55
Commentaires

Gilets jaunes et rap : "L'union des colères"

Il y a deux ans, le 17 novembre 2018, le mouvement des gilets jaunes faisait irruption dans le paysage politique et médiatique français. Qu'en reste-t-il aujourd'hui, alors que la pandémie de Covid-19 amplifie la précarité et que la loi "sécurité globale" débattue ces derniers jours à l'Assemblée pourrait interdire de filmer les violences policières ? ASI explore deux ans de luttes sociales à travers un média particulier : la musique, et plus particulièrement le rap. David Gaborieau, sociologue spécialiste du monde ouvrier dans la logistique, François Oulac, journaliste spécialisé dans le rap et les musiques urbaines, et Jérôme Rodrigues, figure des Gilets jaunes, reviennent ensemble sur les clips qui ont marqué le plus important mouvement populaire de ces dernières années.

Commentaires préférés des abonnés

Approuvé 14 fois

la semaine dernière, ou celle d'avant, y avait que des vagins, il me semble... décrispez-vous un peu (PS : je suis une fille)


j'ai bien aimé l'émission, merci pour la découverte de certains clips ^^ aou aou aou !

Bravo. Rodriguez toujours fin et juste, chaque fois que je l'ai vu dans asi. Le sujet, tellement juste aussi. La plus monstrueuse supercherie des champions de l'ia (gafa) est d'avoir fait croire à tout le monde que tout ça est automatique et robotisé(...)

Approuvé 11 fois

si El dido peut dire "couilles", je peux dire "vagins"

Derniers commentaires

Je rattrape un peu mon retard dans le visionnage des émissions, je viens de regarder celle-ci. 


Ce qui m'a frappé dans les clips, c'est qu'il y en a peu de mixte, soit ils sont tournés quasiment qu'avec des hommes, soit qu'avec des femmes, rarement un mélange équilibré des deux.


Le plus frappant, c'est celui où il y a des ouvriers et des patrons de chaque côté de la table. Sauf erreur de ma part, ça va vite pas facile de voir tous les visages, côté ouvrier que des hommes, côté patrons moitié-moitié. Comment s'est faite la répartition ? Il a été plus facile de trouver des femmes qui acceptent d'endosser le costume de l'adversaire ?


Merci pour cette émission, j'ai découvert plein de choses, à commencer par les clips que je ne connaissais pas sauf un.




Merci. Très belle émission. Voilà entre-autre pourquoi j'aime être abonné à ce site d'informations. Je propose une diffusion de cette émission à 21h sur toutes les chaines publiques de la télévision, avec évidemment rediffusion à gogo.

Très bonne émission, merci aux invités.

Par contre, contrairement à d'autres commentaires, cela m'a gêné de remettre le couvert sur les problèmes de racisme des personnes habitant les banlieues. Le sujet n'est pas là.. L'invité David Gaborieau l'a bien rappelé, les quartiers peuvent parler de pauvreté sans parler de racisme.

Bonne émission, à mon goût en tout cas. Pourtant j'ai comme l'impression d'abord qu'il ne faut pas regarder beaucoup le monde réel pour se rendre compte seulement maintenant de l'importance du secteur logistique. Il n'a évidemment pas attendu Amazon, dès que les supermarchés sont apparus,il a bien fallu les remplir ! 

Et par ailleurs, sur la fameuse convergence des luttes, cela déborde la question des "quartiers" à mon avis : pour tous ceux qui militent depuis longtemps pour davantage de justice sociale, il a été bien difficile de s'associer à un mouvement qui semblait revendiquer comme une fierté d'etre composé d'individus n'ayant jamais ni fait grève ni manifesté pour quoi que ce soit. 

Très bonne émission, encore une fois, serein et intelligent, ça creuse et on en sort des choses totalement hors clichés, donc merci à tous.

Par contre, je suis étonné et même assez déçu, que concernant les quartiers, personne n'est mentionné la présence du comité "La vérité pour Adama" avec Assa Traoré, qui ont rejoint très vite les Gilets jaunes, notammnt dans les manifs (totalement occulté par les médias, alors, justement, là ça colle plus au stéréotype qu'on voudrait bien leur coller). J'ajoute d'ailleurs qu'on les a retrouvés aussi au côté d'Extinction-Rebellion, donc niveau convergence des luttes ou quelque soit le terme, la main est  plus que tendue. Il me semble que le Comité Adama a réussi à fédéré une force politique émergée de ces quartiers, drainant avec lui d'autres comités et plus.

Bref, c'et un peu dommage cet oubli, je veux dire, au-delà de la thématique Rap, quand furent évoquées quelques figures des cités présente dans les manifs GJ.

vidéo de la manif d'aujourd'hui à Toulouse, avec prise de parole de quelques GJ vers la 11e minute : https://www.facebook.com/ToulouseEnLuttes/videos/1250677945306040 suivi du tube "On est là" en boucle... ça faisait longtemps !

A graver dans le marbre :


« Toutes le manifestations déclarées sont interdites sur le Parvis des Droits de l’Homme à Paris, samedi 21 novembre 2020 entre 12h et 17h. » 


https://www.youtube.com/watch?v=sjr11lGEBg4


Cette musique de Bristol me donne largement plus envie de prendre un mégaphone ou de créer un groupe de punk que toutes les merdes "musicales" diffusées dans cette émission...Réveillez vous les français, reveillons nous, on est grave à la masse....putain de léthargie, ça me révolte.

Le rap sur les gilets jaunes cest de branlette pour gagner du fric en surfant sur la misère...on est loin du punk , du grunge,  du punk hardcore , ou du hip hop années 90 . A cette époque on avait de vrais courants de pensée...et je ne parle même pas du mouvement hippie aux us des années 70 en passant par zappa , captain beefheart,...dont la musique contribuait à percuter les autorités...

Les gilets jaunes sont morts aujourd'hui car il n'a jamais eu de personnalités solides prêtes à tout pour lutter...aucun artiste non plus...résultat tout le monde la ferme aujourd'hui...alors svp cest pas le rap qui nous sauvera ...



Sujet original avec des invités articulés et intéressants! :-)

Cela étant dit, alors qu'il s'agit d'une émission sur les GJ et le rap, jusqu'à la 48 minute, l'invité spécialiste du rap (François Oulac) se trouve quelque peu réduit à nous faire la biographie des rappeurs cités ou à nous confirmer les informations sur le "making-off" des vidéos clips. Je trouve cela dommage. La suite de l'émission fera peut-être partir cette impression...

Excellente remarque de David Gaborieau à 14 minutes, plutôt que d'aller interroger, dans les quartiers populaires, ceux qui n'étaient pas dans les manifs Gilets jaunes en leur demandant pourquoi les quartiers n'y étaient pas, les journalistes auraient pu aller dans les manifs interroger les manifestants venant de ces quartiers et leur demander pourquoi ils étaient là.  

Un bonheur !

Particulièrement apprécié la 1re partie de l'émission, une grande richesse, merci !


La 2e partie m'a en revanche un peu gênée. Il m'a semblé que les extraits de l'émission d'Arte (et les propos de François Oulac sur la différence de traitement) étaient assez justes : sorte de double peine pour les personnes des quartiers populaires et issues de l'immigration et que cela était un peu évacué. 

DS vous plairait-il de laisser parler les intervenants quand ils souhaitent préciser, bifurquer de votre fil de questions?

Nous n’avons pas préparé l’émission avec vous. 

Êtes-vous contraints techniquement par une durée ou pensez-vous que nous ne pourrons suivre une émission plus longue?

Merci de donner la parole à des personnes fortes intéressantes.

Très bonne émission qui donne du tonus !


 Vous auriez pu inviter Priscilla L. qui est à l'origine du mouvement. 


Certains travailleurs de la SNCF vous ont demandé où vous étiez lors des gréves perlées, d'autres ont participé au mouvement le plus célèbre étant Anasse Kazib.

Bravo. Rodriguez toujours fin et juste, chaque fois que je l'ai vu dans asi. Le sujet, tellement juste aussi. La plus monstrueuse supercherie des champions de l'ia (gafa) est d'avoir fait croire à tout le monde que tout ça est automatique et robotisé, pour qu'on oublie les ouvriers précaires qui opèrent toute la logistique. Les naifs croient se battre contre des robots qui piquent le boulot des ouvriers... le vrai ennemi, c'est les nouveaux négriers.

Ben moi j'ai rien compris a cette émission le RAP c est pas mon truc et pourtant j'ai fais un effort pour écouter jusqu'au bout. Désolé.

Arf... donc il n’y a pas d’expression de femmes par la musique, qu’elles soient « gilets jaunes » ou employées (trois employés sur quatre sont des femmes).

J’ai ressenti pendant toute l’émission l’envie de coffiner.

C’est triste, cette absence de nous. Et loin d’une union.

Commencez pas à rouspéter, on, enfin ils  ont inventé l'écriture in-clu-sive.

Avant de penser inclusif, il va falloir quelque siècles.


Comme par hasard , on interroge l'inclusif quand on parle des  classes populaires ou du rap! 

on n'a pourtant vu que des médecins hommes venir parler du covid, ça questionne pas pareil sur le monde médical où 80% qui y travaille sont des femmes. 

Féminismes de classe à deux balles où le garçon arabe , noir ou populo serait plus viriliste que le médecin , politique , chercheur , chef d'entreprise, blancs et bourgeois!

pfff  

Je comprends votre inquiétude. Mais il se trouve que j’ai exprimé, dans un forum d’ASI concernant les médecins qui parlaient du Covid, mon désarroi de ne pouvoir compter qu’une seule femme parmi tous ces intervenants. Donc, désolée, je ne fais pas du féminisme de classe. (Et je sais que les femmes sont invisibilisées dans plein de secteurs musicaux, pas que le rap.)

Bon. 

Mais parce que l'on parle de classe populaire, il faut absolument s'abstenir de remarquer que le plateau est un peu monosexe ?


Où avez vous vu du "féminisme de classe à deux balles" dans cette observation ?


Ce n’est pas du tout ce que je regrettais dans mon message initial. Je n’ai pas un pb avec le genre des invités mais avec la manière d’aborder le sujet «  gilet jaune », par les prismes du rap et des ouvriers. Comme les femmes sont minoritaires dans les catégories rap et ouvrier, l’émission donne l’impression que les femmes n’existent pas.

Ça a beau être un phénomène courant et généralisé, je ne vois pas pourquoi je ne le signalerais pas ce coup-ci. Il faut bien que quelqu’un se dévoue à dénoncer le sexisme quand il y en a. Ce n’est pas très agréable, car en général, on finit par être jugée comme excessive, raciste, communiste, et j’en passe.

Suite.

Ou qui s’intéresse plus au sexisme qu’aux pb sociaux. Or, il y a fort à parier que le portrait-type de la personne la plus mal payée et la plus précaire en France soit une femme qui vit seule avec ses enfants.

Faudrait-il ajouter noire ?

Oui. Statistiquement, je pense que c’est le cas.

Je suis bien d'accord avec vous, il faut le pointer à chaque fois. Sinon, "ils" l'oublient. À chaque fois. Et il faut en plus argumenter qu'on a le droit de le faire sans se faire stigmatiser.

On oublie toujours les femmes et pourtant dieu sait qu'elles étaient nombreuses parmi les GJ, et très combatives. Qui restera-t-il dans l'histoire? des hommes!


 Qui se rappelle que deux des plus grandes révolutions de par le monde ont des débuté par des combats féminins: la française et la russe!


De toute façon, les femmes sont gommées par l'histoire! 


Grâce à un écrivain on connaît l'existence de C Claudel, et peut-être que grâce à Pascal Obispo, on connaîtra celle de Marceline Déborde-Valmore.Des hommes me direz-vous! mais c'eut été des femmes pischt, on aurait oublié! 


Quand j'étais enfant nous n'avions à nous mettre sous la dent que Jeanne D'Arc, Jeanne Hachette, et Marie Curie. Tandis que les garçons avaient pléthore de choix!

Hélène Boucher, Florence Nightingale... et dans une revue catho (très) réac.... qui proposait aussi à notre vénération Sainte Thérèse de Lisieux et Bernadette Soubirous.

J'aurais du écrire à part les princesses, courtisanes et saintes, on avait à se mettre sous la dent ... Non merci les 2 dernières ne me faisaient pas rêver! et je n'avais aucunement envi de me sentir influencée par elles.  


Hélène B. commençait déjà à disparaître à mon époque et je ne sais qui est Florence N.


"je ne sais qui est Florence N."


Une pionnière de la professionnalisation des infirmières. C'est bien plus ancien que Hélène Boucher. Noter que le métier d'infirmière qui rentre sans trop de difficulté dans la fenêtre de l'envisageable "pour une femme" permet également de nombreuses transgressions. 


J'ajouterais que les "saintes", ce n'était pas non plus sans bénéfice secondaires pour une fillette, car les deux que j'ai cité ont aussi été des "têtes de pioche" et admirées en tant que telles.

https://www.youtube.com/watch?v=CqC8Cs_tgA4

Merci. Je ne la connaissais pas. :)

J'ai trouvé cette émission sensationnelle.

Il y avait tout : originalité, fonds, intérêt réel, qualité des intervenants, même si Rodriguez et Oulac se sont sainement frités. J'ai appris plein de choses.

Je voulais juste dire que les transpalettes, à mon époque, s'appelaient des diables.

Hi hi hi hi


Petite émission tranquille entre couilles.


et même pas d'excuses de M Schneidermann, comme ce fut le cas pour d'autres.

Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.