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Notre-Dame-des-Landes : "On ne défend pas à tout prix l'anonymat"

Le blocage à Notre-Dame-des-Landes (NDDL), est-il le signe d'une profonde divergence de visions de société entre les zadistes et le gouvernement ? Ou n'est-il qu'une question de communication, voire de susceptibilité ? Après la renonciation du gouvernement à construire cet aéroport contesté, après une semaine de véritables affrontements pour évacuer une partie de la ZAD, retour sur la communication des deux camps, le gouvernement et les zadistes, et le traitement médiatique. On en parle avec nos invité.e.s : Jade Lindgaard, journaliste à Mediapart ; Sarah des " Cent Noms", éleveuse de brebis sur la ZAD ; Nicolas de La Casinière, à la fois journaliste indépendant et membre du collectif syndical contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes ; Jacques Lemaître, président de la chambre d'agriculture de Loire-Atlantique.

Commentaires préférés des abonnés

Je ne pense pas que le propos soit d'avoir ou pas de la compassion, mais de se demander ce que ces gens peuvent apporter à la collectivité. 


Notre système a organisé une forme de solidarité, absolument indéniable, qui passe effectivement entre au(...)

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Mais les flics ne sont pas une milice autonome Zabou29, ils n'agissent pas non plus individuellement et en leur nom ! 

Ils agissent portés par nous tous citoyens, en théorie en tout cas, vu que la règle stupide de la majorité s'applique.


Ils sint (...)

HEIN ??? Là, vous poussez Borh !


Ou alors vous croyez vraiment ce que vous écrivez : qu'un jour, dans notre pays, des gens auraient sagement mis un bulletin de vote, puis ensuite des parlementaires et ministres auraient proposé de créer les congés pa(...)

Derniers commentaires

En fait, encore une fois je suis assez déçu. Alors qu'ASI à une lointaine époque, analysait la communication, ici elle fait dans le superficiel en donnant essentiellement la parole à un coté (un autre point de vue étant dans une conférence téléphonique minutée). Il y avait pourtant tant de chose à dire:

- les journalistes embeded sont-ils encore objectif sur les zadistes? Les 2 journalistes présents sont du coté des zadistes. D'ailleurs, peut-on être journaliste indépendant et engagé dans une association impliquée? On est indépendant de quoi dans ce cas là?

- que dire de la méfiance des zadistes sur les journalistes, là où eux aussi mettent en place une communication millimétrée (c'est bien de la communication qu'ils font, pas de l'information)

- montrer les dérives amusantes des éléments de langage des deux cotés : destruction devient déconstruction pour la préfecture (si maintenant les préfets reprennent le langage de Bové démontant un Mac Do...), l'intervention de gendarmes devient une intervention "militaire" et les gaz lacrimo deviennent des "attaques chimiques" (les zadistes tentent de se faire passer pour syriens opprimés). Si chacun de ces termes a une exactitude, la reprise de chacun d'entre eux reflète un choix.

Le problème principal de la ZAD n'est pas l'expérimentation, n'importe qui a le droit de lancer une startup, collectivement ou non. Du moment que les locaux vous appartient.

Alors il est vrai que l'agriculture dispose de norme (nécessaire ou non, cela est une question de point de vue), mais cela ne remet en aucun cas en cause un projet.

Il est tout a fait possible de se porter candidat pour acheter une parcelle, et en débuter une exploitation.

L'expérimentation est une fausse excuse pour se donner le droit de voler des terres, et s'affranchir du droit.

Le plus drôle quand même est que Sarah avoue avoir utilisé des antibiotiques, qui n'auraient surement jamais vu le jour si la France était entièrement une ZAD.

C'est au passage assez amusant de faire un ZAD proche de la civilisation et de la modernité (on sait jamais si l'on tombe malade, ça serait bête d'être trop loin d'un hopital)

Une intéressante et éclairante émission sur les les suites de l'affaire de l'aéroport.

 Manifestement, il s'agit pour une partie des Zadistes d'un projet réfléchi qui se confronte à l'agriculture mode FNSEA. C'est d'ailleurs symptomatique qu'il soit peu souvent question des institutions agricoles alors qu'il me semble qu'elles ont une influence certaine dans les politiques, depuis longtemps, des ministres de l'Agriculture. L'auto-critique qu'Edgar Pisani avait fait il y a quelques années, n'a pas inspiré les responsables politiques par la suite.  L'ignorance réciproque entre l'actuel ministre de l'agriculture et celui de l'environnement, souligne l'incongru des choix de ce gouvernement.

La présence du président de la chambre d'agriculture était importante pour qu'on puisse l'entendre autrement que dans son cadre habituel. Je pense d'ailleurs qu'@rrêt sur images pourrait inviter plus souvent des "gens de l'autre bord..."

Peut-être un bémol, pour sympathique qu'elle soit, Sarah, l'agronome devenue zadiste-éleveuse, son discours et ses réponses m'ont parues représenter ce qu'on peut entendre souvent comme des à peu-près. C'est sur cela que  les pouvoirs constitués se basent pour disqualifier et noyer les projets qui au fond pourrait contribuer à inventer (même si cela sera toujours minoritaire) un autre monde, une autre forme de vivre où le plus important est la relation à l'humain et à la terre. J'avais déjà eu la même impression avec Camille, je crois que c'est le nom, une autre Zadiste dans une précédente émission.

Merci Bruanne, 

vraiment merci, pour toutes vos réponses ici

(j'ai jamais mis autant de ces fichus coeurs...)


Et du coup j'ai mis ma poule en médaillon pour l'occasion...

(pas trop lisible en petit comme ça... sinon j'avais aussi l'oeil du chat :)

(j'aurais bien mis l'image ici, mais je ne sais pas comment - rien compris à "coller dans une url pour intégrer" ??)



La meilleure salade verte que j'ai mangée dans ma vie m'a laissé encore à ce jour un souvenir inoubliable


C'était dans un petit village près de Cambridge en terres peu renommée pour leur cuisine


Elle fut cueillie directement dans le jardin potager d'une petite chaumière avant d'être lavée et accompagnée d'une vinaigrette des plus simples, avec cette huile ordinaire que l'on trouvait en Grande Bretagne avant l'arrivée des premières huiles d'olive


Je voulais ici lui rendre hommage

On est bien d'accord, on n'a pas le droit sur ce forum, de s'en prendre au physique des intervenants sous peine de modération ?
C'est juste pour savoir

PS : sinon la gestion des commentaires est toujours bien pourrie surtout quand on veut prendre connaissance des 56 non lus


@ sans foie,

Voyez dans quel état vous êtes?

Les produits plus que frelatés que vous ingérez ont mis votre foie dans un état tel qui n'en reste rien Guillaume.

Bon dimanche.

Ce message a été supprimé suite à la suppression du compte de son auteur

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Elles sont gentilles les vigies du week-end. Borh, grrrz, et l'indétrônable  Zabou29.

Que du beau monde.

Une histoire débitée à la Stéphane Bern, des fiches bien préparées (la communication ça s'apprend!!) de la présence croisée...

Bien.

A part ça que savez-vous des zones humides, de l'agriculture en bocage, des coopératives agricoles, des illuminés gauchistes de Borh (très fort!), des...?


Merci, avant l'apéro avec copines et copains cette lecture là me ravit et me désole à la fois.

Putaing on n'est pas sorti de l'auberge.

Bon dimanche.

Cette émission a bien clarifié les choses


La mise en demeure de se conformer aux règles prescrites pour éradiquer toute possibilité de sortir du cadre


La préfète qui envoie la troupe à 250.000 euros (j'ai lu ailleurs 300.000 euros) par jour et l'interdiction faite à la presse (je vois ça ailleurs en pays démocratiques d'interdire à la presse de suivre les évènements et de donner les images des gendarmes comme seul rapport (on se croirait en guerre, y avait-il une guerre à mener, un terrorisme dissimulé) 


Le choix de s'attaquer d'abord au symbole de la Ferme des Cent noms puis de sortir l'idée d'un formulaire individuel avec un SEUL NOM : recadrer toute solution collective, je ne veux voir qu'une seule tête


Avez-vous remarqué la présence de plus en plus importante des policiers en patrouille en ville : c'est le cas à Strasbourg où nous étions habitué à une absence totale. Nous sommes passés d'un vide déplorable à une surprésence de type armée d'occupation


Ils ont PEUR, ils sont terrifiés, le monde change et ils ont peur. Leur peur ils la transmettent à la population par voie de propagande. Il faudrait un contrôle sanitaire du cheptel que constitue la population Française.



Il faut être bien faible pour avoir tant besoin de montrer ses muscles. L’état de droit hein ? Il semble à géométrie variable selon la position sociale qu'on occupe, si j'en crois certaines occupations littorales pas hyper légales.


J'ai été sciée par le ton condescendant de la Préfète, genre "c'est pas trop vous demander quand même de remplir un formulaire qu'on vous a simplifié parce que vous êtes trop des boeufs". Ouais, elle l'a pas dit comme ça, mais c'est ce que j'ai entendu. D'ailleurs, la façon de s'adresser au gens de cette équipe au pouvoir est juste lamentable. On a atteint les sommets de la suffisance. Ça commence à se voir. Même à l'international. Et aussi sur le Figaro (bon c'est figarovox)


Si il y a une chose que l'émission montre bien, c'est ce qu'on oppose aux zadistes : règlement, réglement. Dans ce cas : espace de négociation = zéro. En connaissance de cause. Sarah a parlé d'un projet rédigé par des juristes. A-t-il seulement été évalué ? Il n'y a jamais eu aucune intention de négocier, moi c'est ce que je comprends du visionnage de cette émission. Il n'y a qu'un plan de com, pour faire passer les Zadiste pour des affreux, sales et méchants, qui ont volé des terres et que c'est bien fait pour eux, ils avaient qu'à respecter la loi !


Voilà en gros ce qu'on a fait de cette expérience. Apparemment, il y a de braves gens pour applaudir des deux mains. Parce que eux ils ont payé leur maison, ils payent leurs impôts, et patati, patata. Droits dans leur bottes, propres sur eux.
2500 gendarmes pour évacuer 300 personnes d'une dangerosité... euh? discutable.
Plus de 250 000 euros la journée avec nos impôts. C'est sûr, c'était indispensable pour l'honneur de la France.


A part ça il n'y a pas de fric pour les écoles, les hôpitaux et nos petits vieux...

J'ai une bonne idée, je vais aller squatter un logement qui m'appartient pas et arrêter de payer mes impôts, je vais appeler ça de l'expérimentation. J'espère que lorsque l'huissier viendra saisir mes biens, Mediapart et Arrêts sur images feront des articles et des émissions sur ce scandale.

et Nicolas Hulot : que dit-il ?

Pour ceux que ça intéresserait, ici un article ( 14 pages pdf) sur l'histoire des coopératives agricoles de production 

( différentes de coopératives que nous connaissons et différentes aussi du projet de la ZAD) issu de la revue internationale de l'économie sociale. 


On y découvre en particulier qu'après la libération des expériences ont été menées, qui ont dû cesser à cause de... la guerre froide ( les coopératives étant " accusées" de mettre en place des kolkhozes) ! 


On voit aussi que selon les régions en France les coopératives ont plus ou moins pris, et que cela semble s'expliquer en partie par les différentes règles qui régissent la succession. 

Rappel à ceux qui trouvent qu'on ne peut pas admettre d'exceptions à la règle dans un pays : en France, face à l'héritage il existe des spécificités régionales que le droit national a intégrées. 

pas encore vu,

au delà de toutes les finasseries légalistes

-les gens ont construit leurs maisons/habitats; ils ont amenagé le terrain/ cultivé les terres, investi du temps et des ressources. bref c'est chez eux, qu'ils aient le droit ou non pour eux, ils ont la légitimité. propriété d'usage. 

(un peu comme quand on aménage un local vide innopucpé en squatt. à la différence ici qu'il n'y avait pas de murs existant.)

-dans ce genre de cas les pouvoirs publics peuvent répondre politiquement de bien des manières (à Lyon des espaces squattés par des artistes appartenant à la ville ont fait l'objet d'un bail temporaire, et c'est arrivé bien plus d'une fois. soit il en sort quelque chose et la ville en récupere les bénéfices, soit un gros projet immobilier récuperer le lieu et les squatteurs ont entretenu l'espace et l'institution a fait de grosses économies d'entretien. "gagnant. gagnant". oui même dans la ville à Collomb). A Nantes (justement) la ville gère plutôt bien son système de "fabrique", lieux inutilisés et remployés pour la création.  (evidemment il y aurait à dire sur la perception "gentils artistes" / "vilains zadistes")

Ici ils ont décidé d'employer la force tout de suite (au sortir de la trêve hivernale); sans tenir compte des processus de "régularisation" en cours, qui prennent du temps. D'un point de vue économique il ne coutera rien à l'état ou presque de céder les terres aux occupants. Donc BIEN SUR qu'on est dans une réponse 100% politique, surtout vu les "moyens" et les effectifs mis en œuvre coté gendarme. Le message est on ne peut plus clair.

Mais c’est quoi ce LEMAITRE. Il est au courant de rien ???


Il accuse sans savoir les démarches entamées. Il est incapable de comprendre ce qu’est une expérimentation. Incapable de s’extraire de ses paradigmes.


Et je vous confirme la MSA c’est un chantier pas possible...Mieux vaut ne pas être pressé et ce pour toutes démarches....

J'avoue que j'ai du mal à éprouver de la sympathie pour ce mouvement. Il y a des lois dans ce pays, des personnes décident sciemment des les ignorer, ils doivent ensuite assumer. Personnellement, j'ai acheté mon logement, j'ai payé les frais de notaire à l'Etat, je paie ma taxe d'habitation, ma taxe foncière. Ces impôts servent à payer les écoles et les hôpitaux où tous sont soignés (dont les Zadistes). Et c'est eux qui parlent de solidarité avec leurs terrains qu'ils se sont appropriés illégalement et leur économie parallèle ? Désolé, mais je n'ai aucune compassion pour ce qui leur arrive actuellement.


Je ne pense pas que le propos soit d'avoir ou pas de la compassion, mais de se demander ce que ces gens peuvent apporter à la collectivité. 


Notre système a organisé une forme de solidarité, absolument indéniable, qui passe effectivement entre autres par des taxes et des impôts et réglementations  que les zadistes ne contestent pas en bloc.


Au départ, ils ne se sont pas " approprié" des terres, ils les ont occupées illégalement pour lutter contre un projet d'aéroport. 


Dans ce temps-là de l'occupation, ils n'ont évidemment rien régularisé du tout puisque aucune administration n'aurait pu juger recevable une quelconque demande.


Depuis 3 mois, le projet d'aéroport est officiellement arrêté. La question se pose donc pour l'Etat de savoir ce qu'il va faire de ces hectares.


La revendication actuelle des zadistes c'est de pouvoir expérimenter une organisation qui organise aussi la solidarité mais sous une autre forme et avec d'autres fondements. 


On peut tout à fait contester leurs bases idéologiques ( et je ne les partage pas toutes) mais on se heurte très vite à 2 limites : 


- d'une part notre système de solidarité n'atteint pas l'idéal qu'il se fixe ET il est très menacé dans son fonctionnement par " la mondialisation".


- d'autre part, dès qu'on essaie de contrer les arguments des zadistes on se rend compte que tout notre fonctionnement est dicté par les règles du capitalisme marchand, alors que ça ne figure pas explicitement dans la constitution. 


Des tas d'organisations essaient d'inventer de nouvelles façons de travailler, de se loger, de produire, de consommer.

 Certaines très collectivistes, comme la ZAD, d'autres très libérales ( l'uberisation c'est bien une nouvelle forme de salariat...).  

Dans les start-up il est rare d'avoir une pointeuse, on pose comme base qu'on se fait confiance, qu'on restera tard quand ce sera nécessaire et qu'on partira deux jours quand ça se présentera : c'est tout à fait contraire au droit du travail et carrément illégal par bien des aspects. Les grosses entreprises, qui ne peuvent pas avoir le même fonctionnement, ne demandent pas à l'Etat d'envoyer les CRS dans ces boîtes pour déloger les travailleurs à coup de bombe lacrymogène. On les regarde comme un truc très imparfait mais dans lequel quelque chose s'invente peut être.


Les zadistes refusent de séparer les activités, c'est inhabituel dans notre schéma de pensée. L'agriculteur doit définir son activité, l'artisan la sienne, l'artiste aussi, chacun auprès de ses interlocuteurs très séparés. On a l'habitude de ça. Et quand les zadistes défendent l'idée de projet collectif, on a du mal à suivre. 

 Pourtant, on voit tous que dans un village, s'il n'y a plus d'école la boulangerie ne tardera pas à fermer, que la disparition du club de foot associatif à participé à la faillite du café... Ces liens, jamais formalisés par nos outils habituels on les a sous les yeux et on ne sait pas quoi en faire.


Si dans la ZAD ils réussissent à inventer quelque chose, qu'est-ce qu'on a à y perdre en vrai ? 


Moi je n'ai pas de compassion pour eux, mais je suis inquiète pour nous. Sur + de 60 millions d'habitants, on ne peut pas tenter une expérimentation avec 300 volontaires ? 

Des tas de trucs qui nous paraissent normaux sont apparus d'abord dans un contexte très petit, tres imparfait. 

Les bibliothèques municipales, les coopératives de producteurs...ça n'est jamais parti d'un ministère avec un arsenal légal pré-mâché. 


merci d'avoir pris le temps d’étayer tout ça... ça sonne très juste à mes yeux.

Une société se doit de laisser une place à l'expérimentation (et ici ça coûte très peu), et ce même si ça "semble" aller à l'encontre du système... ou plutôt : surtout si ça semble aller à l'encontre du système.

Si nous ne foncions pas dans le mur je verrais peut être les choses autrement... mais là !

Je pense que le danger réside dans la proposition des "zadistes".Non pas que cette expérience "croupion", marginal représente un danger en soi , comme vous le dites 300 illuminés peuvent bien faire leur petite tambouille dans leur coin sans gêner personne.Le danger est politique, car il me semble, ce qu'il ne faut pas perdre de vue c'est la proposition politique et le danger qu’elle renferme qui pose un sérieux problème à nos autorités et aux institutions qui les porte.Le projet zadiste est subversif comme le fut la mise en place du régime généra en matière de sécurité sociale.Toutes les procédures qui ressemblent de près ou de loin à de la socialisation est une contre proposition à l'individualisation, l'éclatement,la privatisation, le productivisme à notre système tel qu'il fonctionne aujourd’hui hui sans nous promettre d'autres alternatives.

La proposition zadiste est une proposition politique, la compassion n'a rien avoir en la matière.

Ils veulent inventer un nouveau modèle. C’est expérimental donc cela ne peut pas suivre des règles définies dans un autre paradigme.

On n’applique pas les lois de la physique classique aux objects qui se deplacent à la vitesse de la lumière.


Il faut être libre, et savoir sortir du paradigme de l’organisation de la société actuelle et ce n’est pas facile.


Les choses n’avancent que grâce à des personnes qui arrivent à sortir des paradigmes.

Je ne vois toujours pas en quoi ce modèle collectif pourrait être empêché dans une forme de société déjà existante.

Par exemple Google a de multiple et différentes activités. Il suffit aux zadistes de faire comme Google mais de changer leur mode de fonctionnement en interne non ? c'est ça ce que je comprends pas. Qu'est-ce qui, dans les formes de sociétés existantes, les empêcherait de faire ce qu'ils font, dans la légalité.

Des entreprises qui font ce que font les zadistes, il en existe partout autour de nous : on parle sans cesse d'entreprises qui se "diversifient". Ou d'autres qui fusionnent pour mutualiser les moyens.

Mon père, qui faisait à une époque des céréales et de l'élevage, faisait partie d'un GAEC, ça me semble pas mal ça pour leur fonctionnement. Où est-ce que ça bloque, concrètement ?

https://fr.wikipedia.org/wiki/Groupement_agricole_d%27exploitation_en_commun

Vous ne pouvez pas mettre un studio de musique dans un GAEC et la propriété reste individuelle et nominative. 

Il n'y a pas de studio de musique à la ferme des cent noms d'après ce que j'ai lu. Quand bien même, hors GAEC il y a des formes de sociétés permettant d'être divers.

Il y a aussi des sociétés dirigées par des fondations, ça peut être une autre forme de gouvernance.

Une société c'est juste un cadre juridique, ça n'est pas un carcan idéologique. Rien n'empêche d'avoir une société "dirigée" par 20 personnes à égalité. Rien n'oblige cette société à rémunérer ses actionnaires.


Accessoirement, être propriétaire n'est pas un frein à la mutualisation ou au partage. Ca dépend juste de la volonté du propriétaire. Et on peut partir du principe que là ils sont tous d'accord entre eux.

J'aimerais juste les entendre sur les démarches qu'ils ont entrepris et pourquoi ils ont rejetés ces formes juridiques.

http://www.les-scop.coop/sites/fr/les-scop/qu-est-ce-qu-une-scop.html

"Il n'y a pas de studio de musique à la ferme des cent noms d'après ce que j'ai lu."


D'après ce que je comprends, les zadistes ne veulent pas dire qu'il y a une ferme et à côté d'autres activités, mais au contraire partir du principe que les humains ont besoin d'un toit, de nourriture, de culture et de vie sociale dans une harmonie avec la nature,  et que ce qu'ils remettent en cause c'est la " sectorisation". 


Quand on vit sur la ZAD, on peut un jour bosser à la ferme, le suivant construire une cabane, puis aller mixer ou sculpter, puis passer trois jours à  lire un bouquin et après partager avec les autres ce qu'on a appris.

 Ils refusent donc  la distinction entre " activité professionnelle" et " loisir" : 

quand vous cuisinez, c'est un métier, une nécessité ou un loisir ? Voilà le genre de questions qui se posent. Du coup, on doit redéfinir le travail : quel statut d'entreprise va pouvoir considérer que quoi que vous fassiez c'est où ce n'est pas du travail ? 



L'émission laisse entendre que là il s'agit d'un projet exclusivement agricole (je parle de la ferme des cent noms).

Concernant la ZAD dans son ensemble, il n'y a pas besoin de cadre juridique pour s'entraider. Si les gens dans mon village veulent s'organiser sur le modèle que vous décrivez, rien ne les en empêche.
Il suffit que tout dégagement de profit atterrisse dans la "caisse du village". Et ensuite les gens s'organisent comme ils veulent en interne.

Par exemple si je veux aider à cueillir des fraises un jour, aider à construire une cabane le jour suivant, donner des cours le jour suivant. Qu'est-ce qui m'y contraindrait ? juste le besoin de me nourrir/laver/avoir un toit. Si collectivement les gens s'accordent là dessus, il n'y a pas de loi dans notre société qui empêche de vivre comme ça.

Mais si l'obtention du terrain est soumise à la création d'une entreprise dont la pertinence sera jugée par la préfecture ? 


Et pourquoi tenir absolument au statut spécifique d'exploitation(s) agricole(s) ? Il se trouve des éleveurs et des artisans dans des parcs naturels par exemple. Outre les parcs, il y a les Znieff, le Conservatoire du Littoral, les territoires d'ONG, etc.

Rien n'empêche d'être agriculteur, et musicien, et potier, et charpentier, etc. Les activités multiples, ça existe depuis longtemps, que ce soit pour une structure de type SA, ou pour une association loi 1901. Il n'y a pas que les activités multiples: les co-propriétés, les associés, ainsi que les mutualisations de ressources existent depuis longtemps également. A partir de là, je ne vois pas bien ce qui mériterait d'être qualifié d'innovant et de complexe, et encore moins ce qui serait bloquant.

Une association 1901 ne peut pas être un projet individuel par contre.

Je crois que c'est vraiment sur ce point de " projet individuel " que tout à coincé ces dernières semaines. 

Non, il faut être au minimum trois. Par contre, ce n'est pas à la MSA qu'on dépose les statuts d'une association :-/

Non, deux.
(c'est marrant, j'ai résilié mon abonnement mais je peux toujours commenter)

Ça fait partie des trucs pas encore réparés du site, si j'ai bien compris les administrateurs peuvent désactiver manuellement, s'ils jugent vos interventions déplacées. 

C'est ce qui s'est passé pour un abonné historique, qui fut très impliqué dans l'amélioration des forums et d'autant plus en colère depuis le 8 janvier, tu vois de qui je parle ;-)

Je vois bien évidemment de qui tu parles ;-)
Mais il était abonné à l'année et le terme de son abonnement tombait en plein "big bug" tandis que moi depuis quelques temps je m'étais abonné au mois par tacite reconduction. Pendant de longues semaines ou mois je ne pouvais pas arrêter cet abonnement (sauf à faire un mail comme l'a fait un autre abonné "historique" tout récemment), puis la fonction est apparue, j'ai encore attendu un peu pour voir les améliorations puis j'ai décidé d'arrêter l'abonnement au 20 avril, mais il court toujours, alors peut-être que ça veut dire que j'ai un mois de plus, je sais pas.

ah ben oui, je viens de vérifier, j'ai été prélevé le 12/4 donc je suppose que je vais jusqu'au 12/5.

C'est plutôt une bonne nouvelle pour nous ça. 


Si tu peux lire...amitiés.

Adishatz

Je crois que ce n'est pas un bug, les commentaires sont désormais PUBLICS et il serait donc logique que seul un compte (même pas abonné) soit requis.
Par voie de conséquence, soyez attentifs à ce que vous écrivez car le fait que les commentaires soit désormais publics vous rendent plus responsables juridiquement parlant que les commentaires d'un forum privé.
Perso j'aurais aimé que ce soit précisé explicitement car je n'aime pas trop écrire en public (notamment car ça permet aux gens de recouper ce que vous dites sur plusieurs sites via un moteur de recherche, et de fait : vous profiler).

Ils ont toujours été publics sur ASI ! Mais seuls les abonnés peuvent commenter, c'était déjà comme cela avant. 

Je sais bien que les statuts se déposent en préfecture, je l'ai fait souvent. Mais ça ne m'étonnerait pas, s'il y a de l'élevage dans les activités de l'association, que la MSA ou la chambre d'agriculture ait son mot à dire à un moment où un autre : en tout cas ce serait logique. 

Et le but n'est pas forcément de les éviter non plus. 


Mais si la règle fixée est qu'un projet doit être individuel pour se voir attribué le droit d'utiliser une parcelle, ET que chaque parcelle est à usage unique... alors tout ce qui sera habitat léger et gestion collective d'activité est d'avance rejeté.


Ce qui serait précieux, pour juger de la bonne et mauvaise volonté de chacun serait une communication plus transparente : 


- des services de l'État, qui présenteraient les motifs pour lesquels le projet doit être individuel


- des zadistes, qui pourraient diffuser le projet qu'ils ont établi avec des juristes


Et ça, je crois que c'est un peu le rôle des médias d'aller à la pêche de ces informations pour que nous puissions nous construire une opinion fondée. 

Je n'ai pas suivi toute  la discussion (trop fastidieux avec le système actuel) mais concernant un statut associatif, il me semble que cela doit intervenir dans un deuxième temps.
Dans le premier temps chacun doit se déclarer individuellement (direction départementale des territoires, CFE, MSA) puis dans un deuxième temps rien n'empêche au moins deux personnes de se monter en association. Ça existe de plus en plus et de partout, à titre d'exemple mes copains de Terroir Direct
http://terroir-direct.com/qui-sommes-nous

Une parcelle peut clairement être attribuée à une personne morale, donc à plusieurs personnes physique en même temps. Ex: la CDC et ses parcelles forestières.


Ensuite, une parcelle peut clairement être destinée à plusieurs activités. Ex: forêt, culture, et élevage par exemple. Mieux, on peut même clairement décomposer l'activité forêt en: loisirs et accueil du public, exploitation forestière, travail social,  et protection des milieux naturels.


Si ça bloque, de mon point de vue, c'est clairement parce-que ça amuse tout le monde de se prendre les gens d'en face en frontal. Dit autrement, parce-que la mauvaise volonté et la mauvaise foi se trouvent des deux côtés.


Je ne vois pas d'autres explications.

Hélas, il se pourrait bien que vous ayez raison... 

tout ça pour ça...

Merci pour cette émission éclairante pour un auditeur qui ne savait (presque) pas placer Notre Dame des Landes sur une carte. Certains de mes a priori sur la ZAD ont été déconstruits grâce à l'émission

Très+ bonne émission !

Très bonne émission permettant de bien comprendre le point de vue des zadistes et leurs projets. Merci à toutes (s) celles (eux) qui y ont contribué.

emission passionnante , claire , les enjeux du "zadisme" y sont clairement exposés ! 

Ils auraient dû construire des villas sur le littoral ... il semble qu'en la matière la destruction des constructions illégales est bien plus difficile.


Ah non ... il faut sans doute être premier de cordé pour ça.


http://civicrm.fne.asso.fr/civicrm/mailing/view?reset=1&id=6891

https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006074075&idArticle=LEGIARTI000006815940


Comme quoi... tous les "salons" ne se valent pas pour le macron.

cette emission semble confirmer ce qu'on sait deja , il ne suffit pas de vouloir bien faire ou d'avoir des idées pour être aux normes,  vivre en société implique des droits mais aussi un certains nombre d'obligations. avoir raison et être dans son droit sont 2 choses différentes apparemment.


on pourrait presque croire que la ferme des 100 noms (sur laquelle l'emission se focalise au risque d'abdiquer sur tout le reset) est l'arbre qui cache la foret mais meme l'arbre semble être dans le flou en matière de droit (huissier present pour expulsion mais a priori sans document, statut d'agriculteur pas declare...etc)


Au final le débat n'est toujours pas tranche,  L’état a t il donne suffisamment de temps aux zadistes pour se régulariser ? si oui pourquoi n'ont il pas saisi l’opportunité.  

On se demande au final si il s'agit bien d'un problème de bureaucratie ou plutôt d’idéologie.


par ailleurs Sarah dit durant l'emission cette phrase qui en dit long ou pas assez  :


 "c'est ce qui se fait dans le cadre des squats."


et la on aurait aime que DS lui demande de quoi parlez vous exactement ? y a t il a minium legal pour être reconnu comme squat. pourquoi chercher a avoir ce statut ? (ce qui permettrait de savoir si il y a premeditation) 


quant au  gars de la chambre d'agriculture , il est d'un corporatisme pathétique (et desole mais mais il a également le look des notables élevés au charolais) , fait bien peu pour nous éclairer  sur le débat et semble  avant tout vouloir défendre son bout de gras. on dirait presque le clergé face au tiers état, j'ai cru qu'il allait demander la restauration de la taille et  de la gabelle.


 



article du monde après la réunion avec la préfète hier.

Les zadistes ont déposé vingt-huit projets agricoles, et douze projets artisanaux et de distribution.


http://www.lemonde.fr/planete/article/2018/04/20/nddl-les-occupants-de-la-zad-acceptent-de-deposer-des-projets-nominatifs_5288446_3244.html


Il y a un point que je n'ai pas compris : qu'est-ce qui, dans une SCOOP ou autre forme de société collective, empêche le bon fonctionnement de la ferme des cent noms ?
J'aimerais bien concrètement savoir pourquoi ça ne colle pas.

J'aurais aussi bien aimé que la question suivante soit posée : pourquoi s'installer à NDDL et pas créer un projet dans la légalité ? concrètement à quel moment ça bloque ?
Car critiquer les normes sans entrer dans le détails ne m'apporte pas d'éléments pour me faire mon opinion.
Je connais nombre de gens qui disent "ces normes sont étouffantes et taillées pour les gros".
Sauf que dans beaucoup de cas, ces normes étouffantes sont une garantie de quelque chose d'important en face.

"La persistance du droit contre l’obstination de la loi ; toute l’agitation sociale vient de là."

Victor Hugo Actes et Paroles - Avant l'exil

Le Droit et la Loi

Sur Reporterre aujourd'hui, un Appel à écrire aux ministres et autres élus ou hauts-fonctionnaires, le modèle de lettre est en-dessous de l'article et toutes adresses fournies (postales, mail, twitter...).

Chacun choisira de l'envoyer ou pas, mais cette lettre est intéressante à lire, elle pose très clairement  les choses. 




Et si on cessait les pudeurs de violette ?  Il s'agit simplement de la frayeur du petit monde bourgeois face à quelque chose qu'il ne peut tolérer. La FN. SEA qui choisit son ministre ( sous Hollande, Le Foll ) vs une communauté hétéroclite.

Moins de tartufferie et on y voit plus claire.

Quand nous disions que la qualité des invités faisaient la qualité du débat et conséquemment celle de l'émission(l'interwieuwer se mettant au diapason)...........forcément on apprend des choses.( je renvoie à ma critique de cette triste émission sur le journalisme et les médias qui serait à refaire)

Nous voila revenu à l'Etat de Droit DIVIN..., conformément aux volontés régaliennes de Notre Majesté l4Empereur Micron.

Cette émission m'a beaucoup intéressée, j'ai enfin compris certains aspects qui restaient obscurs pour moi ( mais j'avoue n'avoir jamais vraiment pris le temps de me documenter sérieusement).


Je suis très frappée par une chose que je n'avais pas remarquée jusque là : à quel point l'impossibilité pour les zadistes de faire comprendre leur propos aux " autorités" est absolument semblable à celle que rencontrent les créateurs de nouvelles formes éducatives ou nouvelles écoles face à l'éducation nationale.



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