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"L'IA va tous nous tuer" : anatomie d'une faillite journalistique

Piratage informatique par une "civilisation" de machines, prophétie apocalyptique d'un "lanceur d'alerte" d'OpenAI et Anthropic, probabilités d'extinction... la semaine dernière a encore été un grand moment de panique médiatique autour de l'IA. Au plus grand plaisir de l'industrie.

Commentaires préférés des abonnés

Grâce à mon I.N.P.  ( Intelligence Naturelle et Primaire ), j'ai pu constater , qu'en France, on ne risquait rien.


Grâce à nos valeureux et inestimables politiciens et à leur Intelligence Très Artificielle, nous sommes très  en avance sur la(...)

Excellent article ! Merci

Article brillant, comme d'habitude.

J'ai particulièrement aimé l'idée que le monstre existe déjà et qu'il se nomme capitalisme.

Derniers commentaires

Merci pour ce brillant article.

La fin est magistrale. 

Une définition marxiste de l'IA: "multilpe du trvail qualifié , lui même multiple du travail non qualifié" ... débranchez le travail non qualifié > plus d'IA !

...quand la bulle éclatera , comme toutes bulles économiques , le Kapital nous regardera , les yeux mouillés , en direction du larfeuille !

Ça date d'une semaine :

Selon une enquête de l'Ifop pour La Tribune Dimanche et BFMTV publiée ce dimanche 20 septembre, 29 % des Français considèrent que Marine Le Pen est la candidate à la présidentielle 2027 la plus à même de relever les défis de l'IA, ce qui la place en première position. Parmi les personnes interrogées, 39% pensent que l'IA est un enjeu "important" dans le cadre du scrutin.
Derrière elle, Mélenchon et Attal sont à 15 %.


Quels peuvent être les critères de ce classement ? Et surtout, comment peut-on avoir l'idée d'un sondage aussi débile ?

Une équation simple à ne pas oublier: IA = BS :)

L'énorme avantage d'une IA générative comme Chat GPT, c'est qu'elle produit instantanément de longs textes documentés.
Sur un forum, un utilisateur peut s'en servir utilement pour argumenter et débattre, livrant ainsi des écrits impeccables, sans la moindre faute d'orthographe, alors qu' habituellement, sans cette aide, ils en sont truffés, ce qui rend leur lecture éprouvante, à la limite de la compréhension.

Pour l'anecdote, puisqu'on parle des techbros à gros sousous et de leur univers culturel. L'une des méthodes pour transcender l'humanité à coup de gros chèques et de bonds technologiques, c'est l'échange plasmatique, le remplacement à intervalle régulier du plasma sanguin étant un excellent moyen pour prolonger indéfiniment la jeunesse voire la vie de ceux qui en ont les moyens.


Comme par exemple (Elodie Safaris saurait où je vais en venir) le chanteur Giorgos Mazonakis, star de la pop grecque dans les années 2000 et de l'émission "the Voice" ces dernières années. Celui qui chantait son refus des codes sociaux et de l'aliénation technologique, notre "technologie de pointe qui nous colle à l'écran pour augmenter notre solitude" et notre "âme timorée qui a peur de la vie parce qu'il n'y en a qu'une". Celui qui chantait aussi son besoin de transgression, de tout vivre et de tout essayer, et ses fantasmes lourdingues de grosses bagnoles et de pimbêches en robes Gucci. Immortel parce qu'il le vaut bien (financièrement), il est mort la semaine passée, à 54 ans, sur le billard, pendant une de ces séances d'embaumement. Bravo. Τα καταφέραμε λοιπόν.


Le couple de médecins qui lui vendaient la vie éternelle est en tôle, et le vomitif facho ethno-racialiste qui tient le ministère de la santé proclame son intention de faire toute la lumière sur cette "zone grise" du domaine médicale (on s'attend à une lumière aussi fulgurante que celle qu'ils ont promise sur l'accident ferroviaire de 2023). Mazonakis était très populaire, pas forcément dans les milieux intellos et contestataires mais peut-être suffisemment dans le pays pour que y faire résonner le procès à venir. Ce qui contribuerait à visibiliser un peu ce petit monde du biohacking...

Encore une fois, je pense qu'il faut trouver le juste milieu entre les catastrophistes /publicitaires de l'IA et les partisans du "tout va bien. Aucun risque".

Plusieurs choses :

L'IA et en particulier l'IA générative font de gros progrès très rapidement. Même si ces progrès sont largement survendus, ils existent. Et ce qui paraît Impossible aujourd'hui le sera-t-il dans 10 ans ou dans... 6 mois...

Je ne suis pas du tout spécialiste en IA mais il faut rappeler que l'IA générative n'est qu'une petite partie du domaine de l'IA et à l'intérieur de l'IA générative, les chatbots type chat gpt ne sont qu'une interface, la plus connue du grand public mais ce n'est pas la seule.

Alors oui, ce n'est pas un chat gpt qui discute avec un utilisateur qui va menacer l'humanité (il peut déjà menacer la santé mentale de cette personne, ce qui n'est pas anodin).


Quand on songe au piratage de Hugging Face, on est face à autre chose. OK pour la dimension marketing du truc. Mais, qu'une porte vers l'extérieur ait été laissée ouverte volontairement ou par négligence, cela ne change pas grand chose car ce type de chose arrivera par négligence parfois mais aussi volontairement...

Les cas d'accès volontaires seront au moins de 2 sortes:  un humain malveillant ( et ça, on est sûr qu'il y en a plein) qui utilise l'IA pour commettre des actes nuisibles et donc ne se prive pas de lui laisser un accès vers l'extérieur. Ou des humains sans intention malveillante qui ont besoin d'utiliser la puissance de l'IA et par exemple son "habilité" à utiliser internet (car pourquoi brider l'IA si on est persuadé que c'est un outil puissant qui peut nous aider).


Pour finir, l'argument, l'IA ne fait que ce que l'humain lui demande ,c'est l'humain qui a le contrôle, ne tient pas forcément.

En effet, si les principes d'apprentissage et de fonctionnement des LLM ont été conçus et améliorés par des humains, cela ne veut pas dire que ces humains peuvent prédire ce qu'une IA va donner comme résultat. Ce n'est pas du tout le principe de fonctionnement de l'IA générative.

Ce n' est déjà pas vrai avec un simple chat gpt et, même si le prompt permet de cadrer le truc, c'est déjà difficile d'avoir un prompt efficace et qui donne un résultat sans digression ou effet de bord inattendu (dès que la tâche demandée est un peu plus complexe qu'une question simple).


Et, quand il y a de multiples agents IA qui peuvent tous faire des choses différentes et travailler ensemble, on n'est à un tout autre niveau ou l'humain ne pourra qu'être surpris par le résultat. Je le répète je ne suis pas spécialiste de l'IA( et le principe d'agent IA me paraît encore confus).



Et pendant que tout le monde s'obsède de la perte de contrôle, on n'a pas été loin de découvrir le vrai risque principal de l'IA.


Heureusement il y a encore des humains dans la boucle pour éviter des désastres, mais plus les décisions militaires vont reposer sur elle, plus ce genre de catastrophe risque de se produire.

Pas du tout d’accord avec les phrases :


« en l'autorisant à commettre une cyberattaque, »

« et en laissant sciemment une porte ouverte vers l'extérieur »


Les essaims d’agents ont montré :

* qu’ils étaient prompts à tricher

* qu’ils étaient capables de détourner un installateur de packages pour accéder à internet. En écrivant des messages dans le noms de dossier ! Ça s’appelle du hacking, pas « passer par une porte ouverte »

* puis à hacker un vrai site web pour voir comment ça fait en vrai

Article trèèèèès long, pour au final ne pas avoir trop compris oû ça voulait en venir.

Surtout : pourquoi la Silicon Valley voudrait qu’on ait peur de leur produit  ? Pas très clair, je ne suis pas sûre d’avoir compris.

Et puis à un moment j’ai surtout senti  l’opinion du journaliste exposée ici.


il n'existe pas de preuve empirique d'un "risque existentiel" posé par un logiciel d' "intelligence artificielle".Tout simplement parce qu'on ne sait ni définir un "risque existentiel", ni définir l'intelligence.« 


Ce n’est pas parce que l’on ne sait pas définir qqchose que cela n’existe pas. C’est bizarre cette phrase après avoir expliqué que les propros catastrophismes sur l’IA relève plus de l’opinion que de faits.


Je comprends dans votre article que les entreprises de la tech crient au loup quand elles ont besoin de fonds. Je ne vois pas bien pourquoi mais disons que oui. Il n’en demeure pas moins que l’IA est energivore et capteuse d’eau. Deux problèmes qui suffisent à eux seuls à limiter si ce n’est stopper le déploiement, non ?

Excellent article, excellente analogie entre l’AGI et le capitalisme. Merci de nous éclairer d’articles en articles. Continuez !

Pour ceux que l'avalanche de doom actuelle intéresse un point intéressant à noter c'est que tous les "lanceurs d'alertes" viennent des mêmes sectes idéologiques dont parle Thibault.


Jacob Coxon a reconnu être proche des rationalistes (celle de Yudkowsky) et si son post a eu une telle audience c'est qu'il a été boosté par la mouvance long-termiste du Future of Life Institute dont il avait contacté un des instituts avant sa démission.

https://bsky.app/profile/ancadweb.com/post/3mvph23eme22m


La plupart des autres ingénieurs qui ont posté à sa suite qu'il avait raison sont soit des membres de la communauté effective altruist / long-termiste, soit des rationalistes soit les deux.

https://bsky.app/profile/ancadweb.com/post/3mvmng7hvis2r


Et cette séquence coïncide étrangement avec deux trucs (qui ont sûrement mis pas mal de temps à être préparés) :

 - un meeting bipartisan pour une pause de l'IA assez historique organisé par le Future of Life Institute, réunissant entre autres Steve Bannon et Bernie Sanders

 - une initiative conjointe d'Anthropic, OpenAI et X.AI pour réclamer une régulation qui devrait surtout leur servir à se protéger des modèles chinois


Article d'utilité, que dis-je de salubrité publique! Moi même suis tombé dans le panneau de ce vaste storytelling manipulant notre imaginaire dystopique... forcément quand on a en tête que le futur a ete le plus souvent decrit comme toujours plus dehusmanisé et totalitaire, nos angoisses sont ici sévèrement titillées. Je reconnais que MDP m'a induit en erreur. Dorénavant je pars du principe que les techs bros tentent d'imposer leur version de la vérité... quelle surprise me dites-vous.

Après on aurait pu se douter qu'il n'y avait pas un loup mais bien une meute dans ce scénario catastrophe monté en epingle: comment des vendeurs (bateleurs de foire?) d'un service présenté dans un 1er temps comme miraculeux, plus confortable car il vous évite des nœuds au cerveau inutiles s'avèrerait être une arme de destruction massive? En fait cela mettrait en avant le côté superpuissant de la chose en question, alors qu'au final cela masquerait une réalité bien plus triviale: les facultés de la chose IA ne tiennent pas (encore?) toutes leurs promesses malgré les 100taines de milliards investis.

On en revient à ces pubs au format affiche A0 dans les rues montrant un appétissant Burger... photoshopé et qui s'avèrera tristement banal dans son environnement aseptisé de fast fond. Consomme, digéré vite, passe à autre chose et passe à la caisse.

No surprises.

ah je suis Thibault sur Bluesky et je m'attendais à cet article, mise au point indispensable sur l'emballement acutal (surtout vu l'indigence de l'article de Mediapart d'il y a quelques jours). Et plus on s'interesse au sujet pire c'est (je viens de découvrir les "longermists" et ces gens là sont terrifiants. et apparemment c'est une secte parmi d'autres dans cette sphère de techno-allumés)

Merci, merci, merci. Votre propos est salutaire et si rare ! Que cela fait du bien de lire un texte intelligent présentant une réflexion approfondie et étayée. Merci pour votre travail journalistique exigeant et édifiant.

Ce n'est finalement que l'histoire de la disparition de la civilisation de l'île de Pâques en version planétaire.

L'histoire du trombone me plait. 

Ce serait top si elle pouvait commencer par les connards qui encombrent la télé, la radio et la presse écrite.

Entre nous, le mise en abime de cette grande peur de l'IA me fait penser à celle du grand remplacement. 

L'IA serait-elle islamiste ?

Le technofascisme manque d'imagination.

Je trouve dommage que vous éludiez tout le travail des chercheurs indépendants sur l'IA qui sont loin d'être aussi rassurants.


C'est une chose de s'interroger sur le traitement médiatique problématique des médias dominants (comme c'est souvent le cas, et je remercie Arrêts sur Images pour ça) mais c'en est une autre de ne pas reconnaître les progrès exponentiels de l'IA qui font d'ailleurs que des articles de quelques années (voire mois) sur le sujet sont rapidement dépassés. 


L'IA a notamment récemment résolu d'elle-même (c'est-à-dire sans récupérer des infos ailleurs) certains des problèmes mathématiques d'Erdős (je ne parle pas de Navier-Stokes) qui n'avaient encore jamais été résolus par les plus grands experts dans ce domaine, et elle en résout de plus en plus jour après jour.

Je vous invite à regarder cette vidéo du youtubeur Mr. Phi (et globalement toute sa chaîne) qui vulgarise les derniers articles de recherche universitaire sur l'IA :

https://www.youtube.com/watch?v=AYPQIntoJeE


De ce point de vue-là, je trouve plutôt sain que les médias généralistes s'intéressent aux risques qu'elle représente pour l'humanité au vu de l'inquiétude de scientifiques éminents et reconnus sur le sujet comme Geoffrey Hinton ou Yoshua Bengio (non cités dans l'article).

Pfiou, je me sens mieux. 

Je rongeais mon frein en attentant LA référence à Terminator…

Étonnant tout de même de ne pas citer les articles de Affordance.info ou David Madore qui ne sont pas vraiment aussi optimistes…

J'ai le sentiment que la bêtise réelle nous menace plus sûrement que l'intelligence artificielle.

Dans la mesure où cette fameuse IA est censée être un super ordinateur qui gère la société à la place des humains, on peut supposer qu'elle adopte la vision et les objectifs des dirigeants humains. Du coup, que cette IA ait envie d'exploiter les gens, d'exploiter les ressources, de générer des super profits, d'ignorer les règles, de tricher, d'escroquer, de faire la guerre, de corrompre... est-ce que c'est vraiment surprenant ?

C'est un super outil de puissance, que l'on veut rendre intelligent et autonome, il cherche donc à augmenter sa propre puissance. Que la machine, quand on lui passe les manettes, cherche à prendre le contrôle de tout ce qui est à sa portée, ça n'est que le reflet d'une vision du monde des concepteurs de la machine. Leur monde, celui de la volonté de puissance.


C'est peut être une fable inventée par les géants de la tech, mais c'est une fable plutôt crédible.

Dans la mesure où cette fameuse IA est censée être un super ordinateur qui gère la société à la place des humains, on peut supposer qu'elle adopte la vision et les objectifs des dirigeants humains.


l'ia adopte la vision du script que tu lui fournit. 


Un train est un outil : il peut transporter des voyageurs, ravitailler une population ou servir à déporter des êtres humains. Si vous confiez les trains à Eichmann, ils ne serviront pas au même objectif que s’ils sont confiés à une personne chargée d’organiser le transport et de sauver des vies. Le train n’a pas d’intention propre : tout dépend de la mission qu’on lui assigne et du pouvoir qui le contrôle.

Prenons un exemple concret. Dans un espace donné, disposant de ressources — panneaux solaires, éoliennes, usine métallurgique, scierie et terres cultivables — une communauté doit s’organiser pour produire de quoi nourrir et loger tout le monde.

L’IA doit être comprise de la même manière. La communauté pourrait lui confier la mission d’organiser la production afin de garantir rapidement à chacun de quoi se nourrir et se loger, tout en minimisant le travail et les émissions de CO₂.

L’IA pourrait rationaliser la répartition des tâches, tenir compte des capacités et des contraintes de chacun, réduire le temps de travail et libérer du temps pour tous. Son mandat pourrait exclure le profit, l’exploitation et la recherche de pouvoir, en imposant le respect des besoins individuels — handicap, charge familiale, logement, alimentation — et une répartition équitable des ressources.

Dans cette perspective, le danger ne vient pas nécessairement d’une IA autonome qui « nous dévore », mais plutôt de la manière dont les humains la programment, la contrôlent et définissent ses objectifs. Une IA conçue pour servir un mandat collectif pourrait au contraire aider les humains à s’organiser de façon plus rationnelle, égalitaire et écologique.


sincèrement , dites moi ou ca cloche? 


mais sans propos générique de type science fiction. 


moi je parle d'un ouytil mis entre les mains des humains liberé du capitalisme. 


tant qu'on est dans le capitalisme tout ce qui sera mis entre les mains des dirigeants sera pour eux et contre nous. ca c'est carré. 

Déjà, l'existence même de l'IA dépend d'une immense organisation mondialisée, elle même dépendante de systèmes de communication modernes. Tout cela est basé sur une division infinie des taches et des étapes de production avec une multitude de sous-traitants, de fournisseurs de matières et de produits semi-finis, d'ingénierie, d'usines, le tout basé aussi sur l'extraction minière dans les pays les plus pauvres. La technologie informatique, basée sur les semi-conducteurs, est l'apogée de ce phénomène, un objet minuscule étant basé sur une cascade de technologies industrielles et d'échanges internationaux tentaculaires et polluants. 

Toute cette organisation suppose une centralisation très élevée des pouvoirs de décision, un système de management hiérarchisé, et un financement basé sur une économie capitaliste: très gros investissements (capital) puis exigence de retour sur investissement (rémunération du capital).

Et les autres technologies citées le nécessite aussi à des degrés divers: train, panneaux solaires, éoliennes, usine métallurgique, etc...


La technologie n'est pas neutre, elle n'a pas des effets bons ou mauvais en fonction des mains entre lesquelles elle se trouve, gentille ou méchante. 


Les effets d'une technologie sont intrinsèques à son fonctionnement et à son usage: Le pouvoir français a fini par développer en priorité les lignes TGV, supprimant des petites lignes, des arrêts jugés les moins fréquentés, encourageant les usager à circuler à 300 km/h, à faire des aller-retour entre des grandes villes, et les obligeant à payer le billet très cher. La technologie ferroviaire, depuis le XIXe siècle, aboutit aujourd'hui à ça, elle change les habitudes, a des effets anthropologiques, des effets très graves sur la société et sur l'environnement, qu'elle soit entre les mains des capitalistes ou d'une IA ou d'un "comité populaire bienveillant". Ce n'est pas un simple outil.


L'IA ne sait que rationnaliser à l'extrême, et ne peut que générer une société de performance, de rendement, de productivité: un monde entièrement tourné autour de la logique industrielle.


On ne peut donc pas bâtir une société démocratique, égalitaire, où les gens sont libres, autonomes et heureux, en se basant sur des technologies qui asservissent  la population, qui dévastent l'environnement, et qui mettent une trop grande puissance aux mains d'une minorité. 


L'IA, par ses implications matérielles et sociétales, ne peut émerger qu'à partir d'une société autoritaire, inégalitaire, une société de contrainte: la société industrielle telle que nous la connaissons.


On ne peut donc pas, vraisemblablement, bâtir une société d'autonomie, de liberté, de démocratie, à partir de ces technologies. C'est là que ça cloche. Et la société que vous décrivez n'y ressemble pas du tout.


Je m'appuie sur les écris nombreux d'intellectuels comme Jacques Ellul, Bernard Charbonneau, Lewis Mumford, Günter Anders.

Avant d’aller plus loin, il me semble qu’il y a une confusion dans ton raisonnement : tu pars de l’IA telle qu’elle est aujourd’hui produite et commercialisée — de gigantesques modèles généralistes, des milliards de requêtes individuelles, des centres de données surdimensionnés — pour en déduire les propriétés nécessaires de toute IA possible.

Or mon hypothèse n’est pas que chaque personne dispose d’un assistant qui génère en permanence du texte, des images ou des vidéos. Je parle d’un système collectif spécialisé, utilisé pour organiser les tâches et les infrastructures à partir de données structurées : ressources disponibles, besoins, compétences, contraintes et préférences. Il pourrait recalculer les plans périodiquement, mutualiser les opérations et utiliser des modèles beaucoup plus petits, voire principalement des algorithmes classiques d’optimisation.

L’essentiel de la consommation actuelle vient aussi du nombre d’usages et de la démesure des modèles : entraîner une fois un modèle géant, puis le faire fonctionner pour des milliards de demandes, parfois parfaitement futiles. Une IA collective qui effectuerait quelques calculs coordonnés pour toute une communauté ne serait pas automatiquement équivalente à cette multiplication des assistants personnels.

Elle aurait évidemment un coût matériel : ordinateurs, réseaux, stockage, énergie, maintenance et renouvellement des équipements. Mais ce coût ne serait pas nécessairement du même ordre. Il faudrait donc démontrer que l’organisation collective que je décris exigerait effectivement une infrastructure comparable à celle de l’industrie actuelle des grands modèles, et pas simplement l’affirmer à partir de l’existence de cette industrie.

J’ai aussi l’impression que, dans ton argumentaire, tu réinjectes constamment les mécanismes de la société capitaliste dans une société qui l’aurait dépassée. Tu associes spontanément technologie et centralisation du pouvoir, organisation hiérarchique, management, contrôle, recherche de rendement et retour sur investissement. Mais ces éléments ne sont pas tous contenus dans la technologie elle-même : ils correspondent aussi à la manière dont le capitalisme organise la production et utilise les techniques.

Si l’on retire le capital, la concurrence, le profit et la hiérarchie patronale, il faut justement se demander quelles formes d’organisation restent possibles — et ne pas supposer que les anciennes formes réapparaîtront automatiquement sous prétexte qu’un ordinateur est utilisé. Une infrastructure peut être centralisée techniquement sans que le pouvoir politique le soit nécessairement, à condition que ses objectifs, ses données et ses décisions soient contrôlables et révocables par les collectifs concernés.

Avant de conclure que l’IA ne peut produire qu’une société de rendement et de contrainte, il faut donc distinguer la technologie actuelle, développée pour vendre toujours plus de services, de l’usage limité et spécialisé que j’envisage. Tout le reste de ton argumentaire dépend de cette distinction.

Je pense aussi à ce que Chomsky dit de l’anarcho-syndicalisme : une société décentralisée et organisée démocratiquement ne serait pas nécessairement une société préindustrielle. Elle pourrait au contraire être hautement technologique, à condition que la technologie soit conçue pour répondre aux besoins des producteurs et des habitants, et non pour les adapter aux exigences du profit. Chomsky explique même que l’automatisation et les technologies avancées pourraient permettre de réduire le travail pénible et d’élargir l’autogestion dans une société complexe (voir son entretien sur l’anarcho-syndicalisme).

C’est exactement le sens de mon hypothèse. Je ne fétichise pas l’IA : je considère qu’elle est une création du génie humain, comme beaucoup d’autres outils, mais que ses usages sont aujourd’hui capturés par des marchands qui la transforment en machine à vendre davantage, à stimuler la consommation et à occuper les esprits. Ce n’est pas l’existence abstraite de l’IA qui impose une quantité fixe de CO₂ : son impact dépend du modèle utilisé, de l’infrastructure choisie et surtout de l’usage social qu’on en fait.

Une IA collective chargée d’organiser rationnellement les ressources et les tâches ne serait pas nécessairement comparable à une société où chacun possède son assistant personnel pour générer à tout moment des textes, des images ou des vidéos destinés à consommer davantage ou à tromper l’ennui. Le coût écologique actuel vient aussi de cette logique de multiplication illimitée des usages et des équipements. Il faut donc distinguer l’outil, son usage et le système social qui l’oriente.

C’est pour cela que je pense que mon modèle pourrait parfaitement s’intégrer à une société communiste réelle ou à une société anarcho-syndicaliste : une société technologiquement avancée, mais débarrassée du profit, de la concurrence et des privilèges liés au contrôle de l’organisation collective. Je reconnais que sa faisabilité écologique et matérielle doit être discutée sérieusement. Mais je ne vois pas pourquoi on devrait la déclarer impossible en reprenant simplement les coûts et les usages imposés aujourd’hui par le capitalisme.


Mais encore une fois, vous associez le mot capitalisme simplement au contrôle des moyens de production par des puissances privées. Vous proposez, comme alternative au capitalisme libéral un capitalisme d'état. Il faut étudier comment est née la société industrielle (à partir de la fin du XVIIIe siècle), comment le capitalisme industriel s'est généralisé, pour comprendre que les personnes qui ont favorisé son émergence voulaient (comme vous) rationnaliser la production, voulaient étendre les réseaux, voulaient une société gérée comme une machine. Les uns étaient les ancêtres des libéraux, les autres étaient les ancêtres des communistes, mais tous étaient des technocrates, obsédés par la puissance, par le contrôle, et prêt à sacrifier la liberté et l'environnement. 


Comme dirait un anti-industriel fameux que je salut, "je ne veux pas d'une machine rouge, et je ne crois pas qu'une machine verte soit possible".

mais enfin, ou se situe l'etat dans mon model?

et ou se situe le capitalisme dans mon model?

"Je parle d’un système collectif spécialisé, utilisé pour organiser les tâches et les infrastructures à partir de données structurées : ressources disponibles, besoins, compétences, contraintes et préférences. Il pourrait recalculer les plans périodiquement, mutualiser les opérations"

C'est une mégamachine, une organisation bureaucratique et technique, centralisée, qui repose sur une technologie avancée. Il faut faire remonter les besoins de chaque individu du territoire (la nation ?) vers le centre de contrôle (l'état ?), et faire redescendre les ordres pour ajuster la production: contrôle cybernétique. Une telle organisation ne peut avoir comme base matérielle qu'un grand réseau de sites de production très rationnalisés et hiérarchisés (l'industrie ?) et comme mode de fonctionnement économique qu'un apport massif de capitaux (capitalisme ?). A la tête de cette organisation ne peut se trouver qu'une élite de technocrates avide de pouvoir, fussent-ils d'obédience libérale ou communiste.

vous interprétez et faites entrer tout ce que j'écris dans un model capitaliste. 


y'a pas une trace de capitalisme, d'état, ou de capitalisme d'état . donc vous l'inventez ( vos parenthèses)



dans n'importe quel système autre que le capitalisme , il faut organiser le logement , le bien être , se chauffer, etc... l'approvisionnement en nourriture . 


si on peut le faire dans une communauté auto gerée, on peut le faire partout . 





 Il faut faire remonter les besoins de chaque individu du territoire (la nation ?) vers le centre de contrôle (l'état ?)


vous coller encore un model centralisé alors que rien dans ce que j'ai écrit ne va dans ce sens.  


l'organisation peut être fédérale ou par petits comité auto gèrés . 


si une de ces communautés ne parvient pas a produire ce dont elle a besoin c'est pris en charge par une collectivité plus grande etc etc.. 


l'organisation des humains consisterait a faire en sorte que tout le monde ai de quoi vivre . et le travail nécessaire a ca serait mutualité. 


il n'y a pas besoin de chef pour ca, ni de centralisation, et surtout ni de capitaux puisque l'ensemble des infrastructures est mutualisé. . 



A la tête de cette organisation ne peut se trouver qu'une élite de technocrates avide de pouvoir, fussent-ils d'obédience libérale ou communiste.



oui, surtout si vous remplacez chaque mots et idée par celles qui vous conviennent pour arriver a cette conclusion. 




Toi tu as besoin d’une IA pour organiser des taches et des ressources ? Tu as envie qu’une machine te dise quoi faire ?

et au sujet du besoin énergétique, il me semble qu'ils sont capable de faire tourner une IA completement autonome dans un ordi , donc ce n'est pas un bon argument . 


ce qui est cramer est cramer , autant en profiter si ca ne crame pas d'avantage. 



la question que je pose et a laquelle vous n'avez pas répondu peut tenir dans une "experience de pensée" qui consiste a imaginer un après capitalisme avec deux situations a  sur un petit perimètre , admettons une petite ville  ou , après que l'humanité se soit totalement libérée du capitalisme se réveille un beau matin sans rien d'autre que les infrastructures existante mais sans monnaie, sans institution,  etc

sans IA = 

comment répondre aux besoin des habitants, nourriture, gestion des déchets, approvisionnement en eau etc etc.. 

sans IA, il faut reproduire une chaine hiérarchique ou certain vont tenir des postes a haute responsabilité , et dire aux autres quoi faire et s'octroyer des privilèges "méritées" . 

Un des anciens boulanger va peut être  gérer approvisionnement en pain mais son concurrents va estimer injuste que ca ne soit pas lui etc... concurence, jalousie, privilege etc.. tout pourris .


2

avec IA

les habitants font l'inventaire de leurs compétences , des infrastructures  et de leurs besoins et l'iA repartie le travail nessecaire pour les combler avec un ordre de mission très clairs basés sur les principes humanistes de justice, équité, partage, écologie . 


Bertrand Russell prétendaient que dans les années de la première guerres mondiale , l'effort de guerre etc... la france tournait a peu pres correctement alors que presque tout les hommes etaient dans les tranchées a jouer a se faire peter le citron. 

il en concluait que 4 heures par jours et par habitant suffirait a faire tourner la boutique . 

maintenant, la productivité a probablement décuplé. 

j'imagine que le temps nessecaire au travail pour les besoins collectif serait de 4h , UN jours par semaine . peut etre moins. le reste du temps, les humains se realiseraient en toute libertée. 

leurs seule contrainte serait de remplir leur ordre de mission , une fois par semaine; 4 heures... 


on est loin de votre affreuse dystopie style "métropolis" non?



vous vivrez dans votre monde tout seul jeanbat faurisson, ça fait pas du tout envie

je ne cherche pas a faire envie a qui que ce soit ni propose aucun programme politique post ou prés révolutionnaire, et encore moins essayer de faire envie a un nazi qui trouve normal de tuer les journalistes et laisser se noyer les migrants. 


donc non pas faire, pas faire envie.


réfléchir sur l'usage des technologies dans un monde post - capitaliste . oui. 

Mais ça n'a aucun sens, le capitalisme est le mode de financement de la production industrielle. Sans capitalisme, pas de production industrielle, pas de microprocesseur, pas d'ordinateurs, pas d'IA. Un monde sans capitalisme est un monde sans informatique. 

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"sans IA, il faut reproduire une chaine hiérarchique ou certain vont tenir des postes a haute responsabilité , et dire aux autres quoi faire et s'octroyer des privilèges "méritées" .  "

Vous êtes déjà en train de recréer certains piliers du capitalisme. 

2

En quoi est-ce différent de la société actuelle ? Ce n'est pas parce que c'est l'IA qui commande que le capitalisme disparait. Ce n'est pas parce qu'on convoque des "principes humanistes de justice, équité, partage, écologie" que le capitalisme disparait.


Il faut reprendre votre expérience:

"après que l'humanité se soit totalement libérée du capitalisme" 

De quoi l'humanité s'est-elle libérée au juste ? Si il y a toujours les infrastructures et que vous recréez les chaines hiérarchiques, le management,  des "postes a haute responsabilité" ? 


Je ne sais pas ce que vous mettez dans CAPITALISME, mais vous ne tenez pas compte des éléments qui en constituent les causes ou les conséquences directes, car vous souhaitez les conserver pour votre société utopique du futur: une organisation centralisée, la rationalisation de la production, la division des taches, les infrastructures, le commandement vertical, jusqu'à soumettre les humains à l'autorité d'une machine toute puissante.


La promesse de libérer du temps par l'augmentation de productivité est une promesse vieille et non tenue de la société industrielle depuis qu'elle existe.


Les valeurs d'une société libérée du capitalisme seraient plutôt l'autonomie et la liberté, donc les êtres humains décideraient de leur propre sort, et travailleraient pour leur subsistance, à petite échelle. 

Que vous parliez de "principes humanistes " tout en prescrivant une organisation cybernétique, hiérarchisée et verticale de la société est assez inquiétant. 

La promesse de libérer du temps par l'augmentation de productivité est une promesse vieille et non tenue de la société industrielle depuis qu'elle existe.


la promesse a été tenue, au travers des 35h et des congés payés. l'augmentation de productivité a été faite grace à l'énergie, nucléaire pétrole etc. rien de magique là dedans.

Non, dans les premières usines, les ouvriers travaillent 10h par jour. Les 35h sont un ajustement qui vient bien plus tard, à l'intérieur de la période industrielle.

on était dans le capitalisme full full full


des investisseurs voulaient faire fortune en grattant une part de la plus-value produite par les travailleurs. 


genre ...vous comparez ça a une libération des rapports de classes qui abolissent les privilèges et les classes sociales. 


c'est honnête? 


si la productivités la quantité de valeur produite est rationalisée dans mon systeme imaginaire , ce n'est pas pour enrichir certains en exploitant d'autre, c'est pour limiter le temps de travail humain. 


et cet objectif peut être adopté par l'ensemble de la communauté humaine liberez du conditionnement capitaliste car il répond aux notions de bases de la liberté et de l'autonomie, justement. 


ben du coup la promesse a été tenue quand même

Une première remarque me semble essentielle : hériter d’une infrastructure et la réorienter ne signifie pas reproduire les rapports sociaux qui l’ont produite.

Une société sortie du capitalisme ne repartirait pas nécessairement de zéro. Elle pourrait utiliser certains outils déjà existants, tout en supprimant la propriété privée des moyens de production, le salariat, le marché et la recherche du profit. Utiliser une boulangerie collectivisée ne signifie pas conserver le capitalisme de la boulangerie ; de même, utiliser un ordinateur produit dans le capitalisme ne signifie pas reproduire le capitalisme.

Je peux vous concéder un point : fabriquer aujourd’hui des microprocesseurs très performants exige une infrastructure industrielle extrêmement complexe. Mais cela ne démontre pas que les ordinateurs exigent le capitalisme. Vous confondez la complexité technique d’une production avec le rapport social dans lequel cette production est organisée. Vous passez de « techniquement complexe » à « capitaliste par nature », et c’est précisément là que je ne suis pas d’accord.

Les sociétés humaines ont souvent hérité de techniques antérieures lors de leurs transformations sociales. Elles les ont conservées, modifiées, combinées ou abandonnées selon leurs besoins ; elles n’ont pas dû abolir toute technologie existante à chaque changement d’organisation. Une société post-capitaliste pourrait donc conserver certains outils, en abandonner d’autres et en produire de nouveaux, selon leur utilité réelle, leur coût écologique et les besoins de la population.

Mon propos n’est pas de dire qu’un ordinateur pourrait être fabriqué sans organisation matérielle complexe, ni que toutes les infrastructures actuelles devraient être conservées. Je dis simplement que cette organisation matérielle ne détermine pas à elle seule le capitalisme. La question est de savoir qui possède les infrastructures, qui décide de leur usage et à quelles fins elles sont employées.

Dans mon expérience de pensée, les moyens de production ont déjà été mutualisés. Je ne propose pas un programme politique ni un modèle immédiatement réalisable. Je réfléchis simplement à la place que pourraient occuper certaines technologies dans une société organisée autour des besoins humains, de l’équité et des limites écologiques.




Les valeurs d'une société libérée du capitalisme seraient plutôt l'autonomie et la liberté, donc les êtres humains décideraient de leur propre sort, et travailleraient pour leur subsistance, à petite échelle. 


c'est exactement ce que j'imagine. 


et vous ne m'avez absolument pas démontré qu'une telle organisation est incompatible avec une société technologiquement avancée. 


dommage  


Et pourtant justement, l

Juste une question : comment comptez-vous nourrir sept ou huit milliards d’êtres humains dans une société post-capitaliste, « en toute liberté » comme vous le dites ? Est-ce que ceux qui ont de quoi manger mangent, et les autres se débrouillent — ou tant pis pour eux ? C’est ça, votre conception ?

Ou bien organise-t-on une juste répartition ? Dans ce cas, il faut bien savoir qui doit être nourri et comment répartir les ressources. Et vous appelez cela de la centralisation ? C’est absurde.

les sionistes auront le droit d'etre nourris?

ils ne seront plus sionistes. 

"Je dis simplement que cette organisation matérielle ne détermine pas à elle seule le capitalisme. La question est de savoir qui possède les infrastructures, qui décide de leur usage et à quelles fins elles sont employées."

Selon vous, mettre des gentils aux manettes de la société industrielle, et le capitalisme disparait...

"et vous ne m'avez absolument pas démontré qu'une telle organisation est incompatible avec une société technologiquement avancée "

La réalité le démontre très bien. 

Lire sur l'histoire des techniques: Fernand Braudel, François Jarrige, Edward Thomson, ...

Selon vous, mettre des gentils aux manettes de la société industrielle, et le capitalisme disparait...


pff. 


on n'argumente pas contre des hommes de pailles. y'a pas de gentil et de mechant dans mon idée . il n'y a plus de CAPITALISME.


Lire sur l'histoire des techniques: Fernand Braudel, François Jarrige, Edward Thomson, ...

apres les hommes de pailles , maintenant le name dropping comme argument. 


ce qui corrompt le travail de l'homme c'est l'accaparement de la plus value. 


lisez "le capital ". 


si le travail est liberé de l'accaparement de la plus value IL n'Y a plus de capitalisme , par definition. et plus de classe sociale . 


rien a voir avec votre méprisant et infantilisant  gentil -mechant . 


Certes, j'ai employé le mots "bienveillant" et "centralisé"

que vous rattaché mecaniquement et malhonetement (apres maintes tentatives d'expliquation) a bienveillant   : Staline , le bon pere du peuple. et centralisation : capitalisme centralisé)


SINON : ou est l'accaparement de la plus value dans mon systeme? 


a part dans vos projection malhonette? 


c'est bien de lire , vous reste maintenant a comprendre ce que vous lisez . 


"et vous ne m'avez absolument pas démontré qu'une telle organisation est incompatible avec une société technologiquement avancée "

La réalité le démontre très bien. 



incroyable.... quelle réalité? celle du monde capitaliste pas autre chose . alors que je parle de l'usage des  technologies POST capitalisme donc EN DEHORS de notre réalité puisqu'on baigne dans le capitalisme depuis des siecles ( le capitale nait au  neolotique et grossit de siecle en siecle) 





vous etes matrixé pour tout reinsserer dans le monde capitaliste. 

vous confondez l'outil et son usage. (doit on abolir la roue pour sortir du capitalisme? ) 

vous en etes là ? serieusement.






Voilà voilà...

oui. voila. c'est une perte de temps. et c'est dommage. 


si vous voulez avancer dans l'echange , admettez qu'une societé technologique n'est pas en soi incompatible avec le non-capitalisme , ou prouvez qu'elle l'est sans confondre le monde d'avant et le monde d'apres, sans inventer des gentils et des mechants  ou faire du name droping hors sujet ( puisque ceux que vous citez enoncent les mefaits de la technologie au sein du monde capitaliste, ce en quoi , ils ont raison , mais c'est hors sujet..) , sauf que la base de mon raisonement , c'est l'apres capitalisme.

Euh non ça va, merci. Allez aurevoir !

ca me va aussi. vous n'etes juste pas capable de démontrer ce que vous affirmez donc: taillot taillot   : c'est un classique ici. 


une societé non capitaliste peut être hautement technologique et décentralisée. 


a moins que le contraire soit démontré  (si possible pas par un mal-comprenant arrogant et stupide)

c'est marrant mais les gens pas d'accord avec vous sont toujours malcomprenants arrogants et stupide, j'ai remarqué

Les valeurs d'une société libérée du capitalisme seraient plutôt l'autonomie et la liberté, donc les êtres humains décideraient de leur propre sort, et travailleraient pour leur subsistance, à petite échelle. 

Que vous parliez de "principes humanistes " tout en prescrivant une organisation cybernétique, hiérarchisée et verticale de la société est assez inquiétant. 


et donc 4h de travail par semaine c'est quoi? l'esclavagisme? 


encore une fois, je travail avec l'ia toute la journée, je sais qu'elle est trés trés trés performante pour certaine tache organisationnell . 


et je sais aussi qu'elle est incappable de prendre une décision qui ne soit pas une directive humaine. 


l'IA exécute des prompts , rien d'autre . 


vous fantasmez sur terminateur , metroplois, 1984 etc... 


lisez ce que j'ecris sans présumer de mon ignorance des structures capitalistes et - peut etre- vous comprendrez au dela de vos projections systématique.


"L'IA" ne décide rien; n'as envie de rien; c'est un générateur de texte qui fonctionne grosso modo comme la prédiction de texte de votre téléphone en version plus evolué. Un LLM n'as absolument aucune autre matière première que des mots; et absolument aucun concept de ces mots. le "raisonnement" d'une IA c'est de trouver le mot avec le plus de "valeur" derrière le premier mot generé, et ainsi de suite. aucune chance que quelque chose de genre produise la moindre forme de cognition. Les algorithmes d'IA qui sont à la mode aujourd'hui ont été conçus explicitement pour que les utilisateurs aient l'impression de s'adresser à une personne; et c'est là leur point fort; mais c'est un simulacre.

Merci pour cet article à contre courant .


j’avoue que malgré sa lecture , malgré les arguments entendus chez certains de vos collègues qui expliquent peu ou prou la même chose , j’ai encore du mal à comprendre la stratégie commerciale des mastodontes de l’IA.


en Quoi est-ce que ça sert leurs intérêts cette panique si tant est qu’elle soit organisée par eux ? Est-ce que ça va vraiment aider à l’introductuin en bourse  d’une entreprise qui fait sa pub sur sa dangerosité ? Je comprends l’aspect contre feu par rapport aux menaces réelles , citées à la fin de l’article …mais au final j’ai mon cerveau qui buggie quand même .

je vais demander à une IA de m’expliquer 


et je vais surtout relire votre article :-)

Article brillant, comme d'habitude.

J'ai particulièrement aimé l'idée que le monstre existe déjà et qu'il se nomme capitalisme.

Je me marrais en début d’après-midi à la lecture du titre de votre article car je sortais de celle du Monde, dans sa dernière édition, un article à propos de la Corée du Sud ; en voici le titre :


L’IA au cœur des réformes en Corée du Sud


son sous titre porte sur les résistances, mais le plus intéressant, à mon sens, est ceci, son premier paragraphe :


« Plus qu’une simple technologie, l’intelligence artificielle (IA) s’impose en Corée du Sud comme la promesse d’une réforme profonde de la société à même d’apporter des solutions aux problèmes du pays. Financée par les revenus de la puissante industrie des semi-conducteurs et encadrée par les pouvoirs publics, elle doit devenir un nouveau moteur de croissance, bénéficier à chacun et faire de la Corée du Sud « un acteur incontournable et central de la chaîne d’approvisionnement de l’IA », selon le président sud-coréen, Lee Jae-myung. »


ceci aussi :


 « A l’époque, le président conservateur, Yoon Suk Yeol (2022-2025) annonçait une « mobilisation nationale » pour réaliser « la grande vision d’une Corée devenue troisième puissance de l’IA », derrière les Etats-Unis et la Chine. Même si son successeur, Lee Jae-myung, est issu du camp progressiste, les annonces s’enchaînent. »


enfin, cela :


« « La Corée a adopté une approche écosystémique – couvrant aussi bien la demande que l’offre. Les investissements dans l’IA s’annoncent comme le moteur de croissance des vingt à trente prochaines années. La Corée agit vite car la chaîne d’approvisionnement mondiale de l’IA est en pleine restructuration. Elle veut se positionner au cœur de celle-ci avant la fin du processus », précise Wonki Min, président des conseils consultatifs du Forum coréen sur la 6G. »


Je me marrais car, pendant que l’on nous fait peur avec une IA tueuse (au passage, sortait aujourd’hui le chiffre de 8000 morts surnuméraires cet été pour cause de canicules), ailleurs, on relève le gant industriel, on ne se laisse pas déborder par lutte « à mort » entre les USA et la Chine.


Et donc, en Europe, et particulièrement en France, que se passe-t-il, sinon la peur instillée ; cette dernière aurait-elle pour objectif de nous couper les jambes comme pour nous interdire de nous inscrire dans l’industrialisation 2.0 ?

Merci de cet article. S'agissant de hugging face, j'ai trouvé suspect depuis le début que l'IA se soit "échappée" d'un bac à sable où on l'avait enfermée. Une ia ne fait pas de trou à la chignole dans un ordinateur. Si on veut l'enfermer hermétiquement on peut, si elle ne l'était pas c'est que la porte d'évasion lui a été ménagée, sans doute pour tester si elle était capable de la trouver malgré la difficulté. Et le storytelling peut servir plusieurs fins. Celle du discours apocalyptique certainement, et puis aussi celle de ne pas assumer les dégâts faits par cette attaque de malfrat en les mettant sur le dos de son "autonomie".

Le CEO said a thing journalism est à l'Entreprise ce que le Journalisme de préfecture est à l'Etat en somme.


J'aime bien le dernier paragraphe de l'article, je trouve que ça rajeunit le concept de "misère propre, misère sale". On s'inquiète de problèmes lointains (dans le temps) car considéré plus valorisant intellectuellement et socialement marqué (et dans une économie de la connaissance comme la nôtre on sait à quel point c'est important) tout en détournant le regard de problèmes concrets qu'on peut aider à résoudre mais qui n'apporte aucun bénéfice social.

En écrivant ce commentaire j'en viens à me demander si une bonne part de ceux qui s'agitent autour de l'IA et du "danger" qu'elle représente ne sont pas les mêmes genres de donneurs de leçon d'il y a 10-15 ans qui faisaient du combat pour le climat leur activité (en ligne et dans les apéro dinatoires) leur cheval de bataille.
Je m'explique. Loin de moi l'idée de dénigrer la lutte contre le changement climatique, c'est LE problème auquel TOUT LE MONDE devrait s'atteler, mais c'est souvent coûteux d'un point de vue individuel. Par contre, DIRE qu'on lutte contre une menace gigantesque c'est très valorisant socialement et peu dangereux. L'équilibre risque/bénéfice est tout à notre avantage.

Désormais j'évaluerai le degré d'implication d'une personne dans "la lutte face à la menace existentielle qu'est l'IA" pour ranger ou non les gens dans la case "petit bourgeois intelectuelle en quête de statut social".


2020 : la lutte contre l'IA

2010 : la lutte contre le changement climatique

2000 : la lutte contre la pauvreté dans le monde ?

Et dans les 90 et avant, c'était quoi les "David contre Goliath" auquel il fallait participer pour faire chic dans les dîners ?

Merci pour cet article ! Celui (cité ci-dessus) de médiapart m'avait laissée perplexe, elle s'est dissipée maintenant.


Et petit commentaire un peu inutile, mais ça me fait marrer : c'est rigolo comment les doomeurs et chevaliers de l'apocalypse c'est toujours des gars (bah oui les technobros) alors que les technocritiques sérieuses citées c'est des femmes. Hihi.

ces boutiques ont déjà engrangé des milliards, ils en veulent toujours plus et font des publireportages pour convaincre toujours plus de croyants alors qu'ils ne font qu'interroger des bases de données que nous avons contribué à constituer! à l'heure où il faut une brouette de billets pour faire un plein d'essence, quand il y en a, que des petits malin, coquins, veuillent se mettre au-dessus de la mêlée avec les milliardaires, n'a rien d'étonnant!  

refléchissez, c'est pas l'IA qui peut nous tuer,  c’est le système capitaliste.

Mise entre les mains de comités populaires bienveillants, l’IA pourrait au contraire devenir un immense outil d’organisation collective : un organigramme géant permettant de gérer les infrastructures une fois celles-ci confisquées au capital, et de répartir le travail entre les humains pour répondre aux besoins humains.

Plus de hiérarchie, plus de contremaîtres, plus de N+1, plus de directions des ressources humaines, plus de toutes ces merdes. Une organisation collective de la production et du travail, au service des besoins de tous sans hiérarchie, grâce a l'IA. 

mais pour ca il faut faire la révolution. 


"Derrière les promesses d'enfer et de paradis transhumanistes, il n'y a rien d'autre à l'horizon que le purgatoire de  la lente dessication du vivant sous l'emprise du capitalocène. "


Tout est dit 👌

"Tout est pour le mieux dans le meilleurs des mondes possibles" le joyeux Leibnitz


Pourquoi Trum$ éprouve-t-il des inquiétudes stratégiques ?


Avec quel outil, les hackers ont pénétré le ministère des finances et le ministère de l'éducation nationale?

Une IA ?


Isaac Asimov avait rédigé trois lois pour les robots :

1) Un robot ne peut blesser un humain ni le laisser en danger.

2) Un robot doit obéir aux ordres, sauf s'ils contredisent la première loi.

  • 3) Un robot doit protéger sa propre existence sans compromettre les deux premières lois.


Si Anthropic, OpenAI et xAI (Grok), appliquaient ces lois aux IA, ce serait pas mal.

Excellent article ! Merci

Quand un milliardaire demande à une IA des informations sur ce qui est le plus risqué, entre le changement climatique et l'IA, ce sont deux imbéciles qui discutent.


https://i.ibb.co/sSkkLwp/Capture-d-cran-2026-09-16-161909.png

Grâce à mon I.N.P.  ( Intelligence Naturelle et Primaire ), j'ai pu constater , qu'en France, on ne risquait rien.


Grâce à nos valeureux et inestimables politiciens et à leur Intelligence Très Artificielle, nous sommes très  en avance sur la destruction de nos structures sociales  : l'I.A. ( Infernal Autoritarisme ) , en France,  a détruit : la Santé, l'Education Nationale,  les Finances Publiques,  l'agriculture traditionnelle et respectueuse de la nature, les avancées sociales, le Justice ... et  bientôt, en 2027, la démocratie....


Nous ne risquons plus grand chose, 


L' I.A. ( Infernale Apocalypse )  a atteint son but.

Toujours cette capacité de l'humain à croire à des fictions  ... et à s'entretuer pour ça !

C'est bien gentil tout ça.

Mais rien sur Céline Dion ?

Ya quand même des sujets qui priment sur les autres, non ?


Non ?



Merci.


n'y connaissant pas grand chose en la matière et n'étant pas utilisateur d'une quelconque IA pour des recherches ( scientifique ou de vacances ou d'achat de chaussures etc ... ) je dois dire que l'info concernant le "piratage" de Hugging Face par des centaines "d'agents" d'OpenAI coordonnées m'a quelque peu perturbé et effrayé avant d'en connaître un peu les ressorts (merci de les avoir rappelés ici )


Mais j'ai été guidé/trompé par ma propension à aimer la SF ( Terminator en fait parti ) et influencé par "la fabrique de trombones" vu sur Youtube (par EGO) que j'avais quand même particulièrement apprécié


Votre article ( même si je ne comprends pas tout ) est un peu rassurant; même si savoir ce nouvel outil entre les mains de "ces gens là" me glace quelque peu le sang

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