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Gamergate : rebellion populaire, ou éruption réac ?

Qu'est-ce que le GamerGate ? Un hashtag (mot clé Twitter) qui regroupe des joueurs mécontents depuis fin août. Mécontents de quoi ? Difficile à dire tant le mouvement est composite... et s'est souvent résumé à des attaques systématiques contre les féministes, et les femmes en général, dans le monde du jeu vidéo. Parti d'une affaire privée (la révélation de détails de la vie conjugale de la développeuse indépendante Zoe Quinn par son ex, qui l'accusait d'avoir couché avec des journalistes jeu vidéo, @si en parlait ici), le GamerGate se veut un rempart contre le népotisme, la corruption et la domination supposée d'un "féminisme radical". Sa cible ? La presse jeu vidéo, notamment américaine, coupable à ses yeux de mépriser les gamers et d'imposer un agenda idéologique. Alors que la presse spécialisée s'était historiquement "battu" aux côtés des joueurs contre l'idée reçue que les jeux vidéo rendent violents, cette même presse prend aujourd'hui ses distances avec le sexisme affiché d'une partie de la communauté. Une trahison impardonnable ?

Derniers commentaires

Dans la série je savais pas où le poster :

Après en avoir été retiré et ré-ajouté, le fameux jeu Hatred, jeu où on incarne un tueur de masse, probablement le jeu le plus critiqué avant sa sortie de l'histoire, et le plus susceptible de faire revenir le monde aux bons vieux débats sur "le JV et la violence" d'antan, est aujourd'hui le jeu le plus demandé sur Steam Greenlight (même s'il y a aussi un sujet pétition de 1300+ posts* pour qu'il en soit exclu).

* qui sont pour la plupart des posts de supporters du jeu indignés par la pétition, mais qui n'ont pas compris qu'en y répondant ils la faisaient gonfler :D
Canard PC vient de mettre en ligne un an d'archives, dont le fameux dossier "le JV est-il réac" (numéro 22, p.55). http://canardpc.com/news-53218-fin_de_nos_apps_sur_ios_et_android.html
Une petite histoire qui illustre très bien le vrai problème derrière le Gamergate, comme les dangers de toute 'idéologie qui justifie le "caillassage" de ses ennemis, ce qu'on devrait appeler la Doxing Culture qui s'est répandue sur l'internet anglo-saxon.
Une adolescente de 14 ans, visiblement un peu conne et bien à droite (elle écrit sous le pseudo Communismkill) commet un poème sur Ferguson, de mauvais goût mais même pas terriblement raciste.
Elle a le tort de le publier sur Tumblr, plate-forme de blogs qui est aux jeunes activistes de la "social justice" ce que 4chan est aux gamers sexistes.
Le résultat ne se fait pas attendre : elle voit son nom, ses coordonnées et celles de sa mère publiées, et une campagne de harcellement allant jusqu'à des menaces de meurtre et de viol commence.
Evidemment les ennemis des "Social Justice Warrior" s'emparent de l'affaire, et comme on le voit dans les commentaires de cette page, certains se proposent d'utiliser les numéros de téléphones que les harcelleurs n'ont pas pensé à masquer pour les harceller à leur tour, ou de les poster sur 4chan, avec les conséquences qu'on peut imaginer.

Même si évidemment il vaut sans doute mieux dans l'absolu qu'une personne soit harcellée en raison de son racisme probable que de son féminisme ou de ses moeurs, ça me semble très révélateur d'une triste réalité : derrière toutes ces histoires s'exprime surtout une tendance perverse primaire qui, quelle que soient les motivations affichées par les harcelleurs est exactement la même que celle qui s'exprime gratuitement dans les affaires de harcellement entre adolescents.
Une génération élevée à la télé-réalité, sans respect pour la vie privée et complètement dominée par ses pulsions, qui se saisit du premier prétexte qu'on lui offre pour faire, en meute, autant de mal que possible à d'autres êtres humains, tout en se parant de la défense de telle ou telle cause pour justifier la violence qu'elle exerce du fond confortable de son fauteuil. Une méchanté pure qui rêve en balançant les coordonnées des uns ou des autres de voir un jour ces affaires en arriver au sang.

Ce qui m'amène aussi à émettre une autre hypothèse quant à l'affaire Zoe Quinn : est ce vraiment en raison de ses moeurs ou des rumeurs "about ethics in game journalism" que son harcellement a pris une telle ampleur, ou faut-il plutôt y voir la méchanceté gratuite de gens qui, la sachant ancienne dépressive, ont cherché à la pousser au suicide ? Dans les affaires de harcellement adolescent sur les réseaux sociaux, qui de nombreuses de fois déjà ont fait des victimes, si les moeurs peuvent être un prétexte, c'est la vulnérabilité le premier critère pour choisir les cibles. Et c'est bien ce qu'affichait la développeuse de Depression Quest ne cachant pas qu'elle se basait sur une expérience personnelle et cherchait à travers ce jeu à exorciser ses démons.
Vous voulez pas retourner dans la marge ?

Ce message a été supprimé suite à la suppression du compte de son auteur

Conseil aux forumeurs en cours de discussion:
Vous devriez reporter la discussion ci-dessous, car vos derniers commentaires de ces derniers jours sont illisibles tellement ils sont exportés à droite dans le template.
tres bonne emission..
Je viens de lire le post de Mar_Lard. C etait pas le boulot d ASI de regarder un peu ce que pondait le défenseur de la réaction?
Je tiens également à rappeler qu en terme d'activité sur le net c est bien l extreme droite qui devance de loin tout le monde (Asi vous nous donnez le taux d inscription pour 24h sur votre site quand vous traitez de GamerGate ou de Dieudonné?). Et les méthodes décrites ressemblent exactement à ce type de nébuleuse.
@Mar_lard, t as bien fait d etre sur le plateau, et je pense également qu'ASI a eu raison d inviter la réaction. Il faut la mettre dans un coin et si c est pas un morceau de bois en face, ca marche bien. La preuve avec l emission. Dans les grands médias, ils mettent des morceaux de bois... souvent..

Et en passant car c est important: Joe Dalton (Black Dragons) ouvre les yeux et dénonce les nouveaux fafs (Soral, Dieudo... etc..):
https://www.youtube.com/channel/UC8Q6cXQEHd1ZM7Tij6KQ_gg

et puis faites tourner ca: "bonjour tristesse"
https://www.youtube.com/channel/UCAFQjCZo5okIPkHUQlBZM-g
Asi vous en parlait quand? C'est mieux que Cyprien qui sort des blagues racistes sur les Roms (oui il est apolitique, lui aussi..)
En réaction au billet d'Alain Korkos sur la bimbo-chemise du chercheur et en prolongement de la discussion ici, je recommande ce billet d'André Gunthert.
Du nouveau dans l'affaire Assassin's Creed, les historiens qui ont joué le rôle de consultant lors du développement du jeu ont "répondu" à la polémique créée par Mélenchon :
http://www.gameblog.fr/news/46966-polemique-melenchon-assassin-s-creed-unity-deux-historiens-d

On remarquera leur mauvaise foi en accusant comme le vite dit d'@si de ne se baser que sur une vidéo promotionnelle, j'ai démontré plus haut que c'était bien le jeu en entier qui véhiculait la même propagande que le trailer, notamment dans ses missions annexes qui sont censées nous faire revivre des moments de la révolution :
Pour savoir si ces critiques sont fondées, il faudrait analyser la totalité des cent heures de jeux et non les quatre minutes de la bande-annonce promotionnelle mise en ligne il y a de cela plusieurs mois. C'est un manque de rigueur et de sérieux.[...]

Ils veulent aussi minimiser l'ampleur de la propagande en se cachant derrière les "libertés" qu'aurait pu prendre le jeu, mais ce qui est critiqué ce n'est pas le côté fictionnel du jeu ni même les libertés qu'il aurait pu prendre, ce qui est critiqué c'est le fait qu'il adopte complètement le point de vue des contre révolutionnaires et des anti Robespierre, et donc le message politique qu'il véhicule.

En tout cas l'intervention des deux historiens prend à contrepied toutes les personnes qui veulent faire croire que le jeu n'a pas de dimension historique : "N'en déplaise à Mélenchon, "Assassin's Creed Unity" n'est pas un jeu historique !"
http://lci.tf1.fr/high-tech/non-assassin-s-creed-unity-n-est-pas-un-jeu-historique-et-c-est-tant-8519426.html

Voir la vidéo de l'interview de l'historien Laurent Turcot.
J'ai fait une vidéo pour vous donner un exemple de la propagande anti-Robespierre diffusée dans le jeu :
https://www.youtube.com/watch?v=R8AaUwTgoW0&feature=youtu.be
Rien avoir avec le féminisme, mais cette fois il s'agit de propagande politique. Je sais pas si vous avez déjà joué à Assassin's creed Unity. Mais perso j'ai été particulièrement choqué par le récit qu'ils font de la révolution française et surtout de Robespierre qu'ils ont choisit de présenter comme un dictateur sanguinaire.

Cela serait une bonne idée qu'@si fasse une émission là-dessus.
On a tort de trop dénigrer la Corée du Nord. Quel exotisme ! Quel parfum différent !
Une population généralement jeune, qui a peu de culture politique et encore moins de sens de la mesure, qui a envie de s'évader et pas de recevoir des leçons dans le cadre de son loisir principal, qui compte beaucoup de personnes ayant peu d'expérience avec les femmes ou le sexe en général, qui se sent menacée par les vélléités de censure de ses jeux favoris ou la réorientation des budgets vers la production de casual games asseptisés, et qui surtout attend de la presse spécialisée qu'elle soit un guide objectif pour les consommateurs qu'ils sont n'ayant pour seul critère que la qualité ludique des jeux et non une espèce de critique politico-artistique de leur contenu.

De quelle meilleur public pouvaient rêver à la fois les néo-féministes et leurs alliés objectifs les anti-féministes radicaux voulant partout imposer le politiquement correct ? (oui je ne vois pas autrement que comme des alliés deux extrêmes qui font tout pour se renforcer l'un l'autre)

Ca fait plusieurs années que la critique néo-féministe* cherchait à provoquer la communauté geek escapiste, public connu comme susceptible de sur-réagir du fait de son attachement parfois un brin fanatique à certaines oeuvres et vulnérable du fait de sa relation souvent victimaire vis à vis des femmes, en s'attaquant non seulement à des oeuvres emblématiques mais directement à leurs fans les exemples ne manquent pas dans la critique cinématographique, littéraire ou sociologique. On pourrait aussi citer tous les articles listant des incidents sexistes lors de conventions liées à la culture geek, sans les replacer dans le contexte du nombre de ces conventions et de la quantité de public qu'elles attirent, et encore moins du phénomène de harcellement dans les salons en général, comme s'il n'y en avait pas partout où il y a des hotesses à moitié dénudées. Lister des incidents plutôt que de les replacer dans un contexte statistique, une vieille méthode pour générer de l'émotion autour de faits divers, comme l'a toujours montré l'extrême-droite.

Mais généralement ces tentatives de générer des réactions sexistes sont restées des coups d'épée dans l'eau, la réaction du public plus mature des geeks cinéphiles, bibliophiles ou amateurs de comics se résumant plus souvent à des facepalms, haussement d'épaules génés ou vagues moqueries qu'à du harcellement couplé de menaces de viol.

Puis est venue l'idée géniale de s'en prendre aux gamers, communauté moins éduquée et en pleine crise d'identité suite à l'apparition des social et casual games et à l'annonce par des représentants de l'industrie, sur un ton souvent très méprisant pour ceux qui l'avaient fait vivre jusqu'ici, qu'elle souhaitait désormais se consacrer à de nouveaux publics, et sur la défensive après tous les procès faits au jeu vidéo "incitant à la violence" ou comme des produits addictifs conduisant à la dé-socialisation, voire aux accusations plus anciennes comme celles sur les "jeux de rôles sataniques poussant au suicide".
Là les réactions, largement amplifiées par la présence de quelques vrais anti-féministes viscéraux influençant ce public, ont été au delà des espoirs les plus fous des néo-féministes, leur offrant tous les arguments dont elles pouvaient réver pour définitivement décrire cette communauté comme mysogine, sans jamais s'interroger sur le coté parfaitement légitime de certaines de leurs revendications.
(Je précise évidemment que tout ce dont je parle est antérieur à "l'affaire" Zoe Quinn, qui n'a existé que parce que le public en question était déjà chauffé à blanc par les critiques dont son loisir était l'objet.)

Notemment on a fait mine d'ignorer l'importance pour ces gros consommateurs de jeux de voirs ceux ci évalués selon des critères aussi objectifs que possible et non des grilles d'analyse n'ayant rien à voir avec la qualité du produit. Même s'il est précisé sur un site que la mauvaise note qu'il va donner est uniquement motivée par le coté non politiquement correct du jeu, ça n'empèchera pas celle ci d'être prise en compte dans les moyennes de sites comme metacritics ou ign, et de faire passer le jeu comme moins bon qu'il ne l'est en tant que jeu, d'influer sur ses ventes et éventuellement d'inciter à des changements d'orientation de l'industrie, non pas dans le sens d'éliminer des contenus sexistes mais de préférer produire tel type de jeu plutôt que tel autre.
Le développement de jeu est peut être un art, ils n'en sont pas moins des produits, et pas toujours donnés, il est parfaitement compréhensible que leurs consommateurs veuillent les voir juger en tant que tels, plutôt que se retrouver à acheter des bouses parce qu'elles se conformeraient à une représentation du monde conforme aux agendas politiques de telle ou telle minorité vocale.
Après, tout à son réflexe identitaire, la communauté du gamersgate amplifie certainement un problème qui est extrèmement marginal à l'heure actuelle (pas vraiment d'exemples en dehors de la fameuse critique de Bayonetta par Kotaku). Mais il n'empèche que le fond de son inquiétude est parfaitement valide.

Pour en revenir au vrai fond de l'affaire, la guéguerre que mènent les néo-féministes pour dénoncer des aspects sexistes de la pop-culture en général et de la culture geek escapiste en particulier, qui dépasse de très loin la petite question des gamers et des jeux vidéos, j'y vois surtout un bel exemple de concours victimaire. Ce qui dérange vraiment chez les geeks masculins c'est que beaucoup d'entre eux se décrivent volontiers comme victimes d'une attitude méprisante des femmes dans leur jeunesse (enfin avant que se présenter comme geek soit devenu le summum de la mode au moins), et voir des hommes se présenter ainsi est quelque chose que celles qui veulent garder le monopole de la victimisation ne peuvent accepter. Si leurs arguments prennent la forme d'une critique d'un média plutôt que de son public, c'est dans le fond exactement le même style d'opposition que celui entre victimes de différentes tragédies politiques. L'homme geek doit être sexiste car il se plaint naturellement de situations découlant du nouveau pouvoir des femmes (là où une meilleure vision des choses serait de dire qu'il se plaint que les femmes soient elles mêmes toujours prisonniers de critères sexistes, qui leur font préférer de "vrais" mâles entreprenants à des rêveurs timides ou autres matheux à lunettes -désolé pour les clichés mais pour tous ceux que je connais ils ne sont pas si éloignés que ça de la réalité).

Et dans le cadre de ce concours de victimisation on pourrait comparer les excès des gamersgaters avec ceux des dieudonnistes, une communauté qui tout à un concours victimaire (où leurs propres raisons de se sentir "victimes" s'ajoutent à celles de tous les geeks) vont beaucoup trop loin, jusqu'à la haîne et le harcellement des "victimes" rivales (ce qui donne beaucoup plus de sens à la comparaison faite entre "inviter un GGer" et "inviter un dieudonniste").

(*note : j'emploie ici le terme néo-féministes car je ne voudrais pas insulter les féministes historiques et toutes celles qui encore aujourd'hui se consacrent à des luttes sociales objectivement légitimes plutôt qu'à des questions sociétales ou d'image futiles ; et parce que je déteste aussi le terme "social justice warrior", que je trouve erroné dans la mesure où le combat pour imposer partout le politiquement correct n'est précisémment pas une lutte "sociale" comparable avec l'exigence d'égalité politique, des salaires etc... à mes yeux, juste un étrange hybride entre la culture puritaniste américaine et la tendance victimaire naturelle à toute communauté)
Sujet intéressant sur les pratiques des jeunes sur internet. Sinon, il faut plus de developpeur femministe qui développe des jeux pour féministes. On est pas dans un pays communiste tout le monde à la liberté de choisir les jeux qu'il achete.
En video :
https://www.youtube.com/watch?v=IEMdf8D0lfw

Par écrit :
http://www.historyofgamergate.com/volume-1.html

Tout le reste n'est que dénigrement et désinformation.
Je vais résumer à ma sauce : le gamergate, c'est un mouvement peu ou prou poujadiste qui se fait récupérer par l'extrême-droite. Pardonnez-moi de ne pas tomber de ma chaise et de considérer qu'y consacrer une heure dix minutes de brouhaha n'est pas follement utile. En termes de critique des médias, il serait peut-être plus judicieux de comparer la naissance et le développement de ce type de mouvement dans les âges obscurs d'avant Tim Berners-Lee et aujourd'hui avec twitter et autres 8chan.

Au fait, Daniel, vous ne tromperez personne en disant que vous servez le pluralisme en invitant l'ami gamergater : vous voulez surtout éviter de vous faire pirater @si par des gamergaters mécontents :)
Je n'avais suivi l'affaire du GamerGate que de très loin.
Lorsque j'ai commencé à regarder l'émission le GamerGate était le nom donné au fait que des journalistes JV recevaient des cadeaux des éditeurs pour parler de leur jeu en bien (et dont vous aviez déjà parlé).
J'ai donc eu un sentiment de décalage lorsque j'ai vu la tournure des évènements : D.S. est parti dans le débat sans expliquer de quoi il retournait, comme s'il était une évidence pour tout le monde que le GG était un phénomène de machisme à grande échelle, et allez-y débattez...

A mon sens l'émission a été très mal construite, ce qui a abouti à cette foire d'empoigne.
Il aurait fallu laisser le GGeur présenter son mouvement (et pas attendre 5min de la fin pour se dire "ah, et si on cherchait à savoir ce que c'est censé être ?"), puis débattre des actions positives du mouvement. Une fois que la liste en aurait été faite (apparemment ce serait allé très vite), il n'y avait plus qu'à critiquer les autres actions et mettre le tout en balance.
Le résultat aurait été clair : un gros tas de bouffons machistes.

Là, aucun bilan n'est fait à aucun moment et chaque argument est réfuté par le GGer qui explique que LUI n'irait jamais faire ça et que c'était le fait d'une brebis galeuse du mouvement. Il suffisait à ce moment de lui rappeler le bilan pour lui montrer que le mouvement était constitué à 95% de chèvres.

Là, il a pu conserver durant toute l'émission une position sereine et donc une image positive, alors que Mar_lard s'est emportée car le sujet la prend aux tripes et je veux bien la comprendre, je suis le premier à être incapable d'argumenter lorsqu'un sujet me touche de trop près.

Dommage.
Voici un résumé simple du #GamerGate :
http://knowyourmeme.com/memes/events/gamergate

Ce sont des joueurs qui ont en marre des journalistes des jeux vidéos.

Ils dénoncent entre autre :
- la colusion entre journalistes et développeurs/éditeurs
- le dénigrement des joueurs (qui seraient des nerds blancs mâles mysogine)
- le dénigrement des bloggueurs
- etc

Ils dénoncent aussi le fait que les journalistes se sont mis d'accord pour ne pas parler du #gamergate, ou tout au moins du message proncipale (la preuve avec la maililing list "GameJournoPros").

L'article de knowyourmeme est long : c'est un très bon site pour décrire les memes.

Mar_Lard me fait lever les yeux au ciel

Pour l'instant je n'ai vu qu'une vingtaine de minutes, mais Mar_Lard est toujours égale (je ne vais pas dire elle-même) au dicsours formaté des féministes américaines.

Vous parlez de #NotYourShield : regardez cette craicature :
http://knowyourmeme.com/photos/823986-gamergate

Exactement la discussion avec Mar_Lard : étonant non ?

Des femmes défendent des blancs mâles hétéros ? C'est le syndrôme de Stockolm selon Mar_Lard (et les féministes radicales)...

Le fait est qu'elle ait aussi réagi quand le mec n'a fait que présenter la Quinnspiracy : "une fille qui aurait couché pour avoir de bonnes critiques". Evidemment Mar_Lard est affligé par le fait qu'on puisse préter de tels dessein à une femme. (Selon elle tout ce que fait une femme est forcement pur. Sauf peut-être défendre les hommes ?)

En parlant d'Anita Sarkeesian et de Bayonetta, saviez-vous qu'Anita a fait une critique virulente de Bayonetta, mais qu'elle s'est rendu compte ensuite que le concepteur principal du jeux était une femme : Bayonetta est en fait un personnage dominateur, et les hommes du jeux sont vraiment des larves dans le scénario. Donc oui, Bayonetta est un personnage féminin fort (donc féministe).

Mais depuis la vidéo d'Anita sur Bayonetta n'est plus "cherchable" sur Youtube : il faut connaître le lien direct pour voire la vidéo. Anita a donc quelque honte de son erreur :-)
Bien sûr que le Gamergate est hétérogène.
Ce qui est à la base de cette histoire, "l'affaire Zoe Quinn", c'est une chose dont pas mal de gamers se sont simplement désintéressés. Mais tout d'un coup, sont apparus une 20 aine d'articles dans la presse anglo saxonne traitant le gamer (qui n'avait rien demandé à personne) de mâle blanc hétérosexuel misogyne et raciste. Pas seulement les harceleurs, les anti Zoe Quinn, mais les gamers en général. Beaucoup l'ont mal pris. Alors probablement la majorité ne s'est pas associée au Gamergate du fait qu'effectivement, pas mal de gens se réclamant de ce mouvement en profitent pour harceler et faire passer leurs idées politiques misogynes. Mais cette majorité reste néanmoins aigrie vis à vis de médias spécialisés qui les insultent.

En ce sens, je trouve que le dossier de CPC est très bien comme il est. Il dit clairement que le mouvement comporte de misogynie, des exactions chez certains de ceux qui s'en réclament. Mais ce n'est pas juste ça. Ce que lui reproche Mar_Lard, c'est de ne pas avoir voulu caricaturer. Moi je trouve que c'est un bon point.
Pour ma part, j'estime que l'émission passe complètement à côté de son sujet en ce sens qu'elle traite le gamersgate de la même manière que TF1 parle des anonymous : si il y a bien une chose que cette heure de foire d'empoigne a parfaitement illustré de par la confusion qui régnait sur le plateau, c'est que le gamersgate n'a rien d'un mouvement structuré avec une idéologie claire.

Tout comme les anonymous, il s'agit en réalité d'une bannière, une bannière sous laquelle laquelle n'importe qui peut venir débiter n'importe quoi pour peu que cela cause d'indignation vis à vis du millieu du jeu vidéo.

De fait, le "représentant" du Gamersgate n'avait effectivement rien à faire sur ce plateau, pas pour les raisons évoquées par Mar_lard, mais parce-qu'il ne représente en réalité rien d'autre que lui même.

Sa seule présence illustre parfaitement la difficulté qu'ont les journalsites (mais pas qu'eux) à appliquer une grille de lecture adaptée aux changements qui découlent d'internet : d'où des émissions ubuesques comme celle-ci où l'on demande à un internaute lambda de s'expliquer sur les agissements d'autres internautes lambdas.
Bonjour,

j'ai écrit un petit billet sur mes réticences à participer à cette émission, les défauts que je trouve au dossier de Canard PC et mon regard sur ce débat: http://www.twitlonger.com/show/n_1sdh8m5

Je me permets de le poster ici également car je pense qu'il peut répondre à certaines interrogations.


Je suis intervenue sur le plateau d'Arrêt sur Images à propos du mouvement GamerGate qui déchire le milieu du jeu vidéo en ce moment :
http://www.arretsurimages.net/emissions/2014-10-22/Gamergate-rebellion-populaire-ou-eruption-reac-id7154
Le tournage a eu lieu Mardi et j'aimerais clarifier quelques points quant à ma participation à ce débat dont l'organisation a été houleuse, comme vous pouvez le voir dans le making off. Je pensais publier ces éclaircissements avant diffusion de l'émission, mais je n'ai pas pu finir de les rédiger à temps ; les voici donc maintenant.

J'ai été contactée il y a peu par un journaliste d'Arrêt sur Images qui souhaitait m'inviter pour un sujet sur GamerGate, dans le cadre de leur partenariat avec Canard PC qui vient de sortir un dossier "Le jeu vidéo est-il réac ?" traitant notamment de GamerGate. Ils me voulaient sur le plateau pour évoquer l'idéologie et le harcèlement misogyne & anti-féministe du mouvement.
J'ai tout de suite répondu qu'à titre personnel, je n'avais vraiment pas envie de participer à cette émission.

D'abord parce que j'y serais la seule femme du plateau face à 4 hommes, ce qui est encore et toujours une aberration surtout pour parler de misogynie. L'idée d'être la "caution féminine" d'un plateau de mecs débattant sexisme entre eux m'insupportait.

Ensuite parce que l'émission était donc basée sur un dossier de Canard PC, un journal dont certaines méthodes me répugnent; nous avons eu à plusieurs reprises des accrochages virulents au sujet de relents sexistes, racistes etc dans leurs pages sous couvert d'humour, alors même qu'ils se revendiquent progressistes. Et en effet, leur dossier "Le jeu vidéo est-il réac" me posait plusieurs problèmes - que j'ai pour certains pu aborder brièvement au cours de l'émission :

- Une certaine tendance à minimiser la misogynie & le harcèlement comme une simple facette du mouvement GamerGate, avec assez peu d'attention portée à sa gravité :
http://i.imgur.com/OWdiGrG.png
http://imgur.com/xCFCAj8
http://imgur.com/ruQ9jIk
On rappelle quand même que des femmes & leurs proches sont menacées de viol, de mort et de toutes sortes d'atrocité, incitées aux suicides et chassées de chez elles par le harcèlement massif & ignoble de GamerGaters. C'est ma position formelle que la misogynie, l'anti-féminisme virulent et le harcèlement sont au coeur même du mouvement. Ce sont également les conclusions de la quasi-totalité des journalistes anglophones, jeux vidéo ou généralistes, qui se sont penchés sur le GamerGate. Il est fallacieux de renvoyer dos à dos victimes et agresseurs comme deux « camps » opposés pour se positionner comme « neutre » et « objectif » rejetant également les « extrêmes » ; tout comme il est illusoire de considérer que la raison réside forcément dans cette posture faussement « modérée ».

- Quelques poncifs fallacieux & quelque peu démagogiques sur le féminisme universitaire, qui en prime servent les fantasmes des GamerGaters:
http://i.imgur.com/QVU0gIG.png "La critique féministe du JV est une mode lié à un simple effet grégaire" -> en réalité, elle émane plus de femmes internes au milieu (développeuses, indés notamment) que d'universitaires, et surtout elle reste très minoritaire > https://storify.com/MorganRamsay/how-often-do-video-game-journalists-write-about-fe
http://i.imgur.com/sztqrUi.png "Les jeux vidéo rendent misogynes" = personne, jamais. C'est ce qu'on appelle un homme de paille - une mauvaise représentation d'un argument pour le balayer facilement. Les universitaires féministes se contentent de rappeler que les jeux vidéo existent dans un contexte socioculturel, ici en l'occurrence le patriarcat, qui les pétrit et auxquels ils contribuent - au même titre que n'importe quelle oeuvre culturelle. Dans ce contexte, il n'est pas absurde de mettre en parallèle la prévalence de représentations violemment misogynes dans les JV et la prévalence de ces mêmes violences dans la réalité - tout comme il n'est pas absurde de s'interroger sur ce que la prolifération de jeux très violents dit sur notre société. De plus, la citation est réductrice et utilisée à mauvais escient; elle provient de cet excellent article http://www.merlanfrit.net/Les-gamers-contre-la-societe , où elle vient en réalité conclure une tentative d'expliquer pourquoi des gamers masculins peuvent avoir du mal à entendre l'argumentaire féministe - ce n'est pas une déclaration péremptoire "les représentations violentes dans les jeux vidéo fabriquent des tueurs de femmes à la chaîne" !

- Surtout, surtout, le dossier comprend deux blagues racistes.
http://i.imgur.com/ncPIk8a.png
Des jeux répugnants, on en a plus que notre part en Occident (simulateurs de torture, le petit dernier-né Hatred...), et ils sont critiqués au Japon comme ici; mais c'est tellement rigolo de perpétuer le cliché que ces japonais, quand même, quel peuple de tordus.
http://i.imgur.com/LNTDknn.png
Pour info, il y a une plus grande proportion de femmes au Parlement à Kaboul qu'à Paris...mais c'est tellement, tellement plus confortable de perpétuer le bon vieux narratif simpliste « quels barbares misogynes là-bas quand même, heureusement c'est tellement mieux chez nous ». À réfléchir vraiment aux situations des femmes dans le monde on frôlerait la subversion.
Les autres points cités précédemment pouvaient être débattus autour du plateau, en revanche ces deux derniers « traits d'esprits » sont rédhibitoires ; je ne souhaitais donc pas cautionner ce dossier en participant à une émission en faisant la promotion.

Pour ces raisons et d'autres plus personnelles, à savoir grande lassitude d'intervenir sur ces sujets, de gérer le harcèlement qui s'ensuit systématiquement et manque de temps lié au travail, j'étais extrêmement réticente à me rendre sur ce plateau. Seulement, j'étais également agacée à l'idée de laisser le champ libre à un énième débat entre mecs sur la misogynie qui risquait fort d'y être insuffisamment ou mal évoquée, avec notamment les défauts soulevés ci-dessus. Il fallait le point de vue d'une femme du milieu jeu vidéo, féministe, ayant suivi de près l'affaire très complexe du GamerGate...Après avoir longuement discuté avec d'autres intervenantes potentielles et avec le journaliste organisant l'émission, j'ai donc fini par lâcher « bon, s'il le faut, je viendrai ».

Et puis Lundi après-midi, la veille du tournage donc, ASI m'a rappelée pour m'annoncer qu'il y aurait finalement un GamerGater sur le plateau – ce beau morceau d'humanité, membre actif & revendiqué du mouvement qui a fait tant de mal :
https://twitter.com/TheFrenchCritic/status/506846332422991874
https://twitter.com/TheFrenchCritic/status/523399468524515328
https://twitter.com/TheFrenchCritic/status/506847895392649216
https://twitter.com/TheFrenchCritic/status/506841831586672641
etc etc …que l'on voit notamment discuter militantisme avec Ben Spurr alias @Bendilin, une figure de proue de GamerGate et créateur du jeu « Beat Up Anita Sarkeesian » permettant de tabasser virtuellement la critique féministe.
https://twitter.com/TheFrenchCritic/status/327167676457828353
https://twitter.com/TheFrenchCritic/status/349099912463536128
https://twitter.com/TheFrenchCritic/status/523160972090167298
http://www.gameranx.com/features/id/7810/article/ben-spurr-makes-game-advocating-physical-violence-against-anita-sarkeesian/
Cerise sur le gâteau. Comme je l'ai...vivement exposé au journaliste, parler d'un mouvement haineux, misogyne & conspirationniste en invitant un membre dudit mouvement me semble à peu près aussi pertinent qu'inviter un membre du KKK pour parler de racisme. (Utiliser cette métaphore plutôt que celle du néonazi sur le plateau m'aurait peut-être évité de voir le fond de l'argument aussitôt écarté d'un rigolard « Point Godwin ! » >> http://www.franceculture.fr/emission-ce-qui-nous-arrive-sur-la-toile-pour-en-finir-avec-le-point-godwin-2014-01-02 ) C'est surtout dangereux, car ça offre une plateforme de choix aux trolls, haineux, conspirationnistes et autres Zemmour pour servir leur soupe de mensonges démagogiques. Cela demande infiniment moins de temps et d'énergie de proférer des insanités que de les déconstruire à coups d'argumentaire et de faits ; ils en profitent et mentent, mentent, jettent des litres de boue sachant pertinemment qu'un peu restera collée. Cependant, il est vrai que les exclure peut nourrir leur narratif de persécution et de « politiquement incorrect » ; je n'ai pas de solution.

L'invitation de Vidal venant s'ajouter au reste, j'avais plus que jamais envie d'envoyer promener cette émission ; en même temps, il devenait d'autant plus crucial de contrebalancer le discours qui allait y être tenu, d'autant qu'en annulant la veille c'était la chaise vide assurée et le champ libre au persiflage. Après avoir gambergé toute la soirée et consulté des gens de bon conseil, lesquels me recommandaient unanimement de ne pas me fourrer dans ce guêpier, j'ai finalement envoyé un mail d'annulation pendant la nuit. Et puis j'ai été réveillée aux aurores par un coup de fil du journaliste ASI, et après une longue discussion, j'ai de nouveau cédé (aussi, il faut bien l'avouer, parce qu'il me peinait de le mettre dans l'embarras 3 heures avant l'émission). Et j'y suis donc allée.

Je serais toujours bien incapable de dire si c'était la moins mauvaise décision. Au final, j'ai bien peur que cette émission n'apporte pas grand chose: au lieu de tenter une analyse du phénomène GamerGate, elle a tourné au pugilat sur les faits et leur véracité – ce qui était prévisible à partir du moment où il y avait un Gater sur le plateau. Il a fallu aller se battre sur des détails très pointus d'une affaire extrêmement alambiquée sans qu'un D. Schneidermann un peu dépassé ne puisse recentrer ou démêler le vrai du faux. Je crains que quelqu'un qui regarde l'émission pour s'informer sur GamerGate ne puisse pas s'y retrouver, tandis que ceux qui ont suivi l'affaire de près auront déjà une opinion bien arrêtée. Moi-même, je me suis mal débrouillée : très remontée, très énervée, ce qui bien que compréhensible au vu des circonstances a sans doute contribué à me coincer dans le rôle qu'on voulait que je joue – celui de la «féministe extrême» face au GamerGater engagé, faisant ressortir le traitement « modéré » de Canard PC comme le plus « raisonnable ». J'ai cherché à tenir trop de fronts à la fois :
- Faire barrage au flot de désinformation servi par Franck Vidal
- Contester la vision de Canard PC sur l'affaire
- Interroger l'organisation de l'émission, notamment le bien-fondé d'inviter un GamerGater... et une seule femme.
Trop de propos sur lesquels il fallait réagir, impossible de tout aborder de façon satisfaisante ; résultat j'interromps souvent, ce qui combiné à mes défauts d'élocution habituels n'a pas dû aider à asseoir mon message.

Finalement, la discussion la plus constructive a certainement eu lieu une fois les caméras éteintes, lorsque Ambroise Garel de Canard PC et moi-même sommes retournés sur le plateau pour discuter au calme des problèmes de leur dossier évoqués plus haut. Inutile de dire que nous ne sommes pas tombés d'accord sur beaucoup de points, mais ils ont au moins pu être évoqués franchement dans un esprit d'écoute et d'apaisement ; nous avons également pu revenir sur des altercations antérieures et j'ai le sentiment (peut-être optimiste) que quelques messages ont pu passer.

Merci d'avoir lu jusqu'ici, j'espère que ceci répond à certaines questions :-)
Le plus moche, je trouve, au final, n'est pas le coté réactionnaire du GameGate (en fait, c'est de la réaction brute à la remise en question d'une représentation fermement ancrée, on a le même genre quand on ose dire que la réprimande est le moins bon outil pour éduquer un enfant, par exemple), c'est l'idée que des messages sur Twitter puissent représenter un "engagement" et un intérêt quelconque.

Twitter, ou l'art de se gargariser de pisser dans un violon. C'est dehors que l'engagement dépasse le stade du fantasme.
Mar-lard n'est pas très doué pour la discussion.

J'aurais souhaité voir une autre femme sur le plateau juste pour voir si elle était aussi malpolie avec une consoeur...

En tout cas, elle a grandement contribué a rendre l'émission extrêmement confuse pour le neophyte.
J'ai abandonné aussi en cours de route, ce GameGate semble en bas des paquerettes et tout à fait représenter ce courant mysogine des amateurs de jeux-vidéos, sûrement en majeure partie des adolescents immatures. Mais l'émission à mon avis est mal fichue, on en revient à essayer de démonter ou défendre ce GamerGate, or je ne vois pas ce qu'il y a à défendre puisque, commet soulevé ici, il est né de polémiqueurs réactionnaires qui se sont emparés de cette masse d'idiots.

Le véritable sujet je pense, outre la connivence des médias qui était largement sujet à critique depuis bien avant ce foutu GamerGate, notamment traité sur ASI, sur CPC, etc. est l'émergence de cette critique sociologique du média jeu-vidéo, tout à fait légitime, minoritaire est largement attaquée par ces idiots qui croient qu'on veut leur voler leur "bébé", qu'on critique ce qu'ils aiment, alors que les émissions comme Feminist Frequency essaient simplement, en tant qu'amateurs de jeux-vidéos, de voir en quoi celui-ci pourrait être plus riche et plus intelligent (élever un peu le niveau et ne pas se contenter de faire du divertissement télévisuel). Il ne s'agit en aucun cas de rendre les jeux moins pertinents qu'avant, juste d'aller à l'encontre des lieux-communs.

Malheureusement l'image du féminisme me semble un peu entachée par cette émission. Mar_Lard est très maladroite et son mépris très émotionnel (je le comprends malgré tout) est contre-productif. Et je pense que c'était une erreur d'inviter un sympathisant du gamergate, bien que je ne le pense pas "méchant" comme il dit. Il est juste un peu dépassé par le sujet et se cache les yeux devant l'inconsistance de ce mouvement. Oui, tout le monde peut s'en revendiquer, donc peut-être des gens a priori innocents. Mais la portée majeure de la chose est le harcèlement, principalement, je ne vois pas ce qu'il aura apporté au sujet de la critique de la connivence, c'est principalement utilisé comme prétexte pour déchainer la mysoginie ambiante.

Je trouve que c'est l'orientation de l'émission et du débat qui est en cause majoritairement, pas les intervenants cependant.
Très drôle, un bon résumé de la "représentation" que les GG aimeraient avoir : http://www.clickhole.com/article/summary-gamergate-movement-we-will-immediately-cha-1241

Peut-on critiquer sans parti pris... vaste débat qui finit toujours par la négative, suffit de trouver les personnes qui représentent nos "gouts" et pas la peine de vouloir "éliminer" les autres.

Mais quand on voit que les défenseurs de l'éthique demandent à un éditeur (Nintendo) de boycotter un site parce qu'il n'a pas donné une BONNE note à un jeu. On marche sur la tête de l'éthique et on souhaite une collusion pour sa paroisse...
Bref tout ce débat est idéologisé au titre de l'"objectivité". Des délires d'adolescent (on va faire la révolution mais cette fois-çi, ça va marcher!)

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Dommage pour les curieux qui n'y connaissaient rien tel que moi , choisir une structure de dialogue aurai été intéressant .

Et pardon pour Mar_lard mais je crois qu'une traductrice aurai été plus bénéfique pour le message porté (voir une représentante) parce que ces mouvement frénétiques de la tête, cette respiration haletante d'un sprint et cette tendance à interrompre systématiquement toute personne est contradictoire avec le concept de discussion (et qui plus est pour être compris ! ) Je suis une personne très empathique alors ça m'a juste agacé ("chuuut je l'écoute là :/ ! ")

C'est dommage parce qu'avec un sujet très intéressant on se retrouve à regarder un débat paris match sans aucune saveur (peut-être monsieur Canard PC le plus mesuré que les autres sur les prises de positions)

J'aime pas tellement les débat 3vs1 car j'ai toujours la sensation que le débat est orienté.

Mais pour avoir été eclairé sur les grandes lignes, je pense que s'attaquer aux jeux sexistes est une erreur . C'est comme si pour enlever une mauvaise herbe vous arrachiez ses feuilles. La racine c'est l'éducation et le fonctionnement clairement machiste de la société actuel :
Tant que vous ne changerez pas l'idée que si une femme doit être sexy c'est parce qu'avant de la définir par sa réussite professionnelle, ses diplômes ou même son intellect , on la DEFINIT par son apparence . C'est pour ça qu'on se retrouve avec des femmes anti-féministes car elles ont clairement "ingéré" leur identité par le seul biais physique. ET DONC des bimbos à la télé réalité/pub/films d'action/jeux vidéo etc . Enfin pour faire un formidable cercle vicieux le phénomène de groupe pousse les dernières récalcitrantes à suivre la masse ET HOP la boucle est bouclée :)

Alors quant à ce #jesaispaskoi expliquez moi : Alors on le définit pas comme une entité unique mais il a un seul nom ! chacun peut y entrer , il n'y a pas de code d'honneur ou autre (puisque vous y avez de tout) On peut donc déduire d'un groupe qui n'en est pas un n'éxiste donc pas qu'il puisse revendiquer des actes ??! c'est gros non ? Je résume je crée un #LesFrançaisEnOntMarre j'aurai tous les gars déjà de base réac , forcément des extrémiste et j'ai donc crée un formidable vivier pour attirer électeur FN ou autres "le monde complote" DONC ? #LesFrançaisEnOnMarre = fachos ?

Je crois qu'avant de partir sur des débats américains, on devrait trouver des solutions aux problèmes héxagonaux . Mdr on s'en fou d'eux ils sont pas censé être la nation de la libérté , égalité fraternité !
Sujet intéressant. Il faudrait tout de même arrêter les généralités aussi. Quand on entend des féministes comme MAR_LAR ou d'autre parler de "Gamer blanc hétéro", c'est très insultant et surtout extrêmement raciste. Manque plus que la religion comme qualificatif et on a la totale.

Ce n'est pas parce que quelques idiots, même si ils se comptes en milliers, font des choses répréhenssibles que toute la communauté doit être jugé surtout sur des critère genrés et ethnique. Le souci de MAR_LAR c'est ça haine qui se dégage, elle a vraiment un problème tout de même.

Donc restons raisonnable et pour ceux qui enfreignent les lois faisons appelle à la justice, point barre.
Ah les No-Life !!!
Sérieux, ils étaient tous plus insupportables les uns que les autres.

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Bon, effectivement, pour qui n'a pas suivi de près l'histoire depuis août, ça devait vraiment être compliqué à suivre. Les intervenants ont balancés des noms dans tous les sens, la chronologie des évènements a été assez mal restituée et le débat a parasité l'analyse du phénomène. J'entends tout à fait la justification de Daniel sur l’intérêt d'inviter un gamergater sur cette émission, mais j'aurai, malgré tout, préféré qu'il ne soit pas là. La variété des points de vue des trois autres intervenants sur l'analyse du phénomène aurait permis largement une discussion avec des divergences, mais dont il serait ressorti quelque chose au final.

Je tire mon chapeau à Mar_lard qui a fait le (sale) boulot en portant une contradiction systématique et intransigeante à Vidal, quitte à se prendre des reproches fallacieux sur la forme par paquets.

Le point de départ du gamergate, c'est le harcèlement dont a été victime Zoe Quinn suite au déballage ordurier fait par son ex. Ce dernier a partagé son "dossier" sciemment sur tous les forums où il savait que se trouvait un public capable de ce genre de réaction. La prise de position sans équivoque d'une partie de la presse JV progressiste contre ce harcèlement et la complaisance d'un trop grand nombre de personnes à son égard (du style "oui c'est pas bien le harcèlement, mais elle l'a un peu cherché en couchant avec ce type, en faisant ceci et cela...") a engendré en réaction le mouvement gamergate.
Le mouvement consiste essentiellement à balayer ce reproche du revers de la main et à organiser un procès en illégitimité de ceux qui ont l'ont émis, en cherchant à démontrer des violations de l'"éthique journalistique". Avec pour conséquence directe le renforcement de la complaisance à l'égard des comportements de harcèlement qui se sont de facto multipliés. Problème, et au moins, l'émission aura réussit à bien faire passer ce message : toutes les "preuves" rassemblées par les gaters pour justifier l'existence de leur mouvement sont bidons du début à la fin. Elles ont été réfutées une à une. Mais elles ont largement nourri la dynamique complotiste du mouvement qui est désormais dans une forme de mouvement perpétuel de justification de sa propre existence.

Le gamergate agit comme un catalyseur de mouvements de harcèlement. Des harceleurs misogynes aguerris y ont fait leur nid confortablement (l'auteur du jeu beat Sarkeesian, weev...). Les victimes de ces harceleurs sont poussées à se cacher, se taire, voire quitter le milieu. Les menaces de mort, de viol et les appels au suicide sont monnaies courantes. Les craintes qu'un jour une victime subisse une agression physique, soit tuée ou se suicide suite à ces harcèlements sont très importantes. Le fait même de laisser instiller ces craintes constitue un acte d'intimidation caractérisé, contre les voix progressistes, en particulier féministes et a fortiori féminines.

Quand on est témoin de l'ampleur de cette entreprise de harcèlement (tous les jours, une nouvelle histoire sordide et ubuesque), et quand on constate en parallèle la vacuité des accusation du gamergate, infoutu de s'assumer en tant que mouvement réactionnaire hostile aux opinions progressistes, il est difficile de conserver la moindre indulgence envers le mouvement et ses contributeurs/soutiens actifs. Chacune des interventions de Vidal m'a donné envie de hurler. Chacune des interventions de Mar_Lard m'ont ravi. Je partage sa colère à 100%.
J'ai trouvé passionnant ce débat car vu de très loin, d'un presque candide (sur les jeux) il montre que les personnes impliquées sont totalement collés à des détails sans prendre réellement une hauteur de vue suffisante sur l'essence même du jeu. (revoir l'emission d'@si sur les jeux de guerre).
Il faudra qu'un jour des mouvements politiques de gauche s'intéressent sérieusement au sujet. Car il me semble qu'on ne peut pas laisser la lutte aux seules organisations catégorielles (féministes, antiracistes, ...). Mais même en étant un tout petit joueur les rares jeux que j'ai pu pratiquer avait tous peu ou prou en arrière plan une certaine conception de la société... vraiment réactionnaire. On ne peut que s'interroger de l'influence du monde du jeu de "simulation du réel", même s'il se réfère à un autre monde (fantastique, sciences fiction...) sur les représentations philosophiques et sociales du joueur. Je n'ai jamais vu de véritables campagnes militantes dans le monde politique sur le sujet... Et pourtant ce sont des générations entières dont on façonne l'imaginaire, ce qui m'apparait bien plus dangereux que les émissions de télécon, car le jouer est impliqué, immergé. La réaction de GammerGates est en soi représentative de la dérive fascisante de nos sociétés. Je la mets en parallèle avec la Manif pour tous et les intégrismes de tous poils. La bétise ("nous voulons garder nos stéréotypes" = "nous voulons garder nos bon vieux jeux testostéronés") et la haine de l'autre, alliées aux théories du complots gagnent chaque jour un peu plus des esprits que l'on croyaient épargnés.

Dernière remarque (déjà dite sur le forum), nous sommes hélas dans un monde communiquant. Les idées aussi généreuses soient elles peuvent être inaudibles quand la personne se montre par la gestuelle et la parole en posture hyperagressive (Mar_Lard). Au contraire le côté totalement benêt (involontaire ?) pour ne pas dire plus de F Vidal en est presque touchant s'il ne montrait pas son son vrai visage de "sal..." : non cela ne le dérange pas plus que cela le jeu abject qui consiste à défigurer le visage réelle d'une femme... Sa condamnation était plus que molle...
Je pensais pouvoir comprendre ce qu'est le "Gamergate" après avoir lu le dossier de CanardPC et vu cette émission mais c'est toujours autant le bazar dans ma tête, les argumentaires descendent trop bas dans les détails et les interlocuteurs se coupent la parole, tout cela est bien brouillon.

Visiblement il n'est pas possible d'expliquer simplement ce qu'est le Gamergate.
Daniel, vous dites «attention au point Godwin» à Mar_Lard, alors qu’un bon gros «féminazi» n’a pas eu l’honneur
de cette remarque !
Emission au sujet très intéressant... mais qui passe franchement à côté de la plaque ! 1h10 à parler de féminisme contre anti-féminisme... Je rejoins beaucoup des avis que j'ai pu lire ici sur cette émission.

D'un côté, on a un garçon naïf expliquant que le gamergate s'autocensure par respect des femmes -- qui fait un tour sur 4chan régulièrement ne peut pas sincèrement y croire, et y croit-il vraiment lui-même ? De l'autre Mar_Lard qui gagne un point godwin en moins de temps qu'il ne faut pour dire "nazi", refusant le dialogue sur la partie intéressante du gamergate: la collusion soupçonnée des journalistes et des développeurs, en particulier au niveau indépendant.

Le fait que le monde du jeu vidéo soit gangréné de sexisme est un fait indiscutable et malheureusement affligeant. Et donc le gamergate, partant des dérives éthiques (supposées, dénoncées) d'une femme (Zoe Quinn), a effectivement trouvé sa force dans cette misogynie latente (et pas si latente que ça d'ailleurs si l'on se promène dans les coins du nets peu modérés). Est-ce que ça se serait passé de la même façon si Zoe Quinn avait été un homme? Probablement pas. Mais qui sait ? Le doritos-gate n'impliquait pas de femme que je sache... Ce sujet, du sexisme dans les jeux vidéo et de ses modes d'expression, est un sujet passionnant ! Mais ça ne devait pas être l'unique débat de ce soir !!!

Pas un moment dans cette émission, on ne discute véritablement du traitement par les médias de ce sujet, qui les implique directement. Et de la multitude de ces médias (on évoque les youtubeurs à peine deux minutes). Le fait que des journalistes de jeux vidéos traitent ou non d'un sujet qui les accuse, c'est quand même intéressant non ? Le fait que chaque camp adopte une posture morale outrée et détourne le sujet vers des agendas qui intéresse *certains* de leurs membres, c'est intéressant non ? Le fait que le gamergate touche (surtout et malheureusement) le jeu vidéo indépendant, jusque là relativement épargné semble-t-il de la haine des joueurs, c'est intéressant non ? Et plus que tout, n'est-il pas intéressant de constater que le gamergate est aujourd'hui devenu de facto une guerre des féministes et anti-féministes, alors qu'il n'aurait jamais du l'être? Etait-ce juste une dérive d'internet, ou bien y'a-t-il volonté de part et/ou d'autre d'orienter la discussion sur ce sujet?

Arrêt Sur Images, vous analysez les médias et leur traitement de l'information. Et vous faites généralement un boulot fantastique. Mais là, ce n'était qu'un débat stérile qui volait au même niveau que celui des médias que vous devez analyser: dans le passionnel, sans grande analyse (à part le journaliste de canard PC, qui essayait d'en caser une de-ci de-là, merci à lui), sans recul sur le sujet. Dommage... ça s'annonçait intéressant...
Le fait que le monde du jeu vidéo soit gangréné de sexisme est un fait indiscutable et malheureusement affligeant.

Vous avez une référence la dessus ? Je suis juste curieux.
Une référence... la première émission d'arrêt sur images sur le sexisme dans les jeux vidéos en donne un bon aperçu, je pense.

Il y a le sexisme latent et intégré à tel point qu'on ne s'en rend pas compte (personne ne prend Peach dans Mario Kart parce que "c'est une nana, elle est nulle" alors qu'elle a les mêmes "stats" que d'autres personnages). Il y a le sexisme beauf qui objectifier la femme dans 95% des jeux vidéos. Et puis il y a le sexisme franchement honteux qui consiste à harceler joueuses et développeuses. Officiellement parce qu'"on" n'aime pas ce qu'elles font, mais en réalité juste parce que ce sont des femmes. Mon opiniont, c'est que les trois sont à combattre, mais différemment.
Le fait que le monde du jeu vidéo soit gangréné de sexisme est un fait indiscutable et malheureusement affligeant.

Je pense que c'est au contraire discutable. En tous cas ça vaudrait mieux: je pense en fait que c'est faux. Mais si on parle de ça on est parti pour un moment, parce que comme d'habitude il faudrait commencer par vérifier quelle définition on donne au sexisme et ça va probablement diverger dès ce point là.

Le sexisme "de genre" (première fois que j'entends cette expression, mais la nuance était nécessaire) considère comme sexiste le fait de pointer des différences homme femme. Je pense que c'est une définition qui a à peu près autant d'avenir qu'Hadopi, un truc pas taillé pour le réel. Le sexisme qu'on doit considérer c'est toute attitude qui pousse à ce qu politiquement il ait inégalité de droits/pouvoir entre hommes et femmes (dans un sens ou dans l'autre). Et pour être très clair je suis absolument contre l'inégalité de droit/pouvoir pour les femmes (par exemple le nombre décevant de femme dans les postes de directions) mais je suis également très contre qu'on prétende imposer aux femmes essentiellement d'atrophier leurs atavismes féminins (et pourtant je n'aimer pas le maquillage) parce que ça c'est le retour de la doctrine de l'homme nouveau et ça ne fait jamais rien de bon. J'observe que ce féminisme "dur" qui obtient 90% de la représentation de la cause sur les plateaux n'est absolument pas représentatif de ce que veulent les femmes à qui je parle. De toute évidence il y a un problème de représentativité (ici aussi).
Le sexisme "de genre" (première fois que j'entends cette expression, mais la nuance était nécessaire) considère comme sexiste le fait de pointer des différences homme femme. Je pense que c'est une définition qui a à peu près autant d'avenir qu'Hadopi, un truc pas taillé pour le réel. Le sexisme qu'on doit considérer c'est toute attitude qui pousse à ce qu politiquement il ait inégalité de droits/pouvoir entre hommes et femmes (dans un sens ou dans l'autre). Et pour être très clair je suis absolument contre l'inégalité de droit/pouvoir pour les femmes (par exemple le nombre décevant de femme dans les postes de directions) mais je suis également très contre qu'on prétende imposer aux femmes essentiellement d'atrophier leurs atavismes féminins (et pourtant je n'aimer pas le maquillage) parce que ça c'est le retour de la doctrine de l'homme nouveau et ça ne fait jamais rien de bon. J'observe que ce féminisme "dur" qui obtient 90% de la représentation de la cause sur les plateaux n'est absolument pas représentatif de ce que veulent les femmes à qui je parle. De toute évidence il y a un problème de représentativité (ici aussi).

C'est quoi, le rapport entre le maquillage et des "atavismes féminins" ?

Ce genre de remarque donne précisément sa valeur à ce que vous appelez le "sexisme de genre" (j'imagine que vous vouliez dire "féminisme de genre". L'idée qu'on peut assimiler un élément aussi culturel que le maquillage à un "atavisme féminin" est absurde et démentie par l'histoire et l'anthropologie. Dès lors, soit on s'enfonce dans une sorte de biologisme centré sur la civilisation occidentale moderne et on considère que nos normes culturelles sont uniquement issues d'atavismes biologiques (par exemple, que les femmes auraient une tendance "génétique" à se maquiller), soit on accepte l'idée qu'un certain nombre des différences hommes/femmes à l'oeuvre dans notre société sont d'origine plus culturelle que biologique... et que ramener les différences entre ce que la société attend d'un homme et ce qu'elle attend d'une femme (c'est-à-dire les stéréotypes de genre) à une différence biologique (avec la violence symbolique que représente ce genre d'affirmation... ce n'est pas la même chose de dire "cette personne va à l'encontre des normes sociales" que de dire "cette personne va à l'encontre de la nature de son sexe") est une forme de sexisme.

Une fois cela posé, on peut discuter des buts à atteindre et de la démarche à suivre. Dans quelle mesure faut-il déconstruire ses stéréotypes de genres ? Comment s'y prendre ? Ce sont des questions ouvertes, d'essence éminemment politique et auxquelles il y a une multitudes de réponse qui vont du "on ne touche à rien" à "il faut tout changer". Mais il me semble que le fait de balayer la notion de genre (même si celle n'est pas parfaite et est encore l'objet de débats au sein même des féministes) et de se cacher derrière un basique "boys will be boys, girls will be girls" est désormais une position intellectuelle intenable.
" L'idée qu'on peut assimiler un élément aussi culturel que le maquillage à un "atavisme féminin" est absurde et démentie par l'histoire et l'anthropologie."

Uniquement si on est dans une posture foncièrement conflictuelle au point de faire dire à mes propose des choses qu'ils ne voulaient pas dire. Je faisais référence à la prédisposition à la séduction dans le caractère féminin qui se manifeste dans absolument toutes les cultures et dans la notre dans l'usage actuel du maquillage.

Ces jours ci en France, les hommes se maquillent il oui ou non comme les femmes ?

Le maquillage est il un outil de séduction ?

Y a-t-il un outil de séduction comparable que les hommes utiliseraient aussi largement que les femmes ?

Vous voyez, j'ai un penchant radical pour le concret. Sur les bases des réponses il me semble nette qu'on peut apporter à ces questions, je me permet de dire que les femmes se préoccupent plus de leur apparence que les hommes. Un raisonnement similaire m'incite à penser que dans les civilisations que nous connaissons suffisamment bien, c'est le plus souvent le cas. Le maquillage a pu être pratiqué par les hommes (comme les bijoux) mais les codes associés y étaient également différents. Le tronc commun c'est quelle quantité d'effort est mis dans des opérations de séduction. Les femmes n'ont pas une tendance génétique à se maquiller mais oui, je pense, et sur la base de ce que je vois autour de moi, que les femmes se préoccupent plus d'être séduisantes que les hommes, et bien d'autres choses, j'en ai bien peur. Même si j'en suis un contre exemple, j'ai observé des tas d'hommes autour de moi très flageollant à l'heure de se décider à faire des enfants. Je ne les comprends pas, ils ne sont pas comme moi, mais j'acte que c'est ainsi alors que cette hésitation est beaucoup moins répandue (sans être absente) chez les femmes que je rencontre.

" soit on accepte l'idée qu'un certain nombre des différences hommes/femmes à l'oeuvre dans notre société sont d'origine plus culturelle que biologique..."

Pardon mais ce point là, personne ne le contexte. La position qu'on lit sur wikipedia des théoriciens du genre c'est que pratiquement tout est culturel, pas "un certain nombre". Autrement dit il va bien falloir creuser le sujet de déterminer "quoi au juste". Il va aussi falloir établir au nom de quoi ce qui serait culturel devrait nécessairement être réformé. Par exemple pour un darwiniste, il n'y a pas de raison de limiter le principe d'adaptation au code génétique pour une espèce qui développe une culture transmissible entre les générations. On aurait alors des atavismes culturels au coté des atavismes génétiques qui, pour un darwiniste, représenterai toujours une forme d'adaptation (exemple: certaine religion proscrivent de manger du porc parce qu'à une époque on mourrait assez facilement si on le faisait. Adaptation par atavisme culturel, qu'on sait ce que ça coute et ce que ça offre de réformer. A coté de ça, l'inde est largement végétarienne ce qui est une énorme atout pour l'espèce humaine: il vaudrait mieux ne pas réformer cet atavisme culturel là).

Il n'y a rien à dire contre la notion de genre, en tous cas en ce qui me concerne. Il y a deux cent ans c'était bleu pour les filles et rose pour la chevalerie (un truc plutôt de garçon). Le rose n'est pas génétiquement, mais culturellement pour les filles. Par contre, il y a une constante dans l'exsitance de code sociaux différenciés entre les sexes. On peut appeller ça genre sans penser qu'on a découvert une terra incognita et que ça change tout.
Ces jours ci en France, les hommes se maquillent il oui ou non comme les femmes ?

Le maquillage est il un outil de séduction ?

Y a-t-il un outil de séduction comparable que les hommes utiliseraient aussi largement que les femmes ?

Euh, sans déconner ?
Je lève les yeux deux minutes dans le métro, le temps que la plupart des hommes doivent passer devant leur glace pour se coiffer, ça me donne mal entre les tempes.
Bien sûr que la séduction, ça marche dans les deux sens. Maquillage, mais aussi gel coiffant, parfum, fringues...
Le plus drôle étant que l'outil de séduction masculin le plus lourd est peut-être aussi celui que l'on imagine le plus "naturel".

Franchement, quelle idée, de passer une lame affutée sur ses joues et son menton, au risque de s'écorcher ? Et tous les matins avec ça !
Qu'est ce que vous ne comprenez pas dans

"Y a-t-il un outil de séduction comparable que les hommes utiliseraient aussi largement que les femmes ? "

On compte en minutes et euros par jour. Allez y.
Ouais, ouais. Et en retournant la question, qu'est ce que vous ne comprenez pas dans ma réponse ?

Y a t'il un outil de séduction que les hommes utiliseraient aussi largement que les femmes, que vous dites. Je répond gel coiffant, parfum, fringues. Saheyus évoque le rasage, je pense qu'il a raison. Après tout dépend de ce que vous appelez "comparable", si vous souhaitez pinailler sur le fait que se raser ou se coiffer, c'est pas comparable à se maquiller, libre à vous, ce sera sans moi.
Le point est, vous pense que la séduction est une composante par essence du caractère féminin (vos mots, hein), la preuve en étant que les femmes se maquillent. Outre que ce raisonnement m'évoque surtout "les pieds sont fait pour être chaussés, donc nous avons des chausses", je rétorque que la séduction n'a rien d'une caractéristique féminine mais que tout le monde en use, homme comme femme, hétéro comme homo, jeune comme vieux.

Et pour finir, "atavisme féminin", WTF ? Je ne sais pas d'où vient cette expression mais elle est merdique dans la mesure ou un atavisme est la resurgence de caractères perdus au cours de l'évolution, et qu'il va de soi qu'il n'y a pas de lien évolutif entre féminin et masculin (à part dans la bible).
Vous êtes vraiment en train de prétendre que les hommes passent autant de temps à se coiffer et se raser que les femmes à se maquiller en moyenne ?

Je n'avais pas compris que c'en était à ce point là. Bon écoutez lisez ça et atterrissez:

http://www.aufeminin.com/societe/le-chiffre-du-jour-les-femmes-et-leur-salle-de-bains-une-histoire-d-amour-s1033.html

les fringues:
http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/09/19/les-jeunes-hommes-depensent-plus-que-les-femmes-du-meme-age-pour-leur-garde-robe_1762233_3234.html

J'ai la flemme pour les soins du corps les bijoux etc. Ca semble quand même un peu grotesque d'avoir à établir des faits aussi basiques.
Bof, effectivement vous avez choisi de pinailler sur le rasage et la coiffure. Good for you.
Je faisais référence à la prédisposition à la séduction dans le caractère féminin qui se manifeste dans absolument toutes les cultures et dans la notre dans l'usage actuel du maquillage.

Bon, ça va être compliqué comme discussion. Vous faites de la prédisposition à la séduction un caractère féminin. Le problème, c'est que la "séduction" est une notion complexe et changeante. Si on ne définit par les pratiques visant à provoquer le désir/l'admiration/l'amour chez quelqu'un d'autre (le plus souvent du sexe opposé), on voit que ces pratiques sont polymorphes à travers les cultures et l'histoire... et que, contrairement à ce que vous semblez croire, elles ne sont pas uniquement dirigées des femmes vers les hommes. Puisque vous voulez parler de la civilisation occidentale, prenez l'exemple de l'amour courtois où les efforts de séduction étaient dirigés des hommes vers les femmes.

Ces jours ci en France, les hommes se maquillent il oui ou non comme les femmes ?

Le maquillage est il un outil de séduction ?

Y a-t-il un outil de séduction comparable que les hommes utiliseraient aussi largement que les femmes ?

Vous voyez, j'ai un penchant radical pour le concret. Sur les bases des réponses il me semble nette qu'on peut apporter à ces questions, je me permet de dire que les femmes se préoccupent plus de leur apparence que les hommes. Un raisonnement similaire m'incite à penser que dans les civilisations que nous connaissons suffisamment bien, c'est le plus souvent le cas. Le maquillage a pu être pratiqué par les hommes (comme les bijoux) mais les codes associés y étaient également différents. Le tronc commun c'est quelle quantité d'effort est mis dans des opérations de séduction. Les femmes n'ont pas une tendance génétique à se maquiller mais oui, je pense, et sur la base de ce que je vois autour de moi, que les femmes se préoccupent plus d'être séduisantes que les hommes, et bien d'autres choses, j'en ai bien peur. Même si j'en suis un contre exemple, j'ai observé des tas d'hommes autour de moi très flageollant à l'heure de se décider à faire des enfants. Je ne les comprends pas, ils ne sont pas comme moi, mais j'acte que c'est ainsi alors que cette hésitation est beaucoup moins répandue (sans être absente) chez les femmes que je rencontre.

Vous n'avez pas un penchant pour le concret. Vous avez un penchant pour le status quo. C'est une position totalement valide, tant qu'on a l'honnêteté intellectuelle d'admettre que c'est une position d'essence politique. On peut très bien avoir envie que les choses ne changent pas. Mais limiter le "concret" à votre expression immédiate, c'est avoir une vision extrêmement étriquée des choses. La mode masculine et les efforts des hommes concernant leur apparence n'ont à l'échelle de l'histoire pas grand chose à envier à ceux des femmes. Voyez les tenues masculines du XVIIIe ou du XIXe siècle.

En essayant de réduire des concepts complexes à une question binaire homme/femme, vous avez une vision extrêmement superficielle (mais vous diriez peut-être "concrête") des dynamiques à l'oeuvre entre les sexes.

" soit on accepte l'idée qu'un certain nombre des différences hommes/femmes à l'oeuvre dans notre société sont d'origine plus culturelle que biologique..."

Pardon mais ce point là, personne ne le contexte. La position qu'on lit sur wikipedia des théoriciens du genre c'est que pratiquement tout est culturel, pas "un certain nombre". Autrement dit il va bien falloir creuser le sujet de déterminer "quoi au juste". Il va aussi falloir établir au nom de quoi ce qui serait culturel devrait nécessairement être réformé.

Oui, c'est bien ce que j'ai dit. Et pour être tout à fait clair, je n'ai pas beaucoup plus de sympathie pour quelqu'un qui dirait "les sciences sociales disent qu'il faut changer ceci et cela dans notre société" que pour quelqu'un qui dirait "la biologie dit que ceci et cela ne pourra jamais changer dans notre société". Cela dit, la réflexion à l'oeuvre sur le genre me semble plus pertinente que les tentatives de toujours rechercher la primauté du biologique.

Il n'y a rien à dire contre la notion de genre, en tous cas en ce qui me concerne. Il y a deux cent ans c'était bleu pour les filles et rose pour la chevalerie (un truc plutôt de garçon). Le rose n'est pas génétiquement, mais culturellement pour les filles. Par contre, il y a une constante dans l'exsitance de code sociaux différenciés entre les sexes. On peut appeller ça genre sans penser qu'on a découvert une terra incognita et que ça change tout.


En d'autres temps, on aurait dit qu'il y a une constance dans l'existence de codes sociaux différenciés entre les riches et les pauvres, les nobles et les gueux, les brahmanes et les intouchables. S'il y a une chose que l'histoire montre, c'est qu'il faut se méfier des certitudes et de ce que nous jugeons comme constant. C'est bien souvent l'expression de nos propres présupposés.
"Bon, ça va être compliqué comme discussion. Vous faites de la prédisposition à la séduction un caractère féminin. Le problème, c'est que la "séduction" est une notion complexe et changeante. "

La beauté de la chose c'est que quelque soit la définition retenue elle s'applique aux deux cotés pareillement. Je vous laisse toute latitude de présenter votre définition qui donnerait un résultat différent de celui que j'ai décrit. On jugerait alors de l'ensemble sur pièce.
A moins bien sur que tout ceci ne soit un prétexte pour ne surtout pas juger sur pièce et rester dans le flou. A vous de nous dire.

"Vous n'avez pas un penchant pour le concret. Vous avez un penchant pour le status quo."

Non. Vous faites de l'erreur de confondre ma description des faits avec l'opinion que j'ai sur eux. J'ai laissé entendre que je n'aime pas le maquillage et en fait je suis agacé par toutes ces billevesées tant masculines (concours de b*tes) que féminines ("vite, un peu de platre sur mon visage"). Je ne détaille pas, ce n'est pas le sujet d'autant qu'on a déjà beaucoup dévié. Il suffit de dire que si je ne suis pas satisfait de ce statut quo, mais qu'un cran avant ça je tiens toujours à ce qu'on parle dans le concret, sinon à quoi bon ? La vie est courte. J'ai donc défini des critères concrets. Vous pouvez discuter ces critères, vous pouvez y apporter vos réponses sourcées, mais tant que vous ne faites ni l'un ni l'autre vous vous inscrivez dans une démarche qui tient absolument à ne pas traiter la question qui pourtant peut et doit l'être. Il sera toujours temps après de critiquer le caractère réducteur de l'approche, une fois fait la preuve que ce n'est pas une stratégie de crabe pour esquiver un argument.

La beauté de la chose c'est que quelque soit la définition retenue elle s'applique aux deux cotés pareillement. Je vous laisse toute latitude de présenter votre définition qui donnerait un résultat différent de celui que j'ai décrit. On jugerait alors de l'ensemble sur pièce.

Il suffisait de lire. J'ai bien écrit que la séduction a plusieurs aspects, qu'elle est l'oeuvre d'hommes comme de femmes... et qu'elle n'est donc pas réductible à un atavisme féminin... et encore moins au maquillage.

Non. Vous faites de l'erreur de confondre ma description des faits avec l'opinion que j'ai sur eux. J'ai laissé entendre que je n'aime pas le maquillage et en fait je suis agacé par toutes ces billevesées tant masculines (concours de b*tes) que féminines ("vite, un peu de platre sur mon visage"). Je ne détaille pas, ce n'est pas le sujet d'autant qu'on a déjà beaucoup dévié. Il suffit de dire que si je ne suis pas satisfait de ce statut quo, mais qu'un cran avant ça je tiens toujours à ce qu'on parle dans le concret, sinon à quoi bon ? La vie est courte. J'ai donc défini des critères concrets. Vous pouvez discuter ces critères, vous pouvez y apporter vos réponses sourcées, mais tant que vous ne faites ni l'un ni l'autre vous vous inscrivez dans une démarche qui tient absolument à ne pas traiter la question qui pourtant peut et doit l'être. Il sera toujours temps après de critiquer le caractère réducteur de l'approche, une fois fait la preuve que ce n'est pas une stratégie de crabe pour esquiver un argument.


Vous n'avez pas défini des critères concrets. Ce que vous décrivez, ce ne sont pas des faits. C'est votre expérience d'occidental du XIXe siècle. Concernant l'idée que la séduction et les efforts mis en oeuvre pour séduire serait une caractéristique féminine, j'évoque l'amour courteois, l'existence (depuis longtemps) de la mode masculine et des costumes masculins élaborés des siècles passés.

À cela, non seulement vous n'opposez absolument aucun argument, mais en plus vous me demandez de sourcer ? La paille et la poutre, ça vous dis quelque chose ?
"Il suffisait de lire. J'ai bien écrit que la séduction a plusieurs aspects, qu'elle est l'oeuvre d'hommes comme de femmes... et qu'elle n'est donc pas réductible à un atavisme féminin... et encore moins au maquillage. "

Ou est votre définition ? Il faut en choisir une, sinon dites clairement "je n'aime pas ce que l'investigation sur ce sujet pourrait donner, convenez donc que ma position est la mieux, car c'est celle qui a ma préférence".

"Vous n'avez pas défini des critères concrets. Ce que vous décrivez, ce ne sont pas des faits. "

J'ai posé trois questions tout à fait concrètes. Pouvez vous, ou ne pouvez vous pas, répondre à celles ci ? L'enfumage a ses limites, mais ça m'amuse toujours de le mettre en évidence :)
Ou est votre définition ? Il faut en choisir une, sinon dites clairement "je n'aime pas ce que l'investigation sur ce sujet pourrait donner, convenez donc que ma position est la mieux, car c'est celle qui a ma préférence".

Je suis gentil, je vous le mets en gras : "Si on ne définit [la séduction] par les pratiques visant à provoquer le désir/l'admiration/l'amour chez quelqu'un d'autre (le plus souvent du sexe opposé), on voit que ces pratiques sont polymorphes à travers les cultures et l'histoire... et que, contrairement à ce que vous semblez croire, elles ne sont pas uniquement dirigées des femmes vers les hommes."

C'est clair, là ? Je le remets vu que vous avez l'air mal comprenant : "séduction" = les pratiques visant à provoquer le désir/l'admiration/l'amour chez quelqu'un d'autre (le plus souvent du sexe opposé).

Maintenant, vous avez posé trois réponses particulièrement sans intérêt. Mais puisque vous insistez dans votre bêtise, je veux bien y répondre.
Les hommes se maquillent moins que les femmes. Le maquillage peut être un outil de séduction mais il ne se réduit pas à cela. Je ne sais pas répondre à la troisième question, dans la mesure où elle implique des considérations autant quantitative que qualitative, et appelle d'autres questions : Qu'est-ce qu'un outil de séduction ? Comment le compare-t-on à d'autres ? En fonction de leur efficacités réelles ? De leurs importances sociales ? Quid des pratiques qui, comme le maquillage, ne sont pas uniquement des outils de séduction ?

Ah ? Vous attendiez qu'on vous dites que les femmes françaises de ce début de XXIe siècle passent plus de temps à se maquiller que les hommes ? Même si c'est le cas, ça montre... que les femmes françaises de ce début de XXIe siècle passent plus de temps à se maquiller que les hommes. À partir de là, on peut conclure... rien. On a un énoncé qui n'explique rien, ne révèle rien, ne permet aucune autre conclusion. Voilà. Content ?
Je n'avais pas compris (à ma démarche, en bon français, c'était effectivement ce qu'il fallait faire) que cette définition que vous avez présentée comme hypothétique et qui vient tout droit de wikipedia était celle que vous revendiquiez au final pour votre. Soit, c'est toujours un bon début mais en ce cas, ne nous arrêtons pas en si bon chemin et lisons tout l'article.

https://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9duction

Ce que nous cherchons, c'est une définition opérationnelle qui nous permette, puisque c'est le point initial, de mesurer les différences d'investissement respectifs par genre dans ce secteur (parlons comme des économistes, ça fait plus neutre).

Dans cet article il n'y a que deux catégories de mode de séduction listé: apparence et gestes. Les gestes sortant de l'espace de mon argument qui vous a fait réagir et de façon plus générale, ne se prêtant pas tellement aux notions d'investissement de temps et d'argent, il nous reste l'apparence: essentiellement le vêtement, le travail du corps. C'est de toute évidence insuffisant, mais ça donne les bases de ce que serait une définition opérationnelle sur le sujet... qui reste à votre charge à établir, puisque pour rappel c'est vous qui souhaitez contester mon affirmation qui n'avait pas vocation initialement à être discutée sur des kilomètres, n'étant qu'un petit à coté de mon message initial.
« Je faisais référence à la prédisposition à la séduction dans le caractère féminin qui se manifeste dans absolument toutes les cultures et dans la notre dans l’usage actuel du maquillage.»


Il y a une prédisposition, en tout cas une tendance à la séduction chez tous les humains, pas que chez les femmes.
Chez nous, comme vous l’expliquent JC2 et Saheyus, les hommes aussi utilisent des codes de séduction communs.
Ces codes sont peut-être juste moins contraignants pour un homme que pour une femme et l’injonction sociale à la coquetterie pour les femmes est assez puissant (queuâ ? tu ne te maquilles pas ?!).
Saheyu, Nonoo Star, JC2, merci, sincèrement pour la persistance et la cohérence de vos propos. Je n'en rajoute pas par manque de temps et d'énergie.

Plus généralement, ayant lu les premiers commentaires avant de visionner l'émission, je m'attendais à quelque chose d'encore plus fouillis ou cacophonique. En fait, j'ai trouvé qu'il y avait plein de choses dans cette émission (quand on n'a jamais entendu parler du Gamergate) et que sa conclusion est plutôt limpide. Tout au plus peut-on déplorer que les un-e-s les autres se coupent la parole ou grommellent pendant que les autres parlent, mais je ne comprends pas les critiques à l'égard de l'attitude de Mar_Lard, D. Schneidermann coupe aussi la parole de ses invités (et on lui dit ici que c'est pénible, d'ailleurs), Jean-Luc Mélenchon s'énerve contre ses contradicteurs (et certains lui reprochent de rendre son combat inaudible), mais je ne me souviens pas qu'on ait traité l'un ou l'autre d'hystérique.
Oui, et on peut mesurer la quantité d'effort en € et en minutes par jour. C'est ce qui serait une démarche scientifique: avoir des données. Bien sur, tous les gens qui ont peur de ce que vont dire les données vont s'émouvoir qu'on cherche à les connaitre.

En l'occurence j'espère qu'on aura pas à prouver que le budget temps+argent moyen des françaises pour des éléments de l'ordre de l'apparence (maquillage, bijoux, fringues, soins, chirurgie) n'est pas plusieurs fois le budget des français pour les achats/activités équivalentes. Moi il est clair qu'à ce niveau de coupage de cheveux en quatre je perdrai moins mon temps en me peignant, tiens, puisqu'on en parle, qu'à discuter. J'espère qu'on n'en est pas là et qu'il y a encore un fond de réalisme dans les intervenants de ce fil.
Ma foi, des séances de sport pour se muscler le body, ça coute des sous.
La belle cylindrée et le beau costume pour pécho aussi.
Je donne des exemples non universels parce que votre «chirurgie» pour les femmes est assez… rare.
La chirurgie esthétique, 4.4 Milliards:

http://www.lefigaro.fr/societes/2013/02/10/20005-20130210ARTFIG00185-le-marche-de-l-esthetique-medicale-a-le-vent-en-poupe.php

Les salles de sport : 1 milliard max

http://ac-franchise.com/page/le-marche-du-sport-et-du-fitness

Tout ça ne nous donne pas le split homme femmes mais pour la chirurgie il est majoritairement féminin selon l'article.

Etc. Rappellez vous: en euros, en minutes.

PS : je n'accepte pas le critère des belles cylindrées qui ne sont que partiellement achetées pour la séduction. La vitesse, les sensations, la frime, le prestige social, ça fait vraiment trop de raison par rapport aux critères simples des fringues et du maquillage.
«PS : je n’accepte pas le critère des belles cylindrées».

Vous réduisez la séduction à l’apparence. Si c’était vrai, j’irais directement acheter une tonne de fard à paupières.^^
L'apparence est la seule partie de la séduction dans laquelle on peut investir, sauf erreur ou oubli de ma part.
L'oubli est le seul investissement dans lequel on peut séduire, sauf erreur.
Et vous ne dites rien concernant ma phrase sur les injonctions à être séduisante pour une femme.
Ça ne se mesure pas en minutes passées ou en argent, ce sont des phrases martelées, des messages publicitaires,
des représentations culturelles (par exemple, dans les jeux-vidéos) qui rythment la vie d’une femme,
jusqu’au jour où, oui, vous cédez, vous allez passer la tondeuse sur vos poils de gambettes, autrement vous passerez
pour une négligée.
Avec quelques amis "anarchistes" (je ne le suis pas et ne le serais jamais) il y a 25 ans déjà (nous étions jeunes et cons...) nous classions les gens récupérables ou non : jeux virtuels mais non vidéos jeux aussi cons que de tirer sur des "alliens". Je ne veux pas vous effrayer sur les sentences prononcées pour chaque catégorie... Mais il est certain, que les indécrottables, ceux qui ne mesuraient pas que dans le tréfond de chacune de leurs phrases ils avançaient inconsciemment ou non, les pires insanités réactionnaires, Ceux là même qui apportaient à chaque argument la preuve de leur enfermement stéréotypé et ultra-conservateur tout en essayant de se couvrir d'un vernis (très très mince ) d'humanisme. Ceux-là étaient jugés très sévèrement par mes amis libertaires : pour eux rien de récupérable: sentence maxi...
C'est drôle, en lisant chaque propos sur ce forum de notre chère Grégorie (j'ai tout un coup envie de la féminiser pour qu'elle commence à angoisser d'être une femme) j'ai tout à coup repensé à ces discussions folles. Sont-ils coupables ou seulement ignorants?
Pour ma part j'admire ceux qui s'acharnent à vouloir discuter ici... Le coup de la femme qui nécessairement se maquille pour séduire me suffit. Ma chérie en rit encore... Zut elle ne se maquille jamais : est-ce une femme ? Comment ai-je fait pour la séduire ? Zut quand je l'ai connue, JE me maquillais (un trait noir sur la paupière du bas)... Suis je une femme?.... Sans doute mon côté lesbien...
Je suis très triste de lire tout ceci et j'ai honte, si honte. Je suis bien sur que ces amis libertaires n'ont eux mêmes jamais été jugés "très sévèrement" par d'autres olibrius inconnus à une autre époque et en un autre endroit, sinon ça serait terrible parce que ça voudrait dire que leurs opinions et jugements qui leurs importaient tant n'avaient... aucune espèce d'importance dans la marche de l'humanité.... et par extension eux mêmes... oh arrêtez c'est trop horrible, il ne faut pas dire des choses comme ça. Quand aux gens qui les citent comme si le seul fait que des propos soit un souvenir personnel leur donnait une quelconque valeur intrinsèque, ils donneraient dans ce contexte une image de vacuité d'une puissance stupéfiante.

Bref.

Au moins, vous vous avez bien raison d'admirer ceux qui produisent des arguments dans un débat si effectivement vous en êtes aussi incapable par vous même que ce commentaire, qui en est complètement dépourvu, le laisse supposer.

Uniquement si on est dans une posture foncièrement conflictuelle au point de faire dire à mes propose des choses qu'ils ne voulaient pas dire. Je faisais référence à la prédisposition à la séduction dans le caractère féminin qui se manifeste dans absolument toutes les cultures et dans la notre dans l'usage actuel du maquillage.

Ces jours ci en France, les hommes se maquillent il oui ou non comme les femmes ?

Le maquillage est il un outil de séduction ?

Y a-t-il un outil de séduction comparable que les hommes utiliseraient aussi largement que les femmes ?


"La nature est prévoyante, elle a fait pousser la pomme en Normandie, sachant que c'est dans cette région qu'on boit le plus de cidre." - Alphonse Allais
Non, malheureusement ce n'est pas une histoire de genre de sexisme et de genre de féminisme, c'est factuel.

Aujourd'hui le sexisme dans le milieu du jeux vidéos est juste indéniable. Là ou on peut finasser, peut-être, c'est dans la problématique que pose les personnages et scénarios de jeux vidéos. Mais le fait qu'une femme se fasse insulter et soit systématiquement rabaissé à l'état d'objet sexuel dès qu'elle joue à un jeu de rôle en ligne et que les autres joueurs se rende compte de son sexe, c'est juste factuel. Il n'y a pas d'interprétation ici.

On peut dire "c'est internet", "c'est des gosses"... ouais n'empêche. C'est fondamentalement un problème de société, oui. C'est fondamentalement un problème d'internet, oui. Mais ça se voit *énormément* dans les jeux vidéo.

Donc c'est au monde du jeu vidéo et à ceux qui s'y intéressent d'analyser ces comportementes. Et d'essayer d'y remédier. Et pas en faisant comme Mar_lard, consistant visiblement d'après cette émission à comparer l'intégralité des gamergaters à des nazis. Parce que sérieusement, c'est une comparaison honteuse. Donc contre-productive.
belle plongée exploratoire dans l'univers politique des adeptes de jeux vidéo.
les coups de gueule de mar-lard,même bruyants,pointant l'iéologie insane du tea party et le zemmourisme ambiants,sont bienvenus.
Le débat était animé et irritant comme il faut, je ne conteste pas ça. Je vais néanmoins faire un complément d'information utile.

Voici la vidéo "de référence" selon Merlan Frit du gamer gate. Celle de "the Internet Artistocrate":

https://www.youtube.com/watch?v=_dbi-8rPShE

185 000 vues

Voici une vidéo au pif de Pew Die Pie, bloggeur jeu vidéo le plus connu et qui n'a à mon sens jamais traité le sujet gamer's gate:

https://www.youtube.com/watch?v=6yBBO8PzWFI

17 452 000 vues

Dans le même temps, il y a en permanence 6 millions de joueurs actifs sur Steam. Si demain un patch de Dota 2 casse le jeu, il y aura beaucoup beaucoup (beaucoup) plus de réaction de joueurs. Mais Le Monde n'en parlera pas. Le Monde nous a par contre parlé du Gamer's Gate.

De ça il faut me semble-t-il acter un certain nombre de fait:

- le gamer's gate n'est pas un phénomène représentatif de la communauté des games, même pas un peu.

- le gamer's gate intéresse beaucoup les journalistes non gamers car pour eux c'est un débat de société qui fait écho à ceux qu'ils traitent habituellement, d'ailleurs on a eu droit à Zemmour et Soral (purée d'ailleurs, c'était vraiment nécessaire de le montrer ici aussi ?)

- ce qui est beaucoup plus représentatif du gaming (et pas que) c'est qu'il est délibérement apolitique, au moins d'apparence, c'est à dire qu'on joue essentiellement à des jeux pour être dans un contexte d'évasion et qu'on n'a pas envie de voir dedans redébarquer les causeries de chez Ruquier. Sinon on rebrancherait la télé au lieu de lancer un Skyrim. A ce sujet avant de dire "vouloir ne pas parler politique c'est de droite" il faut qu'on m'explique comment on fait quand on ne veut vraiment pas parler de politique (et j'en parle à mes heures. Mais pas tout le temps. Et j'ai le droit.)

Enfin un dernier point, qui vaut sur ce débat comme sur tous les autres: les procès d'intention ne convainquent personne d'autres que ceux qui le sont déjà (peu importe dans quel sens ils vont). Il faut traiter les arguments. Moi je veux bien qu'on m'explique que telle video de l'internet aristocrate (j'ai cité, mais pas regardé, pour les raisons chiffrées exposées combinées au reigne de la pendule sur nos vies à toutes et à tous) est "horrible". Mais pour ça je voudrais qu'on me cite ses arguments et puis on les discute, platement. On voit si le défenseur assume, on voit si les attaquants peuvent vraiment le démonter, on fait ce que Daniel dit qu'il faut faire sur la rumeur d'Orléans.

Le seul qui fait ça c'est Louis Ferdinand Sebum (je suis désolé, pour moi c'est son vrai nom) qui est à mon sens en conséquence le seul à briller sur ce plateau. Pas d'idées pré établies, pas de complaisance pour personne, l'intelligence de comprendre qu'on ne peut pas se satisfaire de culpabilité par association pour critiquer ce mouvement (mettons les choses dans l'ordre, c'est pratique pour le critiquer, de toute évidence, puisque Marlard passe le gros de son temps à ça) et qu'il faut attraper les fils disponibles, c'est à dire, sur quoi ce mouvement s'est il focalisé au juste. C'est lui qui a fourni ce que Marlard n'a pas réussi à faire: fournir un éclairage sur la nature de ce qui est, à l'échelle de la communauté des gamers, un micro mouvement.

D'autres part je rappelle qu'il y a toujours eu des conservateurs et des gens de droite en quantité. Je ne me compte pas dedans, mais j'ai le projet qu'on vive ensemble en paix ce qui suppose un minimum de respect du droit de chacun à ses tropismes. Nos démocraties reconnaissent à tout ce gens exactement autant de droit de vote qu'aux penseurs les plus nobles du monde moderne. Sauf à contester la démocratie (et là on va devoir discuter fermement, car figurez vous que j'objecte) il est plus que temps d'acter que ces qualificatifs (conservateur, de droite, mais aussi neo nazis ou staliniste, qui ont aussi un vote par tête) ne devrait pas peser dans les débats puisqu'ils ne pèsent pas dans les urnes. Il faudra alors triompher sur le terrain des arguments. C'est sur que c'est plus de boulot et peut être pas à la portée de toute le monde, néanmoins si on veut des résultats, y a que ça.
Bon, je vais poster quelque chose. Parce que je me sens obligé de soutenir Mar_Lard, ne serait-ce pour ré-équilibrer la balance dans les commentaires, et parce que j'ai souffert en regardant l'émission (ce que ça a dû être pour elle, j'imagine même pas). Ici même, y a une bande de gens qui, à mon avis, ont à peine conscience de ce qui se passe, mais qui se sentent tout-de-même légitime à poster des commentaires. Alors pourquoi pas moi?

Il était impossible pour une féministe de ne pas apparaître comme "dogmatique". Pour ceux d'entre vous qui la trouve trop "agressive": souvent, si on est indisposé par une indignation, c'est à nous qu'il revient de se remettre en cause. D'ailleurs si elle est tant dogmatique que ça, expliquez-nous. Où est-ce que son "radicalisme" l'a empêché de produire une critique pertinente? A quel moment précis du débat une de ses positions est-elle réellement exagérée? Oui, elle parle fort, et alors? Là je parle du fond. Elle ne voit tout que sous l'angle du sexisme? Mon Dieu, quelle surprise! C'est juste parce qu'elle se revendique féministe et que, justement, c'est pour ça qu'on l'a invitée.
Voici, en gros, ce que j'ai vu. Mar_Lard fait face à des mecs dont un est un machiste (plus ou moins...) assumé. Les gens, vous avez toujours pas compris le problème avec l’extrême-droite? Vieux comme le monde: balancer plein d'âneries ayant l'apparence du bon sens, mais nécessitant chacune une heure d'explication pour être correctement démontée. Les autres mecs du plateau l'empêchent de développer complètement ses arguments. Peut-être parce qu'ils estiment - à tort - nécessaire de "modérer" ses propos. Mais aucun d'eux ne semble réellement prendre conscience de l'oppression qui se joue. Mar_Lard est la seule à avoir une bonne connaissance des mécanismes qui sous-tendent cette oppression. Mention spécial à D.S. pour son: "Qu'est-ce que ces gens ont à vendre? (...) Du clic?". Lunaire.
Bref, cette émission était un traquenard. Pour les initiés, je m'étonne d'ailleurs de ne pas avoir trouvé d'occurrence du mot "Bourdieu" dans le forum. Voilà, c'est réparé. Je prends néanmoins acte des difficultés inhérentes au traitement d'un tel sujet.

Soutien total à Mar_Lard, donc. Bravo à elle, c'était très courageux de venir.

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«Si vous êtes neutres devant une situation d'injustice, c'est que vous avez choisi d'être du côté de l'oppresseur.» Desmond Tutu.
A propos de féminisme, à quand une parité sur le plateau ? Voire (diantre) une majorité de femme, pour rééquilibrer un peu les dizaines d'émissions précédentes ?
Le sexisme ne s'arrête malheureusement pas aux frontières du jeu vidéo, @si le sait très bien, et je regrette de voir l'émission reproduire le tropisme des JT qui consiste à inviter une écrasante majorité d'experts de sexe masculin, reproduisant du coup de nombreux stéréotypes sociaux.

Si vous avez vraiment du mal à trouver des femmes pour défendre des idées (ce que je trouve douteux), prenez au moins le temps, en accroche, de vous excuser de n'avoir pas réussi à lutter contre l'exclusion sociale et de manquer de représentativité. Surtout quand vous faites une émission sur le féminisme.

Je le dis sans agressivité, beaucoup de gens très bien dans les médias et sur internet n'arrivent pas à lutter contre notre structure sociale. Mais il faudrait au moins s'en rendre compte.
Désolé, l'équipe d'ASI, mais Mar-Lard, c'est vraiment difficile à écouter. Véritable féministe, engagé, j'ai vraiment eu du mal à l'écouter, tant elle est agressive.
Elle est évidemment compétente, mais à l'oral, elle décridibilise sa position. C'est vraiment dommage.
Mais je dois bien reconnaître que je n'ai pas d'alternative à offrir.
Assez bordélique cette émission en effet.

Un point essentiel je pense qui n'a pas été mentionné est le problème de la liberté d'expression. Aux états-unis c'est quelque chose d'assez important culturellement (pas comme en France?). Le fil initial de Total Biscuit (un youtuber extrêmement populaire, plutôt neutre au départ) sur reddit (un forum très populaire) a plus de 20'000 commentaires, tous supprimés. Ça et la modération assez discutable de plusieurs autres sites on contribué de façon majeure (à mon avis) à former le groupe des gamergaters. Il y a aussi cette idée que l'on peut discuter avec n'importe qui (cf. Bricmon) alors que d'autres pensent que l'une fois que l'on s'est disqualifié en tenant certains types de propos, il faut absolument couper toute discussion.

Le groupe des pro-gamergate sur reddit est assez ouvert à la discussion, par exemple hier une personne anti-gamergate à fait un AMA ("ask me anything", "demande moi ce que tu veux") et le fils est l'un des plus populaires (plus de 1000 commentaires). La personne a aussi été remerciée régulièrement de venir discuter dans les commentaires. Au contraire sur le groupe anti-gamergate, il est explicitement interdit de défendre le gamergate, sous peine de bannissement.

Une précision sur la mailing liste des journalistes incriminés. Quelque chose qui n'a pas été dit très clairement c'est que tout les articles annonçant la mort des gamers ont été publiés le même jour, avec un contenu très similaire, sur une dizaine de sites. L'existence de la mailing liste est une confirmation qu'ils se sont concertés pour faire ça (ce qui était assez clair cela dit). C'est une peu comme si le Monde, le Figaro et Libération avait une mailing liste pour décider de l'orientation de leur édito économiques (on me dit dans l'oreillette que ça existe déjà).

Pour finir, un peu de journalisme ne ferait pas de mal dans cette affaire, j'ai fais ma propre enquête et voilà la liste des sujets sur la page principale du gamergate sur reddit, pour vous faire une idée:

[quote=/r/KotakuInAction]
- Boycote du site Polygon
- Boycote du site Gawker (dont un membres a encouragé à tabasser les nerds)
- Le site Gawker attaque un forum de célibataires endurcis
- Support pour un débat entre Anita Sarkessia et Christina Sommers
- Article du site Gawker qui défend le "clickbait" (appat à cliques)
- Un résumé du mouvement Gamergate
- Réponse de Volkswagen sur Gawker
- Message d'un journaliste qui soutient gamergate
- Image
- Etude sur le harcèlement en ligne
- Article sur les relations entre un developpeur et un journaliste
- Message d'un utilisateur: "gamergate est un mouvement de consomateurs qui demandent des réformes dans les médias"
- Le site Gawker ne paye pas ses stagiaires
- Article de Gawker sur le gamergate
- Message de prévention contre le doxxing (fuitage de donnée personelles)
- Vidéo sur le gamergate
- Disucssion avec une personne anti-gamergate (message le plus populaire)
- Image
- Olympus boycotte Gawker
- Boycote du site Gawker
- Message d'un développeur
- Discussion de la modération sur l'article wikipedia sur le gamergate (problèmes de censure)
- Corruption sur le site Polygon
- Adobe boycotte Gawker
Quelle émission bizarre...

Toute cette histoire me fait penser aux émeutes populaires avec des gars globalement inaptes à exprimer leur révolte poliment et en face l'indignation de journalistes qui ne comprennent pas trop ce qu'il se passe d'autant plus qu'ils en sont victimes.
SVP les gamers, pas de gros mot, pas de machisme, pas de jeu où on tape sur la gueule d'une femme, pas de voiture incendiée, pas de vitrine brisée, pas de "niq' ta mère la put'", pas de journaliste menacé(e), de caméra cassée, soyez polis.
Cette "émeute" ne dépasse guère l'agitation de doigts sur des claviers mais j'y vois ce truc qui me semble monter un peu partout : la violence d'humiliés, de méprisés, des envies de "printemps" dont on se sait quels lendemains ils annoncent. Dans une sphère plus politico-physique, ça donnerait des fascisants à la Breivik, des jihadistes à la Merah à défaut d'Action Directe anarcho-communiste.

Je retranscris le petit texte plus poli de Vidal :
"GamerGate tient à faire disparaître les pratiques douteuses et mensongères des médias vidéoludiques sélectionnant pour des raisons politiques ou égoïstes quelles informations sont valables ou non tout en déformant et détournant la gravité ou l'importance d'un sujet selon qu'il suit leur opinion ou non tout en mettant en péril la liberté de créateurs injuriés, humiliés ou critiqués par des raisonnements infantiles, injustes ou indifférent à la qualité de leur œuvre".

Traduction : y en a marre de ces abrutis qui se croient autorisés à définir ce qu'on doit penser et qui vous pourrissent si vous ne pensez pas comme eux. Pour qui ils se prennent ? Terminé les "élites", terminé les prescripteurs certifiés, on pense par nous même, le peuple emmerde les médias.
Cette émission me rappelle l'@si sur les dieudonnistes : un making-of qui évoque des difficultés de préparation (ah, qu'il est difficile de trouver quelqu'un pour défendre les indéfendables du moment!) et surtout une émission faite de prises de bec sur l'interprétation à apporter à ceci ou cela. Et comme l'@si sur les dieudonnistes, c'est chiant. Vraiment : je me contrefout de l'intérprétation de tel ou tel message/vidéo, surtout dans un contexte où les camps sont flous. Au fait, vous vous rappelez qui ça arrange, les positions floues ?

Les trolls.

Bizarrement, le mot n'est pas ressorti. Pourtant, à l'évidence le gamergate déborde de trolls: des gens capables de dépenser une telle énergie d'opposition, juste pour se sentir exister, j'appelle ça des trolls. C'est vrai qu'ils sont beaucoup plus teigneux (et même dangereux) que d'habitude, mais quand même. Internet donne l'impression d'être à la fois intouchable et puissant, impression qui parfois dégénère en psychose: en 2014, ça commence à être connu, comme syndrome ! On est pas face à un phénomène spécifique aux jeux vidéos, d'ailleurs, c'est juste qu'il s'est produit dans la sphère des harcore gamers.

Bref, je ne me demande pas si le Gamergate est une "rebellion populaire, ou [une] éruption réac" (ça tombe bien, l'émission n'y répond pas). C'est une éruption de vide dont Internet a le secret, merci bien.


Après l'émission [...] Ambroise Garel [...] se demande "où cela peut aller"

Il aurait mieux fait de poser la question dès le début. Moi, je vais revoir Orange Mécanique.
Mais donc en gros, si je comprends bien, le gamergate est un mouvement"de réaction" visr-à-vis du journalisme spécialisé, qui, au nom de la lutte contre la corruption, en vient à critiquer de façon virulente toute prise de positition "intellectualisée" sur le jeu (les stéréotypes véhiculés, etc.) ? Je comprends pas très bien l'objet du mouvement, et je trouve un peu dommage que les débats parfois hardcore sur telle ou telle figure (avec Mar-lard en figure intransigeante, on comprend bien que ça la prend aux tripes) rendent vraiment difficiles de comprendre le truc... On voit en tout cas encore une fois comment le débat contradictoire comme mode de compréhension d'un fait social se révèle illusoire... Le temps passé à pinailler enlève de l'explicatif... On aurait souhaité avoir des éléments sur la composition du mouvement, les figures, les connexions avec Tea Party (ou Manif pour tous en France ?).
Franchement je me met à la place d'un non joueur 'hardcore', de quelqu'un qui s'interesse pas spécialement à ce milieu, et je me dis que je n'aurais strictement rien compris à cette émission. Pour plein de raisons, mais celle que je veux mettre en avant est la qualité d'expression orale des intervenants. Il y a une dizaine d'années, parler de vive voix comme on chat sur le net ou in-game semblait ridicule, aujourd'hui ça m'a lair d'être la norme... Mais bon c'est peut être le progrès je sais pas.
Même si son fond est respectable, la critique féministe est contre-productive dans ce milieu. Produisez des jeux, c'est le seul combat efficace.

PS : Personnellement je rêve d'un jeu aussi bon qu'un jeu de guerre (stratégie, tactique) mais où l'on ne fait pas la guerre. J'ai pas encore trouvé ...
J'ai trouvé l'émission réussie dans le sens où on finissait par voir assez bien en quoi elle était ratée.
La présence de Frank Vidal a un sens pour montrer la vraie problématique de ce mouvement : la stratégie de légitimation à coups d'éléments de langages et de cautions féministes.
Mais sa présence (et accessoirement, le fait que ça soit la première émission sur le sujet) empêche du coup de traiter le problème.

Sebum dit que la véritable nature du mouvement se révèle dans les faits. Pour autant que je suis d'accord avec ce constat, la stratégie de communication autour du gamegate est un point aussi important. Ne serais-ce que parce que le forum de CanardPC témoigne depuis un mois de l'arrivée de nouveaux membres (ou de la réactivation d'anciens comptes qui n'avaient jamais rien postés) qui sont dans un soutien indéfectible au mouvement et qui ont une participation extrêmement prolixe et soignée sur la forme, tout en n'ayant aucune activité sur le forum en dehors de ce soutien au gamergate.
Le "dialogue" entre Mar_Lard et Frank Vidal montre bien comment le féminisme systématique (c'est-à-dire qu'on lit tout sous ce prisme) empêche souvent la juste lecture de la réalité. Lorsque Frank Vidal décrit les revendications de gens issus du Gamergate qui ne voulaient pas qu'on résume le mouvement à un "les filles contre les garçons" qui rate le coche, mais plutôt "les joueurs contre les élites (en ce compris journalistiques) et leurs connivences", elle s'acharne à vouloir résumer cela à une problématique de mysoginie, employant des mots métaphysico-religieux comme "consubstantiel". On en revient, finalement, à la critique marxiste qui critique le féminisme en disant qu'il occulte le vrai problème, à savoir la lutte des classes.
La tentative de faire une vraie émission de fond sur le sujet est honorable et je vous en remercie.

Néanmoins, je dois m'associer aux critiques faites avant moi sur ce fil.

Le débat était clairement impossible entre une Mar_Lard en forme mais trop dogmatique (le coup du dossier "problématique" de CPC sans pouvoir donner le moindre élément... Pas très convainquant), et un pro-gamergate qui s'acharnait dans une défense bancale et absurde d'un mouvement indubitablement condamnable (excepté quand le débat est venu sur le côté nébulaire, qui fait que n'importe qui peut s'en réclamer)

A mon sens, heureusement que Sébum était là pour rehausser le niveau, avec sa subjectivité mais un sens de la nuance qui manquait clairement aux deux autres invités bavards du débat. On peut comprendre que Mar_Lard soit touchée par cette déferlante de misogynie, mais réduire le Gamergate à ça, c'est manquer toute une dimension poujadiste, anti-système médiatique, voire un embryon de critique de la corruption généralisée de la presse JV spécialisée. De même, Vidal ne peut pas décemment masquer les excès de son mouvement derrière les réactions qu'il a provoqué ("Oui mais les anti-gamergate ils font pareil", ce qui est faux et malhonnête intellectuellement). A mon sens, seuls Lefèbvre mais surtout Garel ont réussit à faire avancer la réflexion, sans pour autant montrer de sympathie déplacée avec le mouvement ni le vouer au septième cercle des enfers comme Mar_Lard.

Cependant, je trouve le Making Of convainquant dans ses explications et je n'en veux pas à votre équipe, qui a eu le mérite d'aborder un sujet complexe et particulièrement miné !
Le début du débat est complétement confus, je m'y retrouve pas, je n'arrive pas à suivre....
Sur la forme, je suis triste. Les divers intervenants se sont entendus, mais point écoutés. Des points intéressants avancés par Ambroise Garel, cependant de nombreuses digressions diluent l'argumentation. Il aurait fallu recentrer le débat plus souvent dans ce fouillis.
oualalalalala

o secours !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
A lire sur le sujet, l'article d'Etienne Robert (sociologue) :

http://www.merlanfrit.net/Les-gamers-contre-la-societe

ou les commentaires du même Etienne sur cet article :

http://www.merlanfrit.net/La-reacosphere-saute-sur-le#comments
Je rejoins les premiers avis après visionnage de cette émission.

L'affaire est intéressante pour tout ce qu'elle soulève (identité d'une culture en mouvement, ou se confrontent ses différentes formes).

Je partage l'avis et les accusations de misogynie, de réactionnaires, contre des groupes qui défendent un pré carré qui (enfin !) commence à s'ouvrir au monde, qui enfin se retrouve en interaction avec les courants de pensées qui traversent nos sociétés.
Là, je trouve qu'il y avait un débat intéressant.

Je trouve la défense de Franck Vidal intenable, je me permets de soulever un point sémantique, lorsqu'il parle des gens qui se retrouvent dans le mouvement gamergate "des femmes, des noirs, des asiatiques". Les femmes, une minorité comme une autre (d'ailleurs pour toutes les "minorités".

Malheureusement, je trouve que Mar-Lard nous a offert une prestation lamentable. Je n'ai rien à dire sur le fond (d'autant que je suis très majoritairement d'accord), mais la forme était insupportable à mes oreilles. Je tiens donc à féliciter sa contribution à représenter les féministes (dont je fais partie) comme des gens en perpétuelle agression. Nous nous battons au jour le jour pour tenter de transformer cette vision du féminisme avec calme et pondération, merci de continuer à nous renvoyer à ce stéréotype hystérique.
Ha, et merci pour le point Godwin, j'ai cru que j'allais pleurer.

Je remercierai juste le journaliste de Canard PC pour sa clarté, un peu de calme et d'argumentation intéressante.

Pour le reste, et malgré toute l'admiration que j'ai pour arrêt sur images, c'était nul. A chier.


EDIT : fautes et précisions
Débat de cour d'école. Allez maintenant on organise une attaque twitter sur mochland !
Au lieu de s'attaquer à la problématique de la conivence journaliste/entreprise vous balancez des points godwins avec de vrai stéréotype.
Pour la prochaine émission je vous conseille imgur au moins on pourra parler de cakeday, nazi, chaton...
Mar_Lard, toujours aussi insupportable. Elle prouve que le maoïste intolérant peut rapidement être remplacé par la féministe aussi intolérante.

En tentant de dénoncer le côté patriarcal du Gamersgate, elle oublie que de nombreuses nanas sont dans le Gamersgate, et ne supportent pas les social justice warriors qui pullulent dans les média de jeux vidéos.
Une des rares émissions que j'arrête en cours de route. Et je suis "gamer" de longue date.
Des tas de mini-jeux pour taper sur des gens.
Il y avait du clair et du pas clair du tout dans les discussions des intervenants.

Voir 1h de discussion pour entendre (59min10sec):
Mar_Lard: "tout ce qu'à fait GamerGate, c'est s'en prendre à des petites développeuses indépendantes féministes."

Une émission stérile^^
Le forum 12-18 de jeuxvideo.com en live...
Ca a sans doute une valeur artistique... Dommage que ce soit totalement insupportable.
Chapeau bas à Ambroise Garel pour être tout de même arrivé à injecter un peu de quelque chose dans cette mauvaise soupe.
Il y aurait moyen d'avoir en bonus le contenu énigmatique du dernier paragraphe :
Après le départ de Franck Vidal, Mar_Lard et Ambroise Garel décident de retourner sur le plateau, sans les caméras cette fois, pour discuter des points du dossier de Canard PC qui posent problème selon elle.

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