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Le masculin ne l'emportera plus sur le féminin : merci Weinstein !

Enfin une initiative. Retenez bien ce chiffre : ils sont 314. Je devrais dire, ils et elles.

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« L’accord de proximité est bien vivant et est appliqué inconsciemment quand l’adjectif épithète est placé avant le nom : ainsi nous disons naturellement, de nombreuses filles et garçons », souligne la linguiste Anne Abeillé, professeuse au sein du laboratoire de linguistique formelle et coordinatrice avec Danièle Godard de la Grande grammaire du français. https://recherche.univ-paris-diderot.fr/actualites/lecriture-inclusive-na-pas-fini-de-faire-couler-de-lencre
Toute ces histoires à propos du masculin et du féminin dans la langue française sont des vraies conneries pour amuser les gogos et les bobos pendant qu'on réduit leur cerveau et qu'on leur fait les poches .
Le Monde correct28 mars 2017 : Nous n’avons reçu aucune plainte pour ce titre : « Russie : l’opposant Alexeï Navalny et des centaines de personnes arrêtées lors d’une manifestation ». L’accord proche n’a pas l’air de déranger lecteurs et lectrices…
Sandra Benedetti : Parce qu'il est logique. Les personnes sont + nombreuses et sont en dernier. Mais ça reste une rude bataille ds les rédacs.
Frédéric Marchal : Accord de proximité : [OK de la main] [pouce levé]
S. B. : Eh oui. Mais ce n'est pas accepté dans toutes les rédacs quand un mot féminin vient après un masculin.
L. M. c. : Et si vous essayez en douce ? [détective privé]
S. B. : Déjà fait. Marche pas. [Visage avec un chapeau de cowboy]
L. M. c. : Les arguments finiront par l'emporter.
[quote= Titiou Lecoq, SlateFR, 29 septembre 2017.]
J['ai] très peu utilisé [le point médian] pour l’instant, mais je me dis qu’il y a matière à s’amuser, à triturer un peu la langue française. Par exemple, le point médian pour des insultes, j’adore, « [...] », « [...] » – ce qui ouvre la possibilité à la création du mot « [...] », qui lui-même pourrait engendrer « [...] ».
Une enseignante poste ceci sur Twitter, et commente :
Quand je corrige ça en troisième, vous m'excuserez tous, mais #EcritureInclusive #AccordDeProximité et autre #PointMédian, j'en ai rien à foutre ! Qu'on revienne à l'essentiel ! Bordel ! #GrosseColère #Fatigue.
La disparition de l'emploi d'un neutre dans la langue française aura pour effet vraisemblable de scinder dans les représentations les hommes des femmes, ce qui ouvrira pour ces dernières la possibilité de poursuivre la constitution du groupe de pression communautaire y afférent, sans avoir à investir les sphères et les talents ; ce en quoi la solution semble friandise aux féminâstes adeptes des quotas têtiés !!

Car regardez bien le tour de passe-passe proposé : rendre visible la communauté des femmes pour invisibiliser la condition humaine, celle-là même qui nous dépouille de toute bande-rôle :-)).
Juste pour la forme : si demain, des enseignants décidaient d'enseigner la théorie de la création ou de diaboliser l'avortement, les encenserait-on ? Si on dispose d'un programme commun, ce n'est peut-être pas pour rien. Donc bravo à cette initiative (ou plutôt, à cette déclaration), mais attention aux chimères qu'elle pourrait engendrer ...
Et pourquoi pas une troisième forme d'accord avec un tréma? Cela évite d'avoir à choisir et signifie bien la présence des deux genres.
Au collège, je découvrais la notion de neutre en Anglais, Latin et Allemand. Quelle admirable conception du langage (et donc de la pensée...).
Depuis, je me ris de nous voir, francophones, nous débattre dans la boue romantique de notre langue maladroitement sexuée.
Pauvres de nous.
Je reposte car je suis étonné par le nombre des commentateurs qui se révoltent contre les libertés demandées pour la langue

Ces 314 profs et proffes prennent des risques car ils ont en face d'eux quelque chose d'insurmontable : le conservatisme le figisme la cohorte des bien-pensants qui bien qu'ils fassent leurs 10 fautes sous la correction du correcteur Windows (ne parlons pas des centaines sous celle de Pivot) sont attachés viscéralement à ce mode d'asservissement qu'est la complexité de la langue française qui fait que des gens comme moi dont ce n'est pas la langue maternelle devraient mériter une reconnaissance éternelle pour être arrivés tant bien que mal à faire leurs 20 fautes

Plutôt que de vouloir défendre cette langue en la gardant dans le chloroforme, faîtes la vivre, triturez-la à la suite de Vian, Perrec et autres car elle n'en sera que plus belle et plus facile pour ceux qui l'apprennent de l'extérieur, soit parce qu'ils sont étrangers, soit parce qu'ils n'ont pas l'environnement favorable. Et tout d'abord, retirez lui les couilles à cette langue qui met trop l'accent sur le masculin
et meme ELLES et ILS (changer le sens des mots aussi devraient être fait), souvent seraient super, ras le bol d être derrière, c'est pas parce que depuis 10 jours le féminisme a le droit de s'exprimer qu'on doit continuer a le maintenir, il faudra des décennies de ELLE devant IL pour nous rendre un peu d'honneur, de remerciement pour la création, l'éducation et la vie de l'humanité , plus tout notre boulot non ou mal payé, la violence physique , la jalousie insupportable et mortel des mâles, leur frustration violente, et la course toute la journée, sans jamais aller au cafe boire un coup au bar...
Le plus amusant demeurant d'aller associer l'affaire Weinstein, cet harceleur anglophone, à ce combat.
Je me tamponne pas mal de cette règle. Et je trouve les raisons avancées par les signataires plutôt nulles, sauf celle de "au choix" qui a le mérite d'être honnête et d'éviter que des pédants passent deux heures à se poser la question.
Une véritable innovation aurait été la mise en place d'un genre neutre.
On rappellera à toute fin utile que les notions de masculin et de féminin n'ont pas été pensé comme tels à la base, mais qu'ils dérivent de règles différentes, notamment d'animé et d'inanimé, qui n'avaient alors pas grand-chose à voir avec le sexisme ou le machisme.

Le Youtubeur Linguisticae en a récemment parlé : https://www.youtube.com/watch?v=Aq2XboD-q_U (le sujet de base étant le débat autour de l'écriture inclusive)
Slate.fr choisit l’accord de proximité :
Dans le sillage des 314 signataires de l'appel à ne plus enseigner que «le masculin l'emporte sur le féminin»,
la rédaction va revenir à une règle plus juste issue du latin et appliquée en leurs temps par Corneille et Ronsard.
Ca peut marcher si ce n'est pas suivi, qu'il n'y a que 314 profs qui font ça ?
Ca risque de perturber les élèves si ce qu'on leur dit une année n'est plus valable celle d'après.
Avec un esprit bien tordu et jouant avec les mots, et pratiquant l'espagnol, je me suis demandé si on ne devrait pas faire comme les hispanophones : préférer la forme active à la forme passive : ce qui concerne les filles et les garçons, au lieu des filles et des garçons concernés. La beauté des filles et des garçons plutôt que"...ils sont beaux".
Langue espagnole dans laquelle on peut vraiment le dire, le masculin prime sur le féminin. Il n'y a pas d'homophonie comme en français ( concerné, concernées, concernés, etc..) : los niños y las niñas estan interesados. Mais ce genre de phrase est anachronique. On dira plutôt " muestran interés".

vive la forme active, renonçons à la passivité !
prochaine étape incontournable : [LES DROITS HUMAINS
Et hop!
La drosophilie a toujours lieu sur tous les champs de course.
Elle est même admise avec des obstacles.
Le PMU (le Parler Maternel Utilisable) prends les paris.
Quant aux gains l'approche de Noël va nous conforter dans l'idée que ce ne peut être que miraculeux.

Et si Dieu était femme et noire. Diantre!
Voilà qui changerait.

Maman, j'ai faim, j'ai les crocs.
On ne dit pas crocs, mais dents.
Mais maman, je n'en ai plus.
Suis-je bête, c'est vrai!
Super services à leurs élèves, les faire passer pour raisons idéologiques pour des gens ne maîtrisant pas les règles grammaticales françaises dans les décennies qui précéderont une hypothétique évolution générale de la langue.
Une pétition pour que la règle change rien contre, anticiper sur ce changement de la part de profs c'est juste une faute professionnelle et devrait être traité comme tel.

ps : et non ça n'a rien à voir avec l'avortement, où il s'agissait pour des médecins de sauver des vies et respecter leur serment en permettant qu'il soit pratiqué dans de bonnes conditions
Ce qui est bien si on tolere toutes les regles (le feminin l'emporte, le masculin l'emporte, l'accord de proximite, l'accord majoritaire ou autre), c'est que plus personne fera de fautes d'accords.
Oh, si .... on pourra encore se tromper de nombre, et laisser l'adjectif au singulier !
Ou s'emmêler entre "être" et "avoir" pour les participes.

L'erreur a un bel avenir encore !
Desole, je suis la regle du tout inclusif, qui consiste a pas faire de discrimination dans les regles, et a les appliquer toutes aleatoirement (j'evite ainsi de prendre parti),

qui comprennent :
-le masculin l'emporte toujours
-le feminin l'emporte toujours
-le singulier l'emporte toujours (il y'a clairement une tentative dans notre langue de minimiser la notion d'individualite, meme a plusieurs on est toujours des individus)
-le pluriel l'emporte toujours (il y'a clairement une tentative dans notre langue d'isoler les individus et de denier la part collective en chacun de nous).
-l'accord de proximite

Ceux qui m'opposeraient que je suis un paresseux qui n'a pas envi de se faire chier, je leur retorquerais : "pe me cho" (en ecriture francaise moderne). Les nazis de le grammaire n'ont plus interet a me chercher !

(Il y'a la version courte : la regle du pas d'accord )
J'aime bien l'accord de proximité parce que c'était l'ancienne règle en Français, avant que l'Académie n'impose son innovation sexiste. Si vous lisez Descartes dans le texte, il pratique l'accord de proximité, comme tous ses contemporains.

Ainsi, l'accord au masculin est une innovation récente, qui n'a aucun fondement historique. La forme originelle et juste est l'accord de proximité.

Par contre l'accord "au choix" me parait étrange (il n'y a pas de différence entre cet accord et une faute d'accord) et l'accord "majoritaire" est trop flou et inapplicable (souvent, on n'a pas les données pour trancher, comme dans l'exemple donné dans l'article d'ailleurs).

L'accord de proximité, par contre, est celui du latin, est très ancien dans notre langue, marche bien et est égalitaire. Tout le monde y gagne : les traditionalistes qui ne jurent que par l'antériorité et les progressistes qui veulent plus d'égalité.
Aréopage, Daniel (sans rancune...)
pps
et sinon, personnellement, moi j'utilise la langue inclusive pour tout ce qui concerne le "commun", "le collectif", groupes, mouvements, partis, assos,,etc.. et je garde encore l'ancienne (!) écriture pour les textes d'ordre plus "privé".
En attendant la suite bien sûr...
D'abord on n'a jamais enseigné que le masculin l'emporte sur le féminin, cette simplification pour école primaire visait à pallier le manque de genre neutre en français. Il devrait s'exprimer "le genre neutre ou multiple est marqué par le masculin". Il se trouve que le féminin étant marqué par l'ajout d'un 'e' ou autre complexité (chef/cheffe etc.), c'était la solution de simplicité.

Le grec et le latin avaient trois genres: neutre, masculin et féminin, le grec poussant même la précision à voir trois nombres: singulier, duel et pluriel, plus une règle pour le neutre pluriel "les animaux ça court" qui mettait le verbe au singulier pour dénoter un ensemble.

En français deux c'est comme trois ou quatre, c'est un pluriel.
On peut le regretter parce que bien des choses sont différentes à deux de ce qu'elles sont en solitaire ou en bande, mais on n'a pas le choix, il faut écrire "nous sommes" ou préciser "nous sommes tous les deux".

De même pour la phrase d'exemple de l'article "les hommes et les femmes engagé(e)s" on n'a que deux choix pour l'adjectif qui devrait être au neutre pluriel: masculin ou féminin.
La règle de simplification par accord du masculin a l'avantage dans ce cas (et n'en prendront ombrage que ceux qui confondent le genre grammatical avec le biologique, certainement pas le planton Sylvie ou la sentinelle Antoine) de préciser qui est engagé, gros avantage du français par rapport à l'anglais:
- the committed men and women
personne ne sait si les femmes sont aussi engagées, on traduit à l'aveuglette "les hommes et les femmes engagés" ou "les hommes engagés et les femmes"

Voyons maintenant l'accord de proximité:
- les hommes et les femmes engagées
là aussi je me demande si les hommes sont aussi engagés
par contre l'accord tant honni "engagés" force à comprendre que "engagés" qui n'est pas accordé avec "femmes" vaut pour les deux genres, et donc le français langue de la précision juridique ou descriptive donne un sens différent à:
- les hommes et les femmes engagées (seules les femmes sont engagées)
- les hommes et les femmes engagés (les femmes sont engagées autant que les hommes)

Dans ce cas c'est la précision de transmission du message qui l'emporte. On a suffisamment de façons de ne pas se comprendre entre auteur et lecteur d'un message pour ne pas ajouter une ambiguïté dont souffrent d'autres langues: l'accord de proximité rend la portée de l'adjectif incertaine, alors que l'accord contraire à la grammaire simpliste des correcteurs grammaticaux remplace une parenthèse
- (les hommes et les femmes) engagés.
Notons qu'en ajoutant la parenthèse je n'ai plus rien contre l'accord de proximité, mais ajouter des parenthèses ou expliquer dans une grammaire que le neutre se note "masculin ou féminin selon le terme le plus proche" ça ne me semble pas d'une simplicité de nature à faciliter l'apprentissage de notre belle langue.
Grand merci à Daniel de ne pas lâcher l'affaire!
Gloire à Daniel!
Car "les prédateurs sexuels, financiers, fiscaux", politiques, le sont aussi dans la sémantique.
Et le combat est loin d'être gagné. Nous avons encore de la route devant nous et nous devons être nombreux·ses!
Encore une fois derrière le capitalisme, il y a le patriarcat qui est son substrat naturel!
Toute les actions et tous les soutiens comptent.
Il est formidablement heureux que les mecs se bougent enfin le cul et se sentent aussi concernés!
Ca c'est une révolution!
Ça c'est vraiment du nouveau depuis 68!
Car les femmes sont dans toutes les manifs, concrètes ou symboliques ( "pour le droit au logement", "les retraites", "la précarité", "contre le cumul des mandats", "la solidarité avec les migrants", "la liberté d'expression", "l'écologie" etc.. etc.. ) et elles se retrouveraient TOUJOURS SEULES dans les droits qui les concernent (apparemment) "elles seules"??!
Enfin merci aux hommes de se bouger le cul, de se sentir concernés par la mixité de l'universel!
Gloire aux hommes nouveaux de ce pays!
Pour rappel il y a la langue de Weinstein et celle de l'Académie qui se roulent des pelles et il y a aussi toutes ces joggeuses, violées, calcinées, petits rebuts tus, disséminés, dans la rubrique des faits divers, dont il est difficile d'accorder leur agresseur en langue inclusive.
Rien que pour cet immense tas de victimes, jetées au fumier du spectacle, j'aimerais que cette polémique grivoise (à savoir si oui ou non ou met ou pas des "e" quand il y a des femmes), cesse!

ps: Sinon, je pense que ce n'est pas une femme sur deux ou sur trois qui a été agressée sexuellement, c'est toutes les femmes, ( jeunes, belles, vieilles ou moches) qui ont été agressées au moins une fois dans leur vie, toutes, et si elles ne le disent pas c'est que c'est simplement, très pénible de s'avouer "victime".
Le casse-tête de notre belle langue vient de la nécessité à choisir, au moins pour l'oral, entre "Les profs sont fatigants" ou "Les profs sont fatigantes". Quelqu'un a-t-il une solution ?
Et si on arrêtait de s'embêter avec l'accord de l'adjectif que personne ne nous envie ? "des femmes et des hommes se sont engagé", ça le fait, non ? Il resterait les nostalgiques (dont je fais partie, mais on s'en fout) des complexités de la langue qui pourraient, juste pour le plaisir et à titre de hobby, continuer à s'amuser avec les règles de grammaires, comme nous le faisons avec l'imparfait du subjonctif sans obliger quiconque à nous suivre dans cette lubie.
Au-delà du pas en avant pour l'égalité femmes-hommes, ce serait un grand bond contre la discrimination sociale : on sait bien que si nous tenons tant à ces sophistications de l'orthographe française, c'est parce qu'elles nous permettent, mieux que tout test d'aptitudes, à distinguer en un clin d'oeil le prolo du bien-né.
et des chiffres.

Si quelqu’un•e à la réponse à la question suivante, cela m’intéresse beaucoup :
pourquoi a-t-on en France un déficit de population féminine depuis 1992 ?
https://www.insee.fr/fr/statistiques/1892086?sommaire=1912926

Certes, en France on meurt parce qu'on est une femme, mais ça n’explique pas entièrement le déficit.
C'est fascinant
Alors que l'école française a des résultats catastrophiques les responsables s'affairent à changer la grammaire
l'audace des signataires
- Oui, saluons-la! Ces gens, en signant la pétition, risquent la prison ou la déportation dans les mines de sel.
- Non?
- Bon, saluons quand même. Ca mange pas de pain.
L'illustration de cette chronique mériterait à elle seule une autre chronique ! Énorme !

Pour les profs " qui n'enseigneront plus..." je n'ai pas lu leur présentation mais si leur niveau d'enseignement est collège et au-dessus, cette règle n'a jamais été explicitement enseignée en tant que telle dans leurs cours : au plus elle est appliquée et/ou exigée.
La formulation explicite de la règle en question se fait dans les petites classes, c'est dans les " fondamentaux".

( Intéressante contorsion des deux neurones au moment de rédiger ce message pour ne choisir que des tournures m'évitant de devoir accorder " prof" afin que ce ne soit ni masculin ni féminin).
En raison du froid régnant ce matin et la température qu'il dut faire dans la nuit je ne sais ce qu'il faut écrire:

Les SDF sont morts ou mortes dans la nuit glaciale...ne sachant s'il y a plus de personnes de sexe féminin que masculin.

Cette va gâcher ma matinée et je ne pourrai complètement jouir de la beauté irréelle de la blanche gelée.

Il faudrait demander de façon insistante aux "optimisés fiscaux" le nombre de logements qui auraient pu être construits avec l'argent qu'ils ont " légalement" protégé des dents voraces de l'Etat et des peuples qui ne sont que fainéants, cyniques, extrêmes...sans costume décent.

"L'actualité" privilégiée possède un goût certain de mépris qu'il faudra, bientôt faire avaler à ceux qui font de cette actualité commerce de mots et de détournement.
Nous voilà désormais privées du plaisir d'entendre un mâle rappeler avec un petit sourire en coin que "Le masculin l'emporte sur le féminin", le petit sourire en question ne se rapportant évidemment pas à une simple règle de grammaire. Je pense surtout à la petite fille que j'étais il y a bien longtemps, et au nombre de fois qu'elle a entendu énoncer cette "règle", au nombre de fois où elle l'a vue accompagnée de ce petit sourire suffisant ou malicieux. En même temps que la soumission, cette règle instillait la révolte: un million de femmes et un seul homme, et le masculin l'emporte pourtant?

Dans ma tête se fait un lien bizarre avec les harcèlements de rue de ma jeunesse: "Alors, on n'a pas peur de se promener comme ça, la nuit, toutes seules?". Ce que le MLF raillait à l'époque: À partir de quel nombre des femmes sans homme cessent-elles d'être seules?
Yay ! Ce serait bien de trouver un moyen de "l'imposer" à titre personnel...
D'autres ont-ils remarqué que le scandale a éclaté dans un pays dont la langue ne marque pas le genre dans ses accords d'adjectifs qualificatifs ?
Et pour comble, le scandale fiscal en cours met en cause l'île de Man !

Un hasard, vous croyez vraiment ? Non !
J’attends avec gourmandise un-e Alain Naze du féminisme venant chanter les plaisirs de l'invisibilité, des joies révolutionnaires de la marge...
Bon, d’accord, je suis méchant, mais son livre m’a passablement gavé dans sa lecture.
D.S. a profité de ses vacances pour apprendre à caresser dans le sens du poil?
on dira désormais : " en matière grammaticale, la forme la plus simple est privilégiée" Ainsi, on écrira "les filles et les garçons sont concernés" par souci de simpicité, non pas pour une question de masculin féminin.

Voilà.

Passons à autre chose, et l'affaire Weinstein et consorts nous rappelle qu'il existe des tas de prédateurs de tout poil ( si j'ose dire).

Nous vivons dans une société de prédation, dirigée par des prédateurs, sexuels, financiers, fiscaux. Ils se retrouvent souvent dans les même rubriques.
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