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Gilets jaunes : "Il faut éviter le journalisme hors-sol"

Les Gilets jaunes sont-ils en train de faire émerger une nouvelle génération de journalistes, photographes et vidéastes ? Une nouvelle génération avec un nouveau positionnement par rapport aux institutions, avec de nouveaux repères, sur de nouveaux supports... Et comment les journalistes des médias traditionnels perçoivent-ils cette émergence ? Avec nous sur plateau, trois journalistes : Taha Bouhafs, journaliste pour "Là-bas si j’y suis", Yasin Blotas, reporter pour la page Facebook "Civicio", et Emmanuelle Anizon, grande reporter pour L’Obs.

Commentaires préférés des abonnés

Même si le sujet porte sur le journalisme, je voulais juste rappeler que c’est un peu dérangeant de vous voir parler depuis l’intérieur de votre corporation et de vous indigner du traitement fait aux journalistes avec ou sans carte de presse  : (...)

Il y a un problème sémantique autours du terme «journaliste» et dont les journalistes sont eux-même à l'origine. C'est la confusion entre l'usage descriptif et qualificatif. Peu importe la qualité d'une chaise, qu'elle coûte une thune chez Ikea ou un(...)

Une des meilleures émission sur le sujet. 3 personnalités différentes mais  3 intelligences qui me rendent optimiste !!!!

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Quel dommage de ne pas avoir laissé Taha Bouhafs davantage pousser la reporter de L'Obs dans ses retranchements sur le sujet "un.e journaliste doit-il/elle ou ne doit-il/elle pas exprimer publiquement ses opinions ?". Le raisonnement de cette dernière ne tenait pas la route, et il essayait de mettre en lumière ses contradictions. Ce journaliste de "Là-bas si j'y suis" est brillant, ses interventions très pertinentes. J'espère qu'il sera à nouveau invité ! Plateau et sujet passionnants, merci !

Verbatim de la réaction d'Emmanuelle Anizon.

Le 1er mai à 22:05, en direct sur BFMTV.

Source : https://www.msn.com/fr-fr/actualite/video/manif-un-h%C3%B4pital-pris-pour-cible-1-2/vp-AAAMx0S 


4:58 Bruce Toussaint

Merci beaucoup, Martin Hirsch, en direct de la Pitié-Salpêtrière donc, après cette intrusion particulièrement violente ce soir. Je précise que trente personnes ont été interpellées à l'issue de cette "opération" si j'ose dire. Il faut s'arrêter un instant sur cet événement - je vous salue, merci à tous les quatre de participer à cette émission, à ce grand angle - parce qu'on est un peu saisi, Emmanuelle Anizon, par le récit que vient de faire Martin Hirsch. Je rappelle que vous êtes grand reporter à l'Obs, et spécialiste de ces mouvements, vous êtes vous-même surprise par cette histoire.


5:34 Emmanuelle Anizon

Très surprise, ça correspond absolument pas aux cibles habituelles qu'on voit dans ces mouvements. Jusqu'ici les gilets jaunes et les Blacks Blocs attaquaient tout ce qui pouvait ressembler à du capitalisme : les banques ou alors les institutions, éventuellement les commissariats, les préfectures. Voilà. Là un hôpital, c'est vrai que c'est très étonnant. Il y avait déjà eu les vitres de Necker qui avaient été cassées mais il n'y avait pas eu de tentative d'intrusion là on... c'est vraiment /


6:05 Intervenant

/ C'était à l'époque de la contestation de la loi El Komri.


6:08 Emmanuelle Anizon

Oui oui, tout à fait, mais dans le cadre d'une manifestation, c'est vrai qu'il y avait eu ça, oui pas du tout dans le cadre du mouvement des gilets jaunes. Là c'est vrai que c'est complètement étonnant. Alors que s'est-il vraiment passé c'est très... n'ayant pas vu les images, c'est compliqué. Pour avoir eu des personnes au téléphone, je sais que beaucoup étaient... fuyaient les gaz lacrymogènes mais là manifestement c'était encore autre chose, c'est difficile de prendre position maintenant en tout cas c'est très étonnant.

Excellente émission :)

Une émission qui m'a beaucoup intéressé. 

Entre le journaliste d'enquête qui va sur le terrain et en ramène des faits, et l’éditorialiste qui donne son opinion (d'ailleurs sans qu'on lui demande), il y a, il me semble, une espèce de journalistes en voie de disparition: les analystes, c'est à dire les journalistes ayant une perspective historique tout en étant capable de corréler des faits et de dégager des grandes tendances. Même si certains médias comme Datagueule font le job, c'est quand même un maillon qui manque pour que je journalisme puisse contribuer comme il se doit à l'éducation populaire. Je pense que cet élément est une clé d'explication du désamour pour la profession...


Une pensée pour les ex-collègues de Daniel Mermet de l'émission de France Inter "Comme un bruit qui court" (diffusé le samedi après-midi) qui ne seront pas renouvelés l'année prochaine. 

Le travail de Charlotte Perry, Giv Anquetil et Antoine Chao avait permis de faire entendre les petites voix de ceux qu'on ne voit plus ou n'entend plus...

A croire que relater la vie des invisibles est considéré comme du journalisme trop engagé pour France Inter...

Intéressant dommage que la question : "Est-ce que les éditorialistes sont des journalistes (comme les autres) ? " évacuée un peu tôt me semble-t-il, ne soit pas abordée car c'est là où est tout le pb de la défiance envers les médias. Dans une prochaine émission peut-être ?

Citation de Christophe Castaner : "Tu es une grosse m..... Castaner" (en direct sur une chaînasse télé en mai 2019)

Oups pour le "vous disez", mais bien vu le "les gens sont "matrixés"" :-)

Témoignage d'un Parisien lecteur de l'Equipe sur Twitter :

Hier, lorsqu'il va acheter son quotidien sportif au kiosque de la Place de la République, comme il le fait chaque matin, il constate qu'il est absent du présentoir. Il s'étonne que le stock soit déjà épuisé, et demande alors au kiosquier les raisons de cette absence. Celui-ci lui répond que le journal est toujours dans les cartons.

"Vous êtes homophobe ?" l'interroge-t-il. Et le type lui répond simplement "oui".

Explication : La Une de l'Equipe présentait deux joueurs de water polo s'embrassant, illustration d'un numéro spécial consacré à l'homosexualité dans le sport.

L'homophobie prend actuellement une telle ampleur, en France comme ailleurs, que le (hors-) sujet mérite d'être abordé. Ce comportement, sans parler de ceux qui dégénèrent en agressions physiques, est loin d'être anecdotique.

Le choix des protagonistes qui appartiennent à 3 types de médias différents, ainsi que l'inégalité des "avec" ou "sans carte de presse" constitue une des 'informations principales apportées par l'émission. L'autre est apportée par @si, elle consiste en l'analyse critique du traitement de l'épisode de la salpétrière.

En définitive, l'apport des invités est faible. Ils montrent qu'il existe un journalisme à plusieurs vitesses et que la légitimité des jeunes n'est pas encore acquise, malgré leur succès dans les réseaux sociaux.

Le reste de leur apport est du  "café de commerce". Aucune information technique ou méthodologique sur le métier, des débuts de phrase qui se terminent par un "voilà" en eau de boudin..."parce que voilà, tu vois ?"... Euh non, je ne vois rien, désolé. Je n'ai pas vu en quoi consistait le métier de journaliste (d'hier ou d'aujourd'hui) à part à allumer son téléphone en mode "vidéo";

Le journaliste peut il traiter un représentant de "grosse merde" ? Là encore le débat est d'une pauvreté consternante, Emmanuelle Anizon est la seule cette fois à apporter un semblant d'info : le journalisme se distingue de la brève de comptoir par de la méthode, la récolte de faits, la contradiction argumentée, la mise en perspective, la vérification croisée des informations, la prudence dans la formulation. 

Cette émission m'a donné essentiellement une impression de vide.


"Aucune information technique ou méthodologique sur le métier," dites-vous. L'émission n'est pas une conférence, ni un manuel des techniques journalistiques. Les 3 invités ont non seulement expliqué ce qu'ils vivaient quotidiennement dans l'exercice de leur métier pendant ces mouvements sociaux mais ont aussi détaillé les motivations qui sous-tendent leur manière de couvrir ces mouvements et la façon dont ils les couvrent. 

En ce qui concerne la synthèse que vous faîtes de la contribution d'E. Anizon sur les opinions des journalistes, ils ne s'opposent en rien à ce qu'à fait G. Glanz ni à ce qu'ont dit les autres journalistes sur le plateau. G. Glanz n'a pas insulté Castaner à travers son travail de reporter. Il fait juste le choix de ne pas censurer ses opinions de façon hypocrite au nom du fait qu'il soit journaliste. Ce que vous ne dîtes pas concernant les propos d'E. Anion, c'est qu'elle estime quant à elle que sa profession lui interdit de donner publiquement ses opinions personnelles. C'est précisément hypocrite, personne n'est neutre et les propos de Jean-Michel Apathie retransmis pendant l'émission l'excite parfaitement. Cette journaliste ne peut pas être neutre, cela est impossible, dans son travail. Elle a le droit de ne pas vouloir afficher ses opinions personnelle mais condamner le fait que d'autres journalistes puissent le faire est hypocrite et non justifié.

Oups. Il faut lire "les propos de Jean-Michel Apathie retransmis pendant l'émission l'explicitent"

Le problème n’est pas d’être ou ne pas être neutre ni d’être plus ou moins hypocrite. Le problème tient au fait que le terme de grosse merde n’est pas très qualificatif. Il ne dit rien sur son destinataire. Il ne donne d’information en définitive que sur l’émetteur. 

En fait, pour résumer mon trop long laïus d'hier, puisque la carte de presse semble être une sorte de "protection" ou "avis de neutralité" dans les conflits divers et variés... comme un "laisser-passer", je suggère qu'on donne la carte aux journalistes de terrains, quels qu'ils soient... où qu'ils soient... La hiérarchie n'en ayant nul besoin : un Pujadas n'aura aucun problème pour aller sur son terrain parisien des Ministères ou de l'Elysée... ou des partis politiques. Le terrain, il l'a fait il y a longtemps.

Je vais commencer à regarder cette émission mais avant de le faire je veux crier dans le désert mon étonnement que en ce dimanche matin à 7h45 le ministre Castaner coupable d'avoir menti et donner une fausse information soit encore ministre


y a vraiment qq chose de pourri dans la République royale de France (dixit Hamlet)

je vous invite à regarder la première émission de denis robert qui a animé sur le média la soirée gilet jaune . un copinage exécrable avec  les invités qui nuit au journalisme 

Super émission ! Merci


Ceci dit, cette polémique sur l’obtention de la carte de presse me fait un drôle d’effet.


Je soutiens totalement les journalistes dans cette bataille pour la liberté de la presse.

Mais en même temps (🤗), je ne peux m’empêcher de le vivre comme une normalisation des violences et répressions illégitimes exercées sur les populations.

Comme si c’était normal de se faire arrêter pour rien quand on n’est pas journaliste.


Car qu’avaient à se reprocher ces journalistes, en tant que simples citoyens au moment de l’arrestation ? 

Qu’avaient-ils fait pour être ainsi arrêtés et privés de libertés ?

Rien. 

Même un doigt d’honneur ne justifie pas cela au regard de la nécessité et de la proportionnalité qui régissent les actes des gardiens de la paix, théoriquement.


Tous les témoignages d’arrestations, de confiscations de matériel, de GAV, de violences, de blessures, mutilations, humiliations depuis le début du mouvement des GJ, racontent la même histoire : celle d’une répression inique, illégitime, scandaleuse et dangereuse.


Effectivement les journalistes doivent pouvoir travailler et il parait indegnable qu’il faille procéder aux ajustements nécessaires, favorables à la liberté de la presse, à sa pluralité de forme comme de fond. 

Oui mille fois oui !


Mais pas sans rappeler sans cesse que ces journalistes au sein de ces manifestations ont subit une action anormale injustifiée, non nécessaire et disproportionnée aux yeux du droit français, qu’ils soient journalistes ou non !


Ils ont vécu ce que l’immense majorité des citoyens qui manifestent et tentent de se faire entendre depuis plus de 5 mois, subissent.


En France, tout le monde a droit de filmer et photographier dans les manifestations.

 

La question de la carte de presse ne se pose même pas dans le contexte, et il me paraît essentiel de le dénoncer absolument.

 

L’état n’a aucun droit, et ne devrait n’avoir aucune raison, d’empêcher des gens de rapporter en images ce qui se déroule sous leurs yeux en manif.


Se focaliser trop fortement sur la revendication du régime d’exception dont doivent bénéficier les journalistes risque en sus de légitimer le propos qui permettra ensuite de n’autoriser que les détenteurs de carte de presse à filmer ou prendre des images.

Ce serait contre productif, non?








Très intéressante émission. Sous ses airs de détail trivial, la discussion autour de 56'00 me semble fondamentale, et je suis reconnaissant à Emmanuelle Anizon d'arriver à formuler clairement un gêne latent que j'avais, sans pouvoir me l'expliquer, devant plusieurs médias "militants" ou marqués par l'émotionnel qu'on voit fleurir sur nos réseaux sociaux, quand bien même ils sont plus proches de propres positions politiques, et quand bien même les médias traditionnels en face ne sont pas moins engagés ou subjectifs. Le "Je suis ici en tant que journaliste" quand on lui intime de donner son avis personnel me semble salvateur - son besoin de ne répondre à ces évènements que par un travail de journalisme, et non par une réaction morale, fait toute la différence entre les articles journalistiques (or éditoriaux) que je trouve agréables ou pénibles à lire, quelque soit leur positionnement politique. Qu'on perde cette autodiscipline au travers de la mutation passionnante et nécessaire que vivent actuellement les médias, je trouverais ça dommage.

- Je suis journaliste et vous ?

- Je suis hilare !

Très intéressante émission pour la retraitée de l'audiovisuel que je suis... de 71 à fin 1999, j'ai bossé dans des rédactions, avec des "reporters de base", des grands reporters, des rédac'chefs/éditorialistes, rédac'chefs juste pour le titre, des directeurs de l'info, des directeurs de rédaction, des chefs d'éditions, des J.R.I. (journalistes reporters d'images), des "chargés des échanges internationaux d'images" via U.E.R. (Union Européenne de Radiodiffusion). Tous ces gens-là avaient leur carte de presse. Ils faisaient partie de la "caste journalistique". Il me semble en outre qu'à Europe 1, certain(e)s secrétaires de presse ont eu une carte de presse. C'était le vieux monde de l'information. Pour moi, les éditorialistes, chefs d'éditions, chargés des échanges internationaux, vu le travail fourni, ne méritaient pas la carte de presse. Les éditorialistes parce qu'ils ne se bougeaient que pour aller déjeuner ou petit déjeuner avec les conseillers de tel Ministre ou du Président... en fait, les éditorialistes sont pour moi les scribes et les émetteurs des nouvelles du pouvoir, des pouvoirs. J'en serais presque à penser que les présentateurs genre Bruce T. ou PPDA à l'époque ou C. Ockrent, n'ont pas besoin d'une carte de presse puisqu'ils sont encore et toujours les courroies de retransmission du ou des pouvoirs en place, même en les interviewant où ils jouent les carpettes.  En revanche, les ingé.son/monteurs et autres qui allaient souvent sur les terrains de guerre n'avaient pas de carte de presse et étaient nettement "moins protégés" que leurs collègues journalistes.

En revanche, pour parler de vos invités sur le plateau, oui, les 3 ont le statut de journalistes... puisqu'ils vont sur le terrain. Et qu'ils diffusent ensuite sur les réseaux sociaux l'angle le plus large de ce à quoi ils ont assisté... sans obligatoirement plaquer des commentaires (le problème en télé : put'1 de commentaires et de choix de séquences... sous la houlette d'un rédac.chef qui ne veut pas faire prendre de risque à sa hiérarchie ni en prendre pour lui-même). Sauf que, sur les 3, s'en trouve une qui veut absolument être neutre... sauf que son journal ne l'est pas, neutre... en fait, elle est "embedded" avec la ligne éditoriale du journal pour lequel elle bosse. C'est aussi le cas des deux autres... qui ont envie de montrer la réalité : en ce moment, la brutalité de la répression gouvernementale, seul dialogue proposé aux Gilets Jaunes. On ne peut pas rester neutre quand on est un être humain... et qu'on filme d'autres êtres humains !

Je suis du côté des Gilets Jaunes de St Nazaire et, lors de la 2e Assemblée des Assemblées qui a eu lieu le mois dernier, les media mainstream n'étaient pas les bienvenus... une caméra de F5 a pu rester à l'intérieur pour filmer des débats... j'ai vu un petit montage dans une autre émission que celle annoncée... une petite séquence choisie sur des heures et des heures de discussions, qui a permis ensuite à l'animateur du débat, journaliste avec carte de presse, d'enchaîner sur un thème plutôt négatif dont on affuble les Gilets Jaunes : les divisions, le manque de cohésion du mouvement, etc... A côté, plein d'autres "petits media", jeunes et dynamiques : radio parleur, Lundi Matin et bien d'autres que j'ai oubliés (car je n'étais pas du groupe "presse").  Ces journalistes ont eu accès à tout, on pu tout suivre... confiance totale. Je ne sais pas ce qu'il en a été dit (car nous ne sommes pas équipés pour avoir une belle "revue de presse" et nous avons dû quitter la Maison du Peuple... pour l'instant, nous sommes SDF d'ailleurs). 

Perso, pour revenir sur mon propos du début, car je digresse trop : je trouve qu'on ne devrait donner la carte de presse qu'aux jeunes reporters de terrain, qu'ils soient photographes, cameramen, reporters de presse écrite... Dès lors qu'ils sont installés dans une hiérarchie... ils sont de cette hiérarchie et devraient être mutés sur une autre administration

Un point n'a pas été traité, de la carte de presse : certes, elle permet aux journalistes munis de cette précieuse carte d'être "absouts" de G.A.V. en ce moment, dans le civil de "coupe-files" pour les accès aux musées, etc. et de payer moins d'impôts puisqu'il y a toujours ce petit "dégrèvement d'impôts plafonné à 7.500 € (?) " qu'aucun gouvernement n'a osé supprimer. Autre détail "pognon" : à France 2, les journalistes étaient régis par la convention collective de la presse et touchaient un 13e mois, pas les monteurs/ingé.son/assistants et autres personnels de la rédaction...

Bon, c'est trop long et trop fouillis... excusez-moi. Perdu l'habitude... ;)

 

Bonjour et merci pour cette émission.
Vers 43 min, Emmanuelle Anizon explique qu'apprenant en direct sur un plateau la fausse information de l'attaque de l'hôpital, elle doute immédiatement pour diverses raisons dont le fait que cet acte ne colle pas avec la philosophie des gilets jaunes et... des blacks blocks.
Je suis étonné et intéressé par cette dernière réflexion. Il y a une philosophie des blacks blocks? Il ya des reportages qqpart à ce sujet ? Est-ce qu'il y a des journalistes qui vont à leur rencontre, les interviewent? Des études/recherches à leur sujet ?
Merci 

Au total (je viens de finir de regarder) encore une excellente émission. Ça devient une habitude ou quoi? En tous cas, je ne regrette pas de m'être finalement réabonnée.  


Le dialogue entre la journaliste de l'Obs et ses confrères est resté un peu confus... surtout je pense parce qu'elle fait très attention à ne pas se désolidariser de son journal, et du coup joue un peu sur les mots... mais c'est à revoir et à approfondir. Beaucoup de respect pour cette journaliste. Et bon courage pour continuer à exercer dans des conditions pas idéales. mais qu'elle n'est jamais été "censurée" est un bon point pour l'Obs. À suivre.


Ah oui, il y a aussi une différence de génération sur la question d'employer ou pas des mots grossiers. Quand j'étais ado, mon père ne supportait pas que je prononce le mot "engueuler". Mais tous les substituts que je pouvais imaginer étaient carrément fades.

Au lieu de gloser sur la différence entre médias de l'"ancien" ou du "nouveau" monde, Daniel Schneidermann et son invitées de l'Obs auraient été bien inspirés de noter que la quasi-totalité des signataires de la tribune contre les violences policières à l'encontre des journalistes publiée par France Info sont des indépendants travaillant, pour la plupart, pour des médias alternatifs. Leurs confrères, même quand ils sont journalistes, "installés" dans les médias mainstream ne semblent pas concernés par ces entraves à la liberté de l'information.

À 52 mn: traiter ou pas un ministre de g...m...: selon moi, il aurait mieux fait de le traiter de menteur éhonté. Au moins, il pouvait argumenter, il avait des preuves. Et en plus, pas gentil pour la merde, très utile dans le compost, que ce soit celle des chevaux ou celle des toilettes sèches.

Autre exemple où ce sont les média - et non les autorités - qui en rajoutent (France Info toujours en première ligne suivie de RTL) : https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/05/03/l-intrusion-de-200-gilets-jaunes-dans-un-commissariat-de-besancon-une-information-erronee_5458005_4355770.html 

Sur le caillassage d'un car de police, à 26 mn: "Kevin il est pas resté". 


Il faudrait aussi noter que, même en ne filmant que quelques minutes, s'il était dépendant d'un média officiel, ce sont ces quelques minutes qui auraient été découpées et reprises en boucle.

"Sur le terrain, avoir une carte de presse permet d'avoir une protection"


Je conseille aux journalistes qui l'ont, la carte de presse, de bien en profiter, ça ne va pas durer. Si les journalistes avec carte se mettent à faire leur métier, la carte de presse passera du statut de protection à celui d'arme par destination.

Excellent plateau, passionnant de bout en bout :)

"soyons journalistes de nous-même".

Trop de mauvaise sur ce plateau !  J'abandonne ....

Il y a un problème sémantique autours du terme «journaliste» et dont les journalistes sont eux-même à l'origine. C'est la confusion entre l'usage descriptif et qualificatif. Peu importe la qualité d'une chaise, qu'elle coûte une thune chez Ikea ou un rein chez un artisan ébéniste de renom, une chaise est avant tout une chaise. Les notions diverses: objectivité (…),  priorité au terrain, contradictoire, code déontologique, non-partisan, pugnacité, observation, réserve, etc. Tout cela ce sont des critères complètement subjectifs qui nous permettent de critiquer et juger le travail des journalistes, mais pas de remettre en cause ce qu'ils sont.


C'est un problème que l'on rencontre dans beaucoup de métiers. Je suis graphiste et il est courant dans mon métier de vouloir refuser le terme à d'autres confrère dont on n'aime pas la manière de travailler. Comme si s'attribuer le terme nous attribuerait de multiples vertus. Si dans certains domaines cela reste de la querelle de clocher c'est bien plus problématique pour les journalistes.


Car, comme on a pu l'observer, les forces de police ou le gouvernement n'hésitent pas à s'engouffrer dans la brèche, c'est tellement pratique les critères subjectifs, il suffit de ne pas aimer pour pouvoir refuser le statut. Et c'est là que ce que dit Aphatie est très pertinent et important: peu importe qu'on aime ou pas son travail, ce n'est pas aux pouvoirs d'en juger. C'est très important car si on valide cela, on court un réel danger démocratique.

Même si le sujet porte sur le journalisme, je voulais juste rappeler que c’est un peu dérangeant de vous voir parler depuis l’intérieur de votre corporation et de vous indigner du traitement fait aux journalistes avec ou sans carte de presse  : même si c’est vrai, je pense qu’il est nécessaire de rappeler régulièrement que : mettre quelqu’un en garde à vue sans raison, qu’il soit journaliste ou pas, c’est choquant pour tout le monde, être mis en examen pour un tweet de cet ordre,  que l’on soit journaliste ou pas, c’est choquant ; que l’arbitraire, c’est choquant, que l’on soit journaliste ou pas. Vous devez partager cet avis, mais svp, dites-le !! Ne vous indignez pas que pour les journalistes, comme si l’on pouvait traiter le reste de la population comme ça (les « lambdas » comme nous avons été désigné.e.s) !

Sans formuler ce point explicitement, c’est comme si le présupposé de votre discussion était que l’on peut taper un innocent mais pas un journaliste.


Dans ce cas, revendiquons la carte de presse pour tous les citoyens « lambdas » ! ( beaucoup d’entre eux non plus ne passent plus les barrages policiers et les lacrymo pour aller en manif - c’est peut-être pour ça d’ailleurs que l’on voit proportionnellement de plus en plus de journalistes dans les manifs !)

Tres interessante emission sur ce sujet merci!

Une des meilleures émission sur le sujet. 3 personnalités différentes mais  3 intelligences qui me rendent optimiste !!!!

57eme minute, le nouveau monde arrogant et le classisisme de l'ancien se révèle.
Emmanuelle Anizon  bien seule, mais courageuse et se tient debout.
On voit la difference de niveau avec les deux pingouins

Taha Bouhafs... ce nom me dit quelque chose.

C'est pas le mytho qui avait affirmé qu'à Tolbiac, en avril 2018"les CRS avaient épongé le sang des étudiants à l'intérieur de la Fac pour ne laisser aucune trace" ?

Le même qui a pourri Zineb el Rhazoui sur Twitter, parce qu'elle avait simplement déclaré, en décembre de cette même année, que l’islam devait se soumette à la critique, à l’humour, aux lois de la République, et au droit français ?

Non, pas possible que ce soit lui. Pas sur @si. Sans doute un homonyme.

Noooon ! ça n'est pas Juan Branco ??

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