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"Mais si, il y a des lois sur Internet, Alain Finkielkraut !"

Dernière cible de la colère du philosophe Alain Finkielkraut ? "Ligne j@une", l'émission animée sur notre site tous les 15 jours par Guy Birenbaum. Le philosophe dépeint internet comme un lieu d'anarchie, en train de contaminer les médias traditionnels plus "civilisés", et cette émission lui semble symptomatique de ce désordre qu'il redoute. Ces accusations, Finkielkraut les a tenues dans "Répliques", son émission hebdomadaire sur France Culture. Outrancières ? Fondées ? Caricaturales mais pertinentes ?

Derniers commentaires

Je me suis arrêté de voir après quelques minutes. Le petit "philosophe" de France Culture m'ennui. Il n'est plus dans la course. Quand est ce qu'il prend sa retraite ?

Porte a commis un péché mortel chez les plumitif de droite qui se prétendent philosophes. Il a demandé à quelqu'un de dire "d'où il parle". Si vous voulez faire monter au plafond un philosophe posez lui cette question. Ils ont la prétention de parler "universel", "objectif", . . . en un mot "VRAI". Une telle question les met en rage et déclenche toute sorte de réactions en chaine.

La question de l'objectivité en sciences humaines est trop complexes pour que notre petit philosophe du samedi puisse les comprendre. Mais il sait palabrer pour épater le bon peuple. Cela lui permet de contourner les questions et noyer le poisson dans l'eau. Mais il ne sait pas grand chose. Par contre c'est une plume en service commandé.

C'est l'un des problèmes de la cette discipline. Il y a beaucoup d'imposteurs.
Bonjour,

1) En regardant à nouveau cette émission, je la trouve vraiment intéressante. L'une des meilleure, à mon avis, du site.

2) Résolution pour l'année 2011 : Finkielkraut devrait animer un nouveau programme sur le canal @si.
Passionnante émission!
Mais au fond notre bien aimé philosophe reproche à internet la vulgarisation de la liberté de parole. Liberté qui avec les médias "classiques" est contenue et tenue par une caste dont il fait partie. Cette aristocratie de la liberté de s'exprimer médiatiquement perd peu à peu son monopole grâce à internet.
Je comprends son attitude, c'est comme si sous Louis XIV l'on avait permis aux gueux d'aller à la cour.
Oui grâce au net tout le monde peut s'exprimer (comme je le fais ici et je vous en remercie), même pour écrire des conneries, mêmes pour dire des choses dont les médias classiques jugent qu'ils ne sont pas intéressantes ou dérangeantes.
La liberté d'expression est aussi le droit de dire des conneries, mais c'est aussi le droit POUR TOUS de les dire.
Grâce au net nous sommes passés de la démocratie spectatrice à la démocratie participative.
Notre cher philosophe, parfois passionnant mais parfois intolérant voire de mauvaise foi, finira par comprendre qu'il doit aussi laisser à nous autres la place d'exprimer notre propre philosophie. Mais peut-on reprocher cela à un philosophe, puisque par essence même on a donné aux philosophes ce rôle de parler et de nous expliquer ce que l'on doit comprendre de la vie.
Ha que j'aurais aimé que Onfray ait été présent. C'eut été un débat fulgurant, riche d'informations sur ces deux hommes.
Romain Desbois
"La neutralité sert toujours l'oppresseur, jamais l'opprimé" Elie Wiesel
tres bien ce finkielkraut il parle simplement de respect d'autrui ,de debordement d'internet ,ect ect meme si c'est sur un ton pedant cela n'enleve rien au contenu j'aime beaucoup asi mais schneidermann et birembaum me sont apparuent de chair et de sang
jf
Bonsoir,

J'ai retenu, dans le contenu de ce débat, l'objectivité/ subjectivité des médias, du journaliste, voilà pourquoi je tenais à mettre en perspective cette vidéo pour boucler la boucle... On en parlait déjà! (c'est le début,ici, qui nous intéresse)

http://www.ericzemmour.fr/multi.html

partie 1 section arrêt sur images

Y aurait-il une contradiction entre les arguments sur la vidéo de 2005 et ceux de cette émission?

Bien à vous, akfak.
complètement alzheimerisé le gars
Pitoyable, cette emission est pitoyable du fait de son invité principal. Franchement aprés avoir vu ces presque 90 minutes, j'ai vraiment pitié de lui. J'ai vu mourir Alain Finkielkraut sous mes yeux. C'était sur le plateau d'ASI, c'était dégoutant.
Débat très intéressant à écouter, quoi que parfois difficile à suivre.

M.Finkielkraut "le philosophe" dénonce d'abord le voyeurisme accentué par Internet, Big Brother is watching you! Il dénonce ensuite la facilité avec laquelle des individus malfaisants peuvent y déverser leur haine.
Il n'a pas tort sur ces effets pervers d'Internet, ils peuvent aggraver certains aspects négatifs de l'homme.

Par contre, je crois que la caste médiatique conventionnelle (dont il est le pur produit) est effrayée par sa perte d'influence sur l'esprit des gens, à cause de ce nouveau média totalement libre. Oser débattre sur des sujets que des "philosophes" ou des hommes politiques au pouvoir ont sanctifiés depuis des années bouleverse l'équilibre des forces, et M.Finkielkraut et ses semblables perdent pied... ils sont désormais soumis à la concurrence avec des esprits libres, et savent qu'ils n'ont pas de réelle légitimité, sinon ils ne perdraient pas leur calme pendant les débats (quand ils les acceptent!), et ne chercheraient pas à légiférer à tours de bras!
"Moi , Alain Finkielkraut, j' ai un cerveau parfaitement agencé ,je suis le + intelligent , et je ne supporte pas que l'on pense autrement que moi.."
Pathétique et tellement inquiétant quand on connaît les idées qu'il véhicule!
J'ai attendu le moment où il allait exploser d' autopromotion.
Je lui conseille une île en Brière , Loire -Atlantique, où il sera seul ,à part quelques colverts, et où il pourra réciter des stances à sa gloire sans contradicteur..Autre conseil, il peut aussi jeter sa TV , sa radio..
Il a réussi un tour de force : empêcher DS de parler! Ce fut dur Daniel, non?Quant à Birenbaum, je le voyais bouillir!!!Il y avait vraiment de quoi!
Bonjour !

Cette émission là m'a profondément atterré.

- Pourquoi inviter Finkielkraut, qui est un total imposteur sur a peu pres la totalité des sujets qu'il traite, enchaîne les sophismes et raisonnement fallacieux (pas fort pour un autoproclamé philosophe), affirme avec force des généralisations tirées de cas limités qu'il a connu dans son micro-environnement (cf quand il parle de l'Ecole), et dont il est de fait le principal invité permanent de l'émission qu'il anime.
De meme, vous lui donnez son importance favorite: ici il n'a aucun co-invité, et le debat est surtout une tribune de plus, pour un personnage médiatique qui n'a vraiment rien d'intelligent a dire, et se permet en plus des signes d'agacement.
Alors pourquoi ???? juste parcequ'il s'est exprimé sur vous, et co-habite avec vous le monde de la presse écrite ?

- Sur le fond du sujet, lui comme vous font un total contre-sens sur internet (et ca n'est pas nouveau, ni pour lui ni pour vous, la confrontation des deux n'arrangeant rien).
En quoi "Ligne Jaune" est representatif en quoique ce soit de "l'esprit internet" (si tant est que cette expression a un sens) ?
Tout au contraire, son format, du dispositif a la longueur en passant par les invités, pourrait parfaitement passer en télé herzienne (proche de Droit de Reponse, voire d'emissions litteraires), ou sur le cable. Il se trouve que cette emission est diffusée a partir de votre site (comme le JT en différé de France2: est-ce que ca en fait un "journal internet"?)
A partir de ce hors sujet de fond, ça part en confusion dans tous les sens, de la part des deux parties. Il faudrait taper presque toutes les phrases si on voulait revenir sur les arguments erronés.


Honnetement, je n'ai pas pu regarder jusqu'au bout, et c'est bien la premiere fois.
A ne pas refaire SVP.

Un bon truc serait peut-etre d'eviter les invités uniques. Mais surtout, les choisir pour de bonnes raisons.
Je trouve M Finkielkrault très manichéen. L'ambiance de désinvolture n'est pas que sur internet. Que je vois le chef de l'état parler comme un chartier, est-il digne de sa fonction ?

J'aimerais que M Finkielkrault voit l'ensemble du problème. Mais on ne s'exprime plus comme au 17e siècle.

Il y aurait tellement à dire mais pour si peu ...
Don't feed the troll !
Sachez qu'il n'est rien de plus éphémère : voyez, las, votre chiffre 670 se volatiliser, car je dois vous dire que nous connoissons les méthodes pour atteindre les 1000 et plus, mais que le grand Hadopi me croque si je vous les révèle, et que le grand Hadopi nous en préserve.
669 c'est votre dernier mot ? Alors 670 !
Sur la qualité technique de la norme TNT, oui, je peux.

Sur les chaines de télévision passant par la TNT, la norme utilisé par la télévision satelitte ou internet, je peux aussi. Si les philosophes galvaudent les mots et vont dans le simplissme, où va-t-on?
C'est quand même terrible ce mur invisible empêchant de voir que les internautes français sont des personnes françaises. Un jour, peut-être, on ne fera plus la différence entre l'internaute français et le citoyen français. Ce qui est presque déjà une réalité vu que la grande majorité des français sont sur internet.

Un jour peut-être, les gens ne se croiront plus dans un isoloir et feront face à leurs responsablilités. Une IP est insuffisante pour trouver qui a écrit quoi mais on peut presque toujours remonter à une personne. Ça prend juste plus ou moins de temps. Et forcément, si on peut retrouver la personne, on peut l'attaquer en justice. On est même responsable des commentaires des autres sur son espace personel. Pour le coté isoloir, je ne suis pas sûr que ce soit forcément une bonne chose. Je déteste l'hypocrisie, plutôt génant en société.

Et oui l'internet français écrit mal. Forcément, quand on remplace les cours où on lit et on écrit par des cours où l'on court. Enfin ça donnera des jeux un peu plus intéressants pour le peuple.

Et oui, il y a des rumeurs, mon dieu, ça n'existait pas avant internet. Oh et le people, ça n'existait pas non plus avant la démocratisation d'internet.

Et oui les gens prennent la parole, les gens s'associent. Et en plus, c'est terrible, ils pourraient dire des choses intéressantes. Après tout, ils ont aussi des connaissances que l'on a pas. On ne peut pas tout savoir. Mais plusieurs personnes en savent plus qu'une seule d'où l'intérêt d'un réseau de partage comme Internet. On a tous nos spécialités, nos intérêts que l'on ne retrouve pas forcément dans les médias généralistes. Sur internet, ils peuvent exister.

Car justement, le discours ne se raréfie pas sur internet, il n'y a pas de contraintes de temps d'antenne ou de pages (enfin, d'ici à les atteindre). Par contre on voit effectivement les effets de cette raréfaction quand on fait une recherche sur google, puisque que l'on trouve surtout les acteurs des vieux médias généralistes, achat de mots oblige. On ne trouve plus la raréfaction, on a juste une marginalisation, c'est un mieux. Ce n'est pas assez. Ce qui demande un aumgentation du nombre de bons critiques, et des critiques curieux. Il va nous falloir une usine à Frédéric Ferney.

Une autre raréfaction disparait, qui gène les moines copistes de disques ou de DVD. C'est rapide et facile de copier un morceau de musique ou film. Et dans un monde numérique avec des supports non durables, ce devrait même être conseillé pour éviter de perdre certaines données importantes. Ça ne vaut pas que pour le numérique d'ailleurs, voir la perte des images d'alunissage en haute définition pas la NASA. Maintenant, il faut trouver un moyen de retrouver un équilibre entre artistes et leur publique. Ça ne passera pas par de la répression stupide.

C'est sûr, Finkielkraut voit les problèmes vus sur internet, ce sont des problèmes de société. Déshumaniser les internautes sert juste à continuer la politique de l'autruche.

Jute une remarque, internet, c'est un réseau décentré basé sur des protocoles TCP IP UDP ICMP BGP. Bref, c'est plutôt comparable à l'antenne qui diffuse la télévision avec la norme TNT. Je n'ai encore jamais vu un outil faire de la politique. L'internet politique comme le dit si bien Dianel Schneidermann n'existe pas. Il n'y a démocratie que là où les internautes sont démocrates.

Je parlais plus tôt des problèmes de langages sur internet. Effectivement, il y a des contraites de formats qui correpond à ce que l'on diffuse sur internet : télévision, site web, mail, newsgroup, ...
Mais en soit, le contenu c'est nous qui le produisont. On parle du changement de style d'écriture de Nietzsche avec l'arrivée de sa machine à écrire. Il était aussi devenu à moitié aveugle. D'où vient le changement d'écriture : machine à écrire ou incapacité d'écrire comme il faut ? Les deux probablement.

On a un bel exemple de format castrateur de contenu sur ce forum et dans les blog. C'est cette petite boite où l'on tape notre commentaire. Elle est faite pour des commentaires de dix lignes, on peut passer outre, mais bonjour le confort. C'est une des raisons qui fait que je demande des commentaires par mail sur mon site et je ne reçois quasiment que de très long commentaires. Un autre exemple est le mail, essayez donc de taper des formules mathématiques dans un mail.

Les personnes, journalistes ou non, baclant leurs articles sur le web sont des personnes qui ont décidé de devenir à moitié aveugle. Effectivement, je ne parle pas comme j'écris, et je tape encore différemment. Mais, je peux très bien taper comme j'écris. Même si j'avoue, il faut franchement que je pense à me réconcillier avec la ponctuation.

Reste le problème de séparer le bon grain de l'ivraie. Tout le monde à la parole (ça me rapelle un article des droits de l'Homme), mais tous le monde n'a pas le même niveau. La hiérarchisation se fera sur la qualité, enfin, pour peu que l'on sorte un moteur de recherche basé sur la qualité et non le buzz et le marketing. Ce qui passe par la bonne vieille recette des commités de lectures, critiques qui sont toujours et seront toujours présents. Reste à définir ce qu'est la qualité. Suivant la définition, on est mal barré.

Internet est un réseau, il permet de faciliter le partage des informations, bonnes ou mauvaises. Les livres permettent de faciliter le partage des informations, bonnes ou mauvaises. D'ailleurs les arguments pour ou contre internet sont les mêmes que ceux pour pour ou contre le livre. Il suffit de regarder les conversions de l'époque du début de l'imprimerie. Au final, le problème est toujours le même, le machin au dessus de sa chaise.
Je n'ai pas fini de visionner cette émission mais à l'évidence il y a des vérités qui fâchent. Il suffit de voir les réactions sur ce forum.

Je ne m'apesantirai pas sur l'épisode consternant de l'objectivité de la table (cher DS, dire "ceci est une table, elle est marron, elle est située au centre de la pièce" est une description objective et factuelle, dire "cette table est moche, peu commode et trop petite" est une description subjective guidée par l'opinion et non par la simple réalité factuelle). On comprend l'effondrement de votre invité devant votre insistance sur ce point. Personnellement, elle ne m'a pas surpris puisque je dénonce depuis plusieurs semaines le manque d'objectivité flagrant des émissions asiniennes.

Finkielkraut ne va pas souvent sur Internet, il n'est donc pas le mieux placé pour en parler. Combien de fois vous êtes-vous rendu dernièrement dans une prison, dans une fac en grève. A combien de garde-à-vue avez-vous assisté ? Avez-vous pris part aux combats en Afghanistan ?
Pourtant, je suis prêt à parier que votre avis sur ces sujets ne vous semble pas illégitime. Enfin, dois-je vous rappeler ce morceau de bravoure de cette chère Judith où elle nous décrivit avec le brio qui la caractérise cette fameuse scène étincelle dont elle avait lu que certains en avaient entendu parler. Si vous ne deviez vous prononcer que sur ce que vous pratiquez quotidiennement, j'ai bien peur que le site n'y survive pas.

Que l'objectivité de France Inter ne soit pas un modèle du genre n'est pas non plus une découverte. La revue de presse le matin est particulièrement éreintante. Oui, on préférerait sur France Inter, comme sur @rrêt sur Images, pouvoir se forger sa propre opinion sur des informations présentées de manière contradictoire. Là je pense à M. Birenbaum qui nous propose des plateaux composés soit de représentants tous de la même tendance politique (je ne dirai pas laquelle), soit de plateaux "hétérogènes politiquement", mais pour lesquels tous sont acquis à la même cause : facile de se forger une opinion objective dans ses conditions.

Enfin, M. Birenbaum, de grâce, épargnez-nous vos mimiques de satisfaction à chaque fois que vous interrompez l'émission d'un de vos traits ironiques qui frôlent plus l'incorrection que la véritable pointe d'esprit.

Quel effet ça fait de jouer les matadors ? L'émission relevait plus de la garde-à-vue que du débat. Merci à Justine pour ses interventions objecives.
J'ai bizarrement trouvé Alain F plutôt convainquant. En tous cas en ce qui concerne Didier Porte, et le danger de faire des réductions aussi grossières sur l'objectivité des médias.
bravo daniel pour votre question sur l'inffluence du pouvoir économique sur les médias, A Finkielkraut répond superbement à côté en parlant de Jean Marc Sylvestre plus inffluencé par les questions relatives à l'économie. Dommage de ne pas lui avoir répété la question de manière plus directe car quand il s'agit de parler de l'inffluence du pouvoir politique il est franchement lourdement clair, du temps de l'ORTF la télé était à la botte du pouvoir... c'est bizarre tout de même le concept d'inffluence varie du politique à l'économique
Finkielkraut est mal tombé avec les asinautes lorsqu'il tente de nier que les journalistes invitent tous les 2 jours un ministre au JT et l'aident à vendre sa soupe, il aura du mal à nous convaincre ici que les journalistes de Télé sont impertinents à l'égard des hommes politiques....
c'est ça un grand penseur? philosophe? intellectuel?... de gauche?

cependant j'ai vu que peu de monde semblait avoir compris ce qu'il voulait dire au sujet de la posture de Didier Porte (que j'adore) dans l'extrait. A ce sujet je suis d'accord avec lui. Sur la nécessaire différenciation entre les faits et les opinions, je suis aussi d'accord. C'est juste lorsqu'il prétend que la plupart des journalistes arrivent à mettre leurs opinion de coté pour nous présenter des faits, alors là je me dis comme Birenbaum qu'on doit pas regarder la même télé !
beeeeurk, j'ai tenu 10 minutes, je ne supporte pas ce "philosophe" qui se permet de dénigrer ce qu'il ne connaît même pas. Quel toupet !!!!! Personnage détestable, aucune envie de gaspiller mon temps en l'écoutant. Il pourrait peut-être lire "les barbares" de Baricco pour reprendre contact avec la réalité, parce que ça sent la naphtaline!!!!
"L’unité de la connaissance vole en éclats et les aptitudes complexes à la critique, au discernement et au jugement, acquises grâce aux savoirs académiques et éthiques sont souvent délaissées ou comptées comme négligeables".
Josef Ratzinger dit "Benoît XVI", pape, à propos du web.
Très intéressante émission. Je trouve Birenbaum parfois excessif, par exemple lorsqu'il parle du point godwin alors que Finkielkraut évoque le négationisme, également lorsqu'il affirme de façon péremptoire qu'internet et le couriel sont 2 choses séparées. De plus, les lois existent pour une rectification des contenus sur le net, certes, mais uniquement pour les sites ou fournisseurs situés dans des zones géographiquement régulées par ces législations.

Un débat d'une grande qualité, je trouve Finkielkraut très convaincant et très documenté, et ayant accepté de venir débattre alors qu'il n'était pas vraiment en terrain conquis. Ca reste pour moi un des grands penseurs Français actuels, intelligent sans jamais être arrogant et clair sans jamais être trivial.
Je vous remercie grandement pour cette émission très intéressante. L'opposition entre Finki et vous ne me semble pas irréductible, je pense que vous avez des points de vue complémentaires.

Si vous croyez à votre métier de Journaliste et au principe de votre émission "Arrêt sur Image", c'est que vous pensez qu'on peut critiquer l'information telle qu'elle est pratiquée, pour essayer d'approcher plus "professionnellement", donc "plus objectivement" les faits, en prenant du recul (alors qu'internet en général privilégie, c'est vrai, l'immédiateté dans son principe)

Ce que Finkielkraut ne comprend pas, c'est que votre émission sur internet fait partie de celles qui donc conjurent justement la dérive "naturelle" d'internet, et de mécanismes sociaux actuels en général (culte de la spontanéité au nom de l'authenticité personnelle). Mais il a raison quand il déclare craindre l'horizontalité et la démocratie radicale d'internet. Simplement, votre site permet justement de lutter, goutte d'eau dans l'océan (pas la seule), contre cette dérive. Finkielkraut jette le bébé avec l'eau du bain, mais on est obligé d'entendre son objection de fond : oui, si tout se vaut en "parole" sur internet, le journalisme n'existe plus. Oui, s'il n'y a pas de verticalité, tout n'est que discussion ou débat et autant aller au café pour discuter (le journaliste doit en effet pour rester crédible ne pas devenir militant, mais informateur) . Oui, internet abolit les formes en privilégiant la spontanéité. Mais votre site n'entre pas dans ces dérives et permet de les rectifier.
Internet est multiforme, on ne peut le condamner en bloc. Le ton de Finkielkraut sûrement fait polémique, en s'en prenant symboliquement à "la ligne jaune". Mais cela permet de faire passer un message que nous aurions tort de ne pas entendre. Le fait de l'avoir invité me paraît un très bon signe intellectuel et d'honnêteté de votre part, même si son ton péremptoire a pu parfois énerver (mais vous avez remarquablement géré cette émission). Bravo.
Quel grand humoriste ce Finkelkraut !
Merci à @si pour cette émission très intéressante et on ne peut plus dans le cadre des thématiques brassées par l'ancienne émission de France 5.

Beaucoup de choses seraient critiquables bien sûr sur votre site et les émissions, mais il me semble que vous avez (souvent) le génie pour poser les bons jalons de réflexion dans la plupart de vos émissions. De même qu'avec Emmanuel Todd, les séries sur la crise économique, etc., ou même (!) Pierre Péan, @si dégage les idéologèmes chers à Judith, permet à la réflexion d'infuser au rythme du plateau, voit des invités entrer dans le costume inconfortable du citoyen débattant avec plus ou moins d'aisance de problèmes sur lequel on lui refuse d'office une position d'autorité.

Cela vaut pour une grande partie de vos émissions et cela vaut également pour votre débat avec Alain Finkielkraut. En passant sur l'attitude parfois un peu démonstrative de Birenbaum, le ton un poil exaspéré de D.S à certains moments, ou le côté borné jusqu'au ridicule de Finkielkraut sur des points de détails, force est de reconnaître qu'on a assisté à une réelle mise à nu d'une problématique essentielle. Sans verser dans l'intellectualisme ou le pompeux, @si a su a mon sens éclairer sous différentes lumières, complémentaires, les grandes interrogations que pose l'apparition d'Internet dans la sphère publique. Surtout, et sans adopter aucune interprétation finale, vous respectez l'intelligence des internautes et vous donnez l'envie d'en savoir plus, d'en lire plus, d'y réfléchir plus. Merci pour cette stimulation intellectuelle amenée de façon agréable.

Et enfin une dernière chose sur Finkielkraut : le bonhomme m'était, comme sans doute à un certain nombre d'@sinautes, complètement insupportable, à se taper la tête contre les murs en l'entendant déblatérer à la radio ou à la lecture de ses pamphlets contre le "tout se vaut" ou la nocivité de la toile. J'ai retrouvé ces côtés "vieux con" à certains moments de l'émission, mais j'ai aussi pu a contrario apprécier les arguments, la puissance intellectuelle mais aussi les limites de mister Finkielkraut. En désaccord total avec lui sur bon nombre de points, je l'ai néanmoins trouvé honnête à défaut d'être parfois compétent, ouvert à la discussion, et d'une clarté de pensée qui lui fait honneur. Bref j'ai un peu révisé mon opinion du bonhomme. Rendons à Finkielkraut ce qui appartient à Finkielkraut : ce qu'il raconte de son expérience sur Internet, ou des horribles méchants qui y sévissent, fait sourire et n'a aucun intérêt, mais sa réflexion, en creux, sur les rapports à la vie privée, à la pression sociale ou à l'éternité de la parole, pose les problèmes réels et doit être portée à son crédit. Cette réflexion me semble d'ailleurs valoir souvent aussi pour les autres médias, notamment la télévision !

Finalement vous avez réussi, en invitant un contradicteur de grande classe à dérouler ses arguments de manière ordonnée, à me convaincre de leur invalidité et à me renforcer dans l'opinion inverse. Dans le match @si, le gagnant final est donc le débat. Vous venez de prouver que "tout ne se vaut pas" et qu'Internet participe de la "raréfaction du discours" ... le tout sur Internet. Bravo donc !!! :)))

Un @sinaute admiratif

P.S : m'enfin les enfants, l'autoréflexion ne va qu'un temps. Surtout ne finissez pas par vous regarder le nombril en permanence et continuez le bon boulot :)
Oui, on peut dire que Finkielkraut dit parfois des choses qui nous heurtent, nous bousculent !

Néanmoins, il a le mérite de nous faire poser les bonnes questions : comment devons-nous apréhender ce nouveau moyen d'information qu'est Internet ?

Les 2 thèses présentes sur le plateau (DS+GB contre AF) donnent beaucoup de clés et nous poussent à réfléchir sur le sujet... même si cela peut parfois être brouillon et malhabile (attitude d'AF qui semble souffrir et mal à l'aise à chaque fois que ses contradicteurs ouvrent la bouche).

Pour la seule raison qui est que cette émission me fait réfléchir sur le sujet, modifie ma vision des choses sur le média "Internet", je dit "Bravo, bravo et encore bravo" à MM. AF et DS.

On en veut encore ! Merci ASI !
Le présentateur de répliques déteste la contradiction, il est déconnecté de la réalité, interpellé poliment par courrier sur le fait que oui on pouvait enseigner la Shoah à des enfants de culture musulmane en France, il n'avait pas daigné répondre, mon expérience de terrain contredisant ses thèses qui en général repose sur des articles lus à gauche et à droite, comme sait le faire si bien l'olibrius Zemmour.
C'est dramatique qu'un intellectuel aussi brillant puisse être aussi borné.
Une émission qui reste passionnante par son format , que c'est agréable de pouvoir prendre aussi le temps de vous regarder
http://pretentieux.over-blog.com/
C'est le plus beau jour de ma vie intellectuelle .
Dans mon désir quotidien de comprendre, deux de mes supports de réflexion sont:
- depuis sa création ASI, sur la 5ème à l'époque .
-depuis plusieurs années "Réplique" sur france culture .

Aussi, j'ai toujours rêvé de ce plateau réunissant Finkielkraut et Schneidermann, et l'ai imaginé souvent .

Selon l'organisation verticale proposée par Finkielkraut et acceptée par Schneidermann, j'aime admirer moi aussi et depuis longtemps j'admire ces deux hommes si différents .
Cette émission restera pour moi un évènement historique .Connaissant les protagonistes, j'ai constaté leur bonne volonté et me suis régalé du résultat .
Merci .
Finkielkraut, ah la la. Cette émission, ce fut la météo de son cerveau.
Calme plat jusqu'au parallèle (balèze le parallèle), entre les règles dans les médias et la loi interdisant le négationnisme. Point culminant, Monsieur Finkielkraut, ne pouvant faire autrement que de reconnaitre sa méconnaissance ("je suis un "unplugged"" hé hé, " et s'il doit n'en rester qu'un, je serais celui-là" re-hé hé), s'arrange pour retomber sur ses sujets de prédilection qui n'avaient pourtant rien à faire là. Il annonce d'ailleurs lui même avoir peu d'idées, mais les diffuser, rediffuser largement. Merci, c'est vrai, chacun l'aura compris, oui, c'est vrai, il assène.
Ce qui frappe pourtant, ce n'est pas l'épisode orageux, c'est la tranquillité, la mer calme, avec laquelle il a accueilli les critiques justifiées, un peu comme s'il se foutait pas mal de fustiger une émission avant de l'avoir vu (quand j'étais petit, je disais que j'aimais pas le fromage, heureusement depuis j'y ai gouté...), ou d'annoncer la meurtre de l'objectivité par le colonel internet avec le chandelier à Dailymotion, alors qu'il est un "unplugged" (je ne m'en lasse pas).
Bon, on en est pas sorti grandi, mais moi je me suis bien marré, en toute objectivité un peu pas trop j'ignore si c'est possible l'objectivité.
Je viens seulement de voir l'émission. Merci pour ce débat très intéressant. J'aime écouter Alain Finkielkraut le samedi matin sur France Culture. Je ne partage pas toutes ses opinions, mais au moins a-t-il le mérite d'inviter des penseurs, écrivains ou journalistes qui n'ont pas forcément la même vision que lui. J'ai également lu plusieurs de ses livres. Tout ce qu'il dit d' internet (effacement de la vie privée, injures etc...) est vrai, et on peut comprendre son point de vue quand on lit ce qui s'écrit sur lui (notamment sur les sites amis de Dieudonné), mais je suis d'accord avec Guy Birenbaum, il en a une vision trop partiale. Internet, c'est le pire et le meilleur. Lui qui se plaint, à la télévision, de ne pouvoir s'exprimer pleinement dans des émissions où le temps de parole est limité, a dû apprécier de pouvoir parler sans faire face à un journaliste aux yeux constamment rivés sur l'horloge (et ce n'est pas la première fois, je me rappelle d'une émission sur le net - tout aussi intéressante - où il répondait à des représentants de la communauté noire après ses propos sur l'équipe de France ). Et aussi d'être écouté. Le défaut d'Alain Finkielkraut est peut-être de prendre les choses trop à coeur, d'être un penseur émotif, mais c'est aussi pour cela que je l'apprécie (je lui reprocherais aussi sa trop grande indulgence à l'égard de Sarkozy, même si je n'ai pas oublié ses propos sans appel sur la vulgarité de son escapade maltaise).
Je n'ai pas évoqué Wikipédia mais la République des lettres ici... Et j'ai téléphoné (eh oui...) pour faire retirer "riche" de "riche maroquinier juif"... Voilà. J'ai également protesté que la religion soit publiée alors que ce n'est pas le cas pour beaucoup d'autres...
Un élément d'information : sauf erreur de ma part, la fiche Wikipedia de Guy Birenbaum dont on a l'historique n'a jamais contenu, à aucun moment, ni le mot "juif" ni le mot "riche" ni même le mot "maroquinier".
empetré....

voila quelqu'un d'empetré dans sa logique qui semble consister à faire coller LA realité à SA realité.

comment faire une critique de son environement lorsqu'on est sourd et aveugle ,et ,à fortiori , sur la lune.??

le nouveau visage du reactionnariat français...

en pire.

bref,dans cette emission,il semble impossible de le faire parler d'internet,mais cela n'est pas etonnant,il ne le connait pas.

et ,pour info, Eric Besson n'est pas un ministre "d'ouverture" mais un "converti".
[large]L'internet pour le meilleur et pour le pire. Le pire, c'est quand les journalistes prennent leurs sources chez Wikipedia:[/large]

Fausse citation sur Wikipedia, journaux piégés
LEMONDE.FR avec AFP | 07.05.09 | 11h43

"On pourrait dire que ma vie elle-même a été une musique de film. La musique était ma vie, la musique m'a donné la vie, et la musique est ce pourquoi je vais rester dans les mémoires longtemps après que je quitterai cette vie." "Quand je mourrai, il y aura une dernière valse jouant dans ma tête, que je pourrai seul entendre." Cette fausse citation attribuée à Maurice Jarre, ajoutée par un étudiant irlandais sur une page du site Internet Wikipedia, a été reprise par des dizaines de médias dans le monde, rapporte le quotidien Irish Times mercredi.

La citation sur le site encyclopédique avait été attribuée au compositeur français, mort en mars, par Shane Fitzgerald, un étudiant en sociologie et économie à l'University College de Dublin, âgé de 22 ans. Il a expliqué au quotidien irlandais avoir voulu faire une expérience dans le cadre de ses recherches sur la globalisation. Ces lignes ont été ajoutées peu après la mort de Maurice Jarre et sont ensuite apparues dans les nécrologies de journaux britanniques, dont The Guardian, The Independant, ou des journaux indiens et australiens.
Alain Finkielkraut est deveniu un véritable réactionnaire, dans le sens littéral du terme. Une triste aventure après son oeuvre "Nouveau désordre amoureux". Depuis plus rien, des déclarations imprécatoires (et là, je donnerais raison à GB) sur France-Culture avec ses petits copains Alexandre Adler et consorts. Et je ne trouve qu'une expression en entendant Finkielkraut que je ne pourrais pas traduire en francais, "fassungslos".
Je viens de finir l'émission

Le commentaire que j'ai à apporter est le suivant : Finkielkraut est typiquement une personne qui s'écoute parler, décide avant de décorer de faits quelles sont ses opinions et pratique le déluge de parole sans liaison afin de noyer ses contradicteurs. Aussi j'eusse apprécié que l'on puisse constater la défaite profonde de sa pensé en de nombreux points, et que nous puissions avoir des séquences plus "cadrées" : que cherchons nous durant les prochaines 10 minutes, quelles conclusions, comparaison avec votre discourt, mise en avant des points de contradiction. Il est important que ce genre de personnage se trouve face à des réalités.

Je n'ai pas compris la volonté de tomber en accord : mon avis est que finkielkraut n'a jamais émis la moindre pensé innovant et/ou intéressante, je me contrefiche qu'il pense comme moi ou que nous puissions être en accord sur un point quelconque. Au contraire, sa façon de fonctionner et de débattre et certaines idées qu'il professe sans savoir provoque des ravages et favorise la monté de l'obscurantisme, il est important de déchirer sa robe de mandarin et de le faire descendre de son piédestal, de rendre à sa parole une place égalitaire aux autres afin de l'empécher de nuire. Je penses que vous auriez pu le faire...
J'ai trouvé le problème de finki avec les journalistes : il n'autorise pas ces journalistes à analyser et penser, seul les "philosophes" ont ce droit...
Il serait tout de même utile à la survie de votre site que vous nous évitiez d'avoir à subir le sulfureux Mr Birenbaum... Lisez donc l'excellent article de MARIANNE2 à ce sujet... Quel est donc l'intérêt de cette soi-disante émission "ligne jaune" ?
bonsoir a vous ^^

voila, je poste mon tout premier message sur le forum. je viens de voir la derniere emission de débat avec alain finkelkrau ( j'ai omis comment cela s'ecrivait d'un point de vue orthographique). je tenais a saluer la qualitée de l'émission, et du débat, j'ai été pour ainsi dire transporté par le flots de vos paroles. bien qu'animé, la présence de foucault et autres nietzche m'a ravie. en esperant que vous continuerait sur cette voie.

sinon, je souhaitais vous demander s'il etait possible que vous fassiez un historique qui durerait une semaine pour le vite dit et gratuit, car la fois derniere, je cherchais une information datée de l'avant veille et que j'ai eu l'honneur de voir dans ladite rubrique, et j'ai eu la deception funeste, de voir que celle ci etait passée dans les abysses profondes. j'espere vivement que vous me donnerez votre avis sur ce point.

cordialités.

P.S et bien que ce cher alain dise qu'internet est un moyen pour exprimer une violence débridée, et qu'il est certes bien vrai, que l'on puisse noter quelques comportements, agissements ou autres méfaits malheureux répréhensibles, la grande, je dirais meme l'immense majorité des gens qui se balladent sur les forums, bien que leur orthographe soit parfois du ressort de la phonétique, ceux ci, sont respectueux de l'autre, ont meme je dirais, une verve somme toute correcte. Ceci vaut autant pour les blogs, les forums que les sites.

bonne soirée a vous tous ^^
http://www.marianne2.fr/Schneidermann-a-t-il-franchi-la-ligne-jaune_a179362.html

Schneidermann a-t-il franchi la ligne jaune?
Encore 10/10 à cette émission ( peut etre un peu longue ..) .Quel beau portait d'un trissotin moderne , cet homme qui , si je ne me trompe pas a participé à la création du cercle des études lévinassienes se comporte surtout dans la première partie consacrée à l'intervention de D.Porte comme un stalinien tendance jésuite : critique d'une oeuvre sans l'avoir vue , interprétation et signification d'un sourire , ici dénomé rictus , condamnation d'un propos à cause non de ce qui est dit mais du ton forcément ironique qui est employé ! on en a envoyé au Goulag pour pareil ; à un moment on pense aussi au moine du "Nom de la rose" qui avait retiré de la bibliothéque du monastére les ouvrages grecs pronant la rigolade . Un beau documentaire aussi sur ce que pourrait être le crypto-sarkozisme si le sakozisme avait tenu un peu la route ...
J'ai regardé l'émission hier.Difficiles à supporter,les élucubrations du philosophe.En revanche,j'ai apprécié les interventions des 3 journalistes.(merci à ASI d'offrir des émissions de cette qualité!)Aujourd'hui,sur France Inter,Didier Porte a répondu de la plus belle des manières à celui qui distribue des certificats d'humour!!!!!J'espère que Finkielkraut aura pris connaissance d'une réaction qu'il a bien méritée.
Didier Porte parle (lui aussi !) de Ligne J@une et se réjouit d'être brocardé par Finkielkraut à la fin de son billet d'humeur du jour dans le Fou du Roy (bon, il confond l'émission Ligne J@une avec l'émission du débat avec Finkielkraut).

- Finkielkraut critique l'émission Ligne J@une sur France Culture
- Didier Porte parle de Ligne J@une et se réjouit de "se faire dégommer par Finkielkraut" sur France Inter.
- Demorand s'enthousiasme pour D@ns le texte sur France Inter

Trois émissions signalées sur les ondes en une semaine !... qui sera le prochain à faire la promo d'@rretsurimages sur Radio France ??
Comme j'écoutais la chronique de Didier Porte qui faisait allusion à l'émission et tout le mal que pensait de lui Finkielkraut, j'ai bousculé mon anti-finki primaire pour au moins visionner l'extrait cité en référence. Et je n'ai pas été déçue, du grand Finkie pompeux, utilisant les mots dans des grandes phrases du style : "...et l'humour disparaitra d'ailleurs à mon avis dans un grand éclat de rire..." Waouh !! le voilà qui s'écoute parler (rien de nouveau à cela) mais en y ajoutant ce petit brin de ce qu'il doit appeler "humour". Et c'est tellement "au ras des pâquerettes" qu'évidemment atteindre celui de Porte ou Guillon, à des années lumière du niveau où il place le sien, est pour lui impossible.
Et là, je ne regrette vraiment pas de ne pas me taper les 86 minutes de cet arnaqueur du verbe qui se prétend "philosophe" !
Les approximations d'Alain Finkielkraut (non visionage d'une émission critiquée - confusion journal / édito - ...) sont très marquantes dans cette émission.
AF a des pensées tellement élevées que ses pieds ne touchent plus terre...

Discuter pendant un quart d'heure de l'éventuelle ironie dans le ton d'un humoriste (ou amuseur public, comme vous voulez), ça lasse. Pourquoi pas repasser la séquence au ralenti tant qu'on y est, comme pour les fautes dans la surface des matchs de foot ? J'ai zappé. Personnellement, je trouve le thème de cette semaine un peu surfait. Une émission qui décortique les médias, c'est super (surtout quand elle animé avec brio). Une émission qui décortique les émissions qui décortiquent les médias. Ça commence à se mordre la queue et à tourner en rond. À quand une émission qui décortique les émissions qui décortiquent les émissions qui décortiquent les émissions... etc ?

Allez, vivement la prochaine émission !
Et vous, pensez-vous que le web rende bête ?

Un article de Télérama.fr dans lequel il est question de Finkielkraut, mais aussi d'habitués du net qui prennent conscience de ses dangers...
Cette incapacité à se concentrer sur le texte d'un bouquin, notamment, je commence à sérieusement la ressentir. Et vous ?...
Belle émission, surtout dans les moments (tellement rares dans les médias) où l'on change d'avis, où l'on se remet en question, soi-même et non, sans arrêt, les autres. A. Finkielkraut, peut-être, sur internet; DS sur sa pratique. C'est peut-être votre point commun finalement, et c'est bon au milieu de ces océans de fate certitude.
Pas anomique ! Réactionnaire, tout simplement. Allez voir sa bio sur Wikipédia ! Beaark !!
Finkelkraut... ou le philosophe anomique.

S'il n'était pas toujours autant en position de pouvoir idéologique dans certains medias,
ce penseur très déconnecté m'inspirerait presque de la pitié...
Belle émission; surtout la fin. DS comment fais tu pour avoir une vie de famille et lire tout les messages apres ca ?
Excellent ! Emission passionnante. Bravo à M. Finkielkraut (DS oublie le "Monsieur" ou le "Alain"…) d'avoir eu le courage de venir défendre son (ses) point (s) de vue… Et pour une fois, je trouve qu'ils font réellement avancer le débat. Le jeune Birenbaum est délicieusement fougueux et parfois schématique ("Vous n'aimez pas France Inter"… Quand AF a-t-il proféré cela ?) et cherche dans les yeux du chef une approbation qui n'est pas toujours au rendez-vous,… mais tout ça est bien sympa et on finit à peu près par comprendre les respectives positions de chacun. Et étonnamment, j'approuve AF quand il se méfie du ricanement des amuseurs… C'est un procédé dont il est facile d'abuser mais qui ne fait pas forcément avancer le schmilblic… Et je fais comme lui, la différence entre l'humour, l'esprit, et la rigolade.
Bon ben c pas tout ça, y a déjà plein de "posts" avant le mien, à lire. J'y retourne.
Certains ont pourtant de bien meilleurs arguments que Finkielkraut contre Internet, et cette fois ce sont des geeks invétérés...
http://www.telerama.fr/techno/et-vous-pensez-vous-que-le-web-rend-bete,42310.php

(meilleurs arguments à mon sens parce que centrés sur le système propre à Internet, et non sur des problèmes extérieurs à Internet qu'Internet révèle de manière plus explicite)
Je trouve assez symptomatique le reproche réitéré ici une bonne dizaine de fois à Finki, au sujet de l'histoire de l'objectivité.

Et la table qui n'en est pas une, etc. Mouais. Je ne suis pas philosophe de métier, mais du haut de mon petit niveau, j'ai surtout cru comprendre que Finki n'avait qu'assez peu envie de reprendre les banalités du secondaire. C'est fondamental, au point de vue conceptuel, mais enfin voir des journalistes s'appuyer là-dessus est quand même assez gros : le traitement de l'actualité n'est pas du domaine de la métaphysique, n'y fait jamais référence sans pédantisme, reste ancré dans la vie quotidienne quand ces histoires de table (en elles-mêmes fort intéressantes) interdisent précisément toute action et tout jugement (toute vie quotidienne), et Finki dans son discours ne faisait que s'adapter à l'objet de ce discours. L'impossibilité de l'objectivité n'empêche pas d'y tendre, de même que la justice sociale ne mérite pas d'être abandonnée sous prétexte qu'elle ne peut pas ne pas être imparfaite (théorie et pratique, idéalisme et pragmatisme, etc. : il faut distinguer les deux sphères). (Et ce disant, je ne prétends pas fermer la discussion sur l'objectivité des journalistes : les arguments de Daniel et de Guy restent valides.)

Bref, moins on en sait, plus on l'étale sans y réfléchir, sans la moindre distance. Un poncif n'est pas une vérité valable absolument et hors de tout contexte, et l'énervement de Finki vient de là : comment discuter face à ceux qui prennent le ton de l'évidence, et n'en démordent pas ?

Allez, pour réconcilier tout le monde, un extrait des Miettes philosophiques de Kierkegaard : "Le sceptique grec ne nie pas la certitude de la perception et de la connaissance immédiates, mais, dit-il, l’erreur a une tout autre raison ; elle vient de la conclusion que je tire. Pourvu que je m’abstienne de conclure, je ne serai jamais trompé."

Marc BUKWA
Enfin une émission franchement très nette cette fois-ci, et uniquement les anonymateurs à bonnet ont pu voir les animateurs adonner comme des marins prévoyant la tempête.
on est aux anges, l'invité, un honnête homme qui a horreur du net.
Gare ! c'est le grand méchant philosophe qui est là : ignares, imbéciles, idiots, ennemis des arts des armes et des lois, fuyez !
car celui-ci est en forme et il a la rhétorique flingueuse :
et paf sur le pif de l'amuseur ! c'est ben vrai çà, les amuseurs sont pas drôles, des teignes, du poils à gratter de vilains papiers,
et pim ! sur les chauffards qui roulent à gauche dans un pays qui gouverne à droite,
et vlan ! un coup de pied dans la poubelle de l'internaute d'à côté, celui qui télécharge en douce des saloperies, qui vocifère des insanités dans les forum,
et bing ! dans la tronche des journalistes qui disent des contre-vérités, tous des rantanplan qui font pas leur boulot de gardien de l'objectivité, des arrogants, des mous de la déontologie.
C'est vrai après tout il a raison notre Lucky Luke, il n'y a que la haine de Joe Dalton sur internet. Avez-vous déjà croisé Joe Dalton chez votre petit libraire lisant Kundera? non. Tandis que dans le petit village de Mac Luhan, c'est un vrai cauchemar, un charivari quotidien : on jase, on ragote, on caillassonne ces cloches de veuves remariées, etc.
mais le clou de l'émission, c'est quand wikipédia s'en mêle, on extrait les vieux souvenirs du Web, comme des lapins du vieux chapeau perdu, on sort des écrits anciens qui ne sont plus réédités depuis des lustres, foutu imprimeur foutu éditeur ! vive internet s'exclame alors le sage !
Décidément les philosophes plus ils vieillissent, plus ils ont de l'humour, eux au moins, et l'humour c'est çà qui sauve les hommes, paraît-il, mais de quoi, enfin, nul ne le saura, du moins pas dans cet émoustillant entretien.
Ce que m'évoque cette émission :

QUEL DOMMAGE qu'on ne puisse jamais avoir la même avec Bourdieu.... C'eût été autrement plus mieux...

J'ignore où arrivera ce message dans le forum... Ca m'angoisse !
C'est de l'humour de maroquinnier ....
Quelque chose m'a peut-être échappé dans le débat: est-ce que Monsieur Finkielkraut a reproché aux médias hors-Internet de nous mâcher l'information en nous prenant pour des bébés, et dans le même temps dit qu'il trouvait que le tri n'était pas suffisamment fait sur Internet? Si c'est vrai cela semble un peu contradictoire non?
J'ai beaucoup aimé cette émission mais je ne suis pas sûre qu'elle ait atteint son but en ce qui me concerne. Je n'ai pas encore vu "Ligne Jaune", je me disais que c'était amusant de voir le débat avant: puique M. Finkielkraut jugeait sans l'avoir vue, je serais dans le même état d'esprit. Le résultat : l'attitude de M. Birenbaum m'a découragée de regarder ligne jaune. En même temps, peut-être a-t-il servi de fusible: en monopolisant l'agressivité, le sarcasme, les coupures de parole et autres choses déplaisantes, il a permis un débat serein, intelligible, et captivant entre les autres acteurs du plateau. Finalement, que M. Birenbaum soit invité à chaque émission, mais mettez son micro moins fort s'il vous plaît.
Sur le supposé non-droit du net, vous auriez pu également faire observer à Alain Finkielkraut que l'envoi d'une lettre anonyme sur internet est tout simplement impossible. Si certains se cachent derrière des pseudos pour émettre des opinions discutables ils sont de toute façon identifiés par l'adresse de leur ordinateur, avec laquelle on peut facilement les retrouver.
Bonjour, voici une transcription que je souhaite fidèle de cette émission.

Les personnages : Guy B., Alain F., Daniel S., et le petit poisson.

Guy B. : DONC si je comprends bien, Alain F., vous dites que dans la mer on peut se noyer mais vous avouez, ah ah ah ah, vous AVOUEZ, ne vous être jamais baigné !!!
Alain F. : Non, voilà, je ne me suis jamais baigné. J'y ai juste mis le nez...
Daniel S. : Vous avez mis le nez ?
Alain F. : Oui, j'ai mis le nez, j'ai vu que je ne pouvais pas respirer, et ça me suffit pour dir...
Guy B. (l'interrompant) : Vous n'avez pas tenté l'immersion totale ? Alain F. ! Mais ce n'est pas sérieux du tout, ça ! Le nez, ça ne suffit pas, il faut se plonger tout entier, et pendant très longtemps, Alain F. ! Car qui vous dit, Alain F., qui vous dit qu'en vous immergeant totalement dans la mer vous ne développeriez pas une capacité à respirer autrement, je n'ai pas peur de le dire, par le derrière ? Ah ah ah, espèce de réactionnaire, vous n'y avez jamais pensé, hein, avec votre petite respiration par le nez !
Alain F. : Je... Il me semble qu'un socle commun doit être préservé... La mer est la mer, un homme est un homme, un homme n'est pas un poiss...
Daniel S. : Pas un poisson ? C'est ce que vous dites ? Et vous vous dites philosophe ? Vous ignorez donc que personne ne peut savoir ce qu'est un homme, un poisson, que tout ça se discute, dans l'immédiateté toujours recommencée ?
Alain F. : Attendez, il y a un minimum, on ne peut pas tomber dans le négationnisme...
Daniel S. : Ah ! Je l'attendais ! Mais la mer, ça n'existe pas ! Il n'y a aucun rapport entre des jeunes gens qui plongent depuis un rocher, et nous qui ramons, avec nos petits bras, avec nos petits muscles, avec nos petites rames, dans notre petite barque... Rien à voir !
Alain F. : Bon, que je mette le nez une minute, ou que je mette le corps entier, ça revient au même, ça me permet de savoir que dans la mer on peut se noyer.
Guy B. : Ah mais PAS DU TOUT ! Alain F. ! Pas du tout ! Et je vais vous dire pourquoi on ne peut pas se noyer dans la mer, et ça me troue le hmm... derrière, passez-moi l'expression, d'être obligé, moi, Guy B., de vous le dire à vous, Alain F. qui me faites halluciner grave : on ne peut pas se noyer dans la mer... parce qu'il y a des lois ! Il y a des zones où la baignade est interdite ! Du coup, on ne peut pas se noyer !
Alain F. : Ben moi je veux bien, mais si on me prend, à mon insu, par derrière, alors que je suis en train de faire le gros bête avec des amis, on me ligote, et on me jette dans la mer ! Eh bien je me noie !
Daniel S. : Eh bien c'est là où nous avons quatre siècles d'écart, Alain F. ! Vous ne savez même pas comment ça marche ! Si quelqu'un vous jette à l'eau, vous appelez Dailymotion, et en une demi-heure ils viennent vous libérer !
Alain F. : Mais... en une demi-heure, j'ai largement le temps d'être mort...
Guy B. : Non ! Vous n'êtes pas mort ! Puisque c'est baignade in-ter-di-te... Il y a des lois ! Alain F. !
Le petit poisson : Euh... Je voulais dire une petite chose, Monsieur F., alors voilà on a retrouvé au fond de la mer une petite bourse à vous, datant de 1972, que vous aviez perdue...
Alain F., super-ému : oooh, merci petit poisson... ma bourse de 1972... alors là je le dis : merci, la mer !
J'ai regardé l'ensemble de la vidéo très attentivement . Je suis contente d'avoir vu et entendu un débat de bonne qualité. Bien sûr, parfois les intervenants sont parfois de mauvaise foi. Ils sont tous persuadés d'avoir raison. En tant qu'abonnée, je suis ravie de voir une émission longue durée où un philosophe peut conceptualiser des idées et non pas simplement donner son opinion. La parole est libre sur @si, même pour ceux qui sont en désaccords avec le travail effectué sur le site.
Par exemple, l'intervention de M. Finkelkraut sur la différence entre "avoir de l'humour" et "être drôle" m'a fait réfléchir. Dans l'humour, il y a de la réflexion au-delà simplement de l'acte même de "rire". Ça me fait rire et réfléchir : c'est un jeu avec les mots et avec soi-même.
A la télé, on ne voit pas ce type de débat.
Bien sûr, M. Finkelkraut est parfois agaçant et caricatural quand il stigmatise à ce point Internet jusqu'à ne jamais l'utiliser par peur d'être contaminé par cet outil , si bien que son propos manquent cruellement de faits concrets, d'exemples très précis comme le lui rappelle souvent Daniel Schneidermann.
Je ne sais pas ce qu'en pensent M. Birenbaum et DS mais M.Finkelkraut s'est prêté au jeu. Il a vu des images de Ligne j@aune et même fait un "arrêt sur image". C'est vrai que lorsque M. Birbenbaum a lu le droit de réponse d'Alain Bauer, la lecture était un peu rapide, le ton un peu badin. Peut-être que la question de la genèse de l'article et donc de l'erreur de Nicolas Bau aurait pu être posée sans s'y appesantir trop longtemps. En conclusion, j'ai beaucoup apprécié cette émission. Compte tenu de son aversion pour Internet, Alain Finkelkraut a lui-même franchi la ligne j@une.!
Il y a une chose tout de même qui demeure inexpliquée...
(je dis cela, mais peut-être que je me trompe, peut-être est elle mentionnée dans un ou plusieurs des 480 messages qui précèdent celui-ci et que j'avoue ne pas avoir eu le courage de tous lire ou même caresser d'un oeil en diagonale).

Pourquoi Finkielkraut en veut-il à Birenbaum ??? Parce qu'au fond, c'est là le noeud de l'affaire, le puits de sombre rancoeur où l'Alain vient inlassablement abreuver son imperturbable mauvaise foi: que Daniel Schneidermann, journaliste autrefois fréquentable sinon recommandable, en vienne à collaborer avec Guy Birenbaum semble constituer pour AF la preuve suffisante et accablante du déclin de celui-ci : DS aurait été tellement perverti par Internet que, et cela lui pendait au nez, il en aurait fini par s'abaisser à collaborer avec un Intouchable (une des castes de la Nomenclature Finkielkrautienne, qui, pour rappel, en comporte 4 : les Admirables (plus communément appelés les Morts), les A-Peine-Supportables (petite frange la plus éclairée de la population), les Intouchables (ou Imbéciles, ou Majorité), et le Grand Moi.

Après bien sûr, il y a des raisonnements, des arguments, des observations, des positions, des nuanciations, des justifications, parce qu'il faut bien un emballage - mais, au fond, il reste cela : AF n'apprécie pas GB (et nous sommes ici dans l'euphémisme extrême), il n'a donc pas besoin de voir son emission pour la savoir mauvaise et indigne, il n'a pas besoin de se renseigner davantage pour déchoir Daniel Schneidermann de l'ancienne Très Haute Estime dont il le gratifiait - puisque le voilà fréquentant désormais l'Infréquentable, employant l'Inemployable, cautionnant l'Incautionnable.
Tout s'explique, et ne subsiste qu'une seule question :

Pourquoi Finkielkraut en veut-il autant à Birenbaum ?
Non soyons sérieux deux secondes. et @si l´est, non ?

Il suffit d´entendre la 1ère intervention de Finkelkraut pour avoir tout compris du personnage et de son état d´esprit. Le mec critique une émission qu´il n´a pas vue. Et il dédie l´une des siennes à l´information sur Internet alors... qu´il n´a pas d´ordinateur.

Se pose donc la question de la légitimité de ce genre de personnage.
Selon moi aucune.
Que fait-il si omniprésent dans les médias ??? Il n´a pas plus de valeur qu´un type qui fait la promotion d´un livre qu´il n´a pas lu, d´un cd qu´il n´a pas écouté ou d´un film qu´il n´a pas vu.

Je coupe donc la vidéo après seulement 4 minutes. Connaitre l´avis d´un mec sans aucune légitimité sur un média auquel il n´a pas accès pour parler d´une émission qu´il n´a pas vue, ca ne m´interesse pas.

@si, vous tombez dans le piège. BHL est-il votre prochain invité ?
Je n'ai rien appris que je ne savais déja . Sauf que je ne connaissais pas ce monsieur ou si peu , et c'est tant mieux !
Je crois que Finkielkraut est victime de son succès ou du succès dont on l'a affublé.C'est un essayiste honorable, et ,pour une raison étrange," La défaite de la pensée" a été érigé en livre majeur de la défense des valeurs culturelles . Finkielkraut s'est glissé lui même dans le moule du ronchon défenseur des valeurs face au rap des banlieues.Il n'a pas tort de défendre la culture face au "n 'importe quoi",mais justement ,il se passe des choses très intéressantes dans les banlieues.Bref , Finkielkraut s'est figé dans la position du "Misanthrope ". on voit bien dans l'émission qu'il ne connait rien à internet et qu'il regrette le temps du savoir pyramidal .En même temps ,la dernière minute de l'émission est passionnante.Lorsque vous lui donnez une copie de son article oublié,on voit l'émotion se peindre sur son visage.Finkielkraut abandonne son masque de ronchon dogmatique pour apparaître comme un être sensible, et ouvert au dialogue.
Pourquoi présente-t-on A.F. comme philosophe ?

Si je vais sur Wikipédia, je trouve :
"Alain Finkielkraut est le fils unique d'un juif polonais déporté à Auschwitz. Après ses études secondaires, il prépare, au lycée Henri IV, le concours d'entrée à l'Ecole normale supérieure et il est reçu à l'Ecole normale supérieure de Saint-Cloud en 1969 puis, brillamment, à l'agrégation de Lettres modernes(1er) en 1972.
En 1974 il est professeur au lycée technique de Beauvais. De 1976 à 1978 il enseigne à Berkeley au French Literature Department. Depuis novembre 1989, il est professeur de culture générale et d’ « histoire des idées » au département Humanités et sciences sociales de l'École polytechnique".


Accepter de se faire présenter comme philosophe, pas qu'AF, m'a toujours semblé curieux.
On peut-être professeur de philosophie, c'est à dire un enseignant diplômé en HISTOIRE de la philosophie, de la philosophie des autres mais être philosophe cela ne peut être donné qu'à des personnes ayant un comportement philosophique; c'est à dire un comportement fait d'étonnement, de snens critique et d'adéquation entre ses idées et ses actes.
Point n'est besoin d'être professeur de philosophie pour cela, même si la connaissance des thèmes philosophiques des autres peut aider à devenir philosophe.
Je pense que le système médiatique, qui a besoin de mettre des étiquettes, classifie certains intellectuels comme philosophes et qu'à la longue, ou immédiatement, certains se laissent faire, par lassitude, par flatterie ou pour tout autre raison.
Il est amusant que JB quand elle a lu la rubrique Wikipedia sur AF, a lu les deux premières lignes de la présentation générale :
"Alain Finkielkraut est un philosophe, écrivain et essayiste français né à Paris le 30 juin 1949.
Auteur de nombreux ouvrages sur la mémoire, la modernité et la culture contemporaine, il défend la notion d'identité, l'idée de transmission et l'esprit des humanités. Il s'est exprimé sur l'antisémitisme et le racisme, sur le multiculturalisme, sur les failles du système éducatif français qui conduisent à la marginalisation des enfants de l'immigration, ou encore concernant les guerres de Yougoslavie.
" et ne soit pas allée jusqu'à sa biographie qui stipumle bien qu'il est agrégé de lettres modernes et non de philosophie.
Pour être franc cela n'a pa baucoup d'importance, mais cela montre encore une fois qu'il faut d'abord balayer devant sa porte avant de vouloir être donneur de leçon, et cela est valable pour tout le monde, moi le premier.
Maintenant le net est un lieu de réaction, alors il faut jouer le jeu en le sachant et se calmer.
François Lapérou
Suite à l'emission avec A F,je me désabonne d'ASI...Des choses passionantes ont été abordées par le philosophe et vous,M Shneiderman et M Birnenbaum n'avez su accompagner la reflexion...Bref,vous avez été nuls.Ce n'est pas la premiére fois,cela fait un petit moment que je vous trouve trés en dessous.Je mets cela sur le compte de la fatigue due à la masse de travail que represente le site.Attention ASI est en train de devenir un mèlange entre Bakchich.info et la quadrature du net.Je ne me suis pas abonné à ça!
Le même obscurantisme, le même conservatisme (je suis gentil...), la même capacité à la "prédication" pour utiliser le mot qu'il a utilisé lui-même !
Cela s'appelle un retour à l'envoyeur.
Je vous félicite pour votre culture, ceci étant...
Quant à la comparaison Morandini/DS, depuis que Morandini cite Ligne J@une & @si dans son émission de Direct 8, le fossé se comble...
Heureusement que Finkielkraut ne connait pas Rush Limbaugh....c'est un peu comme si je disais que Schneidermann me fait penser à Morandini, mais en fait c'est pire...on entend vraiment des grosses conneries sur internet!!

Rush Limbaugh is an asshole compilation
Finkielkraut a une vision hémiplégique de l'internet, tout comme l'ont Daniel Schneiderman et Alain Birenbaum. Le premier ne voit que le mal, les seconds que le bien. D'accord si l'on menace de porter plainte, un site peut retirer tel ou tel propos jugé injurieux. Mais cela est d'abord sans doute uniquement le cas avec les sites connus ou sérieux, et d'autre part, la masse de forums vous empêche de tout contrôler.

Tenez, je viens de faire un test: Sur youtube:
J'ai tappé "bougnoule". Je tombe directement sur une "playlist" nommée "seig heil camarades !!! ensemble nous vaincron cette putin de vermine de bougnouls de negro et de JUIFS pour sauvé notre race !!!" Dans cette liste, un montagne de vidéos nazies, racistes à vomir par des auteurs dont les pseudos sont truffés de 88 !!!!, et je n'ose même pas citer les commentaires, encore pires: comment cela se fait-il que ceci soit autorisé? Ou tout du moins toléré? Je n'ai pas mis 20 secondes à trouver cette vidéo. Où est la loi? Où est la régulation? Ou l'auto régulation des participants du forum ?

Alors oui, il y avait déjà des nazis et des fascistes avant internet. Mais c'était plus difficile de se retrouver! Avec Internet, ils ont un médium ultra facile d'accès, une tribune pour communiquer avec tous les racistes en devenir et les toucher au fin fond de leur chambre.

Autre exemple: En Allemagne, il y a de cela un mois, une loi est passée: dorénavant, les gens qui vont voir des sites de pédophilie verront s'afficher une page "vous n'êtes pas autorisés de visionner ce contenu" et ne pourront avoir accès à ces pages. COMMENT???!!! On sait faire cela? Et on ne le fait que maintenant? Mais je rêve! Régulation après combien? 30 ans d'existence? Et la France?

Et le 2nd problème, c'est qu'une opinion fausse émise maintes fois prend doucement la forme de vérité: il n'y a pas de fumée sans feu diront certains, et voilà comment la calomnie prend naissance et débute son cheminement. Cheminement infini dans l'internet. Alors là, vous pouvez y aller à grand renfort de démenti, rien n'y fera. C'est un peu comme les courriels sur la disparition de la petite Sophie/magalie en 1998/1999/2002 qui circulent indéfiniment, alors que ni la petite Magalie ni la petite Sophie n'existent et que vos contacts ne veulent pas comprendre qu'ils doivent cesser de vous envoyer ce genre de chaines!

Enfin, internet est un outil fantastique qui donne à tout un chacun l'accès à la connaissance comme jamais il ne nous a été donné auparavant. Les émissions, les encyclopédies, les blogs, les podcasts. J'avoue ne pas être capable de m'imaginer l'avant internet (que je n'ai pas connu). Les gens allaient sans doutes dans des librairies. Et encore fallait-il, pour des documents spécialisés, avoir la chance d'avoir une bibliothèque universitaire dans les environs.

Internet contient, comme D. Schneidermann et Birenbaum l'ont soutenu, le meilleur, mais également le pire comme le disait très justement Finkielkraut et Il n'y a de lois sur internet que pour ceux qui les respectent (pourvu que ça change).
pourquoi,mr Birnebaum,faut-il SUR INTERNET,une ligne jaune????

ne partagez-vous pas dans le fond le meme avis que Finkelkraut? càd qu'il faut 'un groupe?une élite?...... qui surveille INTERNET(nous sommes les gardes du fait dixit F)

n'avez-vous pas peur(comme F) d'une DEMOCRATIE RADICALE?

or dans une democratie radicale,les individus ne sont-ils pas assez intelligent pour faire la part des choses????

pourquoi (et l'histoire nous le montre) faut-il TOUJOURS se méfier des gens qui veulent NOTRE bien???qui veulent NOUS protéger?ou proteger NOS enfants.......?
ou
'pourquoi la table de Scnneiderman existe-t-elle'?
ou
pourquoi dieu(fait) ne parle pas mais est fait 'parlant '

la table de Schneiderman (càd un FAIT) n'existe non pas parce qu'elle est LA (dans le studio) (j'aurai pu passer toute l'émission sans la voir )
mais parce -que Schneiderman me l'a montrée
Schneiderman a donc crée sous nos yeux une table(fait) médiatique

le pouvoir médiatique EX-ORBITANT c'est exactement cela/faire exister (sidérant quand meme de voir un philosophe ne pas faire une distinctiuon entre un fait BRUT et un fait MEDIATISE car ma fenetre sur le monde est TOUJOURS MEDIATISE)

question subsidiaire: combien de personnes DECIDENT quotidiennement de trnasformer un fait BRUT (que moi je ne vois pas) en fait MEDIATIQUE (càd INJONCTION à VOIR)?

that's the question Mr Finkelkraut/Schneiderman/Birnebaum (car vous appartenez à ce club)
d'oµ votre énorme POUVOIR
or aucun journaliste n'assume vraiment sa RESPONSABILITE
Superbe émission, passionnante avec un final de rêve !
Comme il est réconfortant de voir et d'entendre que toute la philosophie et les philosophes du monde peuvent finalement céder à une émotion narcissique plus qu’humaine. Et là, alors, peut-être et enfin, l’argumentaire-argumenté (et pour le moins discutable) en prend un coup salutaire. Bravo à Justine et Daniel. Egalement à Finkielkraut qui a trouvé à qui parler et qui a plutôt bien joué le jeu. Un grand moment Internet !
Finkielkraut, que j'admirais beaucoup un temps, applique un de ces mauvais procédés dont ils abusent de plus en plus souvent :
à 15:10, ils n'apprécient guère la manière dont Didier Porte sous-entend qu'il est évident qu'il n'y a pas d'objectivité. Sa seule réponse est de sous-entendre qu'il est évident que la fin du monopole de l'ORTF a annoncé l'arrivée de l'objectivité des journalistes, en mélangeant, comme Birenbaum le souligne très bien, l'objectivité des faits et celles des comptes-rendus rédigés sur ces faits.

Mais il ne démontre rien de plus avec son ton de professeur que le "comique non-humoriste", Didier Porte, ne le faisait avec son ton ironique. Il n'a pour seul argument que le ton péremptoire et professoral qu'il emploie pour livrer son analyse. Il cherche à imposer son point de vue par la seule force de son autorité. Et nous sommes là au coeur du débat qu'il a provoqué et de son paradoxe : ce qu'il semble regretter en réalité, c'est qu'il soit si facile de contester, de douter, de la presse et de l'autorité. Le chaos de l'impertinence fait peur à son cœur de nanti protégé par le système, qui rêve sa société (et sa religion) selon un modèle ultra-patriarcale, soit à l'opposé de la direction qu'a pris notre monde occidental qui s'est acharné à faire tomber le père de son piédestal.

Il aurait été facile de lui objecter que l'on a assisté à une multiplication des points de vue subjectifs, ni plus ni moins, et que le seul véritable gain serait dans la multiplication des sources d'information, mais sans davantage d'assurance dans leur neutralité. S'est-il mélangé les pinceaux en supposant que la somme des subjectivités peut équivaloir à une objectivité "générale" de l'ensemble des médias ? Si c'est ce qu'il pense, loin s'en faut ! Et quand bien même ce serait le cas, cela ne démonte pas du tout la thèse de la subjectivité inéluctable du journaliste.

Bref, Finkielkraut est fatigué... Et il devient fatiguant, car l'âge passant, le ton péremptoire qui le caractérise de plus en plus, lui qui prétend comprendre le doute qui fait l'humour, devient de moins en moins crédible malgré une éloquence toujours vivace et à cause d'une maîtrise de plus en plus faible de ses sujets, comme s'il se reposait sur ses acquis, bien vite érodé par le temps et les événements.

Mais ce ton péremptoire trouve une explication illustrée dans ce débat : Alain Finkielkraut n'assume aucunement le caractère subjectif de son point de vue et semble même revendiquer l'objectivité de celui-ci par l'assurance que sa culture, sa connaissance des "faits objectifs" (ceux qu'ils n'ignorent pas) le garde de toute mauvaise interprétation.

Et je comprends d'un coup ce qui m'a souvent semblé bancale et paradoxale dans son œuvre et ses commentaires médiatiques - je n'inclus pas la question israélienne sur laquelle il fait preuve d'un aveuglement fanatique. Merci donc pour cette émission intéressante sur ce point particulier.
Emission pédagogique et d 'un tres haut degré comique à montrer a tous les élèves des lycées on y apprend
- ce qu ' est l'humour et Mr Finkielkraut est un des plus grands humoristes du monde
- ce que n 'est pas la philosophie dans la pensée unique : l ' ecole du doute ( aucun doute n habite notre homme )
- ce qu 'est l'objectivité et le masochisme pourquoi n'écoute t il pas Europe 1 ?
- qu 'internet n 'existe pas ... surtout selon les fantasmes de ceux qui n'ont pas d 'ordinateur
- comment quand vous parlez d'un sujet que vous ne connaissez pas , meublez , derivez , divaguez et prendre des anecdotes pour illustrer le vide ... à montrer d'urgence à tous les candidats à un examen oral à venir
- comment épargner un adversaire et ne pas le ridiculiser totalement pour qu'il reste jusqu ' au bout ....
Un dernier message, car je viens d'arriver à bout de ce forum ;-) :
Merci à Guy Birenbaum de répondre dès qu'il le peut, c'est fort agréable, et plutôt courageux.
Rien que pour ça : chapeau.

J'aime de plus en plus @si ; je me demande si ce n'est pas @si qui m'a réconcilié avec internet. En tous cas, le seul forum auquel je participe, le seul site que je lis régulièrement, et qui me manque quand je suis absente.

Bonne continuation !
en fait, ça rassure un peu.
une émission d'un sacrée bonne tenue, dense et serrée.
pas peu content de mon abonnement à asi
En résumé à cette émission (une des plus intéressantes que j'ai regardée), je dirais qu'A.F. et quand même un homme qui réfléchi et qui donne à penser, alors qu'il y en a tellement qui parlent comme ils pensent en oubliant de réfléchir.
émission très amusante et rassurante sur la pauvreté (cachée) de la dite-pensée du sieur A Fink...
Il n'évolue pas. Il n'évoluera plus jamais..Deleuze l'avait qualifié, sans rire " de journaliste" (Deleuze signifiait par là que Fink n'avait pas l'épaisseur d'un philosophe) ce qui ne veut pas dire que les journalistes n'ont pas de qualité.
Le négationisme? nous y revoilà.. il en veut un exemple après avoir signé la pétition contre Siné?
L'objectivité? Godard en a dit ceci: "l'objectivité, c'est 5 minutes pour Hitler, et 5 minutes pour les juifs"
Tiens monsieur l'amuseur de france-culture, dans les dents..
Il me semble que Monsieur Fink a changé de coiffeur, ou alors les portes de votre studio d'enregistrement sont trop étroites...Quand la chevelure dépasse la tête, la ligne jaune est franchie...Bon je dis n'importe quoi, mais ce Fink ne mérite pas autre chose....
ce type fait peur dans sa logique d'affabuleur, à peine sorti de sa forêt épaisse et impénétrable..De cercles concentriques en cercles concentriques il parle le néant- en l'air...
Je trouve Birenbaum et Schneidermann bien optimistes en ce qui concerne le respect de la légalité sur internet ("il suffit de téléphoner au site et dans la demi heure toute image ou vidéo privées non autorisées disparaissent- dixit".

Voici par exempe ce qu'on peut lire sur le Post au sujet d'une famille américaine dont les photos de leur fille mortellement accidentée et défigurée par la collision circulent sur le net et qui se bat (pour l'instant en vain) pour les faire retirer :

Les photos ont été visibles sur plus de 1.600 sites dans 50 pays, selon ABC News. Alors les parents de Nikki se sont battus à coup de procédures. Leurs avocats ont envoyé des lettres de mises en demeure à tous les sites qui les publiaient, en vain. Légalement, rien n'empêche la publication de ces clichés.

Dans un second temps, ils ont poursuivi la patrouille routière de Californie. Le juge a estimé que les agents qui ont fait fuiter les photos avaient eu une attitude "hautement répréhensible", mais ne les a pas poursuivis.

La raison ? La vie privée ne s'étend pas à la mort, explique Newsweek. "C'est une situation malheureuse et nous pensons à la famille", a déclaré l'avocat d'un des agents. "Mais c'est l'Amérique et il y a une liberté d'information."


Même sans aller jusque là, je ne pense pas que ce soit aussi facile que DS et B le prétendent de retirer des vidéos qui "arrosent" un millier de sites à la vitesse grand v !!
Ce que je retiens :
- les mimiques exaspérées de Birenbaum,
- les branches de lunettes à la bouche de Schneidermann,
- les citations et noms illustres cités par Finkielkraut...

A vrai dire ce sont des visions du monde qui semblent ne pas se rencontrer.
Je fais le pari qu'à la fin de l'émission, tout le monde repart avec ses certitudes.
Car ce dont il s'agit, c'est de l'expérience de la subjectivité de la réalité.
Alain Finkielkraut ne veut pas d'un monde horizontal, on peut le comprendre : le Net est un monde où la verticalité n'est plus structurelle, professionnelle ou sociale, mais morale et intellectuelle, chacun décidant qui lire, qui admirer et quelle légitimité donner à ses interlocuteurs sans autre influence que les pensées et les idées soutenues par ceux-ci. Devenir ami sur Facebook avec certains auteurs ou échanger sur des forums ne m'a jamais empêché de continuer d'admirer leur prose et leur pensée.
Alors y voir la raréfaction du discours comme on la voyait avec la télévision des 70's...

Mais il faut bien que les penseurs institutionnalisés le dénigre, car dans un tel monde, il n'est pas dit que des Alain Finkielkraut fassent autorité pendant trois décennies et atteignent la Légion d'honneur.
Emission.......fascinante.

Au fur de son déroulement, je me rends compte que mon attention quitte progressivement le fil de la discussion - l'enchainement des arguments, la succession des coups bas et des piques, le débat dans son contenu et ses propos - il apparait assez rapidement qu'un tel dialogue de sourds (soit donc, une telle juxtaposition de monologues) ne mènera pas bien loin sur le front de la réflexion construite et nuancée. Au milieu de tout ce flou indifférencié, ne subsiste, en clair, que Finkelkraut.
Fascinant personnage.

Voilà que celui là même qui attaquait une émission qu'il n'avait pas vu s'en prend, avec le même aplomb, à un média qu'il ne connait pas. Et pontifie, ricane, développe, entrelace, grimace, se torture les doigts et les sourcils, méprise, pouffe, soupire pendant une pleine heure sur un sujet qu'il ne maîtrise pas et dont il n'a qu'une connaissance au mieux indirecte.
Tout bonnement fascinant.

Comme si, pour vivre, il fallait que cet homme assène, comme d'autres respirent. Asséner à tout bout de champ, asséner sans avoir peur de se contredire, asséner avant tout donc non seulement pour vivre, mais surtout pour exister.
Dans le debat on parle beaucoup d objectivite, et d un cote comme de l autre je n en ai pas vu.
Lire la page wikipedia pour demontrer que sur internet Mr Finkielkraut est presente de facon tout a fait normal, c est quand meme faire part d un manque d objectivite. Pourquoi n avoir pas parlait aussi des videos sur dailymotion le decrivant comme sinosite ou autre ?!

De l autre cote Mr Finkielkraut semble assez mal connaitre son sujet, comme sur l histoire de la camera et du telephone portable, il semble appuyer ses propos sur ce qu on lui rapporte. De la meme facon il juge l emission sans l avoir vu, ce qui pour le coup fait part d un manque d objectivite flagrante.

Il est aussi vrai qu il est facil de faire retirer une video de daily, il suffit d en faire la demande, encore faut il en avoir le temps pour pouvoir suivre le flot des mises en lignes.
Simple petite recherche rapide sur daily, 63 pages pour Finkielkraut avec 16 videos par page, ce qui nous fait 1008 videos, certes elles ne parlent pas toutes de Finkielkraut mais pour s amuser a toutes les regarder pour pouvoir en faire le controle, j imagine pas le boulot de dingue que cela represente.

L objectivite, pour moi, etait plus au centre de la table, que d un cote ou de l autre. Mais a choisir entre la vision de Finkielkraut et de Birenbaum je prefere encore celle de Birenbaum, meme si cela donne, forcement, que plus de poid a l autre.

La ou je suis d accord avec Finkielkraut c est lorsqu il parle de la vie prive, mais j aimerai quand meme lui rapeler au passage, que l une des polemiques marquantes etaient l histoire du sms de Sarko, soit disant revele sur internet, mais par qui ? par le redacteur en chef de je ne sais plus quel journal qui l avait diffuse sur le site web du meme journal.
Ce qui d ailleur avait permis au detracteur d internet de dire que la vie prive pouvait etre diffuse impunement sur le net. Que les sources n etaient pas verifiable ect... Alors meme que cela venait d un journaliste "normal".
C etait assez ironique a cette epoque de voir des journalistes nous dire qu internet dissimule ses sources, tout en ayant le discours inverse lorsqu il s agit de leurs sources dans les medias traditionels.
Et je doute fortement que l internaute basic qui frequente internet tous les jours puissent reveler par exemple qui est reelement le pere du gamin de Dati.
Mais je preferai largement que les medias nous parlent de ses reformes dans la justice au lieu de nous parler de sa vie prive, et des divers comerages du tout paris. Et la internet est le parfait alibi, pour que les medias traditionels continuent dans cette direction, comme le dsiait Finkielkraut.

Bref c etait enfin une emission interessante, ca commence a faire un bail qu une emission m avait pas interesse a ce point !
Avec l'âge, Finki semble se radicaliser et nous laisse de plus en plus aisément percevoir sa vraie nature, celle du cuistre, de l'imposteur.
Cet homme est cultivé, certes, mais ses "raisonnements" sont tellement biaisés par son manque de recul, voire de méthode, en tout cas de PHILOSOPHIE qu'il me semble effectivement loin de l'idée (haute) que je me fais des philosophes. Mais les "vrais" philosophes ne sont que rarement sur les plateaux (et ils n'ont pas forcément leur émission sur France-cul...), et les médias viennent tout aussi rarement à eux. La contrainte de la temporalité inhérente aux médias (et en particulier la télévision), dont vos émissions parviennent (relativement) à s'affranchir, est par définition peu compatible avec la pensée philosophique en tant que telle. Au passage, si je suis assez d'accord avec IT lorsqu'il évoque "l''usurpation" et "la barrière en trompe-l'oeil" que constitue l'emploi du terme "philosophe" à propos de gens comme Finky (funky?), je pense cependant que cette notion (de prudence) peut ou doit être élargie à d'autres domaines, notamment artistiques...
Malgré cette petite critique, le débat est loin d'être inintéressant, et une fois de plus j'ai pris un plaisir certain à vous regarder. Merci et continuez!
Peut-être la remarque a –t-elle été déjà faite par un internaute, sinon avez-vous remarqué l’embarras de DS lorsqu’il lui a fallu se justifier d’avoir traité de la recherche en paternité pour l’enfant de Mme Dati ? Cela faisait un peu peine à voir.
Et comment ne pas souligner la contradiction qui était la sienne lorsque après avoir contesté à AF qu’il puisse exister des faits bruts ( voir l’histoire de la « table ») il rappelle qu’il a bien pris soin sur son site de distinguer par un jeu de couleurs ce qui relève de « l’enquête factuelle » et du commentaire. Tiens donc ? et pourquoi ?
Quant au fameux « droit de réponse » de A.Bauer, même si celui-ci a pu s’en satisfaire – dixit G.B – la façon dont il a été lu par ce dernier m’a bien donné l’impression qu’il ne lui donnait pas trop de crédit…ce qui était son droit mais alors il aurait fallu permettre à N.Beau de nous convaincre que Bauer racontait effectivement n’importe quoi.
Allez, va ,malgré ces écarts ASI reste une bien bonne émission que je compte bien continuer à regarder comme je le fais depuis ses débuts à la TV !
Jacques Batteau
Déjà insupportable à entendre à la radio, Alain Finkielkraut est pénible à voir, surtout son attitude plus que désinvolte pendant que les autres parlent. Visiblement, il y a lui et les autres, ces derniers ayant juste le droit, à la rigueur, de l'écouter et d'applaudir.

Son argumentaire est d'une minceur et d'une incohérence remarquables, il ne connaît pas le sujet, et sa passion pour la verticalité (en gros, ceux qui savent et qui peuvent s'exprimer, et ceux qui se la ferment et écoutent) est des plus désagréables. Quant à son propos sur le "journalisme d'opposition", pfff... Allez, mieux vaut ne rien en dire. Avec Hees et Val, il a déjà toute sa place sur la grille d'Inter à la rentrée (une fois que les "gauchistes" auront été dégagés).
Ouah! l'objectivité de la table!! j'arrête!! (objectivement)
Je partage la conclusion de D.S., ce n'est pas à la télé que l'on peut espérer ce genre de confrontation d'idées.
A la radio sur France culture peut-être mais la vision des protagonistes, leurs gestuelles etc éclairent bien leurs propos.
La présence de J.B. était nécessaire pour "calmer les mecs", plus d'interventions de sa part aurait peut-être fait baisser le volume sonore...
Ce qui fait du bien c'est que l'on sent bien de la part de chacun un désir (je dis un désir pas forcemment un résultat) d'authenticité dans la défense de ses convictions.
Un grand bravo et merci à vous 4.
J'ai ressenti comme A.F., la complicité entre D.B. et le journaliste de Bakchich lors de sa lecture du droit de réponse d'Alain Bauer.
En effet cela aurait été idéal de demander pourquoi et comment il avait été amené à publier son article "inexact" sur A.B.
Peut-être la prochaine fois ? Manque de réflexe journalistique de la part de G.B. ?
Peut-être était-ce un peu plus compliqué que cela mais vous avez préférez en rester là ?
J'ai trouvé D.S. particulièrement convaincant ajourd'hui, surtout dans la deuxième partie, l'on sentait sa formation de journaliste de presse écrite.
Trés intéressant et toujours d'actualité depuis Socrate et Protagoras, la question de l'objectivité et de la subjectivité.
L'argument du fait (la Shoa) existant est majeur.
La narration de ce fait est humaine.
Sans doute est-ce dans la mesure qu'il faille cherche un terrain d'entente.
Disant cela je réintroduit l'homme et la relativité des choses.
Insoluble à mes yeux à ce jour.
Si vous avez des arguments pour faire avance ma réflexio sur cette problématique, je suis preneur.
Les arguments d'A.F. sur la complaisance des journalistes "qui désirent un autographe" des stars, sur les commentaires d'arrogance des décisions du gouvernement, sur l'accélération par le média du net, sur la posture du journaliste qui n'explique pas assez et qui s'oppose à l'élu (conséquence de la langue de bois de l'élu il faut bien le dire), sur les "humoristes" qui seraient des amuseurs sont fortes.
Les arguments de G.B et D.S. sur le contrôle du net, sur le fait que l'on doit vivre à son époque tout en étant vigilant ne le sont pas moins.
La conclusion par la production du texte de 1972 d'A.F. pris sur le net montre bien qu'il faille vivre avec son temps mais sans pour autant garder un esprit critique et vigilant, et A.F. fait partie de ses sentinelles nécessaires.
Encore merci à tous.
François Lapérou
Oui vraiment la chute de l'émission est magnifique ! Belle réussite ! AK n'est plus le même en repartant.

Un bon exemple de l'intérêt, pas toujours évident, de débattre avec ses contradicteurs ou opposants ou ceux que l'on n'arrive pas à comprendre. A condition aussi que les débatteurs acceptent d'écouter et de reconnaître quand l'autre a de bons arguments, ce qui était le cas ici. Très bonne démonstration.
"The medium is the message", non?

Un peu court peut-être?
Il n'en reste pas moins que critiquer Internet sans avoir d'ordinateur c'est pas sérieux.
Cela va bien avec ses positions contre toutes les modernités. N'est ce pas une définition du réactionnaire ?
Je suis étudiant en sciences politiques et bientôt, je l’espère, en journalisme, et je tenais à dire, à l’encontre de Mr Finkielkraut, que j’avais appris, durant toute ma scolarité, qu’une bonne dissertation ou une bonne argumentation n’est possible que si les arguments avancés son accompagnés d’exemples solides. La difficulté qu’à Finkielkraut à entrer dans le concret affaiblit prodigieusement son assurance. Et son entêtement à ne pas vouloir donner des noms de journalistes, par exemple, finit de décrédibiliser ses positions.

Pour ce qui est de son peu d'intérêt à surfer sur le Net, je suis, pour ma part, d'avis que cela influence grandement sa façon de penser et que NON, ON NE PEUT PAS avoir autant d'assurance sans avoir bien expérimenté le domaine dont on parle. Mon avis sur Internet a par exemple profondément changé depuis que j’en suis un consommateur assidu…

Ceci dit, bien que n'étant d'accord qu'avec un cinquième de la pensée de Finkielkraut, je suis toujours très intéressé par ce qu'il dit!

Emission très intéressante! MERCI!
Toujours aussi imbuvable et monomaniaque ce Finkielkraut ! Quel courage cependant de l'avoir invité...
Par contre j'ai trouvé facile de le faire passer pour un imbécile sous prétexte qu'il n'est pas un surfeur régulier. Je n'ai jamais fumé de cigarette, vraiment, pas même une taffe et pourtant je sais, je mettrais même ma main à couper que la cigarette est dangeureuse pour la santé. On n'apprend pas seulement par l'expérience et selon les philosophes, on n'apprend même mieux sans passer par les sens trompeurs. Justement aujourd'hui sur France Culture, était confronté Hume et Kant sur ce qu'on peut apprendre de l'expérience et comment.
Il est urgent qu'ASI offre la possibilité à ses abonnés de tenir un blog personnel. Ce forum est déjà illisible...
Quand il est question de la chienne de Finkielkraut (lorsqu'elle tombe truffe à nez avec Demorand, suivez, merde!), Finkielkraut est sur le point de nous révèler son nom. Mais Schneidermann, distrait, passe à autre chose.

Putain, fait chier ! C'est encore Elkabbach qui va avoir le scoop !
Excellente émission, une des meilleures que j'ai pu voir, parmi d'autres.... Celle-ci a l'avantage en effet d'être assez équilibrée et honnête, en n'hésitant pas à approfondir les sujets et les débats. Et ça fait extrêmement plaisir de voir que c'est encore possible d'assister à l'émergence de discussions philosophiques dans un lieu qui ne s'y prête pas vraiment. Personnellement, je n'approuve pas la vision pessimiste de Finkielkraut sur la transmission, mais je partage cependant entièrement ses critiques acerbes sur Internet, comme lieu de violence verbale et de paresse. Je rajouterais même qu'il s'agit du triomphe du narcissisme et de l'individualisme.
Voila une des raisons - sans doute - pour lesquelles ce philosophe abhorre autant internet. Sans ce moyen de communication, les propos qu'il a tenu dans le journal israélien Haaretz auraient eu peu de chance d'etre rapportés en France (le 18 novembre 2005). Cet article est maintnenant introuvable sur Haaretz mais il est retranscrit sur le site suivant: http://galliawatch.blogspot.com/2006/01/finkielkraut-haaretz-interview-and.html.

Cette histoire a fait grand bruit et, je ne pense pas me tromper, je suis persuadé que l'équipe d'ASI le savait fort bien. Mais rien sur cette histoire... combien de medias refusent de contrarier certains invités, et n'hésient pas à le faire avec d'autres.

Moi qui croyais qu'Arret sur Images était différent:-(
+1 pour finkel
La pulsion de censure que l'on remarque chez monsieur Finkielkraut et ce rapport fébrile qu'il entretient avec la parole publique appellent quelques réflexions. En qualifiant le web de « poubelle », en espérant de vive voix une forme de moralisation d'internet par l'instauration d'une verticalité de l'information, c'est-à-dire d'une hiérarchie pyramidale, Alain Finkielkraut s'oppose fondamentalement à la démocratie.

Car la démocratie est consécutive à cette liberté d'expression et de ton, en même temps que le refus de tout argument d'autorité. On trouve d'ailleurs sur le forum de nombreux témoignage d'une volonté affirmée d'arbitrer les débats sur les seuls arguments des protagonistes.

En bref, chacun se croit autorisé à parler de tout et c'est très bien.

Cela me rappelle un bref passage des mémoires de Talleyrand sur la fin de l'ancien régime et les salons :

« Le jeu et le bel esprit avaient tout nivelé. Les carrières, ce grand soutien de la hiérarchie et du bon ordre, se détruisaient. Tous les jeunes gens se croyaient propre à gouverner. On critiquait toutes les opérations des ministres. Ce que faisaient personnellement le Roi et la Reine était soumis à la discussion et presque à l'improbation des salons de Paris. Les jeunes femmes parlaient pertinemment de toutes les parties de l'administration. »

Talleyrand, mémoires, op. cit.,pp. 75-76.

Monsieur Finkielkraut est effrayé par cette parole libérée et ce brouhaha qui abolit les privilèges de la rive gauche l'inquiète. Rassurons-le !


Pour sauvegarder l'intelligence et la rigueur de la pensée dans le bazar d'internet, cher monsieur Finkielkraut, il faut aller au charbon, il faut prendre la parole et plonger, comme le dit Daniel Schneidermann, dans le bain du débat publique. La logique procédurale et normative que vous souhaitez pour encadrer la parole est un remède pire que le mal et vous risquez bien de jeter le bébé avec l'eau du bain en défendant ce point de vue.
Mais, en un sens, vous avez déjà plongé en acceptant l'invitation d'@si et nous serions tous très curieux de votre réaction aux nombreux messages publiés sur les forums, dont la majorité mériterait à mon avis de sortir de votre poubelle.
Le titre même de mon commentaire me pose question: regarde-t-on la télé avec ASI vu que j'étais sur mon iPod?

Peu importe: pour la première fois, je me suis dit, face à ce que j'entendais, que "je me devais ce devoir que de savoir ce que je pense sur la globalité". 1er apport donc d'internet, quoi qu'en dise Finkielkraut: se savoir en capacité d'être écouté pousse à réfléchir avec méthode.
Comment en suis-je arrivé à la conclusion qu'il y a imposture?

Plusieurs points marquants:

Finkielkraut ne veut pas souvent répondre aux questions: "Y a-t-il objectivité du journaliste?" Réponse: "Heureusement qu'on peut dire que cette table existe sinon l'on est psychotique". ...ou comment répondre à ce à quoi "j'ai" envie de répondre. Ce n'est pas incompatible pour autant que de répondre que la table existe... mais soyons sérieux, ce n'était pas la question.

La justification de sa propre pensée: pour Marie qui se retrouve au hit parade des commentaires votés (ou est-ce Marc?): [quote=MARIE MERAHI]les interventions de Finki ont créé une dynamique de pensée, dans leur confrontation avec les autres, pour le plus grand bénéfice de qui a regardé et écouté. . Ce qui permet de penser "avec lui". Pas faux. Mais à regarder ses mimiques, sa gestuelle, et en entendant sont "putain-pfffff-rhmmmfffff" (me semble-t-il), mon impression se confirme: il justifie en permanence de sa propre pensée, n'entrant pas dans un dialogue. Si l'ASInaute de bonne foi veut comprendre Finkielkraut, toujours est-il que lui, Finkielkraut, ne prend pas la peine de sortir de sa pensée tant qu'elle n'est pas entendue (approuvée?). Ce qui m'amène à un deuxième point:


La difficulté de communication chez ASI: lisant en ce moment le livre de l'élève de Carl Rogers Les mots sont des fenêtres ou bien ce sont des murs de Marshall B. Rosenberg, celui ci rappelle à tout un chacun cette vérité essentielle que pour se faire entendre, dans un "conflit", il faut dire à l'autre (et pas seulement le dire mais le faire): "Je t'ai entendu quand tu as dit ça, et j'ai entendu ce qui a motivé que tu le dises". N'allons pas trop psychologiser la chose, mais j'avance simplement l'idée que souvent, parce que Daniel Schneidermann a compris ce qui est dit par son invité, il ne lui fait hélas pas comprendre qu'il l'a bien compris. Il y a quelque chose de très récurrent là dedans, qui consiste à reformuler "à la va-vite" sur le ton du "Passons à autre chose", ce qui aura souvent pour effet de provoquer la prolongation de la parole de l'invité même qu'il voulait écourter! Donc je ne m'étonne pas non plus plus que celà que de voir Finkielkraut répondre sur "la table" quand on lui parle de "l'objectivité du journaliste". Tant qu'il n'est pas écouté, il continuera...comme 80% des personnes non écoutées.


La difficulté de prise de distance de Finkielkraut
: "Je l'ai vu, je l'ai vu!". On croirait entendre un Obamaniaque ou un halluciné du monstre du Loch Ness. L'invité est dit "philosophe". Ce qu'apprend à tout amateur un La philo pour les nuls, c'est qu'il y a besoin de philosophie pour mettre à distance le monde "immédiat". A plus forte raison - et je crois que tout le monde est d'accord (même lui) pour le reconnaître - pouvons nous constater qu'il y a défaut de mise à distance de ce qu'est internet lorsque celui ci insiste sur les formulations "Je l'ai vu", "Je le sais je l'ai vu". S'il n'y avait pas manque de distance, il utiliserait le même type de vocabulaire pour parler des radios ou de la télé! ("Je le sais je l'ai entendu"). Ce n'est pas le cas. Généraliser sur ce que l'on voit est la matrice même de la discussion de comptoir. Vouloir dire que ça témoigne de la pertinence de sa propre pensée, c'est autre chose... mais il me semble que les deux s'interpénètrent chez Finkielkraut. Et pour tout celà, je dis que Finkielkraut est un imposteur intellectuel

Qu'apporter au débat, à part le décryptage de l'image que j'ai fait là? Une remarque et une question


La remarque: un terrain commun s'offre à un moment donné entre DS et AF. "Oui c'est sûûûr, internet, ça permet aussi la violence, la haine". Je dis pour ma part que ça permet l'immédiateté. J'ai 21 ans aujourd'hui. J'ai baigné depuis ma 5ème (11-12ans) dans un univers internetique, plein de MSN et de "Tchat" en ligne. Et qu'en ais-je retenu?
Que les plus grands problèmes que j'ai eu relationnellement à cause d'internet étaient dûs à l'illusion que l'impulsivité de ma réaction (colère, énervement) permettrait d'aller plus loin dans le débat. Faux: quand c'est impulsif, c'est violence immédiate, et l'autre le prend mal.
Les plus beaux moments (et je le déplore, croyez le) que j'ai eu relationnellement grâce à d'internet, c'est justement car l'impulsivité de l'émotion et du sentiment partagé se retranscrit "immédiatement" et permet de développer de l'affection vitesse grand V.
Globalement, je ne crois pas me tromper si je dis qu'aujourd'hui, nous, les jeunes, on gère notre relation à internet comme des cochons. Parce que c'est un terrain non exploré. Laissons-nous un peu de temps pour maîtriser ce nouveau média, et dans 5- 10 ans, non, il n'y aura plus de jeunes drogués en permanence à Facebook and co, et oui, peut être l'ado dormira-t-il vraiment le soir au lieu de Tchatter, parce qu'on aura appris à maîtriser cette technique

La question
: Justine, pourquoi êtes vous si silencieuse durant les émissions? Est-ce stipulé dans votre contrat? Est-ce de la sagesse? Et surtout, si c'est parce que c'est stipulé: comment vivez vous d'être ce "Rantanplan", en plein milieu de la bataille des mots, sans avoir droit d'intervention?
Définitivement et radicalement, @si est l'émission filmée diffusée sur internet la plus extraordinaire et la plus intéressante !

Bonheur total, émission qui fait réfléchir, qui permet de laisser penser les gens qui regardent et Finkielkraut y est parfait !
J'aime ce philosophe, et j'aime aussi sa radicalité sur le net, même si il est "unplugged", j'entends son inquiétude et j'entends sa réflexion.
De plus, la place de l'intellectuel, du philosophe, du "penseur" à tendance à s'effacer par la masse de commentaires ignobles ou sans fondement.

Je ne reproche rien, j'utilise, je surf, je vis avec internet ; mais c'est un outil qui a ses limites, des lignes jaunes.
La première c'est qu'elle ferme le rapport humain, le vrai, celui que l'on découvre dans l'émission d'@si.
Oui, sur un forum, et pas seulement celui d'@si, mais les forums en général, sont possédés par ceux qui inondent les pages de leurs commentaires... Il suffit que leur commentaire disparaisse de la page, alors ils se précipitent pour en écrire un nouveau. Ses commentaires sont-ils tous à propos ? Loin de là et nombreux sont ceux qui oublient qu'un forum est une discussion et que le respect y est de mise...

Entendre et voir Finkielkraut partager sa pensée est un régal et est à mon sens, 1h30 d'intelligence.
Merci pour cela.

PS: Je me suis réabonner, sans me poser la moindre question... Avec cette émission j'ai la réponse !
Une belle émission sur la philosophie du net ! L'idée de base de A F était, il me semble, de dire que notre société est construite sur un certain nombre de règles, de principes, de valeurs. Dés lors qu'on s'autorise à "franchir" en permanence ces lignes jaunes alors on contribue à destabiliser notre société. Selon AF le net est le lieu où se condense, se propage cette entreprise de destruction de notre société.C'est un lieu privilégié où on (et notamment les jeunes) fait l'expérience de cette entreprise en se permettant de dire tout et n'importe quoi (forum, blog etc...), phénomène accéléré par les caméras des téléphones portabes. Plus encore où il est de bon ton aujourd'hui d'être le chauffard (le casseur de règles) plutôt que le gendarme (voir l'émission "ligne jaune" jugée comme telle par AF).

L'idée dAF est que le net, ainsi conçu, se propage à l'ensemble des médias, cad que le "subjectif" l'emporte systématiquement sur l'information factuelle. Un subjectif qui est en train d'attaquer les bases de notre société. C'est vai que certaines émissions d'Arthur par exemple est un lieu où on se permet de rire de tout, allant à l'encontre des tabous sociaux (respect de la mort, de la maladie...).

Il faut sans doute le croire. C'est un fait avéré que les structures (la technologie permise par internet) ont le pouvoir de façonner les mentalités. Là où j'émettrais des critiques c'est que le net n'est pas forcément porteur uniquement de mauvaises idées. On peut y faire ausi "l'exprérience" de bonnes choses. Dans le sens du pire...comme peut-être dans le sens du meilleurs comme le suggérait Guy Birenbaum. Il est curieux qu'un philosophe de ce niveau (d'ordinaire possédant une pensée "complexe" ) puisse avoir une pensée aussi manichéenne et donc simpliste.
Mais, Daniel Schneiderman, pourquoi avoir invité le dessinateur Siné simplement pour qu'il se justifie pendant plus d'une heure sur ses propos jugés par certains comme "anti-sémites", et n'avoir meme pas ESQUISSE sur le plateau les accusations d'anti-noir dont ce "philosophe" a fait l'objet ? Y a-t'il une raison à cela ?
Je considère que le but de cette émission n'était pas vraiment de réagir à ses attaques anti-internet et/ou anti-arret sur images (à moins qu'à partir de maintenant vous n'ayez l'intention de n'inviter que ceux qui partagent l'opinion de ce monsieur, et la liste est certainement très longue !).
Votre but était de lui accorder une certaine légitimité dans le role de philosophe qu'il s'auto-proclame.
Eric Zemmour est prévu pour quand ? Ce monsieur (peut être est-il aussi philosophe après tout ?) a besoin d'un peu plus de crédibilité, et je compte sur vous pour éviter d'aborder les sujets qui fâchent avec ce monsieur, comme vous l'avez si bien fait avec ce très "cher" philosophe !
C'était du très bon travail. Bravo !
Je n’ai absolument rien contre Alain Finkielkraut, mais la vision de cette émission m’a imposé une image: celle d’un insipide requiem.

L‘homme soutient son verbe avec une posture de chef d’orchestre, mais la musique du discours qu’il porte, fuyante, contradictoire et simplificatrice à l’envie, m'a donné l’impression dévastatrice d'assister au crépuscule d’un intellectuel qui, un jour, a été un virtuose du classique, et qui se trouve soudain incapable de conduire un bal musette.

Reste à savoir s’il s’agissait du triste spectacle d’un philosophe acculé dans la médiocrité de ces arguments sur un sujet mal maîtrisé, ou sur l’éprouvant théâtre du déclin d’un homme arrivé au bout de son histoire spirituelle.

Quelque soit la réponse, l’émission m’a donné des frissons…
hou finkie a pris un mechant coup de vieux ou alors les maquilleuses à la télé sont des artistes, bon je n'ai pas encore visionné mais vu le temps que j'ai mis pour descendre jusqu'à la zone d'"ecriture du forum, le debat à du etre passionnant bon sur ce je m'y mets , je lis le forum (il va bien ma falloir tout le WE) et je vois à Plus !
Qu' Alain Finkielkraut apprécie ou pas Internet n'a pas vraiment d'importance ( contrairement à ce qu'il s'imagine).
Ce qui importe c'est que ses craintes, obsessions et discours soient archivés sur Internet.
De ce fait, je peux comprendre que sa propre "popularité" dans cet univers qu'il considère lui-même comme un caniveau ne l'arrange guère.

Téléspectateur de très longue date, je suis surpris qu'ASI consacre tant d'articles puis une émission de 90 minutes à un tel personnage.
Je suis aussi surpris qu'un nombre d'abonnés l'appellent tendrement Finkie tandis que d'autres valident ses divagations sur les caractéristiques d'internet.
Quand inviterez vous Eric Zemmour?
quel verbiage cette émission qui n'amène à rien...
on apprend quoi ?
cela me rappelle ce que disait (malheureusement je ne me rappelles plus le nom) un auteur :
"quand j'étais jeune, je voulais devenir médecin, pompier, afin de sauver des vies humaines, voyant que ma scolarité était un échec, je me suis retourné vers un bac littéraire"
quand je vois ce que ce débat apporte, je reste rêveur....
Alain Finkielkraut parle d' internet sans le connaître avec sa suffisance légendaire...
ce monsieur aurait vécu il y a 100 ans, il n'y aurait pas eu de radio, de télévision...
c'est sur que quand on est à la fin de sa vie et que l'on ne laissera aucune trace dans une vingtaine d'année, une certaine amertume peut apparaître....
Bonjour,

Je dois dire que je n'aime pas du tout cette émission la ligne jaune. Sur ce point, je ne suis pas aussi virulent que Finki, mais franchement, il a un peu raison, on voit bien que Guy a un petit sourire permanent sur les lèvres, un petit sourire jouissif de son petit pouvoir retrouvé (ou trouvé). On peut dénoncer les choses, mais il y a une manière de le faire, être là entre personne idéologiquement assez similaire n'a strictement aucun intérêt, les sujets traités sont pénibles et sans intérêts, un vrai flop.
Franchement, cette émission me donne la nausée.

Bref, autant je trouve que Daniel a une critique pertinente (parfois erronée, mais surtout Daniel sait reconnaître ses torts). Dans l'émission d'@si avec Finki, on retrouve ce petit sourire en coin, détestable, lorsque Finki patauge un peu. Et puis ces mensonges que vous assénez à cet homme qui ne connaît pas internet est une pratique également détestable, il ne s'agit pas d'une simple exagération, il s'agit d'un véritable mensonge. Tout le monde sait très bien qu'une vidéo qui se retrouve sur le net y restera à jamais si elle fait l'objet d'une quelconque polémique. Ce n'est pas du tout la même chose que ce que vous dites, c'est le contraire. Finki, finalement est bien renseigné sur le sujet, et vous profitez de sa méconnaissance pour le tromper. C'est honteux et ce n'est pas le seul mensonge. Vous parliez de fait, eh bien là le fait est falsifié, et en plus, avec pour but de tromper.

Bien sur Finki se méprend sur la réalité "internet", mais il faudrait peut-être (pour la sérénité des débats) prendre des journalistes un peu plus sérieux et surtout un peu moins terre-à-terre. Laisser parler Justine, ne la laissez pas être là que pour décrire la situation, je crois qu'elle a des choses intéressantes à dire, et n'est pas de mauvaise foi.
Après avoir critiqué un film qu'il n'avait pas vu, Finkie critique une émission qu'il ne connait pas diffusée sur un outil qu'il ne possède pas...

Comment donner le moindre crédit à ce type de personnage ?
MERCIIII MEERCCIII MERRCIII MEERRCCIII Daniel ! MERCIII JUStINE ET MERCIII GUY !!
Cette émission mérite un accès illimité et gratuit sur le site. Elle ouvre une réflexion sur l'utilisation d'Internet qui me semble indispensable.

Dans le discours de Finkelkraut, des arguments pertinents apparaissent : le traitement des politiques ou des "stars" dans les journaux de 20 heures est effectivement tres différent. Meme si on ne peut accuser tous les journalistes de complaisance envers les hommes (et femmes) politiques, ils déploient des trésors d'élégance pour remercier l'artiste du dimanche soir qui vient présenter son film. L'objectivité souhaitée par le philosophe est absente dans ces moments et je regrette qu'aucun des intervenant du plateau n'est accordé de crédit à cette démonstration (certes tronquée, mal développée, que sais encore?). @si a déja dénoncé ce genre de connivence (on peut supposer que l'artiste en promo est coproduit par la chaine d'où cette complaisance).
Des arguments de Daniel vont dans le sens qui font ma présence sur le site depuis le début. L'oeil qui analyse une image ou une information est forcément subjectif. La volonté d'objectivité demande un effort qui se nourrit de réflexion et d'échange. @si doit servir à cela : il me sert à cela.

Avec quelques commentaires de plus, voire un texte de Finkelkraut qui précise sa (ses) pensées, cette émission est d'utilité publique!

Partagez-la!
Il me semble avoir lu une étude qui disait que quand on tape sur un clavier, contrairement à la parole, le message ne passe pas par la case 'censure' du cerveau, ce qui explique les mails un peu trop hargneux envoyés à son supérieur que l'on regrette aussitôt…

Mais quel rapport avec internet ? Ça a tout simplement avoir avec la structure de notre cerveau !

Au même titre il y a eu des études très intéressantes sur la différence entre TV et cinéma : au cinéma une image est projeté sur une toile donc la réception est indirecte, mais la TV projete son image sur un écran VERS le téléspectateur, et l'image ne s'imprime pas que sur l'écran mais aussi sur la personne (c'est particulièrement visible si vous regardez la TV dans la nuit). Du coup la réception n'est pas la même : la TV enlève toute objectivité contrairement au cinéma. Ces études sont financés par des grosses agences de pub, je vous laisse deviner pourquoi cela les intéresse…

Je serais plus intéressé à une critique 'objective' d'internet, de ce type plutôt que le discours d'Alain Finkielkraut qui semble paranoïaque, comme si 'internet' avait un dessein. Internet n'a pas de dessein : il y a des millions de desseins ! Autant que de personnes qui y prennent part. Je comprends qu'on en veuille pas faire partie de ce mouvement mais qu'on nous fasse grâce des procès en sorcellerie.
Merci, mille merci de m'avoir fait passer un si beau moment.
Daniel, quelle bonnne idée de avoir inviter Alain Finkielkraut
même si votre billet était un peu en dessous du débat et légérement (si si) caricatural.
Quel plaisir quand j'ai vu que l'émission était réalisée !
J'admire beaucoup et ai un immense respect pour Alain Finkielkraut, son intelligence,
la profondeur de ses reflexions et analyses, et son courage.
Je l'écoute réguliérement sur france culture, et fut très heureuse qu'il parle d'arrêt sur images dans son émission !
Les question débattues lors de votre émission sont au coeur du sujet du journalisme, sur la façon d'utiliser internet,
et je crois nous renvoient à nos responsabilités de citoyens.
Il a raison quand il dit que le journaliste se doit déontologiquement de
s'en tenir au fait, que cette profession demande une certaine retenue du commentaire.
La parole de journaliste est entendue par des citoyens qui attendent de comprendre le monde et non d'avoir un avis.
Mon avis, je me le fais moi-même avec les informations que vous m'apportez, c'est pourquoi il m'est absolument nécessaire
que vous soyez vigilant et le plus neutre possible.
Franchement Daniel, vos humeurs m'intéressent moins, et si je vous suis depuis le départ de votre aventure télévisuelle et internautique,
c'est justement par cet aspect de décryptage de l'information au plus près du fait.
Internet n'est-t-il pas une deversoir de mesquinerie ? Vous même Daniel, en fin d'émission, vous l'admettez.
Ce n'est pas que cela, evidemment, Intenet c'est ce que l'on en fait, et d'ailleurs comme Justine l'a montré,
c'est une gigantesque bibliothèque ou personnellement, j'ai retrouvé beaucoup de documents sonores
de ses emisssions "réplique" et autres; mais l'égalité d'accés nous faire voir le pire comme le meilleur,
et comme vous le savez , le meilleur... et bien, c'est plus rare...
Quant à la forme, j'ai beaucoup aimé vos yeux concentrés Daniel, (ainsi qu'a Guy) ça vous va bien d'être en tension,
sur le qui-vive ! J'ai eu l'impression que vos apprioris négatifs sur votre invité allaient
mettre à mal la qualité de débat, mais heureusement, cet homme n'est tombé dans aucun piège, et a gardé le fil du sujet
(contrairement à vous !!!).
J'ai remarqué qu'il avait soif, vous auriez pu lui réoffrir à boire, au lieu de le laisser
s'assécher à vous expliquer ce que vous avez finalement compris ! La prochaine fois, pensez à la carafe !
(J'avais mal pour lui). Vous avez remarqué cependant qu'il n'a pas fait l'economie de sa pensée pour autant.
Bon, en tout cas, je crois que c'est la deuxième fois que je post, et je vous remercie chaleureusement
de l'avoir invité, j'ai passé un grand moment de bonheur, déja de le revoir, de l'entendre et surtout
de l'écouter sur ce sujet qui vous concerne et qui m'interesse, l'objectivité journalistique et ce nouveau média Internet
dont les question soulevées sont d'une grande importance.
Merci encore et Bravo.
Aurélia
Je n'aime pas Finkielkraut : ça, c'est pour Didier (Porte, évidemment, qui d'autre ?) pour qu'on sâche d' « où je parle »... ou écris... Finkielkraut est, certes, quelqu'un de très intelligent, certes quelqu'un de très cultivé mais voilà : « je n'ai pas tellement d'idées dans ma vie » ! Si ce philosophe a de très jolies analyses, inspirées sans doute de ses très nombreuses lectures, ses conclusions sont terriblement ... nulles ! Si tant est qu'il y en ait vraiment...

La clef du débat sur Internet, ce qui en fait d'ailleurs sa magnificence, est le mot : « Liberté ». Et c'est justement ce que n'aime pas « ces gens-là », cachés derrière quelques arguties obscures à des fins simplement liberticides. Ils ne l'aiment pas, n'aiment pas que « n'importe qui puisse parler de n'importe quoi », pas plus que l'on puisse rire de tout sans que ça les fasse rire, eux ! « Anarchie » comme ils se plaisent à dire, s'appuyant sur la définition erronée d'abscons dictionnaires, en omettant volontairement la noblesse de ce terme et toutes idéologies et théories intéressantes qu'il recouvre !

Sur l'objectivité : L'objectivité n'existe pas (à ne pas confondre avec la vérité : « une table est une table » ! « Jolie » serait subjectivité), on ne peut que tendre vers elle simplement par la diversité des points de vue qui se somment tous en cohérence seulement là où l'objectivité se trouve ! Plus il y a de points de vue sur une question, plus les uns s'enrichiront des autres, et ainsi de suite. Liberté associée au temps n'ont plus qu'à faire affaire. Mais, me direz-vous, qui nous dit qu'on l'a atteint ? Rien... il faut creuser encore et encore...

Prenons un exemple cher à nos « amis » : le négationnisme ! Et notamment, puisqu'il semble n'en exister qu'un à leurs yeux, celui des chambres à gaz ! Si tant est qu'il ne s'agisse pas là d'une vérité historique, pourquoi sommes-nous (presque) tous d'accord pour dire que le fait qu'elles aient existé constitue un discours historique objectif ? Y étions-nous ? Non ! Sans doute est-ce alors parce qu'une grande majorité d'experts, une grande majorité de femmes et d'hommes (cultivés ou pas) le pensent ! Logique. Mais, prenons un autre exemple plus démonstratif : L'ancien testament cacherait-il derrière toutes ses jolies paraboles des faits historiques objectifs ? Le temple de Salomon ? L'exode ? La conquête du pays de Canaan ? Etc. Nos nouveaux historiens israéliens démontrent que non. Seraient-ils une armée de négationnistes porteurs de cette fameuse « haine de soi » ? Non, évidemment... comme Galilée en son temps difficile, ils ne sont que les confrères de cette diversité qui nous fait tendre vers l'objectivité, et les faire taire serait un crime contre la vérité ! « Il faut de tout pour faire un monde » !

J'en viens maintenant à l'objectivité journalistique, qui n'existe évidemment pas plus ! Le fait même de relater un fait dit objectif est le fruit d'un jugement (« dois-je en parler ou pas ? ») et donc d'une subjectivité. Puis vient le « comment en parler ? », « de quels mots user ? », « comment le placer dans mon journal », « dois-je parler de l'origine de la victime ? », etc., là encore, la subjectivité de tout un chacun joue. Et ce n'est qu'en lisant Le Monde, Rue89, le Figaro, le Diplo, Arrêt sur image, Acrimed, etc., ce n'est qu'en en discutant dans les bars et sur quelques forums « internétiques » entre amis comme entre inconnus, etc., que le lecteur pourra alors seulement tendre vers l'objectivité et se faire son avis selon sa propre subjectivité qu'il soufflera ici et là, participant ainsi à la diversité des opinions, l'enrichissant de ses analyses, de ses idées.
Internet n'est autre qu'un magnifique outil permettant d'augmenter cette diversité encore protégée par la main invisible de la liberté, tant il est facile d'accès, tant il est immédiat... n'est-ce pas là ce qu'on appelle ailleurs le progrès ? Mais diversité il y a, que si tout le monde joue le jeu !
Bonjour à vous toutes et tous et merci à ASI pour son travail de grande qualité!

Après le positif, j'aurais une grosse critique (j'espère constructive) concernant cette émission (que j'ai bien entendu regarder attentivement contrairement à la "déontologie" de certains pseudo-philosophes qui osent émettre une critique labellisée "universitaire" et "objective" (sic) sur ce qu'ils ne maitrisent pas devant "un" Daniel Schneidermann...):

Je ne suis pas philosophe mais néanmoins universitaire (je prépare en ce moment l'agrégation) et j'ai pu suivre la "carrière" d'Alain Finkielkraut et surtout ses positionnements dans la société; franchement je suis TRES étonné que ASI ait invité ce "monsieur" que je considère extrémiste et dangereux, qui débite à longueur de temps des dogmes sans aucune mesure digne d'un universitaire, qui propage avec une certaine jouissance des énormités entretenues par certaines peurs déjà présentes dans notre société (à titre de petit échantillon ses énormités racistes sur les émeutes d'octobre 2005 dans le supplément hebdomadaire du quotidien israélien Ha’aretz (ex.: « On nous dit que l’équipe de France est adorée par tous parce qu’elle est ’black blanc beur’, en fait aujourd’hui, elle est ’black black black’ »), ses comparaisons indécentes (parlant des émeutes comme étant des "pogroms antirépublicains"), d'autres "perles" encore (ex.: « On n’enseigne plus que le projet colonial voulait aussi éduquer, apporter la civilisation aux sauvages. ») [...] la liste est bien trop longue...) alors que l'intellectuel se doit de faire évoluer les mentalités, d'être tout de même à contre-courant; il OSE même venir ici à l'ASI prôner l'objectivité des faits et des individus (l'objectivité des individus est un MYTHE, on l'apprend en Licence 1 de sociologie) alors que de son côté par exemple il n'a jamais effleuré ce qui s'approcherait d'une once de critique de la politique israélienne (il fait partie de ces propagandistes qui veulent censurer toute critique de la politique israélienne en l'assimilant à l'antisémitisme; à ce compte là le grand Leibovitch serait un antisémite!), pour moi c'est une sorte de porte-parole du Likoud en France.
Je ne pourrai juger de ces travaux philosophiques car je n'ai aucune compétence en ce domaine mais dans mon milieu et dans celui de nombre de domaines des sciences humaines il est une sorte d'épouvantail... pour s'en convaincre voir les positions de Michel Wieviorka sur le personnage...

Je ne comprends donc pas la pertinence de l'avoir invité? C'est un extrémiste qui dans ses propres milieux ne fait rien avancer mais appuie des combats manichéens face à des "méchants" (les mauvais Palestiniens, pourquoi fallait-il qu'ils se trouvent sur cette terre qu'ils habitaient depuis des centaines d'années!) et ne fait pas partie des gens qui visent plutôt à faire avancer les choses en tendant à ce que chacun critique "les siens" tout en travaillant à des solutions de compromis.

C'est un "intellectuel du pouvoir" sans aucun intérêt mais qui bénéficie de réseaux importants et ce n'est pas pour rien que Pierre Bourdieu le détestait (comme il détestait BHL) et j'ai personnellement honte qu'il parle à l'étranger en se présentant comme un "intellectuel français", c'est la honte de la pensée et du rôle (ardu) de justice que tout intellectuel doit porter...

Un néanmoins très fidèle internaute d'ASI.


P.-S.: bravo à Guy Birenbaum pour sa patience...
Malgré les apparences en fin d'émission, Alain Finkielkraut est irrécupérable : Alain Finkielkraut est “inconvaincable”. Faut pas rêver…

J'ai longtemps écouté “Répliques”, l'émission d'A. F. le samedi matin sur France-Culture.
J'ai arrêté parce que son ressassement perpétuel m'est insupportable : il s'agit réellement d'un Exercice de Style à la Raymond Queneau, de sempiternelles variations sur le regret d'un Âge d'Or improbable.

Comme Philippe Val, Finky a pris la posture d'un croyant en l'élitisme républicain, en une hiérarchie des hommes selon leur valeur “intellectuelle”, dans laquelle la culture livresque est d'abord un outil discriminant.
Alain Finkielkraut est un essentiellement un homme d'ordre : chacun à sa place et les cochons seront bien gardés. Que des élus politiques - accédant par cette voie au statut d'élite - puissent être brocardés dans une radio d'information, représente une subversion totale des fondements.
Il nous la joue modeste en prétendant n'avoir d'autre but dans la vie qu'admirer des êtres prestigieux. Mais, en se positionnant comme grand-prêtre de l’échelle de valeur, il ne se situe évidemment pas en bas de celle-ci.
Que quelqu'un n'appartenant pas au Panthéon dont Finky est le gardien (quelqu'un ne se situant pas entre Charles Péguy et Hannah Arendt), que quelqu'un que lui-même n'a pas légitimé, donc sans statut dans la hiérarchie intellectuelle, puisse écrire et exprimer quelque chose de signifiant et de qualité pour un fragment d'humanité, est tout bonnement inadmissible.
Pour que cette parole se voit reconnu une quelconque valeur, il lui faut absolument passer par la toise, par le gabarit, l'instance de validation à laquelle lui-même participe… sinon c'est le bordel.
Le fonctionnement démocratique et anarchique d'internet est aux antipodes absolues de sa vision du monde et de son être propre.
Accepter l'existence du web, ce serait tout simplement scier la branche sur laquelle il est assis, professionnellement et psychologiquement.
Schneidermann et Birenbaum sont carrément sadiques de lui demander d'accepter moralement cette réalité.
Par moment dans l'émission, mis le nez dans ses contradictions, Finkielkraut recourt alors à la mauvaise foi du plus profond de sa sincérité… comme nous tous, pauvres humains, à un moment ou à un autre. Mais cela l'éloigne - ô combien - de son statut de philosophe, le fait descendre de ce piédestal où l'on respire si bien…

Comme le relèvent un ou deux @sinautes ci-dessus, l'autre problème avec internet, c'est sa capacité d'archivage : vous proférez une connerie en un lieu et en un temps donné, et il se trouve toujours un petit malin sans aucune légitimité qui vous la brandit publiquement sous le nez au moment où vous-même n'y pensez plus.
http://questionscritiques.free.fr/edito/haaretz/finkielkraut_171105.htm
(ce dont il avait été convenu - avant l'émission - de ne pas parler, Guy Birenbaum ?)
Avant internet, les déclarations de Finky au journal israélien Haaretz, elles auraient pu être reprises un jour ou l'autre dans un quotidien et un hebdomadaire national, il suffisait alors de faire le mort quelque temps et l'on en parlait plus, une autre information venant remplacer celle-ci : « oups », puis « ouf, bon débarras ». Avec internet, cette bonne vieille méthode ne fonctionne plus : les vérités “pas bonnes à dire”, les contradictions, les mensonges vous collent à la peau. Sur une réputation que l'on voudrait immaculée, la moindre tache est indélébile.
Avec internet, l'image que l'on veut donner de soit est constamment menacée, ce qui était beaucoup moins le cas avec les autres médias existant jusque-là.
En creux, Alain Finkielkraut prône le droit pour l'homme public (pour lui-même…) de posséder une image construite, donc fallacieuse.
Le refus d'une “transparence” absolue, c'est surtout le droit absolu au masque, au mensonge.
Admettons. Mais comment peut-il alors en référer à la Vérité et à l'Objectivité?
Dans l'émission, quand Finkielkraut fait allusion à une conversation entre amis dans un café au cours de laquelle on peut “se lâcher” - dire enfin le vrai fond de sa pensée (la vérité de son être) entre personnes de bonne compagnie -, je vois vraiment une métaphore concernant cette interview d'Haaretz.
Finkielkraut a donc - éternellement - un compte à régler avec l'outil internet qui a cassé une certaine image qu'il voulait donner de lui-même.
Il ne se rendra pas…

Pour ce qui est de l'humour… Je n'arrive pas à me faire à l'idée que Finkielkraut soit un expert.
une bonne émission, merci.

« Il y a toute sorte de sourire »
C’est bien la premiere fois que je vois M Finkielkraut sourire, si, si c’est fugace mais en repassant l’émission au ralenti et plusieurs fois (14 :18 notamment) (d’où l’heure tardive de mon post), c’est presque évident. Pire encore on apprend qu’il a de l’humour, donc il doit rire. Si quelqu’un a filmé, même avec son téléphone portable, M Finkielkraut se fendant la poire en faisant pisser Mirza, sa fortune est faite.…

On appréciera la phrase (à propose de Porte et Guillon), « Je refuse de leur abandonner l’humour »…Dommage pour eux, ils espéraient tant.
(Mea culpa M F. j’arrive à décoder à peu près ce que vous dites, mais pourquoi diantre, fallut t-il que vous eussiez cette façon de parler ?)

« (…) Il ne voit pas ce que cela peut vouloir dire, l’humour, c'est-à-dire la capacité de rire un peu de soi »,
Y a t-il dans sa bibliographie ou même parmi ses centaines de milliers d’occurrences sur google, un extrait, une phrase voire un bout de phrase démontrant que l’auteur de cette pensée a de l’humour selon sa propre définition ? (Béotien que je suis, je fais acte de contrition en vous concédant ne pas connaître l’œuvre de ce Monsieur)

« L’humour disparaîtra dans un grand éclat de rire », c’est une citation ? c’était préparé ? Ou est ce de la pure répartie ?

Plus sérieusement, d’où vient la définition de l’humour donnée par AF? et quand AF dit
« L’humour, dans l’histoire du rire est une conquête plutôt récente », à quoi se réfère t- il ?

Mais je suis taquin, les questions de M F sont souvent pertinentes et c’est aussi grace à lui que l’emission est plutot réussie.

PS
Au fait, sans méchanceté aucune, M Birenbaum, lors de vos interventions vous commencez souvent en regardant A.F. mais vous avez tendance à rapidement chercher le regard de DS (Je ne cherche pas la petite bete mais c’etait assez fréquent pour que je m’en apercoive). Etiez vous
1- impressioné par M Finkielkraut ?
2- Flippé de voir la réaction du patron ?
3- En recherche d’un sourire complice ?

Faites gaffe ça se voit :-)
J'ai été géné pendant cette émission par l'insistance de Daniel Schneidermann et Guy Birembaum sur le fait que l'invité avoue ne pas avoir d'expérience d'Internet, ni de l'émission critiquée.
C'est comme si tous deux d'@SI, n'avaient... pas vu l'émission d'@Si "D@ns le texte" invitant Régis Debray, de 23:49 à 24:45 environ :
"[quote=Régis Debray, dans D@ns le Texte]On théorise toujours le contraire de ce qu'on sait faire, et de c'qu'on est.
Nietzsche était un petit crevaârd très mal en point et il a fait une théorie de la santé, comme Jean-Jacques Rousseau a fait une théorie de la fête (petit sourire, oeil malicieux), comme Deleuze a fait une théorie du nomadisme, il n'est (sic!) jamais bougé [...] de chez lui, il détestait les voyages.
On fait toujours la théorie [...] de ce à quoi on n'est pas apte.
Moi même je fais, dans la médiologie, c'est l'étude, quoi, de la technologie de la culture, je suis absolument inapte à manier un ordinateur, c'est pourquoi je suis EXcellent sur la théorie de l'ordinateur, mais ne me demandez pas de naviguer sur le net, je sais pas faire !
Bref, admettez que, il faut être malheureux pour parler du bonheur, et il faut être effectivement assez esseulé (pouffements) pour savoir [...] le prix de la fraternité.


Ainsi, il me semble qu'il s'agit là d'une "technique" de philosophe, où il est normal, voire nécessaire que le "penseur" ne soit pas impliqué, immergé pleinement dans le sujet de sa pensée.

Naïvement, je dirais que c'est pour éviter un conflit d'identité. Si on réalise trop d'expériences concrêtes, réelles, et surtout personnelles, dans le domaine étudié, alors celui-ci devient une part de notre identité. Prenez un certain Guy Birembaum, enlevez-lui Internet, faite disparaitre totalement Internet, et une part non négligeable (10%, 20%, plus?) de l'être social "Guy Birembaum" disparaitra avec.
Ainsi il faut garder une distance importante d'avec le sujet réfléchi, et ne se baser non pas sur des expériences personnelles approfondies, mais sur les comptes-rendus si possible réfléchis, synthétiques et raisonnés des opinions issues des expériences personnelles des autres (sans doute comme l'article de Libération, ou le livre sur Internet qu'Alain Finkielkraut cite, ou le fait qu'il regarde son fils/petit-fils? naviguer sur internet, etc.).
Car sinon, si on est personnellement impliqué, faire trop de critiques négatives nous devient inconsciemment douloureux, car elles visent une part de notre identité.

Au bord de la mer, pour mieux voir arriver ce qui vient du large (le futur), il vaut mieux être en haut d'une falaise (verticalité) plutôt que d'être en train de nager dans la mer (horizontalité).
Il est venu à p*** (sans aucune argumentation), il est reparti habillé pour l'hiver...prochain!
En fait comme presque à chaque fois que je tombe sur Finkelkraut, que ce soit à l'écrit (La Défaite de la Pensée) ou en interview, j'ai la désagréable impression que son combat se résume à : "sans position d'autorité (intellectuelle, artistique, journalistique, politique), pas d'argument d'autorité, et donc, sans argument d'autorité accepté par tous – ou en tout cas par ceux qui se réclament de la pensée –, comment saurons-nous ce que nous devons penser, aimer, approfondir ?… Comment saurons-nous donc ce qui en vaut la peine ? Comment reconnaitrons-nous l'homme de bien, l'homme cultivé, l'élite, du bas peuple assez naïf pour confondre divertissement et culture ?" A croire que la peur du "goût des autres" et la diversité des médias par lesquels la pensée humaine peut s'exprimer est le principal moteur d'indignation de Finkelkraut, philosophe – ou plutôt je serais tenté de dire : philodoxe. Car oui, plus que la sagesse issue du raisonnement, Finkelkraut aime l'opinion… enfin, la sienne et celles des autorités qu'il juge inattaquables.

Douter de l'objectivité des journalistes devient ainsi pour Finkelkraut par un glissement de sens assez audacieux une attaque contre l'objectivité des faits, et Birenbaum a bien raison de le reprendre là dessus (comme quoi, être rigoureux intellectuellement, c'est à la portée d'un blogueur). Ce qui est paradoxal, c'est que Finkelkraut nous déclare voir, dans un grand moment de médiumnie en direct, l'incapacité de Porte à être sujet au doute (c'est une question de ton et de sourire, apparemment). Or s'il avait écouté le propos de Porte, plutôt que ses intonations, s'ils s'en était tenu donc à la réalité objective de son discours plutôt qu'à l'appréciation subjective de son attitude, il aurait vu que le discours de Didier Porte dans l'extrait est précisément celui de quelqu'un qui doute.

En disant "je veux savoir d'où on me parle" Didier Porte nous dit bien : "puisque les journalistes sont des hommes, avec des opinions politiques et des avis personnels, je dois pour apprécier l'objectivité des faits qu'ils me soumettent, utiliser ma capacité à douter. Sans douter de tout (parce que c'est épuisant) j'ai le droit d'être sceptique sur toute relation d'information prétendue objective tant que je ne sais pas "d'où on me parle", mais à la longue ce doute risque d'être paralysant puisque la part éditoriale d'une information relatée est indéterminable. A partir du moment où les opinions d'un journaliste ou d'un rédacteur en chef me sont connus, le doute cesse d'être paralysant, pour devenir fertile, puisque je possède les données qui me permettent de ne pas craindre qu'on tente de me manipuler. Je deviens, du fait de cette connaissance, mieux capable de faire la différence entre le fait relaté et l'éventuelle subjectivité, même inconsciente, même ténue, de celui qui le relate puisque je le connais mieux, que je sais ses opinions, ses antipathies, ses engagements politiques éventuels." Mais évidemment : "je veux savoir d'où on me parle" dit la même chose, en plus court et en plus percutant.

C'est pourquoi les grand journaux d'informations, y compris ceux qui ont vocation d'être objectifs, ont toujours été aussi des journaux où s'exprimait des opinions, des journaux ou l'on prenait parti, des journaux dont le rédacteur en chef doit s'astreindre régulièrement sinon quotidiennement lui-même à l'exercice des éditoriaux. Tout le monde sait l'orientation générale de Libé, du Figaro, du Monde, de l'Huma, et de leurs journalistes. Je m'étonne que Finkelkraut exige un devoir de réserve des journalistes de télévision mais pas des journalistes de journaux papier. La télévision a-t-elle donc moins besoin que ceux qui la regardent usent de leur scepticisme que le médium écrit ? L'information des journaux est donc moins sérieuse que celle des télés et des radios parce qu'elles ont un contenu éditorial (qui parfois déborde largement dans les articles d'information).

Les journaux de télévision et de radio, à la différence des journaux écrits, se donnent comme des relations objectives dénuées de contenu éditorial partisan (objectivité qui fut longtemps renforcée dans le cas de la télé par l'illusion que l'image filmée est la réalité, et non une relation, avant que des manipulations grossières à la fin des années 80 ne commencent à porter le discrédit sur l'image elle-même). Mais, n'en déplaise à Alain Finkelkraut, à partir du moment où les rédacteurs en chef de journaux télé épanchent leurs opinions politiques dans un blog, ne nous offrent-ils pas en fait une possibilité plus grande d'exercer notre esprit critique sur leur travail, d'une façon similaire à celle qui existe dans les journaux écrit ? N'est-ce pas une chance, enfin, de faire mieux comprendre que la rédaction d'un journal télévisé obéit aux mêmes lois que celle de n'importe quel journal (ce qu'Arrêt Sur Image nous montre depuis bien longtemps) et qu'il peut être reçu aussi par moment comme l'émanation d'une opinion, fut-elle consensuelle (ce qui ne la rend pas moins subjective). Mais cet esprit critique, nécessaire à tout homme libre (philosophe ou citoyen), n'est-ce pas ce que craint Finkelkraut ? Cette question n'est pas réthorique, je me la suis vraiment posée et je me la pose encore.

Lorsqu'il dit : "ce n'est pas parce qu'Éric Revel s'est oublié sur internet (…) que je vais penser que chacune de ses interventions doit être marquée par le fait qu'il déteste Ségolène Royale." Donc s'il ne le pense pas, où est le problème ? Pourquoi nous dit-il qu'il est normal qu'on ait dit à Revel "tes opinions tu les gardes pour toi !" Il nous livre la solution : "Les journalistes sont tenus pour que leur crédibilité ne soit pas atteinte à un devoir de réserve". Pour que leur crédibilité ne soit pas atteinte, donc. Ce qui compte , ce n'est pas le fait que les journalistes puissent manipuler, faire croire qu'ils ont objectifs quand ils ne le sont pas, (par exemple en éditant un discours pour donner l'impression que Ségolène Royale dit une énormité quand en contexte ce qu'elle dit était très différent) mais bien que leur crédibilité ne soit pas atteinte. En clair, s'il ne sont en réalité pas vraiment crédibles (parce que partisans, parce que faussement objectifs), ce n'est pas grave, il faut juste que cela ne se sache pas. Donc interdisons les journalistes de publier leurs opinion dans un médium que Finkelkraut ne regarde pas avec un sens critique (et qu'il ne regarde pas du tout de son propre aveu) mais qu'il frappe de l'anathème du soupçon généralisé puisque pour lui "sur internet on se défoule". En une phrase, il résume un médium tout entier où toutes sortes d'écrits sont publiés à un gigantesque défouloir où les propos sont dépourvus de toute légitimité. N'est pas là une vraie défaite de la pensée que d'écarter d'un revers de main tout ce qui peut être publié dans un médium donné, non en raison de leurs qualités ou de leurs défauts propres, mais uniquement de la nature même du médium qui les publie ?

Le problème pour Finkelkraut n'est-il pas que certains spectateurs dorénavant considèreront que les propos de Revel, les opinions de Revel sont pertinentes pour juger par eux-mêmes de certains choix rédactionnels de LCI ? Le problème n'est-ils donc pas que les spectateurs qui penseraient ainsi, utiliseraient précisément, leur doute, leur sens critique, leur capacité de jugement, qui peut être parfois défaillant certes mais aussi les prévenir d'avaler des couleuvres (capacité qui ne s'affine que si on l'utilise quotidiennement) ? Il ne s'agit pas de favoriser le soupçon systématique qui porterait atteinte à tout le travail journalistique de LCI, mais bien de favoriser un rapprochement de deux faits ayant une corrélation évidente (le travail journalistiques de Revel d'une part et ses opinions politiques de l'autre). Ce rapprochement qui permettra d'éclairer un choix de montage ou de titres d'ouverture du journal. Rien ne dit d'ailleurs que ce jugement sera forcément en défaveur du contenu de l'information transmise. (Si le journal de LCI dit un jour que Ségolène Royale a remporté un franc succès lors d'un voyage à l'étranger, on supposera plus facilement que l'information est impartiale que si c'est Libé qui le dit...)

Bien sûr losque je dis que Finkelkraut craint l'esprit critique, je ne parle pas de l'universitaire, du politique, du journaliste, bref de ceux qui sont à es yeux habilités à avoir un esprit critique. Ce qui le gêne, peut-on conclure de sa position, c'est l'esprit critique de celui qui n'est pas autorisé à en avoir… ou de celui qui ne se réclame pas d'une position sociale pour avoir le droit de penser, de douter et de le dire. Au "d'où tu me parles ?" (une demande de connaissance du contexte) il substitue le "qui me parle ?" (exigence absurde, parce que sans rigueur, d'une position sociale qui à elle seule légitimerait le discours) et même un "dans quoi me parles-tu ?" (l'injonction de passer par les canaux qu'il juge autorisés pour avoir le droit de produire une œuvre, un raisonnement ou une pensée digne de ce nom, injonction qui semble exclure internet, la bande-dessinée et la chanson populaire).

Penseur de l'ère de la télévision et de la radio, porté à la célébrité nationale grâce à la télévision, il a pu profiter un temps de la position d'autorité que pouvait donner la télévision à ceux qu'elle invite régulièrement pour les interroger sur l'état du monde. "Alain Finkelkraut, philosophe" pouvait on lire en jolies lettres blanches qui flottaient fièrement sur sa poitrine comme une batteries de médailles lorsqu'il parlait sur les plateaux. Expert télévisuel en opinion, aurait-on pu dire. Une position d'autorité, inattaquable, parce que le téléspectateur qui doute de la compétence de l'expert et saurait quel raisonnement opposer à ses opinions péremptoires n'est entendu par personne.

Internet vient changer cette donne. Comprenons que le philodoxe en ait peur.
Quand j'entends Alain Finkielkraut, je comprends pourquoi des personnes défendent la loi sur la protection des oeuvres artistiques (loi HADOPI). Pour ces personnes - observateurs d'internet sans en être utilisateurs - internet ne sert à rien puisque personnellement ils vivent très bien sans. Et tout ce qui s'y passe est soit inutile, soit dangereux.

Plus généralement, j'observe que les journalistes d'ASI comme beaucoup de journalistes réduisent internet au Web.

Internet est un réseau d'ordinateurs qui communiquent ensemble. Différentes façon d'échanger existent sur internet :
- les pages Web (http https) : les blogs, dailymotion, youtube, facebook, etc.
- le transfert de fichiers sur Internet (FTP).
- le courrier électronique (SMTP POP3 IMAP).
- la discussion instantanée (IRC).
- les forums de discussion Usenet (NNTP).
- le pair-à-pair, Peer-to-Peer ou P2P : partage de fichiers, flux multimédia (streaming), voix sur ip (VoIP) entre plusieurs ordinateurs.
- le paiement sécurisé.
- etc.

La méconnaissance d'internet favorise sa diabolisation, alors qu'internet est une invention semblable au papier et à l'imprimerie. Internet permet à tout le monde de communiquer entre eux en toute liberté (liberté d'expression dont liberté de la presse, liberté de réunion, etc), ce qui ne provoque pas le chaos ou le "n'importe quoi". Il est nécessaire de réguler internet en permettant à chaque individu d'en avoir la même liberté d'usage.
L'opinion d'un journaliste ou d'un éditorialiste (il me semble que la différence entre ces deux postures est importante) est d'autant plus importante que le fait qu'il souligne ou relate (là toujours ce n'est pas la même chose) est plus ou moins insignifiant.

Dans le "medianoche amoureux", de Michel Tournier, il y a une nouvelle qui s'appelle "Pyrotechnie de la commémoration" dans laquelle un journaliste, cynique et désabusé dit ceci :

"Mais combien de fois le matin après l'avoir parcouru en trente seconde, je me dis "Pauvres chiens ! Mais si vous étiez honnêtes, vous ne l'auriez pas imprimé, ce journal ! Vous auriez placardé sur votre vitrine : il ne s'est rien passé depuis hier, donc aujourd'hui pas de journal"

Finkielkraut souffre peut-être comme d'autres éditorialistes de n'avoir pas beaucoup de faits à commenter qui soient à la hauteur mégalo de son opinion (mise à la part la shoa ?)

Triste médiocrité du quotidien. Les Chroniqueurs compenseront-ils progressivement la raréfaction des faits d'importances par l'inflation des discours insignifiants... ?

Mon opinion c'est que Finkielkraut incarne en même temps Don quichotte et les moulins à vent. Mais qu'il n'est pas le seul..
Pour ma part, j'ai été touchée par certains des arguments d'AF

* Je ne suis pas du tout convaincue par la non-explication de DS sur la question de l'intérêt de connaître le père de Rachida Dati. ça pataugeait un max et ça valait mieux qu'un long discours d'AF, qui a atteint son but sur ce coup-là...

* Si une vidéo est retirée, n'aura-t-elle pas été entre temps dupliquée à l'infini par les internautes?

* J'ai été frappée par la légèreté du ton du 2ème numéro de la ligne jaune (pas vu le 1er), la remarque péremptoire de Didier Porte, la lecture mitraillette du droit de réponse. ça finit en queue de poisson là-dessus, tu te tais maintenant, j'aurais aimé une suite, un texte me disant ce que Beau avait dit, ce qui était vrai, pas vrai...

Peut-on critiquer internet sans connaître Internet, peut-on critiquer la télé sans la regarder, vieux débat. Faut-il avoir sniffé un rail pour dénoncer la coke? Je ne sais pas, je me pose des questions, j'ai bien écouté les arguments des 2 cotés, et je remercie AF d'avoir accepté de faire cette émission, qui me donne à réfléchir.

Et j'attends avec impatience et curiosité le débriefing à cœur ouvert de DS...
Deux remarques désordonnées et un peu hors-sujet, je le concède :


1. L'infernale irruption systématique de la loi Godwin dès lors que, même lors d'une conversation "à bâtons rompus", quelqu'un se hasarde à évoquer la deuxième guerre mondiale est un fléau qui semble avoir déferlé jusqu'aux hauts-plateaux d'@SI.
De Reductio ad Hitlerum à Reductio ad Godwinum, les barbarismes latinisants peuvent se succéder donnant raison à ce qu'on a présenté un temps comme le corollaire paradoxal de Salaün : "Plus la connaissance d'une loi comportementale, telle celle de Godwin, se diffuse dans un réseau, plus la validité de celle-ci tend vers 0 du fait des changements comportementaux que sa connaissance engendre."


2. 25'24''. A cet instant de l'émission, M. Finkielkraut dit, au sujet du couple émission télévisée/blog : "Non, je ne pense pas que ce soit un complément absolument indispensable". A ce dernier mot, "indispensable", Guy semble réagir (on comprend qu'il se sente concerné) : le sourcil gauche dressé tel un chien de chasse à l'arrêt, il se tourne vers Daniel et lui adresse un sourire complice. Mais qu'est-ce que c'est que ça ?.. A quoi ça sert ?
DS a déjà beaucoup écrit sur la richesse du contre-champ, en terme de sens. Alors justement, quel sens donner à celui-ci ?
"On parle de moi" ?
"Là, je crois qu'on va se la faire !" ?
A. Finkielkraut vient d'aborder un point qui a déjà fait l'objet d'une conversation ?
Ironie muette ?

Quoiqu'il en soit, l'effet de ce contre-champ furtif est, je trouve, saisissant. Je l'ai interprété à chaud comme un commentaire peu avenant du discours de l'invité. Après coup, je m'interroge : ce sourire n'a peut-être aucune signification particulière ; mais si tel est le cas, pourquoi nous l'avoir montré ?
L'émission est-elle montée dans les conditions d'un direct duquel ce sourire goguenard quasi-subliminal s'est échappé ? Au contraire, ce qui est offert à nos yeux fait-il l'objet d'un montage minutieux ?
Et, pour en finir avec ce fourmillement interrogatif : dois-je consulter ?
Bon, ben, je reste sur l'idée que j'avais de Finkie, (Laurent Gosse ci dessus y apporte des précisions (merci)), même s'il pose des questions méritant d'être creusées au sujet du net, plutôt réac (que ce soit ou non une posture) eteffectivement avec dees casseroles à traîner(il le regrette lui même d'ailleurs, qu'internet ne permette pas l'oubli).
En revanche, on dirait qu'il sent, ou a senti pas loin, l'Ankou passer.
Finkielkraut? Je crois qu'en 1400 (et des bricoles), il aurait maudit Gutenberg...
Je trouve ça incroyable de parler de quelque chose qu'on a à peine effleuré. Oh bien sûr avec un peu de chance et beaucoup d'intuition on peut toucher juste sur quelques sujets. Mais ça me sidère de pas bosser son sujet.

Alors par exemple je vais aller faire un article sur les jeux vidéos en regardant mon gamin jouer ? Ou parler d'un disque sur la foi d'une chronique dans une revue ?

Monsieur sous prétexte de snobisme s'en tient à de maigres échantillons alors qu'il pourrait au moins passer deux semaines (même si c'est encore faible) en face de son sujet et retourner tranquillement dans son environnement sans écran (ce qui est tout à fait légitime), si ce n'est celui de sa chère télé puisqu'il est né avec.

De plus il se discrédite en avouant avoir lu un article à propos de la ligne jaune dans Libération. Grotesque.
Probablement celui-là :
http://www.ecrans.fr/Arret-sur-images-la-tele-en-ligne,6988.html
Quelques faibles lignes sur la ligne jaune, et un ton ironique sur "la grande question de savoir qui est le père de la fille de Rachida Dati".


Après ça comment prendre ses propos au sérieux ?

Il n'y a qu'un seul point sur lequel monsieur Finkielkraut ne se plante pas (parce qu'il en a une expérience plus directe), c'est la violence de certains commentaires et e-mails. Sinon le reste n'est pour moi que raisonnement sur de l'à peu près quelque fois heureux.

Monsieur Finkielkraut, revenez en parler. Mais la prochaine fois étudiez un peu plus sérieusement votre sujet.
Chapeau, c'est une super émission...

Finkielkraut est un merveilleux géniteur de contre-arguments tant il a une vision caricaturale du monde "des" internets. Il ne voit que les aspects négatifs du phénomène, sans prendre en compte la création de nouveaux comportements positifs. C'est la vision des conservateurs en voyant apparaitre le téléphone à l'aube du XXe siècle, avec les mêmes craintes.

Justine Brabant a parfaitement apaisé le débat aux moments adéquats, permettant une heureuse conclusion, comme ces barres de graphites qu'on plonge au cœur des centrales nucléaires pour en contrôler la fission. Du grand art, le proton Schneidermann s'emballait, le neutron Finkielkraut s'effondrait et l'électron Birenbaum virevoltait, la situation pouvait déraper en Tchernobyl.
Mais non. Merci Justine.

Je voudrais préciser à l'attention de Guy Birenbaum au sujet du feuilleton Alain Bauer (tu as peut être lu mon point de vue), que Nicolas Beau a fait une réponse au droit de réponse, et que le cas Bauer aurait bien pu servir d'exemple à la connivence des journalistes du Figaro avec "les gens de pouvoir" (on peut consulter JM Manach sur ce sujet et se demander si son traitement est factuel, subjectif ou les deux).

Enfin je dois me ranger du côté de Daniel Schneidermann, et constater que cette table n'est pas stable, et que c'est ce qui la caractérise. Peut-être qu'un bout de papier bien replié sur lui-même, astucieusement calé sous son point faible (les notes de Finky par exemple) lui redonnerait la stabilité qui permettrait de faire de beaux plans à ras de table quand un invité acculé s'effondre sur elle au bord de la crise de larme.
Même si c'est un consensus de dire qu'Alain Finkielkraut parle d'un sujet (Internet) qu'il ne maîtrise pas, je suis assez d'accord avec lui sur certains points :
1. Sa théorie sur l'objectivité du journaliste est intéressante. D'autant plus que lors de la mise à l'écart d'Alain Duhamel, pour son soutien à François Bayrou, tout le monde s'était offusqué (on en revient d'ailleurs aux conversations volées). Cela ne l'aurait pas empêché de faire, selon moi, un travail journalistique professionnel par la suite.
2. L'exemple des photos nues de Laure Manaudou illustre très bien la problématique de maîtrise de son image. Malgré tout les procès du monde, ces images tourneront ad vitam eternam sur le net.
3. Facebook a pris une grande importance dans l'utilisation au quotidien d'internet. Dans quelques années, il deviendra compliqué de maitriser les photos de vengeances personnelles et autres erreurs de jeunesse.
Il est vrai qu'Internet est un média de communication. L'on peut faire la même comparaison avec une personne éditant un fanzine et le journal Le Monde : le média est le même, et pourtant... le résultat non.
L'affaire de Jospin coiffé en stroskiste n'était, par exemple, pas apparue sur la toile. Pourtant, je suis convaincu qu'une affaire comme celle ci aurait ébouriffé monsieur Finkielkraut si elle avait été révélée par un blogueur.
Autant vous prévenir de suite, je vais soumettre un point de vue biaisé, en bonne partie parce que travaillant dans le milieu académique, des gens comme Finkie, j'en vois des paquets, et meme lorsque j'ai quitté mon bureau, je les retrouve à la TV.

Alors voila, mon idée sur Finkie, c'est que c'est un BHL triste. Finkie, c'est la promotion sociale de la petite classe moyenne parisienne. Il se plante à normale sup' (rien de mal à cela, je me suis planté en taupe), mais grace à 68, il a la chance de pouvoir faire carrière parce qu'à cette époque, et en partie pour cause de gros chahut étudiant et de forte croissance économique, on était moins regardant sur les CV. Son compère BHL, lui, passe, mais en bon fils de riche d'outre-Méditerrannée, il a un point de vue d'emblée différent sur tout ce manège de sélection républicaine: en gros, c'est tout de la blague mais ca reste bon à prendre.

Dans mon métier (sciences dures), je cotoie des gens de + de 50 ans qui me parlent encore de leurs prépas, qui de Normale, qui de l'X, et je ne parle pas des traumatisés de toute sorte, parce qu'ils n'ont pas été recus premier à l'agreg' (véridique), parce que le meme gars les batait toujours à la compo de maths à Ulm (authentique aussi). Et puis il y a tous ceux qui ont réussi à faire carrière malgré l'humiliant échec en prépa. Ceux-là, ce sont les pires parce qu'ils n'ont de cesse que de vouloir prouver qu'ils sont aussi bons que les autres, meme si dans notre petit milieu académique camembert, c'est tout bonnement impossible. Si t'as planté ta khagne ou ta taupe, tu fais pas partie du club. Point final. Et je fais l'impasse sur tous les petits codes et autres non-dits dans les discours qui tombent toujours à pic pour bien le faire sentir.

Alors Finkie, c'est ca: le petit gars issu des classes moyennes qui a planté sa khagne, qui s'est rattrapé à la fac grace à 68 et qui encore à son age essaie d'intellectualiser sur tout et n'importe quoi pour convaincre ses interlocuteurs qu'il fait partie du club. Croyez-moi, vous, Daniel ou Guy, vous etes passés à coté du vrai sujet: Finkie attaque internet pour se chercher un "vrai sujet" sur lequel il espère encore et toujours "faire une super-compo de philo" et laisser sa marque auprès de ses pairs.

Le vrai sujet, en quelque sorte, c'était un peu "vous avez raté votre prépa, vous vous faites un nom avec des disciplines exotiques genre 'les nouveaux philosophes' de BHL (en vrac, l'anti-racisme, l'anti-sémitisme, l'anti-totalitarisme, les argumentations qui tournent en boucle sur la Shoah, Hannah Arendt et 2,3 autres références, pas plus), vous foncez dans des sujets complexes un peu à la légère (hem!) en pratiquant la réduction ad hitlerum quand ca vous arrange et vous etes très mal à l'aise devant une jeune génération bien plus compétente parce que vous refusez de passer la main à votre (grand) age". C'est un peu mal dit (je tape vite), mais l'idée y est. Et bonsoir le malaise quand cette jeune génération vous met cette "réduction ad hitlerum" en plein sous le nez ... (ca n'arrivait jamais avant)

Tout ca, ca vaut aussi pour les guignols pseudo-intellectuels régulièrement invités à "C dans l'air" (au hasard, parce que je peux la regarder sur le net, ne résidant plus en FRance): Jacques Marseille, économiste à 2 balles ancien élève du tristement célèbre Bernard Lugan (grand habitué de Radio Courtoisie), spécialiste en statistiques paradoxales (dans le meilleur des cas) et parfois en contre-vérités, Michel Godet, économiste amateur dans une école de Gadz'arts bien connue pour son BDE spécialiste du noyautage chez les anciens de promo, et j'en passe. Tous des amateurs qui font rigoler des bloggers sérieux mais qui refusent de passer la main, partagés entre le désir d'enfin donner une contribution valable à leur domaine, et celui de vouloir tenir le crachoir jusqu'au bout à la TV pour faire le beau devant la petite secrétaire de 20 ans en contrat précaire.

En plus, pour Finkie, il y a un facteur aggravant: c'est celui des illusions perdues. Les gars de 68 croyaient (enfin, certains d'entre eux, parce pour BHL, y'a pas photo, je crois que le gars savait dès le départ que c'était tout de la foutaise et l'occasion de se taper des filles jusqu'à plus soif avec de la pseudo-rhétorique de gauche, lui qui venait d'un milieu aisé) proposer un nouveau modèle de société, plus égalitaire, plus juste, plus social. Et au bout du compte, ca a donné la mondialisation, la crise économique, les délocalisations, les jeunes obsédés par les marques, Sarko qui passe grace au FN ... J'arrète là. Alors je vous dis meme pas comment, en privé, les copains à Finkie, ils se sentent génés aux entournures ... Surtout que lui, quelque part, il devait y croire. Il devait quelque part etre persuadé que le vrai danger, c'était Le Pen et son anti-sémitisme à 2 balles en lieu et place de la Reaganomics de Ronnie et Maggie qui, outre la guerre des Malouines, commencait à mettre en morceaux le tissu industriel du monde occidental et faire la part belle aux spéculateurs en Bourse. Trouver ca en temps utile, ca aurait été brillant. Finkie le sait bien. Et il l'a raté. BHL aussi. Mais encore une fois, BHL, il s'en fout, il est marié à une belle nana qui aime bien se foutre à poil, il a des apparts à St-Germain et à NYC, il a des tribunes ouvertes dans tous les journaux malgré ses bidonnages à répétition (voir l'histoire en Georgie cet été dans backchich et Rue89) et meme quand il déraille avec Daniel Pearl, à la fin, il s'en tire.

Finkie et BHL sont du meme niveau, ils traitent mal leurs sujets et ont raté pratiquement tout ce qu'ils ont entrepris dans leur discipline. Sauf que l'un y croyait vraiment et a fait tout son possible, et l'autre savait dès le début qu'il était là pour se marrer, sous les feux de la rampe et avec les gamines qui vont avec.

Le truc qui ne passe pas entre Finkie et vous, Daniel, Guy et Justine, c'est l'age. Finkie, il sent que son temps tire à sa fin, et qu'il se fait bouffer par des jeunes mieux préparés que lui, plus brillants, plus réactifs. Mais comme il n'a pas de contribution consistante à laisser pour le futur, il veut encore et toujours tenir le crachoir, ne serait-ce pour que ca ne se voie pas trop de son vivant ... Après, finalement, il s'en fout.
--
Laurent

PS: j'aime pas les vieux qui, au lieu de prendre leur retraite et d'aller à la pèche, viennent mettre leur grain de sel maladroit dans des sujets délicats qu'ils n'ont meme pas pris la peine d'étudier comme il faut. J'en cotoie trop dans mon métier!
l'émission était bonne et bien menée...
Une petite remarque: A. Finkelkraut a raison, à mon sens, de douter de l'efficacité (il s'agissait bien de montrer une faute professionnelle, non?) du droit de réponse lu par J. birenbaum lors de son émission: le ton employé par l'animateur a atténué le poids de la faute...

Quoi qu'il en soit, et malgré quelques défauts (seulement constatés lors des émissions), @si incarne aujourd'hui, avec quelques autres, ce qui se fait de mieux sur internet.
Merci
merci Daniel, Guy, et Justine, (par ordre alphabétique), d'avoir très bien traité ce monsieur, que j'ai trouvé très ému, en fin d'émission, quand Justine lui a remis, les copies d'archive d'un de ses ancien article.

si Mr F. avait critiqué une émission télé et que cette dernière l'avait invité à s'exprimer sur le sujet, est-ce que çà se serait passé aussi bien.

ceci dit, merci Mr Finkielkraut d'être venu.
Internet est tout de même troublant et déroutant.
L'expression internaute sous toutes ses formes prend, par la typographie et la mise en page,
l'apparence du journal et du livre. L'expression par le biais de la vidéo frôle aussi l'illusion
de l'expression audiovisuelle professionnelle. Il faut reconnaître qu'au premier contact avec Internet,
comme ça, de manière ingénue, tout paraît à égalité. La page que j'ai devant moi à le même poids
visuel, la même apparence, en deux dimensions qu'un livre.
Et qu'une autre page Internet.
Je peux accéder à la même vitesse à un contenu raciste qu'à un contenu humaniste.
Le danger est grand que les idées m'apparaissent d'équivalente valeur.
Ou, qu'inversement, tout me paraisse négligeable.
L'éditeur, le directeur de la publication d'Internet n'existe pas.
Est-ce un bien ou un mal ?

Concernant la violence des écrits sur Internet, il suffit de surfer deux secondes pour constater
l'existence de diffamations, de préjudices et de propos hostiles à l'encontre de certaines "minorités".
À commencer par les forums d'@si, déjà.
Sur ce point, il me semble difficile de contredire AF.

L'autre différence notable avec ce qu'on connaissait jusqu'alors et qui peut inquiéter c'est le potentiel de diffusion.
Prenons l'exemple du forum : le commentaire que j'écris ici est potentiellement lisible par des millions (milliards ?)
d'internautes. Bien plus que le nombre de personnes qui pourrait participer à un forum physique.
Mais c'est négliger le fait qu'il y a tant d'autres écrits que jamais mon commentaire n'atteindra
des records de lecture. (Oui, d'accord, certains diront aussi que mon commentaire en soi n'en vaut pas la peine).
L'abondance de lecteurs est annulée par l'abondance de contenus produits.

Je comprends que l'on soit déstabilisé par la profusion, l'apparence professionnelle et l'absence d'une régulation
internationale.
Mais en définitive, il faut faire des choix. Et je trouve, à l'instar d'un autre @sinaute plus haut, très révélateur
qu'AF ne commente pas les aspects économiques de cet outil.
C'est pourtant là que se joue le vrai pouvoir .
Daniel,

Alain Finkielkraut a beaucoup de defauts, qui n'en a pas? On ne peut pas lui reprocher de ne pas etre interessant, et meme si sa critique d'internet peut parfois etre caricaturale (je n'y vais jamais, c'est nul), il est arrive, a plusieurs reprises, pendant l'emission, de reconnaitre un certain nombre de points, et de faire amende honorable. Il est aussi arrive a me convaincre sur certain point, meme si je ne suis qu'un jeune ecrivant en SMS et qui ne comprend rien a "la critique de la raison pure".

Proposez a Monsieur Finkielkraut une emission ! Il serait capable de denoncer les travers du net, eventuellement avec un chroniqueur technique qui serait capable de faire une sorte de contrepoint. Et s'il ne veut pas parler du net, parce-que, decidement, c'est nul, alors qu'il parle d'autre chose. On a beaucoup de chose a apprendre de ce monsieur et de la maniere dont il peut interviewer les grands de la pensee qu'il nous reste encore dans ce pays.

Allez, si vous y arrivez, au prochain renouvellement d'abonnement, je triple la mise ! :p


PS: il est bien indique "fils de maroquinier juif" sur wikipedia. j'ai supprime ce detail, et demande une source si cela devait etre rajoute.

Woodstein.
alors moi j'ai bien apprécié cette émission, et du coup j'ai pris des notes pour une fois. Voila ce que ça donne...


Alors ça commence très fort avec l'évocation de la police (le bien) confrontée aux chauffards (le mal) : dans le role du gentil Daniel Schneidermann à la télé qui gendarme les autres journalistes, et dans le rôle du méchant Daniel Schneidermann sur le Net, qui frôle la ligne jaune...
De voir Daniel échapper aux forces de la police de la pensée, ça le fait râler le Finki.

En effet, c'est une horreur : sur Internet tout le monde peut venir critiquer et être gendarme, et comme ils réfléchissent chacun plus ou moins de leur coté, ce qu'il en ressort est plus pointu et aiguisé envers les "élites" que la bouillie télévisuelle habituelle. Dramatique. On ne peut même plus dire des énormités du haut d'un piedestal sans être repris sur le net par des goujats de mauvaise famille.


Ensuite Alain (permettez?) va déballer son numéro de clown, et il enchaine très fort en annonçant à la populasse qu'il "n'abandonne pas l'humour" ! Il ne laissera pas les anarcho-autonomes de france-inter s'accaparer l'humour, ça non !
D'ailleurs Coluche était trop "politiquement correct" (sic). Plus exactement c'est Coluche permit l'introduction du ver dans la pomme, à savoir l'humour qui s'attaque à la politique. Peut être Dieudonné est-il encore un peu trop political correct ...?

Tiens, ça nous amène, forcément, hein, au négationnisme : là, Finki sort son plus gros atout. En gros, il ne faut jamais remettre en cause l'Histoire (que tout le monde connait dès sa naissance) et l'holocauste en est la preuve, naturellement. Autrement dit les historiens qui ne s'occupent pas du monde contemporain sont, pour la plupart, des dissidents haineux négationnistes.