278
Commentaires

Pass sanitaire : une chronique, 537 commentaires

Jamais un texte n'avait suscité autant de commentaire de la part des abonnés depuis le début de la pandémie. Parfois loué pour sa chronique ambivalente autant que nuancée, notre chroniqueur Thibault Prévost a aussi été lourdement critiqué pour avoir assimilé le refus personnel de la vaccination à un égoïsme individuel.

Commentaires préférés des abonnés

Je suis vaccinée. Je suis pour la vaccination. Par contre je suis contre le pass sanitaire ou en tout cas son application telle qu'elle a été mise en oeuvre. Je travaille dans une bibliothèque. C'est un des lieux les plus accessibles qui existe. On y(...)

Ce que je déplore le plus, c'est la pauvreté du débat. Egoïstes contre altruistes. Inconscients contre raisonnables. Complotistes contre rationnels. Stupides contre intelligents. Voilà à quoi ça se résume bien souvent. 


Certains auront la bonté d(...)

la question du pass sanitaire ne se pose pas indépendamment du contexte social et politique. Thibaut Prévost déplore un comportement individualiste mais c'est la société capitaliste qui impose cet individualisme. Dans une société divisée en classes i(...)

Derniers commentaires

"Soit on recommence à confiner de nombreuses fois et ça va gueuler encore et encore, soit on rend le vaccin obligatoire (qui lui semble aujourd'hui une meilleure solution, ndlr) et ça ne plaira à personne. Je peux entendre les critiques du pass, mais à un moment, personne n’a de meilleure idée." 

Flûte, j'ai perdu un temps fou pour répondre de la vacuité. A part le Tatcher-Rand qui m'a aveuglé, c'est du yaqua fauquon de fin de soirée. Il ne manque plus que le "va voir en Corée du Nord si tu trouve qu'ici, c'est la dictature".
C'est nul.
Au fond, qu'est ce que ça fait sur @si ?

De toutes façons, qu'est ce qu'on s’embête à parler de médecine et de vaccin, puisque en France, il n'y a  plus de politique de santé ? Et que tous ce qui est décidé depuis 17 mois est fait pour ne pas la réactiver ?

C'est là-dessus qu’il faut débattre avec Thibault ; lui croit que Macron cherche une solution de sortie de la pandémie.


"Soit on recommence à confiner de nombreuses fois et ça va gueuler "

Voici la vision de Thibault Prévost de la crise sanitaire de la France, de ses dirigeant.es et de son peuple, en 2021.

Captivant.

Ce que je trouve hallucinant dans cette chronique et dans l'analyse des réactions qu'en fait Loris c'est qu'à la fin on a droit à "le vaccin est la meilleure solution"...c'est une blague?

Rien que le fait que ces sociopathes au pouvoir, en pleine pandémie mondiale, continuent à fermer des lits et même à réduire cette année le budget des hôpitaux de 800 millions € devrait suffire à remettre en cause toute leur """stratégie sanitaire""" qui consiste à vacciner TOUT le monde ou à confiner tout le monde non?

Rien n'est organisé, rien n'est anticipé (dédoublement des classes, mise en place de purificateurs d'air, pourquoi pas organiser la société par roulement même si ce n'est pas simple...investissement de milliards dans l'hôpital public ).

On pourrait donc faire tout autrement (en plus D'INCITER les personnes âgées et à risque à se faire vacciner) et on finit donc par se poser la question de cette "gestion" basée uniquement sur le vaccin : incompétence, idéologie, conflits d'intérêts...

Et le fait que les labos aient négocié qu'ils ne soient pas tenus responsables en cas de problème, ça ne vous dérange pas? 

Et en plus il faudrait maintenant faire vacciner nos ados qui n'ont aucun bénéfice à retirer de ce vaccin mais que des risques (même si très rares, ils n'ont aucune contrepartie en terme de bénéfices et donc ils sont complètement inutiles!), pour moi JAMAIS mes enfants seront vaccinés.

On en arrive même à une inversion complète où ce seraient les non-vacinés qui feraient prendre des risques aux vaccinés????

Et je ne parle même pas des traitements qui , pour certains, marchent : Raoult, Péronne qui ne sont pas des perdreaux de l'année mais parmi les meilleurs dans leur domaine en France. 

Et le fait que Véran ait interdit la prescription d'hydroxychloroquine (qui était même en vente libre en pharmacie) suite a un article bidon paru dans le Lancet (le Lancet l'a reconnu), ça ne dérange personne?

Bref il y a tellement d'incohérences que je n'ai aucune confiance dans ce gouvernement et que j'estime que ces vaccins ont certainement une balance bénéfices/risques positive pour les personnes âgées et les personnes à risque mais certainement pas pour les autres...et en touchant aux enfants ils ont franchi la ligne rouge pour moi.

 

"Thibault ne voit donc toujours pas de scénario alternatif possible, contrairement à un certain nombre d'asinautes : "Soit on recommence à confiner de nombreuses fois et ça va gueuler encore et encore, soit on rend le vaccin obligatoire (qui lui semble aujourd'hui une meilleure solution, ndlr) et ça ne plaira à personne. Je peux entendre les critiques du pass, mais à un moment, personne n’a de meilleure idée."


Tout dépend, "meilleure" selon quel principe (indiscutable?). L'immunité collective à (très) court terme (2, 3, 4, 12, 1000 "rappels") et hétéronome (biotechnologie) doublée d'une habituation au flicage numérique, et triplée d'une individualisation des droits OU (pour ne prendre que la dichotomie de Thibault) reconfinement de nombreuses fois sans rupture de l'unité de droit et ce jusqu'à une immunité collective (avec un accompagnement médical, notamment, des personnes développant le Covid 19). La "meilleure" pour moi n'est pas la même que Thibault. 

Entre les 2, les droits et le joug bio-techno-numérique...

La ligne éditoriale d'asi a viré de plus en plus extrême gauche depuis 3-4 ans. Du coup vous avez les lecteurs qui correspondent à cette ligne éditoriale et c'est logique qu'un article raisonnable et plein de bon sens comme celui de Thibault Prévost déchaîne un tel déferlement de réactions outrées.

Selon moi, une grande partie de l'explication à la fronde contre le passe sanitaire tient dans l'accumulation. C'est juste une goutte d'eau, mais celle de trop. Ainsi, une solution pourrait être à chercher non pas du coté de cette goutte, mais des autres.

Humble suggestion : rendre le vaccin obligatoire (au moins c'est clair et moins hypocrite), et rendre au peuple un peu de richesse et de pouvoir. Les idées ne manquent pas : réduire les inégalités de revenus et de patrimoine (je ne vous fait pas la liste des idées possibles dans ce domaine, vous lisez ASI : vous les connaissez sans doute), redonner du sens à la notion de service public, rééquilibrer notre système de gouvernance représentatif, s'excuser auprès des Gilets Jaunes mutilés, auprès des peuples asservis par le passé et présentement, houla je m'égare...

Sans rapport, sorry ;  ce serait bien qu'il y ait des informations, au moins sur Asi, à propos de la manifestation de Nantes, où un éditorialiste du Média a été blessé à la tête par la police :  

https://www.lemediatv.fr/emissions/2021/le-piege-des-choix-binaires-cemil-hebdo-4-nv7SsQaDTfW9B7YYo-ii0w

(en fait, si, ça a un rapport, voir le titre)

voir aussi ici pour la même info : https://nantes-revoltee.com/suite-a-la-manif-du-31-juillet-le-prefet-de-nantes-va-t-il-saisir-la-justice-comme-il-la-fait-contre-nantes-revoltee/

Et l'autre information, qu'on trouve dans les deux liens (mais aussi sur les rézososio), c'est l'attaque de la manifestation par des "milices" violentes, qualifiées de fascistes. Un des membres, reconnaissable sur la photo, était n°2 sur la liste RN aux municipales. 

Peu d'échos "officiels" à ces deux informations.

Bonsoir,


je n'ai pas participé au débat initial sur le texte de Thibault Prévost, mais je lis dans votre compte-rendu des échanges :


"Thibault ne voit donc toujours pas de scénario alternatif possible, contrairement à un certain nombre d'asinautes".


Je confirme qu'il y a d'autres mesures à prendre, et ce, depuis plus d'un an et demi.


La première et la plus évidente est de ne pas fermer de lits dans les hôpitaux, voire d'en ouvrir.

La deuxième est de reconnaître à sa juste valeur le travail des soignant.e.s pour les inciter à rester.

La troisième est d'informer l'ensemble des citoyen.ne.s de manière transparente et la plus large possible en les traitant comme des adultes, et non comme des enfants.

La quatrième, qui est un corollaire de la troisième, est de pas dire tout et son contraire tout le temps, induisant alors une défiance vis-à-vis de la parole publique, qui ne fera qu'alimenter les théories complotistes au détriment d'informations réellement recevables.

La cinquième est aussi d'accepter les débats et le fait que parfois, on ne sait pas tout, afin que les gens puissent décider en connaissance de cause.

La sixième est de mettre en oeuvre le plus rapidement possible des purificateurs d'air et des systèmes d'aération plus opérants dans les salles fermées, l'un des problèmes majeurs de ce virus étant la transmission par aérosols - ce qui au passage serait une bonne chose au-delà de l'épidémie de COVID-19.


Il y en aurait sans doute beaucoup d'autres, mais déjà sur tous ces points, le gouvernement a oeuvré en sens contraire et par suite, il fait porter aujourd'hui le poids de l'avancée de la pandémie sur les citoyen.ne.s, alors qu'il est à mon sens pleinement responsable de la situation actuelle.


Autant je pouvais supporter des restrictions de liberté en mars 2020 en raison de l'absence de recul que nous avions alors, autant aujourd'hui cela n'est plus acceptable. Je suis pleinement vaccinée, mais je considère que c'est aux instances gouvernementales d'expliquer au plus grand nombre pourquoi la vaccination est importante, sans pour autant l'imposer, et de mettre par ailleurs réellement en oeuvre les mesures pour combattre efficacement la pandémie.


Cordialement,

ALDG




https://reporterre.net/Barbara-Stiegler-Les-autorites-detournent-les-questions-sanitaires-pour-instaurer-une


Barbara Stiegler : « Les autorités détournent les questions sanitaires pour instaurer une société de contrôle »


« Société de contrôle », démocratie « suspendue »... Pour la philosophe Barbara Stiegler, les décisions du gouvernement contre le Covid-19 nous plongent dans une « impasse politique et sanitaire » inquiétante. Et elle interroge la façon dont est menée la politique de vaccination.

Par humanité, je préfère laisser mes deux doses à des gens qui en ont le plus besoin : M. MACRON, vous pouvez envoyer mes deux doses à un pays d’Afrique ou d’Amérique du sud.

Les déclarations du président m'ont mise en colère, mais j'ai mis du temps à mettre le doigt sur ce qui me choquait. En réalité, si le vaccin était obligatoire, il y aurait une date de mise en application, et elle serait réaliste. Il y aurait des dérogations pour les très rares personnes qui ne seraient pas éligibles aux vaccins proposés. Il y aurait un délai pour les ados qui viennent de fêter leur douzième anniversaire, pour les femmes enceintes... Bref tout serait pensé (on l'espère), pour que la loi soit applicable par toute la population dans toute sa diversité.

Au lieu de quoi la vaccination n'est pas obligatoire. Soit. Je n'ai pas d'opinion tranchée sur la question. Mais qui peut faire un test tous les deux jours pour aller travailler? Ce n'est pas faisable. Les tests antigéniques? par chez moi les pharmaciens n'en font plus, trop occupés par la vaccination. Les tests PCR pour pouvoir aller bosser le lundi? mieux vaut réserver à l'avance.

Et je pense que c'est volontaire. Et c'est pour ça que la façon de faire me dérange : je suis prise comme une adolescente qui a des sales notes et se fait confisquer son portable tant qu'elle ne se sera pas remis au travail.

Et moi ça me dérange, car je me sens considérée comme une personne de mauvaise volonté, alors qu'on peut avoir un tas de raisons individuelles de ne pas encore être vacciné, sans pour autant être anti vax, anti société ou que sais-je encore.

Et entre parenthèses si la vaccination était obligatoire le pass sanitaire on n'en aurait pas besoin. Seul le médecin saurait pourquoi on n'est pas (encore) vacciné.


j'ai moi aussi été déstabilisée par la ligne choisie dans la chronique... 


je ne suis pas opposée à la vaccination, j'y suis même tout à fait favorable mais je suis en colère parce que:


- je suis enseignante, depuis un an et demi nous réclamons des moyens de protection efficaces de tous les personnels, et nous n'avons RIEN obtenu... Le ministère nous laisse patauger dans le covid et dépêche des remplaçants pour éviter de fermer des classes, ne fait pas tester les enfants pour afficher de bons chiffres.


- nous demandions notamment: dédoublement des classes pour réduire les effectifs, tests préventifs massifs et fréquents, obligation de tester les enfants malades avant leur retour à l'école, des masques efficaces (et pas des masques en tissu sur l'emballage desquels il est indiqué "n'est pas efficace lorsqu'on est malade"), des moyens humains pour gérer les enfants en petit groupes lors des temps périscolaires, des personnels pour prendre en charge les enfants prioritaires en cas de fermeture.... et bien d'autres choses dont nous n'avons pas vu la couleur


- le gouvernement n'a cessé de mentir pour masquer ses manquements depuis le début de cette crise: pénurie de masques, de tests, de vaccins. Tout est géré à flux tendu et en dernière limite, sans avoir débloqué un kopec pour les secteurs prioritaires en case de crise sanitaire: les hopitaux, la médecine de ville et la politique de prévention. La crise a été prise en charge par l'Etat uniquement pour ses aspects économiques et sécuritaires. Et maintenant on nous demande de porter individuellement la responsabilité de tout ça??? 


- les vaccins bénéficient d'une autorisation provisoire, en attente de la fin de la phase 3 et de la publication des études chiffrées. Il s'agit donc d'une expérimentation à grande échelle. Je suis de la génération qui a vu et vécu la vaccination généralisée contre l'hépatite, et les scléroses qui ont suivi. Je ne veux pas de ce risque pour moi ou mes enfants. 


- le président a décidé (seul) de faire du vaccin l'alpha et l'oméga de la gestion de cette crise, or ce virus ne disparaîtra pas. Une politique publique de santé sérieuse exigerai d'envisager les choses sur le long terme, en débloquant notammant des moyens importants pour la recherche afin de se pencher sur des traitements. Et la mise en place d'une vraie politique de prévention.


Je ne suis pas une complotiste égocentrée, ni une antivaccin hallucinée. Je suis très en colère contre un gouvernement qui n'a pas mené de politique de santé publique, et n'entend toujours pas le faire. Et qui reporte la responsabilité de la crise sur les individus et leur soit disant irresponsabilité, discours réactionnaire classique qui justifie les politiques les plus restrictives des libertés.

Une vraie politique de santé publique en tant de crise sanitaire implique: une politique de prévention/dépistage, des moyens alloués à la recherche médicale, des moyens massifs pour permettre l'application réelle des protocoles sanitaires partout, une prise en charge par la sécurité sociale des tests, soins et suivis avec des moyens humains et financiers.. 

Le président nous accuse d'être individuellement responsables de la diffusion du virus pour protéger son image et sa politique.  Je refuse cette responsabilité, qui n'est pas la mienne. 


Je serai vaccinée quand mon ministère aura fait ce qu'il faut pour protéger ses agents dans le cadre de leurs fonctions et quand les études de fin de phase 3 seront publiées et que les vaccins en seront vraiment (et qu'on ne sera donc plus en phase expérimentale). 


Nous sommes traités comme des enfants irresponsables et égoistes depuis le début de ce merdier, on nous ment, on nous contraint, on nous prive de libertés au nom d'un intérêt collectif que le gouvernement et la présidence piétinent pourtant depuis le début de leur mandat. La carotte et le bâton, ça ne s'applique pas en matière de santé. 


Écoutez l'entretien de François Ruffin et Barbara Stiegler sur le sujet, c'est passionnant, instructif et éclairant.

Ce que je déplore le plus, c'est la pauvreté du débat. Egoïstes contre altruistes. Inconscients contre raisonnables. Complotistes contre rationnels. Stupides contre intelligents. Voilà à quoi ça se résume bien souvent. 


Certains auront la bonté de distinguer antivax et antipass, voilà la seule nuance qui est concédée. Certains acceptent d'aller un peu plus loin en abordant le sujet de la surveillance généralisée, mais bon, la raison doit s'imposer n'est-ce pas, et puis que peut-on faire ? Rien, l'asservissement au numérique se poursuivra, le progrès façon start-up nation.  On loue des initiatives privés du type vite ma dose etc... mais on est incapables d'intégrer les médecins de ville à la vaccination et de se dire que dans un système de médecine de ville organisée, on serait beaucoup plus efficace.


Par ailleurs, et c'est l'essentiel, on ne débat pas de la stratégie vacinale mondiale. On parle comme si l'OMS et ses recommendations n'existait pas. Chaque pays court comme un poulet sans tête avec pour seul mot d'ordre "vaccinons-nous tous". L'OMS dit ne vaccinez pas les adolescents, répartissez les doses selon les besoins. 


Macron décide d'imposer hypocritement la vaccination aux adolescents ? Alors même que le bénéfice-risque est incertain, que de nombreux parents sont réticents ? D'ailleurs, l'application du pass sanitaire pour cette population a été reportée deux fois, sàv des lubbies du manager Macron oblige. Ce n'est pas lui l'égoïste bien sûr. Et dans le même temps, le prix des vaccins explose ? Ce ne sont pas les labos les égoïstes bien sûr. Il vaut mieux laisser les gens s'insulter entre eux.


Et finalement, comment on éradique un virus ? En vaccinant totalement quelques pays riches, les pays autour de nous, qui seront de vrais laboratoires à variants, n'existent pas ? Je ne vois toujours pas de mesure de moyen ou de long terme, seulement des mesures de panique qui se répètent. Macron et ses ministres invoquent sans cesse la figure de Pasteur, certains disant qu'il se retournerait dans sa tombe en voyant ceux qui refusent la vaccination. Moi je pense qu'il se retournerait dans sa tombe en voyant l'état de la recherche française et son inutilité totale dans cette crise.


Véran a invoqué l'éradication de la variole par le vaccin. Et ça suffit à clore le débat. On ne rappellera pas que la variole n'a pas été éradiquée par le vaccin, mais par une stratégie d'isolement et de vaccination mondiale coordonnée, après l'échec de la vaccination en bordel couvré malgré des années d'efforts.


A tout cela s'ajoute la propagande gouvernementale pour la vaccination dont la forme, que ce soient les mensonges, exagérations, approximations sur les vertus du vaccin, ou les spots publicitaires télévisés, qui n'informent pas mais promettent des récompenses, cinéma, théâtre, restaurant, si on se fait vacciner, me dérange au plus haut point. Elle est révélatrice du statut de bétail qu'on a pour ces irresponsables.


Alors moi, je veux bien qu'on discute avec Platon pour faire rentrer le vaccin dans le monde de idées comme la forme parfaite de la lutte contre les épidémies. Mais cela ne change rien à l'existence du monde réel, dans lequel l'efficacité des objets dépend de la façon dont ils sont utilisés. Monde dans lequel la France et ses congénères ex/neo impérialistes ne sont pas seuls. Quand une crise se fait sentir, certains vont dévaliser les rayons de papier toilette et de boîtes de conserve. L'UE dévalise les rayons vaccins, on consent à en laisser quelques-un (covax) pour la bonne conscience. Mais ce comportement pourrait bien au final nous être préjudiciable, et pas seulement sur le plan moral. 


Quant au long terme, on en parle de la licence libre ? Alors je sais qu'on m'opposera le fait que ce n'est pas le problème, que le goulet d'étranglement c'est la production etc... Oui, mais si la pandémie dure, pourquoi ne lance-t-on pas des actions de production localisée sur le long terme ? De toutes façons, il semble qu'on aura besoin de 3ème dose, peut-être 4ème etc... Alors la license libre plus l'accompagnement dans le développement de sites de production, pourquoi ce n'est pas débattu ?

Vous voulez un projet de société ? En voici un :


* vaccination obligatoire, sauf contre-indication medicale (établie par un voir plusieurs médecins)

* levée des brevets pour les pandémies, et levée partielle pour tous les cas où de l’argent public a été massivement investi dans la R&D

* investissement massif dans la R&D sur les médicaments contre la COVID-19 (non je ne parle pas de la chloro machin)

* idem pour les protocoles de soins, et éventuellement les équipements, y compris à domicile (respirateurs)

* investissement massif dans l’hôpital public et la capacité  d’accueil 

* désengorgement des urgences par la création d’une véritable filière de soin, graduée, cohérente, suivie, numérisée, partant du domicile à l’hôpital, en passant par le médecin traitant, les infirmières, etc

* obligation pour les médecins de ville d’assurer des astreintes (soir, WE), soit directement chez eux, soit dans des structures communes (municipales, régionales), avec compensation salariale (ou autre) à négocier 

* véritable suivi du dossier médical numerique, accessible à tous les professionnels de santé, via une plateforme unique 100% française (parce que pour l’instant, honnêtement, c’est chacun pour sa gueule ; et fuck l’indépendance des fichiers)

* une véritable sécurisation / anonymisation des fichiers médicaux et QR codes (ça passe par le recrutement d’experts en IT dans la fonction publique, et non pas des 5eme roues de carrosses coincées dans les années 2000) 

* college d’ universitaires (et non d’enarques) lors des crises sanitaires

* consultations citoyennes



Bref, l’idée global c’est :

* arrêter d’envoyer massivement les gens aux urgences dès qu’il y a un pete de travers (valable pour la Covid comme pour le nez qui saigne)

* arrêter de mettre tous ses œufs dans le même panier

* arrêter de transférer l’argent public vers les actionnaires des groupes pharmaceutiques 

* arrêter de nous prendre pour des cons



On comprend bien qu’il y aurait aussi, dans ce projet de société, de quoi s’en mettre plein les fouilles pour tout un tas de PME. Ce n’est donc pas un retour au soviétisée que je propose.

Alors là j'ai carrément le sentiment que mes propos ont été déformé ! 

L'erreur fondamentale portais sur la nécessité du pass sanitaire ; pas sur la vaccination. J'ai effectivement dit qu'il était possible de vaincre une épidemie sans vaccin (renseignez vous plusieurs cas existe) tout en admetant que, dans le cas du covid19, les mesures serai a deployer sur telle échelle et demanderai de tel changement de nos société que la vaccination étais une solution bien plus simple.

Pour être clair je suis moi même vacciné et serai partisan de l'obligation de vaccination (effectivement des obligations et limitations de nos liberté il y en a d'autre) Mais je suis farouchement opposé au pass sanitaire. Des vaccins obligatoire existe depuis quelque temps en France sans que jamais on ai eu recours a ce genre de surveillance. Combiné avec l'absence total de confiance dans ce gouvernement (et tous les suivants qui sortirons de notre "démocratie" actuelle), Il me semble important de lutter contre ce pass sanitaire.


Quand a l’article initiale de Thibault, je le trouve dans l'ensemble plutôt bon. Mais il fait effectivement une erreur en confondant la nécessité de vaccination et la nécessité du pass.


Je suis vaccinée. Je suis pour la vaccination. Par contre je suis contre le pass sanitaire ou en tout cas son application telle qu'elle a été mise en oeuvre. Je travaille dans une bibliothèque. C'est un des lieux les plus accessibles qui existe. On y trouve des bourgeois, des SDF qui viennent lire leur journal, des gamins laissés seuls par leurs parents ni y passent l'après midi, des mères ou pères au foyer venus lire à leurs enfants. Mon travail, ce sont les actions culturelles, mon travail c'est d'apporter la culture à tous, ou en tous les cas c'est mon objectif. Et bien ce travail s'est transformé en celui de vigile. Je suis à la porte et je refuse une personne sur deux, Je me fais insulter et traitée de collabo, Je me fais jeter des livres à la figure, Je vois des gens déçus, la plupart très gentils d'ailleurs. Pour moi c'est un dilemme moral. Cela est contre toutes mes valeurs. Empêcher les gens non vaccinés d'avoir accès aux loisirs, pour qu'ils se vaccinent? Empêcher les gens de s'informer? Empècher les gens d'avoir accès à la culture? Empêcher les gens d'accéder à un service public? Ce n'est pas une privation de liberté, c'est une discrimination. 

 arguments entendus des anti-pass sanitaire se résument à la protection des libertés individuelles

bon alors deja c'est faux : la vaccination entraine la probabilité de nouveaux variants. Se faire gacciner induit donc un plus grand risque d'apparition d'un variant plus virulent, et donc la vaccination peut engendrer un plus gros risque collectif, et en meme temps une meilleure protection individuelle.


donc de ce point de vue les individualistes sont les pro vaccins, contrairement aux apparences.


d'autre part, l'ideologie hygieniste (il faut vivre dans une bulle sterile pour se proteger de tout), medicamenteuse (la "science" est capable de nous proteger en fabricant des produits chimiques qu'il suffit d'ingerer ou de s'injecter), qui refuse de voir la maladie et la mort en face (tenir les vieux mourrants eloignés dans les ehpad, ne pas supporter les handicaps, vouloir vivre jusqu'a 100 ans meme  grabbataire, etc), et qui ne voit qu'à tres court terme....  cette ideologie donc, nous fragilise (on est plus vulnerable a la fin, dans notre bulle), nous empeche de vivre (il faut tout controler tout le temps et tout le monde, vivre dans la peur et la soumission) et nous entraine dans une spirale fascisante et delirante (incoherences, intolerances, crispation et polarisation violente du pouvoir qui exige un controle total "pour nous proteger").


de plus, le passe n'est rien d'autre qu'un abonnement à se faire vacciner tout les 6 mois minimum, vu le type de virus, comme on se vaccine contre la grippe. Et quand d'autres virus ou variants viendrnt (ce qui ne manquera pas d'arriver), faudra-t-il s'injecter toujours plus de produits chimiques dans les veines ?


plus on se vaccinera, plus on sera fragiles sur le long terme, paradoxalement. 

Les leçons des pro vaccins obligatoires ou passe sanitaire obligatoire, vous pouvez vous les garder, vous etes à coté de la plaque, le nez sur le guidon.


on va tous mourrir un jour, il faut l'accepter et vivre avec panache d'ici là !

Du coup vous êtes aussi contre les antibiotiques si j'ai bien compris, vu que ça entraine un risque de pression sélective aussi. Rappelez-moi quand un de vos proches mourra d'une petite coupure comme à l'époque où l'on "vivait avec panache".

place à la nuance que diable ! je ne suis pas anti vaccin ni anti antibiotique. L'un comme l'aitre peuvent avoir leur utilité. C'est pas pour ça qu'il faut bouffer des antibiotiques et des vaccins pour tout le monde tout le temps.


oui aux vaccins pour les gens a risque, oui aux antibio quand il n'y a pas d'autre choix. Non a la vaccination obligatoire et au passe hysterisant, et non au tout antibiotique.

Sauf que dans le cadre d'une pandémie, si vous ne vaccinez que les gens à risque, vous condamnez ceux qui ne peuvent pas prétendre aux vaccins (immunodéprimés, etc.), et vous lâchez la bride aux variants car le virus circule à balle. 


Aujourd'hui ce qu'on vit c'est la situation d'une population faiblement vaccinée où le virus circule fortement. Ca ne marche pas super.

c'est précisément ce qui pêche dans la politique vaccinale du gouvernement: nos plus fragiles ne sont pas assez vaccinés! 


mais vacciner les plus fragiles ça veut dire mener une politique de vaccination et d'information qui donne vraiment accès au vaccins à toutes les populations (et donc qui demande d'y mettre des sous): 

-médecins de ville, infirmiers qui peuvent se déplacer dans les EPHAD et autres établissements médicaux ou médicaux sociaux (car leurs résidents sont difficilement déplaçables jusqu'aux centres de vaccination, je pense notamment aux MAS, aux personnes hospitalisées, aux services de psychiatrie...etc), 

- vaccinodromes dans les territoires les plus défavorisés dans l'accès au soin (les plus précaires sont les moins vaccinés, mais ce sont aussi statistiquement les populations les plus touchées par les maladies chroniques ou concernées par les comorbidités)

- cibler les populations les pus fragiles (plus de 75 ans, pathologies chroniques et autres comorbidités et facteurs de risques), notamment grâce à la sécu qui concentre toutes ces données et permet de mettre en place vite et bien une campagne de vaccination/prévention. Aller chercher les gens au lieu de les faire bouger à coup de fouet

- dépister et prévenir les asymptomatiques (et donc tester massivement dans les écoles, entre autres)

- laisser la possibilité aux médecins de décider avec leurs patients si ou ou non la vaccination est nécessaire (convaincre et pas contraindre donc, car beaucoup de gens préféreront se plier à l'avis de leur médecin qu'à l'obligation sous peine de sanctions)

- informer de manière claire et transparente les population, instaurer la confiance plutôt que la défiance (pour obtenir l'adhésion...)

- en attendant, multiplier le nombre de lits en réa pour assurer la charge (je vous rappelle que des lits ont continués d'être fermés dans les hôpitaux durant la crise...)


bref on est dans une stratégie vaccinale pal pensée, et ça marche pas super non plus... 


Je rejoins Poloi: oui aux vaccins, bien entendu, mais priorité à ceux qui meurent le plus de la maladie. Et oui, il faut se rappeler que le tout antibiotiques a généré des bactéries utltrarésistantes, insensibles aux ... antibiotiques. Une campagne du ministère de la santé nous l'a lourdement rappelé des années durant: "les antibiotiques c'est pas automatique". Ce n'est pas un délire d'anti-tout... 

Ce virus est là pour longtemps, alors on fait quoi? On se vaccine tous les 6

 mois (la grippe est aussi un virus du type corona, avec variants saisonniers, on vaccine donc chaque année)??? A ce rythme là le passe sanitaires est encore en vigueur dans 20 ans et on vivra toujours masqués. 


Vivre avec ce putain de virus signifie accepter qu'il circule et décider d'une politique sanitaire en fonction de ça: vaccination et rappels de vaccination pour les populations à risque, prévention toute l'année, bref ce qu'on fait déjà pour d'autres pathologies. Encore une fois, c'est une véritable politique de santé publique qu'il faut mener, et c'est pas Manu qui va le faire. 


La vie d'avant ne reviendra pas, et le virus ne disparaîtra pas.


Et puis enfin, le droit à ne pas se soumettre à un traitement existe. Le vaccin vous protège des formes graves, mais ne vous empêche pas d'être contagieux, c'est donc bien une protection pour soi et pas pour les autres. Si une personne décide qu'elle ne se protégera pas au risque de sa vie, elle en a le droit. 


Et il faut quand même se rappeler que les personnes opposées à la vaccination (au principe de vacciner) sont très minoritaires. Les personnes opposées à la vaccination contre le covid sont peut-être un peu plus nombreuses, mais les raisons sont sans doute à chercher du côté de la gestion calamiteuse de la crise par le pouvoir.


C'est gentil de vouloir vacciner les autres quand on refuse soi même de se vacciner parce qu'on estime que c'est une "expérimentation à grande échelle".


Par ailleurs décider qu'on doit "vivre avec le virus" (donc méthode macron), le laisser circuler avec une partie de la population vaccinée c'est formidable. Meilleur moyen ever de générer des pires variants.

C'est pas faux mais vacciner 100% d'une population fausse la sélection des variants. Qui ont tendance à devenir moins virulents d'une génération à l'autre pour s'adapter à leur hôtes. Après, une mutation un peu plus poilue peux toujours survenir. Mais c'est le cas de tous les virus avec variants.

Le variant delta ne va pas dans le sens d'une atténuation du virus (les patients en réa se dégradent plus vite et le virus touche des gens plus jeunes que la version de 2020). Je ne crois pas qu'il y ait une "règle" qui indiquerait que les virus deviendraient moins virulent en se baladant librement. Si vous avez des éléments là dessus ?

La règle que je trouve intelligible c'est qu'un virus plus contagieux et qui ne tue pas "trop vite" va se propager plus vite et probablement devenir dominant (d'une part car il faut que l'hôte vive assez longtemps pour contaminer, et d'autre part il faut que la menace n'ait pas l'air trop importante pour les hôtes potentiels qui tournent autour des contaminés). Mais ce n'est pas compatible avec un virus qui va tuer plus ou incapaciter plus à long terme.

Ce n'est pas mon discours, je ne refuse pas de me vacciner. Je prends la précaution d'attendre l'avis éclairé de mon médecin, à un moment où elle pourra me le donner en toute connaissance de cause. Et je refuse d'endosser la responsabilité de l'échec de la gestion du gouvernement.


Le gouvernement aurait du faire preuve d'intelligence et miser sur la confiance, au lieu d'imposer la vaccination dans la précipitation. Je l'ai dit plus haut: laisser les médecins décider avec leurs patients est le meilleur moyen de maintenir la confiance et l'adhésion à la campagne de vaccination.

Il fallait cibler les publics prioritaires pour qui il est urgent de vacciner parce que leur vie en dépend à court terme en allant les chercher (j'entends par là que la balance bénéfice risque penche du côté du vaccin quelle que soit son inoccuité/dangerosité parce que la situation médicale de ces personnes les met en danger de manière imminente),  tout en menant en parallèle une campagne d'information honnête sur les vaccins. Et passer par la médecine de ville pour a population n'étant pas "à risque". 


Dans mon cas je ne fait partie des personnes qui vont aller remplir les services de réa si je contracte le covid (et vu mon métier je l'ai sans doute déjà eu) parce que statistiquement je suis en dehors de toute population à risque, je prend donc le risque pour moi. Si je suis malade, quelle que soit ma maladie, je reste chez moi et je me soigne selon les conseils de mon médecin. Même pour un rhume, je ne vais pas refiler ma chtouille à tout le monde, ça me parait une règle élémentaire. 


Et ce n'est pas parce que le gouvernement a employé l'expression "vivre avec le virus" (pour justifier qu'il ne faisaient rien), qu'ils ont déposé la marque et la méthode! Nous vivons avec de nombreux virus, parce que nous avons accès à la médecine, aux soins, à la prévention, à l'information. Il va falloir un jour ou l'autre faire de même pour le covid. Nous vivons avec des virus parce que nous avons mis les moyens qu'il fallait pour nous en protéger. Et les moyens ce n'est pas seulement un vaccin, c'est un grand nombre d'autres actions. 


De fait nous allons devoir vivre avec parce qu'il ne disparaîtra pas. Cela implique donc une vraie réflexion sur la santé publique à long terme, ce que ne fait pas la "méthode macron". 


Macron s'approprie un langage et des expressions, au service de ses choix politiques. C'est à nous de nous réapproprier ces mots pour ne pas le laisser les corrompre. 

Pour eux "vivre avec le virus" justifie leur stratégie calamiteuse et appuie leurs discours. 

Pour moi "vivre avec le virus" c'est la mise en oeuvre d'une vraie politique publique de santé, pour le bien de tous. Comme je l'ai déjà expliqué. Et ce n'est pas Macron qui va le faire, je n'ai aucune illusion. Mais je ne veux pas leur laisser le terrain. Vivre avec? OK, en assumant ces termes imposons leur de mettre en oeuvre tout ce qu'il faut pour nous protéger.



Et pendant ce temps-là, l'Etat condamné à payer 10 millions d'euros pour son inaction sur la pollution de l'air : https://www.franceculture.fr/emissions/la-question-du-jour/pollution-de-lair-letat-condamne-a-payer-10-millions-deuros-pour-son-inaction-une-decision

France Culture parle de 40 000 morts par an. 

Et on ne parle pas là ni du glyphosate ni d'autres joyeusetés polluantes.

+++ Merci pour les nuances et réponses circonstanciées

"(tenir les vieux mourrants eloignés dans les ehpad "

Alors que c'est tellement plus fun de les garder dans des familles qui n'ont pas la place, le temps et les moyens pour les aider dans leurs dernières années de vie.

Et puis tout le monde rêve de nettoyer la merde de sa mère et de lui mettre une couche.

et pourquoi n'ont ils pas le temps, la place ni les moyens pour le faire ?


et tiens, pourquoi on ferait pas la meme chose pour les bébés. Des sortes d'usines à bébés ça rendrait la vie tellement plus facile ! plus besoin de nettoyer la merde ni de changer des couches ! gain de temps, de place et de moyens !


et pourquoi vouloir eviter la mort* à tout prix, tout en ne voulant pas s'occuper des vieux ? N'y aurait il pas un lien quelque part ??


* la mort pour soi ou "les notres", hein, les enfants qui crevent en afrique dans des mines pour fabriquer nos smartphone, on s'en ballec'

On pourrait voir les choses d'une autre manière : je pense que la plupart des parents n'ont pas envie d'être un frein pour leurs enfants ou n'ont pas envie que leurs enfants les lavent. je connais quelques personnes qui ont un parent à charge et ils ne vivent plus vraiment.


"les enfants qui crevent en afrique dans des mines pour fabriquer nos smartphone, on s'en ballec'"


Perso j'ai un fairphone, pas encore parfait mais ça s'améliore continuellement, on essai de faire au mieux.

"pourquoi n'ont ils pas le temps, la place ni les moyens pour le faire ? " => a cause de l'article 536 alinéa 26 de la charte de bonne conduite de 1863 adoubé et mise en place par la coalition des vampires-singes et de tata monique

"tiens, pourquoi on ferait pas la meme chose pour les bébés. Des sortes d'usines à bébés ça rendrait la vie tellement plus facile ! "=> Les EHPAD seraient donc des usines à vieux. Haaaa je constate que monsieur est un spécialiste de ces établissements, qu'il connait leurs fonctionnement et leur quotidiens

"pourquoi vouloir eviter la mort* à tout prix, tout en ne voulant pas s'occuper des vieux ? " => et pourquoi mélanger fin de vie et mort ?

Après si c'est votre trip de vouloir changer les couches de votre papa incontinent (et pour peu que vous vous entendiez bien avec lui, of course) why not. Pour les autres, heureusement qu'il y a des EHPAD. Parce que pour ceux qui ont un cerveau, un EHPAD c'est pas un mouroir (la plupart des résidents qui meurent, meurent en fait à l'hopital) c'est un lieu de vie pour personne agés dépendant. En réduisant et en caricaturant comme vous faites, c'est vous qui êtes aveugles à la vieillesse

C'est assez rare de lire un commentaire qui reflète exactement ce que l'on pense. C'est le cas avec celui-ci que j'aurais pu écrire mot pour mot. Je me sens moins seul...

Se faire vacciner induit donc un plus grand risque d'apparition d'un variant plus virulent


Avez vous des références scientifiques (ou au moins une) pour étayer ce propos ? 

« bon alors deja c'est faux : la vaccination entraine la probabilité de nouveaux variants. Se faire gacciner induit donc un plus grand risque d'apparition d'un variant plus virulent»


Vous avez un début d’argumentation scientifique pour soutenir cela ou est ce de la biologie de terminale mal digérée?

je ne comprends pas tous ces gens qui protestent contre la surveillance généralisée depuis leur smartphone, leu surveillant portatif..

Ce message a été supprimé suite à la suppression du compte de son auteur

Pendant ce temps, des restaurateurs font appel à des bénévoles pour assurer le flicage. Le consentement au contrôle de la population par elle-même vient de franchir une nouvelle étape. On arrive pas à pas dans les pires cauchemars des auteurs de science-fiction.

Je suis extrêmement déçue par ce texte qui ne prend pas de hauteur, qui ne rationalise rien. qu´ est-ce qui justifie ce pass qui discrimine la population Non vaccinée que ce soit par choix ou pour d’autres raisons, avec des punitions incroyables qui ne font pas plus ciller les gens. Quand est-ce que Ce pass disparaitra ?

au nom de quelle rationalité  on justifie un contrôle de 100% de la population dans tous les lieux ? La transmission ? Les vaccinés sont également transmetteur ! la maladie ? Les vaccinés peuvent avoir le virus !  proteger, malgré eux les réfractaires ? Pour quel objectif ? Limiter les pb à l’hôpital ? Dans ce cas pourquoi avoir supprimé des lits et des moyens depuis 2020 ? En quoi me contrôler partout, moi vaccinée, est-il une reponse à la pandémie ?jusqu qd cette discrimination ? Jusqu’à l’immunité collective ? mais un taux de 90% est-il seulement atteignable ? Cf en Islande, c’est un échec. Et quand bien même on l’atteindrait en forçant tous les réfractaires, on nous referait le coup du virus qui ne passe pas les frontières, alors qu’il continuerait de s’épanouir et se développer dans tous les pays qui n’ont pas de vaccins ou qui ne vaccinent pas (Afrique, chine, …). L’immunité collective ne peut pas fonctionner. Du coup, il faudrait pérenniser â jamais ce pass devenu, bracelet électronique? Et finalement, rendre coupable et punir de plus en plus durement cette population 10% d’anti-vax faux coupables, repeint en fasciste pour les biens pensant. Quelle tristesse, de voir notre société basculer encore une fois au delà de l’obscurantisme vers une catastrophe civilisationNoëlle ! Je crois bien que l’horreur post fasciste du XXI éme siècle vient de commencer  en même temps que l’horreur écologique qui continue de nous laisser dans l’indifference.

Je trouve cet article sans intérêt en faite.
Les asinautes vont penser que ce qu'ils racontent sur ce forum influence vos écris ou vos sujets. (Notament ceux dont vous donnez une plus grande importance en les citant)

De plus je ne sais pas si votre article se veut neutre mais il est clairement orienté et discutable. 




Je l'avais déjà dit la dernière fois mais je le réitère : j'adore ces articles SAV que vous faites ces derniers temps. C'est totalement ce qu'a besoin un bon journal. Merci encore

Pass sanitaire : une chronique, 537 commentaires


537 commentaires ? Et encore, j'ai arrêté de commenter quand le compteur a dépassé les 500 :p


Mais de toute façon, il n'y a qu'une chose à retenir de ce fil de discussion: si vous n'êtes pas encore vacciné, allez vous faire vacciner au plus vite. Faites-le pour vous, pour vos proches, pour votre voisin, pour tout le monde. Ça ne vous coûte rien, c'est facile et c'est utile.



Vous êtes contre le passe sanitaire ? Réclamez la vaccination obligatoire, et allez vous faire vacciner.


Vous êtes contre Macron ? Demandez-lui des comptes pour les 110 000 morts,  et allez vous faire vacciner.


Vous avez lu sur Facebook un "docteur" qui prétend que les vaccins ont fait 18 000 morts ? Bloquez ce type qui raconte des conneries,  et allez vous faire vacciner.


Vous êtes jeune et vous pensez que vous n'avez rien à craindre du Covid ? Et bien vous avez encore moins à craindre du vaccin, donc allez vous faire vacciner.


Vous pensez qu'on n'a pas testé ces vaccins ARNm comme les autres vaccins ? Vous avez raison: ils ont été plus testés que les autres vaccins, donc allez vous faire vacciner.



Je souhaite un prompt rétablissement à Thibault, s’il existe un traitement (je n’en sais rien, Roselyne Bachelot - qui a aussi un covid-long - a affirmé que « l’on est bien pris en charge pour cela » mais est-ce vraiment le cas ?).

Après l'islamo-gauchisme et la laïcité, ecce l'énième débat sans fin et inutile de l'année. 

Aux dernières nouvelles, le vaccin ne répond pas à la question de la transmission. Donc que chacun lâche son passe de guerre et remette tranquillement son masque sans faire d'histoire.


Je ne sais pas vous mais de mon côté je sors de chacune de ces séquences plus convaincu que nous n'avons décidément rien à faire ensemble, que nous ne partageons rien qui puisse nous mettre d'accord sans qu'un camp ou l'autre se sente perdant - à part peut-être le Conseil Constitutionnel? - et que je devrais vraiment me mettre au krav maga au cas où on en vienne aux mains.

Totalement d'accord avec la vision de Thibaut. Je rajouterai le petit principe de tort minimal vu récemment dans la vidéo de Mr Phi :

Si l'exercices de certaines libertés individuelles cause des torts importants aux autres, si restreindre ces libertés permet d'éviter ces torts sans causer aucun tort comparable (seulement des torts individuels bien plus légers en comparaison), si il est impossible d'éviter ces torts par un moyen moins coûteux, alors cette restriction de liberté est légitime.

la question du pass sanitaire ne se pose pas indépendamment du contexte social et politique. Thibaut Prévost déplore un comportement individualiste mais c'est la société capitaliste qui impose cet individualisme. Dans une société divisée en classes il n'y a pas de  bien commun,  pas d'intérêt commun entre la classe des travailleurs et celle des capitalistes, même face à une crise sanitaire. Il suffit de comparer la situation des pays pauvres et celle des pays riches. Pourquoi les défenseurs du pass sanitaire ne réclament-ils pas avec la même énergie la levée des vaccins (et même l'expropriation des labos pharmaceutiques), l'augmentation des budgets de la santé, le contrôle démocratique sur des décisions aussi vitales ? En réalité Macron a trouvé plus commode de dresser les catégories les unes contre les autres, culpabiliser le personnel soignant plutôt que de rendre compte de sa politique. A un an des présidentielles il veut se débarrasser de ce qui pourrait être un handicap pour sa réélection. Le bien commun ne fait pas partie de ses préoccupations premières. Sa décision n'est pas une décision sanitaire mais politique. Dans une société réellement démocratique, une société socialiste, pourrait se poser la question de l'obligation vaccinale que la majorité imposerait à la minorité. Nous ne sommes pas dans cette situation.

Discuter de la question du pass sanitaire indépendamment de la domination capitaliste sur la société c'est bien mal se préparer pour un avenir où les crises sanitaires et écologiques seront de plus en plus fréquentes, ainsi que les tentations autoritaires pour les résoudre. Socialisme ou barbarie (Rosa Luxemburg), l'urgence c'est de renverser le capitalisme. Je vous conseille d'aller lire un peu les tribunes de Barbara Stiegler sur la question.

Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.