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Revenu de base : "On sacrifie notre bonheur sur l'autel de l'emploi"

Un revenu de base, pour tout le monde, de la naissance à la mort, est-ce une douce utopie? Peut-être. Mais ils sont nombreux à caresser cette utopie, en Inde, au Brésil et en ce moment même en Suisse où des citoyens viennent de pousser à l’organisation d’un référendum sur la question. Il ne faut pas croire pourtant que tous les partisans d’un revenu de base soient de doux utopistes libertaires car on trouve aussi, parmi ces rêveurs, des penseurs et des responsables politiques libéraux voire ultralibéraux. Pour essayer de mieux comprendre les enjeux d’un revenu de base ou d’un salaire à vie, nous avons invité Baptiste Mylondo, décroissant, enseignant en économie et philosophie politique à Science-Po Lyon et auteur d'un Précis d'utopie réaliste, Un revenu pour tous (Les éditions Utopia), Bernard Friot, sociologue, économiste et auteur de L'enjeu du salaire (Edition La dispute) ainsi que Michel Husson, économiste et membre du comité scientifique d’Attac.

Derniers commentaires

Peut-on sérieusement gloser sur ce sujet en oubliant Charles Fourier ?
Lordon et Friot en discussion!!

http://www.dailymotion.com/video/x27bph2_bernard-friot-et-frederic-lordon-chez-tropiques_news?start=7
http://www.dailymotion.com/video/x27bph2_bernard-friot-et-frederic-lordon-chez-tropiques_news
Le débat est lancé un peu partout; on peut lire et entendre venant de tous horizons des phrases percutantes, pertinentes, pétries de bon sens, revitalisantes, qui laissent entrevoir la révolution indispensable pour remplacer le système mafieux moribond du capitalisme psychotique titanique. Il est même mis à l'ordre du jour. Gardons l'espoir en l'humain. L'Humain d'abord, que diable! Intro fourmillante ici: http://www.lespetitspoissontrouges.org/index.php?post/2014/01/10/Une-tribune-commune-pour-relancer-le-debat-sur-le-revenude-base-en-France
Puisqu'on nous serine que l'économie est "Globalisée", l'universel de la sentence voudrait aussi que l'on globalise les rémunérations et avant tout que l'on globalise les Revenus (soit la part de la richesse produite qui "revient" à chaque citoyen sans condition autre que sa citoyenneté affirmée et selon l'âge. Les "salaires" gradués de 1 à 20 fois la part de base pour 35 h donnent accés à retraite complémentaire suivant les points accumulés. Le lobby Médef caresse, lui, le beau rêve de précariser l'emploi prolétarien en totalité, tout en ne participant plus aux cotisations sociales... En résumé les rentiers du CAC souhaitent que nous soyons tous des intermittents soumis à leur bon plaisir (tous sauf bien-sûr les postes de manipulateurs rentiers). Mais le peuple est comme la mer: il peut porter le Titanic comme il peut l'engloutir!
Il faudrait pousser cette logique encore plus loin pour en faire la cheville ouvrière d'une société fraternelle rénovée. Le R.U.B.I.S. (revenu universel de base inconditionnel et social), considéré comme l'unité de base de la rémunération minimale de toute activité rétribuée (travail - emploi), servirait à étalonner les salaires de 1 fois et jusqu'à 20 fois (par exemple).
Pourrait en découler un système banquaire indépendant des marchés en instituant une caisse/banque d'état répartie en régions qui, comme la CAF, nourrirait ce revenu adossé à un emprunt à la BCE. (ex: 650Mds distribués avec 100 Mds d'emprunt, ce qui fait 10.000 € l'an en moyenne ventilés en 0.5 rubis jusqu'à 16 ans et 1.5 rubis au delà de 65 ans). Si en plus on utilise une monnaie localisée en France qu'on peut nommer Euro-franc (€F) on favorise l'achat des produits locaux utiles et sains. Convertible en faible part (10%) en euro, cette machine banquaire prendrait immédiatement le relai en cas de crash banquaire mondial (prévisible) ; d'autant plus si on l'incorpore à une monnaie mondialisée indépendante du dollard (dans un premier temps car l'empire étasunien serait contraint de s'y adjoindre par intérêt)
Quant au financement de tout ça rien de plus simple puisque la somme d'aides et allocs diverses atteint déjà 600 Mds, parait-il. Sans compter les fuites massives de contribution à l'activité nationnale...Et puis on oublie les 2/3 de la "dette" totalement illégitime à y regarder de près! Qu'on se le dise crûment: le capitalisme financier est en phase terminale et métastase tous azimuts! Vive le fraternalisme global! L'humain d'abord.
Convaincu par Bernard Friot, le salaire à vie + le tirage au sort en lieu et place des électiond...
Anne-Sophie et l'argument de l'histoire qu'elle a bien en tête de son bon ami qui habite dans la montagne.

Haa bon sang, ça c'est du journalisme !
@am:vous c'est pas kérouac qui parle d'économie,c'est gérard de villiers parlant d'humanisme transcendental...
prenez le temps de lire les ouvrages des invités ou au moins de les écouter dévellopper leurs idées,avant des jugements définitifs.
et les utopies sont par définitions des entrecroisements de réalisme et de poésie.
votre capacité d'articuler votre calibre intellectuel inepte,et votre rigueur bouffonne rendent crédible une chose:votre fatuité niaise.
Dès le début, ça ne tient pas debout... Franchement, je suis prêt à tout entendre mais là, étiez-vous au courant des "analyses" de vos intervenants avant de les inviter ?
"Gagner plus de 5000 euros est écologiquement insoutenable". Pourquoi ? "Parce que c'est beaucoup trop." Paye ta démonstration.
"Les entreprises dégagent 2000 milliards par an, dont 700 milliards vont aux propriétaires, les "parasites". On prend donc les 700 milliards et, les entreprises s'autofinançant, on va [pourquoi pas!] prendre 15% [et pourquoi pas 30? Ou 17?] pour les mettre dans des caisses d'investissement - qui par ailleurs vont créer de la monnaie (...) pour subventionner (...)".
On croirait entendre Kerouac parlant d'économie. Que des mots-clés, aucune structure, quant au raisonnement...
Alors je prends les milliards (qui, bien sûr, existent de manière autonome et éternelle), je les mets où je veux, et hop ! Comme Staline (disons), dans le secteur A ! Avant d'en ariver là, il y a 1000 conditions improbables à remplir, et partant de là, 1000 conséquences incalculables à anticiper. C'est pas grave ! Je parle ! Bla-bla-bla !
Pour pouvoir présenter un changement majeur, encore faut-il pouvoir le penser, et garder une certaine humilité - p.ex Chouard qui reconnaît constamment ses limites.
Quand on a la prétention de présenter et expliquer une idée dont la réalisation engagerait une série de changements radicaux qui se ramifient, il faut un certain calibre intellectuel et la capacité d'articuler a minima quelques points simples de départ et d'arrivée.
L'idée reste intéressante, quoique les limites des intervenants ont tôt fait de la transformer en bouffonnerie.
Donc c'est bien un choix de leur part de ne pas se renseigner!

Non désolé je n'accepte pas cette rhétorique de toutes les responsabilités qui se valent.

Si vous ne comprenez pas essayons avec une analogie.

Ce que vous nous dites, c'est un peu comme si qqun mettait une mine sur un chemin, que quelqu'un mette sur un site internet : " attention il y a une mine sur ce chemin", et qu'ensuite un passant marche sur la mine, explose, et que vous l'accusiez d'être responsable de son propre sort car il n'avait qu'à aller s'informer de lui-même sur ce fameux site avant de prendre ce chemin.

Je pense que la responsabilité de celui qui a mis la mine sur le chemin est sans aucune commune mesure avec celle du pauvre bougre qui vient de mourir... Vous ne croyez pas ?

Maintenant imaginez qu'il y ait des tas de gens pour essayer d'informer les autres qu'il y a une mine sur ce chemin. Mais que ceux-ci n'aient pas beaucoup de moyens d'information si ce n'est d'essayer d'interpeler les gens sur internet ou dans la rue.
Tandis qu'une autres personnes au journal de 20h nous explique tous les jours à 10 millions de français qu'il n'y a pas de mine sur ce chemin et qu'elle a été enlevée depuis longtemps.
Il explique d'ailleurs aussi que ceux qui disent qu'il y a une mine sont des fous, des populistes, des menteurs, d'ailleurs toutes les personnes qui passent régulièrement à la télévision ou dans les journaux disent la même chose que lui.
Alors le pauvre bougre il va croire qui entre les gens qui passent au 20h et l'autre qui a juste fait un site internet ?
Vous ne croyez pas que la personne qui désinforme les autres porte elle aussi une bien plus grosse responsabilité ???

Alors elle vaut quoi la responsabilité du mec qui s'est mal informé par rapport à la leur ???
Une petite annonce made in bruxelles

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=1377484349178352&set=a.1377484855844968.1073741826.100007503993950&type=1&theater
De la guerre au chômage à la guerre aux chômeurs...
ou comment créer des boulots de merde
https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10152235408932612&set=pb.367713397611.-2207520000.1391131179.&type=3&theater


L'ouverture sur le monde à l'UPR .
UPR...UPR...Trop nouveau pour moi. Je me raccroche à ce que je connais, et surtout je cultive la personnalité de mon Chef Mélenchon.
Des adhérents de l’extrême gauche?
Pinaise... Mais c'est que moi, je suis de l’extrême extrême extrême gauche... C'est vraiment trop loin pour moi l'UPR... Je vote Mélenchon, c'est mon max. Si vous voulez nous sauver, faites un pas vous aussi et votez FdG.
http://www.upr.fr/actualite/upr/29-janvier-2014-lupr-franchit-le-seuil-des-4000-adherents

29 janvier 2014 : L'UPR franchit le seuil des 4000 adhérents
Encore un beau plateau dans l'emission d'Yves Calvi, quel pluralisme, un plateau remplit uniquement de tenants de l'idéologie libérale, et un syndicaliste de la CFDT, syndicat qui a prouvé qu'il était le premier à signer tous les reculs sociaux demandés par le medef et le gouvernement.

Si @si pouvait relever cette lamentable comédie journalistique, je pense qu'on serait nombreux à vous en être reconnaissants.
Cela ne sert à rien de jouer aux voyants, on n'a pas de boule de cristal.
Cela serait effectivement une telle révolution, qu'on ne peut pas prédire quels chamboulements en découleraient.
Alors on peut débattre indéfiniment entre personnes qui essaient de rassurer, et personnes qui ont peur et qui imaginent les pires catastrophes, on a un moyen de trancher, il suffit de tester à une petite échelle d'abord. J'imagine qu'une telle expérience sera pleine d'enseignements et on aura qqchose de concret sur quoi s'appuyer.

On pourrait commencer par quelques départements sinistrés afin d'y relancer l'économie.
Le néolibéralisme a négligé un facteur essentiel en ne saisissant pas, ou en refusant de comprendre, que les ressources de notre biosphère sont finies. Tout son système repose sur la consommation. Dans un premier temps tout semblait fonctionner génialement : c'était une pluie d'objets de consommation. Sauf qu'il tapait dans le stock : le dépassement écologique a été franchi en 1987: On entend par là cette capacité qu'a notre biosphère à régénérer ses « ressources » renouvelables. Ces capacités sont formidables mais..... pas infini.

Bien que constaté, comme nous n'avons pas fait grand-chose pour rentrer dans les clous, en 2014 nous en sommes à consommer 1 terre et demi de ressource renouvelables.
En 2060, si on ne trouve pas de solution, les scientifiques estiment qu'il faudrait 6 terres pour répondre aux besoins des 9 milliards d'humains. Intenable : notre espèce va dans le précipice en plus d'entraîner pas mal d'autres dans sa chute. Le réchauffement de la terre qui annonce d'autres catastrophes est lui aussi dû à la surchauffe de notre économie.
Ce n'est pas un problème de surpopulation comme beaucoup le pense mais bien de mode de vie.
En 2014, le dépassement écologique est essentiellement dû à la population la plus riche, c'est à dire seulement un 1/cinquième de la population mondiale. Même si nous parvenions à expliquer aux plus pauvres de ne surtout pas faire comme nous, les pays les plus riches conduisent notre espèce dans le mur malgré tout.

Il est véritablement essentiel de prendre conscience que la Cause est due à ce mode de vie et donc de revisiter notre consommation.

Mais ce n'est pas le néolibéralisme qui nous aidera à cette prise de conscience puisque son principe est de laisser faire le marché (la fameuse main invisible du marché d'Adam Smith). Cette idéologie, et non une science comme certains voudraient le faire croire, a pendant ces 30 dernières années, incité nos représentants de gauche et de droite à supprimer les lois qui empêchaient la libre-circulation des biens et en premier lieu celle de la finance. Nous avons créé une machine économique sans aucun pilote pour la conduire. Avec ce système, les corrections ne se font qu'après coup, une fois la bêtise faite. La surchauffe économique se poursuivra jusqu'à l'explosion puisqu'on s'interdit d'intervenir même si le résultat est prévisible.

D’où l'apparition des décroissants.
Baptiste Mylondo est un décroissant. Cela ne veut pas dire qu'il est pour revenir au temps d'avant la bougie mais il comprend qu'il est impératif que notre économie rentre dans les clous. Il est dommage d'ailleurs qu'il n'est pas mieux expliquer le lien entre son idée de décroissance et le revenu de base.

Voilà me semble t-il un des intérêts du revenu de base : cela permettrait de refroidir notre machine économique. En effet, pour forcer les gens à travailler dans les meilleures dispositions, le néolibéralisme pense que la précarité est le meilleur des moteurs. Que chacun se sente en danger d'y sombrer nous pousserait à être toujours sur le qui-vive, prêt à tout accepter, par conséquent aussi ces travaux qui vont à l'encontre de l'intérêt la société mais pas des intérêts privés. (Exemple du bateau usine cité dans une de mes interventions précédentes.)

Le revenu de base permet de pouvoir exiger le respect des règles de sécurité que sinon on néglige si elles font trop perdre de temps au risque d'être viré. Cela permet d'augmenter le courage parmi le personnel et d'avoir un peu plus de Snowden ou d'Irène Frachon. Cela permet aux pecheurs de ne pas sortir le bateau si les quotas de pêche sont dépassés. Il peut alors s'occuper plutôt de sa famille, de lui même, ou de la vie de la cité, ce qui n'est pas la priorité de quelqu'un dans la précarité. Tant pis alors pour les quotas de pêches puisque il est sûr qu'il y aura des acheteurs: il sait que la demande est plus grande que l'offre limitée par les quotas.

Sinon la réponse de Cecile Clozel me paraît juste : le contrat ne disparaît pas avec le revenu de base. Quelqu'un qui souhaitera travailler pour son épanouissement personnel ou en vu de finance supplémentaire aura tout intérêt à respecter son contrat. Sinon cela se saura qu'il n'est pas quelqu'un de sûr. Personne ne le réembauchera.
Conduire un bus n’est pas «obligatoirement» une activité ingrate. Tout dépend du salaire, de la durée de travail, des conditions de travail etc. En regard des désagréments, certaines personnes peuvent même lui trouver des avantages et des gratifications diverses.
Il n’est pas vrai qu’on ne trouvera pas de candidats pour conduire un bus si on y met les moyens. Si on n’y met pas plus de moyens, hé bien!, le service sera réduit et les citoyens se déplaceront moins ou autrement. La marche à pied reprendra des couleurs et les gens qui la pratiqueront aussi (en 1968, je traversais Paris à pied de part en part sans problème). Pour un décroissant, tout cela serait positif.
Actuellement, les transports en communs ne sont pas véritablement un service public. Ils sont en grande partie un service au bénéfice des entreprises privées pour faire venir de loin leurs salariés au travail. Le revenu de base suffisant, qui permettra aux personnes de refuser un emploi trop éloigné, fera pression sur les entreprises pour qu’elles contribuent davantage aux frais de transport qu’en en remboursant une partie. Et si ça renchérit les coûts de production c’est le consommateur que devra y mettre le prix. S’il le veut.
D'autres problèmes se poseront.

Par exemple, est-ce qu'une personne qui travaillera pourra décider de ne pas venir travailler le lendemain?

Toute organisation a besoin de prévision à court ou moyen terme.

Autre exemple, un commerçant pourra-t-il décider du jour au lendemain d'ouvrir ou pas son magasin?

Le revenu de base devrait logiquement laisser le loisir d'aller ou pas bosser (en gros quand ça nous chante).

Comment concilier cette liberté et le besoin pour une société d'être structurée?
ah bon, le revenu de base impliquerait donc la disparition de tout contrat de travail ? C'est bizarre je me souviens pas avoir lu ça, dans aucune proposition...
Quelque part, il y aurait disparition du contrat de travail. Un contrat de travail qui deviendrait plutôt un contrat social.
Il me semble que toutes les propositions de revenu de base oublient cet aspect des choses. Enfin, quand je dis qu'elles l'oublient, disons surtout que je n'ai pas bien compris cet aspect des choses.
de fait Cécile , de fait.

Puisque le revenu de base permet de décider de ne pas travailler. C'est le but non?
ça part en vrille, non ? j'ai le revenu de base, je signe si je veux un contrat de travail, ce contrat est moins léonin parce que j'ai le choix de le signer ou pas, mais il m'engage — en particulier sur sa durée, et ses modalités de préavis.
oui on peut garder le système actuel de contrat de travail. Mais ca limite grandement l'accès à la liberté de choix que procure le revenu de base.

C'est important d'en parler (je déplore souvent que les militants de ce genre de revenu de vie évacuent la question. genre on verra ça une fois le truc en place ou bien ya pas de raison que ca se passe comme ça).

Comme la période d'essai contractuel(le).

Mais il va falloir inventer quelque chose. Car actuellement celui qui ne respecte pas la partie du contrat perd son travail. Avec le revenu de base , la sanction tombe à l'eau.

Que mettre à la place comme sanction?
La sanction, c'est toute la question.
bah oui, je ne vois pas ce qui est étonnant. Si une chose est interdite mais pas sanctionnée, alors elle est faite par ceux qui ne connaissent que la sanction pour respecter les autres.

C'est bien pour cela que l'anarchie est la forme de démocratie la plus utopique qui soit.
Pour ce qui est des absences, ayant été confronté au problème, une personne n'est pas renvoyée du jour au lendemain (sans compter les arrêts maladie de convenance, pour le dernier emploi que j'occupais j'avais tout le temps le même médecin qui les délivraient, médecin au demeurant référant pour la sécurité sociale).

il faut au moins trois sanctions pour absences, pour un emploi classique, avant de licencier quelqu'un aujourd'hui. Puisque il faut passer par toutes les sanctions : avertissement, mise à pied puis licenciement. De plus cette absence peut très bien être justifiée après coup lors de l'entretien de sanction (d'où le fait d'envoyer directement un avertissement en recommandé est à double tranchant pour l'employeur).
Sans compter que les absences supplémentaires entre l'absence qui à déclenché l'entretien de sanction et le moment de cet entretien rentrent toutes dans le cadre de la sanction délivrée après l'entretien.
Enfin les sanctions n'ont de valeurs que trois ans pour justifier un licenciement.

Bref, déjà aujourd'hui c'est long de renvoyer pour uniquement absence (sauf si l'employeur est suffisament pourvu pour savoir qu'il va perdre aux prud'hommes), alors mettre ceci comme frein au revenu de base c'est un peu exagéré. Le seul vrai frein aux absences aujourd'hui est la perte sur la fiche de paie, ce qui est également le cas pour le revenu de base.
il y a un petit malentendu puisque je me plaçais de côté de l'employeur.

Le but d'un revenu de vie est que nul n'ait besoin de travailler pour vivre, ce qui rend plus difficile aux entreprises de fidéliser leurs employés puisque logiquement le salaire sera pour l'employé un plus de revenu qui ne sera pas indispensable.

C'est ce qui changerait tout dans le rapport de force (je dirais que c'est même le but en fait). Tout en y étant favorable, on ne peut pas ne pas essayer de réfléchir aux conséquences de ce bouleversement sur l'organisation de la société.
"C'est ce qui changerait tout dans le rapport de force (je dirais que c'est même le but en fait)"

Ben oui c'est le but ! Et pour cette raison, ceux qui défendent ce système réfléchissent aux conséquences depuis un moment déjà. C'est même quelque part le cœur de leur réflexion, et le cœur du débat. Il est donc tout à fait étrange de prêter aux défenseur du RdB une prétendue "évacuation de la question".
"Avec le revenu de base, la sanction tombe à l'eau."

Je ne vois pas pourquoi: revenu de base ou pas, quand on perd un emploi, on perd un emploi. S'il y avait un intérêt initial à signer un contrat pour occuper un emploi donné, on peut supposer que la perte de l'emploi en question sera toujours une "sanction" vécue comme telle. S'il n'y a pas ou plus d'intérêt à occuper l'emploi, alors peu importe d'où vient la rupture de contrat: l'employé sera libre de partir, de perdre son revenu supplémentaire et tout autre avantage (social, moral, etc.) lié à l'emploi pour récupérer le temps qu'il y consacrait.
"Il est donc tout à fait étrange de prêter aux défenseur du RdB une prétendue "évacuation de la question" "

Parceque c'est ce que j'ai constaté dés que l'on évoque telle ou telle difficulté lié à la mise en place d'un revenu de base (surtout lorsque l'on évoque un trop grand succès qui ferait que beaucoup arrêteraient de bosser).

Pour la sanction contre le fait que l'employé ne respecterait pas son contrat de travail, vous ne pouvez pas dire qu'elle ne serait pas moindre par rapport à maintenant.

Il faudra donc aux entreprises trouver autre chose pour inciter les employés à la fidélité du contrat:

j'imagine un commerçant qui s'attend à avoir X employés et se retrouve avec moins que prévu, qu'il attend une livraison qui ne viendra pas parce que ce jour là le transporteur se retrouve avec x chauffeurs en moins, etc...

Le revenu de base est bien là pour minimiser les conséquences d'une perte d'emploi salarié. Il faut cependant aussi réfléchir aux conséquences de cette révolution et si possible avant de la mettre en place sous peine de voir l'expérience capoter.
Raah, mais relisez moi : vous enfoncez des portes ouvertes !!!

"Il faudra donc aux entreprises trouver autre chose pour inciter les employés à la fidélité du contrat"
Oui, c'est le but* ! Libérer le travail de la pression actuellement largement favorable aux employeurs due à la nécessité de travailler pour survivre. Effectivement, on enlève l'épée de Damoclès du dessus de la tête de tous les travailleurs ce qui redéfinit complètement les rapports de force sur le marché du travail et par conséquent risque de chambouler pas mal la société. C'est le but, et c'est donc réfléchi !

Quand vous dites "évacuer la question", on comprend "faire comme si elle n'existait pas ou comme si sa réponse était évidente". Vous dites que c'est un constat. Je voudrais bien que vous m'apportiez des éléments concrets étayant ce constat puisque je fais le constat inverse : penser que les gens vont s'arrêter de travailler est la première réaction que l'on observe, et donc la première question à laquelle les théoriciens du revenu de base répondent généralement.

* : [EDIT] en fait, à la relecture de votre formulation, pas tout à fait. Il faudra que les employeurs trouvent d'autres arguments pour inciter les travailleurs à accepter un emploi puisque le seul "je te donnerai de quoi manger, dormir au chaud et acheter Closer" ne suffira plus. Mais la fidélité au contrat pourra être assurée par le même mécanisme que l'actuel : un non respect d'un contrat entraîne la possibilité de sa rupture unilatérale. Ainsi, un employé qui a accepté un emploi parce qu'il y trouve un intérêt (autre que celui d'avoir un revenu minimum, donc) souhaitera a priori le conserver tant que cet intérêt subsiste, et aura par conséquent intérêt à remplir sa part du contrat.
"à priori"

tout est dit ! donc pas de souci puisqu'on suppose que...

Je pense au contraire qu'il y aura bien plus qu'aujourd'hui de gens qui ne se laisseront pas influencer par la carotte ou le bâton et que cela aura des conséquences sur l'organisation de la société.

Ces conséquences , il faut les envisager le mieux possible et y répondre efficacement afin de pérenniser l'expérience.

Pour le reste je ne vais pas épiloguer, la seule réponse que j'ai pu entendre au sujet d'un trop grand succès du revenu de base est "il n'y a aucune raison que les gens arrêtent de travailler".

C'est ce que j'appelle évacuer la question.
Vous partez du principe que l'absentéisme augmentera... ça semble peu probable : il est aujourd'hui très important (et parfois très problématique pour les employeurs), à cause de la souffrance au travail, et du fait, justement, que la plupart des gens n'ont pas le choix. Cet absentéisme-là (largement supporté par la sécurité sociale) tendra probablement à diminuer.
À l'inverse, je ne vois pas très bien pourquoi des gens qui auraient choisi de travailler pour, entre autres, gagner plus d'argent que le simple revenu de base (ou par intérêt pour leur boulot) deviendraient tous, soudain, lunatiques et inconséquents.
L'incroyable puissance de l'idéologie dominante est à la mesure de l'apocalypse qu'annoncent les détracteurs de l'allocation universelle.
"peu probable" soit mais pas impossible.

Il faut se méfier de passer pour des aventuriers, cela nuit à la crédibilité du projet.
"
"a priori"

tout est dit ! donc pas de souci puisqu'on suppose que"


Mon raisonnement est quasi redondant : si l'emploi intéresse le travailleur au point qu'il veuille occuper le poste et signer un contrat, alors l'emploi l'intéresse également au point qu´il veuille le garder. C'est comme supposer que quelqu'un qui voit un intérêt à souscrire un abonnement annuel à @si voit a priori un intérêt à avoir accès au site tout au long de l´année. C'est... du bon sens ! Pourquoi accepter un emploi quand on n'y est plus obligé, si c'est avec l'intention de ne pas l'occuper et de jouir des avantages que cela procure ?

"Je pense au contraire qu'il y aura bien plus qu'aujourd'hui de gens qui ne se laisseront pas influencer par la carotte ou le bâton."

La carotte n'est pas directement affectée par le RdB : rien n'empêche un employeur de proposer les mêmes conditions d´emploi. Le bâton qui dit "si tu ne travailles pas, si tu n'acceptes pas l'emploi que je te propose aux conditions que je propose, tu ne gagneras pas de quoi vivre convenablement" disparaîtra, c'est le but. Il faudra donc probablement adapter les carottes pour compenser la disparition de ce bâton là. Encore une fois, c'est un effet souhaité, un but revendiqué du RdB.

"la seule réponse que j'ai pu entendre au sujet d'un trop grand succès du revenu de base est "il n'y a aucune raison que les gens arrêtent de travailler". "
J'appellerai cela de la pure mauvaise foi ou une incapacité flagrante à chercher une information basique. Avez-vous seulement regardé l'émission ? Tapé "revenu de base" dans Google ? Vous y trouverez par exemple le lien vers ce site, où des réponses à vos questions sont données depuis un moment déjà.
À mon tour d'essayer de répondre à Romain sur la question du comportement négatif que nous aurions dès lors qu'on percevrait le RMI. (paresse, aller au travail quand cela nous chante, ne pas participer à l'economie.)
je vais imaginer 2 situations avec un revenu de base correspondant juste au seuil de pauvreté soit 960 Euros pour la France

cas 1) Prenons une personne qui n'a pas envie de proposer ses capacités de travail sur le marché, ou qui s'en voit systématiquement écarté.
Quelle stratégie adoptera-t-il s'il veut cependant bénéficier de quelques biens sophistiqués ?
Il me paraît évident que s'il n'est pas capable d'utiliser une partie de son temps de libre pour bricoler par lui-même les inévitables réparations, ou pour entreprendre certaines rénovations basiques de sa maison, ou pour jardiner, (la campagne redeviendra intéressante) il aura d'autant moins d'argent pour s'acheter des technologies comme un portable, etc.... Aussi cela pousse à être bricoleur, débrouillard, à réfléchir sur ce qui est essentiel, le paraître basé sur la consommation n'est plus une valeur (est-il nécessaire de changer son portable chaque année?)
S'il n'est pas bricoleur et n'a pas envie de le devenir, peut-être se décidera-t-il à aller frapper à la porte d'un réseau d'échange SEL en proposant des services qu'il aime pratiquer. S'il promet quelque chose, il devra respecter sa parole. Le déguisement ne tient pas dans ces réseaux. Ce revenu limité pousse ainsi à aller vers l'autre, à échanger avec lui bien au-delà du simple problème à résoudre. Les rapport ont intérêt à être honnête. Ce sont d'autres relations que simplement marchandes qui se nouent. C'est un grand pas pour découvrir que son savoir, s'il n’intéresse pas le marché du travail, intéresse d'autres personnes lui permettant de prendre ainsi confiance en lui. Cela peut être le prémisse à l'envi de participer à la vie de la cité, à un début de conscience citoyenne, car pour s'imaginer citoyen, il faut d'abord se respecter un minimum. Cette volonté de travail là, d'être un citoyen, ne peut venir que de soi, d'un travail sur soi, de decider d'accorder du temps pour cela.
Il est évident qu'il consommera moins, ce qui pour notre biosphère est mieux : Si un certain nombre de personnes jardinent, ils participeront à protéger notre biosphère qui doit impérativement retrouver suffisamment de forces vitales pour s'auto-réparer.
Nous voyons que si le seuil du RB est calé dans un premier temps sur celui de la pauvreté, cela n'incite pas à la paresse, ni au repli sur soi, que cela va dans le sens d'une économie restant acceptable pour le renouvellement de notre biosphere.


2) Prenons le cas d'une personne qui souhaite mettre ses capacités de travail sur le marché. Ne nous leurrons pas, de plus en plus son profil devra être celui d'une personne hautement diplômée, les petits boulots tendant à disparaître pour dix mille causes se combinant entre elles que sont les progrès technologiques, la participation des consommateurs à accomplir une partie du travail très basiques et si le revenu de base était voté, on n’appellerait plus son plombier juste pour changer un joint. On aurait le temps pour faire la réparation soi-même. Idem pour ce réparateur de chaudière dont le seul geste technique consiste à remplacer une pièce défectueuse par une neuve à un prix astronomique alors qu'on peut la trouver en quelques clics sur internet. Les professionnels qui resteront devront avoir un vrai savoir-faire. Les baratineurs qui vendent du vent auront face à eux des gens ayant du temps pour apprendre et saisir la manipulation surtout s'ils ont compris l'intérêt d'entrer dans un réseau d'entraide pour recevoir de judicieux conseils.

Revenons à notre personne hautement diplômée : Pas de risque que ce genre de profil dise à son patron « désolé, aujourd'hui je reste à la maison. Débrouillez-vous ! » Car s'il le faisait, il y resterait pour longtemps à la maison ! La concurrence pour ces postes de haut-niveau est et sera de plus en plus grande. Seuls resteront ceux qui y trouvent un equilibre personnel, une necessité profonde à le faire. Donc pas de risque pour l'entreprise de voir la révolution de ce côté-là. Tout au plus, peut-on espérer que ce revenu de base permettant d'être sûr de ne pas tomber dans la précarité, réveilleraient chez ces "experts" la petite flamme citoyenne, leur donnant cette force de s'opposer s'ils se rendent compte que la hiérarchie leur demande de commettre des irrégularités comptant bien sur le fait qu'ils n'oseront rien dire.

Pour l'inquiétude de qui-se-chargera-des-poubelles ou ce genre de tâches collectives, une inquiétude qui revient régulierement:
actuellement on se dirige vers ça :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/10/11/romainville-inaugure-un-systeme-automatise-de-collecte-pneumatique-des-dechets_1585695_3244.html
« La plupart des grandes villes suédoises en sont équipées. » dit l'article

ou cette autre solution robotisée
http://www.dailymotion.com/video/xbw5no_collecte-automatisee-des-ordures-me_tech

http://www.ladepeche.fr/article/2008/10/17/482283-st-orens-la-collecte-des-dechets-se-robotise.html

Toute tache basique peut être automatisée et le sera finalement, sauf si les citoyens décident qu'il est dans l'intérêt de la société de s'y prendre autrement.
Il est vraiment génial ce forum .
Vous avez démontré que le revenu de base n'est pas une réalisation utopique .
Nous redevenons , nous devenons , maîtres de notre vie avec cette idée réaliste .

Celui qui pose la question : "qui fera le travail si ce ne sont les esclaves ?" , soit il a à sa disposition des êtres humains transformés en esclaves , soit il fait un travail à contre-coeur et se vit comme esclave .
Jules

J'ai écouté des heures d'émissions sur le sujet: Milondon, De Basquiat, Bresson etc....
Je ne découvre pas le sujet avec cette émission.

Vous avez l'audace de me prêter une mauvaise foi que je détecte dans votre réponse.

Pascal

Je n'ai jamais dit que c'était négatif et n'ai jamais évoqué les RMIstes.

Et partant de ma propre expérience, j'aime mon travail mais il ya des jours où je lâcherais bien du leste. Faisant les 3X8, j'accepterais certainement de travailler mais pas le dimanche, pas les jours fériés, pas le matin, pas les nuits. Suis je une exception?

Car je crois qu'à tout prendre si le RdB me permet de vivre sans devoir subir ces contraintes, bien que j'aime mon boulot, je crois que je m'en passerais.

Je veux bien croire que cela ne se passera pas ainsi mais on ne peut évacuer cette possibilité. Il faut prévoir comment l'on fera SI cela se passe.

Je ne peux me contenter d'un "probable que non".
écoutez, on peut évidemment imaginer que tout d'un coup tout le monde deviendrait paresseux et se trouverait satisfait d'être pauvre, mais ça n'est pas du tout réaliste. Toutes les expériences menées (et dont vous avez certainement eu connaissance, puisque vous vous êtes informé) montrent que la proportion de personnes qui arrêtent totalement de travailler est assez faible, et n'indiquent aucun problème majeur de recrutement.

Au contraire, la sécurité de ressources favorise l'activité.
On peut en effet comprendre aisément qu'elle permet d'explorer de nouveaux marchés, de se lancer, sans être absolument certain de la rentabilité, dans la production de biens et de services qui auront, peut-être, une réelle utilité sociale. Cette capacité d'innovation manque cruellement aujourd'hui à notre économie.

Probablement favorise-t-elle une activité plus autonome, moins aliénée aux "poids lourds" du marché du travail — mais on sait bien désormais que les grandes entreprises internationales ne sont pas créatrices d'emploi, et œuvrent à la captation des richesses par le capital.

Dans l'agro-alimentaire, par exemple, on pourrait espérer que l'attribution d'un revenu de base facilite la transition, nécessaire et même urgente, depuis les trusts de production intégrés qui aliènent l'agriculteur, l'ouvrier, le consommateur, tout en polluant et en gaspillant la ressource énergétique pour envoyer des poulets congelés à l'autre bout du monde (suivez mon regard), armés d'un monstrueux chantage à l'emploi, vers une relocalisation de toute la chaine de production alimentaire sur la base d'entreprises à dimension humaine.
Ce qui fonctionne en Namibie peut fonctionner aussi en Europe : à de nombreux point de vue notre système de production est aussi sinistré que celui de bien des pays d'Afrique.
"Jules

J'ai écouté des heures d'émissions sur le sujet: Milondon, De Basquiat, Bresson etc....
Je ne découvre pas le sujet avec cette émission."


On dirait pourtant. Vous posez la même question que celle à laquelle les gens que vous citez passent (une grande partie de) leur temps à répondre.

"Vous avez l'audace de me prêter une mauvaise foi que je détecte dans votre réponse. "

J'ai laissé deux possibilités : la mauvaise foi ou l'incapacité à trouver une information basique précise. Je l'ai démontré en vous donnant un lien vers la première référence que Google m'a donné (le site revenuedebase.info), où votre question est traitée de manière autrement plus complète et sérieuse que ce que vous prétendiez en écrivant " la seule réponse que j'ai pu entendre au sujet d'un trop grand succès du revenu de base est "il n'y a aucune raison que les gens arrêtent de travailler". ".
Je vous laisse libre de choisir la possibilité qui vous convient le mieux (mauvaise foi vs problème de recherche d'information facilement accessible), ou de démontrer à votre tour la mauvaise foi que vous détecteriez dans ma réponse.
Bon ok (à la vérité je me fatigue).
Je ne vais pas continuer à argumenter, d'autant que je suis partisan de ce revenu de base.

Alors y a plus qu'à et nous verrons bien. ;-)
bon, vous avez l'air d'ignorer un peu le droit du travail : les contrats de travail prévoient généralement un préavis, auquel le salarié est astreint, qu'il démissionne ou qu'il soit licencié, sauf si l'employeur l'en dispense. La loi prévoit que, s'il n'effectue pas ce préavis, il doit verser à l'employeur une indemnité égale au montant du salaire qu'il aurait perçu s'il avait effectué son préavis. La sanction, donc, existe, et elle ne se limite pas à "perdre son emploi" (ce dont on se fiche un peu si on démissionne :D ). Dans certains emplois le préavis peut aller jusqu'à trois mois, ça fait quand même un peu à casquer au cas où....

pour le reste... ben, les entreprises font preuve de beaucoup d'imagination pour fidéliser leurs clients, peut-être qu'elles en consacreront un peu plus à fidéliser leurs salariés :)
on ne parle pas de préavis mais du cas où l'employé a des absences répétées et non justifiées. Il sera licencié pour faute lourde. Je n'ai pas souvenir qu'il doive une "indemnité" à l'employeur dans ce cas.

Mais peut-être me trompe-je.
bien sûr que si, il doit quand même son préavis. Il peut en être dispensé par l'employeur qui préfère s'en débarasser au plus vite (et qui le lui paie), mais si celui-ci exige qu'il le fasse, il le lui doit (en travail, ou en indemnité).
"pour le reste... ben, les entreprises font preuve de beaucoup d'imagination pour fidéliser leurs clients, peut-être qu'elles en consacreront un peu plus à fidéliser leurs salariés :)"



Ce qui est sûr et certain c'est que l'instauration d'un droit à un revenu, individuel, inconditionnel, universel, garanti à vie, payé par l'Etat, et d'un montant suffisant pour ne plus être contraint de travailler pour "vivre", entraînerait un sacré bordel dans tout le système économique.

Et nous présenter cette "solution" comme seule alternative à TINA est du terrorisme intellectuel.
je sais pas pourquoi vous m'adressez cette remarque, je ne crois pas avoir jamais prétendu que c'était la seule alternative : je ne crois ni à tina, ni à "la" solution. Il y a toujours des quantités de possibles — y compris pour le revenu de base lui-même, son montant, son financement, sa mise en œuvre... Et de plus, il me semble évident (je l'ai exprimé à plusieurs reprises), le revenu de base n'est pas "la" solution à tous les problèmes politiques ou économiques du moment.

mais pour ce qui est du "sacré bordel", si on voit ce qu'a pu donner la géniale invention des subprimes, par exemple, ou le bordel politique auquel risque de donner naissance la paupérisation d'une part croissante de la population, bah...

Pour ma part, j'estime que le revenu de base doit permettre de préserver chacun de la misère, mais pas de la pauvreté (c'est toute la différence entre carences et privations) : être pauvre peut être un choix viable, et, d'une certaine façon, une utilité sociale.
Voir d'honorables réactionnaires se muer en zélés partisans de ce bordel absolu qu'est le capitalisme, voilà qui devrait étonner. Certes, un célèbre populiste de gauche fonde son anti-capitalisme sur un amour de l'ordre. A mon avis, seule la philosophie peut nous donner la clef du mystère. http://www.youtube.com/watch?v=0tbp4mtmFI8
Vous avez raison, seul un dieu surgi de l'éclaircie de l'Etre pourra nous sauver du nihilisme occidental.
saisissez votre chance, Shantidas.

saisissez votre chance, Shantidas.


1. vêtu de probité candide et de lin blanc il professait dans le désert - alors parut Jean ;
2. pour ce qui le concerne, personnellement, Shantidas a tout compris - il y a employé un demi-siècle de sa vie ; il est donc parfaitement satisfait de lui-même - puisqu'il lui était fait obligation, justement, de tout comprendre ;
3. maintenant, quant à savoir si ce tout que Shantidas se targue orgueilleusement et sans pudeur d'avoir compris, puisse être dit dans un discours audible, acceptable, publiable afin que ses contemporains voient la lueur du salut poindre dans les ténèbres du nihilisme occidental (sic).......
4.Shantidas, philosophe athée, a écrit un livre,"Jésus balsamique et le philosophe", que vous connaissez. La voie du salut qui y est présentée est simple : "Aimons et créons dans la justice." Mais à part quelques clampins, dont un cardinal et un philosophe, tout le monde s'en fout [j'ai envoyé un exemplaire de mon book's à @si......silence radio]
5. Shantidas a le droit de se prendre pour la synthèse vivante de marxhegelkantjésusricoeurbouveresse mais qu'il ne vienne pas chialer gna gna gna (comme dit l'ineffable Gondalah) que personne le prenne au sérieux ;
6. or donc "la chouette de Minerve ne prend son envol qu'à l'irruption du crépuscule" (Hegel).
Gna gna gna, toujours un de plus que toi...
c clozel vous dites: "être pauvre peut être un choix viable,et,d'une certaine façon,une utilité sociale"
vous avez raison,si vous parlez de pauvreté économique,avoir un budget très limité et pouvoir fonctionner sans ressentiment au sein d'une société d'abondance,marchande.et dans le cas du ex rmi rsa actuel c'est le capitalisme français qui le permet.
je ne peux parler que de mon expérience,mais ma longue pratique d'assité,25ans,a peu déformée ma subjectivité initiale.si vous avez peu de besoin:pas de famille à nourir,pas de crédits sur le dos,et que les circonstances vous permettent ne vous abstraire du travail,vous allez vous organisez pour ne dépenser que pour le minimum.et vous aurez le maximum de temps.
tous les gadgets de la modernité,sans cesse dépassés par le progrès technique,vous seront même accessibles à vils prix quelques années après leur sortie dans le commerce.
il faut,bien sur,affronter les gagnants laborieux qui paye votre temps libre par leur conformisme moutonnier,c'est la dimension profondément exaltante de la situhation.puis descendre en italie en stop pour "la psychologie de l'art",dans des bagnoles parfois bourgeoises en lisant "le temps retrouvé"...
Donc le système économique est devenu plus important que l'être humain, ce dernier doit se plier pour éviter de trop faire mal au système.

C'est vrai la chair est molle, c'est à elle de s'adapter à la machine.
Sur ce site il y a plein d'infos:
par exemple pour le financement:
http://revenudebase.info/comprendre-le-revenu-de-base/financement/

A partir des diverses options proposées par les philosophes, divers économistes ont proposé des schémas de financement. Vous trouverez ci-dessous les principales propositions que l’on peut énumérer.
Nota : Le Mouvement Français et le présent site web ne se positionne pas quant à ce que serait la meilleure proposition de financement parmi celles existantes:

• approche A : l’universalisation et la revalorisation du RSA
http://revenudebase.info/comprendre-le-revenu-de-base/financement/#solutiona

• approche B : la part d’autofinancement
http://revenudebase.info/comprendre-le-revenu-de-base/financement/#solutionb

• approche C : la fusion du système d’aide sociale, de chômage et de retraite
http://revenudebase.info/comprendre-le-revenu-de-base/financement/#solutionc

• approche D : le revenu de base comme modalité alternative de création monétaire
http://revenudebase.info/comprendre-le-revenu-de-base/financement/#solutiond

• approche E : la justice foncière à la Thomas Paine
http://revenudebase.info/comprendre-le-revenu-de-base/financement/#solutione

• approche F : financement par impôt sur le patrimoine
http://revenudebase.info/comprendre-le-revenu-de-base/financement/#solutionf

• approche G : la redistribution de la rente pétrolière
http://revenudebase.info/comprendre-le-revenu-de-base/financement/#solutiong

• approche H : le chèque vert, une forme de revenu de base
http://revenudebase.info/comprendre-le-revenu-de-base/financement/#solutionh

il y a d'autres propositions comme dans ce film proposant un financement reposant sur la TVA
la video Le Revenu de Base | Film version Française
http://www.youtube.com/watch?v=-cwdVDcm-Z0
Félicitations ASI pour cette émission remarquable!

Un sujet porteur d'optimisme qui ne devrait pas être considéré comme si utopique que celà, des intervenants de qualité (Baptiste Mylondo et Bernard Friot en particulier) et une animation impeccable, malgré la durée de la vidéo j'ai été captivé jusqu'au bout (allez, histoire d'ajouter un bémol je dirais quand même que les 10 dernières minutes étaient de trop, ça commençait tout juste à se répéter...).

Bref, le genre d'émission qui me conforte dans mon choix de réabonnement, même si je ne regarde pas toutes vos émissions. Continuez!
Le débat continue chez Corinne Morel-Darleux qui s'appuie elle-même sur "Basta". Il continue probablement ailleurs aussi.
Je suis en cours de visite de ce site:
http://revenudebase.info/

Il y a des réponses ou en tout cas des réflexions avancées à pas mal de questions que nous nous posons sur ce forum.
Si je me souviens bien, le mot travailler vient du latin , il existe encore il me semble en italien, et signifie soufrir (En Français c'est resté pour l'acouchement). Le sens a glissé en Roman pour signifier voyager (tribuler) et a été conservé en anglais: to travel.
Travailler chez les latins et les italiens c'est : laborare ou lavorare (est-ce que laver a la même racine?) ...labourer en français, et oui, quel labeur que d'écrire un mail.
Chez les Français de mon coin d'enfance (Tourcoing), les gens disaient "oeuvrer" pour travailler: "J'm'en va oeuvrer (ou ouvrer) qu'il disait mon père quand il partait à la filature. Ma mère, elle, elle disait: "J'ai de l'ouvrage sur el table!" avant de coudre nos pantalons! Il y a de l'esprit de "compagnon" là dedans, non?
JE viens de revoir cette émission qui mérite vraiment d'être revue "à froid"

Et ce qui m'a sauté au visage c'est que l'économiste d'ATTAC, Michel Husson est vraiment à l'ouest.

SURPRENANT !!!
Le revenu de base pour modérer l’hyper-compétition
Dans un docu sur Arte "Adieu Thon, bar saumon!" un pilote responsable d'une usine-flottante expliquait qu'il respectait les quotas de pêche mais que s'il voulait, son bateau pouvait aller très au-delà au point de mettre en péril le renouvellement des poissons d'une zone en une seule pêche.

1) Nos technologies désormais permettent de donner des claques géantes à notre biosphère qui est aussi notre "bateau". Un petit trou dans la coque, notre biosphère sait réparer, même de très gros trous. Mais pour la première fois de notre histoire, on sent que notre biosphère, donc notre bateau, n'y arrive plus. Les craquements se multiplient.

2) Simple à résoudre : il faudrait cesser ces claques et aider notre biosphère à se régénérer par nos technologies.

3) Sauf que cela n'est pas possible sans modifier la règle qui régit notre économie: l'hyper compétition. Si rien ne contrebalance cette force, le bateau-usine géant remplacera inévitablement la flottille de pêche. En effet, pour survivre, le fonctionnement d'un bateau-usine géant est bien plus économique : très peu de personnels, des technologies embarquées très coûteuses, hautement rentabilisables, mais seulement dans le gigantisme. Le coût est tel que cela oblige la finance à se regrouper. (C'est ainsi que des groupes financiers peuvent devenir plus puissants que des États.) Grâce à son lobby infiniment plus puissant que celui de pêcheurs indépendants, la finance aura les moyens de récupérer à son seul profit les aides au développement des Etats. À terme les petits pêcheurs sont condamnés. Mais ils veulent eux aussi survivre.

4) Si les stocks de poissons sont en chute libre, la demande des consommateurs ne cesse d'augmenter. Aussi il est tentant de ne pas respecter les quotas de pêches et donc de taper dans le stock rendant irréversible la disparition de nombreuses espèces de poissons. ces quotas doivent impérativement être respectés, mais ils ne le seront jamais si nos pêcheurs sont dans la précarité. Ils est évident qu'ils sacrifieront l'avenir pour survivre un jour de plus. Résultat: Ce système économique favorisant la précarité est anti-écologique, intenable à long terme.

Pourquoi le revenu universel aiderait t-il à contrebalancer l'hyper-competition ?
- Avec le RU, le petit pêcheur peut alors survivre. Il peut entendre cette demande écologique de limiter ses sorties en mer. Il lui devient économiquement possible de respecter les quotas de pêche. Reste le goût du lucre qu'il pourrait avoir en lui le poussant à tricher, mais au moins on fait disparaître les raisons de survie.
- Sur le bateau-usine, la survie du personnel ne dépend plus uniquement du salaire. C'est alors beaucoup plus facile de résister aux pressions les poussant à tricher pour faire semblant de respecter les quotas de pêches. (le documentaire démonte quelques-unes de ces catastrophiques tricheries)
- Chacun peut alors re-mettre dans la balance-de-la-vie l'avenir de ses enfants, le monde que nous souhaitons laisser à la future génération. C'est un puissant contre-balancier à la gloutonnerie à laquelle nous sommes incités par les publicités.
- La lutte à l'interieur de nous sera entre cette gloutonnerie et le désir d'une autre vie. En ayant plus de temps pour réflechir peut-être que la publicité aura moins d'attrait.

Le revenu de base seule ne suffira pas à contrebalancer l'hyper-compétition.
Nous devrons la contre-balancer, car sinon le revenu de base permettant un comportement citoyen sera contourné en fabricant des bateaux-usine fonctionnant sans aucun personnel, donc sans témoin, sans alerteur.

Ce capitalisme basé sur l'hyper-competition est un choix politique. En restant dans le seul système capitaliste (pour éviter d’évoquer le communisme trop chiffon rouge pour certains), il existe d'autres formes de capitalisme ou on encadre la force de la compétition par des lois qui autorisent la possibilité de l'entraide. Le secret de la profusion et l'inventivité de la vie de la nature provient de l'équilibre entre 2 forces : d'un côté la compétition et de l'autre l'entraide inter-espèce ou au sein d'une même espèce. C'est avec cette contre-force qu'on pourra alors refaire société, mis à mal pour avoir permis par la seule hyper-compétition de plonger les membres de notre communauté dans la précarité, de ne voir uniquement en l'autre qu'un concurrent.

La piste d'un revenu maximum
Encadrer les revenus entre le revenu universel et un revenu maximum serait une maniere pour réduire le gigantisme des groupes financiers, donc leurs pouvoirs, et les faire repasser sous la coupe de la démocratie.

et puis du temps pour la démocratie
Le revenu de base nous permet de consacrer du temps pour la démocratie et peut être de comprendre l'intérêt d'introduire des lois pour contrôler nos représentants, comme ces 2 lois qui existent en Suisse:
- le referendum abrogatif permettant de supprimer des lois trop visiblement ecrites par des représentants à la solde d'intérêts privés,
- l'initiative populaire permettant aux citoyens Suisses d'ecrire des lois dont ne veulent pas entendre parler leurs représentants.
il me semble que pour certains, il y a un énorme confusion (suscitée par l'émission ?) entre le revenu de base et le salaire unique.

En particulier sur la question du travail, et de l'emploi : à l'inverse du salaire unique, le reveu de base pourrait bien favoriser le plein emploi ! Le "plein emploi à temps choisi", puisque chacun pourra choisir d'ajouter à son revenu de base plus ou moins de revenu du travail, selon ses aspirations du moment, ou de se contenter de peu. Pas le "plein emploi à temps imposé", comme c'est le cas aujourd'hui où l'emploi à temps partiel ou intermittent est sanctionné par des droits moindres (par exemple pour les "trimestres" du calcul des retraites). Et ce "temps choisi" pourrait tout à fait libérer de emplois pour ceux qui le souhaitent... Ainsi, le revenu de base, en nous libérant de l'obligation de travailler rendrait effectif le droit au travail.
Dans l'émission j'ai entendu qu'il y avait un dossier dans "À propos" sur le systeme Leclerc. Quelqu'un pourrait-il m'aiguiller vers cette ressource ? Est-ce un site, une revue papier ? ...

Merci
Bonjour,
Je viens de terminer de visionner cette très intéressante émission.
Je m'étonne de ce que ni Bernard Friot ni Baptiste Mylondo n'aient opposé au discours de Michel Husson sur la nécessité de viser le plein emploi le "NAIRU": non accelerating-inflation rate of unemployment ou "taux de chômage qui n'accélère pas l'inflation".
En d'autres termes, il s'agit d'un taux de chômage minimum nécessaire à la rentabilité du capital dans une économie donnée.
Lorsque le chômage descend sous le NAIRU, la rentabilité du capital descend en dessous de ce qui est exigé comme rémunération, en raison tant de l'impossibilité pour les entreprises d'imposer des conditions de travail dégradées (horaires coupés, intérim, etc...; voir par exemple les 4x8 de Good Year).
Je ne me souviens pas que l'éco-naute ait déjà abordé le NAIRU...
Paresse1

Une question posée régulièrement pour montrer l'irréalisme du revenu universel est : qui ramassera les poubelles ? La réponse induite est : « Rêve pas, avec un tel revenu personne ne fera plus rien parce que nous serions de nature paresseuse et des citoyens irresponsables. Drôle de vision de nous même. J'évoquais un peu plus haut l'action des suffragettes démarrée en 1903. En France, il faudra attendre 1946, un des derniers pays pour qu'enfin on accorde le droit de vote aux femmes. Le terrible est qu'une grande majorité de femmes se discréditaient elle-même en se pensant incapable de voter puisqu'on ne cessait de leur dire, que s'était écrit dans les journaux, par de grands noms : c'est que cela devait donc être vrai.

On est dans la même situation de déconsidération de soi avec la paresse. Personnellement je pense que le risque est minime parce que nous gagnerons tellement en qualité de vie y compris dans le travail que chacun aura de bonnes et vraies raisons pour surtout ne pas revenir en arrière. Cela responsabilise.
"je connais très bien mon temps.ne jamais travailler demande de grands talents.il est heureux que je les ai eus."g debord "cette mauvaise réputation"
LE TEMPS LIBRE REND LIBRE !!!

N'est-ce pas le centre du débat?

La liberté peut faire peur, pour soi et les autres.

Je trouve passionnant ce débat sur un revenu sans condition (même si on évacue bien vite le fait que c'est peut-être pas une bonne chose de ne pas exiger en retour de participer à la construction de la société qui vous nourrit).

Alors essayons de ne pas tomber dans le dogme.

Je me pose toujours la même question pour juger "est-ce mieux que ce qui est pratiqué aujourd’hui".

Et pour moi ya pas photo.

Reste encore une fois à s'assurer de la viabilité économique de l'affaire.
- Le revenu universel mettra fin au travail de survie type prostitution, vente de drogue, etc... qui, bien naturellement, explose comme actuellement quand une société n'est plus capable de proposer à tous ses membres un système honnête. Le coût des dégâts induits par les économies souterraines est colossal. Nous le payons par nos impôts ou en dépensant des fortunes pour transformer nos maisons en Fort Knox. À regarder les résultats, seules quelques puissantes entreprises vivent grassement de cette pagaille. Pour l'essentiel des membres de cette société, cela se traduit par de l'argent gaspillé, du temps de pauvres mortels mal utilisé, du stress inutile. Cette économie déréglée en renvoyant chacun à son isolement démolit notre société au point de la mettre en danger.
La question du temps libre des esclaves est une vraie question paradoxale. De même que Chaplin continue de visser des boulons hors de l'usine, de même que le prof néo-retraité continue de noter tout ce qui bouge, le salarié aliéné a comme idéal de temps libre le parc d'attraction taylorisé, le bricolage ( aux deux sens du terme), l'entertainment ( significativement intraduisible) à l'américaine, la promenade familiale dans les centres commerciaux dominicaux. En termes marxiens, les congés payés font partie du coût de reconstitution de la force de travail. Etymologiquement, les loisirs devraient être associés à la transgression ( licere, licence, transgression). Ils se disent en latin otium, dont la négation ( neg-otium, négoce) veut dire centre commercial dans cette langue passionnante.
Pas exactement dans le sujet, mais je signale la recension de ce bouquin (La gauche radicale et ses tabous - Pourquoi le Front de Gauche échoue face au Front National) par Jacques Sapir :
http://russeurope.hypotheses.org/1890
et la réponse de l'auteur, Aurélien Bernier : http://russeurope.hypotheses.org/1894

Le livre est organisé autour d’une introduction, réellement passionnante et qui pose justement les principales questions, et de deux parties qui traitent d’une part de l’historique de la montée électorale du Front national (1984-2012) et de la crise de la gauche radicale, et d’autre part de ce que l’auteur appelle les « trois tabous » de la gauche, soit le tabou protectionniste, le tabou européen et le tabou de la souveraineté nationale et populaire. Il y a là une progression de l’instrument (le protectionnisme) vers une notion fondamentale (la Nation). Il conclut alors sur les nouvelles coupures politiques, ce qu’il appelle le « néo-réformisme » et les « néo-révolutionnaires » et fait de la question des institutions européennes (l’UE) l’un des points clefs de ces nouvelles coupures.
Merci pour cet "arrêts sur images" de la société ultra-libérale qui nous est imposée palier par palier; car, en creux, il s'agit bien du choix fondamental d'organisation sociale devant lequel nous nous trouvons confrontés:
_ produire une richesse utile (voire seulement agréable) au bien vivre commun et partager avec humanité solidaire, donc équitable, tout en protégeant notre unique et magnifique Terre
_ou régresser dans une dictature féodale où quelques fausses élites dépravées laissent tomber quelques miettes de la table dans leur grande bonté après avoir pillé et saccagé dans la démesure la Terre et esclavagisé les populations dans leur "fief"; ce qu'on peut qualifier de mafia financiarisée tellement c'est évident, fanatiques du "toujours plus pour ma gueule". Tendance inscrite dans la génétique humaine contre laquelle il faut lutter.
Seule la base populaire, bien instruite de cette arnaque mondialisée, peut trancher le noeud gordien et reprendre le contrôle de son destin qui n'est pas écrit dans le marbre hyper-libéral qui n'est que du vent du désert aux gonflements de mirages.
La devise de la ville d'ici est "in virtute nodos resolvo" soit traduit librement "par l'action vertueuse je résouds les sacs de noeuds"....
Cette recherche du Revenu Inconditionnel de Base est riche en pédagogie politique avec deux grands P; cela fait partie de mon festival des idées FMR (folles mais réalisables) perso. L'inverse du TINA ultra-libéral (there is no alternative) repris par les égotiques et les acervelés pollués par la propagande médiatisée du matin au soir, pub comprise, déifiée par les cons-en-sus dont la proportion est identique en haut comme en bas!
Merci d'avoir amorcé ce très large débat! Essentiel.
Une vidéo sur les réflexions de Gorz et sa critique du travail, ses positions sur le revenu universel suffisant ainsi que son intérêt sur les reflexions de Moishe Postone autour de la critique de la valeur (sujet sur lequel Friot signifie son opposition dans l'émission d'@si):
http://www.rhizome-tv.be/spip.php?article141
Je crois que l'idée de Baptiste Mylondo de progresser par catégories est intéressante. Car en effet, il faudrait un fameux coup de balai pour que le revenu de base suffisant et inconditionnel soit possible.

On pourrait imaginer un RSA amélioré en valeur, en "conditions" et en extension. Le taux actuel ne permet même pas de survivre, et alimente les indignations sur les fraudes dérisoires qu'on pourrait dire de "légitime défense". Cette aumône s'accompagne de contrôle ridicules s'introduisant sans vergogne dans l'intimité des personnes et bafouant leur dignité. La conditionnalité, ou pire la complication des démarches en excluent beaucoup de gens qui en auraient pourtant besoin.

On pourrait décider que ceux qui sont virés de leur entreprise sans espoir raisonnable de retrouver du travail (vu leur âge, leur région, leur spécialité) bénéficient d'un salaire à vie. C'est déjà fait sous forme de pré-retraite, il suffirait d'élargir. Et bien sûr, les retraites (souvent féminines, quel hasard!), qui placent leur "bénéficiaire" sous le seuil de pauvreté devraient être complétées.

On pourrait accorder le bénéfice d'une allocation formation à ceux qui étudient ou se forment. Ça existe aussi, mais à un taux qui ne permet guère de "vivre" et c'est très marginal. Il faudrait alors revoir tout le système de formation, qui ne répond absolument pas aux besoins, et considérer que "se former" est, de toutes façons et dans tous les domaines, un accroissement de la richesse collective (ben non, je pale pas de PIB!).

Les artistes ne devraient pas être mis à l'écart, eux aussi apportent leur contribution à notre enrichissement personnel (encore une expression piégée, on n'en sort pas!).

Surtout, il faudrait effacer, de tous ces trucs qui existent déjà plus ou moins, les tracasseries de vérifications surtout destinées à humilier. Et unifier les montants pour cesser de favoriser la zizanie entre catégories.

Bien sûr, tous ces revenus ne seraient pas, pas encore "inconditionnels", ils pourraient n'être qu'un complément à des activités utiles mais peu rémunératrices, mais on avancerait dans la bonne direction de repenser l'utilité sociale, et de repenser le droit à vivre de tous et même des feignants.
J'aurais une idée à vous soumettre pour éventuellement savoir ce que vous en pensez, s'il vous plaît.

Je trouve intéressante l'idée d'un revenu de base mais très vite (et moi le premier, je le confesse à ma courte honte) on se retrouve face à l'objection "que faire si les gens ne veulent plus travailler ?". A regarder l'émission et à lire le forum, j'ai été rapidement convaincu qu'effectivement ce ne serait pas un vrai problème, et qu'après tout il y a déjà beaucoup de gens qui gagnent de l'argent à rien faire (les rentiers, ceux qui ont du capital...).

De même, je conçois bien que l'inconditionnalité du revenu inconditionnel est une donnée importante de sa valeur sociale, néanmoins, je me demande si on ne pourrait pas y inclure une petite condition ^^. Je m'explique...

Tout comme Baptiste Mylondo ou Bernard Friot, je considère qu'il faudrait, idéalement, instaurer ce revenu de base dans un contexte de changement profond des fondements de notre société (une révolution quoi). Dans une perspective où le but serait d'établir un nouveau système qui soit le plus démocratique possible, je me demande s'il ne serait pas approprié d'instaurer effectivement un revenu de base que l'on pourrait appeler revenu citoyen et qui serait le revenu garanti à chaque citoyen pour lui garantir sa liberté de citoyen.

Un système qui soit le plus démocratique possible, en restant à l'échelle d'une communauté politique comme la France, ça implique je crois un minimum de représentation (même si je sais qu'on me rétorquera que pour certains toute forme de représentation est anti-démocratique). Donc une représentation qui ne soit pas la reconduction sempiternelle d'une caste politique mais simplement l'élection régulière et limitée dans le temps de citoyens : on fait un mandat (sans cumul bien sur) et on retourne à la société civile pour plusieurs année avant de pouvoir se représenter si tant est qu'on en ait envie.

Pour limiter le biais représentatif, il faut que les élus soient contrôlés par les citoyens. Donc je pense qu'il n'est pas complètement utopique d'imaginer un système ou chaque loi est soumise obligatoirement à référendum. En gros, la représentation oriente une politique en proposant des lois qu'elle vote et ensuite, chaque loi passe devant les citoyens, éventuellement après une période d'essai (6 mois, un an...). Bien entendu, pour que cela soit faisable ça implique un vrai effort de décentralisation : ne reste à l'échelon national que ce qui implique véritablement toute la communauté, le reste passe à un ou deux autres échelons (villes, néo-département, néo-régions, bassins de vie...) où le même système de représentation qui soumet ses choix à référendum est dupliqué.

En gros on garde l'idée du bicamérisme, sauf que la deuxième chambre c'est toute la communauté politique ;). Je reste un peu simpliste, je vous prie de bien vouloir m'en excuser, je n'en suis qu'aux débuts de ma réflexion.

Et c'est là du coup qu'intervient le revenu citoyen. Car rapidement on objectera à un tel système qu'il faudra des citoyens à plein temps, et c'est vrai : être citoyen voudra vraiment dire quelque chose, ce sera un véritable investissement personnel. On rendrait enfin à la politique son intérêt et son sens, à savoir la vie et l'organisation de la cité au quotidien.

Du coup je me demande si on ne pourrait pas adosser un revenu de base à l'obligation d'être citoyen : c'est à dire l'obligation de voter en gros. Ce serait donc un système de vote obligatoire avec la possibilité pour ceux qui ont une objection philosophique au fait de voter de renoncer à ce droit sans perdre la jouissance du revenu, car je pense que ça concernera peu de monde. Et précisons que ce droit pourrait être récupéré à tout moment, l'idée c'est juste que ce soit une démarche : je fais la démarche de renoncer à l'obligation de voter, je fais la démarche de la récupérer => ce qui suppose une "sanction" contre l'abstention ponctuelle.

L'avantage donc c'est que l'activité de citoyen étant d'utilité sociale, sa rémunération est plus facile à défendre que l'idée de donner un revenu, même à des gens qui seront des "alexandre le bienheureux" : car du coup je me place dans une posture où il s'agit de convaincre la majorité des français et des françaises de changer pacifiquement de système. L'avantage aussi c'est que dans un tel système on est sûr que chaque citoyen est un homme ou une femme qui au moins le minimum (1000/1500 euros par exemple) pour avoir une vie décente et libérée des contingences de la survie qui empêche de remplir son rôle de citoyen.

La raison pour laquelle je vous raconte tout cela, c'est que pour moi qui ai découvert le revenu de base il y a quelques jours seulement, je me demande si ce que je raconte est une horrible hérésie justement car ce n'est plus purement et strictement un revenu inconditionnel.

Merci d'avance à ceux qui voudront bien me donner leur avis.
Bonne année à tous,

beaucoup de choses intéressantes, la plupart déjà connues, mais aussi désordonnées.

Je connais la thèse de Friot, très solide et argumentée, mais aussi passablement dogmatique. C'est une thèse qui présuppose un saut unilatéral vers le communisme, ce qu'il omet bien de dire. Aussi séduisantes qu'elles soient, ses propositions laissent autant de questions sans réponse, et en particulier celle de la valeur anthropologique quasi-universelle du travail, et du revenu qui lui est associé.

Le regard anthropologique et historique est vraiment ce qui manque à ces propositions et à ces débats, ce qui en fait effectivement des utopies: non pas qu'une utopie soit inintéressante en soi, mais elle se condamne de fait à son statut d'utopie. En outre, en ce qui concerne les thèses de Friot, il s'agit d'une utopie masquée, qui ne dit pas son nom, en prétendant que tout est déjà en place depuis le Conseil National de la Résistance : autrement dit ça sent l'arnaque...

Les seules sociétés ne connaissant pas le travail - le mot même était absent de la langue vernaculaire - étaient des sociétés "primitives" de chasseurs cueilleurs: les journées d'activité productive étaient effectivement très courtes mais on sait aujourd'hui que ce modèle économique implique une densité humaine extrêmement faible. Il est évidemment exclu d'appliquer ce modèle aux sociétés contemporaines, et tous ceux qui connaissent de près ou de loin des "communautés" alternatives savent très bien que celles-ci ne sont viables que grâce aux revenus sociaux d'assistance - le RSA en France.
La question qui se pose est donc de comprendre - en dehors de ces sociétés "primitives" - comment, à partir du moment où la division du travail s'est approfondie, les sociétés ont systématiquement organisé l'obligation du travail, quel qu'il soit, en connectant la perception du revenu à la participation à cette dernière - notamment à travers la religion comme le montre le péché originel chez les chrétiens. C'est un quasi invariant anthropologique - en mettant de côté encore une fois les sociétés de chasseurs cueilleurs - du même ordre que celui de l'interdit de l'inceste, de l'existence d'un pouvoir politique ou encore de la reconnaissance organisée de la paternité.

Il faut donc s'interroger sur la façon dont les sociétés à travail divisé ont organisé systématiquement la connexion du revenu et du travail: elles cherchaient d'une façon ou d'une autre à se protéger d'un péril -que celui-ci soit justifié ou fantasmé. Ce péril est évidemment celui de l'oisiveté généralisée, dont il n'est pas difficile de se rendre compte qu'elle conduit en principe à la pauvreté généralisée.
Toutes les "bonnes personnes" sur ce forum ou ailleurs qui pensent avoir bien compris la séparation entre activité utile et travail ont certes du mérite sur le plan intellectuel, mais ignorent totalement la puissance du travail comme norme sociale légitime dans nos sociétés industrielles. L'osiveté, dans toute société à travail divisé, ne peut être que le fait d'élites minoritaires - l'aristocratie ou les clercs (les intellos) - et même dans ce cas ces élites s'acquittent de fonctions sociales - la guerre ou les relations avec le transcendant.

La thèse de Friot est irréaliste - plus que celle d'un revenu minimum inconditionnel permettant de vivre - dans le sens où elle ignore totalement cet état de fait - en présupposant que, quoiqu'il arrive, des humains libérés brutalement de l'obligation matérielle de travailler s'adonneraient spontanément à des activités socialement utiles: cela engendrerait en toute vraisemblance avant tout une panique morale! Autrement dit les gens n'en voudront pas. Ont peut évidemment dénoncer l'absurdité de la division du travail capitaliste et sa violence intrinsèque, sans pour autant décréter la déconnexion absolue du travail et de la rémunération. De ce point de vue, Husson a raison: on ne mobilisera personne avec les slogans de Friot, puisque la question de "qui va travailler" se posera immanquablement - on voit bien d'ailleurs sa gène à propos des tâches "pénibles": qui va nettoyer nos merdes - à savoir exercer l'activité d'égouttier?
Il aurait beaucoup de choses à dire par ailleurs à propos du critère de « qualification » retenu par Friot pour justifier les salaires à vie : un Bac+5 choisissant l'oisiveté serait ainsi 6 fois mieux rémunéré qu'un travailleur de niveau CAP exerçant effectivement une activité socialement utile ? En quoi le fait en soi d'être qualifié tout en étant inutile justifierait une rémunération supérieure ? Il y a là certainement un impensé de la part d'un universitaire comme Friot se situant implicitement en haut de la hiérarchie sociale sans offrir aucune justification à une telle classification des individus.

Friot prône le communisme sans la révolution: encore une fois, c'est une intuition très intéressante. Mais c'est un tour de passe-passe. Il nous dit en gros qu'on peut passer au communisme - c'est-à-dire de "à chacun selon ses moyens" à "à chacun selon ses besoins" - non pas par la révolution et l'appropriation collective des moyens de production par la violence, mais simplement par l'extension en douceur de l'existant, à savoir la Fonction publique et le principe de la Cotisation (en gros la Sécu).

Or c'est ignorer plusieurs choses:

-si effectivement les salariés de la fonction publique ont une rémunération à vie (les pensions de retraite sont des traitements), en aucun cas ceux-ci ont le libre choix de travailler ou non: c'est bien leur traitementment qui leur permet de subvenir à leur besoins et à ceux de leur famille. Il n'existe aucune déconnexion entre leur revenu et leur participation à la division du travail, et je connais de nombreux fonctionnaires qui se passeraient bien de leur travail s'ils percevaient un revenu inconditionnel. Leur statut n'est pas différent à ce titre du prolétaire "marxien" obligé de vendre se force de travail.

-les prestations de Sécurité sociale sont historiquement fondés sur la perception de revenus primaires d'activité sur lesquels sont prélevés les cotisations: là aussi, aucune déconnexion entre travail et droit à prestation. Les seuls revenus sociaux déconnectés de l'activité sont les prestations d'assistance: RSA, allocations diverses, minimum vieillesse et CMU. Ces prestations ne sont absolument pas générales: elles sont versées sous conditions de ressources ou en fonction de critères particuliers à une frange minoritaire de la population. La droite UMP-cassoulet fait déjà suffisamment son travail de sape - avec succès - à propos de l'assistanat pour se rendre compte que de tels projets sont politiquement inapplicables, faute de partisans.

En outre, c'est une supercherie intellectuelle de laisser croire que le salaire inconditionnel à vie ne serait qu'une simple extension de ce systême. L'essentiel des prestations demeurent dépendantes des cotisations d'activité selon le principa d'assurance: chômage, vieillesse, indemnités de maladie. Rien à voir avec le communisme.

La supercherie de Friot consiste à dire en gros que le communisme ne serait qu'une simple extension du capitalisme monopoliste d'Etat post-fordiste - où 50% du PIB passe par la lessiveuse mutualisée - mais on a vu que cette mutualisation reste conditionnée au travail, or ce qu'il propose est très différent: une déconnexion complète et irréversible du revenu et du travail. C'est assez piquant de proposer cela dans une France dont une frange majoritaire sort à peine du "travailler plus pour gagner plus" sarkozyste pour s'engager aussitôt dans une "fronde fiscale" ne signifiant pas autre chose que "ce que j'ai gagné, c'est à moi, ras-le-bol de le filer à d'autres"...

En avançant masqué - sur le plan intellectuel - Friot passe sous silence la vraie question: celle de la viabilité d'un systême communiste. Il s'interdit donc de questionner l'"erreur" principale de Marx qui consistait à croire que la puissance capital - certes socialisé - permettrait de libérer l'humanité du travail. Les machines ne nous ont pas libéré du travail, bien au contraire, du fait du développement simultané et quasi illimité des besoins. Les ayants droits du RSA vivent aujourd'hui dans des conditions matérielles sans commune mesure avec celle des prolétaires de la fin du XIXe - si l'on met à part la question spécifique du logement - et dans des conditions meilleures que celles d'un ménage paysan au sortir de la 2e guerre mondiale et pourtant la plupart de ces personnes sont authentiquement malheureuses.
De façon analogue, les habitants des pays de l'ex-bloc « socialiste » vivaient en moyenne bien mieux avant la chute du Mur que dans les 15 années qui ont suivi, qui ont eu l'effet d'une guerre sur le plan matériel et sanitaire. Et pourtant le Mur de Berlin est tombé, pour une simple histoire de queues devant les magasins et de différenciation des produits dans les vitrines. C'est prosaïque certes mais c'est ça.
Friot, en passant sous silence l'étude comparée des sociétés de marché et des sociétés à économie planifiée, pourtant bien très bien documentée, propose une transition sans douleur vers le communisme sans interroger l'échec des économies anciennement planifiées. On peut penser ce qu'on veut du capitalisme, mais son organisation décentralisée lui confère un immense avantage : pour le dire simplement, celui des tablettes tactiles sur le minitel. Les tablettes sont des gadgets inutiles ? Soit, mais les gens les préfèrent au Minitel. Ils sont prêts à s'adonner à des tâches aussi inutiles et aliénantes que le marketing ou le contrôle de gestion pour accéder à ces biens.
Il faudrait peut-être se poser ces questions avant de fonctionnariser 100% des actifs en leur laissant le choix de travailler ou non.

Comment expliquer ces paradoxes? Ils signifient simplement que l'extension illimitée des besoins de consommation – processus à propos duquel il y aurait des tas de choses à dire - constitue une limite -quoiqu'on en pense - indépassable au projet communiste: proposez une vie "décente", c'est-à-dire sans écran plat, salon de jardin, insert, 2 voitures etc...aux gens, y compris en les libérant du travail, et ils n'en voudront pas. L'extension illimitée des besoins sociaux - non primaires, c'est-à-dire non nécessaires à la vie - mais dont la satisfaction est socialement valorisée conduira toujours les gens à travailler - et d'ailleurs à créer des emplois, essentiellement de service.
A moins de "rééduquer" la population selon les standards de vie prônés par les décroissants, le communisme n'est pas un projet politique massivement désiré - donc dans une société démocratique n'est pas non plus raisonnablement désirable à moyen terme sur un plan strictement pragmatique, à moins de prêcher dans le désert.

Le principal reproche que l'on peut faire à ces propositions - salaire à vie, revenu inconditionnel - est comme l'on dit Daniel et sa collègue à un moment qu'elle nous font manipuler des concepts politiques et sociaux intéressants mais inopérants et au mieux déroute et au pire indisposent et révoltent beaucoup de gens ordinaires votant pour la droite ou le PS. On ne les attrapera pas avec cela.
Plutôt que de supprimer brutalement la norme d'emploi capitaliste dont on a vu qu'on ne s'en débarrassera pas aussi facilement protégeons et améliorons ce qui est effectivement à notre portée: créations d'emplois publics, revalorisation forte du SMIC et des minima sociaux, réduction et re-règlementation du temps de travail (dimanche, nuit etc..), protection collective des travailleurs contre l'arbitraire patronal, taxation confiscatoire des hauts revenus, règlementation stricte de la finance, protectionnisme industriel et commercial etc...bref, tout ce que devrait faire le PS et qu'il ne fait pas.
Votez Front de Gauche si vous le faites pas déjà, ça sera déjà pas si mal.
C'est vraiment dommage d'avoir invité Friot qui brouille complètement le débat avec son délire de planification salariale qui ressemble bien davantage au communisme soviétique qu'à cette belle idée humaniste qu'est l'allocation universelle (je préfère ce terme à celui de revenu de base).

La prochaine fois invitez plutôt Marc Basquiat !
Bonne année à tous !
ENFIN !!!
Une émission passionnante. Sur le fond, le sujet ne m'est pas inconnu car déjà traité dans le Diplo (mai 2013) et chez Mermet entre autres.
Mais c'est la forme de l'émission qui m'a interpellée. Enfin une durée plus longue, des intervenants qui ont le temps de s'exprimer, comme si DS acceptait de ne pas se cramponner à son schéma de l'émission, le tout donnant la sensation d'une fluidité qu'on ne sentait pas dans les émissions précédentes.
C'est amusant car le commentaire ci-dessus de J. Badreau qui l'inverse. Comme quoi...
Bravo et merci, vous commencez bien l'année.
Bonjour,

Cela fait plusieurs émissions que je suis gêné par le mode d'animation de Daniel SCHNEDEIRMAN. Comme très souvent chez l'ensemble des animateurs d'émission de débat ou d'échange qui ont une durée de vie importante, je ressens:
1. l'animateur devient le personnage central et ses invités des faire valoir,
2. l'animateur coupe très souvent la parole car il est convaincu que ce qu'il a à dire est bien plus important que ce que dis l'invité-intervenant,
3. les relances ou les questions sont très anecdotiques comme si les téléspectateurs n'étaient pas capables de suivre le contenu des interventions des invités et de faire eux mêmes le "tri" dans les arguments des uns et des autres.

Dommage, cordialement J.BADREAU
Voilà que je suis bien triste, l'émission n'est plus en accès libre. Remettez-là, je vous en prie. En plus, comme elle est excellent, ça peut vous valoir de nouveaux abonnés!
Bonne prolongation de l'article précédent de l'éconaute !
Bernard Friot est intéressant, mais son modèle me fait penser à un communisme entre les mains d'aparachiks : ceux qui dirigent les caisses de paiement… Baptiste Mylondo est tout à fait intéressant et j'ai été séduit par la cohérence de son propos. Néanmoins, je ne suis pas d'accord, tout béotien que je suis, avec certains points.

Le plafonnement des salaires ne me semble pas utile, les impôts pourraient servir à modérer l'enrichissement individuel, sans l'empêcher. C'est aussi un point qui m'a déplu chez Friot : pourquoi supprimer l'impôt et pourquoi un chèque unique ?
Pourquoi ne pas inventer un système à la fois libéral et capitaliste tout en étant protecteur et social ? Si l'enrichissement individuel génère un impôt dont les applications sont utiles à tous, pourquoi le refuser ?

En effet, si on considère qu'un revenu inconditionnel permettant de survivre (au moins égal au smic actuel) n'empêche pas de cumuler une activité professionnelle, la misère est éradiquée, mais la possibilité de s'enrichir existe toujours. Pour financer la mesure : un impôt à forte progressivité sur tous les revenus supplémentaires, et une augmentation de l'impôt sur la consommation (avec des taux de TVA importants sur tout ce qui le luxe, les produits alimentaires nocifs pour la santé, les produits polluants et des taux allégés sur les produits de première nécessité, les produits culturels et l'alimentaire non-transformé). Le pouvoir d'achat de chaque consommateur étant augmenté du revenu de base, c'est donc une incitation à la consommation, mais une consommation orienté par la fiscalité.

Le système consumériste serait préservé et les entreprises pourraient trouver leur compte dans ce changement : la flexibilité du travail devrait apparaitre, avec la disparition du smic et même du contrat de travail tel qu'il existe. Le mode de vie des intermittents du spectacle pourrait s'étendre à d'autres secteurs. Le principe de l'auto-entreprenariat deviendrait une alternative possible pour s'assurer un complément de revenu. La disparition des assurances chômage bénéficierait au salarié et à l'employeur. Mais peut-être faudrait-il conserver une taxe sur le travail pour alimenter le système, payée par les 2 parties (il faudrait sortir sa calculette). Pour le cadre ayant un gros train de vie, le revenu de base pourrait lui permettre de cotiser à une assurance chômage privée si il le souhaite.

Une double pression se mettrait en place : d'un côté, ayant un revenu assuré, on pourrait voir certaines offres d'emploi garder une attractivité malgré un salaire médiocre, en particulier sur des temps partiels, mais d'un autre côté l'employeur aurait tout intérêt à rendre son offre attractive (en particulier sur la question de pénibilité) sinon il ne trouvera personne.
C'est un peu ce qui se passe dans la silicon valley, du reste, le cas de SAS est révélateur de cette évolution du rapport au travail.
Le cas d'Amazon décrit dans le reportage se régulerait ainsi de lui-même, quitte à payer plus cher le service (mais notre pouvoir d'achat ayant augmenté…).
L'état y trouverait son compte aussi, Pôle emploi deviendrait inutile, et le travail des CAF, si ce revenu est versé par leur intermédiaire, serait simplifié. Une allocation unique pour tous devrait aussi éviter les fraudes.

Bref, autant de points sur lesquels je réfléchis depuis que Anne-Sophie m'a mis ces idées tordues dans la tête.
Enfin une émission de deux heures, mais trop courte quand même. Qui avait un train à prendre ce coup-ci ?
[quote=Daniel]cette émission qui n'était pas du travail...
Mais si c'est du travail, pour vous, pour les invités et pour nous !
J'ai hâte de regarder cette émission, étant depuis trente ans que je fréquente les écolos parmi ceux qui ont émis cette idée.
Mais je n'ai toujours pas trouvé de "modèle économique" viable.

Pour autant sans le savoir nous y allons petit à petit car de la naissance à la mort en France nous avons des "aides" financières qui sont déjà les prémices d'un revenu de vie.

Je pense que nous devons d'abord passer par une meilleure répartition du travail et des revenus.

Mais même si il apparait logique que l'on puisse avoir les moyens de vivre, on ne peut échapper à la question: Peut-on profiter des bienfaits que nous procurent la vie en société sans participer à son élaboration ou à son maintien?
Beaucoup seront d'accord pour dire oui quand il s'agit de personnes trop jeunes, trop vieilles ou trop malades mais pour le reste de la population?

Comment organiser cette société sans risquer de tout bloquer si par aventure, les besoins de celle ci ne sont pas remplis par ceux qui accepteront de travailler?

Débat passionnant !
Ma réaction: Agacement devant le discours de Mr Friot qui dégouline de bons sentiments (sans qu'il ne lui en coûte grand chose; on ne peut donc pas vraiment parler de générosité). Daniel Mermet (dont la névrose lui fait organiser un culte de sa personnalité en "petit père du peuple" quand il est "on air" (tout en profitant de la précarité du statut de ses employés pour les tyranniser, mais cela aurait peut-être dû rester off...)) aurait-il du souci à se faire devant une concurrence aussi acharnée pour être la personnalité préférée des militants de l'ultra-gauche?

Spontanément, et selon l'expérience que j'ai de la nature humaine, j'ai du mal à imaginer que le boulanger chez qui j'achète mes baguettes continue de se lever à 4h du matin s'il peut vivre sans. Mais je reconnais que cet argument empirique de """bon""" sens (et qui, pour tout dire, sent bon son Jean-Michel Apathie!!!) n'est pas très sérieux, compte tenu du caractère structurant du travail pour le bien-être individuel (les pires dégâts du chômage ne sont ils pas d'abord psychologiques?).

En revanche, l'objection faite par Baptiste Mylondo est autrement plus sérieuse (même si Friot la balaie d'un revers de main sans lui apporter de réponse argumentée). Il parait que nous vivons en "période de crise" économique, ce qui implique que les Français consomment moins que ce qu'ils voudraient. Par ailleurs, nous sommes en période de dégradation climatique (même si quelques hurluberlus climato-sceptiques le contestent).
L'avantage de l'inégalité des richesses, c'est qu'une grosse partie de l'argent détenue par les plus riches ne sert à rien d'autre qu'à se reproduire et à enlever un petit peu plus de pouvoir d'achat aux salariés, ce qui épargne l'environnement. Qu'adviendra-t'il à la nature quand les 3 millions d'euros nécessaires à Nicolas - quenelle - Anelka pour acheter une Lamborgini Veneno Roadster serviront à acheter 400 Dacia Logan? Sans compter le nombre de pédalos qu'il est possible d'acheter avec les 40 millions du yacht "Reborn" de ce cher Nanard...

Tout cela pour vous dire (même si cela me rendra peut-être légèrement moins populaire que Daniel Mermet!!!!) qu'il se pourrait que Monsieur Mittal fasse votre bien.
ce qui n'a pas été dit concernant les travaux pénibles, la robotisation et automatisation grandissante et une des solutions pour de nombreuses situations ///
[quote=andaor]J'aurai aimé que soit présent un véritable contradicteur, un pseudo "pragmatique" qui pense qu'il s'agit seulement d'aider les faignants et que c'est impossible de l'instaurer compte tenu de la globalisation et de l'état des finances.

Bravo la foire d'empoigne où personne n'aurait plus rien compris! je préfère les émissions où il y a des divergences raisonnables qui permettent de pousser chacun à approfondir ses positions à celles où des oppositions frontales poussent les opposants à la caricature et l'émission au brouhaha. Il me semble que tout ce que vous développez, l'émission m'a permis de le comprendre, parfois de l'imaginer quand ce n'était pas dit clairement. J'ai même eu l'impression que c'était aussi le cas des intervenants eux-mêmes, que sans les convaincre, l'autre les faisait réfléchir. Husson, comme vous l'avez noté, pourrait bien s'intéresser de plus près au revenu de base désormais. Friot devrait maintenant réfléchir à la question de la pénibilité versus la qualification comme critère de niveau de salaire. Mylondo m'a semblé, lui aussi, intéressé par certains développements de ses compagnons. Les questions posées par Husson et développées par Anne Sophie concernant l'effet du RB sur les femmes donnent également à penser.

Pour moi, en tous cas, c'est une des meilleures émissions d'@si depuis mon abonnement, la meilleure même je pense, et ce n'est que le début d'une réflexion que j'ai bien l'intention de poursuivre ailleurs et avec l'aide d'autres chercheurs. Il me semble, par exemple, que les réflexions de Christophe Dejours sur le travail enrichiraient considérablement le débat. Mais ce n'est qu'une piste parmi de nombreuses autres.
Avant tout ASI est avec cette émission dans son rôle, critiquer et analyser les médias traditionnels ne suffit pas, il faut parler et traiter les sujets qu'ils passent à la trappe du mépris ou de l'oubli.

Mais quelle déception !
Encore une émission sur le revenu de base qui ne parle pas du revenu de base mais qui contribue à en obscurcir le concept.

B.Friot défend un salaire à vie et non un revenu de base. Sa présence n'est donc pas indispensable. D'ailleurs, pour ma part, son système de salaire à vie est mis en place par des moyens douteux "appropriation du capital par les salariés" .On ne sait jamais qui distribuera les bons et les mauvais points dans le cadre de son échelle des salaires fixes. Si je me souviens bien, il dit à un moment que c'est la démocratie qui fixera les conditions, bref selon moi on peut quand même redouter les instances qui attesteront ou non de la qualification d'un individu. Imaginez l'arbitraire possible et la pression au moment de cette sélection...M. Friot aussi pour je ne sais quelle raison idéologique embrouillée refuse que ce salaire soit cumulable avec un autre, éradiquant ainsi toute diversité possible de choix de vie.

M. Husson est hors sujet, il a même limite l'air de se convaincre peu à peu au cours de l'émission du bon sens de l'instauration d'un revenu de base sans, semble-t-il, y avoir vraiment réfléchi auparavant.

Enfin M. Mylondo parait être le seul vrai défenseur du revenu de base. Seulement il défend la vision spécifique d'un revenu de base indissociable d'une politique de décroissance. Cette position est intéressante et nourrit le débat mais elle n'est qu'une forme parmi d'autres de mise en place d'un revenu de base.

Le revenu de base est un puissant levier de redistribution capable de transformer le rapport de force entre dominants et dominés. La question du montant est essentielle et aurait du être au cœur du débat. La question de l'objectif l'est tout autant car en effet le revenu de base peut être instrumentalisé, notamment par les ordo-libéraux qui souhaiterait justifier en échange d'un revenu de base la mise à la casse expéditive de tous les services sociaux et redistributifs.

Mais le revenu de base ne signifie pas l'arrêt de la pensée. La vie démocratique ne s'arrête pas une fois qu'il est instauré. Les systèmes de chômage, de retraite perdurent, les allocations handicapées ou les aides au logement continuent d'exister. Aussi le fait qu'il se cumule implique nécessairement que les gens continuent à aller travailler car en effet beaucoup voudront encore travailler pour augmenter leurs revenus. Mais ce qui bouleverse le système c'est justement que d'autres auront le choix de s'adonner, si ils le souhaitent, à des activités improductives ou pourront se former à d'autres métiers. Il sera même possible d'alterner au cours de sa vie les périodes improductives et productives.

Avec un revenu de base simple, la vie des gens ne devient pas monolithique. Elle s'enrichit et peut varier en fonction de la vie et des rencontres. Le rapport de force change concrètement en renforçant le commun et le bien public sans brider la liberté individuelle détestée par beaucoup de gens aujourd'hui.

Je reviens maintenant à l'émission. On a choisi de rester dans les hautes sphères de l'intellectualisme et de privilégier les querelles entre chapelles idéologiques en s'amusant avec les mots et les concepts comme si cette mesure ne pouvait être instauré que par un grand soir et par une abolition pure du "système capitaliste".

J'aurai donc préféré d'autres invités. D'abord pourquoi pas un membre du mouvement citoyen pour un revenu de base (cf www.revenudebase.info) et de préférence M. de Basquiat qui réfléchit à un revenu de base avec un montant claire et chiffré. J'aurai aimé que soit présent un véritable contradicteur, un pseudo "pragmatique" qui pense qu'il s'agit seulement d'aider les faignants et que c'est impossible de l'instaurer compte tenu de la globalisation et de l'état des finances. B. Mylondo aurait été plus à l'aise avec un tel plateau pour défendre sa vision propre d'un revenu de base couplé à la décroissance.
1. Bonne émission, parce qu'il est certain que les chaînes de télé du PAF ne produirons jamais un tel débat sur un tel sujet. Donc, que vive et prospère @si !
2. émission déséquilibrée car face aux deux défenseurs d'un changement radical du mode de distirbution des revenus, M.Husson n'a pu opposer que de maigres considérations pratiques. Face à Friot il eut fallu quelqu'un comme Jean Gadrey.
3. je ne vais pas refaire le débat et je ne peux que formuler quelques remarques.
4. le "revenu de base" (Mylondo) est la version soft (soit-disant compatible avec le système capitaliste) et le "salaire à vie" (Friot) est la version hard (incompatible avec le système capitaliste) de la même idée : tout individu doit pouvoir disposer, de sa naissance à sa mort d'un revenu suffisant pour vivre, qu'il produise ou non des valeurs économiques (c'est-à-dire des biens et des services ayant un prix)
5. la version Friot est la plus théorisée. Elle s'inscrit dans un modèle de société alternative à la société capitaliste actuelle. C'est un type de socialisme autogestionnaire et fédéralisé : socialisme, car il supprime la propriété privée du capital (entendu ici comme moyens collectifs de production) ; autogestionnaire, car il transfère la propriété du capital aux salariés des entreprises, constitués en « collectifs » ; fédéralisé, car les unités productives (ex "entreprises") transfèrent une partie de leur valeur ajoutée à des "caisses d'investissement".
6. quelques commentaires sur le modèle Friot :
6.1. Friot distingue radicalement les fonctionnaires des salariés du privé. Les premiers seraient rémunérés sur leur personne, les seconds sur leur qualification. C’est une distinction bidon. Les fonctionnaires sont recrutés sur la base de diplômes et de concours qui définissent leur qualification. Meussieu Friot est agrégé et docteur en économie : il a été sélectionné par une aristocratie du savoir et tous les candidats n’ont pas été sélectionnés. Il y a bien eu un rapport de violence (Bourdieu dirait de domination) : certains ont le concours et s’ouvre la voie royale de l’emploi à vie ; d’autres n’ont pas le concours et…ils vont se faire voir ailleurs !
6.2. il est difficilement croyable que les travailleurs en entreprise, dès lors qu’ils seraient assurés d’avoir un salaire individuel de 1500 E. mensuels (soit 3000 E pour un couple) continueraient gentiment de se lever tous les matins à 6 heures du lundi au vendredi pour aller au boulot, plutôt que de rester sous la couette à caresser bobonne !
6.2. imaginons la scène : le jour J +1 : les salariés de chez Doux à Chateaulin sont propriétaires de leur boîte (et le patron reste chez lui) La caisse sociale dont dépend la boîte annonce à chacun des salariés qu’elle va leur verser 1500 E nets à la fin du mois, qu’ils soient au boulot ou qu’ils soient chez eux. Qui c’est qui va rester pour bosser ? Combien d’heures ? A quelle rémunération ? Combien de poulets congelés sortiront des chaînes ?
6.3. en termes macro-économiques (puisque Friot nous fait brillamment une re-distribution des agrégats de la Compta. Nat. à sa façon !) il est sûr que la demande de consommation populaire serait boostée ; mais il n’est pas du tout certain qu’il y ait une offre correspondante à cette demande.
7. comme aurait dit Engels, le modèle Friot relève du socialisme utopique
S'il est vrai que les grands découvreurs sont nécessairement désintéressés, ils resteront probablement à jamais inconnus. Les célébrités de la science ne seraient que la partie émergée d'un iceberg. La propriété intellectuelle est en un sens une horreur, et j'admire les chinetoques qui ont du mal à en digérer le concept.
a propos de la qualification: l'intelligence est un bien collectif: le savant génial seul dans son labo n'est qu'une resuçée du patron qui prend des risques: c'est du libéralisme, et le plus vulgaire. Les grandes percées scientifiques actuelles sont collectives, souvent simultanées.
Pas oublier que les plus qualifiés, qu'on nous présente comme les plus "méritants", se sont formés grâce à la contribution de la société tout entière. Les études longues coûtent cher, et ceux qui les font, ou leurs familles, n'en paient qu'une toute petite partie. Ce qui fait que dans nos sociétés inégalitaires, ce sont les pauvres qui paient les études des riches (ouais, un peu caricatural, mais pas si faux pourtant, réfléchissez).

Alors, pourquoi faudrait-il, en plus, que ceux qui ont eu la chance de faire des études menant à un métier intéressant reçoivent un salaire supérieur? Imaginons qu'une femme de ménage (eh oui, la référence bateau) soit plus payée: ces gens-là abandonneraient-ils leur métier passionnant pour faire des ménages? Au contraire, la question qui s'est posée à plusieurs reprises lors de l'émission c'est bien "Qui accepterait de faire les tâches pénibles et inintéressantes?" Ce qui montre bien qu'en effet, la solution de Bernard Friot, payer plus les plus qualifiés, est une solution qui conserve toute la violence des hiérarchies capitalistes. Ce qu'il assume, puisque le reproche principal qu'il fait à Baptiste Mylondo et à ses "semblables" c'est de vouloir nier la violence de la société. En gros, il lui faut lutter pour en conserver une certaine quantité?
fallait pas prendre l'option SES. Latin-grec vous aurait donné plus d'esprit critique.
En 1975, pour la Grande-Bretagne, les progrès de l'informatique permettaient de fixer à terme le travail humain nécessaire à la production de tout le pays à 10% des actifs du moment.
40 ans après, on y est partout dans nos pays riches, avec les robots ou avec l'aide des chinois. Avec deux développements imprévus pour nous.
1 - Nos démocraties donnent TOUTE la valeur ajoutée à 1% de la population (cf Olivier Todd).
2 - Nos députés européens ont décrété que les fonctions publiques ou parapubliques (ancètres du revenu de base si j'ai bien compris) seront réduites au maximum au profit des groupes multinationaux, de même que la "sécu" au profit des assurances, ou que les régimes de retraites au profit des fonds de pension.
En tant que français de l'an 2000, avec mes 100 esclaves énergétiques pour moi tout seul (cf jean-marc jancovici), je ne vais pas me plaindre pour l'instant de la démocratie française, mais pourquoi ne sait on rien de nos députés européens et de ce qu'ils décident ? voilà une image sur laquelle il semble impossible de s'arrêter et pourtant ils l'aiment apparemment pas le revenu de base, ces députés.
Merci pour cette émission.

Elle me replonge dans mes années de Lycée au début des années 80. Ma prof d'Histoire-Géo et mon prof d'Economie (j'avais pris l'option) étaient des communistes dans l'esprit des années 70. Ce qu'expliquent MM. Friot et Mylondo n'est pas utopique mais a été réalisé à grande échelle en URSS et dans tout le bloc soviétique. En URSS, le travailleur était rémunéré selon son status ; il n'y avait pas chômage ; le capital était commun (Kolkhoze) ou public (sovkhoze) etc.

Quant aux différences de point de vue entre M. Friot et M. Mylondo, elles m'évoquent aussi les définitions de l'époque : le socialisme (soviétique) est basé sur "à chacun selon son travail" (je pense que c'est la position de M. Friot) - il constitue une première étape au communisme qui est basé sur "à chacun selon ses besoins" (la position de M. Mylondo).

Autre point qui aurait mérité être discuté par D.S: et le reste du monde, et l'Europe (dans tout ça) ? Comment tenir face à des produits importés encore plus compétitifs ? Comment réagir face à une immigration potentielle attirée par notre nouveau paradis ?
Chaque fois que cela sera possible technologiquement, pour des raisons de compétition et donc survie, l'entreprise choisira la machine pour remplacer l'humain. De ce côté là, nous sommes donc inéluctablement poussé vers la sortie.

La question qui devient alors urgente:
Que devient notre société si la forme de travail soumis à d'autres en échange d'un salaire vient à disparaître ?


Le theme du revenu universel est un très bon support pour nous permettre cette réflexion avec un regard positif sur notre avenir.

Cette phase de disparition est largement entamé avec toutes les tensions que cela créé dans notre société et qui s'emplifieront tant que le problème ne sera pas traité. Nos politiciens en continuant à nous raconter l'histoire de la crise conjoncturel, retardent notre réflexion. Pourtant ils ne sont pas ignorant du probleme. Cette citation:

« En septembre 1995, sous l'égide de la fondation Gorbatchev, cinq cents hommes politiques, leaders économiques et scientifiques de premier plan, constituant à leurs propres yeux l'élite du monde (!), se sont réunis à l'Hôtel Fairmont de San Francisco pour confronter leurs vues sur le destin de la nouvelle civilisation. (....) L'assemblée commença par reconnaître - comme une évidence qui ne mérite pas d'être discutée - que dans le siècle à venir, deux-dixièmes de la population active suffiraient à maintenir l'activité de l'économie mondiale". ("L'enseignement de l'ignorance" - Jean-Claude Michéa ). On pourra aussi lire ces liens :
http://www.broguiere.com/culture/ignorance.htm

La disparition du travail est le sujet de préoccupation de Jeremy Rifkin qu'on peut retrouver dans ses livres « la fin du travail » et « troisième révolution industrielle" Deux livres clés dont voici une analyse sur ce lien:
http://www.cnam.fr/servlet/com.univ.collaboratif.utils.LectureFichiergw?ID_FICHIER=1295877018177
Je ne sais pas si ce n'est pas même au delà de l'utopie. Je me demande si la survenue de cette idée de revenu de base n'est pas un symptôme d'une grande détresse de la société.
Parce que ce n'est pas tendance du tout. Autant "l'an 01" fleurissait sur un bon terreau, une époque propice au renouveau, autant actuellement ça pousse sur ça: http://www.leparisien.fr/espace-premium/hauts-de-seine-92/les-salaries-furieux-contre-le-syndicat-31-12-2013-3450627.php un employé qui veut créer un syndicat doit être sous protection policière... Le patron est gentil et n'a rien à se reprocher qu'ils disent et les syndicats mettent le bazar: eh non! un patron gentil commence par respecter la loi sur le droit à la création d'un syndicat. Et sur cette poussée du non droit qu'on sent actuellement genre tendance mafieuse mondialisée, rien ne peut germer de ce style.
exitante, c'est un peu fort, exaltante plutôt car il va bien falloir enclencher le changement un jour , il y a un vrai défi du même niveau que la guerre contre hitler et le mikado en 1940. Le développement planétaire au rythme actuel n'est pas soutenable, le montant du salaire à vie sera revu à la baisse très fréquemment dans nos pays riches pour réduire l'écart entre pays riches et pays pauvres, la nature du travail et du bonheur sera aussi adaptée aux ressources plus rares, aux conséquences du réchauffement climatique...
deux défauts du système de salaire à vie, dans sa présentation en tout cas, l'homme n'est pas uniforme de sa naissance à sa mort, en besoins et potentiel. il faudrait alors capitaliser le salaire. fixer le montant du salaire ne sera pas une mince affaire, en l'absence d'un big brother forcément un peu totalitaire.
il y aurait bien une autre solution, changer la redistribution actuelle des richesses (exil fiscal, héritage, impot...) en tordant un peu le bras aux mécanismes de dominance gravés dans les gènes des sociétés humaines, mais là attention à l'utopie...
finalement, l'émission est un bon tremplin de discussion.
"On sacrifie notre bonheur sur l'autel de l'emploi", le bonheur de qui pour l'emploi de qui et pour quoi faire? Dans un autre forum, j'avais compris que le bonheur actuel des pays riches était du à l'énergie abondante pour tous et aux machines qui "donnent" à chacun l'équivalent d'une centaine d'esclaves, qui permettent la nourriture en excès, le temps libre, les déplacements, les services...Une petite mise en perspective avec les problèmes de développement soutenable au niveau de la planète serait intéressante, un peu perturbante pour nous et notre revenu de base certes...
Un grand merci à Bernard Friot, que je découvre à travers cette émission, pour la pédagogie dont il fait preuve et pour l'intelligence du projet politique qu'il expose, apaisé, précis, chiffré, établi sur de solides bases théoriques et historiques, visant extrêmement juste, et rien de moins à mon avis qu'une véritable solution et espoir pour les travailleurs. Sans aucun doute les graines qu'il plante germeront.
Pourquoi est-ce que c'est souvent dans les 1O dernières mn que j'ai l'impression que ça commence ?

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émission très décevante, tous les arguments économiques sont d'une énorme vacuité. Le plus agaçant et que personne sur le plateau n'apporte la contradiction. Cette propagande liberticide est navrante de vacuité,

DS pose des questions qui n'effleurent même pas les problèmes d'un millimètre.

Un débat aussi peu contradictoire, me laisse perplexe, et me fait reconsidérer mon abonnement à ASI. D'une part la thématique est tellement éloignée de ce que j'attends de ce site, et d'autre son traitement sans contradiction est insuportable.
Evidement, nous souffrons tous du biais de confirmation et je suis sur que la plupart des intervenants sur ce forum étaient déjà des convaincus.

Ce qui fait surtoujt très peur c'est d'entrevoir la société de coercition et de violence qui est sous-jacente: on va commencer à spolier les gens, puis leur assigner du travail au travers de coopérative, et finalement on empéchera les gens de quitter le pays pour vivre librement. Ca sent énormément le réchauffé.

J'encourage tous les participants à ce forum qui ont la tentation très franchoullarde d'imaginer qu'un système centralisé et sans profit est préférable, de prendre le temps de lire "the Road to Serfdom" de Hayek (ah..le nom du diable sur ce forum.....). Anne-Sophie, peut-être une idée de cadeau pour votre ami perdu dans la montagne ? ou pour vous une alternative à Attac ?

L'émission fut par moment distrayante (surtout Friot qui se cape de respectabilité pour dire des inepties). Par example son dedain pour Milton Friedman m'a fait penser à mes commentaires stupides durant un match de football. Ou alors sa remarque démagogique sur le Médiator qui démontre sa profonde méconnaissance de l'industrie pharmaceutique.

Encore une fois un débat à sens unique. DS et Anne-Sophie sont journalistes et sont restés tres superficiels. La plus belle des filles ne peut donner que ce qu'elle a.
Trés bonne émission.

Explication du communisme par friot mais sans l'avouer ce mot est devenu trop négatif.

2 3 points intérressant sur la décroissance.

J'aurai bien apprécié que Friot developpe son affirmation sur la violance social.
Faut t-il un ennemi commun pour faire societé?

J'éspére que les suisse vont etre pour, en tous cas le revenus de base à déja le mérite de créé de la conscience politique.
Pour encore mieux comprendre Friot, il sera à Epône dans le 78 le samedi 11 janvier et le samedi 1er février de 15h30 à 18h30.
http://www.up78.org/samedi-11-janvier-2014-le-pouvoir-de-la-cotisation/

6 heures de Friot, il faut bien ça.
Merci pour cette émission très stimulante, qui a effectivement le mérite de faire réfléchir à ce qu'est notre société. L'aspect du cadre national n'a pas trop été évoqué, à part un mot de Mylondo pour dire qu'il placerait justement ses réfores dans ce cadre. A l'échelle planétaire, et la mondialisation en est la preuve, la puissance économique des pays les plus riches asservit les pays les plus pauvres. Et que donc, l'efficacité économique d'un système n'est pas sans impact sur son avenir, sauf à ce que le système s'impose dans le monde entier.

Dommage donc de ne pas se poser la question de la concurrence internationale, à savoir que même si le pays A a un système dix fois plus juste que le pays B, si au bout d'un certain le pays B est en moyenne dix fois plus riche que la A, il se passe que :

- les habitants du pays A finissent par faire la tête quand il voient les touristes du pays B débarquer chez eux, ou quand ils ont eux la chance de visiter le pays B (sauf à fermer les frontières, justement)

- le pays B sera tenté d'utiliser sa supériorité sur le pays A (en en forçant la porte économiquement, politiquement ou militairement s'il le faut)

Sans être spécialiste, il me semble que l'URSS ne s'est pas effondrée sous Staline, époque où elle était la plus inhumaine, mais sous Gorbatchev, époque où elle était économiquement la plus faible.
L'Initiative Citoyenne Européenne existe pour permettre l'étude d'un Revenu de Base inconditionnel en Europe. Nous devrions tous la signer avant le 14 janvier pour pouvoir ensuite bénéficier d'éléments plus concrets qu'actuellement (mode de financement ? montant estimé ? etc.)

Ce que je n'arrive absolument pas à comprendre, c'est pourquoi aucune association caritative n'a invité leurs réseaux à signer et à faire signer l'initiative citoyenne européenne pour ce Revenu de Base ? Ne devraient-elles pas être parmi les premières à souhaiter que puisse être étudié un tel Revenu de Base inconditionnel en Europe ? Ce Revenu pourrait pourtant être une solution -qui plus est, jusqu'à leur mort- pour chacun-e des personnes dont elles s'occupent ?

AUCUNE réponse des personnes que j'avais pu contacter à ce sujet. De quoi me poser beaucoup de questions sur le but de ces associations.

Pour les gens du Nord, dès demain et les jours suivants, plusieurs débats sur le REVENU DE BASE dans la métropole lilloise
Si c'est pour transporter Baptiste Mylondo, je veux bien me dévouer pour faire conducteur de bus, d'estafette ou de pousse-pousse.
Je n'ai vu pour l'instant que le début de l'émission et n'ai pas eu le temps (ni le courage) de lire les contributions de ce forum. Je trouve tout cela atterrant. Une seule question : on fait quoi de ceux qui ne veulent pas donner leurs entreprises, on les envoie en prison ? Pol Pot pas mort...
Les critères d'attributions du revenu de base ne me semblent pas très clairs. S'il s'agit de l'attribuer à toute personne résidant en France, nous sommes assurés de crouler sous une immigration incontrôlable et ingérable.
Par contre, s'il s'agit de l'attribuer uniquement aux détenteurs de la nationalité française, comment encadre-t-on le travail des immigrés ? Dans l'hypothèse où ils seraient censés vivre uniquement avec des revenus liés à leur travail, ne créé-t-on pas une nouvelle forme d'injustice, puisque un français qui réaliserait le même travail "gagnerait" au final plus d'argent ?

Autre point : mettre en place un système de revenu de base engendrera une augmentation du coût de la production, tout simplement parce que pour attirer un "travailleur" (puisqu'on ne pourra plus dire "employé"), il faudra lui fournir un salaire qui soit vraiment attractif. Comment gérer notre compétitivité dans ce contexte ?
Impossible.
Parallèlement, le coût de la vie augmentera, au fur et à mesure, le revenu minimum ne représentera qu'une partie de plus en plus congrue du revenu nécessaire à la vie du foyer, et nous reviendrons dans un contexte où ce sera le travail (l'emploi, sigh...) qui définira notre position par rapport au seuil de pauvreté.

Mais mon opposition tient plutôt à une question simple : comment faire pour empêcher que dans le contexte d'un revenu de base nous ne nous comportions pas tous comme des "alexandre bienheureux" ? A partir du moment où a de quoi vivre, aucun apport financier complémentaire ne peut rivaliser avec le plaisir de passer son temps avec les gens qu'on aime.
Je ne vois pas comment on pourrait maintenir une économie viable pour notre pays dans ce contexte.

Cela me donne presque l'impression qu'en voulant défendre l'aspiration au bonheur de tous, nous en nions l'existence. Ou alors c'est considérer que la raison primera, et nous placerons donc l'homme dans une situation où il devra lui même censurer son aspiration au bonheur.
Ce n'est pas de l'utopie, c'est de la cruauté !
Plaisanterie mise à part, cela tient plus d'une foi aveugle qu'autre chose. Et est-ce qu'on peut réellement fonder une société stable sur une simple foi ?
Super ils nous ont réinventé le travail collectif à la cambodgienne
Curieusement dans cette émission Friot ne fait pas allusion au système des retraites pour montrer la faisabilité de sa proposition, mais au statut du fonctionnaire qui selon lui a "droit à un revenu à vie lié à ses compétences". Pas tout à fait : si le fonctionnaire ne se lève pas tous les matins pour remplir sa mission, il va avoir des problèmes et s'il persiste il finira par être radié. Si il fait à peu près ce que la société attend de lui, il conservera ce revenu, en changeant en général de poste plusieurs fois dans sa vie. Ce revenu est donc lié à une création de valeur par le travail. Rien à voir avec la proposition de Friot de revenu attaché à la personne.
Par ailleurs je ne suis pas du tout convaincue que le modèle de la retraite puisse être généralisé à toute la population : perception d'un revenu, dépendant de la compétence, qu'il y ait ou non activité créatrice de richesse. Je préfère de beaucoup l'idée que la retraite par répartition est un système de solidarité intergénérationnelle : un prélèvement sur les revenus des actifs permet aux vieux de quitter leur emploi pour faire ce qu'ils veulent pendant quelques années, tout comme un autre prélèvement se fait au profit des jeunes pour assurer leur formation.
Friot s'est aussi un peu énervé sur la hiérarchie des revenus, se retranchant derrière la violence de la société pour justifier que le niveau de compétence soit à la base de cette hiérarchie. Bizzare comme argument !
J'ai trouvé plus intéressante l'idée du revenu de base, notamment sur cette histoire de hiérarchie des revenus liée à la pérennisation des emplois: "on supprime (les emplois inutiles), on partage (les autres) ou on réévalue (ceux dont personne ne veut)". C'est une vraie révolution du marché de l'emploi !
Bien aimé aussi l'idée que l'activité permet à la personne qui perçoit ce revenu de base de l'améliorer.
Pourquoi ne pas avoir invité Charles Beigbeder ?
Bonjour,

Tout d'abord, merci à @rretsurimage pour cette émission.
En toute objectivité, et sans vouloir dénigrer M. Husson, je trouve qu'il y avait un net déséquilibre dans le débat. Peut-être parce que qu'il n'était pas prévu que messieurs Friot et Mylondo soient finalement sur la même longueur d'onde.
Ce qui me fait dire que parfois, finalement, des émissions sans débats mais avec uniquement des intervenants du même avis qui expliquent leur points de vue et mettent en commun leurs idées pourraient être intéressantes.

Ceci étant dit, il y a énormément de remarques qui me sont venues à l'esprit mais je voulais juste exposer la principale parce que je ne comprends pas que ce ne soit pas même envisagé. Peut-être est-ce même juste totalement absurde (pas pour moi, bien sur, mais pour la réalité).

Dans les dernière minutes de l'émission, Baptiste Mylondo avoue qu'il n'y croit en fait pas du tout. Que ce n'est pas possible dans le contexte politique actuel. J'avoue que ça m'a extrêmement déçu.
Mais ce à quoi il ne croit pas, c'est le financement, pas le revenu de base.
Et de toutes façons, même pendant l'émission, la majorité des objections touchent au financement : il semble parfaitement utopique.
Du coup, il y a un amalgame entre le moyen et la finalité.

Je suis informaticien. Et en informatique, lorsqu'une fonctionnalité est trop complexe à réaliser, la réaction est de la découper en sous fonctionnalités plus petite.

Donc ce que je me suis dit c'est : pourquoi ne pas envisager d'instaurer un revenu de base à ... zéro euros ?
Il ne coûtera rien et n'est donc pas du tout utopique.
Il permet juste de débattre sur la mise en place de la mesure en écartant le problème de son financement.
Avant de savoir si on peut le financer, il faut savoir si c'est souhaitable.

Si on admet que c'est souhaitable, on le met en place "à vide".
Une fois qu'il est en place, on pourra parler du financement.
En fait c'est juste la mise en place d'un cadre légale permettant à l'état de répartir une richesse entre les citoyens.
Finalement ce n'est pas compliqué.

D'ailleurs, rien n'oblige à ce ce "revenu" soit fixe.
Pour moi, ce n'est pas vraiment un revenu de base, c'est une redistribution.
Et on ne peut redistribuer que ce que l'on a. C'est à dire qu'en aucun cas l'état ne peut garantir être en mesure de verser un revenu constant et suffisant pour vivre.
On pourrait imaginer que le gouvernement dans sa loi de finance inclus une certaine somme pour ce revenu de base.
Actuellement c'est impossible puisqu'il n'existe pas.

En plus, je me dis que c'est "tout benef" pour le dirigeant qui le mettra en place : ce sera non seulement un acte historique mais en plus ça ne coûterait rien !

Bon, voilà.
Il doit y avoir quelque chose qui ne va pas dans mon raisonnement, mais j'avoue que je ne vois pas.
Partons d'un exemple : qu'est ce que le revenu Universel changerait pour les personnes travaillant dans les médias ?

Normalement, les médias ont ce rôle essentiel dans une démocratie : celui d'être un contre-pouvoir. Sauf que c'est un vœu pieu puisque, pour l'essentiel, ils dépendent de grands groupes financiers. Parce que l'équilibre financier est difficile à obtenir, on voit bien qu'il y a très peu de « Canard enchainé », de « Mediapart » ou « d'arrêt sur image ».

En nous accordant les uns les autres ce revenu universel, il me semble que cela change la donne de ces professionnels.

- La création de sociétés de journalistes indépendantes des grands groupes financiers devient bien plus réalisable, non ?

- Si un journaliste propose un sujet qui n'interesse pas sa rédaction alors qu'il pense que c'est très important, il peut mener son investigation dans son coin, bien plus facilement qu'actuellement.

- il est même possible que certains journalistes bien payés, travaillant pour des médias sous influences financières, préféreront abandonner une partie de leur rémunération pour redevenir les vrais journalistes qu'ils ont toujours profondément envie d'être et partiront proposer leurs services à ces nouvelles structures qui naîtraient ici ou là.

Le revenu universel donne cette liberté de choix de vie.

A voir ce que cela donne pour chacun de nos métiers et si finalement cela transformerait en profondeur notre société, notre intérêt pour elle qui est bien faible en ce moment.
Je me permettrais de faire remarquer que le sous-titre de cette émission « débat sur une utopie » est doublement inadéquat (ce n'est pas la première fois que la titraille s'emballe, du reste). D'abord au regard de ce que démontre Bernard Friot qui ne propose -- en résumant sauvagement -- que d'étendre le système des retraites, celui-ci ayant fait la démonstration qu'il fonctionnait très bien. Ce n'est donc pas tellement une « utopie », dans son sens « Vision politique et sociale idéale, très éloignée de la réalité » (selon mon dictionnaire). Pas davantage que le revenu universel. Et comme celui-ci est sensiblement différent, à la fois dans son essence et dans son application, ce n'est pas « une » mais deux « utopies » (s'il fallait garder le terme) qui étaient en débat.
je trouve que la solution dite de droite a été écartée un peu vite

sans jamais avoir lu quelqu' ouvrage sur le sujet j' avais imaginé, ni économiste, ni universitaire, ni de droite ( électeur de mélenchon ) la possibilité d' un revenu garanti dès la naissance ( toujours le même quelque soit l' âge ensuite, d' un montant mensuel d' environ 600 euros ) ) épargné obligatoirement jusqu' à la majorité, et ensuite laissant le libre choix à celui qui ne s' en satisfait pas de se mettre sur le marché du travail, où la rareté des demandeurs fait monter les salaires, et, pourquoi pas, sans assurance, sans retraite, chacun gérant sa vie

pourquoi serait elle de droite ?
Parmi les nombreux mérites de cette émission, il y a la critique de l'idée vulgaire du parasitisme. L'improductivité des actionnaires est clairement pointée par Friot, alors que le capitalisme anglo-saxon repose entièrement sur l'actionnariat: L'oisiveté est au cœur de la production. Mieux, Oblomov ( alias Alexandre) est bien moins dangereux que Stakhanov, car s'il ne " produit" rien, il ne détruit rien non plus, ce qui n'est pas le cas du productivisme ravageur de la planète.
Après des remerciements à foison pour cette splendide émission (merci, merci, merci !), j'observe -- et l'intérêt en est tout relatif, mais j'ai très mauvais esprit et je ne fais rien qu'à critiquer tout le temps -- que cette émission arrive à point nommé, juste avant l'échéance de réabonnement des primo-asinautes. Je ne serais pas surpris que ça ait une incidence substantielle, ça en a une pour moi. C'est presque vicieux.
Mais j'adore la réflexion d'aristocrate de Monsieur Husson:

"Mais mon dieu, si le conducteur de bus a une vie décente sans avoir besoin de se faire chier, mais QUI VA CONDUIRE MON BUS?" "Si les boueux ont le choix, qui va me chercher mes poubelles puantes?" "Vous vous rendez compte?"

Peut être toi, Michel, qui avait plus intéressant à faire jusqu'à présent et avec un meilleur salaire que ton chauffeur de bus.

Rien que pour révéler ce genre de réflexes chez des gens "de gauche" ce débat est toujours intéressant.


Je répondrait à cette question hallucinante la question suivante :

Les consommateurs de carrefour refusent assez en bloc d'utiliser les CAISSES AUTOMATIQUES. Des machines qui font des boulots chiant pour ne pas qu'on ai besoin de les faire. "On vous aide à garder votre emploi mesdames".

Mais ça n'est pas leur emploi qui les intéresse, c'est leur salaire! Donc la proposition de friot rendrait débile cette question de "faisons travailler des gens là ou des machines pourraient nous simplifier la tache, pour qu'ils aient un emploi et donc un salaire". Non, donnons leur un salaire et remplaçons ls par des machines!
Ça m'étonne toujours que des gens puissent penser que si on n'était pas obligé par la crainte de crever de faim on ferait plus rien du tout. Sauf les très grands dépressifs (et ça, c'est vraiment une occupation qui bouffe toute ton énergie) personne ne pourrait survivre en faisant "rien".

Puisqu'on parle boulanger: c'est un beau métier, ceux qui l'ont choisi l'aiment, en général. Sauf si on le leur a dévoyé en leur faisant traiter à la chaîne des bâtons de pâte préparés à la brutale dans des usines, les boulangers continueront de faire du pain. Mon pain, bio, je le prends justement chez une boulangère dont je suis sûre que le fait d'avoir un revenu de base ne la convaincrait pas d'arrêter. Elle y passe trois soirées par semaine, plus la matinée suivante pour vendre et livrer. Elle se contente du revenu que ça lui assure, mais le principal pour elle c'est la qualité de son travail et la reconnaissance qu'en ont les clients.

Je pense que même les éboueurs pourraient, à certaines conditions, aimer et continuer leur boulot. Pas seulement ramasser bêtement des poubelles, mais passer dans les maisons pour expliquer le tri, le recyclage, le compostage par exemple. J'ai cité ailleurs l'exemple de cette ouvrière qui se découvrait capable de coudre une chemise entière, après avoir cousu pendant six ans des pattes de chemise et rien que des pattes de chemise. Qui voudrait coudre des pattes de chemise pendant six ans?

Ainsi, l'idée du revenu de base interroge avec beaucoup de pertinence et de vigueur le principe même du travail salarié où on décide si peu de choses alors qu'on y passe une part si importante de sa vie, et pas seulement en temps. Il interroge la division du travail entre tâches nobles et subalternes, le fractionnement d'un travail sensé en unités minuscules et insensées, il interroge la pénibilité non du travail en soi mais de certaines conditions de travail (rythme, temps passé, répétitivité, pressions psychologiques, angoisse de le perdre). Plus personne, en effet, n'accepterait de travailler ainsi.

Yen a qui trouvent que c'est dommage?
Mais Michel Husson est bête ou de mauvaise fois?

Les chômeurs ne veulent pas un emploi, ils veulent un salaire!
Je n'ai pas encore vu l'émission mais j'aimerais faire une petite remarque. La question de savoir "mais qui fera ce travail pénible" est tout à fait légitime. On peut se demander qui voudrait faire tel ou tel truc très chiant s'il n'est pas obligé de le faire.
Mais :
- Déjà, nous faisons tous ça. Nous faisons ce qui est impératif chez nous, par exemple: vaisselle, ménage, etc. même si nous n'y sommes pas obligés par des impératifs économiques. Nous travaillons sans qu'on n'y soit obligé par un supérieur car tout simplement nous n'avons pas le choix pour un certain nombre de choses qui doivent être faites.
- Ce qui est vrai pour le travail domestique est-il transposable ? Je vous laisse imaginer: du jour au lendemain = plus de chauffeurs de bus, plus de personnes pour ramasser les poubelles. Les poubelles s'accumulent. Vous croyez vraiment qu'on va se laisser dépérir avec une montagne de détritus qui s'accumule ? Ben pas sûr du tout = il faudra s'organiser collectivement pour faire quelque chose, idem pour les déplacements en ville, idem pour les gens malades etc.
Là où il y a des besoins non remplis, il y a déjà des bénévoles etc. qui font le boulot. Oh certes des personnes qui se reposent sur le travail des autres, ça existe au sein de chaque famille, au sein de chaque collectif, et à qui on reproche déjà de ne pas débarrasser la table, de ne pas assez aider etc.
Mais déjà aujourd'hui, au sein des organisations autogérées ou des associations, chacun fait un effort pour faire des choses pour le collectif sans être pour autant rémunéré...

Ca ne marche peut-être pas pour tout. Mais si des gens abandonnent des boulots inutiles pour faire ce qui leur plait, ça n'est pas toujours une mauvaise chose...

Et c'est vrai que ça correspond à un revirement de société assez profond mais ça vaut effectivement le coup d'y réfléchir ;-) Même si c'est pas si facile.

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J'ai voté pour l'émission reconnue comme d'utilité publique, je compte la faire tourner. Vous m'aidez?
Un regret toutefois, la principale question aurait été à mon sens de comprendre quelles sont les propositions qui tournent actuellement et qui sont libérales et les autres. J'aurais vraiment apprécié que les différents tenants du revenu de base s'afrontent. Autant dire que le représentant d'Attac n'avait vraiment pas à se déplacer car ses objections n'apportent pas grand chose à la réflexion. Il me pousse juste à penser qu'Attac s'amollit franchement avec le temps.
Pour info, le site du mouvement du revenu de base en France est celui-ci : http://revenudebase.info/
Je me pose une question peut être idiote mais j'aimerais avoir la contre-argumentation au point suivant :
sur le principe de 1200 ou 1500 euros attribué à tous ... quelle inflation ? parce que la monnaie (dans le monde actuelle) n'a de valeur parce qu'elle n'est pas partagée par tous j'imagine que la "valeur" d'icelle chuterait considérablement.
Un tel talent pour dire autant de bêtises sur un aussi bon sujet laisse proprement pantois !

Notre société est en bout de course, c’est une évidence. Et pour plusieurs raisons, d’abord à cause de la voracité financière qui s’est emparée des puissants, ensuite du fait un chômage (très sous-estimé) qui n’est viable ni humainement ni financièrement.

C’est l’énoncé (très) simplifié du problème.

L’ennui c’est qu’aucune des pistes évoquées, particulièrement par Bernard Friot, ne peut conduire nulle part, sauf dans un gouffre ! Et que pour tout arranger il en parle comme si c’était fait…

D’autre part les références indispensables sont strictement omises, par ignorance ou par choix, remplacées par le loufoque Noiret dans le rôle d’Alexandre, ce qui est intéressant mais un peu court, même s’il est pertinent de se demander combien de gens travailleraient réellement si la chose devenait facultative… Et encore davantage qui financerait ces sympathique mais probablement innombrables bulleurs !

Les omissions de références font peur, la liste suivante est non exhaustive, naturellement :

1) Pas un mot sur Rousseau et son Contrat Social,

2) Rien sur Diderot et ses bons sauvages,<