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2009 : Alain Rey, "usurpateur légitime" [Avent2020]

Mort le 28 octobre 2020, Alain Rey était ce linguiste et lexicographe médiatique, le boss du Robert, aussi modeste que génial, drôle que savant. Dans cette émission de l'été 2009 animée par Anne-Sophie Jacques, avec Daniel Schneidermann comme chroniqueur (eh oui), il décortique entre autres les mots "femme" (de la même famille que... fellation), mais aussi des mots qui sonnent avec cette fin décembre : congé ("autorisation de se déplacer"), vacances ("temps vide"). Il nous manque.

Derniers commentaires

Anne-Sophie, quelle chance d'avoir rencontré Monsieur Alain Rey, comme je suis jalouse....En tout cas, tu as été parfaite. Merci
Super cette émission, merci. J'écouterai parler M. Alain REY pendant des heures de la richesse des mots. Merci à Anne Sophie pour l'avoir invité.
Heureusement.....Légitime, je sais pas, mais usurpateur, forcément.......Les mots, on les emprunte simplement.....On les tord, on les déforme, on leur fait dire autre chose en les torturant....Mais ils restent ce qu'ils sont....Et parfois certains chroniqueurs analysent les chroniques d'autres chroniqueurs et y voient les failles.....Les mots parlent à tort et à travers, mais disent toujours ce qu'ils veulent dire....Merci à Alain REY de tenir le langage à bout de bras, à bout de langue....C'est ce qui restera de nous quand l'argent aura fini de tuer en nous l'humain.....
Merci pour cette excellente émission avec un excellent invité.
Je me réjouirai de voir Anne Sophie plus souvent sur le plateau.
Bonjour à tous.

Je suis assez ennuyé d'ajouter un commentaire plutôt négatif sur le travail d'Anne-Sophie Jacques, mais franchement après avoir visionné l'émission, j'ai l'impression qu'elle a oublié qu'elle était sur un plateau télé, avec des internautes qui regardent l'émission.

Je l'ai sentie sincèrement ravie d'être en face d'Alain Rey (je l'aurais été tout autant qu'elle). Mais j'aurai aimé moins de familiarité (j'ai souffert), plus de sobriété, plus de plages (au sens initial du terme ;-) laissées à Alain Rey dont le discours s'est vu trop souvent superposé par des acquiescements, voire interrompu par des phrases qui ne faisaient que répéter (forcément maladroitement) ce qu'il venait de dire. Est-ce qu'en tant qu'animatrice de l'émission elle a ressenti inconsciemment un besoin irrépressible de se manifester chaque minute pour justifier sa présence, en acquiesçant pour montrer qu'elle comprenait son discours ? Pour le télespectateur, c'est le discours de l'invité qui est important, pas l'aquiescement de l'animateur.

J'ai donc eu globalement l'impression d'assister à une discussion personnelle entre Anne-Sophie Jacques, allant jusqu'à évoquer ses problèmes personnels de boulot, et non à une émission destinée à être vue par d'autres personnes. Quand Anne-Sophie Jacques a demandé ouvertement à Alain Rey de faire son boulot, j'ai eu un sentiment de honte pour elle. Il n'est certainement pas facile d'interviewer quelqu'un d'aussi brillant qu'Alain Rey. Mais je pense que pour lui (comme pour d'autres sommités, comme Michel Rocard par exemple) on devrait n'intervenir que par petites touches.

Merci à toute l'équipe pour ce travail. J'étais ravi de pouvoir entendre de nouveau Alain Rey. J'espère que ces remarques, que je veux constructives, permettront d'améliorer l'émission.

Cordialement.
tres bonne emission.

mais pourquoi tout le monde autour de la table avait un verre à dent avec appareil dentaire recouvert d'eau ?
sauf anne-sophie qui avait le droit à une rondelle de citron ....
Coucou anne-sophie

Voilà, retour vacances, et première émission regardée, la votre/tienne.

Félicitations pour le choix de l'invité, toujours passionnant.
Doit pas être facile de se retrouver devant une telle somme de connaissances sur le français et son histoire...

Très touchant de voir tes/vos émotions, enthousiasmes, appréhensions, hésitations...
Je ne serais pas contre l'idée que DS vous/te donne une petite chronique de temps en temps dans les émissions du vendredi, moi...

Bon, maintenant, il faut que j'aille voir celles d'Alain et de Maja.
Émission de haute volée. Merci à Anne-Sophie Jacques pour l'idée et la présentation (mais pensez à ne pas trop couper votre interlocuteur dans votre enthousiasme!), à Daniel pour avoir su se mettre en retrait tout en intervenant pertinemment et bien évidemment à Alain Rey, dont j'ai bu toutes les paroles avec délectation!
Un régal!
Félicitations!
A ce rythme, je pense que je vais renouveler avec plaisir mon abonnement, moi :-)
Bonne continuation,

Gaëlle Sartre-Doublet
,
Bonjour à tous
Vous indiquiez lors de l'émission un site où toutes les chroniques d'Alain REY avaient été collectées, quel est-il ?
Merci
Catherine
[quote=C'est juste "très bien"]
Pourquoi ne pas dire plus simplement :
"C'est plus que très meilleur".

Stan 1000g
C'est juste "très bien".
(J'utilise pour un clin d'oeil amical cette formule qui m'énerve au plus haut point. Je l'ai entendue pour la première fois dans Nouvelle Star, l'an dernier, proférée à l'envi par Lio et Sinclair, pour qui tous les oualeurs et toutes les oualeuses qui se succédaient étaient '"juste parfaits". Vous avez déjà fait une émission là-dessus ? L'origine de ces expressions qui nous barbent, genre "c'est clair" - Delarue, dans la Grande Famille, vers 1992, n'arrêtait pas avec ses "c'est clair"... Ou pire : "c'est que du bonheur". Première fois entendue bêlée par Flavie Flament, il doit y avoir cinq ans...)

Bref : superbe émission, que je n'ai vue que par petits bouts, en attendant de me faire l'intégrale dans pas longtemps.
Ce mec est incroyable !
Un dictionnaire sur patte, en mieux.
Par contre, qu'est-ce qu'il a mit dans la tête d'asi !
Bam, Bam, Bam !
Aller réviser les petits jeunes qu'il a dit M. Robert !
très bonne émission
Je me régale sur le site de sitecon
et Anne-Sophie est incroyablement séduisante ...
J'y vais tout de suite, en courant... De retour de La Baule sevré d'ordinateurs depuis vendredi (volontairement : pas le temps !)

***
Si je peux me permettre, j'ai trouvé DS très étrange, tel une caricature de lui même :

- bondissant pour un rien, sur un ton fort polémique, comme au sujet de la définition du geek : "comment deux définitions siiii différentes ...?!" ("mais non Daniel, il y a juste une précision supplémentaire dans le Robert"),

- multipliant les remarques grinçantes et inutiles si genre "ah bhé oui, si le mot révolution doit changer de sens, c'est bien en 89 " ,

- et enfin sautant à la face de l'invité au sujet du soit disant oubli de la référence à la Vulgate, en semblant oublier que nous parlons d'un dictionnaire classique et non d'une encyclopédie, ni même du dictionnaire culturel qui contient sans doute plus de précisions ; et enfin se payant carrément la tête de l'invité en ricanant sur le fait qu'il se défende d'un attaque pourtant si creuse.

Que se passe-t-il ? Daniel a-t-il voulu contrecarrer les critiques de la dernière émission évoquant le manque de contradiction de l'invité ?

L'émission n'en fut pas moins passionnante.
Le savez-vous ?
Le verbe Flirter vient de l’anglais « to flirt » venant lui même du français « compter fleurette »

e-mail vient de l’anglais electronic-mail…
mail venant lui même du français « malle poste » (donnant poste en français).

Stan 1000g

P.S. : Sur google, une recherche « pages francophones » donne 11 600 000 pages pour software contre 32 800 000 pour logiciel.
bien aimé ton émission... apprécié la manière dont tu l as animée, (y compris la petite touche émue du début) ainsi que ton choix d invité
passé encore 1 excellent moment
la gerso-réunionnaise
Si écrire est pour vous une religion…

Une question ambiguë pour moi, mais ambigüe pour les jeunes internautes… voir ce lien ci,
est comment bien écrire :
dois-je écrire boîte ou boite
(le dictionnaire Word accepte les deux orthographes, contrairement à ambigüe qui est systématiquement remplacé par ambiguë)

Mais, ce choix entre plusieurs orthographes, n’est pas très nouveau dans les dicos… voir cet autre lien.

Et j’ai des chaRiots et même des chaRRiots d’exemples…

Stan 1000g
[quote Normand Baillargeon]

Affirmez que vous êtes anarchiste et presque immanquablement on vous assimilera à un nihiliste, à un partisan du chaos voire à un terroriste.

Or, il faut bien le dire : rien n'est plus faux que ce contresens, qui résulte de décennies de confusion savamment entretenue autour de l'idée d'anarchisme. Les dictionnaires ne sont d'ailleurs pas en reste et véhiculent largement la même prénotion, le même préjugé. «Absence de gouvernement; confusion ou désordre qui en résulte» : voilà ce que serait l'anarchie selon le Robert.

«Absence [an] de gouvernement [archie] et par suite désordre et confusion», assure le Littré, tandis que le Larousse conclut que «la doctrine anarchiste offre un singulier mélange d'illuminisme désintéressé et de violence aveugle ou brutale».

On ne saurait faire pire en si peu de mots. Et la culture savante comme le monde universitaire ne font parfois guère mieux. C'est ainsi que l'épistémologie relativiste et irrationaliste de Paul Feyerabend y a été récemment décrite et discutée comme une théorie anarchiste de la connaissance, ce qui dénote une complète ignorance de l'anarchisme et du rationalisme qui l'a toujours animé.

Mais qu'est-ce donc que l'anarchisme, s'il n'est rien de tout cela ?

L'anarchisme se définit étymologiquement comme [an-] (privatif) [archos] (pouvoir, commandement ou autorité) ; il est donc, littéralement, l'absence de pouvoir ou d'autorité. Ce qui ne signifie ni confusion ni désordre, si l'on admet simplement qu'il y a d'autres ordres possibles que celui qu'impose une autorité: voilà, exprimé le plus simplement possible, ce qu'affirme d'abord l'anarchisme. Cet ordre en l'absence de pouvoir, les anarchistes pensent qu'il naîtra de la liberté — de la liberté qui est la mère de l'ordre et non sa fille, comme l'affirmait Pierre-Joseph Proudhon. Pour le dire autrement, l'anarchisme pense que le désordre, après tout, ce peut bien n'être que «l'ordre moins le pouvoir», selon le beau mot de Léo Ferré.



La suite, c'est ici : L'ordre moins le pouvoir
La dernière édition du Petit Robert propose, pour environ 6 000 mots, deux orthographes possibles. M. Rey est bien placé pour dénoncer le n'importe quoi !
http://www.leparisien.fr/societe/meme-les-dictionnaires-font-des-fautes-27-09-2008-257185.php
http://bibliobs.nouvelobs.com/20081007/7601/le-robert-2009-prefere-limbecilite
Je l'ai ! Je l'avais podcastée à l'époque ; elle a été conservée.

Vous pouvez me contacter par MP pour que je vous l'envoie.

Rencontre au sommet pour cette nouvelle émission d'été. Quand Daniel a proposé une carte blanche à notre spécialiste des mots Anne-Sophie Jacques, elle a choisi d'inviter le maître de tous les spécialistes des mots : Alain Rey.

Linguiste, lexicographe, et rédacteur en chef des publications des éditions Le Robert, Alain Rey dirige la conception de tous les dictionnaires Le Robert. Sur notre plateau, il dissèque quelques-uns des mots-stars de l'année, parle du rôle de chroniqueur, éclaire le poids de l'histoire dans le cheminement des mots, et dévoile quelques-uns des secrets de fabrication des dictionnaires. Il est accompagné de Daniel Schneidermann, simple chroniqueur le temps de cette émission.
L'émission est animée par Anne-Sophie Jacques, et déco-réalisée par François Rose.

La vidéo dure 74 minutes.

Acte 1 - Pourquoi "femme" et "fellation" sont de la même famille
Notre invité est l'auteur du Dictionnaire historique de la langue française...

L'histoire du geek m"a pris à rebrousse-poil. (ce dernier sera dans la prochaine chronique).
Alain Rey estime que son travail de chroniqueur était riquiqui, minuscule par rapport au boulot que j'avais fait avant, pendant dix ans pour creuser l'histoire des mots :
Moi j'estime que son travail a été riquiqui par rapport au boulot qui a été fait pendant plus de 60 ans par l'auteur de sa source, Walther von Wartburg:

Wartburg, Walther von et al. (1922–2002) : Französisches Etymologisches Wörterbuch. Eine darstellung des galloromanischen sprachschatzes (25 vol.). Bonn etc.. Pour une présentation.

la source inépuisable d'Alain Rey, du TLF et de tous ceux qui s'occupent d'étymologie. Dans l'article giga "geige, instrument de musique à trois cordes" (12e-3e siècle), le sens "gigot", un gigot ressemble à une gigue (en occitan giga signifie "jambe, cuisse; air de danse; corde"); en l'ancien flamand gigot "petite monnaie" (15e siècle, dans Godefroy), à Mons gigot "demi liard de Brabant", à La Louvière (Belgique) "centime".

A partir du substantif gigue a été formé en moyen français le verbe giguer "gambader, folatrer" ou dans la région de Verdun et Châlons-sur-Saone "sauter, remuer les jambes; s'amuser bruyamment"
.
En néerlandais le mot gek, prononcer gèk, est très courant comme substantif "fou" mais surtout comme adjectif ou il a pris le sens de "fou de quelque chose; curieux, étrange".
Dans le nouveau dictionnaire étymologique du néerlandais (EWN), je trouve dans l'article gek "fou", qu'il y a peut-être un lien avec le substantif gek "extracteur de fumée sur une cheminée" et il cite le dictionnaire étymologique du danois de Nielsen, qui relie le norvégien gek au verbe geiga"chanceler, tituber" et l'allemand geigen"vaciller, flageoler" de l'ancien allemand giga "instrument de musique à trois cordes". En bas-allemand le gek était le "fou du roi".
Bien sûr, il y a d'autres explications, mais celle-ci est assez séduisante. Elle nous raconte que des musiciens ambulants allemands, à une époque ancienne, probablement pendant les Carolingiens (750-1002), venaient jouer de la giga, Geige en allemand moderne, dans les cours en France.
Pourquoi avez-vous changé le titre de l'émission ? Hier (ou avant) c'était "Sur Wikipédia, il y a de vrais scandales !" ou quelque chose comme ça et aujourd'hui le titre est devenu beaucoup plus anodin. De quoi avez-vous eu peur ?
Comment être idiot* !
Ne pas confondre idiomatisme [mot inexistant dans la langue française], avec idiotisme et idiome

Idiotisme (expression intraduisible dans une autre langue) ex ; « Il pleut des hallebardes » ; « it’s raining cats and dogs ».

Idiome (forme de langages propre à une région, et souvent hérité d’une langue locale).

Et n’allez pas me demander comment je le sais…
J’y sais tout simplement !

Stan 1000g

*Du grec ????? « qui appartient en propre ».
Emission très, très, très agréable à regarder. Il est vrai que le sujet me passionne (ce qui n'apparait peut-être pas dans ma manière d'écrire...).

Tout de même, je vais me risquer à faire mon pinailleur. Je crois avoir relevé une petite incorrection dans les propos d'Anne-Sophie.
(je n'en suis pas absolument certain, mais c'est pour moi une occasion d'apprendre).
Dans le passage, Anne-Sophie, où vous évoquez le mot tollé, vous citez une phrase latine en prenant soin de préciser que votre accent n'est peut-être pas parfait (je cite de mémoire).
Ce n'est pas la première fois que j'entends le mont accent employé dans cette acception, qui me surprend toujours. J'ai fait une brève recherche (sur un vieux Petit Larousse de 1993 et sur le Dictionnaire en ligne de l'Académie française) qui semble confirmer mon intuition.

Je cite la définition de l'Académie française :
Intonation et articulation particulières à une nation, aux habitants d'une région ou à un groupe social. Un étranger qui parle le français sans accent. L'accent corse, marseillais, auvergnat. L'accent d'Oxford. L'accent faubourien. Il a perdu, il a conservé son accent. Ellipt. Avoir l'accent, l'accent du Midi de la France.

La définition du Larousse est pratiquement la même.

L'accent n'est donc pas une manière de prononcer une langue (sinon, la phrase Un étranger qui parle sans accent n'aurait pas de sens), mais la modification de la prononciation "normale", "officielle", "académique" d'une langue (que l'on soit d'accord ou non sur la pertinence de l'idée qu'il doit exister un prononciation normale, ce n'est pas le sujet de mon message).

A mon humble avis, on ne doit pas dire "J'écris bien l'anglais, mais j'ai un mauvais accent", mais "J'écris bien l'anglais, mais j'ai une mauvaise prononciation" (ce qui signifie en fait, si c'est un Français qui parle, qu'il a un accent français).

Il me semble donc que vous auriez dû employer le mot prononciation à la place du mot accent, qui n'a pas, en tous cas jusqu'à ce jour, glissé suffisamment pour pouvoir se substituer à prononciation.
Deuxième fois sur ASI que la traduction linguistique est évoquée en termes élogieux pour la compréhension des textes. Il semble indispensable d'y consacrer une émission entière. Dans quel sens?? Hey j'suis pas producteur...
Merci pour ces (et surtout cette) émissions estivales pleines de bonne humeur, au cour desquelles l'on se surprend
à rire aux éclats.
Merci à Alain Rey (ainsi qu'à Anne-Sophie et Daniel :) pour l'amour qu'il porte à notre langue
et qu'il communique merveilleusement bien.
S'il me fallait choisir une seule émission "d'utilité publique" ce serait celle-ci (jusqu'à la prochaine....)


Et le mot de la fin: "Quelle poilade!!"
Mon moment favori, c'est quand elle parle de nous, au début.
Enfin je sais pas si c'est légitime ou usurpé de m'inclure dans son parterre de forumeurs, mais j'ai eu une drôle d'impression, comme si on était ses fleurs.
Voilà, donc c'est comme si elle nous avait rempotées. Du petit bac à réserve d'eau des chroniques, on s'est retrouvées en pleine terre dans un coin du jardin à Daniel Schneidermann, à l'ombre d'un chêne centenaire (euh octogénaire seulement, Alain Rey va pas être content).
Et on peut dire qu'on a fini l'émission sur le cul. Pas au sens littéral, mais pas au sens figuré non plus. On manque vraiment de mot en français parfois pour dire les choses : pas étonnant il y a 50 pages de blanc, figurez-vous, dépêchons nous de les remplir.. On a fini sur le cul au sens parolal.
Prenez une animatrice d'émission à la fois posée et pimpante, un chroniqueur qui chronique, et un invité pittoresque et compétent.

Touillez en choeur une inviteuse et un invité qui sont exactement sur la même longueur d'onde (même radiophonique),

Faites chauffer par quelques plaisanteries et dans la bonne humeur.

Servez frais. Tout cela fera une émission d'été parfaite, même si le nom du plat doit être modifié pour cause de convives dont les dents sont agacées par le Wikipédia, ce nouveau fruit qui peut être succulent mais qui parfois blettit.

Que voilà un menu appétissant et délicieux, malheureusement parfois légèrement ennuyeux. Mais on ne peut avoir en plus l'onctuosité de Laurence et la pétillance outrée de Maja et Lordon. C'étaient d'autres plats un peu moins réussis, mais on a plaisir à tout déguster.

La prochaine émission estivale sera-t-elle un autre souper fin, un pique-nique champêtre, ou un dîner aux chandelles ?

J'attends avec impatience.
Drôle de titre qui ne reflète pas la poésie décoiffante de l'émission puisque l'on quitte rapidement le domaine des chroniques d'Alain Rey sur Inter.
Sinon : un petit bonheur de suivre Anne-Sophie en animatrice : son naturel, sa spontanéité sont un bol d'air, wrouff, dans l'été. Qu'elle revienne dans les émissions serait le cadeau de la rentrée. Et surtout qu'elle ne se bride pas, qu'elle poursuive ainsi son ignorance singulière du temps de l'émission pour se concentrer sur l'écoute de son invité. Merci à elle. Et à Daniel bien sûr !
Sitôt l'émission regardée, pil poil, je passe au commentaire ! Décidément Daniel a très bon gout ! je parle des sujets d' émissions, après l'économie, ses milliards envolés, nous voila plongés dans la profusion des sens des mots. Quel plaisir de retrouver Alain Rey, dont j' appréciais la chronique sur France Inter et le commentaire sans culottes, qu' il donnait parfois au mot du jour.

Clitoris, point G, cunnilingus la langue Française est riche et les mots ne manquent pas pour devoir de vacances !
Merci pour cette merveilleuse émission Mme Anne-Sophie pour les amoureux des mots!
Bien sûr, au terme de cette émission, nous serons nombreux à sentir monter les mots "jouissance", "plaisir", "extase" à nos lèvres gourmandes. Et bien, pour une fois, j'ai envie de faire le malin pour me distinguer de la vulgate gloussante ;-)

Cette émission, c'est comme si l'on m'avait invité dans un bon restaurant et que j'ai pu m'offrir un menu constitué exclusivement de desserts. Le tout arrosé d'un bon champagne sans doute. Ce que je veux dire par là c'est que cette émission fut un délice pour mes yeux, mes oreilles et mes papilles de gourmet.

Alors, concrètement, ça pourrait donner quoi ce menu ?

En entrée, je verrais bien une tarte aux mirabelles ; ensuite, des profiteroles, puis une omelette norvégienne flambée (les actes 3 et 4 constituant à mon avis les plats de résistance), enfin, vue la thématique je pense qu'une coupe de fruits de la passion serait pertinente.

PS : et comme cerise sur le gâteau, ayant devancé l'éminent Alain Rey de plusieurs jours (je ne sais plus où j'ai mis ce commentaire mais bon) pour suggérer à Anne-So une chro sur le mot "poil", je m'offre un supplément : ce sera une crêpe au caramel et au beurre salé de Guérande (obligé ! atavisme originaire).

PS2 : Vite, une modif ! J'ai retouvé mon comm sur "poil" : le 23/07/09 à 21:54

"Et si vous l'utilisiez ce clavier érot... numérique, pour nous mitonner ( à la poêle) une chronique poilante à partir du mot... poil et ses dérivés (épiler, épilation, poil dans la main, pile poil etc...)

Hein ? Ah on rigole moins hein là du côté de chez Anne-So ? En mal de docu sans doute ?

Point G, point T, j'ten foutrai moi, une pointeuse oui, comme à l'usine !

Sans blague."
Assez attéré de voir que DS (que j'idéalisais) ne connait pas le mot "phéromone" qui était pourtant dans une célèbre réplique du premier "Shrek":

SHREK
You're crazy. I'm just bringing her
back to Farquaad.


DONKEY
Oh, come on, Shrek. Wake up and smell
the pheromones. Just go on in and tell
her how you feel.
Qui n'aime pas Alain Rey ?

Il caresse si bien nos mots français.

Pour moi chronique agréable et légère comme un vent d'été avec sur la plage des mots lusques à mes pieds.

Merci A-S !
Alain Rey a droit à toute mon admiration et à toute ma reconnaissance pour avoir éclairé la route de mon chagrin quotidien (trente minutes de trajet) durant mes dernières années de STO (je suis aujourd'hui retraité, et heureux de l'être) grâce à ses chroniques matinales sur France Inter, Le mot de la fin, un régal pour le gourmand et le gourmets de mots que je suis.

Mais (car il y a toujours un mais après des compliments aussi appuyés) je lui en veux aussi beaucoup pour les “crimes” qu'à mes yeux il a commis, au nom d'une règle qu'il a énoncée dans l'émission d'@si (à 36'15") : « Ce que nous essayons de faire, c'est que notre choix rencontre la majorité des utilisations spontanées. » Il y avait là matière, me semble-t-il, à un fameux débat : quoi de plus normatif qu'un dictionnaire ? Mais, s'il ne peut en être autrement, pourquoi choisir la règle de “l'utilisation spontanée” et pas une autre ? Parce qu'une langue est vivante, mouvante, répond Alain Rey, lequel ne se prive pourtant pas de combattre (à juste titre) l'intrusion de l'anglais dans notre langue. Comme l'a souligné Daniel Schneidermann, mais trop rapidement à mon goût, la composition d'un dictionnaire est bien une affaire de choix. Et ce choix est double : éditorial (sur le plan de la langue) et commercial (sur le plan de la concurrence féroce entre éditeurs — d'où le coup de griffe à Larousse au passage). Et ce second aspect n'a malheureusement pas été traité, en dehors de la partie concernant la concurrence des sites gratuits en ligne.

Deux exemples. Alain Rey a un jour condamné, sur France Inter, l'usage de l'imparfait du subjonctif comme étant l'un des derniers snobismes. Faut-il laisser tomber l'imparfait du subjonctif au prétexte que la langue parlée ne l'utilise plus guère (ou alors à l'insu du locuteur, comme avec le verbe être où, à l'oral, “fût” ne se distingue pas de “fut”) ? L'écrivain, le poète, le journaliste et le lexicographe n'ont-ils pas pour tâche, entre autres, d'illustrer la langue, de la faire briller de tous ses feux, fussent-ils surannés ?

Le second exemple justifie le mot “crime” que j'ai utilisé plus haut. Il faudrait même parler d'assassinat, puisqu'il s'agit du métier de “tueur de mot” qu'Alain Rey reprend de Georges Perec en l'appliquant à Larousse et en omettant astucieusement de se l'appliquer, même s'il admet (vers 42') que certains mots “sortent” du Robert et (vers 45'13") qu'un dictionnaire a toujours un peu tendance à devenir un cimetière. En effet, il suffit de consulter les publicités des éditions successives du Grand Robert pour constater que, contrairement à ce qu'affirme Alain Rey en bon communiquant et en bon gestionnaire de ses éditions, le nombre d'entrées (c'est-à-dire de mots définis) reste à peu près constant d'une édition à l'autre, malgré les entrées nouvelles (c'est-à-dire les mots nouveaux). C'est ainsi que, de décennie en décennie, la langue des dictionnaires s'appauvrit, appauvrissement qui est un reflet atténué de l'érosion, accélérée de nos jours, que subit la langue orale. Et l'on retombe dans le débat que j'évoquais plus haut : doit-on suivre l'usage (l'usure) ou tenter de lui redonner de la vigueur ?

Autre débat, qui se rattache plus à la vocation d'@si : il aurait été intéressant d'interroger Alain Rey sur la langue des journalistes, tant de la presse écrite que de la presse audiovisuelle, et sur son évolution (lieux communs, contresens, fautes de grammaire, complaisance, sujétion au vocabulaire des dominants économiques, etc.).

Quant à l'attaque ad hominem (puisque c'est l'expression consacrée) sur les minauderies d'Anne-Sophie Jacques, elle tombe d'elle-même devant le charme et l'intelligence d'icelle, déjà célébrés en forum.
Nostalgie, de la voix d'Alain Rey, que j'écoutais religieusement sur Inter tous les matins avant le boulot et qui faisait débat devant la machine à café !

Nostalgie de mes études d'histoire où le sens des mots est un vrai sujet de reflexion et même de tension entre historiens, où le vocabulaire est une exigence à la fois pour la compréhension et l'appropriation d'une époque, d'un sujet, d'un document.

Nostalgie aussi d'un militantisme personnel qui c'est émoussé et notamment mon cheval de bataille pendant plusieurs années : le mot Tolérance/Tolérer dont l'éthymologie et un utilisation, encore courrante, (Je ne tolèrerais plus tes retards, par ex) ont une connotations très péjorative alors que la tolèrance est devenue une qualité dans notre société (je ne vois personnellement rien de positif ou d'humanisme à "suporter faute de mieux" une culture, une origine sociale ou géographique...).

Nostalgie enfin d'@si dont j'ai découvert le site il y a 15j alors que j'étais une passionnée de l'émission

Bref, Merci @si et Merci Alain Rey pour ce samedi matin de nostalgie

Ps : merci aussi pour le lien vers les chroniques d'Alain Rey pour prolonger la nostalgie...
Bonjour
"Qu'il est doux de regarder de bonnes émissions quand tout s'agite autour de vous !!!"
Merci pour ce moment agréable… j'ai pas tout fini, j'y retourne.
Je reposte, voyons si ca va se mettre en bas c'teu fois.

Merci Anne-Sophie pour cette émission et le choix de cet invité.
J'ai frétillé d'aise en lisant la newsletter, et jeté un oeil énamouré sur mon "dico historique...", et j'ai récupéré mon oeil dans cette même disposition pour l'émission (quand même, valait mieux).
Bémol: la présentation trop longue à mon goût....
Dièse: tout le reste.
:-)
Ben moi, je me faisais une joie de voir Alain Rey, un maître pour les amoureux des mots. Son dico historique est mon usuel favori.
Mais le démarrage de l'émission était trop poussif et Anne-Sophie minaudait bizarrement, la timidité peut-être.
Bref, c'était too much à ce moment de ma vie.
Etant donné le succès de cette émission, je prendrai le temps de réécouter le tout car le choix de l'invité était pertinent.
Un grand merci à vous Anne-Magique-Sophie pour la qualité de votre prestation et le choix de votre invité.
Cette émission solaire et généreuse en appelle d'autres sur le même sujet, non ?

Alain Rey ouvre une éventuelle voie pour vos chroniques : le parallèle entre les termes français et étrangers.
A-t-il publié un ouvrage sur ce sujet ?

Merci aussi pour le lien vers ses chroniques. Hop ! Dans les favoris du navigateur.
La critique de l'absence de contradicteur revient depuis la 1°émission d'été. Mais je vois les "cartes blanches" aux chroniqueurs comme l'occasion pour eux (elles jusqu'ici) d'offrir une carte blanche à un invité qu'ils ont envie d'entendre s'exprimer longuement, pour diverses raisons (besoin d'éclaircissements, admiration, souvenirs...) Ça ne me pose aucun problème si les questions savent assez le bousculer et/ou si l'invité "tient" une émission de plus d'une heure, et pour moi jusqu'ici, ils ont tous rempli au moins une de ces conditions.
Minute 21 : sur les chroniques oui / non d'Alain Rey lors du référendum sur la constitution européenne, il me semble me souvenir avoir conclu que Rey penchait pour le oui, car l'animateur (Paoli je crois) lui avait demandé en conclusion son avis personnel et il avait répondu (de mémoire) qu'il préférait l'ouverture du mot oui au caractère définitif du non.

Commentaire peu utile mais abreuvant un débat qui l'est tout autant.
C'était un grand plaisir d'entendre à nouveau Alain Rey. C'est aussi le plaisir de voir se prolonger la série des cartes blanches. Je trouvais qu'asi s'épuisait un peu autour de la chaude actualité assez piteuse du côté "arrêt" sur une image de la semaine. ici on s'éloigne plus souvent des sentiers battus et c'est ce qui révélé le mieux à mon avis tout l'intérêt d'Asi. Je regrette peut-être l'absence de polémique. Mais qui viendrait se "fritter" avec Lordon ou Rey(sur les Geeks j'ai trouvé ça un peu pauvre) sur leurs terrains respectifs? Pourtant c'est tout ce qui me semble manquer à ces plateaux de qualité. J'espère que vous saurez nous en proposer de cette veine à la rentrée...
Pour une première émission c'est une réussite. Vous êtes tombée dans le poste quand vous étiez petite Anne Sophie??


MAIS je m'insurge, je crie, je me révolte

QUOI la MOGETTE du cassoulet toulousain de Ferrari que M. Ray nous place aussi dans le sud. Scandale, crime, Vous allez avoir des nouvelles de l'UMP depuis que le nain de Vendée a apporté ses misérables 2% au Parti! La Mogette est vendéenne dans l'âme et si je peux me permettre est aussi vendéenne que les guerres de Vendée, c'est à dire pas tout à fait vendéenne quand même!! J'ai toujours pensé que la Mogette était originaire Des Mauges, charmante contrée au deumeurant! Une recherche sur Google de Mogette vous enverra invariablement vers La Vendée et non le sud, ou alors le sud des Mauges!
Mais il y a quelque chose que Google ne sait, c'est la recette de préparation de ma grand mère, centenaire l'année prochaine, qui n'a jamais bougé des Mauges... si Saint Jean De Mont mais sinon rien pas même Paris. Le secret, car il y a secret dans la mogette tiens dans la cuisson. Pas une simple cuisson à la va vite mais une préparation qui commence la veille. Car la mogette se mange non pas comme dans n'importe quel restaurant de France, ferme avec de l'eau au fond de l'assiette. Que néni, mais tendre extra molle, à la limite de la purée, et le jus est presque crémeux... il faut ajouter un peu de poudre de perlimpipin quand même et je ne vous dévoilerai pas ici un secret de prèparation centenaire!! Avec du mouton, du jambon de Vendée ou pour les plus pauvres des temps anciens qui emmenait leur casse croute froide étalée sur du pain grillée au feu de bois... Ha mamie, combien de kilos tu m'en as fait de la mogette!! Jamais plus je n'en remangerai cuisiné de la sorte sans doute! Sniffff
Devoir de vacances
Quand est apparu, pour la première fois le mot « hélicoptère » désignant un appareil volant.

La réponse est ici

Héraclès Karotte ;-(
Waow, géniale émission. J'ai lancé la vidéo puis en générale je la stoppe pour que le chargement se fasse (j'ai une connexion assez lente) et là j'ai été captivé toute l'émission. J'aime, j'adore ! Merci.

Mais pour ce qui est du "gazon maudit", maintenant qu'on en parle ça fait référence à quoi ? J'ai retenu le titre du film avec Balsko mais le gazon fait référence à la toison pubienne alors ? Si c'est ça, je viens juste de comprendre le sens du titre du film :-)
Oh ouiiiiiiiiiiiiiiiiii ! Mon héros, merci merci.
N'est-ce pas merveilleux, lorsqu'on est en plein travail de rédaction d'un mémoire sur les dictionnaires, qu'on en bave, qu'on en chie, qu'on en pleure, qu'on rêve la nuit de Robert Estienne et d'Antoine Furetière, de pouvoir regarder parler ce vieux bougre d'Alain Rey, et partir en voyage sur le chemin des mots.
Je n'ai pas vraiment appris grand chose, mais c'est au final plutôt rassurant et valorisateur de ne plus se sentir une ignare face à une montagne de savoirs dont je ne verrai jamais le bout.
D'ailleurs je me permets même de corriger le maître (m^me s'il le savait sans doute déjà) en disant que, pour l'ordre alphabétique, s'il a bien été démocratisé au XVIe siècle, le premier ouvrage à l'utiliser est l'Elementarium doctrin?æ erudimentum du clerc italien Papias en 1053, donc bien avant.

Un seul regret, apparemment partagé : le titre, qui ne reflète pas l'atmosphère de l'émission. La titraille est sans doute un art difficile (personnellement j'y suis très mauvaise), mais je trouve particulièrement dommage que dans un site d'analyse des média comme @si, qui décortique les méthodes journalistiques et notamment les raccourcis plus ou moins foireux des journalistes, on se laisse aller comme ça au racolage. Ce n'est pas la première fois qu'un titre m'agace, mais c'est particulièrement dommage pour celui-là, où il y avait il me semble tant de "bonnes" citations à exploiter ! (le coup de l'"usurpateur privilégié", notamment)

Mais bref : merci merci merci, je me suis régalée. Anne-Sophie, vous êtes délicieuse en animatrice, j'en redemande.

PS : Et pourquoi pas, comme sujet de chronique, le mot "marronnier" ? Ca sonne bien vacances, ça sonne bien média, et je me suis toujours demandé (sans en avoir jamais cherché la réponse) comment le nom de cet arbre en était venu à
Merci et bravo Anne-Sophie ! Une émission passionnante ! (mais quel titre indigne)

Y'a-t-il, dans un contenu du site, des liens vers certains dictionnaires en ligne, mentionnés durant l'émission (je n'ai pas trouvé...) ?
Une bonne émission. Il est souvent agréable d’avoir des invités aussi intéressants, familiers de l’histoire des mots.

Je me demande si le dictionnaire, d’une manière générale, n’implique pas des définitions circulaires. On peut en effet se questionner sur la codification de la référence à la connaissance qui parfois semble comme inhiber la pratique de l’analyse, de l’argumentation, du raisonnement…

Mais les dictionnaires ne sont pas tous aussi sérieux qu’on pourrait le croire.
Je propose un lien sur le Dictionnaire superflu à l'usage de l'élite et des bien nantis par Desproges.
Anne-Sophie Jacques est très talentueuse dans son rôle d'animatrice, bravo!
En vous écoutant, j'ai replongé avec joie dans mes jeunes années de doctorant en linguistique. Ah, la nostalgie...
Merci pour cette émission intelligente et divertissante!
Ha wikipedia,
histoire vraie!
lors des dernières élections présidentiels, plus précisément du débat Ségolène Royale et le petit Nicolas, souvenez vous du débat sur l ’EPR, réacteur de nouvelle génération, la définition donné par Wikipedia ce soir là a changé pour coller à la définition du petit Nicolas, n ’est pas merveilleux d ’avoir un dico qui change pour coller aux parole du Président!

Merveilleuse émission
Ps: la présentatrice n'est pas niaise!
Emission formidable !!


Je ne sais pas quand celle-ci a été enregistrée (probablement au même moment), mais il aurait été intéressant de 'questionner' Alain Rey sur les accusation de "misogynie" proférées à l'encontre du dictionnaire (Robert et ses concurrents), dont fait état la chronique d'été du Monde intitulée "Féminin trop singulier" (publiée le 5 août). La comparaison entre les articles "mâle" et "femelle" qui y est faite est assez révélatrice, pour ne pas dire frappante.

lien --> http://www.lemonde.fr/archives/article/2009/08/05/feminin-trop-singulier_1225876_0.html
Une émission qui donne envie de se replonger dans plein de dictionnaires divers et variés.
Sinon, Anne-Sophie qui a donc à charge de nous faire une chronique sur le mot "poil" dans un contexte sexuel conclut l'émission par "...et merci de nous avoir suivi." Bien, mais il manque le mot de la fin de circonstance : "poil au zizi !"
Ah j'ai oublié de dire : quel titre nul !!!!!!!!!!!! Ca ne ressemble en rien a l'émission. Ca fait racoleur. On imagine une nieme discussion stérile sur le sujet. J'ai faillit ne pas regarder l'emission a cause de cette ignoble titre !!!
pas encore trouvé le moment de regarder, mais je me rejouis, car j'aimais bcp les chroniques d'Alan Rey sur france inter. Elles me manquent !!!!
Je trouve Anne-Sophie très bien dans l'animation de cette émission. C'est très agréable. J'y ai pris beaucoup de plaisir. J'irai même jusqu'à faire un crime de lèse majesté, en disant que c'est bien plus agréable qu'une émission de DS.

Juste une petite remarque : les petit "oui", "c'est vrai" et autre pour dire que l'invité à raison, voir chuchoter la même chose que lui en même temps qu'il parle n'est pas pertinent (dans mon souvenir, il y a 2 petits passages comme ca). Ca donne un air "bonne élève" genre "je sais je sais je sais !" (j'ai la même tendance, alors je peux m'en moquer) un peu exaspérant. Même si on sent bien que ce n'est fait que parce que le sujet vous passionne.

bonne continuation !
Lors de cette émission me vint à l'esprit un constat suivi immédiatement d'une interrogation.

La communication politique use et abuse d'expressions de plus en plus vides de sens pour parler des nouvelles lois. Il y a eu la "loi de modernisation de l'économie" et dernièrement j'ai entendu le "contrat d'avenir' entre l'état et les restaurateurs. Qui pourrait être contre la modernisation ? Qui n'est pas préoccupé par mais cependant confiant dans l'avenir ?

Y a-t-il eu une émission ou une chronique de Arrêt sur images sur ce thème ?
Alain Rey se trompe lorsqu’il explique le mot « gazogène ».
Un véhicule gazogène, roule effectivement avec du gaz (pas avec des bouteilles sur le toit), mais avec une chaudière produisant, par combustion, du gaz.
Cf. l’article sur wikipédia.

Merci Wikipédia
Il serait intéressant de consulter la définition du Robert..

Stan 1000g
J'avais demandé un lignuiste, en voici un, et pas des moindres, j'espère que vos chroniqueurs le consulteront lors de dossier sur les "mots des medias"
Trop courte a mon gout, il y aurait tant a dire, toujours est il que j'attends la chronique sur le poil d'Anne Sophie avec impatience.

Très bonne emission.
Merci.
Bravo pour cette émission passionnante.
Oh quel bonheur ! Quel bel été ! Avec Monsieur Alain REY....
Je n'ai pas encore vu l'émission, je me la garde pour demain matin avec un bon café et de belles tartines. 74 mn de bonheur en perspective.
Chouette !
Anne-Sophie est jusqu'à présent la meilleure présentatrice temporaire de l'été. (Enfin, à mes yeux)
Quelle animatrice! Je suis fan. Quand je l'ai rencontré au pique nique, je trouvais qu'Anne-Sophie avait une âme d'animatrice. Aujourd'hui, je ne suis pas déçu. C'est pour l'instant la meilleure émission de l'été!

Ça pourrait être bien qu'Anne-Sophie soit chroniqueuse dans l'émission dans le texte. Au début de chaque émission, elle présente un mot utilisé dans le dernier livre de l'auteur. Ça pourrait donner une belle introduction.

Quoi qu'il en soit, j'en redemande!
Enfin pouvoir mettre un (beau) visage sur un prénom ! Alegria !
Alain Rey est vraiment balèze.
Il a 80 ans le bonhomme!!!
Citation :
« Acte 1 - Pourquoi "femme" et "fellation" sont de la même famille
Notre invité est l’auteur du Dictionnaire historique de la langue française »


Humour, le féminin de :
« Un Homme assis dans un fauteuil regarde la télévision » est : « Une femme debout dans la cuisine fait la vaisselle… »

Réalité :
J’ai appris à lire (authentique) avec la phrase suivante (+ un dessin d’illustration) :
« Papa assis dans un fauteuil, fume la pipe, pendant que maman debout dans la cuisine fait la vaisselles. »
… et n’allez pas me traiter d’hystérique (je vous laisse le soin d’aller consulter l’étymologie de ce mot, si Alain Rey ne l’a pas expliqué dans cette émission).
Je ne l'ai pas encore vue, mais je vais la regarder avec délectations…

PS : à propos du « sexe des mots », allez voir cette page sur ouikipédia dont j’ai largement contribué.
Version archivé du 16 mars 2008

Stan 1000g
Deux remarques :

1. Alain Rey que j'écoutais sur France Inter avant d'aller en cours il y a quelques années est toujours aussi impressionnant et passionnant. Je vous remercie de l'avoir invité.

2. Je n'en suis pas fier mais je dois avouer que maintenant que j'ai "vu" Anne-Sophie, j'aurais un regard tout à fait différent sur ses chroniques. Le sentiment de mieux la connaître, le souvenir de son visage souriant quand je lirai ses papiers, etc.

Avant, je lisais — parfois en diagonale je l'avoue — les chroniques de cette contributrice quasi-anonyme. Maintenant, ce seront les articles de la-fille-sympa-qui-avait-animé-l-émission-avec-Alain-Rey.

PS : Pas sûr que le titre de l'émission soit pertinent, surtout quand on voit les commentaires de ceux qui ne l'ont pas encore vue.
Anne-Sophie, Merci merci !

Pour ce génial invité qu'on écouterai parler pendant des heures, pour la manière dont vous avez su le titiller, le bousculer, parfois.
Sinon, je dis ça comme ça, en passant, mais vous faites une fantastique animatrice : le propos est clair et le fil de l'émission tendu d'un bout à l'autre. Quand le temps d'une idée est épuisé, hop vous reprenez le flambeau.

Bref, c'était bon comme un pot de Nutella. J'en ai encore les neurones qui frétillent !
Une très belle émission, sincèrement.
Toujours pas de contradiction...
Que fait La Rousse ?
Note: pas encore eu le temps de voir l'émission.
Déjà WP n'est pas un dictionnaire (voire Wiktionary pour ça). Bon, passons.
Il se trouve que dans mon domaine professionnel, l'informatique, et dans les domaines qui m'intéressent, les sciences et l'histoire, c'est une ressource formidable. Une ressource avec plein de défauts, mais une ressource sans égal. Les nouveaux réacs anti-internet veulent faire coire que la presse a un rôle irremplaçable; je rigole. Prenez n'importe quel sujet scientifique, il est massacré, quel que soit le média, quel que soit le "professionalisme."
Wikipédia peut contenir (transitoirement) du vandalisme, mais si vous vous y rendez après avoir entendu parler d'un sujet scientifique dans les médias, vous aurez des informations le plus souvent tout aussi accessibles, mais avec dix fois moins de conneries. Rien que sur la bibliographie, WP éclate les sacro-saints médias. Ou encore les légendes et échelles sur les figures, qui sont souvent erronnées ou manquantes dans les médias.
Enfin bref, les médias auraient beaucoup à en apprendre ... en plus du copier-coller dont ils ne se privent pas quand ils ont fini de cracher dessus.

Wikipédia peut contenir (transitoirement) du vandalisme

Ben ouais, mais quand on consulte, rien ne garantit qu'on n'est pas en période "vandalisme". Quel que soit le sujet, j'ai le sentiment profond qu'on ne saurait se contenter de Wikipédia, parce que quoi qu'en disent ses défenseurs, il y a plein de conneries (biographies arrangées, etc) et qu'on ne sait pas finalement qui a le dernier mot dans les corrections.
Prenez par exemple André Malraux, qui était, pour certains, complètement mythomane et qui aurait construit sa légende sur des tas de mensonges. Des bouquins très documentés ont été écrits sur ses constructions, des témoins prestigieux ont essayé de remettre les choses en place. Voir ici, un site partisan, de quelqu'un qui essaie de déboulonner la statue. On peut en penser ce qu'on veut, il y a tout de même des pièces à conviction. Des témoignages très sérieux, sourcés, documentés, y compris de très proches de Malraux qui remettent les choses en place. Voir parallèlement la page Malraux de Wikipédia, où l'on n'a droit qu'au portrait officiel, avec juste quelques petits bémols (tout ce qui dérange ou interroge a été supprimé).
Alors, qui a le pouvoir à Wikipédia ?

Ben ouais, mais quand on consulte, rien ne garantit qu'on n'est pas en période "vandalisme". Quel que soit le sujet, j'ai le sentiment profond qu'on ne saurait se contenter de Wikipédia, parce que quoi qu'en disent ses défenseurs, il y a plein de conneries (biographies arrangées, etc) et qu'on ne sait pas finalement qui a le dernier mot dans les corrections.
Personnellement j'ai le sentiment profond que peu de monde ont une encyclopédie en 42 volumes chez eux, et que pour beaucoup si ce n'est la plupart (dont j'en fait parti), wiki est la première encyclopédie accessible, sans passer par la case bibliothèque qui est un petit peu super loin.
Rien que pour ça wikipédia est un apport non négligeable, en revanche, effectivement on ne serait se contenter que d'une seule source d'information. Mais cela est vrai pour tout, et pas seulement réservé à wikipedia, et ce comportement la tient de l'éducation, dont la la télé à très largement contribuer à faire croire que le JT détenait la vérité absolu, et par extension tout ce que contenait le petit écran. C'est tellement vrai que certains produits s'ornent d'un macaron "vu à la télé" comme ultime gage de crédibilité... Enfin bref c'est une évidence que l'on devrait apprendre à 'école et que wikipédia nous apprend pour peu que l'on soit curieux, chaque article a son petit forum de discution qui peut être extrêmement intéressant, et même houleux pour savoir qui à raison et où seul les références solides font foi (la plupart du temps, pour Malraux, c'est plus difficile à départager).

L'émission était quant à elle très intéressante, et ça me fait penser que je dois renouveler mon petit robert qui est plus vieux que moi en attendant avec impatience l'article sur le mot poil.
Pour reprendre votre exemple, je trouve deux fautes dans votre argumentation.

Premièrement, trouvez-moi une encyclopédie "traditionnelle" qui parle des mythomanies de Malraux en long et en large. Y en a-t-il même qui l'évoquent simplement ?

Deuxièmement, si l'article Malraux de Wikipedia se laissait aller à donner des éléments non fondés et mal documentés, vous vous empresseriez de les critiquer pour cela. Sur le débat "Mythomanie supposée de Malraux", Wikipedia ne peut pas prendre le risque de laisser des informations non sûres, qui feraient polémique et mettraient en danger la stabilité et la sérénité de l'article, qui est d'importance. De toute manière, cette information n'est pas pertinente dans cet article, de la même manière qu'elle n'est pas pertinente dans les articles des encyclopédies "traditionnelles". La manière de Wikipedia de faire, c'est, si le sujet vous intéresse, de créer une page "Débat sur la mythomanie de Malraux", dans lequel vous pourrez à loisir citer les personnes, les faits, les lieux, les dates, les pour, les contre, etc., tout ce que vous voudrez qui ne viendra pas polluer la page "Malraux" avec du savoir non établi.
Il y a tout de même un problème majeur dans Wikipédia, c'est que l'on ne sait pas qui est l'auteur,
et que l'anonymat déresponsabilise. Le comble étant l'auteur qui a volontairement glissé des
erreurs dans son article pour...vérifier si on le citait!
Alors dans mon cas j'utilise Wikipédia uniquement pour combler mes trous de mémoire...
donc pas pour trouver une réponse mais pour me rappeler quelque chose que je sais mais
que je ne retrouve pas instantanément.
Il y a tout de même un problème majeur dans Wikipédia, c'est que l'on ne sait pas qui est l'auteur,
et que l'anonymat déresponsabilise.

Et alors, pourquoi devrait-on le connaître ? L'argument d'autorité n'est pas un bon argument. En revanche, il faut citer ses sources ! Alors oui, il manque encore beaucoup de sources, mais c'est bien là le but.

Sinon à ceux qui disent que sur Wikipédia on ne peut pas être sûr que c'est vrai, je réponds heureusement ! Dans tout livre il y a des erreurs, mais on a pris l'habitude de croire bêtement tout ce qui était écrit dans les livres ou dans la presse. Avec Wikipédia, on se souvient au moins qu'il faut garder à l'esprit de ne pas gober n'importe quoi, et ça donne un point d'entrée à d'autres recherches que l'on peut approfondir en consultant les fameuses sources !

Il y a tout de même un problème majeur dans Wikipédia, c'est que l'on ne sait pas qui est l'auteur,
et que l'anonymat déresponsabilise.

Et alors, pourquoi devrait-on le connaître ? L'argument d'autorité n'est pas un bon argument. En revanche, il faut citer ses sources ! Alors oui, il manque encore beaucoup de sources, mais c'est bien là le but.

Ce n'est pas un argument d'autorité, la question de l'anonymat des censeurs de Wikipédia. C'est important de savoir qui a le dernier mot et qui contrôle les sources. J'en reviens à mon exemple sur Malraux. Je sais que l'auteur du site que je citais a essayé d'introduire une voix discordante. Ses contributions sont éliminées au fur et à mesure. Si pour vous biographie et hagiographie sont synonymes, effectivement, vous ne serez pas déçu.
Si l'on écrit un article sous couvert d'anonymat, on peut être victime de la loi du moindre effort, à
quoi bon vérifier l'orthographe, la syntaxe...
Les quelques articles que j'ai lus, simplement à partir de ce forum, dans Wikipédia, me consternent.
Que ces articles soient repris comme étant des articles encyclopédiques, est atterrant.
Il est d'autant plus aisé de dire, que les véritables dictionnaires, les vraies encyclopédies, doivent
suivre un processus d'édition classique, avec des responsables et des signatures.
Naturellement ce processus est possible avec une publication en ligne, mais je n'en connais pas.
Wikipédia c'est le meilleur et le pire. Mais dans l'édition d'ouvrages de référence, le pire est
à proscrire.
...et je ne parle même pas des biographies écrites par les intéressés eux-mêmes...ce n'est même
pas consternant, c'est révoltant.
Tiens, puisque la mode est aux jeux sur ASI, lançons le concours de la biographie la plus ridiculement
hagiographique sur WIKIPEDIA.
Qui se lance?
Désolé mais critiquer Wikipedia revient à la posture de ceux qui décriaient l'imprimerie parce que les bouquins qu'elle permettait de diffuser n'étaient pas aussi bien facturés que ceux traditionnellement copiés par les moines.

Wikipedia a de mauvais articles ? Vous avez tous les moyens pour les améliorer. Cliquez sur le bouton. Éditez. Enregistrez. C'est pas trop complexe.

Désolé mais critiquer Wikipedia revient à la posture de ceux qui décriaient l'imprimerie parce que les bouquins qu'elle permettait de diffuser n'étaient pas aussi bien facturés que ceux traditionnellement copiés par les moines.

Wikipedia a de mauvais articles ? Vous avez tous les moyens pour les améliorer. Cliquez sur le bouton. Éditez. Enregistrez. C'est pas trop complexe.

Vous ne lisez pas ce à quoi vous répondez. Puisque je vous dit qu'il ne suffit pas d'éditer un article. À QUOI BON ÉDITER, ENRICHIR UN TEXTE SI QUELQU'UN, QU'ON NE CONNAIT PAS, REPASSE DERRIÈRE POUR EFFACER. C'est énervant, à la fin, de ne pas vouloir comprendre (d'où les capitales).
Vous ne lisez pas non plus ce à quoi je répondais, et ce n'était pas votre message, et vous ne me disiez rien.

Mais peu importe.

À QUOI BON ÉDITER, ENRICHIR UN TEXTE SI QUELQU'UN, QU'ON NE CONNAIT PAS, REPASSE DERRIÈRE POUR EFFACER.

PARCE QUE VOUS AVEZ LE DROIT D'ÊTRE HUMBLE ET DE RECONNAÎTRE QUE D'AUTRES PEUVENT SAVOIR MIEUX QUE VOUS.

Et en être tout à fait reconnaissant.

Vous ne critiquez pas Wikipedia pour ce qu'il apporte, mais parce que ce projet ne se conforme pas à vos standards d'excellence. Qui sont les vôtres, et que rien de rationnel ne vient justifier. Car Wikipedia ne prétend pas accéder à ces standards. Wikipedia prétend être un autre modèle de recensement du savoir. Lui reprocher quelque chose à laquelle il n'a pas de prétention est une faute logique.

Vous ne lisez pas non plus ce à quoi je répondais, et ce n'était pas votre message, et vous ne me disiez rien.

Mais peu importe.

À QUOI BON ÉDITER, ENRICHIR UN TEXTE SI QUELQU'UN, QU'ON NE CONNAIT PAS, REPASSE DERRIÈRE POUR EFFACER.

PARCE QUE VOUS AVEZ LE DROIT D'ÊTRE HUMBLE ET DE RECONNAÎTRE QUE D'AUTRES PEUVENT SAVOIR MIEUX QUE VOUS.

Et en être tout à fait reconnaissant.

Vous ne critiquez pas Wikipedia pour ce qu'il apporte, mais parce que ce projet ne se conforme pas à vos standards d'excellence. Qui sont les vôtres, et que rien de rationnel ne vient justifier. Car Wikipedia ne prétend pas accéder à ces standards. Wikipedia prétend être un autre modèle de recensement du savoir. Lui reprocher quelque chose à laquelle il n'a pas de prétention est une faute logique.

J'ai très bien compris le principe du contributif. Mais ça ne règle en rien la question du "qui a le dernier mot". Et, sans être prétentieux, qu'est-ce qui vous fait dire que celui qui passe en dernier sait mieux que celui qui précède ? Il y a des tas de biographies arrangées sur Wikipédia.
Et on s'en sert pas mal pour régler des comptes personnels. Exemple ici.
Personne n'a le dernier mot, par définition. Il n'y a pas de date de livraison, de numéro d'édition, dans Wikipedia. Tout article est indéfiniment perfectible. Lorsqu'un sujet fait trop polémique, elle se gèle, et une mention est faite sur la page que pour cause de polémique trop grave, l'article est gelé.

Qu'il y ait des biographies arrangées, peut-être, mais ce sont celles de gens assez insignifiants pour que la plupart du monde s'en foute royalement. Les biographies de personnalités influentes et importantes sont assez scrutées pour que cela arrive peu.

Personne n'a le dernier mot, par définition. Il n'y a pas de date de livraison, de numéro d'édition, dans Wikipedia. Tout article est indéfiniment perfectible. Lorsqu'un sujet fait trop polémique, elle se gèle, et une mention est faite sur la page que pour cause de polémique trop grave, l'article est gelé.

Qu'il y ait des biographies arrangées, peut-être, mais ce sont celles de gens assez insignifiants pour que la plupart du monde s'en foute royalement. Les biographies de personnalités influentes et importantes sont assez scrutées pour que cela arrive peu.

Très bien. Vous allez donc plus loin que moi, qui trouvait qu'avec Malraux il y avait matière à controverse. Ce serait donc un personnage insignifiant. Et je ne vois pas que l'article le concernant soit gelé. Non, désolé encore une fois de vous contredire, mais ce n'est pas forcément le dernier qui a parlé qui a raison, comme dit la chanson. Sur Wikipédia, c'est parfois le plus obstiné, celui qui n'a rien d'autre à foutre, qui emporte le morceau de guerre lasse. Encore une fois, je ne débine pas le principe du contributif et je veux bien reconnaître qu'il y a des articles de très haute qualité, d'autres très utiles pour aider à croiser les sources, mais il ne faut pas se dorer la pilule, il y a des tas de biais qu'on ne trouve pas dans les encyclopédies classiques et qui peuvent induire en erreur ceux qui font trop confiance en la fiabilité de cet outil.
Je ne parlais pas de Malraux comme insignifiant mais de Corcuff (sans aucune animosité, c'est juste qu'il n'apparaît à juste titre dans aucune autre encyclopédie, il n'a pas eu le temps).

Maintenant vous avez l'air de penser que parce que votre copain n'a pas pu écrire n'importe quoi sur la page de Malraux, alors Wikipedia c'est le bordel... je ne comprends pas votre idée de l'encyclopédisme.

Wikipedia n'est pas là pour afficher la vérité, mais le savoir établi. Le savoir établi n'est pas universel mais temporaire. Lorsque les théories de votre ami auront été confirmées et largement acceptées, on s'empressera d'intégrer des mentions à la mythomanie de Malraux dans sa page Wikipedia. D'ici là vous ne faites que vous contredire, puisque vous donnez justement un très bon exemple de régulation, en prétendant démontrer qu'on peut y écrire n'importe quoi.
Pour ma part après avoir lu cette définition (aussi brève que bonne) dans Wikipédia: wikiki je sors.

Je ne parlais pas de Malraux comme insignifiant mais de Corcuff (sans aucune animosité, c'est juste qu'il n'apparaît à juste titre dans aucune autre encyclopédie, il n'a pas eu le temps).

Maintenant vous avez l'air de penser que parce que votre copain n'a pas pu écrire n'importe quoi sur la page de Malraux, alors Wikipedia c'est le bordel... je ne comprends pas votre idée de l'encyclopédisme.

Wikipedia n'est pas là pour afficher la vérité, mais le savoir établi. Le savoir établi n'est pas universel mais temporaire. Lorsque les théories de votre ami auront été confirmées et largement acceptées, on s'empressera d'intégrer des mentions à la mythomanie de Malraux dans sa page Wikipedia. D'ici là vous ne faites que vous contredire, puisque vous donnez justement un très bon exemple de régulation, en prétendant démontrer qu'on peut y écrire n'importe quoi.

Wikipedia n'est pas là pour afficher la vérité. Alors là, il y a de quoi se taper le cul par terre. Vous préférez le mensonge ?
C'est vous qui vous contredisez en parlant maintenant de savoir établi plutôt que la vérité. Pour ma part, voyez-vous, j'ai une nette préférence pour la vérité (bien qu'elle soit toujours relative), et il me semble bien que c'est le cas de tous ceux qui veulent s'informer un tant soit peu sérieusement, en faisant preuve d'esprit critique. L'intérêt d'une encyclopédie contributive, justement, c'est que chacun apporte sa petite pierre, pour ne pas rester bloqué au niveau des encyclopédies traditionnelles quand le contenu est dépassé. Et qu'on discute honnêtement de ce qu'il est pertinent ou non de publier. Sinon il suffirait de mettre en ligne ces encyclopédies, quelles que soient leur date de fraicheur, et basta.
Internet permet ça, d'actualiser les connaissances en temps réel. Et maintenant vous nous dites qu'il faut s'arrêter au savoir livresque.

Je ne sais pas qui a écrit la page Malraux de Wikipédia, mais vu l'enfilage de perles, l'abus de cirage et de brosse à reluire, je ne vois pas en quoi il (sans doute un vieux militant gaulliste) serait plus légitime que celui qui a fait un blog avec des tas de témoignages pour ou contre Malraux. Au passage, ce n'est pas mon copain, j'ai découvert son blog par hasard et j'ai pu vérifier que ce qu'il raconte, c'est parfaitement documenté. Ainsi, j'ai vérifié quelques citations et notamment ce que dit Orwell de Malraux pendant la guerre d'Espagne. Bref, c'est un travail très sérieux, bien plus que le cirage de pompes de Wikipédia. Et l'accumulation de témoignages à charge et à décharge de proches de Malraux, sourcés, documentés, fait que c'est bien plus intéressant que reproduire une légende, fut-elle largement répandue dans l'opinion publique.
Par ailleurs, il n'est pas le premier ni le seul à avoir déconstruit la légende officielle à propos de Malraux. Mais à quoi bon insister puisque, comme vous le dites, peu importe ce qui est juste ou pas, ce qui compte c'est le discours dominant et les vérités officielles (avec garantie du gouvernement ?)

edit : par ailleurs, quand bien même Corcuff serait un obscur graphomane, il n'y a aucune raison que les articles de Wikipédia soient plus ou moins faits sérieusement selon que les sujets abordés figurent dans le hit parade du moment ou non.
Pardon Camille, mais je pense que vous en attendez trop de Wikipedia. Je n'ai jamais dit que Wikipedia reflétait la vérité. C'est un projet à l'échelle planétaire. Il est forcé de devoir se baser sur le savoir consensuel. Qui, en effet, n'est pas la vérité. La vérité, comme vous le soulignez, est relative. Cela ne s'accomode pas avec un travail collaboratif : dans ce travail, il faut savoir se restreindre à ce qui est accepté par tous.

Je ne sais pas qui a écrit la page Malraux de Wikipédia, mais vu l'enfilage de perles, l'abus de cirage et de brosse à reluire, je ne vois pas en quoi il (sans doute un vieux militant gaulliste) serait plus légitime que celui qui a fait un blog avec des tas de témoignages pour ou contre Malraux.

Il n'est absolument pas question de savoir qui est plus légitime, mais de savoir où est la place de tels témoignages, et la manière dont ils sont présentés. Je constate en lisant la page de discussion et l'historique de l'article que la plupart des remarques faites par l'auteur de ce site critique ne se sont pas accompagnées de modifications de l'article en lui-même (en tout cas pas aux dates où il apportait des précisions dans la page de discussion). L'auteur se contente de manifester son dégoût dans la page de discussions : c'est son droit, mais je ne suis pas sûr que cela soit la meilleure manière de contribuer à l'article. Particulièrement sa contribution à la discussion du 18 février 2007 n'est accompagnée d'aucune modification de l'article. En les reformattant pour supprimer tout jugement moral, je pense que ces faits documentés peuvent s'intégrer à l'article. Pourquoi ne l'a-t-il pas fait ?

Je ne suis pas un spécialiste du sujet, mais je constate que lorsque quelqu'un a rajouté la mention selon laquelle Malraux a volé puis revendu des morceaux de temples cambodgiens, personne n'a supprimé (alors qu'il n'y a même pas de référence bibliographique). Bref je ne suis pas convaincu que l'ensemble des rédacteurs soient spécialement bienveillants à l'endroit de Malraux. Si vous avez vous-même des connaissances, vous pouvez créer une rubrique "Critiques sur Malraux" dans cet article et poser quelques liens ou références. Avez-vous tenté ?

Comprenez bien que les gens qui prennent le temps de rédiger les articles le font généralement parce qu'ils apprécient le sujet qu'ils traitent. Forcément, on arrive à un résultat qui ressemble à une hagiographie pour ceux qui détestent le sujet / personnage. Si cela vous gène, il y a le bouton modifier.
La vérité factuelle ne semble pas relative, alors que les historiens savent très bien à quel point elle peut l'être. Quoi qu'il en soit, établir un fait est une chose, faire confiance à une source en est une autre. A ce jour, aucune méthode de qualification ne saurait être digne de confiance aveugle : ce que dit l'histoire officielle, ce que dit un journal, ce que dit une page web, ce que dit un "témoin", etc... Aucune médiation de l'information n'est à ce jour suffisamment digne de confiance. La meilleure approche reste de faire le travail soi-même, et quand on n'a pas le temps, savoir qu'on est potentiellement totalement à côté de la plaque. Il y a donc un deuil à faire : savoir la vérité sur tout facilement.
En particulier sur les sujets polémiques, ceux où fleurit l'histoire révisionniste, le 11 septembre, etc, aucune médiation n'est toujours capable de s'imposer comme incontestable. Ce qui manque, seul internet est capable de l'apporter, et WP n'en est qu'une approche, mais pas mal d'ingrédients y sont. Pas d'arbitrage centralisé, contribution ouverte, qualification des contributeurs. Le temps ne peut que le bonifier, et les guerres éditoriales étant de toute façon tracées dans l'historique, aucune contribution de qualité ne peut s'évaporer.
[quote=Wikipedia a de mauvais articles ? Vous avez tous les moyens pour les améliorer.]

Ben voyons, les articles sont nuls, c'est pas grave vous pouvez les changer.
C'est sur qu'on a rien d'autre à faire que de corriger les articles que l'on va consulter sur une
encyclopédie, et que l'on est spécialiste de tout. Donc yaka!
Désole mais la façon dont se construit Wikipedia ne donne aucune garantie de qualité présente ou
future.
Il est facile de trouver d'excellents articles, là n'est pas le problème. Le problème c'est qu'un encyclopédie
doit tendre à l'équilibre et à l'excellence, et que sans contrôle, sans hiérarchie c'est absolument impossible.
Bref, nos réponses se complètent. L'utilisateur n'a pas forcément vocation à être le contributeur de l'article qu'il consulte. Quand on consulte, à priori c'est pour apprendre, pas pour corriger. Il n'a aucune garantie d'un minimum de qualité (ce qui ne veut pas dire qu'elle n'y est pas). Et le contributeur n'a aucune garantie que quand bien même son apport serait sérieux et documenté, il ne sera pas supplanté par des carabistouilles ou des calembredaines, pour ne pas dire des sornettes, des balivernes, des billevesées, voire même des coquecigrues.
Il est facile de trouver d'excellents articles, là n'est pas le problème. Le problème c'est qu'un encyclopédie
doit tendre à l'équilibre et à l'excellence,

Deux choses :

- d'abord c'est vous qui le dites, c'est dans votre propre définition d'encyclopédie, pas dans la mienne, pour moi une encyclopédie doit apporter autant d'information qu'elle peut sur un sujet donné. Une encyclopédie ayant un nombre fini de pages peut être équilibrée. Une encyclopédie n'ayant aucune limite, dans son nombre d'aticles, dans la taille de ses articles, dans son nombre de contributeurs, dans son nombre de langues, etc., n'a aucun moyen de trouver d'équilibre et ce n'est pas souhaitable. Son but est de donner autant d'information que ses contributeurs ont bien voulu y mettre. Par ailleurs ce que vous voyez de suite avec Wikipédia, c'est la page d'historique de l'article et le forum de discussion attaché, chose introuvable dans une encyclopédie papier.

- deuxièmement je vais faire de l'ad hominem en utilisant votre propre logique : et même si Wikipedia devait tendre vers un équilibre, c'est un projet très jeune. Diriez-vous d'un bébé qu'il est très con parce qu'il ne sait prononcer que les mots beuh et gaah ? Les encyclopédies commerciales ont souvent plusieurs siècles d'existence, regardez la Britannica. Avant de dire que Wikipédia ne tend pas à l'équilibre il vous faut encore le prouver, et je ne suis pas sûr que vous en ayiez les moyens. Quant à tendre à l'éxcellence, de fait, Wikipedia y tend. Les articles sont de mieux en mieux. Maintenant je vous mets au défi de prouver que sans hiérarchie, on ne peut pas converger vers l'équilibre.

C'est sur qu'on a rien d'autre à faire que de corriger les articles que l'on va consulter sur une
encyclopédie, et que l'on est spécialiste de tout. Donc yaka!

Parce que vous vous posez en consommateur. Qu'est-ce qui vous empêche de dire : "chaque fois qu'un article de Wikipedia m'apportera quelque chose, j'irai sur l'article d'un domaine que je connais bien pour l'améliorer / créer ?" Vous présentez la manière de se comporter avec Wikipedia comme si on y allait carte bleue en main en disant : eh maintenant tu me sers un bon article tout frais tout bien ficelé. Ce n'est pas comme ça que ça marche. C'est sur vous, entre autres, que repose l'excellence de Wikipedia. Si vous rejetez cette responsabilité, ne crachez pas sur les bénéfices que, néanmoins, le projet consent à vous laisser prendre sans aucune contrepartie. Bref, arrêtez de cracher dans la soupe si vous ne voulez pas améliorer la recette.
[quote=Maintenant je vous mets au défi de prouver que sans hiérarchie, on ne peut pas converger vers l'équilibre.]

C'est plutôt à vous de prouver que sans hiérarchie on peut converger vers l'équilibre, cette démonstration étant possible,
il suffit de trouver un exemple. Alors que la preuve que vous me demandez de fournir est impossible à trouver.

Nous n'avons ni la même définition, ni les mêmes attentes d'une encyclopédie. C'est tout.

Je serais curieux de savoir quel est la proportion d'utilisateurs de Wikipédia qui sont aussi contributeurs. Le savez-vous?

[quote=Bref, arrêtez de cracher dans la soupe si vous ne voulez pas améliorer la recette.]

Niez-vous par là toute légitimité à la critique?
Facile. UN exemple, j'en aurais des millions. Une ruche a une régulation thermique très stable sans qu'aucune hiérarchie n'existe entre les abeilles pour donner des directives sur qui doit ouvrir / fermer les ouvertures de la ruche pour aérer. Allez un deuxième, plus général : ce qu'on appelle l'écosystème est en équilibre sans aucune concertation entre les agents qui y évoluent. Le nombre de lapins disponibles pour le nombre de loups est déterminé par une loi qui les dépasse : si les lapins font plus de petits, cela fait plus de nouriture pour les loups qui se développent, jusqu'à consommer trop de lapins, donc restreignant la disponibilité de nourriture, donc leur population baisse. Ils sont donc forcés de rester au point d'équilibre. Le point d'éqilibre se trouve très rapidement dans ce genre de systèmes.

Et la preuve de votre assertion, merci de le remarquer, est impossible à trouver, non pas par la formulation logique, mais par le fait qu'elle est fausse (et je note que vous avez l'air de baisser les bras avant même d'essayer, ou alors vous vous êtes rendu compte que ce que vous disiez est faux).

La proportion de contributeurs / utilisateurs est une information sans intérêt à notre débat. La proportion, en revanche, d'(utilisateurs non contributeurs) / (utilisateurs non contributeurs qui se plaignent) pourrait avoir un intérêt.
Niez-vous par là toute légitimité à la critique?

Ce que vous faites n'est pas de la critique. C'est tenir le marteau par la tête et dire qu'il n'est pas pratique.

Une chose : comme disait Bob Dylan (et d'autres) celui qui voit une erreur est qui détourne la tête est aussi coupable de l'erreur que celui qui la commet. Vous voyez des fautes d'orthographe dans un article Wikipedia, vous vous empressez d'en accuser l'auteur alors que vous ne prenez même pas une demi-seconde pour le remercier du travail fourni, sans lequel vous n'auriez même pas eu d'article à consulter. Ensuite si vous avez vu des fautes, cela vous prendra 30 secondes de les corriger. Mais vous préférez pouvoir dire que Wikipedia c'est nul parce que des gens qui y ont investi du temps pour vous aider ne sont pas d'excellents grammairiens.

A partir du moment où vous les avez vues, les ereurs sur Wikipedia sont les vôtres. Si c'est trop dur à accepter pour vous, je vous recommande de ne plus y aller du tout. La vie vous sera tellement plus facile ! :)
[quote=Si c'est trop dur à accepter pour vous, je vous recommande de ne plus y aller du tout.]

C'est ce que je fais déjà. Je n'y vais que si j'ai un trou de mémoire.

[quote=La vie vous sera tellement plus facile !]

Euhhhh!... Ce n'est tout de même pas grave à ce point là.
Désolé, mais on peut vous demander de prouver qu'un système hiérarchisé est bon à autre chose qu'à entériner ce qui fait consensus, dans le cadre de l'ordre établi, des idées dominantes. Très bon pour consolider, pas pour bousculer. Ce n'est pas forcément un défaut, mais dans une certaine mesure une lacune que n'a pas WP. Quant à l'imperfection moyenne des articles, c'est certainement à parts plus ou moins égales la rançon d'une extrême jeunesse, d'une évolutivité rapide (n'excluant pas la stabilisation dans la qualité).
Notez au passage que WP comme écosystème a la merveilleuse faculté de préserver une approche et des articles différents selon les langues et de les faire voisiner. Quelle hiérarchie (autre qu'une organisation technique sous-jacente) permettrait de gérer cela sans le détruire ? Apprendre est un travail.
La titraille est un art difficile qui fait très souvent l'objet d'un feu nourrit d'@si, notamment à propos de la presse écrite. Moi aussi, ça m'est arrivé d'interpeler vivement les journalistes qui me sont tombés sous la main à ce propos.
Je me souviens notamment fin janvier dernier, de m'être foutu de la gueule d'un journaliste de l'Union parce que ma ville de Charleville-Mézières était couverte de placards tapes-à-l'œil annonçant "Les Ardennais dans la tempête". De tempête, il n'y avait point. Il s'agissait de signaler, en première page, s'il vous plait, qu'aucun ancien habitant du mon Département n'avait eu à souffrir de la tempête qui avait ravagé le Sud-Ouest le 24 janvier dernier. C'était une non-information.

J'aime beaucoup l'idée d'extraire une citation de l'invité pour en faire le titre d'une émission. C'est particulièrement exigeant parce qu'il faut que le titre présente les qualités d'une citation, au premier rang desquels, il y a la fidélité au sens des mots prononcés par son auteur. Il faut aussi que la citation retenue présente les qualités d'un titre, notamment la concision et la synthèse, tout en donnant envie d'aller au delà de la poignée de mots qu'elle rassemble. Il faut susciter la curiosité du lecteur (pas la mienne, de toute façon, je lis tout), être fidèle et synthétique.

Je sais bien que l'internaute de base est à la fois inquiet et/car très client de Wikipedia. Wikipedia, c'est très concernant, comme dirait le fils de pub. Wikipedia, c'est le bon plan pour hameçonner l'internaute en vadrouille.
Je crois que cette fois-ci, vous avez sacrifié la fidélité au racolage passif, dont je ne nie pas la nécessité par ailleurs.

"Sur Wikipedia, il y a des choses proprement scandaleuses." Ca, c'est textuellement ce qu'a dit Maître Rey. Pour rester fidèle au sens de ses mots, il était possible, d'écrire "Dans Wikipedia, il y a des choses proprement scandaleuses" parce que "sur" peut prêter à confusion. On pourrait croire qu'il s'agit de "sur" au sens de "à propos". Par exemple, la censure de Wikipedia en Chine ou bien les célébrités qui enjolivent leur propre notice.

Mais Wikipedia, c'est l'ombre pour la proie de l'émission. Vous amenez le Maître sur Wikipedia, alors qu'il n'a manifestement pas envie d'y aller. Ca vient illustrer le propos sur l'autre désordre d'internet, comme hypothétique alternative au désordre alphabétique. C'est pas rien ! C'est le retour du politique dans l'organisation de la connaissance grand-public. (Internet, c'est pas si désordonné que ça; c'est des algorythme de classement par rang, des communautés organisés, des filtres en cascade. Sur ce point précis, je ne suis pas d'accord avec Maître Rey).

Moi, c'est ce que je retiens de cette émission : "L'ordre alphabétique à vaincu les autres ordres qui sont tous idéologiquement marqués." Ca, c'était pertinent, comme titre. Trop long, certes. Mais on a tout notre temps. Et l'ordre, ça fait recette, ces temps-ci, n'est-ce pas ?


"Sur Wikipedia, il y a de vrais scandales ! " Je m'attend à entendre Alain Rey discuter des coucheries d'un people quelconque.
Il est parfaitement exact, Tom-, que AR n'avait pas envie de parler de Wikipedia, et que c'est moi qui l'y ai entrainé. Mais le boulot d'intervieweur consiste précisément, me semble-t-il, à entrainer les clients là où il n'ont pas forcément envie d'aller. Et oui, il me semble intéressant de faire parler un auteur de dictionnaires du principe d'une encyclopédie collaborative, sans auteur repéré. Enfin, cette phrase est sans doute la plus polémique de celles qu'a prononcées AR pendant l'émission et surtout, de mon point de vue, la plus inattendue (je ne pensais pas qu'il serait aussi violent).

Cela dit, ce n'est pas la dominante de l'émission, loin de là, et AR n'approfondit pas ses critiques. Et surtout, les vacances ne sont surtout pas le moment de créer de la contrariété. Donc, je cède, je capitule, j'abdique devant la bronca du forum, et je viens de changer le titre, pour une autre phrase moins polémique, plus représentative de la tonalité de l'émission, mais tout aussi intrigante et peut-être, au total, encore plus incitative.
C'est malin j'ai cru qu'il y avait une autre émission cette semaine...
Moui, c'est pas que la phrase sur WP était polémique, c'était son aspect racoleur qui décevait, franchement.(c'est pas le seul cas, d'ailleurs)
Vous avez donc bien fait de changer.
Il n'y a pas de honte à reconnaître qu'on s'est trompé, ce n'est pas une capitulation, mais une rectification.
Kesskil fout là ce comm j'allais pour le mettre tout en bas.
Grmbl.
Pourquoi ne pas avoir repris "l'objet" de la gazette 85 :
Et si on déshabillait le dictionnaire ?
qui est une invitation à voir l'émission :
Et si on déshabillait le dictionnaire ? Eh oui : même les sages dictionnaires, comme les fiévreux journaux télévisés, ont leurs petits truquages, leurs petits secrets de fabrication. C'est la leçon de l'interview d'Alain Rey, grand maître des éditions Le Robert, invité de notre chroniqueuse Anne-Sophie Jacques (1), sa disciple revendiquée, pour cette nouvelle émission d'été. Pourquoi la définition de la "comédie" a-t-elle longtemps eu davantage de place que celle de la "tragédie" ? Comment "femme" et "fellation" peuvent-elles avoir la même racine, en tout bien tout honneur ? Saviez-vous que le "tollé" ou le "scandale", que vous retrouvez quotidiennement dans les manchettes des journaux, sont des mots d'origine religieuse (même si le très laïc Alain Rey affecte d'en douter sur le plateau) ? Belles questions d'été, qui prolongent les textes d'Anne-Sophie. Et en exclusivité, apprenez sur quel mot (totalement laïc) portera sa prochaine chronique... Notre émission est ici (2), ses meilleurs moments sont là (3).
Quand j'ai relu avant de poster hier, j'ai failli retirer l'argument (très con) à propos des réticences d'Alain Rey à engager la polémique sur Wikipedia. En effet, ce reproche ne tient pas la route, quelle que soit la saison.
Pire que ça. Le fait que les journalistes ne questionnent que trop rarement là ou ça fait mal, c'est en effet principalement ce qu'on leur reproche. En tous cas, c'est ce que je leur reproche. Je m'en rend compte ce matin en vous lisant.
Et puis finalement j'ai eu la faiblesse de laisser cette phrase parce qu'elle témoignait de mon affection pour Maître Rey. Il aime pas WP, je suis enthousiaste. Sa réticence à s'en prendre à une de mes vaches sacrés rattrape tout.

Bref, j'ai cédé au travers que je reproche à beaucoup intervieweurs. Ce qui me sauve, c'est que je suis pas journaliste.

Quand à vous, vous ne vous êtes pas rendu puisque vous ne vous êtes pas fondé sur les suggestions des @sinautes pour trouver ce nouveau titre. Ca vient peut-être du fait que journaliste, vous l'êtes, contrairement à vos lecteurs et que ce travail n'est pas compatible avec une mentalité de capitulard.

Voilà, fin du quart d'heure "pommade".

...
Cela dit, ce n'est pas la dominante de l'émission, loin de là, et AR n'approfondit pas ses critiques. Et surtout, les vacances ne sont surtout pas le moment de créer de la contrariété. Donc, je cède, je capitule, j'abdique devant la bronca du forum, et je viens de changer le titre, pour une autre phrase moins polémique, plus représentative de la tonalité de l'émission, mais tout aussi intrigante et peut-être, au total, encore plus incitative.


J'aurais préféré que le changement de titre vienne de vous-même, après que vous vous soyez rendu compte tout seul de son inadéquation avec le contenu de l'émission.

Je trouve inquiétant que vous cédiez sous la pression des "hurleurs". Il faut voir ce que ça va donner par la suite.
J'ai regardé la carte blanche donnée à Anne-Sophie Jacques qui a invité Alain Rey. Désolé j'ai trouvé cette émission d'une nullité suprême.

J'ai maintenant pris l'habitude de considérer qu'une émission d'ASI qui n'est félicitée sur les forums d'ASI que par les utilisateurs du TLF et les passionnés du Littré est nécessairement une émission ratée, parce qu'elle n'a dérangé personne (les journalistes d'ASI les premiers) dans ses certitudes :

1) Toute l'émission a consisté à nous expliquer que les « mots » naissent, vivent et se meurt et qu'ils témoignent par cela même d'un état du monde, ces mêmes mots qui enrichissent pourtant la vulgate nécrophile des idées d'Alain Rey et de tous les linguistes.

2) Alain Rey pêche par une immodestie encore plus navrante que l'incompétence qu'il prête à certains de ses concurrents :

- il dit avoir élaboré un "dictionnaire historique". Mazette ! Un "dictionnaire", rien moins que ça. Et avec cela il n'a eu ni la médaille du CNRS, pas plus qu'il ne fait partie de l'Ecole de linguistique de Paris !

- il dit que sa science ne peut pas s'accommoder avec le fait de « tuer » des mots dans son dictionnaire ; il aurait fallu pour lui seul abattre la forêt amazonienne !

3) Je suis allé voir les fameuses éditions du dictionnaire de M. Rey (...) Qu'est-ce que j'y trouve (en substance) : qu'il propose un ordre purement aléatoire, arbitraire, que dis-je, alphabétique ! Et puis ces tirades entre l'évolution du langage et de la société... Entre-nous s'il était le premier à faire cela ça se saurait ; on peut même aller jusqu'à dire que la quasi-totalité de la linguistique depuis le début du XXème est une pensée du statut et du rôle des mots dans notre société.

Conclusion : il fallait un mélange d'incompétence littéraire, de vision morphologique à Anne-Sophie Jacques et à D.S. pour avoir gobé la vulgate d'Alain Rey. C'est plutôt sur l'incompétence linguistique que je veux insister car au fond le problème est celui-ci : dans toute élaboration linguistique (oublions les expressions de "science du langage" ou de "grammaire descriptive" qui recouvrent des choses des plus élaborées à des choses les plus vulgates), il y a un point paradigmatique et un certain nombre de croyances minimales. Ce sont ce(s) paradigme(s) et ce(s) croyance(s) qui, dans une large mesure, font que les analyses des mêmes faits linguistiques divergent et qui font la limite de la connaissance linguistique. Ainsi, M. Rey a lui aussi ses propres paradigmes et ses propres croyances.

Au lieu de l'EDITORIAL qui a été proposé à Anne-Sophie Jacques (elle a invité quelqu'un dont elle est une fan et ASI nous fait passer cela pour du journalisme ou de l'analyse des médias), ASI aurait-il voulu faire une analyse du discours linguistique qu'il aurait dû demander à M. Mathieu-Colas d'animer un débat entre Alain Rey et un linguiste d'une sensibilité différente : M. Mathieu-Colas est notamment l'auteur d'un article de référence sur les variations graphiques des mots composés dans le Petit Larousse et le Petit Robert.
[quote=Conclusion : il fallait un mélange d'incompétence littéraire, de vision morphologique à Anne-Sophie Jacques et à D.S. pour avoir gobé la vulgate d'Alain Rey. C'est plutôt sur l'incompétence linguistique que je veux insister car au fond le problème est celui-ci : dans toute élaboration linguistique (oublions les expressions de "science du langage" ou de "grammaire descriptive" qui recouvrent des choses des plus élaborées à des choses les plus vulgates), il y a un point paradigmatique et un certain nombre de croyances minimales. Ce sont ce(s) paradigme(s) et ce(s) croyance(s) qui, dans une large mesure, font que les analyses des mêmes faits linguistiques divergent et qui font la limite de la connaissance linguistique. Ainsi, M. Rey a lui aussi ses propres paradigmes et ses propres croyances.]

La même chose en français vulgaire que je puisse comprendre, SVP?
Il n'y a pas grand chose à comprendre. Il s'agissait juste de parodier le texte de JÉRÔME PELLERIN, publié en ligne par ASI et qui critiquait la précédente émission...

J'ai regardé la carte blanche donnée à Anne-Sophie Jacques qui a invité Alain Rey. Désolé j'ai trouvé cette émission d'une nullité suprême.
.../...
- il dit avoir élaboré un "dictionnaire historique". Mazette ! Un "dictionnaire", rien moins que ça. Et avec cela il n'a eu ni la médaille du CNRS, pas plus qu'il ne fait partie de l'Ecole de linguistique de Paris !


JÉRÔME PELLERIN, ON T'A RECONNU ! Ça marche pas à tous les coups, le truc pour être mis en tête de gondole par DS.
Eh mince alors... J'aurais comme même essayé...
Alain Rey pêche par une immodestie encore plus navrante que l'incompétence qu'il prête à certains de ses concurrents :

- il dit avoir élaboré un "dictionnaire historique". Mazette ! Un "dictionnaire", rien moins que ça. Et avec cela il n'a eu ni la médaille du CNRS, pas plus qu'il ne fait partie de l'Ecole de linguistique de Paris !

Il n'a pas de concurrents. Alain Rey fait de commercial, de la vulgarisation. La recherche est faite par le TLF et surtout le FEW.
Quand on fait un dictionnaire, on copie les dictionnaires qui ont été faits avant. Cela est inévitable. Il y a des arbres généalogiques de dictionnaires. Il y a des mots fantômes, qui sont restés pendant plusieurs générations dans une famille de de dictionnaires.
Mais.. quand on fait un Dictionnaire historique, on cite ses sources.C'est le grand défaut que je lui reproche. Il n'y a pas les moyens de vérification.

Déjà WP n'est pas un dictionnaire (voire Wiktionary pour ça). Bon, passons.


Oui, WP n'est pas un dictionnaire. En fait, c'est révélateur d'un problème plus profond qui semble assez répandu chez les universitaires de l'ancienne génération, comme Alain Rey. Un bon nombre n'arrive pas à se départir des paradigmes de l'édition classique.
Il cite par exemple la contrainte d'équilibrage entre les articles et reproche à WP de ne pas être équilibrée. Mais WP n'a pas à l'être. La place disque ne coûte rien, et donc la "juste longueur" pour un article est proprement intrinsèque à l'article, et n'a rien à faire de la longueur des articles connexes ou "concurrents". Et si certains chanteurs à la mode ont un article plus long que Mozart (qui, au fait ?), ça ne "retire" pas de place à l'article sur Mozart.

Cela dit, ça n'enlève rien à l'époustouflante érudition d'Alain Rey sur son domaine de compétence.
Pas encore eu le temps de voir l'émission, juste pour balancer le lien d'un blog que je lis : "À la fortune du mot" (http://alafortunedumot.blogs.lavoixdunord.fr/), de Bruno Dewaele, champion du monde d'orthographe.

C'est toujours sympa d'en apprendre un peu plus sur la langue française.

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