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"GTA fait du mal aux jeux vidéo"

Que se passe-t-il ? Pour la sortie du jeu vidéo GTA V, dans les médias généralistes, ce ne sont que hurlements d'admiration pour les prouesses économiques du jeu, et enthousiasme devant sa qualité esthétique. L'effroi habituel devant les scènes de violence, et devant le danger que peuvent représenter les jeux vidéo pour les jeunes joueurs passe au second plan. Est-ce le succès mondial du jeu qui a désarmé les critiques? Les jeux vidéo sont-ils devenus définitivement des produits culturels légitimes?

Derniers commentaires

Tout nouveau sur le site, je découvre les émissions Jeux vidéo et j'aime la démarche. Les invités sont pertinents dans celle de GTA, cependant, le débat est totalement faussé par la méconaissance totale du sujet par Shneidermann, et aussi par le profond dégout de la chroniqueuse. Bon, à la limite, j'excuse la méconnaissance, on est pas sur un site spécialisé et ça doit aider les gens qui sont un peu étranger à ce média à aborder la chose plus en douceur. Mais quand je vois les propos et l'expression de dégout de la chroniqueuse, quand je vois que vous passez une demi heure à ne rien comprendre à cette oeuvre certe provocatrice mais aussi assez complexe à apréhender, je me dis que ça n'est peut etre pas une bonne idée de traiter de ces sujets.

Vous aviez des invités qui avaient énorment de choses à dire (mention spéciale à Olivier Mauco, qui connaissait son sujet et qui l'abordait de maniere admirable) et on a pas élevé le débat plus loin que "oh la la c'est violent". Oui c'est violent, comme plein de film, livre etc. Mais sauf que c'est du jeux vidéo et que celui qui mène le débat n'y comprend rien, découvre ce jeu voir le jeux vidéo dans son ensemble, et on passe à coté de beaucoup de question. C'est violent mais c'est PEGI 18. Alors pourquoi absolumment tous les gamins dès 8 ans y jouent et sont autorisé à l'acheter dans n'importe quelle grande surface? Une question, par exemple, que j'aurais aimé voir ne serait-ce que survolé...

Bref, je suis abonné d'aujourd'hui, et j'ai déja regardé quelques débats tres interessant, mais les deux émissions que j'ai deja visionné sur le jeux vidéo sont toujours plombé par un animateur de débat qui n'a manifestement rien à faire la. Peut etre faudrait-il déléguer, Monsieur Schneidermann ?
Salut,

J'ai adoré ce débat, moi qui suis fan de GTA depuis le 1er opus -à la bonne époque des LAN parties en coax, sur Doom et Duke Nukem ! :)

Je trouve dommage que vous ayez focalisé uniquement sur le chiffon rouge, et pas assez (même si c'a été furtivement dit) sur l'authentique critique/parodie de la société américaine dans les chaines de radio, les publicités, les émissions de télé. Il y a toute une "étude" sociologique à faire rien que sur cet aspect périphérique du jeu, qui est véritablement présent depuis GTA San Andreas, et énormément dans GTA IV.

Sinon super émission, comme d'hab.

A+
Bonjour a tous.

Alors 2 ou 3 reactions me viennent suite aux propos tenus sur le forum.

Premièrement: le traitement médiatique de ce GTA est passionnant, et le thème de l'émission est totalement en accord avec l'idée de ce que je me fais de ASI. Apres tout, c'est une émission sur le traitement médiatique et les manipulations qui peuvent en découler (ou plutôt biais), et un décorticage de ces phénomènes. Je trouvais donc passionnant le sujet de cette semaine. Etant moi même concepteur de jeu vidéo j'était très intéressé.
Par contre il y a un fait qui est indéniable c'est que DS et son équipe ne connaissent pas vraiment le sujet. Du coup les analyses sont bien moins pertinentes que sur d'autres sujets et c'est donc pour moi bien moins intéressant que des émissions sur des médias que DS comprend. C'est une réelle baisse de qualité en intérêt a mon avis.
Donc, moi je suis pour des sujets comme celui-la, si l'équipe monte le niveau dans son analyse et prend sa place dans les discussions. Mais si elle doit rester observatrice du débat comme c'était le cas dans cette émission, autant ne pas les faire car cela donne des émissions moins intéressantes.
Quand a ceux qui se plaignent de ce type d'émission: un peu d'ouverture d'esprit que diable....La c'est du rejet non fondé qui a été décrit.

Deuxiémement: il serait temps d'ouvrir les yeux et de comprendre que certains jeux sont des oeuvres au meme titre qu'un film ou qu'un bouquin, Un jeu de naughty dog comme Last of us a un meilleur scenario que la plupart des films du moment et GTA5 me fait plus reflechir qu'un livre de nothomb. Donc pourquoi ne pas les considérer en tant que tel, c'est a dire des oeuvres qui vehiculent des idées et des pistes de reflexions sur nous les hommes.
De plus il y a la dimension interactive qui nous en apprend plus sur nous meme que tout autre média. Par exemple, GTA autorise des comportements déviants (au dela de tirer sur des bandits), mais ne demande JAMAIS a un joueur de le faire. Pourtant la totalité des joueurs qui y jouent les font. Mais le plus interessant est que si on donne la manette a quelqu'un qui condamne ce jeu pour sa violence, il va lui meme adopter ces comportements déviants assez rapidement et meme trouver ca jouissif. (ok, je n'ai pas un echantillon assez representatif de ces cas, mais je serais curieux de voir cette experience a grande echelle)
Alors qu'est ce qui est le plus inquietant? le fait que le jeu supporte un comportement déviant, ou le fait que les joueurs le fassent tous d'eux meme? Comment peut on blamer un "jeu" qui n'a aucune conscience?

Troisiémement: La violence.
La violence a un impact sur nos comportements, Elle a un impact sur les jeunes, et si les jeunes font effectivement la part des choses entre réalités et fictions, il y a quand même un impact psychologique qui est important et ne doit pas être négligé. En tous cas toutes les études sérieuses le montrent. Et je l'avoue j'ai très peu de considération pour les psy médiatiques qui disent le contraire sans aucune étude pour prouver leurs dire. Ils sont a peu près aussi crédibles que n'importe quel éditocrate qui défend le néolibéralisme.
Bref, tout ça pour dire que non on ne peut pas laisser dire des erreurs du style :
- Ce sont les individus qui sont violents qui jouent aux jeux violents et posent problème. Il y a effectivement une boucle de rétro-action entre le jeu et la personne, et tout le monde ne réagit pas de la même manière face a la violence. mais le fait d'être confronté a la violence peut engendrer un comportement violent chez quelqu'un qui ne l'aurait peut être jamais eu si il n'y avait pas été confronté.
- Les jeunes font la différence entre la réalité et le jeu. C'est totalement vrai, par contre ça n'empêche pas le fait que le jeune doit être encadré quand il est confronté au contenu du jeu et qu'il doit réfléchir a ce que sous entend le jeu, et tous les contenus ne doivent pas être mis a porté d'un jeune. Parce que sinon, à ce compte la, on peut faire lire du Georges Bataille a un jeune de 10 ans, ca lui fera du bien de réfléchir au bleu du ciel et a l'histoire de l'oeil, aucun doute la dessus, et en plus aucune chance qu'il le confonde avec la réalité car c'est un livre ....

Il y a des tonnes de sujets passionnants a faire pour ASI sur les jeux vidéos, et je serais trèscurieux que DS donne son avis de personne éclairée la dessus, mais encore faut il qu'il s'intéresse au sujet lui-même pour le faire sérieusement et être pertinent.
Par exemple:
- A qui sert la propagande véhiculée dans les FPS type Call of Duty
- Les jeux sur le modèle F2P qui utilisent les techniques psychologiques les plus retorses pour soutirer de l'argent aux joueurs sont ils légaux?
- Comment utiliser les jeux videos pour éduquer son enfant....

Francois
@ Neophyte Atteré :

Je suis d'accord avec vous. Ce n'est pas un jeu vidéo (ou un film ou un livre) qui va déterminer une personne à comettre un meurtre. Anders Brevik jouait à Call Of Duty, comme des millions d'autres personnes sur Terre, ce n'est pas le facteur déterminant qui l'a conduit à assassiner plus de 70 personnes (ou alors j'arrête de fréquenter à peu près tous mes potes...).
Cependant vous devez comprendre que les jeux vidéo ont atteint aujourd'hui un niveau de réalisme tel, qu'il ne permet plus de comparaison avec les jeux produits dans les années 90 et au début des années 2000.
Mes parents ne se sont jamais inquiétés de me voir jouer à des jeux tels que Wolfenstein 3D (jeu de tir en vue subjective pour dézinguer du SS dans univers bourrés de croix gammés), Mortal Kombat (décapitation, arrachage de coeur...) ou encore Resident Evil (univers à la Romero avec achevage de zombies à terre).
Pourquoi ? Parce que le rendu graphique de ces jeux était "conforme" à la représentation "normale" qu'ils se faisaient d'un jeu vidéo !

Les 2 premiers volets de GTA ont été développés en 2D en adoptant une vue aérienne de l'action. A priori ces jeux ressemblent aux sympathiques jeux de courses Micro Machines. Mais lorsque le cap est franchi de transposer l'action de jeu en 3D avec vue subjective, là la perception par le joueur est différente, et l'attache directement dans l'univers et l'action proposés par le jeu.

Si à l'occaz vous en avez le temps, regardez quelques vidéo de ces jeux sur Dailymotion ou Youtube : même sans y avoir joué, vous percevrez immédiatement les différences techniques, et donc de perception, que ces jeux produisent.

@ JeanSé

Ce n'est pas à vous qu'incombe la responsabilité de l'achat. Vous informez vos clients sur la nature du produit, ce qui est remarquable et honnête, ils sont assez responsables pour décider.
Juste une question. J'ai fréquenté pendant quelques années des boutiques de mangas/japanimes sur Paris qui avaient placées les "contenus pour adultes" dans des rayons séparés.
Finalement, ne pourriez-vous pas envisager la même chose avec les jeux ? Je suppose que vous le faites pour les films X ou d'horreur, est-ce-que cela n'aurait pas un "impact" sur les parents et les jeunes si vous créiez un rayon "jeux vidéo -18" ?
Bonjour,
Je tiens un vidéoclub/magasin de jeux-vidéos dans le 10ème à Paris et je voudrais dire ceci : la majorité des parents n'ont rien à faire de l'interdiction au moins de 18 ans pour GTA 5, Call of Duty et companie. Même les parents d'enfant au collège ! Quelque soit mes arguments, ils l'achetent en disant un truc du style : "C'est bon, il a déjà joué aux autres." ou "Il y a déjà joué chez un copain."...
Ce n'est quand même pas à moi de leur apprendre à élever leurs gosse. Et puis si j'insiste trop tout ce que je réussirais à faire c'est les envoyer chez les concurents. Mais je trouve quand même ça super flippant.
Je n'étais pas au courant de la scène de torture. Je vais essayer ça comme argument la prochaine fois. Je me demande bien ce qu'ils vont me dire : "Oh vous savez, il arrache déjà les ailes des mouches..." ?
c'est vrai que ça craint vos sujets d'inspirations.
Ainsi donc en 20 ans, rien n'a évolué autour de la "question" des jeux video.
Me voilà en 2013 à constater que les médias généralistes ne savent toujours pas appréhender le jeu vidéo comme ils le font avec le Cinéma par exemple, c'est-à-dire une industrie de divertissement comme les autres, qui engendrent parfois des Oeuvres ou des merdes, et du commercial.

J'ai été un "gamer", même un "hardcore gamer". J'ai décroché il y'a un peu plus de 10 ans lorsque SEGA a annoncé renoncer à être constrcuteur de consoles. Pour moi à l'époque, c'était un univers, enfin "mon" univers, qui s'effondrait.

Le temps a passé, j'ai décroché de l'actualité vidéoludique. J'avoue ne jamais avoir joué à GTA, parce que j'ai dogmatiquement évité l'achat de Playstation. L'univers des jeux labellisés par Sony ne m'attirait pas à cette époque.

Yu Suzuki, Eric Chahi, Dave Perry ou Shigeru Miyamato sont des auteurs de jeux vidéo qui font partie aujourd'hui de ma culture. Je ne saurais compter les heures passées à évoluer dans leurs univers respectifs, d'Another World à Mario Bros, en passant par Cool Spot et Aladdin, ou le cultissime Shenmue.

"GTA V fait du mal au jeu vidéo", prononce donc avec amertume Ivan Gaudé. Cette phrase est à la fois terriblement juste et profondément injuste.

Terriblement juste parce que depuis Mortal Kombat et ses séquences gores de "Fatalities"(1993) ou Resident Evil, dont Famille de France a tenté l'interdiction de vente en 1996, la violence, considérée comme contagieuse et perverse, du jeu vidéo n'a eu de cesse d'être mise en exergue par les médias, a point de n'être que la seul raison de leur existence médiatique.
Pourtant, comme l'écrivait la journaliste Gentiane Lenhard dans un essai intitulé "Faut-il avoir peur des jeux vidéo ?" (1999, Droit de Regard) : "Jusqu'à preuve du contraire, un CD rom n'a jamais tué personne.". Malgré cela, nombre de jeux, dont certains sont de véritables chefs d'oeuvre, n'ont jamais bénéficié de l'attention bienfaitrice des médias...
Ainsi, des perles comme Azel Panzer Dragoon (jeu de rôle japonais édité par Sega) par exemple, ne feront jamais l'objet du moindre article dans la presse mainstream. Tant pis pour ses qualités artistiques indéniables, sa musique unique, son univers immersif et son propos politique pertinent.
Le jeu vidéo reste imperméable aux prescirpteurs d'opinion, Ivan Gaudé a raison de le déplorer.

Mais là où sa phrase est profondément injuste, c'est par son caractère réducteur : ce n'est pas parce que les médias maintstream sont des cuistres en la matière qu'il faut pour autant mésestimer la capacité et la faculté du public, de l'opinion, à reconnaître et à apprécier le jeu vidéo pour ce qu'il est : un divertissement, destiné à des publics hétérogènes.
Les "débats" GTA V ne sont pas réels en France. Depuis que j'ai regardé l'émission, je consulte mes forums habituels et en discutent avec mes collègues : tout le monde considère GTA V comme un nouveau GTA... ni plus ni moins !
Et prenez par exemple le Japon (grand pays de jeu vidéo !) : là-bas, ce jeu ne sera pas un carton, et les médias ne publient pas de pages entières sur sa violence. En fait, ils s'en foutent !

En 1997 je jouais sur PC à un jeu de stratégie en temps réel (RTS) intitulé Command & Conquer. Dans sa première extention (add-on), une des missions de la campagne des "méchants" consistait à tuer des civils avec une troupe de soldats armés de lances-flammes chargés en arme chimique. Le but était de ne pas laisser de traces, mais surtout de faire croire à une attaque des forces de l'ONU. Ainsi ma faction démontrerait aux médias, donc à l'opinion mondiale, que ce sont les autres les "méchants".
Ceci était le scénario de ce jeu. Y'a presque 20 ans. A l'époque, personne n'a fait la moindre esclandre sur ce jeu. Aujourd'hui Bachar El-Assad est présumé avoir commis un tel crime en vrai. A-t-il joué dans sa jeunesse à ce jeu américain qu'est Command & Conquer ?! Le Monde ou Libé ne pose pas la question...


Nul ne peut plus ignorer l'intelligence et l'impact du jeu vidéo : depuis 20 ans, il se ne cesse de se nourrir de son environnement, à l'instar du cinéma. Mais le cinéma, lui, est un Art !
OK, mais ce faisant admettons que Legend of Zelda et Jean-Claude Vandamme n'ont rien à voir !
Sur la scéne de la torture, faut un peut arrêter. On peut faire la différence entre fiction et réalité. Le débat sur les jeux vidéo qui rendent violent c'est le même débat que "est ce que le cannabis rend schyso". On prend le problème dans le mauvais sens. C'est pas le jeu vidéo qui rend violent, c'est la personne qui l'est déja. Comme pour le cannabis, c'est pas l'utilisation du cannabis qui rend la personne shcyzophrène mais c'est la personne qui l'été déja. Et en faite dans les deux cas, le cannabis et le jeu sont simplement deux modes de déclenchement chez les personne qui ont le terrain favorable à cela.
Je dirais même que les jeux vidéos "violent" sont à la limite des jeux qui tende à la baisse de la violence dans la société. Déja d'une parcequ'une personne violente, quand elle joue elle est pas dans la rue. Et surtout, de deux, sa peut marcher comme un éxutoire enfin de compte. Et on ne peut pas y intégré les critiques liés à la télévision, car la télévision on est spectateur, dans le jeux on est acteur. Ce qui change tous...
Excellent article lu dans Le Monde ce 1er octobre :"Boissons « énergisantes » : la défonce en supermarché ?"
http://drogues.blog.lemonde.fr/2013/10/01/boissons-energisantes-la-defonce-en-super-marche/


Eh, la rédaction ! Après l' e-cigarette et les jeux vidéos, je vous ai trouvé le titre de la prochaine émission :
"LES BOISSONS ENERGISANTES FONT DU MAL AUX JUS DE FRUITS"

Pas le temps d' entrer à fond dans le sujet et faire vous même une longue investigation sur ce les boissons « énergisantes » et leur traitement média ? Pas grave, invitez Pierre Chappard et Jean-Pierre Couteron, ils feront le boulot à votre place !!!

mdr
Un grand merci à Arret Sur Images pour cette émission (que je vais m'empresser de regarder dès que j'en aurais le temps).

Un grand merci aussi à tous les mécontents pour leurs opinions aussi subtiles, argumentées que construites. Comme disais l'un, on peut tout à fait aimer regarder un entretien avec lordon ET être un joueur de GTA V ET aimer avoir une émission pour décrypter les enjeux derrière cette production audiovisuelle.
Il se trouve que contrairement à la télévision, au cinéma, à la presse écrite où existe moulte littérature qui décrypte, analyse, critique, de l'itnérieur, de l'extérieur, les fonctionnements, les tendances, les mécanismes systématiques, le jeu vidéo reste un secteur peu étudié, peu critiqué de manière structurelle (je ne parle pas ici des "jeux vidéos rendent nazis assénés à la télévision).

N'en déplaise à certains pour qui jeu vidéo = homme blanc entre 15 et 25 ans, près de 50% des joueurs sont des joueuses, la majorité du public a plus de 25 ans et OUI les jeux vidéos sont un produit culturel extrêmement important dans la société actuelle car ils poussent à leur paroxysmes les traits du cinéma, de la musique, du jeu dans un condensé qui se vend à ces millions d'exemplaires de par le Monde (et malheureusement contrairement aux bouquins de Lordon). Et rien que ça vaut qu'on s'y intéresse, qu'on sorte de notre bulle intellectuelle, quand bien même ce soit difficile (moi même, j'avais eu beaucoup de mal avec l'émission sur Norman et les vloggers).

Rappel : "Le terme média désigne, dans l'acception la plus large, tout moyen de diffusion
ou naturel (comme le langage, l'écriture, l'affiche)
ou technique (comme la radio, la télévision, le cinéma, Internet),
permettant la communication, soit de façon unilatérale (transmission d'un message), soit de façon multi-latérale par un échange d'informations.

On peut considérer le jeu vidéo comme un média car il transmet des messages bien qu'il inclue une dimension de divertissement (ce que bien entendu, la télévision ou internet ne procure JAMAIS)
Dès lors, analyser ce média, qui justement n'entre pas dans le cadre des émdias traditionnels sur Internet avec tout ce que ça engendre, me semble une très bonne chose.

Etrangement, au moment de la naissance des emissions d@ns le texte, je n'ai pas souvenir d'une telle bronca.
Serait-ce là la révélation d'un certain mépris de classe inconscient ?
Stephen King (Richard Bachman) a écrit "Rage". A la suite de la publication de ce roman, plusieurs tueries se sont produites à travers l'Amérique du Nord. Stephen King a hésité à retirer son roman de la vente. Arrêt sur images pourrait refaire cette émission avec le roman "Rage" de Stephen King, ça aurait autant de sens (sinon plus) que de s'interroger sur le jeu vidéo GTA V
Questions :

1 - Est-ce que les militaires, polices, etc... dans le monde ont des outils d'entrainement aussi performants que ce jeu vidéo ??
2 - Qui a été le conseiller technique pour l'étape dite "de la torture" ? Quel est son CV ?
3 - Est il mentionné sur le carton d'emballage que l'étape de la torture (à savoir devenir boureau) est obligatoire si on veut avancer dans le jeu ?

Au fait... ce type de jeux est il autorisé en milieu carcéral ?

Merci pour cette émission.
Finalement, une fois supprimé tous les messages des mécontents, et ben on a un forum de gens content. Même le top trois des messages les plus populaires est modifié...

Elle est pas belle la vie? Simple comme un coup de ciseau...
Merci pour les versions mp3,
on peut vous embarquer lors du yogging dominical.

Petite suggestion, comme vous êtes fâchés
avec le titrage de vos invités durant l'émission,
serait-il possible à DS de nommer les intervenants
avant de leur donner la parole.

Ils font ça en radio et ça permet de rappeler
qui nous cause. Car perso après 15 mn de débat,
j'ai déjà oublié les noms et qualités de chacun.

Cordialement. ^^
Qui nous rendra carmaggedon ?
Emission compliquée à apprécier. Elle s'adresse d'abord à des personnes qui ne connaissent pas bien les jeux vidéo. Avec donc un regard extérieur amenant des questions légitimes, bien que parfois redondantes, et des analyses de séquences de jeu un peu à côté de la plaque.

Un point qui m'apparait manquant dans l'analyse de la stratégie de Rockstar sur son utilisation de la violence : la violence a servi de chiffon rouge, les media généralistes et plus globalement la société "non gameuse" se sont ruées dessus de manière caricaturale. Un bel exemple, relativement récent, c'est la chronique de Claire Gallois dans le point.
Avec pour conséquence de fédérer un public qui s'est senti caricaturé (qui l'est toujours d'ailleurs, il suffit de lire ce forum), de manière lui aussi excessive, le rendant incapable d'exercer un oeil critique sur son média favori. C'est dit de manière beaucoup plus brillante que moi dans cet article de merlant frit.

On a d'un côté des média généralistes qui n'arrivent pas à juger de la qualité d'un jeu vidéo (il faut quand même jouer un minimum pour cela), réduit à s'accrocher à des angles (la violence, le succès commercial), d'un autre une communauté de joueurs qui s'est choisi un champion, qui hurle au génie à l'unisson et met à l'index les voix discordantes (la critique de gamespot par exemple).

Pour en être à un tiers du jeu, et avoir notamment passé la séquence de torture, je suis globalement assez déçu par l'aspect narratif, très en dessous de GTA IV et surtout de Red Dead Redemption. C'est extrêmement prétentieux, ça se prend pour une satire intelligente, mais pour quelques fulgurances, on a une accumulation de lieux communs dignes du café du commerce. Les reproches sur la mysoginie du jeu sont pour moi parfaitement justifiés. Quant à la scène de torture, on est dans une tentative de dénonciation/subversion/provocation plutôt foireuse.
La justification scénaristique est d'une absurdité totale. La référence au waterbording est faite sans subtilité ni grand talent, mais a le mérite de ne pas être ambigue. Au final, la scène ne m'a pas vraiment choqué, surtout que je savais qu'elle allait arriver et j'avais vu l'émission avant. Elle m'a surtout fait pousser un paquet de soupirs et d'agacement.

Mais bon, GTA, ce n'est pas que l'arc narratif, tout le reste est assez remarquable et permet de passer de très bons moments, ce qui rend le jeu difficile à juger au final.
Digression de comptoir... je n'ai pas rien appris de nouveaux...
un vrai fourre tout ...

Certains médias actuels sont les joueurs de vidéo d'hier,
évident que le traitement actuel du jeux vidéo soit considéré plus "cool" et plus modéré qu'avant.

Aux choix pour les médias (joueurs ou non joueurs, anciens ou actuels) :
- Analyse culturelle, (souvent associé au débat "Colombine")
- Fétichisme des records quelqu'il soit, (se mouille pas ou n'y connais rien)
- Analyse technique (pour la presse spécialisée).

Amorce d'une réflexion ? mouaip, il n'y à rien à dire
A la limite des micro-trottoires auraient suffit pour rendre tout les sujets "traités" de l'émission...
Pourquoi avoir choisi ce sujet ?
Mireille, avec sa jolie écriture rouge et ses messages au style robotique, a le respect des personnes qui se connectent à ce site, prennent le temps d'écrire un message destiné à leur interlocuteur, attendent une réponse, sourient ou grimacent en la lisant...

DS taillade, cisaille au hasard, il se contrefiche des "dommages" collatéraux. Pour un Asinaute qui a écrit qu'il s'en secouait les parties, combien de messages supprimés? De combien d'Asinautes? C'est pénible.
Je ne crois pas que cela s'appelle "s'en beurrer la tartine"....
je suis interessais d'avoir un sujet , sur le phenomene gta, je ne possede pas le jeu, j'ai tester les anciens, ce qui m'ennuis , c'est toujours la même chose, par contre la version pc, etait modable(apport de contenue), c'est dessus qu'a été creer la version multi par des "amateurs", ou on pouvait faire descourse en multi etc, bref, je suis interessais également par l'innovation, et je ne sais si le gta5 apporte celà, je suis circonspet sur ce coup merchandaising, qui n'est peut être pas la hauteur de la pub qu'on lui fait, de plus le concept, "je kiffe pas", tout tourne autour de l'objet de consommation, une critique du systeme, je ne sais pas, est ce que des enfants qui joues à ce jeu, peuvent avoir cet esprit de critique, je n'ai pas encore regarder la vidéo, mais ce sont des points que j'aimerais qu'on aborde.
(message replacé, désolé pour le doublon).
J ai le sentiment que malgré les invités bien informés, nous sommes passés à coté de ce qu'est GTA, surtout le V. Un exemple, parler de critique acerbe de la société américaine et de l'american way of life est vrai mais pas suffisant, car il s'agit aussi d'une critique très directe d'un système économique et politique, le capitalisme, avec evidement le paradoxe pour Rockstar..
Il y aurait beaucoup de choses à dire mais je me contenterai de rajouter un élément de désacord avec le plateau essentiellement masculin: lorsque le joueur a une "relation tariffée" avec une prositutée et qu'ensuite il décide de la tuer afin de récupérer l'argent de la passe, c'est un viol doublé d'un meutre.
J'ai vu plusieurs parents dans un supermarché acheter GTA V à leurs gamins de 5-6 ans, ce que je trouve totalement irresponsable. C'est un excellent jeu pour adultes ou jeunes adultes, pas pour enfants. Le jeu avait été mis en tête de gondole sur un énorme présentoir juste à l'entrée du magasin. Pas d'avertissement, un packaging très coloré, la signalétique PEGI 18 n'est pas très visible sur la boîte.

Dire que "la violence dans les jeux vidéo est un débat dépassé" me parait assez absurde quand on voit le comportement de certains parents. Les grands médias sont passés totalement à côté du sujet (et des 10.000 autres choses intéressantes à dire sur GTA) en se contentant d'amplifier bêtement le buzz à coups de "jeu le plus cher de l'histoire", "jeu le plus vendu de l'histoire"... Encore une fois, @SI est un des seuls à ne pas bêler avec le troupeau et c'est rafraichissant.
Bon, comme on pouvait le craindre, l'émission s'enlise un peu en tombant dans le topos battu et rebattu de la violence dans le JV, autour de la scène de torture...débat qui est pourtant complètement dépassé pour la plupart des joueurs eux -mêmes.
L'idée même que le plus gros "hit" en termes de ventes puisse faire "mal" à une industrie par ailleurs florissante est pour le moins saugrenue. Les contempteurs tout comme les défenseurs des JV sont également bêtes dans cette polémique: on se fiche pas mal de savoir comment se porte le jeu video, s'il va "bien" ou "mal", il est là et s'impose comme fait culturel mondialisé massif, ce qui est un sujet en soi.

Il aurait été intéressant de s'interroger sur cette dimension, notamment parce que le succès de GTAV symbolise la domination écrasante des JV occidentaux et de la culture qu'ils véhiculent - ce qui est le cas des autres best-sellers COD pour la guerre, FIFA pour le foot...Or la fascination pour le gangstérisme et la déviance en général, ainsi que la représentation de la société comme une jungle ou tout est permis pour parvenir à ses fins - y compris torturer son prochain - à condition de ne pas se faire prendre, sont des traits qui, s'il ne sont pas propre à la culture occidentale capitaliste, y demeurent récurrents.

Comme toute expérience médiatique ou culturelle - il ne faut jamais oublier que derrière un jeu il y a des auteurs et des intentions, et qu'il s'agit donc ni plus ni moins que d'une forme de communication, chose qui n'a jamais tué personne - la représentation d'une scène frappante produit des affects aussi divers qu'il y a de gens. La plupart des joueurs adultes trouvent ce genre de passage obligé plutôt déplaisant et peu intéressant, d'autres peuvent trouver cela troublant, mais pas non plus absolument éprouvant. Comme cela a été souligné, c'est évidemment un gros "chiffon rouge" agité par les développeurs à l'adresse de tout le monde: les joueurs et les non joueurs. Ca fait parler devant la machine à café...et à "Arrêt sur images".
Après tout c'est une grosse simulation de gangstérisme, et dans ces milieux il arrive qu'on s'adonne à ce genre de pratiques plus souvent qu'ailleurs. C'est quand même aussi pour cela qu'il existe une littérature et un cinéma de ce genre, où l'on est confronté à la méchanceté, au cynisme et à la crutauté. Il ne faut pas oublier non plus que les ados boutonneux mâles - qui restent au coeur de la cible - sont travaillés par le complexe de castration: la scène est évidemment déjà culte dans les cours de récréation, en permettant à ces jeunes gens d'exorciser leur fantasme, mécanisme de défense bien connu des psys.

Je suis étonné qu'aucun interlocuteur n'ait pensé à rappeler le précédent à propos de l'épisode fameux de la mission de COD intitulée "No russians", où le joueur incarnait un soldat infiltré dans un groupe de terroristes et était invité à massacrer une foule dans un aéroport. Le titre "No russians" faisait référence à l'ordre donné par le chef du groupe, de ne pas tuer de "russes", les terroristes étant eux-mêmes russes. Pour cette raison la scène avait été censurée en Russie. Cette épisode avait fait un peu de bruit à l'époque, faisant passer le jeu pour une sorte d'apologie du crime en masse, puis c'est retombé comme un soufflé.

J'ai aussi été frappé par le parrallèle récent des attentats de Nairobi, où le mode opératoire et la consigne des terroristes étaient similaires, "no muslims", en l'occurence tuer des innocents en masse et épargner les musulmans. Il faudra qu'on m'explique en quoi les logiques menant des individus à de tels actes extrêmes et ultra-marginaux ont un quelconque rapport avec leur représentation stylisée dans des jeux video pseudo-réalistes destinés au grand public. C'est parce qu'ils sont frappants et effrayants tout en étant très éloignés de la vie ordinaire que ces actes sont justement représentés dans les productions culturelles grand public. Que ces jeux, il faut le rappeler, déconseillés aux mineurs retranscrivent des faits du réel n'a donc rien de choquant en soi: il existe bien des endroits dans le monde où l'on tue, torture et viole.
Je ne suis absolument pas convaincu par l'argument de la "mithridatisation" ou du conditionnement passif par les oeuvres de l'esprit, fûssent-elles médiocres. Ce qui banalise la violence, c'est la banalisation elle-même de la violence réelle et vécue, pas les histoires ou les jeux.
Quand à la protection des mineurs, c'est évidemment aux parents de s'en charger.
" Arrêt sur image" est un site de critique des médias. Or, ce que les médias ont de plus critiquable, c'est leur tendance à indifférencier en juxtaposant. La victoire au foot, le viol de la fillette, le mal au dos, la disparition programmée de la planète. A partir du moment où " Arrêt sur images" semble juxtaposer la cigarette électronique, Rousseau, les jeux vidéo et l'assassinat libéral de l'Europe, il prête le flanc aux critiques de Néophyte et Gondalah auxquels je me joins, tout en respectant la rigueur intellectuelle et morale de Pompastel.
Le problème et la beauté en même temps de ce jeu, c'est comme vous le dites justement dans l'émission sa polysémie. En tant qu'adultes équilibrés, intelligents, nous sommes à priori capables d'apprécier tout la partie parodique de l"american way of life".

Mais soyons honnêtes, l'interdiction au moins de 18 ans n'a aucun portée. Entre les parents incultes en jeu vidéo, les laxistes, les vendeurs irresponsables, le piratage, la vente par correspondance, les échanges, ce jeu finira sur les écrans des enfants de tous âges, de 8 à 18 ans. Et ceux-la n'auront certainement pas la même démarche critique en jouant, les assassinats, les tortures, les scènes de luxure, etc. Ils constatent juste que toutes ces actions sont marrantes et tolérables, à tel point qu'on puisse en faire un jeu.
Le sujet est intéressant mais ce n'est pas une émission de décryptage: entre des présentateurs qui donnent l'impression de découvrir leur sujet et des invités qui nous font partager une expérience personnelle accessible à tous, finalement on n'apprend rien de bien nouveau.
Fraîchement ré-abonné après une longue interruption, je suis un peu déçu. Ne serions-nous pas dans un docu-publicité qui suit l'air du temps plutôt que sur asi ?
J'essaye de comprendre pourquoi le forum part en c*uilles à chaque fois qu'on parle de jeux vidéos, même si cette fois c'est plus violent que d'habitude.

Je ne suis pas vieux (28 ans), mais je regardais l'émission de FR5 régulièrement. Jamais dans mon esprit je n'avais associé Arrêt sur Images à une émission dédiée à l'économie ou à la politique, d'ailleurs si ça avait été le cas j'aurais changé de chaine. C'était pour moi une émission qui pouvait parler de n'importe quel sujet plus ou moins d'actualité, à travers le traitement qui en a été fait des médias.

Quel sont donc les raisons de ce ras le bol de certaines personnes ? On est encore une fois en plein dans l'Arrêt sur Images originel. S'il vous plait, pouvez vous prendre du recul 5 minutes et vous demander si ce n'est pas vous qui vous trompez sur ce qu'est @SI ?

Les autres critiques, en vrac.

'@SI fait des émissions sur les jeux vidéos car ça leur rapporterait des abonnés et donc plus d'argent'. Je pense qu'effectivement les émissions qui sortent des sujets classiques politique - économie - insérez ici un truc chiant - ont un certain succès. Néanmoins, je ne crois pas qu'un site avec un abonnement aussi bas, qui m'a permis par ailleurs de m'abonner sans rien payer sur simple demande à certains moments ou j'avais zéro revenu, soit obnubilé par la rentabilité au point de choisir leur sujets simplement pour ce critère.

'Les jeux vidéos, ce n'est pas la réalité'. Je vous passe le discours qui est devenu naze tellement il est acquis sur les chiffres, bénéfices, chiffres d'affaires, comparaisons avec le cinéma, nombre de joueurs, etc. Non, ce qui se passe dans un jeu vidéo ne se passe pas en vrai, oui c'est virtuel, blabla bla. J'ai juste envie de vous dire : et alors ? Jouer à un jeu vidéo et "vivre" dedans virtuellement pendant des heures peut procurer des sensations, des pensées, des états d'âmes, aussi réelles que la vraie réalité non virtuelle faite de choses physiques. Souvent plus d'ailleurs...

'Les jeux vidéos, ça banalise la violence et ça rend insensible les joueurs'. Prendre son cas personnel est rarement un bon argument, mais je dois être un p*tain de cas spécial.J'ai joué à mon premier GTA à 12 ans, et ce n'était pas mon premier jeu violent. Je m'amusais à écraser des piétons avec les voitures que je volais dans la rue, et je faisais repeindre la voiture dans un garage pour échapper à la police. Et pourtant aujourd'hui, une simple photo d'un enfant souffrant partagée par je ne sais quelle connaissance sur Facebook me donne envie de pleurer. Un chat errant qui miaule dehors car il a faim et je me sens obligé de donner de la nourriture, car sinon je me sens mal. Presque 20 ans de jeux vidéos violents n'ont rien changé à ma sensibilité. Mais la scène de torture de GTA 5, je n'y ai pas encore joué, mais je sais déjà que je la passerais sans le moindre souci. Donc vos études qui disent qu'on devient des nazis insensibles en jouant à GTA, j'aimerais vraiment comprendre comment c'est possible, pourquoi ça marche pas avec moi.

'La guerre en Syrie, c'est plus important'. Des gens qui meurent, quels qu'ils soient, quel que soit la raison, c'est plus important qu'à peu près tout. Comprendre ce qu'il se passe réellement en Syrie, ça serait un luxe que @SI pourra peut être nous offrir un jour. Je vois mal l'équipe du site complétement zapper ce sujet. En attendant, cette logique de la priorité, je la trouve stupide. La guerre en Syrie c'est plus important que ton travail, @sinaute. C'est plus important que l'éducation de tes enfants. C'est plus important que la musique que tu écoutes ou le livre que tu lis pour te détendre. Et pourtant, tu continues de faire tout ça. Pourquoi tu veux empêcher l'émission d'@SI de continuer à faire ce qu'elle a toujours fait ?

'Crise économique, capitalisme, délocalisation, politiques corrompus - Nous on est des militants blabla bla'. Je respecte les militants, je respecte les gens qui dédient leur vie à un combat qui peut servir à améliorer celle des autres, mais parler d'économie, c'est juste parler. Je ne dis pas que ça sert à rien, mais faut pas non plus en faire un acte héroïque. Je vais encore plus énerver les derniers anti-jeux vidéos qui me lisent encore, mais GTA 5, je trouve ça plus réel que les discours de Lordon, que j'avais au passage beaucoup apprécié écouter lors de l'émission avec Maja si je me souviens bien. Mais je soutiens aussi le droit de s'en foutre, franchement, les fanatiques violents, c'est vous.

C'est d'ailleurs là dessus que je conclus : vous avez le droit de critiquer, mais je pense qu'on a compris. Les gamers ils font pas un caca nerveux quand ça parle d'autre chose, c'est à dire 95% du temps. Si @SI ne vous convient pas, c'est quand même pas les 40 euros que vous avez payé qui vous retiennent d'enlever le site de vos favoris, ou simplement de regarder MediaPart pour les 4 émissions annuelles qui parlent de jeux vidéos.
"J'ai torturé, mais il fallait que j'avance dans le jeu !"

Traduction:

"J'ai torturé, mais il fallait que... !"

On dirait une citation de Rudolf Hoess
"J'ai torturé, mais il fallait que j'avance dans le jeu !"

Cette phrase serait choquante si le joueur était contraint par une force extérieur ou par une tierce personne de continuer le jeu coûte que coûte. Or, cette phrase n'est pas choquante car on sait que le joueur peut quitter la partie quand il veut, la reprendre si il veut au moment qu'il veut.

Quand on va voir un film d'épouvante ou un film d'horreur au cinéma, on peut sortir de la salle si on a la nausée ou si on est en colère, si on désapprouve l'action des personnages.

Dans le cas d'une personne sadique, celle-ci prendra du plaisir à torturer donc il n'éprouvera aucune gène, mais dans ce cas il aura déjà tenté de torturer le chat de la voisine ou torturer une personne sans défense.

La question se pose pour les enfants et les personnes en construction psychique. Mais là c'est la responsabilité de l'adulte qui l'accompagne. Et c'est vrai qu'il n'existe pas de permis d'éducation d'enfant (à part les diplômes d'Etat liés à l'enfance, à la culture ou au sport).

Sauf exception, l'individu a du bon sens si tant est que la société lui laisse la liberté de le lui prouver.
Marre de ces gens qui viennent polluer un forum parce qu'ils ne sont (jamais) satisfait du sujet d'une émission.

Il faudrait peut-être faire une émission sur la citoyenneté dans les forums. Après tout, les forums sont aussi un média. Et je suis sûr qu'il y aurait beaucoup à dire sur ce sujet.
Pour ceux qui s'intéressent à ces sujets : conférence UTLS sur la violence induite par les jeux vidéos.
Résumé rapide : des études très sérieuses montrent que les jeux vidéos rendent violents et insensibles, et de façon bien pire que la télévision.

Et oui ma bonne dame, c'est prouvé, ça y est. Nul besoin de continuer à nier et se voiler la face.

Et peu importe que ces études comparent l'effet de jeux vidéos neutres à l'effet de jeux vidéos violent (bah oui parce que si c'est juste pour dire que la violence rend insensible à la violence, indépendamment du support, ben on s'en doutait).
Peu importe également que les études soient menées sur des enfants avec des jeux interdits au moins de 18 ans (bah oui parce que si c'est juste pour dire qu'un produit inadapté peut avoir des effets néfastes, ben on s'en doutait aussi).
Peu importe enfin que l'étude entre jeux video et télévision soit faite sans télévision (bah oui parce que sinon on était pas sûr du résultat).

Non... Le plus important, c'est de montrer que le jeux vidéo c'est dan-ge-reux !
Alors si vous avez le choix, entre Botanicula et un dvd de saw, pas d'hésitation pour le cadeau de noël au petit neveux !
GTA critique de la société américaine?
Peut-être. à la manière d'un John Carpenter? un truc d'anarchiste de droite, ultra individualiste et à peine politisé.

je veux bien parier ma clé à molette que la prochaine mouture montera d'un cran dans la pornographie de la violence.
j'ai le même problème avec les critiques béates des films de Tarantino.
mais quand j'entends les justifications "utiles au récit" et "filmé de manière grandiose", j'ai juste envie de vomir ou de leur défoncer la gueule.
Bon contenu informatif, surtout pour moi qui ai cessé d'être gameuse à partir de Tomb Raider.

C'est donc la fin de l'innocence pour les jeux vidéos. Ils ont grandi en même temps que les joueurs. Certains des joueurs ont demandé des choses plus hard, moins bisounours. Et les médias ont fini, bon gré, mal gré, à s'y faire. Comment faire autrement ?

Mais à propos d'un questionnement du forum, est-ce qu'il ne faudrait pas faire quelque chose d'autre que le volet geek ? C'est vrai qu'avec la fin de la Ligne Jaune et des émissions de Rafik, on est parti à @SI sur ce qui intéresse les geeks. Pourquoi pas, ce n'est pas inintéressant, mais effectivement, et en ce moment, c'est criant. Une niche qui va sans doute vous attirer de nouveaux abonnés, et tant qu'il y aura des abonnés, c'est tout bon.
Mais l'émission, telle qu'elle était pensée sur la 5, et qui nous a fait venir sur @SI au départ, semble de plus en plus loin. Ce serait bien d'y revenir sérieusement aussi. Non ?
Je ne comprends pas comment vous pouvez, après avoir invité Marland à une émission pour parler du sexisme dans les jeux vidéos, faire une émission entière avec encore que des invités homme. Sans parler du mainsplaning à l'égard de la co-présentatrice, je cite "Laure, le but de la torture c'est de faire parler", les éléments classiques du sexisme : s'adresser à la personne en n'utilisant uniquement son prénom, lui rappeler une évidence qu'elle maîtrise parfaitement comme si elle l'ignorait. Désolée si tout cela est rattrapé par la suite dans l'émission, j'admets ne pas avoir réussi à la regarder au-delà ce de point...
Je ne vois en quoi cette scène de torture constituerait une rupture dans la série, sur le plan de la moralité/l'éthique.

Les protagonistes des GTAs n'ont jamais été des héros, leurs motivations sont la vengeance (3 et 3.3) l'argent et le pouvoir (1 ; 2 et 3.2 je n'ai jamais joué au IV et aux spin-off).

Dans le 3.3 - San Andreas de son petit nom - le protagoniste est amené à infiltrer l'organisation adverse en devenant pote avec un maquereau. Pour ce faire le joueur devra* tabasser les mauvais payeurs, tuer les agresseurs et enfin… tuer une prostituée qui cherche à refaire sa vie.

La séquence** est "sauvé" par des dialogues savoureux sur l'hypocrisie d'un télé-évangéliste mais ça ne change rien à ce qu'on demande au joueur : être un tueur à gages qui tire sur les esclaves en fuite.

La torture est (pour moi qui n'est pas vu tous les épisodes) nouvelle dans la série mais le joueurs a toujours été invité à participer à des actes immoraux.


* s'il veut faire avancer la trame principale
** Vers 12 min 25
J'ai 25 ans, je suis habitué à des film/livre violent mais je dois avouer que cette scène de torture m'a mise très mal à l'aise. Je n'osais pas aller à fond dans les actes, je pensais (ne riez pas)faire moins mal au torturé. Mais pour rien au monde je voudrais qu'on évite à l'avenir ce genre de scène, et c'est après tout à un public averti que s'adresse ce jeu. Et au final je me suis dit, ce n'est qu'un jeu c'est vrai, mais la torture existe. Peut être que la prochaine fois que j-entendrai parler de ce genres d'actes j'y serai bien plus sensible.
Perso, j'ai aimé l'émission alors que je ne suis pas une vraie gameuse. Les invités étaient intéressants et j'estime qu''@si était dans son rôle. Ce qui me chagrine, c'est l'ignorance de Daniel Schneidermann et de Laure Daussy sur le monde du jeu vidéo. Bien évidemment, on ne peut pas être spécialisé en tout mais ils auraient pu au moins tester le jeu. Je sais bien que le but était surtout de parler de la réception du jeu par les médias mais ils ont été dépassé par les discussions sur les scènes de torture et la satire du monde occidental, chose sûrement évitable s'ils avaient eu le jeu en main.
La c'est un peu abusé surtout que les liens fournis ne correspondu plus a une lecture "publique" ce n'est donc que pour les abonnés de médiapart qui dans ce cas n'en on pas besoin.

Si c'est pour faire leur PUB c'est assez malvenu.
Seriez pas un peu obsessionnel ?
Moi aussi "je craque" énième émission sur les jeux video, le virtuel... "Canard PC qui a son rond de serviette à arret sur image. Tu vas où Daniel?.
Tu sais que le monde est fait de chaire et d'os et qu'il bouge autour de nous? je suis pas contre sur qq émissions qui traitent le sujet mais se taper à l'ennui les replis, les sous-couches et analyses des jeux vidéo NON! Faut-il de résigner à un monde hyper individualiste ou l'autre (le sujet humain) devient une chose (un produit?) comme une autre? ça fleur bon la psychose ça!. Répéter à l'envie ces émissions revient à faire la promotion d'un monde (si bien décrit par Azimov en d'autres temp) qui participe à la résignation générales. Le journaliste à ça part de responsabilitée sur la pensée et les croyances qui nous gouvernent au quotidien.
Moi qui suis un fidèle depuis le début je remarque depuis qq mois que je n'arrive plus à terminer les émissions,ça m'anesthésie ça me lobotomise.Heureusement je peux encore bouger, aller dehors, voir les amis faire du sport, faire l'amour... Pour combien de temps ?
Daniel, la marche en montagne (en Autriche ?) cet été t'a fait du bien, j'aime bien le nouveau look (sympa la barbe du baroudeur) mais j'espère qu'il n'est pas le signe visible d'un glissement de terrain psychique (A prendre avec humour bien sûr).
Maunoir de Mayotte
Je trouve qu'il y a pas mal de manquements sur la réflexion quant à la scène de torture. J'ai du mal à comprendre que cette scène puisse infliger un si grand malaise, je l'ai personnellement moins subit (y compris dans le bon sens du terme) que pour Reservoir Dogs, puisque c'est - à juste titre - la comparaison principale avec un autre média plus "accepté". D'abord, il y a une différence importante, c'est que le personnage de Reservoir Dogs devient tortionnaire en grande partie par pur plaisir, il le dit lui même et toute la mise en scène tourne autour de ce point (la musique, ses pas de danse, sa discussion avec le prisonnier), bien plus que dans GTA V où aussi déjanté que puisse être Trevor et en dépit de ses répliques indiquant qu'il prend un certain plaisir, il devient bourreau parce qu'on lui demande : bien qu'il s'en défende il ne fait que répondre à un ordre. La finalité le met particulier en valeur : il laisse le type s'en sortir alors que Mr Blonde de Reservoir Dogs en termine en l'aspergeant d'essence dans le but de le brûler.

Mais surtout, la cruauté est bien plus importante dans Reservoir Dogs, à tel point qu'au moment où le tortionnaire arrache l'oreille du torturé, la caméra s'éloigne pour ne pas montrer une trop grande horreur. C'est bien plus violent que dans GTA V où on assiste à une torture comme on peut en voir dans plein d'oeuvre cinématographiques aux scènes de tortures nettement moins marquant que dans Reservoir Dogs justement parce que la violence y est plus "banale". Je prendrais aussi un autre exemple du cinéma : le passage dans Old Boy où le héros torture un personnage en lui arrachant les dents, justement une des possibilités de cette scène de GTA V. Or, là aussi, à titre personnel le malaise était bien plus présent dans Old Boy, où on assiste à un gros plan sur la dent qui commence à se faire arracher avec du sang qui apparaît lentement, que dans GTA V où il n'y aucun gros plan et on ne voit pas précisément l'arrachage de dent.

Le fait est que, finalement, tout aussi horriblement douloureux puisse être un arrachage de dent à la sauvage, rien n'égal l'horreur de l'arrachage d'une oreille de Reservoir Dogs, sauf, peut-être, l'action avec la clé à molette où le personnage castre le torturé en lui frappant violemment dans les parties intimes. La différence étant que si Reservoir Dogs montre le visage du personnage avec son oreille en moins, on se contente de voir une tache de sang à l'entrejambe du personnage de GTA V. La cruauté est bien moins prononcée : il ne fait "que" frapper et pas arracher.

De plus, et c'est un point primordial : ce coup, le plus violent à mon sens donc, se distingue des autres dans la mesure où on est ici en pur spectateur. On ne sait pas quel coup va effectuer Trevor en prenant la clé à molette, on le découvre après avoir appuyé sur le bouton. On est donc que spectateur. C'est d'ailleurs valable pour l'ensemble de la scène et c'est ainsi la chose la plus importante. Je suis d'ailleurs surpris que Pipo n'évoque pas la chose, alors qu'il est, il me semble, très critique au sujet de l'oeuvre de David Cage. Toute la scène repose sur des QTE, et nous serons je pense d'accord pour dire que le QTE et l'interaction la plus basique possible d'un jeu vidéo qui nous amène plus du côté du spectateur que de l'acteur.

En outre, et c'est un point essentiel pour analyser l'ensemble de l'oeuvre de GTA d'un point de vue de sa violence : on peut certes y faire ce qu'on veut, mais uniquement dans la partie open world. L'accent mis de plus en plus et qui atteint un paroxysme avec cet épisode sur l'aspect cinématographique nous rend plus passif qu'autre chose dans les missions.

Je n'ai pas ressenti un grand malaise dans la scène de torture parce que je ne m'identifie pas au personnage. Et je ne comprends pas que ça puisse être autrement dans la mesure où le jeu s'efforce de mettre en place des personnages travaillés avec des dialogues nombreux, des cinématiques et tout un ensemble qui nous donne le contrôle d'un personnage bien précis, en l’occurrence totalement déjanté et qui n'a rien en commun avec le joueur, ou en tout cas, j'imagine, la majorité des joueurs.

Dans un autre registre, j'évoquerai le cas des chiffres, et m'adresse sur ce point particulièrement à Ivan. J’apprécie la volonté de remettre dans le droit chemin les journalistes qui ne font pas attention aux chiffres qu'ils recueillent alors que le communiqué de base parle clairement de chiffre d'affaires, et il est de toute façon évident que c'est de ça qu'il s'agit. Même si ça ne fait pas totalement mouche puisque Daniel parle à la fin de "jeu le plus rentable" ce qui n'est pas du tout le cas, mais on va dire que ça lui a échappé.

La volonté de Take Two de communiquer de cette manière n'a rien d'anodine et est même plutôt légitime. Si on omet de la compétition des les jeux Nintendo qui sont à un autre niveau, le champion des ventes à la génération PS2 était GTA. Or, sur cette génération qui se termine, c'est Call of Duty qui a récupéré ce titre. Le fait est que si dans cette industrie qu'est le jeu vidéo la norme chez les éditeurs consiste à communiquer sur les succès en parlant de ventes unitaires, Activision se démarque, en tout cas depuis la fusion avec Vivendi Games et la naissance d'Activision Blizzard, en communiquant uniquement en termes de chiffre d'affaires, une prétentieuse et absurde manière de se placer davantage en concurrence avec le cinéma et se mettre à une position supérieure à celle de ses concurrents directs.

Évidemment, c'est dans l'intérêt de Rockstar d'arriver à une telle médiatisation en profitant de cette comparaison faite par pas mal de médias avec le cinéma qui révèle leur incompétence étant donné que cette comparaison est absurde puisqu'elle ne révèle rien, sinon que le prix d'un jeu est 7 fois plus cher que celui d'une place de cinéma. Mais l'intérêt principal de cet effet d'annonce c'est de jouer avec les mêmes armes qu'Activision et de redéfinir GTA comme le jeu qui se vend le plus au monde (ce qui est faux, puisque sur la longueur il y a pas mal de jeux - de Nintendo surtout - qui ont fait bien mieux, mais c'est ce que le public retiendra et c'est ce qui importe pour l'image de GTA). Or, annoncer des ventes unitaires n'aurait pas marché vu qu'il n'y a pas de comparaison possible avec Call of Duty, les chiffres unitaires n'étant pas révélés par Activision. Là, la conclusion principale de ce milliard $ en 3 jours, c'est que c'est plus fort que le milliard de Black Ops II en 15 jours. C'est de dire que non, Call of Duty n'est pas le champion de cette génération, oui ils ont battu GTA IV, mais GTA V a fait mieux et "le boss est de retour".

Je veux bien parier un gros billet sur une annonce du nombre d'exemplaires distribués au moins dans les rapports financiers de Take Two à venir, et là effectivement on pourra mesurer de manière moins abstraite la démesure du succès du jeu.
Moi, c'est avec tristesse que je lis l'expression "produit culturel". Et je me dis : qu'est-ce que la culture ? Et je continue : la culture, n'a-t-elle pas pour but l'émancipation de l'être humain ? J'ai passé ma vie à essayer de me cultiver et j'y arrive avec peine. Et voilà que pour parfaire ma culture, il faudrait que je joue à des jeux vidéo. Pourquoi ? Pour débusquer un code secret sans lequel la violence s'instillerait sournoisement dans nos cerveaux. La question ne dépasse-t-elle pas le simple événement du jeu et de ce qu'il "véhicule". Oublie-t-on l'éducation et ce qu'elle comporte comme antidote ? Mon fils à qui je rappelais que les J.I. Joe (années 80) symbolisaient la violence américaine au Viet Nam. me répondait : Oui, mais c'est un jeu. Il n'avait pas encore 10 ans.
Fallait-il faire une émission sur les jeux vidéo parce que la TV, versatile, encense ce qu'elle a honni la veille ,
Bonjour tout le monde ! et à Ivan Gaudé s'il me lit ! (et aussi à Daniel qui n'avait pas l'air convaincu...)

Alors comme ça ça vous embête de ne pas pouvoir fermer les yeux sur la torture hein ? Eh oui, au cinéma on peut tourner la tête ou mettre les mains devant ses yeux. Dans la "réalité" aussi, on peut aussi accepter que nos dirigeants au mieux cautionnent, au pire organisent, la torture. Je dis accepter car on a beau trouver ça pas bien, on ne va pas pour autant exiger leur démission. Et puis si c'est pour notre bien...

Eh bien là les frères Houser font en sorte que vous ne puissiez pas fuir. Célèbre pour la liberté qu'il procure, GTA renverse totalement les codes sur cette séquence. Vous n'avez pas d'échappatoire.Vous êtes obligés de regarder l'horreur en face. Vous trouvez ça ignoble ? Et pourtant ça se passe comme ça dans votre démocratie, comme se plait à le rappeler le personnage Trevor (le psychopathe qui torture).

Plus fort encore, GTA vous rappelle qu'en démocratie, contrairement aux autres systèmes, le pouvoir agit en votre nom. Quand on torture à l'eau à Guantanamo, vous, citoyen américain, êtes responsable. Et là les frères Houser nous disent : "eh bien si c'est comme ça essayez un peu". Et là tout est fait pour que vous vous sentiez mal : les graphismes, les bruits, la longueur de la séquence et le coeur du torturé qui fait vibrer votre manette... Rien à voir avec les scènes habituelles de crime qui vous donnent le sourire tant elles semblent déconnectées de la réalité (écraser des passants, flinguer seul des gangsters par dizaines...).

Alors certes vous pouvez refuser. Mais le jeu s'arrête là (et on est très loin de la fin...). Donc vous le faites. C'est un peu l'expérience de Milgram, mais avec le ticket de caisse comme autorité.

Une petite question :

Imaginons que les scénaristes eurent préféré sauter la scène de torture tout en laissant comprendre qu'elle a eu lieu. Aurions-nous été choqués à l'idée que la trame se poursuive grâce aux informations collectées sous la torture ? Je pense que non, et c'est bien normal, car si la torture est connue mais n'est pas vue, alors elle est acceptée. En tout cas, on en aurait pas fait une émission. C'est à cette horrible contradiction que les frères Houser nous confrontent.

Bref, cette séquence est pour moi un grandiose plaidoyer contre la torture.

Iyep
Je comprends bien ce que vous dites mais vous croyez vraiment que la plupart des gens qui ont acheté le jeu vont connaître cette prise de conscience après avoir joué ?
Vous dites que "tout est fait pour que vous vous sentiez mal" : la question est donc de savoir où se situe l'intérêt et où se situe le plaisir chez le joueur.
Cela me semble tout à fait obscur mais je ne joue pas. Vous qui jouez vous pouvez répondre pour vous, cependant l'expérience de Milgram (et la Syrie, et toutes les guerres...) montrent bien à quel point il est facile de trouver des gens prêts à commettre les mêmes horreurs dans la vie réelle. Tous les joueurs n'ont pas votre conscience humaniste et ils n'en tirent peut-être pas les mêmes conclusions.
Quand vous regardez un film qui comporte des scènes dures, vous ne prenez pas de plaisir. Mais vous regardez quand même car vous suivez une histoire et vous voulez connaitre la suite. Je crois qu'il convient (c'est dur pour les non-joueurs !) de comprendre que le jeu vidéo, comme le film, n'est pas que du plaisir : vous avez parfois des moments où vous galérez, ou vous prenez la tête à deux mains pour réussir des missions et progresser dans le jeu. D'ailleurs certains ne terminent pas les jeux ! (j'en fais partie...).

Par ailleurs, on ne saurait juger une scène dure d'un film sans la situer dans son contexte et, surtout, sans avoir en tête l'esprit de l'auteur.
Eh bien on ne peut pas comprendre GTA si on ne prend pas en compte l'esprit de ses concepteurs qui sont résolument dans la satire contre le modèle américain. C'est vrai pour le sexe, la drogue, la publicité, la télévision, le commerce des armes et j'en passe. Je suis convaincu que c'est vrai aussi pour cette séquence sur la torture, vu les dialogues de la scène et l'utilisation du waterboarding.

J'ignore si la majorité des joueurs le comprendront. Mais la question ici était plutôt de déterminer s'il s'agissait de sadisme gratuit ou pas de la part des scénaristes. Après c'est comme avec certains films, on peut interpréter à sa façon en passant à côté de l'esprit de son auteur. A la différence qu'avec GTA, on fait vibrer le coeur du torturé via votre manette pour vous rappeler que lorsqu'on torture c'est un humain qu'on a entre les mains... Je pense que sur cette séquence restera mémorable pour avoir réussi à mettre mal à l'aise des joueurs aguerris. Les auteurs nous auront pourtant prévenus : "la torture est pour celui qui torture" dit le personnage... (le personnage en question est un psychopathe insensible qui massacre à tout va. Venant de sa bouche cette phrase n'a aucun sens.... Sauf si l'auteur s'en sert pour s'adresser à nous...).
@iyep

J'ai beaucoup de choses à redire à votre plaidoyer, qui reprend assez celui énoncé sur le plateau.

1) "La torture est pour le tortureur". OH LE PAUVRE HOMME! Vraiment! En venir à considérer le tortureur (ça s'appelle un bourreau, en français) comme la victime de la torture est un plaidoyer CONTRE la torture? Vraiment?

2) Que disent les citoyens d'un beau pays dans lequel se fait de la torture? De base : "c'est horrible, c'est inhumain etc, mais bon en même temps si il n'y a pas le choix pour ma sécurité...". Un plaidoyer contre la torture en elle même n'est donc pas nécessaire.
Par contre le plaidoyer contre ceux qui prétendent qu'elle est horrible mais nécessaire, lui, est nécessaire.
Contre ceux qui prétendent que la torture, à la fois nécessaire et horrible, est pratiquée par des gens courageux de se charger de cette tâche horrible pour nous (la torture est pour eux, n'oublions pas), un plaidoyer est nécessaire.

3)[quote=iyep]car si la torture est connue mais n'est pas vue, alors elle est acceptée.

Non précisément pas. L'exemple des USA est justement une nouveauté, car elle est avouée, publique et légale en tant que telle. Ce que vous dites était plausible avant Guantanamo et encore. (Les condamnés à morts étaient tant de fois amené au bucher dans un état si pitoyable que personne n'avait de doute.)
Si les gens acceptent la torture c'est parce qu'il pensent qu'elle est NÉCESSAIRE bien que horrible, pas parce qu'ils ne la voient pas!. Et c'est précisément ce que GTA semble confirmer par la pratique en rendant cette scène obligatoire.

4) Tous ces jeux de gestions qui nous poussent à licencier 500 employés d'un coup sinon on a perdu, qui nous poussent à envahir le pays voisin par "nécessité" induites par des règles tout à fait malhonnêtes, ça vous parait du même acabit? Moi ça me parait une semblable mise en situation faussée qui nous impose des solutions, qu'on les aime ou pas en nous les faisant paraître comme inévitables.
En venir à considérer le tortureur (ça s'appelle un bourreau, en français)

(tortionnaire)
Pour résumer :

[quote=iyep]Et là les frères Houser nous disent : "eh bien si c'est comme ça essayez un peu". Et là tout est fait pour que vous vous sentiez mal : les graphismes, les bruits, la longueur de la séquence et le coeur du torturé qui fait vibrer votre manette...

Après nous avoir imposé sans questions le fait que la torture est, en pratique, indispensable pour continuer, GTA fait tout pour qu'on trouve ça horrible. Résultat? On a pris l'habitude que ça soit indispensable (seule chose que le jeu nous impose), et alors :
- on est lâche et on préfère qu'un autre courageux et qui se cache pas derrière son petit doigt le fasse et on le remercie de le faire à notre place.
- on est un citoyen honnête et courageux alors on le fait soi même en s'habituant à l'horreur.

Parce que dans la vie de tous les jours, vous vous sentez souvent appelé à torturer? Ou plutôt à accepter que quelqu'un le fasse à votre place? Plutôt le deuxième, non? : Eh bien voila, on vous montre comment souffrent ceux qui le font pour vous, alors les blâmez pas, bandes d'hypocrites!
Comme quoi sophismes et contre-sens font bon ménage...

Voir dans GTA un jeu de propagande pour devenir le parfait "citoyen honnête et courageux", c'est tout simplement risible. Depuis le début, la série des GTA se moque allègrement de toutes les valeurs de la société occidentale, en général, et américaine en particulier...

Concernant le fait que les concepteurs du jeu aient choisi d'y faire figurer une scène de torture est à mon sens une erreur, notamment parce que c'est un sujet trop grave pour être traité dans un jeu dont l'humour se base avant tout sur l'outrance et la dérision.

Quoiqu'il en soit, ils se sont bien rendu compte qu'ils ne pouvaient aborder cette scène avec humour ou second degré. Ils ont donc choisi de choquer le joueur en lui faisant faire l'expérience de l'horreur de la torture... tout en lui rappelant par des commentaires acides que si ça le choque, ça n'en reste pas moins ce qu'il autorise son gouvernement à faire.

Dans cet optique, cette scène devait être obligatoire. Non pas pour cautionner l'idée que la torture est obligatoire, mais bien pour faire en sorte que le joueur ne puisse pas l'ignorer, ne puisse pas faire si ce n'était pas si grave, qu'il ne puisse pas faire ce qu'il fait dans la vie de tous les jours.

Encore une fois, même si cela s'intègre dans le projet de critique tous azimuts de la société commun à tous les GTA, je ne suis pas sûr que les concepteurs ont eu raison de mettre une scène de torture dans le jeu. Mais au final, ils l'ont traité de la meilleure des manières possibles...
Pour avoir fait cette mission pas plus tard que tout à l'heure, je peux vous confirmer que rien dans la mise en scène n'est fait pour nous procurer du plaisir. Et ce n'est pas spécialement une histoire d'humanisme : je m'amuse beaucoup dans ce jeu à écraser des piétons innocents car c'est très amusants mais la partie torture n'a rien d'amusant, que ce soit au niveau de l'ambiance glauque ou de la façon de la "contrôler" très basique. Les créateurs n'ont pas cherché à la rendre ludique.
merci de nous éclairer.

en quelque sorte, jouer cette scène, c'est quasiment manifester contre Guantanamo.
quel courage! quelle force dans la dénonciation.
on voit bien à quel point les gouvernements qui autorisent la torture sont térrifiés.
Si toute critique ou dénonciation a pour seul but de terrifier les gouvernements nous sommes nombreux à perdre notre temps.
"Bref, cette séquence est pour moi un grandiose plaidoyer contre la torture. "

et si GTA est le plus grandiose plaidoyer contre la torture, qu'est-ce qu'on perd?
Un petit manque dans l'émission : aux USA, la journaliste Carolyn Petit sur le site Gamerspot a publié une critique du jeu :
http://www.gamespot.com/grand-theft-auto-v/reviews/grand-theft-auto-v-review-6414475/
Bilan : 9/10, un très bon score... Mais pas assez. Elle a eu l'outrecuidance de ne pas mettre 10/10, et, pire, de souligner certains aspects sexistes du jeu (en gros, tous les personnages féminins sont stéréotypés, sexualisés, les trois personnages jouables sont des hommes, etc).
Je note d'ailleurs que 99% des critiques en France ont totalement zappé toute critique du sexisme. Qui, lui, ne semble pas être second degré...

Dès la publication de la critique, le site a été envahi d'une avalanche de commentaires injurieux, avec menaces de morts et insultes sexistes.

Le sujet a fait un certain bruit aux USA, avec des messages de soutien postés par certains journalistes. Côté français, silence radio chez la plupart des journalistes Jeu Vidéo, alors que la question est pourtant importante et touche à des sujets capitaux : liberté du journaliste, liens avec son public, harcèlement, sexisme, modération des commentaires (totalement d'actualité avec Youtube qui met en place un nouveau système censé limiter le troll, tandis qu'un journal scientifique a récemment annoncé qu'il supprimait la possibilité de commenter en ligne).

Bref, une petite occasion manquée, sans doute.
Acte 3. Scène de torture, je crois que je vais vomir...
Un jeu pour adulte, vraiment ?
Vivement une émission sur le jeu vidéo indépendant et l'art dans les jeux vidéos.
Sauf, qu'il faut que les médias en parlent pour qu'Asi en parle, mince!
En fait, c'est le piège ce décryptage des médias. Faudrait lancer "MSI": mouvement sur image ou "M" juste... Mouvement?
Une bonne émission, merci. GTA fait peut-être du mal aux jeux vidéos mais en plus là il fait du mal aux grands médias, qui nous abreuvent de superlatifs et de dithyrambe sur un jeu à la violence toujours plus réaliste qu'ils dénoncaient pourtant avec force jusqu'ici, juste parce qu'il n'y a que le Dieu Pognon qui leur inspire le respect à tous ces chiens, aujourd'hui c'est flagrant avec ce virage à 180° concernant cette série de jeux.

À tous les grinchouilles qui chouinent sur le sujet de l'émission, faites comme moi, je ne regarde pas les séries télé à la con, eh ben j'évite les émissions sur ce sujet et je ne vais pas dans leurs forums pour m'en plaindre.
Je ne comprend pas ceux qui gueulent parce que 3 émissions d'ASI sont consacrées aux jeux vidéo (et surtout leurs médias)
ASI a toujours diversifié ses sujets, il y en a toujours certains qui m’intéressent plus que d'autres mais venir pleurer parce que ASI parle d'un sujet qui ne nous intéresse pas, ça me dépasse un peu.
A+
Dites, c'est moyen cool les spoilers pour ceux qui commencent tout juste le jeu :-(
Vous tournez en rond avec vos sujets merdiques,ça risque de déteindre.
Je suis très content des émissions sur les jeux vidéos, clairement importants, mais il y a toujours ce point de vue encore un peu passé (malgré beaucoup de bonne volonté, attention... j'ai beaucoup aimé DS sur Call of Duty...) dans la conduite des débats. La discussion de la scène de torture est assez représentative: on a l'impression que Daniel Schneidermann a du mal à concevoir qu'on puisse analyser l'écriture d'un jeu vidéo avec la même profondeur que celle d'un livre ou d'un film. Il a peut être même du mal à imaginer que l'écriture d'oeuvre de genre / populaire puisse être remarquable - on suppose que pour lui un film de Tarentino n'est pas vraiment un film de genre et que les autres films de genre sont en conséquence écrits par des gens qui n'ont aucune idée de la manière dont l'écriture dramatique fait sens.

La prochaine fois que vous faites une émission sur un jeu dont l'écriture est un peu importante, pensez à inviter un scénariste, à mon avis... Et de préférence un de jeu vidéo, peut être d'Arkane ou d'Ubi Soft.
Heureusement qu'il y a Chazal et Delahousse pour vous inspirer des thèmes d'émissions...
Mes élèves préféraient jouer aux jeux video plutôt que de lire des bouquins de philo. J'espère donc une prochaine émission sur les bouquins de philo, pour assurer l'équilibre.
"Ne croyez pas que nous renonçons à l'observation du monde réel."

Vous en êtes encore à ce viol imbécile de l'adjectif virtuel ? (qui n'avait rien demandé à personne, le pauvre ...)

Les jeux videos ça ne fait pas partie du monde réel, c'est ça ?

Les livres non plus ? Le téléphone non plus ?

Note : je ne suis pas "gamer", les jeux videos m'ennuient (et ceux à l'esthétique hyperréalistes encore plus), mais il serait vraiment urgent de sortir de cette maladie démarrée dans les nineties, et qui a vraiment fait beaucoup de ravages ...
Quelle terrible régression ! (et très symptomatique de la bêtassonnerie de l'époque)

http://iiscn.wordpress.com/about/
Pas mal de réactions de gens qui sont pas contents des émissions sur les JV. Je réagis très rarement, mais je poste quand même pour dire que je suis content de la diversité des sujets d'Arrêt sur Images, que ce soit les jeux vidéos, les cigarettes électroniques, internet, l'économie etc. Continuez comme ça, et merci pour vos émissions.
Un gros ras le bol des sujets sur les Jeux vidéos. je me suis abonné a @si pour le décriptage du traitement de l'actualité qu'elle soit politique ou sociétale. Il serait bon de revenir a la base. Ca devient chiant et je ne pense pas me réabonner....Cela me désole malgré tout !!!
"GTA fait du mal aux jeux vidéo"

tant mieux!
Bon, ben ce soir je préfère encore regarder Masterchef...
Il vient d'y avoir sur Médiapart un débat passionnant sur la politique et l'économie avec comme invité Frédéric Lordon

Dans quelques instant, reprise du Live de Médiapart, retour sur enquête

Puis les deux débat: Syrie et Iran comme indiqué ici

Pour ceux qui en on marre des sujets pipi-caca, venez regarder le Live de Médiapart
MAIS POURQUOI FAIRE UN ARRET SUR IMAGE SUR UN JEU VIDEO, ALORS MEME QUE VOUS VENEZ DE CREER UNE EMISSION DEDIEE SUR CE THEME ?
J' en ai marre qu' ASI s' échappe de plus en plus de son coeur de sujet, et que vous digressiez à tout va... :/
Que de déception, point de réponse a nos multiples interrogations collectives sur la fameuse fin si abrupte de l'émission du 20/09/13.
J'ai pourtant bien suivit toute la semaine les différents neuf-quinze DS mais rien, j'attendais fébrilement la prochaine émission histoire d'avoir peut-être un mot au début de l'émission, la non plus nada.

Je retourne tout de même voir la suite de l'émission de la semaine (GTA V), mais ma frustration reste entière ...
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