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Et si Macron ne voulait pas être réélu ?

Commentaires préférés des abonnés

Je me permets un droit de suite sur Mila, notre formidable boussole morale.


Elle s'est donc rendue chez Barthès pour réaffirmer cette théorie fumeuse et hypocrite : j'insulte les religions par les croyants.

Mila ne voit pas que la religion est une affa(...)

Vous écrivez à propos du mérite de MACRON. : "assez fin manoeuvrier, pour s'être fait élire à 39 ans, sans parti et quasi-inconnu"

Sauf que donner à un âne beaucoup d'argent, le soutien de la presse mainstream et la chance de voir les adversaires se s(...)

Avec tout mon respect ça fait longtemps que cette idée est sur la table ,chez le Todd et compagnie

Macron est là pour forcer la France a adopté le plus vite possible les règles de l'Europe quoi qu il arrive.

Regardez la première grève SNCF ,regardez ce(...)

Derniers commentaires

Il s'en fout d'être réélu. Il a déjà un poste d'administrateur de garanti (cf. jurisprudence Barroso). Chez Blackrock ? Vu l'ambiance qu'il sème, mettre un océan entre lui et les Français n'est pas une précaution inutile. Il pourra aussi dire du mal d'eux, comme il le fait quand il est à l'étranger.

Cher Daniel, votre hypothèse me parait rater le fond de la question qu'il conviendrait de se poser à ce stade. Je veux dire qu'on se croirait dans un stade en train de faire des paris sur l'équipe gagnante. Je me fiche éperdument de la potentielle réélection de Macron parce qu'elle ne dépend pas uniquement de mon action citoyenne d'électrice. Que depuis que je en âge de voter, j'ai toujours eu à subir une partition imposée (peste ou choléra...). Ce qui m'intéresse, c'et comment on en sort. Or, votre hypothèse nous invite à jauger de la pertinence et de l'efficacité d'une stratégie politique de maintien au pouvoir. A quoi bon jouer les Pythie quand c'est tout un monde qui s'effondre sous nos yeux ébahis, ici et maintenant ? 

Je rejoins votre analyse Daniel, à ce ceci près que je ne pense pas qu'il s'agisse d'un sabotage. 


Dans une perspective "managériale" de la question politique, Macron n'est que le "manager de transition", celui qu'on débauche d'un grand groupe non pas pour sa vision ou son projet, mais pour faire le sale boulot de dégraissage du mammouth, pour atteindre les objectifs de libéralisation totale de tous les marchés, fussent-ils vitaux (comme la santé). On choisi celui qui présente le profil le plus apte: froid, calculateur, sans états d'âme. Le manager de transition est celui qui permet d'abattre les restes de l'ancien monde (à savoir la société solidaire et redistributrice) pour faire place nette au nouveau monde (le règne du benchmarking, de l'éfficience et de la libre entreprise). Et de le faire vite. 


A ce propos une émission de là-bas (époque Inter): 

https://www.franceinter.fr/emissions/la-bas-si-j-y-suis/la-bas-si-j-y-suis-20-septembre-2012


Macron sait qu'il ne sera pas réélu, il n'en a jamais eu l'ambition. Il a dit lui-même qu'il ne finirait peut-être pas le quinquennat. Il sait pourquoi il est là: les classes dominantes ne transigent plus, elles ne veulent plus attendre, il faut faire vite. 


Macron n'est que le manager de transition d'une idéologie politique. Les tenants de cette idéologie ont plus que jamais conscience que le point de bascule est proche, et il faut un exécutant efficace et rapide, près à tout. Macron a déjà, comme nombre de ses semblables, une place au soleil qui l'attend, dans un quelconque cabinet de conseil ou banque d'affaire. Il peut transitionner sans crainte.


Dans l'univers merveilleux du néo-management, voici comment on défini le manager de transition:

Le manager de transition est l’homme ou la femme de la situation lorsqu’une entreprise vit une période déterminante pour son avenir. Cadre expérimenté, surdimensionné, il occupe un poste clé à titre temporaire. Il agit en leader pour atteindre les objectifs fixés. 


On est en plein "start-up nation", avec aux manettes un start-uper fanatique. Il ne massacre pas les manifestants par peur du grand soir mais par conviction. C'est son job.

Le doute m'habite...

(et svp n'allez pas chercher là un jeu de mots  à la Desproges de très mauvais goût)

Que se passe t il dans le monde de Macron ? Des petites gens blasphèment le pouvoir. Allô Badinter c’est pour un soutien. shttps://www.liberation.fr/checknews/2020/02/04/des-gilets-jaunes-ont-ils-glisse-un-mot-sous-l-assiette-d-edouard-philippe-et-nicole-belloubet-lors-_1777163

C'est amusant j'en parlais avec un macroniste* la semaine dernière (de la catégorie qui connait peut être pas personnellement Macron ou des ministres mais a longtemps été élu local et doit avoir des relations assez haut dans l'appareil de LREM). 


Et alors qu'histoire de le troller un peu je lui évoquais le scénario d'une non candidature de Macron, son discours m'avait semblé carrément inquiet, c'était plus du style "Macron est obligé d'y aller car il n'y a personne qui soit moins impopulaire à qui on puisse faire confiance" que "Je suis certain qu'il en a envie".  Il m'a même énuméré les raisons pour lesquelles Philippe, Guérini, deux ou trois ministres et d'autres personnalités dont je connaissais à peine le nom, feraient de pires candidats ; à croire que c'était pas la première fois qu'il réfléchissait à ça.


* je nie avoir ce genre de relations, c'est le miracle des municipales,  ton ancien secrétaire de section du temps où t'étais au PS il y a 20 ans qui s'invite chez toi pour vanter un candidat, tout en en profitant pour jouer les témoins de Jéovah du macronisme ; j'ai manqué de lui répondre que j'achetais pas d'aspirateurs. :) 

"Et si Brigitte aussi en avait marre, de ne pas pouvoir aller au théâtre sans en repartir en cortège policier ? "

je me fais peut être des idées mais je suis vraiment pas sûr que les membres de ce gouvernement, quels qu'ils soient, puissent retrouver une vie normale sans une cohorte de gardes du corps tellement la détestation est grande...

après je sais pas à quel point les gouvernements précédents été détestés, mais ceux d'aujourd'hui, mazette le bain de foule pourrait être létal...

alors effectivement foutu pour foutu...j'en sais rien nous verrons, je serais quand même très surpris qu'il ne tente pas sa chance...

Dit donc Daniel tu n'aurais pas lu mon post d'il y a quelques jours dans lequel je disais que je ne serai pas étonné quil ne soit pas candidat pour les prochaines Présidentielles? :-)

Les gens croient que les Gouvernants sont de robots froids, rationnels ET infaillibles, alors qu'ils ne sont que des connards, comme nous... :-)

Ni mieux, ni pire.

Dans un combat la victoire ou la défaite ne sont qu'à un cheveu.

Cette hypothèse EST opérante !

L'hypothèse la plus plausible ? 

Le "bloc bourgeois".

Toutes les explications en vidéo.



Le but de tout parti politique est de prendre le pouvoir, c’est ce qu’on nous avait appris en droit constitutionnel ! C’était avant …Mac40.


Mais le chef du monde disruptif airait peut-être nous étonner …

D’autres personnalités européennes n’ont pas voulu se représenter : Gerhard Schröder et Zapatero, ne se présentant pas à un 3e mandant… en étant à la fin le chef plus impopulaire de la démocratie espagnole.


Peut être qu’au fond, pour Macro, tout est pareil, une entreprise, une startup , un startup-nation … donc même s’il y a le côté dieux de la présidence de la Vè république,  ca le dérangerait pas de prendre les reines  blackrock France .. Avant de présider blackrock tout court …


Il y a quand même l’ivresse du pouvoir, l’hybris, ce qui rendait fou les empereurs romains. Lui-même qui se comparait à Jupiter, excusez, du peu, risque de se terminer tragiquement comme un grand nombre d’empereur…


Mais, bon dans une démocratie, il pourrait :

- Démissionner et acheter une ile lointaine, près des îles éparses ..

- Se faire hara-kiri d’une manière ou d’une autre, peut être littéralement !

- Ne pas se représenter et présenter Castengeur conne digne successeur ! ?

 

En attendant, comme il n’a aucune morale, il peut foutre le maximum de bazar !!!

Ce n'est pas la psychologie de E.M. qu'il faut analyser, mais celle de B.M.. En 2022 il fera ce que maman lui dira de faire.

Et personnellement, depuis le début de ce cauchemard, je pense qu'il ne fera pas un deuxième mandat. soit parce qu'il ne se représentera pas (maman ne veut pas) soit parce qu'il sera battu par un des candidats de droite qui fourbissent leurs armes.

Je ne crois pas que ça corresponde à la psychologie de Macron. D'ailleurs, Il n'a pas pas peur d'aller au combat, comme l'a montré l'entre-deux tours de la présidentielle. Enfin, contrairement à beaucoup de commenteurs sur ce forum, je ne considère pas Macron comme une marionnette de l'oligarchie, mais comme un de ses associés ; la décision de se représenter n'appartient donc pas qu'à ses "commanditaires".

Pour avoir lu les deux livres de votre confrère Marc Endeweld, j'ai du mal à croire à votre hypothèse.  Mais c'est vrai qu'il mène une politique digne d'Attila.

Bonjour, merci pour votre chronique. 


Je n'ai pas grand chose d'intelligent à dire sur la plausibilité ou non de votre hypothèse. En revanche, j'ai une question. A supposer qu'elle ait un fondement, on peut imaginer mille sous-versions possibles dans laquelle ce n'est pas Marine Le Pen qui gagne à la fin. Hors, là, on a vraiment l'impression que tout est fait pour la favoriser (l'installer en unique opposante, surjouer l'opposition libéralisme ou barbarie, être condescendant sur tous les sujets, piétiner l'opposition républicaine, brutaliser la société avec les violences policières). 


Je connais l'explication spéculative (un peu confortable) qui veut que  le bloc bourgeois, les patrons, commencent à se résigner et à s'y préparer (variante : à le vouloir, à le favoriser),  car pour protéger leurs intérêts, une fasciste serait mieux que rien (tout plutôt qu'une expérience  socialiste anticapitaliste). Pourquoi pas. Mais outre que cela reste invérifiable, et un peu complotiste (ce qui ne veux pas dire que c'est impossible), je ne comprends pas, pourquoi, si E. Macron est un pantin du capital et du patronat, ce même groupe manipulateur ne serait pas en mesure de faire monter en puissance un nouveau libéral conservateur à la Fillon (mais moins corrompu LOL ) par exemple, qui pourrait faire le job tout aussi bien sans avoir à se trimbaler l'étiquette d'extrême droite. Et je ne comprends pas en quoi E. Macron, ne serait-ce que pour soigner son image future,  sa légende, serait heureux qu'une fasciste luis succède, plutôt qu'un(e) autre néolibéral(e) ou ultralibéral(e) comme lui.

Soit il est complètement givré et par mégalomanie perverse,  il préfère le chaos après lui pour qu'on n'ait pas de point de comparaison (mais cette hypothèse implique qu'il a un vrai pouvoir de décision, et invalide celle qui voudrait que d'autres aient vraiment les commandes), soit il est fallot, mandaté et sous influence et dans ce cas je ne vois pas l'intérêt immédiat pour le bloc bourgeois de mettre le pays à feu et à sang avec une fasciste. 


Bref, je dubite. 

Macron est fondamentalement different des politiques qui l'ont precede a ce poste : Ceux la etaient des hommes politiques de carriere. Ils defendaient les 1%, bien sur, sinon ils n'auraient jamais accede au pouvoir, mais ils avaient leur dynamique propre. Et leur ambition propre : acceder et se maintenir au pouvoir.

Du coup, quand ca commencait a chauffer pour leurs fesses et leurs espoirs de reelection, leur instinct de conservation les poussait au compromis. A lacher un peu.

Le 1% s'en est agace. Ils ont decide que ca suffisait et qu'ils aller cesser de compter sur des politicards professionnels prets a sacrifier l'interet de l'oligarchie pour sauver leur reelection. Ils ont donc sorti de leur chapeau un robot mentalement instable et fanatique pret a se kamikazer pour leur cause. Ils l'ont impose a l'opinion et fait gagne l'election aux forceps.

Donc, oui, Macron n'a pas sa reelection comme objectif. Son objectif est de passer au bulldozer ce qui reste d'etat social en France, peu importe le prix pour sa propre personne.

Le reste, les maladresses, le mepris, c'est juste un effet de bord d'une personnalite malade sans aucune force de rappel. On peut pas tout avoir. Tant qu'il fait le taf, le 1% tolere ces inevitables bugs du robot Macron.

Peut etre que le jour ou des sans-culottes enerves lui couperont la tete, ils s'appercevront que Macron n'est qu'un Replicant.

Non mais y’a rien à comprendre Daniel, c’est juste un benêt propulsé là par l’oligarchie française.


L’incompétence est souvent la meilleure des explications, et l’un des usages les plus aisés du rasoir d’Occam.

Emmanuelle pour Emanuel, je n’ai pas vu le lapsus, je suis probablement arrivé après la correction.


Cela dit oui, je pense effectivement qu’il est révélateur de quelque chose que tout le monde devine pourtant plus ou moins confusément.


Je suis très sérieusement convaincu qu’une des clés de compréhension de la psychologie de Macron se trouve dans sa représentation homosexuée (ou hémiplégique) non assumée du monde. 

A savoir une représentation qui coupe le monde en deux parties, n’en retient qu’une maintenue en pleine lumière (la sublime brillance des premiers de cordée), rejetant l’autre dans l’ignorance d’un néant abyssal (non pas les gens qui n’ont rien, mais ces gens qui ne sont rien, du verbe être, c’est-à-dire qui n’existent même pas…)


Ici, le problème n’est bien entendu pas que la représentation soit homosexuée, mais qu’elle ne soit pas assumée.

Pour contre-exemple de représentation assumée, nous aurions entre autres Bertrand Delanoë, dont on peut penser ce qu’on veut, mais qu’on ne peut suspecter d’avoir jamais cru que ce qu’il ne comprenait pas n’existait pas.

Delanoë savait déléguer ce qu’il ne comprenait pas, Macon en est incapable, parce qu’il ne perçoit même pas qu’il puisse ne pas comprendre. 

Pour lui, le monde n’est pas coupé en deux, il est unique, il n’existe pas de partie sombre, il n’y a pas de continent noir...


Le pire dans cette histoire, c’est que ce profil très particulier est renforcé par cet événement hautement improbable et pourtant bien réel, lui conférant un sentiment de toute puissance quasi-métaphysique : Il est indestructible parce qu’il a épousé maman. 

Macron se vit à l’égal d’un demi-dieu en vainqueur absolu des ténèbres les plus effroyables et les plus profondes, comme dans l'Olympe, il n'y a que lumière, sans ombres.


En clair : Macron ne renoncera jamais à rien sur rien, ça n’est pas négociable, il n'en est pas capable.

Je ne pense même pas que la réalité puisse le rattraper, sa capacité de déni est sans limite.

La question de sa réélection est donc pour lui parfaitement secondaire.


Je salue votre magnifique prose sur la forme, mais sur le fond, je crains que vous ne psychologisiez à outrance. Macron est trivialement cynique, rationnel et au service de ses maîtres. Un vulgaire comptable-trader élevé au rang de président par les réelles puissances du pays.

Je ne pense pas qu'il se fasse plus d'illusion que cela, ou alors très secrètement...

C'est pas faire mon centriste, mais je pense que la "représentation homosexuée (ou hémiplégique) non assumée du monde" décrite par FH est le moteur du cynisme que vous décrivez, Promethée (ça me fait bizarre de parler à Promethée :) ).

Tout machine folle marche à un carburant.

Bah... L’un n’empêche pas l’autre.


La proposition psychanalysante (plus que psychologisante, d’ailleurs) n’interdit pas d’en examiner les conséquences, bien au contraire.
C’est précisément parce qu’il ne maîtrise pas ses propres déterminismes qu’il peut être l’idiot utile « trivialement cynique, rationnel et au service de ses maîtres, » tel que vous le suggérez.
Dans ces jeux de puissance, Macron n’a donc effectivement aucun intérêt, il n’en est que l’outil.
Encore fallait-il montrer pourquoi et comment, afin d’éviter de se disperser inutilement.


On ne négocie pas avec des outils, ça ne sert à rien...


À ce stade, je dois vous avouer ma grande inculture dans le domaine de la psychanalyse. Raison peut-être pour laquelle je ne saisis pas bien toutes les finesses de votre raisonnement.


En fait, je ne perçois pas d'indices chez cet homme de "déni" ou d'inconscience de "ses propres déterminismes". Comme beaucoup de dirigeants (notamment économiques) de ce monde, c'est un sociopathe qui m'a l'air lucide et assumé. C'est-à-dire au fond un sain d’esprit dans un monde fou.


Mais encore une fois, novice en la matière, je passe peut-être à côté de votre propos.

Oui, dès que l’on évoque la psychanalyse, ça jette un froid.

Faut dire qu’on lui a fait dire tellement de bêtises !...


C’est en fait de très loin beaucoup plus simple qu’on ne l’imagine, il suffit juste de ne jamais renoncer à ce que l’on perçoit pour soi-même, c’est tout.

En clair, ici ce n’est pas moi qui ai raison, c’est vous qui validez ou pas (toujours, sans exception), parce que vous le percevez ou non.


Si l’on tente l’exercice, ça donne quelque chose comme ça.


Supposons que vous soyez hétérosexuel.


Vous devriez pouvoir vérifier par vous-mêmes comment votre représentation du monde peut se construire selon que vous le partagiez en deux, que vous vous placiez dans l’une des deux parties, tout en conservant un intérêt fort pour l’autre moitié.

En d’autres termes, depuis toujours, vous êtes un homme, mais les femmes vous intéressent.

(Prométhée étant masculin, j'imagine que vous êtes un homme, mais c'est respectivement la même chose pour les femmes)


Très naturellement, toutes vos représentations vont donc se structurer sur ce modèle binaire, sans même que vous ayez besoin d'y réfléchir :
Vous êtes de gauche, mais vous acceptez de débattre avec la droite, vous êtes patron mais vous négociez avec les syndicats, vous êtes commercial, mais la vision du client vous est importante, etc.
       
Supposons maintenant que vous soyez homosexuel.

Vous allez également commencer par partager le monde en deux, mais alors que vous vous installerez dans l’une des deux parties, vous resterez en défiance de l’autre.
Pour faire simple, vous rechercherez la compagnie des hommes parmi lesquels vous vous sentez si bien, tandis que vous éviterez le monde incompréhensible des femmes, qui ne vous intéresse pas (Et de fait, franchement, pourquoi se faire violence ?)

A ce stade, notez bien qu’il n’y a aucun jugement de valeur : 

Le monde binaire des hétérosexuels n’est en rien supérieur à celui des homosexuels pour faire face à la réalité (et réciproquement)
Ceci parce que la réalité n’est que très rarement unique ou binaire, elle est quasiment toujours beaucoup plus complexe.
Pour exemple, observez combien la réalité politique est de loin beaucoup plus complexe qu’un simple partage entre droite et gauche.
Et pourtant, observez combien ce modèle binaire est ultra-dominant dans nos discours !
(gauche-droite, est-ouest, nord-sud, riches-pauvres, français-étrangers, croyants-athées, etc.)  

A présent, observez ceci :
Si vous faites l’effort de faire jouer ces modèles en les testant sur vous-mêmes, vous constaterez que vous êtes en mesure de les comprendre, même si ce n’est pas votre modèle à vous.
En clair, si vous êtes homosexuel vous resterez homosexuel (pourquoi changer ?), mais vous comprendrez facilement comment fonctionne l’hétérosexuel et réciproquement.
Ce qui vous permet d’assumer pleinement ce que vous êtes, peu importe ce que vous êtes.
Et donc de dépasser les limites binaires pour accéder à n’importe quelles complexités.

Vous voyez, ça n’est pas si compliqué, suffit juste de faire confiance à ce que l’on perçoit, c’est tout…

Ca n’est pas bien compliqué et pourtant, il semblerait bien qu’un garçon comme Macron en soit totalement incapable.
Ce qui fait effectivement de lui, selon vos termes un sociopathe, d'apparence lucide et assumée, dans les faits aveugle et non assumé...


Bon, je vais faire mon "de cuisine", mais je suis assez sceptique sur quelques trucs. Genre : Alors toutes les femmes qui ont "épousé papa" se sentent invulnérable ?


Et, vraiment, les hommes homosexuels évitent "le monde incompréhensible des femmes" et "recherchent le compagnie des hommes" ?

Beh oui, puisque vous parlez « de cuisine, » je vous confirme, y a pas de recette.

C’est pas possible, on peut pas.
Donc non, pas possible d’affirmer que toutes les femmes qui épousent papa se sentent nécessairement invulnérables.
C’est pas possible, on peut pas...


En revanche, concernant le fait que les homosexuels sont davantage attirés par les hommes que par les femmes, ben, je dirais que c’est précisément le propre de l’homosexualité, non ?
Sinon, on appelle ça un hétérosexuel... Mais bon...

Ouais, c'est-à-dire, on peut affirmer que les hommes qui épousent maman se sentent invulnérables, mais pas que les femmes qui épousent papa se sentent invulnérables ?


Ou alors on ne peut pas affirmer que les hommes qui épousent maman se sentent invulnérables, sauf si quelqu'un qui épouse sa maman semble se sentir invulnérable, dans quel cas alors ah bien sûr bin c'est pour ça ?


Et puis les hommes qui sont sexuellement attirés par les hommes "évitent le incompréhensible monde des femmes", parce que s'ils fréquentaient beaucoup de femmes, s'ils avaient beaucoup d'amies, ne trouvant pas leur monde incompréhensible, alors ils seraient sexuellement attirés par les femmes ? Un truc comme ça ? Vous connaissez beaucoup d'hommes homosexuels qui évitent les femmes et "le monde des femmes" ?


Ca me parait vachement super sérieux tout ça.

Ben non, les hommes qui épousent maman, on ne peut pas non plus généraliser, ça n’est pas davantage possible.
Et d’un autre côté, c’est plutôt tant mieux, parce que généraliser Macron, ça n’est peut-être pas exactement ce qu’on souhaite.

Concernant les homosexuels, pour être bien explicite, je vais être un peu plus cru.
Peu importe le nombre de femmes qu’ils peuvent fréquenter, les femmes, ça ne les fait pas bander, c’est tout.
En d’autres termes, ils n’ont pas envie de rentrer dedans.
En revanche, ça ne les empêche pas d’être pour elles d’excellents camarades, ça n’a rien à voir.

Ah alors du coup, quand on parle de "le monde des femmes", on parle d'un orifice, d'une texture de peau, d'un coït ? Et c'est une dichotomie dans cet espace-là qu'on décide tout à coup mécaniquement structurante pour "toutes vos représentations", sauf bien sur les univers partagés entre "excellents camarades" (en gros : la vie) parce que c'est un détail ?


Franchement : du vent. De la théorisation circulaire, aux éléments pertinents sélectionnés a posteriori en arbitraire complet, en pure spéculations de mécanismes pseudo-explicatifs sans rien de déterminant (causalités supposées entre deux éléments quand ils sont présents, avec un simple "ah mais pas toujours" quand l'un est absent : réfutabilité zéro).  


La zététique a encore de beaux jours devant elle.

Je ne sais pas.

Ce n’est pas ce que j’ai dit, ce n’est pas ma manière de m’exprimer.

Ce ne sont pas mes propos, je vous les laisse.


Concernant la zététique, que voulez-vous qu’elle oppose à une perception ?

Comment voulez-vous douter d’un rêve ou d’un fantasme ?

Vous ne pouvez pas, bien sûr, au sens popperien du terme, ça n’est pas réfutable.


La zététique peut s'opposer à un discours pseudo-scientifique qui se prétend explicatif mais opère des sélections gratuites et pour des énoncés au-delà de toute réfutabilité, et devient donc une sorte de mysticisme spéculatif gratuit.


Je suis en général assez ouvert aux poésies de ces mysticismes (Macron est habité d'un démon à exorciser, ou est un signe supplémentaire d'apocalypse biblique, ou masque mal un agenda reptilien téléguidé d'Atlantis), mais je me crispe quand ça se pare de scientisme tout en foulant au pied ses exigences de base. Ce qui est le cas de ces spéculations psychanalisantes. 

Exactement.

C’est la raison pour laquelle la psychanalyse n’est pas une science.

Pas même une pseudo-science.


Freud le dit explicitement : 

La psychanalyse n’est ni une philosophie, ni un système.

Si ce n’est pas un système, si l’on ne peut pas systématiser, ça ne peut pas être une science.


Karl Popper en fait la démonstration : 

Si les objets de la psychanalyse sont généralement vrais, mais pas toujours, sans qu’il soit possible de définir de règle, alors ils ne peuvent pas être réfutés.

S’ils ne peuvent pas être réfuté, alors la psychanalyse ne peut pas être scientifiquement valide.


Mais bien plus simplement, tout le monde peut le vérifier ainsi :

Difficile d’affirmer que le contenu d’un rêve ou d’un fantasme puisse avoir la moindre valeur scientifique…


Donc oui, l’art du doute par la zététique me parait d’évidence tout à fait utile et nécessaire.

Mais concernant la psychanalyse, je ne vois pas trop où serait la matière.

Comment douter d’une perception ?

D'abord on n'a accès qu'à ses propres perceptions, il serait facile de douter des perceptions des autres (ce u'ils disent de leurs ressentis, etc). Mais passons. Postulons la coopération la plus honnête (possible).


La psychanalyse n'est pas un inventaire des ressentis. C'est aussi, on en a eu une démonstration là, un foisonnement de présomptions de liens causaux. L'astrologie est utile quand elle cartographie la voûte céleste par petites figures mnémotechniques. Quand elle commence à se prétendre explicative des comportement humains, ça devient un prétentieux n'importe quoi. Rempli d'exemples similaires à tout ce qui précède : raisonnements à rebours, corrélations arbitrairement causales, filtrage des contre-exemples pour légitimer des "lois générales" qui ne s'appliqueraient qu'à un seul cas, et, au final, aucune information "utile", ni explicative ("expliquer" par ça ou par ci est équivalent, en termes de valeur de vérité) ni prédictive ("explications" a posteriori, dans les seuls cas choisis où ça pourrait sembler s'appliquer, bref biais de confirmation à fond les manettes). 


C'est du pur magico-religieux, qui n'apporte rien, et qui se casse la figure au premier regard zététique. Ca fonctionne sur les mêmes biais et mécanismes logiques que les mythes conspirationnistes, ça a la même valeur que l'explication de Macron par les ondes telluriques et les champs magnétiques. 


Même si, dans l'absolu, des conspirations existent, des ondes telluriques aussi, et des champs magnétiques aussi. Ce qui est douteux, ce sont les façons dont certains raisonnements prétendent les agencer, et l'autorité avec laquelle elles prétendent le faire.


La politique au pendule.  

Pas bien sûr que nous parlions de la même chose.

En tout cas, je ne retrouve pas ici la psychanalyse que moi je connais (j’oserai ajouter, très bien)


La psychanalyse n’est pas une science.

Elle peut beaucoup montrer, mais ne démontre jamais rien.

Si ce qu’elle montre fait écho, tant mieux, on voit ce qu’on peut en faire.

Si ça ne fait pas écho, si ça ne sert à rien, on jette et on oublie, c’est tout.


Du coup, j’ai du mal à comprendre ce que viennent faire là-dedans les inventaires des ressentis, les foisonnements de présomptions de liens causaux ou les astrologies de cartographies de la voûte céleste supposées explicatives des comportements humains.

Ou encore le magico-religieux en mythes conspirationnistes par les ondes telluriques et autres champs magnétiques.


Ce que je peux vous dire de mon expérience du canapé, c’est qu’on jette vraiment beaucoup, énormément, tout le temps.

Et puis, de temps en temps, on conserve un tout petit peu, parce que ça revient.

Le seul à pouvoir en décider, c’est toujours le patient, jamais l’analyste, sans exception aucune.


C’est toujours moi qui décide si ça fait sens ou pas, personne d’autre.

C’est toujours moi qui ai raison, jamais l’analyste, ça ne se discute pas.


Et heureusement qu’aucun zététicien, philosophe ou scientifique, voire astrologue ou magnétiseur n’est alors présent pour redresser ma pensée manifestement invalide…

Parce que ça, je n’aimerais pas du tout, mais alors vraiment pas du tout !

Les mysticismes fonctionnent pareil. Si quelqu'un trouve son équilibre dans des narrations mythiques (martiens, jésus, astrologie, sorcellerie, etc) qui entrent en résonance avec ses ressentis, pourquoi pas. Il y a des millions de façons de se construire une poésie du monde qui lui donne un peu de sens, souvent en mettant des mots et des images sur des réalités structurelles indicibles. Il y a bien sur quelques dangers, comme s'enfermer dans des représentations toxiques, ou se laisser suggérer des structures trompeuses et séduisantes ("ouééé c'est tout-à-fait-ça"). Mais bon, c'est du domaine de la domestication de l'intime. 


Par contre ce n'est pas du tout ce qui a lieu sur ce fil de discussion.


Parce que là, c'est pas le Macron qui est sur son divan et qui trie dans ce qui résonne ou pas avec ses ressentis, avec ce minimum de réel (bien que toujours douteux) qui viendrait de sa connaissance de soi. Ici ce sont des quidams qui jouent à se balancer des explications psychanalisantes, à sélectionner comme vraie celles qui sonnent bien à leurs oreilles, au sujet d'un tiers, le tout à coup de grandes lois naturelles pseudo-logiques et dans un jargon vaguement autoritaire (la pseudoscience est notamment là, dans ce postures d'expertises par le lexique technique). Des énoncés non seulement sur le psychisme d'un absent ("son intérieur est mû par cela"), mais sur des mécanismes présentés universels ("les gens comme ci c'est comme ça") au sujet de... des gens en couples avec une grande différence d'âge ? Des homosexuels et des hétérosexuels ? On est loin du "je trie ce qui fait écho ou non à mon univers intérieur à moi". On est dans le "j'vous explique cet autre bonhomme" qui passe par le "j'vous explique toutes ces catégories de gens". Ce qui, en soi, ne poserait pas problème si c'étaient des informations et éclairages plus pertinents et plus fondés que de complètement gratuits "c'est normal, les gens qui épousent plus âgés se sentent invulnérables", "c'est normal, l'orientation sexuelle détermine l'ouverture au monde", "c'est de la psychanalyse on raconte n'importe quoi les gens ils prennent ou ils laissent".


Inassumé, c'est, ici, du galimatias à effet de manche, au sujet d'une personne autre, et au sujet de l'être humain en général. Sans l'excuse du buffet self-service filtré par la "perception indiscutable" du concerné. Ca se veut, au contraire, informatif sur autrui. Et c'est ça qui me fait réagir.


C'est une forme d'imposture intellectuelle qui m'irrite assez prodigieusement. Quelle que soit la discipline. Mais la vache, celle-là s'y prête.   

Alors là, pour le coup, je suis d’accord avec vous.


Mon message initial concernant Macron pose un certain nombre de problèmes non négligeables que vous relevez très justement. 

Vous avez raison, dans l’absolu, jamais je n’aurais dû le poster.

J’ai d’ailleurs très longuement hésité à le faire.

Nous verrons plus loin pourquoi je m’y suis finalement résolu.


Mais pour l’instant, listons les points qui font obstacle :


  • 1) Je m’autorise à faire avec Macron ce que jamais je n’aurais fait avec n’importe qui d’autre, une connaissance, un collègue ou un ami.
  • On n’entre pas dans l’intimité des gens sans leur demander avis et même en ce cas, on fait attention à ce qu’on dit.

  • 2) Le seul à pouvoir valider, c’est l’intéressé lui-même, nous l’avons vu, ça ne se discute pas.
  • De plus, cette validation n’a de valeur qu’en privé, pas publiquement.
  • Or là, d’évidence, je ne laisse à Macron aucune marge de manœuvre pour accepter ou refuser des hypothèses rendues publiques.

  • 3) Mes hypothèses ne sont objectivement pas scientifiquement vérifiables (nous avons vu pourquoi dans mes messages précédents)
  • D’un point de vue purement informatif, ça n’est même pas du niveau de ce que produirait une presse à scandale, qui au moins fait l’effort de chercher un soupçon de rumeur.

  • 4) Il n’est pas possible de maîtriser ce que deviendront ces hypothèses après lecture.
  • Moi, je sais ce que je veux dire, mais quid du lecteur ?
  • D’une certaine manière, votre réaction en rejet est finalement la plus raisonnable…    

  • 5) Le risque est que l’on se trompe de débat, de parler de psychanalyse alors que ce qui m’intéresse, c’est Macron.
  • Autrefois, la psychanalyse était très fortement surévaluée, elle était censée expliquer tout et n’importe quoi, dans des dynamiques idéologiques quasiment totalitaires.
  • Aujourd’hui, c’est l’inverse, elle est tellement dévaluée que ce n’est franchement pas le meilleur outil pour prendre la parole si l’on souhaite être entendu.
  • Pas trop compliqué de comprendre votre réaction, lorsque vous dites que «C'est une forme d'imposture intellectuelle qui m'irrite assez prodigieusement…»


  • Comme on peut donc le vérifier, les risques de se vautrer lamentablement ne sont pas neutres.
  • Alors, pourquoi m’y suis-je malgré tout résolu ?

  • En voici les raisons :

  • 1) Je suis très profondément scandalisé par la violence dont Macron fait usage contre nous tous (dont moi, bien sûr), sans aucun souci des dégâts qu’il provoque.
  • Si moi je peux avoir des scrupules à parler de lui, observons que les impacts en retour sur lui sont quasi nuls, là où une absence totale de scrupules de sa part a des impacts considérables sur nous tous.

  • 2) Les explications données en défense par la plupart d’entre nous fonctionnent mal.
  • Certes, la dynamique idéologique de Macron ne fait aucun doute (oxymore d’un néo-libéralisme par pilotage étatique autoritaire, etc.)
  • Il n’empêche que l’on ne comprend pas cet usage de la violence à ce point contre-productive.
  • Même un Sarkozy ou un Hollande, partageant pourtant les mêmes buts idéologiques, n’ont pas œuvré avec tant de stupide obstination.
  • Il faut donc d’autres clés de compréhension.

  • 3) Todd n’hésite pas à évoquer l’hypothèse psychanalytique d’un pur sadisme.
  • Je pense que ça n’est pas faux, mais c’est insuffisant, il faut creuser davantage.
  • Mon hypothèse à moi est que ce sadisme résulte moins d’une vengeance de classe, que d’une véritable incapacité structurelle intime.  
  •    

  • En synthèse : 
  • Je me défends comme je peux, avec mes moyens à moi, ceux que je sais maîtriser.
  • Si ça peut profiter à d’autres, selon qu’ils perçoivent à peu près ce que je perçois, tant mieux.
  • Sinon, pour ceux qui ne perçoivent rien de tel, ça n’a aucune importance.
  • Ma démarche n’est pas militante…  

  • Ne vous y trompez pas, ici ce n’est pas la psychanalyse qui est en question.
  • Je suis juste quelqu’un de scandalisé qui dit ce qu’il perçoit, juste ce qu’il perçoit, pas autre chose.
  • Exactement comme ça se passe sur le canapé, on dit ce que l’on perçoit, c’est tout, rien d’autre.
  • Certes, dans la durée ces perceptions produisent des représentations qui permettent de comprendre.
  • Mais ça demande du temps, beaucoup de temps.
  • Pour tout le reste, je vous rejoins pleinement : c’est juste de la foutaise…

Amicalement,


Un sadique fanatique. Merci de me confirmer mon ressenti. Ce qui m'inquiète, ce sont tous ceux qui le soutiennent et lui courent après. Des sadiques aussi ? Des brutes peut-être ? Des masos ? Enfin, un sociopathe est-il psychotique ? Je n'ai pas trouvé la réponse. Si oui, il faut partir.

Macron, sadique fanatique, je ne sais pas, peut-être.

C’est Todd qui évoque l’évidence d’un sadisme que tout le monde peut effectivement percevoir.

Pour moi, ce qui en est cause, c’est davantage une cécité hémiplégique que du fanatisme.

Cela dit oui, il est cependant possible de dire que le fanatisme est le produit d’une forme d’aveuglement.


Les macronnistes sont-ils tous à l’image de leur chef ?

Ca c’est moins sûr, je pense plutôt que la plupart d’entre eux sont déstabilisés par l’irrationnel dans lequel ils sont entraînés à marche forcée.

Ils n’y étaient pas préparés, ce n’est pas ça qu’on leur avait vendu, c’était tout au contraire un monde de raison lumineuse.

Du coup, ils surcompensent en rationalisant à outrance, en urgence absolue pour échapper au chaos.

Le problème de la rationalisation de raison raisonnante, c’est qu’elle désactive la perception sensible.

Cette même perception sensible qui précisément avait soulevé d’évidence les gilets jaunes, entraînant le reste de la société avec eux.


Ce que je pense, c’est donc que les macronnistes sont complètement paumés…

Depuis qu’ils ont été élus, 14 d’entre eux ont jeté l’éponge.

Encore 11 de plus et Macron perd sa majoritaire à la chambre.

On va voir avec les municipales, mais il n’est pas impossible que fin mars, Macron ne puisse plus gouverner autrement que par des 49.3.

Et là, je ne sais pas ce que dit la constitution, mais probable qu’il risque d’y avoir un très gros blocage…


Dernier point de votre message, les sociopathes sont-ils de psychotiques ?

Ma foi, aucune idée, je connais bien la psychanalyse, mais je suis incompétent en matière psychiatrique.

Je doute d’ailleurs que la notion de sociopathe soit présente au DSM 5, je ne sais pas, faudrait vérifier.

Cela dit non, je ne perçois pas Macron psychotique, même si les effets de son entêtement confinent parfois au délire.

J’en reviens toujours au même truc, celui d’un hémiplégique de la pensée.


Avec pour résultat 5 ans de perdus, dans une période cruciale de l’histoire humaine, alors que nous sommes en état d’urgence absolue, la décennie à venir étant probablement la dernière où il nous soit encore possible d’agir.  


Bon, tant pis... 

Je vais me remonter le moral en maillot de bain dans mon transat avec un pastis.

Autant profiter de ce si joli mois de février, non ?

ce que vous appelez "sociopathie" semble correspondre à ce que le DSM5 présente comme "personnalité antisociale" beaucoup de commentateurs la considèrent d'ailleurs comme un pur produit de la succession des "dsm", sans fondement psyschopathologique sérieux. il y a beaucoup à redire sur ces fameux dsm, et l'idéologie qui les sous-tend...


en tout état de cause c'est très différent des personnalités schizoïdes ou paranoïaques, qui relèvent de la psychose (avec des dimensions délirantes...)


m'est avis qu'on devrait éviter de pathologiser à tour de bras ce qu'il vaudrait mieux assumer comme un problème moral : d'évidence pour moi, ce type ne respecte pas certains principes moraux qui me sont essentiels. Pas besoin de prétendre qu'il est malade pour autant...

"Pas besoin de prétendre qu'il est malade pour autant..."


Entièrement d'accord. Et en plus, c'est insultant pour les vrais malades.

"insultant pour les vrais malades..." J'avais pas pensé, mais pas faux !

M’est avis que je suis tout à fait d’accord avec vous !


Ca n’est pas inutile de savoir comment Macron fonctionne (en tout cas, moi j'en ai besoin) et pourquoi il est impossible de négocier avec lui, sinon au risque de se planter lamentablement.

Comme un Laurent Berger par exemple, ou comme les participants du grand débat et autres forums climatiques, ou même comme les tous premiers Gilets Jaunes, qui pensaient très sincèrement pourvoir être entendus.


Mais une fois qu’on sait, c’est vous qui avez raison : Peu importe ce qu’il a dans la caboche, au final la seule chose qui reste, c’est que ce mec-là est puissamment dangereux.


Quoi qu’il arrive dans les périodes qui vont suivre, il me semble qu’on ne pourra pas faire l’impasse sur une révision de nos institutions.

Il ne faut plus que ce type de dérive autocratique ne se reproduise jamais.


Pour l’instant, notre société (celle que l’on nomme « civile ») tient encore debout, je trouve même qu’elle résiste de manière admirable, c’est une divine surprise.


Mais au prix de quel gâchis !...


J'arrive à peu près à suivre le début, mais c'est plutôt la conclusion sur Macron avec laquelle j'ai un peu de mal.


Plus précisément, je ne comprends toujours pas pourquoi vous faîtes le constat ou l'hypothèse qu'il est "incapable" de concevoir l'autre partie du monde.

Est-ce que c'est son mépris affiché qui vous le fait dire ? Son arrogance ? Sa violence (et pas seulement verbale) à peine voilée ? Est-ce ce manque d'empathie qui vous semble le signe de ce déséquilibre psychanalytique ? Ne peut-on pas être un salaud et un barbare (ce que j'appelle un "sociopathe") sans être pour autant un déséquilibré ? En gros, est-ce que l'éducation ne peut pas nous permettre d'ignorer volontairement et délibérément cette autre partie du monde ? Et finalement, n'est-ce pas l'objet précisément de l'éducation des dominants (culture du winner des grandes écoles et des familles dominante, etc.) ? Un peu à l'image de la pédagogie noire des nazis...


Voilà les questions que votre raisonnement suscitent chez moi, mais c'est peut-être à côté de la plaque !  ^^

Non, vous n’êtes pas à côté de la plaque, vous percevez juste.


Ici, l’idée est d’essayer de comprendre le pourquoi de ce que tout le monde perçoit comme vous : Mépris, arrogance, violence, absence d’empathie, etc.


L’hypothèse éducative est bien entendu celle qui vient tout de suite à l’esprit.

Sauf qu’elle fonctionne mal, parce que ce type d’éducation de classe n’oublie jamais de produire les justifications nécessaires à sa domination, dans le langage de celui que l’on cherche à dominer.

En ce sens, constatons combien Macron est décidément très, très, très mal éduqué (dans tous les sens du terme, d’ailleurs !)

Avec lui, rien n’est masqué, tout est visible, rien n’est justifié, tout est exprimé comme s’il s’agissait d’évidences, admises par tout le monde.


Par comparaison, jamais nous n’aurions su comment François Hollande qualifiait les plus fragiles d’entre nous de « sans dents » si sa maîtresse humiliée n’avait pas voulu se venger de lui.

Jamais Hollande n’aurait commis l’erreur de nommer « ceux qui ne sont rien, » publiquement, en toute ingénuité, comme l’a fait Macron.


Il s’agit ici d’erreurs (de fautes) politiques qui ne peuvent pas s’expliquer par l’éducation, elles sont beaucoup trop nombreuses et trop répétées pour être accidentelles.

Pire même, Macron semble totalement incapable, non pas d’accepter, mais de comprendre qu’il s’agit de fautes, pour lui, il n’y a pas d’erreur, encore moins de faute.

Souvenons-nous de ses vœux hallucinants autant qu’hallucinés, dans lesquels il se félicitait d’avoir su instaurer un dialogue constructif avec la nation (me souviens plus des termes exacts)

N’est-on pas là en présence manifeste d’un déni en cécité hémiplégique, par lequel des pans entiers de l’autre partie du monde disparaissent, comme inexistants ?


C’est assez paradoxal, mais à ce stade, Bourdieu ne nous est donc plus utile en rien, puisque l’éducation n’est pas explicative.


Ne nous reste alors que les seules hypothèses structurelles intimes, telles que je tente de les mettre en évidence.


Et donc je vous rejoins : Il y a bien là quelque chose qui relève du sociopathe…

Très bien, je commence à comprendre votre point de vue.


Et si c'était ça le nouveau monde post-moderne ? Cet Übermensch dévoyé des temps modernes n'a plus à se justifier envers quiconque, pas même envers lui-même, de laisser libre cours à sa domination et à son triomphe sur le reste de l'humanité.


Et si c'était ça la nouvelle distinction bourdieusienne des classes dominantes ? Cette capacité à pousser le cynisme à son paroxysme, sans vergogne ni remords. Regardez des gens comme Trump, Bolsonaro ou l'autre taré de Duterte : ils ont tous en commun cette arrogance ultime, cette culture de la gagne et cet égoïsme, le tout délivré de toute contrition et de toute culpabilité compassionnelles héritées d'une spiritualité obsolète...


Du sous-Nietzsche salement ingurgité et mal digéré pour être vomi à la face du monde d'une manière qui ferait se retourner le malheureux philosophe dans sa tombe !

Notez bien que la dernière fois qu'il y eu quiproquo sur la pensée de l'illustre Allemand, ça s'est très mal terminé...

Je ne sais pas, c’est possible.

Du coup, c’est à mon tour d’être moins à l’aise que vous en ces domaines philosophiques.

Je peux malgré tout m’y risquer, au risque de la platitude (tant pis, mon narcissisme y survivra…)


Concernant le surhomme nietzschéen, il me semble que ce n’est qu’une reformulation de l’affirmation spinozienne selon que tout être serait toujours en recherche d’accroissement de puissance.

Quelque chose qui finalement serait la marque même du vivant, à savoir une apparente néguentropie locale en accélération de l’entropie généralisée.

La morale n’ayant pas grand-chose à faire là-dedans, la néguentropie en question accroitrait sa puissance en consommant à peu près tout et n’importe quoi, y compris au risque détruire le socle sur lequel elle repose et qui lui permet de vivre (la société, la finance, la planète, etc., ce qu'on veut)


Localement au puissant, il y a bien gain relatif, mais globalement au le reste du monde, la perte est davantage que seulement proportionnelle, l'accroissement tend à l'exponentiel.

Du coup, les outils de domination du puissant que vous citez (cynisme, absence de vergogne et de remords, arrogance, arrivisme, égoïsme, absence de contrition, de culpabilité et de compassion, perte de spiritualité, etc.) sont certes localement efficaces, mais sont surtout globalement d’une suicidaire stupidité.

 

Je n’ai cependant pas le sentiment que tout ceci soit bien neuf, le vivant ne datant pas d’hier.

Il faut cependant relativiser Spinoza, certes par nature l’être est en constant accroissement de puissance, mais il y a toujours un moment où il finit par mourir !

Ce qui signifie que le surhomme de Nietzsche tout autant que la nature de Spinoza ne sont pas des buts à atteindre, mais des moyens de compréhension.

Je sais que je vais mourir, puisque tout doit mourir, mais si entre temps je peux vivre sans trop détruire autours de moi, il est alors possible que les autres et moi-même puissions vivre heureux, plus longtemps en de meilleures conditions.


Ce que la psychanalyse désigne selon la dynamique du principe de plaisir et du principe de réalité (sauf si c'est mal, il n'y a pas de mal à se faire du bien)


Bon, tout ça pour dire qu’à mon sens, notre véritable ennemi, c’est tout d’abord une insondable bêtise...

... Je vous avais prévenu, ça n’est pas d’une grande originalité !


En effet, mais sonder les ressorts de cette insondable bêtise relève de la gageure ! Bref, on a pas fini d'y réfléchir visiblement...

Oui, c'est sûr !

Cela dit, y a p'têt kek chose k'est en train de bouger en ce moment...

... Va savoir !

""Macron est trivialement cynique, rationnel et au service de ses maîtres. ""

***

Ben, non.

Pas plus que vous ou moi, au service de qui que ce soit. :-)

C'est un personne humaine, irrationnelle*, avec ses propres aspirations et son propre instinct de survie. Et en plus il n'a pas d'enfant... :-)

"Qu'ils viennent me chercher!" n'était pas adressé aux Sans Culotte, pardon Gilets Jaunes... :-)

Point de vu qui a beaucoup de sens! Merci pour ce developpement!

Merci, j'y suis sensible !

C'est bien perçu.

Ce serait  une fuite à Varennes  réussie, ça évite d'être guillotiné .


Mais, mon dieu, c'est encore très loin,  et les dommages définitifs ....

"Et s'il n'avait plus qu'un but personnel, terminer de charcuter tout ce qu'il pourra charcuter dans les délais impartis, même en laissant le pays en lambeaux, fermer la parenthèse "

Merci pour la mise en bonne humeur !!!


Et si cela faisait parti du jeu 


Regardez comme moi Macron je m'en fous, je vous bousille tout et je vous mets plein de points d'interrogations au-dessus du crâne. Il est gentil monsieur Macron, il est méchant monsieur Macron...

Et puis vous paniquez, ami entends-tu les corbeaux noirs qui avancent dans la plaine, la fille de Le Pen et sa cohorte

Au secours, Macron reviens !!!

Mais non mais non Saint Emmanuel est là n'ayez pas peur, c'était juste pour vous faire peur, vous bousillez vos certitudes


Emmanuel Capet se rendit coupable de haute trahison en siégeant au conseil d'administration de Blackrock France.

La diagonale du cheval sur un échiquier politique en 3D :


Macron !

Je n'y crois pas vraiment. S'il voulait se retirer par peur, il se contenterait d'abandonner ses mesures et d'attendre la fin du quinquennat en faisant quelques mesures populaires.

Je n'y crois pas du tout.

Ce message a été supprimé suite à la suppression du compte de son auteur

Comme on dirait dans une startup bien Française, c'est du wishful thinking de la part de Daniel. Mon hypothèse c'est que cet homme est assoiffé de pouvoir et l'a toujours démontré. Il a tout fait dans sa jeunesse pour devenir le roi de France et plus, il a repassé les concours x fois en les ratant avant finalement d'intégrer l'ENA. Maintenant qu'il est au pouvoir il va vouloir y rester. 


Sa côte de popularité à mi mandat, il s'en fou un peu. Le jour j il brandira le RN et comptera sur les voix de tout le monde pour rester là ou il est. Et on peut parier qu'un grand nombre de contestataires d'aujourd'hui (dont les lecteurs d'ASI) referont la même erreur (?).


En étant devin on peut même penser qu'il veut aller plus loin. Macron pour 3 mandats impossible, donc il cherchera un successeur qui lui servira.

Bon, j'essaie de m'intéresser au sujet: c'est Macron l'homme ou Macron le système qui ne veut pas se représenter ?

Hum, non, désolé... en fait, pas intéressé par le truc.

Je ne pense pas que Macron souhaite ne pas se représenter (désolé pour la double négation, mais elle est nécessaire là !), mais je pense depuis le début par contre qu'il est prêt à ne pas pouvoir se représenter pour mener à bien le mandat qui lui a été confié par la grande bourgeoisie nationale et internationale.

C'est une petite nuance, certes, mais elle fait sens et en dit long sur le personnage et sur la détermination de ses maîtres ! C'est aussi ce qui fait de lui un homme politique inédit en France, contrairement aux autres flingueurs sociaux qui l'ont précédé, Sarkozy et Hollande en tête...


Ce triste individu n'a pas le sens de l’État, mais seulement le sens du devoir (envers ses commanditaires) et le sens des affaires.

Tout d'abord, comme quelques autres, je relève ce lapsus freudien.


Et en suite, il est possible que Macron ne veuille pas être réélu. Mais ne pas vouloir être réélu, c'est simplement ne pas vouloir se présenter aux suffrages des citoyens.


Napoléon III, non plus ne souhaitait pas être réélu. Et comme il avait l'entier soutien des puissances capitalistes de l'époque, il s'est dispensé d'élection.


Je me permets un droit de suite sur Mila, notre formidable boussole morale.


Elle s'est donc rendue chez Barthès pour réaffirmer cette théorie fumeuse et hypocrite : j'insulte les religions par les croyants.

Mila ne voit pas que la religion est une affaire d'humain.e.s donc de croyant.e.s.

C'était pathétique, comme toujours avec les suiveurs de Charlie ; 10 ans à insulter les musulmans avec le résultat qui nous a tous meurtri.

Tout ça étant une simple haine des élites contre l'islam pour lequel elle prête son concourt. Mais oui, tu insulte L'ISLAM et que l'ISLAM. Tu brandit le droit au blasphème dans le pays qui l'a interdit contre le Président et le drapeau, qui met en garde à vue les décrocheur de portrait de Macron. T'en pense quoi, Mila ?

En allant plus loin, on fera remarquer à Mila qu'elle parle comme les élites politique quand ils sont pris en faute : ils confessent une erreur et demandent à tout le monde de circuler. Je regardais cette ado chez Bartez et j'avais le sentiment d'assister à la contrition-mon-cul de Pénicaud sur les congés des parents endeuillés d'un enfant.

Mon dieu, Mila, tu parles déjà comme eux. Va faire un tour dans les comparutions immédiates, Mila, tu verras comment la confession d'une excuse vaut railleries du juge et mois de prison avec mandat de dépôt.

Mila rejoint direct le côté obscur de la Force. Il est bien possible qu'elle ne s'en rende pas compte. On peut lui dire deux choses.

- Ma chère, l'armée mexicaine qui te soutient dans les médias n'a jamais eu un mot contre les violences policières, quand elle ne les encourage pas. Il s'en trouve même une qui demande à ce que l'on tire sur les mômes en banlieue. Ici ton choix te déterminera à coup sûr et te dira qui tu es vraiment. Quitte ces taré. Tu a insulté l'islam et euux te disent que tu es géniale, tu ne vois pas le malaise ? As-tu déjà regardé Pinocchio et le faux paradis des Mauvais Garçons transformés en ânes ?

Merde, Le Pen te soutient ! Allo McFly, ya quelqu'un ?

- Seul deux personnes t'on reproché tes insultes, Royal et Ibrahim Maalouf, deux gonzes avec des casseroles aux fesses. C'est sûr, ça ne fait pas très boussole morale. Moi-même je ne me lasse pas de m’étonner qu'il faut être devenu tricard dans la bulle médiatique pour oser le bon sens. Mais ne te laisse pas gruger par cela.

Ma chère, tu es à la croisée des chemins, et je t'accorde que ce n'est pas simple ; soit tu devient une andouille comme on en connait depuis Val et Fourest soit tu reviens vers le côté lumineux où les combat se mènent dans l’intérêt du plus grand nombre et surtout des plus faibles. La lutte des classes, quoi.



cette idée me laisse dubitatif ...


Certes, détruire tout ce qui reste du modèle social français ( déjà mal en point ) pour faire ce qu'on lui a mandaté de faire ( je parle de ceux qui ont financé sa campagne ) puis s'en allé content de lui, le devoir accompli, dans un champs de ruine et avec des citoyens dévastés .... cela semble effectivement fort probable


En même temps, c'est un être qui semble gorgé d'orgueil, avec un égo surdimensionné, et le goût du pouvoir venant en mangeant; je ne suis vraiment pas certain qu'il ne prendrait pas un peu de rab avant de faire ce que vous mentionner Daniel ; à savoir aller pantoufler dans des commités d'entreprises ( rentables et privatisées ) voire ( encore plus alléchant ) faire des conférences fleuves  qui feraient pâlir d'envie Fidèle Castro et Chavez réunis !


Si on est d'accord sur la continuité de sa carrière, reste à savoir quand elle commencera ?

J'en suis convaincu depuis un certain temps déjà. Il n'est que le fusible de l'oligarchie.

Donc nous avons Emmanuelle et Emmanuel.... -:)  double personnalité ? 

Il m'a toujours paru évident (aussi n'ai-je pas voté lors de son élection) qu'il n'était là que pour détruire tout ce qui pouvait s'apparenter à du social ! Constat est fait aujourd'hui.

Je pense comme vous qu'il vient de comprendre qu'il est indésirable aux yeux de tout un pays, il suffit de "voir" ses chiens de garde !

Mais c'est aussi un trouillard... rappelez-vous comment il s'est comporté avec les journalistes du Monde.

Ayons en tête aussi qu'un trouillard peut devenir très dangereux....

Ce n'est peut être pas lui qui va décider, mais ses commanditaires. Qui sont peut être en train de se demander s'il est bien le bon cheval. J'imagine qu'ils doivent carburer ferme, car décider que macron, non, c'est pas suffisant: par qui le remplacer, qui ait des chances d'être élu? 


Ça devrait nous préoccuper nous aussi, pour des raisons tout à fait inverses.

Avec tout mon respect ça fait longtemps que cette idée est sur la table ,chez le Todd et compagnie

Macron est là pour forcer la France a adopté le plus vite possible les règles de l'Europe quoi qu il arrive.

Regardez la première grève SNCF ,regardez celle là . Il regarde de haut et s'en fiche éperdument. Cette lois passera avec quelques baballes pour les syndicats.

Il est la pour rendre service et ceux qui lui ont rendu service . On parle de Alstom ??....


Le pire c'est que au dernier moment il pourra malgré tout être réélu , y a qui en face qui prône une idée fondamentalement différentes ?

Vous écrivez à propos du mérite de MACRON. : "assez fin manoeuvrier, pour s'être fait élire à 39 ans, sans parti et quasi-inconnu"

Sauf que donner à un âne beaucoup d'argent, le soutien de la presse mainstream et la chance de voir les adversaires se saborder et vous pouvez espérer son élection.

Sur le fond, il est clair qu'il se représentera car il est convaincu de bien faire et voudra triompher en recueillant les résultats de ses politiques. Parce qu'il est certain que c'est ce qu'il faut faire. 

Le pire est que ce con est de bonne foi


Faut pas prendre ses désirs pour des réalités, Daniel.......................

Peu importe, il est le bras armé d'une idéologie qu'il faudra chasser loin aux prochaines élections . Et ne pas écouter les analystes qui diront que Le Pen peut gagner contre n'importe qui.

Et si il était là pour longtemps après avoir annulé les élections ?

« , s'agissant d'un individu assez résolu, et assez fin manoeuvrier, pour s'être fait élire à 39 ans, sans parti et quasi-inconnu. »


On se demande encore pourquoi il a voulu ce poste tant il ne lui correspond pas ... 


Vous avez féminisé son prénom. Lapsus révélateur ? Vous avez des infos ?

C'est vrai que c'est une hypothèse plausible. C'est véritablement une politique de la terre brûlée qui est menée actuellement, et tant que le capitalisme sera aussi puissant, Le Président (loué soit son nom) et les siens n'auront aucun problème de reclassement…


Mais alors, que faire ?


Bonne journée !

En ce qui me concerne , son souhait hypothétique sera exaucé ...

? DS vous avez écrit Emmanuelle au lieu d’Emmanuel en début de chronique, toute première phrase. 

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