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Enfoirés : "La société n'aspire pas à faire un pont d'or à la jeunesse"

Un clip, une chanson anodine et s’est enflammé un débat virulent sur le fossé économique, social, idéologique entre les générations. Les vieux laissent-ils aux jeunes une société bloquée, recroquevillée sur les privilèges des insérés hostiles aux jeunes ? Est-ce au contraire aux jeunes de se bouger, comme les y incite la chanson de Jean-Jacques Goldman ? Pour essayer d’y voir plus clair, trois invités : Julien Bayou, porte-parole d’EELV et cofondateur de Génération précaire, Claudine Attias-Donfut, sociologue spécialiste des relations entre générations, et Henri Sterdyniak, économiste de l’Observatoire français des conjonctures économiques

Derniers commentaires

visionnage interrompu à cause de l'insupportable Sterdyniak ; et vous l'aviez déjà invité ?? SVP, plus jamais ça, merci

à ranger dans la même blacklist que la rombière d'act'up dont j'ai oublié le nom (émission sur Chavez)

heureusement c'est pas toutes les semaines, mais comme on regarde @si pour le temps de parole et la qualité des invités (!)...
Pendant qu'on attise des polémiques stériles sur « le conflit des générations », les VRAIS enfoirés du charity business font leur beurre, libéralisme débridé oblige.

Lu dans le dernier Politis du 19 mars:
"A l'occasion de la retransmission du gala annuel "Sur la route des enfoirés", le 13 mars, ignorant la polémique suscitée par la chanson du clip, TF1 a choisi d'augmenter ses tarifs publicitaires, sûre de son succès. Les annonceurs ont dû s'acquitter de 120000 euros pour trente secondes de pub entre le JT et le début du concert, puis entre 140000 et 150000 euros pendant sa durée. Des tarifs à peine inférieurs à ceux du Mondial de foot et au-delà de "The voice" (70000 euros). In fine, le gala a réuni 1,4 millions de personnes de moins que l'édition 2014 avec 10,8 millions de téléspectateurs...".

Ajoutons à cela l'exhibition médiocre mais pleine de suffisance de multimillionnaires repus, et l'on obtient un spectacle d'une indécence absolue.

NB: Et pourtant, les Restos prévoient pour 2015 un déficit de 10 millions d'euros:
http://www.ouest-france.fr/restos-du-coeur-lassociation-na-plus-les-moyens-3144554
Un commentaire de la Cour des Comptes ?... Non ?...
Bon cette video à l'avantage dédramatiser : LinkTheSun
Pendant ce temps là le gouvernement avance à reculons : Bientôt payer en espèces plus de 1000 € ne sera plus possible.. Pour lutter contre le terrorisme soit disant :

[quote=terrorisme pour tous] Le ministre des Finances, Michel Sapin, annonce ce mercredi plusieurs mesures dont l'interdiction de payer plus de 1.000 euros en espèces, dans le cadre de la "lutte contre le financement du terrorisme".

Michel Sapin a l'intention de limiter l'autorisation de payer en liquide pour des sommes élévées, dans le but de lutter contre le terrorisme. "C'est au nom de la "lutte contre le financement du terrorisme" que Michel Sapin lance une véritable chasse à l'argent liquide", écrit Le Parisien.

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La première mesure concerne l'"interdiction de payer plus de 1.000 euros en espèces". Jusqu'ici, les consommateurs français pouvaient régler jusqu'à 3.000 euros d'achats en liquide.

Pour les non-résidants, autrement dit les touristes étrangers, "le maximum est lui aussi revu à la baisse, de 15.000 à 10.000 euros. Le paiement en liquide permet, en effet, de recycler de l'argent aux origines douteuses", ajoute encore Le Parisien. "La mesure sera appliquée dès le 1er septembre 2015", affirme au journal Michel Sapin. "Les gros retraits" seront "systématiquement surveillés", précise le journal.
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Signalement obligatoire à Tracfin (service de renseignement rattaché au ministère). "Les banques doivent signaler tout mouvement de fonds ou comportement qui leur paraît suspect à Tracfin, le service du ministère de l'Economie chargé de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Mais il n'existait jusqu'à maintenant aucun seuil de déclaration automatique", rappelle le quotidien.
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Retirer 10.000 euros sera plus contrôlé. Désormais, "elles devront systématiquement signaler à Tracfin tout dépôt ou retrait d'espèce supérieure à 10.000 euros par mois. Et ce à partir du 1er janvier 2016. Ce délai est nécessaire pour laisser le temps aux organismes bancaires de mettre à jour leurs systèmes informatiques," signale Michel Sapin. "A partir du 1er janvier, les bureaux de change devront réclamer une pièce d'identité lorsqu'une personne veut échanger plus de 1.000 euros de devises", poursuit le journal.
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Déclaration des capitaux transitant par le fret. Autre mesure, tous les capitaux en transit devront également être déclarés. "Une déclaration à la douane est obligatoire si on entre sur le territoire avec une valise de billets ou une marchandise de valeur comme l'or", indique le quotidien. "Mais jusqu'ici, elle ne l'était pas si vous vous faisiez livrer par voie postale. A partir du 1er janvier 2016, ces transferts physiques de capitaux par fret et fret express devront obligatoirement être déclarés préalablement à la douane."
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Comptes "Nickel" visés. "Les 80.000 comptes du type Nickel, que l'on peut ouvrir dans les bureaux de tabac, seront référencés au fichier Ficoba, auquel sont soumis tous les autres comptes bancaires" et "le devoir de vigilance des institutions financières, notamment dans l'octroi de crédits à la consommation, sera renforcé", détaille encore Le Parisien.

J'espère que ceux qui débattent sans arrêt sur "divers sujets" (spécisme, jeûne, vegan, excision, etc) voudront commenter ce fait car apparemment les élus-élites-oligarques s'occupent de garder "nos sous" sous clés au motif que nous serions tenté d'acheter une kalachinkov au boulanger du coin........
Il y a une dimension qui reste absente de ce débat, trop fortement axé sur une vision "familiale" ou "non-familiale" des choses. C'est que dans une démocratie, depuis toujours, les droits doivent souvent être littéralement arrachés n'étant pas généreusement distribués comme les textes fondamentaux (la constitution, les droits de l'homme) le prévoient. Arracher, lutter, changer le système.. pourquoi le "jeune" présent semble-t-il n'en avoir aucune conscience ? Génération bénie ? On est dans la doxa qui vous raconte l'histoire comme la période du miracle du plein-emploi à laquelle succède celle de la crise et donc, ben, voilà, c'est comme ça. On voit à quel point le discours officiel a pénétré les esprits et fait oublier que le système accepté a des conséquences. Je dois dire que je n'ai vu du clip que les extraits présentés dans l'émission et que, étant de la génération qui croyait à l'arrachage (même si la plupart de ses "membres" se sont rabattus sur l'insertion sans complexe), j'avais compris le terme "bouger" dans le sens du changement et des mouvements sociaux. Apparemment, cette confusion n'est pas faite un seul instant par les "jeunes" (ou du moins le jeune présent) ce qui me semble assez significatif. Bougez-vous, non pas dans le pitoyable (et hypocrite) sens macronien des choses, mais dans le sens indignez-vous et changez un système injuste pour TOUS.
Ou plutôt "bougeons-nous", jeunes et croulants (l'exercice est bon pour la santé physique et mentale!)
Tous ces gens ne se rendent pas compte de la violence sociale qu'ils font subir aux autres et du désespoir des millions de gens et pas seulement des jeunes alors qu'on leur referme systématiquement les portes et qu'ils ne trouvent pas leur place dans la société.

Parler de pont d'or, alors que ce que veulent les gens c'est juste trouver une place dans la société, ne plus se sentir exclues / rejetées, avoir de quoi vivre, pouvoir faire des projets et envisager le futur sereinement, fonder une famille et pouvoir la protéger, arrêter de vivre dans la précarité et la galère.
Et ce n'est pas par manque d'initiative ou de volonté, mais bien parce que la société ferme systématiquement les portes devant leur nez et les rejette.
Le vieux monsieur est déségréable à écouter quand il hausse la voix.
salut Julien, merci pour les actions que tu as menées avec génération précaire et sur le logement
ou l'on s'est croisé;
je suis 1 femme et fait partie du 3ème âge;
j'ai écouté 3 fois le clip et je n'ai rien vu d'agressif dans ce clip;
d'abord dire que ce sont des millionaires qui le chantent ( la forme ) n'a RIEN à voir avec le contenu ( le fond);
le fond de ce clip je le trouve très bien: c'est donner de l'énergie aux jeunes;
"bouge toi" cela n'a rien d'agressif on peut dire "bouge toi" à quelqu'un de n'importe quel âge;
tu as tout l'avenir mais c'est formidable d'avoir tout l'avenir !
oui il y a le chômage et c'est le + gros problème mais c'est pas en disant il y a le chômage c'est foutu, on fait
plus rien que l'on s'en sort;
les baby boomers ne sont pas une génération bénie, ce n'est pas vrai: on s'est battu, on a vraiment mouillé la
chemise; la différence c'est qu'on avait un rapport de force avec les syndicats et le parti communiste et un
dialogue possible; maintenant c'est râpé;
eh Henri Sterdyniak je suis "atterrée" (sic) par vos propos; + tôt un jeune sera autonome et mieux cela sera pour
tout le monde; ce n'est pas une bonne idée que d'en faire des Tanguys et cela masque le malaise général qui existe
dans la situation économique de la France;
et puis, la France est un pays de vieux donc cela a certaines consèquences
MERDE. Je voulais intervenir sur les dépenses d'argent public sans contrôle de personne et sans information de l'électeur-contribuable. Je le ferai un autre jour.
ne serait-ce pas plus pratique d'avoir un système de repli du fil plutôt que de restreindre de plus en plus le cadre.

Ainsi ceux que le fil n’intéresse pas n'auraient pas à le défiler.

ce serait plus clair et plus sympa je trouve.
Put** il y a une heure d'émission, sterdinyak est insupportable, il ne peut pas laisser parler les gens ? Et puis pourqui l'inivter lui ? Il n'a jamais appris quoi que ce soit à qui que ce soit, on le voit déjà assez et la dernière fois qu'il était venu, il avait pollué le débat face à Jorion..

Claudine Attias-Donfut enchaine les clichés, invité inutile également .. heureusement Julien Bayou relève le niveau.
Polémique disproportionnée. Certains journalistes étaient juste contents de se payer Goldman, chanteur trop populaire pour ne pas être suspect (et de surcroît personnalité préférée des français). Pire encore, il ne joue pas le jeu des média en ne se pavanant pas dans la presse people et en refusant les interviews depuis 15 ans.
Sa démarche est sincère, c'est Coluche qui est venu le chercher pour écrire le premier hymne, qu'aurait-on dit s'il avait abandonné le navire après la mort de celui-ci ?
Il ne se fait pas de pub sur le dos des restos, il a arrêté sa carrière en 2001. Il vit simplement (pour une personnalité de son statut) et je pense qu'il reverse une bonne partie de ses droits d'auteur aux Restos...
Je n'aime pas trop les spectacles des Enfoirés (trop de déguisements, trop de personnalités que je n'apprécie pas) mais le fait est que les spectacles et les disques marchent, qu'ils rapportent de l'argent aux Restos. Dire que cela revient à racketter les smicards est ridicule, personne n'est obligé d'acheter les disques...d'ailleurs n'est-ce pas du mépris de classe que de considérer que les Restos sont regardés par les smicards ?
On a le droit de penser ce que l'on veut de sa musique (je pense pour ma part qu'il a composé de très bonnes chansons, dont certaines comptent beaucoup pour moi, d'autres plus médiocres, je n'aime d'ailleurs pas le titre incriminé) mais Goldman ne mérite pas d'être taxé de "réactionnaire". Il est issu d'une famille ancrée à gauche (père immigré juif résistant et communiste, frère militant d'extrême gauche mystérieusement assassiné en 79) lui-même sympathisant rocardien sévère avec les années Mitterrand (il avait fustigé son entourage, notamment Tapie et...Attali qui à mon avis n'a fait que se venger en critiquant les Enfoirés). Enfin il a toujours dit qu'il ne laisserait rien en héritage à ses enfants, parce qu'il considère que c'est leur rendre en mauvais service. Pas vraiment réactionnaire ça...C'est un thème récurrent dans ses chansons, se battre pour s'en sortir, en dépit des difficultés (C'est ta chance, Là-bas). Peut-être parce qu'il a en tête le parcours de son père, qui avait connu la misère en Pologne à une époque encore plus troublée que la nôtre...C'est le message qu'il adresse aux jeunes : le monde de demain est entre vos mains.
Parler d"exilé fiscal" est encore plus erroné...Il a toujours vécu en France et payé ses impôts.
Une consolation : Marine Le Pen a fustigé la chanson...Là pour le coup ça m'a fait plaisir...
C'est à dire l'économie de marché!Que nous soyons jeunes ou vieux,nous nous faisons tondre le dos par nos dirigeants que sont les actionnaires(ou plutot les rentiers)le CAC quarante,le grand capital,et leurs valets:les politiques qu'ils soient de"gauche"ou de droite et les journalistes!
C'était le conflit de générations sur le plateau ! Julien Bayou était incapable d'entendre les arguments des vieux.. Je suis persuadée que le sort des jeunes n'est pas enviable mais il en va de même pour toutes les générations. A choisir, il me semble plus facile d'être jeune dans une famille aisée que quinqua, père de famille, confronté au chômage. Si les jeunes n'ont pas droit au RSA, ils ont droit aux bourses pour faire des études, même si je pense qu'elles ne sont pas suffisantes. C'est toute la marche de l'économie qu'il faudrait dénoncer.
Bonjour
J'ai trouvé l'émission un peu confuse mais intéressante sur le fond : les intervenants sont tombés d'accord sur le fait qu'il y a une solidarité entre générations dans les familles, mais il y a une absence de solidarité sociale par le refus de verser le RSA au 18-25 ans. Il me semble que c'est une revendication assez ancienne de certaines partis politiques, organisations de jeunes et syndicats, mais cela n'a été rappelé que très vite. Cette absence de solidarité sociale sur traduit aussi sur le champs de l'action syndicale : les salariés en CDI sont souvent les témoins de la précarisation des "jeunes" salariés ("jeunesse" qui va jusqu'à 40 ans aujourd'hui), pour autant, je n'ai jamais vu de mobilisation des salariés en CDI à ce sujet. La question de défendre le principe même du CDI n'est même pas évoquée, alors que la pratique de beaucoup d'employeurs est une remise en cause massive de l'existence du CDI.
Très difficile de mener à bien un débat quand la pertinence des catégories n'est pas évaluée.
En gros ici on avait les catégories "rapports générationnels" VERSUS "rapports sociaux et économiques".

Alors un indice: historiquement quand fait-on appel aux rapports générationnels pour expliquer les évolutions économiques et sociales? Jamais. Pourquoi? Parce que la présence de générations différentes qui sont intimement liées entre elles par des liens familiaux partagent leurs représentations, à quelques différences près. Maintenant le fait est qu'il y a des bouleversements depuis trente ans sur l'entrée dans la vie économique, familale, etc. dont les raisons sont multiples mais on peut évoquer, sans risque de se tromper, que le chômage de masse a joué son rôle. Ca touche donc le début de la vie, donc les jeunes.

Julien Bayou propose régulièrement sa grille d'analyse de conflit générationnel. Il arrive à tenir la barre de son radeau idéologique grâce à l'absence de RSA pour les 18-25 ans. Mais sans ça il lui reste quoi? Qu'on vouvoie volontiers les vieux qui tutoient à outrance les jeunes? Oui, l'être humain passe par des âges qui lui confèrent des propriétés, un regard social différents. Mais faut le dire: Bayou, la génération, c'est son business...

Conclusion: Sterdyniak hurle et c'est pénible mais il a raison: les générations constituent une catégorie mineure de l'analyse sociale. Les gens qui avancent leur petite catégorie générationnelle voient les choses en petit, la politique par le petit trou de la lorgnette.
Beaucoup aimé cette émission sur le problème de la génération sacrifiée qui me touche beaucoup. Sterdyniak était parfait en con caduc, Bayou beaucoup moins en con innoncent, vu que les choses qu'il a dites etaient loin de l'etre, con justement. (mais j'ai peut être un biais générationnel) Peut être était-il un poil trop attaché aux conneries de Sterdyniak pour que le débat aille assez loin. Mais quand même, les plaies les plus superficielles ont été abordées. Le chômage, la précarisation, la non indemnisation, le rsa quand meme versé aux parents isolés, mais pas aux autres (peut etre aurait-il été judicieux de placer a cette occasion qu'on a une recrudescence de mamans celibataires avec une tout plein d'enfants concus juste pour toucher les allocs, ce qui est quand meme bien significatif du besoin profond et vital de ces ressources-la parmi les populations les plus infortunées), le fait d'etre une génération qui vit moins bien que ses ancetres pour la premiere fois depuis longtemps, bref, tout etait parfait concernant ce qui se voit. Juste le sentiment qu'on a que gratté la surface. On l'a dit sur le plateau, on est pas dans un conflit générationnel ordinaire. Mais pourquoi ?

Je crois pour ma part que le vrai souci qui se pose a notre génération, c'est qu'au dela du conflit habituel et historique, cyclique, dans le perpetuel recommencement de l'histoire, entre une génération qui vit un moment de crise et de tensions, et une qui vit un moment d'apaisement et de réparations, nous sommes la première génération dans l'histoire depuis plus d'un millénaire a vivre un effondrement civilisationnel programmé. Le modèle civilisationnel qui a été le notre pendant des siecles et des siecles, a savoir le capitalisme, s'effondre. Et non seulement s'effondret-t-il, mais nous avons même pour ainsi dire le choix entre son effondrement total et complet, ou l'effondrement pur et simple de toute vie par la destruction par le capitalisme des conditions necessaires a la vie sur Terre. Ce, sans avoir de contre-modèle viable a proposer. Le seul qui aie vue le jour, le communisme, a montré son échec. Notre génération a grandi sur la célébration de sa chute.

Il me semble, a travers l'histoire de notre pays, ne retrouver que cette situation au 5eme siecle, au moment de la chute de l'Empire Romain. Un modele civilisationnel s'effondre sous nos yeux, et nous sommes impuissants face a cela, car il est déjà trop tard. Nous sommes arrivés trop tard. Nous ne pouvons voir que les derniers feux de ce qui a fondé notre vivre ensemble depuis la fin du Moyen Age. Tout comme la derniere génération de romains a du voir ceux qu'ils avaient jusque la appelés les barbares prendre progressivement chaque petite place de pouvoir jusqu'a ce que l'Empire n'existe plus que de nom, puis plus du tout. Avec comme seule option de s'enfuir, ou de subir et de s'adapter. Et de nos jours, ou s'enfuir ?

Si une génération se définit (et c'est ce que je crois) par l'avenir commun qu'a la fois les générations précédentes lui permettent d'avoir, et qu'elle va, a son tour, contribuer a batir, alors, quel avenir nous-a-t-on donné, et que pouvons nous y batir ? Et à ces deux questions, la réponse est déséspérément simple : rien ! Notre avenir c'est l'obscurité, voire même l'obscurantisme, voire même l'anhihilation. Sauf si nous parvenons a être assez inventifs pour inventer ce que plusieurs siecles de générations successives n'ont pas pu inventer. On a en tout et pour tout quatre voies qui se montrent a nous pour le futur de l'humanité : la troisieme guerre mondiale, moyen-age 2 le retour, la fin du monde, OU inventer quelque chose de nouveau et d'absolument génial pour être tous sauvés. Quel poids repose sur nos épaules, et dans quelles conditions devons nous être a ce point inventifs ! C'est ça, avant, toute autre chose, la condition de notre génération ! Le chomage, la précarité, tout ca, ce ne sont que des symptomes visibles...
J'ai acheté l'ouvrage de Louis Chauvel "Le déclin des générations" qui propose une analyse très intéressante de ce que l'on peut nommer par crise générationnelle. Son analyse me semble pertinente, en effet il ne s'agit pas de trouver un responsable, une génération mieux lotie qu'une autre, mais de considérer l'arrivée des différentes générations à des moments stratégiques de leur existence (l'entrée dans le monde du travail, la maturité professionnelle ou le départ à la retraite) en regard des conjonctures économiques et historiques. Ainsi, évidemment être né dans les années suivant la deuxième guerre mondiale et avoir 20 ans en 68 ou 70 quand le taux de non emploi (je préfère ce mot à chomage) est à 6% est surement plus facile et qu'avoir 20 ans en 80 ou en 2015 quand le "chomage" des jeunes est à plus de 20 % (je ne suis pas économiste, donc pas tout à fait sure des chiffres). Si l'on rajoute à cela les loyers qui ont explosé, la période est nettement moins propice. C'est une simple question de bon sens. J'ai beaucoup de difficultés à voir les plus âgées ne pas comprendre les préoccupations légitimes des jeunes d'aujourd'hui. Je suis moi même quinqua et mère de deux fils (27 et 22 ans) et je me rends bien compte que même si j'ai toujours plus ou moins connu la crise, celle-ci s'est largement intensifiée. Avec tout le respect que j'ai pour Mme Attias Donfut,il me semble un peu bizarre de comparer la situation des femmes des années 60 (même si effectivement elle était compliquée dans ces années là, et que je me sens redevable du courage dont certaines femmes ont fait preuve pour faire évaluer de façon significative la place des femmes) avec celle des jeunes d'aujourd'hui.
Je me pose aussi certaines questions. Si les choix politiques actuels sont de considérer que c'est aux parents de prendre en charge la "déserrance" économique de leur enfant, qu'en est-il de l'égalité des chances promue par notre état républicain ? Si les parents sont aisés, les jeunes seront aidés, sinon tant pis pour les autres ! Ces jeunes seront aidés certes mais ne seront pas autonomes. Je ne suis pas sûre que cette situation me conviendrait si j'avais 20 ans. Donc comment ne pas comprendre que la volonté de ces jeunes soit d'être autonome pour être réellement adulte, maitre de leur vie et non pas dépendant de leurs parents même s'ils les aiment. Ne sont-ce pas plutôt les culpabilités générationnelles refoulées qui empêchent de voir l'évidence. Non le monde d'aujourd'hui n'est pas celui rêvée par la génération 68, le rêve n'a pas tourné au cauchemar mais n'en ai pas loin (problèmes économiques, avidité si ce n'est pas criminalité financière, changement climatique, etc). Alors regardons les choses en face, écoutons les jeunes, ils ont plein de choses à dire, acceptons de laisser la place. Voilà, c'est la première fois que je participe à un forum...
On a tendance à oublier que la charité - à la base des restos du coeur - est une valeur foncièrement de DROITE, qui profite symboliquement essentiellement au donateur ou au bénévole, c'est à dire au NANTI susceptible de donner son temps ou son argent.

Contrairement aux revenus de transferts universels - et donc automatiques à condition d'être ayant droit - la charité met en scène un don, non pas réciproque comme dans le systême don/contre don décrit par M Mauss, mais à sens unique.
Dans le systême de don/contre don, il y a CIRCULATION et ALTERNANCE du statut d'obligé, ce qui assure une forme élémentaire de lien social s'inscrivant dans la RECIPROCITE.

Dans la charité des bien nommés Enfoirés, le bénéficiaire devient l'obligé PERPETUEL de son donateur, pour des raisons parfaitement arbitraires: par exemple le ou la retraité(e) qui bénéficie de pensions confortables, d'une bonne santé, et d'un temps libre infini aura donc beau jeu de DONNER son temps aux restos du coeur à de jeunes pauvres, ou mère isolées, primo-immigrants etc..., mais cela masque entièrement le fait que ce donateur bénéficie largement d'une forme de solidarité par ailleurs.

Si les Enfoirés sont réacs - mais aussi tous ces guignols médiatiques de la charité, à commencer par la mère Chirac et ses pièces jaunes - et qu'ils sont les premiers à fustiger l'ASSISTANAT - alors que paradoxalement il ne font pas autre chose que d'assister des pauvres - c'est parce qu' un systême public, transparent et juste de redistribution les priverait de ces profits symboliques.

Le côté dame patronnesse du show biz français est de ce point de vue particulièrement gerbant: en plus de chanter comme des veaux des chansons aux paroles indigentes, de racketter des pauvres consentants - les principaux amateurs de variété et de chanson populaire appartiennent aux classes du même nom - ces derniers crachent à la gueule de ces mêmes pauvres qui les nourrissent.

De ce point de vue, le projet de Coluche - quoiqu'on pense du bonhomme - participait dès le début de cette idéologie crypto-sarkoziste nauséabonde, en se mettant en scène comme "celui qui se bouge" pour les pauvres contre à la fois un Etat supposé impuissant - et implicitement contre les pauvres eux-mêmes, incapables de "se bouger" eux-mêmes. On te file un coup de main, mais faut quand même que tu te bouges, tu as "toute la vie".

Cette survalorisation mythifiée de l'action INDIVIDUELLE et de l'INITIATIVE, y compris dans le charity business est typique de la bourgeoisie de droite réac, persuadée qu'elle ne doit ses privilèges qu'à son TALENT et à son ENERGIE, alors qu'elle en a réellement HERITE, et qu'elle doit sa position privilégiée PRECISEMENT à des facteurs n'ayant rien à voir avec le mérite personnel, mais en grande partie à la collectivité - d'abord à la bourgeoisie elle-même comme classe qui sait très bien comment chouchouter ses rejetons, mais plus généralement la société toute entière, à commencer par la gratuité des études, en particulier celle des grandes écoles.
Comme le disait une des parodies de "Toute la vie" (retirée de Youtube pour cause de droits d'auteur blabla...) : "Le but de notre chanson, c'est que des SMICards donnent à des RMIstes !" (retranscription de mémoire)

Edit : la vidéo est finalement encore dispo ici !
rien à dire de mieux! en plus t'es drôle..
entièrement d'accord.
Les trois " vertus théologales" du catholicisme sont ( dans l'ordre) la foi, l'espérance et la charité. Dans le Judaïsme, la charité devient justice, la foi s'efface devant l'Etude, et seule demeure l'espérance. C'était ma contribution dominicale au débat sur les causes et la nature de l'antijudaïsme.

Ce message a été supprimé suite à la suppression du compte de son auteur

" Historiquement", le Christianisme est en effet une hélénisation du Judaïsme. St Paul, le premier chrétien, est le Juif-Grec.

Ce message a été supprimé suite à la suppression du compte de son auteur

Il reste à prouver que l'Histoire se déroule de façon chronologique.
"que les femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis d’y parler ; mais qu’elles soient soumises, selon que le dit aussi la loi."

Saint Paul : Épître aux Corinthiens (1-14-34)
Je trouve aussi, comme Julien Bayou, très révélateur le critère du mariage et des enfants comme signe distinctif de l'adulte. Quand les deux autres invités disent le temps de la jeunesse c'est allongé, on voit bien qu'ils pensent encore la jeunesse avec leurs valeurs désuettes. C'est incroyable de dire, que les conditions ont changées, le mode de vie à changé mais que le critère du passé est maintenu. Grosso modo tant que vous ne vivez pas comme nous, tant que vous ne remplissez pas les anciens critères de l'adulte raisonnable des années 60/70 vous êtes encore irresponsable, jeune. C'est ça le conflit de génération, l'incapacité à faire évoluer les critères, avec l'evolution de la société, puisque ceux qui fixent ces mêmes critères ont du mal à sortir de leur propres références.

Ce qui est marquant aussi c'est cette façon de justifier ce rallongement de la jeunesse par celui des études, sans se poser la question de savoir si justement les études ne se rallongent pas parce que l'emploi est plus difficile à trouver, et qu'il est plus facile d'arriver plus vieux sur le marché du travail pour être pris au sérieux. Qui plus est l'argument des études est souvent doublement utilisé, à la fois pour justifier le "rallongement du temps de la jeunesse" et aussi comme argument des "c'etait mieux avant" pour dévaloriser les longues études. (les jeunes sont moins bien formés, le bac est plus facile etc, etc.) C'est bien pratique de dire "oui les jeunes arrivent sur le marché du travail en ayant fait des études supérieures, mais en même temps comme un bac +5 vaut pas grand chose, c'est normal qu'ils trouvent pas de boulot. Le temps des études n'a pas de valeur sur le marché du travail, c'est effectivement un temps de latence, ou la jeunesse se passe. Le temps des stages et des CDD aussi finalement c'est normal, sans guerre, sans service militaire, avec une liberté sexuelle acquise, il faut bien galerer un peu pour devenir adulte. c'est le rite de passage contemporain.

On en vient à se demander en les écoutant, si les jeunes ne seraient pas des privilégiés, ils ont l'amour de leurs parents, les outils technologiques dont leurs parents rêvaient, et ils font la fête plus longtemps pendant leurs interminables et inutiles études superieures.

C'est dommage que Julien Bayou ai été le seul "jeune" ( bien que ce soit relatif, tout comme Macron, 38 ans, qui n'est pas tant jeune que moins vieux que les autres) il aurait fallut équilibrer. Ne serait ce qu'avec eventuellement un des sociologues de "Génération quoi". Certaines remarques étaient affligeantes, notamment "les parents sont ravis d'aider leurs enfants". Posez vous la question, et si devenir adulte plutot que de faire des enfants, ca devrait être de pouvoir s'assumer financierement, d'être responsable de sa propre survie. Aider plus longtemps ses enfants, c'est les maintenir enfants, leur nier quelque part, le droit d'avoir un mot à dire sur l'orientation politique du pays, puisque celui qui ne cotise pas, n'a pas à se plaindre.
Et l'on s'étonne de l'abstention des jeunes aux élections.

Bref c'est un bon sujet, avec de mauvais invités, et DS n'est pas très bon. Outre la remarque du début d'emission sur le retard, la mine réjouit au moment du passage sur l'avis des jeunes sur l'assistanat, comme si ca disqualifiait tout les propos de Bayou, en dit long.
Entierement d'accord Eduardo, sauf sur Coluche: il ne voulait pas du tout que ce soit perpetuel, il voulait riciculiser l'ineficatité des politiques en matiere de lutte contre la pauvreté.

Le pauve Coluche est mort bien avant d'avoir pu achever son combat, qu'il avait pourtant tellement bien commencer .
Je ne vois pas de Coluche a l'heure actuel: une personne avec des idee simple mais visionaire, avec du bon sens et de l'intelligence, qui arrive a toucher l'esprit et le coeur de la majorité .

Il faut etre juste avec Coluche, et jusqu'a present , nul part j'ai vu ni entendu cette nuance sur son combat : Il ne voulait pas que les resto du coeur perdure, il voulait que le coeur perdure .


On a tendance à oublier que la charité - à la base des restos du coeur - est une valeur foncièrement de DROITE, qui profite symboliquement essentiellement au donateur ou au bénévole, c'est à dire au NANTI susceptible de donner son temps ou son argent.



Contrairement aux revenus de transferts universels - et donc automatiques à condition d'être ayant droit - la charité met en scène un don, non pas réciproque comme dans le systême don/contre don décrit par M Mauss, mais à sens unique.

Dans le systême de don/contre don, il y a CIRCULATION et ALTERNANCE du statut d'obligé, ce qui assure une forme élémentaire de lien social s'inscrivant dans la RECIPROCITE.



Dans la charité des bien nommés Enfoirés, le bénéficiaire devient l'obligé PERPETUEL de son donateur, pour des raisons parfaitement arbitraires: par exemple le ou la retraité(e) qui bénéficie de pensions confortables, d'une bonne santé, et d'un temps libre infini aura donc beau jeu de DONNER son temps aux restos du coeur à de jeunes pauvres, ou mère isolées, primo-immigrants etc..., mais cela masque entièrement le fait que ce donateur bénéficie largement d'une forme de solidarité par ailleurs.



Si les Enfoirés sont réacs - mais aussi tous ces guignols médiatiques de la charité, à commencer par la mère Chirac et ses pièces jaunes - et qu'ils sont les premiers à fustiger l'ASSISTANAT - alors que paradoxalement il ne font pas autre chose que d'assister des pauvres - c'est parce qu' un systême public, transparent et juste de redistribution les priverait de ces profits symboliques.



Le côté dame patronnesse du show biz français est de ce point de vue particulièrement gerbant: en plus de chanter comme des veaux des chansons aux paroles indigentes, de racketter des pauvres consentants - les principaux amateurs de variété et de chanson populaire appartiennent aux classes du même nom - ces derniers crachent à la gueule de ces mêmes pauvres qui les nourrissent.



De ce point de vue, le projet de Coluche - quoiqu'on pense du bonhomme - participait dès le début de cette idéologie crypto-sarkoziste nauséabonde, en se mettant en scène comme "celui qui se bouge" pour les pauvres contre à la fois un Etat supposé impuissant - et implicitement contre les pauvres eux-mêmes, incapables de "se bouger" eux-mêmes. On te file un coup de main, mais faut quand même que tu te bouges, tu as "toute la vie".



Cette survalorisation mythifiée de l'action INDIVIDUELLE et de l'INITIATIVE, y compris dans le charity business est typique de la bourgeoisie de droite réac, persuadée qu'elle ne doit ses privilèges qu'à son TALENT et à son ENERGIE, alors qu'elle en a réellement HERITE, et qu'elle doit sa position privilégiée PRECISEMENT à des facteurs n'ayant rien à voir avec le mérite personnel, mais en grande partie à la collectivité - d'abord à la bourgeoisie elle-même comme classe qui sait très bien comment chouchouter ses rejetons, mais plus généralement la société toute entière, à commencer par la gratuité des études, en particulier celle des grandes écoles.
Entierement d'accord Eduardo, sauf sur Coluche: il ne voulait pas du tout que ce soit perpetuel, il voulait riciculiser l'ineficatité des politiques en matiere de lutte contre la pauvreté.

Le pauve Coluche est mort bien avant d'avoir pu achever son combat, qu'il avait pourtant tellement bien commencer .
Je ne vois pas de Coluche a l'heure actuel: une personne avec des idee simple mais visionaire, avec du bon sens et de l'intelligence, qui arrive a toucher l'esprit et le coeur de la majorité .

Il faut etre juste avec Coluche, et jusqu'a present , nul part j'ai vu ni entendu cette nuance sur son combat : Il ne voulait pas que les resto du coeur perdure, il voulait que le coeur perdure .

Citation: On a tendance à oublier que la charité - à la base des restos du coeur - est une valeur foncièrement de DROITE, qui profite symboliquement essentiellement au donateur ou au bénévole, c'est à dire au NANTI susceptible de donner son temps ou son argent.



Contrairement aux revenus de transferts universels - et donc automatiques à condition d'être ayant droit - la charité met en scène un don, non pas réciproque comme dans le systême don/contre don décrit par M Mauss, mais à sens unique.

Dans le systême de don/contre don, il y a CIRCULATION et ALTERNANCE du statut d'obligé, ce qui assure une forme élémentaire de lien social s'inscrivant dans la RECIPROCITE.



Dans la charité des bien nommés Enfoirés, le bénéficiaire devient l'obligé PERPETUEL de son donateur, pour des raisons parfaitement arbitraires: par exemple le ou la retraité(e) qui bénéficie de pensions confortables, d'une bonne santé, et d'un temps libre infini aura donc beau jeu de DONNER son temps aux restos du coeur à de jeunes pauvres, ou mère isolées, primo-immigrants etc..., mais cela masque entièrement le fait que ce donateur bénéficie largement d'une forme de solidarité par ailleurs.



Si les Enfoirés sont réacs - mais aussi tous ces guignols médiatiques de la charité, à commencer par la mère Chirac et ses pièces jaunes - et qu'ils sont les premiers à fustiger l'ASSISTANAT - alors que paradoxalement il ne font pas autre chose que d'assister des pauvres - c'est parce qu' un systême public, transparent et juste de redistribution les priverait de ces profits symboliques.



Le côté dame patronnesse du show biz français est de ce point de vue particulièrement gerbant: en plus de chanter comme des veaux des chansons aux paroles indigentes, de racketter des pauvres consentants - les principaux amateurs de variété et de chanson populaire appartiennent aux classes du même nom - ces derniers crachent à la gueule de ces mêmes pauvres qui les nourrissent.



De ce point de vue, le projet de Coluche - quoiqu'on pense du bonhomme - participait dès le début de cette idéologie crypto-sarkoziste nauséabonde, en se mettant en scène comme "celui qui se bouge" pour les pauvres contre à la fois un Etat supposé impuissant - et implicitement contre les pauvres eux-mêmes, incapables de "se bouger" eux-mêmes. On te file un coup de main, mais faut quand même que tu te bouges, tu as "toute la vie".



Cette survalorisation mythifiée de l'action INDIVIDUELLE et de l'INITIATIVE, y compris dans le charity business est typique de la bourgeoisie de droite réac, persuadée qu'elle ne doit ses privilèges qu'à son TALENT et à son ENERGIE, alors qu'elle en a réellement HERITE, et qu'elle doit sa position privilégiée PRECISEMENT à des facteurs n'ayant rien à voir avec le mérite personnel, mais en grande partie à la collectivité - d'abord à la bourgeoisie elle-même comme classe qui sait très bien comment chouchouter ses rejetons, mais plus généralement la société toute entière, à commencer par la gratuité des études, en particulier celle des grandes écoles.
Chasser le naturel il revient au galop. Vous vous étiez amélioré, dans ce deuxième débat, vous ne laissez pas finir vos interlocuteurs, c'est pénible.
Pour cette émission, il aurait mieux fallu inviter Emmanuel Todd. Certes sa personnalité mégalo aurait déséquilibré un peu le débat, mais c'est totalement son sujet : les pyramides des âges, les inégalités, les conflits entre générations, la solidarité intra-familiale, c'est son dada !
Il aurait de plus apporté une dimension inexistante dans l'émission : la diversité des situations et comportements entre régions, entre la ville et la campagne, etc.
Un pressentiment : cette polémique à partir d'un clip n'apportera sans doute rien d'autre que du buzz (du vent ?) médiatique. Et si ça ne s'arrête pas à temps, tout ce brouhaha risque de mettre à mal le "rendement" de la tournée des Enfoirés et des retombées financières et commerciales qu'en attendent les Restos du Coeur. Où est le bénéfice et l'utilité d'une telle agitation ? ... sauf si c'est un subtil montage publicitaire et donc promotionnel !!! Mais j'ai un gros doute.
Il est certes plus facile de balancer un billet rageur sur un blog, puis de comptabiliser (fier de soi ?) les clics sur YT, les like sur FB, les demandes d'itw télé et les commentaires sur les forums... que de contribuer à combattre la pauvreté et la misère que provoquent le chômage et les dysfonctionnements de nos sociétés qui se shootent au fric et au cynisme (quand ce n'est pas à la violence).

******************
Juste un témoignage perso : ma femme et moi (65 et 60 ans) nous avons 3 enfants (35, 30 et 25 ans). En tant que parents, nous avons donc bénéficié de ces si fameuses "30 glorieuses", en accédant l'un et l'autre, malgré (ou grâce à ?) nos origines ouvrières, à la profession d'enseignant (1er degré) ; ce qui nous a autorisés, après 38 ans de carrière pour l'un, et 35 pour l'autre, un départ en retraite à 56 et 52 ans. Nos enfants, eux, ont traversé bon an mal an, les dernières décennies. L'aînée est enseignante en maternelle, la cadette est fleuriste (après un passage en fac via des études d'histoire de l'art ?!?!) et le benjamin est actuellement thésard en maths et chargé de cours à l'ENS Cachan.
A ce jour, aucun conflit intergénérationnel en vue dans la famille... Nous n'avons pas encore eu l'occasion de recueillir le point de vue de nos trentenaires d'enfants sur "l'affaire Goldman" et sa "chanson pourrie-réac"... Nous sommes impatients de savoir bien sûr. ;-)

*******************
En attendant de me faire traiter de privilégié ou de "ravi-de-la-crèche"par les docteurs es-injustices sociales du forum, j'ajoute trois pièces à mon dossier :

1- la nounou de notre aînée ayant dû stopper son activité professionnelle pour raisons de santé en cours d'année, nous babysittons le petit-fils depuis janvier jusqu'en juin, à raison de 4 jours sur 7 (évidemment gracieusement !)
2- nous passons le 5e jour dans une école du quartier pour y animer bénévolement des séquences lecture d'albums auprès de classes de maternelle et d'élémentaire.
3- enfin, je ne ferai qu'évoquer le fait d'avoir des parents âgés (92 et 85 ans d'un côté, 84 ans de l'autre). Cette seule évocation suffit, je pense, à faire comprendre que les obligations familiales et parentales existent en amont et en aval. Et pour longtemps encore.

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Il y a en gros 800 000 personnes qui naissent en France tous les ans.

Admettons que 100 000 n'arrivent pas à 60 ans (je fais large pour pas nuire à l'exercice).
Admettons qu'un tiers ne souhaite pas partir à la retraite à 60 ans.
800 000 - 100 00= 700 000 - 1/3= 433 333,33333 .

Arrondissons à 450 000.

Si on revenait à la retraite à 60 ans pour tous (avec 37,5 de cotisations) c'est au minimum, en prenant le nombre de 450 000 , 1,350 millions de gens entre 60 et 63 ans qui devraient être en retraite. De plus les 3/4 de ceux là sont au chômage !

Donc si on déduit les méfaits des réformes Fillon/Balladur le chômage est en baisse !

De plus le fait que les entreprises gardent leurs employés au delà de 60 ans a une incidence sur la masse salariale du fait que le pourcentage de plus hauts salaires (par fonction) augmente mathématiquement, bloquant également toute progression du pouvoir d'achat par le jeu des remplacements en interne des départs en retraite.

En France on préfère , financer le chômage plutôt que les retraites (le but que je soupçonne est d'imposer en accusant le système des retraites par répartition de ne pas être viable).

Or les retraités cotisent , les chômeurs non !

+ de retraités c'est + plus de cotisations, moins de chômeurs, c'est moins de chômeurs à indemniser et donc on peut transférer aux cotisations retraites la différence des cotisations chômage libérées par le remplacement de départs en retraites à 60 ans .

Reste ensuite ce système de trimestre à changer (perso je suis pour une retraite à points qui n'aurait qu'une condition, avoir le nombre de points pour pouvoir bénéficier d'une retraite équivalente au SMIC).
Je tiens à mettre en lumière l'excellente chronique de Didier Porte, EXCELLENTISSIME !

Et qui résume bien en fait le sujet.

Il y a le citoyen conscient de son rôle de citoyen et il y a les chiens de garde !
On evalue a 100 milliard pour la france et 150 milliard en UK par an, de taxe perdu a cause du systeme d'"optimisation" et d'evasion fiscale, qui se fait avec l'aval des etats depuis 30 ans .


Si on evalue la masse d'argent dans les paradis fiscaux, la pauvreté n'existe plus , rien qu'avec les interets .

Quand on mettra fin a ce systeme, tout cet argent voudra revenir dans le systeme, meme si on le taxe .


Il suffit de mettre fin au compte secret, et creer un espace financier sans possibilité d'evasion, poru que tout les problemes de dettes public et de service public soient resolu .




L'argent est la . , au peuple de se reveiller , au lieu de se laisser culpabiliser par des heritiers .
Assez hallucinant le point de vu des deux "vieux".


Le discour en essence:

Oui les jeunes sont plus pauvres, oui il y a un "degout des jeunes" (dixit) , mais par contre

"les parents sont heureux d'aider leur enfants " , "le temps de la jeunesse est plus long" , 'statistiquement la consomation est egale "

etc etc

Se caché derriere son petit doight, voila ce que ca m'inspire .

Un vieux politicien american a recement declaré avec tristesse : " we use to fight the poverty, now we are fighting the poors"
Plutôt que de longs discours, je préfère les statistiques et les nombres [à ne pas confondre avec les chiffres]...
Ayant une formation mathématique, je suis capable d'en faire ma propre synthèse (évitant ainsi des tentatives de manipulation).
Peu de nombres dans cette émission, si ce n'est la proportion des moins de 40 ans de nos députés... ce qui est peu significatif.
J'eusse préféré que Anne-Sophie mentionne l'âge médian (à ne pas confondre avec l'âge moyen) qui est beaucoup plus significatif sur la représentation du vieillissement de la Chambre des Députés et du Sénat
Il y a un grave problème que Bayou n'a probablement pas eu le temps d'expliquer,ce sont les énormes dettes contractée
s par les enfants sous forme de crédits cautionnés par leurs parents pour financer leurs études ,parents eux mêmes souvent très modestes. je connais des étudiants qui se retrouvent avec un crédit de 60 000 euros à l'âge de 20 ans avec une perspective d'emploi tout à fait aléatoire!
Faire le bien ne justifie pas de le faire mal .
Je propose quelque chose pour améliorer l'émission: quand une personne hurle (comme c'est visiblement le cas ici au vu de la réaction de Mme Attias-Donfut) réduire de manière très significative son micro afin de lui signifier que le ton employé c'est pas propice au débat.
A mon avis ce changement aurait un impact réel sur la qualité des débats où le temps de parole entre chacun souffre d'un manque cruel d'équilibre
Dans le cas présent M. Sterdyniak a pris une part très importante du temps de parole (et surtout de l'orientation du débat) M. Bayou était dans la réaction a ces propos quand à Mme Attias-Donfut son temps de parole (je serais curieux d'en avoir a durée totale) étais très faible malgré le travail de M. Schneidermann pour tenté de lui donné l'occasion d'exprimer son avis sur les questions posé.

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Ils font des chansons pour donner a bouffer aux gens qui n'y arrivent pas. Les internautes sont des cons qui cherchent la polémique a la moindre occasion pour se sentir exister.Si conflit de génération il y a, il se trouve ici.
bonjour
après avoir regardé toute l'émission je me pose deux questions :
d'ou avez vous sorti votre "representant des jeunes" ? ... cela confine à la caricature ... -:)
ce debat , ne serait pas un debat de "pays riche" , ce qui , malheureusement, ne serait plus le cas du notre ?
enfin petit message à DS : non vous n'avez pas une couleur quelconque ( rouge ou autre )
bon courage à toute l'equipe
cdlt
On parle de "problème de précarité" chez les "jeunes". Mais c'est du PIPO !!!!:

Déja il n'y a pas plus de chomage en réalité. C'est un effet déformé. On donne les chiffres de ceux qui TRAVAIL (ou qui son au chomage), tous les étudiants et lycéens de 18/25 ans sont pas en "emploie". Une grande partie étant en étude ne sont pas contabilisé dans les chiffres ASSEDIC. Donc ? Les "jeunes" qui sont sur le "marché du travail" sont pour une très grande majorité sous diplomé. Si on compare par catégorie de sous diplomé et de tranche d'age, on voit que les écarts entre les "jeunes" et le reste de la population est sensiblement le même. De plus il faut ajouté que bien évidemment un jeune n'a pas l'expérience et la formation d'un salarié de 40 ans ou même de 30 ans -----> Le "problème" de l'"emploie" des jeunes c'est du bidon, c'est juste pour faire passer des conneries de loi/réforme pour faire baissé les droits du salariat dit "jeune" et faire baissé les salaires (directes et indirectes) par toutes une ribambelle de mesures !!!!

J'ai aussi entendue je ne sais où que les jeunes auraient "moin de patrimoine" que les autres. Encore heureux ! J'espère avoir un peut plus de "patrimoine" dans 5 ans, et un peu plus encore dans 15 ans.

En conclusion: Cette "division" jeune/vieu ne sert que le capital et ces suppos. Faut arrêter de tomber de le piège. Daniel réinvite Friot, mais en face à face cette fois il expliquera tous cela bien mieux que moi....
C'est intéressant, Bayou se débrouille pas mal et il connaît bien les dossiers.
Attention à la notion du "trop d'impôts" ; il serait bon de préciser (et dans les enquêtes aussi) que le premier impôt, c'est la TVA, que perçoivent particulièrement les jeunes - on les piège ainsi dans une mentalité antifiscale dès l'adolescence et le premier argent de poche.
Pour réformer l'impôt, relisons Piketty (quand il était plus jeune ;-))
En tant que jeune (étudiant en bioinformatique de 21 ans qui dépend de ses parents) je me demande si ce conflit inter générationnel n'est pas simplement un aveuglement de part et d'autre et un manque de communication finalement. Le discours politico-journalistique décalé avec (de mon point de vue) une suspicion grandissante envers les jeunes. Les politiques qui fustigent les jeunes accusés d''être des feignants, des médias qui dépeignent les étudiants comme des je-m'en foutiste, des geeks montrés comme des asociaux, internet dépeint en zone de non droit. Le pire a été vu après l'attentat contre charlie hebdo la jeunesse est mise sous surveillance, il faut trouver ceux qui croient aux théories du complot, ceux qui perturbent la minute de silence...

Ma désillusion politique actuelle vient du fait que le discours des politiques est creux pour la jeunesse ou parait suréaliste. Quand j'entends Sarkozy qui veut 30% de profs en moins je me dis qu'il n'est pas allé voir à quoi ressemble nos lycées.

L'âge du mariage et du celui du premier enfant reculent. Pour l'âge du mariage peut être est ce simplement aussi que beaucoup de gens je le constate autour de moi sont en couple mais ne se marient pas et que le mariage vient plutôt avec l'enfant comme une seconde étape qui sert à consolider la cellule familiale pour l'enfant qui vient. Une "ringardisation" du mariage peut jouer. Cette vie de couple semble prendre deux temps le premier qui est celui de la galère et aussi d'une certaine liberté sans structure, puis un deuxième temps avec le mariage et les enfants où se reforme une cellule familiale plus traditionnelle avec ses règles et ses obligations pour les parents.

Je suis un peu d'accord avec certains commentaires le conflit intergénérationnel comme les dénonciations et les rejets vis à vis des gens issus de l'immigration ou des roms est en effet un très bon moyen d'éviter que ne se crée une lutte des classes ou une lutte oppressés et opprimés. Les pensées se dispersant les esprits étant détournés personne ne prête attention à la mâchoire de l'angle alpha (cf Frederic Lordon) qui se referme sur les travailleurs. Cel ne veut pas dire que tout travail soit une renonciation totale à nos envies, j'en ai eu récemment dans un stage en labo le parfait contre exemple.

Je suis régulièrement frappé par ces études montrant la génération de jeunes dite "Génération Y" comme adepte des petits boulots, des contrats courts, des stages comme si nous les choisissons ces contrats alors que c'est tout ce qu'on nous offre.

Peut être aussi que nous autres jeunes actuels oublions un peu qu'avant ce n'était pas que le plein emploi c'était parfois aussi des réalités moins joyeuses, mais le fait de bénéficier de la liberté sexuelle, de l'accès à la culture numérique et d'autres qui me paraissent acquis par ce que je les ai toujours connus ne remplacera jamais un accès plus facile à des emplois qui ne soient pas précaires pour les jeunes.
Entre Claudine Attias-Donfut et Henri Sterdyniak parlent super fort et empêchent les autres de parter et les grimaces de Julien Bayou qui surjoue le jeune, ça fait des invités qui ont des attitudes un peu pénibles. (Mais ça à l'air intéressant, je vais persevérer)
Comme si la ligne de séparation passait entre jeunes et vieux, et non entre exploiteurs et exploités.
Un débat pour fils de bourges.
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