble tant affecté. Comme vous dites, il n'a donc pas été échaudé ? Quels qu'aient été ses motifs au départ, il devait bien savoir que son livre serait pain béni pour les adversaires de Kouchner et qu'il portait des accusations qui tomberaient à point nommé pour discréditer la politique dite d'ouverture de Sarkozy. C'est d'ailleurs bien parce qu'il utilisé à plein dans une manoeuvre de déstabilisation politique que le livre s'est transformé en "affaire Kouchner" !

Sur l'ensemble de l'émission je partage assez l'avis de Vibert que vous reproduisez à la fin de votre contrition. Je trouve en tout cas que votre entretien est loin d'être raté, et qu'il apporte un éclairage intéressant. Lâchez donc le fouet et quittez la bure.
une seule solution : ré-inviter Pierre Péan, le laisser s'exprimer, le laisser dire ces souffrances sur ces accusations répétées d'antisémitisme et finir l'interview.
une petite réflexion tout de même : il ne faut pas jouer avec l'antisémitisme, c'est comme de la dynamite, ça peut vite vous péter à la gueule... dès qu'une personnalité juive (au sens nazi du thème comme le disait Michel Polac) est attaqué, il est ridicule qu'elle ou qu'on la défende en utilisant le seul argument que les accusateurs sont ou seraient antisémites. Ca risque de banaliser l'antisémitisme, parce que la seule et vrai question est de savoir si les attaques sont justifiées. Si elles ne le sont pas c'est de démonter l'argumentaire. Sinon on donne l'idée aux gens tentés par ce genre d'idée nauséabonde, que "c'est un ciomplot des juifs, qui se défendent les uns les autres, et qu'on ne peut plus rien dire, mais que bon on sait bien...."
En janvier 1996, DS invite Pierre Bourdieu dans son émission Arrêt sur Images, sur la 5.

Rapidement, voici la relation qu'en fait Wikipedia, mais on trouve des infos sur cette histoire sur beaucoup d'autres sites ...

Une émission d'Arrêt sur images, le 20 janvier 1996, a fait l'objet d'une polémique avec le sociologue Pierre Bourdieu, invité aux côtés des journalistes Jean-Marie Cavada et Guillaume Durand. Pierre Bourdieu a estimé que l'émission ne lui avait pas réellement permis de s'exprimer et confirmait son idée antérieure qu'« on ne peut pas critiquer la télévision à la télévision », ce que Daniel Schneidermann a considéré en retour comme une méconnaissance des mécanismes télévisuels. En 1996, Bourdieu publie le livre Sur la télévision, alors que Schneidermann fait paraître en 1999 "Du journalisme après Bourdieu".

Le film Enfin pris du journaliste Pierre Carles, partisan de Bourdieu et éphémère collaborateur de Daniel Schneidermann, a pour personnage central ce dernier, qu'il soupçonne de partialité et de reniement. Il se fonde notamment sur des images de l'émission avec Pierre Bourdieu et indique que, plus tard, le PDG de Vivendi Jean-Marie Messier a été invité seul dans une émission d'Arrêt sur images alors que Daniel Schneidermann ne proposait à Bourdieu de venir sur son plateau qu'à la condition qu'il accepte des contradicteurs.


En fait, il y a également eu d'autres émissions d'ASI ou DS était seul face à son invité, comme José Bové, par exemple. Mais passons.

J'ai trouvé sur le site du Diplo, la lettre de Pierre Bourdieu, expliquant qu'effectivement, on ne pouvait pas franchement débattre de questions sérieuses à la télévision.

Le texte complet, très détaillé, de cet article est ici :

Mais ce qui est très intéressant, c'est la réponse, lapidaire et méprisante, de DS, toujours sur le Diplo, et elle est ici : [url=http://http://www.monde-diplomatique.fr/1996/05/SCHNEIDERMANN/2778


Et surprise, voici ce que je lis dans cet article, signé DS, donc, et daté de mai 1996 :

Concernant les contradicteurs :

"Vous opposer des contradicteurs, vous interrompre, même respectueusement, prétendre ajouter quelques séquences à celles que vous aviez vous-même demandées pour étayer vos propos, fut à vos yeux un crime de lèse-majesté."

Voici en parenthèse, la transcription d'un film de Pierre Carles, "Enfin pris" : [url=http://http://www.homme-moderne.org/plpl/l0207/41.html...
Selon qui on invite, on peut se montrer plus ... tolérant, et ne pas poser les questions qui fâchent, n'est-ce-pas ?

Le plus intéressant, c'est la conception de DS sur ce que doit être une émission de télé :

"A peine m’avez-vous reproché de trop sacrifier à la mécanique de la télévision que surgit sous votre plume un autre grief contradictoire : j’aurais dû m’abstenir d’informer les deux autres invités de la liste des critiques que vous projetiez de leur adresser. Souhaitiez-vous donc jouer l’effet de surprise, le direct, le « coup de télé » ? Rêviez-vous de les prendre par surprise tiens, encaisse celle-là ? Souhaitiez-vous que la caméra aille surprendre sur leurs visages les stigmates de la foudre bourdivine ? Désolé : ce n’est pas la pratique habituelle de notre émission. Ces effets-là, auxquels incite en effet la mécanique de la télévision — rien ne « fonctionne » mieux en télé qu’une mise à mort, rien n’est plus efficace que le sang —, nous les refusons. Bourdieu mettant à mort Durand et Cavada : à supposer que votre arme ait été assez acérée, et que votre poing n’ait pas tremblé, cela eût sans doute assuré à l’émission une jolie promotion, et une belle audience. Mais non. Au « coup de télé », à l’attaque-surprise, je m’obstine à préférer le dialogue franc mais loyal, dans lequel chacun a eu le temps de fourbir ses arguments. Nos invités peuvent toujours, au préalable, prendre connaissance du programme avec le degré de précision qu’ils fixent eux-mêmes."

Cela n'a pas été le cas, visiblement, pour Pierre Péan... Qui a subi en pleine poire la "foudre schneidermannienne" ! Et cela a effectivement assuré à ASI une jolie promotion ! Voir les buzz partout sur la toile, et dans la presse ...

Ce n'est pas des excuses que nous attendons, M. Schneidermann, mais bel et bien des explications...

Car du coup, je me demande pourquoi, nous tous, avons alimenté le forum d'ASI tout le week-end, philosophé, discuté, râlé, gueulé ...

Enfin, si, je sais ... Quelle que soient nos opinions, nous sommes honnêtes, nous cherchons vraiment à comprendre. Finalement, la voilà, l'utilité d'ASI...
"on a oublié Kouchner, et c'est le principal effet pervers du crash"

Donc, il faut revenir à Kouchner, il faut que nos médias fassent comme comme ces journalistes anglo-saxons qui pose et reposent une question jusqu'à avoir enfin une réponse qu ine soit pas de l'entrouloupe ou du bottage en touche ou de la soupe de poisson noyé.

http://tinyurl.com/67j7vy
J'apprécie beaucoup votre travail mais je crois qu'Il est temps de tourner cette page. Hasard de calendrier, je viens de voir Robert Badinter à Ripostes s'indigner contre la réintégration par le pape d'un évèque négationiste. Cette juxtaposition des sujets m'amène à une question : Pourquoi au bout du compte j'aurai globalement lu dans les médias plus d'indignations contre Pierre Péan, qui n'a fait qu'employer un mot malheureux, que contre le pape qui vient de faire un geste très clairement abject envers les familles de victimes de la Shoah ?
Il faudrait trouver un autre moyen de communication que le forum, je post pour la 1re fois pour le dire. Ça vocifère un peu trop vite, à mon sens, avec ce médium. J'imagine que cela doit ébranler les journalistes d'a@i et c'est bien dommage. Ok, on doit tous garder un esprit critique et l'interactivité devrait apporter de quoi avancer. Mais n'oubliez pas que beaucoup ne post pas et que, peut-être, leur critique est plus modérée (objective ?). J'ai un avis sur l'émission mais rien qui puisse remettre en question le respect que j'ai pour les journalistes qui y travaillent. Et si Daniel Schneidermann n'a pas pu mener l'interview à son terme... la belle affaire, oh et ben mince alors ! Ceux sont des humains qui font l'émission, pas des machines parfaites et rutilantes ... dingue.

Merci à toute l'équipe
…puis elle se tut
Daniel Schneidermann se livre à une autocritique, ce qui est sain et courageux. Je crois toutefois que pour un bon arrêt sur images, une bonne analyse de boîte noire (et l'émission nous y a habitué depuis des années), il faut savoir prendre un peu de recul par rapport à l'événement, soit en confiant le décryptage à un analyste qui n'y est pas impliqué, soit en évitant de réagir à chaud et en laissant passer le temps nécessaire à une indispensable prise de recul.

Ici il me semble que Daniel Schneidermann n'a justement pas encore assez pris de recul pour être capable de se remettre en cause.

Mollows et Pierre Labate en ont déjà parlé plus haut dans la discussion, mais je ne peux m'empêcher de revenir sur ce passage de l'émission très révélateur, où Daniel Schneidermann remet sur le tapis le sujet de l'antisémitisme (sur lequel l'entretien a déjà fait pas mal de sur place) avec l'argument insensé du "Bernard-Henri Lévy, que vous appelez Lévy". Voici ce qu'en dit Daniel Schneidermann dans son auto-critique :

5'51: "...que vous appelez Lévy". Deuxième faute. Il a parfaitement le droit de l'appeler Lévy. J'aurais du dire: "que certains, comme Aphatie sur son blog, vous reprochent d'appeler Lévy", pour le placer en position de répondre à Aphatie, et pas à moi. Mais je suis stressé par la tension croissante de l'entretien.

Donc, résumons :

1) Daniel Schneidermann concède que l'argument ne tient pas debout, citer quelqu'un uniquement par son nom sans préciser ses prénoms n'a rien de répréhensible, d'ailleurs il le fait lui-même constamment, rien que dans cette phrase-là par exemple (Apathie), ou même dans le sous-titre de cette émission ("Invité d'@si, Péan a quitté notre plateau"). Dans le texte qui accompagne l'émission, on note que les personnes sont citées d'abord avec leur prénom, puis systématiquement, à partir de leur seconde apparition dans le texte, uniquement par leur nom (Kouchner, Sarkozy, Péan). On veut d'autres exemples ? Déroulons le menu des chroniques, allons "Chez Daniel" : dans la première chronique disponible, celle du 16/12/08, on parle de "Darcos" (le prénom est carrément omis dès la première occurence du personnage, mais il s'agit bien de Xavier Darcos).

On conçoit que face à une pratique dont il est coutumier, Daniel Schneidermann puisse concéder que "Péan a parfaitement le droit de l'appeler Lévy". Et donc, de considérer sa question comme une faute.

2) Pourtant, ce qui est choquant dans la seconde partie de l'analyse de Daniel Schneidermann sur cette question, c'est qu'il ne semble pas remettre en cause une seule seconde la pertinence de la question dans l'entretien. Il se reproche simplement de ne pas s'être caché derrière Jean-Michel Apathie pour la poser : selon lui, la faute serait donc uniquement là ?! Pourtant, pour autant que l'on sache, Jean-Michel Apathie n'est pas sur le plateau durant l'entretien. À moins qu'une oreillette le relie discrètement à RTL, Daniel Schneidermann a pris tout seul la décision de poser cette question-là, d'utiliser cet argument si dérisoire, à ce moment-là où l'entretien s'était déjà bien enlisé.


On peut comprendre la réaction de Pierre Péan en reponse : les bras lui en tombent. Avec le recul qui est le mien, et mon point de vue qui n'engage que moi, je pense personnellement s'il faut faire un arrêt sur images que c'est précisément à ce moment-là de l'entretien que Daniel Schneidermann perd sa crédibilité aux yeux de l'interviewé, lequel peut légitimement commencer à se demander s'il n'est pas victime d'un acharnement qui se prolongera quoi qu'il réponde - ce qui d'ailleurs se produit ensuite... et la suite de l'analyse de Daniel Schneidermann me semble le décrypter avec plus de lucidité.

Pierre Péan est d'autant plus surpris par la faiblesse de l'argument que tout l'entretien qui a précédé a plutôt été de haute volée. Et je pense (mais ce n'est que mon analyse) que c'est aussi l'une des raisons de son immense déception à ce moment-là.


Pour le reste, puisque je n'ai pas encore eu l'occasion de l'exprimer, je trouve toute la première partie de l'émission intéressante (comme à l'accoutumée) et très bien conduite, y compris lors de la première question sur le terme "cosmopolite", à propos duquel effectivement - et là, le questionnement de Daniel Schneidermann était plus pertinent - on peut s'interroger, puisque l'auteur n'ignore pas sa connotation.
J'aurais aimé que DS titille un peu plus Pierre Péan sur le soutien inconditionnel qu'il porte à la politique française au Rwanda, en lui opposant un contradicteur de Survie par exemple. Est-ce une manière de défendre la mémoire de Mitterrand? L'histoire s'écrit sur ce génocide, PP a été poursuivi en justice sur son bouquin - et relaxé -, soutenu alors par d'hallucinants articles publiés sur le site Marianne.fr... de son ami P. Cohen. Pourquoi envoie-t-on, au moment du génocide, Kouchner intervenir pour être le cache sexe d'une opération - Turquoise - qui vise alors a stopper l'avancée des troupes de Kagamé? Qui a libéré le Rwanda des génocidaires? L'ONU? Non le FPR. Quant a l'accusation portée contre Kagamé d'être a l'origine de l'avion abattu, donc à l'origine du massacre - massacre préparé de longue date -, cela revient à considérer que les incendiaires supposés du Reichstag, s'ils avaient été communistes par exemple, auraient été à l'origine du génocide juif.
PP évoque la raison principale de son bouquin sur BK, l'affaire Rwandaise. L'histoire du cosmopolitisme, c'est de la fumisterie, c'est un contre feu qui évite le vrai débat, celui de la françafrique et du Rwanda. N'est-ce pas étonnant que ce grand père la morale de Kouchner s'acoquine avec des chefs d'état africains qui ne sont pas des parangons de vertu, lui qui s'en veut le parangon? Si Pol Pot avait eu l'idée d'instaurer une sécurité sociale au Kampuchea démocratique, BK l'aurait-il conseillé grassement?
Finalement, la judeïté de Koucher ou d'autres n'est que l'ultime bouclier d'une oligarchie qui refuse de s'expliquer sur ses vraies responsabilités dans marche du monde.
Envi de donner mon avis moi aussi...

J'ai vu l'émission est je l'ai trouvée très intéressante, il y avais effectivement un bon échange.
Mais si Daniel insiste peut-être un peu trop, je pense surtout que Péan devait être en surmenage ou quelque chose comme ça, pour qu'il s'emporte à se point. Il pouvait très bien dire "on passe à autre chose ou je m'en vais", rester calme, Daniel est loin d'être dans le harcèlement. C'est donc pourquoi je pense que des "excuses" sont inutiles.

Une interview qui foire, ce sont des choses qui arrivent.
L'émission était quand même riche, et vivement la prochaine.
Hello
J'ai dit dans mon post que mon réabonnement me poserait problème, car je vois que d'aucuns insinuent que ceux qui y réfléchissent font du chantage, ou ne mesurent pas l'espace de liberté d'analyse de ce site assez unique. C'est le cas, il est unique, car il poursuit l'oeuvre commencée sur France 5, à savoir dire des vérités qui ne sont pas forcément bonnes à entendre pour les défenseurs de la pensée unique. En revanche, cela fait deux émissions de suite où j'ai le malaise de voir une version internet de ce qu'on l'ont voit actuellement sur les chaines télé, c'est-à-dire du procès d'intention, de la virulence déplacée envers les invités, et au final, des querelles qui n'aboutissent à rien de concret intellectuellement. Je ne veux pas que @si se fonde dans le moule, même inconsciemment, des chaines télé. Je ne me suis pas abonné depuis les premiers jours pour ça...
Daniel Cohn Bendit, difficilement taxable d'antisémitisme, et
ami de longue date de Kouchner, déclare à Dimanche plus
"il a foiré".
que dit exactement péan dans le passage incriminé de son livre ???
Vous présentez vos excuses aux @sinautes, Daniel, c'est bien mais insuffisant. En effet, vous écrivez "Quant à P. Péan, journaliste dont je respecte le parcours, je souhaite seulement lui dire, s'il repasse par ici, que je le crois ...." Mais point d'excuses à Pierre Péan. C'est là où le bât blesse. Seules vos excuses argumentées auprès de lui permettraient, peut-être, qu'il envisage de revenir et vous pourriez ainsi terminer l'émission qui avait pourtant bien commencé ? Je me permets de conseiller à tous la lecture "Le monde selon K"
Aujourd'hui,le site Bakchich écrit : "Après le Gabon et le Congo, le Kurdistan Irakien : En juin dernier, Bernard Kouchner a refourgué aux autorités de ce petit pays un VAGUE contrat d'expertise médicale. Avec 275 466 Euros à la clef et ses copains humanitaires à la caisse. Et quel contrat : 25 jours de présence pour 275 466 Euros." Voici le lien :
http://www.bakchich.info/article6672.html
Personnellement, j'accepte les excuses tout en précisant que, même si elles n'avaient pas été présentées, je n'aurais pas eu l'idée de me désabonner (ou, plus exactement, de ne pas me réabonner en 2010). Ce n'est pas la première fois que DS se plante, il le fera encore et, quand ça se produira, on le traitera de tous les noms, comme on le faisait jadis quand il nous énervait, le dimanche midi après la messe et l'apéro. C'est aussi pour se faire «titiller» et déranger qu'on le suit depuis aussi longtemps.

Non, dans cette histoire, ce qui fait le plus râler, c'est qu'il y avait encore beaucoup à dire sur Kouchner qui peut continuer à pérorer à l'Assemblée nationale devant un parterre de socialistes silencieux, alors qu'ils devraient lui cracher à la figure. Comment penser que quelqu'un de "bien" puisse, entre deux tours d'élection, passer du PS à l'UMP ? Avoir été le ministre de Mitterrand et maintenant celui de Sarkozy ?

Quant à l'équipe d'ASI, ça lui serait utile, je pense, de faire parfois des immersions dans la France dite profonde. La question juive à Douai, à Saint-Flour ou à la Ferté-sous-Jouarre, on s'en fout.
Pour André Gunther, qui a pu suivre "l'affaire" Péan sans être abonné au site, apparemment c'est plié, il ne se réabonnera pas http://www.arhv.lhivic.org/index.php/2009/02/07/934-arret-sur-images-un-site-ferme-tres-ouvert.
Par contre, au hasard d'un surf, j'apprends que l'excellent Yvan le Bolloc'h est abonné à @si http://www.leblogtvnews.com/article-27632557.html, salutations Yvan ;-)
La métaphore de la boîte noire me plait bien. Il y a bien eu crash, et il faut l'analyser. Comme on le sait, à l'origine d'un accident, il n'y a pas une cause, mais un enchainement de circonstances ou d'incidents, chacun isolément pouvant être parfaitement anodin. Dans le cas précis, je citerais (parmi d'autres probablement) :
- un plan de vol imprécis : quel était le statut de l'invité? Témoin venant nous éclairer sur BK, ou accusé répondant à BK et consorts? ou autre? L'invité connaissait-il son statut?
- des défaillances connues de l'appareil, qui n'ont pas été analysées et a fortiori pas réparées : incidents "Gunthert", "Bartherote", ...
- un équipage notoirement mal à l'aise dans certaines conditions de navigation : tout ce qui touche de près ou de loin à Israël et la judaïté a déjà provoqué des incidents graves (qu'il devient urgent d'analyser).
- une météo défavorable : les imputations d'antisémitisme volent bas en ce moment (là encore, il faudrait analyser rapidement - une émission! une émission! - les causes de ce changement climatique qui devient préoccupant).
Tout le monde n'est pas Chesley B. Sullenberger III et le crash a eu lieu.
Je suis sûr que l'ensemble du personnel de la Compagnie saura tirer les enseignements, et on a vu que les passagers, pour la plupart, continueront à voler sur cette ligne.
Toutefois, il ne faudrait pas oublier la victime. Merci pour elle.
Bonjour Daniel,

Je n'adhère pas totalement au fond de votre réponse, ni à sa forme d'ailleurs (le côté "boîte noire" censée garantir l'objectivité peut aussi donner un petit côté "insincère", mais passons)
Toutefois, je crois que vous nous avez proposé ici une démarche honnête, pleine de vos défauts et de vos qualités. En ce qu'elle vous ressemble, je vous en fait crédit. J'espère que la plupart des @sinautes en feront autant, l'exercice n'était de toutes façons pas facile.
L'acte de contrition et les excuses ne faisaient pas exactement partie de mes attentes, mais c'est bien de votre part d'avoir pris en compte les réactions de vos abonnés.

Je voudrais souligner un petit passage qui répond, au fond, à une question que j'aurais été tenté de vous poser.

Comment en est-on là alors que, comme beaucoup d'entre vous, la fréquente réduction de toute actualité à la question antisémite m'exaspère ?

Tant il est vrai qu'après "l'affaire Siné" et "l'affaire Péan" donc, d'aucuns pouvaient nourrir quelques suspicions sur votre "sensibilité" au sujet.
Ma question, du coup, sera donc simple : saurez-vous consacrer dans les semaines qui viennent une émission à ce vaste sujet ("l'antisémitisme : lutte sincère ou moyen facile de disqualification et d'évitement du débat") ? Le journaliste Sébastien Fontenelle ferait (parmi d'autres) un excellent interlocuteur.

En vous remerciant par avance de votre réponse,
Bien sincèrement
A la fin de l’émission, le clash ou le " crash ", selon Daniel Schneidermann, provoque un vif débat dont nombre de positions bien qu’opposés paraissent recevables lorsqu’elles sont argumentées.
Comment s’y retrouver ? Pour ma part, je me suis posé deux questions, les mêmes, pour Pierre Péan et Daniel Schneidermann.

Pierre Péan a-t-il commis une erreur en utilisant ce mot " cosmopolite " ? A-t-il commis une faute ?
A l’évidence, il a commis une erreur puisque ce mot a permis de lancer un débat, une polémique sur un sujet qui ne représente pas le fond du livre, si j’ai bien compris. Or c’est bien ce débat sur le fond du livre qu’il souhaitait.
A-t-il commis une faute ? Parlons clair, ce passage de son livre est-il antisémite ? Pierre Péan est-il antisémite ? Je n’ai pas lu ce livre, ni les autres de Pierre Péan. Je ne me rappelle pas avoir déjà vu Pierre Péan s’exprimer ailleurs que dans cette émission. Je ne peux donc pas me prononcer par un jugement que je me serai forgé directement. Par contre, à la lecture des déclarations de Daniel Schneidermann et d’@sinautes qui ont lu et connaissent mieux Pierre Péan, il ne peut être soupçonné d’antisémitisme. Il reste une vérification que l’on pourra faire à posteriori : si les propos de Pierre Péan sont réellement antisémites, dans les jours qui viennent on devrait voir Bernard Kouchner, la Licra et d’autres introduire une action en justice (voir le cas de Siné). La justice se prononcera. Dans le cas contraire, nous saurons quelles étaient les motivations de ceux qui ont saisi ce mot pour lancer cette polémique qui évite pour le moment des réponses sur le fond.

Daniel Schneidermann a-t-il commis une erreur en insistant sur sa question ? A-t-il commis une faute ?
A l’évidence, il a commis une erreur puisqu’il a provoqué le départ de Pierre Péan et n’a pas permis que le questionnement sur le fond du livre ne soit abordé. Or c’est bien ce sujet essentiel du livre qui devait représentait le plus grand intérêt de l’émission.
A-t-il commis une faute ? Autrement dit, a-t-il accusé Pierre Péan d’antisémitisme ou a-t-il insinué que Pierre Péan est un antisémite ? A mon sens, non. Certes il a posé des questions insistantes, maladroites auxquelles il n’était pas possible de répondre par l’argumentation, mais seulement en affirmant sa bonne foi. Depuis, il a eu l’occasion de déclarer : " je le crois parfaitement sincère, quand il assure ne pas être antisémite ". Dont acte. Je n’en rajouterai pas car il me semble que Daniel Schneidermann est parfaitement conscient de ce qu’il a fait, même ses justifications ou ses excuses sont malaisées.
Les articles de Daniel Schneidermann sont bien écrits et sans faute d’orthographe, certains l’ont déjà remarqué. Or, dans ce dernier article on trouve cette phrase : " J'en demande volontiers à nos abonnés pour cette fin d'émission que je n'ai pas gérer, et pour les dernières réponses dont je les ai privés. " Je ne connais qu’un verbe aussi court avec cet accent : " dû ". Y-aurait-il eu quelques hésitations ou quelques troubles au moment de rédiger cette phrase ?

Par ailleurs dans cette même émission Pierre Péan a déclaré qu’il se protégeait pour des raisons de santé. Il n’avait d’ailleurs ni vu la déclaration de N.S. ni l’interview croquignolesque entre Pierre Elkabach et Bernard Kouchner, il en avait été informé par son entourage. De son côté, Daniel Schneidermann a déclaré qu’à la suite de ses positions divergentes sur un livre précédent de Pierre Péan, il avait perdu la confiance du journal " Le Monde ". Avec ces éléments, l’un n’a-t-il pas voulu encourir des soupçons de complaisance à l’égard de Pierre Péan et n’a-t-il pas poussé un questionnement jusque dans l’excès ? L’autre, n’a-t-il pas arrêté ne supportant pas la situation et voulant aussi préserver sa santé ?
n'ayant pas lu le livre en cause,je ne me prononce pas sur le ressenti de daniel s.qu'un mot,même sinistrement connoté,cosmopolite, puisse induire une telle négativité à l'égard de péan,étonne.mais la belle mise au point amicale qui clot "la boite noire" boucle la boucle sensible.
Pour tout dire, l'ensemble de l'émission m'a laissé mal à l'aise.

Tout d'abord par les coupures que vous avez exercées dans les réponses de Pierre Péan. Lorsque, comme lui, on avance des idées qui vont à l'encontre de l'opinion générale, on a besoin de temps pour en expliquer le mécanisme. Démontrer que Bernard Kouchner, ce donneur de leçons adoré des français, a eu une attitude insuportables d'un point de vue éthique, demande du temps. On ne brise pas une icône sans explication, sans quoi on passe pour un iconoclaste. Vous même, Daniel Schneidermann, aviez disposé de temps sans interruption, lors du procès en réhabilitation de Bernard Kouchner dans l'émission de Daniel Mermet La-bas si j'y suis (à écouter sur http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1564). Vous n'aviez pas été tendre avec le porteur de riz, ce qui semble démontrer que vous n'avez pas une grande sympathie pour le bonhomme. A contrario, comme vous l'avez rappelé, vous avez eu des soucis au journal le Monde pour avoir pris position lors de la sortie d'un autre livre de Pierre Péan, la face cachée du Monde. Vous ne pouvez pas être soupçonné a priori, d'hostilité à l'égard de Péan. Donc je n'ai pas compris ce qui vous poussait à le couper régulièrement, l'empêchant ainsi d'aller au bout de son raisonnement. Cette accumulation était lassante et à peut-être joué sur la fin de l'émission.

Ensuite, ce tête à tête inhabituel, m'a dérangé. Si vous aviez été entouré d'un chroniqueur et Pierre Péan de son éditeur ou toute autre personne, je ne pense pas que le dérapage aurait été possible. Il y a là une question de forme qui a sans doute débordé sur le fond. Mais ce n'était peut-être pas votre choix.

Cet accident montre que sur un sujet aussi sensible, tout le monde est faillible. Les excuses c'est bien, et en tant qu'abonné, je m'associe à vos excuses auprès de Pierre Péan en souhaitant qu'il puisse revenir sereinement pour terminer ce qu'il a commencé. Mais chercher à comprendre ce qui s'est passé c'est mieux et j'espère que nos commentaires apportent leur pierre à l'édifice.
Bizarrement, il me semble qu'on a peu parlé du fond de l'émission. Le projet d'A.S.I., c'est, il me semble, l'analyse des images. Le traitement médiatique d'un sujet donné. Là, par exemple, il me semble que l'émission à faire portait sur l'image médiatique de Kouchner depuis 35 ans. Sa relation aux médias, comment il s'en est servi, bien, mal, comment ça a pu se retourner contre lui, les contradictions personnelles que cela fait apparaître, comparer son aura médiatique et le fait qu'il n'a jamais pu se faire élire démocratiquement... Pourquoi cette émission n'a pas été faite ? Pourquoi en est-on resté à cet étrange face-à-face faussement intimiste, à épiloguer sur un mot sorti de son contexte sur un ton inquisiteur et moralisateur ?
Je vous sens très mal Daniel après ce clash...Vous n'avez pas d'excuses à donner il me semble, le direct, l'ambiance, le désir de Péan de se justifier ont créé cette atmosphère tendue et ce sont des moments comme ceux là, risqués et pourtant nécessaires qui font la qualité de ASI;
Y a-t'il eu faute de votre part, ce n'est pas à moi de juger mais de vous dire qu'une glissade, aussi douloureuse soit elle pour vous, pour Péan, n'est pas de votre fait. Quand deux interlocuteurs se rencontrent, chacun est en partie responsable de ce qui va advenir.

Ne vous arrêtez pas sur ce malaise Daniel, depuis le début d'ASI c'est le seul, en contrepartie vous nous donnez chaque jour un moment de réflexion ou de confirmation de ce qu'on avait perçu dans l'actualité, sans avoir su le formuler aussi clairement. Vous venez de vivre une expérience qui vous remet en question, vous avez la bonne réponse j'en suis sûre. Ne vous laissez pas envahir par cet incident.

Je tiens à vous dire combien je vous suis fidèle chaque matin et combien j'apprécie toute l'équipe chaque semaine.

Bien amicalement.
Ce serait peut-être un peu tôt, vu que la pression n'est pas tout à fait retombée, mais ce serait d'actualité: inviter
Monseigneur André Armand Vingt-Trois pour entendre ses justifications spécieuses, délivrées l'autre jour sur "Radio Présence",
de son acceptation de la réintégration de Monseigneur Richard Williamson (son prénom aussi mérite d'être cité)
qui persiste et signe
Oui, Daniel, vous avez merdé. "You screwed up" ! Bon.
Pour rester dans la métaphore aérienne, je pense qu'il vous a manqué un co-pilote.
Il y a, au plus mauvais moment de ce dialogue, des silences de malaise,
là où un changement de cap aurait dû intervenir.
Un collaborateur, ou une collaboratrice, aurait certainement su
intervenir à ce moment pour éviter cette tournure regrettable.
“Bien sûr, nous sommes résolument cosmopolites. Bien sûr, tout ce qui est terroir, béret, bourrées, binious, bref, “franchouillard” ou cocardier, nous est étranger, voire odieux.”

Pierre Bergé, Georges-Marc Benamou et Bernard-Henri Lévy, dans l’édito du premier numéro de Globe (1985).


« Je suis un cosmopolite résolu. J’aime le métissage et je déteste le nationalisme. Je ne vibre pas à “la Marseillaise”. J’espère que le cadre national sera un jour dépassé »

Bernard-Henri Lévy dans une interview au Nouvel Observateur du 4 octobre 2007


source
Est-ce que Pierre Péan a été invité dans les médias traditionnels ou peu ou pas ? Je ne le sais pas du tout.
Intuitivement , j'imagine qu'ils sont peu enclins à l'inviter par peur des représailles...
Peut-être @si pourrait le relancer alors que la contre attaque de Kouchner semble efficace.
Il faudrait qu'il accepte de revenir...
"Si je devais choisir entre les deux un camarade de vacances (hypothèse), je choisirais évidemment Péan ?"

Malheureusement, c'est Kouchner qui pourrait se réjouir s'il regardait l'émission. Il pourrait même songer à utiliser les 10 dernières minutes de l'émission pour convaincre quelques journalistes importants des supposés (ou plutôt accusés) sentiments antisémites de Péan.
J'ai du mal à comprendre toute cette polémique, comme si Daniel Schneidermann avait commis un "crime de lèse-majesté"... Comparer l'accusation "d'antisémitisme" à une accusation de "pédophilie" comme j'ai pu le lire dans le forum, c'est un peu exagéré non ?
C'est vrai que Daniel Schneidermann a été trop insistant et a sans doute manqué de professionnalisme sur ce coup-là et il s'en excuse dans "la boite noire". De là à exiger des excuses supplémentaires comme certains le demandent ?
Pierre Péan n'est pas un enfant de cœur il me semble; il écrit un livre à charge contre un homme (je précise, je n'ai aucune espèce d'affinité pour Bernard Kouchner), il ne faut pas qu'il s'étonne d'être accusé à son tour.
Ce qui m'a le plus étonnée personnellement (et je n'ai pas lu une personne du forum s'en étonner aussi ?), c'est cette fragilité de Pierre Péan qui dès le début de l'émission dit qu'il ne regarde pas directement les émissions sur son livre pour "se protéger". Alors, lui se permet d'attaquer profondément un homme mais ne supporte pas les attaques à son encontre ???
J'en profite (j'écris très rarement sur les forums) pour remercier Daniel Schneidermann et son équipe (et particulièrement Judith Bernard dont j'ai grand plaisir à lire les chroniques) pour ce site d'ASI. Je suis une abonnée de la première heure, n'ai pas toujours le temps de lire ou regarder tout ce qui m'intéresserait, mais ai renouvelé mon abonnement sans hésitation.
Cordialement, et continuez !
Voici un complément d'information pour ceux qui ne comprennent pas pourquoi le mot "cosmopolitisme" est connoté.
Le terme était fréquent dans les milieux royalistes de l'Action française, il a gagné l'ensemble de l'extrême droite dans les années 20-30. En témoigne ;
"Ils se sentaient broyés sous la botte de l’Étranger, et le Roi invoquait le génie de la race et le génie du sol. Cosmopolis apparaissait maîtresse de la patrie, et le Roi de France déclarait vouloir rendre la patrie à elle-même. Tout ce qui est national est nôtre… J’ai défendu l’armée, honneur et sauvegarde de la France. J’ai dénoncé le cosmopolitisme juif et franc-maçon, perte et déshonneur du pays.
Cet extrait est tiré de "La Nation et le Roi" 1928, Charles Maurras, disponible à l'adresse :
http://maurras.net/textes/4.html
"L'évêque négationniste Richard Williamson persiste et signe"
Le voilà le véritable antisémitisme. Et il ne s'agit pas de la simple
interprétation de la signification d'un mot
Alors que dit-on au pape qui à levé l'excommunication de cet individu?
Où sont les réactions?
Que pense Bernard Kouchner de cela?
Va-t-il rappeler notre ambassadeur au Vatican?
On attend avec impatience les réactions à ce qui
est une véritable insulte, cette fois, à la mémoire des victimes de
la shoah.
C'est agaçant tous ces messages pour exiger que Daniel présente des excuses, par téléphone ou en personne.
D'abord, ceci a peut-être déjà été fait, après l'émission, le lendemain, que sais-je. Ou peut-être pas, mais des excuses "personnelles" me semblent être une affaire "personnelle". Pour ce qui est de la face publique de cette histoire, les voilà ces excuses, noir sur blanc. Chers abonnés, voulez-vous un enregistrement sonore pour vous assurer que ce vilain garnement de Daniel a bien présenté des excuses ? A moins que quelqu'un ne veuillent lui écrire ce qu'il doit dire, pour éviter qu'il ne fasse encore une bêtise ?

Quant à proposer à Péan de revenir, ce serait sans doute intéressant mais il est probable qu'il n'ait pas envie de revenir pour un fin d'interview qui durera moins longtemps que son trajet pour se rendre dans les bureaux d'@si.
Bon, moi je ne vous en tiendrai plus rigueur si:
- Vous faites un geste envers Péan, un de ceux, au choix, que les "forumeurs" vous conseillent. Mais vous devez faire quelque chose!
- Et qu'a la prochaine fois, à l'Elysée, vous vous portiez volontaire pour interviewer Sarko
Si vous vous montrez aussi tenace devant lui que devant PP, vous aurez cette fois un forum de grâces et de louanges.
Cordialement
Ne soyez pas accablé Daniel,car outre que chacun d'entre nous n'est pas infaillible et est susceptible de commettre des dérapages,je juge au final tout ce pataquès assez intéressant,du point de vue de notre relation entre nous abonnés,et vous @SI.

Passées les quelques réactions émotionnelles de beaucoup sur le point de se désabonner,j'aimerais rappeler que nous vivons une expérience média assez extraordinaire,où nous avons VRAIMENT la parole,et où l'équipe d'@SI prend VRAIMENT la mesure des opinions et desiderata de chacun d'entre nous...Quel autre site ou média nous offre aujourd'hui une telle opportunité?Réfléchissez-y (je parle aux abonnés).

Je réitère ce que je disais déjà hier,à savoir que Péan est de toute évidence pointu sur le choix de ses mots,et qu'il sait donc ce qu'il fait.

J'ai plus eu l'impression qu'il était déçu profondément,parce qu'il s'attendait à un soutien sans faille de la part d'@Si sur son bouquin,mais je me trompe peut-être...

Je serais assez d'accord que vous lui proposiez un droit de réponse ou une tribune libre pour nous exprimer son point de vue,s'il en avait l'envie.

Merci de votre travail @SI,je ne suis pas de ceux qui se désabonneraient parce que 0.0001% de ce qu'ils y ont vu ou entendu les a heurtés,c'est pas raisonnable.
Je suis obligé de reconnaître que Daniel Schneidermann , et c'est assez rare pour être souligné , a su se remettre en question .Je viens de relire pour la xème foisson article " la boîte noire " . Et je suis d'accord avec la propostion de sleepless qui dit :

" S'il vous plaît, faites-nous enfin cette émission sur l'utilisation dans les media/la politik/etc. de l'accusation d'antisémitisme systématique, qui coupe court à toute discussion sérieuse sur des problèmes qui ne le sont pas moins....... "

Et que Pierre Péan revienne .Vous lui devez bien cela .
Cette émission qui était pourtant d'un grand intérêt se termine en triste glissade incontrôlée. Peut être que recevoir Péan à nouveau sur une durée plus courte pour finir l'entretien serait une bonne chose pour permettre, si vous pensez avoir eu tord dans vos paroles, de gommer ce ratage . Une enquête sur Péan aurait suffit à vous faire une idée et soit vous pensiez qu'il devait être poussé dans ses retranchements sans limites et il fallait y aller, mais à l'inverse si il était insoupçonnable vous pouviez le questionner sur un mot indélicat et écouter ses explications. Cela évite d'écrire dès le lendemain "je le crois parfaitement sincère, quand il assure ne pas être antisémite."
J'ai senti Péan blessé et je pense que vivre cela doit être pénible.
Je propose que "petit scarabée" soit désigné, séance tenante, comme le Grand Inquisiteur de Monseigneur le Président ! Ça changerait des passe-plats de vigueur dans les cuisines médiatiques. Sans compter la principale utilité du (teigneux) petit coléoptère: l'élimination des bouses...
Je crois que la présence de plusieurs intervieweurs n'aurait pas arrangé les choses. Pierre Péan s'est retrouvé dans une situation inconfortable à la fin. Mais avoir deux avis en face de lui pendant 1 heure aurait été encore plus "extrême" intellectuellement que de répondre à une seule personne.
Dès le début on voit qu'il s'agit d'éclairer les zones d'ombre, l'une après l'autre. Les réponses de Pierre Péan sont claires et précises, c'est très agréable, plus que d'écouter Kouchner qui balance n'importe quoi à Elkabach, le prend de haut et embrouille l'affaire. Rappelez-moi lequel des deux est un polémiste?
La dernière zone d'ombre, d'importance car c'est la ligne de défense de Kouchner (il choisit les armes du duel et va sur un terrain qui l'arrange) est cette affaire d'anti-sémitisme (non nommé, c'est tabou, et tellement plus glaçant par allusion à une époque tragique) affleurant sous forme d'un mot conoté, et du reproche d'attaquer la politique précédente de l'état français, en faisant du pied sous la table à des gens pas irréprochables, reproche qui serait d'un nationalisme français outré.
C'est certain qu'elle ne s'éclaire pas complétement l'ombre. On voit que Pierre Péan ne revendique rien (encore heureux!) et se sent clean face à cette accusation. Seulement c'est souvent la manière qu'ont les personnes dont les idées abreuvent l'antisémitisme résiduel pour éluder la chose et se ravaler la façade, une bonne image étant un préalable à la diffusion de leurs idées. Daniel Schneidermann ne veut pas se laisser rouler dans la farine, enfin il veut que Pierre Péan soit crédible, qu'il trouve mieux comme argument pour contrer Kouchner (et c'est pas simple, le terrain est miné). Pierre Péan n'a pas envie de chercher, considérant la bassesse de cette attaque défensive, et l'étendu du décortiquage pour faire un tri. Déjà que pour démêler "l'unité de la politique étrangère d'un état à travers les gouvernement successif" d'un "excès de nationalisme disant la France a toujours raison", on a du en appeler à des cas concrets pour prouver qu'il n'en faisait pas un principe absolu...
On peut en faire un haïku :
Pierre Péan s'en sort bien
Daniel Schneidermann regard fixe
Et scroootch le micro
Et après il sort, et puis l'autre...
Nous en sommes là parce que, une fois encore (avant c'était Siné) lorsque vous trouvez une occasion de traiter quelqu'un d'antisémite vous ne la ratez pas...

Ce qui est non seulement stupide (Siné et Péan sont à l'évidence insoupçonnables) mais vaguement répugnant : on peut tuer avec de tels mots ! Pourquoi pas pédophiles, pendant que vous y êtes, et une petite lettre au procureur de la république, pour faire un peu le ménage ?

Peut-être serait-il temps de choisir entre journalisme et corporatisme Daniel, sauf à lasser définitivement vos admirateurs et abonnés !

***
Eh bé...
Tout vu (émission), tout lu (billets et forums), ouf.

J'avais, sous le coup de la vision de l'émission (ce matin), envie de commencer un post par :
"Je vais vous parler d'un livre antisémite chez un éditeur qui ne l'est pas, et ça va faire du bruit.", histoire de vous... titiller.

Et puis j'ai lu votre réaction, sachant déjà que votre gestuelle, pendant et à la fin de l'émission, en disait un peu sur le remue-méninges qui pointait (ah, cet index, droit sur la joue...).

Je ne vais pas faire long, d'autres ont déjà dit tout ce que je pense.

Votre billet d'explications, même si incomplet, entre franchise totale et léger sursaut égotique (après le "c'est-à-dire", le "oui, mais..."), montre une qualité rare, dans le monde de lémedia, que l'on ne retrouve pratiquement plus sous la plume des journalistes : savoir reconnaître ses torts, ses erreurs, ses égarements...

Une qualité rare, donc. Et comme il y en a plein d'autres sur ce site, je n'ai qu'une chose à vous dire : continuez, quitte à vous planter, et revenir sur vos plantades.
Mais n'arrêtez pas.
(ça fait plus d'une chose, je sais)
Je souhaiterais savoir sur quelle base se fondent certains (dont DS) pour soutenir que le mot cosmopolitisme serait systématiquement et uniquement à connotation antisémite. Est-ce que cette affirmation se fonde sur des recherches précises montrant qu'il ne serait utilisé que pour tenir des propos antisémites? Faut-il définitivement rayer ce mot de notre vocabulaire? Je m'étonne en effet que Péan insiste sur le fait que ce livre a été lu et relu abondamment. Je le crois bien volontiers. Mais alors, comment ce mot, s'il était si évidemment connoté, aurait-il pû échapper au coup d'oeil critique de lecteurs avertis payés pour débusquer tout problème potentiel. J'y vois une explication: c'est qu'il n'est justement pas si connoté que cela, en tout cas pas d'une manière qui permette un large consensus à ce sujet.
D'autre part, je note que Kouchner n'a qu'un argument pour se défendre: il accuse Péan d'antisémitisme. Cet argument ne devient-il pas ici le dernier argument, l'argument imparable, dont on ne peut même plus se défendre, l'argument que l'on utilise lorsque finalement on n'en a pas d'autre. C'est une méthode que Kouchner utilise en permanence : il attaque souvent ses adversaire sur un manque, un défaut supposé ("manque de moralité", "comportement scandaleux, inadmissible", "insinuation antisémite", "attaque honteuse"), ce qui d'emblée discrédite l'ensemble des arguments qui seront tenus par ceux-ci. Et l'on voit bien, chez Péan accusé, qu'il n'y a plus rien à dire, que tout ce qu'il pourrait dire serait de toute manière suspect . Accuser quelqu'un d'antisémitisme devient finalement l'argument dont il semble que l'on ne puisse jamais se relever. Ce n'est pas grave lorsqu'il y a en effet antisémtisime, ça l'est beaucoup plus lorsqu'il n'y en a pas.
Je vous ressens comme très humain dans cet article. Vous êtes proche de vos abonnés.
Et vous avez parfaitement répondu à nos attentes, attentes exprimées massivement dans le forum.

Merci beaucoup pour cette autocritique et votre sincérité. Vous en sortez grandi.

Bien cordialement,
Bernard C.
Je n'interviens pas souvent sur le forum, mais je me sens ici le devoir moral de soutenir Daniel Schneidermann. Je trouve beaucoup de propos injustes à son égard, et surtout disproportionnés. Les propos de David T remettent bien les choses en perspectives. Pierre Péan ne fait pas vraiment dans la nuance lorsqu'il juge les actes et les positions de telle ou telle personne. Et DS n'aurait pas le droit de le chatouiller là où ça fait mal?

En tout cas, Daniel, ne te décourage pas. Tu deviendras un grand scarabée ;o)
le probleme de cette question de "l'antisemitisme de pean", c'est qu'elle est un ecran de fumee...

Non pas, comme l'ecrit la claque des denonciateurs convenus du suppose "chantage a l'antisemitisme", pour faire ecran aux revelations de Pean sur Kouchner. Apres tout, on commence a etre bien informe sur les revelations que fait Pean, et sur lesquelles il faudra bien que Kouchner s'explique.

Mais il se trouve que ces revelations n'occupent qu'une petite part de l'ouvrage de Pean, lequel est une charge ideologique et tres politique contre tout ce que represente Kouchner. Pean a des opinions, souvent mal-pensantes, sur un certain nombre de sujets aussi divers que la France, la souverainete, l'Europe, l'alliance atlantique, le tiers-monde, le passe vichyste, etc... et ni dans "la face cachee du Monde" ni dans "le monde selon K" son enquete journalistique n'est independante d'un certain nombre de jugements de valeurs portes sur ses cibles.

Et de fait, Pean a l'imprecation facile, puisque dans ces deux livres, il reproche effectivement a ses adversaires d'etre quelque chose comme un ferment de dissolution de l'identite francaise: c'est la corsitude de colombani, le trotskysme culturel de plenel, le cosmopolitisme abstrait de Kouchner, etc... toutes choses qui sont des opinions legitimes, mais discutables, et surtout des jugements de valeur eminemment insultants pour les cibles de plenel qui se voient immanquablement accusees de forfaiture ideologique.

Du coup, si on veut bien croire a la douleur de Pean, il est difficile de prendre completement au serieux son numero d'indignation, ne serait-ce qu'en vertu de l'inloupable effet comique de l'arroseur arrose.

Bref, ecran de fumee donc, parce que ca n'est pas parce que Pean n'est pas antisemite - et rien de serieux ne laisse penser qu'il l'est - qu'il ne parle pas depuis une position ideologique critiquable et douteuse, ou il se croit habilite a decerner des brevets de republicanisme a qui bon lui semble... et c'est ce debat-la que Pean veut occulter, d'ou son indignation tres... kouchnerienne dans sa mise en scene.
En fait , si vous n'aviez pas été "interloqué" par le mot de cosmopolitisme,vous auriez pu poursuivre la discussion sur la relation de Bk et de la France.Je ne suis pas sûr qu'il la dénigre tant que cela (cf l'extrait de son intervention à l'Assemblée que vous avez diffusé), mais Péan a dû voir dans la politique de Kouchner quelquechose comme une attaque contre l'image de la France .Péan asans doute pris trop ausérieux quelques propos généraux, alors qu'en fait ladiplomatie française est beaucoup plus prudente
Vous avez samplé le message le plus indulgent à votre égard ! il fallait le trouver !

Une de mes amie est étudiante en journalisme. Elle se consacre surtout à la radio. Elle m'a expliqué qu'elle s'arrangeait pour faire ses émissions (sur une radio locale où elle fait ses premières armes) avec une collègue. Ne pas être seule face à son invité, m'a-t-elle expliqué, est non seulement une façon d'éviter les "blancs" à combler en urgence parfois avec des lieux communs ou des questions confuses, mais aussi une façon de jauger, à travers le langage non-verbal du partenaire, jusqu'où on peut aller (càd se donner du courage pour les questions délicates dans le cas d'une débutante et, dans le cas d'un journaliste sûr de lui comme vous, savoir quand s'arrêter). J'aurais bien vu DA sur ce coup.

Si on imagine que Péan ou son entourage est abonné et a lu le forum, voyant le public d'ASI acquis à sa cause, il y a fort à parier qu'il acceptera de revenir s'il est de nouveau invité... Allez DS, faîtes ça pour nous. Mais s'il revient, ne croyait pas pour autant qu'on veut du Michel Drucker.
Faute avouée est a moitié pardonné.
Bravo pour votre vitesse de réaction qui, ont peut le dire, nous change de l'amnésie habituel de lémédia face a leurs erreurs.

Pour pardonné l'autre moitié il faudrait offrir a vos abonnés une émission border-line sur "l'affreux complot antisémite".
Car ont en parle souvent dans des émissions comme la-bas si j-y suis ou les votres mais ont ne va pas dans le fond des choses.
En commençant par le poulpe de l'argent dette, et la place que ça a pris. chez vous donc. Puis pourquoi ne pas faire une analyse complète de l'affaire dieudo. ( avec dieudo comme invité )
Israël bien-sur, y a t'il en France des juifs anti-sioniste ?
L'antisémitisme, le vrai. Car il existe bien sur en France et il est bien souvent couplé au racisme tout court.
Mais si Val en parlait, ça l'empêcherait de taper sur l'Islam ( et les arabes en général )dans ses édito.
Et cette fausse paranoïa sert elle a protéger les juifs, ou au contraire crée t'elle un antisémitisme par effet de ras-le-bol ne servant que l'intérêt de ceux qui l'utilise au détriment des tout les autres juifs de France.

Enfin bref, un tableau d'une France ou lémédia nous rappelle sans cesse qu'Hitler est ressusciter et que si nous ne somme pas vigilant il pourrait bien recommencer.
Merci Daniel pour ce mea-culpa. Honnêtement, il s'imposait. Merci encore. Marie
pour ceux qui souhaiteraient un point de vue non dénué d'intéret: celui de François Miclo sur le site Causeur
pour ceux qui souhaiteraient un pint de vue nno dénué d'intéret: celui de François Miclo sur le site Causeur
Je ne suis pas arrivé à poster dans les deux autres forums, celui de l'émission et celui des coulisses, mais ici le climat est plus serein.
Disons que ce n'est pas l'arrêt de l'émission, qui en ce qui me concerne se passe de commentaire, qui m'intéresse, mais plutôt les deux forums précédents.

Dans la multitude de posts indignés, se sont glissés pas mal de commentaires qui ont voulu profiter de l'effet de masse des réactions presque unanimes sur l'auto-sabordage d'émission de la part de DS, et qui plus ou moins ouvertement donnent libre cours à leurs conceptions racistes croyant passer inaperçus (pas vrai nicoooooooo ?). Je n'insisterai pas non plus sur les accusations de judéomanie (histoire d'en replacer une couche après Korkos, Fantômas ?)

Nombre aussi, dans le creux de la vague, brandissent le chantage à l'abonnement, ce qui permet de manière très pratique d'oublier pourquoi @si est l'un des rares sites qui propose des articles sans concession avec les dits et les non-dits médiatiques des grands supports réputés; d'oublier les presque 70 émissions de qualité que l'on a pu visionner depuis un peu plus d'un an; d'oublier que nombre de travailleurs dans l'ombre, à @si, s'évertuent à ce que chacun puisse s'exprimer comme il le souhaite. Le prétexte de cette fin d'émission (qui permet aussi de ne surtout pas évoquer les 40 premières minutes de l'émission qui, elles sont impeccables en matière de journalisme) afin de signaler son désabonnement ou la menace de son désabonnement, bref de tout balayer d'un trait, est quand même surprenant. Nous ne sommes pas que des "clients" d'@si, ni des gamins qui s'effarouchent à la moindre perspective de débat, le fait qu'un certain nombre se retrouve dans le forum prouve que l'on participe à la continuation du site.

Enfin, je remarque que quelques-uns ne viennent que dans les forums, ou à peu de choses près, où il est question, même de près ou de loin, au racisme, à l'antisémitisme, à l'évocation d'un concept nauséabond de "races humaines", de Zemmour, des positions de théories du complot à la Bigard, ou quand il est question de Dieudonné, de l'extrême-droite en France ou sur internet, ou quand il s'agit de parler de Soral, ou de défendre d'anciens journalistes de Minute, ou de gendarmes investissant des classes de collégiens avec des chiens. Surtout histoire de défendre ou d'avaliser systématiquement les thèses de ceux que je viens de citer.
Ceux-là sont ceux qui m'inquiètent le plus.
Pourquoi ne postez-vous pas sous tous les autres nombreux sujets qu'évoque le site, et qui mériterait au moins une petite dose d'indignation exprimée tout autant et sinon plus, que par exemple Labévière viré de RFI, Moon ?

Pour terminer simplement, merci à Pierre Péan d'être venu à l'émission, désolé qu'elle se soit terminée de cette manière...
... et comme vous avez dû avoir droit à un abonnement à @si, je pense que nombreux sont ceux qui souhaiteraient vous lire au moins une fois dans le forum, quand les esprits se seront apaisés.
Merci pour vos livres, et mon total soutien quant aux pressions que vous devez subir depuis notamment ce livre, de la part de certains hommes de pouvoir, dont certains auraient mieux fait, à une certaine époque, de continuer à aider les gens plutôt que de s'en vanter et de s'en servir comme bouclier argumentatif, alors qu'ils participent maintenant à un pouvoir des moins démocratiques qui soit depuis quelques décennies, juste histoire de continuer à exister dans l'échiquier politique français, coûte que coûte.
Suivez mon regard.

(merci aussi notamment aux contributions de nonolimit pour ce commentaire , et à Francès Pérance un peu plus haut, puis enfin Mona, Bysonfutée et quelques autres)
Comme d'autres ici, je découvre la connotation négative pour "cosmopolite". Je croyais qu'être cosmopolite était d'être citoyen de l'univers comme le définissait Diogène.

Peut-être était-ce une erreur de mener seul cette interview et peut-être avez-vous trop insisté, mais bon, rien ne sert de vous battre la coulpe indéfiniment, il faut tourner la page et aller de l'avant. :-)
Je crois que Péan a réussi son coup. Il a enfumé tout le monde en se victimisant. C'est habile, mais il ne faudrait pas tomber dans le piège. Ce Mr excelle dans l'art de la manipulation, et son mentor n'est pas pour rien feu François Mitterrand dont il s'est voué corps et âme (quitte à la perdre) à entretenir sa mémoire.
Pour ceux qui croient que PP est un "grand journaliste d'investigation", je vous invite à relire l'article de Dan Israel, [url=http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=1624], ainsi que les commentaires que j'apporte (désolé de me citer moi-même, ça peut paraitre prétentieux): [url=http://www.arretsurimages.net/forum/read.php?3,68236,68484#msg-68484]
Vous vous rendrez ainsi compte que ce journaliste n'est pas si indépendant qu'il y parait.

Pour finir, j'ai l'impression qu'il existe un fort sentiment anti-Kouchner chez les ASInautes, en raison de sa présence dans le gouvernement Sarkozy. Ce qui rend Péan sympathique, par opposition.
Pourtant, s'il était possible de savoir exactement d'où viennent les attaques contre Kouchner, je pense que tous les ASInautes se rendraient compte que ces gens sont encore nettement moins fréquentables, ...


Bref, Daniel, ne vous démontez pas devant Péan, rien ne doit vous être reproché sur cet interview.
Je suis abonnée en toute connaissance de cause. Ce n'est pas aujourd'hui que je découvre vos défauts, que vous pouvez être victime de cette pensée bien pensante de gauche, absolument étouffante, si pleine de certitudes, fermée.
La voie est étroite.
Non, pas d'excuses publiques pour M. Péan, monsieur fatigué, usé par la bêtise médiatique.
Continuez, avec un peu plus de doutes.
je ne comprends pas trop tout ce pataquès autour du mot "cosmopolite" car nous ne sommes plus dans les années 30 et pour moi c'est plutôt un "titre" de gloire" d'être cosmopolite aujourd'hui,
je ne comprends pas que DS se sente obligé de s'excuser (et plusieurs fois - et longuement, trop longuement),
je ne comprends pas les réactions de certains qui menacent même de se désabonner,
je ne comprends pas la réaction de Péan : quand on écrit depuis si longtemps des livres plus ou moins provoquant voire sulfureux, on a certainement une grosse carapace et on n'a pas besoin de faire tout ce cinéma (un peu comme Tapie au bord des larmes à la télé),
je ne comprends pas qu'on ne puisse pas dire Lévy, comme on dit Kouchner, ou Bardot, ou Chirac, ou Dupont, ou... Péan

excusez-moi : je ne comprends rien de rien, mais je vais rester abonnée, on ne sait jamais, au cas où je finirais pas comprendre.
Et s'il vous plait Daniel (que j'adore) restez comme vous êtes et arrêtez de vous flageller !
c'est toujours bien d'essayer de comprendre ses erreurs Mr DS....... (commencez peut-être pas "introspecter" le mot "titiller" ??? -:))

puis, si je peux me permettre, "remontez à cheval" pour reprendre maintenant le cours des choses en poursuivant le fil que vous n'auriez jamais dû perdre dans cet échange : celui de Mr Kouchner, sujet du bouquin de Péan, et dont le passif, parfois particulièrement obscure, intéresse au plus haut point les @sinautes que nous sommes.....

l'utilisation de l'émotion est depuis toujours chez Mr Kouchner à la limite de la descence ; et se poser aujourd'hui comme victime en sortant le mot "cosmopolite" de son contexte et tenter de faire passer Mr PEAN pour un anti-sémite est particulièrement habile de sa part ;
ce qui est étonnant c'est que depuis quelques jours tout le monde est tombé dans cette manipulation ?? il en aurait presque fait pleurer certains à l'assemblée !!!

j'ai hâte que l'on reparle de Mr Kouchner au Rwanda, Mr Kouchner et la guerre en Irak, Monsieur Kouchner et son ami Deby, etc.....

et j'espère que Mr PEAN acceptera de reprendre ce fil avec vous....
et si je dis que BK est dans le camp des sionistes, je dis quoi ?
> Quant à Pierre Péan, journaliste dont je respecte le parcours, je souhaite seulement lui dire, s'il repasse par ici, que je le crois parfaitement > sincère, quand il assure ne pas être antisémite

Cette phrase est ridicule. DS s'enferme encore et ne comprends pas son erreur. Vous ne devriez pas vous excuser
d'avoir pensé qu'il etait anti-semite mais d'avoir posé la question car
c'est cette question/accusation qui est ridicule, tout comme celle de raciste, fasciste, etc. Je me moque que vous le croyez sincere ou pas.
Ca sert à quoi d'accuser quelqu'un d'antisemite et de s'excuser d'avoir accuser quelqu'un d'antisemite ? Vers quelle reponse
peut mener de telles questions ? oui/non ? Vous auriez du lui demander plutot si il etait pour ou contre les chambrez a gaz.
La ca aurait ete plus clair.


Et puis de toute facon:
1 - je ne sais meme pas ce qu'est un semite
2 - je ne sais meme pas ce qu'est un juif (une religion ? ethnie ? race ? philosophie de vie ?
est ce que moi je peux devenir juif si je me convertis ? tous les juifs sont d'accord entre eux sur bcp de principes ? zemmour = BHL ?
kouchner est juif ? kouchner = zemmour ? "les juifs" ca veut dire quelque chose ?)
3 - si pean n'aime pas les juifs ou semites c'est son droit, il n'a pas proposé de les gazer (personnellement je n'aime pas les religieux non plus)
4 - je ne connaissais pas ce tabou autour du mot cosmopolite, et comme l'a fait remarqué un abonné, si meme BHL l'emploie je
ne vois pas pourquoi on n'aurait pas le droit de l'employer

Y'en a marre de ces accusations partout de raciste, fasciste, anti-semite, et de l'interdiction par la police novlang
de certains mots. Tout ca est ridicule.
Bon je commence par préciser que je n'aime pas plus que ça la position de ce post, mais que je m'estime obligé de tenir (a regret) vu la réaction majoritairement décevante des @sinautes. Je poste peu et j'espère pouvoir continuer a le faire :), mais inutile de préciser que les débats sur les forums m'intéressent.

Je ne parles même pas des personnes mettant en jeu publiquement leur abonnement dans les commentaires, postionnement minable s'il en est... Ce serait justement dans ces moments "difficiles" (en relativisant...) que les abonnés, s'ils pensent que le travail d'Arrêt Sur Images est d'utilité publique ou personnelle, devraient redémontrer avec effusion leur confiance envers ce projet. D'autant qu'ils touchent au talon d'Achile de celui-ci : ce financement par les lecteurs eux-mêmes. Je me répète : cette piqure de rappel est illégitime, et devrait être réservé a ce qu'on juge être une déviance forte ; a mon gout et j'espère a celle l'immense majorité des gens ici, ce n'est pas conforme a la situation actuelle. Pour le reste des mécontents, je leur souhaite bonne chance pour trouver ce qu'ils recherchent dans le vaste monde d'internet.
Il y a donc des moyens plus humbles pour exposer son mécontentement sur un point précis.


Une de vos plus grande qualité, Monsieur DS, est que vous êtes sincèrement a l'écoute de personnes totalement étrangères, en l'occurrence des @sinautes, vous n'avez pas comme la majorité des journalistes (je ne pense pas me tromper) dressé ce mur protecteur (et souvent nécessaire) entre vos lecteurs critiques et votre amour-propre. Vous ne vous basez pas uniquement sur le cercle des proches, ou des cercles de courant de pensées majoritaires (presse, autres médias...). C'est une force immense mais cela vous affaiblit dans pas mal de situations, comme celle présente.. Il est évidemment inutile de rappeler que si la demande est si forte c'est bien de votre propre fait, et vous avez mis la barre très haute ;). Et c'est tant mieux. Et c'est une raison pour laquelle @si a autant d'abonnés (sisi, j'insiste)...

Je pense notamment au petit exemple du billet grotesque de Morandini sur le sujet "Kouchner, prémisses de la contre-attaque". Ce billet est je pense révélateur de la dimension pour le moment "humaine" du projet @si. Les rabats-joie ont occulté que vous êtes encore humain , avec des réactions qui le sont tout autant. Et donc vous demandent d'être plus irréprochable, position qu'ils ne pourraient même pas s'imaginer s'imposer a eux-memes (ne pas faire état de ce genre de billet fielleux). Pour ma part j'ai trouvé l'exposition de ce billet légitime, vu le pouvoir éminemment comique qu'il véhicule, juste maladroitement placé. Beaucoup de personnes ne vous considère plus comme une personne propre mais une entité défendant des valeurs primordiales que regroupe le journalisme et plus largement d'autres valeurs faisant défaut ici ou la.

Vous avez très bien cerné le problème dans votre supplique de la première réponse a l'émission :
"De grâce, ne vous contentez pas de la fin de l'émission."

J'estime de façon assez péremptoire qu'une majorité d'@sinautes s'est laissé emporté par le courant dominant (a leur tour...) sans faire la part des choses, sans prendre du recul et se sont laissés aller a une réponse sur le chaud forcement forte en émotions. Le piège a été de ne retenir que le point saillant de l'émission : le départ de Péan, qui lui donne un immense avantage : une position de victime immédiate et inébranlable, ce qui évidemment fait ressortir le questionnement maladroit (même pas sur qu'il le soit tant que ça...) et insistant de Daniel Schneidermann. Sans ce départ personne (ou presque?) n'aurait noté ou même remarqué l'insistance de l'interviewer. Donc de ce coté la Péan s'en sort extrêmement bien ; petit précision quand même : je ne pense que cela ait été le but de Péan dans cette fuite (encore heureux...) et j'estime (en observateur distant) que Péan s'est réellement senti blessé par ces questions. Mais ca n'empêche pas que les @sinautes aurait du prendre ca en compte et réajuster leur position trop tranchée a mon gout.

On en vient a un point que quelques autres @sinautes ont déjà soulevé : la faiblesse très importante de Claude Péant, surtout au vu de sa fonction, sur la question de l'antisémitisme, cela m'a laissé, tout autant que vous, désemparé...

Une des réponses possible a cet incident, également soulevée ailleurs : est la présence d'autres chroniqueurs sur le plateau, qui servirait de "tampon" au bénéfice de l'interviewer ET de l'invité. Et même plus que ça : ils pourraient bien sur apporter un angle de réflexion supplémentaire.
Et l'on voit la séquence choc, l'"homme bléssé" éstampillé ASI se diffuser sur le web ... Voilà un bien joli buzz, efficace sans doute. Pousserez-vous la transparence jusqu'à nous dire combien il vous apportera de nouveaux abonnés ?

Vous avez dit "morale de l'image" ?
Je ne comprends pas cette histoire de petit scarabée... Il a été scout avec Pierre Péan et petit scarabée était son totem?
Voyons, voyons, c'est de poisson, hein? que JMM l'a traité... pas de petit scarabée.
Et puis, c'est plutôt JMM le bousier.
Bonjour,

L'erreur est humaine Mr Schneidermann , pour ma part après votre relecture a froid de l interview j'accepte vos excuses.

Je crois que l'émotion des abonnés est du au fait que l on attendaient d' @si un décryptage médiatique plus intelligent de cette affaire.
Le prétendu antisémitisme de Mr Péan est un enfumage de Mr Kouchner qui hélas a fonctionné (personnes n'osent plus parler du livre de peur d 'être lourdement marqués comme soutien d un antisémite ) .

Je tiens pour ma part à marquer Mon soutien a Mr Péan, l un de nos (rares) véritables journalistes d'investigation,même si je n'adhère pas toujours à ces propos.


Cordialement

Francois
@sinaute de la première heure utilisant internet "à l'ancienne", je me suis contentée jusqu'à présent de lire quotidiennement les chroniques et de regarder l'émission comme au temps de la 5.
Aujourd'hui, touchée par la souffrance visible de P. Péan et par la profondeur de votre malaise, Daniel, j'ai fait un plongeon dans le monde surprenant des forums et je viens rajouter mon grain de sel.
D'abord, c'est sûr, je lirai "le monde selon BK" pour mieux comprendre le dossier rwandais et faire honneur au travail d'investigation de PP. Ensuite, je continuerai de vous accompagner fidèlement, vous et votre équipe, car ce qui s'est passé sur le plateau n'est pour moi qu'un épisode malheureux. Chacun de nous, à un moment ou à un autre, se trouve confronté à ses propres limites et doit se questionner: cela doit-il se faire aussi vite et de manière aussi transparente?...je n'en suis pas certaine.
Pour finir, je rajouterai que B. Kouchner était quelqu'un que je respectais, mais que je soupçonne maintenant d'avoir lancé ses allusions sur l'antisémitisme pour "noyer le poisson"...à mes yeux, il n'en sort pas grandi!
Courage! Nous sommes (si j'ai bien lu) nombreux à être derrière vous.
Je ne m'attendais pas a une analyse aussi rapide de ce "bide", bravo Daniel, ça fait bien plaisir :) longue vie a toi petit scarabée !
J'espère que quand tu auras bien grandis tu invitera dieudonne, j'aimerais beaucoup le voir s'exprimer ici, mais je rêve un peu sans doute...
PP dénonce la fausse "blanche chevalerie" de Kouchner. Dans les coulisses il ne serait pas le vertueux french doctor que l'on croit.
Tout ça par un PP en journaliste "chevalier blanc" qui traque la part d'ombre de ceux qui brandissent très haut l'étendard de la grandeur et de la noblesse de leurs actions. Et @si, pointant les petits et grands arrangements des médias avec la vérité, n'est-pas aussi parfois de la "blanche chevalerie" ?
Méfions nous. Au nom de cette "blanche chevalerie" quand @si (ici DS) "faute" , @si fait amande honorable devant le tribunal-forum des blancs chevaliers où sont accordées les absolutions. Il arrive même que l'@sinaute, mécontent et intransigeant, publiquement se désabonne. Na !

Bon, pour tout dire, je ne suis pas convaincue du décryptage un peu infantile de la boîte noire. Pinailler sur la syllabe de trop à la minute Y et le soupir de lassitude à la minute X, c'est un peu du formalisme de "blanche chevalerie".

— J'aurais préféré qu'on constate que la suspicion d'antisémitisme étant trop prise pour argent comptant n'a pas permis d'en mesurer la nature purement tacticienne de la part de Kouchner. Que sa ligne de défense consistant à stigmatiser l'interlocuteur lui permet de jeter les éléments concrets et objectifs de l'enquête de PP avec l'eau du bain de l'antisémitisme

— J'aurais trouvé plus intéressant de savoir pourquoi le tête-à-tête PP/DS a été préféré à un plateau plus ouvert.

— J'aurais aimé savoir pourquoi PP a accepté de venir à @si, alors qu'il se dit fatigué, malade et qu'il se ménage.

— Si l'analyse tronquée des arguments de PP contre Kouchner sera reprise d'une manière ou d'une autre, car pour tout dire, je n'avais pas envie d'acheter le livre de PP mais je comptais un peu sur @si pour me faire une idée du contenu. Ça avait pas mal commencé mais on reste sur un sentiment d'inachevé. Le grand mea culpa de DS ne va pas se substituer à l'analyse manquante du bouquin de PP, quand même ?
Daniel,
Pourquoi pas un "droit de réponse" à Pierre Péan ? Histoire d'aller plus loin que ces accusations sur un mot, et parler du fond du bouquin, justement ?
Chapeau, Daniel, malgré les remontrances que je vous ai faites ce matin, j'étais intimement persuadé que vous méritiez toujours ma confiance et aussi ma fidélité : je ne m'étais pas trompé !
Longue vie à vous et ASI !
Merci Daniel de cette Boîte noire. J'espère de tout coeur que Péan reviendra sur le plateau finir son interview avec vous.

P. S. : Au passage, concernant le post de Bertrand Vibert, ces propos me semblent tout de même très alambiqués : [quote= Je veux dire que l'antisémitisme et le racisme sont des parts d'ombre de l'être humain parmi beaucoup d'autres guère plus avouables (chacun plus ou moins les siennes), mais que ce sont de surcroît des tabous des médias qui deviennent selon les cas des armes ou des pièges.] La première partie de la phrase ouvre en effet la porte à une forme de délire suspicieux qu'une connaissance claire de ces phénomènes permet d'éviter. Et puisque la question de "l'inconscient" a été évoquée à tout va dans le forum, je me permets de conseiller les analyses de Freud dans ses Considérations actuelles sur la guerre qui démontrent que le nationalisme ne constitue en rien "une part d'ombre de l'être humain" mais résulte d'une haine de la culture projetée sur l'autre à des fins politiques.
ça fait la 2ème émission consécutive où des doutes sont émis sur un membre de l'équipe @si et autant pour Judith, je n'avais pas compris les querelles autant aujourd'hui, la discussion sur l'itw menée par DS me semble logique.
néanmoins, il faut savoir raison garder quand même!

à mon sens, la phrase "je ne suis pas dans le secret de votre âme" est une erreur indiscutable et terriblement vexatoire pour celui qui se la prend en pleine poire mais quitter le plateau est il la meilleure réponse? loin d'être évident...

en même temps, PP est un vieux de la vieille et je suis surpris qu'il ait pu prendre ombrage de la sorte: en évacuant définitivement cette question de l'antisémitisme, DS pensait pouvoir aller au bout de l'entretien en le questionnant sur les différents points du livre.

dommage que ça se termine comme ça car le seul gagnant de cette algarade, c'est kouchner puisqu'on a pas pu aller au bout de l'itw...
M. Schneidermann est un excellent journaliste, qui a su s'entourer de collaborateurs pointus et efficaces pour mener à bien l'une expérience médiatique des plus inattendues.
En interrogeant M. Péan sur son dernier livre, il a posé deux fois la même question, il a laissé traîner un silence trop longtemps, sa réaction n'a pas été idéale... OK, M. Péan est blessé, c'est bien dommage. Je m'étonne tout de même que quelqu'un qui publie des ouvrages aussi "sulfureux" ne soit pas plus à l'épreuve des balles et s'aventure sur le plateau d'un des animateurs les plus combattifs (comme dirait Marc Lingenheim) qui soit alors qu'il semble effectivement être fatigué et "patraque". Enfin bref, il ne connaissait peut-être pas du tout @si ni M. Schneidermann.
Moi, ce qui m'énerve après ça, c'est de lire certains commentaires qui "menacent" de ne pas renouveler leur abonnement à @si. J'en ai lu ou deux et après j'ai arrêté de lire les commentaires, ça m'énervait trop. Ce couteau sous la gorge d'@si qui réapparaît à chaque chronique un tant soit peu polémique m'agace profondément et rabaisse leurs auteurs au rang de Bouygues qui ne veut pas que la chaîne qu'il possède parle de ses déboires judiciaires dans son JT. Faire du chantage au réabonnement, c'est vraiment triste.
Nous avons placé notre confiance en @si mais @si ne nous appartient pas pour autant. Je ne suis pas toujours d'accord avec ce que je vois ou lis sur ce site, mais je le finance de ma modeste contribution quoi qu'il en soit.
Bon ! Après toute cette bronca, un peu de calme.

Personnellement, si j'apprécie DS et si je le suis dans cette galère, c'est parce qu'il sait remettre en cause les faits pour connaître la vérité. Et qu'il sait se remettre lui-même en cause. C'est ce qu'il fait ! bravo ! Pour moi, l'incident est clos. Mais j'aimerais bien revoir Pierre Péan dans @SI. C'est un journaliste de valeur. Ses histoires de source, c'est un peu compliqué, mais personne n'est parfait....

Moi je voulais juste rajouter des éléments par rapport au génocide rwandais. Vous avez l'impression que ça n'a rien à voir, lisez quand même jusqu'au bout.

Parce que j'ai l'impression, en en parlant avec des proches, que d'après la doxa, ce terrible évènement qu'est le génocide rwandais serait arrivé hors de tout contexte particulier, et que Radio Mille Collines aurait un jour commencé à demander aux Hutus de massacrer les Tutsis, et qu'ils y seraient allés allègrement.
Cette vision de cette horreur, en plus d'être fausse, dénote un racisme certain, parce que bien sûr, si une radio demandait en France de massacrer les Corses, personne n'aurait l'idée de le faire. Mais il semble que dans l'esprit des gens, les Africains pourraient accepter de faire une chose pareille.

Alors mes informations valent ce qu'elles valent. En fait, à la fin des années 90, il y a eu en Belgique une commission qui a enquêté sur le génocide pour connaître les responsabilités de l'armée belge dans ce massacre. Et chaque soir, MDM ou MSF, je ne sais plus, faisait sur un site internet le compte-rendu des séances avec beaucoup de détails utiles sur les témoignages à la commission.

De toutes ces discussions, j'ai réussi à comprendre ce qui avait pu se passer vraiment. Que quelques années avant le massacre, les autorités hutues avaient spolié les Tutsis de leurs terres (élément sans lequel on ne peut pas vivre dans ce genre de pays) pour les donner à un grand nombre de Hutus. Une partie des Tutsis avaient fui à l'étranger, et avaient fondé une armée qui s'allia à un voisin belliqueux, l'Ouganda je crois, et attaqua par le nord. Une autre partie des Tutsis était restée sur place, surtout au sud du pays, pour attendre des jours meilleurs.

Lorsque les autorités Hutues ont compris qu'elles allaient perdre la guerre, elles ont évidemment envisagé ce qui allait se passer, c'est-à-dire que les Hutus allaient perdre leurs terres parce que les Tutsis allaient les récupérer, et sans doute pire. Il existait à leur sens une seule façon d'empêcher cela : c'est de .tuer les Tutsis désarmés du sud, avant que ça n'arrive. Il trouvèrent du fait de cet intérêt économique beaucoup de complices dans la population civile hutue, ce qui fait que les assassinats furent menés conjointement par les autorités qui encadrèrent les exactions et une certaine partie de la population rameutée par Radio Mille Collines. En cent jours, il y eut huit cent mille morts, ce qui est un record.
Les Hutus qui tentèrent de s'interposer, en vertu de la loi selon laquelle il y a des salauds, et aussi des héros, dans toute communauté, furent éliminés aussi par milliers.

Lorsque l'armée tutsie put faire la jonction avec les civils tutsis du sud, le génocide s'arrêta.

Si je donne cette explication, c'est pour faire ressortir que le génocide du Rwanda a lieu dans un contexte qui est celui de la guerre civile, et donc d'exactions des deux côtés, en plus du génocide lui-même.
Donc Péan a toute légitimité pour discuter de ce qui s'est passé, surtout pour un évènement aussi récent. On ne peut en conséquence pas le taxer de négationniste dans cette affaire, surtout que ces tragiques évènements ont maintenant des incidences sur d'autres massacres en RDC et ailleurs et indirectement sur la Françafrique puisque le pré carré africain de la France néo-colonialiste se trouve quand même dans ces parages. Il est important de connaître les responsabilités des uns et des autres si on veut agir. Avec the least but not the least, la responsabilité de l'armée française qui, elle, n'a jamais fait la lumière définitive sur son rôle exact dans cette affaire, et évidemment, à travers elle, les autorités françaises de l'époque et d'aujourd'hui, ce qui continue d'empoisonner le climat en France.

Et j'en arrive à ce auquel je voulais venir : on ne peut pas considérer l'attitude de Péan par rapport au Rwanda comme du révisionnisme et en conclure que celui qui mettrait en cause l'existence d'un génocide pourrait le faire à propos d'un autre génocide totalement avéré, dont les circonstances sont reconnues historiquement, et totalement gratuit, je parle évidemment de la Shoah.
Le lien entre deux génocides peut toutefois être vite fait, avec la composante antisémite que cela induit forcément.

Là-dessus, si on se trouve dans un grand trouble émotionnel du fait qu'on a vu, un instant plus tôt, une autorité politique, à l'Assemblée Nationale, distillant le perfide venin de l'affirmation illégitime d'antisémitisme, on peut être poussé à trouver quelqu'un beaucoup plus antisémite qu'il ne l'est et insister sur des justifications qui n'ont pas lieu d'être.

Je pense que c'est cela qui peut expliquer ce dérapage dont parle le Petit Scarabée. Je suis stupéfaite par le visage que fait DS dans l'acte précédant celui du départ de Péan à chaque fois qu'il prononce le mot « Rwanda. », comme s'il encaissait un coup. Je pense que ça a un rapport.....

Quand au terme cosmopolitisme, il est souvent employé par les historiens d'art pour expliquer la créativité de quelqu'un, il faut se réveiller un peu.....

Mais bon, j'ai dit au départ que l'incident était clos.
ma modeste contribution au débat se limitera à l'expression de ma perplexité. Devant les conditions d'organisation de l'émission, tout d'abord:
pourquoi avoir choisi la formule du face à face, qui a sans doute facilité l'incident ?Cette présentation, assez inhabituelle, était par elle même porteuse d'une dramatisation implicite que le sujet ne méritait sans doute pas. J'attendais d'@si une distanciation que la présence et la participation d'autres chroniqueurs du site aurait peut-être mieux garantie. Abonné du début,c'est en tout cas la première fois que j'ai ressenti une pareille gêne et pour tout dire une vraie déception. Perplexité aussi à la lecture de la mise au point de DS. Elle m'aurait paru plus pertinente s'il n'avait pas cherché in fine à justifier son insistance,malgré son caractère inopportun dans le contexte.
Une réflexion et un débat sur les raisons de ce dérapage contribuerait à conforter l'opinion positive que j'avais d'@si jusqu'à aujourd'hui.
Bonjour,

Profond sentiment de malaise après la lecture de cette auto-analyse, et de certains de ceux auxquels elle suffit
La joie qu'ils ont de vous voir contrit, de pouvoir vous taper dans le dos en disant "allez, pour cette fois ça passe mais ne recommence pas, hein!". Le plaisir de voir le Chef, le Maître se tromper et s'humilier, et de pouvoir amoindrir l'écart que notre surmoi avait imposé entre vous, figure du Père admiré et respecté, et moi. Je t'admire mais je souffre de ta supériorité, et rien ne me fait plus plaisir que ta chute car elle réduit cette domination étouffante.
Votre réponse est habile en cela, elle flatte ce penchant réactionnaire que l'on porte tous à des degrés divers : la soumission à une figure paternelle (le Père, le Maître, le Chef, le Patron, le Président, etc...), même à notre corps défendant, et ce plaisir à "tuer" cette figure qui nous étouffe et nous renvoie à une position d'infériorité.

Ainsi, vous éludez totalement ce qui, pour moi comme pour nombre de ceux qui ont écrit sur ce forum depuis hier, pose vraiment problème. Ce n'est pas un reproche, je crois qu'il vous faut bien davantage de temps pour voir et affronter en vous-même le coeur du problème.

Ce qui pose problème, c'est le simple fait que vous ailliez joué le jeu du soupçon d'antisémitisme à l'endroit de PP. Comprenez-vous cela? Relisez doucement SVP, parce qu'apparemment vous ne l'avez pas compris aujourd'hui.
On n'accuse pas quelqu'un d'antisémitisme, ou de pédophilie, c'est-à-dire des plus grands crimes que notre société occidentale conçoive en ce début de siècle, sans avoir des preuves tangibles. Comment sinon les accusés peuvent-ils se défendre sur "une impression"...??
Ca fait effectivement penser à vos propos initiaux envers Siné ; je ne sais pas ce qu'il en était lorsque Morin, Mermet, Enderlin, Chomsky et tous les autres ont subi la même ignoble accusation, mais je ne serai pas surpris qu'une part de vous ait du mal à se distancier de ces accusations. Tout au moins dans un premier temps.

C'est pourquoi votre phrase
comme beaucoup d'entre vous, la fréquente réduction de toute actualité à la question antisémite m'exaspère
me semble questionnante : ça ne me semble pas si clair que ça.

Cette histoire, elle parle bien de votre propre rapport à la culpabilité face à l'antisémitisme ; lorsque l'on est au clair avec soi-même, il est facile de voir comment ce sujet est honteusement utilisé afin de discréditer, salir, déshonorer.

Le simple fait de poser cette question sans distance à PP vous fait aboyer avec la meute, vous rend complice de cette nouvelle chasse-aux-sorcières.
Et c'est cela je crois qui vous a valu les foudres des @sinautes : d'une certaine façon, en tant que "représentant " sur le plateau de ce qui peut s'assimiler à une petite communauté, les @sinautes, vous nous avez trahi sur ce coup-là ; et c'est un sujet trop grave, puisque trop de critiques du "système" sont systématiquement attaqués par ce biais, cette arme lourde parfaitement pensée, puisqu'en tant que spectateurs, nombre d'entre nous n'ose à peine défendre quelqu'un accusé de la sorte, de peur d'être soi-même inclus dans la liste des antisémites. C'est la fabrication de l'auto-censure, du consentement dont parle Chomsky. C'est l'arme totalitaire des régimes démocratiques : on remplace la propagande par l'auto-censure.

Un post proposait que vous abordiez cette question de l'antisémitisme avec PP, en lui demandant non pas s'il l'était, mais en l'interrogeant sur ce qu'il ressentait face à ces accusations parfaitement dégueulasses. Votre façon de procéder hier sur le plateau lui démontrait au contraire que vous faisiez partie de ces gens qui participent à cet exercice immonde de procès en antisémitisme.
Il a eu raison de partir, il n'y a rien à répondre face à une telle calomnie. Il n'est pas possible de se disculper d'un "soupçon".
Un peu trop de compassion pour Mr Péan.
DS doit rester combattif, et ne pas se laisser déstabiliser par ce polémiste qui n'accepte la critique que lorsqu'elle n'est pas dirigée vers lui-même. Péan doit assumer ses propos. C'est à lui de réfléchir sur ses propres dérives, pas à Daniel.
Daniel, ne laissez pas Péan retourner sur vous l'indignation.
Merci,
Simplement vous dire que vous êtes quelqu'un de bien, Mr Schneidermann, votre équipe aussi, et Mr Péan également je le crois.
Bonne continuation

jch
Premier message d'abonné récent. Apparemment, je ne suis pas le seul, et la tension qui monte sur la fin de l'émission explique évidemment cela.

Je n'ai pas lu les autres commentaires. Juste vu l'émission (comme d'habitude) et lu les deux billets de DS.

Je livre sans autres analyses mon sentiment immédiat 5 minutes après la fin. Je changerai sans doute d'avis à tout lire, mais du moins est-ce ce que j'ai ressenti là tout de suite.

(1) c'est une émission excellente. on est content de s'être abonné à asi. où verrait-on cela ailleurs ? une grande clarté des questions et des réponses (cela tranche avec la semaine précédente !)

(2) dans le cours de l'émission, on a l'impression d'une connivence entre DS et PP (démentie par les billets), façon "on se connaît depuis longtemps en fait, mais on ne vous le dit pas". Et pourquoi ce dispositif de face à face en plateau ? Les chroniqueurs ont disparu ? Il y a quelque chose d'étrange qui ne sera jamais explicité. L'émission est suffisamment passionnante pour que la question passe à l'arrière-plan.

(3) sur le départ de Péan, le moment où ça coince pour moi est la relance sur Levy. Tout tient pour l'instant au simple mot "cosmopolite", ce qui n'est quand même pas la fin du monde. Le seul élément qui justifie de maintenir "la pression" est la mention Levy. Je me dit que c'est un peu léger et je suis choqué d'une accusation aussi grave sur des éléments aussi faibles. C'est une logique d'"insinuation" comme disait BK. Du coup, si je poursuis le raisonnement que je me tiens dans ma petite tête de téléspectateur, je me dit à ce moment là qu'il y a nécessairement autre chose. C'est cela insinuer. DS évoque dans ses billets un sentiment à l'issue de la lecture du livre. Et maintient du coup le doute. Mais sur quels éléments ? On aimerait en savoir plus.
Daniel, vos excuses sont acceptées pour ma part. Votre 1er billet à chaud m'avait réellement choqué (peut-être même plus que l'émission) car inutile et rajoutant de l'huile sur le feu. Après une nuit de repos et que celle-ci vous ait porté conseil, vous êtes nettement plus sincère et honnête.
Mais, car il y a toujours un mais, des mots ne suffiront pas à convaincre certains de vos "adhérents" de rester parmi vous. J'entends par cela, que vous devez continuer, à prendre en compte cette émission, qui restera douloureuse je pense. Oubliez les instants les + difficiles pour apaiser votre âme, pour ne pas se souvenir que du mal que l'on peut faire. Se rappeler cela lors du prochain dérapage et surtout l'anticiper (Pourquoi ne pas avoir inviter une tierce personne pour ce débat avec Mr Péan si vous sentiez monter la mayonnaise en vous ?)
Sachez seulement que je ne suis pas mieux que vous mais je m'acharne à comprendre mes erreurs pour ne pas les refaire.
Paix
... c'est encore un peu trop chaud pour que vous y voyiez clair.

Il n'y avait pas de réponse à apporter à vos questions très ... ce devait être de l'ordre du subconscient, mais sans le recul nécessaire, vous êtes encore un des seuls à ne pas encore voir ce qui s'est vraiment passé.

Ça sent la grosse fatigue générale. Parce qu'on se doute que vous seriez plutôt un mec honnête. Encore un peu de temps, et vous verrez encore mieux la gaffe.
Pour moi qui suis assez cynique et humour grinçant, je vous rassure, c'était presque à éclater de rire. Mais... mais, mais heureusement que vous n'avez pas fait claquer Mr Péant du palpitant sur votre table en aggloméré j'sais pas quoi mais petit budget, ça aurait été pire ! Vous voyez, vous vous en tirez bien !
Chacun d'entre nous s'est au moins une fois retrouvé dans la position du « Petit Scarabée ». On sait tous qu'il n'est pas facile de le reconnaître. Vous avez l'honnêteté de le reconnaitre, et chacun peut deviner ce qu'il vous en coûte. C'est tellement rare de nos jours. Une telle transparence mérite au minimum le respect.

Et à tous ceux qui menacent de ne pas renouveler leur abonnement, je dirais simplement qu'au contraire, une telle attitude devrait les conforter dans l'idée qu'ici, sur @SI, ils sont au bon endroit.

Pour finir, j'ose une pointe d'humour, sous forme d'une suggestion : pourquoi, tel Obama, ne pas avoir intitulé votre billet : « I screwed up » ?

PatriceNoDRM
Pas trouver le bouquin dans la librairie de mon quartier ce matin.
À propos du "Lévy" tout court de la page 276, indiqué par Apathie dans son blog, j'aurais voulu vérifier que cette tournure, assez usuelle somme toutes, ne pouvait pas être employer par Péan à l'égard d'autres personnes.

Si qqu'un a le bouquin sous la main ?


PS : dans les extraits de Marianne dont je dispose par contre, je note que l'auteur utilise ce résumé patronymique au sujet de Kouchner, de Bockel. Et... je tombe également dans l'un des extraits un "Bernard Henri Lévy"


Donc, question : en quoi le fait de désigner BHL par Lévy à un moment dans le livre pose-t-elle problème ?
Comme de nombreux contributeurs de ce forum ,je pense que vous n'avez pas eu tort d'interroger Péan.Comme vous l'écrivez également , je pense que les débats ne peuvent se réduire à la question Juif/ antisémite , pro israelien/ pro -palestinien .
en fait , je crois que le débat se trouve entre les idéalistes qui voient un monde en noir et blanc et les réalistes qui voient davantage la complexité du monde, et sont plus prudents.Le problème est que les idéalistes ont soutenu Bush qui cachait un grand cynisme derrière ses proclamations idéalistes.La diplomatie française est sans doute plus prudente que ne l'est Kouchner.Péan partage peut être le point de vue des diplomates. en fait , c'est peut être triste à dire mais les réalistes ont sans doute plus de poids réel;
Enfin un journaliste qui insiste, qui s'arrête lorsqu'il n'est pas satisfait par la réponse, qui ne se laisse pas mener par la rhétorique.

J'ai du mal à comprendre ce déferlement à votre égard quand vous vous contentez d'appuyer un reproche fait à Péan qui me paraît justifié étant donnée, comme vous l'avez rappelé, la nature des propos.

Votre question sur la ligne dont Péan ne s'écarte jamais véritablement, m'a semblé d'un grand courage journalistique, et peu l'auraient tenté !

merci daniel.
Je remets mon commentaire ici plus à sa place.

Je viens de voir l'émission, après avoir lu les premières réactions du forum, et je ne les comprends pas, je veux dire ces réactions de critique d'un ton inquisitorial de DS.

Je trouve que le travail d'interviewer de DS a été correctement fait, qu'il a été jusqu'au bout, pas à la manière d'un procureur, car ce qu'on ressentait, c'est plutôt le respect pour l'homme et une sincère envie de savoir ce qui titille Péan à tourner autour du pot de l'antisémitisme depuis si longtemps. Mais que cet angle mort, cette dimension de soi n'était pas dicible par Péan.

Alors fallait-il aller jusqu'au bout ? Péan s'attendait probablement à trouver un allié, DS l'a souvent soutenu, comme il le disait, par le passé.

Ce qui ressort de l'entretien, c'est que quiconque enquête et met en cause, peut s'attendre à être lui-même mis en cause, et il ne l'était pas abusivement, il l'était sur un climat, sur un "cosmopolite", un "Lévy", oui, cela n'est pas anodin d'utiliser ces mots-là, et DS l'a interrogé sur sa posture d'intellectuel, en fait sur son intentionnalité : derrière les fax, les faits, les preuves, il y a les énervements de Péan, les camps qu'il se choisit, pro-Védine, contre Musso, bref il est partie prenante dans le débat, pas seulement comme journaliste, mais comme acteur de l'histoire.

Par ailleurs, il n'est pas à écarter qu'une inconsciente volonté provocatrice ne soit pas absente dans l'emploi de ces mots, une envie de créer le buzz, de faire vendre, une vanité qui serait plus forte que la crainte de se faire traiter d'antisémite, et pas plus dicible devant DS.

Le retour sur soi permet d'interroger ses propres présupposés, d'où l'on écrit, comme on disait dans les années 70. Cela ne semble pas être fait par Péan.

Qu'il ait été blessé, heurté, touché, ému, nul n'en doute, mais cette posture défensive peut avoir beaucoup de causes, vexé dans son amour propre, déçu de perdre un allié. Oui il s'est passé quelque chose dans le secret de son âme, comme dit DS, quelque chose qu'on ne saura jamais.


[anthropia.blogg.org]
Que ce soit de la vraie ou fausse humilité (allez humour inside: je ne suis pas dans le secret de votre âme, polom polom polom), sans doute plutôt vraie, aimé-je à croire, je salue le geste : une autocritique ce n'est jamais ni facile, ni agréable à faire, même avec des rationalisations, justifications etc (car pour fonctionner, et notamment dans un métier public, il faut se préserver un minimum d'estime de soi.)
Après visionnage de l'émission hier soir, j'étais gênée à la fois pour Péan et pour vous DS, de ce mauvais moment, mal fichu, et fichu tout court.
Espérons que ça ne se reproduira plus, sans pour autant voir des émissions ou itw molles du genou.
Voilà, pour détendre un peu l'atmosphère de ce forum :


L'Hyper, après une interview par DS ... Voilà qui nous ferait vraiment plaisir !

[url=http://http://sarkononmerci.fr/files/imaginons-france-apres.html[/url]
Bonjour,

Des excuses, oui... Mais, je pense , comme certains, qu'il faudrait vraiment aller plus loin... Réinviter Péan, pourquoi pas? Quelles télés oseront l'inviter, si ce n'est avec la certitude de lui balancer des scuds, Kouchner ayant réussi son coup, je pense, avec l'accusation d'antisémitisme, c'est imparable, cela ne peut que pleuvoir? Quand on a, au détour des forums, sous la plumes de certains lecteurs du livre, un aperçu de son contenu, il y avait, à priori, de la matière... Vraiment dommage... Frustrant, même...
Sinon, le rapprochement avec les personnes qui ont manifesté pour la première fois, le 29 janvier, et les personnes qui interviennent sur un forum asi pour la première fois (dont je suis), sonne étrangement, avec quelque chose d'allusif, un je ne sais quoi... Comme si un symptôme était pointé... A développer.
J'aime bien l'idée d'un reportage sur la réunion de rédaction durant laquelle l'émission est préparée, évoquée par un asinaute..
Au moins maintenant, on est sur que l'emission est sans durée fixe...

Allez, errare humanum est. Vous connaissez la suite.
Que j'aimerai une telle condamnation de ces journaleux qui nous ont servi une pseudo ITW-entretien le 6 février avec le petit Nicolas. Ce jour là, pas de risque de dérapage, pas de questions qui dérangent, fallait pas le fâcher notre petit président en abordant les points noirs (les grèves en Guadeloupe et qui ont gagné la Martinique par exemple...)
Pour certains voire beaucoup DS a dérapé en insistant trop sur "cette question qui le taraude" mais en même temps c'était une accusation qui montait des opposants à Péan toujours prompts à croire qu'ils peuvent décerner les bons et mauvais points comme on l'a vu dans l'affaire Siné, nos braves défenseurs de la morale et de l'éthique vues par leur propres yeux...
Que DS ait fait preuve d'un acharnement qui n'avait plus rien à voir avec le journalisme, c'est une erreur qu'il reconnaît et dont il s'excuse, mais personne n'est parfait et je pense chacun d'entre nous avance et grandit à partir de ses erreurs à partir du moment où il se remet en question. Et nos petits journaleux du 6 février feraient bien d'en faire autant, mais je crois qu'il n'ont même pas vus qu'ils c'étaient transformé en poupées "barbies"...
Que Péan ait choisi d'arrêter l'émission, c'est son droit bien évidemment, même si cela ne me satisfait pas non plus.
En tout cas, je resterai fidèle à @si qui reste pour moi un site où la qualité des articles et le débat d'idées (si rare sous cette présidence à pensée unique) sont toujours présents.
C'est malgré tout auto-critique salutaire, Daniel... La question à se poser, c'est pourquoi cette perte de contrôle général lorsque le mot "antisémite" est lâché comme accusation ? Pourquoi cette panique commune, aussi bien la vôtre, que celle de Péan ? Parce que l'un et l'autre savez parfaitement que ce n'est pas une accusation comme une autre. Qu'elle est même pire que l'accusation de racisme. En France, vous pouvez "chercher les blancs parmi les noirs", ça n'entamera en rien votre carrière et votre réputation. Quand serait-il d'un homme politique qui avouerait, d'un air badin, "compter les juifs" ? La suspicion d'antisémitisme, elle, vous remet en cause comme aucune autre. C'est ça qui provoque votre attitude et celle de Péan. Vous savez que vous mettez en cause sa réputation, par ces sous-entendus et ces allusions. Lui le sait aussi. Son départ est donc inévitable. J'espère que cette incident permettra de réfléchir enfin, comme le fait Philippe Cohen sur Marianne2.fr, sur les dangers d'instrumentaliser l'antisémitisme, que soit pour se protéger ou pour interdire certains débats. L'accusation d'antisémitisme comme moyen d'intimidation, voilà tout un débat qui, hélas, n'a pas encore été vraiment fait.
Merci Monsieur Scheidermann pour cette auto-critique.

Vous ne comprenez pas pourquoi vous avez autant insister .... Peut-être devez-vous introspecter le fond de votre âme, même si l'exercice est difficile.

De mon humble point de vue je me demande si le titre de l'émission ne devrait pas être différent ?

Je pense également à une excuse plus personnelle à Monsieur Péan. M'est avis qu'il n'a pas de sitôt envie de repasser par ici .... c'est dommage cette affaire ne fait que commencer.

Daniel, nous vous mettons la pression, vous vous mettez la pression pour ce site. Il serait bon peut-être que vous partiez un week-end au soleil, afin d'y prendre du recul et un peu de repos.

Cela dit, vous conservez tout mon soutien, petit scarabée.
Merci pour ce post Daniel
Citation de Bertrand Vibert :

4° Je ne crois pas du tout PP antisémite. Il est navré par l'emploi d'un mot litigieux (le seul dans le livre, semble-t-il), lourdement connoté il est vrai, ce qu'il reconnaît bien volontiers. Il le retire donc.

Un seul mot, et totalement sorti de son contexte d'ailleurs... Et d'autre part, "litigieux" seulement dans l'esprit de certains (voir sur les précédents forums).

Mais à supposer même que l'inconscient ait soufflé ce mot malheureux à PP, nul ne peut à mon sens être tenu pour pénalement ni moralement responsable de la part de soi sur laquelle nul n'a prise. Je veux dire que l'antisémitisme et le racisme sont des parts d'ombre de l'être humain parmi beaucoup d'autres guère plus avouables (chacun plus ou moins les siennes),

Désolée, ce que vous dites pourrait s'appliquer à des êtres humains peut-être, mais en tous cas, pas à des gens civilisés et cultivés, ce qu'est Pierre Péan, à priori, et la plupart des asinautes aussi, enfin, je l'espère !

Je pense très sincèrement que DS aurait très bien pu s'abstenir de poser cette question, et bien évidemment, surtout de cette manière.

Pourquoi ?

Parce que tous les journaleux de bas étage n'ont posé que cette question justement, et que nous autres abonnés d'ASI, exigeants, certes, nous nous attendions à mieux de la part de Daniel.

Parce que les vrais antisémites sont ailleurs, et que Daniel le sait parfaitement.

Ainsi, nous n'avons pas beaucoup entendu les BHL et autres Kouchner critiquer les dernières bourdes du pape, entre la canonisation du très suspect Pie XII, et la réintégration "au sein de l'église" des évêques intégristes et négationnistes. Pas politiquement correct, sans doute. Quand on est aussi près du pouvoir, il ne faut pas faire de vagues, et surtout ne mécontenter personne. D'autant qu'on connaît les positions de l'Hyper à ce sujet.

Le Pen et sa clique doivent boire du petit lait !

Il y avait beaucoup d'autres questions à poser, car oui, c'est dommage que Kouchner ait été totalement oublié dans cette histoire, lui qui, tout le monde s'en doute, vit très bien, avec son salaire de ministre, et tous les petits et grands "à-côtés"...

Lui qui a dit amen, avec sa copine Rama Yade, quand notre pays a reçu Poutine, Khadafi, et j'en passe... Rien sur Guantanamo non plus, les amerloques, c'est sacré. Rien sur Gaza non plus, Israël a tous les droits, vous comprenez, il se défend contre le Hamas, et puis vous savez, il y a eu la Shoah, alors ... On envoie même un bateau français renforcer le blocus...

Les "néos cons" ont encore de beaux jours devant eux. Les vrais antisémites aussi, malheureusement.
@ dans le texte : Encore faut-il le faire habilement, et professionnellement

Parce que vous l'avez fait professionnellement ? vous plaisantez j'espère .Vous l'avez fait en effet habilement .C'était plié au départ .Vous saviez que vous alliez l'emmener sur le terrain de l'antisémitisme .Vous l'avez d'abord choyé , pour l'endormir , pour l'hypnotiser .Lorsque Pierre Péan s'est senti en phase, vous l'avez attaqué au moment où il ne s'y est pas attendu Dans le genre élégant, vous aurez la médaille .J'ai eu honte pour vous , très honte même et vos explications ne sont pas convaincantes . Je me suis couché avec un goût amer dans la bouche .Encore une idole qui tombe de son socle .Ma déception et ma colère sont à l'image de l'estime que je vous portais .Dans quelques jours je ne serais plus abonné puisque mon abonnement était à renouveler à la mi-février . Je vous quitte .Vous avez de la chance que la plupart des abonnements ont été reconduits en début d'année ..Kouchner peut vous remercier .Vous avez été parfait .
Bonjour.

Vous avez d’autant moins d’excuses que dans votre émission précédente sur :

« La téléréalité recourt à la manipulation mentale », Mr B. nous a expliqué qu’un de ses usages (de la manip) est de relancer avec des « c'est-à-dire » et à la fin « le candidat ne sait même plus ce qu’il a dit ».

L’émission plus votre mise au point restitue une dimension humaine et humble.
"2'35: mon deuxième "pourquoi" est inutilement appuyé. Le premier suffisait."

ca c'est du lourd...calculer le degre de pression approprie pour le 2e "pourquoi" c'est le b-a-ba du journalisme

"3'26: "on fait attention. On est écrivain, donc on fait attention aux mots qu'on choisit": le ton est inutilement donneur de leçons."

non je ne trouve pas, cette remarque exprime le fond de votre critique

"5'18: "On finit pas par faire gaffe, quand même ?" C'est là que je dérape. Ou plus exactement, je fais du surplace. Ne pas répéter deux fois la même question. Si on la repose, la reposer autrement. Si un obstacle se présente, ne pas taper dedans. Contourner. Ruser."

biensur qu'il faut repeter la meme question quand on a pas eu de reponse....c'est la critique qu'on fait souvent aux journalistes francais par rapport aux anglo-saxons: ne pas assez insister pour obtenir une reponse, quitte a bousculer la personne a qui s'adresse la question.

"5'51: "...que vous appelez Lévy". Deuxième faute. Il a parfaitement le droit de l'appeler Lévy. J'aurais du dire: "que certains, comme Aphatie sur son blog, vous reprochent d'appeler Lévy", pour le placer en position de répondre à Aphatie, et pas à moi. Mais je suis stressé par la tension croissante de l'entretien."

si c'est la question que vous voulez poser pourquoi le faire par l'intermediaire d'Apathie, vous assumez et vous posez votre question tout seul comme un grand.

"8'40: "Je suis pas dans le secret de votre âme": après qu'il m'a concédé qu'il enlèverait le mot cosmopolite s'il devait réécrire le livre. La faute majeure. J'aurais dû arrêter là, et passer au chapitre suivant. Mais non. Impossible. Je reste comme arrêté. Pas sur une image, mais sur un silence."

la je suis d'accord: auto-critique justifiee.



Daniel il faudrait faire attention a ne pas tomber dans l'auto-critique et le reniement systematique des qu'une vague d'indignation des asinautes se profile a l'horizon. J'imagine que la pression doit etre grande mais quand meme....
"Comment en est-on là alors que, comme beaucoup d'entre vous, la fréquente réduction de toute actualité à la question antisémite m'exaspère ?"

Merci Daniel. Merci aussi pour cette mise au point pleine d'humour.
Je me souviens d'une émission d'Arrêt sur Images version France 5 qui abordait ce sujet.
L'accusation d'antisémitisme comme bouclier.
Je n'ai pas le lien vers la vidéo.

Vous avez voulu savoir pourquoi Pierre Péan alimentait une certaine "provocation" à vos yeux.
Nous ne saurons pas. Et je m'en fous en fait.

Peut-être apprendrons-nous plus sur Kouchner un jour.
Ça, je m'en fous beaucoup moins…
Et voila DS avec une laisse...

manque plus qu'à demander à Justine ou à Dan de la tenir, et de ne plus laisser DS seul en face à face avec un invité.
Etonnant auto-décryptage.

Je trouve bizarre de faire un parallèle entre un amérissage en catastrophe et une interview qui se termine brutalement. Mais bon...

Je pense que le principal souci de l'entretien repose sur le fait qu'il y ait uniquement 2 intervenants. Daniel a tendance à pousser le bouchon loin lors de ses questionnements (face à n'importe quel interlocuteur) et il finit toujours par avoir un David Abiker, un Alain Korkos, une Justine Brabant, un Sébastien Bohler (la liste que je dresse n'est pas exhaustive) pour intervenir et réorienter l'émission sur d'autres voies.

Je suis intimement persuadé que ça aurait été le cas avec Pierre Péan si Daniel n'avait pas été seul pour cet entretien.

Et une question me brule les lêvres ? pourquoi, justement, avoir fait ce choix d'un face-à-face ?
Comment s'est préparée l'émission ?
Il est, à mon sens, plus instructif de faire un sujet sur la préparation de l'émission plutot que de continuer à produidre remarques, avis et opinions sur cet événement.

Au-delà de ma proposition de lever le voile sur la préparation de cette émission, il serait intéressant d'avoir un rendu vidéo (pas forcément intégral parce qu' on ne se comporte jamais de la même manière quand on sous ou au dehors du regard d'une caméa) des préparations des futures émissions.
Pour ma part, je trouverai particulièrement instructif de savoir comment se passe une conférence de rédaction. Mais je m'arrête là parce je suis un peu hors-sujet avec l'édito de Daniel.

Pour en revenir au coeur du sujet, je suis toujours favorable à solliciter Pierre Péan afin qu'il revienne sur le plateau, dans les conditions qu'il souhaite, pour ne pas rester sur un constat trouble. Souhaitable pour l'ensemble de l'équipe d'A@i; pour Pierre Péan, et les vidéonautes.

Mais ce n'est que mon humble avis.
Bon. Se remettre sur les rails, maintenant.

Globalement, vos lignes me conviennent. Il y a bien de petits détails sur lesquels je ne suis pas d'accord, mais il y en a toujours eu, et c'est bien normal : vous n'êtes pas la voix des abonnés, ni le prolongement journalistique de leur main. Vous êtes Daniel, un vrai être humain, faillible et tout, mais moi aussi, nous tous, et c'est tant mieux.

Après les mots, les actes : je suis impatient, pour tout dire. Ces dérapages, au fond, sont passionnants. On sort enfin du mythe ASI, de la posture de recul parfaite, qui a toujours raison quand les autres ont tort. Le site n'en est qu'à ses débuts, Dan ou Justine sont jeunes, et même le grand patron a encore des choses à apprendre. Comme nous, et c'est pour cela qu'on vous lit.

Merci de tenir votre cap sans vous laisser enfermer dans une routine ennemie de la vigilance. On vous y aidera, on continuera, nous aussi.
Daniel Schneidermann , acceptez un sourire de mona .
Vous avez repris votre place dans mon coeur de spectatrice .

J'aime bien le billet de poisson : cet homme , Pierre Péan , qui a choisi l'écrit , parlait avec son corps .
Ecouter et regarder , entendre et voir . Difficile exercice .
Et moi je trouve que que Daniel a fait son boulot... Pierre Pean a fait preuve (pour un journaliste de son envergure) d'une incroyable maladresse dans le texte.
Par ailleurs, il n'y a eu aucune violence dans la conduite de l'itw (tout au plus quelques maladresses je le concede). Pean lui même sait se livrer à de violents reqisitoires...
Je crois qu'hier Pean était usé, il avait du mal à "verbaliser", son discours était laborieux..J'ai le sentiment qu'il a eu du mal à "mettre en mots" sa défense.
Et dans un conflit, lorsqu'on n'arrive pas à verbaliser sa pensée, il y a 2 alternatives: la violence physique ou l'esquive...