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Décroissance ? "Oui, il faut arrêter Amazon !"

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Mais Daniel, surveillez-vous ! Mais enfin, c'est insupportable, cette façon de couper systématiquement l'ingénieur du plateau, de lui parler comme à un petit garçon et de lui envoyer des piques qui donnent constamment l'impression qu'il vous insuppor(...)

Alors...là j'en reste bouche bée. Pas UNE SEULE fois dans l'émission on a dit qui devait décroître en priorité ? Pas une seule fois a été prononcé le mot égalité. Les hauts revenus consomment 10 fois plus que les revenus les plus pauvres, les milliar(...)

Le comportement de DS envers vincent liegey m a laissé sans voix. Quelle agressivité !  Cela m a rendu le débat désagréable.

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Le débat soulève des questions intéressantes. J'ai apprécié la franchise des discourd et, contrairement à d'autres spectateurs, j'ai apprécié les recentrages - parfois violent c'est vrai - de DS, puisque cela évite de se perdre dans des abstractions qui ne répondent à rien (dans le cadre de ce type d'émission où on n'a pas assez de temps de tout développer)


En revanche, j'ai trouvé la fin extrêmement médiocre. Les invités n'ayant pas le bagage pour parler d'énergie correctement, cela ressemblait davantage à une conversation de comptoir bien décevante.

Une émission entière sur ce sujet pourtant ô combien important, sans même aborder une seule fois le vrai coeur du problème (que quasi personne n'évoque jamais) : l'accroissement continu et avec une vélocité bien trop élevée depuis un siècle de la population mondiale.


Chaque phrase énoncée ici à propos de la décroissance est incomplète, il faut ajouter : "(virgule), pour pouvoir continuer d'être 7 milliards sur terre aujourd'hui, 8 milliards demain et 9 milliards après-demain".


Bref, vu que cette prise de conscience pourtant élémentaire n'est toujours pas rentrée dans les esprits ... on n'est définitivement pas sorti de l'auberge.

Au fond, ce débat prouve que le sujet est flippant et que c'est pour cela qu'il atteint le niveau politique seulement maintenant. L'économiste atterrant ("ah ben pour aller à une conférence internationale, faut bien que je prenne l'avion") fait partie des gens qui sont encore dans le déni, franchement il aurait pu être heureusement remplacé par quelqu'un qui a déjà compris que non, le solaire et l'éolien ne vont pas nous permettre de continuer à aller à la conférence annuelle aux Etats-unis, même si ça l'énervait tellement qu'il s'est senti obligé d'interrompre tout le monde tout le temps. La politicienne... bon, ben on a tout dit avec ça : faut bien contenter le public, parce que faut bien qu'il vote pour nous l'an prochain. Reste l'auteur du bouquin, qui n'a pas arrêté de prononcer des gros mots ("bateau à voile" par exemple), mais il avait annoncé la couleur avec son titre. C'est à mon avis le seul qui survivra aux déchaînements climatiques et humains qui s'annoncent rapidement. On va bien rire quand l'essentiel de l'éthique consistera à se demander si on tue le voisin pour lui piquer sa bouffe. Et ça, en effet, dans un débat démocratique, c'est compliqué à mettre en ordre.

Débat très intéressant ,  la dernière partie aurait dû être  plus longue . Et pas un journaliste du mensuel de "La Décroissance"??? Cordialement

Un mauvais point pour Schneidy, qui n'a pas assez laissé parler Vincent Liegey, et qui s'est laissé déborder par David Cayla et Sandrine Rousseau.

A l'écoute de l'émission, je retrouve un certain nombre d'arguments (utilisés par David Cayla et repris par Daniel) quand il s'agit d'écologie. 


Exemple : limiter l'industrie aéronautique (ou toute autre industrie polluante) va faire disparaître des emplois... Certes, mais, c'est ce qu'a fait l'économie de marché en France pour le textile, la sidérurgie ou d'autres secteurs sans que les mêmes ne s'en émeuvent (c'est la volonté du Dieu Marché...)


De même, je rappelle que l'économie de marché ne permet pas à des millions de personnes de se loger ou de s'alimenter correctement en France (parce leur salaire ne le leur permet pas).

Mais quand des mesures écologiques veulent limiter les voyages en avion ou les livraisons "Amazon", cela devient inacceptable!!!

L'écologie est toujours punitive mais jamais le marché....


Je pense que la décroissance pourrait être un objet politique qui devrait permettre de redéfinir les priorités dans les besoins de la population dans sa globalité et les moyens pour y répondre dans les limites imposés par notre environnement.

Vincent Liegey avait commencé une explication sur la définition de ces besoins "fondamentaux" mais il n'a pu continuer son argumentaire car cela ne semblait correspondre à ce qu'attendait Daniel qui l'a interrompu abruptement!!!

Dommage!!!  

Bonjour à toutes et tous,
Merci pour vos commentaires interessants et pertinents.
Pour aller plus loin sur le sujet, je vous propose, en compléments, entre autres :
- Mon itw sur RFI : Dans C’est pas du Vent

- Mon article Eloge de la Décroissance dans Le Monde Diplomatique d’Octobre 2021

Sans oublier le livre, qui est, comme le dit Daniel en début d'émission, parait-il, "très pédagogique"... :)


Sandrine Rousseau, vous vous êtes loupée une seule fois dans l'émission, et c'était sur Amazon. Pas besoin de l'interdire. Il faut simplement leur faire payer leurs impôts, ce qui n'est pas du tout le cas !! Et c'est le business model de cette entreprise, ils disparaissent d'eux-mêmes s'ils payent des impôts...

Je ne sais pas quoi penser de l'émission. J'ai trouvé que les invité.es étaient intéressant.es (même si les interventions de David Cayla me semblaient limites parfois), j'ai apprécié les remarques sur le pouvoir de vivre/ le pouvoir d'achat, la découverte de Polanyi, etc. mais désolée d''en rajouter par rapport aux autres commentaires, j'ai vraiment été gênée par la manière de parler à Vincent Liegey qui me semblait pourtant tout à fait pertinent.

Sur amazon par exemple, j'aurais aimé l'entendre et non nécessairement être forcé à une réponse oui/non, je n'ai pas compris pourquoi à ce moment-là il fallait presque réduire la discussion à cette question....


Notre compréhension de la croissance recèle, enchâssée en elle, l’idée qu’il faut faire croître le gâteau pour que chacun de nous en retire une meilleure part (ou une part plus décente pour la grande majorité des moins nantis). C’est bien là le coup de force du capitalisme qui a subrepticement substitué la juste confrontation pour une répartition de la richesse créée collectivement (et c’est collectivement que la richesse est créée, principalement) par un dressage à la croissance coûte que coûte, sans égard pour le voisin ni pour notre environnement.


Mais régulièrement, à la faveur de l’apparition d’une palissade devant notre course à la croissance, ce refoulé de nos sociétés capitalistes revient au galop. Nous pourrions par exemple soustraire de la sphère marchande une partie de notre activité du moment. Nous permettrions alors à un nombre plus important d’humains de mieux subsister mais la vie n’étant pas faite que de subsistance, reviendra rapidement sur le devant de la scène la confrontation pour accéder à ce qu’il y a d’autre que la subsistance, c’est-à-dire au sel de la vie, avec pour conséquence d’engendrer une course pareillement si ce n’est encore plus intense et plus destructrice de notre environnement.


Nous ne pourrons pas nous passer indéfiniment de traiter l’épineuse question de la répartition de la richesse créée collectivement, une question qui implique, comme on l'observe à ce jour comme de tout temps, notre rapport au voisin ainsi qu'au milieu qui nous abrite. Le peuple de France a su poser cette vieille question à une époque où les forces en présence étaient la noblesse et clergé et le tiers-état. Il en est sorti notamment l’abolition des privilèges féodaux que le reste du monde a pu métaboliser à sa manière. La question qui se pose à nous aujourd'hui concerne le monde entier. Essayons donc de trouver une réponse à la hauteur.


Ce que je veux dire c'est que la croissance ou la décroissance sont les appendices du refus de regarder de près la question de la répartition de la richesse créée collectivement. Aurons-nous le courage et l'inventivité de nos ainés de 1789 ?

A quand jancovici sur ASI ??????

Il a manqué sur ce plateau !!!

Les deux seuls choix sont la décroissance ou l'effondrement. C'est ça, le réalisme.

émission très intéressante, dommage cependant que Daniel soit incapable de laisser ses invités finir leur raisonnement... 


si je peux me permettre quelques suggestions, en tant qu'abonnée de trèèèèès longue date:


- on est sur internet, on s'en fiche de tenir dans un format de 1h15! laissez les parler, vos invités, dérouler leur raisonnement, expliquer, débattre. Et tant pis si ça dure trois heures ou qu'on déborde un peu du cadre par moments!!! On est là justement pour prendre le temps. 


- si vous n'aimez pas un invité, c'est votre droit, mais évitez de lui envoyer des scuds gratuits, c'est pénible. Le pauvre Liegey c'est pris plusieurs tirs sans raison (celui sur la mention "écolo" au dos du livre était parfaitement gratuit et hors sujet). Résultat: à maintes reprises il n'a pas pu aller au bout de son raisonnement.


- beaucoup de références sont citées par vos invités (dans cette émission ou dans d'autres). Ajouter une petite liste des références et des sources à l'article qui accompagne l'émission nous permettrait d'aller plus loin si on le souhaite. 


- la parité c'est possible ou pas?

Pourquoi ne pas avoir précisé que David Cayla était un contributeur de la revue d'Onfray Front populaire? Ça pourrait éclairer son positionnement politique...

Je ne comprends pas l'agressivité de DS envers Vincent Liegey, pourtant nuancé et intéressant.

Un debat assez vide et les seuls choses qui ressortent sont :

-arreter l'avion, globalement du populisme vu l'impact de l'aviation sur le rechauffement climatique

-arreter amazon, tres bien on lutte contre les gafa mais est ce que ca change vraiment le carbone atmospherique ?


Finalement aucun des 3 ne proposent leur modèle du comment vivre en tant que francais en 2050. 

Bonjour

Et si les problématiques de croissance ou de décroissance étaient liés à  des éléments purement physiques?

Le changement climatique, c'est de la physique ou pas de la physique?

La diminution des stocks d'énergie fossiles, c'est de la physique ou pas de la physique?

Alors petits cours de physique pour les nuls ou creusons les cours des mines pour y trouver l'énergie de comprendre:

https://jancovici.com/publications-et-co/cours-mines-paristech-2019/cours-mines-paris-tech-juin-2019/

Et lorsque les problèmes sont posés, il faut s'atteler aux solutions:

https://theshiftproject.org/crises-climat%e2%80%89-plan-de-transformation-de-leconomie-francaise/

C'est souvent physique de creuser les sujets comme c'est inutile d'enfoncer des portes ouvertes.

Amicalement.

Daniel.


Ah et dernière chose. Je partage en grande partie le pessimisme de David Cayla et Daniel S. sur l'acceptabilité des mesures nécessaires.

Mais je suis d'accord avec les autres intervenants pour dire qu'elles doivent être débattues démocratiquement.


Et, surtout, il me semble que, pour que ce soit le cas, il faut qu'elles entrent dans le débat politique "mainstream". Il faut absolument les amener, expliquer les propositions, les alternatives et, aussi que les journalistes "politiques" fassent leur travail en questionnant les politiques (mais tous) sur leur vision de ces choses. Ce sujet doit devenir un sujet de débat majeur et ne pas s'effacer derrière l'immigration, la sécurité... (ce qui ne veut pas dire qu'il ne faut pas parler de ces sujets).

Tiens sinon, une remarque générale. Pourquoi résumer l'émission par une citation qui en est extraite et qui, en général, n'est pas représentative de l'émission ou est, en tout cas extrêmement réductrice par rapport à la richesse de l'émission.

Le "Décroissance ? "Oui, il faut arrêter Amazon" me paraît un bon exemple de cette tendance bizarre...

Emission intéressante même si je trouve que Daniel S. ne laisse pas assez parler les invités alors qu'ils ont justement des choses originales à dire (que l'on soit d'accord ou pas).

Par exemple, pourquoi ne pas parler de Polanyi pendant un quart de l'émission si c'est pertinent ? D'ailleurs je ne le connaissais pas. J'ai dû aller chercher sur internet pour retrouver son nom qui n'est que prononcé pendant l'émission...


"Quand on fait des colloques internationales, on est obligé de prendre l'avion

Où comment légitimer les longs courriers sur la base de ses petites nécessités ; in fine, le développement de l'hydrogène (vert, l'hydrogène !) comme solution viable pour pérenniser ce secteur énergivore et limité à une infime partie de la population mondiale.


Merci à David Cayla, c'est fin ça se mange sans faim.



- Le slogan de Décroissance - qui part ailleurs ne signifie pas une absence de mesures, à moins de ne s'arrêter qu'au dit slogan - détouré par S. Latouche et ici questionné par S. Dzimira (en 2007, soit dit en passant). Mais appelez ça comme vous voulez, le GIEC n'en est qu'à son 6ème rapport (pas très rose, le rapport) !


- Bref : "Que tout le monde affirme que la croissance est l’état normal de l’économie, c’est indéniable. Mais au fait, c’est quoi exactement la croissance ?" pose l'ami J.M. Jancovici.


Et merci pour cette émission à l'équipe. Toujours en deçà de ce que devrait être un échange débarrassé de "climato-réalistes" (c'est comme ça qu'ils se défissent à présent ces idiots), mais on progresse. Un peu, mais on progresse.

Chépa ce que Liegey a fait à DS pour l'énerver comme ça, mais il se prend de sacrés cartouches... en tout cas, je les ai pas trouvé fameux Liegey et Cayla... DS devait avoir un rdv derrière pour boucler l'emission aussi rapidemnt.


Quant aux idiots qui crient à la dicatature quand on parle de réglementer des pratiques qui nous sont collectivement nuisibles, leur Amour de la Démocratie est moins flagrant quand on parle du référendum de 2005 et des pratiques antidémocratiques de Macron et de ses prédécesseurs.

Cette émission c'est de l'or en boîte!! Jamais je n'ai vu de thème aussi difficile et cristallisant tellement les difficultés intellectuelles des notions économiques actuelles qui brident notre libre-arbitre, être amené avec autant d'élégance. Même DS qui reprend ses invités pour si intelligemment leur faire développer leur point et fait mine de se faire l'avocat du diable pour les forcer dans leur retranchement me fait l'applaudir avec des larmes aux yeux!!! Merci rien que pour ca je continue mon abonnement ad vitam aeternam. Big up ASI!!! <3 <3 <3

Rarement vu un débat d’une aussi pauvre intellectuellement, autant en terme de qualité que d’honnêteté.

L'émission résumée avec des vaches (cf https://fr.wikipedia.org/wiki/Vous_avez_deux_vaches) :

Vous avez deux vaches. Et quatre enfants en âge de s'en occuper.
Ils vous aident à les nourrir, les soigner, les traire, entretenir l'étable, tressent leurs queues, décorent leurs cornes et leur font faire le tour du canton régulièrement. Ils sont bien occupés !
Problème : trois de vos enfants doivent impérativement quitter la ferme l'an prochain pour faire leur BTS agricole.


À peu près toute la famille : "Aïe, on va avoir un souci de main d’œuvre..."
Tous les écolos un peu sérieux : "On ne va pas pouvoir continuer à tout faire comme aujourd'hui."
Les partisans de la croissance verte : "Mais non, on n'a qu'à demander à la fille du voisin, qui s'ennuie pas mal. En plus elle pourrait aussi leur jouer de l'accordéon. Problème réglé !"
Tous les écolos un peu sérieux : "Elle n'aura jamais le temps de faire tout ce que faisaient les trois qui s'en vont, rajouter la musique ne fera qu'aggraver le problème ! En plus il faudrait la rémunérer. Non, malheureusement on va dans le mur, on doit impérativement revoir la façon dont on s'occupe de nos vaches !"
Les décroissants manichéens : "C'est clair ! On voit bien que l'idée d'embaucher la voisine est stupide, ça ne peut pas marcher. Tant pis, on ne garde qu'une vache, on arrête la déco et les promenades et on fait deux fois moins de fromage."
À peu près toute la famille : "Quoi ?! Mais on n'aura jamais assez à manger pour passer l'hiver !"
Les décroissants pragmatiques tendance Cayla : "Ou alors... on garde les deux vaches, qu'on arrête de promener et de décorer, et on laisse tomber l'accordéon bovin MAIS on embauche quand même la voisine, avec qui on partage le fromage. Va falloir se remonter les manches et se serrer un peu la ceinture, mais ça évite de sacrifier l'avenir de la famille."

D.S. toujours un peu pénible quand il a du mal à comprendre ses interlocuteurs...

On comprend de plus en plus pourquoi on ne peut faire confiance aux écolos: et encore Rousseau  (pas Jean-Jacques) c'est moins pie que Jadot.

Exemple: pour Amazon, il suffirait de deux choses: 

1.-que cette entreprise paye les impôts sur les bénéfices qu'elle fait en France dans le pays même où ces bénéfices sont réalisés et non dans le paradis fiscal Luxembourg qui se livre à un dumping fiscal soutenu par toute l'UE et ses dirigeants libéraux et ultralibéraux

2.- Faire payer le coût réel (notamment écologique et social) en prenant en compte le coût réel  du transport des marchandises, celui du respect des conditions de travail des salariés, obligation de respecter la législatin du travail ; bien entendu le coût sera reporté sur le prix de vente mais le consommateur réfléchira à deux fois avant d'acheter; bien entendu ces mesures serait appliquées à toutes les entreprises commerciales: il n'y a pas que Amazon qui va chercher les smarphones produits en Chine, toutes les entreprises commerciales le font!

Ces choses de bon sens sont totalement passées sous silence par les 3 intervenants (et par Schneiderman aussi).


Enfin, une question fondamentale n'est jamais apparue dans ce débat:t celle de la redistribution des richesses (les plus riches sont les plus pollueurs: combien d'ouvriers et employés prennent-ils l'avion plus d'une fois en 10 ou 20 ans, voire dans toute leur vie?)

Cette question, associée à celle de la fiscalité est du domaine de la décision politique; madame Rousseau  ne l'évoque pas un instant! C'est dire le peu de maturité politique et idéologique chez EELV. Et vues les conneries que font les nouveaux élus locaux (voir la communauté urbaine de Lyon), l'idée  écologique même risque e  faire un grand bond en arrière !  



Il ne pleut plus !

Les personnes âgées sont-elles vraiment dépendantes des "aides" informatiques les aidant à faire un créneau ? Non. Les personnes âgées ont appris à conduire lorsqu'elles étaient jeunes et à regarder physiquement en se tournant vers l'arrière et non comme les jeunes et middle-agged à se limiter au rétroviseur pour se garer. 

C'est quand même un monde qu'il faille recourir soit aux personnes âgées, soit aux pauvres, pour expliquer, voire justifier quelque chose. 

C'est fait pour quoi, une voiture : aller d'un point à un autre. Apprendre à conduire c'est pouvoir utiliser un véhicule. Si certaines personnes (non handicapées) éprouvent le besoin de disposer d'une ouverture des portières automatiques, elles seront toujours obligées d'ouvrir largement la portière pour entrer dans la voiture. 


Et rien, pour que la portière se referme d'elle-même ensuite ?

Franchement, quels couillons ! ;-)

Émission intéressante avec un sujet trop peu traité dans les médias, si ce n'est sur le mode sarcastique.

J'ai trouvé curieux que D. Schneidermann présente les Économistes Aterrés comme hétérodoxes. Le reste de l'émission a montré qu'il n'en était rien.

Ma modeste contribution ; un petit doc que j'avais rédigé en 2014, destiné à un petit groupe de proches, d'abord pour me mettre les idées un peu au clair (160 ko) : Sainte croissance. Je pourrais faire quelques ajustements aujourd'hui, mais rien de fondamental.

Concernant les "innovations" dans les motorisations véhicules, Reporterre a publié une série d'articles montrant qu'ils ne sont aucunement moins polluants :

Non, la voiture électrique n’est pas écologique

L’hydrogène, trop gourmand en énergie pour être écologique


Le comportement de DS envers vincent liegey m a laissé sans voix. Quelle agressivité !  Cela m a rendu le débat désagréable.

Non, dans un monde décroissant le pouvoir d'achat ne réduit pas, car tout réduit : juste à titre d'exemple, les gens pourront aller au travail (relocalisé) à pieds, faire leurs courses à pieds. Ce qui rend parfaitement absurdes les débats sur la "dépendance à la voiture dans certaines régions" ou sur la démocratie (quel sera la réaction de la majorité quand on leur dira qu'ils n'auront plus 2h de voiture à faire pour aller au travail ?) Le fait que les invités partisans de la décroissance soient incapables de répondre cela à l'économiste est particulièrement révélateur.  Avec de tels défenseurs de la décroissance, les décroissants n'ont même pas besoin d'ennemis. D'ailleurs, pourquoi ne pas inviter des auteurs du journal "La Décroissance", qui n'ont pas attendu Delphine Batho pour réfléchir à tout ça ?

Stupéfait par la toute fin de l'émission, avec Sandrine Rousseau qui ose dire que les colloques en ligne, c'est tout aussi bien que les colloques en présence ! C'est exactement l'argument ministériel utilisé pour parachever la grande bascule vers le tout-numérique (qui comme chacun sait ne pollue pas, puisque c'est virtuel :-)). 


Dire qu'elle vice-présidente d'université... À quand une campagne pour que tous les cours se fassent en ligne ? Ben oui, ça sera plus égalitaire, on pourra assister à un cours de Nanterre en habitant Limoges, on diminuera notre empreinte-carbone en ne nous déplaçant plus, et on libèrera du logement puisqu'on pourra rester chez papa-maman.


C'était bien la peine de faire la radicale de service, pour finir par nous servir des conneries pareilles (après s'être rangée sous la bannière d'un centriste boursouflé).

Mais Daniel, surveillez-vous ! Mais enfin, c'est insupportable, cette façon de couper systématiquement l'ingénieur du plateau, de lui parler comme à un petit garçon et de lui envoyer des piques qui donnent constamment l'impression qu'il vous insupporte...

Alors...là j'en reste bouche bée. Pas UNE SEULE fois dans l'émission on a dit qui devait décroître en priorité ? Pas une seule fois a été prononcé le mot égalité. Les hauts revenus consomment 10 fois plus que les revenus les plus pauvres, les milliardaires s'enrichissent comme jamais, et on parle de maintenir l'avion pour les 10% de français qui prennent l'avion ? Mais quelle classe totalement déconnectée des enjeux et de niveaux de pauvreté dans ce pays. Attéré par cet économiste qui défend de manière très claire un bloc bourgeois avec la haine de la démocratie (celle de Rancière) qui va avec.

C'est effarant ! Comment peut-on penser qu'une majorité de français seront pour l'instauration d'une dictature écologique ? Sans parler des autres pays qui n'ont pas de bobo écolos ! Cela ne tient pas la route une seule seconde !


Merci Daniel d'avoir tente de pousser un peu les invites dans leur retranchements, la première partie fut laborieuse.


 je vous rejoins , il faut décroître au sens effectivement de  consommer beaucoup moins et se recentrer sur les besoins primaires : boire, manger, se loger, socialiser (avec moderation)

 pour moi cela se fera forcement de manière autoritaire surtout si les énergies fossiles commencent a se raréfier (convergence de fait entre décroissance et effondrement ) . je respecte ceux qui ont une confiance totale dans la démocratie, mais je doute que le "consommer moins, consommer mieux" vienne des citoyens. Sur le principe tout le monde est pour consommer moins du moment que ça ne les affecte pas :


Le parisien qui bosse dans la banque et  qui se déplace en métro  se contrefout qu'on supprime les voitures ou qu'on généralise le covoiturage ou que les usines Renault et Peugeot licencient en masse. l’employé de chez Renault qui ne prend pas l'avion est favorable a la suppression du transport aérien. le végétarien est favorable a  la suppression de la consommation de viande et la suppression de toute forme d’élevage intensif. l’éleveur de bovin se réjouit de la suppression d'amazon ou de la fermeture des stations de ski qu'il n'utilise pas de toute façon....... etc. 


Que  ressort il réellement de la convention sur le climat   avant même que Macron s'en mêle avec ses jokers : il n'y a pas grand chose dans les mesures proposées qui remette en cause la croissance ou qui soit personnellement contraignant pour les 150 personnes qui ont participe. Alors est ce la faute des experts qui ont oriente la discussion ou aux 150 qui se sont auto modérés pour que les mesures soient suffisamment consensuelles pour qu'elles "passent".  en terme de radicalité et de succès démocratique le bilan est plutôt mitigé, ca n'est pas avec de l'eau tiède qu'on changera les choses.


Dire "il faut supprimer Amazon"  relève du slogan politique et de la démagogie. le problème est systémique, c'est un changement global des modes de consommation qu'il faut imaginer, les GAFA a l’échelle planétaire ne sont que des épouvantails. la décroissance c'est un effet papillon/domino qui affecte l'ensemble des acteurs économiques de manière permanente.

la Décroissance c'est le Covid sans son caractère temporaire. C'est la disparation définitive de tout un pan de l’économie qui ne sera pas entièrement remplacé par autre chose. (autre mythe que l'on cherche a nous vendre car si on remplace  1 pour 1 on ne décroit pas) 

C'est au politique de s'assurer que cette décroissance est mise en oeuvre de la manière  la "moins pire" possible car il n'y a pas de scénario vertueux ou heureux de la décroissance et cela commence par être responsable en faisant un constat honnête et en imposant des mesures contraignantes une fois au pouvoir mais je doute qu'un candidat soit élu sur un programme prônant la décroissance a moins que nous soyons au bord du gouffre (mais n'y sommes nous pas deja ?) , c'est bien la la limite de la démocratie.  


Le PIB est imparfait mais n'est pas en soit un mauvais indicateur, on l'a vu durant le covid. une réduction de 5% du PIB a immédiatement conduit a une réduction massive des émissions de CO2. 

On peut créer un nouvel indicateur qui soit plus vertueux et qui permette de  mesurer notre développement écologique ou notre bien être  a l’échelle planétaire mais la corrélation entre PIB,  consommation énergétique et émissions est démontrée. le but immédiat c'est bien de savoir si nous consommons moins et le PIB nous donne cette information. Aucune raison donc de tourner autour du pot, nouvel indicateur ou non, il faut une décroissance du PIB pour espérer nous sortir de l'impasse climatique. Et a l heure ou le but pour n'importe quel humain est de vivre comme un "occidental" il est encore plus urgent de réduire le PIB par habitant dans les pays du G20. Parce que si tout le monde se met a consommer comme un européen , un japonais ou un  américain on explose.

 

Oh lala , je pourrai plus aller à Marrakech , aux états unis , acheter sur amazon , avoir les options sur une voiture…

 Je vais pas supporter… Vite la croissance verte , le nucléaire, l'hydrogène.


Mais à qui  ça fait peur la « décroissance » , « la sobriété » ?


Même pas peur avec mes 713 euros par mois.

Mise au point d'indicateurs de développement durable

Robert JOUMARD

DR émérite, Laboratoire Transports et Environnement, IFSTTAR/ Univ. de Lyon, France

Vincent Liégey, en parlant de décroissance, dénonce le gaspillage inutile qui compromet l'avenir. Ce n'est quand même pas compliqué à comprendre. Et en plus il propose d'en débattre avec les populations concernées.

C'est pas le plateau du siècle en terme de synthèse sur la question. Echange plutôt bordélique. Mais, pour les non spécialistes (comme moi), ça a le mérite de poser les bonnes questions et de touiller dans des bribes de réponses.

Sandrine Rousseau, la candidate qui n’a pas plu aux médias

                       

par Sophie Eustache,

           

Avec la victoire de Yannick Jadot au second tour de la  « primaire de l’écologie », le 28 septembre, une séquence médiatique s’est achevée : celle consacrée à la candidature de Sandrine Rousseau, membre d’Europe Écologie-Les Verts (EELV) et militante féministe. Pendant plusieurs semaines, elle a fait l’objet de nombreux articles, interviews, débats et reportages. Qualifiée de « harpie » par Valeurs Actuelles, de « Greta Thunberg ménopausée » sur un plateau de CNews – entre autres joyeusetés – Sandrine Rousseau a subi une véritable campagne de disqualification, insultes sexistes à l’appui. Preuve du vent de panique qui s’est emparé des chefferies éditoriales face à la montée du « camp de la déraison » (L’Express).

Merci pour cette émission. Il me semble urgent de se débarrasser de ce terme de décroissance, pour avoir une vision moins fausse des dynamiques économiques à l'oeuvre. Car la décroissance, c'est ce que les GAFAM sont en train d'organiser avec la bénédiction servile des gouvernements dont le nôtre. C'est à dire la destruction de valeur, qui passe par la décorrélation entre l'attention portée aux choses et le travail, entre le travail et l'argent, entre l'argent et la consommation. Elles font payer des accès qui devraient être gratuits, rendent gratuitement des services qui devraient être payants, pour déboussoler les valeurs au sens fort, économique du terme. Plus personne n'a la moindre idée de ce que quelque chose vaut.  

La "révolution d'internet" est la seule qui n'a apporté aucune croissance, en tout cas aucun gain de productivité. En se payant avec la pub, c'est à dire avec le temps d'attention disponible des gens, elle les soustrait à la fois à du loisir de qualité, et au travail productif (quand je dis productif, nettoyer les océans de tout le plastique qu'on y a mis est évidemment tout aussi "productif" que fabriquer le plastique, mais mieux orienté, ça va sans dire). De plus avec la pub, le stock de "monnaie" (l'attention) est fini : 24h / jour/personne max. Alors que la création de valeur monétaire n'est pas bornée, elle croit avec, justement, les gains de productivité c'est à dire d'efficacité. 

Ces entreprises mondiales plus fortes que les Etats sont en train de paupériser les peuples parce que ça conforte leur pouvoir. Pour la même raison que les dictateurs des pays du 1/3 monde ont personnellement intérêt à ce que leur population reste pauvre et non solvable. Les peuples riches ne se laissent pas mener comme ça par le bout du nez. Alors les GAFAM appauvrissent les peuples du monde pour mieux pouvoir en accaparer les ressources. 

Donc oui, croissons, mais croissons sobre.

Il pleut encore !

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