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Ligue du LOL : un licenciement de trop

Guillaume Ledit, ancien membre de la Ligue du LOL et ancien journaliste au magazine Usbek et Rica, a été licencié en mars 2019 suite à l'apparition de son nom sur Twitter. Pourtant, aucun témoignage ne l'accusait, aucun tweet compromettant n'avait refait surface. Ce que son ancien rédacteur en chef a confirmé à demi-mot sur France Culture. Enquête.

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Ça me fait penser au Sens de la vie, des Monty Python, où tous les convives d'un dîner meurent à cause de la mousse de saumon... Même si une des personnes n'en a pas mangé. 

Qu’est-ce qui est réactionnaire ici ?

Considérer qu'un innocent n'a pas nécessairement à être privé de boulot juste parce qu'une meute réclame des têtes sur twitter = réactionnaire ?

Derniers commentaires

Super, les réseaux sociaux... Les fréquenter sont maintenant, en plus, une menace pour l'emploi. Cela manquait à la liste de tous les avantages qu'ils procurent : violation de la vie privée, détournement d'information, marchandage des données, espionnage, fuites, propagande,  ...

A mon avis, vous devriez remplacer "dont les membres, des journalistes et communicants parisiens, auraient harcelé plusieurs femmes sur Twitter au début des années 2010" par "dont certains membres, des journalistes et communicants parisiens, auraient harcelé plusieurs femmes sur Twitter au début des années 2010"

Article tres inferieur aux contenus habituels d'ASI, et sans aucun recul vis a vis de son protagoniste. Sur le fait qu'il ne revele rien de l'accord qu'il a passe et des raisons pour lesquelles il a refuse d'aller aux prudhommes, zero relance. Ca ne vous interroge pas? Vous pensez vraiment qu'il n'a pas ete largement compense pour consentir a ne pas poursuivre (et manifestement avec une grosse clause de confidentialite)? Et l'employeur qui ne veut pas s'exprimer non plus, comme c'est pratique. Resultat, un gros non-article qui ne presente qu'un unique point de vue a coup d'agregation de tweet et n'enquete sur rien.

Relisez l'enquete de Libe quand meme avant de poursuivre https://www.liberation.fr/checknews/2019/02/08/la-ligue-du-lol-a-t-elle-vraiment-existe-et-harcele-des-feministes-sur-les-reseaux-sociaux_1708185 


Ce que beaucoup ne veulent pas comprendre c'est que la seule maniere de faire evoluer les mentalites sur le harcelement, les comportements sexistes et les violences sexuelles, c'est qu'il y ait un cout social a ces dernieres. Et ne commencez pas a parler de devoir aller devant la justice, comme l'a tres bien dit (entre autres) Adele Haenel, la grande majorite des victimes savent qu'il n'y a rien a en attendre. Donc ce que les braves gens appelent le "tribunal mediatique", ce n'est rien d'autre qu'une reaction a l'absence totale de recours a la justice institutionnelle.  Scoop: ce n'est pas une nouveaute historiquement parlant, je vous invite a regarder cette video de la chaine du droit Angle Droit qui fait un bon rappel sur ces questions. Enfin ne vous en faites pas non plus, le cout social reste infiniment minime, on est encore bien loin du compte.

https://www.youtube.com/watch?v=mQek8-h19jY 


Ce n'est pas la premiere fois que ASI se prend les pieds dans le tapis une defense emphatique des loleurs (j'ai encore le souvenir d'avoir vomi sur mes molaires lors de la desastreuse emission Djoumi/Manach). On peut rappeler quand meme que ces types n'auraient sans doute pas eu la meme carriere s'ils n'avaient pas construit toute leur personnalite mediatique et leurs reseaux sur leur profil de, comment on dit deja "grande gueule provoc politiquement incorrect" en se livrant au harcelement? Dans un monde egalitaire et qui ne valoriserait pas le profil type grande gueule viriliste et de taper sur les plus faibles, ou seraient-ils, tous ces mediocres? Est-ce qu'on les lirait ou les ecouteraient seulement sans les prejuges lies a la glorification de la force? A l'inverse, leurs victimes et leurs carrieres brisees, qui ont du lutter pour faire le meme metier en gerant un traumatisme, ont sans doute infiniment plus de merite et de resilience.

On a bien compris ou allaient les sympathies de la part masculine de la redaction d'ASI dans toute cette affaire, n'en jetez plus. Ou alors n'oubliez pas de recontextualiser sur ce que furent/sont les reels dommages de la ligue du lol.

[ps ecrit depuis un clavier qwerty]

"Ce que beaucoup ne veulent pas comprendre c'est que la seule maniere de faire evoluer les mentalites sur le harcelement, les comportements sexistes et les violences sexuelles, c'est qu'il y ait un cout social a ces dernieres. "

Ben non, certainement pas. C'est la justice française qui doit s'occuper du harcèlement, pas la vengeance pécuniaire. Vous faites quoi avec les harceleurs sans emploi en fin de droit ? 

Dans la Ligue du Lol, pas de faits établis, pas de plaintes, pas de témoignages précis sur Médiapart, juste des gens virés parce que montrés du doigts par la milice du Net. En 2020, ces gens-là on de l'importance.

Adele Haenel a dénoncé un réalisateur. Mediapart a fait une enquête fouillée d'où il ressort que des abus ont été commis. Mais pas de suite judiciaire pour l'instant, juste le parquet qui s'auto-saisit, mais on n'est loin d'un procès. Justement, c'est embêtant ; il vaut mieux que ce type soit condamné, purge sa peine, paye sa dette à la société et à l'actrice et puisse revenir comme il en a le droit en République française.
Au lieu de cela, il est interdit de faire des films, dégagée par une Guilde des réals, connue pour son patriarcat. En gros, sa carrière est foutue, sans jamais avoir été condamné.
Chez Taddei, une intervenante parlait d'un dommage collatéral nécessaire. On la remercie d'avoir utilisé cette expression popularisée par l'armée américaine en Irak, pour justifier la mort de centaine d'innocents dans des bombardement dit chirurgicaux. Expression reprise par les mass medias qui montrèrent au monde entier, celui du Sud surtout, leur mépris pour la vie humaine.
On la remercie de montrer qu'en 2020, évolution vers une forme autoritaire de l'administration de la société, les combats les plus nobles, les plus vitaux sont menés par des voies totalitaires.
Menés, malmenés, devrais-je dire.

Après, je suis persuadé qu'on ne peut pas attendre d'un gouvernement qui arrache les yeux des manifestants, qui laisse sa police devenir une milice, qui pense qu'un euro dépensé par l'Etat, c'est mal, de pouvoir mener n'importe quelle politique en faveur des femmes. Ou des hommes, ou contre la pauvreté, ou les immigrants, pour une médecine améliorée, pour relancer l'économie. Ou n'importe quoi qui nous fait avancer. Des oursins dans les poche, Macron et Shiappa babillent, digressent, etc. Mais ne font rien. Ils ne le veulent pas.
Donc, va pour une justice médiatique, sans passage devant un juge, sans compensation financière ? Il doit y avoir une autre solution, hein.

Aucun problème ne mérite de se satisfaire qu'un innocent soit condamné.

Dans la même logique, on peut comprendre le "tribunal médiatique", et en refuser les dérives (qui pour le coup ne viennent pas du "tribunal" là mais de l'employeur qui a fait du zèle).

Si le Guillaume en question n'a rien fait et ne savait rien (donc qu'on ne puisse pas lui reprocher un silence complice), il a le droit d'être défendu.

Eh bien militez pour une meilleure prise en compte par la justice du harcelement et des violences faites aux femmes.

Mais aussi longtemps qu'il n'y aura aucune relle prise en compte des violences faites aux femmes par l'institution judiciaire et de vrais moyens pour les traiter, la seule solution pour qu'il y ait un cout social au harcelement et aux violences faites aux femmes sera de nommer les agresseurs pour ce qu'ils sont, meme pour des choses que l'on ne peut pas encore poursuivre en l'etat actuel du droit. La loi sur le viol a ete change une premiere fois en 1980 et meriterait serieusement un bon lifting par exemple.


Vous voulez que soient evitees les derives du "tribunal mediatique"? Exigez un vrai systeme juridique qui les prenne en compte (bon, un point ou je suis d'accord avec le commentaire au dessus, dans la macronie c'est pas gagne, mettre les manifestants en GAV c'est un peu plus urgent, tu vois).

L'Histoire montre que justice populaire et justice institutionnelle sont toujours en tension: dans les moments ou les institutions sont faibles, les groupes sociaux prennent la justice en main. A l'heure actuelle faute d'une justice institutionnelle (et de changement des mentalites) digne de relever le defi des violences faites aux femmes, c'est la justice populaire qui prevaut. Pour les victimes de harcelement et de violences sexuelles, c'est nommer leurs agresseurs et demander a ce qu'il y ait une prise en compte collective de ces abus puisque toujours renvoyer a la justice institutionnelle ne suffit plus.

Je suis tout a fait pour le deplorer, j'adorerais qu'il y ait une vraie reponse judiciaire digne de ce nom. Mais cela ne changera pas en anonant "le tribunal mediatique c'est maaaaaal" mais en revendiquant de vrais moyens pour que la justice institutionnelle fasse son travail. Jeter l'anatheme sur les seuls canaux dont disposent actuellement nombre de victimes n'y fera rien (enfin certains doivent bien esperer qu'un discours culpabilisateur de la sorte aura le moindre effet? C'est beau la naivete)

Il n'y en aura pas, de réponse judiciaire digne de ce nom.  Pas de la part d'un gouvernement libre-échangiste qui répugne à dépenser le moindre euro. Pas de mobilisation de l'Etat contre la violence faites aux  femmes quand la police frappe indifféremment femmes et hommes dans les manifs avec l'assentiment de Shiappa et d'Avia. Le jours d'après l'enquête de Mediapart sur ce qu'a subit Adele Haenel , le magazine s'est occupé du cas d'une femme de 19 ans ratonné par la police. La photo de son crane suturé est trouvable sur le site. Elle a l'âge de ma fille.

Pour autant, le tribunal médiatique est une horreur, c'est la foule qui met à bas le peuple. C'est d'autant plus une horreur que les même Shiappa semble apprécier, normal, ça ne coûte pas un pognon de dingue et la foule est contente. D'où les mesures à zéro euro qui consistent a bien réprimer sans jamais prévenir. Ça, ça coûte cher, donc non.

Il faut péter le libéralisme. Harcèlement contre les femmes, écologie, xénophobie... ; pour quasiment tous les combats dignes de ce nom, il faut détruire le cadre. Tant que les mouvements, féministes, écologiques, antiracistes, pensent pouvoir lutter sans prendre en compte cette dimension politique, à mon sens, ils en seront toujours réduits à demander vengeance et jamais justice. 

Mais cela ne changera pas en anonant "le tribunal mediatique c'est maaaaaal" 


Je ne dis pas ça. 

Je suis juste en désaccord sur votre critique du fait que l'on dise "ah mais celui là il n'a rien fait". Vous êtes pour la vengeance aveugle et vous êtes prêt à sacrifier des innocents pour satisfaire votre cause.

Moi je ne condamne pas la violence aveugle car je comprends pourquoi elle a eu lieu, mais je tiens à ce qu'on dise "ah celui là on lui a reproché à tort" après coup s'il y a lieu, sans juger, juste rétablir la vérité.


Relisez bien mes mots, vous verrez que je ne tape pas sur le "tribunal médiatique".


Je ne serai jamais de ceux qui refusent de voir une erreur juste parce que ça n'arrange pas mon camp. J'ai choisi mon camp mais j'accepte de le voir avec ses défauts. Sinon on ne vaut pas mieux que ceux d'en face.

"Aucun problème ne mérite de se satisfaire qu'un innocent soit condamné." 


Vous avez complètement raison. Lorsque la justice ne fait pas son boulot, les citoyens sont tentés de le faire à sa place. Du coup, des "coupables" sont punis de façon un peu "sauvage", et des innocents sont victimes d'erreurs non pas judiciaires, mais "populaires". 


Le remède, ce n'est pas de dénigrer ces passages à l'acte, mais d'obtenir que la justice fasse son boulot. Et c'est pas gagné pour ce qui est des abus contre les femmes. De même que c'est pas gagné quand il s'agit d'abus de la part de la Police. Combien d'yeux crevés, de mains arrachées, de blessures diverses... et combien de procédures judiciaires?

Je suis d'accord, je pense juste que se satisfaire des dommages collatéraux n'est pas acceptable. On a le droit de les déplorer.


S'excuser ce n'est pas dénigrer. Regretter ce n'est pas dénigrer.


Je suis contre cette position chikirouesque (cf l'émission d'@si) qui consiste à refuser d'admettre une chose parce que soit disant elle ne mettrait pas en valeur son camp (elle répondait à DS qui demandait si elle accepterait de dire du mal de JLM).

Quand la force d'un camp se résume à de l'apparence de sainteté, c'est mauvais je trouve. Je considère que la force d'un camp ne se joue pas là dessus. Ca finit toujours par céder face à la réalité qui est que personne n'est parfait.


Je n'ai pas de problème à faire partie d'un camp qui n'est pas tout blanc. Les gens ne sont pas bêtes, ils peuvent comprendre qu'on s'excuse et qu'on reconnaisse une erreur. C'est au contraire en niant l'erreur alors qu'elle est flagrante qu'on décrédibilise son camp.

Voilà.


La question n'est même pas celle du "tribunal de l'opinion publique" en elle même.

C'est, quand on se rend compte que ce tribunal est allé trop loin, de reconnaître ses erreurs, et d'accepter que des journalistes ou autres fassent campagne pour que l'opinion publique change d'avis, et revienne sur des "décisions" dont sont victimes des innocents (ou ne les prenne pas au départ).


Le problème, dans une histoire comme la Ligue du Lol, c'est la manière dont un segment de ladite opinion, a voulu rendre tout débat impossible en assimilant toute personne prenant, même très vaguement, la défense de tout ou partie des "loleurs", ou simplement apportant quelques nuances sur le contexte de leurs torts, à ceux ci (et à une terrible réaction patriarcalo-corporatiste). Comme on avait pu le voir ici lors de l'émission avec Rafik et Manach.


Le tribunal de l'opinion publique, ça pourrait marcher sans trop de dommages collatéraux, mais uniquement à condition que, comme dans un vrai tribunal, la défense puisse s'y exprimer sans être assimilée à des accusés-forcement-coupables. Sinon il ne faut pas parler de tribunal mais de lynchage.

Je ne fais pas partie de ceux qui pensent qu'on peut être de mauvaise foi si c'est pour une bonne cause. C'est mauvais signe pour la "bonne cause".


"Ou alors n'oubliez pas de recontextualiser sur ce que furent/sont les reels dommages de la ligue du lol. "


Si vous les connaissez, n'hésitez pas à les partager.  

Vous me les passez quand vous les avez ?

Ce message a été supprimé suite à la suppression du compte de son auteur

Des liens sur la Ligue du LOL.

Ligue du LOL : la fabrique des 30 salauds


Si vous permettez une exergue:  "Les membres de la Ligue du LOL n’ont pas été virés pour leurs fautes, mais pour le procès qui leur a été fait."

Des papiers d'Alexandre Hervaud, viré de Libé.





"Et aucune suppression massive de tweets n'a eu lieu sur son compte, comme le notent certains sur Twitter. "


Et donc, c'est vrai ? Pas besoin de vérifier ?

Pourquoi donner de l'importance à ce gugusse, là, ou les autres, les twitters de l'écume des choses


Il y a un truc assez chez détestable chez Asi, parfois, c'est s'interroger, lancer des articles, ou les nourrir,  à partir de propos de gens problématiques, comme ces anonymes qui composent le tribunal Internet, ou, tiens, Goldanel. A partir d'une affirmation à la con de ce dernier, ASI a lancé un article, allez hop. Le cornichon a-t-il raison ? Mais qu'est ce quon s'en bat les noix, de ce que dit Goldanel ? C'est bien un facho, Galdanel, non ?

La Ligue de LOL est un exemple type du phénomène de foule qui s'empare du cinglé qui dort de moins en moins en chacun de nous, le doigt près du clavier du téléphone et le cerveau aux abonnés absents. Ça vaut autant pour la presse que pour les internautes. Même ici, à Asi, ça ne pense pas trop. C'est rare, mais ça arrive.

Au final, Guillaume Ledit est victime d'une injustice mais n'a pas la moyens de demander réparation. Sympa. Tin, sinon, faut-il raboter la niche fiscale des journalistes ?

Cet article pose un problème : d'où y aurait-il un licencié de trop ? Aucun des noms lâchés sur cette liste de merde n'a été accusé de quoi que ce soit. Aucun n'a été attaqué en justice. Et qu'on ne vienne pas me taper la comparaison avec les femmes harcelées qui n'osent pas ou se découragent de porter plainte malgré les preuves évidentes ;  il n'y a ici aucune preuve ou témoignage. C'est du vide de chez vide. C'est une sorte d'open bar pour pondre des articles "factuels", donc, débiles comme un poulet sans tête qui court partout, à qui mieux mieux.

Parlons d'Alexandre Hervaud, journaliste à Libé, viré de Libé comme ça, accusé de rien, juste victime de sa grande gueule et de ses blagues vaseuses sur Twitter. Mais enfin, Alexandre, ça ne se fait plus, mon vieux ; t'es devenu pire qu'un fasciste pour ces gens-là : un mal élevé.

Hervaud, ancien pilier du podcast NoCiné, n'a plus jamais été réinvité. Peut-être ne le souhaite-t-t-il pas lui-même afin de ne pas mettre l’émission de Binge Audio dans les problèmes. Car, c'est fou hein, ça n'y manquerait pas ; le retour de Hervaud dans les médias, c'est l'attente au poing, deux balles dans le magasin mais pas deux sous de bon sens, que le sanglier sorte du bois.

Dites Rafik, à l'occas, racontez-nous comment ça s'est passé, à NoCiné, si c'est possible.


Ça me fait penser au Sens de la vie, des Monty Python, où tous les convives d'un dîner meurent à cause de la mousse de saumon... Même si une des personnes n'en a pas mangé. 

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