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Gilets jaunes : "Nous sommes les enfants du bicentenaire !"

Sur les réseaux sociaux comme sur les plateaux de chaînes d'information en continu, à propos de laïcité, d'islam, d'islamisme ou d'islamophobie, comme à propos des Gilets jaunes, la violence verbale, en cet automne, est partout. Pourquoi tant de haine? Est-ce la tenaille infernale des réseaux sociaux et des chaîne d'infos qui hystérise le débat public ? Est-ce lié au contexte de recomposition politique et aux affrontements fratricides, qui sont toujours les plus sanglants? Questions à nos invités : Jérôme Rodrigues, gilet jaune qui a perdu l'usage de son oeil en janvier dernier; Alexis Corbière, député France Insoumise et auteur de Jacobins! Les inventeurs de la République. Avec nous également notre chroniqueuse, l'historienne Mathilde Larrère, qui reviendra sur l'Affaire Dreyfus.

Commentaires préférés des abonnés

Heureusement qu'il y avait Jérôme Rodrigez ; au début, j'ai craint que la parole ne lui soit pas vraiment donnée au milieu de toutes ces grandes phrases aux mots savants, comme il l'a souligné, à juste titre, vers la fin de l'émission provoquant des (...)

Jérôme Rodrigues  est extraordinaire de simplicité  et d'intelligence.


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D'ailleurs la relation sexuelle avec la  mineure était consentie,  enfin consentie uniquement par M.Polanski, ce qui est le plus important , compte tenu du " génie "de ce génie.


Il a été généreux de ne pas attaquer la jeune fille en  di(...)

Derniers commentaires

Vous trouvez Jerome intelligent, moi je le trouve normal, voire ordinaire. Dire cela est une forme de mépris qui sous entend que les "gilets jaunes" ne sont pas intelligent par rapport à lui. Que la "classe" populaire est par définition stupide. D'ailleurs cette émission même montre de façon extrèmement criante le décalage entre ce que les intellectuels pensent et comment c'est perçu par le commun des mortels. Jerome dit son incompréhension liée aux explication sur des révoltes passées et se demande comment on peut dire toute ces choses par rapport à des personnes qui ne pensaient certainement pas tout ceci lors de leurs actions. Il dit d'ailleurs que lui c'est le pouvoir d'achat qui le préoccupe, alors toutes les élucubrations autour lui semblent sans doute un peu trop intellectualisées. C'est surement lié à un biais cognitif connu, qui nous fait reconstruire l'histoire après coup en tentant de rendre cohérent un ensemble de faits éparses et sans liens. Par exemple, dire que l'on ne pouvait ignorer que la seconde guerre mondiale allait se produire ne correspond absolument pas à la réalité de ce que vivaient les gens de l'époque. Pareil pour les gilets jaunes, toutes les explications tendent à une mythification de ce mouvement, allant même jusqu'à parler des gilets jaunes d'origine comme le fait le neuneu Patrick Sébastien, parce que ceux d'aujourd'hui seraient "trop violent" ..... La fabrication de l'histoire est en cours sous nos yeux et arrêt sur image y participe.

Je donne mon avis, à propos de la langue. :)

Pour moi, Jérôme Rodrigues ne comprend pas ce que disent Alexis Corbière et Mathilde Larrère tout simplement car ils parlent Histoire, c'est à dire dans un «jargon», d'une certaine manière.

Si Jérôme Rodrigues utilisait sur le plateau son jargon de plombier, quelques uns seraient sûrement perdus. ;)

(Moi, dans les deux cas, Histoire ou plomberie, je suis perdue…)


Je serais curieuse d'avoir l'avis d'une linguiste d'ASI, mais il me semble que le «niveau de langage» des intervenants se tient dans une fourchette beaucoup moins étendue que les apparences pourraient le laisser croire.

Il n'y a pas que le vocabulaire, il y a les intonations, petits mots rajoutés, la prononciation (je ne sais plus comment tout cela s'appelle) qui fausse la perception du niveau de langage.

Tout le monde sur le plateau parle français.

(Et je parierais que DS est celui qui détient le plus grand catalogue de vocabulaire du niveau de langage supérieur.)

A défaut d'être enrichissant, le débat était passionnant.

Et Rodrigues ne se plaint pas forcément du vocabulaire trop compliqué pour lui, d'ailleurs il dit qu'il va chercher le mot et l'expression sur Google. 

Honnêtement, je ne sais pas si "Insurrection des consciences", a une signification historique ou politique précise, mais d'après moi, ça se comprenait bien dans le contexte que décrivait Mathilde. Et Mathilde Larrère ne doit pas avoir honte d'utiliser des termes précis : c'est son boulot de faire jouer les détails qui donnent sur des explications générales, et dans ce contexte, la maîtrise très fine du langage et des notions intellectuelles est primordiale.

Quant à la culpabilité de classe, elle joue quand on pense que les membres classes populaires ne sont pas capables d'accéder au savoir ou à l'intellect. Dans tous les cas, ça dépend des individus, et pas de la classe.


Jérome Rodrigues, c'est pas méchant mais mieux que google il y a le dictionnaire. Vous savez ça fait pourrait faire plus d'emplois moins qualifiés que codeurs chez Google. Google qui ne paie pas ou peu d'impôts en France, n'est-ce pas...

Et puis quand même, après 1 an d'émissions sur le peuple où tout a été très bien dit et analysé, et retomber dans des réflexes de condescendance du genre "vous êtes un sage" (c'est moi qui vous qualifie), réflexe répété et bien appuyé malgré le refus drôle de Rodrigues, ou encore "veuillez expliquer le mot...", avec là encore avec une réponse drôle. C'est bien dommage. 

Intéressant mais trop de sujets pour une seule émission, trop d'histoire ; dommage que Rodrigues n'ai pas pu parlé autant que Boulo avait pu parlé ici-même.


Autre petit point : 

pourquoi assimiler une réaction brutale de Corbière à une attaque personnelle, et la violence verbale générale autour de l'Islam ? pourquoi faire faire comme si cette attaque autour de la mort de personnes connues et l'attaque du gouvernement provoquant la mort des plus pauvres et fragiles devaient susciter le même type de réaction ? 


L'un et l'autre peuvent scandaliser sans susciter les mêmes affects. On peut être horifié par la mort d'un étudiant hong-kongais qui tombe d'un parking (octobre) ou d'un adolescent colombien touché à la tête par la police (25 novembre) sans pleurer pour lui comme on pleurt pour un ami disparu. Prétendre le contraire est pure hypocrisie moraliste et objectivisme aveugle : mort = mort. A ajouter aux généralisations falsificatrices.

Excellente emission ou tout le monde a recu une belle leçon de la part de Jerome Rodrigues

Très très déçu par la qualité de ce débat ! Et dire que je viens de me réabonner à votre site, moyennant 45 euros au passage. Le genre de débat que je juge indigne de « arrêt sur images » ! Pourquoi inviter Alexis Corbière, Mathilde Larrère Et surtout Jérôme Rodrigues à propos d’un sujet de départ mal traité, bâclé. J’ai de la peine pour Jérôme Rodrigues qui passe son temps à écouter Alexis Corbière et Mathilde Larrère vendre leurs salades. Oui. Daniel, reprends toi ! 

pour nourrir la réflexion autour de la communication entre l'intellectuel et le non intellectuel.


https://vimeo.com/164813729


tout à coup, le grand Lordon paraît tout petit, il semble presque inconséquent en face de la "réalité ouvrière ".




A noter que la macronie ne fait pas dans le beau langage pour humilier l'autre et le mettre dans l'autre camp : les gaulois réfractaires, les illettrés... ferme sa gueule... nous ne sommes pas dans le même camp... et cela sans se poser de questions... n'isolons pas le peuple et les intellectuels 

J’avais pas eu le temps de regarder l’émission jusqu’ici. C’est fait. Je me découvre des points communs avec Jérôme Rodrigues : j’ai passé beaucoup de temps le nez dans les Tout l’Univers étant enfant et les mots compliqués, même si Google nous dit tout, me fatiguent surtout lorsqu’ils sont délivrés en chapelet... entendez en série, c’est à dire en nombre. Un peu de jargon, ça va. Beaucoup de jargon, bonjour les dégâts !

S'il fallait "séparer l'artiste de l'homme" comme le dit Mathilde, il y aurait de sacré coupes dans la production des œuvres artistiques Refuser d'aller voir le film de Polanski ne fait avancer en rien la cause des femmes.

Corbière fait routier de la politique à côté des autres, il a un phrasé qui peut déranger comme tout prof rompu aux polémiques. Rodriguez a le charme du profane, sincère, intelligent, attentif aux paroles savantes de l'historienne, l'auréole du brave estropié sans peur d'aller au feu... sans oublier sa belle garniture au menton ;-) DS est sous le charme, Mathilde Larrère excellente, et le sourire de Laura Raim, journaliste gauchiste engagée de Hors Série en dit long...

La France n'est pas épargnée par la naïveté et l'aveuglement face à l'Islam. Dans la nouvelle guerre des laïcs contre les religieux musulmans qui nous renvoie aux luttes modernes du XIXe-XXe siècle contre le clergé catholique, on oublie que ces fanatiques ont le culte inscrit en toutes lettres dans le Coran de l'assassinat du mécréant et de l'apostat ;  en ce XXIe siècle, l'obscurantisme le plus rétrograde et fachisant est inacceptable.
Quand les musulmans français cesseront de trembler et seront en masse dans la rue pour dénoncer leurs prêcheurs criminels accoucheurs de psychopathes, alors je comprendrai qu'on dénonce l'islamophobie s'il en est. D'ici là jamais je ne soutiendrai un défilé comme celui où LFI à cru bon de se joindre.

jerome Rodriguez a eu raison de mettre les pieds dans le plat, d'ailleurs que faisait la chronique sur Dreyfus dans cette émission. peut etre avzait elle un lien mais il n'a pas été fait .

Et encore il y aurait pu y avoir leila verron, je pense que M Rodriguez n'aurait pas tenu le choc

À 58 minutes, débat très important sur le langage des uns et celui des autres. Jérôme Rodriguez est en plein dedans, qui à la fois reproche aux intellos d'utiliser des mots que "le peuple" ne comprend pas et nous signale sans trop insister, (à propos de "l'insurrection des consciences") que justement, ces mots incompris l'incitent à chercher plus loin... c'est à dire à s'intellectualiser. 


Or, le peuple a besoin des mots (et des idées) des intellectuels, et doit dans le même temps  s'en distancier. Pour lui, les intellos sont à la fois une ressource indispensable et un risque de glissement hors de sa classe. 


Et chez les intellos, il me semble que le mot assez dégueu de "vulgarisation" dit bien l'ambiguïté entre la volonté de mettre à la disposition du peuple le savoir acquis (à ses frais d'ailleurs, c'est l'ensemble du peuple qui finance nos universités) et une vision quelque peu péjorative de cet effort.  

Eh bien sûr il y a Jérôme Rodriguez . On se tait naturellement quand il ouvre la bouche, culpabilité bien compréhensive de parleurs tous terrains qui recherchent à tous prix celui-ci une  complicité , cet autre un accord fut-il minimal, (ça pourrait être concernant le temps du jour ou bien les qualités respectives et les défauts de l'homme araignée et ceux le l'homme chauve souris).

 On se tait devant le sage.

 i l faut dire que le silence qu'il s'impose ajouté à la longue barbe accrédite cette vision de l'homme. Même Alexis Corbière qui se trouve toujours des raisons pour invectiver son malheureux prochain est là presque timide. Heureusement il vient d'écrire un livre qui , il s'en excuse presque, est un ouvrage à ne pas mettre entre toutes les mains parce qu'il comporte des grands mots. Et le voilà qu'il nous trouve un créneau , entre deux silences du Sage (la seule réplique qui restera de l'émission c'est bien celle que l'invité star de ce jour prononce dans sa barbe et qui serait à peu près celle-ci, sans doute énervé par cette sagesse qu'on en finit pas de vouloir lui faire avaler : "Sage ? allez-donc demander à ma mère ce qu'elle en pense!" Mais personne ne relève, comme si ce trait d'humour ,dit d'ailleurs très froidement ne concernait personne parmi ces gros parleurs de nos médias.

Bizarre, ce détail. Non?

Personne ne veut s'y coller? Trop hors-cadre la remarque? Pas assez estampillé "nous sommes tous les enfants de la Révolution Française? 

Mais non pas de facherie entre nous . On est tous du bon côté. Oui il y a cette histoire de langue mais c'est si peu dire.

Le voilà donc notre Alexis de promouvoir l'ouvrage qu'il vient d'écrire ( il parle et il écrit - et dis-moi Alexis tu cuisines pas un peu aussi?) et ça tombe bien c'est sur les Jacobins. 

C'est étonnant cette façon de presque s'excuser auprès du lecteur qu'il pourrait y avoir dans l'ouvrage qu'il va lire peut-être certains mots dont il devra, malgré la vigilance de l'auteur et de son éditeur aller chercher le sens dans le Robert.

Mais savez-vous, cher ami du Peuple, qu'il existe des chauffeurs de taxi qui lisent Proust? 

Bon votre livre, Corbière, autant vous le dire directement, il n'est pas très inventif, vous y reprenez tous les stéréotypes sur la Révolution que la tradition marxiste nous a légué. Un peu de sport, lisez mon vieux! Tocqueville. Furet. Ozouf. Nicolas; Tackett. Très bien Tackett et en plus en tant qu''américain il a la distance de l'étranger. En fin vos recherches vous ont rendu sympathique Danton, dites -vous , voilà qui est tout à votre honneur de le dire. Cela signifie-t-il que vous le recevez maintenant à la table que vous ne partagiez jusqu'alors qu'avec le vertueux Maximilien? Si oui chapeau! "Allez Francis,"encore un effort pour être républicain"!

Allez, je m'arrête dans ma moquerie comme on dit dans mon patelin.

Ce fut un bon moment de télévision.

J'ai pas très bien compris la phrase de l'historienne de la maison. Elle n'ira pas voir Dreyfus parce qu'elle ne différencie pas l'homme de l'oeuvre. Mais madame, de toute la littérature française vous voilà condamnée à ne lire que Victor Hugo. Il a beaucoup écrit  c'est vrai et vous êtes encore jeune. Je vais vous dire moi-même longtemps je me suis imaginé jeune résistant FTP-MOI faisant un sort à Céline lui descendant un escalier de Montmartre moi le montant. Même encore maintenant que je suis vieux et malade. Si, si! Mais enfin quand admettrons -nous qu'on peut-être à la fois un salaud ET un écrivain de génie?

Il se fait tard 

Une dernière chose pourtant : " Je t'ai trouvé bien silencieux Daniel; Non?

Ou alors c'est que , peut-être, comme les autres intervenants tu étais ce jour-là, comment dirais-je, fort emprunté?



Si Wikipédia dit vrai, Mathilde a fait une erreur en disant que le journal La Croix a été sous-titré "le journal le plus anti-sémite de France".


Extrait de Wikipédia :
L'affaire Dreyfus voit La Croix céder à une grave dérive antisémite. Une idée assez répandue veut qu'une affiche publicitaire ait vanté le journal comme étant « le journal le plus anti-juif de France ». Cette fausse affiche a été créée de toutes pièces pour le film Le juge et l'assassin, réalisé par Bertrand Tavernier en 1976. En réalité, cette mention n'apparaît qu'une fois, le 30 août 1890, dans un bref article en bas de page répondant à une rumeur alléguant la présence de Juifs dans la rédaction, et affirme que La Croix est « le journal catholique le plus anti-juif de France » 

J'en suis a 28.53. La chronique de Mathilde L. Waouh ! Ca c'est du boulot !!!!!!!!

du pour point de vue de la critique des médias, Daniel  Schneidermann a été un mauvais animateur dans cette émission (coupe la parole, pousse au crime, n'écoutes pas, saute du coq à l'âne ...) C'est dommage.

Peut-etre ASI pourrai s'autocritiquer, en prenant cette émission comme cas d'école ?


La problématique de la violence fut un excellent angle de traitement dans cette émission. Chacun l'évoquant avec ses mots, son vécu : la cacahuète, le salaud, l'agent de Bolloré, racisme vs laïcité... Un seul reproche l'émission est (encore) trop courte. Je pense qu'ils ont été frustrés comme nous d'ailleurs (allez, 30minutes de plus, la prochaine fois :-))

Mathilde Larrère évoque, dans cette émission, un mème bâti sur le principe d'un dessin de Caran d'Ache évoquant l'affaire Dreyfus. J'apporte sur mon blog, dans un billet intitulé "Surtout ! ne parlons pas de l'affaire Dreyfus !", quelques précisions historiques concernant ledit mème.
Cordialement, biz, etc.



Oui, Jérôme Rodriguez est un gars sympathique, et beaucoup l'ont encensé ici tout en fustigeant ses compagnons et compagne de table (il y a même un intervenant qui, outrepassant le sens de la mesure, les voit comme étant des bourgeois !!!). Cependant, J. Rodriguez m'a déçu quand il a déclaré qu'il entendait des mots et des expressions qu'il ne comprenait pas, tout en se vantant de parler un français de comptoir. J'ai remarqué à ce moment comme un sentiment de culpabilité parcourant le visage de ses interlocuteurs (Daniel Shneidermann en a même tiré le titre de l'émission). Moi, je lui aurais plutôt conseillé de se mettre à la hauteur, de relever les vocables qui lui sont étrangers, de voir leur sens dans le Petit Robert et de se les approprier. Je ne suis pas Gilet jaune mais, avec ma conscience de pauvre, j'en ai conservé l'esprit car je suis né dans une famille pauvre — très pauvre — à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Heureusement, l'école de la République m'a donné beaucoup, surtout mon maître d'école, qui s'inspirait des techniques de Célestin Freinet. J'en suis sorti à 14 ans avec le diplôme de certificat d'études juste avant d'entrer en apprentissage de compositeur-typographe (grâce à l'Imprimerie à l'école, de Freinet). J'ai fait l'effort de lire des livres pas toujours faciles, et après Mai-68, des textes ardus paraissant dans des hebdos politiques (Rouge, Lutte ouvrière, Tribune socialiste). J'ai lu aussi deux numéros de la Cause du peuple, d'obédience maoïste, mais j'ai laissé tomber car justement rédigé dans un langage de bas niveau et faussement populaire. Jérôme Rodriguez m'est sympathique, c'est un homme intelligent, de cœur et d'esprit, sauf quand il a mis mal à l'aise le plateau en revendiquant fièrement de parler un langage de comptoir (à ce compte-là, on finit par produire des discours du niveau Café du Commerce). Élève-toi, Jérôme, prends de la hauteur ! Soit l'albatros et non pas un de ces marins frustes.

Ah merci merci merci, quelle jolie émission qui réconforte, qui fait un bien fou, tellement on souffre aujourd'hui des blessés, des morts, des anathèmes, de ces macronistes méprisants et pourris qui ignore le peuple qui souffre. Jérome est magnifique de justesse et de simplicité et bravo aussi à Mathilde et Alexis chacun dans leur registre. Qu'Alexis et la France insoumise notent bien les mots à employer pour parler aux gens de culture différente et qui ont aussi besoin, comme le soulignait Jérôme de reconnaissance. Oh combien ! Je les soutiens à donf. Qu'est ce que c'était bien cette émission, merci Daniel.

Quitte à être complètement hors sujet, je viens vous proposer de lire -quand je vous entends découvrir que  J. Rodrigues  est un sage- une longue itw de 4 des femmes Gilets Jaunes de Saint-Nazaire... Parmi tant d'autres... Je rappelle que les Gilets Jaunes de St Nazaire étaient les premiers à ouvrir une Maison du Peuple, où a eu lieu la seconde Assemblée des Assemblées... 

Ca va tomber comme un cheveu sur la soupe, mais je connais ces 4 femmes, et ça m'a tellement fait du bien de lire cet échange avec la journaliste de Bastamag que j'ai envie de le partager : https://www.bastamag.net/femmes-gilets-jaunes-maison-du-peuple-mouvement-social-mobilisation-greve-5-decembre

Apparemment nous avons tous avons tous besoin de haïr.

Pour certains c'est Polansky - Qui n'en demande pas tant

Pour d'autres c'est Larrère - Qui fait beaucoup pour le mériter

Pour d'autres encore c'est "les Bourgeois" - Qui ne savent même pas de quoi on les accuse.

Orwell avait raison.

Ya juste que j'aimerai encore être là lors de la résolution de la situation.

Pour l'instant je jubile...

Amusante coïncidence : j'affronte la lecture de Bourdieu "ce que parler veut dire. (l'économie des échanges linguistique)".

Vous savez, j'suis une gueuse, je n'ai jamais lu un livre en entier de ma vie (sauf pour l'école, que les pièces de Molière, qui me faisaient marrer) , j'ai 55 ans, et j'peux vous dire que lorsque j'entends des "intellectuels" parler, pas besoins de sortir de St Cyr pour les comprendre, même si oui, des mots manquent à mon vocabulaire. J'ajoute que pas de révolution sans les "intellectuels" aussi.
Ensuite pour la violence de certains manifestants, avec ou sans le black bloc, désolée Jérôme, mais LA violence vient TOUJOURS EN PREMIER du bras armé de l'État. Se défendre face aux violences policières est légitime pour moi. Merci à vous !

Daniel Schneidermann dit vrai : ce fut plus une "rencontre" qu'un "débat". Mais de quelle rencontre parle-t-il? 

La rencontre de cinq personnes apportant des perspectives différentes et complémentaires sur le sujet? Ne serait-ce pas plus celle de quatre bourgeois avec un prolétaire? Ou de quatre sachants institués avec un porte-parole d'un mouvement sans tête, sans pensée, sans mots? 


Y a-t-il même eu rencontre? Ce type de rencontre est-elle au moins possible? 


Le moment où Jérôme Rodrigues prend la parole pour critiquer les mots jetés autour de la table et l'échange qui s'en est suivi a certainement marqué le début d'une rencontre. Entre deux univers de langue et deux rapports intrinséquement différents. L'un en prise directe avec les choses violentes, simples du monde, l'autre en lévitation, en surplomb, en discussion précise et polie avec le monde, bien au chaud. Le début de malaise que l'on sent poindre à ce moment montre, à mon sens, l'impossibilité de cette rencontre ou l'inévitable choc qui aurait pu s'en suivre. 


Pour moi, cela montre la supercherie du bourgeois de gauche, qui pense faire sienne la cause du plus grand nombre, en continuant à utiliser son langage et toute la puissance qu'elle lui offre. Ce faisant, certainement à son insu, il ne fait que continuer le mouvement de domination et d'oppression. Par le langage et l'analyse, au nom de la compréhension du monde, le bourgeois dépossède le prolétaire de son combat, le relègue à une position d'élève, d'auditeur, de spectateur de son propre mouvement. 


Dommage que l'émission se soit arrêtée au début de la rencontre. Ca aurait pu donner quelque chose d'intéressant. 


Bonne émission en tout cas. :-) 

"un salaud?"...ah ah et c'est un débat sur la violence verbale...pfffff france insoumise qui se ridicule de jour en jour.... tout comme asi qui invite des charlatans de la pensée ! jlm proche de charlie hebdo quand ça l'arrange!! cette marche est une balle de plus dans les bureaux de CHARLIE HEBDO. Demandez à tous ceux qui ont manifester contre l'islamophobie si ils apprécient les unes de CH avant 7 janvier 2015 ...

Ce débat était intéressant, nécessaire et salutaire mais comment est-il possible que toutes les références vont à la révolution française alors que dans la rue, beaucoup de références vont à la l'expérience de la commune?  

Je vous remercie d'avoir (enfin) invité un Gilet Jaune.

(Je considère que l'avocat invité antérieurement était plutôt un «porte-parole», sans mépris aucun.)

Je viens de regarder votre émission et je voudrais tous vous remercier : c'était génial, et je n'ai pas de mots pour vous dire combien j'ai apprécié toutes les paroles et commentaires. Encore merci. Margaret

Il est prêté à Charles de Gaulle, 1er président étranger à visiter Mao après la Révolution, la phrase suivante : "M. Mao, que pensez-vous de la Révolution Française de 1789 ?"


Ce à quoi Mao aurait répondu : "il est encore trop tôt pour le dire..."


J'ignore si cette légende est vrai, mais elle va dans le sens de l'émission...

JAURES déshonoré, ou simplement précisé


Jaurès (ce que j'ignorais) tenait des propos antisémites, nous l'apprendre,  ça, c'est le boulot de historienne. 

Quand l'historienne  tempère, minimise et prend la défense du raciste d'alors  en nous disant ;


  "Tant qu'à citer les phrases de Jaurès, autant citer les belles phrases"  


C'est ni plus ni moins, séparer l’œuvre de l'artiste, ce qui met l'historienne en parfaite contradiction avec sa position personnelle délivrée sans que personne ne lui demande à propos de dernier film de Polanski.


Ensuite, elle déclare, monsieur Dreyfus à eu toutes les attentions de Jaurès qui a écrit : " il est dépouillé par l'excès mème du malheur de tout caractère de classe " et l'historienne de considérer qu'il s'agit là d'un revirement réhabilitant.


En fait son auteur , a simplement substitué "race" par "classe" . Sans modif cela aurait donné:  

 " il est dépouillé par l'excès mème du malheur de tout caractère de race " et qui marche aussi très bien et qui de toute évidence (vus les précédents écrits) devait être le première rédaction du papier


Moi, admirateur à priori de JAURES , je tombe sur le cul.


A part cela, Rodriguez m'a séduit, Corbières nous a vendu son bouquin et la journaliste de plateau nous à annoncé sans que personne ne lui demande , qu'elle,  était islamophile et gauchiste ( ce dont on a absolument rien à battre)


je remercie Daniel Schneidermann d'avoir invité Jérôme Rodrigues,

ce trésor français.

Aie, aie, aie...je me laisse aller à lire ce "débat" après émission et le torrent d'avis écrits, plus ou moins en français, d'ailleurs, donc je me crois sur @si et...

Ben non, en fait , je me suis planté je dois être sur le forum du Point! 

Navrant. Et m.....!

Beaux exemples d'usages de cerveaux

Petit rappel :On en a tous un , on s'en sert ou pas!


"Enfants du bicentenaire" : ... et c'est d'ailleurs pour cette raison que nous avons choisi... les CHAMPS ELYSEES !
Merci Jean Paul Goude, car je n'oublierai jamais notre spectacle du 14 juillet 1789. Nous étions des milliers à travailler sur ce défilé, et ce que tu nous as mis dans la tête cette nuit là a grandi dans nos esprits, nous qui travaillions pour toi et tous les autres, les spectateurs présents qui savouraient ton oeuvre à retardement !


J. Rodríguez a une « force tranquille » incroyable ! Il en arrive  à donner de la profondeur à des choses pourtant simples et triviales. Son passage sur le prénom des gens n’invente rien et serait même moqué par certains beaux esprits qui pensent « raffinés » mais la simplicité avec laquelle il le dit m’a collé la chair de poule.


Le voile. De deux choses l'une. 

Que prévoit la République pour garantir à une femme le droit de refuser le porter ?

Elle va où et elle quoi pour se faire protéger et vivre tranquillement sa vie de femme ?

Excusez-moi, mais quand on voit la réaction d'encéphalogramme plat des pouvoirs publics face aux violences faîtes aux femmes, j'ai comme un doute de la validité des propos de ceux qui prétendent défendre le droit des femmes et je me dis qu'on a plus affaire à des racistes.

Quant à celles qui veulent le porter, elles ne me dérangent pas.

Jolie émission, mais qui ricoche un peu sur son sujet annoncé. Pas tellement décortiqué les mécanismes des violences posturales, il y aurait à dire sur l'accroissement des violences idéologiques (avec la montée des politiques d'extrême-droite), sur la valorisation même de la violence en politique (glorification des "solutions violentes" dans les programmes politiques), sur la violence des impacts ressentis (paupérisations, accroissement d'inégalités arrogantes, camps de concentration), sur la prise de conscience des violences physiques et symboliques autrefois niées ou minimisées (passés coloniaux, xénophobies et sexismes latents, réalités des identités sexuelles, etc), de la facilitation des rencontres entre univers mentaux opposés (internet et village mondial), du cercle d'auto-alimentation entre politiciens et internautes (politique-twitter avec imitation populiste des violences des échanges internet, et du coup légitimation en retour de ces attitudes par les chefs d'Etat), etc.


Impression que la conversation a plutôt librement erré de ci de là, sur d'autres sujets, sans arriver à cerner celui-ci. Ce qui n'est pas improductif en soi. 

Gros malaise au moment de la diffusion de ce telefilm sur 1789 ....

Comment comparer des debats reels actuels et des dialogues fictifs dont on a aucun enregistrement, et c'est toute la limite de l'Histoire en tant que discipline ... au fond nous ne connaissons pas la voix ni les propos exacts de Danton & Robespierre, because techno non existante ... comment cette énième fiction de droitard (enrico) tournée pour salir l'ideal recolutionnaire, peut elle servir serieusement d'exemple pour illustrer le fait que les débats houleux ont toujours existé ...

Là je reste sidéré devant l'absence de reaction des invités, hors M Larrère.

Pour le reste, le débat " séparer l'homme de l'artiste" à propos de Polanski et cie, peut se résoudre très vite en 3 solutions  :

1. On cesse toute rediffusion de l'oeuvre intégrale de l'artiste le temps de la peine à executer après condamnation par la Justice.
2. On cesse toute rediffusion de l'oeuvre intégrale de l'artiste, pour toujours mais accusation immediate de censure.
3. Cessation de tous les droits d'auteurs de l'artiste, pour toujours ou pendant le temps de la peine à executer, selon decision judiciaire. Alternative : les droits d'auteurs pourraient alimenter des associations caritatives connectées à la nature de la condamnation.

Solution Bonus : un panneau avant l'oeuvre, annonce la condamnation de l'artiste, pour avertir le public, là encore selon une durée à déterminer.

Corbières qui encense Hanouna à plusieurs reprises, est ce parce que son épouse et Hanouna ont le même patron ?

Quelle belle énergie circule sur le plateau ... 


Les commentaires à propos des mots compliqués renvoient me semble-t-il à une des caractéristiques du mouvement des gilets jaunes, beaucoup trop peu souvent commentée : le processus de politisation, l'évolution des uns et des autres suite aux diverses rencontres... Elément que Mathilde Larrère avait commenté dans je ne sais plus quelle émission à propos de Nuit debout (Hors Série ?) : la circulation du savoir, le décloisonnement, le dynamitage des "chasses gardées", les échanges (cours de boxe "contre" cours d'histoire ou autre matière selon les spécialistes présents disposés à partager leur savoir ...). 




 
 

Jérôme Rodrigues  est extraordinaire de simplicité  et d'intelligence.


Heureusement qu'il y avait Jérôme Rodrigez ; au début, j'ai craint que la parole ne lui soit pas vraiment donnée au milieu de toutes ces grandes phrases aux mots savants, comme il l'a souligné, à juste titre, vers la fin de l'émission provoquant des justifications emberlificotées car il ne fallait surtout pas être taxé de mépris de classe. Mais il a su se faire entendre, calmement, avec bon sens et non sans finesse. Bravo à lui d'avoir tenté de remettre, à mon avis avec succès, les choses à l'endroit.

Trop fort l'homélie sur l'Islamophobie ; "les universalistes, obsédés par l'Islam."

Meme Corbière doit corriger...
Avec des idiots utiles comme les sans-cerveaux de ASI, les islamistes de tout poils sont morts de rire... genre : "On n'aurait jamais imaginé que ca marcherait aussi bien de convertir les 'progressistes' en fantassins pro-charia"


"Je ne sépare pas l'homme de l'artiste", nous dit, très sottement, l'historienne et militante (la 2nde l'emportant sur la 1ère) Mathilde Larrère. A ce compte-là, on ne devrait plus écouter la musique de Wagner car il professa des opinions antisémites, idem pour Céline, etc... Ajouter à cela que, dans le cas de Polanski, on est loin des reproches aussi graves que ceux d'antisémites, puisqu'on fait allusion ici à un fait divers ayant eu lieu il y a plus de 45 ans, et pour lequel Polanski écopa de plusieurs mois de prison, qu'il purgea, avant de voir le juge chargé de son affaire trahir sa parole et le menacer à nouveau d'incarcération . C'est tout de même assez piquant de voir une pseudo-historienne prétendre rejuger le passé à la manière dont Robert Hossein, qui était tout sauf un historien, rejugeait Marie-Antoinette, et ce de manière totalement anachronique ! Au final, et si l'on prend également en compte le fait que Samantha Geimer, la "victime" de Polanski, a fait savoir à plusieurs reprises qu'elle souhaitait qu'on laisse tranquille Polanski et qu'on cesse de persécuter ce réalisateur en son nom et à sa place, il semble que ce soit plutôt Polanski la victime dans cette affaire ! Il est aujourd'hui victime de la vindicte féministe, comme il le fut jadis de la persécution des nazis, des communistes et de la justice américaine ! Polanski est donc bien le digne descendant de Dreyfus, et Mathile Larrère celle de ses persécuteurs. 

D'ailleurs la relation sexuelle avec la  mineure était consentie,  enfin consentie uniquement par M.Polanski, ce qui est le plus important , compte tenu du " génie "de ce génie.


Il a été généreux de ne pas attaquer la jeune fille en  diffamation.


Ouvrons-lui les portes de l'Académie, il  sera reçu, à braguette ouverte, par l'autre génie , capable d'honorer sa femme , quotidiennement, sans son approbation.

Faire passer un pédophile pour une victime, bravo.

il est la victime de mathilde, ne trahison pas le propos de ce troll

 Onze autres femmes l'ont accusé de violences sexuelles à des âges divers (la plus jeune ayant neuf ans à la date de ces violences)

ASI, c'est le petit séminaire du nouveau clergé diversitaire, des defenseurs des pauvres minorités opprimées, de l'entre soi bien pensant.
Assez pitoyable en fait.

Diversitaire ! Nouveau mot réactionnaire compte triple ?

Et que dire d’un type qui paie pour du contenu qu’il juge pitoyable ? A moins que la motivation de la dépense soit plutôt à  chercher du côté de la satisfaction perverse à répandre ici votre fiel sur les « bien-pensants » (je ne me fais toujours pas au fait que ça puisse être une insulte...)

Abonné depuis 2007 pour garantir une pluralité d'information ET d'opinion (mais je vois que cette pluralité d'opinion est de - en - partagé par les bonnes ames), et je continuerais, ne vous en deplaise.
Marrant cette tendace à balancer sur le messager plutot que de répondre sur le fond.

En quoi le récit soutenant qu'on doit foutre la paix à Polanski serait moins basée sur une approche moraliste défendant une "bonne pensé"? In ne vise pas de protéger un opprimé? Le milieux du cinéma français qui lui permet de continuer sa carrière n'est pas un "entre soi"?


En gros, en quoi êtes vous différents de Mathilde Larrère ici à partir de vos arguments?

superbe éloge d'un pédophile ! belle morale...


Polanski est donc bien le digne descendant de Dreyfus, et Mathile Larrère celle de ses persécuteurs. 


Certes, ce pauvre Polanski pourchassé, disqualifié, jamais récompensé, emprisonné, privé de ses droits, dans l'incapacité d'exercer son art... quelle garce cette Mathilde qui, choisissant de ne pas contribuer au succès commercial de ce film, le persécute si cruellement !  

«Ajouter à cela que, dans le cas de Polanski, on est loin des reproches aussi graves que ceux d'antisémites, puisqu'on fait allusion ici à un fait divers»


Alors, être antisémite est légal.

Tenir des propos publics antisémites ou faire de la discrimination est un délit.

Violer un enfant est un crime.

Oui bon enfin , votre contradicteur dont je ne partage aucune réflexion à écrit precisement  le contraire !

Tout doux l'ami Denis! Te voila un bien piètre procureur en la circonstance; "sottement, pseudo historienne, persécuteurs..." voila des mots chargés d affectes forts qui ne facilitent pas une pensée créative, réflexive, ça ferme les écoutilles  des propos comme ça. Tu y vas bien fort dans ta plaidoirie, d'autant je  l'avoue, je suis d 'accord avec elle mais... c'était pas le sujet de l'émission  juste une digression qui se discute.

Ah bon, c'était une émission sur Polanski?

Que de sottises! On croit rêver! Votre argumentation ne tient pas du tout la route!

Oh la pauvre... il est victime des femmes (et personnellement je rajoute des hommes, car les vraie son écœuré par ce qu’il a fait) féministe... Ce pauvre homme qui n’a fait que droguer une enfant pour la violer dans tous les sens et ensuite se permettre de lui dire que si elle avait été moins belle il n’aurait pas été tenté… Mais ce n’est pas grave car c’est un grand artiste… Et puis il a souffert de la persécution nazie donc il à tous les droits…

J’avoue là après vous avoir lu, avoir envie de vomir…


J'ai un peu de mal avec votre conception des choses indiquant que droguer puis violer une gamine serait moins grave que juste tenir des simples propos, fussent-ils antisémites.

je vous rejoins également et pour aller jusqu'au bout dans la provocation,  il faut interdire le Coran car Mahommet était pédophile et la Torah qui justifie les massacres par la récompense ou la punition de Dieu. C'est assez triviale et pas plus.

Et dire qu'il y en a qui s'offusquent quand je vous traite de connard.

Peut-être trouve-t-on que vous abusez de l'euphémisme  ?

Vu sous cet angle,évidemment ça relativise!

Vu sous cet angle évidemment ça change tout!

Ouaip…


A mon avis, plutôt que de vainement tenter de « séparer l’homme de l’artiste, » peut-être vaudrait-il mieux séparer l’homme de l’œuvre, pour ne considérer que l’œuvre dans un premier temps, afin ensuite de vérifier ce que cela produit sur soi.


Je n’aime pas la musique de Wagner. Je ne l’ai jamais aimée, parce que je déteste que l’on m’embarque dans de grandioses mouvements qui me dissolvent dans un absolu collectif immaitrisable, où je finis par ne plus rien être. Je n’aime pas que l’on me dépossède, surtout par manipulations émotionnelles, d’autant plus si les séductions en sont massivement puissantes.


Et si j’apprends par la suite qui a été Wagner, quelles ont été ses pensées et par qui elles ont été glorifiées, avec toutes les conséquences que l’on connait, alors je peux me dire : « Tiens, c’est finalement cohérent, ça ne m’étonne pas… »


Dans la même logique, je n’ai jamais aimé Polanski. Il m’emmerde. Ses recherches de sensations fortes par le surnaturel sont certes très esthétisantes, mais puériles, sans intérêt. Je suis complètement hermétique au fantastique d’un Rosemary's Baby, encore moins à son Bal des vampires. Même (et surtout !) au bénéfice de la jouissance qu’il y aurait à succomber à la croyance métaphysique suggérée. On m’objectera qu’il ne s’agit que d’un « fantasme. » Oui, bien sûr, le problème c’est que ce n’est pas le mien et que je préfère les miens.


Et toujours dans la même logique, si j’apprends par la suite qui a été Polanski, il me devient alors là aussi possible de me dire : « Tiens, finalement… »


Je pense donc qu’il n’est pas idiot d’aller voir son « J’accuse » afin de vérifier ce qu’il nous dit. Moi, je ne le ferai pas, je l’ai dit, Polanski m’ennuie et je n’ai pas envie de perdre mon temps. Mais pour ceux qui ont aimé ses films, ou pour Wagner ses musiques, ça n’est probablement pas inutile. Juste pour vérifier pourquoi et comment fonctionne la séduction.


Je n'ai jamais été attiré non plus par son fantastique, mais par contre son "Pirates", film d'aventure où l'on suit des personages ambigue, me parraît assez jouissif. La VHS sur laquelle on l'a enregistré quand j'était petit a beaucoup servie.

Intéressant…


Pour moi, je n’ai connu Polanski qu’adulte, ce qui explique peut-être une moindre capacité à immersion que l’enfant. Je n’ai pas vu « Pirates, » mais ce que vous dites semble aller dans mon sens. Quelque chose que l’on pourrait décrire comme : « Polanski, l’enfant attardé dans un corps d’adulte, parle aux enfants, ils ne se comprennent que trop bien… »


D’où cette jouissance que vous évoquez (qui plus est, chargée de personnages « ambigus »)
Bien entendu par film (ou fantasme) interposé, sans passage à l’acte donc. L’enfant ne voit et ne comprend que ce qu’il a envie de voir et comprendre, il reste protégé, il n’y a pas subversion. Quant à l’adulte lui, il ne comprend rien, ne voit rien et ma foi, c’est tant mieux.


Tout autre serait la situation où il y aurait passage à l’acte, dans la réalité…
(Je mets des conditionnels parce que je ne suis pas au fait de ces affaires, mais si vous en savez davantage, vous pouvez restaurer l’affirmatif)  


Il est impossible au pédophile de se prévaloir pour sa défense, de ce fantasme partagé en commun avec l’enfant, précisément en raison de ce passage à l’acte dont l’enfant n’a pas la maîtrise.


Je disais simplement qu'il est sans doute plus interressant dans un film d'aventure ambicieux (batailles, construction d'un navire), plus formaté où ses délirs personels rentre moins en ligne de compte. Pour les personnages ambigu, il s'agit d'une présentation plutôt honête de Pirates cupides aptes à la violance, mais fesant face à un ordre social butal et injuste.

Le point du formatage joue également pour les deux autres oeuvre que j'ai vu filmé par lui (n'oublions pas que le cinéma est une oeuvre collective), en l'occurence Oliver Twist et J'accuse, là où il est cadré par une oeuvre littéraire et un évènement historique. Dans les deux cas il suit l'original scrupuleusement.

Ah oui, du coup ça plaide plutôt pour aller voir « J’accuse. »


D’une part parce qu’il est vrai qu’un film, bien plus qu’un roman par exemple, c’est aussi (d’abord) une œuvre collective (acteurs, techniciens, scénaristes, etc.) Sous cet angle, condamner le travail de tous au nom d’un seul, semble relever de la justice expéditive. Ca manque singulièrement de nuance…

   
D’autre part parce que les choses sont forcément plus complexes qu’elles n’y paraissent et ne peuvent que rarement se résoudre par des choix manichéens. Ici, il faut savoir remplacer les « OU » par des « ET, » afin de détruire les syllogismes destructeurs. Ca n’est pas Polanski qui serait un génie « OU » un pédophile, mutuellement exclusif, ça peut très bien être les deux. Pire même, l’un peut très bien induire l’autre et réciproquement, en une inextricable complexité.


En d’autres termes et aussi étrange que cela puisse paraître, il n’est pas interdit d’imaginer que le « J’accuse » n’ait pu être produit que par le pédophile, y compris (surtout) si ce film a de la valeur. Après tout, si l’on songe au nombre de navets produits par des gens qui ne sont pas pédophiles, la proposition n’est pas aussi incongrue qu’elle n’y semble. A condition bien entendu d’éviter le retour du syllogisme : Non, il n’est pas nécessaire d’être pédophile pour être créatif !…

   
Bon, cela dit pour moi, complexe ou pas, je n’irai probablement pas voir le film, sans autre motif que Polanski ne m’intéresse pas. J’attendrai p’têt que ça passe à la télé, en espérant ne pas m’endormir devant le poste…


Renseignez-vous un peu sur Polanski, il ne s'agit pas d'une seule affaire de viol, mais de plusieurs, et s'il n'a pas remis les pieds aux Etats Unis depuis tout ce temps, c'est bien qu'il y a une raison!

Quand j'écoute trop Wagner, j'ai envie d'envahir la Pologne.

 Woody Allen  


Lui non plus n'est pas très clair.

C'est vrai que Polanski est un génie:11 crimes pédophiles c'est pas mal! Qui dit mieux? Dutrou? qui est passé à l'assassinat. Si ce dernier avait été philosophe ou cinéaste,on lui aurait pardonné ses crimes?

Pas vraiment persécuté puisque Le film de Roman Polanski « J’accuse » est en tête du box-office en France. Il a réalisé 386 720 entrées depuis sa sortie mercredi donc tout va bien pour lui ce qui n'est pas le cas de ses victimes 

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