218
Commentaires

"Il faudrait un Prescrire pour le grand public !"

30 000 abonnés, pas un sou de publicité, une totale indépendance rédactionnelle: ce media atypique, c’est... la revue médicale Prescrire, le premier journal à avoir "prescrit" le retrait du Mediator, dès 2005.

Derniers commentaires

Un Régal
Une émission intéressante avec des intervenants de qualité qui réussissent à garder leur calme même quand ils sont en difficulté (sérieux j'ai rêvé ou le médecin tf1 termine l'émission bien plus rouge qu'il ne la commence?)...bon vu le contexte médiatique par rapport aux laboratoires, on a surement une tendance naturelle à essayer de blâmer tout ceux qui ont travaillé avec eux, donc merci d'avoir un peu satisfait notre frustration.
Et de la frustration, de l'impatience tout du moins, on en ressent aussi quand les questions s'éternisent, et que tout le monde se répète au point qu'on ne discerne plus la subtilité de la réponse (il y a toujours des langues de bois), ni de la question, et là c'est plus embêtant, parce qu'on a très nettement l'impression de tourner en rond. Enfin, on accélère du coup, mais c'est dommage.
Quel plaisir d'entendre un homme compétent nous parler d'un problème majeur de notre société , la santé. Il s'exprime calmement, et on lui laisse le temps de le faire ! Youpie !

Le cardiologue a mis en garde contre les arrêts de médicament sans avis médical. Pourquoi ? Parce que dans certains cas on ne doit pas s'arrêter brutalement, et probablement plus souvent en cardiologie. Mais ce qui m'a paru étrange, c'est de renvoyer au médecin prescripteur qui dans un cas sur deux (pour les généralistes) n'est pas un abonné de Prescrire.

Pourquoi les français sont-ils les plus gros consommateurs de médicaments ? deux fois plus que dans d'autres pays européens. (si on chiffre est inexact, corrigez moi, mais la différence est énorme). La majorité des médecins victimes d'une information partiale, prescrivent trop, mal. Ce qui produit de effets indésirables, qu'il faut soigner avec d'autres médicaments... et les milliards de la sécu tombent dans l'escarcelle des labos.
Juste pour dire que j'ai bien apprécié la blague de la chanteuse nullissime. Très drôle !
Mais pour la semaine prochaine il faudrait trouver un autre gag.
Quitte à faire nul, autant faire varié.
Après les "trente glorieuses" (notre enfance), les "trente piteuses" (notre âge adulte, avec le chômage, la corruption et la crise sans cesse plus grave - et pour cause), nous entrons en fanfare dans les "trente peureuses", et @si est le porte parole de cette glorieuse époque...

- De quoi vais-je mourir, Docteur ?

- Faites que je ne meure jamais (ou alors dans très, très longtemps !)

Puis-je suggérer à @si un sujet toujours très suivi : les ours en peluche "Made In China" dont les yeux, mal cousus (inévitablement), risquent d'être ingérés par nos délicieux bambins qui du coup pourraient mourir dans d'horribles suffocations ?

Invités : Un représentant des producteurs chinois (payés avec un lance-pierres), un représentant de l'état français (pas choqué d'autoriser l'importation de produits qui ruinent l'emploi chez nous et tuent nos précieux rejetons), un représentant de TF1 qui ne manque pas, chaque année, de nous alerter sur les risque encourus en achetant chinois (beurk !)

Nous nous foutons totalement du Médiator (sauf des liens entre les gouvernements successifs et le laboratoire de ce brave homme. Accessoirement le traitement - ou plutôt le non traitement - de ces opérations par les médias pourraient nous intéresser)

Vite, l'émission sur les yeux des ours chinois...
Bonne émission ! La chanson de fin est nullissime et n'a strictement rien à faire là !
Très bonne émission, de haute volée. Il est vrai qu'il y a un petit air de ressemblance entre DS et M. Toussaint.
super emission.
Qu'entendez vous par "conflits d'interet"? il est tout a fait possible de participer a des etudes cliniques sans percevoir d'argent personellement. C'est en tous cas mon experience depuis 20 ans.
Par ailleurs, s'il vous plait, plus de chansonnette a la fin, c'est nul!
Merci pour cette émission.
Je ne pensais pas qu'il y avait autant de naïveté au sujet du marché des soins, car hélas il s'agit d'un marché très mal ou si mal régulé.
Mais prenez garde à ne pas caricaturer les médecins. Ce sont d'abord les profs de la fac de médecine (de Tours) qui m'ont donné envie de lire Prescrire et de garder l'esprit critique vis-à-vis de l'"art" médical. et oui!
Bonne continuation, aussi bien à arrêt sur image qu'à Prescrire, des équipes qui semblent avoir de nombreux points communs.
Bien à vous
Angela
Il faut tenir compte de ce que je considère comme une qualité de la revue, ils ne font jamais dans la dramatisation et dans la surenchère. Leurs abonnés le savent. Quand Prescrire dit "Avis réservé" ou "On peut se demander", ils sont immédiatement pris au sérieux par ceux qui les connaissent. Ce qu'on peut regretter, c'est l'énorme SILENCE de tous ceux qui auraient dû relayer leurs informations. Journalistes, autorités de santé, et tutti quanti. Ce n'était pas à Prescrire de gueuler, c'était à tous les relais vers le public à avoir l'oreille plus fine. Je regretterais que sa nouvelle notoriété médiatique fasse changer Prescrire dans une direction plus "grand spectacle".

Je n'aimerais pas non plus que les médias, après l'avoir snobé, en fassent désormais leur vedette et leur fournisseur de titres ronflants (ça a déjà commencé).
A la suite de mon commentaire ci-dessus sur la fièvre de l'enfant, je voudrais apporter un nouvel élément qui m'est parvenu hier :

Dans une lettre adressée hier par le docteur François Corrard(1) au Professeur Jean Christophe Mercier, chef du service des urgences de l'hôpital Robert Debré-Paris, suite au reportage TV "Des enfants aux urgences" (qu'il est possible de visionner sur le site de France 5), celui-ci critique la manière dont est traité le cas de la fièvre chez l'enfant, en particulier en ce qui concerne "les convulsions".

Il critique en particulier la recommandation de prescrire systématiquement du Doliprane pour éviter les convulsions, ce qui selon lui, et la littérature scientifique(2), est en contradiction avec les recommandations de l'Afssaps. En effet, Il est maintenant assuré que les convulsions (2 à 5 % des enfants) ne sont pas corrélées à l’importance de la température, ni à ses évolutions, et que l’utilisation des antipyrétiques n’est pas préventive.

"Ce discours de médicalisation immédiate et systématique de la fièvre est en contradiction avec les recommandations Afssaps de 2005.
Elles mentionnent : « La fièvre est sans gravité par elle-même. Il n'y a pas lieu de la craindre spécifiquement. La recherche de l'apyrexie ne constitue pas un objectif en soi »
Le discours du médecin, plaqué sur les images de l'enfant qui convulse est un des temps émotionnellement forts du reportage. Il est regrettable qu'il s'oppose ainsi aux efforts incessants, patiemment renouvelés des pédiatres pour la diffusion de ces nouvelles considérations de la fièvre".

Ainsi, une idée fausse (démontrée scientifiquement) est relayée avec complaisance par les médias, et aide Sanofi-Aventis à réaliser 5 % de ses ventes avec le Doliprane (réalisées à plus de 90 % en France). La petite boîte jaune et bleue accapare la première place au classement des médicaments les plus prescrits en unités, et maintient son empire face à ses 17 génériques.

La raison ? Le Doliprane n'est tout simplement pas inscrit au répertoire des génériques. Les pharmaciens n'ont donc pas le droit de proposer un paracétamol générique lorsque « Doliprane » est écrit sur l'ordonnance. Pour parer à toute velléité de changement réglementaire, le laboratoire brandit une menace sensible : les emplois. Si les génériques gagnent du terrain et si les prix baissent encore, l'usine de Lisieux (175 salariés) ne pourrait certainement pas tenir. (L'Usine Nouvelle, octobre 2009)

Il est difficile pour des patients de ne pas croire leur médecin. Mais les médecins ne sont pas infaillibles, et il est courant qu'ils soient en désaccord entre eux.

Je répète à l'attention des parents qui croient bien faire en administrant systématiquement des médicaments à leurs petits enfants : Laisser l'organisme d'un enfant jouer son rôle en produisant des anticorps (la fièvre a cette utilité) est un service à lui rendre. Les maladies de la vie courante sont non seulement le plus souvent bénignes mais aussi bénéfiques puisqu’elles permettent la constitution d’un système immunitaire robuste : à chaque fois qu’un enfant tombe malade, son organisme apprend à se défendre, notamment en fabriquant les anticorps correspondants qu’il gardera ensuite à disposition durant toute sa vie.
Bien entendu, il faut impérativement consulter un médecin si la fièvre est très élevée, ne s'atténue pas au bout de 48 h, ou si le comportement de l'enfant change, qu'il est très abattu, moins réactif, si l’aspect de sa peau a changé (pâle ou rouge ou avec des petits boutons…), et en cas de doute. (plus d'informations sur ce site)

Certains médecins prescrivent un bain glacé pour faire tomber la fièvre : c'est aussi une idée fausse et potentiellement dangereuse ! Le choc thermique induit une réaction naturelle de l'organisme qui a pour effet d'augmenter encore la température, et peut provoquer un phénomène d'hydrocution. Eventuellement un bain tiède rapide et sans séchage (c'est l'évaporation qui fait baisser la température) peut être une solution de confort.

(1) Pédiatre, expert lors de la rédaction des recommandations de l'Afssaps sur la fièvre. Expert de séminaires de formation AFPA sur la fièvre, avec le Professeur Antoine Bourrillon.

(2) - Schnaiderman D, Lahat E, Sheefer T, Aladjem M. Antipyretic effectiveness of acetaminophen in febrile seizures: ongoing prophylaxis versus sporadic usage. Eur J Pediatr. 1993 Sep;152(9):747-9.
- Van Esch A, Van Steensel-Moll HA, Steyerberg EW, Offringa M, Habbema JD, Derksen-Lubsen G. Antipyretic efficacy of ibuprofen and acetaminophen in children with febrile seizures. Arch Pediatr Adolesc Med. 1995 Jun;149(6):632-7.
- Uhari M, Rantala H, Vainionpää L, Kurttila R. Effect of acetaminophen and of low intermittent doses of diazepam on prevention of recurrences of febrile seizures. J Pediatr. 1995 Jun;126(6):991-5.
- van Stuijvenberg M, Derksen-Lubsen G, Steyerberg EW, Habbema JD, Moll HA. Randomized, controlled trial of ibuprofen syrup administered during febrile illnesses to prevent febrile seizure recurrences. Pediatrics. 1998 Nov;102(5):E51.
- Strengell T, Uhari M, Tarkka R, Uusimaa J, Alen R, Lautala P, Rantala H Antipyretic agents for preventing recurrences of febrile seizures: randomized controlled trial. Arch Pediatr Adolesc Med. 2009 Sep;163(9):799-804.
Merci pour cette émission.
Une question que je me posais et à laquelle, sauf inattention coupable de ma part, je n'ai pas eu de réponse : quel liens a la revue prescrire avec les centres anti-poison, ou les centres de pharmacovigilance ? Est ce qu'ils travaillent uniquement sur documents, sur publications, etc..., ou ont-ils accès aux données collectées par ces centres ? Dommage qu'il n'y ait pas eu un représentant des centres de pharmacovigilance dans les invités, eux sont en première ligne pour expliquer comment marche le système de collecte des effets indésirables inattendus, comment ils sont imputés et traités, comment est prise la décision de retirer un médicament (et donc pourquoi le médiator n'a pas été retiré plus tôt...).
Très bonne émission.
Mais la chanson... hum hum...
Je vois pas l'intérêt d'intégrer des séquences comme ça.
@si se suffit à elle même, pourquoi chercher plus loin ?
Tant qu'il y a un bon sujet et de bons intervenants, ça marche.
Je dois l'avouer, j'ai pas pu aller jusqu'au bout de la chanson, trop de clichés, des amalgames grossiers... c'est balourd !
Ne regardant que très très rarement TF1, je ne connaissais pas Alain Ducardonnet, cardiologue, consultant pour TF1.
Je dois avouer que les dernières minutes de votre émission l'ont rendu "attendrissant".
Sa naïveté semblait sincère sur son activité télévisuelle versus ses conflits d'intérêts. Il sera intéressant de suivre sa prochaine apparition dans le poste !!
Deux petites remarques sur cette émission intéressante mais malheureusement trop superficielle, tant il y a à dire sur cette relation curieuse dans le triangle industrie,pouvoirs publiques et médecins prescripteurs.
Pourquoi nous dit Daniel ,"Prescrire" n'alerte pas en plus gros titres....Faisons le parallèle avec ASI : Pourquoi ASI n'alerte pas plus la population des magouilles de notre 5° république... ASI , tout comme "Prescrire" fait son boulot avec l'argent qu'on lui donne.. (pour prescrire,je donne plus de 300 euros par an!) Est ce la faute du magazine si les grands médias ne font pas leur boulot en reprenant des infos pour les pros?
(j'ai bien entendu que TF1 est abonné) Au moins une info par mois pourrait faire l'objet d' article grand média.
Pour ce qui est des conflits d'intérêt, en tant qu'expert ou animateur dans des séminaires de formation pour médecin généraliste nous sommes en devoir de les signaler ,même dans des réunions n'abordant pas les prescriptions médicamenteuses. (me semble t il )

pour finir, comme le disait le canard enchainé dans un dossier " la santé à tous prix" de mars 87:

TANT QU'Y A D'LA VIE, Y A DES POIRES

les poires étant bien sur les patients en premier ,puis éventuellement les médecins manipulés et enfin le contribuable finançant l'état mécène de l'industrie pharmaceutique
Pour ceux qui ne redoute pas d'entrer dans le détail je tiens à citer cet article de "egora.fr" qui pourrait donner du grain a moudre :


L’analyse que vient de rendre public le Pr Acar, spécialiste des valvulopathies, aujourd’hui à la retraite (ancien chef de service de cardiologie à l’hôpital Tenon, Paris, et fondateur avec le Pr JP Maurat du groupe de travail Valvulopathies de la Société Française de Cardiologie) sur les liens entre benfluorex, valvulopathies et décès, jette un pavé dans la mare. En effet, tout en confirmant le lien existant entre ce médicament et l’apparition de lésions valvulaires parfois sévères, à rapprocher de celles induites par l’isoméride, le Pr Acar souligne plusieurs « points en discussion » et émet plusieurs réserves sur la méthodologie des deux grandes enquêtes statistiques réalisées par la Cnam. Il aboutit ainsi à une remise en question complète des chiffres de mortalité publiés par l’Afsaps le 15 novembre dernier, qui faisaient état de 64 décès dans Cnam2, soit, après extrapolation, une estimation de 465 décès.

Selon les propos du spécialiste, rapportés à nos confrères de l’APM le 18 janvier dernier, c’est « par curiosité » qu’il s’est penché sur les études concernant le benfluorex, affirmant n’avoir « jamais été en contact avec le laboratoire Servier, ni du temps où [il] exerçait [son] activité, ni après ».

« La principale réserve tient au mode de sélection des insuffisances valvulaires ».En effet, la méthodologie choisie est basée sur le Pmsi. Ces critèresapparaissent insuffisants aux yeux du Pr Acar car reposant seulement sur l’utilisation de 2 codes : non rhumatismal ou rhumatismal. Les étiologies ne sont pas plus précisées. « Il est très regrettable que manquent totalement des informations fondamentales :les données des échographies ; les comptes-rendus opératoires ; les examens anatomo-pathologiques des valvesexcisées » note le cardiologue.

La deuxième réserve concerne l’analyse au cas par cas de situations de décès. Et là encore, le Pr Acar affirme que « les informations disponibles sont très insuffisantes ». Au total, aucun cas ne pourrait être relié au benfluorex de façon certaine. Sur les 64 décès, il constate que 7 observations manquent de tout diagnostic cardiologique, et que sur les 57 cas restants, le benfluorex « n’est pas vraiment en cause », dans 11 cas ; et qu’il « pourrait être en cause au même titre qu’une autre étiologie » dans les 46 autres. « On ne peut évidemment éliminer des causes associées dont le benfluorex mais cela reste une hypothèse » ajoute le spécialiste.

Il souligne, par ailleurs, l’âge des personnes décédées (69 ans), supérieur à la moyenne des âges des patients sous Médiator (52,8 ans), de même de même que le nombre très élevé des patients en ALD dans cette étude, suggérant un nombre important de comorbidités.

Jean Acar conclut que « ces enquêtes ne permettent pas une estimation fiable de la fréquence des valvulopathies sévères liées au benfluorex. De ce fait, toute extrapolation sur ces bases à l’ensemble des patients exposés au benfluorex nous paraît arbitraire ». Il propose de réaliser de nouvelles études en prenant comme base d’études les seuls cas opérés d’insuffisance valvulaire sévères sans étiologie reconnue, avec un groupe contrôle exempt de tout traitement par benfluorex.

En savoir plus

Le rapport est disponible dans son intégralité sur www.cardiologie-francophone.com
sécurité social, laboratoires, médecins, hôpitaux, pharmaciens, actionnaires, médias, fabricants d'emballages, politiques, publicitaires,... à qui profite le crime ? (je pèse mes mots)
" La France est un pays où la surconsommation médicamenteuse est flagrante et injustifiée : nous consommons 19 fois plus de vasodilatateurs qu’au Royaume-Uni ; 3 fois plus de psychotropes qu’en Allemagne ou au Royaume-Uni. »
je me demande, ce type de traitement n'est délivré que sous prescription médicale ? http://fr.wikipedia.org/wiki/Iatrog%C3%A8ne
"La grippe A a causé en 6 mois près de 3‘500 décès dans le monde entier, et l’on met des milliards pour la prévention et les traitements. Les maladies iatrogènes ont causé la mort d’environ 10‘000 personnes en France en 6 mois, soit - rapporté au monde entier - près de 300 fois plus. Combien pour leur prévention?"http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2009/09/30/grippe-a-3%E2%80%98500-deces-maladies-iatrogenes-300-fois-plus.html
sinon une petite enquête fait par "que choisir" http://www.quechoisir.org/sante-bien-etre/maladie-medecine/medicament/communique-les-antibiotiques-c-est-toujours-trop-automatique
Il me semble que vos émissions se calent maintenant trop sur l'actualité immédiate et sur la politique. L'émission sur France 5 abordait d'autres sujets plus larges et donc moins "anecdotiques" : le documentaire, la télé-réalité, les programmes courts, le traitement d'un sujet vu sur une longue période. Ce que j'aimais dans cette émission c'est le recul, l'analyse.

Aujourd’hui vos émissions réagissent trop vite à mon sens aux polémiques médiatiques d'une semaine et montrent une orientation politique trop marquée. J'aimerais moi aussi sortir au plus vite du Sarkozistan mais une manière d'y arriver est de ne pas parler tout le temps de notre bien-aimé monarque.

Pourquoi ne pas faire des analyses plus larges sur l'état de la télévision et des médias. Les polémiques pseudopolitiques sont déjà présentes partout: Marianne, Libération, ...Les mêmes politiques sont invités matin et soir dans toutes les émissions radio et télé. J'en ai déjà marre de la présidentielle 2012 qui arrive dans un an et demi.

Pourquoi des émissions comme ce soir ou jamais ne font que des sujets liés à l'actualité immédiate, pourquoi voit-on des politiques dans les émissions de divertissement type Ruquier-Druquer ? Il me semble que les politiques n'ont jamais été aussi présents pour dire aussi peu de choses. Merci de ne pas rajouter à ce brouhaha et de trouver de temps en temps des sujets plus larges et diversifiés.
A gauche : l'affaire du sang contaminé
A droite : LE médiator
A gauche : le frégates de Taiwan
A droite : Les sous marins pakistanais
A gauche : les écoutes
A droite : les écoutes
etc.
Bien que j'ai l'intime conviction que la droite se traîne plus de casseroles au cul que la gauche, je commence à en avoir marre de ces politiques. Il est temps qu'il y ait un bon coup de balais dans tout ça. NON?
Bonjour,
Merci à l'équipe d'ASI de s'être enfin penchée sur cette question à savoir du lobbying tous azimuts (en direction tant du grand public que des professionnels de la santé via toutes sortes de médias/support) de l'industrie pharmaceutique.
J'espère qu'avec ces "révélations", vous allez en saisir l'importance (et la gravité puisqu'il y a jusqu'à possibilité de mort d'homme) et décider de créer une petite équipe chargée de débusquer au fil des jours leur présence derrière la totalité des pseudo-informations et pseudo-reportages sur la santé au sens large: du vaccin antigrippe au pseudo-traitement de la maladie d'Alzheimer) dans tous les médias. Et n'hésitez pas à lever le lièvre du conflit d'intérêts chez tous les médecins-correspondants des rédactions....
En ce qui concerne votre émission, la prestation du Confrère de Prescrire était sans faille et d'une rare clarté; je n'en dirais pas autant de celui de TF1.....et pour cause....
Un petit conseil à chacun: lire le livre traduit de l'allemand: "les inventeurs de maladies" dont je ne sais plus le nom de l'auteur; édifiant aussi; aller aussi sur le site le Martin Winckler -orthographe à vérifier et auteur de La maladie de Sachs- (qui fut, en son temps -il y a quelques années-, viré de France Inter sans doute pour ses propos libres sur les médicaments)
Ce que j'ai compris de cette émission, bien expliqué ou entre les lignes ou contre les lignes :

- qu'on peut arrêter un médicament, s'il est dangereux, même si la maladie qu'on a est grave, de préférence en allant voir son médecin pour se faire prescrire quelque chose d'autre.

- que le lobbying, ce n'est pas le financement de la recherche et/ou des formations continues, pas tout à fait d'accord avec Anne-So, le lobbying, c'est l'industrie de l'influence. Alors que dans le cas qui nous occupe, l'Etat français a tout abandonné aux mains des laboratoires pharmaceutiques : le choix des thèmes d'études, leur conduite, l'analyse de leurs résultats, la formation des étudiants et la formation/information des médecins, la participation aux agences d'évaluation et de mise sur le marché, tout ça encore soutenu par des campagnes de marketing direct (visiteurs médicaux) et indirect (le lobbying dans les instances politiques, de santé et médiatiques).

- que la fonction de Prescrire n'est pas une fonction d'alerte, mais une fonction d'information des médecins. Petit doute toutefois non levé par l'émission, est-ce qu'une analyse montrant les risques d'un médicament peut être démentie dans le temps ? (Ce qu'induisait le médecin médiatique de TF1). Dans ce cas, une rubrique Alerte dans Prescrire serait la bienvenue.

Et pour finir, je me demande si un des critères important ne serait pas de vérifier auprès de son médecin référent qu'il est bien abonné à Prescrire et qu'il refuse la visite des visiteurs médicaux. Je vais m'empresser d'appliquer cette règle à mon toubib.

http://anthropia.blogg.org
J'ai eu beau regardé l'émission un dimanche, la chanson à la fin ce n'est pas possible, ça décrébilise l'émission.
Alors évidement on peut appuyer sur STOP ce que j'ai fait assez vite mais cet ajout touche à l'image d'ASI et ça je le déplore.
Franchement il faut repenser la formule bien que je suis sur qu'il y en a qui aiment.
S'il vous plaît arrêtez de tenter de faire le buzz avec, je doute fort de son impact positif, ça pourrait même rétrécir le public potentiel d'ASI.
Vous pouvez lui confier une rubrique/article séparé ou "on est pas obligé de passer", mais l'insérer dans l'émission n"est pas une bonne idée.
Je ne vous reproche pas d'essayer des choses nouvelles, on a droit de faire des essais mais attention là ça brouille l'image ;)
J'ai suivi l'année dernière des formations gratuites données par l'association Fondation Sciences Citoyennes, qui dénonce les conflits d'intéret, et particulièrement dans le domaine de la santé: c'est en effet dans ce domaine que les lobbies (pharmaceutiques) sont les plus puissants (en terme de moyens financiers, et donc de gens). Ces conflits d'intéret sont étonnants: des médecins renommés en arrivent à accepter de signer des papiers, sans en connaître le contenu. Et le seul fait que leur nom soit au bas de la page donne un caractère légitime au contenu. Un autre aspect savoureux est la notion de conflit d'intérêt mineur / majeur (concept introduit par le milieu pharmaceutique, et dans lequel s'empêtre, dans l'extrait des Médicamenteurs, le Docteur responsable): il n'y a pas de mineur et de majeur, il y a conflit d'intérêt, point barre! Même un crayon comme cadeau, est un cadeau, qui a un impact sur le médecin qui le reçoit. Sinon, pourquoi l'industrie (c'est pas savoureux ça aussi?) pharmaceutique s'échinerait à produire des millions de ces saloperies?

Je ne suis pas pour un Prescrire grand public, mais pour des journalistes et des politiciens qui font leur boulot et ce pour quoi ils sont élus, au lieu de parler à longueur d'onde et de pages, de faits divers, d'insécurité, de sport. Que l'Express sorte cette double page, à ce moment-là, est une vaste blague. Mais on en revient aux mêmes discussions que par rapport à l'affaire Karachi, la Françafrique, etc. Indépendance, intégrité, conflit d'intérêt, etc.
Au sujet de la chanson :

Le ton de la Parisienne Libérée me semble non seulement caustique mais aussi et surtout extrêmement clivant. L'artiste exprime son propre point de vue, qui n'est aucunement éclairé par le débat venant d'avoir lieu puisque la chanson a été composée auparavant. Autrement dit, il est à mon sens absurde -- voire insultant pour les invités venant d'argumenter -- de conclure un débat par une telle chanson.

Cela dit, j'apprécie plutôt ces chansons en elles-mêmes et je ne puis que remercier @SI de m'avoir fait découvrir cette artiste. Je vois deux solutions pour intégrer réellement la Parisienne Libérée (et pourquoi pas d'autres artistes, qui sait ?) dans la mécanique du site.

Option audacieuse --- Faire entrer in medias res la Parisienne Libérée, sans même l'annoncer, à un moment où le débat semble tourner en rond. L'intérêt est double : l'arrivée inopinée de la chanteuse est un gage de "réveil" de l'@sinaute, qui suivra ainsi plus attentivement la fin de l'émission. En outre, les opinions tranchées de la Parisienne sont tout à fait susceptibles d'alimenter le débat et de l'emmener dans une direction inattendue.

Option plus sûre --- Diffuser les chansons le jeudi, en libre accès, en guise de teasers destinés aux abonnés comme aux non-abonnés. Là encore, le discours de la Parisienne Libérée est plus à sa place puisqu'il peut pousser les @sinautes à entamer leur réflexion avant de regarder l'émission, et donc de s'y intéresser plus intensément. Autre avantage : cela permet d'étaler la diffusion des contenus du site au cours de la semaine et donc potentiellement d'en augmenter la fréquentation. Enfin, on peut tout à fait imaginer une déclinaison de cette formule pour toutes les émissions du site.


Concernant les relations entre les médecins et les laboratoires :

Ayant plusieurs généralistes dans la famille, je puis vous donner quelques informations sur les divers moyens de contrôle qu'un laboratoire peut utiliser sur les médecins.

Les cadeaux --- Dans le temps, les visiteurs médicaux n'arrivaient jamais les mains vides dans un cabinet médical : gadgets, chocolats, bouteilles, ... Tout était bon pour sympathiser avec le praticien dans l'espoir que ce dernier prescrive la nouvelle pilule miracle du labo Tartampion. De fait, quand j'étais un petit Kévin, il m'est arrivé d'assister à des conversations du type « Si vous me ramenez une autre boîte de ces délicieux babas au rhum, peut-être consentirai-je à penser à vous en rédigeant certaines ordonnances... ». Et de voir, une fois le visiteur reparti avec le sourire, le bon docteur sortir le dernier Prescrire de son tiroir, histoire de s'assurer qu'effectivement, il ne risquait pas de recommander ce médicament de sitôt. J'héritais de la plupart des gadgets qui étaient tout à fait équivalents à ceux que mes camarades récupéraient des comités d'entreprise de leurs parents.

Or, depuis une loi publiée il y a quelques années (si quelqu'un a la référence, je suis preneur), les laboratoires ne peuvent plus offrir de cadeaux aux médecins. C'est tout juste si les visiteurs médicaux osent laisser une paire de stylos ou un paquet de Post-It par mégarde sur le bureau avant de partir. Cela dit, le principe des cadeaux existe toujours, tout à fait légalement, dans le cas où le médecin accepte de remplir une étude de marché dans laquelle il est invité à détailler ses préférences en matière de prescriptions. Les présents sont d'ailleurs plus conséquents dans ce cas : sacs de voyage, montres, couverts, ustensiles médicaux (tout de même...), etc. Notez bien que remplir l'étude n'engage à rien et que les feuilles contenant toutes leurs cases cochées dans une même colonne sont monnaie courante...

En résumé, faute de CE pour professions libérales, les médecins ne crachent pas sur des cadeaux mais ne prêtent pas allégeance aux laboratoires pour autant.

Les événements --- L'industrie pharmaceutique propose régulièrement toutes sortes de rencontres avec les médecins, que ce soit dans un cadre formel ou informel : formations générales, présentations de produits, dîners, etc. Ces événements permettent aux médecins de faire de la veille tout en rencontrant leurs confrères. De ce dernier fait découlent généralement un certain nombre de critiques sur le produit présenté (et sur le moelleux des petits fours, certes).

L'équipement informatique --- C'est là que le bât blesse en général, parce que de nombreux médecins sont encore peu familiers de l'outil informatique. Et ils se font dans de nombreux cas pigeonner en beauté par leurs éditeurs de progiciels, qui peuvent être liés de près ou de loin à l'industrie du médicament. De nombreux éditeurs louent carrément l'ordinateur contenant leur outil, à un tarif relativement prohibitif : plutôt que d'acheter une machine pour environ 1000€ et d'acheter un progiciel séparé pour entre 800 et 1500€, certains praticiens se retrouvent à louer du matériel qui leur revient à 3000€ tous les 3 ans (date à laquelle l'éditeur change l'ordinateur du praticien, sans que cela soit nécessaire). Et passer par un progiciel est quasiment obligatoire, afin d'assurer les télétransmissions par CPS et Sésam/Vitale. Actuellement, il n'existe qu'une seule solution libre, malheureusement encore trop peu connue : MedinTux.

Par ailleurs, à une certaine époque j'ai récupéré un ancien PC de médecin. Après avoir désinstallé le progiciel, je me suis rendu compte en farfouillant dans les dossiers résiduels de ce dernier, de la présence de centaines de cookies et de liens pointant vers des sites pharmaceutiques. Je n'ai aucune preuve, mais j'ai tendance à penser que certains laboratoires se sont associés à certains éditeurs afin de pouvoir espionner en toute discrétion les prescriptions des praticiens. N'est-ce pas plus immoral que d'offrir des chocolats ?


Merci à tous ceux qui ont eu le courage de me lire jusqu'au bout. J'espère avoir fait un peu avancer le schmilblick...
Et les Gaspards imprimés sur les boites de médicaments (avec la date de dernière évaluation) ?

Ça ne devrait pas être très compliqué à faire ... hein ?
Excellente émission
(procès du libéralisme qui nous tue)
excellemment conclue par la Parisienne libérée et réjouissante...
merci
Moi j'ai trouvé ça un peu mou.
Autant c'était intéressant de savoir comment fonctionnait Prescrire et à quoi ça servait, autant ça durait des plombes et à aucun moment on n'a eu une vision un peu large de ce qui s'est passé. Un peu préparée vite, non, cette émission, malgré la qualité des intervenants, ou bien ça ne vous intéressait pas pas que ça ?

Tous ces morts qui sont tombés pour le compte en banque de Servier. C'est moins impressionnant que les morts tunisiens, hein ? Mais pourtant ça en a fait beaucoup plus, de morts, et il n'y aura pas de jours de deuils pour eux.

Ces valvules qui se sont abîmées et ont cédé parce que cette société pharmaceutique préférait faire de la réclame et du lobbying plutôt que de la recherche.
Certes, c'est une société commerciale, qui vend des médicaments au lieu de lessive mais qui a l'impression de vendre de la lessive, sans qu'il n'y ait de conséquences sanitaires.
Le tout est d'actionner les bonnes personnes au bon emplacement au bon moment, et d'empêcher que ça se voie.

Le scandale du sang contaminé, on pouvait dire qu'on ne savait pas, mais là, on a fait une réforme qui devait empêcher que ça se reproduise, et il semble que ce soit pire : on sait et on ne fait rien....

Il y a quelque chose de pourri au royaume de la santé, ....
Je regrette simplement que personne ne se pose cette question fort à propos évoquée dès novembre 2010 par Marc Girard.

http://www.rolandsimion.org/spip.php?article168&lang=fr

Pour le coup cette émission est un peu en retard et dans la ligne du discours dominant. Il aurait fallu réinviter Marc Girard, une autre fois peut être ?
attention à la revue prescrire ; ils sont anti tout. A leurs yeux, aucun nouveau médicament n'a d'intérêt ; les articles ne sont jamais signés ; je ne suis pas sûr qu'il y ait un comité de lecture ; ils revendiquent de n'avoir aucun lien avec les labos pharmaceutiques, et c'est très bien
conclusion :
vigilance, discernement, et information


dixit mon dok...j ai posé la question puisque mon médok figure dans la liste(pas de bol! lol)...je suis là, depuis 2 ans grâce à ce dernier je ne l oublie pas non +...

pour les Labos leur moteur..l argent, donc question impartialité !!!! euuuuhhhh....après que mon avis sur les labos, que je dois engraisser depuis deux ans...mais qui ont fait que je suis là....donc complicate tout ca...
Voilà une émission d'intérêt public !

Une remarque sur la question de DS concernant l'Express : Pourquoi ce journal ne s'est pas emparé du sujet avant ? La réponse est évidente, vous la connaissez : pourquoi @si ne s'est pas emparé du sujet avant ? Pour les mêmes raisons que l'Express. Ce n'était pas à la mode.

Des affaires médicales, Prescrire en est plein. J'avais signalé cette revue sur ce forum il y a longtemps déjà. Mais quel intérêt cela avait-il ?

De même, j'ai déjà aussi soulevé la question de l'abus de sodium sur ce forum, ou sur d'autres sites sur Internet. Mais quel intérêt cela a-t-il ? Ce n'est qu'une info parmi tant d'autres… Tant que ce n'est pas à la mode, on ne s'en soucie guère, qu'il en résulte des milliers de morts n'intéresse pas grand monde…

Le sodium (le sel qu'on ingère) est le premier facteur d'hypertension artérielle (HTA). Notre consommation est deux ou trois fois supérieure aux recommandations scientifiques. Selon le professeur Meneton de l'Inserm, l'HTA due à l'excès de consommation de sodium causerait 25 000 morts par an.

On découvre alors que le sel a un fort pouvoir addictif, qu'il a des avantages gustatifs, et que l'industrie agro-alimentaire a un intérêt certain à vendre des aliments trop salés. Grâce à sa faculté de rétention d'eau, le chlorure de sodium augmente artificiellement le poids d'un certain nombre de produits, et en conséquence leur prix de vente au kilo. De plus le sel donne soif, et les géants de l'alimentation industrielle sont aussi des vendeurs de boisson.

Pour palier à cette augmentation de l'HTA, l'industrie pharmaceutique vend donc des anti-HTA, qui sont financés en réalité par l'assurance-maladie. Mais ne serait-il pas plus logique d'obliger les industriels à baisser le taux de sodium des préparations culinaires ?

Là où la puissance des lobbies devient néfaste, c'est quand elle fait pression pour qu'on ne change surtout rien à un système financièrement gagnant. Quelques exemples :

- Une plainte en diffamation a été déposée par le lobby du sel (Comité des Salines de France et Compagnie des Salins du Midi et des Salines de l’Est) à l’égard d’un magazine (TOC) et de Pierre Meneton pour la publication de l’article "Sel, le vice caché", en 2006. Fort heureusement, celui-ci a été relaxé en 2008. Au cours de ce procès, l'ancien directeur général de la Santé Joël Ménard a déclaré : "Cela fait plus de 20 ans qu'un lobby du sel fait de la désinformation sur le lien entre l'excès de sel et les effets délétères sur la santé (...) alors que des dizaines de publications scientifiques disent le contraire", accusant le lobby de produire "des chiffres minorés" notamment sur le sel caché, préincorporé dans les aliments.

- Une association scientifique vient d'être créée pour promouvoir l’intérêt de limiter les taux de sodium dans les produits alimentaires. De nombreux membres ont été contraints de la quitter sous la pression de grands groupes agro-alimentaires avec lesquels ils travaillaient. En tant que webmaster du site de cette association, j'ai personnellement effacé plusieurs noms de la liste des membres (Ce n'est donc pas une rumeur, mais je me refuse à citer des noms pour ne pas compromettre les gens en question).

Ainsi, la santé publique n'est pas un paramètre dont les industriels tiennent compte, seule compte le chiffre d'affaire. Et ceci est valable pour l'industrie pharmaceutique, comme pour l'industrie agro-alimentaire (qui vend d'ailleurs des "produits santé", merveilleuse invention marketing).

25 000 morts par an, c'est autre chose que le Médiator, pourtant qui s'en émeut ?

Quelques références pour justifier mon propos :
http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2007-01-22/overdose-de-sel-dans-l-assiette-des-francais/920/0/68037
http://www.salt.asso.fr/
http://sciencescitoyennes.org/spip.php?rubrique118
http://afp.google.com/article/ALeqM5jsZnpNxHLkVhcn_N6yYGJICWywjw
Déjà dit dans ce forum, mais je répète : considérablement agacé par DS qui reproche à des experts de ne pas être des journalistes, et il a une tellement haute idée du journalisme qu'il en oublie qu'aujourd'hui c'est justement dans l'articulation entre d'experts et journalistes. Si cette articulation n'existe pas, alors les journalistes ne servent à rien, c'est le cas. Intéressant de voir que certains commentaires sont bien plus intéressants que le sujet et son traitement dans cette émission.
Je l'ai déja signalé, mais je suis surpris qu'il ne soit fait nulle part référence au combat mené par le docteur O. Roujansky dans les années 1970 contre les pratiques promotionnelles et publicitaires des laboratoires Servier (plainte portée contre Servier en juillet 1978 pour publicité mensongère devant le procureur de la république), qu'il avait identifiées comme particulièrement dangereuse.
(voir revue Pratiques_no_25-26_dossier_Servier.pdf http://www.pratiques.fr/IMG/pdf/Pratiques_no_25-26_dossier_Servier.pdf)

La plainte concernait le Pondéral Retard et aboutit au retrait de ce produit quelques années plus tard (après plusieurs cas d'effets secondaires analogues à ceux des patients traités au Médiator). Mêmes effets que le Médiator? Pas étonnant, il s'agit de la même molécule, dont la dangerosité était donc bien connue dès le départ .... Qu'on ne dise pas qu'on ne savait pas, et surtout que Servier ne savait pas que le Mediator était dangereux.

La disparition quasiment totale sur inernet de toute référence à cette histoire et à l'historique chargé concernant ce laboratoire et ce produit me laisse à penser qu'il y a eu une (efficace) campagne de nettoyage sur le net (menée par qui???).
Pour paraphraser... mon titre... : bonne émission !

Je voudrais vous rappeler Daniel, une phrase prononcée par Frédéric Lordon sur votre plateau il y a deux ans et demi... vous lui reprochiez (amicalement) de ne pas souhaiter intervenir sur les plateaux télé afin de venir y développer ses analyses. Comme vous reprochez (gentiment) à Prescrire de ne pas se plier à certaines règles journalistico-marketing... Lordon vous avait répondu : "La division du travail, c'est pas fait pour les chiens". Prescrire fait des articles, ses abonnés sont des professionnels et des journalistes, à eux donc de s'appuyer sur ces articles pour alimenter leurs réflexion et leurs propres articles... si Prescrire était vendu à 200 000 exemplaires, en kiosque, alors sans doute devraient-ils hiérarchiser leurs articles selon une "nomenclature" et des codes journalistiques. En l'occurrence, ils s'adressent à des spécialistes qui ont absolument tous les codes pour capter les informations... charges à ces spécialistes et professionnels de faire passer l'info, de se charger EUX de la popularisation auprès du large public. Parce que... la division du travail, c'est pas fait pour les chiens...
Je ne connaissais pas la Parisienne Libérée et l'écouter chansonner l'actualité me met de bonne humeur.

Sinon, émission un peu longue mais intéressante sur un sujet très important et symptomatique de nos sociétés contemporaines.
Très beau sujet d'émission !
Il est vrai qu'on se demande souvent comment se creuse le trou de la Sécu...et si ce n'était pas tant la faute des citoyens que du pharmaco-business ?
A cette seule idée, on voit frémir nos élites tant les liens, backchich et autres mariages douteux semblent révéler le naufrage annoncé de la Sécurité sociale sur l'autel des profits de nos "champions nationaux".
Il y a 2 ou 3 ans, j'ai vu une émission très pédagogue sur France 5 qui récapitulait assez ces mécanismes pour les non-initiés que nous sommes : Les Médicamenteurs
Je ne sais pas si elle est disponible si le web mais c'est un très bon complément de cette émission.
Euh...racket sur la sécu ça serait pas mal aussi !

A un moment, je me disais qu'on allait nous vendre de la merde tellement bien emballée qu'on ne la reconnaitrait pas, bien traitée chimiquement pour ne pas avoir d'odeur... Bientôt ou c'est déjà là ?
désolé de ne pas foncièrement approfondir le débat mais la chanson est ridicule et déplacée. vraiment la fausse bonne idée par excellence.
dailymotion a aussi eu l'excellente initiative de mettre des publicités pour un film de walt disney avant chaque vidéo (au moins lorsqu'on les regarde de l'étranger). Aussi lorsque que l'on regarde l'émission découpée on a la joie de voir une pub toutes les 15 minutes...
Sinon bravo pour tout et continuez!
Je me suis ré-abonné à ASI et regarde l'émission sur Pescrire
... à la 48ème minute, je n'y tiens plus et poste ce commentaire :

Grands Dieux ! Mr Schneidermann ! On vous le dis :" Prescrire ne fait pas de journalisme! C'est une revue indépendante d'experts !"
Ce n'est pas leur rôle d'informer le grand public avec des gros titres et du didactique. Non plus de se prononcer sur l'interdiction d'un produit, ça c'est le rôle des agences gouvernementales.
Si un "magazine d'information (?)" choisit de faire un gros titres avec 10 médicaments, c'est que depuis l'affaire du Mediator, y a du papier à vendre sur le sujet...tout comme, en ce moment, sur la Tunisie, Marine LePen, etc.

C'est tout de même un comble de reprocher à Prescrire de ne pas utiliser les méthodes des "medias" traditionnels... qui, précisément, n'informent plus personne depuis longtemps, puisqu'elles sont enfermées dans une dépendance au système marchand...

MOINS DE "JOURNALISME", LEURS GROS TITRES ET LEURS BUZZ
Plus d'"artisans" de l'information, compétents, indépendant, honnêtes et opiniatres !

BM
J'ai bien aimé la chanson de la parisienne, pourtant je ne partais pas conquis d'avance. En tous les cas il faut peut-être attendre un peu avant de beugler. Voir un peu sur la distance au lieu de pester à la moindre nouveauté. Il faut dire qu'en bon fan de Sttellla, le Bontempi; je suis habitué. :o)
Je reviens sur le forum pour m'étonner que le rôle de la sécurité sociale n'ait pas été abordé dans l'émission.
Cet organisme qui pompe aux salariés des sommes considérables, dont le budget est tous les ans abondé par les contribuables, est tout de même le premier financeur des labos qui auraient beaucoup de mal à écouler leurs produits s'ils n'étaient pas, pour la plupart et souvent à l'aide de subterfuges ou de curieuses manips politiques (esprit de Roselyne BACHELOT es-tu là ?), remboursés par la Sécu.
Pourquoi le "Médiator" était-il classifié comme antidiabétique alors qu'il était régulièrement prescrit par les médecins comme coupe-faim, sinon pour favoriser sa prise en charge par la Sécu.
Il me semble que M. Shneidermann aurait été bien inspiré d'évoquer cet acteur majeur dans le rapport des français aux médocs dont ils sont des consommateurs effrénés, souvent (de moins en moins il est vrai), aux frais de la princesse.
Et encore bravo pour le final en chanson !!!!!!
Je trouve que l'émission a été mal préparée, manifestement "vite fait en urgence".
Il aurait fallu une partie "pédagogique" pour expliquer :
- le processus de test d'un médoc et de sa mise sur le marché
- ce qu'est la DCI (dénomination commune internationale) et son intérêt
- les moyens utilisés par les labos pour promouvoir les médocs ("formation" des médecins, campagnes grand public, financement des associations de patients, articles dans les "médias de santé" grand publics, ...)
- le rôle assigné aux visiteurs médicaux par les labos (leurs employeurs)
- le lobbying pour promouvoir des dépistages servant à "découvrir" de "fausses maladies"
(par exemple cancer de la prostate ou du sein, conduisant à des mutilations - voir le site du Formindep)
- Le processus de démission des autorités publiques dans la maîtrise de la diffusion des produits de santé et leur utilisation
Pas sûr que tout le monde ait compris que X.Bertrand ait fustigé récemment les décisions de X.Bertrand d'il y a 2 ans.
- L'ingérence (favorisée par les autorités) très importante des labos dans la formation (y compris initiale) des médecins
- la différence entre "journalisme grand public" (y compris ASI) et "journalisme à destination de professionnels"
Mais je pense qu'il aurait fallu aussi parler d'une question liée : le lobbying des firmes agroalimentaires auprès des médecins, tout aussi nocif à la santé publique.
Les médecins (français du moins) sont corrompus (terme utilisé par des médecins ici dans une lettre ouverte à N.Sarkozy en 2007)
Probablement aurait-il fallu plusieurs émissions pour un sujet aussi mal connu du grand public.

(Ré)écouter les émissions de "Là bas si j'y suis" consacrées à ce sujet sera certainement bien plus profitable a ceux qui ne se sont jamais intéressés à ce sujet.

Sur le contenu de cette émission :
- Il existe un "Prescrire" grand public, furtivement mentionné : "Que choisir santé" (indépendant des labos, et qui travaille avec "Prescrire")
- Il y a aussi une information "grand public" : la notice du médicament
Et on peut toujours aller plus loin sur Thesorimed
- A l'évidence A.Ducardonnet prend le parti des labos
"En parler à son médecin" ... alors que ceux-ci sont totalement formatés par les labos !
"Les patients vont arrêter du jour au lendemain" ... c'est le cas, même sans alerte pour certains médocs qu'il ne faut pas arrêter brutalement (anti-dépresseurs, sevrage tabagique, ...) ... et le médecin met rarement en garde.
"Lobbying sur les généralistes". En fait, les labos licencient en ce moment des visiteurs médicaux (manifs Sanofi il y a 10 jours ... ignorées des médias) car ils veulent se concentrer sur les spécialistes, plus "rentables"
Ahurissant de voir qu'il ignore comment s'y prendre pour déclarer ses liens d'intérêt, et même qu'il n'imaginait pas devoir le faire !
- "Le Mediator va réveiller les autorités"
... pendant quelques semaines, car un historique montrerait que c'est loin d'être le 1er "scandale" de ce genre, et rien n'a été fait.
La situation s'est plutôt agravée.
- J'ai trouvé D.Schnedeirmann pénible avec son insistance ridicule à vouloir comparer les tests de machines à laver et de médocs
Pénible aussi ses interruptions multiples, alors que le sujet n'est pas simple et déjà traité de façon brouillonne.
Chassez le naturel ...

Quelques compléments :
- En France, les labos dépensaient 25.000 euros (probablement 30.000 aujourd'hui) par an et par médecin pour la promo des médocs
Sûrement par pur altruisme ...
"L'information des médecins généralistes sur le médicament " (Rapport de l'Igas de septembre 2007)
- Les visiteurs médicaux (surtout visiteuses, les toubibs étant plutôt des hommes) touchent un % sur leurs ventes aux médecins, même si ce n'est pas dit officiellement comme ça. C'est ce qui est dit aux visiteuses médicales, et mentionné dans le rapport précédent.
- "Les conditions de mise sur le marché et de suivi des médicaments" (Sénat - rapport du 8/6/2006)
- 80 % des Français estiment qu'« Une consultation ne doit pas forcément se terminer par une ordonnance de médicaments
Enquête "Le rapport des Français et des Européens à l’ordonnance et aux médicaments" (Assurance maladie/Ipsos - février 2005)
- Un principe connu (je n'ai pas de référence) et appliqué dans d'autres pays européens :
Jamais plus de 3 molécules (soit 3 médocs maxi, parfois moins) prescrites simultanément à un patient.
Au-delà, les interactions sont certaines et inconnues (même M.Cymes l'avait dit dans "Le magazine de la santé" ... avant que cette émission ne devienne un outil de promo des labos).
En France, chaque année 8.000 à 13.000 décès à cause d'interactions médicamenteuses, à 80% sur prescrition (20% automédication non signalée au médecin)
En 2006, l'Assurance maladie a "épluché" toutes les ordonnances : 200.000 comportaient au moins 2 médocs ne devant strictement pas être prescrits simultanéments.
J'en oublie sûrement ...
Sous la pétition des 50 médecins généralistes :
"j’associe les medecins aux lobbies pharmaceutiques, donc je ne vois plus de medecin...Cette pétition me redonne de l’espoir ..."
Le "tous pourris", ça conduit exactement à ça. L'évitement. Pourtant, dans les cas graves, plus c'est dépisté tôt et mieux c'est, non ?
Et si on se méfie de son médecin comme de la peste, bernique pour le dépistage.
Votre description apocaliptique du monde des généralistes, forcément corrompus, parce que visités, ça fait froid dans le dos.
Je ne doute pas que dans chaque profession on puisse trouver des brebis galeuses, des gens qui ne pensent qu'à se faire du fric, toujours et encore plus. Mais là vous en faites une majorité. A vous lire, consulter un généraliste c'est carrément dangereux !
Vous dites ""En parler à son médecin" ... alors que ceux-ci sont totalement formatés par les labos ! " Et alors si j'ai un problème avec un médoc, j'en parle à qui ?
Sinon, je suis assez d'accord avec vous sur la pédagogie. Mais pas forcément dans l'émission même. Quelques concepts peuvent être exposés dans un article associé, où chacun pourrait aller piocher en fonction de ses propres lacunes.
Salut,

Je ne doute pas que dans chaque profession on puisse trouver des brebis galeuses, des gens qui ne pensent qu'à se faire du fric, toujours et encore plus. Mais là vous en faites une majorité. A vous lire, consulter un généraliste c'est carrément dangereux !

Dangereux, ça dépend du médecin, ayant une maladie compliquée à traiter, mon généraliste m'a plusieurs fois demandé* quel traitement j’envisageais car il était perdu et pensais que je pouvais être plus qu'un patient qui attend une réponse de celui qui sait, je n'ai aucune formation en médecine et bien qu'à force on commence à devenir à son corps défendant expert de sa propre maladie, cette situation m'a toujours inquiété car connaître ses prises de sang, ses symptômes, les traitements et leurs effets secondaires ne remplace pas dix ans d'études...

On a encore des Centres Hospitaliers Universitaires, c'est là que peuvent se former les généralistes et pas en écoutant des commerciaux.

Pour les généralistes parler de brebis galeuses c'est un peu fort sauf pour un très petit nombre, avec le dispositif du médecin référent on a mis sur leurs épaules un poids énorme sans se préoccuper s'il pouvaient répondre aux attentes.

* Ayant rencontré d'autres malades, j'ai été un peu surpris de ne pas être du tout un cas isolé!
Complément à mon message précédent, car je m'aperçois que certains documents que j'ai mentionné n'existe plus sur les sites respectifs (ou du moins je ne les ai pas trouvé).
Je les met à dispo ici (2,3 Mo), car ils sont publics et je les avais récupéré à l'époque.
Liste des docs :
Rapport de l'étude "Quel est le rapport des Français et des Européens à l’ordonnance et aux médicaments ?" (Assurance maladie)
Présentation de l'étude de l'Assurance maladie et résultats de l'enquête
Rapport "L'information des médecins généralistes sur le médicament" (Igas)
Rapport "Les conditions de mise sur le marché et de suivi des médicaments - Médicament restaurer la confiance" (Sénat)
Je précise que je ne suis pas médecin ; je m'intéresse seulement à ces questions depuis quelques années.
Sous la pétition [...] Le "tous pourris", ça conduit exactement à ça
C'est un commentaire ; je ne crois pas que renoncer à voir tout médecin soit une bonne solution.
Pourtant, dans les cas graves, plus c'est dépisté tôt et mieux c'est, non ? Et si on se méfie de son médecin comme de la peste, bernique pour le dépistage.
Oui, si le dépistage a un sens. Par exemple, le dépistage du cancer collorectal est assez fiable. Ceux du cancer de la prostate et du sein conduisent à pourrir la vie de personnes qui n'auraient jamais développé de cancer (impuissance/incontinence dans le 1er cas, ablation du sein dans le 2ème) et ceci dans une proportion d'environ 50 % ; chez les autes, il arrive assez souvent que le cancer régresse spontanément. Il y a bien d'autres exemples.
Mais là vous en faites une majorité.
Et même une écrasante majorité.
Les médecins sont très majoritairement corrompus, et je suppose bien souvent sans en avoir conscience ou en ne voulant pas se l'avouer. Il existe des enquêtes (pas en France, à ma connaissance) qui montrent que :
- Les médecins pensent que, malgré la visite médicale, leurs prescriptions sont indépendantes
- Les prescriptions réelles montrent l'inverse
Certaines de ces enquêtes sont mentionnées dans le rapport de l'Igas de 2007..
A vous lire, consulter un généraliste c'est carrément dangereux !
Tout d'abord, mes remarques ne concernent pas seulement les généralistes.
Je fais référence au Formindep, association de médecins ; ce n'est donc pas mon seul avis (mais c'est le mien aussi).
Ce n'est pas consulter que j'estime dangereux, mais suivre aveuglément les prescriptions des médecins.
Et alors si j'ai un problème avec un médoc, j'en parle à qui ?
En l'état actuel, je pense qu'il faut malheureusement aller chercher soi-même l'information, et commencer par lire la notice avant de débuter un traitement.
Choisir un médecin qui n'ait pas la prescription trop facile, quand c'est possible, peut faciliter le dialogue.
Mais par exemple, concernant le dépistage du cancer de la prostate, la HAS (Haute autorité de santé) le déconseille ; les généralistes le font pourtant très majoritairement, et certains médecins médiatiques en font même la promo (il y a un article récent sur ASI à ce sujet).
L'idéal serait de disposer à terme d'une autorité indépendante (des labos, des pouvoirs publics, de l'assurance maladie) pour élaborer des recommandations et autoriser les médocs ... mais en attendant, on fait avec ce qu'on a ...

Aujourd'hui les labos définissent la politique du médicament, testent eux-même les médocs (de plus en plus en Inde, dans des conditions souvent douteuses), fixent le prix et financent majoritairement les organismes délivrant les autorisations de mise sur le marché. Voir le docu "Les médicamenteurs" pour mieux suivre ce jeu de piste.
Je serais partisan, en ce moment, d'embaucher les visiteuses médicales virées par les labos pour utiliser leurs compétences dans une autorité indépendante et financée par un prélèvement sur les labos (qui de toute façon font du profit, et de toute façon nous payons les visiteurs médicaux dans le prix du médicament).
L'assurance maladie a quelques visiteurs médicaux (mais en faible nombre) ; les expériences menées montrent qu'une autre information auprès des médecins (par exemple sur les antibiotiques dans l'Aude) modifie sensiblement (et dans le bon sens) les prescriptions.
On aurait aussi besoin que les recherches soient définies par les autorités. Il existe au moins un médicament que Bayer a arrêté de fabriquer car non rentable, alors qu'il était utile, et qui est maintenant fabriqué par les Hôpitaux de Paris (mais je n'ai pas retenu lequel).
Bonjour,
j'aimerai savoir quelle est votre source d'infos pour pouvoir dire qu'un cancer de la prostate ou du sein peut régresser tout seul. Pendant mes stages, les gens que j'ai vu en abstention thérapeutique, n'ont pas vraiment guéris si vous voyez ce que je veux dire...
Ma source d'origine est la revue "Que choisir santé" n°2 - janvier 2007.
Pour la régression spontanée du cancer du sein, et puisque vous semblez être médecin, un article du Formindep :
Régression spontanée de cancers du sein à grande échelle

D'une façon générale, les articles du Formindep ne sont souvent accessibles (techniquement) qu'aux personnes ayant une formation médicale.
Je recommande aussi (tous publics) : Atoute, même si je ne suis pas d'accord avec sa vision d'internet ...
Effectivement c'est un article intéressant!
Mais si je lis bien l'anglais, le risque de diagnostic de cancer spontanément régressif par le dépistage, n'est que de 22% globalement (et est nulle pour les patientes entre 61 et 69 ans). Le terme "assez souvent" ne me parait pas réellement approprié mais chacun son avis.

Pour le reste vous semblez confondre dépistage et traitement du cancer. Pour la prostate, par exemple, le dépistage consiste en un toucher rectal et un dosage d'enzyme, les PSA; en cas de dépistage positif, on réalise des biopsies de la prostate par voie rectale qui peuvent entrainer des infections et des saignements. Si les biopsies sont positives (il y a donc un cancer de développé) alors un traitement est mis en œuvre et là oui les effets indésirables qui pourrissent la vie sont présents. Mais c'était ca ou le cancer (qui était la, je le rappelle), après on est en droit de refuser l'opération. Pour ce qui est du cancer du sein, l'ablation du sein n'est envisager que si la lésion est de plus de 3 cm de diamètre; la nature cancéreuse étant souvent alors déjà confirmée par des biopsies réalisées avant l'opération.
Vous comprenez donc que les conséquences délabrantes des traitements ne sont possibles que si on a trouvé un cancer et non chez des "personnes qui n'auraient jamais développé de cancer [...] dans une proportion d'environ 50 %".

Je vous accorde que la mammographie n'est pas un examen de dépistage parfait, il a un meilleur rendement quand il est associé a une échographie. Mais je ne pouvais pas vous laisser affirmer que 50% des gens qu'on traitait pour un cancer n'en avait pas et qu'une partie des autres avaient un cancer qui régresserait tout seul.
Si c'était le cas, l'état en aurait profité pour dérembourser ces traitements inefficaces et trop prescrits et ainsi combler le trou de la sécu (remarque! a 10000€ la cure de chimiothérapie plus 1000€ la journée d'hospitalisation, ca serait rapide. vous devriez en parler a Xavier Bertrand)
Pour le reste vous semblez confondre dépistage et traitement du cancer.
Je ne pense pas confondre :
- Le dépistage peut créer une anxiété dans l'attente du résultat
- Le dépistage avec résultat positif crée probablement souvent une anxiété
- Biopsie, coloscopie, .. peuvent conduire à un décès (rarement, certes) ou des complications graves
- Traiter un cancer inexistant (cellules cancéreuses ne signifie pas cancer) conduit souvent à des mutilations
- Traiter un "vrai" cancer, mais sans augmenter la survie ne présente aucun intérêt et beaucoup d'inconvénients (euphémisme)
je ne pouvais pas vous laisser affirmer que 50% des gens qu'on traitait pour un cancer n'en avait pas et qu'une partie des autres avaient un cancer qui régresserait tout seul
Les estimations varient de 30% à 70% de surdiagnostic

Je reprends les passages qui me semblent les plus significatifs de 2 articles écrits par des médecins :
Dépistage du cancer de la prostate : nouveautés 2009
Sur l'étude qui confère un (léger) avantage au dépistage :
En résumé, pour 1000 hommes âgés de 55 à 69 ans participant à un dépistage du cancer de la prostate sur une période moyenne de 9 ans :
- 150 auront des PSA anormalement élevées.
- Sur les 125 qui accepteront des biopsies, 30 découvriront qu’ils sont atteints d’un cancer de la prostate.
- Sur les 30 cancéreux traités, 20 seront définitivement impuissants, 15 souffriront de troubles urinaires et 2 seront totalement incontinents (nécessité de porter une poche à urine en permanence).
- Sur les 30 cancéreux traités, 1 homme ne mourra pas de son cancer de la prostate alors qu’il serait mort en l’absence de dépistage.
Nous ne pouvons avoir la certitude que dans notre groupe de 1000 hommes, l’ensemble des inconvénients liés au dépistage n’a pas été indirectement responsable de la mort d’au moins un autre homme, ce qui annulerait le bénéfice global du dépistage.

Dépistages : alertes et fausses alertes
Détecter une tumeur sans pouvoir la guérir fait plus de mal que de bien : ce n’est pas la durée de vie qui sera prolongée, mais la durée de souffrance.
Cet article est pour le moins bizarrement écrit. Il saute allègrement d'un source à l'autre, utilisant pour l'une les conclusions de l'autre...
on a l'impression que l'auteur a une idée fixe (l'inutilité du dépistage du cancer de la prostate) qu'il veut démontrer à tout prix.
Pas très convaincant tout ça.
Bon je constate qu'au lieu de parler d'impuissance, d'incontinence comme conséquences d'un dépistage, vous me parlez d'anxiété, ce que je vais considérer comme une avancée de votre part.
Maintenant il faudrait que je vous demande a nouveau vos sources pour les estimations de surdiagnostic, pour répondre a vos différentes affirmations.
Mais je n'ai ni le temps ni l'envie de vous faire un topo sur le dépistage, le diagnostic, les différentes indications et modalités de traitement de chaque cancer (ce qui m'amènerait d'ailleurs a un niveau de spécialisation que je ne maitrise pas entièrement) et qui de toutes façons, n'auraient aucune chance améliorer la piètre vision que vous avez de la médecine.
Sachez simplement que ces affirmations "Traiter un "vrai" cancer, mais sans augmenter la survie ne présente aucun intérêt et beaucoup d'inconvénients" et "Détecter une tumeur sans pouvoir la guérir fait plus de mal que de bien : ce n’est pas la durée de vie qui sera prolongée, mais la durée de souffrance." sont des évidences déjà bien connues et que le choix de traitement se fait au cas par cas (selon l'age physiologique, les pathologies du patient et le stade du cancer) selon un avis rendu par un comité de médecins spécialistes de différentes disciplines (urologues, gyneco, chirurgiens, cancérologues, anatomopathologiste..) qui sera au final décider par le patient informé des bénéfices et des risques de chaque alternative.
Les méthodes de dépistage ne sont certes pas parfaites, doivent être améliorées, mais ce n'est pas une raison pour ne pas se faire dépister. Enfin pour ma part, je me soumettrais a ces campagnes, et si on donne le choix entre un risque d'impuissance et un risque de mort, mon choix est fait.
J'espère juste que, le moment venu, vous irez contre vos convictions et accepterez les dépistages.
J'aimerai juste ajouter à tout ce qui a été dit, que je fais partie de ces gens curieux qui lisent les notices des médicaments qu'ils avalent : on me la donne, je la lis. Je porte une attention particulière aux contre-indications, aux effets indésirables, et à la posologie. Je suis une consommatrice "concernée". Le dernier maillon de la vigilence en ce qui concerne mes prises de médicaments.

Car avant, on passe successivement dans les "mains" de deux corps de métiers, qui en connaissent quand même un rayon par rapport à nous : notre médecin, et notre pharmacien. Je suppose qu'il peut arriver à un médecin de se tromper. Il faut espérer pour lui et pour surtout pour ses patients que ce ne soit pas trop souvent. Derrière, on a le corps des pharmaciens, qui est un deuxième niveau de contrôle.
Les pharmaciens ont des alertes sur leurs ordinateurs quand sur la même ordonnance se trouve deux médicaments contre-indiqués.

Et après, en tout bout de chaine, il y a moi, avec ma notice. Celle que j'ai dans la main là dans "classe pharmaco-thérapeuthique", il y a d'écrit "Sympathomimétiques non associés"; Nan, sans blague, je suis hypercontente de le savoir. Bon, j'avoue, c'est un des rares trucs de la notice que je ne pige pas, mais je n'ai pas l'intention de me transformer en médecin ou pharmacien pour en savoir plus.
Il y a ailleurs, dans la même noticie un truc qui me faire un peu "rire" dans les contre-indications" : "trouble de la personnalité ou diabète". C'est sympa de mettre ainsi les deux côte à côte. Et alors pour ce qui est du trouble de la personnalité, il n'y en aurait pas certains par hasard, dont une des caractérisques serait la négation même de son état ?

Quand à la (souvent longue) liste des effets indésirables, si t'es pas zen, tu mets ton médoc à la poubelle direct dans la foulée !
Or, depuis que je me soigne en suivant la prescription des médecins que j'ai consulté, il m'est arrivé une fois d'en avoir un - d'effet indésirable - j'ai donc suivi la notice et arrêté immédiatement le traitement en prévenant mon médecin. Je me suis retrouvée avec une carte d'allergie à une molécule à avoir avec moi. La molécule - la glafénine - a été depuis retirée du marché.L'effet secondaire en quesiton était une poussée rapide de superbes boutons rouges en plaque.

Maintenant, ce genre de chose est-elle acceptable ou non ? C'est un débat.


Quand à la (souvent longue) liste des effets indésirables, si t'es pas zen, tu mets ton médoc à la poubelle direct dans la foulée !



C'est ça le problème et qui fait que la portée pratique de la notice est à relativiser. Pour se décharger de leur responsabilité, les labos mettent souvent une liste de contre-indications longue comme le bras. Est-ce que vous n'allez pas prendre un médicament fort utile sous prétexte qu'il y a un effet indésirable sur 100 000 prises ?
Oui, je suis bien d'accord. Cette liste a un pouvoir anxiogène qui pourrait conduire à l'évitement.
Le concept bénefice/risque n'est pas toujours bien compris et beaucoup aimerait un risque zéro, qui va de paire d'ailleurs avec une tolérance zéro de tout ce qui va de travers.
Tout le monde veut bien être la personne sur plusieurs millions qui gagne au loto. Mais personne ne veut être celle sur des centaines de milliers qui sera atteinte par les mauvais effets d'un médicament.

Oui, je suis bien d'accord. Cette liste a un pouvoir anxiogène qui pourrait conduire à l'évitement.

Le concept bénefice/risque n'est pas toujours bien compris et beaucoup aimerait un risque zéro, qui va de paire d'ailleurs avec une tolérance zéro de tout ce qui va de travers.

Tout le monde veut bien être la personne sur plusieurs millions qui gagne au loto. Mais personne ne veut être celle sur des centaines de milliers qui sera atteinte par les mauvais effets d'un médicament.


Merci d'avoir précisé. Je me suis embrouillé dans une tentative de double négation.
Concernant le médicament fabriqué dorénavant par l'AP-HP : il s'agit du Mexitil, frabriqué par Boehringer précédemment et non par Bayer. Il en a été question dans un Magazine de la Santé de la semaine :

http://www.france5.fr/images/emissions/010866/92/magsante_20110118.asx

(Le reportage démarre autour de la dixième minute).

D'ailleurs il faudra que vous m'expliquiez ce que vous reprochez exactement au Magazine, je le suis depuis quelques années, en tant que spectatrice complètement extérieure au monde médical mais très intéressée par le sujet au sens large (comme vous, mais je n'en suis pas à encore votre niveau de connaissance), et je le trouve particulièrement équilibré, pédagogique, et souvent critique (la première intervention publique du Dr Frachon a été de leur fait, dès août, si je ne m'abuse). Par ailleurs, je suis aussi avec attention certaines émissions médicales suisses (36,9° est ma référence personnelle), et je ne vois pas de différence éditoriale, même mineure, avec le Magazine. Bien au contraire, leurs informations et mises en garde se recoupent très souvent, et ont contribué à forger mon esprit critique en matière médico-pharmacologique.
J'ajoute qu'ils (l'équipe du Magazine) font régulièrement la promotion des plantes médicinales : j'ai d'ailleurs un Allô Docteurs sur les plantes utiles pour les troubles du sommeil à rattraper...
Tout d'abord, je n'ai aucune compétence dans le domaine médical ; je suis un simple citoyen qui estime que la parole d'expert n'est pas parole d'Evangile, quel que soit le domaine de compétence (y compris les miens).
il s'agit du Mexitil, frabriqué par Boehringer
Merci pour la rectification ; c'est aussi dans cette émission que j'ai vu l'info.

il faudra que vous m'expliquiez ce que vous reprochez exactement au Magazine,
Je regarde encore de temps en temps "Le magazine de la santé", mais avec beaucoup plus d'"éveil critique".
Le basculement a commencé avec l'apparition de "Allo docteur", séquence dissociée alors que rien ne le justifiait ... si ce n'est caser de la pub' ... évidemment majoritairement liée à la santé.
J'ai vu progressivement apparaître des "partenaires" comme "Top santé" ou "Le Figaro-santé", qui à mon avis sont à la santé ce que "France Dimanche" est au journalisme.
J'ai vu aussi changer l'attitude critique des animateurs. Exemple avec l'hypertension artérielle ; avant, une question de M.Cymes disant que la frontière de 140 était controversée, après plus de commentaire.
Le "léchage de bottes" de X.Bertrand lors de 2 émissions (dont une récente).
La propagande en faveur de la vaccination H1N1 à grande échelle, que rien ne justifiait.
Et récemment la participation de M.Cymes à la promotion du dépistage systématique du cancer de la prostate.
M.Carrère d'Encausse a aussi, depuis peu, une mission gouvernementale (mais j'ai oublié laquelle)
Et régulièrement un ton (sous couvert de blague) qui dévalorise tout discours non conforme à la "médecine officielle" ; certains intervenants ont parfois "rué dans les brancards" (la vétérinaire, la diététicienne notamment).
Pour Allô docteurs, la raison est assez simple : face au flot de questions de téléspectateurs, un lieu et temps leur ont été entièrement consacrés (puisqu'ils peuvent intervenir par sms en direct). D'autre part, les sujets abordés sont parfois très pointus (et donc très intéressants pour les concernés). Je ne trouve pas du tout cette émission déplacée ou inutile.

En ce qui concerne l'hypertension artérielle, je me souviens bien de la remarque de Cymes, aussi je n'ai pas remarqué que ce genre de commentaire avait disparu... l'information est bien passée de mon côté (d'autant que je l'avais déjà entendue ailleurs).

Concernant la vaccination, j'en garde un souvenir moins tranché que vous : si je me rappelle très bien les remontrances de Cymes envers le milieu hospitalier réticent à la vaccination (il employait l'exemple des services de réanimation), j'ai aussi pu entendre des voix discordantes à l'antenne. Les sms des téléspectateurs diffusés restaient d'ailleurs généralement hostiles à la vaccination.
La mission de Carrère d'Encausse est de présider les travaux réalisés dans le cadre de l'année des patients et de leurs droits. De temps en temps, cela se traduit à l'antenne par quelques rappels sur ces fameux droits, et notamment celui à l'accès au dossier médical. Mais c'est tout.

Pour votre dernière remarque, j'imagine que vous parlez de Cymes et de ses fameuses remarques rentre-dedans... Je crois que cela tient plus à son caractère malicieux (il joue aussi les réfractaires à la psy, dans le genre du gars terre à terre et un peu borné...) qu'à une orientation réfléchie. D'ailleurs il se fait aussi rappeler de temps en temps à l'ordre par Marina Carrère d'Encausse.

En revanche, d'accord avec vous avec au sujet des partenaires, même si ce partenariat ne se manifeste que par la mention de leur nom à l'antenne. Les sujets eux-mêmes sont toujours intéressants. Et sur la campagne à laquelle participe Cymes. Je comprends l'intention : dédramatiser un acte encore tabou, mais c'est vrai que le sujet est polémique. J'aurais enfin souhaité un peu plus de pugnacité lors des interviews de membres du gouvernement (Nora Berra et Xavier Bertrand pour ne citer que les plus récents), mais on ne peut pas dire que les questions polémiques n'ont pas été abordées.
Et alors si j'ai un problème avec un médoc, j'en parle à qui ?

Proposition: essayer d'en parler avec un pharmacien d'officine
- le must, mais difficile à trouver quoique vous puissiez facilement poser la question= non titulaire, abonné à Prescrire-
vous aurez déjà un avis plus indépendant !
Ok sur un certain nombre de reproches faits à DS dans son "acharnement" à vouloir faire porter à la revue Prescrire les carences et complicités journalistiques.

Mais plus grave selon moi:

- Pas un mot n'est dit sur les "scientifiques", lanceurs d'alerte qui se mettent en danger professionnel pour éveiller les consciences et faire réagir des politiques irresponsables et coupables devant les citoyens. Aucune loi ne les protège bien sûr.

- pourquoi ne pas avoir invité un représentant du CISS ( Collectif inter associatif sur la santé national), la parole des usagers de santé ( arrêtons de les appeler les "patients"!!) qui aurait pu apporter un regard complémentaire essentiel sur ces questions de non transparence sur les effets de certains médicaments. On aurait évité l'arrogance de cet "expert- journaliste- cardiologue- président....qui continue comme tant d'autres à regarder les "patients" comme de grands enfants incapables de s'informer, de débattre avec leur médecin ( quand cela est possible!!sic!!) des choix thérapeutiques partagés, d'être dans l'analyse éclairée et non dans le passionnel comme veulent le laisser penser ces "experts"...Oui, Il existe des expertises profanes intelligentes et pertinentes

En conclusion, je constate une fois de plus que la Santé Publique en France reste le parent pauvre. On nous rebat les oreilles de l'excellence de notre système de soin ( encore faudrait-il vraiment l'évaluer ), mais le soin n'est qu'un élément de la santé publique.Nos politiques ( sauf quelques exceptions sont totalement ignares sur ce sujet fondamental). Quid de la place et du rôle des médecines alternatives?
Pourquoi pas une émission d'ASI? Chiche!

Une militante sur le santé ayant eu des responsabilités régionales diverses depuis plus de 15 ans.
"Probablement aurait-il fallu plusieurs émissions pour un sujet aussi mal connu du grand public."

Ce serait certainement fort intéressant, mais je ne pense pas que ce soit le rôle d'@ASI d'approfondir
à tel point ce sujet jusqu'à lui consacrer plusieurs émissions.
Le domaine médical ne doit plus rester dans un cercle restreint d'experts, mais s'ouvrir au grand public. @si ne manque pas de faire des incursions dans ce domaine, j'espère qu'ils vont continuer.
A vrai dire, l'émission elle-même est un peu "hors champ", car on ne traite pas principalement de l'aspect médiatique.
Si on tire la ficelle, on arrive aux spots publicitaires qui se terminent souvent par "Parlez-en à votre médecin" qui sont, me semble-t-il du domaine d'ASI ... et qui sont financés par les labos (ça pourrait faire un sujet).
Ceux que j'ai vu jouent sur la confusion "symptômes non significatifs-maladie rare et grave" (la spondiarthrite truc-machin ou un nom comme ça ; c'est un sportif qui la fait) ou sur l'ignorance (la "panne" sexuelle masculine présentée comme une affection durable)
Perso, je coupe avant la chanson de fin. Je n'ai rien contre l'interprète, étant moi-même parisien et chanteur de salle de bains, mais autant ne pas fragiliser le professionnalisme des émissions hebdomadaires, déjà pas mal écorné si je peux me permettre. D'ailleurs, Laure n'y était pas à 100% lors de ses prises de parole, je me trompe ? Allez les filles : Une cure de vitamines, et ça repart!

Histoire de fournir quelque chose de substantiel en dehors de ces considérations contingentes, je propose un lien vers le Vidal du Particulier, mis en chantier par une ancienne connaissance, l'infatigable Dr. Dupagne. Pour rappel, ce dernier s'est exprimé en ligne sur le vaccin de la grippe au moment de la polémique sur les adjuvants présents dans les premiers vaccins contre le H1N1. On retrouve ce souci, bien disséqué sur le plateau, de mettre en balance les avantages et les inconvénients du produit.

Voici la "petite phrase" de son article sur le sujet, qui fait du bien par où elle passe :
"Mieux vaut un petit expert honnête qu’un gros expert qui mange à toutes les gamelles."
à cela, il ajoute : "Au vu des données présentes dans le rapport et qui étaient accessibles aux experts de l’AFSSAPS, un étudiant en médecine de 5ème année aurait préconisé d’interdire immédiatement le Mediator."

Dommage que personne n'ait songé à élargir le débat sur ce genre d'ouvrage de vulgarisation. Si j'avais à répondre à la question de dire si un "Prescrire" pour le grand public devrait être publié à côté de l'original suite au scandale, ma réponse serait négative. Franchement, je me demande si Daniel n'en a pas rajouté avec son idée de changer la maquette, façon magazine sensationnaliste. Y verrait-on en caractères rouges vifs "Le Médiator m'a tuer", en suivant votre logique ? J'exagère, mais, si l'idée était retenue, ce serait dans la corbeille de la plupart des praticiens que Prescrire atterrirait, à mon avis.

Enfin, pour ceux qui sont réticents à se plonger dans les arcanes des instances médica-menteuses, il leur reste Doctissimo!
Pour les génériques!
Pas vu encore l'émission, seulement la chanson. Je me permets de réagir, parce que je vous trouve un peu sévères.
Bon, je ne suis pas fan au niveau musical (pas assez... "rock" à mon goût), cependant à l'évidence, mademoiselle (madame?) est capable du meilleur.
Avec un son un peu moins "bontempi", voyez les rêveries du promeneur solidaire, les textes sont parfois très fins, justes voire très drôles ("bonne année", "le safari des quotas"), ne ratez pas son "tube" ultime hyper totale gauche, sur Tarnac.

Bref un peu de fraîcheur ne fait pas de mal, laissons lui le temps de trouver le bon format.
Il est vrai que le plateau, assis, ce n'est pas génial. Debout sur une scène, ce serait mieux? Ou alors carrément au format clip (avec images du thème, voix enregistrée, pas de retour plateau)? Peut-être qu'en hebdomadaire, c'est trop court pour ciseler un truc aux petits oignons? Et puis, les "conditions du direct" ce n'est pas forcément le must pour se lancer...

Bref, courage et bravo, ça va le faire!
Émission catastrophiquement amateuriste !
Des béotiens qui ne comprennent rien au sujet cherchent à se faire justiciers. L'équipe d'@si n'a à l'évidence dès la première minute aucune compétence en la matière : les cafouillages de Laure Daussy (l'autorité de mise sur le marché au lieu de l'autorisation de mise sur le marché, etc.), DS qui compare les essais cliniques aux tests de machine à laver et Anne Sophie qui, se croyant certainement très pertinente, pose la question ultime "il y aurait déjà eu des cas où arrêter un médicament a posé un problème de santé ?" comme si un insuffisant cardiaque pouvait arrêter l'anticoagulant du jour au lendemain sans risque ou le diabétique son injection d'insuline ! Le café du commerce et encore !
On croît rêver devant un tel déballage de bêtise. "Pourquoi Prescrire ne met pas de gros titres ?" Voilà les seules références qu'ont ces journalistes. Le sensationnel, l'apparence, les techniques grossières aussi vulgaires et manipulatrices que le marketing des firmes pharmaceutiques. Et moi qui croyait qu'@si était justement là pour dénoncer ces artifices. Et bien non, ils en réclament encore plus.
Quant à Bruno Toussaint, il boit du petit lait et se dit qu'il va vendre des abonnements en plus (à des gens qui ne comprendront rien et cesseront leur abonnement une fois le soufflé retombé). D'ailleurs une fois ce soufflé retombé justement, tout le monde retournera se gaver de médicaments anti ceci anti cela, anxiolytique antalgique, antidiarrhéique, etc. et ira pleurer chez son médecin pour qu'il leur prescrive la dernière pilule rajeunissante, revigorante et probablement tueuse à échéance d'une dizaine d'années.
Bravo pour ce chef d'œuvre d'inutilité télévisuelle pour ignorant replets.
Il est plaisant de voir que les experts comme Alain Ducardonnet sont persuadés
qu'ils restent impartiaux malgré leur compromission avec l'objet de leur expertise.
On avait vu à @si, un expert "économiste", avec Marc Touati, quelqu'un qui prêche
en essayant d'avoir l'air aussi compétent et intelligent que les gens compétents et intelligents
qu'il connaît.
Qu'ont de commun tous ces experts qui interviennent dans les média, mais aussi dans les
décisions politiques et de justice ? Quel est leur rôle dans la société ?
C'est peut-être juste un rituel dont la fonction est de rassurer à propos de forces contre
lesquelles on ne peut rien, comme ici la mort. Réduire ce qui inquiète en en faisant un
objet de "savoir".
Ce serait peut-être un beau sujet pour @si: Les experts: prêtres, idiots utiles ou escrocs ?
Très sympa la musique à la fin, sans prise de tête.
Sujet intéressant.
Laure Daussy juste magnifique.
Rahhhh entendre cette connerie à propos de la gastronomie patrimoine de l'humanité sur ASI c'est VRAIMENT dommage !

C'est le repas à la française qui est rentré dans le patrimoine, pas la gastronomie !

Merci d'éviter de relayer la propagande !
Personnellement Didier Porte ne me manque nullement; la dernière fois que je l'ai écouté, cela m'a agacée de l'entendre encore se défouler sur Demorand (que je n'apprécie pas plus d'ailleurs mais ce n'est pas une raison pour Porte d'utiliser une chronique @si pour régler ses comptes...).
Émission intéressante, sauf que je rejoins beaucoup d' @sinautes : je ne vois vraiment pas du tout ce que vient faire la chanson de fin, mais qu'est-ce que c'est que ce "nouveau" truc?
Le moment final où Ducardonnet liste péniblement les 5 labos où il a des intérêts, avec en arrière-plan le @ du logo @si qui lui fait une auréole, très réussi! (Il a fallu d'ailleurs l'attaquer par surprise sur le côté pour qu'il la crache, sa liste!)
Comme on est déjà dans le hors-sujet dans ce qui précède, je veux bien que Didier soit occupé ou indisponible, mais je trouve le membre de phrase qui nous annonce «vous le retrouverez la semaine prochaine» un brin tout sec, juste pas très poli et donc pas si clair… faute d'un motif quelconque et d'un mot sympa en +…
Imaginons que nous appliquions la grille de lecture sur le médicament à la politique intérieure française et que nous soyons d'accord que seuls les journalistes proches des hommes politiques sont compétents... nous aurions vite fait de perdre le sens de l'information!
Vous posez la question, "peut-on se passer des labos, pour mener des études sur les médicaments?" Mais rechercher l'indépendance n'est pas fait que pour l'exercice journalistique. @si a une expérience en ce domaine, et a même refusé des aides structurelles d'état, au motif acceptable que cela ferait naître un soupçon. La même intransigeance est souhaitable pour le médicament.
Enfin, je suis sidérée par votre parisienne libérée, comme vous l'appelez, qui vient avec toupet chanter son billet d'humeur, au nez et à la barbe d'invités, qui oui!, n'ont plus droit à la réplique, c'est gonflé, sur le fond et sur la forme. J'aime la chanson en direct, la subjectivité après le débat de fond, comme pour rappeler qu'on peut aussi faire autre chose de tout ça. Farfelu et grave. Mélange étrange, qui provoque, je le lis, des réactions de rejet. Pour moi, il faut continuer d'accueillir cette cosmonaute.
Très intéressante émission comme toujours.

C'est amusant parce que justement ce matin, j'ai reçu l'alerte pour le dernier billet que Marc Girard -reçu l'année dernière avec Cymes sur le vaccin contre la grippe A- a mis en ligne. Sur la pharmacovogilance, évidemment. Ce monsieur est un peu allumé (ou fougueux, c'est une question de point de vue), mais aussi, souvent, éclairant. Il doit lire Prescrire !!
C'est ici, www.rolandsimion.org (le blog de Girard)

Il répond à une question restée en suspens dans l'émission: que sont ces 59 médicaments "sous surveillance" des autorités sanitaires (à côté des 10 cités par l'Express et des 3 cités par Prescrire dans son dernier numéro) ? Girard explique que c'est en fait une mesure de surveillance classique pour les médicaments récents et que cela n'a rien à voir avec leur dangerosité supposée... Je ne suis pas spécialiste mais voilà une info, si elle est juste, très inéressante.

Et il explique aussi pourquoi les labos ne veulent plus mettre autant d'argent que par le passé dans les tests avant commercialisation (dans le "développement") d'un médoc: "vice encore plus grave aux yeux des actionnaires ou de leurs représentants : un médicament ne rapporte rien tant qu’il est en développement..."

On n'est pas sorti de l'auberge.






****
Pour la chanson, je suis partagée. Telle qu'elle, bof, alors que les textes sont ok et que je n'ai personnellement rien contre l'interprète. Je me demande si ce n'est pas une affaire de "cadre". Porte était moins bien derrière un pupitre qu'à la table, avec tout le monde (pour faire un peu sa claque -enfin, créer l'émulation, pardon). Ne serait-ce pas l'inverse pour la Parisienne ? Ne faudrait-il pas lui prévoir un petit micro sur pied ou un pupitre à part quand vient son tour ? Et renoncer au synthé Bontempi, éventuellement....
Bonne émission, en particulier les dernières 20 minutes m'ont bien intéressées.

Sinon, je rejoint le questionnement sur l'absence de Didier ( une petite explication rapide en 2 mots aurait fait l'affaire ).

Pour ce qui est de la chanson, même remarque que la semaine dernière : il y a un problème de forme à avoir une chanteuse assise à un bout de table sur le plateau. Alors peut-être que le texte est écrit pendant l'émission, mais si ce n'est pas le cas, peut-être qu'un enregistrement fait juste avant et diffusé sous forme de clip ou en forme de générique de fin serait plus approprié et moins bizzaroïde.

De façon plus générale, pourquoi vouloir faire une émission de télé avec des chroniqueurs, humoristes et chanteurs dans le même paquet alors qu'on est sur internet ?
La chronique d'Anne-Sophie, le papier de Didier ou la chanson finale pourraient très bien être des vidéos à part sur lesquelles ont aurait le loisir de cliquer.
Par exemple, la chanson étant liée au thème de l'émission pourrait se retrouver, à part, sur la page de l'émission. ( ou en générique de fin, j'insiste )
Anne-sophie pourrait faire des mini-vidéos sur l'étymologie d'un mot sans que ce soit forcément en rapport au sujet de l'émission. [ Avec un tableau blanc, des images, pour que ça soit un peu visuel. ]
Et idem pour Didier qui fait souvent des papier sur l'actualité de la semaine et qui n'ont pas de rapport avec le thème de l'émission principale. ( Comme c'était le cas au départ ).

J'essaie de trouver des arguments contre :
Problème de mise en scène : quel public pour réagir ?
Problème de ressources ? Financière ? Humaine ?
Problème de mise en forme du site : chaque émission devrait être traitée comme un dossier dans lequel on aurait divers clip, en plus de l'émission principale ?
Ben voui la revue Prescrire ça fait pas des gros titres, c'est écrit tout petit et ia même pas de photos...ou alors elles sont pas glamour. Bref c'est pas toujours facile à lire, même pour un professionnel de santé...surtout après une journée de turbin! En gros ça s'apparente plus à une notice de médicament (au fait hihan na qui les lisent?) qu'à Paris match mais aussi on y apprend des tas de choses fort intéressantes. C'est sur faut savoir lire et faut vouloir! M'enfin on y respire aussi parce qu'on tourne des pages sans pub...

et heh! en passant personne ne trouve curieux que jamais on n'entende, ne lise l'avis de pharmaciens, pharmacologues sur ce sujet? des médecins , des politiques , des journalistes, des représentants de firmes, ça oui en veux-tu en voilà, mais les professionnels du médicaments, niet, inconnus, disparus... pourtant si les pharmaciens dans leurs officines au lieu de n'être rémunérés qu'à la boite, (donc incité à vendre plus, sans parole mais avec état d'âme) étaient en partie rémunérés à l'acte... mais oui, à l'acte comme un médecin, un kiné, un infirmier, avec une codification , un tarif, une prise en charge, etc. ils pourraient prendre le temps de rédiger ce qu'on appelle une "opinion pharmaceutique", de l'envoyer au médecin quand ils voient passer sous leurs yeux horrifiés des prescriptions de médicaments pour lesquels ils savent que la balance bénéfices/risques penche dangereusement du mauvais côté.

ça serait une idée d'amélioration pratique, source d'économie: moins de médicaments prescrits à tort et à travers, hors AMM, pour faire plaisir à la représentante, parce que c'est la mode, sans respecter les précautions d'emploi, les restrictions d'indication, j'en passe et des meilleures;
et moins de problème de pharmacovigilance...
ni bougonne, ni compulsive mais c'est très très zarbi cette nouveauté de chansonnette à texte ...dans une autre dimension soudain, pas agréable le décalage avec mon abonnement sur asi [que je ne remets pas en question pour ces fredaines] je me sens toute chose, pas là où je me croyais, cela est sensé apporter quelque fraîcheur? j'y trouve un vague relent de MJC...je couperai avant si prochaine fois il y a.
En revanche, émission intéressante et instructive, merci Daniel.
Pom pom pom....

Franchement ringard la musique de fin !
Est ce que D. Porte a disparu définitivement ?
Où est Didier Porte ?
N'en déplaise aux bougons compulsifs, le générique de fin en chanson me parait bien sympathique et s'il gêne les intellos de haut vol qui s'expriment supra, tant mieux !
Je regrette qu'à la question de savoir pourquoi le "médiator" n'était pas vendu comme coupe-faim, mais comme médicament contre le diabète (si je ne me trompe), il n'ait pas été abordé la question de sa prise en charge par la sécurité sociale et de l'intérêt qu'avait SERVIER à faire entrer son "poison" dans une catégorie "remboursable".
Cela aurait peut-être ouvert la voie à un autre aspect intéressant du débat.
Bonne émission dans l'ensemble. Par contre la chanson à la fin, c'est comme un cheveux sur la soupe. Sur la Tunisie ça allait tout juste, mais aujourd'hui ça ne passe pas.

Je ne pense pas que ce soit la vocation d'ASI de faire de la chanson, désolé.
Sinon pour compléter le sujet de l’émission, je vous invite à regarder ce reportage de l’émission Temps Présent (TSR) du 11/12/08 sur les tests cliniques (dérangeant) Lien : http://www.tsr.ch/video/info/journal-19h30/#id=525793;nav=emissions/temps-present/
Bah elle était rigolote la chanson de fin.
Bon la parisienne libérée chante parfois un peu faux, mais ses paroles sont pertinentes.
Bravo pour la déclaration des liens d'intérêts!!

Oui, il faut exiger que ce soit fait tout le temps...ça nous aurait fait gagner du temps, par exemple pour la grippe A, quand un fameux expert, Bruno Lina, tentait de déclencher la panique générale!!
Emission au combien intéressante. Grand merci à Bruno Toussaint. Continuez à travailler avec cette éthique là !

Mais par contre, le générique de fin ... c'est pas possible.
Très bonne émission ... Merci.
Par contre la chanson de fin... euh ...comment dire ... STOOOOOPPP!!!
92 minutes ?!? Oh, yesss!
Concernant votre chanson de clôture, il faut se rendre à l'évidence, tout le monde n'a pas le talent de Frédéric Pommier...

Si on comprend bien votre volonté de "buzzer" sur internet, peut être, pourriez-vous le faire avec des attributs qui sont plus proches de vos valeurs.
Là, je vous situe entre Charlie Oleg et Michael Youn avec un doigt de Anne Roumanoff.

Est ce l'image que vous voulez refléter ?
"30 000 abonnés, pas un sou de publicité, une totale indépendance rédactionnelle..."

A première vue, j'ai cru à une nouvelle émission d'auto-promotion d'@si.
Heureusement, la suite m'a donné tort.
Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.