102
Commentaires

Domination et non-dits

Commentaires préférés des abonnés


La vraie info du billet, c'est la vidéo : elle démontre la violence inouïe, la "sudaméricanisation" de la police française.

La vraie info c'est ça : l'utilisation par les dominants, et en réalité la privatisation, de la police, bras armé de la protect(...)

Approuvé 19 fois

N’avez-vous pas remarqué que toutes les éditions d’info, les émissions de débats ou de promotions, ne parlent depuis des semaines  que d’une seule et unique chose, l’épidémie au coronavirus, nous pouvons donc en déduire que nous sommes tous info(...)

Le dominant serait aussi un concept d'extrême-droite : les fachos, eux aussi, auraient leurs "dominants" (le lobby LGBT, les libéraux, les medias mainstream) 


Les fachos ont leur bouc-emissaires, le concept de "domination" va littéralement à l'en(...)

Derniers commentaires

Mais qu'est-ce qui lui arrive, à Daniel, ces temps-ci ? Il nous fait des remontées acides ? Devra-t-il remettre en question sa propre position dominante sur le site ? Je crains le pire…

En écoutant, grâce à cette chronique, Thomas Legrand, je n'entends pas du tout la même chose que Daniel Shneidermann qui se met à nous faire des commentaires à la manière de ses petites linguistes minaudeuses  nous expliquant ce qu'il faut lire et comment le comprendre...

Ce qui me semble sérieux, grave, et autrement plus important que d'évaluer Virginie Despentes, c'est bien la répression qu'ont subie les manifestantes de vendredi soir. Non seulement il s'agit d'une effroyable réponse à l'une de leurs revendications : avoir droit à la rue en sécurité, mais la concordance des répressions d'une violence inouïe quelque soient les manifestant(e)s : jeunes des banlieues, gilets jaunes, futurs retraités, pompiers, jeunes écolos, femmes, ...

Ce ne peut être du hasard ou des débordements, l'intention politique de terroriser les contestataires de tous poils, de tous âges, de toutes obédiences se confirme, se démontre clairement.

C'est pire encore que de la "sudaméricanisation", c'est me semble-t-il, de l'ultra-libéralisation appliquée.

Alors merci pour cette partie du billet, et surtout, restons sur les fondamentaux des dénonciations qui s'imposent. 

Merci Daniel, d'être le porte-voix de mes dernières colères féministes... Thomas Legrand (qui regrettait les MLF, si "raisonnables"... alors qu'à l'époque, on les traitait d'hystériques)... Beigbeider et consorts ! Mais qu'ils s'interrogent un peu avant d'ouvrir leurs grandes gueules sur des ondes... Et en effet, comment peut-on confier un micro à ces gens-là quand on est un.e patron.ne de radio ? Il est grand temps qu'on laisse la place à cette moitié de l'humanité que nous sommes, les femmes ! 

Mais bon, dans de nombreux pays, elles ont si peu droit à la parole... (le reportage d'Arte au Pakistan diffusé ce week-end m'a "littéralement poignardée"... ces pauvres femmes psychotiques souvent mais aussi devenues suite au rejet de leur famille ou de leur époux... complètement laissées à l'abandon dans une institution par leur "propriétaire"). 


Pourquoi cette agressivité à l'égard de Jérôme Garcin ? C'est aussi un écrivain . J'ai lu son livre sur les derniers mois de la vie de Gérard Philippe , c' est  tout  à fait intéressant . Il est normal qu'un écrivain soit membre du jury d'un prix littéraire .

Ce message a été supprimé suite à la suppression du compte de son auteur

Ils sont  arrivés  à virer la sociologie , l’anthropologie , l’épistémologie de tous les espaces médiatiques comme ils ont réussi à réduire  l’histoire des programmes éducatifs ! 


Étudier et comprendre  la société , les humains , leur histoire , l’ordre social , les connaissances , les mythes , les croyances , les interactions humaines ,  les rapports de pouvoir , les représentations sociales , les idéologies, les groupes, les phénomènes sociaux , les actions collectives , les processus en jeu dans une société humaine , la colonisation , l’esclavagisme , le nazisme , le stalinisme… Les faits sociaux   …. Terminé ! 


On va parler du PIB comme au programme de cinquième , comme ça ils peuvent  dire aux enfants de france que dans un pays riche , il n’y a ni  pauvres ni dominés, c’est l’insee qui le dit ! Et si par hasard l’enfant de 5ème à qui on s’adresse , ne mange pas à sa faim , ne part pas en vacances , voit ses parents galérer ou ne pas pouvoir l’aider à faire ses devoirs , on s’en fout , ça n’existe pas , arrête de te plaindre ! la faute à qui? la france à un gros PIB ! La preuve ? les chiffres  rien que les chiffres , comme l’insee dans ses calculs qui  considère que la moyenne en France du coût du loyer est  égale à 6 %  des revenus du foyer ou que 9 millions de personnes sous le seuil de pauvreté , c’est un détail ou une abstraction.


Et la France au gros PIB a aussi des grosses couilles   ,  quand ces représentants n’hésitent pas à revendiquer , la force et leurs pouvoirs pour casser des femmes , des racisés , des opposants ! Et si par hasard l’enfant de 5ème  a  un frère ou une sœur ou des parents qui se font  matraquer , insulter , palucher, tirer dessus par les fdo , ça n’existe pas dans un état de droit  , c’est juste une question de circonstance où que ta famille n'a  pas pris le bon chemin.


J’ai envie de dire à Legrand d’aller lire d((es recherches de  la pensée sociologique , de Marx à Weber  en passant par Bourdieu , Aron , Moscovici et Héritier ou les actuels  nombreux et surtout nombreuses  …

 

Et si lire ne lui suffit pas , qu’il expérimente l’accueil du pôle emploi , le frigo vide au 15 du mois , la charge mentale des parents pauvres , la maison sans chauffage , une garde à vue , une manif réprimée , la boite de sardine sur du pain au chantier , un patron qui te prend pour un esclave  , une agression sexuelle , un rapport non consenti et un loyer qui représente 40 à 60 % de ses revenus…


Et si l’observation participante ne lui suffit pas , qu’il s’empêche !


Mais voilà , un dominant ne s’empêche pas  , c’est le propre du dominant , ,  son capital symbolique , social , économique et culturel lui rappelle tous les jours que c’est lui le boss et que son éjaculation verbale est bénite ! 


La sociologie est aujourd’hui plus que jamais  un sport de combat !




Bon j'ai lu l'article de Daniel Schneidermann

et je n'avais pas vu la vidéo de Konbini News


et là trop c'est trop


et tout d'un coup je découvre le commentaire de Pierre Degoul

Je comprends les approbations, je vais y ajouter la mienne


je n'irai pas voter dimanche

qu'est ce qu'un simulacre de démocratie dans un pays où la police peut se comporter de cette façon


comment se fait-il que tous les policiers qui ont pris part à ces violences n'aient pas été mis à pied

comment se fait-il que Castaner soit encore ministre




Féru d'éthologie et observateur passionné je suis toujours ébahi d'entendre le terme "dominants" pour décrire ce type d'individus. De même lorsqu'on les désigne comme "élites". 

S'agirait-il là d'une caractéristique humaine de se choisir comme maître les quelques composants les moins utiles à sa survie, voir indéniablement causes principales de la disparition de ses habitats ?

DS, la soutane du nouveau clergé vous va bien.
Merci pour le petit cathechisme du jour.
Amen

Qu'entends-je au réveil : l'énumération des mains déchiquetées, des yeux crevés ou éborgnés...


Mon dieu, mon dieu, me dis-je, me voilà encore en manque de réalité, je délire matinal

on ne va pas accuser la Police des pires actions

elle dont on brandit l'exemple dans toute l'Europe


Point de délire, ce n'était que les propos rapportés d'une ONG, Acat, pour annoncer la création de forces de modération à l'avenir dans les cortèges


qu'en des termes choisis cela est dit, on va calmer la violence à la root, à la racine

et la root, c'est les manifestants

et la modération fera le tampon hygiénique entre (je ne conduirais pas plus loin l'image car le sang qui s'ensuit est difficilement explicable lorsqu'on se targue d'être Pays des Droits de l'homme et de la femme)


Et voilà que je tombe sur l'annonce d'une application sur le site de France Info

elle servirait à réunir les preuves des violences policières


Me voilà retombé dans le déni de réalité


La Macronie ne saurait accepter cela : remarquez que les preuves... plus il y en a, moins elles servent

Longtemps je me suis dominé devant des dominants. Parfois, à peine la "discussion" terminée, l'oesophage envoyait si vite un reflux gastrique :  pas le temps de dire : "Cela me gonfle trop !"


Vivre libéré des dominants cela coûte très cher mais c'est un choix assumé.


Bon, ...





Ce serait bien que Beigbeder et tout ceux qui lynchent Foresti, Haenel (en leur reprochant de lyncher Polanski  ,  comble de l'absurdité   !!!) se demandent pourquoi Polanski s'est réfugié en Suisse et ne veut plus aller aux Etats-Unis !! C'est lui qui ne veut pas être jugé! Qui est-il ( et sont - ils (elles) ) pour se mettre à la place de celles qui ont subi des violences sexuelles et qui en sont marquées à vie. Chronique ECOEURANTE comme il dit !

J'ai pas compris l'édito Daniel.

Vous comptez annoncer votre démission d'arrêts sur Images (et de vos autres participations dans d'autres journaux) pour laisser la place aux femmes ?


Je trouve tout à fait juste que soit critiquée (et moquée pour la détoxiciser autant que possible) l'importation maladroite dans le débat public du concept sociologique de "dominants" par une frange de la gauche en pleine dérive identitaire.


Ce n'est pas de gauche d'attaquer des gens sur la base de leur "race" et de leur genre et orientation sexuelle, et c'est exactement ce à quoi ce terme sert de nos jours, usé soit pour des individus sur cette seule base soit pour des groupes très larges comme un définissant absolu plutôt qu'une histoire de degrés prenant en compte l'intersectionnalité qui devrait être au cœur des réflexions sur la domination, dont la position sociale n'est certainement pas l'élément le moins déterminant, et qui justifie aussi de prendre en compte des douzaines d'autres critères avant d'assigner quelqu'un à l'intersection des ensembles les plus absolument favorisés.


Ici, dans ce studio il y a des dominants : une femme politique, des journalistes mainstream. Mais, ne vous y trompez pas, ces dominants sont autant de victimes potentielles : 3 femmes, dont une étrangère (belge, certes), une Française "de souches, pas très nettes", un catho pratiquant, un hypocondriaque et un dyslexique.une femme belge, un dyslexique, un hypocondriaque


Est à ce niveau un rappel tout à fait salutaire. Il n'existe pas (ou infiniment peu) d'individus absolument "dominants" si on considère l'ensemble de leurs caractéristiques et ensembles dont ils font partie, juste des personnes pouvant être assimilés à des degrés divers aux groupes sociologiquement dominants. C'est s'en rappeler qui sépare la réflexion sur les structures de domination d'un racisme.


Je trouve assez consternant que DS tombe une nouvelle fois dans le piège (exactement comme dans sa réponse à Polony) de confondre excès militants et analyse systémique, et le tout pour défendre l'usage inconsidéré d'un terme généralement contre-productif politiquement. 


Expliquer aux gens qu'ils seraient "dominants" au lieu d'insister sur en quoi ils sont à des degrés divers dominés c'est exactement la pire application possible de l'étude des systèmes de domination. Une qui ne fait que faire prendre conscience aux plus avantagés qu'ils ont des privilèges menacés à défendre, tandis que d'autres se sentent insultés d'être assimilés à des oppresseurs alors qu'être qualifié de dominants contredit leurs expériences vécues,  réduisant la solidarité entre l'immense majorité des gens qui pourraient reconnaître les dominations qu'ils subissent (et à partir de là, en y réfléchissant, que des éléments d'autres groupes en subissent plus). 

Bonjour,


Je ne comprends pas votre prise de position. Qui, à gauche, "[attaque] des gens sur la base de leur "race" et de leur genre et orientation sexuelle" ? (je veux bien des exemples avérés).


Une des difficultés du concept de domination, c'est qu'à l'inverse de celui de pouvoir, elle n'est jamais visible dans l'interaction de face-à-face. Tout au plus permet-elle de comprendre une interaction donnée comme un signe des structures dans lesquelles les individus s'insèrent.


Cette difficulté entraîne la capacité, pour Thomas Legrand (qui est objectivement du bon côté de la domination, dois-je faire la liste de ses attributs le prouvant ?), d'en plaisanter avec pour seul objectif (partiellement inconscient, peut-être) d'en dénier l'existence. Mais le plus rigolo dans tout cela, c'est qu'une telle plaisanterie, venant d'un représentant (objectif) des dominants, fait très exactement partie de la domination, elle n'en est qu'un visage ! 


Si la plaisanterie venait d'un dominé, on pourrait peut-être l'interpréter autrement… Quoique… un autre visage de la domination est justement l'acceptation sans filtre des normes dominantes (parmi lesquelles on trouve… la négation de l'idée de domination, justement). On appelle aussi ça "violence symbolique" (selon Bourdieu, cf. La Reproduction).


C'est relativement inextricable, ce qui d'ailleurs sert directement la domination.


Alors de grâce, n'ajoutez pas à la confusion :)


Bonne journée.

C'est pourtant assez simple à comprendre.


L'usage de "dominant(s)" comme d'un qualificatif absolu me semble contre-productif dans le débat public, si pertinente l'analyse des systèmes de domination puisse t'elle être sociologiquement, donc je trouve légitime que cet usage soit critiqué plutôt que défendu (critique à quoi j'assimile de dire que des personnes peuvent être à la fois des dominants et des victimes/dominés en fonction d'autres caractéristiques, ou même le blasphème à (Bour)dieu consistant à s'en moquer).


DS semble lui assimiler cette formule de Thomas Legrand à "tenter de  disqualifier [le concept de domination]" ce qui me semble d'autant plus absurde vu qu'il reconnait lui même ailleurs "Vu à l'échelle de l'individu, c'est d'ailleurs toujours plus compliqué, et il y a dans chaque individu du dominant et du dominé" (chronique sur Polony).


Enfin c'est une question de verre à moitié plein ou à moitié vide. DS va reconnaître cette complexité comme précaution sémantique avant d'assigner tout de même une personne à l'identifiant "dominant". Legrand fait le mouvement inverse, assignant pour ensuite souligner la faible pertinence de cette assignation à l'échelle individuelle.


Après on peut voir cette manière d'individualiser les choses comme une tactique éternelle de droite, mais ça me semble justement tomber dans son piège de confondre l'usage de ce terme pour marquer des individus avec la reconnaissance de mécanismes de domination (et d'en arriver à le défendre). 


Mais personnellement j'aurais tendance à m'interroger encore plus sur la performativité de ce qualificatif, fut-il appliqué à des groupes, que sa pertinence individuelle.  J'ai l'impression qu'il favorise plus la résistance de ceux qui se voient qualifier de dominants que leur adhésion à l'idée que leur propre domination serait une mauvaise chose. A l'inverse précisément d'insister sur des mécanismes que tout le monde subit à des degrés divers et de pousser les gens à s'identifier en premier lieu au groupe "dominés" avant de réfléchir à qui pourrait l'être d'avantage qu'eux mêmes.


De manière amusante, je cherchais des exemples, et ce qu'on trouve en immense majorité (une fois éliminés le nombre énorme d'usages du terme dominant sans rapport avec ce débat, c'est un des termes les plus chiants à chercher) c'est, quasiment chaque fois qu'il est employé sur les réseaux, des gens soit exprimant leur ras-le-bol face à cette catégorisation à la louche, soit se défendant d'en être (et avec des arguments finalement très intersectionnels, évoquer que telle ou telle caractéristique les éloigne des "vrais" dominants, "oui je suis un homme blanc mais aussi un fils d'ouvrier", tout ça).  Et en source suivante d'occurrences des gens qui s'auto-qualifient de dominants pour dire en résumé "je le suis mais je vous emmerde".  Viennent ensuite les catégorisations entrainant ces réactions (comme je disais quasi uniquement basées sur des critères de "race" et genre/orientation, typiquement des associations de "blanc" ou "male" ou parfois "hétéro" ou "cis" et "dominant" tout en attribuant à des groupes aussi larges des pensées et tendances collectives). Faut vraiment chercher l'exception confirmant la règle pour trouver un usage de ce terme dans le débat public relevant d'une bonne sociologie.


Pour adopter un langage bourdieusien, on pourrait même se demander si la popularisation de cette notion mal importée ne contribue pas à renforcer l'habitus, l'idée qu'il va de soi que certains groupes soient dominants, qui, vue la taille de ceux régulièrement associés à ce concept, peut être vue comme découlant naturellement du fait qu'ils sont largement majoritaires. 

Bour(dieu) est une référence ) à bourdivin qui est une attaque ad hominem contre le sociologue (ou un anathème pour parler le langage de Bourdieu). Et si vous vous contentiez de critiquer le fond? Quand à votre réflexion sur le découlement "naturel" d'un fait "majoritaire" cela tends à montrer que vous ne l'avez pas lu et/ou pas compris. En effet vous naturalisez ainsi les faits sociaux (chose interdite en sociologie, a moins d'en apporter la preuve scientifique, si vous l'avez n'hésitez pas) quand à la notion de majorité, la bourgeoisie et les agents (au sens de Bourdieu, donc un individu peut-être différents agents dans différents champs) du champ du pourvoir numériquemement majoritaire? Sérieusement? Non majoritairement visibles, ce qui est un signe de... DOMINATION! D'ailleurs personne ne se sert du concept de dominant comme quelquechose d'absolu, Daniel le dit à longeure de chroniques et en sociologie c'est un concept relationnel. Et pour évaluer les relations de dominations relatives il faut se servir de la conceptualisation de l'espace social en 4 dimensions tel que proposer dans la distinction et si vous saviez vous en servir vous ne tiendrez pas ce genre de propos. Vous caricaturez vous adversaires ce qui est un sophisme de l'homme de paille.

Nos commentaire se sont croisés mais se renforcent visiblement...  ;-)

Oui, mais vous êtes beaucoup plus claire que moi dans votre démonstration :)

Vous démontrez pour moi en quoi il est bon que tout le monde soit moqué à l'occasion, personne n'est sacré, qu'untel crie à "l'anathème" ou pas, clairement votre idole n'a pas due être assez être remise à sa place de simple mortel pour que vous en soyez encore à vous offusquer tel un fanboy d'un (certes très paresseux) jeu de mots (fait mille fois en plus comme vous me le rappelez) et précédé d'un "même" qui me semblait indiquer ce "à l'occasion" / au pire. Enfin, j'ai vu des manières plus convaincantes de ne pas accréditer l'idée d'un culte que de s'outrager d'un blasphème. :)


Sinon je ne parlais pas de l'usage de dominants par des intellectuels ayant un vocabulaire tels que le votre (les rendant doublement non dangereux, du fait qu'outre qu'ils disent a priori moins de conneries peu doivent les lire, et en particulier ceux ayant votre art de faire des paragraphes) mais comme d'un qualifiant/définissant absolu (ex : "les xxx sont des dominants", "vous parlez ainsi car vous faites partie des dominants", etc..) dans le débat public (globalement d'un niveau assez bas) tel qu'il existe sur internet (ou parfois dans des débats médiatisés grand public, des articles trouvant chic d'employer un vocabulaire qui fait genre "j'ai lu des trucs", éventuellement des tracts/communications de groupes politiques, etc..). 


La question que je posais n'était pas l'intérêt de ces concepts pour la sociologie, que je n'ai jamais rien eu contre reconnaitre, mais l'efficacité de leur mauvaise vulgarisation (consistant précisément à ne pas en parler comme d'un concept relationnel ou relatif, mais d'assigner l'identité "dominants" pour disqualifier des personnes/groupes/points de vue) pour ce qui est de lutter contre les systèmes de domination. Qui est ce qui explique, à mon avis, que des gens parodient régulièrement cette assignation (après est elle justifiée dans le cas particulier évoqué ici ? c'est possible, mais pas mon sujet, et si elle l'était ça illustre comment l'anathème "dominant" peut facilement être exploité par ceux qui le sont pour se victimiser). 


C'est en terme de psychologie (ou psychologie sociale), et de communication politique/militante que je trouve cet usage problématique / pouvant aboutir à l'effet inverse (conscientiser des gens à l'intérêt de maintenir leur propre domination, ou même pousser des gens n'étant que très relativement dominants à soutenir des idéologies HE, après avoir été poussés à s'identifier à des détenteurs du pouvoir).

 

Je ne pense donc pas qu'on puisse se comprendre puisque vous me répondez théorie sociologique et usage bien compris de ses concepts, et pas effets que peuvent avoir leur évocation maladroite.

Et donc vous répondez à côté parce-que vous ne saisiez pas la critique que je vous fait, et vous repartez sur des attaques adhominem avec le "fan boy" (ultime stratagème de Schopenhauer) tenter d'énerver l'adversaire pour l'emporter rhétoriquement. Vous répondez là où vous pouvez paraitre pertinent pour un néophyte en vous faisant passer pour plus proche des gens et de la vulgarisation (au passage bel usage de vos connaissance en psychologie, ou en psychologie sociale). Vous répondez à ce commentaire et pas à celui où j'explique en quoi leur intervention est nuisible pour le grand publique car cela vous empéchèrerais de vous servir de ce genre de méthodes. Bref je penses que vous cherchez plus à convaincre qu'as démontrer, comme je viens de le démontrer. Quand aux usages "maladroits" des concepts, j'aimerais que vous me donniez une citation précise puis que vous démontriez en quoi l'intervention sur le plateau est salutaire par rapport à cet usage.

Désolé je ne suis pas au service du besoin que vous semblez avoir de "démontrer" ou "avoir démontré" des choses.


Personnellement je parle sur un forum où j'écris ce qu'il me semble intéressant (ou même à l'occasion amusant) d'écrire, exprimant mes convictions ou réflexions telles qu'elles viennent, et répondant aux messages qui me font réagir comme je l'entend (parfois aussi, je clique juste j'approuve, ou ni l'un ni l'autre, je ne vais pas répondre à tout, j'ai même pas encore répondu à celui de Prométhée). 


Cherchant à convaincre ? Bof, je crois assez peu à l'efficacité du discours d'une seule personne dans un tel cadre pour cela ; arriver à faire réfléchir des gens serait déjà beaucoup, à eux de voir quelles convictions ils se forgent ou pas, après avoir idéalement écouté les arguments d'autant de monde que possible et considéré/mené leurs propres expériences.

 

Pour ce qui est d'en quoi c'est salutaire de voir certaines notions relativisées ou critiquées ou parfois certaines tendances parodiées, ça peut y contribuer (dans un sens ou dans d'autres, si dans ce cas précis cela contribue à renforcer les convictions de gens y voyant un mécanisme de défense de dominants tant mieux, perso même si c'était le cas je trouverais plus intéressant de s'interroger sur ce qui le rend efficace, vu qu'ils ne vont pas cesser d'avoir la parole, de toutes manières). 


C'est un avis, je ne vois pas ce qu'il y a à démontrer là dessus.  Je laisse très volontiers cette prétention aux professionnels (idéalement de sciences assez dures pour que cela soit plus que cela),  s'exprimant dans des cadres et devant des auditoires adaptés à juger de la rigueur de leur méthodologie. 

Compris, malgrès votre psedo emprunter à un philosophe vous êtes un vulgaire sophiste, et je ne perds plus mon temps à vous lire.

Carnéade disait de la vérité "on ne peut la connaitre" mais plutôt que sur le doute universel que défendait son maître Arcélisas il s'appuyait davantage sur les probabilités et les apparences de vérité qui doivent décider dans la conduite de la vie. Il permettait même au sage d'opiner en quelques rencontres, pourvu qu'il ne la prononçât jamais. En tout, il semblerait que le doute de Carnéade était une sorte de jeu d'esprit, et qu'il avait fort bien compris que c'était un puissant moyen d'attaque; mais rien de plus. (…)


A Rome Carnéade prononça deux harangues, l'une pour la justice, l'autre contre la justice. Le vieux Caton s'alarma de la présence de ces habiles parleurs, à ses yeux des Sophistes, qui venaient faire germer avant le temps, parmi une nation jeune et sincère, la philosophie d'un peuple vieilli.

« Donnons-leur réponse au plus tôt, représenta-t-il, et les renvoyons chez
eux; ce sont des gens qui persuadent tout ce qu'ils veulent, et l'on
ne saurait démêler la vérité à travers leurs arguments. » (Voy. Pline, liv. VII, ch. 30).

Tout le monde est criticable, Bourdieu compris. Mais le critiquer nécessite de le comprendre. Et oui on ne peut critiquer que scientifiquement une analyse scientifique, donc quand vous faite des appels au débat publique vous êtes hors sujet et vous démontrez votre ignorance ou votre mauvaise foi.

critique à quoi j'assimile de dire que des personnes peuvent être à la fois des dominants et des victimes/dominés en fonction d'autres caractéristiques


Mouais, ben rien de nouveau sous le soleil en fait... Bourdieu parle bien des différents "champs" dans lesquels sont insérés tous les inidvidus et qu'il est rare qu'une même personne occupe la même place (de dominant ou dominé) dans tous ces champs (à part peut-être la jeune femme noire, trans, pauvre, analphabète, sans emploi, musulmane, handicapée et de gauche, mais elle l'a bien cherché quand même ! ^^).



Faut vraiment chercher l'exception confirmant la règle pour trouver un usage de ce terme dans le débat public relevant d'une bonne sociologie.


Ce qui est le cas de tous les termes sociologiques en fait, sociologie et journalisme/bavardage ne faisant jamais bon ménage...



on pourrait même se demander si la popularisation de cette notion mal importée ne contribue pas à renforcer l'habitus, l'idée qu'il va de soi que certains groupes soient dominants, qui, vue la taille de ceux régulièrement associés à ce concept, peut être vue comme découlant naturellement du fait qu'ils sont largement majoritaires.


Le vieux mâle blanc riche hétéro majoritaire ?!? Euh... Comment dire...


En fait, l'objectif politique d'utiliser ce langage sociologique n'est justement pas en direction des dominants, mais des dominés, afin de lever le voile de la violence symbolique qui rend la domination "normale", banale et "naturelle". Pas étonnant donc que plus on est dominant, moins on s'en rend compte et/ou plus on en combat le dévoilement. L'objectif n'est donc absolument pas de convaincre les dominants d'abandonner leur domination (ça ne se ferait jamais qu'à la marge), mais plutôt d'inviter les dominés à s'en rendre compte, se rassembler et agir en conséquence. "Faire classe" en somme, comme disait le vieil Allemand barbu...

Le vieux mâle blanc riche hétéro majoritaire ?!? Euh... Comment dire...


Pour faire court les blancs sont majoritaires en France, les hétéros sont de manière écrasante majoritaires, les hommes presque, la richesse ou le capital social c'est relatif, et la vieillesse aussi (et les vieux pas loin d'être majoritaires). 


A l'arrivée il n'y aurait aucune raison de s'inquiéter de la réception de l'usage de ce terme pour l'intersection de ces groupes (surtout si c'est en considérant le sous groupe le plus avantagé pour ce qui est de la richesse ou du capital social), il me semble qu'il peut y en avoir une pour un usage moins délimité. 


A partir du moment où l'une s'identifiera comme dominante car blanche, l'autre car homme, le troisième car vaguement bourgeois, le quatrième car reconnu socialement, etc...  je ne vois pas comment ils pourraient "faire classe". D'où la nécessité de très bien cadrer l'usage de ce terme (ne pas l'utiliser sans clairement identifier soit la sphère où il s'applique, soit l'intersection précise qui permettrait de parler d'un groupe dominant à l'échelle de la société).  

Je pense au contraire que le fait que personne ne peut s'identifier comme appartenant à l'intersection haute de tous ces champs, qui constitue ce que certains appellent les "premiers de cordée", peut contribuer à rassembler des gens qui ne se reconnaissent par ailleurs aucune espèce de proximité.


Dit autrement, un jeune homme noir et pauvre peut soudain se rendre compte qu'il est plus proche d'une vieille femme lesbienne de bonne famille qu'il ne le soupçonnait. Car tous deux ont au moins en commun d'être très éloignés du vieux mâle blanc riche et hétéro qui est le vrai dominant.

Avoir en ligne de mire ce premier de cordée bien identifié peut donc créer ou consolider des solidarités inespérées ou balbutiantes.


Bref, je pense que ce concept de dominant est opératoire scientifiquement (sociologiquement) mais également politiquement.

D'ailleurs, la bourgeoisie de l'Ancien Régime ne s'est-elle pas alliée au Tiers-État contre les dominants de l'époque alors qu'elle partageait presque tous ses attributs de domination (elle faisait jeu égal dans presque tous les champs pour parler comme Bourdieu) ?

Je suis d'accord que la même notion peut rassembler dans le bon sens plutôt que diviser, j'ai juste le sentiment qu'elle peut avoir l'effet inverse selon comment on la manie. Enfin il y a parler de domination pour évoquer la similarité des expériences entre les dominés (à degrés et dans des sphères diverses) qui constituent le gros de la population et mécanismes en œuvre, et il y a parler de dominants pour exclure des personnes ou groupes de cette expérience commune (ce qui peut être justifié si on évoque une sphère particulière, les hommes évidemment n'ont pas la même expérience de la domination masculine que les femmes, etc.. mais devient dangereux si cette précision n'est pas faite et que les gens se pensent assimilés aux premiers de cordée ou se découvrent des intérêts communs avec eux). 


A part ça ça me semble un peu étrange de séparer la bourgeoisie de l'ancien régime du tiers état à laquelle elle était complètement identifiée (enfin y avait il vraiment une conscience de classe chez ses représentants désignés comme ceux du peuple ?). Puis même s'il y en avait une leurs intérêts étaient de touts manières peu divergents au début de la révolution, pour ce qui est d'évincer la noblesse qui avait fait obstacle à toutes les réformes visant à diminuer son train de vie (et le clergé celles visant à le taxer) avec pour conséquence que l'ensemble comprenant bourgeoisie et prolétariat payait pour tout le monde (manquerait plus que la bourgeoisie s'allie avec ceux qui la taxent quoi :). Enfin pas grand monde à l'époque ne devait poser l'équivalence bourgeoisie = noblesse alors que l'impureté du sang les séparait, ni la bourgeoisie comme un seul ensemble alors qu'elle était divisée en une myriade de corporations de rang divers. L'identification d'un ensemble bourgeois aux intérêts divergents du peuple (plutôt que juste détester tel profiteur ou telle corporation) ça me semble être venu au cours de la révolution du coté des Hébertistes, Babouvistes,  etc.. et en réaction fait réaliser à la bourgeoisie qu'il était peut être temps de la saborder avant qu'elle aille plus loin. 



Enfin pas grand monde à l'époque ne devait poser l'équivalence bourgeoisie = noblesse alors que l'impureté du sang les séparait


Disons qu'une partie de la grande bourgeoisie avait réussi par son pouvoir économique à littéralement s'acheter un nom (noblesse de robe, mariages d'intérêt avec des familles nobles désargentées, etc.). Ce qui rendait de plus en plus poreuses les frontières sociales entre ces deux groupes sociaux.


Plus largement, la grande bourgeoisie, la petite bourgeoisie urbaine et la paysannerie (ainsi que le proto-prolétariat à peine naissant) avaient objectivement des intérêts divergents, sauf quand il s'est agi de mettre fin aux privilèges de la noblesse et du clergé.

Je reconnais qu'il est difficile d'en faire une loi d'airain, mais cette capacité à désigner le(s) dominant(s) ultimes comme ennemi(s) à abattre peut parfois fonctionner.

D'ailleurs les dominants n'abandonnent pas d'eux mêmes la dominations, encore une fois si vous aviez compris l'oeuvre de bourdieu vous le sauriez. Relisez donc la reproduction. Si vous y tenez je peux aller vous rechercher le passage sur l'acceptation toujours limiter par les dominants des critiques allant contre eux.

Oué, mais si on prends en compte la structure des sociétés modernes (cf La distinction, La noblesse d'état, La domination masculine et Ce que parler veut dire) on se rends compte que les intervenants sur le plateau sont des dominants des institutions clées (qu'ils appartiennent donc tous au champ du pouvoir au sens de Bourdieu). On observe aussi qu'ils parlent à un large publique, si on se souviens que dans la partie 1 de Ce que parler veut dire : l'économie des échanges linguistiques le sociologue définit l'efficacité discours politiques comme suit: "On ne comprendrait pas complètement l'efficacité symbolique des langages politiques ou religieux si on la réduisait à l'effet des malentendus qui portent des individus en tout opposé à se reconnaître dans le même message. Les discours savants peuvent tenir leur efficacité de la correspondance cachée entre la structure de l'espace social dans lequel ils sont produits, champ politique, champ religieux, champ artistique ou champ philosophique, et la structure du champs des classes sociales dans laquelle les récepteurs sont situés et par rapport à laquelle ils interprètent le message. L'homologie entre les oppositions constitutives des champs spécialisés et le champ des classes sociales est au principe d'une amphibologie essentielle qui se voit particulièrement lorsque, en se diffusant hors du champ restreint, les discours ésotériques subissent une sorte d'universalisation automatique, cessant d'être seulement des propos de dominants ou de dominés au sein d'un champ spécifique pour devenir des propos valables pour tous les dominants ou tous les dominés".

Donc en gros il est normal que vous compreniez cela pendant que la plus part des destinataires du discours se voient conforter dans l'oppinion que le concept de domination est nul et non avenu. De plus en mettant toutes les dominations au même niveau, ces gens dévoient le concept de domination et masquent leur pouvoir (et ainsi le redoublent en le légitiment) en se cachant derrière des effets de domination plus faibles.

Quand aux militants "identitaires" je les connais pas, je n'ai pas d'avis, j'me contente de juger le discours dont on parle à l'aune de ses propriétés sociologiquement pertinentes.

Les Cahiers du cinéma vont être rachetés par des milliardaires et des producteurs, mais heureusement une journaliste des inrocks se bat courageusement contre la culture du viol du patriarcat systémique. Je conseille la lecture de la réponse des femmes critiques des Cahiers qui est de toute beauté, même si pas très libéral-de-gauche-compatible.


Sinon j'ai tapé "gilets jaunes garde à vue" dans le moteur de recherche de Kombini pour voir si les innombrabres femmes prolos provinciales arrêtées par le gouvernement Macron avaient été interviewées par ce média de gauche ; tout comme les trois parisiennes citées dans l'article. J'ai trouvé ceci :


- Facebook nourrit-il le complotisme ?

- Les gilets jaunes ont-ils enfin trouvé leur hymne rap ?
- Quand la mode s'empare du vêtement utilitaire

L'acte de contrition est un instrument éprouvé au service des dominants. L'église catholique, lors de ses grandes époques,  en faisait un usage aussi efficace qu'abondant.


Jétôme Garcin le redécouvre à son profit, comme son compère Beigbeder se dépêtrant  ainsi de son vaseux bourbier à France Inter. 


Mais un dominant contrit reste un dominant. Même s'il peut aimer aussi, à l'occasion, d'être dominé. Le jeu de la domination a ses exquises perversions.


La différence, c'est que si les dominants peuvent jouer aux dominés, à l'aide par exemple de la très fine ironie de Thomas Legrand, le vrai dominé, lui, n'a pas le choix. 


Gilet Jaune ou féministe dans un commissariat, il ne lui est pas donné de finasser comme l'excellent Legrand:. Aucune ambigüité pour lui ( elle): dominé il se sait, il se sent, il l'est et ne peut donc que protester. 


Et puis, entre dominants, on sait se causer.  Je ne résiste pas à vous citer intégralement Laurence Bloch, la patronne de France Inter s'exprimant à propos de Beigbeder: "“Il a fait une chronique merdique, c’était la quinzième, il ne bossait pas ; il est parti d’un commun accord et d’un coup, il nous explique dans un livre que l’humour est dévastateur pour la démocratie. Mais mec, pourquoi t’as pas démissionné avant ? Ça aurait eu plus de gueule. C’est dommage, c’est un mec extraordinairement cultivé, intelligent, mais il ne bosse pas“,


De dominant à dominant, on se parle comme ça, mec !  C'est clair, non ?


Donc je résume: sur le plateau ils pensent que le concept de domination est nul et non avenu... Donc ils sont tous sociologues pour avoir un avis. Ils on lu Bourdieu et grâce à leur dons exceptionnels ils sont parvenu à dépasser sa méthodologie et son analyse conceptuelle pour démontrer qu'il s'était tromper? Ou alors peut-être qu'il montrer qu'il s'était fourvoyer, qu'il fallait revenir à Weber (qui lui est un vrai libéral), qu'ils l'ont lu en allemand et qu'ils ont montrer que son oeuvre est plus scientifique sans le concept de domination? Enfaite ça devrait être autant la honte de tenir ce genre de propos que d'être platiste, et le fait qu'ils ne le saisissent pas instantanément ne fait que démontrer l'étendue de leur ignorance. 

C'est pas Todd qui parlais de crétinisation des élites? Un jour on se retournera sur notre époque et elle semblera surréaliste, les enfants à l'école comprendront pas comment ce qui as écrit dans leur manuel as pu être dit par des adultes sobres et comment d'autres adultes ont pu les écouter.

Le dominant serait aussi un concept d'extrême-droite : les fachos, eux aussi, auraient leurs "dominants" (le lobby LGBT, les libéraux, les medias mainstream) 


Les fachos ont leur bouc-emissaires, le concept de "domination" va littéralement à l'encontre de leur mode de pensée. Je m'explique.


Les fachos utilisent bien un vocabulaire de victimisation. Mais quand les fachos présentent un groupe (juif, lgbt, communistes) comme excessivement puissant, c'est toujours pour dire que ce n'est pas normal, que ce n'est que par triche/complot/magouilles en tout genre que ce groupe est plus puissant que qu'il devrait être. Bref, dans leur vision de la victimisation, ils se plaignent que les faibles (juif, lgbt, communistes) aient plus de pouvoir que les forts (eux-même). Ils ont la vision d'un ordre naturel "perturbé". Ils ne voient pas les juifs, lbgt, communistes comme des dominants mais comme des usurpateurs ou des envahisseurs (s'ils sont étrangers et/ou musulmans).


Au contraire, toute la pensée de gauche s'articule sur une critique systématique: le concept de domination est là pour rappeller que le problème, ce sont les structures de domination, pas les individus qui occupent actuellement les postes au pouvoir et qui sont remplaçables (Macron, etc).










Vous êtes au courant qu'une épidémie est sur le point de faire des milliers de morts en France ?


Que contre toute vraisemblance notre pays n'a encore pris aucune mesure de restriction de mouvement sérieuse ? 


Que contre toute vraisemblance il compte tenir des élections ce dimanche ? Que sa réponse a cette épidémie c'est de conseiller aux gens d'amener leur propre stylo pour voter ?


Notre système de santé est déjà au bord de l'effondrement en temps normal. Il va y avoir un afflux de milliers de malades graves dans les jours qui viennent. Les hôpitaux vont être complètement débordés. 


On manque de personnel, de matériel, de tout. Il y'a déjà quelques jours les médecins avertissaient Macron. NOUS NE SOMMES PAS PRÊTS. Nous en sommes a 1600 cas. A ce stade l'Italie, la Chine et la Corée du Sud avaient déjà pris des mesures énergiques depuis longtemps.


Le gouvernement enfoui sa tête dans le sable et nous prépare une catastrophe humanitaire majeur.


OSEF de me too là.

A titre principal , il me semble que " toute classe qui aspire à la domination doit conquérir d'abord le pouvoir pour représenter, à son tour, son intérêt propre,  comme  étant l'intérêt général. "


A titre accessoire, une petite fable :

" C'est Jésus qui fit sortir Lazare du tombeau

" Garcin  se  sort  lui-même  du  Renaudot 

"Moralité :

" Garcin Lazare


( peut-être, une possible  atteinte du corona-virus )

Vivement qu'il quitte aussi Le Masque et la Plume, quell porc (et encore, je n'aime pas cette comparaison, les porcs étant bien plus doux) ! 2 articles affligeants :


https://www.mediapart.fr/journal/france/020220/sexisme-et-misogynie-plongee-dans-le-masque-et-la-plume-l-emission-phare-de-france-inter?onglet=full


https://www.acrimed.org/Claude-Askolovitch-a-propos-du-Masque-et-la-plume

aujourd'hui, étant d'une humeur particulièrement optimiste ( quoi que ... ) je décide de voir le bon coté des choses ! 


Concernant les 3 jeunes filles qui ont subi la garde à vue ce week end; elles ont été ( tout comme bon nombre de gilets jaunes durant l'année précédente ) confrontées à la triste réalité des violences policières physiques et psychologiques.


Alors que jusqu'à présent, comme tout un chacun, elle les regardaient ça à la télé, en se disant certainement que "ces jeunes sauvageons de banlieue, l'ont certainement bien cherchés ! "; elles goûtes aujourd'hui aux joies de ce traitement


Le français ( la française ) lambda se retrouve traité(e) comme un moins que rien, brutalisé, estropié, insulté....etc... quand il décide de demander à vivre dignement, à avoir une retraite décente, à être traitée avec égalité et respect dans sa vie quotidienne .


Voilà, c'est enfin un  traitement égalitaire du citoyen, et de la citoyenne  ! 


Je pense que j'ai bien fait d'ajouter (quoi que ) à mon élan d'optimisme matinal... non ?



La vraie info du billet, c'est la vidéo : elle démontre la violence inouïe, la "sudaméricanisation" de la police française.

La vraie info c'est ça : l'utilisation par les dominants, et en réalité la privatisation, de la police, bras armé de la protection de leur monde fait de privilèges, de prébendes et de mépris.


L'autre vraie info, c'est effectivement le non-dit. 

L'explication est évidente : il n'y a rien à dire pour les média mainstream. Là, il n'y a pas les commodes Black-bloks. Il n'y a aucune violence de Gilets jaunes.

Il n'y a qu'à constater les exactions de la police, bras armé d'un pouvoir autoritaire qui n'a plus qu'elle pour assoir sa légitimité.


Cesbron a écrit : "le métier de policier comme celui de soldat est dangereux pour l'âme car le devoir s'y concilie avec les mauvais instincts". 

Aujourd'hui, ces brutes ne concilient rien du tout. Ils frappent des femmes, ils se défoulent, ils insultent, ils humilient.

Mais comment peuvent-il ensuite prendre leurs gamines dans les bras ? Embrasser leurs femmes ?

Ce message a été supprimé suite à la suppression du compte de son auteur

Chaque jour, on pourra être sûr que le soleil se lèvera et que Thomas Legrand expliquera aux dominé.e.s qu'il.elle.s se trompent sur la manière de mener leurs luttes.

Ba la prose de Legrand c’est juste un vieux « on est dominants et on vous emmerde, na ! »


Il paraît que c’est à la mode le bon vieux « z’avez qu’à venir me chercher ! »

Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.