217
Commentaires

Billet du médiateur : quand ASI doit ré-enregistrer une séquence

Invité sur notre plateau, le député Louis Boyard, interrogé sur son passé de dealer, a très mal vécu la séquence. Après avoir quitté notre studio, il est revenu et a demandé à notre présentateur du jour Daniel Schneidermann, de couper la séquence. Daniel lui a proposé de la tourner de nouveau et d'enlever la séquence initiale. Une décision prise sans demander l'assentiment de la rédaction ni de la rédaction en chef et qui appelle donc ce billet du médiateur.

Commentaires préférés des abonnés

Je ne suis pas abonné pour faire du voyeurisme. Si la personne présente sur le plateau estime que c'était la chose à faire et s'en explique, comme ici, je n'y vois aucun problème.

Daniel, vous avez fait au mieux. C'est tout à votre honneur. Tout comme la transparence de cet article fait honneur au magazine.
C'est pour ces moments-là que j'aime et respecte "Arrêt sur Images".


 Moi non plus je ne suis pas abonné pour faire du voyeurisme, regarder quelqu'un, quel qu'il soit, perdre les pédales pour une question qui l'affecte pour des raisons extérieures au thème de l'émission et visiblement personnelles. Le buzz, on le(...)

Derniers commentaires

J'avais été surpris par l'annonce de Daniel en fin de séquence, parce qu'effectivement je me souvenais de ce pilier historique de l'émission, qui était qu'il n'y avait pas de montage. J'avais trouvé l'expression de Louis Boyard remarquable pour un homme de son âge, cet article d'explication me fait prendre conscience que le député est peut-être davantage bien coaché que réellement pointu sur ses réflexions, c'est la vertu de la transparence d'ASI et dont je suis reconnaissant. Je soutiens par ailleurs le choix de remplacer la séquence d'origine par celle qui a été diffusée, qui permet à l'auditeur d'apprécier la qualité maintenue  de l'émission dans son ensemble, là où le "ratage" final aurait gâché l'ensemble de l'expérience, je pense. C'était le bon choix éditorial, à mon sens, en complément de la transparence.

Bonjour, je trouve ça super. Je pense que c’était une décision remarquable et très éthique et j’aurais été triste qu’elle ne soit pas prise, pourvu évidemment que j’en sois tenue au courant comme ici on raconte les coulisses de la rédaction. 


En revanche, je trouve que l’article du médiateur fait un peu poseur en exagérant des torts qui semblent n’être que d’ordre formel (ou, en-dehors de la tradition, y a-t-il vraiment une “loi” qui interdit le montage ?) et aussi qu’il est très bavard en étant paradoxalement muet sur deux points :  1) le statut de DS au sein de la rédaction et la survivance de son autorité historique, légitime ou non, et 2) le grand antagonisme d’ASI et de Hanouna qui justifierait un traitement de faveur pour Boyard (les ennemis de mes ennemis sont mes amis).


Je me goure peut-être mais voilà les éléments qui me sont venus naturellement, évidemment et que je n’ai pas trouvés dans cet article qui prétend mettre à plat les choses, avec un biais qu’autel je n’adhère pas du tout : cette décision est présentée comme étant non seulement arbitraire mais n’appartenant pas à DS alors que pourquoi pas ? N’a-t-il pas toutes les compétences d’analyse et toutes les possibilités matérielles pour retourner cette séquence immédiatement ? Gare à la bureaucratie et au micromanagement ! Bref, DS  

a pris une décision qui n’est pas arbitraire mais discrétionnaire et que vous choisissez pourtant de disséquer d’une manière peut-être un peu masturbatoire ? Et finalement allusive car pour caractériser un cas il aurait fallu dire : est-ce qu’il y a eu d’autres occurrences d’un abus de position de la part de DS ? ASI et Hanouna, guerre d’influence ?, etc. 

Je voudrais aussi ajouter une question qui n’a pas été posée ou pas de manière centrale : peut-être aussi que DS a été mauvais ! Ne pas annoncer ce point de discussion parce que LB. E le demande pas est une chose mais il ne l’a pas annoncé non plus en début d’émission donc l’effet-balai est assez pervers et enfin, j’adore les relances entêtées de DS de coutume mais pas quand elles traitent d’un point biographique. 

"peut-être aussi que DS a été mauvais !"


Je n'appellerai pas ça "mauvais", mais on sent en filigrane que l'interview d'origine a été un peu intrusif, sans que ce soit délibéré. 


Ce n'est pas toujours facile de prévoir les effets émotionnels d'une question. Nous avons tous le souvenir d'avoir vu des interviews abusifs de ce point de vue, et d'autres interviews "coupés" au moment où ils auraient pu devenir intrusifs.

Daniel a pris la bonne décision.

Ça ne me semble pas être un défaut d'être en capacité de prendre en compte l'aspect humain des choses...

Si DS a estimé en son âme et conscience qu'il fallait refaire la séquence face à un être humain en détresse tourmenté par des souvenirs du passé, je lui fais confiance... Et je lui fais d'autant plus confiance que cela est fait en toute transparence vis à vis des lecteurs... 

Merci de ne pas tomber dans le voyeurisme et d'être capable d'humanité quand la situation s'y prête...

J'avoue que je n'avais pas trop d'avis sur la question avant d'avoir regardé la fin de l'émission. Le débat est un peu piégé, car pour savoir si la coupe était justifiée... faudrait pouvoir consulter le passage coupé. 


Il faut d'abord rappeler que "pas de coupe" est un des fondamentaux de ASI, au point que même dans le cas d'un micro qui grésille ASI se fait un devoir d'informer l'abonné, et que s'ils ne le font pas ils se font taper sur les doigts par les abonnés.


Dans ce cas précis (et il faut imaginer puisqu'on ne peut pas voir) je suppose, vu l'émotion manifestée par LB lors du second tournage, que le rappel de cet épisode de sa jeunesse lui a été très pénible, au point de lui faire perdre le contrôle de lui même, et qu'il souhaitait une version plus sobre, moins intime et plus politique. 


Rien de factuel n'a été dissimulé, semble-t-il. Et le but de l'émission est bien respecté. La parole, très politique, de LB dans le second enregistrement, est très claire. 


Et d'ailleurs, message à tous ceux qui dans les commentaires, appuient sur la grave responsabilité individuelle de celui qui deale, LB insiste fortement que c'est une manipulation de passer ainsi sous silence la responsabilité collective. Et que ce point de vue est impossible à faire comprendre à certaines personnes. Vérifié! 


Pour paraphraser Figaro (le héros, pas le journal): "Aux qualités qu'on exige des pauvres, connaissez vous beaucoup de riches dignes de l'être?"

les moments de crash médiatique, ça existe. rappelons-nous de Marion Maréchal, incapable de répondre à la question d'une journaliste dans la rue il y a une dizaine d'années. ou toujours chez le RN, mais plus récemment, les trous d'air subis par certains candidats à la télé régionale. résultat, ils passent pour des pinpins, mais c'est le jeu. Boyard ferait bien de prendre cette histoire comme avertissement et travailler le storytelling de cet aspect de sa vie.

J'apprécie la transparence. Après, le but n'étant pas de piéger qui que ce soit je peux comprendre mais la question de l'hypothétique député RN est très bonne dans ce sens là. à suivre donc ;)
Merci pour ce complément d'informations

La transparence et l’honnêteté des sentiments, des doutes, vous honore. Et nous avec. J’ai trouvé la fin de l’émission excellente quoi qu’il en soit.

À partir du moment où c'est transparent et où il s'agit non pas de manipuler mais de rattraper un loupé qui n'était aucunement révélateur mais juste navrant pour tout le monde, je trouve que Daniel a pris la bonne décision.

Félicitations à Daniel pour sa réaction vis-à-vis de je jeune mec et tout de même déjà député... et félicitations aussi au groupe d'avoir édité la remarque très justifiée du médiateur... C'est bien un site comme le vôtre où on 'lave le linge sale ' pas qu'en famille mais en mettant les adhérents au courant... tout comme Daniel l'a fait en fin d'émission ... vérité, vérité...

C'est tout à votre honneur de vous poser ce genre de questions. Cela prouve vos scrupules. 

Sur le fond, la décision de DS ne me choque pas à condition qu'il ait prévu qu'une mention précisant qu'une la fin de l'émission avait été réenregistrée, apparaisse.

Je comprends également la réaction du reste de l'équipe pour des raisons déontologiques.

Pas simple.



Serait-il possible de faire un sondage dans la direction pour voir comment celle-ci se situe vis à vis de cette décision avec tous les biais que ça implique vu que la séquence gardée était intéressante contrairement à ce qui est dit de celle supprimée. Le billet clarifie la situation mais ne montre pas comment se (serait) positionne(é) les autres membres


bon le truc interessant dans cette histoire c'est d'évaluer l'intérêt et les conséquences de l'examen d'un  fait biographique dans la vie d'un élut, sans rapport directe avec le boulot de l'élu, qui plus est, un fait de jeunesse . 


donc des questions qui en découlent : est ce que l'absence de "casseroles biographiques "garantie quoi que ce soit? 

et son pendant:

est ce que les casseroles biographiques sont un signes qu'un certain type de comportement va se retrouver dans la carrière politique d'un élu ? 


tiens un exemple dans un autre domaine,le regretté bernard Stiegler, le mec à braqué des banques, fait de la taule et portant on l'invitait sur des plateaux télé, web, directeur de recherche, on lit ses bouquin pour comprendre la Life en gros, et personne ne le boycotte pour son passé délictueux.

Au contraire, il est plutôt "porté" par ce "fait extraordinaire" . 

En prison, il opère a une sorte de résilience intellectuelle qui prête à la curiosité. 


ceci m'amène a cette réflexion: Si on souhaite qu'un élu n'est aucune expérience biographique négative, ne se prive on pas d'une éventuelle richesse du dépassement d'une expérience malheureuse? 

Et n'offrons nous pas la place au meilleurs menteur?

en d'autre terme, si Cahusac avait volé un pain au chocolat à la boulangerie à 10 ans et piqué 10 francs dans le porte monnaie de son papa, peut être qu'il aurait assouvit son besoin de transgression et qu'il n'aurait pas eu besoin d'arnaquer le monde pour exister lors de sa carrière politique? 


autre piste de réflexion.

Devedgian, Longuet, alain Madelain, à l'age ou Boyard vendait Peut être de la beuh à trois potes et demis, défonçaient des gauchistes à coup de barre de fer au sein d'un groupe clairement fasciste, Occitent, qui deviendra ordre nouveau ..


donc

 1: plus grave sur le plan juridique

2 les heures sombres et tout et tout, le truc pue grave

3: groupuscule politique donc en rapport directe avec leurs futures activités d'élu. 


Et ça passe crème. Personne ne leur ramène leurs casseroles au visage. en tout cas, je ne les ai jamais vu emmerdé avec ça. 


ma conclusion.

Ce qui dérange véritablement chez ce gars, c'est sa capacité , son potentiel pour servir la FI. Il faut couler ce mec avant qu'il fasse monter les forces de gauches.

Il semble qu'il n'y a plus beaucoup d'anciens asinautes, car personne n'a noté que pour Daniel Schneidermann c'est un "revival", "une deuxième chance expiatoire", ça se voit pas mais je cherche le bon mot, un peu factuel...

À Pierre Péan, qui a tenté une fois de plus de mettre la tête sous l'eau aux marchés de dupe entre la France et l'Afrique, dans un livre sur Bernard Kouchner, ses adversaires n'avaient su opposer qu'un mot. Et pour qu'il leur réponde sur ce mot? Pour ne pas avoir l'air complaisant en gommant LA problématique choisie par l'adversité? Pour respecter sa charte intérieure de la journaliste-attitude? Pour le déstabiliser, donc nuire à l'invité? 

Tout comme Pierre Péan, Louis Boyard c'est pris un scud. Dans le tête à tête humain, il semble que la dernière proposition prime: c'est une attaque, dans le ressenti de l'invité.


Je ne suis pas du genre à aller fouiller le forum, le site pour retrouver ce que je raconte, laissons ça en paix. Mais dès la fin de l'émission et l'aveu, je me suis dit et paf encore un coup. 


D'apprendre que c'est Louis Boyard qui est revenu, même aidé d'un attaché de presse,  montre que ceux qui font des suppositions sur "c'est vrai, c'est pas vrai", feraient mieux de se taire. 

Quant à ceux qui reprochent à Louis Boyard d'avoir oublié un mot, (face caméra), voire de créer un malentendu en renvoyant à son interlocuteur la proposition incongrue de s'imaginer être celui qui révèle avoir dealer... Je dirai qu'il ne faut pas avoir beaucoup vécu, à la limite beaucoup lu, pour voir que Louis Boyard, lui, il en a du vécu! 

Merci de cette mise au point nécessaire.

"Bah racontez, vous, pour les gens qui sont sur (sic) la caméra que vous avez dealée." 


- Un élu de la Nation accuse sans aucune raison un journaliste d'avoir "dealé" une caméra, ce qui laisse penser qu'il est psychologiquement perturbé.


- Le journaliste en question, loin de lui en vouloir, et parce qu'il se comporte comme une groupie de LFI (même pas comme un militant : il y a des militants qui ont une éthique, un esprit critique), accepte de retourner la scène pour dissimuler le fait que l'élu de la Nation n'a peut-être pas les capacités de mener à bien sa mission (il a un attaché de presse, mais ne devrait-il pas avoir plutôt un éducateur spécialisé ?)


- La quasi-totalité des asinautes qui s'expriment sur le forum approuvent la décision d'avoir censuré la scène. Parce que l'élu de la Nation est un élu de LFI, et/ou parce qu'ils sont en manque de héros (ah ! Le jeune chevalier blanc qui s'est levé contre les médias Bolloré !) Et ces asinautes arrivent à se persuader qu'ils ont une éthique, un esprit critique, et ne comprennent pas pourquoi il y a autant d'électeurs des milieux populaires qui préfèrent voter pour l'extrême-droite que pour LFI (parce qu'ils en ont assez, ces électeurs, qu'à gauche on puisse soutenir l'idée que le seul moyen de gagner de l'argent quand on est étudiant, c'est de dealer de la drogue ou d'aller faire le clown chez Hanouna. Et non seulement à gauche on défend cette idée, mais on starifie celui qui l'a fait, on lui offre un poste de député, on approuve la censure pour dissimiler le fait que le jeune héros est mal élevé, psychologiquement perturbé).


Merci à la rédaction d'ASI d'avoir publié cet article, et vive François Ruffin.


Ce qui me gène beaucoup, c'est le titre " quand ASI doit réenregistrer une séquence"... 

 ..."quand ASI décide de réenregistrer une séquence" conviendrait mieux.

Je sígnale quand même que Boyard n’a pas précisé la nature de la came qu’il fourguait. Tout le monde l’imagine en gentil shiteux hippie, mais il se passe quoi si il vendait de la cocaine, ecstasy, crack, etc ?

Il ne précise pas non plus la quantité d’argent qu’il en a retiré. Il a peut être gagné bien plus d’argent que nécessaire. Comment le savoir ? Pas grace à ASÍ en tous cas.

LA FRANCE INTOXIQUÉE



Comment ne pas comprendre la gêne désormais de l'invité au sujet de son dealer passage par lui-même "confessé"?

C'est qu'il n'est de drogues sans déterminant intellectuel, comme aussi bien Karl Marx (la religion comme "opium du peuple") que Raymond Aron le complétant (avec L'opium des intellectuels) l'auront doublement décelé . Et comment aujourd'hui ne pas associer la participation à la distribution d'intoxicants matériels avec le déterminant et jusqu'au justificatif intellectuel de la prise de ceux-ci (de l'alcool et tabac jusqu'à plus nocifs). On ne saurait à cet égard que s'étonner de constater que soient mobilisés à cet effet ceux qui, parmi les "célébrités" (de Baudelaire à Michaux: Misérable miracle) en auront donné le plus à déchanter. Et resterait pour le moins à rappeler, dans un pus récent (non-) passé le ravage de l' Université de Vincennes. 

 Je voulais vous complimenter pour cette mise au point. Ce souci de transparence  vous honore. DS a souligné que les extraits de TPMP dans lequel Louis Bayard dit avoir dealé , se trouvent sur les réseaux sociaux. Boyard  pouvait préparer sa réponse.

Cette nuit j'ai fait une prémonition sur les conséquences de votre crime et bien je préfère vous dire que ce n'est pas du joli:
  Tout d'abord, retourner certaines scènes deviendra courant, d'abord chez les jeunes gauchistes puis cela s'étendra en âge et chez les macronistes. Dans un ans vous accepterez que l'élysée vous envoie certaines scènes refaites sous deepfake.
Jusqu'au jour ou vous refuserez de publier une émission entière montée par les équipes de Marion Marechal Lepen lors de laquelle Daniel dévoile son tatouage "Je suis jaloux de Zemmour" sur la fesse droite. La droite républicaine criera à la censure et ârret sur image sera fermer par Darmanin au nom de la lutte contre l'islamo-gauchisme.
Mais le groupe Bolloré s'intéressera au concept et le mettra en prime time avec BHL et Manuel Valls comme moderateurs qui analyseront tout les passages réalisée dans les media de l'extrème gauche "quotidien" inclus (Arrêt sur gauchiasse sera son nom).
J'espère que vous avez honte de vous!

je deplore la decision de  couper la sequence  c'est a mon avis une erreur. paradoxalement rien n’empêche la correction de cet erreur en remontant la sequence originale si ce n'est  la promesse de DS donnée a un invite ?  invite, qui faut il le rappeler est un habitue du PAF dont il connait tous les codes, il sait a quoi s'attendre lorsqu'il va sur un plateau.


Sinon il y a quelque chose qui me derange dans le ton de cet article, oui la transparence c'est bien mais je ne suis pas certain que ce soit utile de faire passer DS au confessional pour autant.  





 







Schneiderman a eu tort de harceler Boyard sur son passé qui n'est tout de même pas une jeunesse de tueur, raison de supprimer cette malheureuse séquence et, mettons, ASI de nous en informer. Fin de l'histoire.

Bravo pour ce billet Maurice Midena, et merci à tous les membres de l'équipe d'Arrêt sur Images qui ont pris la décision de le publier et de prévenir leurs abonné.es des dérives déontologiques de son  fondateur. J'avais envisagé de me désabonner suite à la chronique "Sur les routes du troisième tour" de Daniel Schneidermann, et bien j'ai eu raison de ne pas le faire.




https://www.arretsurimages.net/articles/photos-de-chanteurs-la-presse-regionale-dit-non-aux-caprices



https://www.arretsurimages.net/articles/le-parisien-refuse-la-reecriture-dune-interview-de-ministre



https://www.arretsurimages.net/articles/macron-et-la-pqr-une-interview-plusieurs-versions

Transparence, confiance.

Voilà pourquoi je viens de renouveler mon abonnement de 1 an: l’honnêteté de Monsieur Schneidermann .

Merci Daniel.

Perso, je ne vois pas de problème avec la demande de Boyard, ni avec le fait de tourner une deuxième séquence. 

Très bon article qui permet de savoir ce qui s'est dit sans tomber dans le voyeurisme inutile, et en plus placer au même niveau que la vidéo de l'interview sur la page d'accueil ! Une leçon de déontologie journalistique, bravo !

Concernant le re-filmage de la séquence, je trouve également le fait de créer un précédent problématique, il est certain que de futurs invités sortiront la carte Boyard pour faire supprimer des séquences. Mais si vous tenez bon et qu'en plus on a le droit à un billet du médiateur pour nous dire quel invité voulait supprimer quelle séquence, alors ça devrait bien se passer.

Enfin il semble clair au vu du sujet et des enjeux de la séquence que la deuxième version est bien plus intéressante que la première (d'après les transcriptions de l'article).

presque choqué du "vous regrettez?" comme si dealer était une activité horriblement immorale. En tout cas beaucoup moins que chroniqueur chez Hanouna. (là la question pouvait se poser. même si je comprends bien qu'il faut bouffer; surtout quand on est précaire).

Nul n'est parfait. Même sur le plateau d'ASI, face à un invité ou un interlocuteur qui "n'est pas bien", il faut savoir laisser  tomber une question.  


Mais ce jeune homme devrait prendre du repos et le temps de la réflexion loin des micros et des caméras. 

Les principes, c'est bien, et même très bien pour fixer un cadre. Mais, si c'est avec discernement, et dans la transparence, c'est encore mieux. Pour ce qui me concerne, affaire classée.

À la réflexion, je ne vois pas pourquoi le fait que DS ait réenregistré une séquence semble poser un tel problème au sein de la rédaction d'ASI. Pour moi, ça s'apparente au fait de faire relire une interview par la personne interviewée avant publication. Personnellement, et je ne suis pas le seul dans la corporation des journalistes (profession que je n'existe plus), je ne trouve pas cette pratique choquante. Contrairement à l'enquête, qui est pour moi le travail journalistique le plus noble parce qu'elle vise à mettre au grand jours des faits d'intérêt public que certains aimeraient voir dissimulés, l'interview a pour but de permettre à la personne interrogée d'exprimer au mieux sa pensée. Le but n'est pas de piéger son interlocuteur. Si l'interviewé a un double discours, les journalistes ont les moyens de le faire savoir par ailleurs.
Pour ajouter un argument, nous ne sommes pas tous égaux devant les dispositifs journalistiques. On déplore souvent (du moins dans le camp progressiste) que les ouvriers, les gens de peu, voient leur parole minorée dans les médias. Mais si on interroge ces personnes comme des personnes hyper cultivées, rodées aux dispositifs audiovisuels, il peut arriver que leurs propos soient maladroits, leur parole emberlificotée, qu'ils fassent des digressions et en arrivent à oublier l'essentiel de ce qu'ils étaient venus dire. Il faut donc les aider au lieu de les piéger. 

Dans le cas de Louis Boyard, on peut penser que ses raisons étaient bonnes puisque la 2ème version lui a convenu. Certes, il n'est pas un béjaune en ce qui concerne ses rapports aux médias, mais il faut rappeler qu'il n'a que 22 ans et qu'il a pu être pris par l'émotion au point de ne pas avoir su dire au mieux  ce qu'il voulait dire. Dans ce cas, en quoi est-ce gênant de lui permettre de le faire ? Pourquoi DS devrait s'excuser comme un petit garçon devant ceux à qui il a mis le pied à l'étrier et qui sont aujourd'hui à la tête d'ASI ? Pour moi il a fait ce qu'il était bon de faire.

C'est tout à l'honneur d'ASI de signaler ce genre de choses.

Quant à la décision en elle même, sachant que l'émission évoque tout de même ce passé au final, je n'y vois rien de terriblement choquant (d'autant que c'était une mention plutôt superflue, on sait déjà que Boyard a été chroniqueur chez Hanouna, ce qui m'apparait bien pire comme erreur de jeunesse :).

Whaou quel exemple , ouais c'est pour ça qu'on aime Schneidermann ! Il reste humain et ne s'en excuse pas . Ca empêche pas d'essayer de comprendre ce qui l'a poussé là ,et du coup ça devient super intéressant.Et oui gamin , on a tous fait des conneries a la hauteur de notre désespoir du moment où on les faisait . Et ceux qui ne l'ont pas vécu ne peuvent pas le comprendre , c'est le drame .Quand on fait une erreur une fois , c'est une erreur , quand on recommence , c'est un vice . Et encore ce n'est meme pas vrai ...

Bonjour.

Tout d’abord, et c’est notamment pour cela que j’apprécie tant ASI, vous avez été transparent.


En revanche, je pense en effet que vous n’avez pas pris la bonne décision M.Schneidermann. 

Quitte à redonner la parole à M. le Député dans une suite « post générique », il fallait garder la séquence initiale. 

Cordialement.

Pas surpris.


En 2022, ce n'est malheureusement pas la 1ère décision de DS qui force les journalistes d'@si à faire du damage control.

"Quelques minutes plus tard, Boyard et son attaché de presse reviennent dans la rédaction"


est ce que cela veut dire que l'attaché de presse etait present lors de l'émission ? Si oui, est ce une pratique courante ?

Merci à Vous pour cette transparence.


Je pense que M. GUEMART, bien qu'absent des locaux, en parlera dans son prochain Proxy. Est-ce que son adjoint ou co-rédac chef - je ne sais le terme exact - M. AVELINE, n'était pas présent non plus pour donner son accord ?


Serait-il possible de faire une émission de fin d'année animée par DS et/ou une/un des journalistes animatrices/animateurs et l'intégralité des membres de l'équipe autour de la table ?


Je me permets de vous poser la question car ce billet du médiateur peut le laisser penser. 


Dans tous les cas, Merci à Vous Toutes et à Vous Tous pour nous permettre de découvrir l'univers des médias et de prendre du recul profondément et sensiblement par rapport aux Etres qui le composent.

Mouais. Je pense qu'il y avait une solution simple et vraiment transparente pour le coup : annoncer clairement au début de l'extrait qu'il s'agit d'un extrait enregistré a posteriori car les deux parties étaient mécontentes du résultat initial.


Là on a l'impression que vous avez essayé de cacher le truc avant de voir que des faux raccords permettraient d'identifier la supercherie. Bof bof.

Personnellement, je suis d'accord avec Daniel et la démarche par la suite de Maurice Midena et La rédaction.

La totalité des deux articles avec la rédaction et Maurice qui relatent les échanges entre Louis Boyard et Daniel sont révélateurs.

Ne nous trompons pas de sujet. Il illustre parfaitement la criminalité de nécessité et du passé de ceux qui s'y adonnent. Le message est d'autant plus fort et révélateur. Il y a les opportunistes qui vont utiliser ce passé de Boyard pour le salir et les autres qui vont relever la problématique concernant certain groupe de population. C'est exactement le même concept que L'Afrique de Boloré qui crée des problématiques migratoires.

Au final, avec un peu de hauteur, on peut sans autre décelé la peur de Boyard a se faire instrumentaliser par le camp adverse, salir. Au final l'article démontrant la séquence coupée sert au propos : le passé des délinquants de nécessité. Tout comme l'émission.

Le message de Lois Boyard est pourtant clair : les personnes issues de classes pauvres sont parfois obligées de recourir à des activités illégales, faute de mieux.

Laughing in dissonance cognitive.

Merci pour cette interview pleine de courage et de sincérité . M Boyard votre sens du collectif et votre militantisme vous honorent ! C’est un vrai renouveau démocratique que d’avoir à l’assemblee des personnes ayant votre parcours . Enfin des figures pour les plus précaires .MERCI

J’avoue ne pas trop comprendre toutes ces attaques sur la transparence. 

On ne parle pas d’un chroniqueur quelconque, on parle d’un député. 

Évidemment qu’il faut de la transparence à ce niveau même pour un jeune, même pour un élu LFI.

D’autant plus qu’il en a lui même parlé dans une émission. 

Ou alors on ne doit pas non plus parler de la jeunesse d’un Madelin ou d’une Loiseau parce que c’était des erreurs de jeunesse ?

C'est transparent. Toujours un plaisir de voir les choses gérées correctement.

Après c'est pas parce qu'il était dealer qu'il palpait forcément beaucoup de thunes.


Si j'en crois l'étude mené sur une seule personne en partenariat avec le Ministère de l'Intérieur et l'amical des bouchers charcutiers des Hauts de France on peut estimer que 75 % des gens qui dealent (c'est à dire qui vendent une marchandise, ce qui exclue les guetteurs, les mules et compagnie) gagnent moins de 400 euros par mois. Que sur ces 70 % il y en a une bonne partie qui deale juste pour pouvoir avoir une conso gratuite.

Pour le reste on va dire  - un gros 15 % gagne un tout petit smic / un gros 5 % un smic et demi ou deux smics / Et le reste beaucoup plus.

Bref, vaut mieux être député... ou sondeur...


Je me rappelle d'un article très critique sur Vincent Flibustier que j'avais trouvé vraiment mal informé. Je m'en étais expliquée dans le forum : pas de réaction, personne de l'équipe à l'horizon, jusqu'à ce que je réalise que l'article avait été modifié à plusieurs reprises, sans le préciser, au point que les commentaires du forum n'avaient plus de sens.

Je me demande s'il n'y a quand même pas un point de comparaison possible. 

J’étais en train de regarder l’émission avec LB.
Personnellement, je ne sais qu’en penser.
Je dirai que l’important est d’avoir un article comme celui ci, qui indique et reprend les échanges qui ont eu lieu.
Le voyeurisme est inutile, mais l’information rapportée ici indispensable.

La question que soulève cet aveu, c’est celui me semble-t-il de la souveraineté de l’animateur sur l’émission. 


S’il n’est pas souverain car ce n’est pas « son » émission, alors il faudrait au préalable aussi une collégialité dans l’élaboration de celle ci.  Léquipe avait-elle été informée que cette question serait posée ? Avait elle donné son accord pour le ton ou le séquencèrent dans lequel elle serait posée ? 


Si oui, s’il y a eu collégialité alors la décision elle même de retourner la séquence est en effet problématique. 


Si non, si un animateur est souverain sur le fil directeur de son émission, de sa préparation à son montage… alors est ce grave? Il y a une forme de légitimité à prendre des décisions non collégiales dans l’urgence, non? Que ce soit une première ou non...  


C’est en tout cas chouette d’avoir ce billet de transparence.  


Et je pose donc la question: sur quoi la collégialité en interne est elle normalement appelée, et sur quoi n’est-t-elle pas appelée ?


Aux alentours d'une dizaine d'années en arrière, Dan Israël légitimait la première coupure, le premier montage d'une émission d'@si sur les forums (quelques secondes pour un problème micro selon le journaliste officiant maintenant sur Mediapart). À aucun moment, la rédaction n'avait cru bon d'informer les abonnés de cette coupure. Et c'est dans les forums que le pot aux roses a été découvert, et que Dan Israël a du y expliquer cette première utilisation des ciseaux chez @si.


Le problème d'aujourd'hui est le même que celui d'alors : la rédaction peut toujours expliquer son geste "en toute transparence", reste que comme les promesses en politique, l'honnêteté des montages en journalisme n'engagent que celles et ceux qui y croient.

Alors Daniel, non comptant d’etre un journaliste de talent, est aussi un être humain doté d’une sensibilité et d‘un humanisme….à la hauteur. 

La transparence serait de mettre cet article en acces libre, pour que les futurs abonnés soient au courrant que le contrat peut etre rompu (pour les bonne ou mauvaises raison, ca, chacun jugera).

Merci pour la transparence, en effet, ça change tout !

Pour ma part, je trouve dégueulasse d'évoquer cette période de sa vie. Moi aussi j'ai déjà dealé du shit. Je n'en suis pas honteux ni fier. La différence avec Boyard, c'est que ce passé n'a eu aucune conséquence sur mon parcours professionnel tandis que pour Boyard, c'est vécu comme quelque chose de néfaste pour son parcours politique. Il a fait la connerie d'en avoir parlé, ça lui retombe sur le coin de la gueule. DS était-il obligé de revenir là dessus au non de la transparence ? Fuck la transparence !

Aucun souci de mon côté non plus étant donné le contexte : Boyard se fait harceler et s'en prend vraiment plein la gueule depuis quelques jours de manière hyper violente pour deux phrases sur Bolloré. C'est humain de craquer, et c'est pas votre rôle  d'en profiter.  Surtout pour un sujet qui est périphérique (même si important) à l'objet de l'invitation.

Effectivement ce nest pas très sain l'attitude de vouloir remuer le couteau dans la plaie. Votre plateau n'est pas un interrogatoire au cours d'une garde à vue. Ce n'etait pas necessaire de ressortir un vieux dossier après repentance de l'intéressé qui a connu un moment d'egarement, le denuement aidant à vouloir faire de l'argent facile. Non cest une sage decision entre deux personnes responsables. Dailleurs, question annexe pour la redaction: d'autres invités par le passé vous ont-il déjà demandé de couper une sequence de leur interview par ASI quils jugent embarrassante, voire instrumentalisable par des gens peu recommandables? Merci de faire la transparence sur la question!

Que Boyard, fils de cadre ait été dealer pour "payer" ses études est quand-même décevant (pour rester mesuré)

Je me suis contenté de travailler pendant les temps libres pour payer les miennes .

Le petit traffic de drogue c'est quand-même pas anodin.

Je regarderai quand même votre émission..


"Suite à la décision de Daniel de couper l'émission originale pour ré-enregistrer la séquence de fin a logiquement abouti sur la rédaction de ce médiateur".
Je ne comprends pas cette phrase. Elle me semble bancale.

 Moi non plus je ne suis pas abonné pour faire du voyeurisme, regarder quelqu'un, quel qu'il soit, perdre les pédales pour une question qui l'affecte pour des raisons extérieures au thème de l'émission et visiblement personnelles. Le buzz, on le garde pour TPMP et  consorts. Imaginez les suites si la séquence avait été conservée: twitter, la fachosphère, etc. s'en serait donné à coeur joie et le reste de l'interview (que je n'ai pas encore regardé) totalement invisibilisé. 

Pour le désaccord interne sur les modalités, ça ne me regarde pas.

Daniel, vous avez fait au mieux. C'est tout à votre honneur. Tout comme la transparence de cet article fait honneur au magazine.
C'est pour ces moments-là que j'aime et respecte "Arrêt sur Images".


Je ne suis pas abonné pour faire du voyeurisme. Si la personne présente sur le plateau estime que c'était la chose à faire et s'en explique, comme ici, je n'y vois aucun problème.

Merci pour la transparence. 

Je suis tout de même un peu surpris par cette décision.

Effectivement, c'est un peu surprenant d'avoir fait ça.
Cependant, c'est très bien d'avoir réagit, que Daniel ne nie pas le problème, et que vous nous en parliez.

Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.