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Journalistes : "Trump est une aubaine, on vit de Trump"

Pour beaucoup de médias français, la cause est entendue depuis le début : avec ses provocations sur Twitter, avec les multiples accusations qui l'assaillent de tous côtés quasi-quotidiennement, Donald Trump ne peut que susciter le rire ou la frayeur. Et pourtant, près de deux ans après son élection, il est encore à la Maison Blanche, et il peut se targuer de certains succès économiques et diplomatiques. Est-ce qu'il faut donc rire de Trump ? Question que nous posons à nos trois invités : Corentin Sellin, professeur d'histoire spécialiste de la politique américaine, auteur de chroniques pour Explicite ; Thomas Snegaroff, professeur d'histoire spécialiste de la politique américaine, auteur de "L'Amérique et son président : une histoire intime" (Editions Dunod) ; et Jean-Bernard Cadier, correspondant BFMTV à Washington.

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Merci pour cette émission. ASI renoue avec ses origines.


La phrase prononcée à la fin "on a peur que la même chose arrive chez nous" m'a fait penser que c'était peut-être bien la raison pour laquelle les médias de forte audience n'ont pas arrêté de ti(...)

Les français n'est comprendraient pas les américains de droite ?


Je crois qu'au contraire les français sont peut être ceux qui comprennent le mieux ce que cache cette alliance du capital et du religieuxnparce que la France a dans son ADN les anticorps(...)

Heureusement pour nous, Hillary n'est pas passée, l'autre foldingue préparant la guerre en Ukraine, on a échappé au pire! Et question sociale ça n'aurait rien changé, comme d'hab' depuis 50 ans.

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Les journalistes font toujours les pires invités.

Si le fond de l'émission est intéressant et pertinent, vous allez vite en besogne sur les «succès économiques» de Trump.


Pour booster l'économie, Trump a effectué une relance que l'on réserve usuellement au lendemains de crise:

- Investissement colossaux dans les infrastructures

- Défiscalisation des entreprises

- Dérégulations massives.


Ce genre de plan booste en effet l'économie, on le sait, mais est généralement temporaire. Pour contrebalancer la dette énorme générée ainsi il faut une forte hausse de la croissance et qu'elle s'inscrive dans la durée. Pour le moment la hausse n'est pas suffisante et pour la durée on ne peut qu'au mieux croire (à une amélioration, une continuité ou une dégradation).


Par contre c'est un calcul politique intelligent, cela permet d'afficher des curseurs au top à la veille des élections de mi-mandat. Si ce n'est pas un succès économique, c'est certainement un succès politique. Reste à savoir si les premiers effets de retour de bâton interviendront avant les élections ou pas pour réellement qualifier cela de succès. (et un premier effet est arrivé hier, avec une journée noire à Wall Street)


Quant aux politiques de taxations, relocalisation et guerre commerciales, il est beaucoup trop tôt pour en attribuer un quelconque effet positif (ou négatif). C'est un peu une stratégie de ça passe ou ça casse.


Quant aux journalistes, pour eux le succès ne s'évalue que par deux critères: le taux de chômage et le PIB (croissance) actuels. Peu importe les passifs derrière, il suffit de manipuler ces indicateurs pour obtenir des articles élogieux, et les politiques malins et peu scrupuleux (Trump) n'hésitent pas. Quand on creuse un peu les limites du PIB c'est assez effrayant.

Libéral, néo-libéral, ultra-libéral, ne sont que des paravents à la seule vraie liberté que les dominants s'octroient (et refusent aux autres) la liberté de décider (ce) qui est libre ou pas, et quand. Comme la vaine controverse autour des migrations: libres, voire imposées quand ça les arrange, interdites quand ça les arrange plus, voire même interdites et "en même temps" encouragées quand c'est le plus profitable: laisser les migrants dans la clandestinité pour mieux les "utiliser", ou faire semblant d'empêcher en laissant les gens s'entasser pour que la fameuse "opinion publique", qu'on manipule comme on veut, en rajoute dans le glauque.  


Parfois, on montre le bout de l'oreille sous la farine en parlant de "migrations choisies", sans jamais préciser choisies par qui, tellement c'est évident que les migrants n'ont pas le droit de choisir, et puis quoi encore?  

Moi qui suis le blog de Paul Jorion (qui explique avec intelligence, mais à la vue de notre ignorance) je suis un peu tombée de ma chaise en écoutant votre émission. Mais cela fut salutaire. J'ai mis en lien en commentaire votre émission et j'ai fait un copié/collé de sa présentation.


En effet notre détestation de ce que représente Trump nous rend "joyeux" quand on nous dissèque ses malversations. Surtout quand les arguments sont tirés de la lecture des journaux EU opposants à Trump.


Ainsi c'est avec grand intérêt que j'ai écouté votre émission… qui dit à peu de chose près le contraire. Par ex : 


- Je ne savais pas que l'économie EU se portait mieux, surtout concernant le niveau de salaire et de vie, depuis sa présidence, je croyais le contraire, car pour moi une économie néolibérale ne peut que faire du mal aux Citoyens.

- Je le prenais pour un imbécile : on nous démontre ici qu'il est plus futé qu'il me semblait paraitre.


Je ne suis pour ainsi dire pas les tweets (bien qu’ayant un compte, je ne fais que tweeter les articles qui m’intéressent sur le net, pas le temps de faire plus), je ne suis donc pas influencée par les tweets.


Mon influence et en fait unique information était le blog de Paul Jorion qui me semble être une personne digne de confiance à la vue de son passé, de sa culture, de son engagement.


j'attends une controverse des deux points de vue, je ne sais si je les aurais !


Une émission tout à fait intéressante , surtout dans la deuxième partie .Les tweets de Trump passeront .De plus ,après des débuts catastrophiques ,il semble  s' être stabilisé . Ce qui apparaît bien c'est la puissance économique des Etats-Unis , normal que Trump s'en attribue le mérite . Trump a réussi à cliver la société tout en assurant la croissance ( le rêve de Marine Le Pen ou de Wauquiez)  Cela dit , comme l' a souligné un chroniqueur du Figaro , Trump n'a pas engagé les E-U dans une guerre comme la guerre  en Irak

Encore une énième émission sur ce Trump caractériel et dangereux, à l'image, sauf exceptions, du peuple américain qui l'a élu et le réélira certainement, sauf extrême folie de dernier moment qui n'est pas à exclure, tellement ce personnage est grave et pathétique ; ça me fatigue. C'est hyper déprimant. 

MERCI !  Une belle leçon de prudence... et donc de décrassage. Un plus de lucidité.

Vraiment content de ce débat de haute tenue, où l'on met enfin le doigt sur le crétinisme des pseudo-journalistes qui se moquent de Trump comme ils se moquaient de Bush alors qu'il a été réélu(rappelez vous des histoires comme celle du Bretzel). Pas de recul, pas de volonté d'analyse, de l'analyse de l'écume. Trump n'est pas drôle, et doit être pris au sérieux, les US est un pays de 350 millions d'habitant autant que l'Europe, mais avec la même langue et des cultures aussi différentes qu'entre nous et les Roumains. 

C'est ce que j'attends de ce genre d'émission, un autre point de vue, une analyse et du recul.

Trump solide ? , et ces types sont payes pour dire ca ? Les tyrans , les jupiters paraissent toujours solide aux yeux des petits bourgeois qui ont besoin de stabilite autoritaire pour dominer les femmes, les classes moyennes basse et les prolo. Les Daniel, sans le racisme, le machisme, l ideologie de la seule reussite mental, seraient de petits pigistes, la classes des zintellos, ´je me fatique pas le corps au boulot', ont besoin que Trump Macron Merkel soient solide sinon eux devront partager leur gâteau, si la gauche passe, et il ne veulent pas , tout comme les Trump, les Islapette , les Daniel aiment mepriser celles et ceux qui travaillent, qui elevent les enfants... pour la prochaine genration de livreur, preparatrices de commande, c est les seuls boulot qui va nous rester, livrer a velo (tellement plus cool, de faire cravacher un autre humains, tellement dangeureux et fatiguant, il mourront plus tot comme ca ..., la vision cool du monde version , crevads, ´j ai aucune empathie, aucune intelligence, mais j adore les miserables...´

Heureusement pour nous, Hillary n'est pas passée, l'autre foldingue préparant la guerre en Ukraine, on a échappé au pire! Et question sociale ça n'aurait rien changé, comme d'hab' depuis 50 ans.

Les français n'est comprendraient pas les américains de droite ?


Je crois qu'au contraire les français sont peut être ceux qui comprennent le mieux ce que cache cette alliance du capital et du religieuxnparce que la France a dans son ADN les anticorps au libéralisme économique, par contre que les français trouvent cette vision du monde stupide et dangereuse oui ça c'est certain.


Je crois par contre que les journalistes du "centre" (extrême centre comme dirait Alain Deneault) donc des médias dominants français eux ne comprennent rien au peuple que ce soit américain ou français.  


Il faut aussi relativiser les succès populaires de Trump, avec un système démocratique sensé Trump aurait été battue de plus de 3 millions de voix, il a contre lui tout l'électorat noir, féminin, jeune etc...

Comme d'habitude l'extrême droite aider en cela par le centre cachent les succès de la gauche, je rappel que la jeunesse américaine plébiscite le socialisme désormais, de quoi faire relativiser les victoires de ce président diversion. 

Oups mauvaise frappe.

”Les français ne comprendraient"

Les Etats Unis sont une union d'états et non une nation  constituée comme la France. Les 13 Etats fondateurs n'ont pas voulu qu'un seul Etat dominent tous les autres. On vote par Etat et il faut gagner le plus d'Etats possibles. Ce qu'à négliger de faire Clinton qui ne s'est pas rendue dans les états qu'elle croyait acquis.Voilà ce qui n'est pas compris en France. De même 2 sénateurs par état quelque soit la taille de l'état soit 100 sénateurs.  Trump n'a  eu plus de voix qu'à cause un seul état, la Californie (+ 7 millions) Sans la Californie Trump était minoritaire en voix.


 Ce mode d'élection faisait partie des conditions pour que les 13 premiers états acceptent l'Union, parmi bien d'autre conditions souhaitées par les pères fondateurs d'où la grande autonomie de chaque état dans de nombreux domaines  (police, justice, et même permis de conduire et TVA, gouverneurs, assemblée, et j'en passe). L'union fut l'objet d'âpres discussions. Lire "Miracle à Philadelphie".


Les maires de Paris, Lyon, Marseille sont élus de la même façon : par arrondissement. L'aviez-vous remarqué. Un maire de Paris a été élu avec moins de voix que son adversaires.


Les journalistes, experts en tout genre n'aident pas à comprendre les systèmes.L'alignement des planètes n'existe pas. Les pays sont différents comme leur histoire d'où la difficulté de comprendre et de juger souvent en fonction de critères qui ne sont pas ceux des autres.


Sanders à la côte auprès des jeunes, espérons que son mouvement progressera. Les Démocrates ont magouillé pour qu'il perde. On leur doit l'élection de Trump qui quoiqu'on en pense est légitime et il faudra faire avec quoiqu'on en pense.

On vote par Etat et il faut gagner le plus d'Etats possibles.


Non. il ne s'agit pas de gagner "le plus d'états" mais le plus de "grands électeurs" dont le nombre (par état) dépend de la population de celui-ci. Il s'agit bien d'un vote populaire (au sens où il faut obtenir le plus de suffrages) mais assez mal fichu qui de fait n'assure pas un principe démocratique simple : "un homme = une voix".



Vous me semblez bien ête un des "experts en tout genre n'aident pas à comprendre les systèmes". Vous ne seriez pas journalistes ? "

Il est salutaire d'entendre rappeler par J-B Cadier que l'univers du tweet, même en Amérique, n'est guère visité par des américains dont on nous donne souvent l'impression qu'ils vivent au rythme de cette pulsation "brownienne": Seule une minuscule minorité boit la parole trumpiennne en s'excitant dessus, les autres s'en tapent, sont complètement dépolitisés, de toute manière.


Au siècle dernier, l'illustre économiste Galbraith avait synthétisé tout ça dans "La République des Satisfaits", d'où il ressortait que l'abstention de masse résultait du sentiment que voter républicain et démocrate ne changeait rien au sort des gens, qui allaient à la pêche. Et ça n'aura pas été les épisodes Clinton ou Obama qui leur auront fait changer d'idées. Avec Macron, ça va faire pareil. Le désenchantement de Collomb par rapport à ce dernier ressemblant à celui de Robert Reich, ministre du travail de Clinton et lumineux prophète des dégâts de la mondialidation, quand il se rendît compte de la duplicité de Clinton, mentant comme il respirait !...

Il devient de plus en plus difficile de comprendre un élection un évènement, non pas adhérer mais comprendre, quand deux chercheurs, historiens, enseignants abordent le débat en déclarant"j'aborde Trump avec un biais idéologique" ce qu'on reproche le plus par ailleurs aujourd'hui aux journaliste. Dur dur ! 


Par ailleurs que Thomas Snegaroff minimise l'élection de Trump avec comme arguments "n'oublions pas que 30% des américains ne sont pas inscrits sur les listes électorales" on pourra lui répondre que c'était également le cas pour tous les prédécesseurs de Trump. Conclusion : Il faut vraiment lire des journaux ou écouters des "experts" de toutes tendances, même celles que l'on ne partagent pas, pour s'informer réellement et non pas juste se conforter car alors on risque d'être souvent surpris par les évènements. Ce fut le cas avec l'élection de Trump où j'ai juste entendu un analyste prédire (et non pas souhaiter) l'élection probable de Trump en donnant les raisons. Les autres sont tombés de leur chaise au vu des résultats et leurs lecteurs ou auditeurs avec.

Merci pour cette émission. ASI renoue avec ses origines.


La phrase prononcée à la fin "on a peur que la même chose arrive chez nous" m'a fait penser que c'était peut-être bien la raison pour laquelle les médias de forte audience n'ont pas arrêté de tirer sur Trump (fou, agent russe, incompétent, il ne tiendra pas trois mois, Trump-la-mort succéde à saint Obama, etc. bref tout dans la nuance).


Et en effet, comme souvent, j'ai l'impression qu'il se passe chez nous, avec un peu de retard, ce qui se passe déjà au Etats Unis : la politique à coups de tweets (même les analyses historico-politiques se font sur tweeter, à ce que je vois, je ne sais pas s'il faut s'en réjouir), des médias polarisés, une méfiance populaire envers les médias mainstream, alors peut-être bientôt un Trump français ? Marion Maréchal ?


Mais je me demande toujours qui exactement a peur de quoi. L'establishment politique qui a peur qu'à force de faire monter l'extrême droite "populiste" elle va finir par passer ? Les intérêts économiques liés à la mondialisation qui veulent retarder au maximum tout protectionnisme ?


Et je n'avais pas le sentiment qu'on s'était beaucoup intéressé aux électeurs de Trump dans les médias (mais je les suis peu, c'est peut-être pour ça) parce qu'on avait pas envie de souligner que les "perdants de la mondialisation" pouvaient se révolter. On préfèrait insister sur d'autres choses.



Le lien vers le fichier mp3 ne fonctionne pas chez moi. 

Il est nul et dangereux!

La dure vie du reporter de fond cosmopolite...

Lu il y a quelque années dans le Parisien la mésaventure de J-B Cadier qui achète à crédit une maison  à Meudon, et qui nommé à l'étranger y flanque un locataire avec lequel il convient que l'occupant dégagera s'il est rappelé en France, ce qui finit par arriver, et... Patatras,  le gus s'incruste, le pauvre Cadier contraint de monter une opération médiatico-judiciaire pour retrouver jouissance de son bien... Il devait regretter certaines mœurs immobilières plus expéditives d'Amérique du Nord !

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