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Kobe Bryant : journaliste du Washington Post suspendue

Une journaliste politique a rappelé dans un tweet une accusation de viol contre le basketteur Kobe Bryant, décédé ce 26 janvier. Puis elle a dénoncé les multiples insultes et menaces reçues dans la foulée. Le Post a suspendu sa journaliste, et la rédaction du quotidien s'en indigne.

Commentaires préférés des abonnés

"une affaire de 2003 pour laquelle la présumée victime à pris de l'oseille."


Un jour viendra, que j'espère proche, où ce sera devenu "une convention sociale" de garder "une certaine retenue"  et de ne pas insulter la victime d'un viol. Et où ce s(...)

Il me semble que l'info relayée par la journaliste ré équilibre l'abondance de louanges et de regrets exprimés à propos du sportif. Rien de plus mais c'est indispensable, l'équilibre.


Il me semble aussi que demander un temps de silence après l'annonce(...)

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Wôha. Attends. Je vais essayer de suivre avec le doigt parce que c'est allé un peu trop vite pour moi (il faut écrire un peu plus lentement, pour que tout le monde puisse suivre).


D'abord : Deux poids deux mesures, puisque c'est plein de "quand on est(...)

Derniers commentaires

C'est rigolo!

On ouvre sa gueule, on balance n'importe quoi à la face de monde, sur un mouvement d'humeur pour se défouler, et on s'étonne que la ça foute la merde.

Aucune justification des sanctions particulières et des menaces de mort, mais j'ai connu une époque où on disait "qui sème le vent récolte la tempête".

Donc, continuez à faire du vent et gérez les tempêtes...

Valable aussi sur le forums des commentaires.

Il me semble que l'info relayée par la journaliste ré équilibre l'abondance de louanges et de regrets exprimés à propos du sportif. Rien de plus mais c'est indispensable, l'équilibre.


Il me semble aussi que demander un temps de silence après l'annonce de sa disparition pose problème : le silence pour évoquer la "faute" s'entend.

Un silence au milieu du tumulte des évocations pleines de chagrin et d'admiration d'ailleurs.....


Parce que le silence, je trouve que cet homme l'a déjà obtenu, à coup d'argent versé.


Pas de procès, pas de jugement, pas de paroles.

Les semi aveux qu'il a énoncés, ce sont ses mots à lui, il raconte comme il veut, il va jusqu'où il veut.


Je peux entendre qu'un être change au cours de sa vie, mais je voudrais juste que ceux qui ont commis un crime l'assument.

Surtout quand ils deviennent sujets d'admiration.


Un homme qui lorsqu'il était jeune a violé une femme, puis a eu les moyens de conclure un accord (= a acheté de silence de sa victime laminée par les avocats payés par lui ) puis est devenu un héros et a pourquoi pas mené des actions positives, aurait à mon sens plus de panache encore s'il exposait aux gamins pleins d'admiration : "oui j'ai commis un crime, j'ai totalement nié une personne et puisque vous m'écoutez, je vous demande de ne pas commettre les mêmes erreurs que moi. "


Sinon, on continue à minimiser le viol, à dire de façon implicite aux ados admiratifs que c'est pas grave, à salir la victime et à dédouaner les abuseurs .

Va-t-on ici séparer l'homme du sportif valeureux ?

Il me samble que

A lire la plupart des commentaires, il semble qu'il faut encore être pour ou contre. La nuance n'est pas de mise. 


Bien entendu, l'affaire du viol semble dégueulasse et doit faire partie de la narration de la vie du bonhomme. Mais ceux et celles qui s'indignent qu'il ne faut pas retenir seulement le bon côté des gens devraient aussi s'indigner quand on ne retient que le mauvais. C'est exactement ce qu'a fait cette journaliste (ça ne justifie aucune menace évidemment).

Je suis d'accord que si on parle de la vie d'une personne, les faits importants, même moches, doivent être mentionnés à leur juste importance. Mais à ce titre, ne mentionner qu'eux est tout aussi idiot.

Il y a quand même un truc compliqué là derrière.

Un truc compliqué et si simple.


Nous somme toutes et tous des animaux sociaux, c’est à dire qu’aucune survie ne nous est possible sans les autres, même les plus haïssables d’entre nous.


Tout ce qui fonde le vivre ensemble repose en grande partie sur le récit de ce vivre ensemble.


Et lorsque l’on voit l’un (rarement l’une) d’entre nous, célèbre, riche, renommé ou renommée, qui peut servir d’exemple, terni à raison parce qu’il ou elle a commis un crime, il NE FAUT PAS aller lui chercher l’excuse de « la dette payée » ou du sincère regret.


Parce que le récit de sa vie, ce serait dire à tous ceux qui apprennent la vie, nos enfants, que toute faute commise est effaçable dès l’instant où l’on est célèbre.


Parce qu’alors, quiconque se sera conduit comme le dernier des pourris ou le dernier des salauds n’aura de cesse de devenir célèbre pour échapper à sa culpabilité. Son éternelle culpabilité.


Pardon pour le sermon, mais j’en ai gros sur la patate.


C'est tombé sur ce basketteur que je ne connaissais pas, mais il y a tel ou tel footballeur, le regretté directeur du FMI, Matzneff, Céline, Carignon et combien d'autres encore. 


Tous ces braves gens devraient apprendre un jour ou l'autre à raser les murs une fois qu'ils ont purgé leur peine, si ils ont purgé leur peine.


Il semble qu'ils sont capables de mourir comme chacun et chacun d'entre nous. 

Mais pour eux, mourir dans l'oubli ce serait mourir deux fois.

C'est pas en France que ça arriverait, nos journalistes (jusqu'à ceux d'@si) ont su unanimement oublier "believe the victims" pour célébrer la mémoire de Johnny Hallyday.


A croire qu'ils maîtrisent mieux les réseaux sociaux que les américains.

Abused women matter !


Je n'ai appris l'existence de ce basketteur qu'à l'annonce de son décès.


J'ai été un peu étonné de la place qu'a pris l'annonce de son fatal accident dans les journaux des radios du matin.

J'ai mis ça sur le compte de la volonté forcenée de ne pas parlers d'autre chose, mais j'ai mauvais esprit.


Je suis vraiment désolé pour le reste de sa famille qui n'a pas disparu, mais commet dire, 


That's private matter and I do not give a damn.

 



Ouai mais bon c'est une affaire de 2003 pour laquelle la présumée victime à pris de l'oseille.. qu'est ce qui justifie de balancer ces tweets ce jour là ? Ça pouvait pas attendre 48h ? Il avait quatres filles et l'une d'elle est morte dans le crash.

Je déteste les pointeurs mais sur ce coup je vais pas m'indigner pour la suspension de la journaliste.

Comme quoi !

Personnellement, je n'avais jamais entendu parler de ce basketteur.

Et visiblement, il ne gagnait pas à être connu.

:-)))


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