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Climat : "Les Français les plus précaires remplissent déjà leur part du contrat"

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Je pointe l'intervention de Lordon et j'observe, à la suite de son passage, la gêne de la journaliste de Blast et celle de Duflot lorsqu'il s'agit de critiquer le capitalisme. Il faut avoir une approche radicale (traiter les problèmes à la racine) et(...)

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tiens c'est marrant, j'allais dire que l'emission etait parfaite pour répondre point par point a toutes les conneries que vous profériez un peu plus tot dans le forum, et paf ! vous etes la a pinailler pour dire que quand meme, ces pauvres, faut qu'i(...)

j'ai suivi l'émission avec intérêt, pour la présentation et l'explication du travail du giec, et pour les échanges sur cette question de "comment communiquer sur les questions écologiques (les constats, les prévisions, les moyens d'agir) ?" 


mais(...)

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Question de compréhension destiné à la rédaction d'ASI : au début de l'émission, Yamina Saheb parle plusieurs fois d'embargo. Je crois comprendre qu'il s'agit d'une politique de communication du GIEC, qui impose de ne pas communiquer à la presse tant que le rapport n'est pas publié. Vous confirmez ?

Merci pour cette émission. Elle éclaire sur l'une des raisons et non des moindres des résultats tragiques de cette présidentielle. Le système est à bout de souffle mais il faut qu'il se goinfre comme un ballon jusqu'à l'explosion. Il ne peut que s'autoengendrer dans sa folle perversité et c'est la catastrophe qui nous attend. Je suis désolée d'être si pessimiste mais vraiment, 421 308 voix de différence entre LP et JLM si les journalistes notamment ceux payés avec nos impots avaient fait leur job on en serait pas là. Leur responsabilité est immense et impardonnable.

Emmision passionnante. La rapporteur du GIEC est d'une grande clarté. 


Mais quelle pauvreté intellectuelle du côté de Duflot. Face aux propos de Lordon, sa première réaction est de pointer l'origine de l'extrait (RT) avant de nous faire une classique "  oui mais le communisme, on a bien vu ce que c'était...". 

Navrant. 

Je tiens juste à remettre en perspective la mise en garde de Cécile Duflot. Elle rappelle que le productivisme communiste est aussi néfaste que le productivisme capitaliste.

Je précise qu'une politique extractiviste est un problème pour les deux système en effet (l'URSS dégageait beaucoup de CO2), mais l'explosion des émissions de gaz à effet de serre est visible dans le monde à partir des années 1990 (nouvel ordre mondial capitaliste) lorsque la Chine et l'Inde font leur transition vers le modèle capitaliste, avec l'appui des entreprises (capitalistes) pour y installer leurs usines et y développer de nouveaux marchés (capitalistes). 

Il est possible également de comparer les émissions de l'ex-URSS et celles des États-Unis sur le XXe siècle pour se rendre compte de la différence importante en terme de volume (idem par habitants) sur la période: article wikipedia sur le sujet ou les chiffres officiels du ministère.

Pour elle il ne s'agit pas d'un "débat théorique" mais plutôt d'un besoin de régulation dans le système actuel, j'aurais aimé entendre une réaction de la part de Maurice car c'est justement tout le problème. D'une part le point de comparaison avec l'URSS, à une époque où l'écologie n'était pas un sujet, est une comparaison anachronique qui en plus n'est pas soutenue par les chiffres. D'autre part nous n'avons pas de leader politique dans le modèle actuel qui souhaitent réguler de manière forte le système capitaliste, puisque ces leaders sont les garants de son bon fonctionnement. C'est tout le sujet de l'émission et l'erreur de Cécile Duflot, compter sur une régulation du capitalisme (complété par le concept extractiviste), alors qu'il est la source du problème à l'heure actuelle. Tant que nous laissons le pouvoir à des intérêts privés, tant que les états sont liés à ces intérêts (les exemples de pantouflage et de conflits d'intérêts sont récurrents) alors nous ne pouvons pas espérer autre chose que l'interdiction des pailles en plastique et la généralisation du tri sélectif... c'est ce rejet du "débat théorique" qui nous place dans l'impasse aujourd'hui, car les électeurs pourraient faire un choix clair si les concepts politiques étaient beaucoup plus clairs sur la questions écologique. Typiquement dire Macron, Le Pen, Zemmour, Pécresse sont capitalistes et donc n'apporterons aucunes solutions sur le plan écologique puisque c'est incompatible, c'est clair et concis!

Une émission qui remet les choses à leur juste place avec des intervenantes précises et efficaces. Il serait temps d'avoir bien en tête que si on se foire sur l'écologie, on pourra faire les malins avec notre taux de croissance et autres indicateurs, de toute façon on n'aura plus de planète où vivre.
(à moins d'aller refaire la même sur une autre planète ?)

Petit bémol à l'intervention de la scientifique du GIEC à 25:24 "C'est la demande qui fait l'industrie, vous avez l'industrie qui correspond à votre demande" parce que ce n'est malheureusement pas si simple (où alors j'ai mal compris son propos ?).

En tout cas, entre deux grincements de dents ça fait du bien d'entendre enfin répondre clairement à ce concept débile d'"écologie punitive" : "c'est l'inaction qui est punitive". Parce que quand le climat et la pollution de manière générale (là on parle de gaz à effet de serre mais il y a aussi l'omniprésence des plastiques, la pollution des sols...) vont nous tomber dessus, ce ne sera pas punitif, peut-être ?
Quand est-ce qu'on fait mentir le fameux "après moi, le déluge" ?


"Et ils tuent la faune, ils tuent la flore
Et l'pire de tout c'est qui t'tuent toi avec et qu't'es d'accord "

"Si on dépense des milliard dans la conquête de l'espace
Franchement tu crois qu'c'est pour sauver l'espèce ?
T'es fou ! c'est pour se sauver l'jour ou ça pète
Et aller r'faire la même sur une autre planète."


Svinkels, Mappe Monde (1999) > texte      


Eh bien dit donc le mot capitalisme a mis longtemps à sortir . 


Car c'est finalement ce qui explique toute la "crise écologique" et ses corollaires comme  "l’aveuglement" volontaire des médias. Les médias dominants  font partis du/ sont le capitalisme (d'autant plus ceux soutenus par des groupes capitalistes) donc ils n'ont aucun intérêt à pointer la vrai raison des année terribles qui nous attendent. 


D'autre part le fait que C. Duflot évoque comme seule alternative au capitalisme le communisme  productiviste en dit long sur le peu de rupture que souhaitent certaines ONG ( Oxfam, Greenpeace, WWF,....). Comme s'il n'y vait que deux voies possibles. Assez affligeant. 


Merci pou l'extrait de Lordon qui permet de sauver cette émission trop consensuelle.

Merci beaucoup pour cette émission vraiment très intéressante !


Quelqu'un pourra-t-il expliquer à Cécile Duflot (et à beaucoup d'autres) que le soviétisme n'est pas le communisme ? A quand une émission sur le sujet ? :-)

quand Duflot dit que le capitalisme est un système politique elle fait une  erreur : c'est système économique et c'est cette économie qui est écocidaire (!)

Voir ces millionnaires envoyés dans la station spatiale, une mission inutile et très coûteuse écologiquement mais comme un nouveau marché est en vue, tout est permis.

Maurice Midena voyons, ne dérespectez pas Jancovici, c'est Jean-Marc, pas Jean-Luc ou Jean-Michel :)


le chiffre choc, c'est qu'il reste 3 ans. autrement dit, c'est foutu.

par contre ça m'étonne de voir que l'industrie française respecte l'accord de Paris. je me demande ce que ça veut dire, est ce que les Total et consorts jouent le jeu finalement?

Les médias traditionnels sont détenus par des capitalistes. Une vraie politique écologiste remettrait en cause le système capitaliste. Pour quelle raison les médias capitalistes iraient-ils à l'encontre de leurs intérêts en parlant climat ? 

Excellente émission, tout à fait passionnante, vivement qu'elle soit en accès libre...

"Moi ce qui me rend dingue" (pour rebondir sur cette phrase prononcée par une des intervenantes), c'est déjà à la base qu'on parle sans arrêt de décroissance mais sans jamais parler de la décroissance démographique, qui est pourtant cruciale et fondamentale ! 


La bombe P n'a pas explosé dans les années 60, mais c'est elle qui pourtant pose problème aujourd'hui (et dans les décennies à venir), et il est ahurissant de ne jamais mettre en relation la situation actuelle avec cette donnée pourtant intimement liée : on en est là aujourd'hui parce qu'en un siècle on est passé de 1 milliard d'êtres humains sur terre à 7 milliards (et c'est loin d'être fini, et çà ne se régulera malheureusement sans doute que dans la douleur). 


Dire que "ce n'est pas un souci" (car la contribution au réchauffement climatique des pays émergents est plus faible, pays qui sont aussi ceux qui ont le taux de natalité toujours le + élevé) est juste aberrant et atterant. 


Mais çà explique aussi qu'à force de mettre sous le tapis ce genre de thématiques, on ne puisse pas avancer niveau solutions.


"Dire que "ce n'est pas un souci" (car la contribution au réchauffement climatique des pays émergents est plus faible, pays qui sont aussi ceux qui ont le taux de natalité toujours le + élevé) est juste aberrant et atterant. 


Mais çà explique aussi qu'à force de mettre sous le tapis ce genre de thématiques, on ne puisse pas avancer niveau solutions."


Une planète trop peuplée  ? Le mythe populationniste, l’immigration et la crise écologique


Conclusion de la recension de ce livre utile par  sur Open édition


Le mythe de la surpopulation, comme le cible bien Angus et Butler, n’est pas fondamentalement une affaire de chiffres, mais, surtout un moyen de masquer les inégalités sociales, économiques et politiques, un moyen de préserver le statu quo. Il sert à cacher que les pays industrialisés du Nord ne représentent qu’un milliard de personnes sur terre, mais sont beaucoup plus gourmands en ressources énergétiques. En résumé, le livre d’Angus et Butler (2014) devrait être lu par tous les scientifiques intéressés par les études des populations parce que prôner une meilleure régulation des naissances et une réduction substantielle de l’immigration est une fausse piste pour protéger l’environnement et contrer les changements climatiques.

Parfaite démonstration : selon vous, la surpopulation mondiale n'est pas un problème, ni le fait que l'accroissement se soit fait et continue à se faire de manière aussi rapide, ni le fait que plusieurs milliards d'êtres humains vont naître dans les décennies à venir (et, scoop, il faudra quand même les nourrir, les habiller, les loger, aussi décemment que possible : tout çà nécessite des ressources supplémentaires !!). Bref, circulez, il n'y a rien à voir ni à discuter ... eh ben, on n'est décidément pas sorti de l'auberge et l'avenir s'annonce bien sombre.

Parfaite démonstration : selon vous, la surpopulation mondiale n'est pas un problème, ni le fait que l'accroissement se soit fait et continue à se faire de manière aussi rapide, ni le fait que plusieurs milliards d'êtres humains vont naître dans les décennies à venir (et, scoop, il faudra quand même les nourrir, les habiller, les loger, aussi décemment que possible : tout çà nécessite des ressources supplémentaires !!). 


Je n'ai rien démontré du tout mais vous ai conseillé de lire la recension du livre d'Angus et Butler.

Mon avis sur la question repose sur quelques lectures dont celle ci très intéressantes


Démographie et climat l'auteur est un ingénieur décroissant et pas un démographe ça tombe bien car ça n'est pas une question seulement démographique mais transversale. Son blog est très riche est très documenté.


Une interview du type il s'appelle Emmanuel Pont #59 - Démographie : sommes-nous trop nombreux sur Terre ? Emmanuel Pont


Des extraits de la conclusion de son article.


"La grande majorité du poids écologique de l’humanité provient des pays riches à faible fécondité, l’évolution de la population dans les pays pauvres n’y changera pas grand chose, même s’ils ont à gagner à accélérer leur transition. La démographie a de toute façon trop d’inertie pour pouvoir être infléchie fortement et assez vite pour faire une différence assez rapidement : l’urgence, c’est 2050. Nous avons calculé que la marge de manœuvre principale ne pourra être que le mode de vie et le système économique, qui devront de toute façon changer profondément quelle que soit la population. A titre individuel avoir des enfants n’est pas neutre mais peut représenter un poids écologique limité s’ils vivent de manière soutenable.


/.../ Notez que je n’ai jamais nié l’intérêt climatique d’avoir moins d’enfants, qui n’est pas négligeable … si l’on est prêt au moins à instaurer l’enfant unique dans les pays riches. Je l’ai juste fortement relativisé par rapport à la situation actuelle, des limites éthiques raisonnables, et mon estimation de la faisabilité politique de ces mesures. 


/.../

Mon sentiment est que le débat sur la démographie nous détourne de l’injustice criante du réchauffement climatique : les pays à forte natalité sont aussi ceux qui en souffriront le plus alors que leur responsabilité est minime. Il fait facilement oublier les vrais problèmes, comment réduire notre empreinte écologique et comment partager de manière juste la capacité écologique de notre planète entre tous ses habitants. /.../



Bref, circulez, il n'y a rien à voir ni à discuter ... eh ben, on n'est décidément pas sorti de l'auberge et l'avenir s'annonce bien sombre. 


Au contraire, votre cri d'alarme malthusien est trés présent dans le débat public mais jamais il ne s'accompagne de préconisation concrètes.


Je serais ravis de savoir ce que vous préconisez pour réduire la croissance démographique avant la baisse de la population mondiale de 2100? 


Et oui car d'ici là elle va très fortement augmenter c'est indéniable.





Allez, un petit détail pour pinailler monsieur Midena, on ne peut pas dire "il y a encore des gens qui croient que la terre est plate" car personne depuis des millénaires n'a  cru que la terre puisse étre plate. Il a fallu attendre la démocratisation du savoir, l'ère scientifique du xx et xxi e siècle pour voir émerger cette croyance. Très bonne émission, énervante, révoltante quant aux interventions des journalistes tv et politiques dans les extraits. vous menez très bien le débat. Merci

Je pointe l'intervention de Lordon et j'observe, à la suite de son passage, la gêne de la journaliste de Blast et celle de Duflot lorsqu'il s'agit de critiquer le capitalisme. Il faut avoir une approche radicale (traiter les problèmes à la racine) et ces deux partisanes de Jadot sont bien enquiquinées par la question ;-)

Enfin, la journaliste de Blast exagère un peu lorsqu'elle oublie, tout à la fin de l'émission, tous les propos de JLM sur le fait de ne pas prendre à la nature plus que ce qu'elle peut restituer et les mesures prévues dans l'AEC.. Que dit-elle ? : "dans cette présidentiellle on n'en a absolument pas parlé". et ce fût le mot de la fin ;-).

quand la specialiste du giec se fait reprocher par le journaliste qui l'interviewe son "manque d'optimisme", on dirait du kate blanchett.


qu'il était juste, ce film !

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Merci pour cette tres bonne emission , tres riche en informations scientifiques. Vite , permettez nous de la partager pour que nous la diffusions le plus largement possible. Merci

Je me suis inscrite au fan-club de Yamina Saheb. :)

Concernant les programmes des candidats à la présidentielle française, j’avais entr’aperçu que le programme de l’AEC est mieux noté que celui d’EELV. Cécile Duflot dit qu’ils sont égaux. Qui croire ?

C'était LE débat le plus déprimant d'ASI. C'est tellement déprimant de voir à quel point, nous sommes  loin d'avoir pris la mesure du problème.


Quand je dis nous, c'est nos élites, mais c'est nous aussi... Parce qu'on est tous responsable. Bien sûr, comme cela a été dit dans ce débat, rien ne se fera si les règles ne changent pas, mais c'est à nous de placer au pouvoir ceux qui changerons les règles !


Pensons-y  dés dimanche en allant voter!

Et avant de choisir notre bulletin de vote, rappelons-nous cette séquence sur RTS (télé Suissse) de Julia STEINBERGER, la scientifique du GIEC (48min56 du débat pour ceux qui auraient besoin de la revoir avant de voter).



Le matin il est demandé ici à Jadot de se faire en quelque sorte harakiri , et le soir on s'interroge sur  la raison pour laquelle on n'a pas  parlé du dérèglement climatique pendant la campagne ? 



Excellente émission merci

j'ai suivi l'émission avec intérêt, pour la présentation et l'explication du travail du giec, et pour les échanges sur cette question de "comment communiquer sur les questions écologiques (les constats, les prévisions, les moyens d'agir) ?" 


mais je regrette votre titre : alors que toutes vos intervenantes, tout le long de l'émission, parlent clairement des pauvres, de la pauvreté, Paloma Moritz utilise une seule fois ce terme de "précaires" pour parler des pauvres, qui "remplissent leur part du contrat". 

Terme qu'elle attribue je crois à l'observatoire des inégalités, mais je n'ai pas lu le rapport. Je ne suis pas sûre qu'ils utilisent "précaire" lorsqu'ils parlent de "pauvres", en général ce n'est pas le cas. 

J'ai l'air de chipoter peut-être, mais ce mot, sous son verni "politiquement correct" (parler de pauvreté c'est sale) est en fait politiquement douteux. L'étymologie de "précaire" renvoie à "charité", et son usage a envahi l'action sociale à mesure que l'état s'est défaussé de son rôle sur des organismes caritatifs... 

Et, quand bien même on se fiche de ce genre de connotations, le sens précis de précaire renvoie à l'incertitude d'une situation. Mais c'est bien "les pauvres", qu'ils soient précaires ou pas, qui émettent peu de gaz à effets de serre ... et qui subissent les effets des perturbations climatiques.

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