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Mélenchon et sa tapette

Soyons kamikaze, réveillons les forums, faisons un point sur Mélenchon.

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Bonjour,

désolée d'intervenir pour un sujet qui n'a rien à voir avec la discussion en cours .... je n'ai pas trouvé comment vous contacter pour un "sujet autre".

Ma question est la suivante : où est-il DAN ISRAEL dont les articles étaient devenus de plus en plus fouillés et bien argumentés ?

Abonnée de la première heure de votre site que je suis avec le plus grand plaisir (j'ai fait une pub d'enfer à votre livre en le diffusant) j'estime qu'une petite information sur cette "disparition" serait la bienvenue.

Merci
"Je serais mélenchonnien, c'est à dire que je croirais fermement qu'il est le meilleur candidat à la présidence, que lui seul aura une petite chance de nous sortir de la panade, je serais surtout furieux contre...Mélenchon lui-même."

C'est un peu ce que vous faites. Faut-il en conclure que vous êtes mélenchonnien ? Je sais bien que A => B ne veut pas dire que B => A, mais tout de même, je me pose des questions...
Voyons, voyons...

Le plus célèbre caricaturiste français dessine Mélenchon en nazi. Mélenchon est blessé, dépité (merde ça va à l'encontre du cliché "méchant Mélenchon vociférateur", zut alors), puis se défend, lui-même mais aussi tout le Front de Gauche directement visé par Plantu : PAF! "Mélenchon chasse les mouches ! Mélenchon ne fait que gueuler ! Mélenchon vocifère, gesticule ! Mélenchon furieux ! Mélenchon tape sur Plantu ! Mélenchon veut censurer les journalistes ! Mélenchon fait du buzz !"

Le plus célèbre correspondant français à Bruxelles travaillant sur l'Europe affirme que Mélenchon soutient une dictature. Mélenchon s'indigne de ce mensonge diffamant, il se défend : PAF! "Mélenchon s'en prend à Quatremer ! Mélenchon chasse les mouches ! Mélenchon ne fait que gueuler ! Il ne parle pas du fond ! Il vocifère ! Il "fait du buzz"!

Daniel Schneidermann sort alors sa tapette, comme la majorité des journalistes, et PAF! titre son nouvel article : "Mélenchon et sa tapette". Bah ouais, quoi ? Mélenchon le cherche, le "buzzzzzzzzzzzz" ! "il nous tend la perche. Pas un matin sans Mélenchon. Sans une colère de Mélenchon.", affirme Schneidermann. Que c'est original ! Et surtout, que c'est bien argumenté ! Tu passes ton temps à défendre tes idées, à tenter de parler du fond, de relever le débat, puis on te compare, toi et tous les gens qui partagent tes idées, à un nazi ; si tu te défends, arrête ! Tu fais du buzz au lieu de parler du fond ! T'essaie de passer partout dans les médias pour réveiller le peuple, pour faire passer tes idées, souvent ça se passe relativement bien, tu peux parler, tu es respecté, et parfois, tu ne l'es pas, on t'empêche de parler du fond, on te provoque, on te pose mille fois les mêmes questions absurdes, faites pour t'énerver, on t'insulte subrepticement - Mélenchon égocentrique, méchant, violent, opportuniste, insignifiant, proche de Le Pen -, et toi, tu essaie de résister, de rester calme, de placer quand même des idées, des formules, des arguments quand bien même on essaie de t'en empêcher, tu essaies de développer des arguments complexes, on te coupe, on te repose une question de merde, on te regarde avec mépris, on sous-entend des trucs, et hop, tout à coup, c'est rare, mais tu craques. PAF ! "Mélenchon gesticule ! Pas un matin sans une colère de Mélenchon ! Il nous tend la perche !"

Attendez, je vais me taper la tête contre le mur pour avoir les idées plus claires.

Mélenchon devrait parler de politique, au lieu de "chasser les mouches", nous informe Schneidermann. Mais pourtant : "Mélenchon est capable d'analyses fortes, originales, décapantes" ! Oh c'est dommaaaaaaaage. Quand il se défend quand on le dessine en nazi, c'est vrai, c'est logique, il n'analyse plus rien du tout. Bah ouais quoi... Et puis, personne n'écoute Plantu, personne ne pense comme lui, c'est bien connu ! Oh, bon, yen a bien quelque uns, ouais... Pas grand chose, une minorité. C'est sûr, regardez les sondages : Mélenchon est devant tout le monde ! Ah euh... merde... Oui, bon, il n'est toujours pas devant le PS parce qu'il ne parle jamais du fond, puisqu'il passe son temps à chasser les mouches, c'est vrai, j'oubliais ! Tout est clair comme de l'eau de roche ! Ce Mélenchon, il devrait un peu arrêter de "faire du buzz" et parler un peu du fond avec tous ces gentils journalistes qui ne demandent que ça ! Soyons sérieux, quoi ! Bah ouais gniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiioooooooonnnnnnnnnn.

Chémenlon, bah lui, y fait qu'gueuler, y fait qu'faire du buuuzzzzzzz, y parle de rien, y chasse les mouches, y d'vrait p't'être parler des choses graves un peu, bah ouais, kwô.

AAAAAARRRRRRRRRRRGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGMAISILNEFAITQUEÇAAAAAAAAAAAAARRRGGGGGGGGGGGGGGGGGGGHHHHHHHHHHHHHH

Voilà, c'est mieux, c'est beaucoup mieux, ieux, mmmmeeeuuuuhhh, ooon, on, no, nionnjiksjdfmsgkirpoy^pdfplhpùfh^fùljùflj.

Là, devant son écran, le sympathisant du Parti de gauche, qui suit la plupart des interventions de Mélenchon et le connaît donc un minimum, se met à bouffer son clavier, touche après touche, avec de la mayonnaise. Mélenchon, lui, n'a qu'à continuer à prendre des vitamines et faire du yoga. En fait, si t'es anti-libéral, vaut mieux faire du yoga. On te traite de mélenchonnâtre parce que tu défends à juste titre le très bon représentant des idées que tu défends ? Oh my god, tu trouves que Mélenchon est un très bon représentant - peu importe, qu'il est très bon ? Mais c'est que tu le vénères ! Tu es donc aveuglé ! Eh oui ! LOGIQUE ! LOGIIIIIQQUEEEUUUHH GNGNGN gngn scrogneugneuglalalalalalala je vais bien tout va bien lsdkfgmdgmfdldhùypojt

Eh, Mélenchon, y d'vrait parler d'lécole au lieu de "pourchasser les moustiques avec une tapette", quoi !

FFFFFFFFFFFFOOOooooouuuuuuputaaaiiiinnn....

On va faire du yoga, hein. Oh putain, ça fait peut-être de moi un partisan de la dictature chinoise ? Ah non, le yoga, c'est indien. Ouf.

Car, après tout, les "mélenchonniens" méritent mieux, nous informe Schneidermann, et Mélenchon est intelligent, alors il ferait mieux d'arrêter de "chasser les mouches" et de parler un peu du fond au lieu de faire du buzz, il en a les moyens - on flatte ceux qu'on attaque, belle stratégie !

Il n'empêche que les faux arguments à deux balles, qui permettent de pondre un titre parfaitement conforme aux préjugés dominants sur Mélenchon, sont bien là, et que ces flatteries ne les effacent pas. Incompétence ou malhonnêteté ?

Mais c'est trop beau, c'est trop pratique ! Si on critique trop la critique de Schneidermann, celui-ci nous collera ensuite le tampon "mélenchonniste", et hop, même pas besoin de discuter avec des sectaires mélenchonnâtres, hein ? On les foutera dans le même sac que les bien-pensant qui voulaient interdire la critique, elle à mon sens justifiée, de Stéphane Hessel. Schneidermann, il est courageux, comme Plantu ! Vive la liberté de la presse ! Pratique !

Comment Mélenchon peut-il tenir face à tant d'attaques de merde lancées contre lui de tous les côtés ? Fichtre, même quand certains veulent lui faire des compliments, ils doivent nécessairement l'attaquer en même temps ; s'ils n'ont pas d'alibi, pas grave, ils en créent un ! T'es de gauche, on te compare publiquement à un nazi et tu oses te défendre ? Grognon, rustre, tu ne fais que du "buzz", tu ne fais que chasser des mouches ! Mais parle donc d'anti-libéralisme, au lieu de chasser les mouches ! S'il vous plaît, monsieur Mélenchon... À la place de Mélenchon, qui ne fait que ça, parler du fond et tenter de le faire partout où on l'invite, au risque d'être vu comme un insolent ou un censeur (!!!%*£$§#!!!), je serais depuis longtemps sous antidépresseurs.

26 janvier 2011, 7h45. Mélenchon est invité à la "Matinale de Canal+", il demande après trois questions s'il pourrait un peu parler de ce qu'il représente, de ses idées, du programme du FdG, au lieu de parler uniquement de ses adversaires politiques et des affaires du PS. La gentille, douce et innocente journaliste se sent visée, et lui répond que oui, bien sûr, les questions sur ses idées vont venir ; elle fait mine d'être victime d'une attaque, sa collègue, la belle et parfaite Maïtena, la soutient, en lançant des regards complices à la caméra - vraiment, ce Mélenchon est toujours le même avec nous, pauvres journalistes ! Les questions fusent, et finalement, la gentille journaliste innocente ne permet pas à cet homme politique d'évoquer son programme. Mélenchon est obligé de placer deux phrases, très vite, sur le contenu du programme partagé, pour être ensuite considéré comme un rustre, qui ose s'en prendre à une gentille petite journaliste à la voix douce, toute innocente. Il ose sous-entendre qu'on l'invite sans lui permettre de parler de ses idées ! Mais pour qui il se prend, Mélenchon ? La belle et gentille et trop cool journaliste dit vite au revoir à Mélenchon en lui souhaitant une bonne journée : sous-entendu "nous, nous sommes polis" ; clin d'œil au téléspectateur complice, qui, lui a bien compris que Mélenchon n'était qu'un pantin qui ne veut faire que du "buzz". Il ne parle jamais du fond, ce Mélenchon ! Que du buzz !

Finalement, sur la "bêtise" de Mélenchon, pourtant "si intelligent", à propos de Cuba, voici ma réponse de grande "mélenchonâââââtre" aveuglée par son gourou, poils au cou : [www.arretsurimages.net]

Oui, je sais, il y a plein de petites lettres qui s'enchaînent et ça fait mal aux yeux.

Yo, zyva ! Mélenchon, c'est lui qu'attaque Quatremer, c'est sûr ! Quatremer il s'est gourré pour la Biélorrusie, mais pas pour Cuba, donc Mélenchon il a qu'à fermer sa gôôôle, il a dit une connerie et Quatremer a eu raison de dire qu'il aimait la dictature, enfin non, enfin si, enfin non mais faut quand même critiquer Méluche, enfin si, enfin non, enfin si, enfin non, et pis d'toute façon, bah moi j'ai lu la définition de dictature, et Cuba c'en est une, et donc faut dire qu'Mélenchon c'est un con, non, un rouge, non il est intelligent mais il a dit une bêtise, voilà, parce qu'il connaît pas l'Amérique du Sud, enfin si, mais moi mieux qu'lui, enfin non, enfin si, mais non, mais si, enfin no, but yeah, but no, but...

Voilà qui est plus simple :

MÉLENCHON GROGNON stop OPPORTUNISTE stop MÉCHANT AVEC LES JOURNALISTES stop NE VEUT FAIRE QUE DU BUZZ stop DIVISEUR DE LA GAUCHE stop NE PARLE PAS DU FOND stop MUNI D'UNE TAPETTE stop NE FAIT QUE CHASSER DES MOUCHES stop NE DEVRAIT PAS SE DÉFENDRE SI TRAITÉ DE NAZI stop DEVRAIT SE LAISSER FAIRE PAR JOURNALISTES stop OU BIEN NE PAS ALLER CHEZ JOURNALISTES stop DEVRAIT RESTER CHEZ LUI stop MÉCHANT LOUP stop STALINIEN stop NAZI stop CUBA stop BIÉLORUSSIE stop ANTI LIBERTÉ DE LA PRESSE stop VOCIFÈRE stop ROUGE stop DANGEREUX stop..............................................................

On vit dans un monde de fous.
@ nebulosa/clo

Entièrement d'accord !!!

Marre de ce conformisme lénifiant , toutes les têtes qui dépassent doivent être coupées. Marre de ses journaleux baignant dans cette bienpensance nauséeuse qu'ils ont toujours raison. Malheur a celui qui les contredit, Ils ont fatalement toujours du bon coté du manche, quelques soit leurs torts.

C'est la nouvelle inquisition qui distribue les bon points aux cireurs de pompes et autres lèches culs. Quelque puissent être l'intelligence du propos, sa cohérence, sa véracité en pointant des faits, celui qui dénonce aura toujours tort si il va contre le système politique dominants ou médiatique. Ils le remettent a sa place avec une arrogance,un cynisme, une mauvaise foi digne des plus beau jour soviétique.

Le pire, c'est qu'il se disent démocrate et pour la liberté de penser. Pauvre France !!!!
Ce matin, Mélenchon était sur Canal +, interrogé dans "La Matinale" par Caroline (j'ai oublié son nom de famille)...
La majorité des questions avaient trait à ces petites querelles qui, justement, contribuent à noyer dans la masse "gloubi-boulga politicienne" les projets et points forts d'un projet d'avenir pour la France, pour n'examiner que les petits détails, contrarier l'interviewé, le contredire, soutenir celle qui le contredit...
Alors qu'on a vu les mêmes journalistes (ou animatrice) interroger très gentiment des représentants de la majorité ou du PS beaucoup moins républicains que Mélenchon, mais toujours sur de petits détails. Alors soit les interviewés récitent leur langue de bois habituelle (hier Estrosi en supporter de son cher boss qui voulait absolument faire pleurer dans les chaumières et zigouiller les récidivistes, alors qu'il avait en face de lui un bâtonnier qui argumentait sur le manque de moyens de la justice et la bêtise d'entasser les lois les unes sur les autres sans moyen pour les appliquer..; sur France 5) soit ils s'énervent, comme le fait Mélenchon.
Je n'aime pas ce qu'est devenu le journalisme politique : tous à l'affût du défaut, du lapsus, de la "non-consensualité molle du moment" chez leurs invités.
Cette unanimité consensuelle anti-Cuba, anti-Chavez, anti-ce-qui-dérange-les-lobbies-influents, cette façon de monter au créneau pour soutenir son pote-qui-a-la-carte-de-presse m'agace au plus haut point. Le journalisme actuel, pour moi, c'est tout simplement du suivisme pas couillu, où on tape sur les défauts physiques pour ne pas taper sur le manque total d'avenir et un aveuglement certain sur les multiples initiatives locales qui existent et qu'on pourrait exploiter à des fins politiques.
Encore une fois, ce matin, silence total sur ce qui se passe en Islande !
Mélenchon ou la pensée éclairée.
l'intelligence au pouvoir .ça risque de faire des ravage vue le niveau ambiant.
mais c'est indispensable ce tsunami en Europe.


vous l'avez compris je suis une inconditionnelle mais vous avez raison de conserver votre distance et de le regarder comme vous le faîtes aucun homme est à l'abri d'une dictature
Tout d'abord, les "communistes orthodoxes", cette cohorte d'évêques stalino-felliniens, ont perverti depuis belle lurette la pensée de Karl Marx.

Ensuite, taper sur des imbéciles qui font le spectacle, c'est plutôt marrant quand on en a marre d'entendre tous les jours les mêmes refrains de la propagande officielle des dominants.

Pour continuer, les "médias" pour Mac Luhan n'ont jamais signifié être l'expression d'une liberté, pas plus qu'une liberté d'expression, c'est un outil de communication dont il faut se méfier, car il se sert d'une technologie puissante où l'homme peu à peu perd du terrain sur sa capacité à le maîtriser.

Maintenant si on s'attarde trop longtemps sur la personnalité des futurs candidats à la présidentielle, si ceux-ci sauront convaincre autrement sur la forme, que sur le fond, si ils devront s'exhiber impudiquement dans les magazines people, çà c'est une autre histoire, comme le disait Rudyard Kipling.
Je suis toujours étonnée de ce réflexe quasi pavlovien dès qu'il s'agit d'aborder la question de Cuba et qui plus est quand cela vient de vous DS.
J'ai lu par ci et par là que JLM tombait encore une fois dans la provocation en déclarant "non Cuba n'est pas une dictature !" Je trouve le procédé intellectuellement malhonnête. D'autant plus que JLM ne s'est pas contenté d'un péremptoire "non Cuba n'est pas une dictature", il a développé sa réponse (comme le rappelle un contributeur précédent "non Cuba n'est pas une dictature, mais ce n'est pas non plus une démocratie...un pays à replacer dans le contexte des caraïbes... qui subit un embargo depuis 50 ans..." la vidéo est encore visible).
Et bien pour la simple citoyenne que je suis, la réponse de JLM me mène plus à la réflexion et à l'envie d'en savoir plus qu'un poncif tel que :"En revanche, la phrase de Mélenchon « Cuba n'est pas une dictature » (c'est un des épisodes précédents du même feuilleton, je vous laisse reconstituer l'histoire vous-mêmes) est irrémédiablement stupide et ne passe pas. "
J'ai apprécié qu'en tant que journaliste vous preniez vos distances sur le sujet "JLM", il faut toujours des garde-fous, mais ne pêchez pas trop par excès tout de même.
Amitiés
Alors, enfin, DS, vous reconnaissez par ce délicieux euphémisme, que vous votez Front de Gauche !
"Si j'étais mélenchonnien...." Ah !

Revoyons cette tactique de Melenchon et du Front de Gauche. Il occupe une position qu'il a choisie sciemment, c'est entre le PS et l'extrême-gauche. une place qu'avait laissé échapper le PS, et qui lui avait manqué en 2002.

Mais cet espace, il est très instable, et très mouvant. Il faut flatter les communistes, dont l'ancien empire a gardé quelques confettis ici ou là, et pas ce qu'il y a de meilleur sur le plan démocratique. Se protéger des menaces de noyautages par la LCR. Se faire mousser par les médias pour exister politiquement.
Enfin, parce qu'on est proche de l'extrême-gauche, il faut ouvrir le débat sur le fantasme du mainstream : l'extrême-gauche et l'extrême-droite, c'est bonnet blanc et blanc bonnet. Ce qui permettra de se différencier et devenir le Parti à Gauche, au détriment du PS. Le chemin sera long, pour se rendre crédible.

Melenchon occupe l'espace des médias et du buzz dans la mesure de ses possibilités. Il respecte la règle du jeu actuel par rapport aux médias : buzzer pour exister.

Bonne tactique. Vue sa position, et tant que le pont idéologique n'est pas solide sur ses bases de gauche, c'est sans doute la meilleure.
Il lui faudra gagner en épaisseur sur le plan des idées, qui pourraient amener des adhérents au Parti de Gauche qui dépend un peu trop des communistes pour ses infrastructures locales.

ça roule.

Je pense que DS, sa nouvelle recrue, pourrait le soutenir davantage.
Non ?


l
Melenchon repond a Quatremer...

[quote=Jc Melenchon]
Une nouvelle fois, Jean Quatremer me cible dans l’un de ses billets. Il va lui en cuire car il s’est mis dans un très mauvais cas de mensonge avéré. J’invite donc mes lecteurs à le faire connaitre largement comme preuve de ce que nous racontons sur l’absence complète de sérieux professionnel de nombre de ces médiacrates qui règlent des comptes personnels en profitant de leur position éminente. Car le prétendu journaliste-qui-verifie-ses-sources fait cette fois-ci un faux. Sous le titre racoleur : « Jean-Luc Mélenchon opposé aux sanctions contre la dictature (rouge) biélorusse », Quatremer me prend en effet à partie spectaculairement. Mais sur la base d’un faux à propos d’une prise de position de la GUE-NGL sur le régime de Loukachenko et de la Biélorussie. Il le fait d’une façon professionnellement inouïe en disant qu’il n’a pu vérifier mon vote mais que ce sont les Verts du parlement qui le lui ont rapporté. Tel quel ! En quoi cela constitue-t-il une référence pour un journaliste que l’avis partisan d’un groupe qui passe son temps à me tacler ? Pourquoi n’a-t-il pas vérifié lui-même avant d’écrire ? Pourquoi n’est-il pas sorti de son bureau pour m’interroger à la sortie de l’hémicycle ? Ou était encore cet « observateur attentif », ce jour là ? La sieste s’est prolongée ? Pourquoi, alors qu’il s’agit d’une prise de position de tout le groupe GUE-NGL, me cibler personnellement dans le titre parmi les cinq députés français du groupe, et les trente quatre du groupe GUE NGL pour m’attribuer la responsabilité de ce qu’il dénonce ? Qui cherche à faire du buzz dans cette circonstance ? La vérité est donc que Quatremer est à l’information ce que Médiator est à la santé. On croit apprendre en le lisant et on se fait désinformer. Pire, on alimente un ragot sur la toile, ce que précisément les journalistes dénoncent le reste du temps pour faire la différence entre eux qui « vérifient leurs informations » et le commun des mortels qui se laisserait berner ! Et ça marche ! Aussitôt son ragot pondu, la foule de ceux qui ne m’aiment pas et attendent n’importe quel prétexte pour me sauter à la gorge, recopie. Une foule de gens désinvoltes s’activent. Et cela jusqu’au site du NPA. Ceux-là pas davantage que Quatremer ne vérifient leurs « informations ». Ils ont certes pour excuse d’avoir cru un journaliste soi disant professionnel. Ce n’est pas vraiment une excuse à mes yeux comme on le sait. Il ne faut jamais rien croire venant de l’industrie du spectacle et de l’information aujourd’hui fusionnée. Je forme le vœu que mes amis aillent de tous côtés à leur tour faire connaitre les exploits de Jean Quatremer journaliste qui colporte des ragots sans vérifier ses sources et désinforme ses lecteurs. Il est très important de le faire car cela nous sert sur un cas bien précis et avéré de faire la démonstration que nous devons faire de ce qu’est ce système médiatique.

Voici la prose de l’ami des ragots, le journaliste-dans-son-bureau Jean Quatremer
: "la gauche radicale, elle, a une tendresse évidente pour les dictatures rouges. Le député européen du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, et ses amis communistes viennent de s’illustrer une nouvelle fois en refusant de voter, aujourd’hui, une résolution du Parlement européen demandant un durcissement des sanctions contre Alexandre Loukachenko, président de la Biélorussie, une ancienne République soviétique restée communiste et employant les mêmes méthodes que la défunte URSS (…). » Comme ce serait beau Mélenchon en train de soutenir Loukachenko ! Du Plantu dans le texte en quelque sorte. C’est ce dont rêvent ces illuminés de concurrence libre et non faussée qui ont déjà fait de moi un « partisan du régime chinois » et autres sornettes qu’ils font tourner en boucle avant de se les prendre en retour de bâton bien ajusté chaque fois que le mensonge éclate et qu’on les prend de surcroit en train de faire bénéficier de douce et bienfaisante amnistie des régimes pourris. Il me parait indispensable de vous faire connaitre dans le texte, pas très littéraire, le genre de « tendresse » que notre groupe et moi manifestons envers Louchachenko. Nous l’avons en effet exprimée noir sur blanc, cette tendresse, en déposant nous même un projet de résolution sur ce sujet. Ce texte était déposé en concurrence avec celui de la droite que nous n’avons pas soutenu, en effet, et je vais dire pourquoi dans un instant. Mais en lisant le texte de notre résolution vous serez estomaqué de l’ampleur du mensonge de Quatremer. Vous vous demanderez pour quelle raison quelqu’un qui fait profession, si verbeusement, d’éthique, d’indépendance et autre bla bla bien connus de cette sorte de cléricature, s’abaisse à ce type de manipulation. Voila la réponse : il s’agit de cette variété de gens qui se lèvent tard et ne bossent pas vraiment. Rentier d’un poste surpayé, il bulle. Et fait des ménages. Il ne lit pas les textes, il ne suit pas la séance, il ne recoupe pas son information, il recopie, de son propre aveu, ce que les Verts lui ont dit. Sans vérifier si c’est vrai. Ca c’est du journalisme ! Et le même jour où il colporte des ragots, il se passe dans l’hémicycle des évènements dont il ne souffle mot. Voyez plutôt. Sur la base d’un rapport présenté par le Vert Jadot, et avec le vote de ce groupe, est votée une résolution de libre échange entre l’Union européenne et… la Libye ! La Libye cette démocratie bien connue qui venait la veille d’apporter son soutien à Ben Ali. Le libre échange, cet instrument de l’écologie bien connu ! De tout cela Quatremer ne souffle mot. De même que cet « observateur attentif » par petit rapporteurs interposés, ne dit rien de l’accolade au cœur de l’hémicycle, sous les acclamations de la droite, entre Joseph Daul, UMP français, président du groupe PPE, et Viktor Orban premier ministre hongrois qui persécute la presse et les journalistes, entre autres, dans son pays. Et Viktor Orban est vice président du PPE. Quand monsieur Quatremer va-t-il écrire à propos de l’honneur perdu de l’UMP comme il l’a fait à propos des socialistes pour leur attitude à l’égard de Ben Ali ?

Voici donc le texte où nous avons consigné notre « tendresse évidente » pour Loukachenko et son régime en Biélorussie, selon les mots du grand journaliste d’investigation. Il commence par dénoncer "la procédure de dépouillement non transparente remet en question la légitimité du résultat des élections". Puis il "Condamne la violence et la répression de la manifestation du 19 décembre 2010 et la vague massive d'arrestations des dirigeants de l'opposition, de leurs partisans et des journalistes". Et il « demande aux autorités biélorusses de garantir l'unité des droits de l'homme politiques et sociaux, en particulier en ce moment où les libertés démocratiques et les droits politiques pour tous les citoyens de Biélorussie, y compris les organisations non gouvernementales et tous les partis démocratiques » Enfin il "demande aux autorités biélorusses de cesser immédiatement les poursuites contre les organisateurs et les participants de la manifestation pacifique du 19 décembre 2010 et de libérer tous les prisonniers politiques". Après quoi nous réclamons « une enquête indépendante et transparente sur les circonstances de la répression de la manifestation du 19 décembre 2010 et de prendre les mesures appropriées à l'égard des responsables des actes de violence et de la violation des droits de l'homme". Voici notre conclusion : " demande aux autorités biélorusses de garantir la liberté d'expression et des médias et de mettre fin à la répression des médias non officiels". Où y a–t-il là-dedans la moindre promiscuité avec ce régime ? Quatremer l’ignorant qui parle de dictature « rouge » se garde bien de savoir et de dire que l’un des dirigeants et animateurs du parti des communistes de Biélorussie membre du PGE a été arrêté et embastillé par le régime de Loukachenko. Mais il est vrai que pour ce genre de « journaliste » un communiste en prison ça ne compte pas.

Voici comment Quatremer met en scène d’une façon unilatérale le contenu de la résolution
de la droite pour me cibler et laisser croire que nous serions hostiles à la dénonciation du régime Biélorusse. « La résolution du Parlement présentée aujourd’hui a pour but de soutenir les efforts d’Ashton. Le texte demande que les plus hauts dirigeants bélarusses ainsi que ceux « qui peuvent être tenus pour responsables des fraudes électorales ainsi que de la brutale répression et des violentes arrestations de membres de l'opposition » soient à nouveau interdits de visa et leurs avoirs gelés. Il réclame aussi des « sanctions économiques ciblées et le gel de toutes les aides macro financières » et que l’Union soutienne l’opposition, notamment les médias indépendants. Sous prétexte qu’ils sont opposés aux sanctions, les députés de la GUE (groupe politique où siège M. Mélenchon) ont refusé de voter ce texte qui, évidemment, est passé sans problème, la GUE étant largement minoritaire." Il faut souligner la déloyauté et la manipulation du travail de propagandiste de Quatremer. Nous n’avons pas « refusé de voter » la résolution de la droite. Nous nous sommes abstenus. C’est tout autre chose. En effet elle contenait des points que nous ne pouvions approuver. Je vais dire lesquels. Mais surtout nous voulions voter notre propre texte, celui que je viens de citer et qui était proposé en concurrence avec celui de la droite. Qu’un groupe politique préfère son texte a celui d’un autre groupe c’est tout de même le minimum, non ? De tout cela il n’est dit mot. Quatremer fait un montage à charge. Mensonger et manipulateur. Ce n’est pas du journalisme c’est du règlement de compte personnel.

Nous nous sommes abstenus sur le texte de la droite parce que nous désapprouvons les sanctions qu’il envisage. Quelles sanctions refusons-nous ? Celles qui gèlent les « aides du FMI et de l'UE », selon le texte de la résolution de la droite. En effet nous sommes opposés au régime des sanctions financières contre les peuples, d’une façon générale. Mais là il s’y ajoute de surcroit que nous sommes opposés aux « aides du FMI » et au système même de l’ingérence du FMI dans la conduite de la politique des pays. En quoi cette position est-elle un soutien au régime en place ? Ce n’est pas tout. Quelles autres propositions de cette résolution de la droite notre texte refusait il encore de soutenir ? Celle qui "invite la Commission à soutenir, par tout moyen financier et politique, les efforts déployés par la société civile biélorusse, les médias indépendants (y compris Belsat, Radio européenne pour la Biélorussie, Radio Racyja et d’autres. » En effet "Balsat TV" est une TV …. polonaise ! Et de surcroit financée par le gouvernement polonais. Nous sommes contre ce type d’ingérence d’un gouvernement contre un autre qui sont des facteurs de tensions internationales évidents et spécialement dans ce cas une incitation à la confrontation, compte tenu du poids de l’histoire dans la zone. Tout cela c’est trop de subtilité pour ce pauvre Quatremer et son usine à mouliner les ragots partisans. Peut-être pourrait-on au moins espérer que la détestation que j’inspire de façon pavlovienne au NPA lui évite de me reprocher d’être opposé « aux aides du FMI » même en Biélorussie ! Ma réplique amusée et narquoise à cette bande de nuls coalisés sur des infos bidons est dans le sous titre de ce billet : « Jean Quatremer refuse de dénoncer Kadhafi et cache l’accolade de l’UMP avec Victor Orban. » De cette façon je mets au diapason du style Quatremer. Et je quatremeriserai quiconque y reviendra. Quatremériser est le nouveau verbe que je crée pour parler d’un fait honteusement falsifié.

http://www.jean-luc-melenchon.com/2011/01/le-coeur-leger-et-joyeux-peu-de-bagages-a-la-main-on-fonce/
bravo Daniel, c est réussi, le forum s'excite! J' ai souvent l' impression de ne pas lire les mêmes écrits que ceux reprochés par les plus violents commentaires, il y a sûrement des tas de choses qui m' échappent.
la prestation de Plantu ce soir au grand journal : quel triste sire, donneur de lecons, il a bien expliqué au Melenchon comment il devait se comporter si il voulait de bonnes notes, enfin de bons dessins! Mais Mélenchon n' était pas en face de lui...

"Plantu lui-même n'y croit sûrement pas, s'il croit encore quelque chose". Plantu ne s' est pas planté, Plantu se prend pour PLANTU et il croit en PLANTU,
quoiqu'il ait à dire sur son dessin Plantu a atteint des sommets....Nul d'assimiler front de gauche et front national et nul de ne plus être drôle quand on se prétend dessinateur humoristique. Je suis déçue et en colère car son truc peut participer à la confusion générale.Sans être fan de Mélenchon ,je proteste contre les procès qu'on lui fait.
Très bien vu, sauf qu'à mon avis la dictature biélorusse n'a pas grand chose de communiste, tout comme l'URSS d'ailleurs, mais ça c'est ce que le PCF n'a toujours pas vraiment compris (et Mélenchon son allié, ex-mitterrandien ? il y voit sans doute plus clair, même s'il fait semblant que non)
DS : Ce matin, c'est à propos de la Biélorussie, qu'il s'en prend à Quatremer, de Libération, dans un post fleuve de son blog.

Cher Daniel, vous aurez mal lu le blog de Mélenchon. Le sus-dit post commence en effet ainsi:

Méluche: Voici un bref billet rédigé une fois de plus dans l’urgence après une fin de semaine...

Puisqu'il vous dit qu'il est bref...
M. Schneidermann,

Vous étiez parvenu récemment à retrouver une analyse du gouvernement français "vu de l'extérieur", et vous fustigiez alors à juste titre la quantité phénoménal d'euphémismes qui est utilisée quand il s'agit de décrire ce qui se passe en France.

Mais vous vous mettez à nouveau à euphémiser quand il s'agit de qualifier l'un de vos collègues :
"Oui, Quatremer a été un peu rapide."

Est-ce tout, vraiment ?

Quatremer a pourtant volontairement joué dans son article sur l'ambiguïté "voter contre", "refuser de voter" et "s'abstenir".
Puis il résume ce qui était une décision collective du GUE à une décision prise personnellement par Mélenchon, et enfin il accuse celui-ci de soutenir le gouvernement biélorusse sans chercher à croiser ses informations, sans même en chercher du tout (le texte du GUE était disponible sur internet) et avant d'avoir eu la version du GUE.
Sans compter que Quatremer déteste Mélenchon, qu'il s'appuie sur son statut de journaliste pour faire passer ses opinions qu'il affiche comme étant des faits qui ne nécessitent pas d'être argumentés, et sans même se questionner sur l'influence qu'elles peuvent avoir sur son travail.

Tout ceci est clairement visible dans ses textes mêmes, sur son blog.

A un moment ou à un autre il vous faudra aussi balayer devant votre porte et oser se demander si Quatremer est toujours un journaliste. Surtout qu'il n'en est pas à son premier coup.



Ensuite, M. Schneidermann, vous reprochez et dénoncez ce que vous-même vous participez à faire.
Vous comparez Mélenchon à un chasseur de mouche... soit, mais pourquoi ne dites vous pas même un mot sur son passage au journal de France 2, court mais sans buzz, ni celui sur France 5 où il a eu presque carte blanche pour exposer son programme ?

Allez-vous vous rabaisser vous aussi à être un chasseur de chasseur de mouche, qui crache dans la soupe qui le fait vivre, tout cela pour rester dans un champ médiatique atomisé par les pressions financières et que vous vous obstinez à ne pas dénoncer directement ?

Avez-vous vu cette intervention de Mélenchon au CFJ où il donne son opinion sur ce qui est en train de pourrir les médias de l'intérieur :
http://www.dailymotion.com/video/xd2wfk_jeanluc-melenchon-invite-au-cfj-cfp_news
Qu'en pensez-vous ?
Et que pensez-vous du fait que certains journalistes n'aient de compte à rendre à personne, même lorsqu'ils trompent volontairement leurs lecteurs à plusieurs reprises ?


Est-ce qu'il ne serait pas intéressant pour nous tous, vous comme nous, que vous preniez plus de temps pour faire vos chroniques, quitte à ce qu'elles ne soient plus quotidiennes, mais hebdomadaires par exemple, et de meilleure qualité ?

Je ne peux qu'applaudir ce riverain qui dit que nous devrions justement tous nous équiper de tapettes à mouche, et de grosses, tous !


M. le journaliste, vous avez les moyens d'être talentueux, vous l'avez prouvé plusieurs fois.
Rejoignez-nous, nous le peuple français, et militez avec nous !
Équipez-vous, vous aussi, d'une tapette à mouche !
Le fait que Jean Quatremer se soit livré à une énième attaque frontale contre Jean-Luc Mélenchon, qu'il déteste aussi bien personnellement que politiquement, n'a rien de surprenant. Moi qui m'informe régulièrement de tout ce qui se dit et s'écrit au sujet de Mélenchon, je commence à avoir l'habitude... Oui mais cette fois, Quatremer a cumulé plusieurs fautes, que j'estime d'autant plus graves que nous avons affaire à un journaliste.

Premièrement il s'est servi de la tribune que lui offre Libé (en tant que journaliste) pour assouvir sa rancœur personnelle contre Mélenchon. Pourquoi mettre en avant Mélenchon plus que les autres, si ce n'est pour lui nuire ? Je ne crois pas qu'il s'agisse uniquement de faire du buzz : à mon avis il s'agit d'enlever toute crédibilité au personnage, qui est de toute évidence amené à jouer un rôle majeur dans les années à venir...

Deuxièmement, pour porter ses accusations, Quatremer s'est appuyé sur des sources partiales et partielles, comme il l'a lui-même signalé sur son blog : "Heureusement, les députés Verts qui jettent toujours un œil sur les bancs de la gauche, et donc sur Jean-Luc Mélenchon, se sont empressés de me signaler ce petit fait si révélateur de ce que sont vraiment le Front de gauche et le PCF". Oui, mais manque de pot, ses informateurs lui ont présenté une version des faits tronquée.

Troisièmement, Quatremer n'a pas fait correctement son boulot de vérification. Bien qu'il tente (maladroitement) de rattraper le coup sur son blog, la lecture de son billet laisse clairement transparaître son ignorance totale du fait que le groupe parlementaire de Mélenchon avait soumis sa propre proposition de résolution au Parlement. Un commentateur du blog de Quatremer, qui n'est sans doute pas payé pour faire le journaliste à Bruxelles, avait trouvé le texte en question bien avant que Mélenchon ne contre-attaque sur son blog.

Quatrièmement, malgré toutes les circonstances atténuantes que l'on pourrait trouver à Quatremer (manipulation par les Verts, impossibilité de joindre Mélenchon...), l'accusation de complaisance avec la dictature biélorusse qu'il porte contre Mélenchon relève de la diffamation. Pourquoi attaquer avec tant de virulence et tant d'empressement, sans même prendre la peine d'enquêter ? Je ne suis pas un fin connaisseur de la profession de journaliste, mais cette attitude n'a absolument rien de compatible avec l'idée que je m'en fais.


Tout ceci m'amène à constater avec regret qu'@si n'a pris aucune distance avec les accusations calomnieuses de Quatremer dans la brève qui contenait les explications de Mélenchon, et ce après avoir fait une publicité non négligeable aux ragots susmentionnés. Quatremer a voulu s'en prendre à Mélenchon et il s'est planté, en s'illustrant par un lamentable manque de professionnalisme. Le minimum de votre part, à défaut de critiquer les méthodes de Quatremer, serait de reconnaître que les accusations relayées dans votre brève de dimanche étaient totalement bidon.
Le truc c'est que si personne n'en parlait il ne serait pas obligé de suivre. Or les bêtises de Quatremer ont été relayées ici.. Mélenchon est donc obligé de rétablir la vérité, il ne peut se contenter de laisser dire pareils mensonges.
Malheureusement, je suis d'accord avec DS. Mélenchon est tombé dans l'enfer du "buzz"... Seulement, a-t-il le choix ? Est-ce qu'on parle de lui dans les médias quand il fait des analyses plus pointues, argumentées, structurées ? Bin non ! On va l'interviewer 1 heure, puis on va extraire la petite polémique politico-médiatique. Il en use aussi, car il sait qu'il est obligé de se faire remarquer pour exister. C'est un cercle vicieux. Je crains qu'il ne soit complètement grillé d'ici 2012... Et pourtant, je voterais pour lui s'il est candidat.
Pardon Monsieur Schneidermann...mais Melanchon et ben dites donc c'est pas votre tasse de thé...Il y a certainement en ce moment d'autres sujets plus "sexy" pour "titiller" un forum...Non ??? Je me trompe peut être...sans doute...Ah là là on sait plus...

PAR CONTRE

L'un des plaisir de @si c'est de pouvoir rentrer en contact avec vous...sur un autre sujet que "la tapette à souris en milieu hostile..."

Je viens d'apprendre sur Rue 89 que Nicolas Demorand, ancien de France Inter actuellement sur Europe 1, allait sans doute remplacer Laurent Joffrin au Journal "Libération" dans lequel vous êtes chroniqueur. Didier Porte a trouvé un lieu d'expression à "Arrêt sur images" et "Mediapart" depuis son éviction de France Inter. Tout le monde connait les conflits qui ont opposés ND et DP en juin 2010.

Si la nomination à Libération de Nicolas Demorand est confirmée, il deviendra votre boss au journal Libération. Didier Porte lui est chroniqueur dans votre émission "Arrêt sur images". Délicat ? Qu'en pensez-vous ?
je suis d'accord avec vous Daniel. Je trouve que M. Mélenchon sacrifie de plus en plus à la politique spectacle, ce que je trouve navrant. Il se laisse prendre dans ses filets, sans opposer beaucoup de résistance à ce qu'il me semble. Je suis déçue par ce comportement, j'ai l'impression que M. Mélenchon est en quête d'une reconnaissance qui lui sera refusée, puisqu'il ne fait pas partie des candidats de l'establishment. Je trouve dommage qu'un homme comme lui se prête à ces jeux de clowns (tout en comprenant fort bien que le passage par les médias est obligatoire par les temps qui courent, mais il n'est pas obligé de se ridiculiser en forçant le trait).
Pas très motivant pour aller voter...
assez d'accord, mais je suis un peu plus mesuré sur le FN
Mr.S, ayant dans la famille, des journalistes, je trouve votre chronique, mal foutue. Dans celle-ci, vous défendez Jean 4océans, oubliant certains faits, et faisant preuve d'un corporatisme, qui n'honore pas votre profession. Si vous avez une once, d'honnêteté intellectuelle, je verrai bien, 4océans, défendre ses propos, et plantu (pour qui, j'ai le plus profond respect), expliquer son dessin, face à Mélenchon. Sinon, vous vous metteriez, en porte à faux, avec votre conception du journalisme.
Encore une chronique matinale très oubliable, pour ne pas dire insignifiante. C'est un vrai problème, Daniel S.
Alors, faites-en une par semaine, et soignez-là. Soignez vos émissions aussi. Déléguez, demandez à vos petits jeunes de se faire les dents sur des "chroniques". Aérez-vous, partez en voyage.
Sur Plantu/Mélenchon, Elisabeth Lévy est plus percutante.
Sur les géguerres de boycott aussi.
C'est juste un exemple.
Je dois me désabonner ou quoi?
Ce n'est pas bien, Daniel, d'avoir rallumé le feu entre ces deux-là.

On est repartis pour un tour : Quatremer publie une note dans laquelle il annonce sa riposte à Mélenchon. On en est là !

À mon avis, il a lu votre chronique matinale et ça l'a mis de mauvaise humeur.

Mélenchon suivra-t-il votre conseil, soit se taire ?
Cette chronique traduit clairement et parfaitement mes pensées jusqu'alors confuses sur Mélenchon, lui-même brouillon donc, sur la hiérarchisation de ses combats. Merci
Mélenchons pas tout. Est-ce la défense de la libre expression ou du corporatisme qui vous anime aujourd'hui? Les cinq cubains valent bien deux journalistes non?
Je confirme Cuba est une horrible dictature, la preuve Guantanamo , un camp de concentration ou l on torture à tour de bras à l abri des yeux des democraties silencieuses ; c est dingue.
Je pense que cette caricature va plus loin que la simple attaque contre Mélenchon, il est révélateur de la confusion qui s'est installée autour du programme du FN. L'image médiatique de Le Pen père a toujours été concentrée sur les détails de l'histoire et la peur de l'arabe, en passant au second plan le reste, en le qualifiant vaguement de populisme. Confusion provoquée par la démagogie de Le Pen et entretenue par les médias, ou le contraire.
C'était déjà une erreur à l'époque, à mon avis, pas qu'il ne faille pas condamner les propos racistes et négationnistes, mais qu'à s'en contenter, il a trouvé un électorat populaire qui considérait que manger le lendemain était une priorité plus importante que de reconnaître les camps de concentration, alors que rien - ou si peu - dans le programme du FN n'était prévu dans ce sens. Maintenant, avec Marine Le Pen, c'est d'autant plus important, car elle se débarrasse du boulet du négationnisme et maquille sa peur de l'arabe en simulacre de laïcité, elle risque de récupérer l'électorat qui s'imaginait qu'il y avait quelque chose pour eux dans le programme du FN. Le dessin de Plantu, dans ce sens, entretient parfaitement la confusion sur le sujet. Mais le programme du FN n'est pas un programme de gauche mâtiné de racisme, c'est un programme de droite dure, dans la continuation du sarkozisme.

Quand au mélenchonnisme, il y a des tas de raisons de ne pas être mélenchonnien, on peut être contre le fond de son programme, penser qu'il ne pourra pas l'apliquer s'il est élu, ne pas aimer son caractère ou s'indigner de sa complaisance avec certains régimes d'Amérique latine (ou de se virulence contre les USA). Par contre ne pas être mélenchonnien sur le simple fait qu'il risque de ne pas être élu en est à mon sens une mauvaise.
Si vous voulez vraiment réveiller un forum, Daniel, objectif ô combien journalistique, je vous conseille de préciser un peu quelques lacunes de ce Neufkhinze par une étude des thémabuzz d'@si.

-Mélénchon : OK. Très bon, ça coco ! Effet garanti.
-Les dictatures d'Amérique du Sud : Bien pensé. Ne pas en dire trop, surtout, juste reprendre "Cuba" pour relier à Mélenchon (On aura un pour/contre passionnant sur le forum), et ne pas mentionner les autres. (Autres débats passionnants : Il pensait à qui ? T'a-va-var-sa-gueule-si-ki-pense-a-Chavez....)
-La tapette : Bof... Je vois bien que dans cet effet de titre, vous avez voulu refaire le coup du buzz vidéo "Monsieur Bettencourt-Banier", et attirer le voyeur qui croira lire là-dedans des révelations croustillantes sur la vie privée de Méluche... Grossière Erreur : Les titres à la "Voici", ça fait longtemps que ça ne trompe plus personne !
-Marine Le Pen : Mouais... Ça sent le croustillant, mais sur @si, ça floppe un peu.
-Plantu, Le Monde : Bien tenté, on trouvera bien des archivistes, des encyclopédistes et autres gougueliseurs fous pour aller déterrer de vieilles histoires, et tenter de lire entre les lignes quelles étaient les relations que vous entreteniez avec le dessinateur...
-Quatremer : Bien vu, ça. Sur le forum destiné à préparer les questions que vous ne lui poserez pas pendant l'émission, les @sinautes s'étaient bien défoulés. La vache, en voilà un qu'ils n'aiment pas. Passez outre, vous avez raison, montrez que vous ne vous laissez pas influencer par votre public, ils adorent votre indépendance surtout face à eux.

Mais il y a des petits oublis.
- Zemmour :
- La religion.
- Israel - Palestine
- Les violences policières.
- Avatar.
Je me suis donc permis, Coco, les deux ou trois petites retouches ci-dessous, qui n'enlèvent rien à l'Esprit du texte. Signez-là, faut que ça parte pour l'édition de 9-15

[quote=DS (et la Redaction)]chronique le 25/01/2011 par DS

[large]Mélenchon et sa tapette en Niqab[/large]


Soyons kamikaze tel un terroriste palestinien, réveillons les forums encombrés de canettes vides, faisons un point sur ce petit-dictateur-en-puissance de Mélenchon. Ca faisait longtemps. Mais il nous tend la perche. Pas un matin sans Mélenchon. Sans une colère de Mélenchon. Ce matin, c'est à propos des violences policières survenues à Lille la semaine dernière, qu'il s'en prend à Elisabeth Levy, de Causeur, dans un post fleuve de son blog. Comment dire les choses, de manière simple ? Non, à la lecture de ses explications détaillées, Mélenchon n'est pas soupçonnable de complaisance envers les affreux gauchistes mis en garde à vue . Oui, Levy a été un peu rapide. En revanche, la phrase de Mélenchon "Zemmour est raciste" (c'est un des épisodes précédents du même feuilleton, je vous laisse reconstituer l'histoire vous-mêmes, manquerait plus que je cite mes sources aussi...) est irrémédiablement stupide et ne passe pas. On ne peut pas affirmer que Zemmour est véritablement raciste, même si on peut trouver d'authentiques racistes parmi les personnes qui se déclarent proches de la pensée Zemmourienne. Comme quoi même les plus intelligents peuvent dire des bêtises.

L'affaire Soeur Marie Simon Pierre. Presque autant de réactions que l'affaire du téléchargement illégal d'Avatar. Que dire sur l'affaire Soeur Marie Simon Pierre ? Un prénom pas drôle. De grosses ficelles. Un miracle, surtout, qui passe à côté, de sa cible. Un miracle faux. Qui peut sérieusement mettre Mélenchon et Jean Paul II dans le même sac ? Benoit XVI lui-même n'y croit sûrement pas, s'il croit encore quelque chose. Mais un miracle qui, de la part d'un candidat à la présidence de la République, n'aurait dû appeler que le silence. Tant d'autres sujets attendent, où son énergie serait mieux employée !

Je serais mélenchonnien, c'est à dire que je croirais fermement qu'il est le meilleur candidat à la présidence, que lui seul aura une petite chance de nous sortir de la panade, je serais surtout furieux contre...Mélenchon lui-même. Pendant qu'il s'essoufle à poursuivre Levy et Jean-Paul 2, comme le CRIF traque les antisémites, où sont ses paroles fortes sur la nouvelle formule de France-Soir ? Où est sa colère, contre le plagiat manifeste de PPDA qui amuse la galerie avec des vrais-fausses versions de travail, tout en exploitant des nègres ? Et pourtant, quand il se consacre à autre chose qu'au gamahuchage drosophile avec une tapette, Mélenchon est capable d'analyses fortes, originales, décapantes, sur la marche du monde, il est l'un de ceux qui renversent le mieux, et da la manière la plus utile, le champ de vision. Mélenchonniens, s'il en est encore temps, demandez-lui d'écrire les chroniques d'@si. Moi je commence à fatiguer...


Alors, on dit "Merci qui ?"
Je vais faire long, tant il y a à parler sur Cuba et sur le dessin de Plantu, mais court en même temps.

DS, je suis "mélenchonnien", sans être aveuglé (sinon, je ne serais pas abonné à ASI), et amoureux de Cuba, au point d'avoir épouser une citoyenne de ce pays. Pour avoir plongé maintes fois dans la société cubaine, je connais bien les rapports qu'ont les gens entre eux et avec le pouvoir. Le mot "dictature" ayant une connotation on ne peut plus négative, j'emploie, quand je parle du régime des frères Castro et de leur clique, le mot "castrisme", voire "autocratie". Au sens du dictionnaire, oui, vous avez raison. Mais alors, c'est mettre dans le même sac Castro, Saddam Hussein, Kim Jong Hil, les militaires birmans, Ben Ali, etc. (la liste est longue). Moi, je ne peux pas ! S'il y a à l'évidence une carence démocratique, l'Etat fait beaucoup pour son peuple. Il faut comparer ce qui est comparable. Partout autour, que ce soit Mexique et Amérique centrale, RD, Haïti, Jamaïque, c'est pauvreté bien pire qu'à Cuba, analphabétisme, soins aléatoires et grande violence. Je vous invite à voir la vidéo lors du passage de J-L Mélenchon à Public Sénat pour y écouter sa réponse sur Cuba (un peu après neuf minutes). JLM, à l'évidence, applique une posture de base : ne jamais hurler avec les loups. L'essentiel de ce que "votre dictature" fait en politique étrangère y est dit :
http://www.jean-luc-melenchon.com/2011/01/invite-de-lemission-questions-dinfo/
Castro, à l'évidence, se méfie du peuple, l'autogestion socialiste, écologiste et laïque, pour lui, c'est complètement loufoque, car sa conception est : "C'est moi le chef !". Cinquante ans après, la société est bloquée, comme si un plafond de verre l'empêchait de se tenir debout. Dès mon premier voyage, au début des années 70, je me suis aperçu des mauvais choix qui allaient pénaliser Cuba : tout sur la canne à sucre, quasiment rien sur l'industrialisation. Résultat : quand le bloc de l'Est est revenu au capitalisme, qu'il a laissé tomber Cuba, il a fallu abandonner le moyen d'échange qu'était le sucre et se tourner vers le tourisme de masse (deuxième entrée de devises après le nickel) et le niveau de vie des Cubains s'est effondré. Je me demande même comment un si petit pays (11,5 millions d'h.) et son pseudo-socialisme ont survécu. Peut-être — et je le crains fort —, les gusanos, rompus au capitalisme (économie de marché en langage politiquement correct) reprendront le pouvoir après la mort des Castro et du castrisme. Dans ce cas, pauvre Cuba... La "démocratie" sera de retour avec son grand copain, le capitalisme, tant ces deux-là s'aiment fort. Ce ne sera plus la "dictature", mais la dictature du fric, la croissance anarchique et son gaspillage, le pillage des ressources naturelles avec son lot de guerres pour se les approprier, la barbarie, quoi... C'est autrement plus moral, n'est-ce pas ? Le "cause toujours" est-il préférable au "ferme ta gueule" ? dans les deux cas, quand on est prolo comme moi, on est couillonné. C'est pourquoi il faut trouver une troisième voie. Et même si Méluche n'est pas encore au top, s'il parvient à convaincre le peuple de la nécessité d'une révolution citoyenne, nous nous y dirigerons.

Sur le dessin de Plantu, non, DS, pas d'accord, je ne crois pas qu'il faille faire silence. Est-ce que vous vous rendez compte de combien cette saloperie de conception qu'est "les extrêmes se rejoignent", rabâchée tant de fois depuis si longtemps, est installée dans l'inconscient des gens ? Alors, comme "un petit dessin vaut mieux qu'un grand discours", l'amalgame est vite fait : Mélenchon et Le Pen, c'est du pareil au même. JLM a raison de démonter cette idiotie. Je l'ai vu chez Demorand, dimanche, sur France5, expliquer — et il va falloir qu'il réexplique de nombreuses fois — la différence qu'il y a entre lui et la Maison Le Pen & Cie. Bourdin (RMC) lui a promis un débat avec Le Pen fille, débat bienvenu. Mais la fille est aussi coriace que le père, sinon plus...
Autant j'avais plutôt apprécié les précédentes critiques de DS contre mélenchon autant celle-ci est assez décevante.

D'abord DS défend son ami Quatremer de manière plutôt pitoyable. Il tente de détourner l'attention vers les propos de mélenchon sur Cuba qui n'ont rien à faire ici. Et de minimiser la calomnie de Quatremer, comme si accuser quelqu'un de "tendresse" pour le régime Biélorusse n'était pas hautement chargé d'implications idéologiques. C'est toute la stratégie anti-mélenchon d'un ensemble de belles personnes qui est relayée par le billet de Quatremer : il s'agit de présenter mélenchon en danger pour la démocratie.

Idem avec Plantu, ce n'est pas rien de faire apparaître mélenchon en pseudo-nazi quand on sait le climat de calomnie qui entoure mélenchon (entre les attaques de Valls et Huchon et les insinuations à répétition de journalistes). DS a beau dire que personne ne prendra le dessin au sérieux, il se trouve que ce que dit le dessin correspond exactement à ce que disent plein de gens considérés comme des plus sérieux et correspond de plus à de la pure calomnie. On ne peut pas laisser passer ça en haussant les épaules, c'est insultant pour tous les sympathisants et militants du PG.

Quant au fait de dire que ça empêche mélenchon de discourir sur le fond, ça me paraît ne pouvoir être que le fait de quelqu'un qui ne s'attache qu'à la surface des choses, qui s'est fait manipuler par le discours médiatique dominant. Il n'a qu'à lire ça : http://www.jean-luc-melenchon.com/2011/01/de-tunis-a-roubaix-apres-ben-ali-depuis-marine-le-pen/ ou regarder la dernière émission avec Demorand, son intervention à l'edhec de Lille ou encore cette conférence : http://www.dailymotion.com/video/xfw3h2_ateliers-de-la-planification-ecologique-jean-luc-melenchon_news et j'en passe.

Ce que peuvent se dire les pro-mélenchon, ça pourrait aussi être : sans polémique, méluche aurait-il tout le temps d'antenne qu'il a et pourrait-il autant parler de ses idées ?
De plus, on peut aussi penser qu'à chaque polémique sur méluche, on éveille la curiosité sur ce qu'il dit réellement et que de plus en plus de gens prennent conscience de la nullité/mauvaise foi de bien des commentateurs de l'actualité et sont invités à prendre du recul, à décrypter, à réfléchir. Et ça, c'est le genre de chose que DS ne devrait qu'apprécier.

Note : sur Cuba, mélenchon s'est expliqué de la façon la plus claire face à Demorand ce dimanche sur la 5.
Je pense que vous le sous-estimez, ces deux cas portent des enjeux politique bien précis:

*sur la cariature l'idée est de disqualifier l'assimilation entre Le pen et lui, assimilation lancée par Huchon et d'autre, et reprise dans maints interviews et éditoriaux depuis quelques mois. (C'est donc non un caricaturiste qui est visé mais une idée politique qui traine). Les gens nombreux qui trouvent que Plantu s'est planté seront vaciné contre les journalistes politiques qui tiennent, nombreux, ce discours.

*Sur le cas de Cuba, il y a deux cibles:
-les questions des journalistes faites pour obtenir un assentiment automatique, qui seraient simple s'il s'agissait de dire ce qui est (ou ce qui sera), mais qui en fait servent à avancer un certain agenda. Je résume pour ceux qui n'ont pas compris: pour l'Europe il n'y a de dictature que communistes ou islamistes ...
-ce qui nous amène au deuxième point: la politique exterieure des Etats -Unis et sa culture de l'ennemi, du "eux" qui est méchant, mauvais, malfaisant (evil) et qu'il faut abattre (les communistes puis les islamistes avec un peu de Chine).
Je vous renvoie à Chomsky pour plus de détail, d'autant qu'il a bcp analysé le rapport entre ces deux points.

En tous les cas les enjeux politiques sont importants ...
Entre Mélenchon qui refuse d'argumenter son "non, Cuba n'est pas une dictature", et vous qui n'argumentez pas d'avantage votre "oui, Cuba est une dictature", on fini par se demander si l'un comme l'autre savez vraiment pourquoi vous pensez ça.

Je ne dis pas ça que pour vous, Daniel, puisque d'une manière général le caractère dictatorial ou non d'un régime ne fait l'objet d'aucune argumentation dans aucun article de la presse grand public, comme si la réponse à la question devait être connue de tous à l'avance sans détailler le fonctionnement du régime en question...

Lorsque la presse répond à cette affirmation de Mélenchon, les réactions sont outrées et/ou moqueuses, sur le thème "comment peut-il mettre en cause l'évidence ?", et aucun ne rappelle que le débat existe et a toujours existé sur le caractère dictatorial du régime cubain, ni que Mélenchon n'est pas le seul personnage public à contester "l'évidence" (citons par exemple Danièle Mitterrand).

Quant à Mélenchon, il me donne quand même l'impression d'être légèrement aveuglé par ses combats politiques et sa volonté de plaire à l'électorat communiste dans sa distribution de bons et mauvais points aux régimes du monde... bizarrement il ne conteste la qualification de dictature que pour les pays se disant "communistes" (Chine, Cuba... tiens il n'a pas parlé de la Corée du Nord, on lui pose la question ?), alors qu'il l'attribue sans problème et sans plus d'argument aux dictatures de droite et d'extrême-droite, voire la suggère pour des pays habituellement considérés comme des démocraties (mais de droite, forcément...), comme les USA.

Bien évidemment il n'est pas le seul, puisque la droite fait l'inverse, comme l'a magnifiquement illustré le gouvernement et une partie de la presse ces dernières années, refusant de qualifier le régime de Ben Ali de dictature tout en considérant le caractère dictatorial de Cuba indiscutable... Mais enfin n'est on pas sensé, à gauche, se prévaloir d'avoir de meilleurs arguments que "lui c'est un copain alors c'est pas un dictateur" ?

Pourtant les termes du débat ne sont pas si compliqués qu'il faudrait y renoncer... Un dictature, c'est un régime politique dans lequel tous les pouvoirs sont concentrés dans les mains d'une seule personne. Regardons concrètement comment sont répartis les pouvoirs au sein un régime politique (dans la constitution et dans la pratique), et nous pourrons débattre concrètement pour savoir si c'est une dictature, une oligarchie (pouvoirs concentré dans les mains d'un petit groupe), une aristocratie (pouvoirs concentrés dans les mains d'une classe sociale), une théocratie (pouvoirs concentrés dans les mains d'un clergé), une ploutocratie (pouvoirs attribués selon la richesse), ou une démocratie (pouvoir au peuple, ou plus concrètement pouvoir égal pour chaque citoyen).
Eh oui, Mélenchon a raison sur ce point, dire qu'un régime n'est pas une dictature ne signifie pas qu'il soit une démocratie (il me semble assez malhonnête de ne pas préciser que Mélenchon a dit dans la même interview que Cuba n'est pas une démocratie), il y a tout un spectre de possibilités intermédiaires... encore faudrait il argumenter et nommer les choses. Ça lui aurait écorché les lèvres de dire que Cuba n'est pas une dictature ni une démocratie, mais une oligarchie?

Car à lire les termes du débat dans différents articles (assez bien résumés dans cette page Wikipedia), il me semble bien que les pouvoirs à Cuba ne sont pas entièrement détenus par le chef de l'Etat, et qu'il y a bien un parlement élu, dont les députés sont de plus révocables à tout moment par les électeurs... par contre il y a un parti unique, et aucune liberté de la presse (ce qui, il faut le rappeler aux journalistes, n'est pas "le" caractère exclusif de la dictature). Bref le pouvoir est bien plus partagé qu'on ne le dit, mais entre des personnes faisant tous partie du même groupe (les adhérents du parti unique). C'est bien la définition d'une oligarchie. Bien sur le débat reste ouvert, mais par pitié, donnez plus d'argument que "évidemment que c'est une dictature" ou "évidemment que ce n'est pas une dictature"...

Enfin je ne supporte pas l'argument de Mélenchon comme quoi il ne faudrait parler de la dictature cubaine que si on parle en même temps de ce que font subir les USA à Cuba... De la même façon, dès qu'on l'interroge sur les droits de l'homme en Chine, il répond par les droits de l'homme aux USA... C'est d'une mauvaise foi ridicule et puérile, du genre "C'est celui qui dit qui est"...

Ceci étant, comme j'ai argumenté sur Cuba, j'ai un autre exemple à vous soumettre : La France est actuellement dirigée par un Président qui, depuis la réforme constitutionnelle de 2008, est officiellement en charge de la politique de la nation (auparavant "officiellement" dévolue au premier ministre), qui nomme l'essentiel des postes importants et des autorités dites "indépendantes", qui préside le Conseil des Ministres et le Conseil Supérieur de la Magistrature, et qui n'est responsable ni devant le parlement (c'est le premier ministre qui l'est, alors qu'il ne dirige plus rien), ni devant la justice (depuis les décisions sur l'immunité de Chirac qui auparavant ne concernait pas les délits commis avant son accession au pouvoir), ni devant le peuple (pas de procédure de destitution). Il détient aussi une partie du pouvoir législatif grâce au référendum dont il est à l'initiative (contrairement à ceryains pays ou c'est le parlement ou l'initiative populaire), et comme le système électoral assure une soumission totale de sa majorité au parlement (et l'impossibilité de la cohabitation depuis le quinquennat), les députés ne sont qu'un intermédiaire par lequel il possède en fait la quasi-totalité du pouvoir législatif. Ajoutons encore le contrôle d'une bonne partie de la presse soit directement (pour le service public dont il nomme les dirigeants) soit par le biais d'amis dans le privé.
Bref, pour la durée de son mandat, le président de la république détient bien la quasi-totalité des pouvoirs en France (allez, on va dire à l'exception du conseil constitutionnel qui peut dans une certaine mesure empêcher certaines mesures). A priori le caractère dictatorial de la Vème république française réformée par Sarkozy me semble actuellement avéré, ou à tout le moins un sujet de débat légitime...

Ah oui, pour répondre à l'avance aux ultra-mélenchonistes de ce forum, précisons que je suis adhérent du Parti de Gauche, ce qui, encore heureux, n'empêche pas l'esprit critique et la vigilance face aux propos de celui qui est sensé représenter mes idées et qui reste à mon avis le meilleur candidat actuel à gauche. Je dirais même au contraire, parce que je n'autorise pas les gens qui me représentent à dire n'importe quoi.
Un peu lourd l'image de la tapette. Inapproprié diraient les anglais...
Faites vous ainsi allusion à sa vie privée ?
Encore une fois, il faut reporter la critique sur les médias ! Mélenchon a-t-il d'autres choix que de faire du buzz s'il veut exister politiquement ? Je parie qu'il ne serait invité nul part s'il ne parlait que de sujets sérieux. Sa stratégie n'est pas plus idiote qu'une autre : il passe 70% du temps à buzzer pour pouvoir placer 30% de discours politique... vaille que vaille. Et puis est-il responsable des journalistes qui ne l'interrogent que sur la présidentielle, l'alliance avec le PS, son style, le titre de son livre qu'ils n'ont même pas lus alors qu'il regorge de questions à soulever ?
Non, vraiment je trouve qu'il se débrouille plutôt pas mal.
Oh, bah zut, les bachibouzouks, ne mordent pas à l'hameçon...Si j'étais mélenchonien (niste)(âtre) dites-vous DS...Mais vous êtes DS, journaliste, savant décrypteur des médias, mais faisant partie du même système...et bien sûr sans aucune idée politique...Certes, @si n'est pas Acrimed, mais ce n'est pas une raison pour rester dans les standards du cirque médiatique...
A moins de renoncer une bonne fois pour toute à l'idée de transformer un lémédia fonctionant en circuit fermé, il serait bon de s'intéroger sur le rôle de ces derniers dans "la démocratie"...
les forums d'@si qui avaient une petite tendance au ronronnement.

A votre avis, pour quelle raison ? Parce qu'ASI devient chiant ?
;-))

Bon, c'est pas tout ça, j'ai pas fini ma nuit, moi.... (baille)
"si j'étais mélenchonnien" : derriere ce conditionnel, je crois deviner une envie. Un peu de courage, un peu de folie, laissez exister le désir et soyez Mélenchonnien. Les défauts de celui ci ne doivent pas nous aveugler, ils ne sont qu'artefacts. Seules les idées comptent, pas les méthodes de communication politique, bonnes ou mauvaises.
Voté pour ce billet du malicieux Daniel qui a dû l'écrire ce matin en se pourléchant les babines d'avance, sachant bien que le
camarade Mélenchon, c'est l'assurance d'un nouveau débat passionné dans les forums d'@si qui avaient une petite tendance
au ronronnement.
lors de son récent passage à la télévision Nicolas Demorand lui a posé la question sur Cuba. Jean-Luc Mélenchon lui a répondu dans ce
sens : il n'a pas dit que Cuba était une dictature ; il n'a pas dit non plus que Cuba n'en était pas une. Il a posé comme préalable que les Etats-Unis cessent leur blocus à l'encontre de Cuba. Il y a selon lui deux façons d'envisager le problème. La question est de savoir quid des opposants politiques ? ; s'ils sont emprisonnés pour leurs opinions alors oui on peut parler de dictature... il faudrait des réponses précises et documentées sur cette question et pas une envolée lyrique qui ne répond à rien. Il faut aussi noter que Danièle Mitterrand soutient le fait que Cuba n'est une dictature. Ce n'est pourtant pas une autoritariste ni une anti-démocratique...
Mélenchon a choisi de retenir l'attention du public et des médias avec ses "tous pourris".
C'est ce que le public retient et Plantu fait un parallèle pas complètement hors propos avec Marine sur cet aspect là. C'est pas son meilleur dessin, c'est un peu exagéré mais bon ....
Bien entendu ici on a bien remarqué que Mélenchon essaye aussi de montrer son côté "je bosse les dossiers", "mon esprit critique ne me fait pas suivre les moutons" ... Mais comment être crédible pour dire que l'on veut aborder en nuance Cuba ou la Chine lorsque l'on traite tout le reste au lance flamme.

Sur le fond je crois qu'il n'a pas plus de vision économique que MG Buffet et d'ailleurs que la plupart du personnel politique français .... qui est avant tout politique, PS compris. Sa prestation sur votre plateau avait impressionné certains parce que le Mr est impressionnant dans ses affirmations et son ton mais j'avais quand même retenu qu'il ne savait en gros même pas comment était gérée la monnaie par les différentes institutions Européenne (émission, emprunts, rôle de la BCE et des banques centrales ...) et qu'à part les cris il n'avait pas le début d'une stratégie pour négocier (et oui on décide pas seul) une reforme des traités régissant l'euro ou pour demander à ce que les prêteurs acceptent toujours de prêter à 3% à la France tout en leur faisant le bras d'honneur qu'il veut leur faire.

Vous l'aurez peut-être compris dans d'autre post je suis probablement l'un des seuls Mendesiste du site voire .... un social démocrate. Mélenchon m'insulte personnellement par ses caricatures, son ton vindicatif ... Et oui je le ressens ainsi.
Je suis loin de croire qu'il ne peut y avoir que des solutions économiques et politiques "molles". Non la radicalité ne doit pas faire peur mais pour trouver ces solutions radicales (ou pas) c'est pas la réflexion, l'échange et non la haranque qu'il faut mettre en oeuvre.
La grande machine capitaliste et des marchés est terriblement injuste, scandaleuse par bien des aspects mais celui qui veut lutter contre ses injustices doit - sauf à rêver de corée du nord - mettre les mains dans la machine, pour tourner tel rouage, comprendre qu'il doit convaincre d'autres pays pour tourner tel autre.

Par ailleurs j'avais bien aimé Audrey Pulvar lorsqu'elle expliquait qu'il lui paraissait plus honnête d'écouter quelqu'un qui rendait public un parti pris ou une connivence avec un courant de pensée plutôt qu'un autre qui le cachait, alors svp plus de "si j'étais Méchonniste" sur ce site.
je suis écoeurée de l'amalgame que vous faites entre le front de gauche et le FN, si ça n'est pas du populisme de votre part qu'est ce donc ?
je me suis ré-abonnée cette année pour soutenir un média qui se démarque mais pas pour ce que vous faites en utilisant cette caricature
" je suis probablement l'un des seuls Mendésistes du site " : non, non, nous sommes au moins deux ...
Pauvre Mendès, avec de tels soutiens.
Si ça ce n'est pas une position politico-économique bla bla gnan gnan !
"La grand machine est terriblement injuste" mais faut rester poli avec le monsieur qui dit comment la faire marcher. Et échanger gentillement sur le niveau de terrible injustice qu'on pourrait peut-être sans déranger de trop faire baisser d'un pouième. On comprend que vous n'appréciez pas un malappris comme Mélenchon : toujours prêt à vulgariser ces choses compliquées que seuls les gens bien instruits comme vous maîtrisent véritablement.
Je ne serais plus jamais mélenchonnien parce que quand on se veux proche du peuple et contre l'oligarchie, on ne fait pas semblant d'ignorer l'existence du Siècle pour ensuite enfiler sa cape de chevalier blanc lors d'un meeting et le fustiger hypocritement.
Bonjour monsieur Schneiderman

Il n'y a pas de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. Vous faites partie de ceux-là.
Arrêtez (et monsieur Klein avec) de ne parler que des petites phrases de monsieur Mélenchon, il y a bien d'autres choses que dit cet homme, mais cela ne vous intéresse pas. Vous participez au cirque médiatique que vous critiquez.
Je ne comprends pas cette fixation.
A bon entendeur, salut !!!
Daniel,

"Mais un dessin qui, de la part d'un candidat à la présidence de la République, n'aurait dû appeler que le silence."

"La bave du crapaud n'atteint pas la blanche colombe" ou quelque chose du genre, n'est-ce pas là votre adage matinal ?

C'est un point de vue que je ne partage pas. En effet, si la blanche colombe répond à la bave du crapaud par l'indifférence, la bave du crapaud en est banalisée et les autres crapauds savent qu'ils peuvent désormais baver sans crainte.
N'est-ce pas Stéphane Hessel qui invite à garder sa capacité d'indignation intacte plutôt que d'adopter la posture de la "juste adaptation" (ou correcte, raisonnable, mesurée, pondérée...) aux attaques en règle ? Et ce n'est en aucun cas parce que les attaques se multiplient qu'elles en deviennent plus légitimes et banales. C'est un choix offensif et difficile que de dénoncer à chaque fois que l'occasion se présente l'attitude moutonnière médiatique plutôt que de "prendre son parti" de cette dernière et naviguer sans prendre garde aux vagues.
Je ne comprends pas bien que le critique de médias que vous êtes se désintéresse de ce que comporte d'unanimisme médiatique ce dessin de presse.

Pour l'analyse critique de ce que recèle ce dessin de Plantu, j'invite à lire cette courte et très pertinente analyse de André Gunthert : http://culturevisuelle.org/totem/1053
Quant à Quatremer, l'attaque est assez insidieusement grave pour qu'il soit nécessaire d'y répondre. Il s'agit tout de même d'une attaque cliché sur le mode Mélenchon le rouge s'accommode aisément des dictatures quand elles sont rouges... Ce n'est quand même pas anodin. Et si l'@sinaute sait décrypter la part de malveillance et d'inexactitude des faits indiqués, ce n'est pas une raison pour dire que la ficelle étant grosse, le sujet n'a pas à être traité, puisqu'il y a mieux à dire.

Et par ailleurs, il est assez malveillant, me semble-t-il, d'accuser Mélenchon de traiter ces sujets (Plantu et Quatremer) au détriment de la révolution du peuple tunisien. Les interventions sont assez nombreuses pour ne pas les rater :

http://www.jean-luc-melenchon.com/2011/01/vive-la-revolution-citoyenne-en-tunisie/
http://www.jean-luc-melenchon.com/2011/01/jai-ete-souffler-sur-la-braise-pendant-quils-se-disputaient-les-cendres/
http://dai.ly/fbES6n
http://dai.ly/gxmKPZ
etc...
Parler de populisme à propos de l’immortel auteur de « Qu’ils s’en aillent tous ! », Plantu l’a oublié, est un crime de lèse Imprecator

Plantu donc ne fait pas rire DS. Et qui rira du dessin de Plantu aura une... tapette ! Drôle, pas drôle... des goûts et des couleurs... En revanche, ne faisons pas dire au dessin ce qu'il ne dit pas : il ne compare la fille Le pen et Mélenchon que sur le plan du populisme... mot que ne récuse pas d'ailleurs le vitupérateur perpétuel !

Et lui qui insulte lémédias, que ne les bénit-il pas, puisqu'ils ont fait de l'ex-sénateur PS, "la révélation politique de l'année 2010" ?
Je serais schneidermannolâtre, j'aimerais pas que vous vous preniez pour une mouche. Je ne prendrai pas la mouche pour autant !
Daniel Schneidermann a dû rater le passage du discours de Mélenchon devant le Conseil national du PG où celui-ci s'offusque du fait que pendant que les journalistes faisaient le buzz sur le dessin de Plantu pas un n'a mis en avant le fait qu'il y a quelques jours au Parlement de Strasbourg l'UMP Joseph Daul adulait Viktor Orban, le pourfendeur de la liberté de la presse en Hongrie. Sous les protestations de Mélenchon et d'autres qui brandissaient des journaux pendant l'embrassade.

Moment d'inattention Daniel ou sélection obligée dans une actualité si chargée ?

Et les paroles fortes sur la révolution tunisienne ? Idem, cela a été un thème majeur du même discours avec comme leitmotiv ce qui se passe la-bas ne concerne pas que la Tunisie, cela concerne tous les peuples qui ont à se libérer d'une oligarchie, nous compris.
Je ne suis pas tout à fait d'accord avec vous, M. Schneidermann. En effert, Mélenchon aurai mieux fait d'ignorer la caricature de Plantu. Par contre, ce que disait Jean Quatremer soulevait une question politique, à laquelle il fallait apporter une réponse. Les explications de Mélenchon sont intéressantes, et on comprend que la position du groupe GUE est défendable.

Cependant, le ton qu'emploie Mélenchon dans son billet brouille son message. Il commence par dire que Jean Quatremer n'a pas vérifié ses sources, l'accuse de mentir, on croit alors que Mélenchon va asséner "contrairement à ce qu'affirme Quatremer, j'ai voté pour cette résolution".

Et puis non. Il se justifie, mais cela ne contredit pas réellement les informations de Quatremer. On comprend les raisons du vote, mais l'attaque initiale contre Quatremer diminue la portée de ces justifications, aussi légitimes soient-elles. Jean Luc Mélenchon aurait mieux fait de rester factuel, en disant simplement "M. Quatremer a écrit un article biaisé sur son blog, en occultant les raisons pour lesquelles nous ne pouvions pas voter pour cette résolution. Ces raisons, les voici: [...] "

Cela aurait été plus percutant que cette ennième charge contre "les médiacrates" qui tombe alors à plat.
Mais ce sont les journalistes qui lui tendent sa tapette, au Méluche ! Mais connait-on ce qu'il se passe VRAIMENT à Cuba et l'information qui nous arrive par le biais des Cubains de Floride est-elle la vérité vraie ? Mélenchon a longuement expliqué son programme, ce qu'il faut faire pour que la France change sauf que lémédia n'ont fait que lui poser des questions sur son agressivité et chercher la petite bête dans un bouquin où il dit soutenir Cuba. En ce moment, il faut jeter les pays "sataniques" (Iran, Gaza, Vénézuela, etc.pour avoir la liste exacte, se référer aux indignations de BHL) dans le même sac : le sac des "ennemis des USA". Le reste du monde étant de grandes démocraties : Colombie, Mexique, Ukraine ah, non, les pro-soviétiques sont de retour je crois, l'ex Tunisie, le Maroc, le Congo, etc.
Les journalistes français vivent dans un monde bipolaire très proche du monde de la CIA.

Et Plantu rentre dans le jeu bêtement... ça prouve que même les dessinateurs de presse se noient un peu dans cette politique du sensationnel et de l'émotionnel exploitée par tous (media et politicards). Les hommes et femmes politiques sont devenus des produits et plus grand monde ne s'intéresse au contenu de leur discours... car la tendance est de donner dans le détail, dans les savonnages, les lapsus, les petites mésaventures coconnes qui arrivent à tout être humain.

Méluche, il a clairement énoncé qu'il supprimerait l'ISF, qu'il imposerait les riches et la finance, il a même fait des calculs, des propositions... mais voilà, on ne parle que de sa tapette. Une petite "trade-mark" qu'il a utilisée pour faire parler de lui certes, laquelle a prouvé son efficacité puisque d'ex ostracisé dans lémédia, il est devenu incontournable.
C'est curieux, DS, vous reprochez à Mélenchon de faire ce qu'il avait dit sur votre plateau qu'il voulait faire : déconsidérer le discours des journalistes politiques. Il vous a expliqué pourquoi, et vous apportez aujourd'hui encore la preuve qu'il avait raison : vous n'entendez et ne lisez que ce qui convient à votre propos.
Vous ne faites aucune allusion à son interview par Demorand sur France 5 dimanche. Est-ce parce que vous étiez en week-end, ou parce qu'il a longuement :
- parlé de la Tunisie, exemple pour lui "chimiquement pur" de la révolution citoyenne qu'il appelle de ses voeux,
- expliqué qu'il ne débattrait du régime de Cuba que lorsqu'on débattrait en même temps du blocus imposé depuis 50 ans par les Etats-Unis, et des prisonniers politiques que si l'on parlait en même temps des 5 cubains emprisonnés depuis des années aux Etats-Unis pour avoir dénoncé des terroristes armés par la CIA?
Cette interview (dans laquelle Demorand "rachète" un peu la précédente sur Europe 1) contredit votre pré-supposé : vous l'ignorez.
C'est dommage.
Bref, selon vous il en perd les pédales...
*souvenir d'un dessin fortement critiqué ce jour là dans ce journal et qui m'avait fait hurler de rire.
Alors qu'il se passe beaucoup de choses dans le monde, et que nos politiques n'arrêtent pas de sortir des conneries, et d'en faire, on sort sa tapette pour écraser Mélenchon. Hasard. Mais c'est pour son bien. Et le nôtre. Pour nous faire réfléchir autrement qu'avec nos tripes de bachibouzouks.

Réveiller les forums ? Même pas. Je vais me recoucher, tiens...
Bonjour
Laissez lui ses tapettes! Car il y en a pour tous, lui compris.
La tapette de Quatremer est pas mal non plus je dois dire, qu'il arrête donc de fustiger certains pour en oublier tant d'autres ... qu'on se cotise pour lui acheter une bombe insecticide (Mélenchon s'en sert d'une bien plus souvent que vous ne voudriez le faire croire avec cet article) et peut-être que se journaliste deviendra crédible à mes yeux.

D'ailleurs Arrêt sur images devrait arrêter de crédibiliser ce dernier si il ne veut pas tomber dans le même travers que celui-ci. Ce journaliste n'est en rien un "décrypteur", juste un journaliste avec des idées bien arrêtées, se servant de sa plume pour dénoncer des personnes, exemple flagrant ici s'il était besoin d'un, plutôt que de chercher à comprendre l'ensemble.

Je pense que vous misez sur un mauvais cheval en mettant en avant les écris orientés de Quatremer.
J'ai du mal à comprendre la métaphore : la tapette (à mouches ou à moustiques) est un moyen économique, écologique quoique un peu désuet pour détruire les insectes volants. Est-ce cela que vous vouliez dire ? Que Mélenchon s'attaque gentiment aux journalistes avec des méthodes de grand-mère ?

Compte tenu de ce qui précédait, je me serais attendu plutôt à "pourchasser les moustiques au lance-flammes" ou quelque chose d'approchant, qui aurait illustré le fait que Mélenchon a tendance à s'exciter inutilement sur des événements secondaires. Mais n'étant pas un pro de la métaphore (bref, un journaliste), j'ai sûrement mal compris (pas de bol, la métaphore devant servir à éclairer le propos pour les nuls).
Tout à fait d'accords sur l'ensemble. Juste une question sur Cuba, je n'ai pas une connaissance particulièrement précise de ce pays. Mais après une visite sur Wikipedia, j'ai une image très contrasté: entre les élections législative -sur le papier- très impressionnantes et les camps de concentration et l'absence de de presse libre. Alors, quelqu'un connait-il des bons documentaires, livres, etc ?

Dans tout les cas, une émissions sur les dictatures, voir comment c'est utilisé par les politique et les médias pour dénoncer les uns et les autres, m'intéresserait beaucoup. Entre l'affaire de la Hongrie, de la Tunisie ou de Cuba, j'aimerai bien revenir sur ça.
J'ai trouvé le discours d'Eva Joly dans Dimanche soir Politique (Inter) clair, sans langue de bois, accusant juste et bien, répondant en peu de mots, directement, j'ai donc trouvé son discours beaucoup plus convainquant que les envolées lyriques de Mélenchon, très tribun de la troisième république, comme l'a décrit Eva Joly...
Alors s'il faut un(e) candidat(e) pour porter nos espoirs, plutôt qu'un ex-ministre Mitterrandien, ex sénateur, député Européen souvent absent et hâbleur parfois pas trop crédible (Cuba ??? entre autres), pourquoi pas Mme Joly.
A taper sur les sous-fifres, on se demande s'il n'a pas un problème de légitimité, que votre chute, "je serais mélanchonnien", souligne par son beau conditionnel, nous serions des mélanchonniens, évidemment qu'on voterait pour lui, nous aimons ses colères, ses argumentaires punchy, mais ne sommes pas mélanchonniens, parce qu'en fait, à l'heure où la menace d'une réélection de Sarko plane, on ne peut pas être mélanchonnien.

http://anthropia.blogg.org
Bien d'accord avec vous M. Schneidermann.
Je préfère largement M. Mélenchon quand il débat de l'économie avec Attali (merci pour cette émission qui reste une des plus intéressantes sur le sujet de la crise monétaire) que lorsqu'il perd son énergie à la chasse à la mouche.
"Que dire sur l'affaire Plantu ? Un dessin pas drôle."

Dans les dessinateurs de presse, comme chez les « humoristes » de la radio, il y a les caricaturistes et les vrais humoristes. Plantu n'est (presque ) jamais drôle mais il percute parfois.
La pression du quotidien entraine (trop) souvent des ratages. C'est un peu le problème du chroniqueur;.
Fichu métier!
"supprimant des milliers de postes à l'Eudcation nationale ? ": Daniel S.
:
Ceci explique cela très certainement, Monsieur Schneidermann. :)

yG
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