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Pas de grève lundi : Libé va continuer à évoquer la crise de Libé

Pas de nouvelle grève à Libé. Seule décision prise à l’unisson suite à l’Assemblée générale qui s’est tenue ce dimanche 9 février : poursuivre la rédaction d'articles sur la situation, comme samedi. Pour le reste, aucune stratégie n’est encore décidée. Le coup de massue porté par les actionnaires n'est pas digéré. Un coup en deux temps : la publication de leur projet de déménager la rédaction à Bagnolet et transformer les locaux actuels en "un Flore du XXIe siècle" puis le mail injurieux du principal actionnaire, le promoteur immobilier Bruno Ledoux, rendu public sur le site de BFMTV. Un mail incendiaire qui entend "rendre ringards ces esprits étriqués". La guerre est déclarée.

Derniers commentaires

Je suis désolé mais je ne comprends pas ce que veulent les salariés ? Ok ne pas boucler à 20h pour faire de meilleurs papiers, je suis. Ne pas déménager pour ne pas faire un Libéland ? En quoi est-ce que cela nuit à la qualité journalistique si cela apporte des ressources ? Est-ce plus "sale" que les pubs ? Que l'actionnaire soit un non communicant (litote) d'accord mais si certaines de ses idées sont bonnes pourquoi ne pas les lui piquer ?
Ego contre ego (même au pluriel) ça ne fait pas avancer ça bloque et ça casse.
Autre chose : en cas de liquidation, pour les rêveurs, ce n'est pas les actionnaires ni les salariés qui décident mais le Tribunal de Commerce qui prend ce qu'il juge être la meilleure proposition et là tout est possible même le pire.
Deux heures durant, près de 200 salariés selon l'AFP, une grosse centaine selon les comptages d'@si -sur les 258 – ont discuté à huis-clos, les confrères présents n’ayant pas été invités à participer.

Les compteurs du PG auraient dénombré 10000 participants.
Juste une "mise en contexte" pour le journaliste Stefan de Vries cité en fin d'article. Il avait révélé au monde ses capacités de journaliste récemment grâce à cette photo.
Le journo peut bien dire "on nous a toujours traités d’archaïques ou de social-traitres. De tout temps. On a l’habitude. Ces gens-là ne nous lisent plus depuis longtemps", mais faire la victime ne permet pas d'évacuer les causes très longtemps.
Les faits, c'est que Libé traite l'autre gauche comme de la merde. En 2005, July m'a traité de con. Et depuis?
Il est cruel le billet de Sébastien Fontenelle. Mais est-il injuste ? http://www.bakchich.info/blogs/sebastien-fontenelle/rappelons-aux-salariees-de-liberation-que-la-vie-sourd-de-linitiative-et-que-rien-nest-plus
Il faut voir dans cette lutte, une simple cabale contre l'un des journalistes et directeur de rédaction les plus talentueux de France, point final
Nicolas Demorand a démontré tout au long de sa carrière, sa grande ouverture d'esprit, son indépendance et a fait de Libération , un journal cohérent qui n'hésite pas à défendre les théories libérales qui pourront nous sortir du marasme dans lequel nous avons été plongés par des intellectuels et des responsables de presse gauchisants.
Que ces privilégiés se remettent au travail et à l'image des rédactions du point et de Valeurs actuelles se remettent les mains dans le cambouis en préparant des dossiers sur les questions que tout le monde se pose: l'assistanat, l'interventionnisme démesuré de l'état et les privilèges des fonctionnaires.
Mais ne rêvons pas trop, il est difficile de mordre la main qui les nourrit !!!
Le libéralisme qu'ils soutiennent à longueur de colonne (parfois à leur insu, souvent de manière cynique) est cruel : normalement, une entreprise qui est en déficit doit faire faillite. Libé doit donc fermer si les actionnaires ne veulent plus suivre.
Les journalistes sont déjà à moitié des fonctionnaires (le numéro de Libé est financé à hauteur de 30 centimes par l'Etat !), qu'ils assument leur rôle de soutien de la propagande d'Etat. Il y en a marre de ce capitalisme qui privatise les profits et mutualise les dettes.

La gauche Demorand européiste donneuse de leçons doit payer les pots cassés au même prix que l'ouvrier délocalisé de chez Mory Ducros, Goodyear, ou autre...
Je suis partagé sur cette crise de Libé...

Je soutiens les salariés et je souhaite de tout coeur qu'ils l'emportent dans leur combat contre les actionnaires. Avec l'espoir qu'ils réussissent à faire enfin un journal de gauche débarrassé de la morgue branchouille (pages culture) et droitière (soutien au libéralisme).

D'un autre côté, jadis lecteur de Libé, j'ai renoncé depuis janvier 2012 à l'acheter (j'étais lecteur quotidien). Trop gros ras-le-bol d'un journal trop compromis avec l'évolution libérale du PS, qui publie l'éloge de Trichet à son départ à la retraite (signé quatremer, lequel conformément à sa ligne idéologique, a déjà sucé les actionnaires sur facebook) ou, plus récemment en mars 2013, ce genre de machin digne du Figaro (prémonitoire: "Oui, pour cela, il faudra rendre des droits chèrement acquis et des protections sociales. Oui, il faudra bâtir des compromis au sein des entreprises sans quoi celles-ci fermeront. Oui, pour le dire avec ces mots autrefois clinquants, il faudra travailler plus pour gagner autant et peut-être même moins. Oui, ce scénario reste mille fois préférable au chômage. Aucune des phrases qui précède n’est dictée par l’idéologie qui normalement les inspire : le mépris social et la haine des pauvres qui, crise ou pas, s’exprime toujours sur le même ton. Il s’agit aujourd’hui de l’inverse : trouver le moyen, pour une période limitée, dans le dialogue social au sein des entreprises, de maintenir en activité des pans entiers de la population qui risquent sinon d’aller grossir les rangs des chômeurs."). Sans compter le départ de plusieurs plumes brillantes (aubenas, ayad), le maintien d'autres moins talentueuses (duhamel, guetta), le supplément attrape-pubs de luxe du samedi et plein d'autres défauts qui m'ont fait cesser Libé.

Ce n'est certes pas le projet foireux des actionnaires qui permettra de réinventer Libé. le passé a déjà montré que les actionnaires faisaient des choix de merde: ils ont ainsi nommé Demorand directeur, qui n'avait aucune expérience ni de direction, ni de presse écrite, et qui a montré toute son incompétence. Il n'empêche que vu l'échec et la baisse des ventes (drastique la dernière année, mais continue depuis au moins 10 ans en moyenne), qui touche toute la presse, la solution semble très difficile à trouver: tous les journaux sont aujourd'hui soumis à une crise dramatique (licenciements au Figaro, fermetures chez Lagardère, cost-killing au Monde, etc.).

Bon courage à Sophie Gindensperger, jadis à @si.

On pendra le dernier actionnaire de Libé avec les tripes du dernier ministre PS.
La lutte des classes, tout simplement.
Je crois que la chute avec Jean Quatremer rendrait presque cette histoire drôle !
La petite bourgeoisie est enfin touchée par la misère de la soumission au capital.
Quel élan d'optimiste, la petite classe intellectuelle se redécouvre en tant que classe ; dominante certes -comme elle ne l'a jamais oublié- , mais aussi dominée.

Toutes ses bonnes nouvelles, après un aveu des pouvoirs (économiques et politiques) sur ses orientations droitières sans plus aucun complexe. Le PS s'assume de droite, quelle délivrance pour le MEDEF de pouvoir applaudir sans honte.

Voilà qu'un désaveu surgit dans ce qui constituait le socle, et la justification de ces deux là, le pouvoir médiatique. Même dans leurs plus grands égarement (cf: TCE / ratification de Lisbonne / Troika).

Alors oui, le sourire met facile à la lecture de ce témoignage : "Pourquoi ça ne serait pas du même ordre qu’un hôpital ou qu’une école ? Un journal est un outil de démocratie non ?"

Mais quel optimisme, voilà que des journalistes ne s'interrogent non plus seulement sur leur métier, ou bien sur la démocratie avec certitude. Mais avoues à demi-mots, qu'ils en doutent ; de leur utilité démocratique. Ou du moins qu'ils ont trahis cette dernière, qu'ils nous ont trahis, qu'ils se sont trahis. Nous, eux, les classes dominées.

La classe des petits intellectuels n'est plus seulement dans le reniement à demi-mot ou l'acceptation "forcée" du système actuel.
Mais par construction elle entrera (entre ?) activement en résistance. Entraînant des changements biens plus brutaux, et une accélération de l'Histoire.
Du moins je l'espère.
" La petite bourgeoisie est enfin touchée par la misère de la soumission au capital. "

Et si ces "salariés" étaient en fait des prolétaires?
"L'ouvrier" se définit-il seulement par la couleur de sa blouse et la marque de sa bagnole? Les journalistes ont-ils le droit de se prétendre exploités?

Si c'est le cas ne méritent-ils pas notre solidarité dans la lutte qui les oppose à la classe des maîtres (non pas dans l'optique de "sauver Libé"- journal mortifère, mais dans le but de lutter aux côté des prolétaires pour promouvoir un nouveau modèle social - anticapitaliste) ?
Aux dernières nouvelles, les journalistes ne sont pas diminués sur le plan du capital culturel. C'est justement une partie de leur métier de s'informer. Alors qu'un prolétaire ne possède ni capital culturel, ni économique.

Les journalistes sont des dominants, en ayant accès privilégié à la diffusion d'information. Mais, ils sont aussi des dominés soumis aux capital, à la pige, au stage, au salaire, etc...

La question du mérite, est (pour moi) une fausse question à l'encontre de ces journalistes. Les considérer "coupables" c'est se priver d'une arme formidable qu'est la propagande ainsi qu'une petite élite intellectuelle.
C'est en effet cette classe sociale intermédiaire, dominante par complicité idéologique avec les vrais dominants, potentiellement dominée mais prompte à l'oublier, qui désormais est menacée.
Chiens de garde et nouveaux chiens de garde... moins bien nourris qu'autrefois.
La lutte des classes, comme souligné ci dessous.
Ils peuvent être des prolétaires économique , mais des bourgeois idéologique .. Et c est ce que sont les journalistes aux même titre que les personnels des RH qui sont employés mais se sente et agissent comme des dirigeants, comme les ouvriers bonnet rouge , qui défendent le droit de leur patron a gagner du pognon en fabriquant de la m....e .
Et ça pleurniche parce que ça va devoir travailler en banlieue avec les ploucs !
Ben ouais, les bouseux, la France des petits, les pauvres, les salariés, le petit peuple, les banlieusards... Voilà-t-y pas qu'ils perdent leur statut de privilégiés et qu'ils se retrouvent à expérimenter les mêmes remèdes qu'auparavant, ils conseillaient, appellaient de leurs voeux pour la populace.

Et là ils en appellent au soutien de la dite populace; celle sur qui ils crachaient tous en coeur, sur sa paresse, son immaturité, son manque de courage, ses privilèges exhorbitants etc. Eh bien faut pas qu'ils comptent sur mon soutien. Ils n'ont que ce qu'ils méritent, peut-être cela les mettra-t-il au contact des réalités de la vie, dont de toute évidence ils s'éloignaient dans leurs bureaux Haussmaniens...
Et puis ils ne sont même pas licenciés alors ça suffit maintenant, c'est un peu tard pour se souvenir qu'en fait on était censé être de gauche.

Moi je dirais que c'est un retour de karma! Et loin de les plaindre, je trouve que c'est une amusante facétie de l'univers.
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