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Pour un Libéland d'insurrection

A Libé, journal aussi emblématique de la crise de la presse nationale, que de l'encalaminage idéologique de la gauche

Derniers commentaires

Que ces outils de propagande pour l'euromark, posséde par des banquiers ou des marchants d'armes d'un coté et subventionne par des fonds publics de l'autre, disparraisssent a jamais.
Je sais que j'arrive après la bataille, mais l'insurrection, ils n'ont pas déjà essayé dans les années 70 ? Pour voir un tel résultat, il vaut mieux qu'ils restent chez eux. Mais je pense que votre texte est ironique : C'était avant qu'il fallait se battre, aujourd'hui il est trop tard.

Après tout, les actionnaires ont dévoilé leur vision du journalisme, ce n'est pas une garantie de la démocratie, ce n'est pas LA façon d'informer tout un chacun des enjeux de ce monde qui se noie, ce n'est qu'une marque.

Libé a une histoire, elle s'est enracinée dans ces années 70 où tout semblait possible. Elle nous a raconté le monde agité de terribles soubresauts. Elle est le symbole de cet échec de la crème des soixante-huit qui reniaient le pouvoir et s'en sont emparés sans une seconde d'hésitation ni d'état d'âme quand l'heure de leur génération est venue, mais qui ont continué à dénier aux autres la science du pouvoir.

Libé est un symbole de notre échec à comprendre ce monde qui vient et déchire à belles dents des nations entières avant de s'attaquer à nous. Comme nous, il se comporte comme la victime qui fixe les yeux hypnotiques du tigre sans pouvoir s'en détacher, tout en étant persuadé d'y comprendre quelque chose.

Libé est le narcissisme élevé au niveau de mode de vie, le nombril à l'air à jamais, vieux, jeune, sans complexe, pendant que tout se joue ailleurs, dans d'autres hautes sphères.

A la fois marque et logo, Libé symbolise la gauche qui se dévoie sans même sans s'en apercevoir, sûre d'elle, de ses convictions à la noix qui nous entraînent vers le gouffre. L'euro ! L'euro ! L'euro.

Je me souviens, après le referendum du TLC, de l'article de Libé qui racontait que les Néerlandais avaient aussi voté contre. Mais eux; ces étrangers, on pouvait à la rigueur, les comprendre, après tout, tout le monde n'a pas la chance de pouvoir lire Libé dans son pays.
Je n'ai plus jamais touché à un Libé après ça.

Et voilà, tout se dévoile, tout devient limpide : Libé n'est pas un journal ou un vecteur d'information. Ses actionnaires ont acheté non un journal mais une marque, quelque chose qu'on peut apposer sur une Tour Eiffel de carton. Paris attire des touristes du monde entier, incrustons Libé dans une ville-musée qui n'a plus rien à dire. Un succédané de notre gloire d'antan, une époque où nous avions quelque chose à dire du monde et au monde.
Dans des murs vides mais tellement beaux, il n'est plus temps de vivre, de travailler, de réfléchir, d'exister.

Il est temps de s'immobiliser dans quelque chose de ouateux et de tellement simple, dans les bras d'un capitalisme si sûr de lui et dont le pouvoir durera mille ans.

Laissons les mourir ensemble, tendrement enlacés, comme les héros de ND de Paris.

Le vrai monde est ailleurs. Et peut-être pas sur le net.
Et dire que ce texte de DS a déjà trois ans... Il parlait déjà de la "marque" Libé !!
" hello Sartre, coucou nous revoilà. "

Salut, Germaine, tu peux me passer Serge ?
Allez chiche ! Vive l'insurrection : Commençons apr une mesure révolutionnaire, refuser toutes les aides à la presse dont bénéficie le journal et dénoncer ce système qui subventionne certains titres au détriment d'une foutitude d'autres. En marche !
Je viens d'aller lire l'article de Natacha Polony sur le site du Figaro dans les vite-dits, et je me dis que ce qu'il nous faut vraiment, c'est un Figaroland.
En plein coeur de Paris, ce centre culturo-commercial incarnerait le chic français pour les touristes et divertirait avantageusement les familles.
Y seraient exposés tous les produits de luxe que le monde nous envie, avec démonstration de Rolex devant des écrans géants passant la pub Shalimar. Les hommes y essaieraient des eaux de toilettes pendant que leurs femmes pourraient prendre des leçons d'art de la table et que les enfants s'amuseraient dans des simulateurs de vol de rafale. Médor ne serait pas oublié, puisque des stands d'assureurs habilement déguisés en expositions informatives apprendraient à leurs maîtres comment les assurer pour les examens vétérinaires complémentaires coûteux.
Permettant aux braves citoyens d'enfin se divertir à l'abri des récriminations des assistés et des partageux, nul doute que ce Figaroland générerait un chiffre d'affaire énorme.

Ce serait merveilleux.
A l'intention de l'auteur D.S.
Il est soutenable d'écrire que "l’idéologie de gauche " est CALAMINÉE c'est a dire "encrassée" par la combustion d'un gaz nauséabond social démocrate
Par contre ,avancer un -ENCALAMINAGE -idéologique de la Gauche ne permet pas d'évoquer pleinement l'idée d'un blocage idéologique par "manque de VENT.portant..".. Un voilier ENCALMINE ! ! ! STOPPE ! en panne ,au mouillage !!!
OUI il s'agit bien de cela ,La "GAUCHE" est encalminée Ce n'est pourtant pas faute de brasser de l'air!!!
Un courant d'air n'a jamais fait avancer une "barque" !!!! AUCUN "marin" ne l'ignore !
Des petites leçons de "résistance" par les Zapatistes du Mexique (je sais, c'est en espagnol...)
http://radiobilingue.org/features/siete-lecciones-zapatistas-para-activistas-luchadores-por-la-justicia-social/
Je n'ai pas vu passer de lien vers le texte de Sébastien Fontenelle (mentionné ci-dessus), donc voici :

Rappelons Aux Salarié(e)s De "Libération“ Que «La Vie Sourd De L'Initiative» (Et Que Rien N'Est Plus Stimulant Que De «Changer Plusieurs Fois De Profession Dans Une Même Existence»)

Extrait :

Cet épisode n’est pas sans rappeler, par maint aspect, celui, déjà ancien, qui vit les techniciens d’Antenne 2 (future France 2) se mobiliser, au mois de mars 1983, contre le «déménagement» de leur chaîne, car ils craignaient une «fragmentation de leur activité».

Ce que découvrant: le quotidien Libération, pris d’une sainte furie reaganienne, fustigea (1) la «lutte des classes de carton-pâte» de ces privilégiés, et les compta au nombre des hideux «pique-assiette» vautrés, pour la défense de leurs «avantages en nature» et au prétexte du «syndicalisme», dans le «social-corporatisme».

Contre ces ennemis du business, le quotidien Libération hurla qu’il fallait que les salarié(e)s françai(se)s apprennent à ne plus être des «sujets assistés», mais bien plutôt des «citoyens entreprenants», prêts à tout moment à «changer de vie» - et qu’ils consentent enfin, pour ce faire, et par exemple, à «changer plusieurs fois de profession dans une même existence».
Et paradoxalement, leur Une ressemble à du discours de réseau social : qui est intéressé par cette info en-dehors d'un (éventuel) noyau communautaire de très fidèles lecteurs ou leur réseau social personnel ? Leur secteur professionnel peut-être, pour faire une série d'articles de journalistes parlant du journalisme dans des journaux achetés par des journalistes...

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Il faut des épiceries tapies dans l'ombre un peu partout pour que l'insurrection vienne enfin !
"Nous sommes un journal, pas un restaurant, pas un réseau social, pas un espace culturel, pas un plateau télé, pas un bar, pas un incubateur de start-up..."
Les points de suspension, c'est parce que définir quelque chose par ce qu'il* n'est pas conduit à une liste infinie.
Plus difficile peut-être serait de dire ce qu'est aujourd'hui un "journal"

* bizarrement on dit une chose mais on dit un quelque chose
Mon tip aux futurs community manageurs de libérated: touiteur marchéting pour futurs solopreuneurs, visant la maximisation du réseau social de l'info de niche

http://solopreneurhour.com/podcast/65-the-state-of-social-media-in-2014-with-rick-mulready/

Reste seulement à discoverer le Felix Baumgartner de libé, et s'inspirer des porn sites
Bonjour
Je pense que les commentaires générés par l'article de Anne-Sophie hier auraient aussi toute leur place ici.
La citation de Bossuet rapportée par Gildas Miclet (je ne sais pas faire un renvoi dans une discussion comme certains le font) est une merveille pour recadrer les journalistes de Libé.
Les actionnaires se fourvoient car si le commerce http://liberation.spreadshirt.fr/ et les produits dérivés pouvaient sauver un journal, ça se saurait.
Les employés du journal, ceux qui écrivent des articles, se donnent de l'importance, mais sauf "les signatures" pour qui on achetait parfois Libé, les journalistes sont les besogneux invisibles interchangeables qu'on les a fait devenir, supplantés perpétuellement par des pigistes signant à Libé comme ailleurs. Entre le style impersonnel de la dépêche pleine d'informations, et le style trop personnel d'articles creux qui me snobent par la multitude de "que tout le monde connait" en sous-texte qui dispense d'être clair et explicite, c'est le vide!

Pour l'AG de ceux à qui on a déjà sucé l'os jusqu'à la moelle, et pour les actionnaires, le lecteur se sent comme un pigeon à plumer.

Personne n'achète un journal pour soutenir l'emploi.
Pour la forme, j'achèterai libé quand sa "une" ressemblera à ça: http://www.ilfoglio.it/oggi_in_edicola (pourquoi imprimer des photos de nos jours?).
Pour le fond, quand la propagande sera un effet secondaire des convictions authentiques des auteurs d'article et non pas une ligne éditoriale floue qui sert à appâter le chaland.
Encalaminage ou encalminage ?
Le calaminage des bougies d'allumage de nos vénérables moteurs à essence, qui causait des pbs d'allumage avec baisse du régime moteur..?
Ou l'encalminage du voilier prisonnier d'une mer sans vents..?
Entre la baisse de régime ou l'état statique contraint, je choisis le vent.
Une girouette sans lui..Le PS aujourd'hui.
bon, en même temps, ca fait un moment que "libé" est devenu comme "le monde" un truc chiant, plein de donneurs de leçons pas toujours super pointus sur les sujets qu'ils abordent (litote) et un brin déconnectés de la société dans laquelle je vis (sont en orbite dans une autre stratosphère, il me semble, lorsque par hasard je les lis). J'ai de la compassion pour ces salariés, comme pour ceux de Doux...
[quote=Le Matinaute]quelques bonnes intuitions, qu'on a manifestement soufflées au promoteur, pour qu'il les recrache aussi mal.

Ouais... les salariés de Libé sont en droit de se demander (au cas où certaines de ces intuitions seraient bonnes) s'il est raisonnable, pour les mettre en application, de faire confiance à un mec qui n'est même pas en état de les "recracher".

On bute toujours sur la même question: ceux qui font le boulot, ceux qui "possèdent " l'entreprise... ne sont pas les mêmes. C'est comme pour la terre: ceux qui la travaillent, ceux qui la possèdent... sont rarement les mêmes. Le pouvoir d'un côté, une (relative) impuissance de l'autre. Du coup, l'insurrection a du plomb dans l'aile, tant qu'elle ne peut pas toucher au caractère sacré de la propriété.
"Un grand journaliste, c'est un aristo qui conchie ses lecteurs, point barre" (Morasse)

yes!
Je souhaite réagir à deux chroniques de Daniel S. : celle d'aujourd'hui et celle en réponse à Cohen de France Inter. Je ne pense pas du tout que D S soit antisémite, non, vraiment pas, et je pense salutaire le travail d'arrêt sur image : utile, dissonant, réjouissant souvent, intelligent, exigeant, etc. Mais Cohen n'a pas tort sur un point, je crois, indépendament de la forme de son texte et de ses sous-entendus : la position en retrait de DS, même si arrêt sur images est un site engagé, ce qui peut paraître paradoxal, mais ne l'est pas. Engagé, mais en retrait en même temps. Etre dans le camp des critiqueurs, c'est une position à interroger : on est en marge, on regarde tout cela de haut, bref on donne l'impression de ne pas s'engager, d'être au dessus de la mélée. et c'est précisément ce que fait Dieudonné, je crois. Il crée son fameux geste, puis il dit qu'il ne lui appartient plus : il n'assume pas. Il rit de tout, sans dire jamais franchement ce qu'il pense, il se cache en réalité. Il ne s'engage pas, il regarde de loin, ce qui lui permet d'utiliser des phrases immondes, tout tranquillement, avec l'air de ne pas y toucher.
Dans la chronique d'aujourd'hui, DS utilise le "vous" quand il parle des journalistes de Libé : pourquoi ne pas utiliser le "nous"? Pourquoi ce retrait, cette non implication, alors que DS écrit dans Libé? C'est ce que je ne comprends pas bien. A réfléchir?
Merci pour les infos que vous me donnez et que je ne trouve pas ailleurs.
A +
Olivier
Pour avoir un jour participé à un ASI land d'insurrection, je le conseille quand même moyen aux journalistes de Libé... Les actionnaires sont pas du genre à changer d'avis et puis ils peuvent facilement balayer les problèmes...
Autrefois, quand j'étais petit, il y avait un très bon journal qui s'intitulait "Franc-Tireur"... c'était celui de Ronsin. Mais, en ce temps-là, on faisait confiance aux journalistes, pas au millier de touiteurs qui braient dans le pré. La manie des AG a tout infiltré. Un grand journaliste, c'est un aristo qui conchie ses lecteurs, point barre. Mettez-vous ça dans la tête, petits gredins, et laissez les journalistes faire leur métier.
Moi je followe un SR, peut-être le meilleur de toute la twitosphère francophone, qui a twitté ceci : la "une" d'un journal, s'écrit une, avec le u minuscule. Voilà pour ma contribution positive à ce post.

Pour le reste, depuis la main dans le dos de Sarko à Serge July, les 6 pages d'itw de Carla Bruni chez Laurent Joffrin, le passager clandestin Nicolas Demorand à la tête du groupe, je considère que Libé devrait déjà être placé sous la protection du chapter 11. Le transformer en pizzeria avec accès réseau wifi sur la place de la République est ce qui peut lui arriver de mieux, au risque d'être pour la première fois de ma vie d'accord avec Jean Quatremer. Le comble.
Un Libéland d'insurrection, avec attractions d'insurrection : entartage symbolique de Demorand, jeu de massacre sur Ledoux et Rothschild (avec marionnettes designées par Starck, pourquoi pas, si ça peut faire le buzz), AG permanentes de soutien aux ouvriers en lutte, et souscription à la sortie. Ca se tente, non ?

Dans ce cas, ne pas oublier de placer Alain Duhamel en vitrine, comme spécimen archétypal du journalisme du siècle dernier.
Maja Neskovic, Judith Bernard, et maintenant Laure Daussy ???
Je partage complètement votre approche "réseau social" de l'information, Daniel. Je n'accorde pas ma confiance à un titre de presse, mais à des journalistes, et pour des sujets particuliers. Bon, si, je fais globalement confiance au productions de la rédaction d'ASI, car je vous fais confiance. Mais je suivrai probablement le travail de Laure Daussy lorsqu'elle ira voir ailleurs, comme je continue à suivre le travail de Dan Israël à Médiapart.
Il faut voir dans cette lutte, une simple cabale contre l'un des journalistes et directeur de rédaction les plus talentueux de France, point final
Nicolas Demorand a démontré tout au long de sa carrière, sa grande ouverture d'esprit, son indépendance et a fait de Libération , un journal cohérent qui n'hésite pas à défendre les théories libérales qui pourront nous sortir du marasme dans lequel nous avons été plongés par des intellectuels et des responsables de presse gauchisants.
Que ces privilégiés se remettent au travail et à l'image des rédactions du point et de Valeurs actuelles se remettent les mains dans le cambouis en préparant des dossiers sur les questions que tout le monde se pose: l'assistanat, l'interventionnisme démesuré de l'état et les privilèges des fonctionnaires.
hou là ..encore une "épicerie tapie dans l'ombre"..!
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