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Le "droit voisin", les médias et Google : on vous explique tout

Assistera-t-on à une "guerre" entre la presse et Google ? Depuis ce jeudi 24 octobre, la loi française prévoit que les plateformes comme Google paient un "droit voisin" aux éditeurs de presse. L'Alliance de la presse d'information générale a annoncé vouloir porter plainte contre le géant américain, accusé de contourner la loi. Mais le droit voisin, qu'est-ce que c'est ? Et tous les médias sont-ils vent debout contre Google ? ASI vous explique le grand flou de cette loi, et les conditions futures de son application.

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Il est assez étrange de voir les réactions des éditeurs de presses. Ils réclament une loi à corps et à cri pour ces droits voisins. La loi est adoptée et donne soit le choix à Google de continuer comme avant mais en payant, soit de se contenter du ti(...)

Next Impact, journal avec lequel vous collaborez souvent, va un peu plus loin dans la critique de la situation et rappelle la position du SPIIL (le Syndicat de la Presse Indépendante d'Information en Ligne, dont Arrêt sur Images fait partie) :
« Fonda(...)

Cette loi est une honte qui réduit en miette le droit de citation, tout ça pour que quelques rentiers conservent tant bien que mal un modèle économique pourtant à bout de souffle. La presse française défend ses propres intérêts plutôt que d'informer (...)

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À quel point les flux RSS des sites d'information sont-ils concernés ? Logiquement, pareil alors. Il me semble que les snippets et autres premières lignes sont générés depuis les fichiers XML "émis" par les différents sites d'information et blogs. Perso, je vous suis depuis un agrégateur de flux (Feedly) et je vois vos chapôs et photos d'en-tête, encore aujourd'hui. Je sais aussi que nous ne sommes pas beaucoup à passer par là pour lire l'info (au passage, l'avantage est qu'il n'y a pas d'algorithme personnalisé). Google News et les autres puisent dans ces flux RSS également. Ce changement de loi est peut-être l'opportunité pour enfin être lu via ces moyens de lecture, sans algorithme entre l'éditeur et le lecteur ? Ce serait démocratiquement salvateurs il me semble.

Next Impact, journal avec lequel vous collaborez souvent, va un peu plus loin dans la critique de la situation et rappelle la position du SPIIL (le Syndicat de la Presse Indépendante d'Information en Ligne, dont Arrêt sur Images fait partie) :
« Fondamentalement, notre secteur doit désapprendre à utiliser son pouvoir politique pour se créer des rentes garanties par la législation. Son indépendance, clé de la confiance du public dans ses contenus, est à ce prix ».


Next Impact rappelle également : « Alors que la presse se morfond d’une crise de confiance, cette prose a été reprise en chœur par une ribambelle de titres dont le Parisien, le Journal du Dimanche, Nice Matin, l’AFP, la Tribune de Lyon, L’Équipe, Libération ou Marianne. Pas une seule fois ces titres n’ont révélé le nombre de visiteurs que drainaient les moteurs de recherche, contrairement au numéro un du journal Die Zeit. »

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merci pour cet article :)

Tout cela semble confirmer que les décisionnaires sont largués par tout ce qui est enjeu technologique.

Il est assez étrange de voir les réactions des éditeurs de presses. Ils réclament une loi à corps et à cri pour ces droits voisins. La loi est adoptée et donne soit le choix à Google de continuer comme avant mais en payant, soit de se contenter du titre et du lien.

Google choisit la 2e solution et on l'accuse de contourner la loi... Pour reprendre une analogie que j'ai vu ailleurs, c'est comme si une mairie décidait de rendre le stationnement payant et voulait sanctionner ceux qui ne prennent plus leur voiture en conséquence...

Voir aussi ce fil twitter qui date d'il y a quelques semaines mais qui j'avais trouvé très intéressant (en anglais) : https://twitter.com/baekdal/status/1177892512779919360

Cette loi est une honte qui réduit en miette le droit de citation, tout ça pour que quelques rentiers conservent tant bien que mal un modèle économique pourtant à bout de souffle. La presse française défend ses propres intérêts plutôt que d'informer correctement le public sur les multiples conséquences néfastes de cette loi.


Bravo à Numerama de défendre une position un tant soit peu respectueuse des libertés.

Rappelons qu'à l'époque du - houleux - débat public sur le projet de directive, les esprits subtils et raffinés ayant commis cette bouse législative n'ont eu de cesse de dire que les opposants n'étaient que des esprits faibles n'ayant rien compris aux grands équilibres magnifiés par la rédaction du texte, manipulés par Google et autres boîtes aux relents suspects.

Rappelons également que l'objet de ce projet était de contraindre les rétives boîtes sus-cités à se plier aux souhaits des différentes catégories d'ayant-droits ayant soutenu de bout en bout cette aventure législative.

Las, le droit n'est pas de l'art lyrique et les lobbys de la presse et de la culture, dont l'efficacité dans les couloirs du palais n'est jamais démentie, vont encore échouer dans leur grande entreprise, de la manière dont tout le monde l'avait prédit.

Soutenus au parlement européen par des élus français de tout bord, transposé en droit national à la vitesse grand V, au milieu de l'embouteillage législatif, comme si c'était le sujet vital dont il fallait s'occuper toutes affaires cessantes, l'illusion a duré à peine quelques jours.

L'infamie de cette triste issue aurait pu se suffire à elle-même, mais il a fallu qu'ils aillent collectivement ajouter au spectacle de cette débacle, une litanie de lamentations plus ridicules les unes que les autres sur le non respect de l''esprit" de leur loi (dont ils avaient donc soutenu, que la puissance de la "lettre" ferait fléchir les récalcitrants).

Il y a trois siècles et quelques, Molière a commis quelques agréables moment de scène pour se moquer de la bêtise de ses contemporains. On se dit là que c'est dommage qu'il soit advenu avant la démocratie, il aurait assurément pu y trouver matière à étoffer son répertoire.

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Il va falloir qu'ASI mette aussi ces balises, car le renouvellement des abonnés dépend certainement aussi d'un bon référencement sur les moteurs de recherche !

Ha, un site qui fait la promo de ton site, et qui en plus te paye ! Le rêve de tout webmaster !

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