137
Commentaires

Guillaume Meurice : "Pascal Praud est aussi un bouffon"

Face à l'injustice sociale, à l'urgence climatique, à la désespérance des restrictions sanitaires, que peut l'humour ? Nous recevons l'humoriste de France Inter Guillaume Meurice, auteur du récent livre "Le roi n'avait pas ri" (Jean-Claude Lattès), pour évoquer les rapports entre le comique et le pouvoir.

Commentaires préférés des abonnés

J'aime beaucoup Guillaume Meurice et je suis d'accord avec 90% de ce qu'il dit. Mais je trouve quand même que son refus d'assumer son rejet des Gilets Jaunes, en tout cas initialement, c'est un peu petits bras. Il n'y a pas de honte à reconnaitre s'ê(...)

Daniel ! France Inter, c'est de centre gauche, sérieux ? Pour moi non. Je préfère une autre expression que vous avez utilisé dans un de vos ouvrages : la matinale de France Inter, c'est la boussole qui montre le sud. A mon sens, cette idée que France(...)

Des fois, j'en ai un peu marre, d'entendre justement au micro de Meurice, les mêmes saloperies qu'on entend chez Praud. J'aimerai bien qu'il nous itw des gens qui ont des réflexions intelligentes, ou humaines, ou poétiques. Parce que ses mecs et nana(...)

Derniers commentaires


Même si j'apprécie beaucoup les capsules d'humour de l'équipe Vanhoenacker, il est clair que la volonté de France Inter (initialement Philippe Val qui leur a donné la tranche d'antenne de Daniel Mermet) est de prétendre dénoncer tous les sujets, les plus sensibles étant laissés au soin de leurs humoristes.
Ils le savent tous et s'autocensurent comme tout le monde. Tout comme ils doivent eux aussi respecter la liste noire de la station (dénoncée récemment par Pascal Boniface, et bien d'autres).

Très bonne émission, merci!

Il y a quelque chose de gênant chez mister meurice, je suis très amateur de ses radio trottoir par ailleurs, c'est cette manière d'utiliser le bon  vieux sens critique pour ridiculiser les opinions des gens et de passer en mode dérision dès qu'il n'a plus l'avantage dans la discussion. 

On retrouve cela dans cette interview où il manie (très bien?) sa langue de bois personnelle pour éviter la remise en question que lui propose D. Schneiderman.

Quand on commence à avoir un vrai poids médiatique comme lui maintenant, faire l'anguille ainsi finit par affaiblir l'ensemble de ses positions. Il se situe exactement à l'endroit où les gauches n'arrivent pas à trouver de positions communes, là où la dialectique et les jeux d'esprit ne suffisent plus.

Mais il me répondrait sans doute que ce n'est pas son boulot; un peu facile guillaume, un peu facile...

Bonne émission, mais j'ai raté un truc où sont passées Nassira El Moaddem et Emmanuelle Walter ????

On ne peut parler de Meurice sans parler du cadre dans lequel il officie. La France a une tradition d'humour politique qui brocarde les Puissants. France Inter l'a bien  compris. La radio ne peut se passer d'humour car  - à censurer cet humour et ses humoristes - elle se couperait  d'une bonne partie de ses auditeurs.trices. Donc la présence de Meurice and Co (comme celle de Patureaux) a un intérêt économique : augmenter l'Audimat en s'attachant des tranches d'auditeurs importantes, en les fidélisant.

Revenons au cadre qui surdétermine la présence de cet humour. Puisqu'il s'agit d'interventions humoristiques à base de réalités politiques, cet humour doit être mis en miroir avec l'autre face, celle-là beaucoup plus sérieuse sérieuse : celle des Infos (face inscrite dans le Sérieux, dans le non-humoristique). Les "journalistes" versant Infos ne doivent pas être des Rigolos, hein ? Un coup d'oeil sur cette  face Infos :  hé bien, elle est cadenassée par les inamovibles "journalistes" chez qui la pensée libérale domine à 99%. Citons-en les supports : Léa Salamé, Nicolas Demorand, Fabienne Sintès, Bruno Duvic, Dominique Seux, Thomas Legrand, Pierre Haski. Rajoutons les émissions économiques, les "Téléphone Sonne" (avec tri et sélection des questions d'auditeurs, invités préférentiels). Tous temps de chasse gardée de l'Info. On n'oubliera pas que c'est la Macronie qui a tout fait pour placer la sarkozyste compatible Emmanuel ( Sibyle Veil à Radio France et Vincent Giret, lui aussi compatible Macron, à France Info).

Secondairement, perso, j'émettrai quelques réserves sur l'humour Meurice qui parfois touche mais qui parfois est franchement hors-clous (voir ses interventions contre les gilets jaunes).

Tout à fait d'accord avec l'Europe sur le cas Praud. Il suffit de l'écouter le midi sur RTL où son ton n'est pas du tout le même que sur Cnews : beaucoup plus empathique, pas du tout excité du ciboulot. Il joue effectivement un rôle sur Cnews et peut être aussi sur RTL, mais c'est effectivement un comédien, un bouffon du roi.

A peine 15 minutes d'émission et j' ai le meme malaise que lors de son passage a thinkerview.

D'un coté on a envie d'etre son pote de l'autre j'ai rarement vue quelqu'un d'aussi meprisant.

Une question qui n'a pas été posée à G. Meurice:


- Sait-il que sa chronique est rediffusée le matin à 5h55 mais expurgée des blagounettes sur ses collègues de France-Inter ?


Par exemple, ce matin, on pouvait réentendre sa chronique très amusante du 19 Avril 2021 sur les dépôts de marque abusifs. Bizarrement, la phrase suivante a été coupée:


"Lea Salamé a déposé l'expression moment de grâce pour en faire un parfum. Il faudrait aussi déposer Dominique Seux, mais sur le bord de la route".


Sur France_Inter on peut vraiment tout dire, c'est formidable ! Par contre on le dit une fois, pas deux.


Pour vérifier:

Moment Meurice diffusé le 19.04.21 dans l'émission Par Jupiter

Rediffusion dans 5/7 du lendemain (la coupe se trouve à 52:22).


Et bien Daniel, vous n'avez plus qu'à dédicacer et envoyer votre prochain livre à "Pascalou" ... ;-)

Bien sûr que Praud est un vendu à son patron et contrairement à Guillaume, il joue un très mauvais rôle, mais malin de lui avoir envoyé son livre, hé hé. 


Bien sûr qu'il y avait des lepénistes chez les gilets jaunes, bien sûr que les humoristes aussi brillants soient-ils servent de caution à la direction macroniste de France inter, mais Ils ont raison d'oeuvrer dans cette ambiguïté pour nous faire marrer et réfléchir. Et j'adore guillaume Meurice et la bande à Charline. D'ailleurs elle-même chez Demorand et Salamé, les fait rire jaune parfois. Ah la complexité des choses. Vive le rire et l'humour. Merci Daniel, très bonne émission. 

Ma rencontre peu sympa avec les GJ reflétait tout à fait le moqueureportage de G. Meurice, bien sûr que tous n'étaient pas comme ça, tout comme tous les gens qui vont sur les marchés où il trouve ses 'victimes' ne sont pas des fachos homophobes, toutes les esthéticiennes ne sont pas fans de Johnny comme la fameuse Edith. Moi, ses visites dans les salons et autres rencontres publiques (Covid oblige) me manquent. J'écoute encore sa visite au championnat de tricot, c'était drôle, moqueur

 et bienveillant en même temps. 

J'aime beaucoup Meurice, et pour son talent d'humoriste (et à dénicher ce prêt-à-penser dont il parle plusieurs fois dans l'émission), et pour son ouverture d'esprit à la contradiction dont il témoigne souvent en interview (nonobstant un militantisme à peine voilé, et une pensée on va dire un peu tiède).


Par contre, je suis un peu surpris que l'émission entière se base sur l'idée qu'il dérangerait ou titillerait le pouvoir - lui ou n'importe quel humoriste d'inter. Les chronique dans "Par Jupiter" baignent dans un total entresoi idéologique (si on excepte une petite pique de Vizorek deux fois par mois), et les sketchs devant ministres sont neutralisés par les rouages de com décrits dans l'émission elle-même. Du coup toute l'émission et l'échange avec DS me semble reposer sur un certain malentendu.


Sinon, sans y voir un crime lèse-peuple, je trouve un peu dommage que Meurice se soit spécialisé dans les micro-trottoirs d'anonymes. Dans ses premières chroniques, ils allait bien plus souvent interroger des responsables (commerciaux, politiques...) et pour le coup je trouvais que la révélation du ridicule des discours de pouvoir avait un peu plus de valeur subversive et politique (plutôt que "hooo tu te rends compte, y a des gens réacs au marché", quand bien même c'est un peu rattrapé par le côté "socratique" des relances).

Super émission, de l'humour ça fait du bien. Bien qu'ancienne GJ, j'adore GM, dont je suis les chroniques avec plaisir.


 je lui dirais juste que la palette des GJ étant très large (elle fait 180°) on peut aller de l'extrême droite à l'extrême gauche, en passant par tous les points de vue qui se trouvent entre. N'oublions pas que Ludivine Bantigny et Mathilde Larrère étaient GJ, bien que bourgeoises.

"Les thèmes progressistes contre les thèmes réactionnaires", un moment où notre bon ami Daniel jette son badge de journaliste, et où l'on retrouve (enfin?) l'entre-soi de "centre-gauche" comme il le dit plus tard. Car tout ce qui n'est pas de centre gauche ou de centre droit (en réalité, le même élitisme avec certains qui trouvent qu'on doit nourrir la plèbe et les autres qui considèrent que c'est de leur faute) est "proche de l'extrême-droite".


Le QI baisse, irrémédiablement.

"Ils sont la preuve par l'exemple que la gauche a en réalité un boulevard devant elle, mais qu'elle n'arrive pas à parler à ceux pour qui elle devrait naturellement lutter."


Les gauches est d'accord avec toi! Du coup elles hésitent entre Anne Hidalgo et Yannick Jadot!

Je n'écoute plus Guillaume Meurice. 


Son émission est trop manifestement une excuse pour que France inter puisse prétendre être pluraliste. 


Il suffit d'écouter le 7-9 de cette radio le matin pour entendre que c'est faux. 


Guillaume Meurice n'est qu'une caution comique à cette radio de notables bobos qui dégoûtent l'électorat de gauche de voter pour ce qu'on lui propose. 


Les comiques ne sont que des paravents à la trahison sociale-démocrate.


Ca rassure et cela permet d'éviter d'aborder le fond des problèmes sociétaux et de tenir une critique politique rigoureuse le reste du temps. C'est-à-dire pratiquement tout le temps.


Et c'est ainsi que le faux débat sur l'échec de la gauche est entretenu par cette caste et ses bouffons. Et qu'il se reproduit.


La vérité est que cette bourgeoisie libérale prétendument progressiste n'en veut pas de la gauche. Parce qu'intérieurement ils n'ont rien de personnes de gauche, ils n'en partagent ni les soucis ni les aspirations.


C'est trop visible. mais personne ne veut le voir.

Bravo ! Superbe interview menée d'une main de maître. On découvre Guillaume Meurice sous un autre angle, Toutefois, j'aurais aimé que vous posiez une question : les rires qui accompagnent les moments Meurice sur France Inter sont-ils sincères ou téléphonés ? Je me pose toujours la question quand je les écoute. Ils me semblent parfois trop coordonnés pour être véritables...

Une émission de plus qui nous donne du plaisir, Meurice en plus d'être drôle, a quelque chose sous la casquette ce qui de nos jours n'est pas négligeable. Daniel sans prendre la lance mais le canif a titillé l'humoriste afin de comprendre sa démarche et le mettre parfois face à des contradictions non établies !! Une question tout de même se pose, peut-on laisser libre cours à son ironie sans prendre partie ?? Il me semble que Meurice sans l'avouer est militant... Raymond Mathieu

Excellent DS dans l'interview d'un Meurice qui l'est beaucoup moins. Pourtant en général il me fait rire... mais là pas vraiment..

Il dédouane Praud au prétexte que celui ci a fait une pub indirecte pour son livre... Voilà repeint celui qui véhicule toutes les idées les plus nauséeuses et dangereuses en pauvres mecs qui a besoin de tendresse. Très  limite.

Lorsqu'il fait parler une personne publique il cite son nom, mais pas lorsqu' il s'agit d'un anonyme. Lorsqu'il s'agit des gilets jaunes il n'hésite pas à coller le nom "gilets jaunes " sur des propos d'extrême droite laissant supposer que c'ést représentatif des gilets jaunes et porte ainsi le discrédit sur ce mouvement.

DS a essayé de lui faire dire mais il a botté en touche. Sa chronique sur les gilets jaunes est du niveau du dessin de Gorces.

Il dit connaître les limites. Prendre position pour les gilets est peut peut-être la limite à ne pas franchir sur France inter ?

Bravo DS. Et je dis pas souvent cela.

Ce qui me frappe surtout, avec le recul de l'âge, c'est l'affadissement de l'humour à la radio. Sans remonter à Coluche - encore qu'il le faut bien si l'on veut se souvenir que l'humour eut alors une puissance jamais égalée - on peut évoquer les années Guillon et Porte sur France Inter et le choc des percussions qu'ils adressaient à Sarbozy ou Strauss-Kahn.


Charline et sa bande, l'agréable Meurice ou l'aimable  Vizorek  font juste ce qu'il faut pour que ce soit à peine drôle, et jamais davantage. Pas question d'ébranler le système, et sincèrement, il me semble que Darmanin n'avait guère d'autre choix que cette mine un peu contrainte et détachée: rire ou se forcer comme le fait Retailleau n'aurait guère plus de sens que de se fâcher pour de bon. 


Cet humour-là n'est pas fait pour déranger. Il meuble. Pas davantage. Il ne dérange personne, il est conforme à l'ambiance générale de cette radio de plus en plus consensuelle si l'on en juge par les sondages. Et en ce qui concerne l'humour, le consensus n'est jamais bon signe.


J'en viendrais presque aux confidences:  je zappe à peu près systématiquement tout qui ressemble à l'humour sur France Inter. L


Daniel ! France Inter, c'est de centre gauche, sérieux ? Pour moi non. Je préfère une autre expression que vous avez utilisé dans un de vos ouvrages : la matinale de France Inter, c'est la boussole qui montre le sud. A mon sens, cette idée que France Inter serait de centre gauche est une illusion savamment entretenue par la présence d'humoristes comme Guillaume Meurice. Le problème de cette station est que les questions militantes ne peuvent plus être abordées que sous l'angle humoristique, ce qui contribue à étiqueter dans l'esprit public que les questions militantes ne sont pas des questions sérieuses. Pour moi c'est ça qui est vraiment très problématique, et je regrette que vous n'ayez pas abordé cette question cruciale. 

Je dirais que les auditeurs sont de centre gauche, et fonctionnaires mais en effet le contenu global de France inter n'est pas de centre gauche. France Culture oui.

Je partage ce sentiment oui. 

Question à ASI : pourquoi vous n'invitez pas Praud pour lui dire directement et donner les 2 opinions ?
C'est pas ca du journalisme ?

M'enfin -again- c'est un mauvais procès fait à Guillaume Meurice cette histoire GJ.


J'ai pas oublié les cons/connes qui ont bloqué des migrants, cachés dans un camion et les ont dénoncé aux douaniers !


Réponse géniale des douaniers : "Ce n'est pas vos affaires" 

Puis ils ont laissé passer le camion !  


Beinh évidemment, le mouvement des GJ a évolué évitant la récup LepéniSSte.


Yârgl et puis MONSTERS MOVIE by my Zappounet !

Le bouffon institutionnel, drapé dans son image iconoclaste, est toléré tant qu’il n’atteint pas les « limites », là où commence la critique fondamentale du discours dominant.

On sent bien que la position de Guillaume Meurice est un lieu de compromis. Certes, il titille le pouvoir politique en moquant Darmanin, mais il abonde dans le sens de ce pouvoir en assimilant les Gilets Jaunes à un mouvement fasciste (ce sur quoi il refuse de revenir, même en invoquant une erreur de jugement, un changement de point de vue). Une attitude en compensant une autre, il semble se tenir dans un juste milieu inoffensif et somme toute insipide.

Or par les temps qui courent, un juste milieu insipide est assimilable à ce qu’en politique on appelle le « marais », ni vraiment pour ni tout à fait contre. Et l’on voit se profiler le portrait d’un bouffon UTILE.


Merci Daniel Schneidermann pour vos incisions toujours éclairantes.


Olivier Foucher

Effectivement, aprèd la racialiste, il fallait le bobo-parisien ricanneur pour completer le tableau.
On aurait aimé quelqu'un qui aurait un avis contraire pour une fois.

Très bonne émission. Je retiens que Guillaume Meurice "retient ce qui l'arrange" dans ses micro-trottoirs, et que ce qui l'intéresse ce sont les discours, pas les gens. Mais quand la chronique passe sur France Inter, les réactions autour de la table de ses comparses sont catastrophées sur le mode "Euh, mais c'est incroyable ce que les gens sont cons/xénophobes/lepéniste, etc. ". Est-ce que cela n'a pas pour fonction de conforter le public cible de la chaine, centre gauche, dans le fait qu'ils sont des gens intelligents auxquels s'adresse une radio intelligente? J'adore les chroniques de Meurice, j'apprécie aussi sa posture humaniste, mais j'aime moins le fait qu'il fait passer "les gens" pour des cons, parce que l'auditeur ne se dit pas "mais c'est un discours". Il ou elle se dit "c'est un·e con·ne".

J´aimerais entendre sur des radio grand public des économistes autres que ceux que l´on entend à longueur de journées ou autre que des éditorialistes qui ne répètent que la communication gouvernementale. 

Oú sont les gens enfin sérieux qui me parlent d´économie, de politique, de sujets sociétaux sous un angle de gauche alternative sur ces antennes ? 

L´expression de ces pensées alternatives se retrouvent reléguer dans la case humour de ces radios. C´est le cas des émissions "Jupiter..." ou pastilles de Meurice. 

La case humour, c´est donc le dernier espace consenti à des thèmes de la gauche alternative.


Cela suffit certainement aux directions de ces chaines de radio pour considérer que toutes les paroles de l´espace public sont équitablement représentées sur leur antenne. Meurice et compagnie ne jouent pas le rôle de bouffon mais jouent davantage le rôle de l´idiot utile. 


L´auditeur à la recherche d´une parole alternative s´en contente parce que nous sommes dans une période d´hégémonie de la parole conservatrice - tout réconfort étant bon à prendre. C´est pour cette raison que j´ai abandonné France Inter pour les media en ligne. 

J'ai été blessée, au début du mouvement des gilets jaunes, par tous ces regards réducteurs, caricaturaux, qui en faisaient une bande de fachos. Blessée : pas agacée ou scandalisée, mais atteinte affectivement, triste quoi.


Mais après-coup je me dis que c'est peut-être aussi grâce à ça que le mouvement a échappée à l'emprise du front national, à son OPA tellement indécente...

Merci pour cette émission sympa, au bon sens du terme.


Je ne sais pas si elle est considérée comme humoriste, mais dans les chroniqueuses de France inter qui traitent (souvent adroitement) du pouvoir, il serait injuste je trouve de ne pas parler de Nicole Ferroni : https://www.franceinter.fr/emissions/le-billet-de-nicole-ferroni 

Mais pourquoi, pourquoi, n'en avez-vous pas profité pour lui demander ce qu'il pense de la perte de vitesse des humoristes dans la sphère publique ?

De la Gorafisation de la société ?

Ce qu'il pense des humoristes américains ? Notamment pendant et après Trump ?

Ce que les nouveaux formats et nouvelles plateformes (youtube, twitch, twitter, j'en passe) ont changé ? Lui qui est sur un média mainstream, a-t-il déjà songé à rejoindre ce maquis ?


Et puis, d'un point de vue philologique, pourquoi ne pas lui avoir demandé qui le faisait rire ? Qui sont ses Maitres (s'il en a) ?


Certes, c'est hors sujet (ça ne parle pas du Pouvoir), mais ça aurait été l'occasion !!

Un seul mot : "MERCI" pour cette émission!

Les Gilets Jaunes interviewés par Guillaume Meurice, anti-fonctionnaires, racistes anti-immigrés électeurs de Le Pen, existent, je les ai rencontrés.

J'ai même côtoyé certains d'entre eux, bien avant leur adhésion à ce mouvement, à l'occasion d'activités de loisirs. L'écho de leurs discours de haine parvenait jusqu'à mes oreilles, mais toute tentative de discussion étant vaine, je les ignorais.

Les voir participer aux cortèges fut un choc. Eux qui de leur vie, n'étaient jamais descendus dans la rue, mais blâmaient ceux qui, comme moi défilaient sous des banderoles, se découvraient soudain une âme de révolutionnaire. 

J'ignore quel pourcentage ils représentaient, mais je sais quel mal ils ont fait.


Ah c'est bon c'est frais toute cette bienveillance ! On devrait a partir d'un certain âge ne plus s'occuper de politique , on deviens trop mauvais avec l'âge , trop de bouillon amer avalés au cours de notre vie !

Moi je ne ma lasse pas du tout de Guillaume Meurice. Chez Praud on entend effectivement les mêmes discours que dans sa chronique, mais là on les met en scène et on en organise la cohérence, alors qu'ici (chez Meurice) l'absurde se révèle de lui même. Meurice fait en sorte que certains discours se déconstruisent d'eux mêmes. 

Merci à Guillaume Meurice et Charline VH sans qui j'aurais cessé d'écouter la radio.

Bon et sinon Daniel Schneidermann, je me suis posé la question car j'ai vu l'émission précédente hier.

Vous n'avez pas un peu tendance à couper plus la paroles quand ce sont des femmes ?

Je vous ai trouvé moins dans la relance avec Guillaume Meurice que Rokhaya Diallo. Mais je n'ai pas revu toute vos émissions, et autant c'est juste l'accointance politique qui vous a rendu moins interventionniste.

Après ce n'est pas un doigt pointé, je tiens à préciser, juste une demande de réflexion dont je vous pense tout à fait capable. Reste que si l'on compare cette émission à d'autres, il y a un gap.

Mais il doit bien pouvoir émarger chez vous en plus de radio france, non ? Je suis plutôt pour.

Meurice, le pote parfait.

Le micro de Daniel... Une préparation d'une chaîne twitch en vue ? 

Discussion intéressante, mais j'ai deux petits reproches à faire :


1) Je trouve le titre un peu tapageur, jouant sur le clash interpersonnel, alors que justement Guillaume Meurice explique longuement que ce n'est pas sa tasse de thé.


2) J'aurais bien aimé que vous consacriez plus de temps à la dernière question : faut-il se moquer de la même manière des puissants, des anonymes "dominants" (genre les bourgeois croisés dans les beaux quartiers ou dans des salons) et des anonymes "dominés" (plutôt issus des classes populaires) ? Quels effets cela produit ?


Il aurait d'ailleurs été intéressant de se poser aussi la question du public des chroniques : qui les écoute France Inter ? Qui les regarde sur youtube ou facebook ?


En croisant les deux questions, on se rend compte qu'il y plusieurs configurations possibles, qui peuvent poser question à l'humoriste. Car c'est pas la même chose de faire rire les gens d'eux-mêmes, de les faire rire de gens qui les oppriment, de les faire rire de gens qu'ils oppriment...


Pour une prochaine fois ?

J'aime beaucoup Guillaume Meurice et je suis d'accord avec 90% de ce qu'il dit. Mais je trouve quand même que son refus d'assumer son rejet des Gilets Jaunes, en tout cas initialement, c'est un peu petits bras. Il n'y a pas de honte à reconnaitre s'être trompé.


Personnellement, la trajectoire des Gilets Jaunes, mouvement qui a effectivement été promus initialement par l'extrême-droite, mais qui n'a eu de cesse de virer à gauche, réclamant finalement plus de justice sociale et de démocratie, c'est une des principales raisons qui me fait les aimer, les Gilets Jaunes. Ils sont la preuve par l'exemple que la gauche a en réalité un boulevard devant elle, mais qu'elle n'arrive pas à parler à ceux pour qui elle devrait naturellement lutter.

Je ne connaissais pas l’épisode de Guillaume Meurice consacré aux gilets jaunes.Pour avoir participé à de nombreuses manifs du samedi,je n’ai jamais entendu ces réflexions anti-fonctionnaires,contre les pseudos assistés et pro Marine Le Pen.Elles ont sûrement existé,la preuve.La suite a montré que ces fachos ont très vite disparu des ronds-points et des manifs.Pour s’en convaincre il faut voir le film de Gilles Perret et François Ruffin J’veux du soleil.Sinon,très bonne émission et j’apprécie toujours autant Guillaume Meurice.

Merci, très bonne interview, intéressante.


Dommage que sur la fin Guillaume Meurice ne voit pas du tout le truc qui cloche avec le portrait des Gilets Jaunes qu'il avait au final porté publiquement... Et ce malgré le recul et ce que l'on sait aujourd'hui des GJ.


Guillaume, ne songes tu donc pas une seule seconde a l'image que tu peux véhiculer d'une mouvance ou d'un groupe de gens, en les présentant de la sorte ?

La d'offre fondamentale sur laquelle Daniel n'a pas réussi à mettre le doigt, c'est qu'il y a un peu trois catégories : les personnalités publiques, les gens interviewés sur les marchés/dans la rue, et les gens étant désignés comme membre à part entière d'un groupe de personnes (GJ, asso, club, profession...) . 

Pour les deux premiers, il peut sembler évident pour tous que leurs propos n'engagent qu'eux même, là où pour le dernier groupe, on ne pourra que conclure malgré nous que les réponses qu'il nous est donné d'entendre sont représentative du groupe auquel appartient ces gens...

Et ça, je n'ai pas l'impression que Meurice en ait conscience, ou tout du moins de la responsabilité que ça lui fait pourter et du "risque" que ça apporte.

Wow ! La séquence qui montre "l'humoriste" Marie s'infiltre rejoignant une manif féministe, en tenant deux mâles torses nus en laisse. Le degré zéro de la provoc. Affligeant.


Guillaume Meurice est sympa. 


J'ai bien aimé ses chroniques , il y a quelques années. Mais ça s'essouffle. 

On y compile la bêtise humaine. 

Mais est-ce ce dont nous avons vraiment besoin ? 

Je ne sais pas. 

Est-ce que ça ne participe pas au maintien de l'apathie générale ? 



Des fois, j'en ai un peu marre, d'entendre justement au micro de Meurice, les mêmes saloperies qu'on entend chez Praud. J'aimerai bien qu'il nous itw des gens qui ont des réflexions intelligentes, ou humaines, ou poétiques. Parce que ses mecs et nanas du 16e (arrondissement), j'en ai un peu ma soupe, ça finit par me déprimer. Un peu, ça énerve, c'est bien. Trop, ça fout le blues, car comme il le dit d'ailleurs très bien, ces putasseries sont reprises maintenant par l'extrême centre macroniste.

Pascal Praud est aussi un bouffon


Il est plus difficile de croire qu'il puisse aussi être journaliste, mais j'ai vérifié il est diplômé de l'ESJ Paris.

Ce qui en fait donc au journalisme ce que Stéphane Edouard est à la sociologie.

Ce qui est très drôle, dans le sketch de Guillaume et Charline, c'est que si on y regarde de près, ils ne reprennent que des affaires et des informations qui sont de notoriété publique, des sujets auxquels Darmanin devait bien s'attendre. Il ne craignait pas grand-chose. S'il s'était contenté de sourire et de prendre un air amusé, il ne se serait pas ridiculisé. Mais sa réaction acrimonieuse montre qu'il a été touché par les propos des humoristes, et du coup, il est ridicule.

M. Meurice est un grand comique.


Parler de  " l'intelligence et de la culture de M. Pascal Prout " est évidemment très drôle.


Je pleure de rire !

Merci !!!!!!!!!!

Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.