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l'hypothèse du tableau volé

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Quel plus bel hommage à l'art que le crime !
Une rançon de 75 000 euros aurait été payée pour récupérer l'œuvre mais cette rumeur n'a jamais été confirmée. Aucune mesure supplémentaire n'a été prise depuis le vol d'Olympia en 2009.

René Magritte n'aurait pas peint que des faux Picasso, Braque, Ernst ou Chirico. Il aurait aussi fabriqué de la fausse monnaie.
Je vous souffle le thème de la prochaine chronique cinq tableaux volés à Paris !
Ça a plus de classe que de n'en voler qu'un seul ! ;-)
Merci pour cette belle chronique.

Et merci surtout de mentionner le film effectivement extraordinaire de Raoul Ruiz.
"René and Georgette Magritte with their dog after the war" est une très belle chanson de Paul Simon, dont je n'ai malheureusement pas retrouvé d'échantillon sur le net.
René and Georgette without dog, une photo qui prouve que contrairement à ce qu'affirme PG, Georgette n'était pas un thon.
Comme je ne te prends pas pour un con Djac (les cons je suis du même avis qu'Audiard, faut pas leur parler : ça les instruit) je tente une explication en précisant que toute critique est subjective...

Faisons une expérience : en plein jour allumons un réverbère devant une maison et quelques lumières à l'intérieur... Éloignons nous et observons l'effet produit. Rien, que dalle, ballepeau. Les lumignons sont bien trop faibles pour être visibles. Dont ce que Magritte à fait dans L'Empire de la Lumière c'est de s'affranchir de la réalité en montrant la nuit ET le jour en même temps, ce qui donne un sentiment d'étrangeté, d'irréalité, d'impossibilité qui est la marque même, et l'objet du Surréalisme !

Maintenant faisons une autre expérience : filons à la plage (si c'est en Espagne on ira à la playa, en Belgique à Knock le Zoute) posons un thon sur le sable, puis posons un improbable coquillage sur le bide du thon.

Qu'obtenons-nous alors ? Un thon au coquillage, et c'est tout ! Grosse déception...

La seule consolation c'est que ce dessin sans intérêt, cette peinturlure ratée se prête très bien à la réalisation de canevas pour le coin salon des gens modérément cultivés. Mais des filles à poil avec ou sans coquillage il y en a plein chez les marchands de canevas...

***
Bé c'est-à-dire que moi, en tant que béotien pictural, j'aimerais bien savoir quels sont les éléments qui font dire que Olympia c'est pas top-top, comparé à, je sais pas moi, l'Empire des Lumières présent dans la chronique, phoregsampeul.
Je suis preneur de :

* La Vénus d'Urbino par Titien, vers 1538 (premier choix)

* De Vénus dans Vénus et Mars par Sandro Botticelli, vers 1483 (son merveilleux visage et sa pudique robe blanche m’enchantent…)

Au choix dans mon salon ou dans mon lit (je ne suis pas bégueule)

Par ailleurs le portrait de Georgette Magritte, en cours de création, que je ne connaissais pas ne ne semble pas sans intérêt, quand bien même il serait tiré d’une photo… Cette façon de peindre la réalité en cours de construction me plaît assez (il existe de nombreuses illustrations de cette idée, y compris chez Disney ou Tex Avery…) ! La version “Olympia” m’enchante aussi, mais existe-t-elle en canevas pour la fixer sur le mur du salon au dessus de la téloche ?

J’attendais le coup du kidnapinge de Mona au début du siècle, parce que c’est trop drôle…

Enfin le poseur de bâche : génial, cet immeuble imaginé comme des rideaux s’ouvrant sur l’œuvre c’est vraiment bien !

Merci Alain, encore une grande chronique !

***
c'est une très belle histoire, comme toujours zavec Alain
Très chouette Doc. j'aime beaucoup Magritte pour son onirisme et parfois son horreur (cf. le "viol") et suis désolée du vol. Je n'ai aucune piste et ce n'est pas moi ! Par contre pour les Vermeer qui disparaissent, cherchez du côté des fabriquants de yaourts qui ont déjà piqué La "Laitiere". lol

Quel puits de science cet Alain Korkos avec toute cette générosité à vouloir partager les trésors de l'histoire de l'art. Biz
Très belle chronique, Alain. J'ai vécu avec la Vénus d'Urbino durant quelques années (enfin une copie). Magnifique.

Ce qui est curieux, chez certains collectionneurs, c'est qu'ils ont besoin de posséder pour apprécier, mais les musées ne sont-ils pas faits pour qu'on les fréquente et qu'au travers des oeuvres qu'on apprécie on puisse se faire son musée imaginaire ?

Enfin, moi, je me fais tous les jours mon musée imaginaire sur mon blog et cela me va, on peut même me voler mes clichés, j'm'en fous, tout pour le plaisir.

http://anthropia.blogg.org
"Une copie fut exécutée par Jef Van der Veken en 1945, d'après une photographie en noir et blanc. Restaurateur talentueux, un petit peu faussaire aussi, on soupçonna longtemps Van der Veken d'avoir commis le vol (l'histoire de ce bonhomme est vraiment fabuleuse, mais impossible à raconter ici)."

Pourquoi ? Oh allez, monsieur Korkos, racontez s'il vous plait !
;-)
Déjà que les hommes à poil sont nettement inférieurs en nombre par rapport aux femmes à poil dans les chroniques d'Alain Korkos, voilà qu'en plus il nous met une loque : il a plus de ressort le Mars, là, ça se voit!
Limite on lance une pétition, voir un projet de loi.
Signés les Venus ottentiques du forum
POISSON : Moi j'dirais plutôt que cette pétition est lancée par les Vénus Autant-tôt ou tard, vu l'heure.

(J'ai presque honte de faire des jeux de mots laids aussi laids…)
Ah, il est tard, ok je vais me coucher. Peut-être que la Vénus Autantard est magnifique, mais on ne l'a pas découverte encore, c'est tout.
Est-ce que c'est vous qui avez bidouillé l'absence de tableau sur la photo dans le musée bleu?
Est-ce que c'est parce que vous êtes débordé, en plein boulot, une BD, un truc?, que les chroniques ont changées d'heure?

Mea culpa, j'avoue avoir volé dans un "musée" : un morceau du sol de la salle de bain/ latrine de Jean sans peur (le gars même pas peur, il a mis sa chambre en haut d'une tour de la taille d'une chambre, au dernier étage avec des grilles dans l'escalier et des gardes en dessous pour pas se faire assassiner). Mais ils n'ont qu'à pas laisser des gravats comme ça par terre... Je veux bien le rendre le tout petit morceau du sol. De toute façon il est surement pas d'époque et il aurait été jeté.
C'est ce qui fait peur que les tableaux volés ne soient jetés ou ignorés de tous dans un coffre-fort oublié. Si la plupart du temps, ils sont sous le lit, alors c'est bien, une place de choix.
POISSON : J'vais tenter de répondre dans l'ordre.
1/ C'est moi qui ai bidouillé la photo de la pièce où le tableau est absent, bien sûr. Même que d'autres éléments ont disparu…
2/ Ya deux semaines la chronique est parue bien tard, parce que j'étais assez crevé.
La parution tardive de la chronique de ce jour bénéficie d'autres circonstances : j'ai profité hier d'une panne de mon cher, très cher fournisseur d'accès. Et comme je n'ai eu l'idée de cette chronique qu'hier après-midi (j'avais exploré d'autres pistes les jours précédents), j'ai dû la faire ce matin en catastrophe. C'est que ça ne se pond pas en une demi-heure, hein… Et puis ce n'est pas moi qui appuie sur le bouton final pour qu'elle apparaisse sur le site, c'est le chef qui a le doigt. Et ptêtre qu'il a autre chose à faire un samedi que d'attendre devant son écran, le doigt tendu, que j'aie fini de corriger mes fautes et mes répétitions…
3/ Ah oui, chez Jean sans Peur ! La tour qui se visite, vers la rue Réaumur, enfin, dans ce coin-là. Elle a tellement été restaurée qu'à mon avis, votre p'tit bout de sol a tout juste atteint l'âge de la majorité ;-)
Vous avez débarrasser la table. C'est l'heure de mettre le couvert. Qu'est-ce qu'on mange?

Moi j'aurai plutôt débarrasser la cheminée, parce que l'abat-jour dans le champ visuel, pour regarder le tableau, ça me gêne.
EMILIE : Ouha l'autre, eh ! genre petit sourire de fatale flatteuse qui croit qu'elle va lire une fabuleuse histoire de l'Oncle Paul !
Or donc, en deux mots : Joseph Van der Veken (1872-1964) était un restaurateur de tableaux primitifs flamands (Van Eyck, Van der Weyden, etc., la fine fleur du XVème siècle). Le gars avait vachement bien pigé la technique des maîtres anciens. Sauf qu'il restaurait tellement qu'on en est venu à se demander s'il n'en faisait pas un peu trop. Et le fait est qu'il en faisait trop, beaucoup trop. Certaines oeuvres dites "primitives" sont de lui à 80%.

L'étude de son travail a permis de poser la question des limites de la restauration.

Sans parler de la malhonnêteté du gars, qui présentait une oeuvre comme restaurée alors qu'elle était en majorité de sa main. Certaines d'entre elles furent réalisées pour un collectionneur nommé Renders. Tous les deux avaient monté un bon petit biznesse car Renders passait pour un expert. Et Pour compliquer la chose un peu plus, Renders vendit en 1941 sa collection à Goering.

Ça pose aussi, soit dit en passant, la question de l'expertise : plusieurs des tableaux ultra-restaurés par Van der Veken, voire entièrement de sa main, ont été authentifiés. Et son accrochés dans des collections prestigieuses, dans des musées.

Anecdote amusante : Joseph Van der Veken a fait au moins un faux sans le vouloir ; un jour, une de ses copies a été exposée dans une vente comme étant une oeuvre authentique du XVème s. Et il a prouvé, en montrant des photos de sa fille et de son facteur, qu'il en était l'auteur et que ces derniers lui avaient inspiré les saints représentés sur ledit tableau ! C'est cette affaire qui le rendit célèbre dans le monde entier, c'était en 1927.

Cette question des limites de la restauration, et donc des limites de l'authentique que pose le cas de Van der Veken, a donné lieu à une exposition qui s'est tenue en 2004-2005 à Bruges. Elle portait un titre à la con en grand-breton, histoire de faire genre : Fake or not Fake.
Un catalogue, qui en vérité est bien plus qu'un simple catalogue, a été édité à l'occasion. Il s'intitule Restaurateurs ou faussaires des Primitifs flamands, est paru aux éditions Ludion.
C'est sûrement épuisé mais je m'en fous, je l'ai ;-)
Attention, c'est un bouquin assez pointu, rien à voir avec un article d'Hector Obalk dans Elle.

Mais au-delà de l'aspect Faux pas faux, le cas de Van der Veken pose une autre question : celle de la différence entre l'habileté démoniaque et le génie. Techniquement, Van der Veken était à la hauteur de Van Eyck et consorts. Il l'a prouvé tout au long de sa vie. Mais il n'a rien inventé, il n'a fait que copier, que s'inspirer du travail de ses prédécesseurs. Comme tous ces assistants qui entouraient les grands maîtres du temps, et comme pas mal d'autres peintres souvent anonymes, qu'on baptise "maître du retable de ceci", "maître de l'Annonciation de cela", etc., qui avaient certes beaucoup de talent mais ne faisaient que reprendre les recettes inventées par Van Eyck, Van der Weyden et Memling.
On pourrait croire que la réponse à cette question est simple, et pourtant… Memling a copié Van der Weyden qui a copié Van Eyck. En quoi les deux premiers sont-ils plus que de simples copistes ? Comment se manifeste leur génie ? Et Van Eyck, il a copié qui ?

A propos de Van der Weyden, Memling et Van der Veken, il peut être intéressant de lire ces pages de la police scientifique fédérale belge (oui oui !).
Ça concerne l'affaire de la Marie-Madeleine, troisième panneau du triptyque de la famille Braque par Van der Weyden (c'est au Louvre) dont Memling aurait fait une copie. Sauf que Van der Veken est passé par là…


Bon, je repasse demain et j'fais une interro. Histoire de voir si vous avez tout bien suivi.

Sans parler de la malhonnêteté du gars, qui présentait une oeuvre comme restaurée alors qu'elle était en majorité de sa main.

Alors là, c'est vache. Le gars, il te fait du Rembrandt mieux que l'original, il a la modestie de ne pas revendiquer la paternité du truc et on le traite de malhonnête. Allez rendre service après ça.
"celle de la différence entre l'habileté démoniaque et le génie."
mais quand le copieur est un génie ? qu'est-ce qui est génial, l'original ou la copie ? ( voir par ex. la copie (?) de Sainte Praxède de Ficherelli attribuée à Vermeer ..... ????? )
tout ça me laisse perplexe...
C'est le grand problème de l'étude des copies romaines pour essayer de retrouver tant bien que mal l'original grec qui se cache derrière... On a tendance à se dire que les belles copies sont plus fidèles à l'original (bah oui, hein, l'art grec, c'est forcément beau selon nos concepts de beauté à nous). Mais un très bon copiste a pu prendre beaucoup de libertés avec l'original quand un copiste médiocre peut être très très fidèle à l'original (cette façon de penser semble même plus logique....).

Et voilà que nous nous mettons alors à rêver les oeuvres.... Moi, ça me va !
Les faussaires sont malhonnêtes. Mais des peintres qui se copient eux-même pour produire du cm2, ça s'est vu aussi et c'est pas très moral non plus.
J'ai vu une interview de la peintre qui a reproduit la grotte de Lascaux (dans l'émission "va-savoir", pas du pointu ni du Obalk non plus, chacun ses références) qui racontait qu'elle avait eu le sentiment de vivre une communion avec les artistes auteurs des peintures rupestres. Le faussaire n'est pas toujours un gars cynique qui fait des faux tableaux comme des faux billets, qui cherche à ridiculiser les experts et à fourvoyer le milieu de l'art. On a l'impression qu'il exprime une connaissance très intime de l'œuvre qu'il ose copier et donc on a du mal à le classer dans les bas-fonds sans autre forme de procès, et juste lui attribuer des basses intentions d'être milliardaire. Il nous impressionne, nous qui ne savons pas copier sans y mettre notre maladresse ou notre "adresse" justement, notre personnalité qui s'impose et se superpose. Est-ce du génie pour autant de copier si bien? Si oui, comment le faussaire peut-il le faire reconnaitre autrement qu'en étant malhonnête et en se substituant au maitre qu'il réplique? En faisant cela le faussaire nous oblige à un regard moins facile sur les œuvres, ont-elles un intérêt au delà du nom du peintre? De toute façon l'histoire de l'Art est une vraie salade qu'on ré-écrit perpétuellement, comme pour l'histoire de la musique, des musiciens qu'on jugent majeurs aujourd'hui étaient inconnus il y a 150 ans, et les faussaires participent à cette ré-écriture.
Dans 1000 ans, un général du 20ème siècle on ne saura plus si son nom c'est De Gaulle ou Pétain, et nos peintres ne vaudront pas un kopeck tellement les copier sera un jeu d'enfant, et quelque part cela sera selon leur volonté...
Ce matin, pas de chronique
Ce midi, pas de chronique
Alors, j'ai imaginé qu'on avait holdeupé le chroniqueur.
Mais cette affaire m'a taraudé l'esprit toute la soirée.
Alors je suis allée ici à tout hasard voir s'il n'y avait pas les empreintes digitales de Foie de canard, de Compunet ou de Pamela... et SURPRISE ! le chroniqueur était en place.

Je me suis méfiée, je me suis dit, "c'est un faux !".

Après lecture, relecture,
Cette évidence : mais, non, c'était bien le vrai, je reconnais la touche, les tons, la lumière...

Mais où est donc passé Olympia... ? Foie de canard, Compunet, Pamela... ?
Merci pour cette chronique qui n'en serait pas une, et pas seulement à usage externe.
J'en deviendrai presque sensible à la peinture.
J'aimerai savoir m'y noyer de la même manière...
someday maybiii...
Pour illustrer de mots, l'Olympia (celle de Manet, ou la Maja desnuda...)

La très chère était nue, et, connaissant mon coeur,
Elle n’avait gardé que ses bijoux sonores,
Dont le riche attirail lui donnait l’air vainqueur
Qu’ont dans leurs jours heureux les esclaves des Mores.

Quand il jette en dansant son bruit vif et moqueur,
Ce monde rayonnant de métal et de pierre
Me ravit en extase, et j’aime à la fureur
Les choses où le son se mêle à la lumière.

Elle était donc couchée et se laissait aimer,
Et du haut du divan elle souriait d’aise
A mon amour profond et doux comme la mer,
Qui vers elle montait comme vers sa falaise.

Les yeux fixés sur moi, comme un tigre dompté,
D’un air vague et rêveur elle essayait des poses,
Et la candeur unie à la lubricité
Donnait un charme neuf à ses métamorphoses ;

Et son bras et sa jambe, et sa cuisse et ses reins,
Polis comme de l’huile, onduleux comme un cygne,
Passaient devant mes yeux clairvoyants et sereins ;
Et son ventre et ses seins, ces grappes de ma vigne,

S’avançaient, plus câlins que les Anges du mal,
Pour troubler le repos où mon âme était mise,
Et pour la déranger du rocher de cristal
Où, calme et solitaire, elle s’était assise.

Je croyais voir unis par un nouveau dessin
Les hanches de l’Antiope au buste d’un imberbe,
Tant sa taille faisait ressortir son bassin.
Sur ce teint fauve et brun, le fard était superbe !

Et la lampe s’étant résignée à mourir,
Comme le foyer seul illuminait la chambre,
Chaque fois qu’il poussait un flamboyant soupir,
Il inondait de sang cette peau couleur d’ambre !

Poèmes de Charles Baudelaire
A ceux qui se demandent pourquoi on vole un tableau invendable, je me permets de suggérer une hypothèse.
Je ne veux accuser personne, mais ne trouvez-vous pas étrange que le tableau ait été volé un jeudi, ce qui fournit un beau sujet de chronique à un certain Alain K. doit rendre son papier le samedi ?
RÉPONSES EN VRAC DU SAMEDI SOIR


DELPHES : La môme Mona était déjà 'achement célèbre avant qu'on la choure et de nombreux peintres s'en sont inspirés au long des siècles. Le vol n'a fait que remettre une petite couche de notoriété, pas du tout indispensable.
J'avais pondu, en mars 2008, un article dans le magazine Ça m'intéresse qui s'intitulait Mais pourquoi a-t-elle autant de succès ? Faudrait que je retrouve le fichier Ouorde…
Pour Munch, ce n'était pas la première fois qu'on piquait cette version du Cri (il y en a quatre. Pareil pour la Madone (qui existe en deux versions, je crois bien). On n'a jamais su comment les flics d'Oslo ont retrouvé les tableaux. Cette histoire de la rivière a couru un moment, oui, il me semble.

MARC SÉROT : « Ceci n'est pas un hold-up ! »
Exact ! L'insouciance m'a fait écrire en grand-breton correct et j'en suis désolé, l'erreur a été réparée dans la chronique. Un p'tit chantage à l'assurance, même avec un mauvais Magritte, ça ne mange pas de pain (et un petit pain, en Belgique francophone, ça s'appelle un "pistolet" !)

PATRICE G. : « C'était donc très con de voler celle-là ! »
Eh bien non, justement, parce que ce tableau n'était pas du tout protégé alors que ceux du musée Magritte de la place Royale le sont plutôt bien.

MARCEL V. : Je me revendique à moitié belge, pour des raisons familiales et pas seulement. Mais d'ici à ce que je cause des courses cyclistes, y'a vachement loin ! Et puis écrire Eddy Merques, Merks, Merskx, Merckx du premier coup sans se gourer, c'est impossible. Et puis il n'y a pas de pire supplice que de dessiner des roues de vélo en perspective, avec tous les rayons bien bien comme il faut. Alors non. Van Eyck, Magritte, Bruegel, Franquin, d'accord. Mais Mercs, Mersk, Mersck, jamais.
Le point de vue du tonton flingueur

- Ta Mona, elle m’est sympathique, mais elle commence à me les briser menu avec son sourire d’oie sacrée. Ou elle s’arrête de poser, la Madone, ou je te lui en colle une à lui faire envisager le panorama qu’elle a dans le dos.
- Calme-toi, Riton, tu te fais du mal.
- Tiens, si c’était pas la gonzesse à Léo, c’est en plusieurs colis que je te la réexpédierais à Florence et à ses gondoles.
- Fais zexcuse, Riton, mais sans vouloir te vexer, y’a gourance, les gondoles, c’est Venise, pas Florence.
- Oh , mais c’est que je vais me le décalquer aussi, le petit singe savant.

( Joconde jusqu'à 100 - Hervé Le Tellier ) ou les exercices de style Duddit Monsieur - dans la filiation de Môssieu QUENEAU.
Bon, un peu de musique : Une Venus oubliee et politiquement incorrecte aujourd'hui, celle qui porte de la fourrure :

>< Pas l'originale du Velvet Underground, mais la version de Dave Navarro ><
Ouf ! ce matin j'ai crû qu'on nous avait volé la chronique. :-)
Qui joue à l'Olympia ????
ahahahahahhahahahahha
Bravo Alain de faire l'éloge des peintres du plat pays (qui était celui
de mes grands parents) . A quand une chronique sur les bières Belges ??
Les Moules Frites ??? (bon là Alain n'était pas loin avec ses coquillages ) !!!
Les classiques Cyclistes , Gand Wevelgem , La Flèche Wallone , Liège Bastogne
Liège , ect .... La Belgitude Quoi !!!!!!!
Jolie chronique.
Pas encore tout vu,

L'Olympia semble être la plus mauvaise toile de Magritte...

C'était donc très con de voler celle-là !

Pour ce qui est de Raoul Ruiz c'est évidemment un génie et mon frère Jérôme Prieur a joué le rôle de Monsieur Verdurin (pas très valorisant) dans le temps retrouvé...

Il en a tiré ce merveilleux texte PROUST FANTÔME

Je regarde de plus près et je reviens...

***
Pas mécontente d'avoir attendu cette chronique....
Ah ! le grand mystère des oeuvres volées... C'est aussi ce qui fait leur valeur. C'est vrai que le vol de la Joconde a largement contribué à sa célébrité ? Vous savez, cette éternelle question : pourquoi la Joconde est-elle si célèbre ? pourquoi la Vénus de Milo est-elle si célèbre ?
C'est toute une histoire, mélange de grande et de petites histoires.
Mais je n'arrive pas à savoir si la Joconde était TRES célèbre avant ce vol ? Quelqu'un sait ? Quoi ?!?! Personne n'était né alors et personne ne peut me dire ? Non, en vrai, si vous avez des infos là-dessus, ça m'intéresse ;-)

En parlant de Munch, ce ne sont pas ses oeuvres qu'on a retrouvées dans une rivière, balancées par la mère du voleur qui a paniqué, un truc comme ça ?

Sinon, j'aime plutôt bien l'Olympia de Magritte ; je ne connaissais pas. Un peu classique, peut-être. Mais assez intrigant ce coquillage qui semble aspirer le symbole de l'origine du monde...
Ce tableau me rappelle une très jolie oeuvre d'Hippolyte Flandrin, au Louvre : http://cartelfr.louvre.fr/cartelfr/visite?srv=car_not_frame&idNotice=8310

Encore un beau voyage que vous nous avez offert Monsieur Alain, merci beaucoup !
Ceci n'est pas un hold-up !
Ceci n'est pas une chronique !

Merci Alain
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