34
Commentaires

Chez "Brut", la souffrance au travail n'est pas juste une vidéo

"Arrêt sur images" a recueilli plusieurs témoignages d'ex-employés attestant d'un climat social difficile chez "Brut", en contradiction flagrante avec les valeurs véhiculées publiquement, et dans ses vidéos, par le média. La direction assure méconnaître ces situations, mais dit avoir démis de leurs fonctions d'encadrement certains journalistes.

Commentaires préférés des abonnés

Je pense que ce ne sera une surprise pour personne... De base, un média qui a décidé cyniquement de faire son beurre sur la panoplie des préoccupations des jeunes urbains de gauche, caricaturées à quelques sujets clignotants, en ne produisant que des(...)

ça m'étonne pas, et au passage je balance : chez Arte aussi, c'est l'hypocrisie... on diffuse des documentaires qui dénoncent le déclassement (dumping), le profit, l'ubérisation, les multinationales, etc., et en même temps on fait des économies sur l(...)

"Tu pourras leur dire à tes petits copains, là, que la porte est ouverte ! Parce que le marché du travail, il est flexible, OK ? Les gens, on peut les prendre et les remplacer comme on veut !"

Ce genre de parasites, la forme la plus aboutie de ce sys(...)

Derniers commentaires

En même temps le truc s'appelle brut, c'est littéralement écrit dessus.


Merci! Et au fait, bienvenue Madame Le Rest!

J'adore comment l'article commence par un climat patriacosystémique et se termine par une femme chef écrasant une femme prolo. Brut n'est pas la "réccupération" du progressisme de la gauche libérale dite "woke", c'est son abouttissement logique. Une preuve de plus que les femmes doivent être défendues par en bas. Allez voir le film de Ruffin.

Ils ont choisi l'anonymat, par crainte de retombées sur leurs futurs emplois.

Libérez vous !Ne vous mettez plus jamais en position de faiblesse , avec n'importe qui et pour n'importe quoi (un appart, un job) La campagne vous attend , mais laissez vos travers en ville , ici on rote on pète on gueule on a de la boue sur nos godasses , on mange du pâté de sanglier qu'on a tué nous memes , on boit de la gnôle qu'on a fait nous memes , quand les flics se planquent pour mettre des PV on se fait des appels de phares , venez nous aider a remettre des murs autour des villes , et les bombarder de bouses de vaches ! Ca fait rêver hein? Non ? Alors fermez vos gueules et subissez! Vous avez la société que vous avez fabriqué !

C'est un grand classique des entreprises, associations, ONG, etc, qui affichent des "missions" (politiques, sociales ou culturelles) : la grandeur de la mission semble légitimer aux yeux de l'encadrement que les employé.e.s soient taillables et corvéables à merci.

La différence principale que je vois chez Brut, à en croire l'article (et je ne le mets pas en doute, Le Rest a fait un travail que je n'ai pas fait), c'est que cette "mission" affichée n'est en fait que le paravent d'une entreprise capitaliste pure et dure, ce que ne sont malgré tout pas les associations, syndicats ou ONG.

"Tu pourras leur dire à tes petits copains, là, que la porte est ouverte ! Parce que le marché du travail, il est flexible, OK ? Les gens, on peut les prendre et les remplacer comme on veut !"

Ce genre de parasites, la forme la plus aboutie de ce système crasseux.

 Le fait d'être actionnaire de la société où on travaille, change-t-il  les relations au sein de l'entreprise ?

« Marie raconte une nuit de mai 2019 [...] pendant laquelle ce journaliste [...] s'était couché à ses côtés faute de place, puis avait enlevé son caleçon dans la nuit – sans toutefois tenter de l'agresser. »

Dans un tel contexte, y a-t-il une différence entrer "tenter de l'agresser" et "l'agresser" ? (C'est une question que je me pose vraiment, pas d'intention cachée.)

Je pense que ce ne sera une surprise pour personne... De base, un média qui a décidé cyniquement de faire son beurre sur la panoplie des préoccupations des jeunes urbains de gauche, caricaturées à quelques sujets clignotants, en ne produisant que des pastilles sans profondeur et du publireportage, ça laisse plus augurer un plan marketeux et l'environnement de travail capitaliste au diapason, qu'une boîte éthique au management sain.

ça m'étonne pas, et au passage je balance : chez Arte aussi, c'est l'hypocrisie... on diffuse des documentaires qui dénoncent le déclassement (dumping), le profit, l'ubérisation, les multinationales, etc., et en même temps on fait des économies sur le dos des prestataires de post-production, tout en refilant le boulot aux multinationales, justement, qui exploitent les gens (c'est du vécu !)


L'hypocrisie d'Arte, j'en ai aussi entendu parler... dans le domaine du sous-titrage


Ce qui m'amène au témoignage d'une amie traductrice pour une multinationale : les prix sont tellement compressés que les prestataires hésitent souvent à accepter un travail. Par contre, cette entreprise multinationale diffuse chaque mois une "newsletter" pour donner des conseils de relaxation, de décompression, etc


Ce qu'on déplore avec le Greenwashing, dans le cas de BRUT, c'est avec le Pinkwashing

je suis sous-titreuse, justement...


et oui, les rémunérations des traducteurs n'ont cessé de diminuer depuis 20 ans, au prétexte des "avancées" des algorithmes de traduction automatique, sur fond de concurrence mondialisée, tout un programme !



C'est là que l'on voit que l'intelligence artificielle n'est pas si intelligente que ça! La traduction par algorithme est souvent incompréhensible!

Y a d'énormes avancées ces dernières années, faut essayer DeepL c'est impressionnant.


Mais évidemment pas assez pour se substituer à un sous-titrage fait par des professionnels.

Jamais un algorithme n'aurait pu changer the Hangover en very bad trip.

Surtout un algorithme de traduction ^^

Oui, pour ça il faut un service marketing, pas le choix ;)

oui, ça impressionne au premier abord, mais dès qu'on creuse un peu... le problème, c'est que la machine ne comprend pas les mots et ne peut pas les considérer dans un contexte donné, par exemple celui d'un film, où tout compte : les caractéristiques des personnages, le public visé, le genre, les références...


dans certains domaines très techniques et pour des textes bâtis sur un modèle fixe, ça fonctionne très bien (exemple type donné depuis plus de 20 ans par les profs de TAL : la météo)


évidemment, les traducteurs sont toutes griffes dehors quand on leur parle d'IA ;) le truc, c'est que par-devant il y a les discours du genre "l'humain restera au centre", et par-derrière, on se retrouve rétrogradé au rang de "post-éditeur" de traduction automatique, sous-payé... donc ça n'aide pas à réconcilier les deux camps !


au sujet de DeepL, j'avais regardé cette conférence :


>  le problème, c'est que la machine ne comprend pas les mots et ne peut pas les considérer dans un contexte donné, par exemple celui d'un film, où tout compte : les caractéristiques des personnages, le public visé, le genre, les références... 


Oui, je travaille en vérification vidéo, et quand le sous-titrage a été sous-traité (à des amateurs ou à des IA ?), c'est flagrant, notamment dans les sous-titres de commentaires audio : le texte en soi n'est pas absurde, mais il faut quasiment se relire les sous-titres un par un, la moitié ont pas compris de quoi on parle...



la mère de mon fils qui fait aussi ce travail à le même problème quand elle reçoit des "traductions" à vérifier; faut souvent tout reprendre derrière


elle préfère, de loin, commencer le travail elle-même plutôt que de passer après une IA  

Intéressante vidéo... merci

je ne sais pas si "sous titreuse" comporte une part de traduction dans votre boulot, mais si c'est le cas; je vous conseille de lire ( si ce n'est pas déjà fait ) 

"les testaments trahis" de Kundera

livre que tout traducteur devrait avoir lu selon mon humble avis

Un grand classique, comme "là bas si j'y suis" du grand humaniste Mermet avec son générique façon Harley !

Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.