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Trois images du chaos

C'est dans la nuit. Trois personnages marchent dans une avenue parisienne.

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Attention, c'est tout chaud d'aujourd'hui:

http://www.acrimed.org/Que-s-est-il-passe-place-de-la-Republique-Informations-desinformees-des
Une photo identique aurait pu nous montrer l'émir du Qatar Cheikh Tamim ben Hamad sortant du Parc des Princes un bras autour de l'épaule de Sarkozy, l'autre autour de celle de Manuel Valls, le 28 novembre, après avoir assisté de conserve à un bien beau match.
excellent!

.. je ne sais pas si la chasse aux terroristes avance mais je peux vous dire que celle aux jeunes militants pacifistes zadistes, écolos ou libertaires fait rage!
J'ignore si ces images sont celles du chaos, mais pour moi, elles sont celles d'un pays porté à l'incandescence.

La décision de Hollande de prolonger l'état d'urgence était certainement, techniquement, la meilleure chose que pouvait faire Hollande. Dans la mesure où il n'avait pas fait le job anti-terroriste.

Politiquement, c'est une erreur, parce qu'elle cristallise ensemble tous ses reniements.
Géostratégiques avec l'acceptation de la domination des USA et des ultra-libéraux, et leurs alliés liberticides du Golfe, et l'incapacité à voir qu'il va falloir réformer le système et amender profondément le capitalisme si nous voulons sauver le climat. Politiquement en reniant les promesses de son programme,

Et moralement, parce qu'il profite de cette situation des attentats pour tout piétiner. Tout en prétendant que ce sont les autres. Manipulations maladroites et qui portent la société à l'effervescence.

La manif du 29 était la promesse d'une jonction d'une extrême-gauche ouverte avec des éléments de gauche moins radicaux.
Désormais, il n'y a plus que l'extrême-droite qui est suffisamment forte pour tenir politiquement.

C'est une catastrophe. Le résultat de la violence d'un faible.
Le coup des flics en civil qui foutent la merde, ou des provocations/violence policières afin de faire dégénérer une manif, c'est hyper classique. C'est LA stratégie par excellence pour diaboliser une manifestation, diviser les manifestants, et manipuler la brave ménagère. Je m'étonne presque que les gens se laissent prendre.
Et cette scene la vous vous en souvenez? C etait Carla qui avait pris l initiative...


https://youtu.be/H4Vo9DPwYgs
Ah non pas vous aussi, pas ASI, utilisez le terme de manifestant SVP et pas casseurs, même avec des guillemets.
Peut etre qu'on ne va pas au bout de l'interprétation du dessin. La symétrie apparente ici est en fait une asymétrie. Daesh tue un occidental, le saoudien tue une personne qui semble être arabe. Et je suis très mal à l'aise du coup avec la dénonciation supposée de la caricature. Toujours et encore cet argument de la pondération différente entre un mort occidental et un mort non-occidental, sous entendu : vous voyez, ils sont en vérité très égoistes.
Le [s]rédacteur en ch[/s] pardon le prefet, est formel «la force a été utilisée de manière proportionnée» et pas du tout pour faire plus de gardes à vue que la semaine précédente...

J'ai comme un doute.
En forme, le GP Marcel. C'est les potimarrons ?
Même si je n'ai aucune affinité avec les services d'ordre...ils font un boulot que les gouvernants leur ordonnent de faire,
une seule solution: ne pas entrer dans ces compagnies là,

Les chaussures c'est pour les encostumés et entailleurisées des "grands" de la COP21qui loin du peuple, en un lieu aseptisé, surveillé par hélicoptères, caméras, muscles de toutes sortes, vont "travailler" réfléchir avec un bon nombre de lobbyistes accrédités...

C'est du jeanfoutrisme.
On se paye notre gueule, à coup de millions d'euros de ballets d'avions, de voitures, de climatisations, de journalistes qui diront ce que les" grands" auront dit qu'il fallait dire.

Et la télévision publique, outre la grande prêtresse des pince-fesses mondains Marie de son oncle Michel, se payera Brice Lalonde et Yan-Arthus Bertrand comme experts....

Et merde.
Je réitère les chaussures pour leur cerveau
Un affrontement perdu d'avance est inutile.
Roger l'a très, très bien expliqué.

La finesse, l'humour, le foutage de "gueules" auraient été plus porteurs.

Du style:

Nous savons que vous pensez comme des pieds.
Ces chaussures vous sont offertes pour protéger votre cerveau.

Ne dites pas merci.
C'est avec plaisir et le coeur.
De plus, elles ont notre odeur.
President Obama arrive de Washington et n'a peut-être pas dormi, et la première chose qu'il fait est de venir honorer nos morts. Merde alors, quel paternalo sentimentaliste.

Toujours la même chose avec lui, sensibilisto maximiste, y a qu'à voir les photos de lui avec des enfants, tout ça c'est du fait pour l'objectif, rien de vrai, ce mec est faux, regardez comme il imite si bien le mec qui aime les enfants, le mec sympa avec tout le monde.

Les photographes adorent prendre des photos de Obama vu de dos, à cause de ses oreilles, voir celle du 21 avril mais Obama lui ne sait pas refréner ses gestes corporels. Faut-il lui en vouloir d'être plus grand que Hollande ou Hidalgo, d'être plus spontané aussi.

J'aime à penser que c'était un geste de tendresse envers des gens qui ont été affreusement touchés par le malheur.

Quant au saccage du mémorial de la République, ces chercheurs de castagne avaient-ils besoin de venir détruire le symbole mille fois plus important des chaussures venues manifestées? Que croyaient-ils trouver sinon ce qu'ils venaient chercher : une réaction forte des CRS qui ne savent faire autrement que répondre avec force et ne pas faire de dentelle. Je ne vais pas perdre mon temps à chercher le coupable : les deux !
Qu'on ait interdit la manif', ça pouvait se comprendre. Risque terroriste, tout ça. Que les terroristes fournissent un bon prétexte d'interdiction à Hollande, pas faux. Qu'interdire la manif' fasse que des gens aient envie d'y aller, c'est logique : le respect des droits civiques, etc. Que de jeunes agités y aillent pour casser du CRS: prévisible. Que faute d'organisation officielle il n'y ait pas de service d'ordre pour les contrôler: hélas. Qu'ils se saisissent de tout et n'importe quoi pour les balancer sur les CRS: logique. Que les CRS chargent et fassent des dégâts sur le passage : logique. Qu'un Vals en manque de légitimité braie contre les lanceurs de bougie... Et que la droite hurle encore plus fort pour damer le pion au FN...
J.P. Manchette écrivait : répression et insurrection " sont les deux mâchoires du même piège à cons". Nos manifestants s'y sont fait prendre... Une place silencieuse recouverte d'un amoncellement de chaussures aurait été plus terrifiant.
Tweet récent de Frère Tariq : Je ne suis ni Charlie ni Paris. Je suis perquisitionnable.
Mais voyons Daniel, la réponse à la question "qui a saccagé quoi" est pourtant évidente, ce sont forcément les anarchistes de l'ultra gauche, ce sont pourtant les plus farouches ennemis de Daesh mais c'est tellement la bouilie dans leur tête.... ils sont même capable de ne pas respecter l'ordre et de ne pas se soumettre aux interdictions de manifester.

comment peut-on à la fois être anarchiste et invoquer le droit européen qui reconnait le droit de manifester?

Notamment la Convention européenne des droits de l'Homme (CEDH) et des libertés fondamentales, dont est signataire la France : "La liberté de manifester sa religion ou ses convictions ne peut faire l'objet d'autres restrictions que celles qui, prévues par la loi, constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité publique, à la protection de l'ordre, de la santé ou de la morale publiques, ou à la protection des droits et libertés d'autrui."

Le droit autorise les forces de l'ordre à intervenir en cas de violences et de troubles à l'ordre public, c'est là que le bât blaisse, "l'ordre public" est une notion parfaitement subjective. En revanche le droit ne permet pas à l'état d'interdire des manifestations, l'état le fait pourtant fréquemment , même en dehors de l'état d'urgence.

PS: à chacun de demêler dans ce message ce qui relève du premier degré et ce qui relève du second degré.
Il y bien un manque de protocole depuis Hollande en France. Mais il ne trouve pas dans le déroulé même des hommages et autres cérémonies - La scénographie Hidalgo/Obama/Hollande vaut bien le main dans la main historique de Mitterrand/Khol - Il se trouve dans leur prolifération.

Le trop plein de symboles et de cérémonies ne respecte pas le protocole républicain, où l'hommage officiel couronne l'action des hommes et non le contraire.

Le pire exemple reste la cérémonie pour les morts de l'autocar, cet automne. L'État n'avait pas de responsabilité donc rien à y faire. Le président Hollang est bobologue car il ne sait faire que cela. Résorber le chômage signifie en 2015 changer de société. Alors va pour les hommages.
Voilà une semaine que Hollande coince ses homologues étrangers entre République et Bataclan. Comment pour eux refuser une dépose de gerbe à côté du Président français qui ne gouverne plus qu'avec des symboles, sans passer pour de grossiers personnages ?

Alors tant qu'à sacrifier au rituel, autant le retourner visuellement à son avantage. C'est ce qu'à dû se dire Obama.
des nouvelles des amis de Justine?
https://twitter.com/justinebrabant
"qui a saccagé quoi ?"
Oui en effet on sent bien que vous vous en fichez complètement... (peut être que la presence de gardes mobiles sur le mémorial est la conséquence du saccage initial non ? )
Mise en équation : Vp = r . Ve . g

ou r = raz le bol (exprimé en nombre d’en-tubages)
Ve = violence étatique (exprimé en bmf/heure)
g = gravité (de la situation)
Vp = violence du Peuple

A toute violence étatique s’exerce une force/violence proportionnelle de la part du Peuple.
Hier soir, le Figaro et les "républicains", les bien (ou mal) nommés, se sont déchaînés contre Hollande et le gouvernement à propos des casseurs en question...Et ce matin, plus trace de ce délire. Nous refont-ils le coup de leurs dégueulis à l'Assemblée, l'autre lundi ?
Les huissiers sont déjà arrivés http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/coulisses/2015/06/29/25006-20150629ARTFIG00310-plainte-du-qatar-l-elysee-refuse-de-recevoir-philippot-et-le-renvoie-vers-taubira.php
Et ces manifestants à la COP21, habillés à peut-prêt comme l'Etat l'islamique, habits noirs, cagoulés, et qui arrachent les drapeaux français aux balcons, saccagent un mémorial, vous n'avez donné aucune indication politique ? Non je dis ça parce que quand quelques français déploient pacifiquement une banderole et tiennent quelques drapeaux bleu-blanc-rouge c'est vite de dangereux nazis proches du front national.
En quoi l'attitude protectrice d'Obama est-elle "infantilisante" ?
Pourquoi ne pas simplement la considérer comme un geste de solidarité et de réconfort, vis à vis de deux élus d'une nation traumatisée ?
Penser que l'on bombarde Daesh juste à cause de l'application de la charia ou de leurs exécutions publiques et que nous devrions alors bombarder l'Arabie Saoudite de la même façon n'est pas correct.

Daesh a pour but de déstabiliser les pays européens, de détruire leur jeunesse descendant d'immigrés et de pratiquer un esclavage des populations locales, un véritable génocide des populations qui ne leurs plaisent pas et de manière finale de hâter la venue l'apocalypse sur terre. Est-ce qu'on attend l'apocalypse?
Soit, mais l'Arabie saoudite a pour but de déstabiliser les autres pays du Moyen Orient qui contestent sa suprématie (Iran, Yémen, Syrie, Liban) y compris en détruisant le patrimoine culturel mondial (au Yémen) et a financé ou finance via certains de ses milliardaires des écoles coraniques qui ont formé les Talibans au Pakistan, ainsi que des imams salafistes dont les prêches vont à l'encontre de nos valeurs démocratiques. Quant à l'esclavage de populations immigrées sur son propre territoire, il existe même s'il n'est pas la norme. Continuer à lui vendre des armes, des airbus et éventuellement des EPR comme si de rien n'était est un peu gênant, même si on ne peut pas se passer de son pétrole ni de ses marchés, c'est évident.

Seule une négociation régionale placée sous égide de l'ONU nous ferait sortir de l'ornière - en coordonnnant une intervention contre Daesh, mais après discussion entre les puissances grandes et petites ; elle doit inclure toutes les questions du Moyen-Orient y compris la Palestine. Rêvons un peu...
C'est pourtant facile.

L'un est un cartel mafieux qui se la joue sur internet.

L'autre c'est la communauté internationale.
Penser que l'on bombarde Daesh juste à cause de l'application de la charia ou de leurs exécutions publiques et que nous devrions alors bombarder l'Arabie Saoudite de la même façon n'est pas correct.

le problème c'est que Daesh est soutenu par l'Arabie Saoudite. Donc votre logique n'est pas bonne. Ce ne sont pas deux camps distincts, qui n'auraient de lien que par leurs pratiques moyenâgeuses communes. C'est un lien direct de soutient, armement, et propagande idéologique.
On a pas de preuve que l'état Arabie Saoudite soutient Daesh. On sait par contre que la religion pronée par l'arabie saoudite et qui paye son expansion a facilité l'arrivée de Daesh.
"On sait par contre que la religion pronée par l'arabie saoudite et qui paye son expansion a facilité l'arrivée de Daesh"
Ce qui est ce que j'appellerais un soutient... CQFD
non l'Arabie Saoudite ne prone pas l'apocalypse et la conversion ou la mort de ceux qui n'y croit pas
la conversion ou la mort de ceux qui n'y croit pas

Quant à ceux qui n'y croient plus c'est compliqué.
Vu mon grand âge, j'ai souvent entendu ou lu "on n'a pas de preuves". Il est vrai qu'il pouvait n'y avoir que des faisceaux d'indications.... Seulement, 10, 15 ans (ou plus) après, on les avait ces fameuses preuves absentes!
Une fiole exhibée à l'ONU, cela ne vous rappelle rien?
Des individus proches du pouvoir saoudien achètent des indulgences auprès d'associations "caritatives" qui soutiennent daesh.

Dans un pays ou les fonds publics bah... c'est compliqué.

Si vous avez 37 minutes à perdre, il y a ce petit média complotiste qui s'appelle France Inter.
le problème c'est que Daesh est soutenu par l'Arabie Saoudite

Ben en fait non, c'est plus compliqué que ça si j'en crois les informations données ici. Ce serait même exactement le contraire !

On peut dire sans trop se tromper que l'idéologie extrémiste dans l'islam s'est répandue à partir de l'Arabie Saoudite et son financement massif de mosquées, de formations d'imam, etc. À tel point que des pays pratiquant historiquement un islam parfaitement serein et en voie de sécularisation ont fini par voir des compostantes extrémistes se lever en leur sein.
Mais pour autant, ce que propose Daesh va plus loin. L'Arabie Saoudite est structurée par un équilibre entre un pouvoir politique et un pouvoir religieux : l'idée de califat abolit complètement la frontière entre les deux, et c'est donc très mal vu par le pouvoir politique saoudien.

On a vite tendance à mettre tous les intégristes dans le même sac (de toute façon "c'est des Méchants"), il me paraît tout de même utile de comprendre les divers logiques politiques à l'œuvre de tous ces mouvements islamistes radicaux, au risque de tout mélanger et, par suite, d'approuver tout et n'importe quoi en matière de discours et d'action politique française (par exemple).
Exact, très juste : il nous faut faire dans la nuance, c'est ce qui est compliqué dans une phase politico-émotionnelle justement, comme a dit très bien Wieviorka l'autre jour.
D'autant plus compliqué que c'est immédiatement interprété comme une excuse, ou une manière de minimiser, face aux horreurs des attentats - comme le Pen à l'encontre de Taubira quand celle-ci parlait de "comprendre". C'est absurde, c'est une forme de chantage affectif visant à orienter les opinions dans le même sens, mais ça revient à chaque fois.
Ne faisant pas dans la nuance, je dirais qu'effectivement tous les intégristes, de toutes les religions, sont des méchants.
Aucun doute.
J'irais même carrément plus loin : tous les méchants sont des méchants.
C'est pratique, comme ça politiquement on sait quoi faire très précisément contre Daesh.
les méchants faut les bruler. c'est quand meme dur de se tromper.
Évidemment on sait.
Vous leur trouvez des excuses? Vous cherchez à les comprendre?
Que comprendre aus sectes?
Vous leur trouvez des excuses? Vous cherchez à les comprendre?

BINGO !
Oui, comprendre les ressorts qui leur permettent de recruter. Ce qu'il y a de pourri dans les sociétés française, belge états-unienne (dans un autre genre, mais il y a des sectes tueuses là-bas aussi), etc. et pas seulement au Proche-Orient (ou Sahel, ou continent indien) où on voudrait nous faire localiser tous les maux.
Après, accepter de vivre avec le risque sans forcément à chaque attaque d'insensés envoyer le Charles-de-Gaulle qui ne fera que mettre de l'huile sur le feu. Et se concentrer sur des problèmes bien concrets et graves, car lourds de conséquences y compris en termes de terrorisme aussi : chômage, délinquance, violences, inégalités sociales, écologiques, dont climatiques, etc.
"Tous ces responsables seraient bien en peine, naturellement, de citer un seul sociologue qui aurait littéralement excusé un comportement répréhensible au nom des déterminismes que subirait son auteur.
De même qu'on n'a jamais vu un chercheur déclarer devant une cour « ce n'est pas la faute du prévenu, Madame la juge, c'est la faute à la société ! ». Comme l'explique Bernard Lahire dans un livre à paraître en janvier prochain, accuser la sociologie d'excuser les terroristes ou les malfrats relève d'une « confusion des perspectives » : « Comprendre est de l’ordre de la connaissance (laboratoire). Juger et sanctionner sont de l’ordre de l’action normative (tribunal). Affirmer que comprendre “déresponsabilise” les individus impliqués, c’est rabattre indûment la science sur le droit ». Car « le savant étudie “ce qui est” et n’a pas à apprécier si ce qui est, est “bien” ou “mal”».
Ah si on l'a dit :)
Society is to blame !!!
Je me demande si je préfèrerais pas avoir les Monty Python au gouvernement.
A défaut, on aura la marine, l'absurde sans l'humour.
Oh oui oh oui
Tu as lu :

"Alerts to threats" by John Cleese - British writer, actor and tall person ?

Hilarant cruel et bourré de merveilleux clichés - qui me font redoubler de rire.
Oui, j'avais lu ça sur Facebook, et c'est juste parfait. Vive les anglais (sauf Magaret Thatcher).
Are you sure that it is John Cleese who wrote this text? http://messybeast.com/dragonqueen/threat-levels.htm



Modified 2 times. Last modification at 16:29 at 12/04/2015 by Coin-coin, septico-septique.
Juste une remarque cependant : l'abondance d'explication rend l'exercice de l'action normative extrêmement difficile...

Les juges en font l'expérience quotidiennement, et leurs errances se retrouvent en jurisprudence.

A expliquer on remonte et étire les chaînes de la causalité jusqu'à l'absurde - manière de dire qu'à trop expliquer on paralyse l'action.

Exemple tiré d'une VRAIE jurisprudence US, (mais le schéma nous est désormais applicable).

Un type sort de chez lui et va au bar.
Il sort ivre du bar et rentre chez lui en voiture.
Sur la route il a un accident, léger, mais tout de même : il embouti un poteau électrique avec sa voiture.
Sonné mais en un seul morceau il rentre chez lui.
ce qu'il ne sait pas c'est qu'il a, par son accident, causé une coupure de courant dans tout le village.
C'est pourquoi son réveil matin ne sonne pas, lui faisant rater un entretien d'embauche.
Il rate le job, et, furieux, quelques heures après son réveil, se venge sur sa femme et la frappe (tant qu'à faire hein).

Qui est responsable du fait qu'il a raté son entretien d'embauche et "perdu une chance" d'obtenir un travail pour soutenir sa famille ?

Dans des temps un peu anciens la réponse aurait été immédiate :

"bah c'est lui, l'avait pas qu'à boire le con". Je schématise, à peine...

Aujourd'hui ce type d'affaire donne lieu à des dizaines d'année de procédure impliquant mille parties :

- ah bah c'est d'la faite du fabvriquant de réveil qu'à pas prévu un système de batterie autonome
- ah bah non c'est l'électricité de la ville qu'a pas prévu de réparations dans les temps
- ah bah c'est le fabriquant de la voiture qu'à pas mis les bons freins
- ah bah non c'est le mécanicien réparateur de plaquettes qui les a mal installées
- ah bah non c'est le vendeur de boissons qui l'a trop servi, le poussant à conduire bourré
- ah bah non c'est la mairie qui autorise la consommation d'alcool passé 2h du matin
- ah bah non c'est le fabriquant de whiskey, cette boisson de la mort.

tu peux ajouter à la liste tous les assureurs de toutes les parties impliquées et tu obtiens de quoi engraisser des armées d'avocats pendant un bon moment, juste parce qu'un type n'est pas capable de prendre ses responsabilités.

La responsabilité retenue par le juge américain fut celle du barman, comme quoi, c'est un métier dangereux.

Voilà où je voulais en venir avec mon petite exercice : la sociologie n'est pas coupable, ce serait ridicule de l'affirmer.
Mais ses usages soulèvent des questions politiques sur les limites et les sanctions que nous sommes capables d'assumer.
A partir de quand a-t-on le courage de dire d'un individu qu'il est responsable de ce qui lui arrive ?
Tu trouveras toujours des externalités causales (directes ou indirectes) de nature à atténuer sa responsabilité.

C'est décidément un exercice tragique que d'être juge, ou d'exercer, de façon générale, toute forme de pouvoir.
Ha non !
Tu décris l'intérêts d'assureurs, intéressés à ne pas dépenser de l'argent, et d'avocats, intéressés à en gagner, au sein d'un système politique spécifique qui leur en laisse le plein droit voire l'encourage (au pays de l'individualisme-roi, qui plus est : je vois plutôt dans ton exemple l'illustration d'une faiblesse de la norme collective contre l'intérêt individuel qui vient tirer chacun dans son sens).

Un sociologue (ethnologue, psychologue, cequetuveuxologue) n'agit pas dans le même genre d'intérêt.

Il me semble que le problème n'est ici ni celui du sociologue, ni celui du juge, mais celui du politique (tiens, j'ai la sensation de pas être beaucoup plus original que Badiou).
Au politique de dire merde aux assureurs, et de retenir de la sociologie (ou du cequetuveuxlogie) ce qu'il est bon d'en retenir pour agir intelligemment, tout en bâtissant un droit qui tient responsable ce qui doit être tenu responsable.
Sachant que, en effet, c'est bien compliqué, et qu'il n'y a pas une vérité unique, donc que cela devrait être à débattre et à ajuster continuellement (et allez, encore un peu d'originalité... :) )
ouh la la, tu n'as pas compris...
la question n'est pas de savoir qui à intérêt à quoi.

la question est celle de la démarche explicative et du transfert de responsabilité qui en résulte.

Le phénomène, très contemporain, lié à l'extension du domaine de la connaissance et à la recherche de "responsables" autres que ceux qui paraissent "évidents" au premier abord, infuse toute sorte de champs - et pas seulement le prétoire.

Il se diffuse en politique aussi, avec, à mon sens, une opposition stérile entre les discours classiques dits de "droite" (c'est de la faite d'es musulmans / des réfugiés / des gens qui veulent pas s'intégrer) et les discours déculpabilisants (c'est la société... comme dans le sketch des Monty Python - position critiquée par ceux qui disent "détester" la sociologie / et qui me fait dans mes moments de désespoir politique accuser la classe politique de s'inspirer abusivement des logiques bourdieusiennes pour réfuter toutes sortes d'autres hypothèses).

La position la plus "juste" est par ailleurs souvent au milieu du gué.

(mais je suis d'accord avec toi sur la socio comme outil de compréhension non nécessairement déresponsabilisant - à condition de manipuler la "science" avec honnêteté)
j'ajoute juste un truc : à la recherche des responsables s'ajoute souvent la logique qui vise à faire du premier "responsable" une victime de facteurs extérieurs. Suivant le modèle développé par Eddie Fleming dans son film "15 minutes"
Tout est en effet lié, comme le disent très justement les bouddhistes. La chaîne des causes et des effets est infinie. Mais je suis bien d'accord que si on veut croire en la Justice, on a besoin de s'arrêter à une soi-disant "cause primordiale", afin de la corriger pour qu'elle ne produise plus les mêmes effets (car une même cause produit les mêmes effets, sinon ce n'est pas une cause)

Le problème fondamental, donc, c'est que tout étant lié, il n'y a pas de cause unique. Mais on peut agir à certains niveaux pour changer certaines causes, afin de changer les effets.

Il n'y a donc pas de solution unique, mais un ensemble de mesures à apporter à différents niveaux. Il ne s'agit pas de déculpabiliser, mais au contraire de comprendre que la complexité du monde nécessite des réponses complexes, et malheureusement pas de solution "simple" et unique.
Ha, je proteste : la question de savoir qui a intérêt à quoi joue beaucoup dans la démarche explicative. Dans ton exemple américain, le système est structuré de manière à ce que les intérêts de chacun soient d'exagérer à fond la démarche explicative.
Donc, hein, bon, hé, ho.
Djac, je sais, mais je voulais dire que cette démarche intellectuelle imprègne tous les champs de la vie publique (et privée), c'est tout ce que je voulais dire...
Bé, je suis plutôt d'accord avec Pierre Mas. Voir un premier ministre affirmer préférer l'inintelligence (" refuse par principe comme « excusisme » tout effort de comprendre et se fait ouvertement le chantre martial d’un crétinisme d’Etat " - F.Lordon) ne me paraît pas être le signe que cela imprègne tous les champs de la vie publique.
Par ailleurs, que certains se réfugient derrière un discours mollasson à base de jus de sociologie mal digérée dégoulinante de bons sentiments, pas sûr encore que ce soit réellement une démarche explicative à l'œuvre - plutôt de la paresse et de la posture à bon compte.
t'as remarqué que j'ai nuancé en évoquant deux pôles ou t'as pas remarqué ?
pourquoi j'ai l'impression que quand j'écris un truc c'est jamais compris comme je voudrais ?
(tiens moi aussi je suis une petite victime)
pourquoi j'ai l'impression que quand j'écris un truc c'est jamais compris comme je voudrais ?

Te lancerais-tu dans une démarche explicative ? :o)

Tu as bien nuancé avec deux pôles, j'ai remarqué (mais tu as aussi affirmé "cette démarche intellectuelle imprègne tous les champs de la vie publique") : ce que je dis (et Pierre), c'est que, de ces pôles, je n'en vois qu'un à l'œuvre, très majoritairement.
Par ailleurs, même si ce deuxième pôle, déresponsabilisant, existait de manière effectivement significative, je reste très peu certain que ce soit une réelle démarche explicative, franche et rigoureuse, qui se veut à l'œuvre dans ce cas, mais plutôt du flan et de la posture de bons sentiments.

J'espère avoir été plus clair ? Ce n'est pas forcément contre tes arguments, je développe simplement (et j'avoue : rapidement) ce que j'en pense.
Mais bon, pas grave sinon, hein !
En fait je te suis, ainsi que Pierre Mas, pour reconnaître que le gouvernement actuel est à l'antipode de l'explication, suivant aveuglément les forces vengeresses du jugement dernier.

Il est à mes yeux complètement à côté de la plaque pour toutes les raisons développées par Pierre Mas concernant la réalité de son travail, et des gens qu'il côtoie (enfants et familles).

Néanmoins je ne peux démordre de cette tendance à l''explication comme facteur exonérateur de responsabilité (je le répète, comme tu l'as d'ailleurs justement écrit, que ce n'est pas nécessairement le cas).

Il me semble que la manière dont les enfants sont élevés aujourd'hui, sont éduqués à l'école, dont les juges rendent la justice, témoigne de ce mouvement de fond.

ce qui est intéressant c'est de constater que la tendance trouve son contraire dans des mouvements de sanction d'une extrême violence, comme c'est le cas actuellement dans le discours de l'exécutif. Tu as vu Dogville de lars Von trier ? je crois que le film raconte exactement ce que perçois comme une lame de fond à laquelle répondent parfois des antagonismes exacerbés...

C'est inquiétant pour l'avenir je trouve.

(petit aparté : c'est agréable de discuter tranquillement. voilà, je tenais à le dire, ça faisait longtemps).
C'est vieux comme la morale du jugement, l'idée de punir pour un Mal, de se faire du bien en faisant du mal, chose qui autorise à explorer les causes lointaines pour désigner la victime expiatoire (bouc émissaire, sorcière...) voire même à remonter jusqu'aux causes premières et à maudire le Créateur.
Le problème est plus facile à aborder quand on passe à une justice pragmatique de gestion des risques : l'accusé peut-il réparer et doit-il être considéré comme dangereux pour plus tard ?

Et tout ça me fait penser aux Frères Karamazov et le grand inquisiteur : "sache que jamais les hommes ne se sont crus aussi libres qu’à présent, et pourtant, leur liberté, ils l’ont humblement déposée à nos pieds. Cela est notre œuvre, à vrai dire ; est-ce la liberté que tu rêvais ? »"
la question est celle de la démarche explicative et du transfert de responsabilité qui en résulte.

Le phénomène, très contemporain, lié à l'extension du domaine de la connaissance et à la recherche de "responsables" autres que ceux qui paraissent "évidents" au premier abord, infuse toute sorte de champs - et pas seulement le prétoire.

Je ne partage pas votre constat. Il me semble qu'au contraire on est dans une période ou le refus de la "démarche explicative" par la classe politique n'a jamais été aussi important et consensuel. C'est ce que les journaliste résument par la formule droitisation du débat ou lepénisation des esprits.

Avez vous des arguments pour illustrer ce phénomène très contemporain que vous observez?

J'observe un phénomène contemporain complètement inverse dans lequel la recherche d'explication est combattue avec hargne par la très grande majorité de la classe politique et médiatique.


Il se diffuse en politique aussi, avec, à mon sens, une opposition stérile entre les discours classiques dits de "droite" (c'est de la faite d'es musulmans / des réfugiés / des gens qui veulent pas s'intégrer) et les discours déculpabilisants (

Qu'est ce qu'un discours déculpabilisant? Quels auteurs? Quels hommes politiques? Quels éditorialistes? Quelles actions publiques à l'oeuvre actuellement sont imprégnées par ce discours?

Le discours de droite classique je peux vous en trouver des centaines d'exemples.

Avant d'être prof dans une REP+ située dans l'un des département les plus pauvres de France j'étais déjà contaminé par la sociologie et ma compréhension du monde était imprégnée par le déterminisme social.
Depuis 8 ans que je vois des familles éclatées, illétrées, surendéttées, violentes, nihilistes, superstitieuses, agressives, intégristes religieuses je suis plus que jamais bourdieusien. Et tous ces milieux d'où pourraient sortir sans problème des candidats au djihadd et à la kalachnikov sont des milieux certes de "race noire" (big dédicace à Zemmour et Morano) mais profondément français de souche et chrétiens pratiquants.

Les problème auxquels je suis confrontés ne prêtent pas le flanc aux explications culturalistes et laïcarde à la mode. Les solutions à ces problème passent par l'éducation la prévention l'action sociale et la lutte contre une société de consommation abrutissante.

Des solutions qui n'ont que peu de relais politique et médiatiques dans cette société qui vénère le dieu argent. L'intégrisme le plus borné on le trouve la. Le déni et la culture de l'excuse s'applique d'abord et avant tout envers les capitalistes.

(Pour la pédagogie c'est autre chose. Les discours antipédagogistes à la sauce finkielkraut brighelli me parlent et me touche bien plus car l'école dans laquelle je bosse chaque jour est un énorme foutoir dans lequel les gosses de pauvres ne sont pas cadrés car l'école est pensée par des bourgeois pour des bourgeois)
Pour apporter un peu d'eau au moulin de votre discussion: un texte que j'aime bien, parce qu'il fait sien le refus des réponses toutes faites.
Extrait:
Une idée tend vers une certaine vérité lorsqu'elle embrasse tout et son contraire. Lorsqu'elle décèle dans le noir la part de blanc et dans ce dernier son pan de noir. Lorsqu'elle rassemble A et Z pour prendre la mesure des 24 strates qui les séparent. Ceux qui – et nous les avons lus, entendus et vus nombreux, cette semaine – détiennent la clé ne méritent pas une seconde de peine. Ceux qui pensent contenir pareils enjeux dans une seule réponse (au choix : « la haine de la liberté et de la civilisation », « le vide spirituel et le matérialisme », « la pauvreté et le désespoir », « le capitalisme mondialisé », « l'impérialisme occidental », « le sionisme », « l'islam », « le système racial », « l'islamophobie d'État ») n'élucident rien : ils ne révèlent que l'obsession qui les habite. L'embarras nous emporte et nous manquons d'éloquence ; esquissons seulement, ici, quelques lignes de raison sensible. Nous ne proposerons rien (stratégie partidaire, alliances immédiates, manœuvres militaires), sinon une parole oblique, entrelacée – que nous ne sommes pas, c'est fort heureux !, les seuls à partager –, en ces jours cul par-dessus tête.
"Les problème auxquels je suis confrontés ne prêtent pas le flanc aux explications culturalistes et laïcarde à la mode. Les solutions à ces problème passent par l'éducation la prévention l'action sociale et la lutte contre une société de consommation abrutissante.

Des solutions qui n'ont que peu de relais politique et médiatiques dans cette société qui vénère le dieu argent. L'intégrisme le plus borné on le trouve la. Le déni et la culture de l'excuse s'applique d'abord et avant tout envers les capitalistes.

(Pour la pédagogie c'est autre chose. Les discours antipédagogistes à la sauce finkielkraut brighelli me parlent et me touche bien plus car l'école dans laquelle je bosse chaque jour est un énorme foutoir dans lequel les gosses de pauvres ne sont pas cadrés car l'école est pensée par des bourgeois pour des bourgeois)"

Absolument d'accord avec tout ce que vous dites.

je n'ai pas le temps de donner une liste d'exemples ni d'auteurs pour le second pan de l'argumentaire (la déculpabilisation) mais juste un mot : la réponse est dans votre propre réponse, j'avais précisément en tête le "pédagogisme" tel que critiqué par A.F. (j'ai un peu plus de mal avec Brighelli). j'ai également enseigné dix ans et j'ai vu des évolutions déplaisantes, des administrations qui baissent leur froc face à la moindre fronde d'étudiants mécontents, des profs lâchés par la hiérarchie suite à des accusations d'injustice, incompétence ou excès de sévérité (par des étudiants glandus qui en branlent pas une évidemment, mais c'était toujours des victimes). et je parle d'un IEP, c'est à dire le bout du monde par rapport à ce que vous vivez en tant qu'enseignant.

j'ai vu les pratiques changer, les administrations infléchir des politiques, les notes continuellement corrigées à la hausse en commission, les consignes de notation en sortie d'école (mettez pas moins de 10/20 hein, faut pas déconner - ah bah oui faudrait organiser plus de rattrapages ça coûterait de la thune et on n'en a pas / par contre on augmente de 75% les budgets communication d'une année sur l'autre / et on supprime la filière socio - DANS UN IEP, putain DANS UN IEP)

bref vous voyez l'idée je crois...
bref vous voyez l'idée je crois...

Oh oui je vois très bien dans mon collège on est passé de 54% de réussite au brevet à 90% en 5 ans.

Comment?

En rendant le brevet inratable. Sauf pour les 5% d' illettrés qu'on oriente tous en CAP ou Bac pro.

Les observations pertinentes de Finkie sur la crise l'éducation nationale sont malheureusement polluées par son refus borné et égoïste de regarder les choses sous l'angle de la lutte des classes. Il est l'incarnation de l'antisociologisme le plus raffiné donc le plus détestable à mes yeux.

En détruisant l'école et l'autorité des enseignants on abandonne les jeunes pauvres au nihilisme post moderne par pelletées entières sur ce point je partage le constat de Finkie.

Beaucoup de prof résistent passivement à ce rouleau compresseur institutionnel mais beaucoup manquent d'empathie envers des classes pauvres dont ils ne sont pas issus et préfère se réfugier dans leur projets perso hors profession.

Le manque d'empathie de Finkielkraut envers les victimes de ce système devenu fou est marqué par une haine irationnelle et indentitaire qui gâche tout.

Je suis depuis le mois de septembre prof d'enseignement moral et civique et c'est en pratique une énième belle mascarade (après la charte de laïcité).

Un cour de morale républicaine à l'ancienne que l'on doit enseigner dans un cadre pédagogo bien moderne ( élève en autonomie, débat dans la classe, recherche documentaire utilisation des TICE blablabla inapplicable avec mes élèves ayant un niveau CM1 en 4eme et en 3eme )

Et nos élèves portent des uniformes, le règlement intérieur interdit quasiment tout on le croirait avoir été écrit dans les années 30 pourtant la cour de récré ressemble bel et bien à un cirque anarchiste et violent.

Les petits méprisent de plus en plus les adultes qui les encadrent car ils sentent que l'on ne croit pas en ce que l'on nous demande d'appliquer.
Vous retardez complètement… La lune de mile Daesh/AS est terminée depuis longtemps. Entendu parler de ce qui se passe au Yemen? EN Syrie?
Reste des intérêts communs entre les deux partis, éliminer l'influence iranienne.
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