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Urgence climatique : la contrainte, ce gros mot

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1975, nous, vieilles connes et vieux cons de la "Gueule Ouverte" et le grand Pierre Fournier disions que l'écologie ne pouvait être que radicale et non négociable.

Le "système" a trouvé au fil du temps des écolos compatibles avec le capitalisme produc(...)

Il faudrait en finir avec ce thème de "l'écologie punitive" assené par les médias mainstream et les éditorialistes.


Comme si l'économie ne l'était pas en imposant, depuis des années, une réduction toujours plus forte des services publics, des conditio(...)

Comme si actuellement nous n'étions pas "contraints" 

- par la désindustrialisation, 

- par la libéralisation des échanges commerciaux , chers à nos gouvernants, 

- par la militarisation à outrance pour régler les problèmes causés par ce (...)

Derniers commentaires

Ce sera donc Jadot. Bonne chance à lui, en espérant qu'il arrivera à faire une bonne campagne.



Dommage pour Sandrine Rousseau.



on ne va quand même pas contraindre ces pauvres animaux d'élevage à manger que de l'herbe:


https://www.francebleu.fr/infos/agriculture-peche/ce-qu-il-faut-savoir-sur-les-farines-animales-de-nouveau-autorisees-dans-l-ue-20-ans-apres-la-vache-1630871472


vive la transition écologique sans contraintes, avec l'Europe !

Notre société patriarcale est très infantilisante, d'où les termes utilisée par le pouvoir de pédagogie, de contrainte (réglementation)...

Et les termes utilisés par les grands enfants que nous sommes de punition, de droit à l’émancipation (je fais ce que je veux et je crois ce que je veux)...


L'urgence climatique est un pb technique qui se heurte à notre incapacité de faire le deuil de notre qualité de vie actuelle, avec nos 400 esclaves énergétiques plus les x esclaves plus traditionnels qui bossent pour nous.
Le drame de Sandrine Rousseau, qui affirme proposer des reformes écologiques ambitieuses à la société française, c'est qu'elle assume en fait une schizophrénie politique délétère.
Et que, en cela, elle n'est pas détentrice de l'alternative ni de la radicalité face à la politique néolibérale française. 
Sandrine Rousseau, candidate à la primaire écologiste est d'un côté impeccable et moderne sur les questions de société, les violences conjugales, la nuisance du patriarcat, les nouvelles formes de luttes antiracistes, le droit des femmes à décider de leur extériorité ("je porte un voile, un burkini, une perruque, une jupe courte, une jupe longue, m'en fout, c'est autorisé, relisez la Loi de 1905, allez vous faire voir". Ceci résumé à ma façon).
Mais que survienne une voiture thermique, et la démocratie fait place chez la candidate écologique au trope autoritaire : interdire, dégoutter, taxer ; la politique progressiste s’efface au profit du tout venant. "Ya plus le temps de discuter, ya plus besoin d'expliquer aux con.nes que la planète-est-en-danger."
C'est désespérant.
Moi, je pensais qu'on voulait sauver l'humanité, avec son concours, son assentiment. Et que la planète suit, forcément.
Le deux-poids-deux-mesures de Sandrine Rousseau va donner du grain à moudre à toutes celles et ceux qui pensent que les combats d'aujourd'hui, contre le machisme, les exactions policières, les discriminations, sont bidons, puisqu'ils sont soutenus par des politiques qui n'ont pas autant de considération pour tout.es les Français.es. Et qui, avec un simulacre de décisions courageuse (s'attaquer à la seule thermique) tentent de vider la mer avec une cuiller.
Quand France Info demande à Rousseau "quid du 110 km h ?", Rousseau ne répond pas : "Ne me saoulez pas avec ça. 110, 130, c'est peanuts, le 30 km h ça pollue davantage que le 50 km. Le problème c'est la mondialisation, l'aérien, les pesticides, l'élevage intensif ! "
Non, Rousseau, elle répond "ben oui, il faudra le faire. S'il le faut par la contrainte."

Ah, cette bonne vieille "contrainte", fille aînée de l"infantilisation".

Le voilà, le diptyque intenable de Rousseau.
Si la dame dénonce la matraque des flics (et bravo, on est d'accord : on a la pire police d'Europe), elle ne peut pas assumer dans le même temps de contraindre les Français.es à rouler moins vite et à 2.50 euros le litre, dans des régions où, arrêtez votre char, il n'y aura jamais de transport public, à part des cars polluants.
Car si elle veut vraiment réaliser ce grand écart, "contraindre" entraîne : mécontentement, pétitions, rassemblements interdits, manifs autorisées, force de l’ordre, charge, matraque, grenade...
Et voilà l'écologiste Sandrine Rousseau associée à... "répression policière". Chapeau bas.

C'est désespérant. Mais on peut tenter de comprendre pourquoi elle agit pareillement. Et qu'elle a tort.

Sandrine Rousseau. Qui est elle à la base ? On s'en fout un peu. 

L'important, c'est : 

PREMIÈRE QUESTION D'IMPORTANCE : dans quel SYSTÈME POLITIQUE évolue Sandrine Rousseau ? 
Dans une autocratie, une ploutocratie, même ("Le travail, traverser la rue", "la Rolex à 50 ans," "le rêve d'être milliardaire à 20 ans" contre "ceux qui ne sont rien", mis bout à bout, ça fait peur, hein ?). Les contre pouvoirs ont capitulé. Les énarques, les hauts-fonctionnaires pensent faire de l'économie néolibérale en bradant les industries au nom de la Mondialisation. C'est dans ce marigot que Rousseau fait de la politique, et ce n'est pas son choix.

DEUXIÈME QUESTION D'IMPORTANCE : dans quel SYSTEME ÉLECTORAL  Sandrine Rousseau fait de la politique ?  Une Vme République où le suffrage majoritaire donne tout au premier.

TROISIÈME QUESTION D'IMPORTANCE : Maintenant, QUI VOTE ET COMBIEN VOTENT ?Autrement dit : à qui Rousseau assume t-elle de s'adresser ? A qui ses propositions de faire suer les péquenots en auto thermo s'adresse-t-elle ?
Aux dernier.es Francais.es qui votent.
Et chez les dernier.es Francais.es qui votent, ya pas, ya plus ou très peu de péquenots en auto thermo.
C'est aussi simple que ça.
Les politiques se présentent pour les quelques pour-cent du corps électoral qui ont encore un intérêt personnel à voter.
Si on retire les militant.es des partis, celles et ceux qui votent sont :
Des vieux
Des riches
Des urbains de l'extrême centre
Des pas encore trop désargenté.es
Des qui croient encore au système (t'as qu'à aller voir en Corée du Nord, tiens...)
Des pour qui ça renforce l'estime d'eux-même.
Et ces bonnes gens votent pour la matraque sur tout ce qui n'est pas eux. 
Et aussi, ils votent contre la matraque sale (Le Pen), et pour la matraque propre (LREM, LR, PS)

Le dimanche, devant l'isoloir...
Ya pas de gilets jaunes.
Ya pas de pauvres
Ya pas de jeunes

Pas le public des écologistes de scrutins, donc.

En France quand on fait des propositions politiques, c'est pour celles et qui ceux qui VOTENT les vieux, les retraités, les riches, les ultra urbains; C'est pour ça qu'elles sentent le rance, ces propositions. Tapez "Bertrand, Pecresse, proposition présidentielles...." sur Internet, vous n'aurez même pas besoin d'écrire "Zemmour" pour saisir mon propos....

Si elle veut être élue. Rousseau pense qu'elle doit articuler un discours petit-bourgeois, de guerre de classe, et point barre. Même Jadot, Rastignac à défaut de pouvoir évoluer dans un système plus sain, n'ose pas une telle pureté voltairienne. 
Rousseau croit-elle elle-même à ses fadaises ? Encore une fois, ce n'est pas le problème, elle a décidé de faire le job de cette façon, à savoir : en France, la politique est une carrière professionnelle ; on ne représente pas le peuple, on le dirige. Elle n'est en rien une alternative à Jadot, Macron, Bertrand ou Pécresse. C'est là-dessus qu'on peut l'attaquer.

Car si Rousseau, et oui, ce nom ! s'inspirait de la pensée de Jean-Jacques, elle parlerait à tout le pays, surtout les 70% qui ont commis l'acte politique de ne pas voter à aux Régionales/Départementales. A la télé, on les moque, on les traite d'égoïstes, mais qui croit encore à ces conneries de sortie pêche du dimanche ?
Si Sandrine Rousseau voulait être vraiment radicale, comme elle dit, elle soutiendrait les femmes voilées (de par leur décision) 
ET les voitures thermiques que l'on conserve autant qu'on peut pour réduire l'empreinte carbone 
ET la sortie de l'Euro, monnaie unique, pour aller vers une monnaie commune avec deux trois pays, 
ET la décroissance 
ET l'interdiction des BAC et des BRAV.

Ah, c'est sûr, ça ne passerait pas en 2022. Mais ensuite ? Une idée instillée, surtout minoritaire et conchiée, est une idée qui fait son chemin. On le sait tous depuis "Inception".

Voilà pourquoi les radios, les télés et pas mal de la presse papier a tourné facho. Pour plaire au dernier carré d'électeurs. Les gens qui comptent, l'"opinion publique". Pour tenter d'émoustiller celles et ceux qui flippent du déclassement social, tenter de rassurer ces parents qui voient bien que leurs marmots galèrent malgré les études.
Mais des parents qui préfèrent perdre une main plutôt de basculer dans autre chose que le libéralisme. La preuve, la main, ce n'est jamais la leur, c'est celle d'un Gilet Jaune, qui représente à jamais leurs dernières aspirations démocratiques, coupables, à jamais tues.

Et dans cette histoire, Sandrine Rousseau... ne sert à rien.

La France Insoumise est bien plus légitime et cohérente.

Je crois que personne n’a abordé le sujet dans le forum (que j’ai survolé) : Les deux-roues polluent plus que les autos, et font beaucoup de bruit.


De plus, L’association Ras le scoot dénonce la manœuvre électoraliste de Macron, qui a cédé au lobby des deux-roues en revenant sur une mesure pourtant exigée par une directive européenne de 2014, l’obligation de contrôle technique.


Je cite :

Ras Le Scoot remarque qu’Emmanuel Macron sait également choisir son moment : trois jours après la publication d’un rapport alarmant du GIEC, il fait le choix de laisser sans contrôle des véhicules très fréquemment montrés du doigt pour leur rejets polluants aggravés par la modification des échappements dont sont coutumiers les motards. Dans une étude menée en 2018, le Conseil international sur le transport propre notait l’« impact disproportionné » des 2RM sur la pollution atmosphérique en ville : leurs émissions de monoxyde de carbone (CO) sont ainsi dix fois plus élevées que celles des voitures à essence et vingt fois plus que celles fonctionnant au diesel.

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Il va quand même falloir arrêter de considérer et de dire que Zemmour est "radical". Il n'est pas radical, il est, par son mélange assez classique en fait de conservatisme rance, d'homophobie, de racisme, de misogynie, tout simplement  réactionnaire.

Il ne propose pas de solution radicale parce que rien de ce qu'il ne propose ne va réellement à l'encontre d'un certain statu quo. Notre société est déjà conservatrice (surtout sur le plan économique) mais également encore très homophobe, raciste et misogyne alors à part le même en un peu plus pire et assumé, que nous propose Zemmour ? Certainement pas de la radicalité !


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110 km/H super donc on va fabriquer des bagnoles de 2 cv qui vont consommer beaucoup moins et de fuel et de matériaux pour les construire et on se distinguera par notre originalité a la décorer et plus par le vroum vroum . Ca va être chaud les petites bites !

J'aime beaucoup cet article. Mettre en avant le terme de contrainte est une bonne piste. Ce qui m'étonne c'est que en face de la "contrainte écologiste / Rousseau" on ne mette pas en avant le fait qu'une énorme partie de la population est sous contrainte déjà. Attention je ne parle pas des confinements et pass sanitaire, mais de ce que représente la crainte du licenciement, le crédit, la difficulté d'étudier équitablement pour tous....Bref vivre sous contrainte c(est déjà le lot de beaucoup. J'espère que S. R. pensera à cela. Que la contrainte se déplace serait une bonne chose.

Bernard

Je commence à peine de lire le papier de Daniel Schneidermann et la phrase "Faut-il limiter la vitesse sur autoroute à  110 km/heure " vient se superposer à la vision que j'avais il y a une heure ou deux des roues d'une voiture grosse très grosse que j'ai fini par décrypter que c'était une Porsche citadine quatre portes, noire bien sûr et racée comme un véhicule familial bon pour le circuit de Monza

Ce qui a attiré mon regard sur cette voiture et surtout ses roues, c'est les carters de couleur jaune qui je suppose sont des freins à disques génération 5 (je n'y connais rien)

et je me suis demandé pourquoi

et la réponse est venue aussitôt : bien sûr pour freiner et rabattre la vitesse de plus de 200 à 0 en quelques millisecondes


et voilà les 110 km/h


et comble de l'ironie Bezos fait sa petite sauterie dans l'espace en brûlant du fuel au bas mot plus que moi dans ma vie entière, et nous dit au retour que ce qu'il l'a marqué c'est la fragilité de la terre vu d'en haut et fait un gros chèque pour sauver notre planète avec ses avions qui vous ont déjà livré ce que vous n'avez pas encore commandé sur Amazon


Le bal das faux-culs continue

comme ces distilleurs de fake news qui se donnent bonne conscience en se voulant combattre pour la liberté de penser

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Et pourquoi toujours être punitif ?

Il y a un autre moyen de réduire la consommation sur autoroute : faire des « trains » de voitures. Comme font les cyclistes, comme font les oiseaux. La plupart des voitures récentes (celles de ceux qui peuvent se payer l'autoroute) sont capables d'ajuster elle-même leur distance avec le véhicule précédent.

Et en prime, en forçant à respecter strictement la limite de vitesse, ça améliorerait la sécurité.

il y a contrainte et contrainte, visiblement. 


Pas contrainte: "flexibilité" du marché du travail, productivité, rentabilité, privatisations et "libéralisations" ... Bref les mesures ultralibérales ne sont pas des contraintes mais des "nécessités" pour nous "libérer".


Contrainte: toute mesure sociale ou économique visant à socialiser, diminuer l'impact de nos activités sur le climat, partager, réglementer pour encadrer... Brefs, toutes les propositions de gauche (vraiment de gauche, hein) sont des germes de dictature. Ce que sous-entend le discours du journaliste face à Rousseau.


Sandrine Rousseau présente une version acceptable, limite bisounours de ce qui nous attend. 


https://www.youtube.com/watch?v=iuUk1yu-A0o


Est-on encore dans une situation qui nous permet de prendre le temps de discuter de la démarche la plus tranquille, de qui pose la bonne question et comment? Non. Nous avons atteint la limite, le climat bascule dans l'imprévisible, l'incontrôlable, le catastrophique. Nous devons mettre un terme à l'hyper production, aux flux permanents, à la consommation outrancière. Demain. Mais pas demain genre dans un futur plus ou moins proche. Demain, genre demain matin.


Si nous arrêtions net, demain matin, toute forme d'émissions de CO2 (donc si l'humanité entière se mettait à l'arrêt), la température moyenne grimperait quand même d'environ 2°c. Ce qui est cataclysmique. Une moyenne est une illusion. + 2 "en moyenne" c'est en réalité des changements extrêmes. Comme le dit Jancovici (lien vidéo ci-dessus), si vous avez les pieds dans le congélo et la tête dans le four, votre température moyenne elle reste correcte. Pourtant vous mourrez par les deux bouts. 


Alors les tergiversations pour savoir si on doit ou non nous demander notre avis sur la limitation de vitesse, c'est largement trop tard. Les scientifiques alertent depuis les années 70 (rapport Meadows, The limits to growth 1972, et tant d'autres après eux). 

On n'a plus le temps de se poser ces questions là. Oui il va falloir contraindre, limiter, drastiquement, revenir à l'utra-local, ou lowtech, à la marche à pied et à la pioche. Parce que de toutes façons on ne pourra plus faire autrement. Au delà du changement climatique, les limites de la planète nous l'imposeront (le rapport Meadows est sous-titré "dans un monde fini"). 


Les partis écologistes sont donc loin du compte, si l'on regarde les publications scientifiques (parmi les quelles le rapport du GIEC est le plus médiatisé, c'est dire). Tout ce cirque médiatico-médiatique, la course des petits chevaux pour savoir qui arrivera le premier sur la case Elysée est bien dérisoire (ridicule, voire complètement hors sol), au regard de la réalité. Les catastrophes climatiques s'enchainent, chaque année plus intenses et plus proches de nous. Il est grand temps de freiner, et encore on n'empêchera pas la sortie de route, on limitera juste (peut-être) le nombre de tonneaux.

C’est marrant : le 110 par Rousseau me fait envie, mais pas le 110 par Hidalgo…

C’est grave docteur ?

Parce que être obligé de bosser pour un salaire minable, jusqu'à une retraite qui n'arrivera probablement jamais, pour enrichir quelques milliardaires ça n'est pas une contrainte ?

Et si l'on décide de ne pas jouer le jeu, finir en prison ou SDF, ça n'est pas une contrainte ?

Ce qui empêche les pauvres de se servir à la table des riches, à savoir l'appareil policier et judiciaire, ça n'est pas une contrainte ?

On va devoir créer un point Zémmour, pendant du point Godwin. Appelons le plutot "point Z" pour éviter la performativité. Un point Z pour cette chronique donc.

Sandrine Rousseau dérange les médias, c est parfait,

sur que le bla bla bla de Jadot ,lui grand par la taille pas plus;

"Mais enfin, Sandrine Rousseau : faut-il sauver la planète ou sauver l'humanité ?" 
J'attends que cette question soit posée à Sandrine Rousseau, à la télé.

Mais non, je déconne. Les 110kmh au lieu de 130 sont le stigmate d'une élection qui va se faire avec 12, 13 millions de Français.es.

C'est la proposition provoc pour un suffrage censitaire ploutocrate, à destination des dernier.es qui votent, qui ont encore un intérêt personnel à glisser un bulletin dans l'urne : riches, retraitées, urbains, classe moyenne supérieures.
Se foutant bien des bagnoles.
Se foutant bien des émigrant.es, des gilets jaunes, des jeunes, surtout des jeunes, ces petit.es con.nes geingnard.es

Les 110 kmh au lieu de 130, c'est comme le thermique banni des centres urbains (mais pas le gasoil des livraisons au Carrefour Market, hein) : c'est de la gentrification qui ne dira plus jamais son nom (qui ose encore ce mot à la télé ?).

Ça n'arrêtera pas les 2.7 degrés supplémentaires et meurtriers à coup sûr.

Les 110kmh au lieu de 130, ce sont les arbres arrachés du "Domaine des dieux", d'Astérix ; 
"Regardez tout ce qu'on à coupé, maître ! " 
"Ah oui, et pourquoi la forêt est-elle toujours intacte ?" 

On fait comme si, on fait comme ça.

"130, 110, la belle affaire, c'est pas le sujet. Le sujet, c'est le transport aérien, maritime, la mondialisation." 
Elle aurait pu répondre cela, Sandrine Rousseau, car elle sait tout ça : le 130 à peine plus polluant que le 110, si ce n'est le contraire, le 30km en ville qui va produire plus de gaz d'échappement.

Mais Sandrine Rousseau connait son public. Elle parle ici comme tous les autres politique "tradi" qu'elle pense pourtant tenir à distance, comme Bertrand qui veut des 50 ans incompressibles pour les terroristes, Pecresse qui harangue le même genre de bêtise inepte (pardonnez moi de ne pas m'en souvenir).
Rousseau sait qu'elle parle à 10% de Français.es qui profitent encore de cette autocratie et qui redemande de la matraque.
Sandrine Rousseau parle de contrainte ? Et voici son nom rattaché à contrôle routier, manif d'automobiliste interdite, police, matraque, LBD, amende, comparution immédiate. Je suis sûr qu’elle n'a jamais dû en rêver, de ça.

L' affrontement médiatique entre la droite et EELV est simulacre honteux.

"110 km h ? Ne me faite pas rigoler, moi je vous parle de décroissance, je vous parle de renverser la table ". 

Elle aurait pu répondre cela, Sandrine Rousseau.

Elle aurait pu planter cette idée dans nos caboches, comme ces arbres qui repoussent sans cesse, au grand bonheur d'Idéfix
 Mais Sandrine Rousseau préfère, cette écolo de paille (synthétique), dans le pays de la loi de 1905, comme l'ensemble de la classe politique française à droite de LFI, convoquer la religion, oui,  monothéiste même. 110 km heures : elle propose que l'on souffre pour les pêchés de l'économie et du libre échange plutôt que de faire de nous des citoyen.es laïcs, des être libres et impliqués.
"130, 110, c'est pas le problème... T'es pas à la télé; là. On peut être sérieux deux minutes ?" 

On en est là.
Les propositions de ralentissement, d'interdiction, de punition, ne sont que des tropes judéo chrétiens. Des expiations de pêchés remises au goût du jour au pays des indulgences néolibérales.
Baissons la tête, baissons d'un ton, c'est pour notre bien, y savent c'qu'y font, quand-même.

Pas terrible, la Rousseau, au fond, sortie de son discours sociologique, féministe, très articulé.

Mais on va finir sur une note positive.
En 1975, Patti Smith, dans sa version toute à elle de "Gloria" des Them écrivait : "Jesus est mort pour les péchés d'autrui, mais ce n'était pas les miens."

Alors, faites gaffe, les politiques. Pensez à celles et ceux qui ne votent pas, qui est l'acte politique le plus répandu, conscient, dans ce pays : il n'y aura pas assez de LBD pour tous.

S. Rousseau du Zemmour vert !!!

Comparer la ligne politique raciste qui est puni par la loi et une ligne politique radicale écologiste et féministe est scandaleux. Que l'auteur de "33" ajoute sa voix  à cette musique ambiante délétère est choquant.

 

Il faudrait en finir avec ce thème de "l'écologie punitive" assené par les médias mainstream et les éditorialistes.


Comme si l'économie ne l'était pas en imposant, depuis des années, une réduction toujours plus forte des services publics, des conditions toujours plus restrictives d'accès à la retraite ou allocations chômage.

Tout cela ne serait donc pas "puntif"?

Mais, cela touche essentiellement les plus pauvres...


Tandis que l'augmentation du prix du kérosène, les contraintes sur les véhicules les plus lourds (donc les plus luxueux) auraient un impact sur le mode de vie des plus riches qui lui est "non négociables".


Il faudrait dévoiler le discours de classe qui se cache derrière la critique de l'écologie punitive dans les grands médias..  

Si Jadot  sort gagnant EELV aura un candidat au 1er tour de la présidentielle .


Si Rousseau l'emporte,  elle a promis de participer à la "primaire populaire" avec pour objectif  de réaliser l'union à gauche avant le premier tour .  Et si elle ne remportait pas ce vote d'union populaire, que se passerait-il pour EELV ?


Rousseau est parfois maladroite, mais j'apprécie son discours. Son angle mort comme vous l'avez soulevé, le cadre européen. Elle est persuadée de pouvoir réunir une majorité pour porter ces changements à l'échelle européenne. J'avoue que j'y crois peu. Une alliance Rousseau / Mélenchon serait intéressante, mais il faudrait que Mélenchon s'efface. Par ailleurs, Rousseau est moins adroite et aguerrie, et les problèmes pourraient être sa capacité à faire valoir ses arguments dans les débats et à motiver les classes populaires à voter. Cela dit, elle saura peut-être mieux aller chercher les femmes. En tout cas, ça me ravirait qu'elle l'emporte dans cette primaire, ça nous changera les idées.

Je pense que les mesures prisent par notre gouvernement dans la crise du Covid ont beaucoup contraint les Français et ce de façon autoritaire parfois même dans le mensonge.

Même pour de bonne raison écologique, la contrainte aura maintenant beaucoup de mal à passer.

Comme si actuellement nous n'étions pas "contraints" 

- par la désindustrialisation, 

- par la libéralisation des échanges commerciaux , chers à nos gouvernants, 

- par la militarisation à outrance pour régler les problèmes causés par ce capitalisme même, 

- par des mesures sanitaires imbéciles et non efficaces


Mais pourquoi est ce que je m'énerve ????

" si on veut, par facilité ou confort, l'analyser comme du "Zemmour vert", alors va pour la radicalité."



Décidément, c'est plus fort que vous. Même là où le nabot de Cnews n'a rien à faire, vous le faites passer par la fenêtre (d'Overton ?)*


(*) au fait, c'est quoi une fenêtre d'Overton ?

1975, nous, vieilles connes et vieux cons de la "Gueule Ouverte" et le grand Pierre Fournier disions que l'écologie ne pouvait être que radicale et non négociable.

Le "système" a trouvé au fil du temps des écolos compatibles avec le capitalisme productiviste (agriculture compris) les lalonde, wachter, hulot, bendit (!!), lepage, pompolo (je ris!) alimenté par les superbes photos vues du ciel du grand yan. Bref, des pantins bougeant.

Latouche par exemple fut un "oublié" des médias (sauf du diplo) pour dire. 


Maintenant on se mange le grand chambardement qui arrive, le mur qui se profile et on mégote sur le 110, 130...et on parle de radicalité.

Mais qu'on est cons! 

Nous vivons une époque formidable.

Citons Reclus Elisée: "L'Homme et la Nature prenant conscience d'elle-même" Il lui en faut du temps pour s'apercevoir qu'il est Nature et que le mot "environnement" est faux et frelaté car NOUS ne sommes pas au centre, nous sommes dedans.


A force de ne pas vouloir voir les réalités en face, notamment les limites physiques à une croissance infinie ( écouter hier Les matins de France Culture sur "Un monde en manque"), du refus des médias de donner la parole à ceux qui proposent d'organiser une décroissance raisonnée - désolée, j'ai utilisé le mot le plus tabou -, on favorise la guerre du tous contre tous et les ressentiments dévastateurs. Effrayant!

Au-delà de la "contrainte", le mot qui me semble plus important est celui présent dans le titre : "urgence".


Ca me rappelle cette image :


https://datacovid.org/wp-content/uploads/2020/06/Figure_titre.png



Ah, non, Daniel ! Là, vous n'aviez aucune raison d'invoquer l'infâme Z, j'ai l'impression que vous ne l'avez fait en toute fin d'article que pour troller votre section commentaire qui vous le reproche à chaque fois. 


En tout cas, fait rare : votre article me donne envie de regarder ce débat sur France-Info-deux-points, rien que pour voir la performance de Rousseau. Son programme économique ne me semble pas être assez ambitieux, mais s'il y a des éléments de style à glaner pour mon propre travail militant, et peut-être même quelques idées...

Ce qui pose le problème de "la raison". Y a-t-il de bonnes contraintes, face à de mauvaises contraintes ? Des légitimes et des illégitimes ? Des restrictions de liberté indispensables face à des restrictions de liberté insupportables ? Qui décide de ce qui est bon pour l'ensemble de la société ? "Nous, bien sûr" ? 

D'un point de vue personnel, je souscris aux propositions de Sandrine Rousseau, qui me paraissent aussi urgentes que nécessaires. Mais d'entendre dire "on va consulter, bien entendu, mais à la fin, on fera ce qu'on a dit, bien sûr", ça me gratte un tantinet. Parce que si c'était quelqu'un d'un autre camp qui disait cela, hein, par exemple, pour décreter qu'il est absolument nécessaire de construire beaucoup plus de centrales nucléaires (cette "énergie propre")...

contrainte ou radicalité ca me semble encore trop politique correct ou édulcore , c'est plutôt  le mot "autoritarisme" qui est sous entendu in fine,  je doute que les mesures pour endiguer le réchauffement seront toutes adoptees démocratiquement. car paradoxalement limiter a 110 risque de provoquer une levee de bouclier plus importante que le passe sanitaire. Commençons par interdire les SUV ca au moins ca ne coute pas trop cher politiquement si on est de gauche.

Euh il me semble qu'Eva Joly en son temps, et manifestement trop en avance dessus, assumait aussi pas mal de vouloir imposer des choses (comme une forte taxe carbone et sur les véhicules polluants de mémoire).

Ce qui a changé c'est que ce type de discours peut devenir un point fort plutôt que faible, le niveau de conscience des enjeux écologiques n'étant pas le même.

Pompili fustige la  " déconnexion " de Rousseau.


Qui c'est qui déconne(xe) ?


Pompili, Hulot des vrais con  (nexés) !!!


Dans quelques années, la petite Pompili  bien connectée , et attentiste,  aura chaud aux fesses  , comme nous, hélas.... 

Oui à sa radicalité.

Avec EELV ,on sait comment ça finit . Voir tous ceux qui sont passés du côté de LREM.

Si vous voulez de la radicalité, verte mais aussi sociale : AEC me semble plus fiable ! 

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