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Effondrement : "il y a une volonté d'abrutir la population"

Un gouvernement élu par le peuple, tirant sa légitimité de son élection par le peuple, pour rechercher l'intérêt général, relié au peuple par des corps intermédiaires puissants, que ce soient les syndicats ou les médias. Ce modèle de la démocratie idéale s'effrite de partout. Des Etats-Unis à l'Italie, en passant par la France, de plus en plus de dirigeants par exemple cherchent leur légitimité dans un rapport direct avec le peuple, par-dessus la tête de ces fameux corps intermédiaires. Et simultanément apparaissent de nouvelles formes de démocratie. Assiste-t-on à l'effondrement ou à la régénération de notre démocratie ? Questions que nous posons à Isabelle Attard, ancienne députée du Calvados ; Loïc Blondiaux, politologue ; et Sandra Laugier, co-autrice d' "Antidémocratie" (2007, La Découverte)

Commentaires préférés des abonnés

Petites précisions sur des points évoqués dans l'émission:
- La baisse du QI n'est pas à proprement parler un phénomène scientifique avéré. S'il y a bien une étude qui va dans ce sens, ses conclusions sont très contestées. On observe effectivement une(...)

Les débats sur les politiques qui abrutissent les gens c'est pas très fin, et ça reflète un peu le niveau de l'émission, qui reste approximative. C'est quand même DS qui rappellera le rôle du PC dans le développement de l'égalité après guerre, et pas(...)

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Je voudrais juste rectifier une chose : 

J'ai vécu dans la circonscription d'Isabelle Attard et je peux vous dire qu'il n'y a rien de surprenant à ce qu'elle n'ait pas été pas réélue étant donné les habitudes de votes des gens de la région. En 20(...)

Derniers commentaires

Avant de parler de "faits scientifiques avérés", il faudrait aller un peu plus loin qu'une bande annonce de reportage. J'avais vu cette affaire et j'étais allée voir un peu sur quoi cela reposait. C'est tout sauf avéré et en fait extrêmement peu solide. De toutes façons parler de baisse moyenne du QI, c'est un peu absurde. par définition, le QI moyen est toujours à 100 puisque qu'il est rééchelonné régulièrement que la base 100 représente... la moyenne! Et, à ma connaissance, l'utilisation d'un test obsolète mène encore aujorud'hui à une surévaluation du QI ce qui implique que les compétences moyennes mesurées par le QI auraient plutôt tendance à encore augmenter. Mais je ne suis pas spécialiste, il faudrait vérifier auprès de sources solides.

Jacques Toubon défend des éléments juridiques inclus dans la Constitution et du bloc de constitutionnalité. Ces éléments juridiques sont hiérarchiquement supérieurs à l'Assemblée Nationale parce qu'ils sont mis en place par une assemblée qui est elle-même supérieure à Jacques Toubon et au Conseil Constitutionnel : le Parlement réuni en congrès pour modifier la Constitution ou le référendum constitutionnel. Jacques Toubon ne transgresse ainsi par l'organisation juridique du pouvoir et donc s'oppose en parole à un représentant de l'Assemblée Nationale parce que Jacque Toubon défend les droits fondamentaux qui ont été mis en place par une autorité hiérarchiquement supérieure à l'Assemblée Nationale : la procédure de modification constitutionnelle.

J'avoue ne pas avoir tout lu, pas le temps. ce qui m'horripile de plus en plus: la "musique" dans les grandes et moyennes surfaces; je me suis mise à brailler à l'accueil la même chose que ce que j'étais obligée de subir; du coup ils ont un peu baissé le son et choisi autre chose; quand on dit à l'accueil qu'il est pénible de devoir subir ces bruits informes que certains appellent musique, il vous est répondu que vous êtes la seule à vous plaindre. Je sais, les employés n'y sont pour rien. Et ils ont à  subir ce vacarme toute la journée, toute l'année.


Sans doute des histoires de fric derrière cette "ambiance" sonore.

Pour ceux qui ne l'ont pas vu/lu, je ne saurai trop recommander Requiem for The American Dream de N.Chomsky qui rejoint beaucoup des thématiques abordées ici.


Le documentaire qui en a été tiré : https://www.youtube.com/watch?v=kpTnYwv-qIE 

Ce message a été supprimé suite à la suppression du compte de son auteur

Serait-ce possible d'incorporer captain fact histoire de fact checker en groupe et facilement ?


https://captainfact.io/videos

Le pdg d'air France sur les syndicaliste et le travail des mineurs : https://www.youtube.com/watch?v=X8l6hXCnuyk

Le test du QI, "scientifique" ? Je me marre !


J'ai passé ce test en 1966, à 11 ans pour mon orientation scolaire.


Je me souviens particulièrement d'une question

"Une personne décède à la maison, qui appelez-vous ?"

a) Le curé

b) Le docteur

c) Les pompes funèbres


Epatant, non ? Bon, j'ai répondu b) Le docteur. 

De toutes les façons, le curé était exclu par sa propre religion ;-))

Mais en 1966, choisir le docteur, c'était faire preuve intelligence ou pas ?


Bref, je me suis retrouvé avec "l’Élite" en Classique (Latin-Math, Latin-Sciences)

Cela me correspondait comme un coup de poing dans la gueule ...


QI : Très "scientifique" et prouvé of course !



J'ai trouvé cette émission particulièrement passionnante. Et je partage l'avis d'Isabelle Attard sur le pouvoir des consommateurs, pouvoir dont ils n'ont pas suffisamment consciences, hélas. Merci

Le fait d'être plus con qu'avant entraine une mauvaise lecture des tests de QI.

Et en réalité nous serions moins cons que l'on en a l'air.

Merci pour cette émission et pour cette série passionnantes. Le choix d'intervenants qui n'ont pas toujours la parole ailleurs est aussi à souligner. C'est bien souvent trop court, on aimerait vraiment que ça se poursuive un peu plus. 

Sur le pdg d'air France de l'époque Alexandre de Juniac et le travail des enfants voir l'extrait vidéo sur france info : https://www.francetvinfo.fr/france/travail-des-enfants-35-heures-droit-de-greve-l-intervention-cash-du-pdg-d-air-france_852497.html

Il a pas l'air particulièrement beurré. Si l'on écoute tout son discours (sur Youtube un délice) c'est surtout qu'il a pas été assez pédagogue si ses employés ont fait grève.

Alors il a imposé un referendum et il l'a perdu et a démissionné. Ces imbéciles n'ont rien compris. Ça va peut-être en échauder d'autres.

Je n'ai pas trouvé cette émission super.

Autant les invité.e.s avaient des idées et parlaient en connaissance de cause, j'ai trouvé leur niveau de réflexion très approximatif. 

Par exemple, l'idée que la meilleure solution, c'était de "Cultiver son jardin" d'après  cette note parai^t-il d'optimisme de la fin, me paraît une erreur manifeste.

Si les révolutionnaires de 89 s'étaient contentés de faire ce que préconisait le "Candide" de Voltaire, on n'en serait pas là aujourd'hui, à discuter de démocratie.

Pour moi, la politique, c'est combattre la puissance et les pouvoirs, pas vivre dans ses interstices.

Même si j'avoue qu'à l'heure actuelle, je n'ai aucune solution.

Il me semble tout de même que discuter de ce que c'est vraiment la politique et la démocratie, ça aiderait....

Sur le QI, il me semble que c'est @si qui a publié une critique de ce reportage diffusé par arte. Par ailleurs cette approche est assez scientiste et zim dit des choses justes. Sans parler de baisse de l'intelligence, la culture du divertissement pose problème en ce sens qu'elle prend toute la place. Elle ne fabrique pas des idiots mais des ignorants.

L'une des conclusions fe l'émission a retenu mon attention : "Les élus n'aiment pas la démocratie". Je me suis souvenu alors des difficultés rencontrées auprès des élus (mais aussi des journalistes) pour nous aider dans la mise en œuvre correcte des conseils citoyenx. Ce petit film, diffusé en février 2018, explique comment Darmanin a traduit sur Tourcoing la loi du 27/02/14 : https://youtu.be/VXMmtSHwrHk 
Hollande n'a pas fait grand chose de son quinquennat : l'une des rares lois positives n'est malheureusement pas appliquée en France. Elle est mal connue et tous les acteurs semblent s'en désintéresser.


Discussion intéressante, mais pourquoi partir de cette merde d'idiocratie ?

Un film qui, suivant les critères les plus réacs des USA, donne à croire que l'intelligence est purement génétique (souvenez-vous c'est parce que les gens intelligents n'ont plus fait d'enfants que l'humanité s'est abrutie !). Du malthusianisme du XXIe siècle en quelque sorte : à laisser les pauvres se reproduire, il ne faut pas s'étonner d'obtenir des pauvres d'esprit. Sans parler d'un humour qui fait passer les grimaces de de Funès pour un sommet de subtilité.


Et puis, il y a encore des gens pour accorder un quelconque sens au QI ? Mais on sait depuis toujours que le QI ne determine pas un niveau d'intelligence mais un niveau d'adaptation à la société qui a produit ces critères. Si on fait confiance à gogole pour s'orienter, on perd nécessairement la capacité de lecture d'une carte. Est-ce une perte d'intelligence pour autant ? non ! d'autonomie certainement, mais aucunement d'intelligence ! Si dans le test on me présente un marteau et que je dois choisir la meilleur façon de m'en servir, si je n'en ai jamais croisé, est-ce que le test a un sens ?


Par ailleurs, je rejoins zim ci-dessous, si l'avenir de la démocratie est le vote du consommateur pour tel ou tel produit répondant à des  critères "ethiques" définis par un algorithme, dont je ne maîtrise rien, c'est au mieux un suffrage censitaire. Il faut être sacrément tordu pour y voir un progrès démocatique !

Idiocraty n'est pas a prendre serieusement, c'est une blague ce film.


Quand bien meme avez vous la moindre idee comment fonctionne l'evolution ?

La reponse est : L.E.N.T.E.M.E.N.T.

Si vous considerez que l'intelligence est n'est qu'un tout petit peu genetique, ca signifie que c'est une caracteristique qui peu etre selectionner ou contre selectionner par l'evolution sur des centaines/milliers/millions de generations.


J'ai trouvé des blagues plus drôle. Ce film n'a aucun intérêt à part renforcer des présupposés de classes.

Je n'avais pas vu le film et je me suis dit que c'était peut-être à voir, on dirait que je viens de m'économiser 1h30, merci ! J'ai trouvé le point de départ étrange aussi, DS a dû trouver ça fun, je sais pas.


Merci pour l'opinion éclairée sur le QI. Je ne sais aucun détail de cette étude mais l'émission aurait pu être l'occasion d'avoir un éclairage critique sur celle-ci. 


Un peu brinquebalante cette émission décidément.

Discussion intéressante, mais pourquoi partir de cette merde d'idiocratie ?


Parce qu’il contient des électrolytes.


Avez-vous un exemple de film qui montre un président des États-Unis abruti ?

Juliette a souhaité simplement débuter sur le parralèle entre Camacho et Trump.

Et vous voyez sur le plateau que les invités sourient déjà. :)


Pour ma part, ce film me fait rire, par exemple : president Camacho qui a besoin dun prompteur pour lire son discours à base de «shit !».


Et dans la vie, je pense parfois à labsurdité de nos choix dhumains à travers le prisme de ce film.

Les plantes ne pourraient pas pousser sans pesticides.


Lhistoire réécrite au travers de films me fait rire aussi. Cest une satire de notre époque.


Sexe, divertissements, surconsommation.

On ne peut pas dire que dans M. Smith au Sénat on ait affaire à une lumière.


Oui, ils sourient, c'est là tout le problème. Considérer Trump comme un abruti élu par des abrutis est partir sur une fausse piste qui plait tant aux élites si peu enclines à se remettre en cause. Surtout si la bêtise est toute génétique et ne doit rien aux politiques.


Mais la satire ! tant de lourdeur pour enfoncer des portes ouvertes et rejeter la bêtise et l'état du monde sur la masse. Le peuple ne mérite décidément pas les dirigeants brillants qu'il a. Si on l'écoutait, regardez ce qu'il adviendrait.


Et vous trouvez drôle le coup du prompteur, vous ?

Et vous trouvez drôle le coup du prompteur, vous ?


Oui, chacun ses styles d’humour.


N’avez vous pas remarqué que, dans ce film, les entreprises capitalistes actuelles sont omniprésentes ?

Regardez Pepsi et American Express sur le pupitre du président Camacho.

(Apparaissent aussi das le film : Starbucks, Gatorade, Fex Ex, etc…)

Elles expliquent à elle seules l’abrutissement général.


Seulement je crains que, comme de nombreux réalisateurs, celui d’Idiocracy n’ait pu aller jusqu’au bout de sa dénonciation du capitalisme.

Son film devait être soutenu par la Fox, une entreprise capitaliste (qui l’a mal fait par ailleurs).

Et la Fox apparait, me semble-t-il, dans le film. :-D

Croyez-vous que l'extrême droite ne soit pas critique avec la société capitaliste (voir Tintin en Amérique) ? qu'elle ne s'essaye pas à l'humour ? que la Fox ait été approchée (merci pour l'info) pour son progressisme échevelé ?


Pour moi la critique politique qu'on voit dans ce film est une reprise du thème de la démocratie qui mêne tout droit à la ploutocratie (sous la direction d'un noir au nom latino qui plus est !).

Vu l'ensemble de la critique du film sur la société, je pense qu'il faut donner une chance au film d'avoir voulu dire autre chose que le préjugé génétique que vous lui prêtez.
Ca peut être une mise en abime ou autre. Je doute que quoi que ce soit est à prendre au 1er degré dans ce film.

"Un film qui donne à croire que l'intelligence est purement génétique"


C'est une lecture, moi je l'ai lus comme "l'inteligence est le résultat de la transmission de connaissances et de methodes de reflexions, donc peu transmise par les pauvres d'esprit". C'est ce qui transpire dans la scène du conseil des ministres ou sur l’épilogue. Il y a donc en effet un malthusianisme (la corrélation entre stupidité et classe populaires, les pauvres qui se reproduisent donnent des pauvres d'esprit), mais il est plus social que génétique.

Ça reste une comédie qui sens sous les bras, mais qui a cette particularité d’être aussi une petite satire politique.

Le prologue nous informe pourtant que les QI élevés (considéré abusivement comme un indicateur d'intelligence), par sélection naturelle, se raréfient. C'est donc un darwinisme social (d'où la génétique) en plus d'être un malthusianisme.


Par ailleurs l'existence d'une satire politique "qui sent sous les bras", comme vous dites si justement, ne dit rien de son orientation idéologique.

:  " pourquoi partir de cette merde d'idiocratie "



C'est vrai que l'intro est super réac. Après, si on oublie le début, on peut re-lire le film en voyant comment la société décrite s'auto-entretient dans la stupidité (le pouvoir de la pub qui rend bête à en oublier les principes élémentaires de la vie, le président rock-star qui promet tout et n'importe quoi...). 


Après, c'est sûr que c'est une lecture contraire à l'intention exprimée au début du film (il s'agit de projeter sur le film :-) ) et surtout, c'est pas du Marx, du Bourdieu ou du Chomsky.

Pourquoi tenez-vous à voir une contradiction entre le début et la suite ? Si l'on présuppose un point de vue de droite réactionnaire, c'est au contraire très cohérent.

Extrait de Rockyrama 

On retrouve un message d'avertissement similaire dans Idiocracy. Réalisé par Mike Judge et co-écrit avec Etan Cohen, le film montre un futur éloigné où la société a sombré dans la bêtise la plus profonde et où l'intelligence est ridiculisée. Venant du créateur de Beavis & Butt-Head, l'œuvre prend une dimension méta-textuelle. Comment le papa des deux ados les plus crétins de tous les temps peut-il condamner l'abêtissement de la société ? Qui plus est au travers d'une comédie qui se vautre sans complexe dans la débilité crasse ! La réponse se trouve dans le film lui-même. En choisissant comme héros un individu clairement défini comme moyen en tout, comme un troufion tout en bas de la hiérarchie militaire, Mike Judge réfute la distinction arbitraire entre les prolétaires abrutis et les classes supérieures intelligentes. Dans le prologue du film, le couple éduqué sombre dans le ridicule à force de refuser d'avoir des enfants et les scientifiques focalisent leurs recherches sur la lutte contre la calvitie et l'impuissance. S'il y a un message à retirer du film, c'est que c'est à chaque individu de faire des efforts pour contribuer aux progrès de l'humanité, de ne pas céder à la tentation de laisser cette responsabilité à des élites pas si éclairées que ça.



C'est finalement le message de l'œuvre de Mike Judge. La pression sociale est partout. Le conformisme est une option tentante. Le libre-arbitre des individus n'est jamais total. Ils sont toujours conditionnés par leur milieu social. Mike Judge n'est pas pour autant fataliste. En prenant conscience de leurs limites, les individus ont la possibilité de s'en affranchir, ne serait-ce que momentanément, et de dépasser les préjugés et les conventions sociales qui pèsent sur eux. Comme quoi on peut arriver à promouvoir des idées humanistes tout en faisant rire avec un personnage qui se prend des coups dans les couilles...

Ooooooh, la jolie critique de complaisance !

Attention l'argument : c'est tellement con, que ça ne peut pas l'être !


Si il y a quelqu'un pour étayer, par des exemples issus du film et non de sa fertile imagination, la surprenante affirmation suivante, je suis preneur :

"S'il y a un message à retirer du film, c'est que c'est à chaque individu de faire des efforts pour contribuer aux progrès de l'humanité, de ne pas céder à la tentation de laisser cette responsabilité à des élites pas si éclairées que ça."


Par ailleurs, vous m'avez fait peur, j'ai cru qu'Ethan Coen s'était fourvoyé dans cette daube. Nul n'est à l'abri d'une erreur de parcours, mais tout de même. Il faut remettre les H à leur place, ce n'est pas lui mais un homonyme, Etan Cohen.

Vu que je suis l'auteur de la citation plus haut, je peux répondre en citant le film lui-même... et en particulier la fin, avec d'une part le discours final du protagoniste principal : "... And there was a time in this country, a long time ago, when reading wasn't just for fags and neither was writing. People wrote books and movies, movies that had stories so you cared whose ass it was and why it was farting, and I believe that time can come again! " et de l'autre, la dernière phrase de la voix-off, "OK, so maybe Joe didn't save mankind, but he got the ball rolling, and that's pretty good for an average guy."

Le message du film est là : personne ne va sauver le monde, il n'y a rien à attendre des élites (qui sont, rappelons-le, ridiculisées dès le prologue), le mieux que l'on puisse faire, c'est d'essayer de montrer l'exemple. C'est d'ailleurs ce que réalise le héros un peu après le milieu du film lorsqu'il réalise que sa propre passivité et l'acceptation apathique de sa propre médiocrité (au début, à choisir de "lead, follow or get out of the way", il dit préférer de "get out of the way") est une des explications de ce qui arrive dans le futur du film. D'où son discours final. Il ne dit pas aux gens d'obéir à ses ordres. Il leur dit de refaire des efforts, de relire des livres, d'écrire des livres, de ne pas se laisser aller à la facilité...

Ça vous convient comme citations du film ?

Éventuellement, je peux aussi remettre ça dans le contexte de l'oeuvre de Mike Judge qui, de Office Space à Silicon Valley en passant par King of the Hill, a régulièrement fait preuve d'une certaine tendance à se méfier des élites et des chefs autoproclamés.

Mais Finkielkraut ne serait pas contre tout ça (sauf certainement concernant l'humour), ça n'en fait pas un discours progressiste. Ma surprise n'était pas sur l'éloge de l'individualisme dont je ne suis absolument pas étonné (le peuple est assez conspué pour ça), mais sur la contribution "aux progrès de l'humanité" dont je ne vois pas même le souci. On est plutôt dans "Faisons retour au bon vieux temps", le propre d'un discours réactionnaire.


Pour être indulgent, on pourrait y voir un nihilisme punk de cour de récré, mais j'y voit plutôt un "tout fout le camp, ma bonne dame !", mais mieux vaut en rire (jaune).

Par ailleurs, s'il faut faire référence aux oeuvres extérieures (le "méta-textuel" si je comprends bien) pour comprendre le sens à donner au film, et sous réserve qu'elles n'aient pas les mêmes ambiguïtés, c'est qu'il est raté.

La critique fastoche du film réac parce qu'il dit "c'était mieux avant quand on arrosait pas les plantes avec du Gatorade", ça peut marcher avec toutes les dystopies nan ? C'est pas un peu le principe ?

Et c'est quoi exactement un discours progressiste ? 

Oh là, stop ! ça n'est pas moi qui ai vu dans ce film matière à "contribuer aux progrès de l'humanité", ni moi qui ai trouvé judicieux d'y faire référence. Adressez-vous à qui de droit ;-)

Ceci dit, une dystopie qui ne serait pas réac ? nous évoquions Malevil ailleurs, je n'y vois pas d'ambiguïté. Ni dans Fahrenheit 451 pour en prendre un qui insiste sur la libération par la lecture.

Je m'empresse d'ajouter qu'il y a des dystopies dont le message, sans être franchement réac, ne fait pas montre d'une très grande confiance dans la nature humaine du type Sa majesté les mouches, et que ça ne les empêche pas d'être de grands films pour autant.

Donc faire preuve d'un minimum d'exigence envers soi-même, c'est un discours de droite maintenant ? Il faudra prévenir Frank Lepage que sa promotion de l'éducation populaire est de droite.

Personnellement, il me semble que le problème de Finkielkraut, c'est moins l'idée que la culture est importante que l'idée qu'une certaine forme de culture est importante au détriment des autres. En l'occurrence, Idiocracy se garde bien de prendre partie pour une forme de culture plutôt qu'une autre. Le discours final du héros dit bien "lisez, écrivez, faites des efforts", il ne dit pas "lisez les bons livres, écrivez comme il faut, faites comme je vous dis".

Par ailleurs, si j'étais taquin, je ferais remarquer que, de nous deux, ce n'est pas moi qui m'escrime à établir des jugements de valeur et une hiérarchie culturelle.

Quant au "tout fout le camp", il me semble qu'il est, d'une part, propre à toute dystopie (comme le fait remarquer Antoine), d'autre part, achronologique. Le film ne présente jamais notre présent (ou même notre passé) comme un âge d'or auquel il faudrait revenir. Son propos n'est pas de revenir au bon vieux temps mais de dénoncer par la satire un futur auquel notre propre apathie, notre propre bassesse, notre propre myopie égotique (cf. les scientifiques qui ne se préoccupent que de problèmes de calvitie et d'impuissance) nous expose.

Il me semble que le film est assez clair là-dessus et, puisque vous le demandiez, j'ai même cité les passages en question. Et s'il y a à mon avis une dimension méta-textuelle, elle ne nécessite pas pour autant de connaître le reste de l'oeuvre de Mike Judge (même si je ne peux que recommander au moins le visionnage de Silicon Valley). Le fait que le film déroule un humour grossier et volontairement crétin tout en promouvant un retour à une forme d'exigence procède à mon avis de la meilleure forme de moralisme : celle qui, au lieu de se lancer dans un discours édifiant qui incite le spectateur à dénigrer les "autres" qui se laissent aller à certains travers, lui montre à quel point il lui serait facile de succomber aux travers dénoncés. En l'occurrence, Idiocracy nous rappelle la nécessité d'être exigents envers nous-même en nous montrant à quel point il serait facile et tentant de se contenter de rire parce que quelqu'un s'est pris un coup de pied dans les couilles.

Vous m'auriez mal lu. Être exigent envers soi-même peut être de gauche, ça n'en est pas pour autant un marqueur. Vous faites d'ailleurs référence à l'éducation, je n'en vois aucune trace dans le film.

Par ailleurs, je ne sais pas où vous avez vu qu'il était de gauche de penser que tout se vaut. Ce n'est en tout cas pas ce que m'a enseigné mon instit' communiste d'heureuse mémoire. Bien que fan de foot, il n'a jamais dit que ça valait bien les fables de la Fontaine. Par ailleurs, j'ose espérer qu'il n'y a pas que dans les journaux de droite qu'on apprend la hiérarchie de l'information. 


Enfin pour compléter l'aspect droitier du film, on voit bien qu'il n'y a aucun espoir à mettre dans la fraternité, le collectif, le social. Vous le reconnaissez du reste, l'individu y est renvoyé à lui-même et à sa seule responsabilité dans sa propre bêtise.

Je ne sais pas si votre instit' communiste serait ravi de vous voir déballer de la rhétorique à la Finkielkraut. Parce que le raccourci consistant à dire que si on ne définit pas a priori des hiérarchies, alors c'est comme si on n'en définissait pas du tout, c'est du pur Finkielkraut.

Pour ma part, j'ai pu constater que, même si le foot n'est apparemment pas au niveau des fables de la Fontaine, certains fans de foot sont capables de dire sur le sujet des choses bien plus intéressantes que certains lecteurs des Fables ne sont capables d'en dire sur La Fontaine.

Est-ce que ça veut dire que le foot vaut les Fables de la Fontaine ? Je ne sais pas et je m'en fous. Je n'aime même pas le foot.

Toujours est-il que je constate bien souvent que les défenseurs des hiérarchies culturelles s'enferment bien souvent dans leurs préjugés et se gargarisent de leur bon goût sans faire l'effort de réfléchir à ce qu'ils aiment et pourquoi. Quelque part, c'est ça aussi, l'idiocratie...

Pour en revenir au film, encore une fois, il faut nuancer ce que vous en dites. L'individu n'est pas renvoyé à sa seule responsabilité dans sa bêtise. Le film pointe la logique capitaliste à l'oeuvre dans l'abêtissement de la population, notamment lorsque la société Brawndo rachète l'EPA et pousse l'utilisation de soda pour arroser les récoltes. L'individu n'est donc pas seul responsable, il est également victime d'un système qui profite de son abêtissement. Cela dit, effectivement, le film ne promeut pas de solution collective à cette logique mais il ne rejette pas pour autant une telle perspective. Si le film se contente de s'intéresser au parcours d'un individu et élude la dimension collective, il me semble qu'il ne la nie pas pour autant.

Après, si vous considérez que parce que le film n'aborde pas la question du collectif, il ne peut pas être de gauche (ce que je n'ai jamais prétendu qu'il était) et donc qu'il est de droite, soit...

Personnellement, je ne vois pas forcément l'intérêt de recourir à ce genre de dichotomie simpliste mais si vous y tenez...

N'hésitez pas à me reprocher plutôt des points de vue que j'aurais formulé. C'est toujours mieux de taper au bon endroit. Je n'ai jamais défendu l'existence de "hiérarchies a priori". Je dis seulement que trier, comparer, hiérarchiser..., est le propre de l'esprit humain. Ni plus, ni moins. Du reste, il vaut mieux en avoir conscience pour en rester maître.


Vous dites que l'individu est, dans le film, victime du système. Mais comme le système y est produit par la masse abrutie, la conclusion logique n'est-elle pas que l'ennemi de l'individu, c'est le peuple ? Où l'on retrouve la haine de la populace manipulable de Gustave Le Bon comme quelqu'un l'évoquait sur le plateau.


Par ailleurs j'ai bien cru lire que vous aviez vu dans ce film un message pour participer "aux progrès de l'humanité", ce que j'ai pris pour une pétition de progressisme. Avais-je tort ?


Sinon, mise à part la question artistique qui est toute autre, même si très importante je vous l'accorde, je ne trouve pas anormal pour ma part que, dans ce lieu de critique des médias, on s'interroge sur la portée idéologique d'un film qu'on y met en exergue. Surtout quand il est produit dans la puissance dominante et qu'on y connaît l'importance qu'y a pris le soft-power. Trouvez-vous que ce soit déplacé ?

"Vous dites que l'individu est, dans le film, victime du système. Mais comme le système y est produit par la masse abrutie, la conclusion logique n'est-elle pas que l'ennemi de l'individu, c'est le peuple ?"

Pas tout à fait, non. Encore une fois, ce n'est pas seulement la masse ou le peuple qui est considérée comme abrutie... Encore une fois, le prologue ne se prive pas de ridiculiser les classes supérieures ou les élites scientifiques... La paresse intellectielle et la complaisance vis-à-vis de la bêtise et de l'égoïsme ne sont pas dans le film le propre du peuple. En outre, je ne vois pas où le film désignerait spécifiquement le peuple comme le responsable du succès de Brawndo qui permet à la firme de racheter l'EPA. En l'occurrence, il me semble que le film décrit plus tôt ça comme la continuité logique du capitalisme et une satire un peu exagérée des logiques de captures régulatoires.


"Par ailleurs j'ai bien cru lire que vous aviez vu dans ce film un message pour participer "aux progrès de l'humanité", ce que j'ai pris pour une pétition de progressisme. Avais-je tort ?"


Ça dépend ce que vous entendez par "progrès" et "progressisme". Si pour vous le terme "progrès" est forcément rattaché à la définition actuelle de "progressisme", effectivement, ça ne colle pas. Pour autant, bien que je me retrouve en grande partie dans le progressisme actuel, je conçois également qu'il consiste en une définition assez précise basée sur des bases théoriques tout aussi précises... et qu'on puisse envisager d'autres modalités de progrès. Du coup, pour en revenir au film, oui, je considère qu'il invite les individus à participer au progrès de l'humanité dans la mesure où il incite les spectateurs à faire des efforts et à ne pas se laisser aller à la paresse intellectuelle. Est-ce qu'il le fait avec toutes les précautions théoriques et rhétoriques qui en feraient un film estampillé "progressiste" ? Non. Est-ce que ça en fait automatiquement un film réac ? Je ne pense pas.


"je ne trouve pas anormal pour ma part que, dans ce lieu de critique des médias, on s'interroge sur la portée idéologique d'un film qu'on y met en exergue. Surtout quand il est produit dans la puissance dominante et qu'on y connaît l'importance qu'y a pris le soft-power. Trouvez-vous que ce soit déplacé ? "

Pas du tout, c'est tout à fait légitime... mais encore faut-il être un minimum rigoureux. C'est pourquoi j'ai essayé au maximum de m'appuyer sur des points précis du film dans mes réponses. J'avoue que j'aurais apprécié que vous fassiez de même...

Je trouve que question rigueur, vous n'êtes pas mal non plus... Le seul point sur lequel vous revenez pour voir une contradiction avec un discours réac est que les scientifiques ne sont pas mieux. Or dans mon souvenir au moins, c'est après l'abêtissement auquel conduit le darwinisme social et la domination du populo. Idem pour la société ploutocratique. Tout en découle. Alors voir dans trois prêchi-prêcha sur la morale de l'effort individuel une incitation au progrès humain, là, vous me sciez.

Et comprenez que j'ai trouvé ce film insupportable et que je n'irai pas retourner le voir pour satisfaire votre envie d'une exégèse scène par scène, désolé. Vous ne seriez pas sadique, vous ?

"Or dans mon souvenir au moins, c'est après l'abêtissement auquel conduit le darwinisme social et la domination du populo. "

Pas tout à fait, non. Les scientifiques en question sont moqués parce qu'au lieu de travailler sur des problèmes importants, ils travaillent sur la calvitie et les problèmes d'érection (avec succès, d'ailleurs), le sous-entendu étant qu'ils ne travaillent que sur des problèmes qui les concerne au premier chef.


"Alors voir dans trois prêchi-prêcha sur la morale de l'effort individuel une incitation au progrès humain, là, vous me sciez."


Ben, euh, oui. Je ne dis pas que le film est un traité philosophico-politique radicalement progressiste. Il ne l'est pas... mais ça ne l'empêche d'avoir un message assez clair contre la paresse intellectuelle qui ne semble plutôt de bon aloi.

"Et comprenez que j'ai trouvé ce film insupportable et que je n'irai pas retourner le voir pour satisfaire votre envie d'une exégèse scène par scène, désolé. Vous ne seriez pas sadique, vous ?"

Oh, j'ai bien compris que vous ne l'avez pas aimé et que vous ne voulez pas le revoir... et je ne vous force pas à le revoir. Mais le fait est que votre lecture du film me semble en conséquence assez simpliste et grossière. Après tout, ça arrive à tout le monde de passer à côté d'une oeuvre, et ce, pour tout un tas de raisons...

L'intelligence n'est pas la mesure du Q.I. qui en soit ne veut pas dire grand chose. 

Les débats sur les politiques qui abrutissent les gens c'est pas très fin, et ça reflète un peu le niveau de l'émission, qui reste approximative. C'est quand même DS qui rappellera le rôle du PC dans le développement de l'égalité après guerre, et pas le politologue... heureusement qu'il est là. Ca aurait été bien d'avoir Mathilde Larrère aussi pour éviter les approximations hazardeuses sur la révolution et la commune.


Enfin, les gens sont juste distraits par d'autres gens qui font des affaires pendant que les politiques ben ça les arrangent bien, et tout ça tourne comme une horloge suisse, surtout à l'heure de la mondialisation ou un minimum d'effort créatif et d'investissement suffit à distraire des milliards d'individus, avec des concepts exportables, stupides ou consensuels, ou les deux, c'est selon.


Et ils se distraient jusqu'à l'abrutissement parce que l'écran plat ou le dernier stupid phone c'est moins cher qu'une semaine à Chamonix et ça dure plus longtemps, n'en déplaise à Wauquiez. Et là on ne parle que de divertissement à proprement parler, mais l'art et la "culture"en général, c'est pareil, et d'ailleurs, le traitement du sujet comme symptôme aurait toute sa place dans cette série.


Personne sur le plateau ne remet en cause l'étude sur le QI ni ne donne de précisions sur les résultats ou sur la façon dont elle a été menée. Et si tout le monde entérine ces résultats, personne ne fait le lien avec l'intrusion des écrans dans le quotidien, qui est je pense un facteur déterminant.


Ca m'intéresserait par exemple de savoir si les gens lisent moins, et le niveau des lectures. Parce qu'on dira ce qu'on voudra sur les technologies numériques, ça ne peut jouer qu'un rôle complémentaire à la lecture. On ne se construit et on apprend vraiment que seul devant un livre. Comme apprendre à jouer d'un instrument de musique, la leçon régulière c'est bien, mais si vous ne passez pas des heures à bosser seul ça sert à rien.


Sur le thème de la consommation, c'est sûr que le vrai pouvoir en ce moment c'est le carnet de chèques plutôt que le bulletin de vote. La consommation dans toutes ses déclinaisons est un acte politique, allumer sa télé et choisir sa chaîne, faire ses courses, acheter sa bagnole, la remplir, etc. Et il faut toujours en avoir plus, ou au moins avoir l'impression d'en avoir plus pour son argent, l'assouvissement des besoins et désirs de consommation de la population est la condition du maintien du système, comme une fuite en avant.


Certains essaient de faire émerger des contre-modèles mais ça restera marginal, n'en déplaise à DS qui voulait finir sur une note positive. La promotion de la vertu face à l'incitation au vice, on sait qui gagne à la fin. Penser qu'on peut sortir de là sans une véritable révolution, c'est qu'on a trop regardé les teletubbies. La dépolitisation des gens est d'ailleurs abordée mais pas illustrée par l'évolution de l'abstention, ni débattue.


Je suis effondré. Heureusement, c'est les vacances. Je vais pouvoir monter dans ma berline allemande pour rouler sur des autoroutes privées, faire le plein de diesel et bouffer dans un mcdo sur une aire, puis rejoindre un logement airbnb pour visiter des châteaux retapés grâce à Stéphane Bern. Je finirai par une visite de la fondation Vuitton et du jardin d'acclimatation, en remerciant Bernard Arnault de promouvoir le luxe, la culture et le divertissement. La nouvelle sainte trinité.


Fuck.

Une petite correction :

Idiocracy n’est pas sorti que dans deux salles aux États-Unis. C’est 130. Ce qui est très peu.
Il a même failli ne pas sortir du tout.

Oui, je ne vois qu'une solution urgente : organiser la décroissance, arrêter de consommer n'importe comment et n'importe quoi. En plus d'épargner la Terre de son effondrement à venir, on bloquera le système économique capitaliste, et ce sera top ! Les monstres qui nous gouvernent si mal n'auront plus qu'à se réfugier sur Mars, ah ah ah

cHUTT !!! "Ils suffirais juste que les gens ne consomme plus ou beaucoup moins pour que tout s'effondre !" Attention ne le dite pas trop fort après les gens vont croire qu'ils peuvent faire quelque chose.

La question que je me pose: a-ton déjà été en démocratie ?


Je veux dire par là, dans l'histoire humaine, la "démocratie", du moins son socle, est quand même récent. Quand on y regarde bien, le christianisme ne s'est pas construit non plus du jour au lendemain. A l'âge de la démocratie d'aujourd'hui, le christianisme était encore primitif et limité à l'état-cité du vatican (pour faire court).


Ce qui ne veut pas dire que nous ne n'y dirigeons pas, i que cela na vaille pas la peine.


Nous sommes simplement dans une "démocratie embryonnaire", qui se cherche, avec des flux (la sécurité sociale, le mariage homo, le vote des femmes) qui se fait souvent malgré les réactionnaires et des reflux (le néolibéralisme dit "du monde moderne" où la société doit se mettre au service de quelques-uns "pour ne pas les faire fuir", et qui veut réduire la représentation populaire - faut dire que les oligarques s'en foutent du parlement, ils peuvent parler directement avec les hommes politiques.)

Petites précisions sur des points évoqués dans l'émission:
- La baisse du QI n'est pas à proprement parler un phénomène scientifique avéré. S'il y a bien une étude qui va dans ce sens, ses conclusions sont très contestées. On observe effectivement une baisse de la moyenne des QI mesurés, mais l'explication la plus crédible actuellement est la démocratisation des tests de QI (càd qu'avant on testait majoritairement des gens plus intelligents que la moyenne et maintenant non).
- La question de l'abrutissement des masses n'est pas une théorie de la conspiration mais une position qui a été avancée et défendue par Lippmann dans les années 1920 sous le nom de "manufacture du consentement". En quelques mots l'idée est de renverser le paradigme où les dirigeants cherchent à refléter ce que veut le peuple et à au lieu de ça utiliser les médias pour modeler l'opinion publique et la faire correspondre aux positions des dirigeants.

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