45
Commentaires

Kobe Bryant : journaliste du Washington Post suspendue

Une journaliste politique a rappelé dans un tweet une accusation de viol contre le basketteur Kobe Bryant, décédé ce 26 janvier. Puis elle a dénoncé les multiples insultes et menaces reçues dans la foulée. Le Post a suspendu sa journaliste, et la rédaction du quotidien s'en indigne.

Commentaires préférés des abonnés

"une affaire de 2003 pour laquelle la présumée victime à pris de l'oseille."


Un jour viendra, que j'espère proche, où ce sera devenu "une convention sociale" de garder "une certaine retenue"  et de ne pas insulter la victime d'un viol. Et où ce s(...)

Il me semble que l'info relayée par la journaliste ré équilibre l'abondance de louanges et de regrets exprimés à propos du sportif. Rien de plus mais c'est indispensable, l'équilibre.


Il me semble aussi que demander un temps de silence après l'annonce(...)

Approuvé 5 fois

Wôha. Attends. Je vais essayer de suivre avec le doigt parce que c'est allé un peu trop vite pour moi (il faut écrire un peu plus lentement, pour que tout le monde puisse suivre).


D'abord : Deux poids deux mesures, puisque c'est plein de "quand on est(...)

Derniers commentaires

C'est rigolo!

On ouvre sa gueule, on balance n'importe quoi à la face de monde, sur un mouvement d'humeur pour se défouler, et on s'étonne que la ça foute la merde.

Aucune justification des sanctions particulières et des menaces de mort, mais j'ai connu une époque où on disait "qui sème le vent récolte la tempête".

Donc, continuez à faire du vent et gérez les tempêtes...

Valable aussi sur le forums des commentaires.

Il me semble que l'info relayée par la journaliste ré équilibre l'abondance de louanges et de regrets exprimés à propos du sportif. Rien de plus mais c'est indispensable, l'équilibre.


Il me semble aussi que demander un temps de silence après l'annonce de sa disparition pose problème : le silence pour évoquer la "faute" s'entend.

Un silence au milieu du tumulte des évocations pleines de chagrin et d'admiration d'ailleurs.....


Parce que le silence, je trouve que cet homme l'a déjà obtenu, à coup d'argent versé.


Pas de procès, pas de jugement, pas de paroles.

Les semi aveux qu'il a énoncés, ce sont ses mots à lui, il raconte comme il veut, il va jusqu'où il veut.


Je peux entendre qu'un être change au cours de sa vie, mais je voudrais juste que ceux qui ont commis un crime l'assument.

Surtout quand ils deviennent sujets d'admiration.


Un homme qui lorsqu'il était jeune a violé une femme, puis a eu les moyens de conclure un accord (= a acheté de silence de sa victime laminée par les avocats payés par lui ) puis est devenu un héros et a pourquoi pas mené des actions positives, aurait à mon sens plus de panache encore s'il exposait aux gamins pleins d'admiration : "oui j'ai commis un crime, j'ai totalement nié une personne et puisque vous m'écoutez, je vous demande de ne pas commettre les mêmes erreurs que moi. "


Sinon, on continue à minimiser le viol, à dire de façon implicite aux ados admiratifs que c'est pas grave, à salir la victime et à dédouaner les abuseurs .

Va-t-on ici séparer l'homme du sportif valeureux ?

Il me samble que

A lire la plupart des commentaires, il semble qu'il faut encore être pour ou contre. La nuance n'est pas de mise. 


Bien entendu, l'affaire du viol semble dégueulasse et doit faire partie de la narration de la vie du bonhomme. Mais ceux et celles qui s'indignent qu'il ne faut pas retenir seulement le bon côté des gens devraient aussi s'indigner quand on ne retient que le mauvais. C'est exactement ce qu'a fait cette journaliste (ça ne justifie aucune menace évidemment).

Je suis d'accord que si on parle de la vie d'une personne, les faits importants, même moches, doivent être mentionnés à leur juste importance. Mais à ce titre, ne mentionner qu'eux est tout aussi idiot.

Il y a quand même un truc compliqué là derrière.

Un truc compliqué et si simple.


Nous somme toutes et tous des animaux sociaux, c’est à dire qu’aucune survie ne nous est possible sans les autres, même les plus haïssables d’entre nous.


Tout ce qui fonde le vivre ensemble repose en grande partie sur le récit de ce vivre ensemble.


Et lorsque l’on voit l’un (rarement l’une) d’entre nous, célèbre, riche, renommé ou renommée, qui peut servir d’exemple, terni à raison parce qu’il ou elle a commis un crime, il NE FAUT PAS aller lui chercher l’excuse de « la dette payée » ou du sincère regret.


Parce que le récit de sa vie, ce serait dire à tous ceux qui apprennent la vie, nos enfants, que toute faute commise est effaçable dès l’instant où l’on est célèbre.


Parce qu’alors, quiconque se sera conduit comme le dernier des pourris ou le dernier des salauds n’aura de cesse de devenir célèbre pour échapper à sa culpabilité. Son éternelle culpabilité.


Pardon pour le sermon, mais j’en ai gros sur la patate.


C'est tombé sur ce basketteur que je ne connaissais pas, mais il y a tel ou tel footballeur, le regretté directeur du FMI, Matzneff, Céline, Carignon et combien d'autres encore. 


Tous ces braves gens devraient apprendre un jour ou l'autre à raser les murs une fois qu'ils ont purgé leur peine, si ils ont purgé leur peine.


Il semble qu'ils sont capables de mourir comme chacun et chacun d'entre nous. 

Mais pour eux, mourir dans l'oubli ce serait mourir deux fois.

C'est pas en France que ça arriverait, nos journalistes (jusqu'à ceux d'@si) ont su unanimement oublier "believe the victims" pour célébrer la mémoire de Johnny Hallyday.


A croire qu'ils maîtrisent mieux les réseaux sociaux que les américains.

Abused women matter !


Je n'ai appris l'existence de ce basketteur qu'à l'annonce de son décès.


J'ai été un peu étonné de la place qu'a pris l'annonce de son fatal accident dans les journaux des radios du matin.

J'ai mis ça sur le compte de la volonté forcenée de ne pas parlers d'autre chose, mais j'ai mauvais esprit.


Je suis vraiment désolé pour le reste de sa famille qui n'a pas disparu, mais commet dire, 


That's private matter and I do not give a damn.

 



Ouai mais bon c'est une affaire de 2003 pour laquelle la présumée victime à pris de l'oseille.. qu'est ce qui justifie de balancer ces tweets ce jour là ? Ça pouvait pas attendre 48h ? Il avait quatres filles et l'une d'elle est morte dans le crash.

Je déteste les pointeurs mais sur ce coup je vais pas m'indigner pour la suspension de la journaliste.

Hein ? Bon déjà je ne vois pas le rapport avec le fait qu'il avait quatre filles. Quand au "la présumée victime à pris de l'oseille" je le trouve imonde. Enfin, pourquoi taire une information si elle est factuelle ? Ca aurait changé quoi d'attendre 24h ?
Tiens ça me rappelle un passage de la série Dead like me : "Everyone always says the same shit at funerals... they talk about how sweet, wonderful, and oh-so-full-of-life you were, how it was your time and you can't question God's plan... they never say anything bad.  You could be the biggest turd in the toilet bowl and you'd still come out smelling like a rose."

Oui c'est une forme de convention sociale de garder une forme de retenue pendant une période de deuil. Certains la pratiquent même pour d'authentique salopards ; c'est moins pour honorer le défunt, qui est par définition au delà de ça, que pour ses proches.

La sortie de la journaliste ne valait certainement pas une suspension mais ça n'apportait pas grand chose à l'information sur le sujet, l'article sur l'affaire restant de toute façon disponible, ainsi que la mention dans sa page wikipedia. Une forme d'indélicatesse inutile, et effectivement en particulier pour celle des trois filles survivantes qui est en age de tomber dessus.

Donc je suppose que lors du décès de DSK (par exemple) il serai pour vous hors de propos de rappeler l'affaire du Sofitel ?

ça ne revêt pas un caractère indispensable.

Et je vais même aller plus loin. Je n'insisterais pas pour qu'on évoque lors du décès d'un homme politique français que je trouve personnellement exceptionnellement ignoble, sa très probable culpabilité dans la commission d'actes de torture durant la guerre d'Algérie.

On tout le temps pour rappeler les nombreux méfaits et failles personnelles de la personne décédée. Le faire immédiatement, alors que ses restes ne sont même pas encore sur la table du médecin légiste ne sert pas les causes qu'on prétend défendre et n'ajoute pas à la considération de ceux qui s'en font l'écho (et parfois, bien que je ne pense pas que ça soit spécifiquement le cas ici, c'est avant tout la manifestation d'un égotisme encombrant).

Ca ne revêt pas un caractère indispensable…. Faudra-t-il donc dire dans sa nécrologie "En 2011 pressenti candidat du PS et possible vainqueur au élection présidentielle de 2012, il choisi finalement de ne pas y aller et démissionne en même temps de son poste de directeur du FMI" ?
Ou comment réécrire l'histoire et faire d'un gros c***d un homme somme toute assez respectable. A passer cet accusation sous silence, puis à agonir d'insultes quiconque ose en parler on rend ces faits acceptables, on avalise un comportement et l'on pousse encore plus les victimes à garder le silence.
Désolé mais quand le père Le Pen (vu que je suppose que vous parlez de lui) ira en enfer j'espère que l'on rappellera bien toutes les horreurs qu'il a dites et faites.
Au bout d'un moment ces hommes ont fait des choix dans leurs vies. Ils n'ont été obligés par personne à faire ce qu'ils ont fait. Et si le bilan de leur vie est bien dégueulasse, tant pis pour eux, ils n'avait pas qu'a être "the biggest turd in the toilet bowl" et je ne vois donc aucune raison que l'on dise qu'ils sentaient la rose.

Selon toute vraisemblance, n'étant pas journaliste, je ne serais pas chargé d'écrire la nécrologie de l'un ou l'autre de ces personnages. Dans le cas du second, je ne suis d'ailleurs par convaincu qu'il soit nécessaire d'en publier une dans la presse.

Contrairement à ce que vous supposez, je ne suggère pas de caviarder les éléments les moins présentables de leurs biographies. Je dis juste que je m'abstiendrais de rappeler bruyamment pendant le court laps de temps qui suit un décès, quelle triste figure était le mort ou de me réjouir publiquement de sa disparition (qui par ailleurs ne me chagrinera pas particulièrement).

Il est possible de respecter un temps de deuil par l'observation d'un silence sans se compromettre dans un révisionisme mal venu, et accorder ceci à la famille n'honore pas spécialement le défunt, ni ne déshonore celui qui s'y prête.


Pour en revenir à l'histoire initiale, je pense qu'un rappel de l'affaire dans une longue nécro ne serait pas passé de la même manière que cette interpellation centrée là dessus moins de 24h après l'accident.

Je ne suppose rien. Je vous pose juste la question (à laquelle vous n'avez pas répondue soit dit en passant) si on ne peut pas le dire par respect du temps de deuil on dit quoi à la place ?
Et pour en revenir à l'affaire le problème est bien qu'aucune nécro n'en a fait mention, ce qui a énervé la journaliste qui a posté ces tweets. J'ai eu le même énervement au moment du décès de Chirac. On entendait que des propos laudateurs et je trouvais qu'il était très malsain de ne jamais rappeler la batterie de cuisine qu'il se trainait. Et tout ça devient de plus en plus écœurant quand tout le monde est unanime à dire "quel grand personnage c'était", "un vrai modèle", etc. quand visiblement, non il ne l'était pas.
Vous pensez à la famille, très bien. Mais pensez vous à un seul moment à sa victime ? A ce qu'elle doit ressentir à voir le monde entier célébrer le grand homme, sa vie, son œuvre ? Non. Et encore une fois, s'il ne mérite pas d'être célébré, qu'il ne le soit pas.

J'ai répondu dans le second cas. On a déjà beaucoup trop parlé de lui de son vivant, je vois pas l'intérêt de continuer quand il sera mort. Il n'a occupé aucune fonction importante, n'a rien produit d'utile à la collectivité (étant entendu de faire de l'absentéisme dans un parlement et toucher les indemnités de mandat correspondantes, et généralement déverser sa bile xénophobe conjuguée à l'imparfait du subjonctif ne qualifie pas comme une fonction importante).

Quand au premier, qui a certes été ministre et occupé la direction d'une grosse institution internationale, je pense qu'il est normal dans le cadre d'une nécro (que vous risquez d'attendre un moment quand même, il n'est pas si vieux) que ça soit mentionné, sans en faire forcément l'angle unique et le titre, car même la vie d'un criminel pénalement condamné (ce qui n'est le cas ni de l'ex directeur ni du spécialiste du gros ballon orange) n'est pas forcément réductible qu'à ça.


Quand au fait que le "monde entier" souhaite canoniser le récent défunt, ça me parait un peu excessif. A part les autres vedettes de son cercle social et professionnel, les journalistes sportifs - qui de toute façon auraient fait l'apologie de Staline s'il avait couru le 100m en moins de 10s - et les fans du sport en question, qui sont encore pires, deux trois figures politiques, qui sont là pour gratter les voix des précédents...

Et quand bien même ; ça durera trois jours. Et il faut arrêter de croire que les victimes, à qui on ne demande jamais rien avant, sont obligatoirement demandeuses de ce "soutien" qui les remet sur le devant de la scène.


Et donc il nous reste tout le temps du monde pour rappeler la batterie de cuisine de Chirac. Ses emplois fictifs, ses électeurs fictifs, ses mensonges, sont incapacité à se mettre à hauteur des conditions particulières de son élection en 2002, le peu flatteur bilan de sa gouvernance, etc. Et même sa sexualité débridée si vous voulez


Je n'ai jamais dit qu'il ne fallait parler que de ça. Je dis juste qu'il n'y a aucune raison de le passer sous silence. Ce n'est pas une accusation post-mortem qui sort mais une accusation qui a eu lieue de sont vivant, qui a été documenté à l'époque, qu'il a en partie reconnue, etc.
Quand à la victime je dis juste qu'elle mérite autant de respect que la famille de son agresseur et que ce respect c'est aussi de ne pas passer cette histoire sous silence. Car le silence est bien le problème, surtout dans les affaires de viol. Il ne faut pas en parler pour ne pas faire de vague, pour préserver sa réputation et celle de la famille, pour ne pas blesser la famille de l'agresseur, pour ne pas ternir la réputation de l'agresseur. Si la victime ose passer au delà de toutes ses considérations pour parler on lui demande si c'est bien vrai, et si on la croit on lui demande si ce n'est pas un peu sa faute et si au fond elle l'a pas un peu cherché. C'est le silence qui fait que l'on arrive pas à sortir de ces violences systémiques. Car quand l'on trouve plus grave ou infamant d'avoir rappelé à sa mort qu'il a été accusé de viol, que le fait qu'il ait été accusé de viol, il y a quand même un gros problème.
Je terminerai par ce tweet d'Evan Rachel Wood qui me semble-t-il résume bien tout ça : "What has happened is tragic, I am heartbroken for Kobe’s family. He was a sports hero. He was also a rapist. And all of these truths can exist simultaneously."

"une affaire de 2003 pour laquelle la présumée victime à pris de l'oseille."


Un jour viendra, que j'espère proche, où ce sera devenu "une convention sociale" de garder "une certaine retenue"  et de ne pas insulter la victime d'un viol. Et où ce sera considéré comme une grave "indélicatesse" de s'affranchir de cette convention.

Je plaide non coupable, la phrase entre guillemets étant de waree plus haut.


S'il y avait le moindre doute, je vais tenter de le dissiper en clarifiant le fait que je n'approuve pas ces propos, ni sur le fond et encore moins sur la forme.


Si la victime a "pris l'oseille" c'est bien parce que l'auteur a reconnu, et d'ailleurs publiquement, lui avoir causé un préjudice (et quand bien même la justice américaine n'a pas estimé pouvoir attribuer à ses actes une qualification pénale, ça ne le rend pas automatiquement pur et sans tâche)

"Je plaide non coupable, la phrase entre guillemets étant de waree plus haut."


Mais vous avez négligé de vous indigner de cette infamie, tout en mettant le paquet pour vous indigner répétitivement de l'outrecuidance de la journaliste qui a osé (courageusement) rappeler, au milieu d'un concert d'admirations, un événement dissonant. 


J'aurais aimé que vous appliquiez à cette phrase odieuse les arguments que vous utilisez pour nous convaincre qu'il fallait se taire. J'ajoute que vous n'avez pas imaginé que la femme victime du viol et qui a accepté un dédommagement plutôt que d'affronter un procès (dont nous savons à quel point il peut être destructeur pour celles qui demandent justice) pouvait elle aussi avoir des enfants. 


Je n'ai pas répondu directement à waree parce que je me suis fixé une règle de ne rien échanger, pas même des commentaires indignés, avec des gens de cette sorte. Ils font partie de ceux que je méprise, et je méprise rarement.

Je m'identifie assez difficilement avec l'idée que je me serais "indigné" de l'"outrecuidance" de cette journaliste par ce que j'ai exprimé mon avis que cette intervention était mal venue. Cette surenchère verbale ne me semble pas très représentative du ton de mon intervention. Quand à la supposée répétition, il me semble que j'ai surtout cherché à développer l'argument que ma position n'était pas liée à nature de ce qui a été reproché mais d'une manière plus générale a une forme de trêve temporaire autour du deuil. Et que donc il ne s'agit pas de s'inscrire dans la continuité de la tentative de minimisation du post de waree. Sur lequel je vous accorde que j'aurais pu inclure dans ma réaction, une désapprobation nette et explicite.


Quand à la situation de la victime de l’agression pour laquelle ce célèbre sportif a été arrêté en 2003, le parallèle ne me parait pas opérant. Dans la mesure où sauf coïncidence donc ne nous serions pas informés, son hypothétique descendance ne serait pas en train de subir le deuil d'un parent.


J'ajouterais que la victime n'ayant pas souhaité témoigner dans un procès, il me parait assez hasardeux de supposer à priori, alors que son consentement n'a vraisemblablement pas été sollicité, que son souhait serait que l'affaire soit à nouveau portée sur le devant de la scène, dans ces circonstances. Le choix de la journaliste, comme d'ailleurs de la plupart de ceux qui choisissent d'intervenir sur ce type d'affaire, en se prévalant de leur soutien aux victimes, ne me parait pas forcément respectueux de celle-ci et contribue à la priver de choix sur l'exposition médiatique à laquelle des parties de sa vie sont soumises.

Comme quoi !

Personnellement, je n'avais jamais entendu parler de ce basketteur.

Et visiblement, il ne gagnait pas à être connu.

:-)))


Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.